Le 24 février 2022, la Russie a attaqué l’Ukraine sur ordre du président russe Vladimir Poutine. Amnesty International a immédiatement dénoncé cet acte qui violait la Charte des Nations unies et qui constitue un « crime d’agression » au regard du droit international. Depuis les premiers jours de l’invasion nos équipes enquêtent sur les violations des droit humains et les crimes de guerres commis en Ukraine…. Parce que la protection des populations civiles et de leurs droits et une priorité pour nous, parce que même la guerre a ses lois.

Retrouvez toutes les informations sur les violations des droits humains et du droit international humanitaire commises dans le cadre de la guerre en Ukraine sur cette page. 

À la suite de notre rapport sur les tactiques de combat de l’armée ukrainienne, des attaques suggèrent qu’Amnesty International soutient les agresseurs russes. C’est faux.

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, nous avons publié une dizaine de rapports et communiqués documentant et dénonçant les crimes de guerre commis par les forces russes. Le 1er mars 2022, nous avons dénoncé le crime d’agression commis par la Russie en envahissant l’Ukraine. Le 8 avril 2022, le bureau d’Amnesty International en Russie a été fermé par les autorités pour avoir défendu les droits humains et dit la vérité aux autorités russes. Nos chercheurs se sont entretenus avec des centaines de victimes et de survivants dont les histoires éclairent la réalité brutale de la guerre d’agression menée par la Russie.

Vous retrouverez l’ensemble de nos enquêtes dans ce dossier.

Rien de ce que nous avons documenté sur les agissements des forces ukrainiennes ne justifie en aucune façon les violations commises par les forces russes. Notre priorité dans ce conflit, comme dans tous les autres, est de veiller à ce que les populations civiles soient protégées ; et c’était effectivement notre seul et unique but lorsque nous avons publié notre dernier communiqué. 

Le droit international est violé

Les attaques perpétrées contre la population, ciblant des hôpitaux, des écoles et d’autres bâtiments civils, et aussi l’usage d’armes interdites en zone urbaine, comme les armes à sous-munitions, montrent comment l’armée russe enfreint les règles du droit international humanitaire et perpétue des crimes de guerre. Des violations graves et des crimes que nous avons documentés dans des villes telles qu’Izioum, Irpine et Marioupol.

Les populations civiles sont prises pour cible

Cette violence a déjà coûté la vie à de nombreux civils pris au piège des attaques constantes dans les villes assiégées, tués aveuglément par des armes qui frappent sans discrimination. Un grand nombre se voit également forcé· à des déplacements pour fuir les combats. Plus de 5,5 millions de personnes seraient, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR), déjà réfugiées dans les pays voisins. Et même cette fuite représente un risque. Nous avons en effet récolté des témoignages de civils tentant de fuir et qui ont été visés par des attaques russes.

La société civile russe est réprimée

En Russie même, Vladimir Poutine mène une autre guerre : celle contre la liberté d’expression. Depuis le début de l’invasion russe, la censure fait loi (l’usage du mot « guerre » a purement et simplement été interdit). Le Kremlin fait taire toutes les voix dissidentes. Des journalistes et des opposants à la guerre sont arrêtés, mis en prison et poursuivis. La population russe n’a quasiment plus accès à une information objective et fiable.

Nous demandons justice

Tous les responsables de crimes de guerre et de violations du droit international devront rendre des comptes devant les juridictions compétentes. Nous y veillerons. A cette fin nous allons continuer notre travail d’enquête sur ces crimes, en les documentant, les dénonçant, puis, en menant des actions de plaidoyer auprès des Nations unies et de ses États membres.

L’actualité sur la guerre en Ukraine

Il faut mettre fin à l’agression russe et protéger la population civile en Ukraine

En ce moment, la population ukrainienne est confrontée à une crise terrible dans laquelle ses  droits humains sont bafoués. Des personnes meurent, y compris des enfants, et plusieurs milliers de vies sont en danger.

Agissez pour demander aux autorités russes de mettre fin à cet acte d’agression et de protéger les civils dès maintenant!