<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Actualités des droits humains dans le monde | Amnesty international</title>
	<atom:link href="https://www.amnesty.lu/category/actualites/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.amnesty.lu/category/actualites/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 03 Aug 2026 11:20:22 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2018/08/cropped-amnesty-international-logomark-e1724406730223-32x32.jpg</url>
	<title>Actualités des droits humains dans le monde | Amnesty international</title>
	<link>https://www.amnesty.lu/category/actualites/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Espagne. Il faut veiller à placer les droits humains, la dignité et l’humanité au cœur de la réponse apportée à l’afflux exceptionnel de personnes à Ceuta</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/espagne-il-faut-veiller-a-placer-les-droits-humains-la-dignite-et-lhumanite-au-coeur-de-la-reponse-apportee-a-lafflux-exceptionnel-de-personnes-a-ceuta/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 11:17:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36798</guid>

					<description><![CDATA[<p>Espagne. Il faut veiller à placer les droits humains, la dignité et l’humanité au cœur de la réponse apportée à l’afflux exceptionnel de personnes à Ceuta En réaction au passage de dizaines de milliers de personnes, dont des mineur·e·s, depuis le Maroc jusquà l’enclave espagnole de Ceuta et aux décès signalés de 43 personnes, Esteban [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/espagne-il-faut-veiller-a-placer-les-droits-humains-la-dignite-et-lhumanite-au-coeur-de-la-reponse-apportee-a-lafflux-exceptionnel-de-personnes-a-ceuta/">Espagne. Il faut veiller à placer les droits humains, la dignité et l’humanité au cœur de la réponse apportée à l’afflux exceptionnel de personnes à Ceuta</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Espagne. Il faut veiller à placer les droits humains, la dignité et l’humanité au cœur de la réponse apportée à l’afflux exceptionnel de personnes à Ceuta</h2>



<p>En réaction au passage de dizaines de milliers de personnes, dont des mineur·e·s, depuis le Maroc jusquà l’enclave espagnole de Ceuta et aux décès signalés de 43 personnes, Esteban Beltrán, directeur d’Amnesty International Espagne, a déclaré :</p>



<p>« Nous suivons ce qui se passe de très près. Les autorités espagnoles et marocaines doivent placer leurs obligations en matière de droits humains au cœur de leur réponse à cette situation. Elles doivent garantir l’accès au système d’asile à ceux qui en font la demande et respecter les droits de toutes les personnes migrantes, indépendamment des moyens par lesquels elles sont arrivées, sans discrimination.</p>



<p>« Cet afflux massif à Ceuta et les conditions dans lesquelles s’effectue le franchissement de la frontière ne doivent pas faire oublier qu’en vertu du droit international, le principe de non-refoulement est absolu et que les expulsions collectives sont prohibées en toutes circonstances.</p>



<p>« Toutes les forces déployées doivent agir dans le respect du droit international et des normes connexes, notamment s’agissant du recours à la force. Les autorités espagnoles doivent veiller à mettre en œuvre des ressources suffisantes en matière de santé et d’aide sociale afin de répondre aux besoins de ces migrant·e·s, notamment des enfants et des personnes exposées à un risque accru de violations des droits humains.</p>



<p>« Amnesty International engage les autorités espagnoles à prendre les mesures nécessaires pour éviter que leur réponse n’ait des effets discriminatoires, en particulier sur les personnes racisées et les enfants, et à condamner la propagation d’un discours raciste. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Les autorités de Ceuta ont indiqué que, selon les estimations, plus de 60 000 personnes ont franchi la frontière. L&rsquo;Espagne a déployé des unités de l’armée à Ceuta pour prêter main-forte à la police et à la Garde civile. Selon certaines informations, des milliers de personnes dorment dans la rue. Amnesty International continuera de suivre la situation afin de repérer tout élément attestant de violations des droits humains dans le cadre du contrôle des frontières, comme le recours excessif à la force ou la violation de l’obligation de non-refoulement.</p>




<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/espagne-il-faut-veiller-a-placer-les-droits-humains-la-dignite-et-lhumanite-au-coeur-de-la-reponse-apportee-a-lafflux-exceptionnel-de-personnes-a-ceuta/">Espagne. Il faut veiller à placer les droits humains, la dignité et l’humanité au cœur de la réponse apportée à l’afflux exceptionnel de personnes à Ceuta</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Monde. La chaleur extrême met en évidence la convergence mortelle entre changement climatique, cupidité des grandes entreprises et défaillance politique, alors que les droits partent en fumée</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/monde-la-chaleur-extreme-met-en-evidence-la-convergence-mortelle-entre-changement-climatique-cupidite-des-grandes-entreprises-et-defaillance-politique-alors-que-les-droits-partent-en-fumee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 08:33:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36785</guid>

					<description><![CDATA[<p>Monde. La chaleur extrême met en évidence la convergence mortelle entre changement climatique, cupidité des grandes entreprises et défaillance politique, alors que les droits partent en fumée En réaction aux phénomènes météoroloqiues extrêmes liés à la chaleur autour du monde, notamment aux épisodes intenses d’incendies, de sécheresses et d’inondations, Marta Schaaf, directrice du programme Justice [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/monde-la-chaleur-extreme-met-en-evidence-la-convergence-mortelle-entre-changement-climatique-cupidite-des-grandes-entreprises-et-defaillance-politique-alors-que-les-droits-partent-en-fumee/">Monde. La chaleur extrême met en évidence la convergence mortelle entre changement climatique, cupidité des grandes entreprises et défaillance politique, alors que les droits partent en fumée</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Monde. La chaleur extrême met en évidence la convergence mortelle entre changement climatique, cupidité des grandes entreprises et défaillance politique, alors que les droits partent en fumée</h2>



<p>En réaction aux phénomènes météoroloqiues extrêmes liés à la chaleur autour du monde, notamment aux épisodes intenses d’incendies, de sécheresses et d’inondations, Marta Schaaf, directrice du programme Justice climatique, économique et sociale et Responsabilité des entreprises à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« La chaleur extrême n’est pas seulement un phénomène météorologique, elle revêt une dimension politique. C’est le point où le changement climatique, alimenté par la cupidité des entreprises et les défaillances politiques, entre en collision avec les droits, la vie et les moyens de subsistance des populations. Il s’agit d’une urgence en matière de droits humains qui menace les droits à la vie, à la santé, au logement, à l’eau et à l’assainissement, à l’alimentation, à l’éducation et à un environnement sain. Ce n’est pas une catastrophe isolée, mais un facteur qui démultiplie les atteintes aux droits humains. Alors que de nombreux gouvernements et entreprises reviennent sur leurs efforts en matière de lutte contre le changement climatique, de plus en plus de gens à travers le monde sont confrontés à des phénomènes extrêmes liés au changement climatique qui bouleversent leur vie – voire, trop souvent, y mettent un terme.</p>



<p>« Les vagues de chaleur peuvent causer des décès directs, mais elles favorisent aussi les incendies, aggravent la pollution atmosphérique, assèchent les sols et perturbent les régimes des pluies : la sécheresse est encore plus intense dans certaines régions et les inondations deviennent plus dangereuses ailleurs. À ces effets néfastes s’ajoutent les pratiques autoritaires qui contestent la science du climat, restreignent les manifestations, propagent la désinformation sur le climat et permettent aux intérêts puissants liés aux énergies fossiles d’esquiver toute obligation de rendre des comptes.</p>



<p>« Les gouvernements doivent protéger les populations dès à présent grâce à des mesures d’adaptation et à des services publics résilients face au changement climatique, notamment des systèmes d’alerte précoce, des logements sûrs, l’accès à l’eau et des protections contre la chaleur. Il leur faut aussi s’attaquer aux causes profondes de cette crise grandissante. Grâce notamment aux généreuses subventions publiques et au soutien de leurs alliés au sein des gouvernements, les entreprises du secteur des énergies fossiles engrangent des bénéfices, tandis que les populations se retrouvent à payer le prix des dégâts que ces entreprises contribuent à engendrer. Les États doivent appliquer le principe du  » pollueur-payeur « , défendre la science du climat et l&rsquo;espace civique, et mettre en œuvre une sortie progressive des énergies fossiles qui soit complète, rapide, équitable et financée, et qui ne laisse personne sur la touche. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Selon l&rsquo;Organisation mondiale de la santé, le nombre de personnes exposées à la chaleur extrême augmente de manière exponentielle en raison du changement climatique dans toutes les régions du monde. Tandis que les températures moyennes grimpent sous l&rsquo;effet du changement climatique, le risque de températures extrêmes, de vagues de chaleur, d&rsquo;incendies et de températures record s&rsquo;accroît. Des vagues de chaleur de forte intensité ont été signalées ce mois-ci aux États-Unis, en Tunisie, au Moyen-Orient, en Turquie et au Bangladesh, tandis que plus de la moitié de l&rsquo;Angleterre est officiellement en situation de sécheresse. On enregistre un nombre élevé de décès liés à la chaleur cette année au niveau mondial, tandis que des incendies de grande ampleur font actuellement rage en Europe, en Afrique du Nord et au Canada.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/monde-la-chaleur-extreme-met-en-evidence-la-convergence-mortelle-entre-changement-climatique-cupidite-des-grandes-entreprises-et-defaillance-politique-alors-que-les-droits-partent-en-fumee/">Monde. La chaleur extrême met en évidence la convergence mortelle entre changement climatique, cupidité des grandes entreprises et défaillance politique, alors que les droits partent en fumée</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Inde. La poursuite des exportations d’armes vers Israël entraîne un risque de complicité dans le génocide en cours à Gaza</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/inde-la-poursuite-des-exportations-darmes-vers-israel-entraine-un-risque-de-complicite-dans-le-genocide-en-cours-a-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 03:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36779</guid>

					<description><![CDATA[<p>Inde. La poursuite des exportations d’armes vers Israël entraîne un risque de complicité dans le génocide en cours à Gaza L’Inde a continué de livrer des armes à Israël malgré le risque substantiel que ce pays les utilise dans son génocide en cours contre la population palestinienne de la bande de Gaza occupée, a déclaré [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/inde-la-poursuite-des-exportations-darmes-vers-israel-entraine-un-risque-de-complicite-dans-le-genocide-en-cours-a-gaza/">Inde. La poursuite des exportations d’armes vers Israël entraîne un risque de complicité dans le génocide en cours à Gaza</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Inde. La poursuite des exportations d’armes vers Israël entraîne un risque de complicité dans le génocide en cours à Gaza</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Des munitions, des pièces détachées et des accessoires ont été vendus aux forces israéliennes.</em></li>



<li><em>Au moins 2 596 cargaisons d’armes ont été exportées vers Israël depuis le 7 octobre 2023.</em></li>



<li><em>Amnesty International a identifié des entreprises concernées qui sont directement détenues ou contrôlées par l’État indien.</em></li>
</ul>



<p>L’Inde a continué de livrer des armes à Israël malgré le risque substantiel que ce pays les utilise dans son génocide en cours contre la population palestinienne de la bande de Gaza occupée, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport.</p>



<p>Intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/ASA2013272026EN.pdf"><strong>Made in India: The Supply of Weapons and Ammunition to Israel</strong></a>, ce rapport montre que le gouvernement indien a établi un partenariat étroit et rentable avec le secteur de la défense israélien et est devenu un fournisseur important de la chaîne d’approvisionnement qui soutient les opérations militaires d’Israël.</p>



<p>S’appuyant sur les données relatives aux expéditions de marchandises entre l’Inde et Israël, ce rapport révèle que des armes, des munitions, des pièces détachées et des composants indiens ont été expédiés à de grandes entreprises israéliennes qui fournissent l’armée d’Israël. Le rapport établit également que des entreprises directement détenues ou contrôlées par l’État indien sont impliquées dans ce commerce.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/ASA2013272026EN.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<p>« Nos recherches révèlent un soutien constant de l’Inde à l’armée et au secteur de la défense israéliens malgré le génocide à Gaza, dont il est pourtant question presque quotidiennement dans les médias du monde entier depuis des années, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« L’Inde fabrique et fournit des armes transférées à Israël par le biais des grandes entreprises fournisseuses qu’elle détient et contrôle. Non seulement elle ne réglemente pas les exportations d’armes vers Israël réalisées par des entreprises privées comme le lui imposent le droit international et les normes internationales, mais en outre elle a renforcé son partenariat de défense avec Israël.</p>



<p>« Compte tenu des mesures conservatoires prises par la Cour internationale de justice, qui reconnaissent un risque plausible de génocide contre les Palestinien·ne·s de Gaza, les autorités indiennes ne peuvent pas affirmer de façon crédible qu’elles ne savaient pas que, si elles continuaient d’autoriser et de faciliter les transferts d’armes vers Israël, elles risquaient fortement de contribuer à de graves violations du droit international. Tandis que l’armée israélienne répandait la mort et la destruction à Gaza, infligeant de vastes souffrances à la population palestinienne, les entreprises indiennes ont continué de faire du profit en livrant des composants et des munitions destinés au secteur de la défense israélien.</p>



