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	<title>Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Palestine. Le Hamas doit mettre fin aux exécutions extrajudiciaires et garantir la justice pour les victimes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 07:24:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Palestine. Le Hamas doit mettre fin aux exécutions extrajudiciaires et garantir la justice pour les victimes Les autorités du Hamas et les forces qui lui sont affiliées dans la bande de Gaza occupée doivent mettre fin aux exécutions extrajudiciaires de personnes soupçonnées de collaborer avec Israël, qui sont perpétrées en l’absence de toute procédure judiciaire, [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Palestine. Le Hamas doit mettre fin aux exécutions extrajudiciaires et garantir la justice pour les victimes</h2>



<p>Les autorités du Hamas et les forces qui lui sont affiliées dans la bande de Gaza occupée doivent mettre fin aux exécutions extrajudiciaires de personnes soupçonnées de collaborer avec Israël, qui sont perpétrées en l’absence de toute procédure judiciaire, a déclaré Amnesty International le 21&nbsp;août. Le mois dernier, des responsables de la sécurité au sein de la branche militaire du Hamas, les Brigades al&nbsp;Qassam, ont annoncé publiquement l’exécution sommaire d’un homme accusé&nbsp;de collaboration avec&nbsp;Israël, et leur intention d’exécuter un autre «&nbsp;informateur&nbsp;» les jours suivants, dans le cadre de ce qu’ils ont qualifié de campagne de sécurité à grande échelle.</p>



<p>Un rapport de l’ONU datant de juin 2026 a recensé 249&nbsp;cas d’exécutions extrajudiciaires et de violences physiques graves commises à Gaza entre août 2024 et début 2026, les&nbsp;<a href="https://news.un.org/en/story/2026/06/1167682"></a><a></a>forces&nbsp;affiliées au Hamas étant impliquées dans au moins 60 de ces cas.&nbsp;Amnesty International a enquêté et réuni des informations sur neuf exécutions extrajudiciaires et homicides illégaux perpétrés par des forces affiliées au Hamas immédiatement après l’annonce du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, en octobre 2025.</p>



<p>Bien que les responsables du Hamas aient déclaré avoir ouvert des enquêtes internes préliminaires sur ces faits, à la connaissance d’Amnesty International, aucun des responsables de ces homicides n’a jusqu’à présent eu à rendre de comptes.&nbsp;Ces dernières semaines, l’effondrement de l’ordre et de l’état de droit à Gaza, ainsi que le dénuement extrême provoqué par le génocide qu’Israël continue de commettre, ont alimenté des tensions sociales, y compris des luttes internes parmi certaines familles.</p>



<p>«&nbsp;Près de trois ans se sont écoulés depuis le début du&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/11/israels-genocide-against-palestinians-in-gaza-continues-unabated-despite-ceasefire/"></a><a></a>génocide toujours en coursauquel se livre Israël contre les&nbsp;Palestinien·ne·s&nbsp;dans la bande de Gaza occupée. La population civile, qui est traumatisée et qui a déjà enduré des souffrances inimaginables, n’a pas à subir de nouveaux homicides et de nouveaux actes de cruauté. Les autorités du Hamas doivent immédiatement mettre fin à tous les homicides illégaux, aux actes de justice privée et aux arrestations arbitraires. Le rétablissement de l’ordre public ne doit en aucun cas servir de prétexte pour commettre des violations graves des&nbsp;droits humains, mener des représailles ou punir collectivement des familles entières, a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice&nbsp;générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International.</p>



<p>«&nbsp;Les individus qui ont ordonné et perpétré des exécutions extrajudiciaires ainsi que des arrestations arbitraires, des actes de torture et d’autres mauvais traitements doivent être amenés à rendre des comptes. Malgré l’annonce de la dissolution du comité du Hamas administrant la bande de Gaza, le Hamas demeure pleinement responsable de la prévention des violations graves commises par ses agences et les individus sous son contrôle, notamment les Brigades al&nbsp;Qassam et le&nbsp;“Système de sécurité de la résistance”. La nouvelle direction du bureau politique du Hamas doit mettre fin à l’impunité de longue date pour les violences commises par ses forces et ses affiliés, et prendre des mesures concrètes et urgentes afin que la vérité soit révélée et que justice soit rendue pour les victimes et leurs familles.&nbsp;»</p>



<p>Un membre haut placé non identifié du «&nbsp;Système de sécurité de la résistance&nbsp;», un groupe secret de sécurité et de renseignement opérant sous l’égide des branches militaires du Hamas et d’autres groupes armés palestiniens, a également annoncé sur la plateforme officielle du groupe sur Telegram, Al&nbsp;Hares, que l’exécution extrajudiciaire du 1<sup>er&nbsp;</sup>juillet marquait le début d’une «&nbsp;campagne de sécurité à grande échelle&nbsp;» et que «&nbsp;les prochains jours verraient l’exécution d’autres personnes impliquées dans des faits de collaboration avec l’occupant&nbsp;».</p>



<p>Depuis le début du génocide, des organisations palestiniennes de défense des droits humains, notamment&nbsp;<a href="https://www.mezan.org/en/post/46788/Al-Mezan-Condemns-the-Extrajudicial-Execution-of-Palestinians-in-Gaza-and-Calls-for-Respect-for-the-Rule-of-Law"></a><a></a>Al&nbsp;Mezan&nbsp;et la&nbsp;<a href="https://www.ichr.ps/public/page/125166"></a><a></a>Commission indépendante pour les droits humains, ont condamné à plusieurs reprises les exécutions extrajudiciaires et les autres homicides illégaux commis à Gaza, notamment ceux perpétrés par des groupes armés non identifiés, et ont appelé les autorités à enquêter sur les responsables et à garantir la reddition de comptes.</p>



<p>Un&nbsp;<a href="https://www.un.org/unispal/document/report-commission-of-inquiry-opt-israel-a-hrc-62-22/"></a><a></a>rapport&nbsp;récent de la Commission internationale indépendante des Nations unies chargée d’enquêter dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et en Israël, a recensé 249&nbsp;cas d’exécutions extrajudiciaires et de violences physiques graves commises à Gaza entre août 2024 et janvier 2026 qui ont entraîné au moins 108&nbsp;décès. Au moins 60 de ces cas impliquaient des forces affiliées au Hamas. Certaines de ces exécutions ont été menées en public, filmées et diffusées sur des pages affiliées au Hamas, principalement sur des chaînes Telegram.</p>



<p>Par exemple, le 21&nbsp;septembre 2025, au plus fort de la campagne israélienne de déplacements forcés massifs dans la ville de Gaza, un groupe se présentant comme la «&nbsp;Salle d’opérations conjointes de la résistance&nbsp;»&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/business/media-telecom/hamas-led-authorities-execute-alleged-collaborators-gaza-official-says-2025-09-22/"></a><a></a>a revendiqué&nbsp;l’exécution publique, dans une rue de la ville, de trois hommes accusés d’avoir collaboré avec Israël.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans le cadre de son enquête, Amnesty International a recensé neuf exécutions extrajudiciaires et un homicide illégal qui ont tous, sauf dans un cas, eu lieu immédiatement après le prétendu cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, en octobre 2025. Les éléments de preuve réunis montrent qu’en octobre 2025, le Hamas et les forces qui lui sont affiliées ont procédé à l’exécution sommaire et publique de huit&nbsp;membres de la famille Dughmush du quartier de Sabra, à Gaza, après les avoir accusés de collaboration avec Israël. Des informations ont également été réunies faisant état d’une autre exécution qui a eu lieu le 1<sup>er&nbsp;</sup>juillet 2026.</p>



