Événement en ligne le 26/10 à 18h30 : les défenseur·e·s des droits humains menacé·e·s par la surveillance digitale

La surveillance ciblée des défenseur·e·s se développe rapidement à l’échelle mondiale. Sa progression est facilitée par certains gouvernements, du fait d’une absence de législation précise pour certains cas et grâce à la généralisation des nouvelles technologies. Face à cette nouvelle arme d’intimidation et de harcèlement, les défenseur·e·s des droits humains sont souvent impuissant·e·s. La surveillance a un effet nocif sur eux·elles. Déjà le fait de soupçonner d’être espionné·e peut conduire à l’autocensure et à les empêcher d’exercer leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique.

Dans ce cadre, le cas du logiciel Pegasus de l’entreprise israélien NSO est emblématique. Des recherches menées notamment par Amnesty International ont montré que ce logiciel espion a été utilisé par des gouvernements pour espionner des personnes de la société civile, des militant·e·s, des journalistes, des parlementaires, un membre du personnel d’Amnesty International, et des dissident·e·s politiques.

Les gouvernements et les entreprises assurent que leurs outils de surveillance ne sont utilisés que contre les criminel·le·s et les terroristes. Mais la réalité est différente : ils sont utilisés de manière illégitime contre des membres de la société civile provocant des conséquences extrêmement dévastatrices pour les droits humains à l’échelle mondiale et pour la sécurité de l’environnement numérique de manière générale.

Pour mieux saisir les enjeux de la surveillance digitale et ses conséquences, nous vous invitons à une rencontre en ligne le mardi 26 octobre à 18h30 avec :

Maati Monjib : Défenseur des droits humains, a été arrêté le 29 décembre 2020 par les autorités marocaines qui l’ont maintenu en détention arbitraire, après qu’un tribunal de Rabat l’ai déclaré coupable d’« atteinte à la sûreté de l’État » et condamné à un an de prison. Il a été libéré le 23 mars 2021.

Il commente régulièrement la politique marocaine dans des médias internationaux, des groupes de réflexion et des forums universitaires, où il a souvent fait part de ses opinions et de ses analyses quant aux violations des droits humains imputables aux autorités marocaines.

En octobre 2019, Amnesty International a révélé que Maati Monjib était soumis à une surveillance numérique illégale depuis au moins 2017.

Antoniya Argirova : responsable plaidoyer de l’ASTM (Action Solidarité Tiers Monde). Elle est co-coordinatrice de l’Initiative pour un devoir de vigilance et a participé à la préparation de deux plans nationaux du Luxembourg pour la mise en œuvre des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits humains.

Etienne Maynier : Expert technologiste dans le programme sur la Technologie d’Amnesty International, plus précisément sur l’analyse des attaques informatiques ciblant des défenseur·e·s des droits humains.

Merci de vous inscrire avant le 22 octobre par mail : activisme@amnesty.lu

AGIR

À nos côtés, demandez la fin de la surveillance ciblée des défenseur·e·s des droits humains !

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