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	<title>Actualités des droits humains dans le monde | Amnesty international</title>
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	<title>Actualités des droits humains dans le monde | Amnesty international</title>
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		<title>France/Liban. L’ouverture d’une information judiciaire pour crime de guerre sur une frappe israélienne meurtrière est une étape décisive vers la justice, la vérité et les réparations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2026 14:39:26 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>France/Liban. L’ouverture d’une information judiciaire pour crime de guerre sur une frappe israélienne meurtrière est une étape décisive vers la justice, la vérité et les réparations Réagissant aux informations indiquant que le Pôle crimes contre l’humanité, crimes et délits de guerre du Tribunal judiciaire de Paris a ouvert, à la suite d’une plainte déposée par [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">France/Liban. L’ouverture d’une information judiciaire pour crime de guerre sur une frappe israélienne meurtrière est une étape décisive vers la justice, la vérité et les réparations</h2>



<p>Réagissant aux informations indiquant que le Pôle crimes contre l’humanité, crimes et délits de guerre du Tribunal judiciaire de Paris a ouvert, à la suite d’une plainte déposée par l’artiste et cinéaste franco-libanais Ali Cherri et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), une information judiciaire sur une frappe israélienne meurtrière menée contre un immeuble civil du centre de Beyrouth en novembre 2024, Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« L’ouverture de cette information judiciaire par le Pôle crimes contre l’humanité est une étape décisive qui n’a que trop tardé en vue de fissurer le mur d’impunité généralisée dont bénéficient les forces israéliennes pour les crimes de guerre commis au Liban.</p>



<p>« Pour les victimes et leurs familles, cette affaire offre une voie rare et essentielle pour obtenir la vérité, la justice et la reddition de comptes tant attendue par le biais d’une juridiction européenne. </p>



<p>« Les recherches d’Amnesty International sur cette frappe ont révélé qu’aucun avertissement préalable efficace n’avait été donné et n’ont identifié aucun élément attestant de la présence d’un objectif militaire à proximité de l’immeuble touché, ce qui permet de conclure que l’attaque doit faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre. Depuis octobre 2023, Amnesty International a recueilli des informations sur des attaques illégales répétées des forces israéliennes au Liban, et pourtant, les victimes sont toujours privées de justice, de vérité et de réparations.</p>



<p>« Alors que les opérations militaires israéliennes dans le sud du Liban se poursuivent et que des civil·e·s continuent de subir les conséquences du déplacement et de la destruction de biens de caractère civil, les États doivent user de toutes les voies juridiques disponibles, y compris la compétence extraterritoriale, pour veiller à ce que toutes les personnes soupçonnées de porter une responsabilité pénale soient traduites en justice dans le cadre de procès équitables et mettre fin à l’impunité. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>La plainte avec constitution de partie civile a été déposée le 1er avril 2026 devant le Pôle crimes contre l’humanité, crimes et délits de guerre par le cinéaste franco-libanais Ali Cherri, aux côtés de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), après la frappe du 26 novembre 2024 contre l’immeuble de la famille Cherri dans le quartier de Nouweiri à Beyrouth.</p>



<p>L’attaque a tué sept civil·e·s, dont les parents d’Ali Cherri, Nadira Hayek (78 ans) et Mahmoud Naim Cherri (88 ans), et leur aide à domicile Birki Negesa, qui vivait avec eux. L’enquête de février 2025 d’Amnesty International a démontré que, à 17 h 30 le 26 novembre 2024, soit dix heures et demie avant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, une frappe aérienne israélienne avait touché un immeuble d’habitation de 12 étages dans le quartier de Nouweiri, à Beyrouth, tuant au moins sept civil·e·s, qui habitaient tous dans l’immeuble, et avait causé l’effondrement de trois étages de l’immeuble et gravement endommagé un quatrième étage. L’organisation a conclu qu’aucun avertissement préalable efficace n’avait été diffusé et n’a identifié aucun objectif militaire dans les environs de l’immeuble, ce qui fournit des motifs raisonnables de conclure que cette attaque a enfreint le droit international humanitaire et doit faire l’objet d’une enquête en tant que crime de guerre.</p>



<p>Ali Cherri a pu déposer plainte devant le Pôle crimes contre l’humanité, crimes et délits de guerre au titre de sa double nationalité franco-libanaise. Compte tenu de cette compétence, les juges d’instruction nommés enquêteront donc sur le bombardement de son appartement à Beyrouth pour des accusations de « lancement d’une attaque délibérée contre un bien civil, constitutif de crime de guerre » d’après le dossier. Au 30 octobre 2026, le ministère de la Santé publique libanais faisait état de 8 956 personnes tuées et 30 664 personnes blessées dans des attaques israéliennes au Liban depuis octobre 2023.</p>
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		<title>La COP31 expliquée : pourquoi le sommet sur le climat organisé en Turquie est important</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2026 14:26:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La COP31 expliquée : pourquoi le sommet sur le climat organisé en Turquie est important Du 9 au 20 novembre, des gouvernements, des scientifiques, des militant·e·s, des lobbyistes représentant les intérêts d’entreprises, des diplomates, des représentant·e·s de peuples autochtones et des communautés affectées par le changement climatique se réuniront à Antalya, en Turquie, pour la [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">La COP31 expliquée : pourquoi le sommet sur le climat organisé en Turquie est important</h2>



<p>Du 9 au 20 novembre, des gouvernements, des scientifiques, des militant·e·s, des lobbyistes représentant les intérêts d’entreprises, des diplomates, des représentant·e·s de peuples autochtones et des communautés affectées par le changement climatique se réuniront à Antalya, en Turquie, pour la COP31, la conférence annuelle des Nations Unies pour le climat.</p>



<p>La COP31 se tient à la fin d’une année au cours de laquelle il est devenu encore plus difficile d’ignorer la crise climatique. En septembre 2026, les Nations Unies ont reconnu pour la première fois que le monde allait dépasser au cours des prochaines années son objectif consistant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C au-dessus des niveaux de l’ère préindustrielle. Cet avertissement est survenu alors que les températures mondiales continuaient de grimper en flèche, les deux derniers mois ayant battu des records de chaleur à l’échelle mondiale.</p>



<p>Les conclusions scientifiques sont indéniables ; les obligations juridiques sont irréfutables ; et les enjeux en matière de droits humains sont immenses. Les activités humaines, en particulier l’extraction et la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, réchauffent la planète et exacerbent les menaces pesant sur les droits humains. Les gouvernements ne peuvent pas présenter l’inaction climatique comme une position neutre. L’inaction climatique, et pire encore, l’octroi par les gouvernements d’un soutien fiscal, politique et réglementaire à l’industrie des combustibles fossiles, sont des choix délibérés faits en dépit de preuves accablantes, avec des conséquences dévastatrices pour les personnes et leurs droits. En agissant ensemble et en plaçant la justice au cœur de l’action climatique, les gouvernements peuvent encore limiter les dommages futurs et bâtir un avenir plus juste.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Qu’est-ce qu’une réunion de la COP ?</h4>



<p>COP signifie Conférence des Parties. Il s’agit de la principale instance de prise de décision de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, ou CCNUCC, le traité international adopté en 1992 et le traité fondateur de l’Accord de Paris de 2015.</p>



<p>Les réunions de la COP rassemblent presque tous les pays pour négocier une action collective, fondée sur la responsabilité historique et les capacités de chacun, dans l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de s’adapter au changement climatique et d’aider les pays et les populations qui subissent des pertes et des préjudices.</p>



<p>La configuration inhabituelle de la présidence cette année confère à la Turquie et à l’Australie une responsabilité importante en tant que co-organisatrices. La Turquie accueillera la COP31 et l’Australie présidera les négociations officielles. Ces deux pays doivent faire preuve d’un leadership climatique crédible et ne pas se cacher l’un derrière l’autre pour détourner l’attention de leur inaction. La dépendance persistante de la Turquie à l’égard du charbon et sa volonté de continuer à utiliser le gaz fossile risquent de l’enfermer dans une trajectoire à fortes émissions. L’Australie doit regarder en face la contradiction entre le fait de diriger les négociations mondiales sur le climat et celui de continuer à soutenir l’extraction et l’utilisation de combustibles fossiles.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Coup de projecteur sur le Pacifique avant la COP31</h4>



<p>Des réunions officielles préalables à la COP et des événements réunissant des dirigeant·e·s se sont déjà tenus aux Fidji et aux Tuvalu du 5 au 8 octobre, mettant en lumière les priorités du Pacifique et son aptitude à montrer la voie à l’approche du sommet principal. Amnesty International a montré que le changement climatique porte déjà atteinte aux droits fondamentaux des populations dans les îles Tuvalu et Kiribati, et dans d’autres États insulaires du Pacifique. Aux Tuvalu, à Kiribati et dans toute la région, l’élévation du niveau de la mer, la chaleur extrême, la sécheresse et l’intrusion d’eau salée menacent les droits des populations à l’eau, à l’alimentation, à la santé, au logement, à la culture et à un avenir sûr. Des étudiant·e·s du Pacifique ont porté la lutte contre le changement climatique devant la plus haute juridiction internationale, ce qui a amené la Cour internationale de justice à rendre un avis consultatif historique en juillet 2025, précisant clairement que les gouvernements sont légalement tenus de protéger les droits fondamentaux contre les effets du changement climatique.</p>



<p>Après plus de 30 ans de négociations sur le climat, les gouvernements ne peuvent plus se cacher derrière des promesses d’actions futures. Les conclusions scientifiques sont établies, les solutions sont disponibles et les ressources existent. Les retards persistants relèvent d’un choix politique qui protège les intérêts des énergies fossiles, tandis que les communautés du Pacifique perdent leurs terres, leurs moyens de subsistance, leurs droits et leur patrimoine culturel.</p>



