Le 11 juin 2026, le monde entier vibrera à l’unisson pour le coup d’envoi du Mondial au Mexique. Pourtant, derrière la ferveur populaire et les perspectives financières vertigineuses d’une FIFA qui anticipe 11 milliards de dollars de recettes, la réalité écologique s’avère dramatique. En ouvrant la compétition à 48 sélections nationales et en programmant pas moins de 104 rencontres à travers un continent entier, les organisateurs imposent à la planète un coût environnemental intenable. Face à ce gigantisme irresponsable, Amnesty International joint sa voix à celle des climatologues et des populations locales pour lever le voile sur les coulisses d’un tournoi déjà épinglé comme le plus destructeur de l’histoire du sport.
Un désastre atmosphérique inédit : la barre des 9 millions de tonnes de CO2 franchie
En faisant le choix d’un format aussi démesuré, les instances du football ont propulsé l’événement dans une dimension industrielle dont les répercussions sur le climat s’annoncent catastrophiques.
- L’évaluation scientifique du désastre : Une étude majeure publiée en 2025 par l’organisation Scientists for Global Responsibility a établi que la Coupe du Monde 2026 générera plus de 9 millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2).
- L’équivalence concrète : Pour comprendre la gravité de ce chiffre, cette masse d’émissions de gaz à effet de serre équivaut à mettre simultanément 6,5 millions de voitures sur les routes pendant une année entière.
- Le triste record : Ce volume de pollution lié aux transports aériens incessants des équipes et des supporters, ainsi qu’à la gestion des infrastructures, propulse officiellement l’édition 2026 comme la Coupe du Monde la plus polluante jamais organisée.


Les promesses brisées de la FIFA
Ce bilan carbone catastrophique met en lumière l’incohérence absolue de la communication institutionnelle de la FIFA, qui pratique un écoblanchiment flagrant au détriment de l’urgence climatique.
- Des engagements bafoués : En 2021, la FIFA avait pourtant ratifié avec faste le Cadre de l’action climatique pour le sport des Nations Unies.
- Des objectifs irréels : L’organisation s’était alors solennellement engagée à réduire ses émissions de carbone de 50 % d’ici 2030 et à atteindre le zéro émission nette (neutralité carbone) d’ici 2040.
- La réalité du terrain : Avec un calendrier étalé sur 39 jours et des distances de plusieurs milliers de kilomètres entre les villes hôtes (de Vancouver à Miami ou Monterrey), la FIFA prouve que ses impératifs de rentabilité financière l’emportent sur le respect de l’accord de l’ONU.
Un contexte politique et local alarmant pour l’environnement
Les dérives écologiques de la Coupe du Monde 2026 s’inscrivent dans un contexte politique dégradé au sein des pays organisateurs, où les réglementations environnementales sont activement sabotées.
États-Unis : Le désengagement climatique de l’administration fédérale
Accueillant les trois quarts de la compétition, les États-Unis portent la responsabilité principale de cette empreinte carbone. Or, l’administration du président Donald Trump a radicalement stoppé les efforts environnementaux nationaux en actant, pour la seconde fois, le retrait officiel des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat. L’absence totale de vision écologique au sommet de l’État prive le tournoi de tout mécanisme de compensation ou de régulation sérieux sur le sol américain.
Mexique : Menaces immédiates sur l’eau et spéculation immobilière
À Mexico, l’effervescence des chantiers et des rénovations autour du mythique stade Azteca a déclenché une forte résistance citoyenne.
- La fronde sociale : De grandes manifestations menées par des collectifs de résidents et des représentants de peuples autochtones ont secoué la capitale pour dénoncer la spéculation immobilière sauvage et les destructions environnementales irréversibles liées au développement touristique du Mondial.
- La crise de l’eau : Les militants locaux ont lancé une alerte rouge concernant l’accaparement et les menaces graves qui pèsent sur l’approvisionnement en eau des communautés vivant en périphérie directe du stade. Alors que la région subit des pénuries chroniques, les ressources hydriques locales sont détournées pour répondre aux standards de confort de la FIFA et de ses sponsors au détriment du droit fondamental à l’eau des populations marginalisées.
Tout savoir sur le bilan carbone du Mondial 2026
Parce qu’elle va générer plus de 9 millions de tonnes de CO2, un volume jamais atteint par un événement sportif de la FIFA.
Les 9 millions de tonnes de CO2 émises équivalent à la pollution produite par 6,5 millions de voitures roulant pendant un an.
C’est l’organisation scientifique Scientists for Global Responsibility dans un rapport spécial publié en 2025.
La FIFA s’était engagée en 2021 à réduire ses émissions de 50 % d’ici 2030 et à atteindre la neutralité carbone en 2040.
Le passage à 48 équipes et 104 matchs multiplie les déplacements aériens longue distance à travers le Canada, le Mexique et les États-Unis.
L’administration américaine s’étant retirée de l’Accord de Paris, il n’existe aucune contrainte environnementale nationale pour limiter les dérives du tournoi.
Ils dénoncent la spéculation immobilière, le déplacement des populations autochtones et les dommages écologiques causés par les infrastructures.
Les militants alertent sur le détournement des réserves d’eau potable au profit des infrastructures de la Coupe du Monde, privant les quartiers pauvres de cette ressource essentielle.
Oui, les communautés autochtones vivant à proximité immédiate du stade subissent de graves menaces sur leur accès à l’eau en raison des aménagements du tournoi.