<p>« Le gouvernement indien doit cesser immédiatement d’autoriser les exportations d’armes, de munitions et de pièces détachées vers Israël. Il doit aussi veiller à ce que les entreprises placées sous son contrôle ne contribuent pas à des crimes de droit international. Toutes les entreprises ont la responsabilité de respecter les droits humains dans le cadre de leurs activités partout dans le monde, ce qui implique notamment qu’elles doivent prendre dès le départ des mesures préventives fermes pour s’assurer que leurs produits ne soient pas utilisés pour commettre de graves violations du droit international. Ces mesures doivent être proportionnées au niveau de risque. »</p>



<p>L’équipe de recherche d’Amnesty International a analysé 2 596 cargaisons d’armes, de munitions, de pièces et de composants expédiées de l’Inde vers Israël depuis le 7 octobre 2023. Les registres indiquent que les entreprises indiennes ont fourni au moins 390 516 pièces détachées d’armes de petit calibre de type militaire, 564 970 composants d’engins explosifs (tels que des ogives pour drones, des douilles d’obus, etc.) et 298 composants de véhicules militaires à de grandes entreprises israéliennes qui fournissent directement l’armée d’Israël.</p>



<p>Amnesty International a systématiquement exclu les données sur les cargaisons pouvant être destinées à un usage civil. Elle a aussi exclu les armes, pièces et munitions susceptibles d’être utilisées pour des technologies de défense antimissile, qui servent souvent à protéger la population civile des attaques menées sans discrimination.</p>



<p>Amnesty International a par ailleurs analysé le cadre juridique national indien relatif aux transferts d’armes et sa conformité avec le droit international et les normes internationales. Elle a constaté de graves lacunes structurelles, notamment l’absence d’obligation explicite de diligence en matière de droits humains afin d’empêcher que des biens militaires soient utilisés pour commettre des violations du droit international relatif aux droits humains ou du droit international humanitaire (DIH), ainsi qu’un manque de transparence qui entraîne une absence d’obligation de rendre des comptes dans le processus d’exportation.</p>



<p>L’Inde s’est abstenue lors du vote pour l’adoption du Traité sur le commerce des armes en avril 2013. Depuis, elle n’a pas ratifié ce traité et n’y a pas non plus adhéré. Il est crucial que l’Inde adhère au Traité sur le commerce des armes à titre de première mesure visant à mettre sa réglementation sur le contrôle des exportations en conformité avec le droit international relatif aux transferts d’armes.</p>



<p>Dans le cadre de leur obligation de respecter et de faire respecter le DIH, tous les États ont l’interdiction de transférer ou d’autoriser des acteurs privés à transférer des armes à une partie à un conflit armé (qu’il s’agisse d’un État ou d’un groupe armé non étatique) dès lors qu&rsquo;il existe un risque manifeste que cela contribue à des violations du droit international humanitaire.</p>



<p>Les entreprises impliquées dans les transferts d’armes à Israël peuvent aussi contribuer à des violations du DIH. En outre, si les entreprises et leur personnel avaient connaissance du risque substantiel que les armes en question soient utilisées pour commettre des crimes de droit international, leur responsabilité pénale peut être engagée.</p>



<p>En juin et en juillet 2026, Amnesty International a écrit au gouvernement indien et aux neuf entreprises citées dans son rapport pour leur faire part de ses conclusions détaillées. Au moment de la publication, elle n’avait pas reçu de réponse.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Des armes identifiées</h4>



<p>À la suite des crimes contre l’humanité commis par le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens lors de leurs attaques contre Israël le 7 octobre 2023, Israël s’est engagé dans une campagne violente et destructrice dans la bande de Gaza, s’apparentant à un génocide toujours en cours contre la population palestinienne, et poursuit ses opérations militaires et ses pratiques illégales, notamment son soutien actif à la violence débridée des colons en Cisjordanie. Ces actes se produisent dans le contexte de l’occupation illégale du territoire palestinien par Israël depuis des décennies et du système d’apartheid qu’il impose aux Palestinien·ne·s.</p>



<p>Ces crimes et violations du droit international sont rendus possibles par les livraisons presque ininterrompues d’armes et de munitions à Israël par un certain nombre d’États clés, tels que les États-Unis et l’Allemagne, ainsi que par le transit d’armes à destination d’Israël par la Slovénie et la France, comme l’a montré Amnesty International.</p>



<p>L’organisation a identifié les armes et munitions exportées par l’Inde vers Israël, y compris les pièces et accessoires, comme appartenant aux catégories désignées par les codes 93+ et 8710+ du Système harmonisé, système internationalement reconnu de codification des marchandises.</p>



<p>Le code 93+ désigne une catégorie assez large qui comprend la plupart des types d’armes et de munitions, ainsi que les pièces détachées et accessoires. La catégorie correspondant au code 8710+ contient les véhicules de combat blindés et à chenilles, ainsi que les pièces détachées connexes.</p>



<p>Amnesty International a identifié au moins 2 596 cargaisons d’armes, de pièces détachées et de munitions exportées d’Inde en Israël entre le 7 octobre 2023 et le 30 novembre 2025. Ces cargaisons contenaient notamment des composants d’armes automatiques pour les armes déployées par les forces israéliennes à Gaza ; des obus de 155 millimètres hautement explosifs fournis à Elbit Systems ; des ogives explosives pour les munitions rôdeuses de type Skystriker, semblables à celles identifiées dans les débris à Khan Younès, dans la bande de Gaza ; et des composants de véhicules blindés destinés aux principaux fournisseurs de l’armée israélienne.</p>



<p>Amnesty International estime que certaines entreprises indiennes pourraient être considérées comme complices de crimes de droit international et d’autres graves violations des droits humains commises par Israël du fait de leurs relations commerciales avec des entreprises israéliennes qui fournissent directement l’armée d’Israël.</p>



<p>L’organisation a analysé les exportations de plusieurs entreprises indiennes, parmi lesquelles : PLR Systems Private Limited, qui fabrique des pièces détachées pour armes automatiques et est une entreprise commune d’Adani Defence &amp; Aerospace et d’Israel Weapon Industries ; Indo MIM Private Limited, qui fabrique des composants pour armes à feu ; Kalyani Systems Private Limited, qui fabrique des munitions et des douilles d’artillerie et est une filiale de Bharat Forge ; Munitions India Limited, entreprise publique qui fabrique des munitions d’artillerie hautement explosives ; et Alpha Elsec Defence &amp; Aerospace Systems Private Limited, qui fabrique des ogives explosives et est une entreprise commune d’Alpha Design Technologies et d’Elbit Systems.</p>



<p>Les entreprises israéliennes qui ont commandé et reçu les armes sont notamment Elbit Systems, Rafael Advanced Defense Systems Ltd et Israel Aerospace Industries Ltd, qui sont connues pour leur contribution aux violations du droit international relatif aux droits humains et du DIH commises par Israël. En 2025, Amnesty International a appelé la totalité des États et des entités privées à mettre un terme à toutes leurs activités commerciales avec ces entreprises, « faute de quoi ils risquent de devenir complices des crimes contre l’humanité d’apartheid et de génocide et d’autres crimes de droit international ».</p>



<p>L’organisation demande depuis longtemps un embargo total sur les armes à destination d’Israël, qui couvre la fourniture, la vente ou le transfert, directs ou indirects, d’armes et de matériel militaire, y compris les technologies, pièces et composants, l’assistance technique, la formation et l’aide financière ou autre qui y sont liés, tant que les entreprises concernées ne seront pas en mesure de prouver qu’elles ne contribuent pas à l’occupation israélienne illégale ou aux crimes de droit international commis par Israël.</p>



<p>L’Inde et les entreprises indiennes qui fournissent des armes, des munitions, des pièces ou des composants doivent immédiatement mettre un terme à tous les transferts d’armes et de munitions, y compris de pièces et de composants, à destination d’Israël.</p>



<p>« En autorisant en toute connaissance de cause les transferts d’armes vers Israël, l’Inde bafoue clairement son engagement à prévenir le génocide aux termes de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, ainsi que son obligation de faire respecter les Conventions de Genève, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Toute entreprise qui détermine que les produits qu’elle vend sont susceptibles d’avoir contribué à des atteintes aux droits humains des Palestinien·ne·s à Gaza doit proposer un processus de réparation à toutes les personnes ayant subi un préjudice en conséquence ou coopérer avec un tel processus. »</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/ASA2013272026EN.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>




<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/inde-la-poursuite-des-exportations-darmes-vers-israel-entraine-un-risque-de-complicite-dans-le-genocide-en-cours-a-gaza/">Inde. La poursuite des exportations d’armes vers Israël entraîne un risque de complicité dans le génocide en cours à Gaza</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nigeria. Des documents de Shell révèlent l’existence d’un pipeline « en piteux état », des puits « introuvables » et des coûts de démantèlement s’élevant à 9,5 milliards d’euros, tandis que le scandale lié à la pollution prend de l’ampleur</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/nigeria-des-documents-de-shell-revelent-lexistence-dun-pipeline-en-piteux-etat-des-puits-introuvables-et-des-couts-de-demantelement-selevant-a/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 07:55:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36768</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nigeria. Des documents de Shell révèlent l’existence d’un pipeline « en piteux état », des puits « introuvables » et des coûts de démantèlement s’élevant à 9,5 milliards d’euros, tandis que le scandale lié à la pollution prend de l’ampleur Shell doit répondre de décennies de pollution dans le delta du Niger, après que des [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/nigeria-des-documents-de-shell-revelent-lexistence-dun-pipeline-en-piteux-etat-des-puits-introuvables-et-des-couts-de-demantelement-selevant-a/">Nigeria. Des documents de Shell révèlent l’existence d’un pipeline « en piteux état », des puits « introuvables » et des coûts de démantèlement s’élevant à 9,5 milliards d’euros, tandis que le scandale lié à la pollution prend de l’ampleur</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Nigeria. Des documents de Shell révèlent l’existence d’un pipeline « en piteux état », des puits « introuvables » et des coûts de démantèlement s’élevant à 9,5 milliards d’euros, tandis que le scandale lié à la pollution prend de l’ampleur</h2>



<p>Shell doit répondre de décennies de pollution dans le delta du Niger, après que des documents internes de l’entreprise ont révélé des règles bafouées, des infrastructures défaillantes et des coûts de dépollution non couverts qui risquent de faire porter le fardeau aux populations touchées, dénonce une coalition d’organisations de défense des droits humains et de l’environnement, dont Amnesty International, dans un nouveau rapport publié le 29 juillet 2026.</p>



<p>Ce rapport, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/NIGERIA-LIFTING-THE-LID-FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Nigeria: Lifting the Lid</strong></a>, analyse des documents internes de Shell – courriels, audits, présentations et compte-rendu confidentiels – divulgués dans le cadre d’une procédure judiciaire au Royaume-Uni, qui révèle un scandale plus vaste en termes de droits humains que précédemment dénoncé. Alors que d’après Shell, ses activités respectaient les normes internationales, ces documents mettent en évidence les préoccupations concernant une complicité présumée de l’armée nigériane dans les vols d’hydrocarbures, une collusion présumée entre personnel et sous-traitants, des dérogations aux normes de sécurité, une négligence chronique des risques identifiés concernant l’intégrité des oléoducs, des données manquantes sur les puits, l’absence de détection des fuites et des contrôles déficients des déversements.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/NIGERIA-LIFTING-THE-LID-FINAL.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<p>Shell connaissait les risques liés au vieillissement et aux fuites de ses infrastructures, notamment d’un vieil oléoduc qualifié en interne de « cas désespéré », mais les a maintenues en fonction. Elle a par la suite décidé de céder ses activités terrestres plutôt que de faire face aux coûts colossaux liés au nettoyage et au démantèlement, celui-ci ayant été estimé en interne à 9,5 milliards d’euros. D’après une autre présentation interne, la pollution a endommagé 375 km² de mangroves.</p>



<p>Amnesty International a adressé un courrier à Shell le 3 juillet 2026 pour lui faire part de ses conclusions en lien avec les documents divulgués. Shell a répondu au rapport d’Amnesty en ces termes : « Nous ne nous reconnaissons pas dans la description et le portrait que vous faites de Shell. L’entreprise s’engage à faire preuve d’honnêteté, d’intégrité et de respect envers les gens, et à mener ses activités de manière éthique et transparente ». Shell affirme que ces conclusions ne reflètent pas « le contexte opérationnel difficile qui prévalait à l’époque dans le delta du Niger ». Sa réponse complète figure dans le rapport.</p>



<p>« Shell a longtemps pointé du doigt les vols et les actes de sabotage comme cause majeure de la pollution du delta du Niger. Cependant, ces documents coupent court à des années de déni et soulèvent de graves questions : que savait Shell, qu’a-t-elle laissé faire, et a-t-elle par la suite cherché à se soustraire aux coûts liés à son héritage toxique, a déclaré Isa Sanusi, directeur d’Amnesty International Nigeria.</p>



<p>« Ce scandale ne se résume pas à des “détournements” illégaux ou des vols d’hydrocarbures. Le véritable scandale, c’est la quête de profits de Shell au détriment des droits des populations. Shell était prête à accepter</p>