<p>En tant que présidente des négociations, l’Australie doit veiller à ce que les revendications du Pacifique se traduisent par des résultats concrets lors de la COP31. Elle ne peut pas prétendre de manière crédible à un rôle moteur sur le plan climatique à l’étranger tout en développant sur son territoire des projets liés aux combustibles fossiles qui aggravent les préjudices subis par les peuples autochtones, ses voisins du Pacifique et d’autres populations en première ligne. L’Australie doit mettre fin à cette contradiction en faisant cesser l’expansion des combustibles fossiles, en accélérant une transition juste et en garantissant un soutien bien plus important aux communautés confrontées à des pertes et dommages irréversibles.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pourquoi la COP31 est-elle si importante ?</h4>



<p>Chaque COP compte, mais la fenêtre d’opportunité pour empêcher l’aggravation et l’irréversibilité des dommages se réduit rapidement. En octobre 2026, le Programme des Nations Unies pour l’environnement a indiqué que le monde devait réduire ses émissions de carbone de près d’un cinquième au cours des quatre prochaines années, et de près de la moitié d’ici 10 ans, pour éviter de dépasser les objectifs climatiques d’une marge désastreuse. Plus le dépassement est vaste et prolongé, plus le danger pour les populations, les écosystèmes et les économies est grand. Les dommages causés ne peuvent pas être réparés.</p>



<p>Le dépassement de 1,5 °C ne peut devenir une excuse pour baisser les bras. Chaque fraction de degré compte pour la vie humaine et planétaire. Les gouvernements doivent réduire d’urgence les émissions, en procédant à un abandon progressif, juste et équitable des combustibles fossiles, en protégeant les populations touchées et en empêchant le réchauffement d’atteindre des niveaux encore plus dangereux.</p>



<p>Pourtant, de nombreuses grandes puissances économiques continuent d’approuver de nouveaux projets de production de combustibles fossiles et de prolonger leur dépendance au charbon, au pétrole et au gaz, notamment par le biais de subventions, d’allégements fiscaux et d’autres formes de soutien. Dans de nombreux cas, le secteur des énergies fossiles est un acteur puissant qui façonne la politique et la législation au niveau national et à l’étranger. Pendant ce temps, la science du climat est attaquée et la solidarité sociale nécessaire pour mener l’action est délibérément rompue par des forces autoritaires au sein des États et des entreprises. Il en résulte un cercle vicieux de désinformation, de sabotage de la réglementation, de diplomatie coercitive et de dépendance aux combustibles fossiles. Cela met en évidence un fossé grandissant entre, d’une part, ce que la science nous indique être nécessaire et ce que le droit relatif aux droits humains oblige les gouvernements à faire, et, d’autre part, ce que les gouvernements sont disposés à faire.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Comment le changement climatique affecte-t-il les droits humains ? </h4>



<p>Nous avons toutes et tous le droit de vivre dans un environnement propre, sain et durable. Le changement climatique menace également les droits à la vie, à l’alimentation, à l’eau, à la santé, au logement, à la culture et à un niveau de vie suffisant.</p>



<p>En 2026, des catastrophes climatiques sans précédent se sont produites dans le monde entier, et leurs conséquences humaines ont été visibles aux quatre coins de la planète :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’effondrement catastrophique d’un glacier dans l’Himalaya a provoqué des inondations à travers le Népal et le Tibet, faisant plus de 1 400 morts.</li>



<li>De graves inondations ont touché le Mozambique, l’Eswatini, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe au début de l’année, faisant plus de 200 morts, détruisant des habitations, endommageant des établissements de santé et des écoles, et dévastant des terres agricoles et des moyens de subsistance.</li>



<li>Des vagues de chaleur et des sécheresses d’une ampleur record ont causé la mort de dizaines de milliers de personnes et alimenté de graves incendies de forêt dans le monde entier, notamment en Turquie, en Indonésie, en Europe, en Afrique du Nord et au Canada. Ces phénomènes ont entraîné des dégâts considérables et des évacuations.</li>
</ul>



<p>Il est désormais impossible d’ignorer le coût humain du dérèglement climatique.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pourquoi faut-il abandonner progressivement les énergies fossiles ?</h4>



<p>Nous savons que la combustion de carburants fossiles par les humains est la principale cause des gaz à effet de serre qui se concentrent dans notre atmosphère. Ces gaz emprisonnent la chaleur du soleil, engendrant une hausse à long terme de la température moyenne de la planète, ce qui bouleverse les conditions météorologiques, et cause la montée du niveau de la mer, qui rayera de la carte de petits États insulaires et un grand nombre de terres côtières à basse altitude.</p>



<p>Par conséquent, pour protéger les droits humains aujourd’hui et à l’avenir, et prévenir des dommages encore plus importants, les gouvernements doivent procéder à l’abandon des combustibles fossiles d’une manière qui soit progressive, complète, rapide, équitable et financée. Il existe de nombreuses solutions de remplacement aux combustibles fossiles, comme les énergies éolienne et solaire, qui nous permettront de réduire notre dépendance aux combustibles fossiles. La tendance mondiale à l’électrification à l’aide d’énergies renouvelables est essentielle, mais la transition doit respecter les droits humains et ne pas reproduire les abus et les inégalités de l’économie fondée sur les énergies fossiles.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Sur quoi les gouvernements doivent-ils se mettre d’accord lors de la COP31 ?</h4>



<p>Amnesty International demande aux gouvernements de faire progresser trois priorités :</p>



<p>1. <strong>Mettre fin à la crise climatique à sa source.</strong> Mettre fin à l’expansion des combustibles fossiles et accélérer une transition complète, rapide, équitable, financée et respectueuse des droits humains dans l’objectif de s’affranchir du charbon, du pétrole et du gaz, les États les plus responsables des émissions antérieures étant ceux qui doivent aller le plus loin et le plus vite. Les énergies renouvelables sont moins chères que les combustibles fossiles ; les gouvernements doivent cesser de soutenir leurs alliés du secteur des combustibles fossiles au moyen de subventions financées par les contribuables. </p>



<p>2. <strong>Soutenir les populations tout au long de la transition.</strong> Rendre opérationnel le mécanisme pour une transition juste, un organe créé lors de la COP30 qui vise à coordonner la coopération internationale pour les initiatives de transition juste, en le dotant des ressources nécessaires et en lui demandant des comptes, avec une participation directe aux décisions des peuples autochtones, des travailleurs et travailleuses, et des populations concernées.</p>



<p>3. <strong>Développer le financement climatique.</strong> Les pays à hauts revenus qui sont responsables de fortes émissions doivent taxer les principaux pollueurs et augmenter considérablement le financement climatique sous forme de subventions pour soutenir un abandon progressif et juste des combustibles fossiles, l’adaptation, la prise en compte des pertes et préjudices, ainsi que la protection des forêts et d’autres écosystèmes essentiels pour le stockage du carbone. Ce soutien doit respecter les droits humains et éviter d’endetter davantage les pays à faible revenu.</p>



<p>La justice réclame que les principaux responsables du réchauffement de la planète, et ceux qui ont la plus grande capacité d’action, agissent et paient leur juste part.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Coup de projecteur sur la Turquie </h4>



<p>En septembre, les autorités turques ont lancé une opération nationale prenant pour cible les organisations, les militant·e·s et les défenseur·e·s des droits humains LGBTI+. Des logements, des lieux de réunion et des bureaux ont fait l’objet de perquisitions, plus de 100 personnes ont été arrêtées, dont des dizaines ont ensuite été placées en détention provisoire, et plus de 1 000 comptes de réseaux sociaux appartenant à des militant·e·s, des journalistes et des organisations de défense des droits humains ont été bloqués ou soumis à des restrictions, notamment ceux d’Amnesty International Turquie. En octobre, dans le contexte d’un autre grave durcissement de leur politique, les autorités ont perquisitionné une grande chaîne de télévision de l’opposition et en ont pris le contrôle, portant ainsi un coup à la liberté de la presse.</p>



<p>Il ne s’agit pas d’une attaque isolée ou limitée à un seul groupe. Elle s’inscrit dans le cadre d’une répression continue, accompagnée de restrictions arbitraires de la liberté de réunion pacifique, d’association et d’expression au cours de la décennie écoulée. Les défenseur·e·s de l’environnement, les journalistes, les militant·e·s des droits des femmes, les opposant·e·s politiques et les communautés LGBTI+ peuvent être pris pour cibles de différentes manières, mais le résultat est le même : l’opposition est réduite au silence, les divisions sont attisées et la peur se propage, ce qui rend plus difficile pour les citoyen·ne·s de demander des comptes à leur gouvernement en matière d’action climatique ou de toute autre question relative aux droits humains.</p>



<p>Pour que les négociations cruciales sur la protection de notre avenir commun soient efficaces et équitables lors de la COP31, la Turquie doit mettre fin à sa répression contre les droits humains et celles et ceux qui les défendent.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pourquoi la protection de l’espace civique est-elle importante pour un sommet des Nations Unies comme la COP ?</h4>



<p>Les conférences des Nations Unies sur le climat restent parmi les rares espaces mondiaux où presque tous les États se réunissent aux côtés de peuples autochtones, de représentant·e·s de la société civile dans toute leur diversité et de populations qui se mobilisent pour la justice climatique. Des lobbyistes représentant l’industrie des combustibles fossiles seront également présents, comme ils le sont dans presque toutes les instances où le changement climatique est abordé. La protection de l’espace civique lors de la COP est essentielle afin de surmonter les obstacles dressés par l’industrie des combustibles fossiles et de garantir une action climatique efficace. En l’état actuel des choses, la balance penche en faveur de l’industrie. Lors de la COP, toute érosion des protections accordées à la société civile fera encore davantage pencher la balance.</p>



<p>Partout dans le monde, des gouvernements et des entreprises ont érigé la protestation en infraction et soumis des défenseur·e·s de l’environnement à des actes d’intimidation, à la surveillance, à la détention et à la violence. Les attaques autoritaires contre les défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement, les femmes, les personnes LGBTI+ et d’autres populations marginalisées ne sont pas des projets politiques distincts.</p>



