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	<title>Article Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Article Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Wesam Hamada : « Je veux continuer de faire entendre la voix de Hind, car c‘est la voix de tous les enfants de Gaza »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 16:10:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Wesam Hamada : « Je veux continuer de faire entendre la voix de Hind, car c‘est la voix de tous les enfants de Gaza » Le 29 janvier 2024, Hind Rajab, une fillette de cinq ans, a été tuée avec ses quatre cousins, son oncle et sa tante par l&#8217;armée israélienne alors qu&#8217;ils tentaient de [&#8230;]</p>
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<div style="height:41px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading">Wesam Hamada : « Je veux continuer de faire entendre la voix de Hind, car c‘est la voix de tous les enfants de Gaza »</h3>



<p>Le 29 janvier 2024, Hind Rajab, une fillette de cinq ans, a été tuée avec ses quatre cousins, son oncle et sa tante par l&rsquo;armée israélienne alors qu&rsquo;ils tentaient de fuir un quartier de la ville de Gaza. Les deux secouristes du Croissant-Rouge palestinien venus la secourir ont également été tués par l&rsquo;armée israélienne.</p>



<p>La mère de Hind, Wesam Hamada, était avec elle au téléphone tandis que la fillette s’était cachée, des soldats israéliens se trouvant à proximité, et implorait d&rsquo;être secourue. L&rsquo;enregistrement de cet appel de détresse avec les bénévoles du Croissant-Rouge palestinien a inspiré le film La Voix de Hind Rajab, nominé aux Oscars.</p>



<p>Lors d&rsquo;une conférence internationale organisée par le Réseau palestinien européen à Copenhague, au Danemark, Wesam Hamada confiait à Amnesty International les derniers mots de sa fille, les raisons qui la poussent à faire vivre la mémoire de Hind et ce qu’elle souhaite pour les enfants de Gaza. Voici la version longue de la vidéo : </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Exclusive Interview with Mother of Five-Year-Old Hind Rajab Who Was Killed by The Israeli Military." width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/b1dAoqC56-s?start=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div style="height:39px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quels sont les derniers mots que Hind vous a adressés, et pensez-vous que le monde est responsable de sa mort tragique ?</strong></h4>



<p>« J’ai peur… viens me chercher. »</p>



<p>Hind a prononcé une phrase qui m’a brisé le cœur : « Maman, ils mentent. Reste avec moi ! » À cet instant, j’ai compris la trahison. Ils ont envoyé une ambulance la chercher, mais elle n’est pas arrivée à destination. Elle a été bombardée. Ce qui signifie qu’on ne lui a pas permis de sauver une vie.</p>



<p>Je ne blâme pas la population du monde, mais je pointe du doigt le silence. Ce silence qui rend le crime possible et facilite sa répétition.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’histoire de Hind est déchirante et bouleversante. Où trouvez-vous la force de continuer ?</strong></h4>



<p>C&rsquo;est de Hind que je tire ma force. Elle s’est montrée si courageuse lorsqu&rsquo;elle est restée coincée dans la voiture pendant des heures. Elle a continué de parler au téléphone malgré ses blessures, le froid et la faim. Elle parlait pour rester en vie. Elle essayait de me rassurer alors qu&rsquo;elle savait qu&rsquo;elle était entourée de soldats israéliens, qu&rsquo;il y avait des tirs et que la situation était très dangereuse. Hind est bien plus forte que moi.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Que souhaitez-vous dire au monde à propos de votre fille, Hind ?</strong></h4>



<p>Hind était une fillette très forte et intelligente. Elle rêvait de devenir médecin pour soigner les enfants ; pas seulement à Gaza, mais partout dans le monde. Si Hind était encore en vie et voyait toutes les choses terribles que subissent les enfants à Gaza, elle ne le supporterait pas.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Malgré le cessez-le-feu annoncé fin 2025, les souffrances à Gaza perdurent. Comment vivent les Palestinien·ne·s à Gaza aujourd’hui ?</strong></h4>



<p>La première preuve que le génocide se poursuit chaque jour, c&rsquo;est le grand nombre de victimes. Ma famille et mes amis me disent qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas accès au minimum nécessaire. Pas d’accès à l’eau, pas d’électricité, de nourriture, ni de médicaments. Le système de santé s&rsquo;est effondré et les enfants n&rsquo;ont pas accès à l&rsquo;éducation.</p>



<p>Le génocide perdure et la vie normale n&rsquo;est pas revenue à Gaza.</p>



<p>Chaque femme, chaque enfant, chaque personne demeure une cible à Gaza.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>En quoi est-ce important pour vous de participer à des événements publics et de parler de Hind et de son histoire ?</strong></h4>



<p>En tant que mère de Hind et Iyad, j&rsquo;ai une grande responsabilité. Je veux que sa voix continue de résonner, car ce n&rsquo;est pas seulement la sienne, mais celle de tous les enfants de Gaza.</p>



<p>Cela donne de l&rsquo;espoir aux enfants de Gaza lorsqu&rsquo;ils voient qu’on les soutient. Pas seulement par des slogans, mais par des vrais changements. Lorsque l&rsquo;aide d&rsquo;urgence leur parvient et que les hôpitaux et les écoles rouvrent.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’histoire de votre fille est racontée dans le film La Voix de Hind Rajab, nominé aux Oscars. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?</strong></h4>



<p>Ce film raconte l’histoire de Hind, mais aussi celle de milliers d’enfants à Gaza. Plus de 20 000 enfants y ont péri. Le film parle de ce crime. Et les générations futures pourront voir ce témoignage.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous pris la mesure de la force et de la résilience des enfants à Gaza ?</strong></h4>



<p>Nous étions cachés dans une cave avec 75 membres de notre famille. L’armée israélienne était tout près. Les enfants avaient très faim, ils n’avaient rien mangé depuis neuf heures. Pour les faire taire et éviter que les soldats nous trouvent, je leur ai promis de leur préparer un très bon repas si nous survivions. La nuit tombée, l’armée israélienne s’est retirée. Mais je n’ai pas pu tenir ma promesse, car il n’y avait plus rien à manger. Je me suis excusée auprès des enfants,plusieurs fois. Ils m’ont simplement répondu que c’était ok et que tout irait bien.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quel est votre souhait pour les enfants de Gaza ?</strong></h4>



<p>Je ne demande pas l’impossible, mais une chose très simple : que la vie d’un enfant palestinien soit protégée comme s’il s’agissait de la vie de votre enfant.</p>



<p>Si le droit ne peut sauver un enfant, alors il doit être tenu pour responsable. Et si le monde agit uniquement lorsque la victime ressemble à ses propres enfants, alors il a besoin d’une nouvelle conscience.</p>



<p>Hind n’est plus là, mais son histoire impose une responsabilité. Et une responsabilité ne s’assume pas par des mots, mais par des actes.</p>



<p>Je vous demande d’imaginer, ne serait-ce que quelques instants, l’immensité de la douleur des mères à Gaza qui perdent leur enfant. Imaginez la violence de cette douleur, lorsque vous n’avez pas pu sauver votre enfant, le rejoindre, ni savoir quels furent ses derniers instants. Cette douleur habite les mères chaque jour, à chaque respiration.</p>
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		<title>Que s’est-il passé lors des manifestations en Iran ?</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/que-sest-il-passe-lors-des-manifestations-en-iran/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 13:53:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des manifestations ont éclaté le 28 décembre 2025. À travers le pays, des personnes révoltées par des décennies de répression ont réclamé des changements en profondeur et un système politique qui respecte les droits humains et la dignité. Les autorités iraniennes ont réagi en menant une répression meurtrière sans précédent et, depuis le 8 janvier [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<section class="wp-block-amnesty-core-hero aimc-ignore is-aligned-left has-dark-background" style="aiic:ignore;background-image:url('https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/01/314419-1444x710.jpg')"><div class="container"><div class="hero-contentWrapper"><h1 class="hero-title"><span>QUE S’EST-IL PASSÉ LORS<br>DES MANIFESTATIONS EN IRAN ?</span></h1></div></div><div class="image-metadata is-image"><span class="image-metadataItem image-copyright" aria-hidden="true">Anonymous/Getty Images</span></div></section>


<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Des manifestations ont éclaté le 28 décembre 2025. À travers le pays, des personnes révoltées par des décennies de répression ont réclamé des changements en profondeur et un système politique qui respecte les droits humains et la dignité. Les autorités iraniennes ont réagi en menant une répression meurtrière sans précédent et, depuis le 8 janvier 2026, ont intégralement coupé l’accès à Internet pour cacher leurs crimes. Les forces de sécurité ont recouru à une force ilégale, à des armes à feu et à d’autres armes interdites contre des manifestant·e·s, ce qui s’est soldé par des homicides de masse et des blessures graves.</p>



<p>Des vidéos authentifiées et des témoignages recueillis par Amnesty International montrent que des membres des forces de sécurité postés dans les rues et sur les toits d’immeubles, de maisons, de mosquées et de postes de police, notamment, ont tiré de manière répétée sur des manifestant·e·s avec des fusils et des fusils à pompe chargés de projectiles métalliques, visant fréquemment la tête et le torse. D’après des éléments rassemblés par Amnesty International, les forces de sécurité impliquées dans la répression meurtrière incluent le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), notamment ses bataillons de bassidjis, et diverses divisions de la police iranienne, connue sous l’acronyme persan FARAJA, ainsi que des policiers en civil.</p>



<p>Les autorités ont commis des massacres de manifestant·e·s, principalement les 8 et 9 janvier, quand le nombre de victimes a commencé à se chiffrer en milliers. Janvier 2026 marque la période de répression la plus meurtrière attribuée aux autorités iraniennes depuis qu’Amnesty International a entamé ses recherches sur le pays il y a des décennies.</p>



<p>L’impunité pour la commission répétée de crimes de droit international par les autorités iraniennes dans le cadre d’opérations répressives précédentes a alimenté cette série de violences la plus récente. Amnesty International a précédemment constaté que les forces iraniennes de sécurité ont employé une force illégale, notamment meurtrière, afin d’écraser le soulèvement Femme Vie Liberté de 2022, ainsi que les manifestations nationales de novembre 2019.</p>



<div style="height:10px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi les gens manifestent-ils en Iran ?</strong></h3>



<p>Les manifestations ont débuté le 28 décembre 2025 après l’effondrement brutal de la monnaie nationale. Cela est survenu dans un contexte de forte augmentation de l’inflation, de mauvaise gestion chronique de services essentiels par l’État et de dégradation des conditions de vie. Le mouvement de protestation a commencé lorsque des marchands du grand bazar de Téhéran ont entamé des grèves et fermé leurs boutiques.</p>



<p>De plus en plus de personnes se sont jointes à ces actions de protestation, qui ont ensuite pris la forme de manifestations de rue à grande échelle appelant à la chute du régime de la République islamique. Les manifestant·e·s réclamaient un changement de fond et la transition vers un nouveau système de gouvernement respectant les droits fondamentaux et la dignité humaine.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment la crise du coût de la vie en Iran impacte-t-elle les droits humains, en particulier les droits économiques, sociaux et culturels ?</strong></h3>



<p>Cela fait longtemps que les autorités iraniennes effectuent une mauvaise gestion de l’accès à certains services essentiels, et qu’elles ne respectent pas les droits économiques, sociaux et culturels de la population, ce qui se traduit par des conditions de vie qui se détériorent et une inflation qui s’envole.</p>



<p>En 2025, des régions d’Iran ont été confrontées à des pénuries d’eau et des coupures d’électricité graves et prolongées ayant donné lieu à la fermeture d’écoles et d’entreprises. Au lieu de trouver des solutions à ce problème, les autorités ont ignoré des défaillances systématiques, blâmant même la sécheresse et la surconsommation, et laissant la population avec un accès encore plus restreint à des services censés répondre à des besoins humains fondamentaux, tels que l’eau et l’énergie. Cette situation se traduit par la fragilisation du droit à un niveau de vie suffisant et du droit de vivre dans la dignité.</p>



<p>Les autorités iraniennes manquent par ailleurs à leur devoir consistant à agir face aux dégradations de l’environnement, ce qui creuse des inégalités existantes et affecte de manière disproportionnée des communautés marginalisées. Cette dégradation de l’environnement est caractérisée par :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la perte de lacs, de rivières et de zones humides ;</li>



<li>l&rsquo;épuisement de la nappe phréatique ;</li>



<li>la pollution de l’eau provoquée par le déversement d’eaux usées dans des sources d’approvisionnement en eau des villes ; la déforestation ;</li>



<li>les affaissements de terrain ;</li>



<li>le déclin des réserves d’eau et de la santé des sols ;</li>



<li>et la pollution de l’air, en partie due à l’utilisation industrielle de combustibles de mauvaise qualité, qui a contribué à des milliers de décès en 2025.</li>
</ul>



