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Hong Kong : des violations des droits humains au nom de la « sécurité nationale »

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Le 30 juin 2020, le Comité Permanent du Congrès National Populaire chinois a adopté une nouvelle loi relative à la sécurité nationale à Hong Kong, sans aucune consultation publique formelle, y compris au niveau local. Ses effets s’en sont fait immédiatement ressentir. Peu claire et avec une définition très extensive de la « sécurité nationale », cette loi a été utilisée arbitrairement, devenant un instrument pour restreindre les libertés fondamentales, et notamment les libertés d’expression, de rassemblement pacifique et d’association ainsi que le droit à un procès équitable.

La détérioration de la situation des droits humains à Hong Kong suite à l’entrée en vigueur de cette loi est gravement préoccupante. Elle est utilisée pour harceler et arrêter des activistes ou des opposant·e·s politiques. Elle a servi de prétexte pour placer en détention 35 personnes qui avaient participé aux « primaires » organisées en juillet 2020 par l’opposition pour les élections au Conseil législatif. C’est le cas de Jimmy Sham Tsz-kit (岑子杰), Gwyneth Ho Kwai-lam (何桂藍) et Leung Kwok-hung (梁國雄) qui sont toujours en détention provisoire depuis quatre mois.

Jimmy Sham Tsz-kit défend depuis longtemps plusieurs causes politiques ainsi que les droits des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles, transgenres et intersexes. Pendant les manifestations qui ont eu lieu à Hong Kong en 2019, il a été le chef de file du « Front civil des droits de l’homme » et a organisé des manifestations pacifiques parmi les plus vastes que Hong Kong ait connues depuis 2003, notamment trois manifestations pacifiques de grande ampleur les 9, 16 et 18 juin, auxquelles ont participé à chaque fois entre un et deux millions de personnes.

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Gwyneth Ho Kwai-lam est devenue militante après avoir été journaliste pour le site d’actualités local indépendant StandNews (立場新聞) et à la BBC. Le 21 juillet 2019, elle couvrait en direct une attaque perpétrée par un groupe dans une station de métro, qui visait notamment des personnes rentrant d’une manifestation. Les assaillants l’ont rouée de coups et poursuivie.

Leung Kwok-hung défend depuis longtemps plusieurs causes politiques ainsi que les droits des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles, transgenres et intersexes. Pendant les manifestations qui ont eu lieu à Hong Kong en 2019, il a été le chef de file du « Front civil des droits de l’homme » et a organisé des manifestations pacifiques parmi les plus vastes que Hong Kong ait connues depuis 2003, notamment trois manifestations pacifiques de grande ampleur les 9, 16 et 18 juin, auxquelles ont participé à chaque fois entre un et deux millions de personnes.

Selon la police de Hong Kong, 118 personnes ont été arrêtées en vertu de la Loi relative à la Sécurité Nationale depuis son entrée en vigueur le 30 juin 2020. 64 personnes ont officiellement fait l’objet de poursuites judiciaires pour le simple fait d’avoir exprimé librement et pacifiquement leurs opinions. Elles pourraient être condamnées à une peine de prison à perpétuité si elles étaient déclarées coupables. Entre criminalisation abusive et violations des droits humains, ces pratiques doivent cesser.

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