<p>Elles divisent les sociétés, affaiblissent l’action collective et protègent un pouvoir bien établi, tandis que la production de combustibles fossiles se poursuit.</p>



<p>Pourtant, des personnes continuent de résister, comme l’a montré Amnesty International dans son nouveau rapport intitulé Protéger notre avenir : Les défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement contribuent à une transition juste.</p>



<p>Il ne peut y avoir de justice climatique sans la liberté de la réclamer.</p>




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		<title>Ukraine. L’intensification des attaques russes contre des infrastructures énergétiques et de chauffage « crée une situation mortelle pour les civil·e·s »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/ukraine-lintensification-des-attaques-russes-contre-des-infrastructures-energetiques-et-de-chauffage-cree-une-situation-mortelle-pour-les-civil%c2%b7e%c2%b7s/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2026 09:04:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ukraine. L’intensification des attaques russes contre des infrastructures énergétiques et de chauffage « crée une situation mortelle pour les civil·e·s » La multiplication des attaques russes ciblées contre des infrastructures énergétiques et de chauffage risque de créer une nouvelle catastrophe humanitaire pour les civil·e·s à l’approche de l’hiver, a déclaré Amnesty International le 2 novembre [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Ukraine. L’intensification des attaques russes contre des infrastructures énergétiques et de chauffage « crée une situation mortelle pour les civil·e·s »</h2>


<section id="section-64781b9e" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<ul class="wp-block-list">
<li>Le nombre de victimes civiles a considérablement augmenté ces derniers mois</li>



<li>Nouvelles attaques illégales contre des infrastructures à l’approche de l’hiver</li>
</ul>

</div></section>


<p>La multiplication des attaques russes ciblées contre des infrastructures énergétiques et de chauffage risque de créer une nouvelle catastrophe humanitaire pour les civil·e·s à l’approche de l’hiver, a déclaré Amnesty International le 2 novembre 2026.</p>



<p>Le nombre de civil·e·s tués dans le cadre de l’invasion illégale à grande échelle menée par la Russie a considérablement augmenté ces derniers mois, et octobre devrait être l’une des périodes les plus meurtrières pour les civil·e·s depuis des années.</p>



<p>Au vu des précédentes attaques militaires russes menées à l’approche de l’hiver ces dernières années, tout porte à croire que le ciblage d’infrastructures énergétiques et de chauffage destinées à infliger des souffrances aux civil·e·s causera d’immenses préjudices. La Cour pénale internationale (CPI) a délivré des mandats d’arrêt contre le lieutenant-général russe Sergueï Ivanovitch Kobylach et l’amiral russe Viktor Nikolaïevitch Sokolov, pour des accusations de crimes de guerre liées à leur rôle présumé dans la direction d’attaques contre des infrastructures électriques ukrainiennes.</p>



<p>« La Fédération de Russie mène de nouveau une campagne à grande échelle contre les infrastructures énergétiques et de chauffage à l’approche de l’hiver glacial, avec notamment des attaques loin des lignes de front du conflit », a déclaré Scott Edwards, directeur du programme Réaction aux crises d’Amnesty International.</p>



<p>« Ces attaques contre des infrastructures essentielles créent une situation mortelle pour les civil·e·s, qui en subissent directement les conséquences. Il s’agit d’une campagne illégale menée au mépris total des règles de la guerre, qui semble destinée à instaurer des conditions invivables pour les civil·e·s ukrainiens.</p>



<p>« Quelles que soient les motivations qui sous-tendent les plans du Kremlin visant à rendre la vie insupportable pour les civil·e·s, ces agissements sont criminels et ne sauraient être tolérés. Les dirigeant·e·s mondiaux cherchant à mettre un terme à ce conflit doivent immédiatement user de leur influence pour limiter autant que possible les risques de préjudices pour les civil·e·s, avant qu’une autre catastrophe humanitaire délibérée ne se produise avec l’arrivée de l’hiver. »</p>



<p>Le 26 octobre, la Commission d’enquête internationale indépendante sur l’Ukraine a fait savoir que la Russie avait commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en Ukraine en attaquant délibérément des infrastructures énergétiques, privant ainsi des millions de personnes d’électricité et de chauffage alors que les températures étaient glaciales. Amnesty International a déjà recueilli des informations sur le fait que les attaques généralisées de la Russie contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes pourraient constituer des crimes de guerre et a souligné les conséquences potentiellement mortelles de ces attaques pour la population civile.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Victimes civiles et coupures d’électricité généralisées </h4>



<p>La mission de surveillance des droits de l’homme en Ukraine [ONU] a conclu qu’au moins 328 civil·e·s avaient été tués et 2 105 blessés en septembre 2026 dans des attaques russes, soit une augmentation de 85 % par rapport à septembre 2025. Des victimes ont été recensées dans 22 des 24 régions d’Ukraine. La Mission a également qualifié la première moitié du mois d’octobre 2026 de l’une des périodes les plus meurtrières pour les civil·e·s depuis des années.</p>



<p>Les 13 et 14 octobre, des frappes auraient touché plusieurs installations énergétiques, notamment les trois principales centrales électriques de Kiev, privant temporairement environ 600 000 personnes d’électricité. Le 17 octobre, d’autres attaques russes auraient tué au moins huit personnes, en auraient blessé 60 et auraient interrompu l’approvisionnement en électricité de plus d’un million de personnes dans neuf régions. Tant le ministère de la Défense russe que le président Vladimir Poutine ont fait des déclarations publiques annonçant des attaques délibérées contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Les précédentes attaques contre des infrastructures énergétiques et de chauffage en Ukraine ont causé des souffrances généralisées et largement documentées, dont les responsables militaires et stratégiques russes sont conscients.</p>



<p>Au cours de l’hiver 2025-2026, les forces armées russes ont mené au moins 423 attaques contre des infrastructures électriques et 74 attaques contre des installations de chauffage, d’après les observations de l’ONU. Ces attaques ont provoqué des coupures de courant tournantes qui ont touché des millions de personnes et ont privé des centaines de milliers de personnes de chauffage, alors que les températures étaient inférieures à -20 °C. Les coupures d’électricité, d’eau et de chauffage causées ont perturbé les secteurs de la santé et de l’enseignement et ont eu des conséquences néfastes disproportionnées pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les femmes et les familles avec des enfants.</p>



<p>Au titre du droit international humanitaire, les installations de production d’électricité et de chauffage sont des biens de caractère civil, sauf si elles répondent à la définition stricte d’un objectif militaire et aussi longtemps qu’elles répondent à cette définition. Même lorsqu’une installation constitue un objectif militaire, les forces offensives sont tenues de respecter les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution. Le fait de mener délibérément des attaques contre des biens de caractère civil, de lancer des attaques aveugles ou de mener des attaques susceptibles de causer des préjudices civils excessifs par rapport aux avantages militaires concrets et directs escomptés peut constituer un crime de guerre.</p>



<p>Pour veiller à ce que les responsables de tels crimes répondent de leurs actes, des mécanismes judiciaires internationaux robustes et indépendants capables d’enquêter sur ces personnes, y compris les plus haut placées, et de les traduire en justice sont nécessaires.</p>



<p>Dans le même temps, le gouvernement des États-Unis mène actuellement une campagne en vue de démanteler l’action de la CPI. Amnesty International a appelé tous les États concernés à prendre les mesures nécessaires pour résister à cette attaque et protéger activement la CPI et le système de justice internationale dans son ensemble. Le président Vladimir Poutine fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pour des accusations de crimes de guerre et Amnesty International a appelé toute partie en mesure de le faire à l’arrêter et à le remettre à la CPI.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Appels aux autorités russes</h4>



<p>Amnesty International appelle les forces russes à mettre fin à leurs attaques systématiques contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Les autorités russes doivent en outre immédiatement mettre un terme aux autres violations du droit international humanitaire, notamment aux attaques contre d’autres infrastructures civiles en Ukraine, comme les bâtiments résidentiels, les hôpitaux et les écoles, et cesser la campagne visant les non-combattant·e·s.</p>



<p>Toutes les parties au conflit doivent respecter les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution et protéger les civil·e·s et les biens de caractère civil. Les États soutenant les mécanismes d’obligation de rendre des comptes doivent fournir l’expertise et les ressources nécessaires pour enquêter efficacement sur les allégations de violations des droits humains, recueillir des éléments de preuve et identifier les responsables présumés, notamment les commandants et les personnes les plus haut placées susceptibles de porter une responsabilité. Tous les États doivent de toute urgence prendre des mesures pour protéger le fonctionnement de la CPI et exécuter les mandats d’arrêt lorsqu’ils le peuvent.</p>




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		<title>La COP31 doit amplifier le pouvoir des peuples, pas les voix du lobby pétrolier</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/la-cop31-doit-amplifier-le-pouvoir-des-peuples-pas-les-voix-du-lobby-petrolier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2026 12:45:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La COP31 doit amplifier le pouvoir des peuples, pas les voix du lobby pétrolier Les négociations de l’ONU qui se tiendront le mois prochain à Antalya, en Turquie, ne pourront déboucher sur des mesures concrètes que si les gouvernements protègent les libertés civiles, limitent l’influence des énergies fossiles et écoutent les populations en première ligne [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">La COP31 doit amplifier le pouvoir des peuples, pas les voix du lobby pétrolier</h2>



<p>Les négociations de l’ONU qui se tiendront le mois prochain à Antalya, en Turquie, ne pourront déboucher sur des mesures concrètes que si les gouvernements protègent les libertés civiles, limitent l’influence des énergies fossiles et écoutent les populations en première ligne de la crise climatique</p>