<p>L’organisation a en outre rassemblé des informations au sujet de l’homicide illégal d’un homme qui a eu lieu en octobre 2025 lors d’une apparente opération d’arrestation menée dans le camp de personnes réfugiées d’Al&nbsp;Bureij, près de la rue Salaheddine, par des hommes armés et masqués.</p>



<p>Amnesty International a vérifié des photos et des vidéos, recueilli les témoignages de 11&nbsp;proches de personnes tuées et de deux membres du personnel médical, et analysé les déclarations des autorités du Hamas ainsi que les comptes Telegram de sa branche militaire et des groupes armés qui lui sont affiliés.</p>



<p>Amnesty International a transmis un résumé de ses conclusions à la direction du Hamas en novembre 2025 et a envoyé une demande d’informations complémentaires en juillet de cette année. Dans leur réponse de novembre 2025, les autorités du Hamas ont déclaré avoir ouvert des enquêtes sur ces faits, sans donner plus de précisions. Aucune réponse n’avait été reçue au moment de la publication du document cette année.</p>



<p>Depuis le 7&nbsp;octobre 2023, les forces et les autorités du Hamas à Gaza ont mis en place des forces parallèles agissant presque totalement en dehors de tout cadre juridique, appliquant régulièrement et de façon sommaire des châtiments –&nbsp;souvent filmées&nbsp;– contre des&nbsp;Palestinien·ne·s, y compris de présumés pillards, interrogeant des dissidents et des personnes soupçonnées d’infractions dans des lieux civils, effectuant des descentes dans des&nbsp;<a></a><a></a><a></a><a></a><a></a><a></a><a></a><a></a>logements&nbsp;civils et menaçant les proches de leurs opposants. Les éléments de preuve recueillis par Amnesty International concordent avec les conclusions du rapport de la Commission d’enquête des Nations unies.</p>



<p>Le Hamas justifie ce qu’il qualifie de «&nbsp;mesures exceptionnelles&nbsp;» en invoquant le «&nbsp;principe de l’état de nécessité&nbsp;», arguant de la destruction des institutions judiciaires et de sécurité par les forces israéliennes et de la nécessité de faire face au chaos et aux «&nbsp;bandes criminelles&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;Les homicides illégaux ne peuvent en aucun cas être justifiés. Les droits à la vie, de ne pas être soumis à la torture, à un procès équitable et à une procédure régulière doivent être respectés en toutes circonstances, y compris dans les situations d’urgence et même lorsque le système judiciaire s’est effondré à la suite d’hostilités militaires actives. Toute personne soupçonnée d’une infraction pénale, y compris de faits de trahison ou de collaboration, doit se voir accorder le plein respect des droits humains, notamment des droits à la vie, à la sécurité de la personne et à un procès équitable, sans recours à la peine de mort&nbsp;», a souligné Erika Guevara-Rosas.</p>



<p><strong>Les exécutions sommaires de juillet 2026</strong></p>



<p>Le 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet, la «&nbsp;Sécurité de la résistance&nbsp;»&nbsp;<a></a>a<a href="https://www.aljazeera.net/news/2026/7/1/%D8%A3%D9%85%D9%86-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%82%D8%A7%D9%88%D9%85%D8%A9-%D8%A8%D8%BA%D8%B2%D8%A9-%D9%8A%D8%B9%D9%84%D9%86-%D8%A5%D8%B9%D8%AF%D8%A7%D9%85-%D8%B9%D9%85%D9%8A%D9%84-%D8%AA%D8%B3%D8%A8%D8%A8">&nbsp;annoncé</a>&nbsp;l’exécution publique, dans la ville de Gaza, d’un homme désigné par ses initiales qu’elle&nbsp;accusait&nbsp;de collaboration avec&nbsp;Israël. Après son exécution, le nom complet et les données personnelles de cet homme ont été diffusés sur les réseaux sociaux (cette pratique consistant à divulguer les données personnelles étant appelée «&nbsp;doxxing&nbsp;»), dans un premier temps par des comptes affiliés au Hamas, ce qui a gravement mis en danger sa famille, y compris ses enfants.</p>



<p>L’homme était accusé d’avoir révélé aux forces israéliennes le lieu où se trouvaient de hauts responsables des Brigades al&nbsp;Qassam, notamment leur commandant militaire,&nbsp;Ezziddine&nbsp;al Haddad. Le groupe l’a accusé d’avoir transmis aux autorités israéliennes des informations ayant conduit aux homicides commis par Israël d’Ezziddine&nbsp;al Haddad et de nombreux&nbsp;civil·e·s&nbsp;palestiniens. Il a affirmé avoir procédé à cette exécution après avoir épuisé ce qu’il a qualifié de «&nbsp;procédures révolutionnaires&nbsp;» et mené des enquêtes internes.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Quelques jours plus tard, des chaînes Telegram associées aux Brigades al&nbsp;Qassam ont annoncé que la «&nbsp;Sécurité de la résistance&nbsp;» avait arrêté et interrogé un autre informateur présumé, sans donner plus de détails, et qu’elle avait l’intention de l’exécuter «&nbsp;sous quelques jours&nbsp;».</p>



<p>Cette déclaration a été faite après qu’un responsable de la «&nbsp;Sécurité de la résistance&nbsp;» eut déclaré que l’exécution du 1<sup>er&nbsp;</sup>juillet n’était qu’un début, ce qui fait craindre que d’autres exécutions sommaires ne suivent.</p>



<p><strong>Exécution extrajudiciaire de huit membres de la famille Dughmush</strong></p>



<p>En octobre 2025, des affrontements entre le Hamas et des membres de la famille Dughmush ont éclaté aux alentours du 10&nbsp;octobre 2025, juste après l’annonce du cessez-le-feu avec Israël. Ils ont commencé lorsque des forces affiliées au Hamas ont tenté de chasser des membres de cette famille d’un hôpital de campagne non loin d’Al Sabra, dans la ville de Gaza, où ils s’étaient réfugiés pour échapper aux frappes israéliennes, les accusant d’avoir pillé l’hôpital et de l’utiliser pour stocker des armes et des explosifs.</p>



<p>Au cours des affrontements avec des membres armés de la famille Dughmush, les forces du Hamas ont encerclé le quartier de la famille à Al Sabra pendant une semaine, et au moins quatre membres de la famille Dughmush et au moins un membre du Hamas ont été tués. Pendant le siège du quartier de Sabra, les forces du Hamas et leurs alliés ont également pillé, incendié et vandalisé des habitations dans ce quartier. Amnesty International a reçu des séquences vidéo montrant les conséquences des déprédations dans deux habitations du quartier.</p>



<p>Parallèlement à ces affrontements, le 13&nbsp;octobre 2025, huit membres non armés de la famille Dughmush ont été exécutés de façon extrajudiciaire et en public en raison d’accusations de faits de collaboration avec Israël.</p>



<p>Une vidéo diffusée sur des comptes de réseaux sociaux affiliés au Hamas et vérifiée par Amnesty International montre huit hommes aux yeux bandés et entravés, dont certains n’étaient que partiellement vêtus et semblaient présenter des traces de blessures antérieures, traînés par des hommes armés et masqués vers un espace ouvert de la rue Al&nbsp;Thalathini, une artère principale de la ville de Gaza. Les huit hommes ont été abattus à bout portant.</p>