<p>une dégradation de l’environnement au Nigeria qui n’aurait pas été tolérée ailleurs, et ses propres documents viennent aujourd’hui contredire des années de dénégations publiques. » Ce rapport est publié par Amnesty International, en collaboration avec The Corner House, Hawkmoth, HEDA Resource Centre, Kebetkache Women Development &amp; Resource Centre, Miideekor Environmental Development Initiative (MEDI), Recommon et Social Action. Pour les populations touchées, ces conclusions confirment ce que beaucoup clament depuis des décennies : la pollution pétrolière a causé des dégradations au niveau de l’eau, des terres agricoles, des aires de pêche, de la santé et des moyens de subsistance, tandis que les entreprises continuaient d’engranger des bénéfices et de nier toute responsabilité.</p>



<p>« On ne peut pas permettre à Shell d’extraire le pétrole, d’empocher les bénéfices et de laisser la pollution derrière elle. Les habitant·e·s du delta du Niger ont droit à la vérité, à la justice, à des opérations de nettoyage et à des réparations », a déclaré Olanrewaju Suraju, président du HEDA Resource Centre, une ONG nigériane spécialisée dans la gouvernance et la justice environnementale.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Inquiétudes quant à une implication dans les vols de pétrole, les infractions aux règles et les infrastructures défaillantes</h4>



<p>D’après les documents, alors que Shell imputait les vols de pétrole à des gangs criminels, ses responsables autorisaient le maintien de raccordements illégaux sur les oléoducs, car leur retrait aurait « entraîné un temps d’arrêt considérable du réseau », et donc la suspension temporaire de flux rentables de pétrole brut. Un cadre de Shell écrivait en 2013 que cela avait conduit les forces nigérianes chargées de la sécurité des oléoducs à accuser Shell d’être « complice » des vols de pétrole « car nous ne retirons pas les points de détournement ». Cette année-là, une présentation de Shell évoquant les répercussions de ces détournements illégaux, posait la question suivante : « Pouvons-nous continuer à produire en toute bonne conscience, sachant que cela entraînera inévitablement de nouveaux dommages environnementaux ? »</p>



<p>En outre, ce rapport révèle que Shell a exempté sa filiale nigériane, la Shell Petroleum Development Company (SPDC), de certains aspects clés de ses normes mondiales en matière de santé et de sécurité, afin que le pétrole puisse continuer de circuler dans des oléoducs endommagés, lors même qu’ils n’étaient pas jugés sûrs au regard des règles de sécurité de Shell. Cette approche, d’après un haut responsable de Shell, n’aurait pas été acceptée ailleurs. Des documents internes indiquent que les dirigeants soupçonnaient des membres du personnel et des sous-traitants d’être impliqués dans des vols d’hydrocarbures ; un courriel contenait d’ailleurs cet avertissement : « Nous devons partir du principe que les voleurs ont facilement accès aux données de planification de la SPDC. »</p>



<p>Des audits internes ont révélé de graves lacunes dans la gestion des pipelines de Shell, notamment un important retard dans les travaux de maintenance, des systèmes de surveillance défaillants et un suivi insuffisant des colliers de fixation que Shell avait autorisés en tant que réparations permanentes sur des pipelines présentant des fuites. Plus de 1 600 colliers ont été comptabilisés, y compris des vieux dont on ignorait l’emplacement.</p>



<p>Enfin, une étude technique réalisée en 2012 a révélé que les conduites de la Shell Petroleum Development Company (SPDC) étaient censées être remplacées tous les 15 ans, mais que cette consigne « n’était pas respectée » et que seules des « interventions de dépannage » étaient réalisées.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Puits de pétrole « introuvables », surveillance lacunaire et contrôles déficients des déversements</h4>



<p>En 2014, un rapport interne adressé au PDG de Shell de l’époque indiquait que « des centaines » de puits terrestres de la SPDC ne figuraient pas dans son système de suivi électronique des puits, ou que leur état n’avait pas pu être vérifié. Shell a par la suite lancé « une campagne de recherche de puits », qui a permis de recenser 750 interventions de maintenance en retard et contribué à une note d’audit « non satisfaisante ». Un rapport de 2013 a également conclu que les pipelines de la SPDC ne disposaient d’aucun système de surveillance en temps réel, alors que la détection précoce des déversements et la limitation de la contamination sont essentielles pour réduire la pollution. Sans cette surveillance, les fuites – hormis les ruptures majeures – peuvent passer sous les radars.</p>



<p>« Un géant des énergies fossiles incapable de vérifier l’emplacement et l’intégrité de centaines de puits et de colliers de fixation des pipelines, et qui ne se dote pas d’un système efficace de détection des fuites, perd toute crédibilité lorsqu’il affirme que la pollution est sous contrôle. Shell doit cesser de se soustraire à ses responsabilités », a déclaré Emem Okon, de l’association Kebetkache Women Development &amp; Resource Centre, basée au Nigeria, qui œuvre en faveur des droits des femmes et de la justice environnementale.</p>



<p>Shell martèle que la pollution est principalement due aux vols d’hydrocarbures, mais ses documents le contredisent et montrent que le personnel n’était pas dûment équipé pour déterminer si les déversements étaient dus à la corrosion ou à l’intervention de tiers. Ce qui a son importance : en effet, les entreprises sont tenues de nettoyer les déversements quelles qu’en soient les causes, mais la législation nigériane dispose que les populations touchées n’ont droit à une indemnisation que si les déversements sont classés comme découlant des activités et non d’un sabotage ou d’un vol.</p>



<p>« Pour les habitant·e·s qui réclament justice, les contrôles déficients des déversements réalisés par Shell peuvent faire la différence : être indemnisés ou abandonnés à leur sort », a déclaré Celestine Akpobari de MEDI, une ONG impliquée dans la lutte du peuple ogoni qui milite pour la restauration de l’environnement et la justice.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un pipeline « en piteux état » est resté rempli de pétrole brut</h4>



<p>Le rapport explique que Shell n’a pas dûment procédé à la mise hors service de l’ancien oléoduc principal de Nembe Creek après son remplacement en 2010. Selon un courriel interne datant de 2014, environ 80 km de l’ancien pipeline étaient encore remplis de pétrole brut stagnant, on recensait six fuites opérationnelles depuis 2010 et les contraintes budgétaires empêchaient son démantèlement. D’après ce courriel, le pipeline était « en piteux état » et, si des mesures n’étaient pas prises d’urgence, d’autres fuites se produiraient. La réponse semblait confirmer que l’absence de démantèlement était principalement due à des raisons financières, tout en reconnaissant la nécessité d’agir pour réduire l’impact environnemental et la responsabilité.</p>



<p>« Shell savait que ses infrastructures vieillissantes présentaient des fuites et devaient être mises hors service, mais les documents laissent à penser que les mesures ont été retardées pour des raisons financières. Les habitant·e·s n’auraient jamais dû être contraints de vivre dans la pollution simplement parce qu’une entreprise ne voulait pas payer pour nettoyer les dégâts qu’elle avait causés », a déclaré Simon Taylor, cofondateur de Hawkmoth, une ONG basée aux Pays-Bas qui milite pour une transition juste et responsable vers l’abandon des combustibles fossiles, en s’appuyant sur son expérience dans la lutte contre les violations commises par les industries pétrolières et gazières, notamment au Nigeria.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><div style="position:relative"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="800" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-1024x800.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-36772" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-1024x800.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-300x234.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-768x600.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-1536x1200.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-2048x1600.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-734x574.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-92x72.jpg 92w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-184x144.jpg 184w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-60x47.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-120x94.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-200x156.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-400x313.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-260x203.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-520x406.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-325x254.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-650x508.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-600x469.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></div></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Cession et coûts de démantèlement non couverts s’élevant à 9,5 milliards d’euros</h4>



<p>Un rapport interne adressé en 2014 au PDG de l’époque de Shell estimait que le démantèlement de l’ensemble des installations existantes de la Shell Petroleum Development Company (SPDC) pourrait prendre des</p>



<p>décennies et coûter 9,5 milliards d’euros, soit l’équivalent de 12 milliards d’euros aujourd’hui, visiblement sans compter les coûts de nettoyage. Une autre présentation interne sur les déversements d’hydrocarbures passés recensait 375 km² de mangroves touchées et se demandait si Shell avait « l’envie » de s’attaquer à ce « problème à durée indéterminée ». Shell a ensuite vendu la SPDC à Renaissance Africa Energy en 2025, malgré les inquiétudes quant aux capacités de la nouvelle société, le manque d’informations financières publiques et la nécessité de recourir à des prêts garantis de Shell à hauteur de 1 milliard d’euros pour financer l’acquisition.</p>



<p>« La cession opérée par Shell ne doit pas devenir une issue de secours pour l’entreprise. Après avoir tiré profit pendant des décennies du pétrole du delta du Niger, Shell ne doit pas transférer les risques liés au vieillissement des infrastructures et à la pollution historique aux populations ou à un acquéreur dont la capacité reste incertaine. Elle doit payer sa juste part, qu’elle ait ou non “l’envie” d’assumer ses responsabilités », a déclaré Isaac Osuoka, directeur de Social Action, une organisation qui milite en faveur de la justice environnementale, des droits des populations et de l’obligation de rendre des comptes dans le delta du Niger.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Dépollution, réparations et réforme</h4>



<p>Amnesty International et ses organisations partenaires engagent les autorités nigérianes à remanier en profondeur le système de contrôle de leur industrie pétrolière, à réclamer des audits accessibles de toutes les infrastructures en service et désaffectées, et à créer un fonds de réserve doté de ressources suffisantes pour dépolluer le delta du Niger.</p>



<p>« Shell compte parmi les plus grandes entreprises du monde appartenant à des investisseurs privés dans le secteur des énergies fossiles. Ses documents sont désormais publics. La question est de savoir si les gouvernements en prendront acte, a déclaré Isa Sanusi. Les Nigérian·e·s, outre cette pollution pétrolière inacceptable, sont confrontés à une chaleur extrême, à des inondations meurtrières et à des phénomènes météorologiques extrêmes liés au réchauffement climatique induit par l’utilisation du produit phare de Shell : les combustibles fossiles. Le Nigeria doit restructurer la surveillance de l’industrie pétrolière, tandis que les autorités britanniques et néerlandaises doivent enquêter afin de déterminer si Shell a induit en erreur ses actionnaires, les autorités de régulation et les populations touchées quant à la réalité de ses activités et de ses responsabilités. Shell doit cesser de se retrancher derrière la vente, révéler la vérité, financer les opérations de dépollution et les réparations, et veiller à ce que les habitant·e·s concernés obtiennent enfin justice. »</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/NIGERIA-LIFTING-THE-LID-FINAL.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>En 2015, les communautés Ogale et Bille ont intenté une action en justice au Royaume-Uni à l’encontre de Shell Plc et de la SPDC en raison de la grave pollution pétrolière. L’affaire de la communauté de Bille doit passer en jugement en mars 2027.</p>



<p>Le rapport intitulé Nigeria: Lifting the Lid analyse des documents de Shell, datant de 2008 à 2014, dont 27 documents expurgés rendus publics en avril 2026 après que les ONG Hawkmoth, Heda Resource Centre et Oil Change International – Royaume-Uni en aient fait la demande dans l’intérêt général, ainsi que d’autres informations issues d’une affaire judiciaire de mai 2026.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/nigeria-des-documents-de-shell-revelent-lexistence-dun-pipeline-en-piteux-etat-des-puits-introuvables-et-des-couts-de-demantelement-selevant-a/">Nigeria. Des documents de Shell révèlent l’existence d’un pipeline « en piteux état », des puits « introuvables » et des coûts de démantèlement s’élevant à 9,5 milliards d’euros, tandis que le scandale lié à la pollution prend de l’ampleur</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Iran. Il faut mettre un terme à la campagne d’exécutions et de condamnations à mort arbitraires de manifestant·e·s</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/iran-il-faut-mettre-un-terme-a-la-campagne-dexecutions-et-de-condamnations-a-mort-arbitraires-de-manifestant%c2%b7e%c2%b7s/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 12:56:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36775</guid>

					<description><![CDATA[<p>Iran. Il faut mettre un terme à la campagne d’exécutions et de condamnations à mort arbitraires de manifestant·e·s L’exécution publique de deux manifestants mardi 28 juillet 2026, après celle d’au moins trois autres la semaine précédente, marque une nouvelle escalade dans le recours à la peine capitale par les autorités pour étouffer la dissidence, a [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/iran-il-faut-mettre-un-terme-a-la-campagne-dexecutions-et-de-condamnations-a-mort-arbitraires-de-manifestant%c2%b7e%c2%b7s/">Iran. Il faut mettre un terme à la campagne d’exécutions et de condamnations à mort arbitraires de manifestant·e·s</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading">Iran. Il faut mettre un terme à la campagne d’exécutions et de condamnations à mort arbitraires de manifestant·e·s</h4>



<p>L’exécution publique de deux manifestants mardi 28 juillet 2026, après celle d’au moins trois autres la semaine précédente, marque une nouvelle escalade dans le recours à la peine capitale par les autorités pour étouffer la dissidence, a déclaré Amnesty International. L’organisation craint qu’au moins 60 autres personnes, dont trois arrêtées alors qu’elles étaient mineures, soient sous la menace d’une exécution après leur condamnation à mort, tandis que de nombreuses autres font encore l’objet de poursuites pour des infractions passibles de la peine capitale en lien avec les manifestations.</p>



