© Amnesty International (Photo: Alli Jarrar)

La pauvreté : une fatalité ou une violation de droits ?

<dl class= »spip_document_105 spip_documents spip_documents_left » style= »float:left; »><dt></dt></dl> Lors de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948, les grandes puissances divisées par la guerre froide, introduisaient une division technique des droits, entre les droits civils et politiques et les droits économiques, sociaux et culturels, incarnée par les Pactes adoptées en 1966 (PIDCP et PIDESC). Depuis lors et jusqu’à aujourd’hui cette division subsiste dans les mentalités et s’est traduite dans les divisions fonctionnelles des ONG, qui se sont spécialisées pour obtenir un plus grand impact en matière de droits humains, de développement, d’environnement, d’aide humanitaire, etc. S’il est vrai qu’afin de s’attaquer à un problème complexe comme la pauvreté il vaut mieux que les acteurs impliqués se spécialisent, la réalité sur le terrain n’est pas si nette et quand on parle aux plus pauvres et démunis on se rend vite compte que cette division n’existe pas. Ils sont tout simplement confrontés à des situations de souffrances liées à des violations spécifiques de nombreux droits. La pauvreté prive la personne non seulement des moyens de subsistance, mais <dl class= »spip_document_106 spip_documents spip_documents_right » style= »float:right; »><dt></dt></dl> aussi de beaucoup d’autres opportunités, comme l’accès à l’éducation, au travail, au logement, à la santé ce qui mine sa capacité de prise de parole, de s’organiser, de s’affirmer dans l’espace public afin de défendre ses intérêt et de plaider pour une amélioration de ses conditions de vie. C’est un cercle vicieux : pour améliorer ses propres conditions de vie il faudrait participer à la vie publique et faire entendre sa voix, mais pour le faire il faudrait pouvoir compter sur des moyens de subsistance et sur des opportunités de progresser. <dl class= »spip_document_104 spip_documents spip_documents_left » style= »float:left; »><dt></dt></dl> Or, la pauvreté n’est pas une fatalité. Il est bien possible de rompre ce cercle vicieux et de briser cette chaine de souffrance. C’est là qu’Amnesty a un rôle à jouer. La pauvreté est souvent liée à des pratiques discriminatoires ; il arrive que les Etats ne mettent pas en place de programmes d’éducation, de santé, de protection sociale nécessaires au bien-être de la population et qu’ils refusent de rendre des comptes sur leurs actions ou qu’ils excluent délibérément certaines catégories de toute possibilité de s’affirmer, de gros intérêts étant en jeu. Souvent, lorsque les pauvres réagissent et demandent l’accès à leurs droits fondamentaux, à la justice et à la réparation, ils sont réprimés avec la force, victimes de menaces, violences, détentions, assassinats, disparations forcées. Amnesty souhaite aborder la question de la pauvreté sous un autre angle de lecture et montrer ce lien intrinsèque entre tous les droits inscrits dans la DUDH. Le 28 Mai prochain la campagne (((Exigeons la dignité))) sera lancée. Maintenant c’est à vous, militants d’Amnesty, d’aider les plus démunis à récupérer leur dignité en faisant entendre leur voix !