<p>Parmi ces huit hommes exécutés de façon extrajudiciaire figuraient des proches d’une Palestinienne qui s’est entretenue avec Amnesty International et dont le nom n’est pas divulgué pour des raisons de sécurité.</p>



<p>«&nbsp;Les huit hommes s’étaient rendus parce qu’on leur avait promis un procès équitable, mais ils ont été exécutés en public deux heures plus tard&nbsp;», a-t-elle déclaré.</p>



<p>Son témoignage concorde avec les informations fournies à Amnesty International par deux autres habitants interrogés séparément, qui ont indiqué que la décision de livrer ces huit hommes avait été prise pour mettre fin aux combats, et parce qu’on les avait assurés qu’il ne leur serait fait aucun mal.</p>



<p>L’épouse de l’une des victimes a dit que son mari l’avait appelée la veille de son exécution pour lui demander de veiller sur leurs filles. Elle a déclaré&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;Mon mari et mon fils ont tous&nbsp;les deux été&nbsp;exécutés. Mon fils a été torturé avant son exécution, on lui a cassé les ongles […] Mon mari était un homme bon et honorable qui a toujours résisté à l’occupation israélienne […] Je veux que tout le monde sache qu’il n’y a pas de collaborateurs dans notre famille, et ceux qui ont ordonné leur assassinat doivent être traduits en justice.&nbsp;»</p>



<p>Des membres de la famille qui ont assisté à l’enterrement des huit victimes ont déclaré à Amnesty International que les corps portaient des traces visibles de torture.</p>



<p>Certains proches ont par la suite dit avoir reçu des appels de responsables du Hamas qui leur ont présenté des excuses et qui ont laissé entendre que certaines personnes avaient été tuées par erreur.</p>



<p>Dans sa réponse à Amnesty International, le chef du Département des relations internationales du Hamas, Mousa Abu Marzouk, a déclaré qu’une enquête préliminaire interne avait été ouverte sur les faits concernant la famille Dughmush, affirmant que les forces de sécurité avaient «&nbsp;réagi sur le coup, sans en référer aux autorités supérieures&nbsp;».</p>



<p>À la connaissance de l’organisation, aucune des personnes impliquées dans ces homicides et dans les autres exécutions extrajudiciaires commises au cours des trois dernières années n’a fait l’objet d’une enquête et aucune n’a&nbsp;<em>a fortiori&nbsp;</em>été amenée à&nbsp;rendre des comptes. Cela englobe les homicides de&nbsp;civil·e·s&nbsp;commis par des hommes armés affiliés au Hamas à la suite d’une «&nbsp;erreur sur l’identité&nbsp;».</p>



<p>Cas notable, l’homicide d’Islam Hijazi, une travailleuse humanitaire palestinienne dont la voiture a été touchée par 90&nbsp;balles, à Khan Younès, en septembre 2024. La famille a par la suite appris que cette femme avait été tuée en raison d’une erreur d’identification, mais à la connaissance de l’organisation, aucune enquête n’a été menée au sujet des individus qui ont tiré les coups de feu et ordonné l’embuscade.</p>



<p><strong>Homicide illégal d’Hisham al&nbsp;</strong><strong>Saftawi</strong></p>



<p>Amnesty International a également rassemblé des informations sur l’homicide illégal d’Hisham al&nbsp;Saftawi, alors âgé de 57&nbsp;ans, survenu le 17&nbsp;octobre 2025 dans le camp de personnes réfugiées d’Al&nbsp;Bureij. Son épouse, Najah, a vu faire irruption chez eux, peu après la prière de l’aube, une trentaine d’hommes armés et masqués, qui se sont présentés comme appartenant aux Brigades al&nbsp;Qassam. Comme Hisham al Saftawi a refusé de se laisser arrêter, l’un des hommes lui a tiré dans le dos.</p>



<p>Son épouse a entendu un homme qui semblait être le commandant du groupe demander à celui qui avait tiré&nbsp;: «&nbsp;Qui t’a ordonné de tirer&nbsp;?&nbsp;» Hisham al Saftawi est mort des suites de ses blessures le lendemain, à l’hôpital.</p>



<p>Son frère, Saïd al Saftawi, a expliqué que la famille n’a guère confiance dans l’enquête menée par le Hamas&nbsp;: «&nbsp;On ne peut pas se fier au bourreau pour enquêter sur lui-même. Nous demandons une enquête indépendante, et ceux qui ont tiré sur mon frère ainsi que ceux qui ont ordonné son arrestation doivent rendre des comptes.&nbsp;»</p>



<p>Dans sa réponse à Amnesty International, le Hamas a confirmé l’ouverture d’une enquête officielle sur l’homicide d’Hisham al&nbsp;Saftawi, affirmant qu’il avait été «&nbsp;abattu accidentellement&nbsp;» alors qu’il tentait de s’enfuir et qu’il était recherché pour des infractions pénales. À la connaissance de l’organisation, les autorités du Hamas n’ont pas informé la famille des résultats de cette enquête présumée, et aucun des individus impliqués dans l’homicide d’Hisham al&nbsp;Saftawi&nbsp;n’a eu à rendre de comptes. Les autorités du Hamas n’ont pas précisé si elles avaient l’intention d’accorder des réparations pour cet homicide.</p>



<p>«&nbsp;Des enquêtes indépendantes et impartiales doivent être menées sur tous les homicides survenus dans le cadre des affrontements armés entre le Hamas et la famille Dughmush, y compris ceux qui semblent avoir été commis en dehors de tout échange de tirs, ainsi que sur l’exécution en public des huit membres de la famille Dughmush. La famille d’Hisham al&nbsp;Saftawi&nbsp;doit également obtenir justice pour l’homicide illégal de cet homme&nbsp;», a déclaré Erika Guevara-Rosas.</p>



<p><strong>Complément d’information</strong></p>



<p>Depuis le 7&nbsp;octobre 2023, Israël soumet les&nbsp;Palestinien·ne·s&nbsp;dans la bande de Gaza à des conditions de vie qui ont contribué à l’effondrement de l’ordre public, à la destruction du tissu social à Gaza et à la montée du chaos et de l’anarchie. Les forces&nbsp;israéliennes&nbsp;ont pris pour cible les structures traditionnelles chargées de l’application des lois et du système judiciaire et manifestement aussi des membres de la police et des forces de sécurité –&nbsp;tout en&nbsp;<a href="https://www.i24news.tv/en/news/israel-at-war/artc-israel-is-supporting-new-militias-in-gaza-fighting-against-hamas-report"></a><a></a>armant et en soutenant&nbsp;des milices locales opposées au Hamas, qui opèrent dans des secteurs où les forces israéliennes sont pleinement déployées. Ces milices se sont également livrées à des atteintes aux droits humains et à des violations du droit international, notamment des homicides, commis en public et s’apparentant à des exécutions, de membres présumés du Hamas.</p>



<p>Depuis leur prise de contrôle de la bande de Gaza en 2007, les autorités du Hamas n’ont pas mené d’enquêtes indépendantes sur les violations et les exactions présumées commises par leurs membres et leurs forces. Les tribunaux de Gaza placés sous l’autorité du Hamas ont, jusqu’au début du génocide perpétré par Israël, prononcé et appliqué des peines de mort pour des crimes tels que des homicides et des faits de collaboration et de trahison, souvent à l’issue de procès entachés de graves irrégularités.</p>