<p>Durant le premier semestre de 2026, les autorités iraniennes ont de plus en plus utilisé des accusations liées à la sécurité nationale formulées en des termes vagues, telles que l’espionnage et la collaboration avec des États hostiles, pour condamner à mort des personnes arrêtées dans le contexte des manifestations de janvier 2026. Depuis le début de l’année, elles ont exécuté arbitrairement au moins 26 personnes déclarées coupables d’infractions en lien avec ces manifestations, à l’issue de procès manifestement iniques, entachés de torture, tenus devant des tribunaux révolutionnaires. Outre les personnes prises pour cible dans le contexte des manifestations, les autorités ont exécuté arbitrairement au moins 26 autres personnes pour des motifs politiques, tout en continuant de procéder à des centaines d’exécutions pour des infractions à la législation sur les stupéfiants et d’autres crimes.</p>



<p>« Les autorités iraniennes ont déclenché une vague effroyable d’exécutions et de condamnations à mort pour punir et réprimer la dissidence et donner une image de force et de contrôle absolu à la suite du soulèvement populaire de janvier et sur fond d’attaques des forces états-uniennes et israéliennes, a déclaré Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.</p>



<p>« Le silence de la communauté internationale encourage les autorités iraniennes à poursuivre leur massacre. Les États membres de l’ONU doivent prendre de toute urgence des mesures diplomatiques coordonnées pour faire pression sur elles afin que les exécutions cessent. Ils doivent considérer la résolution de la crise des droits humains et de l’impunité en Iran comme une priorité, soutenir la création d’un mécanisme indépendant de justice internationale pour l’Iran et exhorter le Conseil de sécurité de l’ONU à saisir la Cour pénale internationale de la situation dans ce pays. »</p>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec 10 sources bien informées, dont des familles de victimes en dehors de l’Iran et des avocat·e·s à l’intérieur du pays. Elle a aussi examiné des déclarations officielles des autorités iraniennes, ainsi que des informations parues dans les médias d’État et des rapports d’organisations de défense des droits humains basées à l’étranger.</p>



<p>Dans les affaires que l’organisation a étudiées, les personnes arbitrairement exécutées ou condamnées à mort ont été déclarées coupables des chefs d’accusation vagues et excessivement larges d’« inimitié à l&rsquo;égard de Dieu » (mohareb) et de « corruption sur terre » (ifsad fil arz). Parmi ces personnes figurent des individus exécutés pour leur participation présumée à des incendies volontaires, des atteintes aux biens, des blocages de routes ou des troubles à l’ordre public – autant d’actes n’entrant pas dans la catégorie des « crimes les plus graves » selon les termes du droit international et des normes connexes concernant l’application de la peine capitale, qui limitent le recours à ce châtiment aux seuls actes impliquant un homicide volontaire.</p>



<p>D’autres ont été poursuivis en vertu de la Loi visant à alourdir les peines pour les activités d’espionnage et de collaboration avec le régime sioniste et les États hostiles au détriment de la sécurité et des intérêts nationaux (loi sur l’espionnage), adoptée à la suite de la guerre de 12 jours de juin 2025. Cette loi érige en infractions des actes protégés par le droit international relatif aux droits humains, tels que la participation pacifique à des manifestations et la communication d’informations aux médias.</p>



<p>Étant donné que des milliers de personnes ont été arrêtées dans le contexte des manifestations de janvier 2026 et que les familles s’abstiennent généralement de signaler les condamnations à mort par crainte des représailles, Amnesty International est convaincue que de nombreux autres manifestant·e·s risquent de subir ce châtiment.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Exécutions arbitraires liées aux manifestations de janvier 2026</h4>



<p>Depuis les attaques illégales menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran le 28 février 2026, les autorités iraniennes ont intensifié le recours à la peine de mort contre les personnes arrêtées dans le contexte du soulèvement de janvier 2026. </p>



<p>Le 28 juillet 2026, les autorités ont exécuté  arbitrairement Amir Hossein Safari et Abolfazl Sepahi en public. Tous deux avaient été arrêtés pendant les manifestations à Ispahan le 8 janvier 2026 et condamnés à mort à l’issue d’un procès collectif manifestement inéquitable concernant des dizaines d’accusé·e·s. Ce procès collectif portait sur la mort de quatre policiers tués pendant les manifestations de la place Alikhani à Ispahan, ainsi que sur des accusations de détention d’armes, de dommages à des biens publics et d’incendies volontaires de bâtiments. Ces mises à mort font suite à l’exécution arbitraire, le 19 juillet 2026, de deux autres manifestants condamnés dans la même affaire : Erfan Esfandiari et Gol-Mohammad Mohammadi. Selon l’agence de presse Mizan, ces hommes ont été condamnés sur la base de leurs « aveux » faits en détention.</p>



<p>Huit autres personnes condamnées à mort dans la même affaire risquent d’être exécutées à tout moment : Ali Dashti, Alireza Raisi, Abolfazl Ebrahimi, Alireza Sepahi, Amirhossein Ebrahimi, Amirhossein Maleki, Ghaem Hosseini et Shervin Bagherian. Une source bien informée a dit à Amnesty International que l’un de ces jeunes hommes, Shervin Bagherian, avait été soumis à une disparition forcée pendant 21 jours ainsi qu’à la torture et à d’autres mauvais traitements, dont des coups. Ses « aveux » forcés ont été diffusés dans une vidéo de propagande le 25 janvier 2026, avant le procès, et il n’a pas eu le droit de consulter un·e avocat·e pendant toute la phase d’enquête.</p>



<p>Mehdi Khaneki, Mohammad Amini Dehaghani, Javad Zamani, Abolfazl Saedi, Ashkan Maleki et Mehrdad Mohammadinia font partie de ceux qui ont été arbitrairement exécutés à la suite de condamnations pour des actes n’impliquant aucun « homicide volontaire », en violation du droit international et des normes connexes. </p>



<p>Mizan, l’agence de presse du pouvoir judiciaire, a annoncé l’exécution de Mehdi Khaneki à Karadj, dans la province d’Alborz, le 22 juillet 2026. Elle a indiqué que cet homme avait été condamné à mort en vertu de la loi sur l’espionnage après avoir été déclaré coupable sur la base des « aveux » qu’il avait faits en détention. Il avait été accusé d’entretenir des liens avec un groupe armé d’opposition interdit, de détenir des armes et des explosifs, et d’avoir mené des « actions opérationnelles » pour Israël, les États-Unis et des « groupes hostiles ». </p>



<p>Le 15 juillet 2026, les autorités ont exécuté arbitrairement Mohammad Amini Dehaghani après sa condamnation par un tribunal révolutionnaire de la province d’Ispahan pour « inimitié à l’égard de Dieu » (mohareb) et « corruption sur terre » (ifsad fil arz) en lien avec les manifestations du 9 janvier 2026 dans la ville d’Ispahan. L’agence de presse Mizan a indiqué que cet homme avait aussi été condamné sur la base des « aveux » qu’il avait faits en détention. Elle a précisé que la condamnation à mort avait été prononcée pour de nombreux actes, tels que le fait d’avoir « perturbé l’opinion publique », « cherché à entrer en contact avec des comptes en ligne affiliés à des groupes contre-révolutionnaires », bloqué des routes et endommagé des biens publics. </p>



<p>Le 16 juin 2026, les autorités ont exécuté arbitrairement Javad Zamani et Abolfazl Saedi, accusés de s’être rendus coupables d’« inimitié à l’égard de Dieu » (mohareb) et de « corruption sur terre » (ifsad fil arz) en participant à des « troubles à l’ordre public », à « un rassemblement et une collusion contre la sécurité nationale » et à des incendies volontaires en lien avec les manifestations à Shahroud, dans la province de Semnan. Le pouvoir judiciaire a diffusé leurs « aveux » forcés le jour de leur exécution.</p>



<p>Ashkan Maleki et Mehrdad Mohammadinia, membres de la minorité kurde opprimée d’Iran, ont été exécutés arbitrairement en secret le 1er juin 2026 dans la province d’Alborz, sans que leurs familles et leurs avocat·e·s n’aient été préalablement prévenus. La 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran les avait condamnés à la peine capitale pour « inimitié à l’égard de Dieu » (mohareb), les accusant d’avoir incendié une mosquée et un séminaire à Téhéran. Selon l’agence de presse Mizan, ils avaient été déclarés coupables et condamnés à mort en vertu de la loi sur l’espionnage, notamment sur la base de leurs « aveux » en détention, qui ont été diffusés à la télévision d’État avant leur procès, en violation du droit à la présomption d’innocence.</p>



<p>Leur coaccusé, Arman Marefati, risque d’être exécuté d’un moment à l’autre à la prison de Ghezel Hesar, située à Karadj, dans la province d’Alborz. Le pouvoir judiciaire et les médias d’État qualifient régulièrement les manifestants exécutés de « fantassins de l’ennemi », « assassins maniant l’épée à la solde du Mossad » et « agents de l’ennemi se faisant passer pour des manifestants ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">Multiplication des condamnations à mort arbitraires liées aux manifestations de janvier 2026</h4>



<p>Depuis que l’accès à Internet a été rétabli en Iran le 26 mai 2026, après une coupure nationale qui a duré trois mois, Amnesty International a enregistré une escalade dans le recours à la peine capitale en lien avec les manifestations de janvier 2026. Il a été fait état d’au moins 15 condamnations à mort prononcées par des tribunaux révolutionnaires et 13 confirmées par la Cour suprême dans les provinces d’Alborz, d’Ispahan, du Fars, de Hamedan, de Qazvin, de Markazi, de Semnan, de Téhéran et de Yazd.</p>



<p>Amnesty International pense que le nombre réel de sentences capitales prononcées en lien avec les manifestations de janvier 2026 est bien plus élevé. Selon Iran Human Rights, une organisation de défense des droits humains basée en dehors d’Iran, plus de 70 personnes arrêtées en lien avec ces manifestations ont été condamnées à mort rien que dans une seule prison de la province d’Ispahan.</p>



<p>L’augmentation du recours à la peine capitale s’accompagne d’une multiplication des déclarations officielles et des messages dans les médias d’État décrivant systématiquement les manifestations de janvier 2026 comme une « conspiration terroriste américano-sioniste » ou un « coup d’État ». De hauts responsables du pouvoir judiciaire et d’autres membres des autorités continuent de promettre publiquement des procédures accélérées et l’imposition de peines très lourdes contre les manifestant·e·s. </p>



<p>Selon les informations recueillies par Amnesty International, des manifestant·e·s ont été condamnés à mort à l’issue de procès manifestement iniques tenus à huis clos, marqués par des disparitions forcées, des actes de torture et d’autres mauvais traitements, l’interdiction de consulter un·e avocat·e pendant la phase d’enquête, la privation du droit d’être défendu·e par l’avocat·e de son choix pendant le procès, et l’utilisation d’« aveux » forcés, en violation du droit à la présomption d’innocence, du droit d’être protégé·e de la torture et des autres mauvais traitements, du droit de ne pas être obligé·e de s’accuser soi-même et du droit de ne pas être privé·e arbitrairement de la vie. La Cour suprême a aussi confirmé des condamnations à mort sans réel réexamen des dossiers, privant les accusé·e·s de leur droit à un recours équitable et effectif.</p>



<p>Les autorités ont en outre créé un climat de peur en utilisant de plus en plus la loi sur l’espionnage. Ce texte érige en infractions des activités pacifiques protégées par le droit international relatif aux droits humains, comme le fait de transmettre des informations sur les manifestations et les violations des droits humains à des médias étrangers lorsque les autorités jugent ce comportement contraire à la sécurité nationale, et prévoit la peine capitale pour des actes qualifiés d’« activités de renseignement » ou d’espionnage à la solde d’Israël, des États-Unis ou d’un autre État ou groupe désigné comme « hostile ». Dans une nouvelle escalade, le ministère du Renseignement a publié le 14 juillet 2026 une liste de plus de 400 personnes et entités, dont des organisations de défense des droits humains et des médias indépendants basés en dehors du pays, considérées comme « hostiles » en vertu de la loi sur l’espionnage. Les personnes en Iran qui communiquent avec les individus ou entités de cette liste risquent des poursuites et pourraient être condamnées à mort si les autorités qualifiaient cette conduite d’« activité de renseignement » ou d’espionnage.</p>



<p>Parmi les personnes menacées d’exécution figure Benyamin Naghdi, athlète spécialiste des arts martiaux, qui a été arrêté le 3 janvier 2026 pendant les manifestations à Shiraz, dans la province du Fars, et accusé d’avoir lancé un extincteur sur les forces de sécurité. Il a fait l’objet d’une disparition forcée pendant plus de 50 jours et ses « aveux » forcés ont été diffusés à la télévision d’État le lendemain de son arrestation et avant son procès. Selon les informations recueillies par Amnesty International, la première chambre du tribunal révolutionnaire de Shiraz l’a condamné à mort pour « corruption sur terre » (ifsad fil arz) en mai 2026 à l’issue d’un procès d’une iniquité flagrante, mais il n’a été informé de sa peine qu’en juillet 2026.</p>