<p>Les autorités iraniennes continuent par ailleurs à s’abstenir d’investir suffisamment dans des régions où vivent des minorités ethniques, telles que les Kurdes et les Baloutches. La pauvreté et la marginalisation de ces groupes s’en trouvent accrues.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est l’ampleur des manifestations actuellement ?</strong></h3>



<p>Peu après le début des actions de protestation des commerçants du bazar de Téhéran, celles-ci se sont rapidement muées en manifestations de rue dans diverses villes du pays. Certaines des provinces ayant été le théâtre d’actions de grande ampleur, et d’une répression meurtrière, ont inclus celles d’Alborz, de Kermanshah, de Téhéran et de Khorassan-e Razavi. Selon la mission d’établissement des faits sur l’Iran des Nations unies, des manifestations ont eu lieu dans l’ensemble des 31 provinces du pays.</p>



<p>Au lendemain du massacre de milliers de personnes par les forces de sécurité les 8 et 9 janvier, des milliers d’autres ont été arrêtées et un couvre-feu nocturne a été décrété dans des grandes villes, tandis que des membres des forces de sécurité lourdement armés effectuaient des patrouilles dans les rues. Alors que la répression militarisée s’installe, il semble que les manifestations de masse n’ont plus lieu, mais les doléances et demandes exprimées par les manifestant·e·s, notamment en faveur de la fin du système de la République islamique, demeurent.</p>



<p>Compte tenu de la coupure d’Internet imposée par les autorités iraniennes depuis le 8 janvier, il est difficile d’obtenir des informations à jour depuis le terrain.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment les autorités ont-elles réagi à ces manifestations ?</strong></h3>



<p>De hauts responsables de l’État iranien ont qualifié les manifestant·e·s d’« émeutiers » et promis une réponse « ferme ». Le 3 janvier 2026, le Guide suprême de la République d’Iran, Ali Khamenei, a déclaré qu’il fallait « remettre les émeutiers à leur place ».</p>



<p>Les forces de sécurité ont réagi en employant une force meurtrière pour disperser les manifestant·e·s, en recourant illégalement à la force, à des armes à feu et à d’autres armes interdites, ainsi qu’en menant des arrestations de masse, notamment de mineurs ayant à peine 14 ans. Elles soumettent par ailleurs un grand nombre de détenu·e·s à des disparitions forcées et à des détentions au secret, les exposant ainsi à un risque accru de torture et de mauvais traitements. Depuis le 8 janvier, les autorités ont suspendu l’accès à Internet, afin de masquer leurs crimes et d’empêcher la population iranienne de transmettre des informations au monde extérieur.</p>



<p>Malgré les restrictions, Amnesty International a établi la véracité d’éléments montrant que les autorités se sont rendues coupables d’homicides illégaux de masse à une échelle sans précédent, sur fond de blocage de l’accès à Internet. Des membres des forces de sécurité lourdement armés mènent des patrouilles et établissent des postes de contrôle à travers le pays. Les autorités ont déployé des unités armées dans la rue afin de faire respecter des couvre-feux nocturnes depuis le 9 janvier, envoyant un message selon lequel quiconque se rassemble ou s’aventure dehors après le couvre-feu s’exposera à une force meurtrière.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quelles sont les règles de maintien de l’ordre lors de manifestations ?</strong></h3>



<p>Il existe des normes claires et bien établies relatives aux droits humains dans le cadre du maintien de l’ordre, notamment : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les principes de base des Nations unies sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois</li>



<li>le Code de conduite pour les responsables de l’application des lois</li>



<li>le protocole type à l’intention des forces de l’ordre sur la promotion et la protection des droits de l’homme dans le contexte des manifestations pacifiques. </li>
</ul>



<p>Ces normes formulent des principes clés en matière de légalité, de nécessité et de proportionnalité, de non-discrimination, de précaution et d’obligation de rendre des comptes. Elles portent sur l’obligation des États de respecter et de garantir le droit à la vie, le droit de ne pas être soumis à la torture et à d’autres formes de traitements cruels et inhumains, et le droit de réunion pacifique. Elles fixent en outre des règles interdisant le recours à des armes à feu et à d’autres armes inadaptées afin de disperser les manifestant·e·s.</p>



<p>Amnesty International a recueilli des éléments montrant de manière incontestable que les autorités iraniennes portent systématiquement atteinte au droit relatif aux droits humains et aux normes associées sur le recours à la force et aux armes à feu, signe d’un mépris manifeste et dangereux pour les droits humains.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Que s’est-il passé à Kahrizak ?</strong></h3>



<p>D’après des éléments de preuve provenant de vidéos et de récits de témoins oculaires vérifiés, les forces de sécurité ont commis des homicides illégaux de masse à travers la province de Téhéran.</p>



<p>Le 10 janvier, des images perturbantes ont commencé à circuler, montrant une morgue improvisée dans une annexe de l’Organisation iranienne de médecine légale, institution médicolégale étatique, à Kahrizak, une ville proche de Téhéran, en raison de l&rsquo;engorgement de la morgue officielle de l’établissement. Des vidéos montrent des familles désemparées tentant d’identifier leurs proches décédés parmi des housses mortuaires. L’analyse menée par Amnesty International sur ces éléments a permis de dénombrer au moins 205 housses mortuaires sur ce site.</p>



<p>Le lendemain, on a pu voir dans de nouvelles séquences vidéo un écran à l&rsquo;intérieur du bâtiment qui affiche des photos des défunt·e·s, avec en légende un décompte qui évolue en temps réel. Dans cet enregistrement, le compteur atteint 250.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Combien de personnes ont été tuées ou blessées par les forces de sécurité ?</strong></h3>



<p>Le 17 janvier, dans un discours public, Ali Khamenei, le Guide suprême, a déclaré que des « milliers de personnes » ont été tuées. Depuis lors, le 21 janvier 2026, le Conseil suprême de la sécurité nationale en Iran a publié une déclaration selon laquelle 3 117 personnes ont perdu la vie pendant le soulèvement. Toutefois, le 16 janvier, la rapporteuse spéciale de l’ONU sur l’Iran, Mai Sato, a indiqué lors d’une interview accordée aux médias que le bilan s’élève à au moins 5 000 morts, ajoutant que selon des informations fournies par des sources médicales, ce chiffre pourrait atteindre jusqu’à 20 000 personnes. En raison du blocage actuel de l’accès à Internet, l’ampleur des tueries ayant eu lieu et la pratique employée de longue date par les autorités iraniennes consistant à exercer des représailles contre les familles de victimes qui s’expriment, le nombre réel est certainement plus élevé.</p>



<p>La coupure actuelle d’Internet empêche les citoyen·ne·s iraniens de communiquer avec le monde extérieur. Cela rend difficiles la collecte et la confirmation des informations. Les vidéos et les témoignages authentifiés qu’Amnesty International a pu obtenir et passer en revue, révèlent que les forces de sécurité ont commis des homicides illégaux de masse d’une ampleur sans précédent, sur fond de blocage de l’accès à Internet.</p>



<p>Après les massacres des 8 et 9 janvier, les établissements médicaux ont été submergés de blessé·e·s, tandis que des familles désemparées se sont rassemblées dans des hôpitaux et des morgues bondées à la recherche de leurs proches manquant à l’appel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi les autorités iraniennes ont-elles imposé un blocage de l’accès à Internet ?</strong></h3>



<p>Les autorités iraniennes ont intégralement coupé l’accès à Internet et aux télécommunications depuis le 8 janvier afin de dissimuler leurs crimes. Une fois le blocage en place, les forces de sécurité se sont livrées à des massacres contre des manifestant·e·s. Du fait de cette coupure, les victimes, les journalistes et les organisations des droits humains éprouvent de grandes difficultés à mener des interviews approfondies, à recenser les violations et à conserver des éléments de preuve. Les médias d’État, notamment ceux qui sont affiliés au Corps des gardiens de la révolution islamique et à l’appareil judiciaire, ainsi que des représentants de l’État tels que le Responsable du pouvoir judiciaire, ont toujours accès à Internet et publient sur leurs réseaux sociaux des messages de propagande visant à susciter la peur au sein de la population.</p>



<p>Des fermetures généralisés de l’accès à Internet, telles que celle que connaît actuellement l’Iran, sont parfois utilisées par certains États pour cacher des violations des droits humains. Elles constituent elles-mêmes des violations de ces droits. La connexion à Internet est un droit fondamental et indispensable, en particulier en période de contestation.</p>



<p>Ce n’est pas la première fois que les autorités iraniennes ont recours à des coupures d’Internet pour étouffer les communications et l’accès à l&rsquo;information. En novembre 2019, les forces de sécurité ont tué de manière illégale des centaines de manifestant·e·s et de passant·e·s au cours de cinq jours de manifestations, tandis que les autorités imposaient une coupure quasi totale d&rsquo;Internet. Les autorités ont récidivé lors du soulèvement Femme Vie Liberté, de septembre à décembre 2022, lorsque les forces de sécurité ont commis des homicides illégaux contre des centaines de manifestant·e·s et de passant·e·s. Le blocage actuel est le plus long jamais imposé par les autorités.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Combien de manifestant·e·s ont été arrêtés ?</strong></h3>



<p>D’après des informations diffusées le 16 janvier par des médias contrôlés par l’État, les autorités ont procédé à des milliers d’arrestations en lien avec les manifestations. Selon des informations indépendantes et d’autres informations reçues par Amnesty International, des dizaines de milliers de personnes, y compris des mineur·e·s, ont été interpellées de manière arbitraire.</p>



<p>Ces derniers jours, une vague d’arrestations a déferlé sur tout le pays : interpellations aux domiciles lors de raids nocturnes, à des postes de contrôle, sur le lieu de travail et dans des hôpitaux. Outre des manifestant·e·s, les personnes arrêtées incluent des étudiant·e·s, des défenseur·e·s des droits humains, des avocat·e·s, des journalistes et des membres de minorités ethniques et religieuses.</p>



<p>Des familles de personnes détenues, des militant·e·s et des journalistes ont déclaré à Amnesty International que les autorités refusent généralement de révéler le sort réservé à la plupart des personnes arrêtées, ainsi que le lieu où elles se trouvent, leur faisant ainsi subir une disparition forcée, et les exposant à un risque élevé de torture et d’autres formes de mauvais traitements.</p>



<p>Des sources bien informées ont signalé que les forces de sécurité soumettent des détenu·e·s à des actes de torture et des mauvais traitements lors de leur arrestation et pendant leur détention, notamment : des passages à tabac, des violences sexuelles, des menaces d’exécution sommaire et des privations délibérées de nourriture, d’eau et de soins médicaux adaptés.</p>



<p>Les autorités ont par ailleurs diffusé les « aveux forcés » de dizaines de détenus sur les médias d’État.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quel est le contexte plus large derrière ces manifestations ?</strong></h3>



<p>Amnesty International fait état depuis longtemps du recours systématique des forces iraniennes de sécurité à une force illégale, notamment meurtrière, et à des arrestations arbitraires pour étouffer la protestation. Ces recherches mettent en évidence des schémas bien établis de violations des droits humains et d’impunité, notamment en relation avec les manifestations de décembre 2017-janvier 2018, de novembre 2019, de juillet 2021, de novembre 2021, mai 2022 et du soulèvement Femme Vie Liberté de 2022.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Que s’est-il passé lors du soulèvement <em>Femme Vie Liberté</em> de 2022 ?</strong></h3>



<p>En septembre 2022, Jina Mahsa Amini, une jeune femme de 22 ans, est morte en détention. Elle avait été arrêtée par la « police des mœurs » iranienne (gasht-e ershad), pour n’avoir pas respecté les lois du pays sur le port obligatoire du voile. Sa mort a déclenché des manifestations nationales qui se sont heurtées à des violations des droits humains de grande ampleur commises par les autorités iraniennes. Ces violations ont inclus des homicides illégaux, des exécutions, des arrestations de masse, des actes de torture, notamment le viol de détenu·e·s, et des actes de harcèlement visant des familles de victimes qui réclamaient vérité et justice.</p>



<p>Plusieurs années plus tard, il n’y a toujours pas eu de véritables enquêtes impartiales et indépendantes, ni, à plus forte raison, de poursuites en relation avec les crimes commis par les autorités durant ces manifestations, ce qui exacerbe une impunité déjà endémique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment l’Iran utilise-t-il la peine de mort pour étouffer l’opposition ?</strong></h3>



<p>Depuis le soulèvement Femme Vie Liberté en 2022, les autorités iraniennes instrumentalisent de plus en plus la peine de mort dans le but de répandre la peur au sein de la population, d’écraser la contestation et de punir les communautés marginalisées. En 2025, les exécutions ont atteint un niveau inédit dans le pays depuis 1989.</p>



<p>Les autorités ont exécuté au moins 11 personnes en relation avec le soulèvement Femme Vie Liberté, notamment Mojahed (Abbas) Kourkouri en juin 2025, après des procès manifestement iniques, tandis que plusieurs autres personnes sont toujours sous le coup d’une sentence capitale.</p>