<p>Au cours des précédentes offensives israéliennes contre la bande de Gaza occupée et à la suite de ces offensives, des forces affiliées au Hamas se sont également livrées à plusieurs reprises à des exécutions sommaires et publiques de personnes soupçonnées de faits de collaboration, en dehors de tout cadre judiciaire et en toute impunité, notamment dans des&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/mde21/1643/2015/fr/"></a><a></a>cas&nbsp;sur lesquels Amnesty International a réuni des informations lors de l’offensive de 2014.</p>



<p>Amnesty International réunit des informations depuis de nombreuses années sur les violations commises par le Hamas et ses affiliés, notamment sur l’<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/05/gaza-palestinians-tortured-summarily-killed-by-hamas-forces-during-2014-conflict/"></a><a></a>exécution extrajudiciaire&nbsp;de personnes soupçonnées de faits de collaboration, sur des châtiments sommaires,&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/05/palestine-hamas-security-services-must-stop-targeting-protesters-in-reprisal-and-respect-freedom-of-peaceful-assembly-in-gaza/"></a><a></a>des restrictions de la liberté d’expression&nbsp;et la répression de la dissidence pacifique, notamment au moyen de menaces, du doxxing, de&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2019/03/gaza-hamas-must-end-brutal-crackdown-against-protesters-and-rights-defenders-2/"></a><a></a>manœuvres d’intimidation&nbsp;et de la torture et d’autres formes de mauvais traitements.</p>



<p>Amnesty International, qui continue de recueillir des informations sur ces violations, réitère les appels qu’elle a lancés à Israël pour qu’il mette fin au génocide, à l’apartheid et à l’occupation illégale du Territoire palestinien et pour qu’il respecte les obligations qui lui incombent en tant que puissance occupante, notamment en veillant à ce que l’aide et les biens et services essentiels puissent parvenir dans toutes les parties de la bande de Gaza et en permettant aux&nbsp;Palestinien·ne·s&nbsp;déplacés de regagner leurs foyers en toute sécurité.</p>
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		<title>Italie. L’accord migratoire désastreux conclu avec l’Albanie doit servir de « signal d’alerte » pour mettre fin aux plans cruels de l’UE en matière de migration</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/italie-laccord-migratoire-desastreux-conclu-avec-lalbanie-doit-servir-de-signal-dalerte-pour-mettre-fin-aux-plans-cruels-de-lue-en-matiere-de-migrati/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 09:06:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Italie. L’accord migratoire désastreux conclu avec l’Albanie doit servir de « signal d’alerte » pour mettre fin aux plans cruels de l’UE en matière de migration La délocalisation du traitement des demandes d&#8217;asile de personnes migrantes ou demandeuses d’asile dans le cadre de l’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie met en péril la sécurité, la [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Italie. L’accord migratoire désastreux conclu avec l’Albanie doit servir de « signal d’alerte » pour mettre fin aux plans cruels de l’UE en matière de migration</h2>



<p>La délocalisation du traitement des demandes d&rsquo;asile de personnes migrantes ou demandeuses d’asile dans le cadre de l’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie met en péril la sécurité, la liberté et les droits humains de ces personnes, souligne Amnesty International dans un rapport publié quelques semaines seulement après les événements de Ceuta qui ont mis en lumière les dangers des politiques migratoires de l’Union européenne (UE) axées de longue date sur l’exclusion et le confinement.</p>



<p>Le rapport intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/08/EUR3013652026ENGLISH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Italy: Extraterritorial migration detention and human rights obligations</a> se penche sur l’accord de 2023, portant sur la création en Albanie de deux centres de détention gérés par les autorités italiennes, qui a conduit au transfert forcé de plusieurs centaines de personnes devant subir une détention, nombre d’entre elles n’ayant pas la possibilité de bénéficier d’une assistance juridique. Les conditions de vie sur place et le coût humain désastreux des politiques de délocalisation migratoire de l’Italie ont poussé plusieurs personnes à s’automutiler ou à tenter de se suicider.</p>



<p>« La délocalisation de la détention vise en définitive à dissuader et à tenter de se soustraire à la fois aux responsabilités liées à la prise en charge des personnes migrantes et à l’obligation d’accorder l’asile à celles qui en ont besoin. L’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie montre une fois de plus le coût inévitable de cette approche en ce qui concerne les droits humains, a déclaré Eve Geddie, directrice du Bureau d’Amnesty International auprès des institutions européennes.</p>



<p>« Juste avant l’entrée en vigueur de l’accord, Amnesty International avait tiré la sonnette d’alarme quant aux conséquences néfastes qu’il aurait inévitablement sur les droits des personnes en détresse en mer et de celles transférées en Albanie. De toute évidence, ces craintes se sont concrétisées. »</p>



<p>Amnesty International estime que ses conclusions doivent servir d’avertissement à l’UE quant aux conséquences désastreuses des politiques migratoires qui cherchent à s’appuyer de plus en plus sur des pays situés en dehors de ses frontières pour gérer les migrations, au détriment de la mise en place de voies sûres et légales.</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Une cruauté inutile</h4>



<p>Entre octobre 2024 et janvier 2025, l’Italie a mené trois opérations en mer et a procédé au transfert forcé de 73 personnes directement depuis les eaux internationales vers l’Albanie, en vertu de cet accord. À la suite de nombreuses décisions de la justice italienne annulant les mandats de placement en détention visant ces personnes, l’Italie a mis fin aux transferts vers l’Albanie depuis la haute mer.</p>



<p>Cependant, en mars 2025, le gouvernement italien a modifié l’accord afin d’autoriser la détention en Albanie d’hommes faisant l’objet d’une décision d’expulsion en Italie. En conséquence, au cours des 15 derniers mois, plusieurs centaines d’hommes (plus de 500 selon certaines sources), pour la plupart racisés, ont été transférés de force vers le centre de détention albanais de Gjadër.</p>



<p>Entre le 11 avril et le 16 mai 2025, 42 faits graves ont été recensés au centre de Gjadër, dont au moins deux tentatives de pendaison, une manifestation au cours de laquelle trois personnes ont été blessées par des éclats de verre, ainsi que divers cas d’automutilation.</p>



<p>Le gouvernement italien a fait obstacle au suivi indépendant de la mise en œuvre de l’accord, notamment en restreignant le contrôle parlementaire et en contournant les procédures législatives ordinaires. Comme l’accès et le contrôle des observateurs·trices indépendants des droits humains sont limités, on ignore en grande partie ce qui se passe dans les centres de détention albanais.</p>



<p>Bien que les personnes détenues en Albanie relèvent de la juridiction italienne, leur éloignement géographique de l’Italie, associé à un accès limité à des avocat·e·s, aux tribunaux et à d’autres garanties, compromet considérablement l’exercice des droits de solliciter l’asile et d’accéder à la justice.</p>



<p>Un avocat interrogé par Amnesty International a expliqué qu’il n’avait pas pu rencontrer son client avant l’audience et qu’il n’avait pas eu le temps de préparer correctement sa défense. Selon lui, les procès-verbaux des audiences d’asile montrant que des personnes interrogées répondaient par monosyllabes indiquaient qu’elles avaient été intimidées.</p>



