Les assassinats sommaires et les enlèvements de civil·e·s perpétrés par le Hamas témoignent d’un mépris effrayant pour la vie et le droit international. Les attaques délibérées contre des civil·e·s et les prises d’otages sont des crimes de guerre injustifiables.
Des frappes aériennes israéliennes incessantes frappent Gaza, anéantissant des familles entières et détruisant des quartiers entiers. Les civil·e·s n’ont nulle part où se mettre à l’abri. Ni la justice ni la sécurité ne peuvent être obtenues par un bain de sang civil à Gaza.
Les actions d’Israël après les attaques meurtrières du Hamas du 7 octobre 2023 ont conduit la population de Gaza au bord de l’effondrement. Au 7 octobre 2024, la violente offensive militaire israélienne avait fait plus de 42 000 morts parmi la population palestinienne, dont plus de
13 300 enfants, et plus de 97 000 blessés. Beaucoup ont été touchés par des attaques directes ou menées délibérément sans discrimination, qui ont souvent décimé des familles entières, toutes générations confondues. Cette offensive a provoqué des destructions sans précédent qui, selon les expert·e·s, ont atteint un niveau et une vitesse jamais vus dans aucun autre conflit du 21e siècle, rasant des villes entières et détruisant des infrastructures essentielles, des terres agricoles et des sites culturels et religieux. Elle a rendu inhabitables de vastes zones de la bande de Gaza.
Nos conclusions accablantes doivent sonner comme un signal d’alarme pour la communauté internationale : il s’agit d’un génocide, qui doit cesser immédiatement.
Agnès Callamard, Secrétaire générale d'Amnesty International
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De 2022 à 2024, le budget militaire israélien est passé de 4,2 % à 8,3 % de son PIB, les « Israel Bonds » ayant permis de lever en moyenne 2,4 milliards de dollars par an entre 2023 et 2025. Après le 7 octobre 2023, le gouvernement israélien a augmenté le financement de ses activités militaires. Ces « Bonds » ont été proposés en 2023 comme moyen de « soutenir Israël en guerre ».
Pour négocier ces obligations en Europe, Israël doit s’appuyer sur un État membre de l’UE qui sert de « pays d’accueil ». Depuis 2021, la Banque centrale d’Irlande jouait ce rôle, permettant ainsi à Israël d’accéder au marché européen. En 2025, à la suite d’une pression publique et de manifestations contre le génocide perpétré par Israël à l’encontre des Palestinien·ne·s, Israël a demandé le transfert de ces obligations vers le Luxembourg, qui a approuvé le prospectus, le document autorisant la vente de ces obligations aux résident·e·s de l’UE pour une année supplémentaire.
Depuis septembre 2025, ces obligations sont donc réglementées dans l’UE par l’autorité de régulation financière luxembourgeoise, la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF), et proposés au public en Autriche, en France, en Allemagne, au Luxembourg et aux Pays-Bas.
Le 31 août, le prospectus du Luxembourg arrivera à échéance. Amnesty International a appelé l’État luxembourgeois à rejeter tout nouveau prospectus concernant ces « Bonds ». En tant qu’État membre de l’UE hôte de ces obligations, l’Irlande devrait également refuser le transfert et rejeter l’approbation d’un nouveau prospectus. L’organisation appelle également tous les États membres de l’UE à s’abstenir d’accepter le transfert ou d’approuver un nouveau prospectus.

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