<p>Concernant la répression actuelle, il est à craindre que les autorités recourent à des procès expéditifs et à des exécutions arbitraires, sous le prétexte de dissuader l’opposition. Le 5 janvier 2026, le responsable du pouvoir judiciaire a ordonné aux procureurs de ne faire preuve d’« aucune indulgence » vis-à-vis des manifestant·e·s et d’accélérer leurs procès. Cela accentue les craintes pour la vie des manifestant·e·s et d’autres opposant·e·s en détention à travers le pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Que fait Amnesty International face à cette situation ?</strong></h3>



<p>Amnesty International enquête sur les violations des droits humains perpétrées par les forces iraniennes. Nous avons vérifié et analysé des vidéos et des photos disponibles en accès libre et directement envoyées à l’organisation par des personnes se trouvant en Iran. Nous recueillons aussi les propos de témoins et de personnes disposant d’informations directes sur les manifestations.</p>



<p>Nous effectuons par ailleurs un travail de plaidoyer dans le but de mettre fin à l’impunité et aux massacres en Iran, notamment en demandant aux États membres des Nations unies de saisir la Cour pénale internationale de la situation dans le pays.</p>



<p>Ce travail relève d’un engagement sur le long terme en matière de collecte d’éléments de preuve, dans le but de trouver au niveau international des moyens d’obliger des représentants de l’État iranien à rendre des comptes. Depuis les manifestations d’ampleur nationale de décembre 2017-janvier 2018, nous dénonçons régulièrement les crimes de droit international et les violations graves des droits humains imputables aux autorités iraniennes dans le cadre de la répression des manifestations. Notre équipe est déterminée à amplifier les appels lancés par des personnes en quête de vérité et de justice en Iran.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment puis-je aider ?</strong></h3>



<p>Amnesty International exhorte la communauté internationale à reconnaître l’impunité systémique et persistante pour les crimes commis par les autorités iraniennes, et à trouver des solutions à l’échelle internationale afin d’obtenir des comptes, notamment en ouvrant des enquêtes en vertu du principe de compétence universelle, dans le but d’émettre des mandats d’arrêt contre les responsables présumés.</p>



<p>Il est urgent de déployer une action diplomatique. Aidez-nous à mettre fin aux massacres et à obtenir des comptes, non seulement dans le contexte de la répression en cours mais aussi pour tous les crimes perpétrés lors des mouvements de protestation précédents.</p>


<section id="section-e9c9f79f" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">
<div class="callToAction" role="note" aria-label="Faites cesser les massacres de manifestant·e·s en Iran - Amnesty International">
				<h2 class="callToAction-preHeading"></h2>
				<h2 class="callToAction-heading">Faites cesser les massacres de manifestant·e·s en Iran &#8211; Amnesty International</h2>
				<p class="callToAction-content">Signez la pétition, afin d’appeler les États membres de l’ONU à faire pression sur les autorités iraniennes pour que cesse immédiatement le carnage en cours en Iran, et à les amener à rendre des comptes.</p>
        		<div className="innerBlocksContainer">
					

<a href="https://www.amnesty.lu/nos-petitions/stop-massacres-de-manifestants-en-iran/" class="btn"><span>je signe la pétition</span></a>


        		</div>
      		</div>
</div></section>



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		<title>Quelles sont les conséquences de la politique du président des États-Unis Donald Trump sur l’action climatique mondiale ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 08:51:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2024, pour la première fois, la température moyenne mondiale a dépassé de 1,5° C les niveaux de l’ère préindustrielle, ce qui souligne l’urgence de porter une action climatique internationale rapide et coordonnée. Au lieu de soutenir l’élimination rapide et équitable des combustibles fossiles, le président états-unien Donald Trump s&#8217;attaque de manière irresponsable aux efforts [&#8230;]</p>
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<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>En 2024, pour la première fois, la température moyenne mondiale a dépassé de 1,5° C les niveaux de l’ère préindustrielle, ce qui souligne l’urgence de porter une action climatique internationale rapide et coordonnée.</strong></p>



<p>Au lieu de soutenir l’élimination rapide et équitable des combustibles fossiles, le président états-unien Donald Trump s&rsquo;attaque de manière irresponsable aux efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique, par cinq biais principaux :</p>



<p>1. Retrait des États-Unis des organismes mondiaux sur le climat</p>



<p>2. Promotion d&rsquo;une campagne de désinformation contre la science du climat bien établie</p>



<p>3. Recours à des mesures d&rsquo;intimidation et de coercition pour imposer une politique favorable aux combustibles fossiles</p>



<p>4. Affaiblissement des protections nationales et arrêt du financement de la science du climat</p>



<p>5. Restriction de l&rsquo;espace civique, ce qui affaiblit le militantisme climatique</p>



<h3 class="wp-block-heading">De quels organismes internationaux sur le climat les États-Unis se sont-ils retirés et quel en est l&rsquo;impact ?</h3>



<p>Le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris, texte majeur, a pris effet le 27 janvier 2026. C&rsquo;est la deuxième fois que les États-Unis quittent cet accord, juste après avoir annoncé leur intention de se retirer de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), du Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;évolution du climat (GIEC) et du Fonds vert pour le climat (FVC). Le président Donald Trump a également appelé au désengagement de plus de 60 autres organisations internationales, dont plusieurs sont liées au changement climatique, à la biodiversité et aux énergies renouvelables, les qualifiant d’« inutiles, inefficaces ou néfastes ».</p>



<p>Il est probable que ces annonces accélèrent la cessation du financement par les États-Unis d’institutions et de programmes multilatéraux et bilatéraux majeurs sur le climat. Le financement par les États-Unis de ces agences des Nations Unies et de leur travail essentiel devrait prendre fin très prochainement. L&rsquo;ONU était déjà confrontée à une crise financière, que le refus des États-Unis de verser leur contribution au budget ordinaire a aggravé l&rsquo;an dernier. Par ailleurs, Donald Trump a refusé de dépenser les fonds alloués par le Congrès à l&rsquo;aide étrangère, y compris aux agences des</p>



<p>Nations unies, démantelé l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et des agences américaines apportant une aide directe aux populations touchées par le bouleversement climatique, et vilipendé les programmes qui luttent contre le changement climatique.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Qu’est-ce que l’Accord de Paris et en quoi est-il important ?</strong></li>
</ul>



<p>Le 12 décembre 2015, les États ont adopté le plus ambitieux cadre international visant à lutter contre le changement climatique lors de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP21), à Paris. Aux termes de l’Accord de Paris, les gouvernements ont convenu pour la première fois qu’ils s’efforceraient de limiter le réchauffement climatique à 1,5° C au-dessus des niveaux préindustriels afin d&rsquo;éviter les effets les plus catastrophiques. Pour ce faire, tous les États doivent fixer des objectifs régulièrement mis à jour dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre, à court et à long terme, et communiquer les plans élaborés pour les atteindre.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Quelles seront les répercussions sur le Fonds pour les pertes et préjudices ? </strong></li>
</ul>



<p>Les États-Unis se sont également retirés du conseil d’administration du Fonds permettant de faire face aux pertes et préjudices. Mis sur pied à l’issue d’âpres négociations lors de la COP27 en 2022, ce Fonds est déstiné à aider les populations et les nations à faibles revenus, en situation de vulnérabilité face au climat, à se relever des catastrophes « non ntaurelles » en lien avec le changement climatique. Au 19 novembre 2025, un montant total de 680 millions d’euros a été promis au Fonds pour les pertes et préjudices, dont 15 millions par les États-Unis. On ignore aujourd’hui s’ils vont honorer ce modeste engagement.</p>



<p>La réunion du conseil d&rsquo;administration du Fonds pour les pertes et préjudices prévue en juillet 2026 devrait s’attacher à finaliser sa mise en œuvre. Il appartient à tous les pays qui en ont les moyens, en particulier aux premiers responsables du changement climatique, de se mobiliser et de veiller à ce que le fonds dispose de ressources suffisantes. Moins les pays contribueront, en particulier ceux qui ont historiquement émis le plus de gaz à effet de serre, comme les États-Unis, plus il en coûtera à long terme aux pays en première ligne des effets néfastes du changement climatique pour remédier aux pertes et dommages induits.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelle est la position de Donald Trump sur le changement climatique et en quoi encourage-t-elle la désinformation sur la science du climat ? </h3>



<p>Donald Trump a qualifié le changement climatique d’« arnaque » lors de son discours devant l&rsquo;Assemblée générale des Nations unies en 2025, et les politiques d’énergies renouvelables de « plus grande supercherie de l&rsquo;histoire » lors du Forum économique mondial de Davos en 2026.</p>



<p>Un nouveau rapport du ministère américain de l&rsquo;Énergie affirme que les projections sur le réchauffement futur de la planète sont exagérées. Il s’inscrit dans le cadre de la campagne de désinformation menée par le gouvernement de Donald Trump, qui cherche à produire un contre-discours erroné face à la science climatique mondiale et au consensus qui l&rsquo;entoure, et à se servir de cette pseudoscience pour justifier l&rsquo;abrogation de la réglementation climatique.</p>



<p>Les États-Unis ont invalidé un rapport historique sur le changement climatique, la Sixième évaluation nationale du climat, et supprimé de nombreuses pages de sites web officiels consacrés à la science du climat. Ces programmes et institutions scientifiques, entre autres, étant écartés, la population dispose d&rsquo;informations moins fiables et il est plus difficile pour les scientifiques de par le monde de vérifier les informations trompeuses sur le changement climatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelles sont les tactiques d&rsquo;intimidation employées par les États-Unis pour fragiliser la coopération mondiale en matière de climat et d&rsquo;environnement ?</h3>



<p>Plus de 430 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année, la plupart à partir de combustibles fossiles, et deviennent rapidement des déchets qui engorgent les décharges ou finissent dans les océans. Pourtant, les négociations en vue d&rsquo;un Traité mondial sur les plastiques n&rsquo;ont pas abouti à un consensus l&rsquo;an dernier, les États-Unis, ainsi que d&rsquo;autres pays producteurs de combustibles fossiles, ayant clairement formulé leur opposition à une réduction de la production de plastique.</p>



<p>En outre, le gouvernement de Donald Trump a réussi à enterrer une taxe carbone mondiale sur les combustibles fossiles utilisés pour le transport maritime, qui était sur le point d&rsquo;être finalisée, en menaçant les diplomates engagés dans ces négociations et en menaçant d&rsquo;augmenter les droits d&rsquo;importation pour faire pression sur les nations. Ailleurs, la pression exercée par les lobbies américains affaiblit considérablement la Directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité (CSDDD) de l’Union européenne, qui contraint les entreprises à régler les problèmes liés aux droits humains et à l&rsquo;environnement au sein de leurs chaînes d&rsquo;approvisionnement. Les États-Unis cherchent activement à conclure des alliances en Europe avec des partis politiques opposés à l&rsquo;action climatique. L&rsquo;achat de gaz soi-disant « naturel » produit aux États-Unis est utilisé comme monnaie d&rsquo;échange dans les négociations tarifaires, et les banques américaines se retirent des alliances en faveur de l&rsquo;action climatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quel est l’impact de la politique anti-climat de Donald Trump au niveau national ?</h3>



<p>Le gouvernement de Donald Trump démantèle les initiatives nationales en matière d&rsquo;action climatique et favorise un recul sans précédent quant aux réglementations qui protègent la population aux États-Unis contre la pollution due aux combustibles fossiles et les effets du changement climatique. Il vide de leur substance les agences gouvernementales qui fournissent une aide d&rsquo;urgence aux personnes touchées par des phénomènes météorologiques extrêmes, devenus plus fréquents et plus intenses ; il cesse de financer les programmes en faveur de la diversité et du climat au sein des agences gouvernementales et des universités américaines, entraînant des licenciements massifs, le gel des subventions et des attaques ; il accroît les subventions financées par les contribuables à l&rsquo;industrie des combustibles fossiles ; et menace – parfois avec succès – les États américains qui prévoient de réduire leurs émissions de carbone afin qu’ils abandonnent ces politiques. L&rsquo;approche de Donald Trump sous le slogan « Drill, baby, drill » (« Fore, chéri, fore ») génère une forte hausse de la production de pétrole et de gaz et accélère l&rsquo;exploitation minière en haute mer.</p>