<p>« Les personnes détenues en Albanie sont traumatisées, ce qui est tout à fait compréhensible. Certaines ont peut-être traversé le désert, été arrêtées et maltraitées en Libye, survécu à la traversée en mer à bord d’embarcations impropres à la navigation, puis, après avoir été interceptées par les autorités italiennes, ont passé plusieurs jours à effectuer le trajet jusqu’en Albanie. D’autres, transférées depuis des centres de détention en Italie, sont arrachées à leur vie, laissant derrière elles leur entourage et leurs réseaux de soutien, et doivent soudainement faire face à un nouvel environnement et à de nouveaux contrôles et formalités administratives, le tout dans une situation d’isolement. Ce qu’ils sont contraints de subir est intolérable et inutilement cruel », a déclaré Eve Geddie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Atteintes à l’état de droit</h4>



<p>Les tribunaux italiens et la Cour de justice de l’UE ont estimé que les règles et pratiques italiennes relatives aux demandes d’asile déposées par des ressortissant·e·s de pays désignés par l’Italie comme « sûrs » (ce qui entraîne un traitement accéléré de ces demandes) étaient incompatibles avec le droit applicable de l’UE et ne prévoyaient pas de garanties suffisantes pour les demandeurs·euses.</p>



<p>Malgré les décisions répétées des tribunaux italiens ordonnant la libération des personnes placées en détention en Albanie, le gouvernement italien a poursuivi la mise en œuvre de l’accord. Il a tenté de limiter le contrôle des tribunaux quant à la désignation des « pays sûrs » en recourant à des dispositions de la législation destinées aux situations d’urgence, sans justifier les atteintes à l’état de droit.</p>



<p>Des personnes faisant l’objet d’une décision d’expulsion en Italie et déjà détenues dans ce pays ont également été soumises à des transferts extraterritoriaux illégaux, en dehors du cadre prévu par le droit national et européen.</p>



<p>« Il est absolument clair que le modèle italo-albanais est impossible à mettre en œuvre dans le respect des obligations de l’Italie en matière de droits humains. Cela doit servir de signal d’alerte afin que l’UE gèle définitivement tout projet visant à étendre le recours à la délocalisation de la détention et à d’autres outils d’externalisation », a déclaré Eve Geddie.</p>



<p>« Les autorités italiennes doivent immédiatement mettre fin à l’accord avec l’Albanie, mettre en œuvre des solutions autres que la détention des personnes migrantes qui, aux termes du droit international, doit rester une mesure de dernier recours, et garantir à toutes les personnes en quête de protection internationale l’accès à une procédure d’asile efficace et non discriminatoire ainsi qu’à un accueil digne sur le territoire italien. Tous les réfugié·e·s et migrant·e·s devraient pouvoir bénéficier de garanties juridiques efficaces et d’un contrôle indépendant. »</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>L’accord entre l’Italie et l’Albanie est entré en vigueur le 23 février 2024 pour une durée de cinq ans au terme de laquelle il sera automatiquement renouvelé. Le gouvernement italien aurait alloué plus de 670 millions d’euros à son fonctionnement jusqu’en 2028.</p>



<p>Le ministère italien de l’Intérieur ayant rejeté à plusieurs reprises les demandes d’accès pour Amnesty International à ces centres de détention en Albanie, invoquant des raisons de sécurité et d’ordre public, nos recherches s’appuient sur la correspondance échangée avec le ministère de l’Intérieur, l’examen de documents judiciaires, les informations échangées au sein du réseau de la société civile Tavolo Asilo e Immigrazione, les rapports de parlementaires et de médiateurs·trices, et sur des entretiens menés avec des agences des Nations unies et deux avocats représentant des personnes détenues à Gjadër.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/italie-laccord-migratoire-desastreux-conclu-avec-lalbanie-doit-servir-de-signal-dalerte-pour-mettre-fin-aux-plans-cruels-de-lue-en-matiere-de-migrati/">Italie. L’accord migratoire désastreux conclu avec l’Albanie doit servir de « signal d’alerte » pour mettre fin aux plans cruels de l’UE en matière de migration</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>Argentine. Le déploiement incontrôlé de la surveillance basée sur l’IA renforce une infrastructure techno-autoritaire de contrôle social</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/argentine-le-deploiement-incontrole-de-la-surveillance-basee-sur-lia-renforce-une-infrastructure-techno-autoritaire-de-controle-social/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 10:02:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36879</guid>

					<description><![CDATA[<p>Argentine. Le déploiement incontrôlé de la surveillance basée sur l’IA renforce une infrastructure techno-autoritaire de contrôle social En Argentine, au cours des deux premières années du mandat de Javier Milei, le recours croissant aux technologies de surveillance a contribué à élargir les capacités de surveillance de l’État, le profilage et les représailles dans le pays, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/argentine-le-deploiement-incontrole-de-la-surveillance-basee-sur-lia-renforce-une-infrastructure-techno-autoritaire-de-controle-social/">Argentine. Le déploiement incontrôlé de la surveillance basée sur l’IA renforce une infrastructure techno-autoritaire de contrôle social</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Argentine. Le déploiement incontrôlé de la surveillance basée sur l’IA renforce une infrastructure techno-autoritaire de contrôle social</h2>



<p>En Argentine, au cours des deux premières années du mandat de Javier Milei, le recours croissant aux technologies de surveillance a contribué à élargir les capacités de surveillance de l’État, le profilage et les représailles dans le pays, avec pour conséquence un effet dissuasif sur l’exercice des droits au respect de la vie privée et à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association, souligne Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public le 19 août.</p>



<p>Le report, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/08/AMR-13_1104_2026_ENG.pdf">Sensing the Surveillance State</a>, montre que le gouvernement a mis en œuvre des réformes institutionnelles de grande envergure afin d’élargir ses capacités dans le domaine du renseignement et, par conséquent, ses mécanismes de surveillance, avec des décrets et des résolutions pris par l’exécutif. Entre 2024 et 2025, il a également acquis des technologies d’une valeur d’au moins 1,2 million de dollars des États-Unis incluant notamment des outils de surveillance des réseaux sociaux, de reconnaissance faciale et de surveillance aérienne. Prises dans leur ensemble, ces politiques et ces technologies constituent un système de surveillance de masse.</p>



<p>« La population en Argentine est soumise à une surveillance généralisée, tant dans l’espace physique que dans l’espace numérique, avec des conséquences dévastatrices. Ces technologies font désormais partie intégrante de l’infrastructure de contrôle étatique, prenant pour cible la dissidence, dissuadant les mouvements de protestation et harcelant les populations marginalisées, entre autres pratiques autoritaires, a déclaré Matt Mahmoudi, chercheur et conseiller sur l’intelligence artificielle et les droits humains à Amnesty International.</p>



<p>« Quand celles et ceux qui détiennent le pouvoir ne veulent pas rendre de comptes, ils s’en prennent alors aux gens qui posent des questions et utilisent pour cela tous les moyens à leur disposition pour surveiller, contrôler et réprimer. »</p>



<p>Ce rapport s’appuie sur des entretiens menés auprès de 21 personnes, notamment des journalistes, des militant·e·s, des retraité·e·s, des jeunes et des défenseur·e·s des droits humains ; sur l’analyse de plusieurs dizaines de documents relatifs à des marchés publics et de données concernant les technologies de surveillance acquises ; ainsi que sur des informations obtenues en utilisant le système de demande d’accès aux données administratives.</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Une infrastructure de surveillance en pleine expansion</h4>