<p><strong>&#8211; Jurema Werneck, Ruhat Sena Akşener et Samantha Klintworth, respectivement directrices d’Amnesty International au Brésil, en Turquie et en Australie.</strong></p>



<p>La crise climatique est aussi une crise des droits humains : elle fait des victimes et bouleverse totalement la vie de nombreuses populations à travers le monde.</p>



<p>Pourtant, alors que ceux qui tirent profit de l’expansion des énergies fossiles bénéficient d’un accès privilégié et d’une influence sur les négociations mondiales sur le climat, ceux qui se prennent frontalement les répercussions les plus dures, comme les peuples autochtones ou les membres de communautés exposées au changement climatique, sont largement exclus des processus décisionnels.</p>



<p>En tant que directrices d’Amnesty International au Brésil, en Turquie et en Australie, pays jouant un rôle de premier plan aux COP30 et COP31, nous avons pu constater à quel point l’efficacité de l’action climatique dépend de la capacité des citoyennes et citoyens à s’exprimer, à s’organiser, à manifester et à participer.</p>



<p>L&rsquo;an dernier, à Belém, les lobbyistes des énergies fossiles étaient plus nombreux que les membres de toutes les délégations nationales, à l&rsquo;exception de celle du Brésil, mettant en évidence le déséquilibre des pouvoirs au sein des négociations sur le climat. La COP31 doit s&rsquo;attaquer à l’emprise des entreprises et élargir la participation publique. Or, de sérieuses inquiétudes planent sur la capacité de la société civile à s&rsquo;exprimer de façon libre et sûre en Turquie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les restrictions des droits accélèrent le dérèglement climatique</h4>



<p>Force est de constater que les droits humains indispensables pour faire face à cette crise et réclamer justice sont peu à peu rognés. Les pratiques autoritaires accélèrent le dérèglement climatique en limitant les manifestations, en réduisant au silence les défenseur·e·s des droits et en protégeant les intérêts des énergies fossiles contre toute surveillance. Les attaques contre les femmes, les personnes LGBTI+ ou les membres de communautés marginalisées divisent les sociétés, affaiblissent l&rsquo;action collective et détournent l&rsquo;attention de la population, tandis que l&rsquo;expansion des énergies fossiles se poursuit.</p>



<p>C&rsquo;est pourquoi l’offensive contre l&rsquo;espace civique en Turquie, pays qui accueille la COP31, devrait inquiéter tous les gouvernements qui s&rsquo;apprêtent à participer à ce sommet. En septembre, les autorités turques ont lancé une opération à l&rsquo;échelle nationale visant organisations LGBTI+, militant·e·s et défenseur·e·s des droits humains. Elles ont mené des perquisitions dans des domiciles, des lieux de réunion et des bureaux, ont procédé à des arrestations et des incarcérations, tout en restreignant l’accès aux comptes sur les réseaux sociaux de militant·e·s, de journalistes et d’organisations de défense des droits humains, y compris celui d’Amnesty International Turquie.</p>



<p>Tout cela s&rsquo;inscrit dans le cadre d&rsquo;une répression qui dure depuis une décennie et affaiblit l&rsquo;indépendance du pouvoir judiciaire, fait fi des décisions judiciaires internationales et restreint les libertés de réunion pacifique, d&rsquo;association et d&rsquo;expression. Quelle que soit la personne visée, l&rsquo;effet est le même : la dissidence est muselée et la peur s’installe.</p>



<p>Pour que la COP31 soit un succès, la Turquie doit cesser de réprimer les droits humains.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Des signaux inquiétants en provenance de la Turquie, pays hôte </h4>



<p>Dans ce contexte, l&rsquo;accord conclu entre la Turquie et l&rsquo;ONU concernant l&rsquo;organisation de la COP31 est très inquiétant.</p>



<p>L&rsquo;article 11.11 impose aux participant·e·s de respecter les lois et réglementations en vigueur en Turquie et de s&rsquo;abstenir de s&rsquo;ingérer dans ses « affaires intérieures ». L&rsquo;article 11.12 réintroduit une disposition relative à la levée de l&rsquo;immunité qui avait été omise dans l&rsquo;accord conclu lors de la COP30 au Brésil.</p>



<p>Les autorités turques invoquent déjà des notions vagues telles que la « moralité publique » et « l&rsquo;atteinte à la famille » pour enquêter sur des personnes et restreindre la liberté d&rsquo;expression. Cet accord risque donc d’avoir un effet dissuasif sur les militant·e·s, les défenseur·e·s des droits humains et les journalistes.</p>



<p>Les critiques formulées à l’encontre des politiques de la Turquie en matière d’énergies fossiles, du traitement réservé aux défenseur·e·s de l’environnement ou de sa répression à l’encontre des organisations de défense LGBTI+ pourraient-elles être qualifiées d’ingérence dans les « affaires intérieures » ? Aucun participant à une conférence des Nations unies sur le climat ne devrait avoir à se poser cette question.</p>



<p>La Turquie et l&rsquo;ONU doivent garantir publiquement que les participant·e·s pourront s&rsquo;exprimer, s&rsquo;organiser, rendre compte et manifester pacifiquement, sans faire l&rsquo;objet de discrimination, d&rsquo;intimidation, de surveillance, de détention ou de représailles. Les gouvernements doivent dénoncer les lacunes de l&rsquo;accord avant d’arriver à Antalya.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le Brésil a permis des avancées, sans atteindre la perfection</h4>



<p>La COP31 doit s’appuyer sur l’approche adoptée par le Brésil. Son accord d’organisation de la COP prévoyait une conférence inclusive et non discriminatoire, tandis que sa présidence adoptait un ton plus ouvert et participatif. La COP30 a enregistré une participation record des peuples autochtones, mais cet accès ne fut pas synonyme d’influence : de nombreuses décisions clés ont quand même été prises à huis clos.</p>



<p>Les engagements pris à Belém dépendent en fin de compte des choix politiques nationaux, et les résultats de l’élection brésilienne d’octobre laissent présager un corps législatif possiblement moins disposé à les respecter. Ce qui pourrait compromettre davantage les droits des peuples autochtones, des Quilombolas et des communautés traditionnelles.</p>



<p>Lorsque les protections au niveau national faiblissent, les espaces internationaux deviennent d&rsquo;autant plus vitaux pour permettre aux populations touchées de faire entendre leur voix et de demander des comptes aux décideurs. La COP31 doit garantir la liberté d&rsquo;expression et de réunion pacifique en dehors de la « Zone bleue » (zone protégée par l&rsquo;ONU) et accorder à la société civile un accès élargi aux négociations.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les défenseur·e·s de l&rsquo;environnement sont moteurs de changement </h4>



<p>Comme l&rsquo;a rapporté Amnesty International, les communautés qui s&rsquo;opposent à l&rsquo;expansion des énergies fossiles et mettent en place des alternatives plus équitables sont victimes de harcèlement, de surveillance, de poursuites judiciaires, de désinformation, de violence et de restrictions du droit de manifester pacifiquement. Il s’agit notamment des peuples des Premières Nations en Australie qui s’opposent à l’exploration pétrolière et gazière offshore, des pêcheurs et pêcheuses artisanaux de la baie de Guanabara au Brésil qui luttent pour la justice environnementale, et des militant·e·s qui défendent la forêt d’Akbelen en Turquie contre le développement de l&rsquo;extraction du charbon.</p>



<p>Ces communautés sont détentrices de droits et porteuses de connaissances, et sont des acteurs politiques qui protègent leurs territoires et élaborent des réponses efficaces face au changement climatique. Les gouvernements doivent les protéger et s’assurer qu’elles aient leur mot à dire.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La COP31 doit s’attaquer au pouvoir du secteur des énergies fossiles</h4>



<p>Afin de protéger les droits humains, les gouvernements doivent profiter de la COP31 pour faire progresser trois priorités urgentes.</p>



<p>Premièrement, ils doivent stopper l’expansion des énergies fossiles et accélérer une transition complète, rapide, équitable, dotée du financement nécessaire et respectueuse des droits vers l’abandon des énergies fossiles. Les États les plus responsables doivent aller plus loin et plus vite, en supprimant les subventions octroyées aux énergies fossiles et en réorientant les ressources publiques vers des énergies renouvelables respectueuses des droits.</p>



<p>Deuxièmement, ils doivent veiller à ce que la transition protège les droits et ne laisse personne de côté, notamment en rendant le Mécanisme pour une transition juste opérationnel et responsable, et en le finançant.</p>



<p>Et troisièmement, ils doivent renforcer la mobilisation de financements climatiques supplémentaires à base de subventions, au profit de l’atténuation, de l’adaptation et de la prise en compte des pertes et préjudices, sans accroître l’endettement des pays à faibles revenus.</p>



<p>La COP31 ne pourra pas aboutir à ces résultats sans les connaissances et l’expertise des populations en première ligne de la crise climatique.</p>



<p>Le Brésil doit défendre les avancées en matière de participation réalisées lors de la COP30. La Turquie doit mettre fin à sa répression et protéger l’espace civique. L’Australie, en tant que co-présidente des négociations, doit garantir un résultat ambitieux et centré sur les droits, tout en s’opposant aux restrictions imposées aux manifestations pacifiques pour le climat sur son territoire.</p>



<p>La crise climatique ne peut pas être résolue à huis clos. Les portes doivent rester ouvertes, et les citoyen·ne·s doivent avoir le pouvoir d&rsquo;influencer ce qui se trame à l’intérieur.</p>



<h4 class="wp-block-heading">À propos des autrices</h4>



<p><strong>Sam Klintworth</strong> a plus de 30 ans d&rsquo;expérience dans le secteur associatif, où elle s&rsquo;est consacrée à l&rsquo;accompagnement et à la défense des personnes et des communautés vulnérables et marginalisées, tant au niveau local, national qu&rsquo;international. Psychologue diplômée, elle est également titulaire d&rsquo;une licence en droit et d&rsquo;une maîtrise en gestion.</p>