<p>Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, le gouvernement américain a réduit la disponibilité et la collecte de données sur la pollution atmosphérique, les conditions météorologiques et tout un éventail de données environnementales et climatiques utilisées aux États-Unis et dans le monde entier. Son gouvernement menace directement la liberté académique et le droit d&rsquo;accès à l&rsquo;information, notamment sur le changement climatique, dans le cadre d&rsquo;une politique qui fait la part belle aux pratiques autoritaires. En outre, les États-Unis ont intensifié leurs activités militaires, en particulier en Amérique latine et au Moyen-Orient, activités qui ont une forte empreinte carbone, sans parler des atteintes scandaleuses aux droits humains. Dans le cas du Venezuela, le président a invoqué l&rsquo;industrie des combustibles fossiles pour justifier en partie sa décision de mener une action illégale destinée à destituer Nicolas Maduro.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En quoi la répression exercée par Donald Trump sur l&rsquo;espace civique nuit-elle au militantisme climatique ? </h3>



<p>Le gouvernement américain réprime la contestation et la dissidence, notamment en limitant la capacité des militant·e·s écologistes à exercer leurs droits à la liberté d&rsquo;expression, d&rsquo;association et de réunion pacifique ; ils sont soumis à des mesures d’intimidation et diabolisés. En outre, le gouvernement menace de modifier les lois. Le ministère de l&rsquo;Énergie aurait ajouté les termes « changement climatique », « vert » et « décarbonation » à sa « liste de mots à éviter », qui ne cesse de s&rsquo;allonger. Les militant·e·s écologistes sont qualifiés d&rsquo;« écoterroristes », entre autres attaques publiques de la part des autorités. Ce qui enhardit les entreprises du secteur des énergies fossiles et d&rsquo;autres acteurs opposés à l’action climatique, et fait peser la menace croissante de poursuites judiciaires sur ces militant·e·s.</p>



<p>Enfin, le gouvernement de Donald Trump diabolise les populations marginalisées, employant une rhétorique raciste qui érode le soutien de la population aux services publics essentiels, notamment indispensables pour aider les États-unien·ne·s à se préparer et à surmonter les effets du changement climatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Que faut-il faire ?</h3>



<p>Le changement climatique transcende les frontières et touche tout le monde, partout dans le monde. Bien souvent, les moins responsables sont les plus durement touchés. La coopération mondiale est essentielle pour abandonner de façon progressive et équitable les combustibles fossiles, financer une transition juste pour les travailleurs·euses touchés, protéger les populations vulnérables et financer la reconstruction après les pertes et dommages. Une approche fragmentée ne fera qu’aggraver les</p>



<p>préjudices climatiques tels que la montée du niveau des océans, la pénurie alimentaire, les incendies, les tempêtes et inondations extrêmes, ainsi que les difficultés d&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable.</p>



<p>Les populations et les gouvernements du monde entier doivent s&rsquo;opposer à toutes les mesures coercitives prises par le gouvernement de Donald Trump. Céder du terrain aujourd&rsquo;hui mettrait en péril notre avenir collectif. L&rsquo;humanité doit triompher.</p>
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		<title>Union européenne. Les droits humains sacrifiés sous couvert de simplification du cadre numérique européen</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/union-europeenne-les-droits-humains-sacrifies-sous-couvert-de-simplification-du-cadre-numerique-europeen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 08:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant des années, l’UE a joué un rôle de premier plan dans l’élaboration de normes visant à protéger nos droits en ligne. Mais le vent a tourné et, sous couvert de « simplification », une vague de mesures – soutenues par de grandes entreprises – qui visent à affaiblir la réglementation sur le numérique menace [&#8230;]</p>
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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<section id="section-34efb760" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image section--small" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<p><strong>Par Joshua Franco, conseiller principal en matière de recherche à Amnesty Tech</strong></p>

</div></section>


<div style="height:25px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Pendant des années, l’UE a joué un rôle de premier plan dans l’élaboration de normes visant à protéger nos droits en ligne. Mais le vent a tourné et, sous couvert de « simplification », une vague de mesures – soutenues par de grandes entreprises – qui visent à affaiblir la réglementation sur le numérique menace maintenant tous nos droits, en ligne et hors ligne.</p>



<p>Des défenseur·e·s des droits numériques et des droits humains, notamment Amnesty International, ont recueilli des informations sur certaines des répercussions qu’ont les nouvelles technologies sur les droits humains, et il apparaît clairement que ce dont nous avons plus que jamais besoin, c’est d’un renforcement de la protection de nos droits. Malgré cela, le programme de simplification vise à une régression de cette protection.</p>



<p>Il apparaît de plus en plus clairement que ce processus mène inévitablement à un affaiblissement des dispositions du Règlement sur l’IA et de la protection des données, et probablement à bien plus encore. La Commission européenne a également proposé d’effectuer un « bilan de santé numérique ». Bien que nous ne sachions pas encore ce que cela signifie concrètement, il s’agira très probablement d’un exercice visant à repérer quelles sont les autres lois qui devront être « simplifiées ». Tout cela est entrepris en recourant à des procédures accélérées, sans évaluation préalable de l’impact concernant les effets des technologies émergentes et à haut risque sur la vie des individus et des communautés, en partant du principe absurde que les lois qui protègent nos droits peuvent être rognées sans que cela ait d’incidences sur ces droits.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le RGPD : quels enjeux ?</h3>



<p>Un bref aperçu des droits humains en jeu montre que l’UE se dirige dans la mauvaise direction. L’un des règlements dans la ligne de mire est le Règlement général sur la protection des données (le RGPD). Si vous pensez que le RGPD porte uniquement sur les bannières de cookies, détrompez-vous. Ce texte d’importance majeure fait partie des principaux outils permettant aux personnes non seulement dans l’UE mais aussi partout ailleurs dans le monde, d’être protégées contre l’utilisation abusive de leurs données personnelles par les géants de la technologie et aussi par les États. Même si son application laisse à désirer, cette norme a un rôle essentiel à jouer pour servir de rempart contre l’appétit vorace du modèle économique illégal de la Silicon Valley, basé sur la surveillance.</p>



<p>Sans protection adéquate, nos données peuvent être collectées à volonté, utilisées pour établir des profils discriminatoires ou injustes, reconditionnées, combinées, analysées, et vendues et revendues par un réseau massif et complexe de courtiers en données et d’entreprises de publicité en ligne. Elles peuvent également être communiquées ou vendues aux autorités étatiques, qui peuvent les utiliser pour établir notre profil, nous soumettre à une surveillance illégale, nous priver de nos droits – par exemple pour les prestations sociales –, ou même décider de nous arrêter et de nous placer en détention. Cela met en péril tous nos droits humains et aussi la sécurité nationale, car les données de localisation et les autres données personnelles sensibles des responsables gouvernementaux et des services de sécurité – et de toutes les autres personnes – sont mises en vente dans le monde entier, nous exposant ainsi au chantage et à la surveillance de masse.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Implications concernant le Règlement sur l’IA</h3>



<p>L’une des autres normes clés visées est le Règlement sur l’IA, qui prévoit des garde-fous pour le développement et l’utilisation de l’intelligence artificielle. Les dommages auxquels nous sommes toutes et tous exposés du fait des systèmes d’IA et contre lesquels ce règlement pourrait nous protéger sont considérables. Au Danemark, les autorités ont mis en place un nouveau système basé sur l’IA pour détecter les cas de fraude dans le système de prestations sociales du pays. Les recherches menées par Amnesty International ont révélé que, comme c’est souvent le cas avec ce type de système, les droits humains finissent par être bafoués.</p>



<p>Le système utilisait des variables telles que les liens avec des pays étrangers ou la composition « inhabituelle » des foyers pour signaler les cas potentiels de fraude, ce qui a fini par cibler de manière disproportionnée les personnes issues de l’immigration et toute personne dont le mode de vie s’écartait de ce qui était considéré comme la « norme » dans la société danoise. Ces personnes, ainsi que d’autres membres de groupes marginalisés, ont fini par être soumises non seulement à une surveillance numérique utilisant leurs données personnelles, mais aussi à des formes analogiques et invasives de surveillance visant par exemple à déterminer si une personne cohabite ou non avec son ou sa partenaire.</p>



<p>Ce sont précisément ces types de préjudices que le nouveau règlement européen sur l’IA devrait contribuer à empêcher. En fait, à Amnesty International, nous pensons que ces systèmes devraient être définis et interdits au titre du règlement sur l’IA en tant que systèmes de « notation sociale ». Si le train de mesures dit « omnibus » ne dévie pas de la direction qu’il a prise et si le Règlement sur l’IA est affaibli avant même d’être pleinement opérationnel, nous risquons alors d’être encore moins protégés contre ces systèmes, car les modifications proposées affaibliront davantage encore les exigences de transparence déjà insuffisantes pour les systèmes à haut risque, permettant dans les faits aux entreprises de certifier elles-mêmes si un système d’IA doit être considéré comme sûr ou non.</p>



<p>Mais le Danemark n’est pas un cas isolé : nos recherches portant sur l’« État-providence numérique » montrent que les atteintes aux droits humains, en particulier au droit à la sécurité sociale et à la non-discrimination, sont inhérentes à presque tous ces systèmes de plus en plus omniprésents, notamment aux Pays-Bas, en Serbie, en France, en Suède et au Royaume-Uni.</p>



<p>Et les menaces que l’IA fait peser sur les droits humains ne s’arrêtent pas là. En Hongrie, des modifications législatives ont ouvert la voie à l’utilisation de la technologie de reconnaissance faciale par les forces de l’application des lois dans toute une série de nouveaux contextes, permettant une surveillance généralisée des rassemblements pacifiques, notamment des marches des fiertés à Budapest et à Pecs.</p>



<p>Pour nous protéger contre tous ces dangers, il nous faut une réglementation plus stricte et une application plus rigoureuse des textes. Même une mise en œuvre énergique du Règlement sur l’IA laisserait des lacunes importantes qui doivent être comblées. Malgré une pression concertée de la société civile, le texte final du Règlement sur l’IA ne protège pas les personnes à travers le monde contre l’exportation de technologies dangereuses dont l’utilisation est interdite en Europe, et ne protège pas non plus les droits des personnes en mouvement. Or, le train de mesures dit « omnibus » montre clairement que la Commission européenne vise davantage à faciliter les profits pour les grandes entreprises qu’à faire le nécessaire pour combler ces lacunes et protéger nos droits.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les implications pour le RSN et la RMN</h3>



<p>La réglementation européenne a également une incidence sur la manière dont les grandes plateformes numériques affectent nos droits, et si le Règlement sur les services numériques et le Règlement relatif aux marchés dans le secteur numérique sont mis en avant (par exemple dans le cadre du « bilan de santé numérique ») comme prévu, cela pourrait également constituer un recul important. Les risques liés à la curation algorithmique de nos contenus en ligne, motivée par le profit et fondée sur la surveillance, ne doivent pas être sous-estimés. Les recherches menées par Amnesty International ont montré que cette technologie a contribué au nettoyage ethnique des musulmans rohingyas au Myanmar et aux graves atteintes aux droits humains commises contre la population tigréenne en Éthiopie, Meta n’ayant pas modéré et, dans certains cas, ayant même activement amplifié les contenus dangereux et discriminatoires sur Facebook.</p>



<p>Amnesty a également constaté à plusieurs reprises que cette technologie, en particulier le fil d’actualité « Pour toi » de TikTok, peut pousser les enfants et les jeunes dans un cycle de contenus sur la dépression, l’automutilation et le suicide. Les jeunes Français interrogés dans le cadre des recherches d’Amnesty ont déclaré que TikTok leur proposait de plus en plus de vidéos normalisant et encourageant même l’automutilation et le suicide après qu’ils aient consulté des contenus liés à la santé mentale. Les parents d’enfants décédés par suicide ont décrit l’horreur qu’ils ont ressentie en découvrant après leur décès les contenus que TikTok proposait à leurs enfants.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour une réglementation plus stricte</h3>



<p>Les réglementations relatives aux droits numériques dans l’UE offrent une protection cruciale, mais insuffisante, contre ces types de préjudices. Elles doivent être renforcées et appliquées, et non affaiblies.</p>



<p>L’ensemble du processus de simplification repose sur un postulat erroné. La Commission européenne semble croire que les droits constituent un obstacle à la compétitivité et à l’innovation. Or, la véritable innovation consiste à faire en sorte que les nouvelles technologies soient avantageuses pour toutes les personnes, sans bafouer nos droits humains. La nouvelle série de lois en Europe avait commencé à permettre d’imaginer un monde où le pouvoir des géants technologiques peut être significativement circonscrit, et où notre droit de ne pas être soumis à un profilage et à une discrimination sans fin peut être un outil pour freiner les abus des États et des monopoles d’entreprise.</p>