<p>Le gouvernement argentin s’est doté de diverses technologies de surveillance, notamment de plateformes de renseignement en source ouverte conçues pour la collecte, le recoupement et la visualisation de grands volumes de données provenant des réseaux sociaux, des sites Internet, de l’Internet clandestin, des données personnelles, des infrastructures techniques et d’autres bases de données publiques.</p>



<p>Il a également acheté des licences pour des logiciels de reconnaissance faciale à des entreprises connues pour leur exploitation massive de données biométriques sans justification juridique suffisante, et aussi des drones et des stations de contrôle au sol, avec des capacités de suivi automatisé, des caméras thermiques et une transmission d’images en temps réel.</p>



<p>« Nous sommes tous complètement identifiés depuis longtemps déjà […] Parfois, quand vous vous rendez à pied [à une certaine destination] soudain, vous voyez le drone planer juste au-dessus de votre tête. Parfois à moins de deux mètres. Pourquoi si près ? Pourquoi est-ce si intrusif ? », a déclaré Ana Tapia, membre du collectif des Retraités insurgés (Jubilados Insurgentes).</p>



<p>À Buenos Aires, les retraité·e·s défilent tous les mercredis jusqu’au Congrès national pour protester contre les coupes dans les retraites décidées par le gouvernement national.</p>



<p>Le rapport présente des informations sur les effets que ces capacités de surveillance ont directement sur divers groupes de la société, notamment les journalistes, les militant·e·s et les migrant·e·s. Il montre que certaines personnes ont pratiqué l’autocensure sur les réseaux sociaux et dans les espaces publics, réduit leur participation à des mouvements de protestation par crainte d’être identifiées et prises pour cible, et redoublé de prudence dans la planification de leurs activités publiques.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une vague mondiale d’autoritarisme numérique</h4>



<p>Amnesty International a réuni des informations sur des cas d’utilisation abusive et de détournement de ces technologies à l’échelle mondiale. L’acquisition et l’utilisation croissante par les autorités argentines de systèmes de surveillance basées sur l’IA reflètent une tendance mondiale qui voit l’emploi de ces produits par l’État inciter les entreprises à se lancer dans des activités commerciales axées sur la surveillance à grande échelle. Ces éléments pris conjointement aggravent les risques pesant sur des droits tels que les droits au respect de la vie privée, à l’égalité, à la non-discrimination et à la liberté d’expression et de réunion pacifique, tout en entravant la transparence et la liberté d’information.</p>



<p>« Ce à quoi on assiste en Argentine ne constitue pas un cas isolé. Partout dans le monde, les États qui se livrent à des pratiques autoritaires intensifient leur recours aux technologies de surveillance contre les défenseur·e·s des droits humains, les jeunes, les migrant·e·s, les populations marginalisées ou déplacées, et les dissident·e·s. Trop souvent, cela va de pair avec un manque de contrôle, de transparence et de reddition de comptes », a déclaré Matt Mahmoudi.</p>



<p>Amnesty International appelle les autorités argentines à interdire la conception, la production, la vente et l’utilisation des technologies de reconnaissance biométrique à distance à des fins de surveillance discriminatoire de masse et ciblée, ainsi qu’à interdire leur utilisation illégale par tous les acteurs publics et privés.</p>



<p>Les autorités doivent également mettre en place des mesures réglementaires appropriées concernant l’acquisition, la conception, la production, la vente, l’importation et l’exportation des technologies de surveillance, ainsi que des cadres politiques spécifiques régissant leur utilisation.</p>



<p>« L’Argentine doit faire la preuve de sa détermination à protéger les droits humains en veillant à ce que l’utilisation des systèmes de surveillance basés sur l’IA ne soit pas incontrôlée, et à ce que les responsables des atteintes aux droits fondamentaux perpétrées à cause de ces systèmes rendent des comptes », a déclaré Matt Mahmoudi.</p>



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		<title>Irak. Le gouvernement doit prendre un nouveau cap en mettant fin à l’impunité et en garantissant le respect des droits humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/irak-le-gouvernement-doit-prendre-un-nouveau-cap-en-mettant-fin-a-limpunite-et-en-garantissant-le-respect-des-droits-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 13:24:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Irak. Le gouvernement doit prendre un nouveau cap en mettant fin à l’impunité et en garantissant le respect des droits humains Le gouvernement irakien doit honorer ses engagements en matière de droits humains en mettant un terme à l’impunité systémique concernant les droits fondamentaux, en respectant les droits des femmes et des filles et en [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Irak. Le gouvernement doit prendre un nouveau cap en mettant fin à l’impunité et en garantissant le respect des droits humains</h2>



<p>Le gouvernement irakien doit honorer ses engagements en matière de droits humains en mettant un terme à l’impunité systémique concernant les droits fondamentaux, en respectant les droits des femmes et des filles et en garantissant les libertés fondamentales, a déclaré Amnesty International le 17 août dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre irakien, Ali Al Zaidi, près de 100 jours après l’adoption d’un nouveau programme ministériel.</p>



<p>Trois mois se sont ainsi écoulés depuis le lancement, le 14 mai 2026, du programme ministériel 2026-2029 du gouvernement, mais la mise en œuvre des promesses visant à renforcer les droits humains, à donner aux femmes le pouvoir d’exercer leurs droits et à soutenir une société civile indépendante n’a guère progressé.</p>



<p>Malgré les engagements qui ont été pris visant à lutter contre le fléau de la violence contre les femmes et les filles, les mesures de réparation et de protection restent très insuffisantes, notamment en ce qui concerne les féminicides, car le projet de loi sur la violence au foyer – présenté il y a plus d’une décennie – reste bloqué au niveau du Parlement irakien. De plus, les modifications du Code du statut personnel adoptées en août 2025 – qui sont fondées sur la jurisprudence jafarite (école juridique chiite) – continuent de porter atteinte à l’égalité devant la loi des femmes et des filles par rapport aux hommes.</p>



<p>Les militant·e·s de la société civile indépendante, les journalistes et les défenseur·e·s des droits humains se heurtent à des manœuvres d’intimidation, un harcèlement judiciaire et des violences physiques quand ils exercent leur droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Les manifestant·e·s pacifiques qui réclament le respect des droits fondamentaux, comme ce fut le cas lors des manifestations de juin et juillet 2026 contre les coupures d’électricité dans la ville d’Al Kut, dans le sud du pays, continuent d’être en butte à des arrestations et à un recours illégal à la force de la part des forces de sécurité.</p>



<p>« Ce gouvernement doit prendre un nouveau cap pour l’Irak, en particulier pour celles et ceux dont les droits humains sont depuis trop longtemps bafoués en toute impunité : les femmes et les filles, les personnes placées en détention, les victimes de disparitions forcées et leurs proches, les défenseur·e·s des droits humains, les militant·e·s et les professionnel·le·s des médias, a déclaré Razaw Salihy, chercheuse sur l’Irak à Amnesty International.</p>



<p>« Le Premier ministre doit donner la priorité à l’adoption de dispositions exhaustives contre les violences liées au genre, garantir des enquêtes rapides et impartiales sur les attaques commises contre des militant·e·s, mettre fin aux campagnes de “morale publique” qui portent atteinte à la liberté d’expression et à la dissidence pacifique, et lever les restrictions et toutes les formes d’ingérence qui frappent les médias indépendants. »</p>