<p><strong>Ruhat Sena Akşener</strong> a débuté son engagement au sein de la société civile en participant à des projets culturels et de préservation de l&rsquo;environnement. Depuis 2005, elle travaille à Amnesty International Turquie sur des questions clés relatives aux droits humains, notamment la liberté d&rsquo;expression et de la presse, les droits des femmes, le droit à un procès équitable, les droits économiques, sociaux et culturels, la lutte contre l&rsquo;impunité et la discrimination. Elle est directrice d&rsquo;Amnesty International Turquie depuis 2023.</p>



<p><strong>Jurema Werneck</strong> est médecin et titulaire d’un doctorat en Communication et culture de la Faculté de communication de l’Université fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ). Elle occupe le poste de directrice d’Amnesty International Brésil depuis 2017. Elle est cofondatrice de Criola &#8211; une organisation pour les femmes noires basée à Rio de Janeiro &#8211; et de l’Articulation des organisations de femmes noires du Brésil, dont elle a été la première secrétaire exécutive. C&rsquo;est une militante chevronnée dans les domaines des droits humains, de l&rsquo;égalité raciale et de genre, ainsi que de la santé des populations noires et des femmes. Elle publie des ouvrages et des articles sur la culture noire, la condition des femmes noires, le racisme, la santé des femmes noires, les droits en matière de sexualité et de procréation, les politiques publiques en faveur de l&rsquo;égalité de genre et raciale, la santé des populations noires, la bioéthique et les droits humains. Jurema Werneck siège aux conseils d&rsquo;administration de Criola, de l&rsquo;Institut Marielle Franco, de Greenpeace Brésil et de Vital Strategies Brésil. Pour la période 2025-2026, elle a été nommée envoyée spéciale pour les COP30 et COP31, où elle se consacre à l&rsquo;égalité raciale et aux zones urbaines marginalisées (périphéries).</p>
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		<title>Événement : Pen&#8217;s Up!</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/evenement-pens-up/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 10:10:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Liberte d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Luxembourg]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=37170</guid>

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										<content:encoded><![CDATA[<section class="wp-block-amnesty-core-hero has-dark-background" style="aiic:ignore;background-image:url('https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Pens-up-Event-FB-1468x710.png')"><div class="container"><div class="hero-contentWrapper"><h1 class="hero-title"><span>Événément : pen&rsquo;s up!</span></h1><p class="hero-content">Rejoignez-nous le samedi 14 novembre pour le lancement de la campagne Write for Rights 2026 ! </p></div></div></section>


<div style="height:51px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<section id="section-3e8adc49" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<h2 class="wp-block-heading">Pen&rsquo;s up! </h2>



<p>À vos crayons ! Rejoignez-nous le samedi 14 novembre 2026 pour le lancement de la campagne Write for Rights. Cette année encore, nous nous mobilisons pour une dizaine d&rsquo;individus dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés. À nos côtés, vous aurez l&rsquo;occasion d&rsquo;en apprendre plus sur leur situation, de leur écrire des lettres de soutien, mais aussi de cibler directement les autorités compétentes, pouvant agir en leur faveur.</p>



<p>Au programme : sessions d&rsquo;écritures de lettre, projection de film, animations pour enfants, etc. </p>



<p>Infos pratiques : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Date : samedi 14 novembre, à partir de 14h </li>



<li>Lieu : Drescherhaus, Dommeldange (26 Rue du Château, 1329 Dommeldange, Luxembourg)</li>



<li>Inscription : gratuite mais obligatoire, via le formulaire ci-dessous</li>
</ul>

</div></section>

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		<title>UE. La réforme de Frontex exacerbe le risque que l’UE se rende complice de violations des droits humains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 08:51:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>UE. La réforme de Frontex exacerbe le risque que l’UE se rende complice de violations des droits humains En réaction à la proposition de la Commission européenne visant à réformer le Règlement relatif à l’Agence européenne de gardes-frontières et de gardes-côtes (le Règlement Frontex) qui augmente considérablement le budget, les pouvoirs, les effectifs et le [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">UE. La réforme de Frontex exacerbe le risque que l’UE se rende complice de violations des droits humains</h2>



<p>En réaction à la proposition de la Commission européenne visant à réformer le Règlement relatif à l’Agence européenne de gardes-frontières et de gardes-côtes (le Règlement Frontex) qui augmente considérablement le budget, les pouvoirs, les effectifs et le mandat de l’Agence, sans renforcer de manière proportionnelle ses garanties en matière de droits humains ni ses obligations en matière de transparence, Eve Geddie, directrice du Bureau d’Amnesty International auprès des institutions européennes, a déclaré :</p>



<p>« Les modifications que propose la Commission européenne concernant le mandat de Frontex accordent une fois de plus la priorité à l’élargissement des pouvoirs de l’agence en matière d’expulsion, de contrôle des frontières et d’intervention en dehors de l’Union européenne (UE), sans renforcer en contrepartie ses obligations en matière de droits humains.</p>



<p>« Frontex sera ainsi dotée de nouveaux pouvoirs lui permettant de procéder à des retours forcés entre pays non membres de l’UE, ouvrant la voie à un rôle plus important dans les  » centres de retour  » situés dans des pays tiers. Cette réforme exacerbe le risque que l’UE se rende complice de violations des droits humains, tout en érigeant de nouveaux obstacles à la transparence et à l’obligation de rendre des comptes. Elle doit être tout simplement rejetée.</p>



<p>« La Commission européenne ne cesse de consolider sa politique de  » forteresse Europe  » : elle intensifie la sécurité aux frontières, la surveillance et les expulsions sans jamais remettre en question les pouvoirs croissants d’une agence qui contribue à piéger des gens dans des situations où leurs droits sont bafoués.</p>



<p>« Le mandat de Frontex prévoit explicitement le respect, la protection et la promotion des droits fondamentaux. Or, au lieu de s’attaquer aux défaillances structurelles et biaisées qui favorisent les violations des droits et les atteintes commises aux frontières de l’Europe, la décision prise aujourd’hui ne fera que booster cette approche faillible dans les pays situés en dehors de l’UE.</p>



<p>« Alors que des citoyennes et citoyens à travers l’Europe manifestent pour dénoncer les difficultés d’accès au logement et le sous-financement de l’éducation et des services publics, la Commission européenne focalise sur le contrôle migratoire comme défi existentiel du continent et alloue des ressources disproportionnées aux expulsions et au contrôle des frontières. Il est grand temps qu’elle réévalue en profondeur ses priorités. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information </h4>



<p>Le 27 octobre 2026, la Commission européenne a présenté deux propositions : une modification du règlement relatif à l’Agence européenne de gardes-frontières et de gardes-côtes visant à porter à 30 000 le nombre d’agents de Frontex et à conférer à l’agence un rôle accru en matière de retours et de « réaction aux crises », ainsi que l’adoption d’un règlement visant à numériser les procédures de retour, de réadmission et de réintégration.</p>



<p>Amnesty International suit depuis longtemps les activités de Frontex ; elle a été membre de son Forum consultatif sur les droits fondamentaux depuis sa création en 2012 jusqu’à fin 2022. Une série de réformes de Frontex a rapidement étendu ses pouvoirs, son budget et ses capacités opérationnelles depuis sa création en 2004, son budget explosant jusqu’à atteindre plus d’un milliard d’euros par an pour 2026. Amnesty International a fait part de ses préoccupations quant au rôle des activités de surveillance aérienne maritime de Frontex en Méditerranée dans les interceptions illégales de personnes réfugiées et migrantes par les garde-côtes libyens. Elle remet également en cause la poursuite des opérations de Frontex dans les pays de l’UE adoptant des pratiques incompatibles avec le droit européen en matière d’asile et de migration : elle lui demande de prendre des mesures rapides en cas de violations signalées ou présumées des droits fondamentaux et, le cas échéant, d’engager des procédures conformément aux prescriptions de l’article 46 du règlement Frontex en vigueur afin de suspendre ou d’interrompre ses opérations.</p>
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		<title>La décision des Pays-Bas de se retirer de l’Eurovision doit inciter l’Union européenne de radio-télévision à suspendre la participation d’Israël</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 08:49:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La décision des Pays-Bas de se retirer de l’Eurovision doit inciter l’Union européenne de radio-télévision à suspendre la participation d’Israël Réagissant à l’annonce, faite mardi 27 octobre, par le groupe audiovisuel public néerlandais NPO, selon lequel les Pays-Bas ne prendraient pas part au concours Eurovision de la chanson en 2027 en raison du maintien de [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">La décision des Pays-Bas de se retirer de l’Eurovision doit inciter l’Union européenne de radio-télévision à suspendre la participation d’Israël</h2>



<p>Réagissant à l’annonce, faite mardi 27 octobre, par le groupe audiovisuel public néerlandais NPO, selon lequel les Pays-Bas ne prendraient pas part au concours Eurovision de la chanson en 2027 en raison du maintien de la participation d’Israël, Steve Cockburn, directeur pour l’Europe à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« L’organisme public de radio et télédiffusion néerlandais est le dernier en date à décider de ne pas prendre part au concours Eurovision de la chanson en 2027, en signe de protestation contre la participation d’Israël. Il adresse le message clair qu’aucune tribune ne doit être accordée dans le but de blanchir le génocide, le nettoyage ethnique et l’apartheid commis contre les Palestinien·ne·s. Cela met par ailleurs en relief le refus lâche de l’Union européenne de radio-télévision de suspendre Israël de cette compétition.</p>



<p>« La participation d’Israël à l’Eurovision offre à Israël une occasion de tenter de détourner l’attention et de poursuivre la banalisation du génocide qui continue dans la bande de Gaza occupée, et de l’accélération de ses manœuvres d’annexion et du nettoyage ethnique en Cisjordanie occupée.</p>