<p>Mais au lieu de s’appuyer sur ces progrès, la Commission européenne semble se précipiter pour satisfaire les intérêts des entreprises et bâtir « un continent de l’IA », supprimant les garde-fous qui protègent nos données – et donc notre propre personne – contre l’appétit vorace des grandes entreprises technologiques pour les profits, au détriment de notre environnement et de nos droits. Nous devons nous opposer à cette tentative d’amenuiser les protections au nom d’une simplification et dire à la Commission européenne que nos droits humains ne sont pas à vendre.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/union-europeenne-les-droits-humains-sacrifies-sous-couvert-de-simplification-du-cadre-numerique-europeen/">Union européenne. Les droits humains sacrifiés sous couvert de simplification du cadre numérique européen</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>« Je ne pourrais me résoudre à porter un uniforme symbole de meurtre et d’oppression » – un militant israélien refusant de servir dans l’armée israélienne</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/je-ne-pourrais-me-resoudre-a-porter-un-uniforme-symbole-de-meurtre-et-doppression-un-militant-israelien-refusant-de-servir-dans-larmee-israelienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 14:03:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bonjour, je m’appelle Itamar Greenberg et j’ai 18 ans. Je milite en faveur de la réconciliation, de l’égalité et de la justice. Il y a deux semaines, j’ai été libéré après 197 jours de détention dans une prison militaire israélienne parce que j’avais refusé de m’enrôler dans l’armée. Je viens d’une famille haredim (les Haredim [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<style class="aiic-ignore">#banner-027032af{background-image:url("https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/03/305832-770x540.jpg")}@media screen and (min-width:770px){#banner-027032af{background-image:url("https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/03/305832.jpg")}}@media screen and (min-width:1444px){#banner-027032af{background-image:url("https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/03/305832.jpg")}}</style><div id="banner-027032af" class="page-hero headerBlock page-heroSize--small page-heroAlignment--left page-heroBackground--dark" role="region"><div class="container"><div class="hero-content"><h2 class="page-heroTitle"><span>« Je ne pourrais me résoudre à porter un uniforme symbole de meurtre et d’oppression » – un militant israélien refusant de servir dans l’armée israélienne</span></h2></div><div class="image-metadata is-image"><span class="image-metadataItem image-copyright" aria-hidden="true">© Private</span></div></div></div>


<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<section id="section-7c5f17d3" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image section--small" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<p><strong>Itamar Greenberg a 18 ans et il est objecteur de conscience en Israël. Emprisonné à plusieurs reprises, il a purgé cinq peines consécutives à la prison militaire de Neve Tzedek dans le centre d’Israël. Il avait refusé de rejoindre les rangs de l’armée israélienne lorsqu’il a reçu sa convocation pour le service militaire obligatoire. Il explique ici les raisons de son refus de servir dans l’armée israélienne.</strong></p>

</div></section>


<div style="height:25px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bonjour, je m’appelle Itamar Greenberg et j’ai 18 ans. Je milite en faveur de la réconciliation, de l’égalité et de la justice. Il y a deux semaines, j’ai été libéré après 197 jours de détention dans une prison militaire israélienne parce que j’avais refusé de m’enrôler dans l’armée.</p>



<p>Je viens d’une famille haredim (les Haredim sont des juifs ultra-orthodoxes) de Bnei Brak. En Israël, les Haredim, qui représentent 14 % de la population, forment une communauté fermée. Dans l’environnement dans lequel j’ai grandi, le service militaire n’était même pas envisageable, pour des motifs strictement religieux.</p>



<p>À l’âge de 12 ans, j’ai compris qu’en tant qu’enfant haredim, la seule solution pour m’intégrer dans la société israélienne consistait à rejoindre l’armée. De cette prise de conscience à ma récente libération de prison, le cheminement a été long et jalonné de réflexions profondes et de conflits internes, entre propagande nationaliste et considérations rationnelles et éthiques.</p>



<p>J’ai commencé à me poser des questions, non seulement sur la religion dans laquelle j’avais grandi mais également sur l’humanité et tout ce qui en découle.</p>



<p>La plupart des Israéliens et Israéliennes ne voient pas uniquement dans le service militaire une obligation au regard de la loi, mais presque un passage indispensable, une marque de prestige et de fierté. Cependant, en m’informant sur le rôle de l’armée israélienne qui contrôle et réprime des millions de Palestiniens et Palestiniennes, j’ai compris que s’enrôler ne signifiait pas simplement se faire une place dans la société israélienne, mais participer activement à un système de violence, de domination et d’oppression.</p>



<p>Je me suis rendu compte que si je m’enrôlais, je ferais moi aussi partie du problème. J’ai compris que je me trouvais face à un choix : appartenir à la société israélienne ou préserver mon sens moral. J’ai choisi le sens moral.</p>



<p>Je n’ai pas pris cette décision de manière soudaine, je l’ai mûrie au cours d’un long processus d’apprentissage et de prise de conscience morale. Plus j’avançais dans mes réflexions, plus j’étais convaincu que je ne pourrais pas revêtir un uniforme symbole de meurtre et d’oppression.</p>



<p>Ces considérations ont à voir avec le fait de refuser de servir dans le contexte de l’occupation. Mais dans mon cas, ce refus s’inscrivait également dans le contexte du génocide : j’ai refusé de m’enrôler parce que je ne voulais pas être impliqué dans la perpétration du génocide. Je suis ce que l’on appelle un refusenik dans le contexte du génocide (le terme « refusenik » désigne en Israël les objecteurs les objectrices de conscience).</p>



<p>En Israël, les personnes qui refusent de servir dans l’armée pour des raisons politiques et morales payent un lourd tribut. Cette décision peut avoir des conséquences sur la vie sociale et être synonyme d’ostracisation et de mise au pilori. Elle peut également avoir des conséquences sur le plan juridique, car la conscription militaire est obligatoire, excepté pour les citoyen·nes palestinien·nes d’Israël ou pour quelques motifs précis. Refuser de s’enrôler pour des raisons d’objection de conscience est passible d’une peine de prison. J’ai été condamné à plusieurs reprises à des peines dans des prisons militaires par un colonel de l’armée israélienne. Au total, j’ai passé 197 jours en détention, répartis sur cinq peines distinctes. Quelques heures avant ma libération, je n’avais pas la moindre idée du nombre de mois de prison qui m’attendaient encore.</p>



<p>Dans les prisons militaires, les conditions sont dures. Certains jours, j’étais placé à l’isolement en raison de menaces de la part d’autres détenus. Chaque jour, je devais rester au garde-à-vous pendant environ quatre heures.</p>



<p>Mais je pouvais lire, penser et écrire. J’ai ainsi pu garder l’esprit clair. Je savais que je faisais ce qui était juste, et je ressentais une grande sérénité.</p>



<p>Je savais que je pouvais être libéré sans délai : je n’avais qu’à accepter de rejoindre l’armée. Mais comment aurais-je donc pu m’y résoudre, alors que, là dehors, une campagne de nettoyage ethnique et de destruction était en cours ?</p>



<p>Les tueries de masse et l’apartheid ne sont pas et ne seront jamais un moyen de garantir la « sécurité ». Ce sont des crimes contre l’humanité.</p>



<p>Plongés dans une terreur existentielle, les enfants vivent en permanence dans la peur de mourir. Ils n’ont rien fait, ils sont juste nés palestiniens. J’ai choisi d’entrer dans une cellule de prison pour montrer ma solidarité avec ces enfants et je n’avais aucunement l’intention de demander à être libéré avant eux.</p>



<p>Ou peut-être suis-je entré dans cette cellule pour ne pas devoir les tuer.</p>



<p>Dans tous les cas, mon emprisonnement a duré aussi longtemps parce que j’ai refusé de demander quoi que ce soit, comme par exemple à être réformé pour des raisons de santé ou de santé mentale. Je ne voyais pas ce que je pouvais leur demander à part de mettre fin au massacre en cours à Gaza. En fin de compte, ce sont eux (l’armée israélienne) qui ont capitulé. Ils ont compris que je ne mentirais pas à propos de mon état de santé mentale et que je ne présenterais pas d’autres demandes de libération.</p>



<p>Mon refus de m’enrôler a également eu des implications concrètes. En Israël, l’armée n’est pas seulement une institution militaire, elle constitue également un sésame pour être accepté·e dans la société. Celles et ceux qui ne servent pas dans l’armée sont automatiquement relégués au rang de citoyen·nes de seconde classe. Des portes se ferment, les chances s’amoindrissent, et le message est clair : si vous n’adhérez pas au système, vous n’avez pas vraiment votre place.</p>



<p>Mon refus ne relevait pas seulement d’un choix personnel, il s’agissait d’une déclaration politique et la société israélienne a réagi en conséquence.</p>



<p>D’un côté, les militant·es et les membres de la gauche radicale ont exprimé leur soutien. De l’autre, l’immense majorité de l’opinion publique israélienne m’a considéré comme un traitre. On m’a accusé d’antisémitisme et de soutien au terrorisme.</p>



<p>Même parmi mes proches, cela n’a pas toujours été facile. Parmi mes ami·es, certain·es n’ont pas accepté ma position et ont préféré couper les ponts.</p>



<p>Cependant, je ne vois pas mon refus de servir comme un combat uniquement personnel. Il s’inscrit dans une lutte plus vaste contre le militarisme, contre l’oppression, contre une réalité dans laquelle la violence s’impose comme la réponse par défaut.</p>



<p>Et la violence ne doit plus être la solution par défaut ; elle doit être complètement éradiquée.</p>



<p>En général, ce qui distingue les humanistes des fascistes, c’est, sans surprise, leur adhésion aux valeurs humanistes.</p>



<p>Mais, comme nous le savons, même celles et ceux qui s’inscrivent dans l’idéologie fasciste ont un fond de bonté.</p>



<p>Leur adhésion au fascisme ne nous autorise bien entendu en aucune manière à les priver de leurs droits fondamentaux parce que, précisément, nous ne voulons pas devenir fascistes.</p>



<p>Notre droit de nous battre pour la justice découle de notre engagement à agir de manière juste.</p>



<p>La réalité de ce qui se passe du fleuve jusqu’à la mer ne fait que renforcer l’importance majeure de ce combat. Nous ne pouvons pas construire une société juste avec les canons des armes.</p>



<p>Les tueries de masse et l’apartheid ne sont pas et ne seront jamais un moyen de garantir la « sécurité ». Ce sont des crimes contre l’humanité.</p>



<p>Tandis que j’écris ces mots, Israël a « rouvert les portes de l’enfer à Gaza » et lancé une campagne massive de bombardements sur Gaza le 18 mars, tuant des enfants et des familles entières dans leur sommeil.</p>



<p>Partout dans le monde, on évoque le génocide commis par Israël. Des rapports, des articles et des enquêtes continuent d’être produits.</p>



<p>La communauté internationale ne peut pas se contenter d’« exprimer sa préoccupation ».</p>



<p>Les exportations d’armes à Israël doivent cesser. Les dirigeants israéliens responsables de crimes internationaux doivent faire l’objet de poursuites. Il faut mettre fin immédiatement au génocide et à l’apartheid.</p>



<p>Je devrais conclure par un message d’espoir.</p>



<p>Mais nous n’avons pas le temps de rêver.</p>



<p>Le temps est venu de résister.</p>
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		<title>Monde. Les nouvelles politiques de Meta en matière de contenus risquent d’alimenter davantage de violences de masse et de génocides.</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/monde-les-nouvelles-politiques-de-meta-en-matiere-de-contenus-risquent-dalimenter-davantage-de-violences-de-masse-et-de-genocides/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 08:51:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/monde-les-nouvelles-politiques-de-meta-en-matiere-de-contenus-risquent-dalimenter-davantage-de-violences-de-masse-et-de-genocides/">Monde. Les nouvelles politiques de Meta en matière de contenus risquent d’alimenter davantage de violences de masse et de génocides.</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<section id="section-b7d6dd94" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>Les récentes annonces de <strong>Meta </strong>sur sa politique en matière de contenus constituent une grave menace pour des communautés vulnérables dans le monde, et augmentent considérablement le risque que cette entreprise contribue de nouveau à des violences de masse et à des violations flagrantes des droits humains – comme elle l’a fait au Myanmar en 2017. La contribution significative de cette entreprise aux atrocités infligées au peuple rohingya fait l’objet d’une nouvelle plainte de la part d’un lanceur d’alerte, qui vient d’être déposée auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), la Commission américaine des opérations de bourse.</p>



<p>Le 7 janvier, Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta, a annoncé une série de changements dans les politiques de contenus de Meta, visant manifestement à s’attirer les faveurs de la nouvelle administration Trump. Il s’agit notamment de la levée des interdictions sur des discours précédemment prohibés, tels que le dénigrement et le harcèlement des minorités racisées. Mark Zuckerberg a également annoncé un changement radical dans les pratiques de modération des contenus, la modération automatisée étant considérablement réduite. Si ces changements ont d’abord été mis en œuvre aux États-Unis, Meta a indiqué qu’ils pourraient être étendus à l’échelle internationale. Ce changement marque un net recul par rapport aux engagements précédemment pris par l’entreprise en matière de gouvernance responsable des contenus.</p>