<p>Peyman Ganji est aussi menacé d’exécution. Les forces de sécurité l’ont arrêté à Téhéran au début de février 2026. La 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran l’a condamné à mort en mai 2026, et il a été officiellement informé du verdict le 26 juillet 2026. Il a été déclaré coupable d’« inimitié à l’égard de Dieu » (mohareb) pour son implication présumée dans l’incendie d’une mosquée et pour avoir fabriqué des cocktails Molotov – des accusations qu’il a toujours niées. Selon une source bien informée, il a « avoué » sous la torture et d’autres mauvais traitements et est revenu sur ses « aveux » pendant le procès.</p>



<p>Ni Benyamin Naghdi, ni Peyman Gaji n’ont été accusés d’avoir été impliqués dans la mort de membres des forces de sécurité.</p>



<p>Au moins trois personnes qui étaient mineures lors de l’infraction présumée – Erfan Amiri, Mansour Jafari et Matin Mohammadi – risquent aussi d’être exécutées. Le droit international relatif aux droits humains interdit formellement de recourir à la peine de mort contre une personne qui était âgée de moins de 18 ans au moment des faits qui lui sont reprochés.</p>



<p>Les autorités iraniennes doivent immédiatement renoncer à toutes les mises à mort programmées et instaurer un moratoire officiel sur toutes les exécutions en vue d’abolir totalement la peine de mort.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Les autorités iraniennes ont réagi aux manifestations qui ont éclaté dans tout le pays le 28 décembre 2025 par une répression militarisée sans précédent. Elles ont utilisé massivement des armes à feu et d’autres formes de force létale en violation du droit international, tuant des milliers de manifestant·e·s et de passant·e·s les 8 et 9 janvier 2026 et arrêtant des dizaines de milliers de personnes. À la suite des attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février 2026, l’État a intensifié la répression dans le pays au prétexte de la « situation de guerre », exécutant au moins 52 personnes pour des motifs politiques, dont des manifestant·e·s et des dissident·e·s.</p>



<p>Amnesty International s’oppose catégoriquement à la peine de mort dans tous les cas et en toutes circonstances. Ce châtiment viole le droit à la vie et est le plus cruel, le plus inhumain et le plus dégradant qui soit.</p>




<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/iran-il-faut-mettre-un-terme-a-la-campagne-dexecutions-et-de-condamnations-a-mort-arbitraires-de-manifestant%c2%b7e%c2%b7s/">Iran. Il faut mettre un terme à la campagne d’exécutions et de condamnations à mort arbitraires de manifestant·e·s</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>France. La solution pour protéger les enfants en ligne n’est pas d’interdire, mais de modifier la conception des plateformes</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/france-la-solution-pour-proteger-les-enfants-en-ligne-nest-pas-dinterdire-mais-de-modifier-la-conception-des-plateformes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 15:38:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36755</guid>

					<description><![CDATA[<p>France. La solution pour protéger les enfants en ligne n’est pas d’interdire, mais de modifier la conception des plateformes En réaction à l’adoption par le Parlement français d’une loi interdisant aux enfants de moins de 15 ans d’accéder aux réseaux sociaux et restreignant l’utilisation des téléphones à l’école, Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, a [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/france-la-solution-pour-proteger-les-enfants-en-ligne-nest-pas-dinterdire-mais-de-modifier-la-conception-des-plateformes/">France. La solution pour protéger les enfants en ligne n’est pas d’interdire, mais de modifier la conception des plateformes</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">France. La solution pour protéger les enfants en ligne n’est pas d’interdire, mais de modifier la conception des plateformes</h2>



<p>En réaction à l’adoption par le Parlement français d’une loi interdisant aux enfants de moins de 15 ans d’accéder aux réseaux sociaux et restreignant l’utilisation des téléphones à l’école, Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« Il ne fait aucun doute que la régulation des plateformes est indispensable de nos jours pour protéger les enfants. Nous nous félicitons que les États prennent au sérieux les dégâts causés par les réseaux sociaux mais, plutôt que d’imposer des interdictions généralisées, il serait préférable de contraindre les plateformes à renoncer à leur recherche irresponsable du profit au détriment des droits humains.</p>



<p>« Une réponse ferme est nécessaire pour obtenir la construction de plateformes sûres. Pour que les plateformes deviennent des espaces où les enfants puissent accéder à des communautés, créer des liens et acquérir des savoirs de façon saine et sûre, les gouvernements doivent en premier lieu s’attacher à interdire les fonctionnalités préjudiciables, notamment les algorithmes fondés sur l’engagement, dont les recherches d’Amnesty International ont montré qu’ils pouvaient attirer les mineur·e·s dans des spirales de contenus dépressifs et suicidaires. Toute solution proposée doit aussi s’attaquer en amont à la menace croissante que constituent les robots conversationnels fonctionnant avec l’intelligence artificielle pour les droits et la sécurité des enfants.</p>



<p>« Si l’on se contente d’interdire, sans obliger les plateformes à modifier leurs algorithmes et leurs fonctionnalités addictives, les enfants qui parviendront à contourner les limites d’âge, les adolescent·e·s plus âgés et les adultes resteront exposés aux mêmes risques.</p>



<p>« Nous encourageons les législateurs et législatrices français, ainsi que les autres qui envisagent des interdictions de réseaux sociaux, à s’inspirer des récentes recommandations du Groupe spécial sur la sécurité des enfants en ligne de l’Union européenne (UE), qui conseille aux régulateurs·trices de prendre des mesures constructives pour combattre la conception préjudiciable des réseaux sociaux plutôt que d’adopter par défaut des interdictions généralisées.</p>



<p>« Ce groupe de travail a affirmé avec raison que le droit des enfants de participer à un environnement en ligne sûr était la base sur laquelle les gouvernements devaient s’appuyer dans ce débat. Les éventuelles interdictions de réseaux sociaux ne doivent être que des mesures temporaires mises en œuvre dans le cadre d’un programme visant à bâtir des réseaux sociaux différents, avec des principes de conception mettant l’accent sur la sécurité des mineur·e·s. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le Parlement français a adopté mardi 21 juillet 2026 une loi interdisant aux enfants de moins de 15 ans d’accéder aux réseaux sociaux, ce qui fait de la France le premier pays de l’UE à prendre une telle mesure. Cette interdiction entrera en vigueur en septembre, date à partir de laquelle les moins de 15 ans ne pourront plus créer de comptes sur les réseaux sociaux. Elle s’appliquera ensuite aux comptes existants à partir de janvier 2027.</p>



<p>Les recommandations détaillées d’Amnesty International pour la protection des enfants en ligne sont disponibles dans ses deux rapports complémentaires sur ce sujet : <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/le-fil-pour-toi-de-tiktok-risque-de-pousser-des-enfants-et-des-jeunes-vers-du-contenu-dangereux-en-lien-avec-la-sante-mentale/">Poussé·e·s vers les ténèbres. Comment le fil « Pour toi » de TikTok encourage l’automutilation et les idées suicidaires et « Je me sens vulnérable ». Pris·e·s au piège de la surveillance intrinsèque à TikTok.</a></p>




<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/france-la-solution-pour-proteger-les-enfants-en-ligne-nest-pas-dinterdire-mais-de-modifier-la-conception-des-plateformes/">France. La solution pour protéger les enfants en ligne n’est pas d’interdire, mais de modifier la conception des plateformes</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Europe/TPO : Les États membres de l&#8217;UE qui autorisent la vente d&#8217;« Israel Bonds » en Europe risquent de se rendre complices du génocide en cours à Gaza</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/europe-tpo-les-etats-membres-de-lue-qui-autorisent-la-vente-d-israel-bonds-en-europe-risquent-de-se-rendre-complices-du-genocide-en-cours-a-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Luxembourg]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36729</guid>

					<description><![CDATA[<p>Europe/TPO : Les États membres de l&#8217;UE qui autorisent la vente d&#8217;« Israel Bonds » en Europe risquent de se rendre complices du génocide en cours à Gaza Le Luxembourg, l&#8217;Irlande et tous les États membres de l&#8217;Union européenne (UE) doivent mettre fin à la vente des « Israel Bonds » au sein de l&#8217;UE, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/europe-tpo-les-etats-membres-de-lue-qui-autorisent-la-vente-d-israel-bonds-en-europe-risquent-de-se-rendre-complices-du-genocide-en-cours-a-gaza/">Europe/TPO : Les États membres de l&rsquo;UE qui autorisent la vente d&rsquo;« Israel Bonds » en Europe risquent de se rendre complices du génocide en cours à Gaza</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Europe/TPO : Les États membres de l&rsquo;UE qui autorisent la vente d&rsquo;« Israel Bonds » en Europe risquent de se rendre complices du génocide en cours à Gaza</h2>



<p>Le Luxembourg, l&rsquo;Irlande et tous les États membres de l&rsquo;Union européenne (UE) doivent mettre fin à la vente des « Israel Bonds » au sein de l&rsquo;UE, sous peine de se rendre complices du génocide que commet actuellement Israël à l&rsquo;encontre des Palestinien·ne·s de la bande de Gaza, a déclaré Amnesty International dans un communiqué publié aujourd&rsquo;hui.</p>



<p>« Israël dépend de plus en plus des investissements étrangers pour financer son génocide, son régime d’apartheid et son occupation illégale, ainsi que pour financer ses crimes contre les Palestinien·ne·s. Les « Israel Bonds » augmentent les fonds dont dispose le gouvernement et contribuent ainsi à financer le génocide perpétré par Israël contre les Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza occupée, qui a anéanti des familles entières, rasé des infrastructures civiles, notamment des hôpitaux et des écoles, et contraint 90 % de la population à se déplacer, leurs maisons étant en ruines », a déclaré Steve Cockburn, directeur régional pour l’Europe à Amnesty International.&nbsp;</p>



<p>« Autoriser la vente de ces obligations sur les marchés de l&rsquo;UE entraîne un coût éthique et juridique considérable. Le droit international est clair : tous les États ont l&rsquo;obligation de ne pas aider ni contribuer à un génocide, et l&rsquo;obligation de le prévenir. »</p>



<p>Selon le gouvernement israélien, Israël a considérablement accru, depuis le 7 octobre 2023, l’émission d’« Israel Bonds », un instrument financier émis par l’État pour lever des fonds auprès des particuliers et des petits investisseurs, « en raison de la situation sécuritaire d’Israël » dans la bande de Gaza. Le produit de ces obligations est versé au budget général de l’État israélien et, comme l’annoncent les autorités, contribue à maintenir sa capacité militaire.</p>



<p>L&rsquo;autorisation accordée par un État membre de l&rsquo;UE de commercialiser les « Israel Bonds » sur le marché financier européen constitue un exemple manifeste de facilitation financière, ce qui pourrait équivaloir, au regard du droit international, à un manquement à l&rsquo;obligation de prévenir un génocide et comporte même le risque de contribuer ou de faciliter un génocide.</p>



<p>Pour négocier ces obligations en Europe, Israël doit s’appuyer sur un État membre de l’UE qui serve de « pays d’accueil » au programme. Depuis 2021, après la sortie du Royaume-Uni de l’UE, la Banque centrale d’Irlande jouait le rôle de « pays d’accueil », permettant ainsi à Israël d’accéder au marché européen. En 2025, en Irlande, à la suite d’une pression publique et de manifestations contre le génocide perpétré par Israël à l’encontre des Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza, Israël a demandé le transfert de ces obligations vers le Luxembourg, qui a approuvé le prospectus, c’est-à-dire le document juridique autorisant la vente de ces obligations aux résident·e·s de l’UE pour une année supplémentaire.</p>



<p>Depuis septembre 2025, les « Israel Bonds » sont donc réglementés dans l&rsquo;Union européenne par l&rsquo;autorité de régulation financière luxembourgeoise, la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF), et proposés au public en Autriche, en France, en Allemagne, au Luxembourg et aux Pays-Bas.</p>



<p>Le 31 août, le prospectus du Luxembourg arrivera à échéance. Amnesty International appelle l’État luxembourgeois à rejeter tout nouveau prospectus concernant les « Israel Bonds ». En tant qu’État membre de l’UE hôte de ces obligations, l’Irlande devrait également refuser le transfert et rejeter l’approbation d’un nouveau prospectus. L’organisation appelle également tous les États membres de l’UE à s’abstenir d’accepter le transfert ou d’approuver un nouveau prospectus.</p>



<p>« Autoriser la vente de ces obligations en Europe relève d’un choix politique. L’un des moyens les plus évidents et les plus efficaces de mettre fin au génocide perpétré par Israël contre les Palestinien·ne·s de la bande de Gaza consiste à cesser de le financer. En continuant à faciliter la vente de ces obligations, les États membres de l’UE s’exposent à une complicité dans les crimes internationaux commis par Israël à l’encontre des Palestinien·ne·s », a déclaré Steve Cockburn.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/EUR0112002026ENGLISH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lire la déclaration (en)</a></div>
</div>



<p><strong>Complément d’information&nbsp;</strong></p>



<p>De 2022 à 2024, le budget militaire israélien est passé de 4,2 % à 8,3 % de son produit intérieur brut (PIB), les « Israel Bonds » ayant permis de lever en moyenne 2,4 milliards de dollars par an entre 2023 et 2025. Après le 7 octobre 2023, le gouvernement israélien a augmenté le financement de ses activités militaires. Les « Israel Bonds » ont été proposés en 2023 comme un moyen de « soutenir Israël en guerre ».</p>