<p>Les défenseur·e·s des droits humains, en particulier celles et ceux qui défendent les droits des femmes, les journalistes et les militant·e·s, continuent d’être la cible d’attaques, de manœuvres d’intimidations et d’un harcèlement judiciaire persistants simplement parce qu’ils font leur travail. Le premier semestre de 2026 a été marqué par une escalade des attaques, avec notamment l’assassinat, le 2 mars, de la militante Yanar Mohammed, à Bagdad, la capitale du pays. Des enquêtes ont été annoncées, mais aucune information n’a été rendue publique quant à leur avancement. Un autre militant a survécu à une tentative d’assassinat, le 21 avril, dans le gouvernorat de Babel. Au lieu de veiller à ce que les responsables de ces attaques ciblées répondent de leurs actes, les autorités irakiennes restreignent activement l’espace civique en appliquant des règles vagues relatives aux « contenus indécents », en imposant des restrictions punitives aux médias indépendants, en recourant à des « mandats d’arrêt dormants » pour semer la peur, et en faisant usage d’une force illégale contre des manifestant·e·s pacifiques.</p>



<p>Dans les prisons partout en Irak, la surpopulation, l’insalubrité et le manque alarmant d’accès aux soins de santé rendent les conditions de détention cruelles et inhumaines. Les familles des personnes détenues font régulièrement état de mauvais traitements infligés à leurs proches, ainsi que de la privation de soins médicaux ou de retards dans l’accès à ces soins. De plus, malgré la mise en évidence de violations du droit à un procès équitable, des milliers de personnes, principalement condamnées pour des infractions liées au terrorisme, restent exposées au risque d’être exécutées.</p>



<p>« Ce gouvernement doit démontrer qu’il est fermement déterminé à mettre fin au déni de vérité et de justice dont souffrent depuis longtemps les familles des milliers de victimes de disparitions forcées, en révélant ce qu’il leur est advenu de ces personnes et en accordant des réparations adéquates pour le préjudice subi, a déclaré Razaw Salihy.</p>



<p>« Le Premier ministre irakien doit également rompre avec le passé en instaurant immédiatement un moratoire officiel sur toutes les exécutions et en faisant le nécessaire afin que justice soit rendue pour les victimes de la torture, qui doit être éradiquée sans plus tarder. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Cette impunité systémique persistante trouve ses racines dans les violations commises depuis des années par l’État et dans les violations du passé qui sont restées impunies, partout dans le pays. Les autorités ont invariablement manqué à leur devoir de traduire en justice les responsables de la répression violente des manifestations qui ont eu lieu dans tout le pays en 2019, connues sous le nom de mouvement Tishreen, ce qui a privé les victimes et leurs proches de mesures de réparation. De même, la justice continue d’être systématiquement refusée aux familles de milliers d’hommes et de garçons qui</p>



<p>ont été arbitrairement arrêtés ou enlevés et qui ont fait l’objet de disparitions forcées à la suite d’opérations militaires menées contre le groupe armé État islamique ; au moins 643 d’entre eux ont ainsi été enlevés dans la région de Saqlawiya, dans le gouvernorat d’Anbar, il y a dix ans, en 2016, et on ignore toujours ce qu’il est advenu d’eux.</p>




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		<title>Liban. L&#8217;abolition de la peine de mort, une victoire historique qui affirme que la justice doit se fonder sur les droits humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/liban-labolition-de-la-peine-de-mort-une-victoire-historique-qui-affirme-que-la-justice-doit-se-fonder-sur-les-droits-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 07:37:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
		<category><![CDATA[Victoires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36816</guid>

					<description><![CDATA[<p>Liban. L&#8217;abolition de la peine de mort, une victoire historique qui affirme que la justice doit se fonder sur les droits humains En réaction à l&#8217;adoption par le Parlement libanais d&#8217;une loi abolissant la peine de mort pour tous les crimes, Heba Morayef, directrice du programme régional Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International, a [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/liban-labolition-de-la-peine-de-mort-une-victoire-historique-qui-affirme-que-la-justice-doit-se-fonder-sur-les-droits-humains/">Liban. L&rsquo;abolition de la peine de mort, une victoire historique qui affirme que la justice doit se fonder sur les droits humains</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Liban. L&rsquo;abolition de la peine de mort, une victoire historique qui affirme que la justice doit se fonder sur les droits humains</strong></h2>



<p>En réaction à l&rsquo;adoption par le Parlement libanais d&rsquo;une loi abolissant la peine de mort pour tous les crimes, Heba Morayef, directrice du programme régional Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International, a déclaré&nbsp;:&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;La décision du Liban d’abolir la peine de mort marque une étape majeure et une victoire pour les droits humains dans le pays. La justice doit se fonder sur les droits humains, et non sur un châtiment irréversible et cruel.&nbsp;Après plus de deux décennies sans exécutions, la décision prise aujourd’hui transforme une suspension précaire des exécutions en une protection juridique durable qui garantit le droit à la vie et met le Liban en cohérence avec la tendance mondiale en faveur de l’abolition.</p>



<p>«&nbsp;L’adoption de cette loi témoigne de décennies d’une mobilisation inlassable des défenseur·e·s des droits humains et des organisations libanaises, ainsi que du rôle moteur joué par des responsables clés qui ont reconnu que la peine de mort constituait un châtiment cruel et inhumain, souvent prononcé à l’issue de procédures iniques et qui touche fréquemment de manière disproportionnée les plus défavorisés.</p>



<p>«&nbsp;Pour que cette loi passe de la théorie à la pratique, les autorités libanaises doivent veiller à ce que toutes les condamnations à mort soient commuées et ratifier le principal traité international relatif à l’abolition, tout en menant des réformes d’envergure afin de renforcer un système judiciaire fondé sur la dignité, l’équité et le respect des droits humains. Elles&nbsp;doivent accompagner cette loi d’une réforme législative plus large, notamment afin de garantir que toutes les sanctions pénales soient conformes aux principes relatifs aux droits humains.&nbsp;»</p>



<p><strong>Complément d’information</strong></p>



<p>Le 11&nbsp;août 2026, le Parlement libanais a adopté une loi qui abolit la peine de mort et la remplace par la réclusion à perpétuité assortie de travaux forcés comme peine de substitution.</p>



<p>Le Liban n&rsquo;a procédé à aucune exécution depuis le 17&nbsp;janvier 2004.&nbsp;Fin janvier 2026, 85&nbsp;personnes restaient sous le coup d’une sentence capitale, selon la Direction des prisons du ministère de la Justice.&nbsp;L&rsquo;adoption de cette loi fait suite aux efforts soutenus de la société civile libanaise et internationale. En tête de proue de ce travail de plaidoyer, citons l&rsquo;Association libanaise pour les droits civils (LACR), la Campagne nationale pour l&rsquo;abolition de la peine de mort au Liban et l&rsquo;Association Justice et Miséricorde (AJEM).</p>



<p>Le 7&nbsp;octobre 2025, sept membres du Parlement ont présenté le projet de loi à la Commission parlementaire des droits de l’homme. Après avoir sollicité l’avis du gouvernement, le Conseil des ministres a émis un avis favorable le 20&nbsp;novembre 2025.&nbsp;Le projet de loi a été approuvé par la Commission parlementaire&nbsp;des droits de l’homme&nbsp;le 23&nbsp;février 2026, puis adopté par la Commission parlementaire&nbsp;de l’administration et de la justice&nbsp;le 2&nbsp;juin et par&nbsp;des commissions réunies conjointement le&nbsp;9&nbsp;juillet, avant d&rsquo;être approuvé par le Parlement en assemblée plénière le 11&nbsp;août.&nbsp;La loi doit être transmise au Président pour signature définitive, puis publiée au Journal officiel avant d&rsquo;entrer en vigueur.</p>