</div></section>

<section id="section-eda75602" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image section--small" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">
<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Je pense vraiment qu’il s’agit d’un précurseur au génocide […] Nous avons déjà vu cela se produire. La vie de personnes réelles va véritablement être mise en danger</p>
<cite>Un·e ancien·ne employé·e de Meta s’adressant à Platformer</cite></blockquote>
</div></section>

<section id="section-3b3d9a68" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>Amnesty International et d’autres organisations ont recueilli de nombreuses informations sur le fait que les algorithmes de Meta mettent en avant et amplifient certains des contenus les plus préjudiciables, notamment les appels à la haine, la désinformation et les contenus incitant à la violence raciale, tout cela dans le but de maximiser « la participation des utilisateurs et utilisatrices » et, par extension, les profits. Des recherches ont montré que ces algorithmes amplifient systématiquement les contenus qui suscitent de fortes réactions émotionnelles, souvent au détriment des droits humains et de la sécurité. La suppression des garanties existantes en matière de contenus risque d’aggraver cette situation.</p>



<p>Un·e ancien·ne employé·e de Meta a récemment déclaré à Platformer : « Je pense vraiment qu’il s’agit d’un précurseur au génocide […] Nous avons déjà vu cela se produire. La vie de personnes réelles va véritablement être mise en danger. » Cette déclaration fait écho aux mises en garde de plusieurs experts des droits humains, qui ont exprimé leurs inquiétudes face au rôle de Meta dans l’incitation à des violences de masse dans des sociétés fragiles et touchées par des conflits.</p>



<p>Nous avons déjà été témoins des horribles conséquences de l’imprudence de Meta. En 2017, les forces de sécurité du Myanmar ont entrepris une campagne brutale de nettoyage ethnique contre les musulman·e·s rohingyas. Une commission d’enquête indépendante des Nations unies a conclu en 2018 que le Myanmar avait commis un génocide. Au cours des années ayant précédé ces attaques, Facebook était devenu une caisse de résonance de la haine anti-Rohingya. La diffusion massive de contenus déshumanisants contre les Rohingyas a jeté de l’huile sur le feu entretenu par des discriminations menées de longue date, et a contribué à créer un environnement propice à la violence de masse. En l’absence de garanties adaptées, les algorithmes toxiques de Facebook ont intensifié la tempête de haine contre les Rohingyas, ce qui a contribué à ces atrocités. Selon un rapport des Nations unies, Facebook a contribué à la radicalisation des populations locales et à l’incitation à la violence contre les Rohingyas.</p>



<p>Au lieu de tirer des enseignements de sa contribution inconsidérée à des violences de masse dans des pays tels que le Myanmar et l’Éthiopie, Meta supprime des protections importantes qui visaient à empêcher que de tels préjudices ne se reproduisent.</p>



<p>En adoptant ces changements, Meta a dans les faits déclaré ouverte la saison de la haine et du harcèlement contre les personnes les plus vulnérables et exposées aux risques, notamment les personnes transgenres, les migrant·e·s et les réfugié·e·s.</p>



<p>Meta affirme mettre en place ces changements pour faire avancer la liberté d’expression. S’il est vrai que Meta a restreint à tort des contenus légitimes dans de nombreux cas, cet abandon radical des garanties existantes n’est pas la solution. L’entreprise doit adopter une approche équilibrée qui permette l’exercice de la liberté d’expression tout en protégeant les populations vulnérables.</p>



<p>Toutes les entreprises, y compris Meta, ont clairement la responsabilité de respecter l’ensemble des droits humains, conformément aux normes internationales en la matière. Les grands patrons milliardaires ne peuvent pas simplement sélectionner quels droits respecter tout en ignorant de manière flagrante les autres et en mettant en danger de manière inconsidérée les droits de millions de personnes.</p>

</div></section>

<section id="section-cea3c445" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image section--small" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">
<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Au lieu de tirer des enseignements de sa contribution inconsidérée à des violences de masse dans des pays tels que le Myanmar et l’Éthiopie, Meta supprime des protections importantes qui visaient à empêcher que de tels préjudices ne se reproduisent</p>
<cite>Pat de Brún est à la tête du programme d’Amnesty International travaillant sur la responsabilisation des géants technologiques</cite></blockquote>
</div></section>

<section id="section-47346a74" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>Une enquête menée par Amnesty International en 2021 a révélé que Meta avait « contribué de manière substantielle » aux atrocités perpétrées contre les Rohingyas, et que l’entreprise devait faire le nécessaire pour offrir un recours effectif à la communauté. Meta a cependant clairement indiqué qu’elle ne prendrait aucune mesure en ce sens.</p>



<p>Les communautés rohingyas – dont la plupart des membres ont été chassés de chez eux il y a huit ans et résident toujours dans des camps de réfugié·e·s tentaculaires au Bangladesh voisin – ont également demandé à Meta de remédier à la situation en finançant un projet éducatif dans les camps de réfugiés à hauteur d’un million de dollars étasuniens. Cette somme ne représente que 0,0007 % des bénéfices de Meta pour 2023, qui s’élèvent à 134 milliards de dollars. Malgré cela, Meta a rejeté cette demande. Ce refus illustre une fois de plus le manquement de l’entreprise à ses responsabilités, ainsi que son engagement à privilégier le profit au détriment de la dignité humaine.</p>



<p>C’est pourquoi nous – Maung Sawyeddollah, rescapé des atrocités commises contre les Rohingyas, soutenu par Amnesty International, l’Open Society Justice Initiative et Victim Advocates International – avons déposé, le 23 janvier 2025, une plainte en tant que lanceurs d’alerte auprès de la Securities and Exchange Commission (Commission américaine des opérations de bourse, SEC). La plainte déposée souligne le fait que Meta n’a pas tenu compte des mises en garde de la société civile entre 2013 et 2017 concernant le rôle potentiel de Facebook dans l’alimentation de la violence. Nous demandons à la SEC d’enquêter sur Meta pour des violations présumées des lois sur les valeurs mobilières découlant des fausses déclarations de l’entreprise aux actionnaires concernant sa contribution aux atrocités subies par les Rohingyas en 2017.</p>



<p>Entre 2015 et 2017, la direction de Meta a assuré aux actionnaires que les algorithmes de Facebook n’entraînaient pas de polarisation, alors que l’entreprise avait été avertie du rôle de Facebook dans la prolifération de contenus hostiles aux Rohingyas au Myanmar. Meta n’a en outre pas pleinement révélé aux actionnaires les risques liés à ses activités au Myanmar. Au lieu de cela, en 2015 et 2016, Meta s’est opposée à des propositions avancées par des actionnaires, notamment sur l’évaluation de l’impact sur les droits humains, et la mise en place d’un comité interne chargé de superviser les politiques et les pratiques de l’entreprise concernant les questions publiques internationales, notamment les droits humains.</p>



<p>Tandis que Mark Zuckerberg et d’autres PDG du secteur des technologies se rangent (littéralement, dans le cas de la récente investiture) derrière les attaques de grande ampleur du nouveau gouvernement des États-Unis contre les droits humains, les actionnaires de Meta doivent se mobiliser et demander des comptes aux dirigeants de l’entreprise pour éviter que Meta ne devienne une fois de plus un vecteur de violences de masse, voire de génocide.</p>



<p>De même, les législateurs étasuniens doivent veiller à ce que la SEC conserve sa neutralité, enquête correctement sur les plaintes légitimes, comme celle que nous avons récemment déposée, et veille à ce que les auteurs présumés de violations des droits humains soient traduits en justice.</p>



<p>À l’échelle mondiale, les gouvernements et les organes régionaux tels que l’Union européenne doivent redoubler d’efforts pour obliger Meta et les autres grandes entreprises technologiques à rendre des comptes en ce qui concerne leur impact sur les droits humains. Comme nous l’avons vu précédemment, d’innombrables vies humaines pourraient être menacées si on laisse des entreprises comme Meta agir de manière incontrôlée.</p>

</div></section>

<section id="section-9defa091" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<p><em>Pat de Brún est à la tête du programme d’Amnesty International travaillant sur la responsabilisation des géants technologiques. Il est aussi le directeur adjoint d’Amnesty Tech.</em></p>



<p><em>Maung Sawyeddollah est le fondateur et directeur général du Réseau des étudiant·e·s rohingya. Il a survécu aux atrocités commises par l’armée du Myanmar en 2017 et a fui au Bangladesh. Maung Sawyeddollah étudie désormais à l’Université de New York tout en continuant à faire campagne en faveur de la justice pour les Rohingyas.</em></p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/monde-les-nouvelles-politiques-de-meta-en-matiere-de-contenus-risquent-dalimenter-davantage-de-violences-de-masse-et-de-genocides/">Monde. Les nouvelles politiques de Meta en matière de contenus risquent d’alimenter davantage de violences de masse et de génocides.</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<item>
		<title>Ukraine. Trois ans après l&#8217;invasion massive de la Russie, la justice pour les victimes doit être une priorité mondiale.</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/ukraine-trois-ans-apres-linvasion-massive-de-la-russie-la-justice-pour-les-victimes-doit-etre-une-priorite-mondiale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 14:02:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=32638</guid>

					<description><![CDATA[<p>Contexte Amnesty International a recueilli des informations sur des violations généralisées du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits humains en Ukraine depuis le début de l&#8217;invasion massive par la Russie le 24 février 2022, y compris des actes qui constituent des crimes de guerre et probablement des crimes contre l&#8217;humanité. L&#8217;invasion [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<section id="section-64753965" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>À l&rsquo;approche du troisième anniversaire de l&rsquo;invasion massive de l&rsquo;Ukraine par la Russie et alors que s&rsquo;ouvrent des pourparlers de paix entre les États-Unis et la Russie, Agnès Callamard, secrétaire générale d&rsquo;Amnesty International, a déclaré : « À l&rsquo;heure où le président des États-Unis cherche à réécrire l&rsquo;histoire de la dernière décennie, et en particulier celle des trois dernières années, la justice doit être rendue :</p>


<section id="section-bc9f0f70" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">
<blockquote class="blockquote is-lined"><p> À l&rsquo;heure où le président américain cherche à réécrire l&rsquo;histoire de la dernière décennie, et en particulier des trois dernières années, le troisième anniversaire de l&rsquo;agression russe rappelle brutalement tout ce que le peuple ukrainien a enduré et perdu, ainsi que la dévastation que la Russie a infligée à l&rsquo;Ukraine</p>
</blockquote>
</div></section>


<p>« Toute négociation sur l&rsquo;avenir du peuple ukrainien doit donner la priorité à la justice pour tous les crimes relevant du droit international commis depuis l&rsquo;intervention militaire de la Russie en 2014, à l&rsquo;obligation de rendre des comptes pour les responsables et aux réparations pour les victimes de l&rsquo;agression russe. Les souffrances passées, notamment les frappes aériennes meurtrières de la Russie sur des civils et le transfert forcé d&rsquo;enfants vers la Russie, ne doivent pas être oubliées ou laissées sans réponse. Les personnes les plus touchées par la guerre d&rsquo;agression de la Russie doivent pouvoir se faire entendre et leurs besoins doivent être satisfaits, et tout résultat négocié qui n&rsquo;en tiendrait pas compte serait voué à l&rsquo;échec à long terme.</p>



<p>« Le secrétaire d&rsquo;État américain Rubio a déclaré la semaine dernière que le président Trump souhaitait mettre fin à la guerre d&rsquo;une manière durable. Un véritable engagement du président Trump à garantir une paix durable en Ukraine doit se traduire non pas par des mots mais par des actes &#8211; notamment en soutenant toutes les voies possibles pour une véritable justice et la responsabilisation des personnes soupçonnées de crimes de guerre et de tous les crimes relevant du droit international.»</p>

</div></section>


<h2 class="wp-block-heading">Contexte</h2>



<p>Amnesty International a recueilli des informations sur des violations généralisées du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits humains en Ukraine depuis le début de l&rsquo;invasion massive par la Russie le 24 février 2022, y compris des actes qui constituent des crimes de guerre et probablement des crimes contre l&rsquo;humanité. L&rsquo;invasion massive de l&rsquo;Ukraine par la Russie constitue une agression, qui est un crime au regard du droit international. Sa stratégie et ses tactiques, y compris l&rsquo;utilisation continue d&rsquo;armes aveugles et le ciblage délibéré des civils, ont causé des souffrances humaines à grande échelle et ont gravement affecté les personnes les plus vulnérables de l&rsquo;Ukraine, y compris les enfants et les personnes âgées.</p>



<p>Depuis mars 2023, la Cour pénale internationale (CPI) a délivré des mandats d&rsquo;arrêt à l&rsquo;encontre du président russe Vladimir Poutine et de plusieurs hauts responsables russes. L&rsquo;accent mis par l&rsquo;administration Trump sur un règlement négocié a relancé l&rsquo;attention sur la guerre, mais son décret imposant des sanctions contre la CPI au début du mois porte atteinte aux droits des victimes et des survivants de crimes internationaux en Ukraine et au-delà.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Haïti. Les enfants sont victimes de recrutement, d’attaques et de violences sexuelles aux mains des gangs dans un contexte d’intensification de la crise.</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/haiti-gangs-et-droits-humains-des-enfants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Feb 2025 08:52:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=32616</guid>