<p>En janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a estimé qu’il existait un risque plausible de génocide à l’encontre des Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza occupée, et a ordonné à Israël de prendre des mesures efficaces pour l’empêcher. La CIJ a ensuite rendu des ordonnances provisoires en mars et en mai 2024, réaffirmant notamment ces mesures. À la lumière de la décision de la CIJ, tous les États parties à la Convention sur le génocide sont soumis à des obligations renforcées, ce qui impose à tout acteur de l’UE – ou à tout autre État partie – qui facilite les flux financiers permettant de renforcer la capacité militaire d’Israël d’évaluer son rôle au regard de l’obligation de prévenir le génocide.  Depuis que le Luxembourg a autorisé la négociation des « Israel Bonds » en 2025, la société civile ainsi que des experts juridiques se sont mobilisés contre cette mesure et ont publié des études pour étayer leur appel aux autorités visant à y mettre&nbsp;fin. </p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/europe-tpo-les-etats-membres-de-lue-qui-autorisent-la-vente-d-israel-bonds-en-europe-risquent-de-se-rendre-complices-du-genocide-en-cours-a-gaza/">Europe/TPO : Les États membres de l&rsquo;UE qui autorisent la vente d&rsquo;« Israel Bonds » en Europe risquent de se rendre complices du génocide en cours à Gaza</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>UE/Israël. Face au refus persistant de l’UE de suspendre l&#8217;accord d&#8217;association, les États membres doivent agir de manière unilatérale</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/ue-israel-face-au-refus-persistant-de-lue-de-suspendre-laccord-dassociation-les-etats-membres-doivent-agir-de-maniere-unilaterale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 14:51:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36707</guid>

					<description><![CDATA[<p>UE/Israël. Face au refus persistant de l’UE de suspendre l&#8217;accord d&#8217;association, les États membres doivent agir de manière unilatérale En réaction au refus de l’Union européenne (UE) de suspendre son accord d’association avec Israël, Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International, a déclaré : « [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/ue-israel-face-au-refus-persistant-de-lue-de-suspendre-laccord-dassociation-les-etats-membres-doivent-agir-de-maniere-unilaterale/">UE/Israël. Face au refus persistant de l’UE de suspendre l&rsquo;accord d&rsquo;association, les États membres doivent agir de manière unilatérale</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">UE/Israël. Face au refus persistant de l’UE de suspendre l&rsquo;accord d&rsquo;association, les États membres doivent agir de manière unilatérale</h2>



<p>En réaction au refus de l’Union européenne (UE) de suspendre son accord d’association avec Israël, Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« Il est tout à fait honteux qu’une majorité d’États membres de l’UE, avec à leur tête l’Allemagne et l’Italie, continuent de faire obstacle à la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël. Les pays s’étant engagés à faire respecter le droit international ne doivent pas garder le silence, tandis que d’autres sapent activement les principes qu’ils prétendent défendre.</p>



<p>« En tant que pays assurant actuellement la présidence du Conseil de l’UE, l’Irlande se trouve dans une position privilégiée pour influencer la ligne de conduite de l’UE vis-à-vis d’Israël. Elle doit saisir cette occasion en vue d’amener les États membres à respecter leurs obligations découlant du droit international. L&rsquo;expérience de l&rsquo;Irlande en matière de colonisation, de famine et de conflits, son rôle de premier plan dans les initiatives internationales visant à mettre fin à l&rsquo;apartheid en Afrique du Sud, ainsi que ses progrès récents, bien que limités, s’agissant d’interdire les importations de produits en provenance des colonies, lui confèrent une perspective et une autorité uniques qu’il convient de mettre à profit pour amener Israël à rendre des comptes au sujet de ses graves violations et ancrer fermement dans la protection des droits humains la politique de l&rsquo;UE concernant le territoire palestinien occupé.</p>



<p>« Si l’UE ne parvient pas à agir de manière coordonnée, les États membres doivent prendre les choses en main individuellement et suspendre unilatéralement toute forme de coopération avec Israël susceptible de contribuer à de graves violations du droit international, notamment en imposant un embargo complet sur les exportations d’armes, d’équipements de surveillance et de technologies associées, ainsi qu’une interdiction totale des relations commerciales et d’investissement avec les colonies illégales israéliennes dans le territoire palestinien occupé.</p>



<p>« L’UE ne doit plus laisser Israël s’en tirer sans réelles conséquences pour le génocide perpétré à l&rsquo;encontre des Palestinien·ne·s à Gaza, le système d&rsquo;apartheid à l&rsquo;encontre des Palestinien·ne·s, y compris la campagne de nettoyage ethnique en Cisjordanie occupée, l’occupation illégale du territoire palestinien et les crimes de guerre commis au Liban.</p>



<p>« Dans les pages de l’histoire, on fera clairement la distinction entre ceux qui sont restés inactifs face au génocide perpétré par Israël contre les Palestinien·ne·s à Gaza et ceux qui se sont battus en faveur de l’humanité. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>La Commission européenne a enfin présenté des propositions visant à restreindre les relations commerciales avec les colonies ; toutefois, aucune n&rsquo;a été adoptée lors du Conseil des Affaires étrangères le 13 juillet. Depuis 25 ans, Amnesty International dénonce les violations commises par Israël à l’aune de l&rsquo;accord d&rsquo;association UE-Israël. Il y a un an, la Commission européenne a tardivement relevé qu&rsquo;Israël enfreignait cet accord.</p>



<p>L&rsquo;Union européenne (UE) et tous ses États membres ont l&rsquo;obligation explicite d&#8217;empêcher les échanges commerciaux et les investissements qui contribuent au maintien de l&rsquo;occupation illégale du territoire palestinien par Israël, y compris la création, l&rsquo;expansion et le maintien de colonies illégales, comme détaillé dans l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice en juillet 2024.</p>



<p>Première mesure visant à faire respecter cette obligation, il faut interdire, à l&rsquo;échelle de l&rsquo;UE, les échanges commerciaux avec les colonies, ce qui englobe les importations et les exportations de biens et de services à destination et en provenance de ces colonies, ainsi que les investissements qui y sont réalisés. Le 1er juillet, l&rsquo;Irlande a pris la Présidence tournante du Conseil de l&rsquo;Union européenne. Elle critique ouvertement les crimes commis par Israël dans le territoire palestinien occupé et au Liban.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/ue-israel-face-au-refus-persistant-de-lue-de-suspendre-laccord-dassociation-les-etats-membres-doivent-agir-de-maniere-unilaterale/">UE/Israël. Face au refus persistant de l’UE de suspendre l&rsquo;accord d&rsquo;association, les États membres doivent agir de manière unilatérale</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Déclaration urgente sur la permacrise du logement au Luxembourg : « Déclaration pour le droit à un toit »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/declaration-urgente-sur-la-permacrise-du-logement-au-luxembourg-declaration-pour-le-droit-a-un-toit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:32:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Luxembourg]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36684</guid>

					<description><![CDATA[<p>Déclaration urgente sur la permacrise du logement au Luxembourg : « Déclaration pour le droit à un toit » Le Luxembourg, pays le plus riche d’Europe, est confronté à une réalité choquante : une permacrise du logement. Si la question figure, sur le papier, parmi les priorités affichées par le Gouvernement, les difficultés d&#8217;accès à [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/declaration-urgente-sur-la-permacrise-du-logement-au-luxembourg-declaration-pour-le-droit-a-un-toit/">Déclaration urgente sur la permacrise du logement au Luxembourg : « Déclaration pour le droit à un toit »</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Déclaration urgente sur la permacrise du logement au Luxembourg : « Déclaration pour le droit à un toit »</h2>



<p><strong>Le Luxembourg, pays le plus riche d’Europe, est confronté à une réalité choquante : une permacrise du logement. Si la question figure, sur le papier, parmi les priorités affichées par le Gouvernement, les difficultés d&rsquo;accès à un logement social/abordable demeurent une réalité quotidienne pour une part croissante de la population. Un contexte suffisant pour qualifier ce problème de « permacrise » et pour attirer l’attention de nombreuses associations du pays.</strong></p>



<p>Depuis novembre 2025, à l’initiative d’Amnesty International Luxembourg et de Solidaritéit mat den Heescherten, un groupe d’ONGs et d’associations de terrain se sont réunies régulièrement afin de discuter des thématiques de la pauvreté et de l’exclusion au Luxembourg. Dès la première rencontre de ce groupe, le logement a été identifié comme une thématique cruciale. La <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Declaration-pour-le-droit-a-un-toit-3.pdf">« Déclaration pour le droit à un toit »</a> s’inscrit donc dans le cadre des travaux de ce groupe et elle est un document rappelant le contexte de la crise du logement, l’importance de garantir le droit au logement pour toutes et tous, et proposant 10 recommandations concrètes à destination des pouvoirs publics pour aider à garantir à chacun·e un logement digne et abordable.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Declaration-pour-le-droit-a-un-toit-3.pdf">lire la déclaration</a></div>
</div>



<p>Le logement est un droit humain, indissociable de la dignité et de la sécurité de chaque individu. Celui-ci est largement corrélé avec les thématiques de la lutte contre la pauvreté, des droits à la santé ou à l’éducation par exemple. Entre la croissance de la population, plus importante que celle du nombre de logements, et l’augmentation des loyers, la permacrise du logement tend à renforcer les inégalités existantes et à affecter davantage les personnes étant dans une situation vulnérable, comme par exemple les familles monoparentales, les enfants et les jeunes, les personnes issues de pays tiers, ou encore les sans-abris.</p>



<p>Les recommandations de la déclaration soutiennent d’abord la création de nouveaux logements, notamment via le développement d’un véritable parc locatif public et abordable. En effet, le Luxembourg se situe largement en dessous des autres pays européens en matière de logement social, à peine 2% du parc résidentiel y étant consacré. La création de nouveaux logements pourrait également se faire via des dispositifs d’imposition foncière progressive et d’imposition sur la succession en ligne directe pour dissuader la rétention de terres constructibles et financer le logement public.</p>



<p>Le deuxième volet des recommandations de cette déclaration concerne le marché locatif existant et la protection des ménages. Il s’agit d’abord d’assurer un plafonnement effectif et juste des loyers pour éviter la surchauffe spéculative. Il faut également développer davantage de structures d’hébergement d’urgence et renforcer la protection des locataires, en étant particulièrement attentif aux plus vulnérables, face aux expulsions et hausses de loyer. Une autre mesure clé pour mobiliser le parc immobilier existant consiste à réduire le nombre de logements vacants, via un inventaire précis, des soutiens à la rénovation, et d’éventuelles mesures dissuadant les propriétaires à laisser leurs logements vacants.</p>



<p>Ensuite, le manque de données en matière de logement, et un accès à l’information limité ont été identifiés comme des facteurs importants. À l’heure actuelle, les données sur les logements vacants, les nouveaux ménages, ou encore les nouveaux logements font défaut. Il faut urgemment lancer un recensement complet afin d’optimiser les politiques sur le logement. La déclaration propose également de simplifier l’accès aux subventions de loyer pour réduire le non-recours, ainsi que de renforcer la connaissance générale de la population sur le droit au logement et l&rsquo;accès à l&rsquo;assistance judiciaire.</p>



<p>Enfin, de nombreuses solutions innovantes pourraient faire avancer la question du logement. Il s’agit notamment des logements intergénérationnels, des habitats participatifs, des coopératives de logement, et d’autres. Il faudrait étudier ces différents modèles et s’assurer qu’ils bénéficient de soutiens, mais aussi d’un encadrement adéquat. De plus, il existe des pistes pour augmenter à court terme l’offre de logements de qualité, comme par exemple la réaffectation de surfaces construites ou de terrains, la mise en œuvre de certains plans d’aménagement particuliers, et d’autres.</p>



<p>La démarche initiée par<strong> Amnesty International Luxembourg</strong> et de <strong>Solidaritéit mat den Heescherten</strong> a donc donné lieu à cette « Déclaration pour le droit à un toit » qui est actuellement ouverte à signature auprès de la société civile et qui a déjà récolté le soutien de plusieurs autres organisations ou associations : <strong>ASTI, CELL, Frères des Hommes Luxembourg, Friddens- a Solidaritéitsplattform asbl, Innocence en Danger Luxembourg, Passerell, UNICEF Luxembourg ainsi que d’une trentaine de personnalités.</strong></p>



<p><strong>Organisations signataires* : </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Amnesty International Luxembourg</li>



<li>Asociación Manos Abiertas</li>



<li>ASK AVOCATS</li>



<li>ASTI</li>



<li>CELL</li>



<li>Eritrean Community Association in Luxembourg (ECAL)</li>



<li>Frères des Hommes Luxembourg</li>



<li>Friddens- a Solidaritéitsplattform asbl</li>



<li>Global Sumud Luxembourg</li>



<li>Innocence en Danger Luxembourg</li>



<li>Le Soleil dans la Main A.S.B.L.</li>



<li>LIFE ASBL</li>



<li>Passerell asbl</li>



<li>Premier secours de l&rsquo;Ordre de Malte asbl</li>



<li>RYSE asbl</li>



<li>SINGA Luxembourg</li>



<li>Solidaritéit mat den Heescherten</li>



<li>UNICEF Luxembourg</li>
</ul>



<p><strong>Signataires individuels* :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Abrahaley Yonas</li>