<p>« Amnesty International demande à l’Union européenne de radio-télévision et à ses membres et partenaires de suspendre Israël du concours Eurovision de la chanson. Il ne faut pas tendre un micro aux tentatives de dissimulation d’un génocide. » Pour en savoir plus, veuillez contacter press@amnesty.org.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Après avoir consulté les diffuseurs, le NPO, qui supervise la diffusion sur le service public aux Pays-Bas, a déterminé que le soutien à la participation des Pays-Bas était insuffisant, invoquant les « sensibilités » heurtées par la participation d’Israël à la compétition pour expliquer sa décision de se retirer.</p>
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		<title>Soudan. Les civil·e·s d’El Fasher sont victimes d’homicides illégaux, de privation de liberté et de torture, un an après la prise de la ville par les FAR &#8211; nouveaux témoignages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soudan. Les civil·e·s d’El Fasher sont victimes d’homicides illégaux, de privation de liberté et de torture, un an après la prise de la ville par les FAR &#8211; nouveaux témoignages Les civil·e·s d’El Fasher, dans le Darfour septentrional, au Soudan, continuent à subir détentions, actes de torture et accès limité à l’aide humanitaire, un an [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Soudan. Les civil·e·s d’El Fasher sont victimes d’homicides illégaux, de privation de liberté et de torture, un an après la prise de la ville par les FAR &#8211; nouveaux témoignages</h2>


<section id="section-91f46f28" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Surveillance et arrestations sont monnaie courante dans la ville</strong></li>



<li><strong>L’aide humanitaire étant limitée, le risque de malnutrition infantile reste élevé.</strong></li>



<li><strong>« Une peur omniprésente pèse actuellement sur El Fasher » &#8211; Agnès Callamard</strong></li>
</ul>

</div></section>


<p>Les civil·e·s d’El Fasher, dans le Darfour septentrional, au Soudan, continuent à subir détentions, actes de torture et accès limité à l’aide humanitaire, un an après que les Forces d’appui rapide (FAR) ont pris la ville et commis des violences contre les civil·e·s, a déclaré Amnesty International vendredi 23 octobre.</p>



<p>Dans de nouveaux témoignages, des résident·e·s ayant récemment fui la ville ont dit à Amnesty International que des écoles ont été transformées en centres de détention, que leurs allées et venues étaient strictement contrôlées, et que les homicides illégaux étaient monnaie courante.</p>



<p>Selon des chiffres recueillis par des organisations humanitaires travaillant dans la ville, moins de 70 000 personnes sont présentes à El Fasher, contre plus d’un million avant la guerre. L’accès humanitaire reste limité, et les personnels humanitaires et autres civil·e·s dans la ville sont constamment sous surveillance ou suivis. Le risque de détentions arbitraires, pour les civil·e·s et les travailleur·euses humanitaires, reste extrêmement élevé.</p>



<p>« L’affirmation des FAR selon laquelle les civil·e·s peuvent retourner à El Fasher en toute sécurité, après les terribles massacres ayant eu lieu il y a un an, ne pourrait être plus éloignée de la vérité », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Une peur omniprésente pèse actuellement sur El Fasher. Des hommes et des femmes vivent sous la surveillance constante des FAR, et sous la menace persistante de l’incarcération, la torture et la mort.</p>



<p>« Un an après la prise d’El Fasher par les FAR, la communauté internationale s’est abstenue d’adopter les mesures nécessaires pour faire face à la situation désespérée des civil·e·s tandis que le conflit fait rage. Rares sont les auteurs de violations commises dans le Darfour septentrional ayant été amenés à rendre des comptes. Les négociations vers un cessez-le-feu ont été timides, et Amnesty International n’a connaissance d’aucune tentative diplomatique d’établissement d’une force internationale qui protègerait les civil·e·s de manière significative.</p>



<p>« Surtout, les Émirats arabes unis continuent à soutenir les FAR, tandis que les gouvernements ayant l’influence requise se sont largement gardés de nommer et de dénoncer leur rôle ou de leur demander des comptes.</p>



<p>« Faute d’un cessez-le-feu, d’établissement des responsabilités, et d’une force de protection, les civil·e·s continueront à souffrir à El Fasher et à travers le Soudan. Les Forces armées soudanaises se sont systématiquement opposées à l’extension d’un embargo sur les armes et à un cessez-le-feu, continuant à croire qu’une « solution » militaire au conflit reste possible, mettant ainsi de côté la souffrance de la population soudanaise. »</p>



<p>En août et septembre 2026, Amnesty International a recueilli les propos de 25 civil·e·s, parmi lesquels 19 résident·e·s et six travailleur·euses humanitaires, concernant la situation d’El Fasher. Parmi les résident·e·s, 15 ont quitté El Fasher entre juillet et août 2026, et un se trouvait encore dans la ville ; les trois autres avaient fui plus tôt.</p>



<p>Le 9 octobre, Amnesty International a écrit aux FAR au sujet des informations recueillies. Au moment de la publication du présent document, l’organisation n’avait pas reçu de réponse.</p>



<p>En juillet 2026, Amnesty International a diffusé un rapport de grande ampleur décrivant les crimes contre l’humanité et le nettoyage ethnique commis durant leur campagne visant à saisir El Fasher, et montrant que certains groupes ethniques, tels que les Zaghawas, étaient particulièrement pris pour cible. L’organisation continue à recenser des violations flagrantes commises par les deux parties au conflit au Soudan, notamment à El Obeid, dans le Kordofan du Nord, ainsi que dans les États du Kordofan du Sud et du Nil Bleu.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Détention, torture et homicides illégaux en prison</h4>



<p>Sur les 19 résident·e·s interrogés, 17 avaient été placés en détention par les FAR. La plupart de ces personnes avaient été arrêtées lorsque les FAR se sont emparées de la ville, tandis que d’autres avaient été appréhendées lorsqu’elles étaient revenues chercher des effets personnels à leur domicile ou pour retrouver des proches manquant à l’appel. Elles ont toutes été maintenues en captivité pendant des mois. Plusieurs d’entre elles ont remarqué que des personnes appartenant à certains groupes ethniques particuliers, notamment les Zaghawas et les Masalits, risquaient davantage d’être arrêtées et victimes de violences.</p>



<p>La plupart des hommes ont été placés dans des centres de détention ou des prisons, où ils ont été témoins d’homicides illégaux, ont subi des actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements, et ne recevaient qu’une quantité minimale d’eau et de nourriture. Ils ont été relâchés uniquement après que leur famille a payé une rançon, ou ont dû s’échapper.</p>



<p>Modathir*, Zaghawa de 29 ans, a été détenu à la prison de Shala. Il était régulièrement roué de coups et a été témoin d’homicides illégaux. Il a déclaré à Amnesty International : « La torture est une caractéristique constante de la détention [aux mains des FAR]. Ils ont exécuté des gens qui essayaient de les regarder [&#8230;] Si vous dormez beaucoup, ils n’aiment pas ça, vous risquez d’être exécuté. Ils demandent : « Tu veux te reposer ? On va te faire dormir pour de bon. » » En juillet 2026, Modathir s’est échappé, fuyant de maison en maison afin de se mettre en sécurité.</p>



<p>Mamoun*, Zaghawa de 33 ans, a également été détenu à la prison de Shala jusqu’en juillet 2026. Il a dit avoir vu les FAR ouvrir le feu sur des détenus, et avoir été témoin de la mort d’un homme dont le diabète n’était pas soigné, que les FAR ont refusé d’aider. Mamoun était régulièrement frappé, et a déclaré : « Ils sortent des gens [de la cellule] au hasard, vous accusent d’être avec les forces conjointes ou l’armée [&#8230;] Et ils vous frappent jusqu’à ce que vous perdiez connaissance [&#8230;] Parfois, ils me passaient à tabac quatre fois par jours [&#8230;] Tout dépend de leur humeur. » Mamoun a fini par être remis en liberté après que sa famille a payé une rançon.</p>



<p>Le versement d’une rançon ne garantit pas toujours une libération. Musa*, Zaghawa de 23 ans, a déclaré que lui et son père avaient été arrêtés à l’hôpital pour enfants d’El Fasher en octobre 2025. Ils ont été relâchés plus d’un mois plus tard, après le paiement de leur rançon. Cependant, Musa a déclaré qu’au lieu de les autoriser à quitter la ville, les FAR les ont emmenés dans une maison sous leur garde et les y ont maintenus jusqu’en mai 2026, quand ils ont pu s’échapper.</p>



<p>Musa et son père ont été forcés à travailler pour les FAR, notamment à ramasser des cadavres, et ont parfois été contraints à s’exprimer devant une caméra pour dire que la ville était habitable, encourageant la population à revenir. Il a déclaré : « Ils nous faisaient faire le tour de la ville et nous ordonnaient de dire [à quel point] El Fasher est une bonne ville et un lieu sûr. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Détention dans des écoles</h4>



<p>Des femmes, des enfants et des hommes âgés ou blessés ont été détenus dans des écoles devenues des centres de détention de fait. Ils ont décrit un niveau élevé de malnutrition, notamment chez leurs propres enfants.</p>



<p>Amnesty International a recueilli les propos de neuf personnes ayant été détenues par les FAR dans des écoles. Elles avaient un accès extrêmement limité à la nourriture et à des soins de santé ; plusieurs femmes ont indiqué que leurs enfants avaient commencé à souffrir de malnutrition durant leur détention sur place. Toutes ces personnes avaient été remises en liberté ou étaient parvenues à s’échapper avant juillet ou août 2026.</p>



<p>Haram*, une femme zaghawa âgée de 45 ans, et ses jeunes enfants étaient détenus dans une école du quartier de Daraja Oula. Elle a déclaré à Amnesty International : « [Les FAR] injuriaient les gens [&#8230;] Les Zaghawas étaient frappés, [les FAR] sélectionnaient [des gens] au hasard et les rouaient de coups. Ils disaient que nous étions des femmes falangayaat [insulte dont la signification se rapproche d’esclavage ou de servitude]. »</p>



