Soutenez le travail de nos chercheur·euse·s sur le terrain !
Découvrez le travail de nos chercheur·euse·s
Le Canada s’apprête à co-organiser la plus grande Coupe du Monde de la FIFA de l’histoire. Avec des matchs prévus à Vancouver et Toronto, le pays espère projeter une image d’inclusion et de célébration mondiale. Cependant, derrière cette façade festive, Amnesty International tire la sonnette d’alarme. Entre la criminalisation de l’itinérance, l’érosion du droit d’asile et l’exploitation des travailleurs migrants, le tournoi exacerbe des crises sociales profondes.
Le « nettoyage » des rues et la criminalisation de l’itinérance
À Vancouver, les autorités ont adopté des règlements municipaux calqués sur ceux des JO de 2010 pour garantir un environnement « propre » aux sponsors. Vancouver et Toronto voient leurs crises du logement s’aggraver, et le Mondial semble servir de prétexte à une politique de « beautification » violente.
- « Street Sweeps » à Vancouver : Dans le quartier de Downtown Eastside (DTES), les autorités procèdent à des « nettoyages de rues » où les tentes et les effets personnels des personnes sans-abri sont confisqués, souvent incluant des médicaments essentiels.
- L’ombre des JO de 2010 : Ces mesures rappellent les dérives observées lors des Jeux Olympiques d’hiver de 2010, où les droits des plus vulnérables avaient été sacrifiés pour l’image de la ville.
- Injustice à Toronto : Un centre de répit hivernal pour sans-abri a été fermé prématurément pour permettre l’utilisation du site par la FIFA, illustrant la priorité donnée au tournoi sur la survie des citoyens.
Les peuples autochtones : Une marginalisation exacerbée
Les peuples autochtones sont disproportionnellement touchés par la crise de l’itinérance et les politiques de déplacement liées au tournoi. Ils ont e effet surreprésentés dans les campements de fortune et subissent directement les interactions violentes avec les services de police.
L’illusion humanitaire face aux réalités environnementales
Cette crise sociale et l’érosion flagrante du droit d’asile s’accompagnent d’un autre aveuglement majeur de la part des organisateurs : le coût écologique du tournoi. En étalant la compétition sur un continent entier pour maximiser les profits, la FIFA impose au Canada et à ses voisins une facture climatique sans précédent. Loin des promesses officielles de neutralité carbone, ce choix du gigantisme transforme l’événement en un véritable défi environnemental pour les territoires d’accueil. La gestion des ressources locales et l’explosion des émissions de gaz à effet de serre y suscitent déjà une vive résistance citoyenne.

Comprendre les enjeux globaux et par pays

USA : L’urgence derrière l’éclat
Une machine de déportation paramilitaire menace les supporters et les résidents.

Mexique : L’ombre des disparus
Le Mondial se joue sur un terrain marqué par l’impunité et les fosses clandestines.

Monde : les enjeux globaux
Le football peut-il vraiment fermer les yeux sur les droits humains ?

L’érosion du droit d’asile et le « Safe Third Country Agreement »
Le Canada durcit ses politiques migratoires, mettant en péril ceux qui cherchent refuge sur son sol.
Le projet de loi C-12
Le Canada durcit sa législation. Le projet de loi C-12 menace de bloquer l’accès au statut de réfugié pour ceux présents depuis plus d’un an, permettant des annulations arbitraires de documents d’immigration.
Le Safe Third Country Agreement (STCA)
En vertu de cet accord avec les États-Unis, le Canada renvoie systématiquement les demandeurs d’asile vers le territoire américain s’ils y ont transité, au motif que les USA sont un « pays sûr ».
Exploitation des travailleurs migrants
Le tournoi repose sur une main d’œuvre souvent précaire. Le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) lie le statut d’un travailleur à un employeur unique, créant un terrain fertile pour le travail forcé, les abus sexuels et les menaces de déportation. Le PTET est au cœur des préoccupations d’Amnesty International.
- Permis de travail fermés : En liant le statut légal d’un travailleur à un employeur unique, le système favorise l’exploitation, les salaires impayés et les abus physiques ou sexuels.
- Menaces de déportation : Les travailleurs craignent de signaler des abus par peur de perdre leur statut migratoire et d’être expulsés.
Appel à l’action d’Amnesty International
La FIFA, les gouvernements et les sponsors doivent agir maintenant. Nous exigeons :
- L’arrêt immédiat des raids migratoires durant le Mondial.
- La protection réelle des journalistes et des défenseurs des droits.
- La fin des expulsions forcées des populations vulnérables.
- La levée des interdictions de voyager discriminatoires.
Soutenez notre combat pour que le football reste le jeu du peuple, pas un outil de répression.
« * » indique les champs nécessaires
Comprendre les risques liés aux droits sociaux, à l’itinérance et au travail des migrants
Ils risquent d’être déplacés de force et de voir leurs biens confisqués lors de campagnes de « nettoyage » urbain.
Un refuge hivernal a été fermé un mois plus tôt que prévu car le bâtiment était réservé pour l’usage de la FIFA.
Un accord qui permet au Canada de renvoyer des demandeurs d’asile vers les USA, où ils risquent la détention.
Non, le programme actuel lie leur statut à un seul employeur, ce qui facilite les abus et l’exploitation.
Ils font face à des salaires impayés, des conditions dangereuses et des menaces de déportation s’ils se plaignent.
Oui, des centaines de caméras de surveillance ont été installées, soulevant des inquiétudes sur la vie privée.
Un règlement qui restreint sévèrement le commerce de rue et les performances pour protéger l’image des sponsors.
Une proposition de loi qui limiterait drastiquement le droit de demander l’asile au Canada.
Il y a une montée de l’intolérance et du vandalisme contre les symboles LGBTQI+, malgré des lois protectrices.
Elles doivent renforcer la protection des sans-abri et garantir le droit de réunion sans surveillance excessive.
Oui, des « zones d’exclusion » limitent les manifestations autour de certains bâtiments publics dans des villes comme Toronto.