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<section id="section-2d7b5e25" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Haiti Gang Violence Impact on Children (FRENCH)" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/CMjjSOibjz0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>

</div></section>

<section id="section-9c43815b" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<ul class="wp-block-list"><li><strong><em>Plusieurs gangs se rendent responsables d’atteintes aux droits humains des enfants</em></strong></li><li><strong><em>La violence extrême et l’intimidation sont monnaie courante à Port-au-Prince et dans ses environs</em></strong></li><li><strong><em>«&nbsp;La vie de bien trop nombreux enfants est détruite&nbsp;» – Agnès&nbsp;Callamard</em></strong></li></ul>

</div></section>

<section id="section-029981c0" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>Par leurs violences incessantes à Port-au-Prince et dans ses environs, les gangs mènent une offensive violente contre l’enfance en Haïti, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport.</p>



<p>Intitulé&nbsp;<em>«&nbsp;Je ne suis qu’une enfant, pourquoi cela m’est-il arrivé&nbsp;?&nbsp;». Haïti&nbsp;: l’offensive des gangs contre l’enfance</em>, le rapport démontre que les enfants sont victimes d’un vaste éventail d’atteintes aux droits humains aux mains des gangs, qui leur infligent recrutement, viols et autres formes de violences sexuelles, enlèvements, homicides et blessures. Les répercussions disproportionnées sur les enfants en situation de handicap sont également présentées.</p>



<p>Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021, la violence des gangs armés s’est considérablement intensifiée en Haïti, faisant environ 5&nbsp;600&nbsp;mort·e·s l’année dernière d’après les estimations. Les gangs contrôlent la majeure partie de la capitale Port-au-Prince, et plus de 5,5&nbsp;millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire de toute urgence.</p>

</div></section>

<section id="section-e3a9dcfc" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">
<section id="section-564e09d2" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2022/09/Background-03-2560x710.png);height:auto;"><div class="container">
<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Les gangs ont provoqué une détresse généralisée en Haïti… Haïti a besoin d’une aide de toute urgence pour protéger les enfants et prévenir de nouveaux cycles de violence.</p>
<cite>Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International</cite></blockquote>
</div></section>
</div></section>

<section id="section-c056632e" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>«&nbsp;Les gangs ont provoqué une détresse généralisée en Haïti. Ils menacent, frappent, violent et tuent des enfants. Ils se sont rendus responsables de nombreuses atteintes aux droits humains des enfants, notamment à leurs droits à la vie et à l’éducation et à leur droit de circuler librement&nbsp;», a déclaré la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard.</p>



<p>«&nbsp;La vie de bien trop nombreux enfants est détruite en Haïti et ces enfants n’ont personne vers qui se tourner pour obtenir protection ou justice. Ils sont pourchassés et parfois tués par des groupes d’autodéfense, et placés arbitrairement en détention par les autorités. Leur enfance leur est volée.</p>



<p>«&nbsp;Il est temps que les autorités haïtiennes et la communauté internationale, notamment les donateurs, intensifient leurs efforts. Les expressions de préoccupation vides de sens ne suffisent pas. Le corps, l’esprit et le cœur des enfants sont maltraités chaque jour. Haïti a besoin d’une aide de toute urgence pour protéger les enfants et prévenir de nouveaux cycles de violence.&nbsp;»</p>



<p>D’après les estimations, plus d’un million d’enfants vivent dans des zones contrôlées par des gangs armés ou soumises à leur influence en Haïti. Les chercheuses se sont entretenues avec 112&nbsp;personnes et se sont rendues à Port-au-Prince en septembre 2024. L’équipe de recherche s’est également entretenue avec des enfants, des représentant·e·s du gouvernement, des travailleurs et travailleuses humanitaires haïtiens et internationaux et des membres du personnel de l’ONU. Les recherches couvrent les atteintes aux droits humains et violations des droits humains commises dans huit communes du département de l’Ouest.</p>



<p>En décembre 2024, Amnesty International a écrit au bureau de Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, présentant un résumé de ses conclusions. Au moment de la publication du rapport, elle n’avait pas reçu de réponse.</p>



<div style="height:10px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



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<div style="height:10px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Viols et violences sexuelles</h2>



<p>Des membres de gangs ont enlevé, violé et agressé sexuellement des filles lors d’attaques sur des quartiers ou après avoir pris le contrôle d’une zone. Le fait d’attaquer des filles lorsqu’elles sont dans la rue et de les prendre délibérément pour cible chez elles est commun. Des membres de gangs ont également forcé des filles à entretenir une «&nbsp;relation&nbsp;» avec eux, leur imposant une exploitation, notamment à des fins de commerce du sexe.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-post-full"><div style="position:relative"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="720" height="570" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304324-720x570.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-32586" /></div></figure></div>



<p>Amnesty International a recueilli des informations sur 18&nbsp;filles ayant été violées ou ayant subi d’autres formes de violences sexuelles aux mains de membres de gangs. Certaines ont été agressées à plusieurs reprises. Dix des filles ont été soumises à des viols en réunion, et neuf ont été enlevées. Le droit international impose aux États de protéger les enfants de l’exploitation et des violences sexuelles, notamment de la prostitution.</p>



<p>Deux sœurs adolescentes ont été enlevées par des membres d’un gang alors qu’elles rentraient de l’école et ont été victimes d’un viol en réunion&nbsp;: l’une d’elles a été violée par cinq hommes et l’autre par six. L’une des deux sœurs a déclaré&nbsp;: «&nbsp;J’y pense et je me dis, je ne suis qu’une enfant, pourquoi cela m’est-il arrivé&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p>Plusieurs filles ont déclaré à Amnesty International qu’elles étaient tombées enceintes après avoir été violées. L’avortement étant toujours illégal en Haïti, certaines ont recouru à des méthodes dangereuses pour tenter de mettre un terme à leur grossesse non désirée.</p>

</div></section>

<section id="section-0857c3b2" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--small" style=""><div class="container">
<section id="section-81c6e2cb" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2022/09/Background-03-2560x710.png);height:auto;"><div class="container">
<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Si vous refusez, ils vous frappent avec une arme. Je pourrais me faire tirer dessus un jour.</p>
<cite>Une fille de 16 ans qui a été menacée par des membres du gang 5 Segon</cite></blockquote>
</div></section>
</div></section>

<section id="section-18e67701" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>En décembre 2023, une fille de 17&nbsp;ans qui vivait à Carrefour-Feuilles a été enlevée par des membres d’un gang alors qu’elle était sortie acheter de la nourriture un soir. Vêtus de noir et visages dissimulés, ils l’ont conduite dans une maison où cinq d’entre eux l’ont violée à tour de rôle. Elle a déclaré à Amnesty International&nbsp;: «&nbsp;Ils m’ont dit&nbsp;: “Tu ne parleras pas de ça. Si tu en parles, on te tuera.” Puis ils m’ont dit de partir.&nbsp;» Elle a appris plus tard qu’elle était enceinte&nbsp;: «&nbsp;Cela m’a détruite… Je n’ai personne pour m’aider avec le bébé.&nbsp;»</p>



<p>Les enfants impliqués dans le commerce du sexe sont victimes d’exploitation sexuelle. Une fille de 16&nbsp;ans vivant dans une zone contrôlée par le gang 5&nbsp;Segon a déclaré que son implication dans le commerce du sexe avec des membres d’un gang avait commencé après que son enfant et elle avaient passé plusieurs périodes sans manger. Elle a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Je n’ai pas le choix…. Ils vous voient et ils disent “allez”. Si vous refusez, ils vous frappent avec une arme. Je pourrais me faire tirer dessus un jour. Ils vous attrapent et ils vous frappent. Certains paient. D’autres non.&nbsp;»</p>



<p>Les filles qui sont victimes de violences sexuelles aux mains de membres de gangs ont besoin de soins de santé spécialisés, pour contribuer à leur rétablissement physique et psychologique. Mais les services de santé limités en Haïti ont été affaiblis par les attaques de gangs.</p>



<p>Les victimes se heurtent à plusieurs obstacles à la justice dans le contexte d’impunité généralisée qui frappe Haïti. De nombreuses personnes interrogées n’avaient aucune intention de signaler aux autorités les attaques dont elles avaient été victimes, du fait de l’absence de personnel d’application des lois dans les zones contrôlées par les gangs. Une fille qui a été enlevée et violée en réunion par des membres d’un gang en 2023, puis agressée sexuellement par un membre d’un gang en 2024 a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Il n’y a pas de police… Les seuls chefs en ville sont les membres de gangs.&nbsp;»</p>

</div></section>

<section id="section-b79084d5" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<h2 class="wp-block-heading">«&nbsp;On ne peut pas leur dire non&nbsp;»&nbsp;: Le recrutement d’enfants par les gangs</h2>



<p>Amnesty International a recueilli des informations sur 11&nbsp;garçons et trois filles ayant été recrutés et utilisés par des gangs. Ils ont déclaré avoir été exploités de diverses manières, notamment pour surveiller les gangs rivaux et la police, faire des livraisons, des tâches ménagères ou des travaux de construction et réparer des véhicules. Les 14&nbsp;enfants ont déclaré qu’ils n’avaient pas le choix et que leur implication était principalement motivée par la faim ou la peur.</p>



<p>Un garçon de 12&nbsp;ans a déclaré qu’il avait été forcé par des membres du gang Grand Ravine à recueillir des informations&nbsp;: «&nbsp;Si j’avais refusé de le faire, ils m’auraient tué.&nbsp;» Un autre préadolescent a déclaré qu’il avait été forcé par un gang à porter une arme et à commettre des infractions. Il a déclaré à Amnesty International&nbsp;: «&nbsp;Ce que j’ai fait, je ne l’ai pas fait de gaité de cœur. Je ne comprenais pas ce que je faisais. Je tenais une arme, pas pour faire du mal, mais pour subvenir à mes besoins.&nbsp;»</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-32594" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-600x400.jpg 600w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-300x200.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-768x512.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-900x600.jpg 900w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-978x652.jpg 978w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-734x490.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-108x72.jpg 108w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-216x144.jpg 216w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-60x40.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-120x80.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-200x133.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-400x267.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-260x173.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-520x347.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-325x217.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-650x434.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-90x60.jpg 90w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/304774-1-1024x683-1-135x90.jpg 135w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></div></figure></div>



<p>Certains enfants étaient frappés et menacés s’ils refusaient d’obéir aux ordres. Une fille de 17&nbsp;ans a expliqué que des membres du gang Ti Bwa l’avaient envoyée acheter des cadeaux pour leurs petites amies et nettoyer des logements en échange de tout juste deux dollars des États-Unis. Elle a ajouté&nbsp;: «&nbsp;Parfois je dis que je ne veux pas le faire, alors ils me crient dessus et me disent&nbsp;: “Quand le chef te demande de faire quelque chose, tu dois le faire”… On ne peut pas leur dire non.&nbsp;»</p>

</div></section>

<section id="section-b9dea17b" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--small" style=""><div class="container">
<section id="section-bbe53b2f" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2022/09/Background-03-2560x710.png);height:auto;"><div class="container">
<blockquote class="blockquote is-lined"><p>« Si j’avais refusé de le faire, ils m’auraient tué. »</p>
<cite>Un garçon de 12 ans forcé à recueillir des informations</cite></blockquote>
</div></section>
</div></section>

<section id="section-c0e7ea41" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>L’ONU et des groupes de la société civile ont recueilli des informations sur des homicides d’enfants et d’adultes soupçonnés d’être associés à des gangs perpétrés par des groupes d’autodéfense connus sous le nom de Bwa Kale.<em></em>&nbsp;Plusieurs enfants ont déclaré avoir essayé de dissimuler leur association avec les gangs, par crainte des représailles d’habitant·e·s. Un garçon a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Si quelqu’un me montre du doigt, je pourrais mourir.&nbsp;»</p>



<p>Le gouvernement maintient en détention des dizaines d’enfants, dont de nombreux qui auraient été recrutés et utilisés par des gangs, au même endroit que des détenus adultes, dans un centre de détention surpeuplé qui était initialement destiné à la réinsertion des garçons. Au moment des recherches, aucun des garçons n’avait été déclaré coupable d’une infraction, car le tribunal pour enfants de Port-au-Prince a cessé de fonctionner en 2019.</p>



<p>Le recrutement et l’utilisation d’enfants par les gangs en Haïti sont interdits au titre du droit national et international&nbsp;: entre autres atteintes aux droits humains, cela fait des enfants des victimes de la traite des êtres humains.</p>



<div style="height:10px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



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</div></section>

<section id="section-356b26a4" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<h2 class="wp-block-heading">Homicides et blessures</h2>



