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L’ombre des disparus sur les stades de la Coupe du Monde
Le Mexique accueille le Mondial dans un contexte de violence généralisée. À la fin de l’année 2025, le pays comptait 133 500 personnes disparues. À Guadalajara, ville hôte, des dizaines de fosses clandestines ont été identifiées à moins de 15 kilomètres du stade Akron. Plus de 500 corps ont été récupérés sur seulement quatre de ces sites.
Le combat des « mères chercheuses »
On les appelle « mères chercheuses », ce sont des collectifs de femmes qui cherchent la vérité sur leurs proches. Elles prévoient de manifester devant le match d’ouverture. Amnesty International exige que leur voix ne soit pas étouffée par les membres des forces de l’ordre mobilisées ce jour-là.


Un environnement mortel pour la presse et les défenseurs des droits humains
Décrit comme le pays le plus dangereux au monde pour les journalistes par le CPJ, le Mexique a vu sept professionnels des médias tués en 2025 en raison de leurs enquêtes. L’impunité est quasi totale : les autorités fédérales n’ont jamais condamné les commanditaires de ces meurtres. Le tournoi risque d’être utilisé pour masquer cette réalité par une censure accrue des critiques locales.
Militarisation et contrôle social
Pour le Mondial, 100 000 agents de sécurité sont mobilisés, dont 20 000 militaires. Cette militarisation de la sécurité publique, condamnée par la Cour interaméricaine des droits de l’homme, favorise les dérives violentes et les exécutions extrajudiciaire, déjà fréquentes lors d’opérations de sécurité publique.
Crise des féminicides et transféminicides : Une violence de genre systémique
Le Mexique ne traverse pas seulement une crise sécuritaire liée aux cartels, il fait face à une urgence humanitaire concernant la sécurité des femmes et des personnes de genre divers. Les chiffres de 2025 dressent un portrait glaçant d’un pays où le genre est un facteur de risque mortel.
Des milliers d’enquêtes pour un climat d’insécurité totale
Rien qu’entre janvier et novembre 2025, les parquets mexicains ont ouvert 2 589 enquêtes pour meurtres de femmes. Parmi ces dossiers, 672 ont été officiellement classés comme des féminicides potentiels, reflétant une violence ciblée et structurelle. À l’approche de la Coupe du Monde, cette réalité est trop souvent occultée par les discours officiels sur la sécurité touristique.
Transféminicides : L’urgence de protéger les femmes transgenres
L’année 2024 a marqué un tournant tragique, devenant l’une des années les plus meurtrières de l’histoire du pays pour la communauté transgenre. Amnesty International a recensé au moins 59 transféminicides. Face à cette hécatombe et à la pression des militants, seuls six des 32 États mexicains ont, à ce jour, intégré spécifiquement le crime de transféminicide dans leur code pénal.
Cette absence de reconnaissance juridique dans la majorité du pays, combinée à une impunité quasi-totale, crée un environnement de danger extrême pour les supporters et résidents transgenres durant le tournoi. Sans une protection uniforme et une condamnation ferme de ces crimes par les autorités, la Coupe du Monde se déroulera sur un terrain marqué par le sang des minorités de genre.

Comprendre les enjeux globaux et par pays

Canada : le prix de la « propreté »
La criminalisation de l’itinérance et l’érosion du droit d’asile pour l’image du tournoi.

USA : L’urgence derrière l’éclat
Une machine de déportation paramilitaire menace les supporters et les résidents.

Monde : les enjeux globaux
Le football peut-il vraiment fermer les yeux sur les droits humains ?
L’emprise des cartels : Le crime organisé comme acteur de l’ombre du Mondial
Le Mexique accueille la Coupe du Monde alors que de larges portions de son territoire sont sous le contrôle effectif de groupes criminels organisés. Cette « gouvernance criminelle » pose un défi sécuritaire sans précédent pour la FIFA et les supporters internationaux.
Violence généralisée et impunité systémique
La présence des cartels ne se limite pas aux zones rurales ; elle s’étend aux grandes métropoles et aux villes hôtes comme Guadalajara et Mexico. En 2026, l’escalade de la violence a atteint des sommets, avec des affrontements réguliers qui paralysent la vie civile.
- Chiffre noir : Plus de 95 % des crimes liés au crime organisé au Mexique ne sont jamais résolus, créant un climat d’impunité totale qui encourage les violations des droits humains.
- Impact sur le tournoi : Des alertes rouges de sécurité ont déjà conduit à la suspension de matchs de préparation début 2026, illustrant la capacité des cartels à perturber l’ordre public malgré le déploiement massif de forces de l’ordre.
Corruption et collusion des autorités
Amnesty International s’inquiète particulièrement des liens documentés entre certaines unités de police locale et les cartels. Cette collusion rend les dispositifs de sécurité imprévisibles pour les supporters.
- Extorsion et enlèvements : Les supporters étrangers, perçus comme des cibles lucratives, risquent d’être victimes d’extorsion ou d’enlèvements express, des pratiques courantes dans les zones à forte influence criminelle.
- Contrôle territorial : Dans certains quartiers proches des zones de supporters, ce ne sont pas les forces de l’État mais les groupes criminels qui imposent leur propre loi, y compris le contrôle des accès et du commerce informel.
La menace sur les ressources et l’environnement
Le crime organisé au Mexique s’est diversifié. Il s’approprie désormais les ressources naturelles nécessaires au tournoi, comme l’eau. Les communautés autochtones qui s’opposent à l’accaparement de leurs terres et de leurs puits pour alimenter les infrastructures du Mondial font l’objet de menaces de mort et d’assassinats de la part de milices liées aux cartels.

Appel à l’action d’Amnesty International
La FIFA, les gouvernements et les sponsors doivent agir maintenant. Nous exigeons :
- L’arrêt immédiat des raids migratoires durant le Mondial.
- La protection réelle des journalistes et des défenseurs des droits.
- La fin des expulsions forcées des populations vulnérables.
- La levée des interdictions de voyager discriminatoires.
Soutenez notre combat pour que le football reste le jeu du peuple, pas un outil de répression.
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Mexique 2026 : Sécurité, presse et droits des familles
C’est une crise majeure avec 133 500 personnes disparues et une augmentation de 200 % en dix ans.
Oui, des fosses ont été découvertes à moins de 16 km du stade de Guadalajara, contenant des centaines de corps.
Le Mexique est le pays le plus dangereux pour la presse dans l’hémisphère ouest, avec 7 journalistes tués en 2025.
Ce sont des femmes qui cherchent leurs enfants disparus ; elles prévoient une protestation pacifique lors du match d’ouverture.
Oui, des matchs ont déjà été suspendus en 2026 suite à des violences et des alertes rouges de sécurité.
À Guadalajara, les autorités ont menacé de retirer les portraits des disparus pour « nettoyer » la ville avant le tournoi.
Les autorités utilisent souvent la force et des accusations de « rébellion » pour criminaliser les manifestations pacifiques.
Le pays accepte de recevoir des non-nationaux déportés, qui finissent souvent dans des conditions dangereuses à la frontière.
Le président Gianni Infantino s’est dit « très rassuré », malgré les rapports alarmants sur la criminalité.