<p>Hadia*, femme gimir de 30 ans, dont l’époux a été visé par les tirs des FAR durant leur capture à El Fasher, a été détenue dans une école avec ses enfants, aux côtés de centaines d’autres femmes et enfants. Les FAR leur donnaient très peu de nourriture et d’eau.</p>



<p>La malnutrition a empêché Hadia de produire suffisamment de lait pour son plus jeune enfant, qui avait 18 mois. Quand elle a fini par s’échapper et a atteint Tawila en août 2026, il a été établi que ses trois enfants souffraient de malnutrition ; l’un d’entre eux a été hospitalisé. Hadia a déclaré à Amnesty International : « Mes enfants étaient très maigres et affaiblis. »</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><div style="position:relative"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="627" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-1024x627.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-37147" style="aspect-ratio:4/3;object-fit:cover" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-1024x627.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-300x184.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-768x470.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-1536x940.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-2048x1254.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-980x600.jpg 980w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-734x449.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-118x72.jpg 118w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-235x144.jpg 235w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-60x37.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-120x73.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-200x122.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-400x245.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-260x159.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-520x318.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-325x199.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-650x398.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-600x367.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></div><figcaption class="wp-element-caption">Des images satellites montrent le centre de détention de Mina al-Bari, situé à la périphérie d&rsquo;El Fasher.</figcaption></figure>



<p>Aloya*, une femme zaghawa de 54 ans, a passé plusieurs mois en détention dans une école. Elle craignait que l’on découvre qu’elle était zaghawa et elle n’a jamais parlé sa langue lorsqu’elle était sur place. Elle a déclaré : « Quatre ou cinq personnes mouraient chaque jour [&#8230;] surtout à cause du manque de nourriture. »</p>



<p>Hatim*, un homme berti âgé de 38 ans présentant une grave blessure à la mâchoire causée par des éclats de métal, a été arrêté par les FAR alors qu’il était revenu à El Fasher pour chercher des effets personnels à son domicile au printemps 2026. Il a été emmené dans une école, où il a été incarcéré pendant environ quatre mois avec quelque 300 personnes, des femmes pour la plupart. Il a déclaré à Amnesty International : « On ne pouvait pas se déplacer librement, il fallait rester là [&#8230;] [Les FAR] m’ont frappé les deux fois où j’ai essayé de m’enfuir [&#8230;] notamment sur mes blessures. » À la troisième tentative, Hatim a pu s’échapper.</p>



<p>Amnesty International a analysé des images satellite des lieux de détention situés dans des écoles entre octobre 2025 et septembre 2026. Si plusieurs sites donnaient à voir des signes d’activité humaine au cours des mois précédents, au mois de septembre 2026 l’activité quotidienne était réduite, ce qui conduit à penser qu’il est possible que ces lieux de détention aient été fermés. La prison de Shala et le centre de détention de Mina al Bari, autre lieu où des résident·e·s étaient enfermés, montraient encore des signes d’activité.</p>



<h4 class="wp-block-heading">« Tout le monde est terrorisé » : La surveillance exercée par les FAR et l&rsquo;accès humanitaire limité</h4>



<p>Des résident·e·s d’El Fasher ont déclaré à Amnesty International que si un petit nombre d’organisations humanitaires étaient de nouveau présentes dans la ville depuis septembre 2026, les FAR suivent de près leurs mouvements et empêchent les résident·e·s de leur parler librement.</p>



<p>Un résident revenu à El Fasher en juin 2026 a dit à Amnesty International : « Le El Fasher que je connaissais n’existe plus, c’est une ville complètement détruite. Les infrastructures publiques, les écoles, les institutions gouvernementales, les hôpitaux, sont tous détruits [&#8230;] On avait l’impression que tout le monde était surveillé de très près, ils ne laissent aux travailleurs humanitaires aucun espace pour parler en privé [&#8230;] Tout le monde est terrorisé. »</p>



<p>Une autre personne a déclaré : « L’accès [humanitaire] n’est pas complètement bloqué, mais [&#8230;] quand les organisations mettent en place des activités, [les FAR] effectuent un suivi de leur déroulement [&#8230;] Il n’y a pas d’images, pas d’entretiens, pas la moindre interaction. »</p>



<p>Des travailleurs humanitaires ont fait état de leurs inquiétudes au sujet de la malnutrition, en particulier car les récoltes n’ont pas été bonnes. Selon une évaluation officielle, il est très probable qu’une famine de niveau 5 du cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, le niveau le plus élevé, ait lieu dans le Darfour septentrional, notamment à El Fasher, dans les mois à venir.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="691" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-1024x691.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-37149" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-1024x691.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-300x203.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-768x518.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-1536x1037.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-2048x1383.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-889x600.jpg 889w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-734x495.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-107x72.jpg 107w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-213x144.jpg 213w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-60x41.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-120x81.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-200x135.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-400x270.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-260x176.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-520x351.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-325x219.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-650x439.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-600x405.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">Members of the pro-Sudanese army popular resistance group gather for a rally supporting the army position in Darfur, Kordofan, and the Blue Nile State, in the Karary district of Omdurman, the twin-city of Sudan&rsquo;s capital, on June 30, 2026. The Sudanese army said it had retaken Kulbus, a strategic town near the Chadian border, in what appeared to be its biggest battlefield gain in western Darfur since the fall of El-Fasher last year. The Rapid Support Forces, at war with the army since April 2023, consolidated control over most of Darfur after capturing El-Fasher, the military&rsquo;s final stronghold in the region. (Photo by Ebrahim HAMID / AFP via Getty Images)</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Travail forcé</h4>



<p>Femmes et hommes ont été soumis au travail forcé, et ont notamment dû ramasser les cadavres et déblayer les décombres dans les rues d’El Fasher, ou cuisiner et faire le ménage pour les FAR sans être payés.</p>



<p>Misbah*, homme zaghawa de 32 ans, a été arrêté par les FAR en octobre 2025. Il a été amené dans une maison du quartier de Daraja Oula, où il a été forcé à faire la cuisine et le ménage pour des membres des FAR. Il était ligoté et très peu nourri. Il a dit qu’on le frappait tous les jours, et a déclaré : « Je n’aurais jamais pensé que j’allais survivre. »</p>



<p>Les FAR devraient immédiatement relâcher l’ensemble des personnes ayant fait l’objet d’une arrestation arbitraire, et mettre fin à la torture et aux homicides illégaux en détention et ailleurs. Le recours au travail forcé, qui est interdit par le droit international, doit également cesser.</p>



<p>Amnesty International demande une nouvelle fois un cessez-le-feu immédiat au Soudan, ainsi qu’un déploiement de toute urgence d’une force internationale pour protéger les civil·e·s. Tous les pays doivent également cesser immédiatement de fournir des armes et des munitions à toutes les parties au conflit au Soudan. En particulier, les pays doivent s’abstenir d’effectuer des transferts d&rsquo;armes vers les Émirats arabes unis, jusqu’à ce que ceux-ci arrêtent de fournir des armes aux FAR, ce qui constitue une violation de l’embargo des Nations unies concernant le Darfour. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit par ailleurs élargir au reste du pays l’embargo actuel sur les armes concernant le Darfour.</p>
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		<title>Yémen. Les Houthis doivent immédiatement ouvrir les routes à Taizz, car des milliers de vies civiles sont en danger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 09:30:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Yémen. Les Houthis doivent immédiatement ouvrir les routes à Taizz, car des milliers de vies civiles sont en danger Les autorités houthies de facto doivent ouvrir sans délai certaines routes essentielles à l’intérieur et autour de Taizz, tandis que les affrontements s’intensifient entre Houthis et forces gouvernementales, et se rapprochent de zones densément peuplées de [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Yémen. Les Houthis doivent immédiatement ouvrir les routes à Taizz, car des milliers de vies civiles sont en danger</h2>



<p>Les autorités houthies de facto doivent ouvrir sans délai certaines routes essentielles à l’intérieur et autour de Taizz, tandis que les affrontements s’intensifient entre Houthis et forces gouvernementales, et se rapprochent de zones densément peuplées de la ville, a déclaré Amnesty International mercredi 21 octobre.</p>



<p>Les Houthis ont renforcé leur contrôle sur la ville de Taizz après avoir coupé, en octobre, la route principale reliant Taizz à Aden, poussant ainsi la ville au bord d’une grave catastrophe humanitaire. Ils ont bloqué l’aide humanitaire, mettant gravement en péril l’accès à la nourriture, à l’eau et aux soins de santé pour des centaines de milliers de personnes, selon des organes des Nations unies.</p>



<p>« Les habitant·e·s de Taizz, troisième ville du Yémen, endurent depuis des années des conditions de vie difficiles en raison du conflit, alors qu’ils accueillent le plus grand nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays. À plusieurs reprises depuis 2015, les forces houthies ont encerclé la ville, bloquant l’accès aux principales routes la reliant à d’autres villes et obligeant les civil·e·s à emprunter des routes de montagne dangereuses et mal entretenues », a déclaré Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.</p>



<p>« Une fois de plus, les civil·e·s de Taizz se retrouvent pris au piège et confrontés à de graves pénuries de produits de première nécessité, notamment de nourriture, d’eau et de médicaments. En vertu du droit international, les Houthis ont l’obligation de veiller à ce que l’acheminement de l’aide et de produits de première nécessité destinés aux civil·e·s dans le besoin ne soit entravé d’aucune manière, et à ce que les civil·e·s souhaitant quitter Taizz puissent le faire librement et en toute sécurité. »</p>



<p>Des organes des Nations unies ont indiqué que les stocks de carburant et d’oxygène d’établissements médicaux de première importance étaient dangereusement faibles ; que les réserves de blé et de farine pourraient être épuisées en moins de trois semaines ; que les prix des denrées alimentaires avaient augmenté d’environ 50 % ; et que le gaz de cuisine était devenu pratiquement introuvable.</p>