<li>Baldanza Roberto</li>



<li>Bednarz Lucie</li>



<li>Bellardinelli Anna Maria</li>



<li>Berhe Yordanos</li>



<li>Bertrand Coralie</li>



<li>Binsfeld Françoise</li>



<li>Bonato Sophie</li>



<li>Burggraff Marc</li>



<li>Delvingt Bernard</li>



<li>Diderich Gary</li>



<li>Dupret François-Xavier</li>



<li>Ehlinger Aude</li>



<li>El Gazi Faiza</li>



<li>Feghoul Ouahab</li>



<li>Pregno Gilbert</li>



<li>Flammang Manou</li>



<li>Gannard Julien</li>



<li>Genet Michel</li>



<li>Groos Camille</li>



<li>Hempel Gilles</li>



<li>Hoelpes Claudine</li>



<li>Hoffmann David</li>



<li>Kollwelter Serge</li>



<li>Lambotte Morgan</li>



<li>Lefèvre Elisabeth</li>



<li>Margue Charles</li>



<li>Marques André</li>



<li>Messembourg Olivier</li>



<li>Messelmani Farah</li>



<li>Mineiro Tiago</li>



<li>Nawaz Naheeda</li>



<li>Oé Julie</li>



<li>Paccoud Antoine</li>



<li>Perraudeau Stéphane</li>



<li>Pinto Lara</li>



<li>Pregno Gilbert</li>



<li>Rees Tom</li>



<li>Reichling Letty</li>



<li>Reuter André</li>



<li>Ries Marie-Christine</li>



<li>Shaikh Memouna</li>



<li>Schon Marie Jeanne</li>



<li>Si Abdallah Shana</li>



<li>Thoma Carole</li>



<li>Thomas Guy</li>



<li>Tonnar Serge</li>



<li>Turquin Xavier</li>



<li>Uyttebrouck Constance</li>



<li>Wagener Yolande</li>



<li>Wies Frank</li>



<li>Winandy Chantal</li>



<li>Zogo Alice</li>



<li>Zuccoli Laura</li>
</ul>



<p><strong><mark>Il est encore possible de signer la déclaration, à titre individuel ou d&rsquo;une organisation, jusqu&rsquo;au 31/08/2026 : </mark></strong></p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeIRpQKM19LXHmXgrgxU9ylsB-AOjK0hPh0X7FDmGAfc5U7Ew/viewform">je signe</a></div>
</div>



<p class="has-text-align-right"><em> * Dernère mise à jour le 15/07/2026 à 16:17</em></p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/declaration-urgente-sur-la-permacrise-du-logement-au-luxembourg-declaration-pour-le-droit-a-un-toit/">Déclaration urgente sur la permacrise du logement au Luxembourg : « Déclaration pour le droit à un toit »</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Liban. Les attaques israéliennes tuant des enfants et anéantissant des familles doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/liban-les-attaques-israeliennes-tuant-des-enfants-et-aneantissant-des-familles-doivent-faire-lobjet-denquetes-pour-crimes-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:24:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36680</guid>

					<description><![CDATA[<p>Liban. Les attaques israéliennes tuant des enfants et anéantissant des familles doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre Trois frappes aériennes israéliennes menées contre le sud du Liban en mars 2026, qui ont tué 24 civil·e·s &#8211; dont 12 enfants &#8211; et anéanti des familles, doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre, a [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/liban-les-attaques-israeliennes-tuant-des-enfants-et-aneantissant-des-familles-doivent-faire-lobjet-denquetes-pour-crimes-de-guerre/">Liban. Les attaques israéliennes tuant des enfants et anéantissant des familles doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Liban. Les attaques israéliennes tuant des enfants et anéantissant des familles doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre</h2>



<p>Trois frappes aériennes israéliennes menées contre le sud du Liban en mars 2026, qui ont tué 24 civil·e·s &#8211; dont 12 enfants &#8211; et anéanti des familles, doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre, a déclaré Amnesty International jeudi 9 juillet.</p>



<p>L’organisation a enquêté sur trois attaques israéliennes qui ont détruit des habitations civiles du quartier d’al Thakana (district de Tyr), du village d’Irkay (district de Saïda), et du quartier d’al Rahbat (district de Nabatiyé), respectivement les 6, 12 et 13 mars. Parmi les personnes tuées figuraient 12 enfants, âgés de cinq à 16 ans, six femmes &#8211; dont une femme enceinte &#8211; et six hommes. Au moins 18 autres personnes ont également été blessées.</p>



<p>Sur la base des éléments de preuve recueillis, Amnesty International a des motifs raisonnables de conclure que, lors de chacune de ces frappes aériennes, les forces israéliennes ont commis des violations du droit international humanitaire, notamment en n’établissant pas de distinction entre civil·e·s et objectifs militaires, en menant des attaques visant des civil·e·s ou des biens de caractère civil, ou en ne prenant pas toutes les précautions possibles pour réduire au maximum les préjudices causés aux civil·e·s.</p>



<p>« En l’espace d’une semaine seulement, l’armée israélienne a anéanti des familles entières, dont une douzaine d’enfants, au Liban, faisant preuve d’un mépris flagrant pour la vie des civil·e·s. Combien d’autres familles devront encore extraire les restes de leurs enfants des décombres avant que ce cycle dévastateur de crimes de guerre ne prenne fin ? La communauté internationale doit agir maintenant : les États doivent immédiatement imposer un embargo complet sur les armes contre Israël, et invoquer la compétence universelle et extraterritoriale dans le but d’enquêter sur les responsables présumés et de les poursuivre », a déclaré Kristine Beckerle, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.</p>



<p>« On craint de plus en plus que l’accord le plus récent entre Israël et le Liban, négocié par les États-Unis, ne devienne encore un nouvel obstacle à la justice, privant ainsi les victimes de toute possibilité d’obtenir des comptes. Les récits poignants de rescapé·e·s et de témoins de ces attaques donnent un aperçu effrayant de ce que signifie concrètement l’impunité totale dont bénéficie Israël pour ses attaques illégales.</p>



<p>« Les autorités libanaises doivent agir de manière décisive et conférer à la Cour pénale internationale la compétence requise pour enquêter sur les crimes commis sur leur territoire, en soutenant les efforts de la justice internationale et en ouvrant des enquêtes nationales crédibles et indépendantes sur les crimes relevant du droit international. Faute d’action coordonnée &#8211; tant au niveau national qu’international -, le cycle des crimes de guerre et de l’impunité se poursuivra, sans aucune issue en vue. »</p>



<p>Entre le 2 mars, date à laquelle le conflit s’est intensifié, et le 29 juin, 4 257 personnes ont été tuées au Liban, dont plus de 250 enfants, selon le gouvernement libanais. Au moins deux civil·e·s ont été tués en Israël et au moins 39 soldats dans le sud du Liban selon des informations relayées par les médias israéliens.</p>



<p>Dans le cadre de cette enquête, Amnesty International a recueilli les propos de 15 personnes, parmi lesquelles des rescapé·e·s, des proches de victimes, des secouristes, des journalistes qui se sont rendus sur les lieux des attaques et des responsables locaux. Le Laboratoire de preuves d’Amnesty International a analysé des images satellite et vérifié 20 photos et 11 vidéos partagées directement par des sources ou publiées sur les réseaux sociaux. Les chercheurs ont également passé en revue les réseaux sociaux israéliens et libanais afin de comprendre le contexte dans lequel chaque frappe a eu lieu, et de chercher d’éventuels éléments attestant de possibles liens entre les victimes et le Hezbollah.</p>



<p>Amnesty International a écrit aux autorités israéliennes le 12 juin pour leur demander des informations sur neuf attaques au Liban, dont ces trois-là, dans le but d’obtenir des éclaircissements sur les objectifs militaires visés et les mesures prises pour prévenir, réduire le plus possible, examiner ou réparer les dommages causés aux civil·e·s. Dans leur réponse du 22 juin, les autorités israéliennes ont déclaré avoir « examiné les allégations présentées », précisant que certaines attaques « avaient été menées contre des objectifs militaires du Hezbollah », tandis que d’autres cas avaient été « transmis pour examen ». Elles ont affirmé qu’elles sont « déterminées à atténuer les dommages causés aux civil·e·s lors d’activités opérationnelles » et que le Hezbollah « exploite systématiquement les infrastructures civiles à des fins militaires ». Malgré un suivi, l’armée israélienne n’a fourni aucune information précise concernant les trois attaques décrites ci-dessous, notamment sur les possibles cibles.</p>



<p>Le droit international humanitaire impose aux parties d’effectuer à tout moment une distinction entre objectifs militaires et civil·e·s ou biens de caractère civil, et de ne diriger leurs attaques que contre des objectifs militaires. Outre l’interdiction des attaques directes contre la population civile ou des biens de caractère civil, le droit international humanitaire interdit les attaques sans discernement, qui ne font pas la distinction entre les objectifs militaires et les civil·e·s ou les biens de caractère civil. Les parties à un conflit doivent également veiller à épargner les civil·e·s et les biens de caractère civil, notamment en prenant toutes les précautions possibles pour réduire au maximum les dommages accidentels causés aux civil·e·s et aux biens de caractère civil. Cela implique de tout mettre en œuvre pour vérifier que les cibles sont bien des objectifs militaires, et d’interrompre les attaques s’il s’avère qu’elles ne sont pas dirigées contre la bonne cible ou disproportionnées.</p>



<h4 class="wp-block-heading">« J’ai passé trois jours à ramasser des corps en morceaux »</h4>



<p>Le 6 mars, vers 15 h 50 heure locale, une frappe aérienne israélienne a touché la maison de Hassan Saleh dans le quartier d’al Thakana, dans le district de Tyr, sur la côte sud du Liban. La frappe a détruit la maison et tué huit membres de la famille, tous civil·e·s, dont trois enfants, qui se trouvaient sur place. Elle a également blessé six autres civil·e·s, dont trois grièvement, parmi lesquels des membres de la famille élargie et une employée de maison migrante, dans une maison voisine.</p>



<p>Cette frappe, menée sans avertissement, a tué Hassan Saleh – un retraité d’une soixantaine d’années qui suivait un traitement contre le cancer –, son épouse Fatimah Saleh et leurs deux enfants : Zein al Abidin, 14 ans, et Roqaya, 11 ans. Elle a également coûté la vie à la sœur de Fatimah, Haniya, enceinte de trois mois, ainsi qu’à sa fille Sara, âgée de cinq ans. Les deux tantes de Fatimah et Haniya, Khadija et Samira, ont également été tuées.</p>



<p>Hussein Saleh, seul membre survivant de la famille, n’était pas chez lui au moment de l’attaque. Il a déclaré à Amnesty International que lui-même, sa femme, Haniya, et leur fille, Sara, s’étaient réfugiés dans la maison familiale, pensant qu’elle était sûre. Les habitant·e·s de la maison n’avaient pas reçu d’avertissement leur demandant d’évacuer, contrairement à de nombreuses autres habitations du quartier où il vivait à Tyr.</p>



<p>La veille, le 5 mars, l’armée israélienne avait émis des ordres d’« évacuation » générale, enjoignant tous les habitant·e·s du sud du Liban, notamment ceux de la ville de Tyr, à quitter les lieux – afin de « garantir [leur] sécurité ». Selon ces ordres, toute personne se rendant vers le sud « mettait [sa] vie en danger ». Hussein a expliqué que sa famille n’avait pas pu évacuer immédiatement la ville de Tyr, car six de ses proches avaient des problèmes chroniques de santé ou d’autres maladies.</p>



<p>Ces ordres d’évacuation de masse, qui sont trop généraux et ne fournissent pas d’informations claires sur les itinéraires et destinations sûrs, le début et la durée des attaques, ni d’explications sur la manière de s’éloigner des cibles militaires visées par les frappes, ne constituent pas des avertissements efficaces. La diffusion de ces avertissements ne donne pas à l’armée israélienne le droit de traiter ces secteurs comme des zones de tir, ni ne dispense Israël de ses obligations de respecter le droit international humanitaire, de faire la distinction entre cibles militaires et civiles, et de prendre toutes les précautions possibles pour limiter les dommages causés aux civil·e·s.</p>



<p>Hussein s’était rendu au marché pour faire des courses avant l’iftar lorsque l’attaque a eu lieu. Il s’est précipité vers la maison familiale après avoir entendu la frappe et vu d’où provenait la fumée. Il a décrit la scène à son arrivée :</p>



<p>« Il ne restait plus aucune trace de la maison, ni murs, ni parpaings, et des fragments de corps étaient éparpillés sur le sol […] J’ai passé trois jours à rassembler ces morceaux […] Il n’y avait absolument aucune cible militaire. Il n’y avait que des femmes et des enfants […] Ils ont détruit toute ma vie. Pourquoi ne nous ont-ils pas prévenus ? […] Sara, ma fille, était tout pour moi. »</p>



<p>Le Laboratoire des preuves d’Amnesty International a confirmé l’authenticité de deux vidéos partagées par des témoins. L’une d’elles montrait des secouristes transportant un sac mortuaire au milieu des décombres, et l’autre montrait le terrain vide où se dressait auparavant la maison familiale. Une photo rendue publique par les médias montre un cratère à cet endroit. L’analyse d’images satellite confirme que le bâtiment a été détruit entre le matin du 6 et celui du 8 mars 2026. Le cratère et les dégâts visibles correspondent tous deux à une frappe aérienne.</p>