<p>Des enfants sont souvent tués et blessés lors des incursions des gangs dans les quartiers. Dans les zones contrôlées par les gangs, les enfants subissent des tirs aveugles et directs. Amnesty International a recueilli des informations sur 10&nbsp;enfants qui ont été blessés et deux qui ont perdu la vie du fait de la violence liée aux gangs et d’épisodes qui en ont découlé. Ces enfants avaient entre cinq et 17&nbsp;ans. Dans au moins deux cas, des coups de feu ont été échangés entre les gangs et la police.</p>

</div></section>

<section id="section-aff4178b" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--small" style=""><div class="container">
<section id="section-c5a1492f" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2022/09/Background-03-2560x710.png);height:auto;"><div class="container">
<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Je fais des cauchemars, je n’arrive pas à dormir. J’ai des visions de ce que j’ai vu.</p>
<cite>Une fille de 13 ans qui a été menacée par arme à feu</cite></blockquote>
</div></section>
</div></section>

<section id="section-8e9d92fb" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>Une jeune fille de 14&nbsp;ans a expliqué qu’elle avait été blessée par balle au visage lorsqu’une balle tirée par des membres d’un gang près de chez elle avait ricoché et lui avait transpercé la lèvre supérieure, en septembre 2024. Elle a déclaré&nbsp;: «&nbsp;La zone n’est pas calme. Elle est constamment en proie à des troubles. Il y a tellement de coups de feu. Je ne supporte pas les coups de feu&nbsp;». Son frère avait été tué trois mois auparavant par une balle perdue tirée dans la zone où ils vivaient.</p>



<p>La santé mentale des enfants est gravement mise à mal. Une jeune fille de 13&nbsp;ans a expliqué que lui revenait sans cesse en mémoire le jour où sa famille et elle avaient été menacées par des membres armés d’un gang, qui avaient ensuite incendié leur maison. Elle a déclaré&nbsp;: «&nbsp;J’ai vu des cadavres… Je fais des cauchemars, je n’arrive pas à dormir. J’ai des visions de ce que j’ai vu… Avant, je n’avais aucun problème pour étudier. Maintenant, c’est difficile.&nbsp;»</p>

</div></section>

<section id="section-0a26e443" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<h2 class="wp-block-heading"><strong>Enfants en situation de handicap</strong></h2>



<p>Les enfants en situation de handicap sont confrontés à des risques accrus lorsqu’ils fuient les violences, du fait notamment de leur mobilité réduite et de l’absence de dispositifs d’assistance, qu’ils ont dû abandonner dans leur fuite. Amnesty International s’est entretenue avec 11&nbsp;enfants en situation de handicap soit physique soit psychosocial. Les chercheuses ont constaté que les sites accueillant des personnes déplacées n’étaient pas physiquement accessibles et ont recensé des attaques contre une école et un centre de santé prenant en charge des enfants en situation de handicap.</p>



<p>De nombreux enfants rescapés de ces violences gardent espoir que leur vie s’améliore. Un garçon qui a perdu une jambe après avoir reçu une balle d’un tireur embusqué a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Cette histoire n’est pas la fin de ma vie… J’espère que ma vie va changer.&nbsp;»</p>

</div></section>

<section id="section-3d7afc05" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image section--small" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<h2 class="wp-block-heading">Recommandations d&rsquo;Amnesty International</h2>



<p>Les enfants associés aux gangs sont avant tout des victimes. Amnesty International appelle la communauté internationale, y compris les donateurs, à travailler avec les autorités et la société civile haïtiennes en vue d’ouvrir la voie au changement par des solutions axées sur les droits humains et d’empêcher de nouveaux cycles de violence.</p>



<p>«&nbsp;La priorité doit être donnée à des programmes destinés à la démobilisation et la réintégration des enfants associés aux gangs et à fournir une assistance sanitaire et juridique aux victimes de violences sexuelles&nbsp;», a déclaré Agnès Callamard.<br><br>«&nbsp;La priorité doit être donnée à des programmes destinés à la démobilisation et la réintégration des enfants associés aux gangs et à fournir une assistance sanitaire et juridique aux victimes de violences sexuelles. Le gouvernement doit également lutter contre l’impunité en accélérant la création de pôles judiciaires spécialisés pour les poursuites engagées pour de graves atteintes aux droits humains.</p>



<p>«&nbsp;L’énorme flux d’armes à feu entrant en Haïti et permettant les atteintes aux droits humains généralisées commises par les gangs doit être jugulé. Les pays doivent également cesser d’expulser de force les personnes haïtiennes tant que la campagne de terreur des gangs et la crise des droits humains se poursuivront.&nbsp;»</p>

</div></section>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<section id="section-ed7d498e" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h2 class="has-text-align-center wp-block-heading" id="download">Téléchargez notre rapport</h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="has-text-align-center wp-block-heading">Le rapport complet</h3>


<div class="download-block aligncenter"><a class="btn btn--download btn--primary" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/AMR3688752025FRENCH.pdf" download="AMR3688752025FRENCH.pdf" target="_blank" role="button">télécharger</a></div></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="has-text-align-center wp-block-heading">Le rapport simplifié</h3>


<div class="download-block aligncenter"><a class="btn btn--download btn--primary" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/02/AMR3690092025_Easy-to-Read-FR.pdf" download="AMR3690092025_Easy-to-Read-FR.pdf" target="_blank" role="button">télécharger</a></div></div>
</div>

</div></section>


<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/haiti-gangs-et-droits-humains-des-enfants/">Haïti. Les enfants sont victimes de recrutement, d’attaques et de violences sexuelles aux mains des gangs dans un contexte d’intensification de la crise.</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Allemagne. Conférence de Munich sur la sécurité.</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/allemagne-conference-de-munich-sur-la-securite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Feb 2025 08:43:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=32610</guid>

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										<content:encoded><![CDATA[<section id="section-9bc85ed1" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<h2 class="wp-block-heading">La secrétaire générale d’Amnesty International exhorte les États à résister aux attaques visant les dispositifs de protection des droits humains</h2>



<p>Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, assistera à la Conférence de Munich sur la sécurité, du 14 au 16 février, où elle sera disponible pour des interviews et demandera aux dirigeant·e·s mondiaux et autres hauts responsables de travailler vaillamment ensemble afin de s’opposer aux attaques visant les droits humains et l’architecture multilatérale mondiale, et de prévenir de nouvelles atteintes contre les dispositifs de protection des droits humains et contre un ordre mondial fondé sur des règles.</p>



<p>« Ces 12 derniers mois ont montré de manière saisissante à quel point le monde peut basculer dans l’horreur lorsque les États ne respectent pas les normes universelles et soutiennent que le droit international et les décisions multilatérales ne s’appliquent pas à leurs agissements. Regardez le génocide commis par Israël contre les Palestinien·ne·s à Gaza, la guerre d’agression que la Russie continue à mener contre l’Ukraine, le conflit qui fait toujours rage au Soudan, la catastrophe qui s’aggrave au Myanmar, et la récente intensification des combats en République démocratique du Congo », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>«&nbsp;Après le cessez-le-feu qui a tant tardé à Gaza, et la transition du pouvoir en Syrie, on peut se demander comment parvenir à une paix et une justice durables dans de tels contextes. Les États doivent s’engager à pleinement soutenir les organes tels que la Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale dans leurs efforts visant à faire respecter le droit, car tout manquement au devoir d’amener les responsables présumés à rendre des comptes ne fera qu’enhardir d’autres agresseurs et alimenter de nouveaux cycles de violence et de destruction.</p>

</div></section>

<section id="section-db0c9be7" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">
<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Ces 12 derniers mois ont montré de manière saisissante à quel point le monde peut basculer dans l’horreur lorsque les États ne respectent pas les normes universelles et soutiennent que le droit international et les décisions multilatérales ne s’appliquent pas à leurs agissements.</p>
<cite>Agnès Callamard, Amnesty International</cite></blockquote>
</div></section>

<section id="section-bbfe5874" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>« En cette période incertaine, l’humanité ne peut pas se permettre d’autres ruptures dans l’ordre international. Nous n’avons pas besoin de plus d’instabilité, de division, d’agitation ; nous n’avons pas besoin que les valeurs liées aux droits humains fassent l’objet de nouvelles attaques, ni que les engagements déjà fragiles en faveur de la lutte contre le changement climatique soient davantage compromis. Il nous faut des solutions durables, orientées vers l’avenir. Il se peut que le système multilatéral ne soit pas à la hauteur, mais l’abandonner au fond du gouffre n’est pas la réponse. La réponse réside dans le renforcement et la réforme de ce système, dans le fait de l’ancrer à une vision commune, afin qu’il puisse tenir ses promesses de stabilité mondiale et de protection universelle des droits humains. La Conférence de Munich sur la sécurité est une occasion opportune pour les dirigeant·e·s mondiaux de commencer à résoudre ces difficultés et à jeter les bases d’un futur exempt des conflits déchirants qui meurtrissent notre monde actuellement. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Complément d&rsquo;informations</h2>



<p>Des décideur·euse·s et leaders d’opinion de plus de 100 pays assisteront à la 61<sup>e</sup> édition de la Conférence de Munich sur la sécurité, qui se tiendra du 14 au 16 février.</p>



<p>Agnès Callamard est une experte internationale des droits humains. Fervente défenseure de la liberté d’expression, militante féministe et anti-raciste, elle a été au premier plan d’initiatives internationales visant à faire face à certains des plus grands défis de notre temps en matière de droits humains. Elle a été nommée secrétaire générale d’Amnesty International en 2021.</p>

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		<title>Inde. Les autorités doivent faire respecter les droits humains et mettre fin à la violence au Manipur après la démission de Nongthombam Biren Singh.</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/inde-les-autorites-doivent-faire-respecter-les-droits-humains-et-mettre-fin-a-la-violence-au-manipur-apres-la-demission-de-nongthombam-biren-singh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 09:07:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=32581</guid>

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										<content:encoded><![CDATA[<section id="section-ad522e1a" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>Réagissant à la démission de Nongthombam Biren Singh en tant que Premier ministre de l’État du Manipur, en Inde, Aakar Patel, président du bureau exécutif d’Amnesty International Inde, a déclaré :</p>



<p>« La démission de N. Biren Singh donne aux autorités du Manipur l’occasion de défendre et de garantir les droits humains pour toutes et tous, de rompre avec la violence et l’impunité du passé, et de s’efforcer de mettre fin aux violences ethniques qui ont coûté la vie à plus de 250 personnes ces deux dernières années. Les gouvernements dirigés par le Parti du peuple indien, tant au niveau des États qu’au niveau central, n’ont absolument pas réussi à mettre fin aux violences au Manipur, à l’impunité des brigades de vigilance et aux discours clivants qui ont déclenché des violences ethniques. Leurs agissements ont conduit à la répression de voix d’opposition et à une terrible crise humanitaire dans cet État.</p>



<p>« En continuant à s’abstenir de demander de comptes à des personnes soupçonnées d’avoir commis de graves violations des droits humains, le gouvernement risque d’envoyer le message que l’impunité pour ces violations se poursuivra. Cela ne fera qu’alimenter d’autres violations. Contrairement aux affaires emblématiques prises en charge par le Bureau central d’enquête, comme l’affaire du viol collectif de deux femmes kukis en mai 2023 qui a mis en évidence la complicité de la police du Manipur, de nombreuses affaires moins connues peinent à attirer l’attention de l’État et du gouvernement central. Cela doit changer. »</p>



<div style="height:25px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>La démission de N. Biren Singh donne aux autorités du Manipur l’occasion de défendre et de garantir les droits humains pour toutes et tous, de rompre avec la violence et l’impunité du passé…</p>
<cite>Aakar Patel, président du bureau exécutif d’Amnesty International Inde</cite></blockquote>


<h2 class="wp-block-heading">Complément d&rsquo;information pour mieux comprendre la situation</h2>



<p>Depuis mai 2023 au Manipur, plus de 60 000 personnes ont été déplacées en raison des violences persistantes entre la communauté ethnique dominante, les Meities, et les autres communautés ethniques minoritaires, dont les Kukis. Des habitations, des commerces, des villages et des lieux de culte ont été incendiés, attaqués, pillés et vandalisés.</p>



<p>La démission de Nongthombam Biren Singh survient après que la Cour suprême de l’Inde a ordonné, au début du mois, un rapport confidentiel au Laboratoire central des sciences criminalistiques sur des enregistrements audio dans lesquels il aurait déclaré que les violences ethniques dans l’État avaient été déclenchées à sa demande.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/inde-les-autorites-doivent-faire-respecter-les-droits-humains-et-mettre-fin-a-la-violence-au-manipur-apres-la-demission-de-nongthombam-biren-singh/">Inde. Les autorités doivent faire respecter les droits humains et mettre fin à la violence au Manipur après la démission de Nongthombam Biren Singh.</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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