<p>Entre le 1er août et le 19 octobre, selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, 32 civil·e·s ont été tués dans le gouvernorat de Taizz, dont 14 enfants et neuf femmes, tandis que 115 civil·e·s ont été blessés, parmi lesquels 36 enfants et 34 femmes.</p>



<p>En vertu du droit international humanitaire, les parties à un conflit sont tenues de permettre et de faciliter l’acheminement rapide et sans entrave d’une aide humanitaire impartiale aux civil·e·s dans le besoin. Toutes les parties doivent permettre aux civil·e·s se trouvant dans des zones assiégées et souhaitant quitter les lieux de le faire, et elles doivent garantir la liberté de circulation du personnel humanitaire autorisé.</p>



<p>Les parties au conflit doivent également prendre toutes les précautions possibles pour épargner les civil·e·s et les biens de caractère civil.</p>



<p>Le Yémen est déjà confronté à l’une des pires crises humanitaires au monde. L’escalade des hostilités s’inscrit dans un contexte d’effondrement économique et de coupes draconiennes dans les financements de l’aide humanitaire, qui risquent d’exacerber une situation humanitaire déjà grave pour les personnes vivant dans le pays.</p>



<p>« La communauté internationale et les États donateurs doivent se mobiliser pour soutenir les civil·e·s au Yémen, notamment en exigeant de manière urgente et répétée que les Houthis rouvrent les routes menant à Taizz et libèrent toutes les personnes qu’ils détiennent arbitrairement, notamment des travailleurs humanitaires, et en fournissant un financement urgent et suffisant pour le plan d’intervention humanitaire du Yémen, qui souffre depuis des années d’un sous-financement persistant et grave, en particulier depuis les coupes budgétaires mondiales dans l’aide humanitaire en 2025 », a déclaré Heba Morayef.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le cessez-le-feu négocié par l’ONU entre les parties au conflit au Yémen, mis en place en 2022, a volé en éclats en juillet. Cela a fait suite à une frappe aérienne contre l’aéroport international de Sanaa, contrôlé par les Houthis, revendiquée par le gouvernement reconnu par la communauté internationale. Les Houthis ont accusé l’Arabie saoudite d’être à l’origine de cette attaque. Les combats entre les Houthis et le gouvernement reconnu par la communauté internationale se sont intensifiés, notamment le long de la côte ouest et dans le gouvernorat de Taizz.</p>



<p>Les Houthis, qui bénéficient du soutien de l’Iran, ont lancé des attaques de drones et de missiles contre l’Arabie saoudite, notamment contre des aéroports et des infrastructures pétrolières, tuant au moins 20 personnes et en blessant des centaines, selon les médias officiels saoudiens. L’armée saoudienne a repris ses frappes aériennes sur les territoires contrôlés par les autorités houthies de facto, faisant des dizaines de morts et de blessés. La reprise du conflit au Yémen s’inscrit dans le cadre d’une escalade plus large liée au conflit régional impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran.</p>
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		<title>Les États doivent agir face à l’escalade des violences commises par des colons avec l’aval de l’État israélien alors que débute la récolte des olives pour les Palestinien·ne·s</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 13:49:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les États doivent agir face à l’escalade des violences commises par des colons avec l’aval de l’État israélien alors que débute la récolte des olives pour les Palestinien·ne·s En réaction aux violences commises par des colons avec l’aval de l’État israélien en Cisjordanie occupée le week-end dernier, qui ont également ciblé une délégation de diplomates [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Les États doivent agir face à l’escalade des violences commises par des colons avec l’aval de l’État israélien alors que débute la récolte des olives pour les Palestinien·ne·s</h2>



<p>En réaction aux violences commises par des colons avec l’aval de l’État israélien en Cisjordanie occupée le week-end dernier, qui ont également ciblé une délégation de diplomates européens et une photojournaliste du Washington Post, Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« Une nouvelle fois, le système d’apartheid israélien transforme la récolte des olives en une saison d’horreur pour les familles palestiniennes en Cisjordanie occupée. Les attaques menées par des colons et cautionnées par l’État contre des fermes, qui endommagent, détruisent et volent les récoltes, associées aux restrictions de l’armée israélienne limitant l’accès aux oliveraies, causent de grandes souffrances aux Palestinien·ne·s et des pertes économiques considérables.</p>



<p>« La série d’attaques perpétrées ce week-end par des colons israéliens contre des villageois palestiniens de Khirbet Abu Falah et de Taybeh, dans la région de Ramallah, qui a également visé une photojournaliste du Washington Post et une délégation de diplomates européens, donne un aperçu d’une réalité marquée par des agressions incessantes. Certains hauts responsables israéliens et candidats aux élections, de tous bords politiques, tentent de présenter cette violence soutenue par l’État comme des actes isolés ; mais c’est une déformation flagrante de la réalité.</p>



<p>« Amnesty International tire depuis longtemps la sonnette d’alarme face à la montée exponentielle de la violence des colons, encouragée par l’État, à l’encontre des Palestiniens, qui vise en recourant à la terreur à mener une campagne de nettoyage ethnique de la population palestinienne en Cisjordanie occupée. L’incapacité de la communauté internationale à prendre des mesures concrètes contre le système qui permet l’oppression des Palestiniens favorise cette escalade de la violence. Ces attaques appellent une réaction ferme de la part des États qui se disent opposés à l&rsquo;annexion par Israël du territoire palestinien, à l&rsquo;extension des colonies et aux violences perpétrées par les colons avec le soutien de l&rsquo;État.</p>



<p>« Les États doivent reconnaître que ces attaques ne sont pas des actes isolés, mais relèvent d’une politique centrale de l’État israélien. Ils doivent prendre des mesures concrètes conformément à leurs obligations découlant du droit international et éviter de se rendre complices des violations et crimes commis par Israël à l’encontre des Palestiniens, en mettant fin aux échanges commerciaux, aux investissements et à la coopération qui contribuent à l’occupation illégale, à l’apartheid et à la campagne de nettoyage ethnique.</p>



<p>« Enfin, ils doivent imposer des sanctions ciblées aux responsables israéliens dont il est crédible de penser qu’ils sont impliqués dans de graves violations du droit international et soutenir les démarches de justice internationale et d’obligation de rendre des comptes. S’abriter derrière des déclarations creuses est lâche et favorise de nouvelles violations. Pour les Palestinien·ne·s, les conséquences s’avèrent mortelles. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 16 octobre 2026, des dizaines de colons israéliens masqués ont attaqué des agriculteurs palestiniens qui récoltaient des olives près du village d’Abu Falah, au nord-est de Ramallah. Au cours de l’attaque, les colons auraient lancé des pierres, tiré avec des frondes, incendié des oliviers et agressé des villageois. La photojournaliste américaine Heidi Levine, qui couvrait la récolte pour le Washington Post, a été jetée à terre et a reçu plusieurs coups de pied, alors qu’elle portait un équipement de protection où le mot « Presse » était clairement visible. Son matériel photographique et son téléphone ont été volés, et elle a été hospitalisée pour de multiples blessures. Le 19 octobre, la police israélienne a déclaré avoir arrêté 10 suspects dans le cadre de l’enquête.</p>



<p>Le lendemain, des colons israéliens masqués ont attaqué un groupe composé de diplomates belges, français et polonais, d&rsquo;un maire français, de représentants catholiques et d&rsquo;habitants palestiniens près du village de Taybeh, également situé au nord-est de Ramallah. Un véhicule diplomatique belge aurait été endommagé et plusieurs membres de la délégation agressés. </p>



<p>Dans son rapport de 2026 sur la Cisjordanie occupée, Amnesty International a établi que les autorités israéliennes intensifient depuis fin 2022 une campagne de nettoyage ethnique menée et soutenue par l’État, terrorisant et déplaçant de force des milliers de Palestinien·ne·s membres de communautés bédouines et pastorales de la zone C en Cisjordanie, en vue de modifier durablement la démographie de cette région. Pour atteindre leur objectif d’annexion officielle, elles accélèrent l’extension des colonies, renforcent les restrictions de déplacements et augmentent de manière exponentielle le financement ainsi que le soutien logistique, juridique et politique apporté aux colonies et aux avant-postes, distribuent des armes aux colons et encouragent, facilitent et cautionnent ouvertement les attaques de colons comme instrument délibéré de déplacement.</p>



<p>Depuis octobre 2023, les communautés palestiniennes en Cisjordanie occupée sont confrontées à une forte recrudescence des attaques menées par des colons, qui visent à les forcer à partir : agressions physiques, menaces et harcèlement à l’encontre des personnes ; destructions de biens, incendies criminels et vols de récoltes ; restrictions d’accès aux terres agricoles et aux pâturages, et maltraitance et vol de bétail.</p>



<p>Amnesty International appelle les États à suspendre toute forme de coopération contribuant à l’occupation illégale menée par Israël, à interdire les échanges commerciaux avec les colonies israéliennes, à imposer des sanctions ciblées aux responsables israéliens directement impliqués dans la campagne de nettoyage ethnique et les crimes graves relevant du droit international commis à l’encontre des Palestinien·ne·s en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, à imposer un embargo total sur les armes et les équipements de sécurité à destination d’Israël, et à soutenir les mécanismes internationaux garants de l’obligation de rendre des comptes, y compris les investigations menées actuellement par la Cour pénale internationale.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/les-etats-doivent-agir-face-a-lescalade-des-violences-commises-par-des-colons-avec-laval-de-letat-israelien-alors-que-debute-la-recolte-des-olives-pour-les-palestinien%c2%b7/">Les États doivent agir face à l’escalade des violences commises par des colons avec l’aval de l’État israélien alors que débute la récolte des olives pour les Palestinien·ne·s</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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