<p>Les recherches effectuées par Amnesty International n’ont pas permis de trouver de preuves indiquant la présence d’objectifs militaires au moment de l’attaque. Moussa Chaalan, ambulancier, qui a été parmi les premiers à arriver sur les lieux après l’attaque, a déclaré :</p>



<p>« C’est un quartier civil […] il ne restait plus rien de la maison. Des fragments de corps étaient éparpillés jusqu’à 200 mètres du lieu d’impact. »</p>



<p>Un responsable local a également indiqué que les membres de la famille Saleh étaient des civil·e·s, que la zone visée était un quartier civil et qu’il n’y avait aucune activité militaire ni aucun objectif militaire dans la zone.</p>



<p>La frappe a détruit une habitation civile et tué huit civil·e·s, dont quatre femmes et trois enfants, sans avertissement. Au vu des éléments de preuve, Amnesty International dispose de motifs raisonnables de conclure que cette attaque constituait soit une attaque directe contre des civil·e·s ou un objectif civil, soit une attaque sans discernement, et qu’elle doit faire l’objet d’une enquête en tant que crime de guerre.</p>



<p>Hormis le fait d’avoir ordonné une évacuation de masse la veille de l’attaque, les autorités israéliennes n’ont ni confirmé ni nié avoir mené cette attaque, et n’ont publié aucune déclaration fournissant une explication. Dans leurs réponses à Amnesty International, les autorités israéliennes ont indiqué que « ces allégations ont été transmises pour examen ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">« Quatre filles tuées »</h4>



<p>Le 12 mars, vers 14 h 20, une frappe aérienne israélienne sur le village d’Irkay, dans le district de Saïda, qui marque l’entrée du sud du Liban, a détruit la maison de Rida Taqi, tuant sept membres de sa famille, dont quatre enfants, et en blessant cinq autres, dont un enfant. Cette frappe, lancée sans avertissement, a également endommagé la maison voisine, celle de la fille de Rida Taqi, blessant cette femme ainsi que son beau-frère, et tuant son mari et son fils de 12 ans, tous civil·e·s.</p>



<p>Mohamad Taqi, 54 ans, qui a survécu à l’attaque, a perdu ses quatre filles : Zeinab, 14 ans, Zahraa, 12 ans, Malika, neuf ans, et Yasmina, six ans. La frappe a également tué sa mère, Zeinab Nasser, 78 ans, son père, Rida Taqi, 83 ans, et son frère Ahmad Taqi, 52 ans.</p>



<p>Mohamad Taqi travaille au port de Beyrouth et s’occupait de l’élevage de bétail de la famille avec son frère Ahmad dans le village d’Irkay. Après l’intensification du conflit, il s’est installé avec sa famille dans la maison de son père, pensant qu’elle serait plus sûre, car située au centre du village.</p>



<p>Au moment de l’attaque, Mohamad se trouvait sur le porche avec des membres de sa famille, tandis que ses quatre filles, leur cousine de 11 ans et leur grand-mère (la mère de Mohamad) étaient à l’intérieur de la maison.</p>



<p>Après l’attaque, dès qu’il a pu bouger, a-t-il dit, il s’est mis à chercher les membres de sa famille sous les décombres :</p>



<p>« Quand j’ai pu me relever, j’ai commencé à chercher les filles et mes parents (…) J’ai trouvé Yasmina. Elle était encore vivante. Sa respiration était lente. Les ambulanciers l’ont emmenée à l’hôpital. Malika n’était plus en vie. Les secours l’ont également sortie [des décombres].</p>



<p>« Dans la chambre sur laquelle le missile s’était abattu, je n’ai trouvé aucune trace de Zeinab et Zahraa. Les secouristes ont plus tard retrouvé des restes de leurs corps et les ont rassemblés. Quand j’ai perdu tout espoir de les retrouver vivantes, je me suis rendu à l’hôpital. J’étais blessé à la tête, à l’œil et au visage. »</p>



<p>Mohamad Chakaroun, un secouriste local, a déclaré que dès que son équipe s’était rendu compte que la frappe aérienne avait touché le centre du village, elle avait compris qu’il y aurait un nombre élevé de victimes civiles. Ils sont arrivés sur les lieux environ cinq minutes après la frappe :</p>



<p>« Nous avons trouvé le corps de la grand-mère [Zeinab Nasser] au-dessus de celui de sa petite-fille. Elle était morte, mais sa petite-fille [de onze ans] avait survécu, grièvement blessée. Nous avons dégagé la fillette et l’avons emmenée à l’hôpital […] En avançant d’un pas, nous avons trouvé le fils de Zeinab [Ahmad Taqi], mort. Il présentait une blessure à la tête […]. Les quatre filles de Mohamad Taqi ont été tuées. Nous avons retrouvé des fragments de corps d’enfants. »</p>



<p>Le Laboratoire de preuves d’Amnesty a vérifié sept vidéos partagées par des sources, qui montraient le bâtiment détruit et les structures endommagées à proximité. Les images satellite confirment qu’il a été détruit entre le matin du 10 et celui du 17 mars 2026. Les dégâts visibles correspondent à ceux causés par une frappe aérienne.</p>



<p>Après l’attaque, l’armée israélienne a déclaré au journal The Observer qu’elle avait frappé des « agents terroristes du Hezbollah » à Irkay le 12 mars, et a accusé le Hezbollah d’utiliser des boucliers humains, sans toutefois fournir la moindre preuve à l’appui de ses allégations. Amnesty International a écrit à l’armée israélienne pour obtenir des informations sur cette attaque en particulier, notamment les éventuelles cibles présumées. Dans leur réponse, les autorités israéliennes ont indiqué que cette allégation avait été transmise pour examen.</p>



<p>Même si les autorités israéliennes avaient l’intention de viser une personne qu’elles considéraient comme une cible militaire, les moyens et la méthode utilisés pour cette attaque contre une habitation civile remplie de civil·e·s en feraient une attaque aveugle.</p>



<p>Les recherches effectuées par Amnesty International n’ont révélé aucune preuve de la présence de cibles militaires au moment de l’attaque. La frappe a détruit une habitation civile, en a endommagé une autre et a tué neuf civil·e·s, dont cinq enfants, sans avertissement préalable.</p>



<p>Au vu des éléments de preuve, Amnesty International dispose de motifs raisonnables de conclure que cette frappe constituait soit une attaque directe contre des civil·e·s ou un bien civil, soit une attaque menée sans discernement. Dans les deux cas, elle doit faire l’objet d’une enquête en tant que crime de guerre.</p>



<h4 class="wp-block-heading">« Une famille entière a disparu, comme si elle n’avait jamais existé »</h4>



<p>Le 13 mars, entre 20 heures et 20 h 30 heure locale, une frappe aérienne israélienne sur une maison du quartier d’al Rahbat, dans le district de Nabatiyé, a tué sept civil·e·s, dont Qais Basma, son épouse Blandine Jaber et leurs quatre enfants : Hassan, Hussein, Abbas et Helene, âgés de sept à 16 ans. Cette frappe, qui n’a pas été précédée d’un avertissement, a également coûté la vie à leur voisin, Hussein Mohamad Bitar, et a blessé au moins cinq personnes dans des bâtiments voisins.</p>



<p>Une parente de Qais Basma, Tahiya Basma, a déclaré à Amnesty International que Qais était peintre en bâtiment, un homme travailleur qui arrivait à peine à joindre les deux bouts :</p>



<p>« Il était père de quatre enfants qui allaient encore à l’école […] Notre perte est immense. Une famille entière a disparu, comme si elle n’avait jamais existé. Il ne reste plus personne. La nouvelle a été un véritable choc. La maison familiale où il vivait a également été détruite. C’était une maison libanaise traditionnelle appartenant à ses grands-parents, où des générations d’enfants avaient été élevés. »</p>



<p>Abdul Latif Bitar, un mukhtar (représentant des autorités locales), également secouriste au sein des Scouts d’al Risala et cousin de Hussein Mohamed Bitar, tué lors de l’attaque, a déclaré s’être rendu sur les lieux après avoir entendu la frappe et vu de la fumée s’élever :</p>



<p>« Nous avons entendu des avions de combat et des drones – une présence constante dans notre ciel. Puis nous avons entendu l’explosion ; nous attendons généralement trois minutes avant de nous rendre sur les lieux, par crainte d’un éventuel deuxième raid ou d’un barrage de tirs de type “ceinture de feu”.</p>



<p>« La maison, qui comptait deux étages, était réduite à un tas de ruines […] Le premier corps que nous avons dégagé était un de ses fils […] Puis nous avons retrouvé les corps de deux autres enfants, mais ils étaient en morceaux. Les corps de Qais et de sa femme étaient intacts […] Nous avons également sorti […] Hussein […] Il était en vie, mais il est mort à l’hôpital une heure plus tard. »</p>



<p>Un parent de Hussein Mohamad Bitar, également ami proche de Qais, a déclaré que Hussein était électricien et qu’il habitait lui aussi dans le quartier d’al Rahbat, à seulement quelques rues de la maison de Qais.</p>



<p>Trois des personnes ayant parlé à l’organisation ont déclaré avoir entendu des drones et le bruit d’avions avant que la frappe n’ait lieu.</p>



<p>Le Laboratoire des preuves d’Amnesty a vérifié 19 photos et deux vidéos montrant le bâtiment détruit et les structures endommagées à proximité. Des images satellite à plus faible résolution montrent que le bâtiment a été réduit à néant entre le 10 et le 17 mars 2026. Les images des dégâts correspondent à ceux causés par une frappe aérienne.</p>



<p>Les autorités israéliennes n’ont ni confirmé, ni nié avoir mené cette attaque, et n’ont fait aucune déclaration fournissant une explication. Dans leurs réponses à Amnesty International, les autorités israéliennes ont indiqué que cette allégation avait été transmise pour examen.</p>



<p>Les recherches menées par Amnesty International n’ont pas révélé d’éléments attestant la présence d’objectifs militaires au moment de l’attaque. Toutes les personnes dont Amnesty International a recueilli les propos, y compris les deux mukhtars de la ville de Nabatiyé, ont déclaré à l’organisation que l’ensemble des personnes présentes dans la maison au moment de l’attaque étaient des civil·e·s. Le mukhtar local, Abdul Latif Bitar, a déclaré : « Il n’y a absolument aucune présence militaire dans cette zone ; c’est un quartier résidentiel, et il n’y avait pas d’armes sur le site de la maison visée. »</p>



<p>Cette frappe a détruit une habitation civile, endommagé d’autres domiciles à proximité et tué sept civil·e·s, dont quatre enfants, sans avertissement préalable.</p>



<p>Au vu des éléments de preuve, cette attaque constituait soit une attaque directe contre des civil·e·s ou des biens de caractère civil, soit une attaque sans discernement, et doit faire l’objet d’une enquête en tant que crime de guerre.</p>



<p>« Ces trois attaques dévastatrices s’inscrivent dans un schéma bien établi d’attaques illégales menées par Israël au Liban, dans un contexte d’absence totale d’obligation de rendre des comptes. L’impunité persistante dont bénéficient ces attaques illégales risque de normaliser des violations graves du droit international humanitaire et envoie un message dangereux selon lequel les forces israéliennes peuvent continuer à tuer et blesser illégalement des civil·e·s en toute impunité, sans aucune perspective de justice ni de réparation », a déclaré Kristine Beckerle.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 8 octobre 2023, le Hezbollah a tiré des roquettes sur Israël, ce qui a été suivi d’opérations aériennes et terrestres israéliennes qui se sont considérablement intensifiées en septembre 2024. Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 27 novembre 2024, mais Israël a continué à mener des attaques quasi quotidiennes et à détruire de manière massive des biens civils au Liban le long de la frontière. Le 2 mars 2026, le Hezbollah a repris ses attaques à la suite d’une frappe américano-israélienne en Iran qui a coûté la vie au Guide suprême iranien et commandant en chef Ali Khamenei. Israël a riposté par une vague d’attaques à travers tout le Liban. Les hostilités se sont poursuivies malgré plusieurs annonces relatives à un cessez-le-feu.</p>



<p>Depuis octobre 2023, Amnesty International a recueilli des informations sur une série d’attaques illégales menées par Israël au Liban, notamment certaines ayant causé la mort de civil·e·s, de journalistes et de professionnel·le·s de santé, et qui ont endommagé ou détruit des biens de caractère civil. L’organisation a également souligné à plusieurs reprises que l’impunité persistante pour ces violations encourage les forces israéliennes à poursuivre leurs attaques illégales sans craindre d’être amenées à rendre des comptes.</p>



<p>Amnesty International a également recueilli des informations sur le lancement illégal par le Hezbollah de roquettes non guidées contre des zones civiles peuplées en Israël, faisant des morts et des blessés parmi la population civile, et causant la destruction de logements civils et le déplacement de civil·e·s.</p>




<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/liban-les-attaques-israeliennes-tuant-des-enfants-et-aneantissant-des-familles-doivent-faire-lobjet-denquetes-pour-crimes-de-guerre/">Liban. Les attaques israéliennes tuant des enfants et anéantissant des familles doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