<p>Pour que l&rsquo;abolition de la peine de mort soit irréversible au regard du droit international relatif aux droits humains, les autorités libanaises doivent ratifier le Deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), visant à abolir la peine de mort.</p>



<p>Amnesty International s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances, sans exception, quelles que soient la nature du crime commis, les caractéristiques de son auteur et la méthode d’exécution utilisée par l’État. Le Liban va devenir le 114<sup>e</sup>&nbsp;pays à abolir la peine capitale pour tous les crimes lorsque la loi entrera en vigueur. En tout, 145&nbsp;pays dans le monde sont abolitionnistes en droit ou dans la pratique, tandis que 54&nbsp;maintiennent ce châtiment.</p>
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		<title>Liban. L’attaque israélienne qui a coûté la vie à la journaliste Amal Khalil doit faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/liban-lattaque-israelienne-qui-a-coute-la-vie-a-la-journaliste-amal-khalil-doit-faire-lobjet-dune-enquete-pour-crime-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 08:50:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Liban. L’attaque israélienne qui a coûté la vie à la journaliste Amal Khalil doit faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre L’attaque israélienne qui a coûté la vie à la journaliste libanaise Amal Khalil et grièvement blessé la caméraman Zeinab Faraj dans le sud du Liban le 22 avril dernier constituait une attaque directe [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Liban. L’attaque israélienne qui a coûté la vie à la journaliste Amal Khalil doit faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre</h2>



<p>L’attaque israélienne qui a coûté la vie à la journaliste libanaise Amal Khalil et grièvement blessé la caméraman Zeinab Faraj dans le sud du Liban le 22 avril dernier constituait une attaque directe contre des civil·e·s, qui doit faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre, a déclaré Amnesty International le 6 août 2026.</p>



<p>D’après les témoignages de l’unique survivante et de secouristes, corroborés par des documents audiovisuels, des rapports de coordination et des comptes rendus externes, les deux journalistes, toutes deux des civiles, s’étaient mises à l’abri car une frappe aérienne visant la voiture qui les précédait avait tué deux hommes. Au cours des deux heures qui ont suivi, alors que des drones survolaient la zone à faible altitude, deux autres frappes ont d’abord touché leur voiture garée à proximité, puis le bâtiment où elles s’étaient réfugiées.</p>



<p>« L&rsquo;enquête d’Amnesty International dresse un sombre tableau d&rsquo;une attaque directe contre deux civiles qui avaient tenté de se mettre à l’abri pour échapper aux frappes israéliennes. La première frappe ayant éliminé la cible désignée par l&rsquo;armée et deux drones survolant la zone à basse altitude, l&rsquo;armée israélienne savait, ou aurait dû savoir, que deux femmes civiles s&rsquo;étaient réfugiées dans ce bâtiment. Pourtant, elle a poursuivi ce que nous avons des motifs raisonnables de considérer comme une attaque directe contre des civils, faisant ainsi preuve d&rsquo;un mépris flagrant pour le droit international humanitaire, a déclaré Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.</p>



<p>« Le fait que les deux journalistes se trouvaient dans ce qu’Israël a désigné comme une  » zone d’interdiction de retour  » ne faisait pas d’elles des cibles légitimes. Toutes les parties à un conflit sont clairement tenues, en toutes circonstances, de faire la distinction entre civil·e·s et cibles militaires, et de ne diriger leurs attaques que sur des objectifs militaires. Rien ne peut justifier de s’en prendre à des civiles qui cherchaient à se mettre en sécurité. Cette attaque doit faire dans les meilleurs délais l’objet d’une enquête indépendante et impartiale pour crime de guerre. »</p>



<p>Le 22 avril, l’armée israélienne a effectué trois frappes dans le village d’al Tiri, situé dans le gouvernorat de Nabatiyé, dans un secteur qu’elle a unilatéralement désigné comme zone de « défense avancée » et où elle a interdit aux civils de revenir. La première frappe a touché une voiture à 14h25, tuant deux hommes. Les deux journalistes, qui les suivaient à bord d’un deuxième véhicule, sont sorties et se sont réfugiées dans un bâtiment voisin, parce que deux drones survolaient la zone et qu’elles craignaient une nouvelle frappe.</p>



<p>Environ une heure plus tard, une deuxième frappe a visé leur véhicule garé à proximité, et elles ont été blessées dans l&rsquo;explosion. Environ une heure plus tard, une troisième frappe a touché le bâtiment où elles s&rsquo;étaient réfugiées, entraînant la mort d&rsquo;Amal Khalil, journaliste au quotidien libanais Al Akhbar (« Les Nouvelles »), et blessant grièvement Zeinab Faraj.</p>



<p>Pendant les deux heures qu’a duré l’attaque, deux drones survolaient le secteur. Zeinab Faraj a déclaré à Amnesty International :</p>



<p>« Les drones sont passés à travers le toit effondré et se sont approchés très près. À moins d’un mètre de nous. Je me couvrais le visage, en repensant à une vidéo que j’avais vue où un drone avait tué quelqu’un de cette manière. Je croyais qu’il allait exploser juste devant moi. Les drones ne transportaient pas d’explosifs visibles, mais faisaient du surplace, semant constamment la peur. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Cibles désignées par l’armée israélienne</h4>



<p>La présence de drones israéliens de surveillance survolant la zone à faible altitude, dès la fin de la première frappe aérienne et pendant environ deux heures, signifie que l&rsquo;armée israélienne savait, ou aurait dû savoir, que les deux individus qu’elle a déclaré cibler en raison de leur implication présumée dans les activités militaires du Hezbollah avaient été tués sur le coup. À ce moment-là, les cibles visées ayant été éliminées et des drones israéliens survolant le lieu où se trouvaient les deux femmes non armées en tenue civile, les forces israéliennes auraient dû annuler les frappes et permettre aux journalistes de se mettre à l&rsquo;abri. Dans une déclaration publiée en arabe sur le compte X de son porte-parole à 20h22 heure de Beyrouth, l’armée israélienne a indiqué :</p>



<p>« Les Forces de défense d&rsquo;Israël (FDI) dans le sud du Liban ont repéré deux véhicules sortant d’un bâtiment militaire utilisé par le groupe terroriste Hezbollah. Ces vandales ont franchi la ligne de défense avancée et se sont approchés d’une manière qui constituait une menace immédiate. Après avoir établi qu’ils enfreignaient l’accord de cessez-le-feu, l’armée de l’air a frappé l’un des véhicules, puis visé un bâtiment où les infiltrés s’étaient réfugiés. Selon certaines informations, deux journalistes auraient été blessés lors de ces frappes, et les FDI n’empêchent pas, à ce stade, l’accès des équipes de secours sur le site. Les détails de ce qui s’est passé sont actuellement examinés. Il convient de noter qu’une carte de la ligne de défense avancée a été publiée et que la zone a été évacuée. Les FDI ne prennent en aucun cas pour cible les journalistes et s’efforcent autant que possible de réduire les risques auxquels ils pourraient être exposés, tout en assurant la sécurité de nos forces. »</p>



<p>En réponse à une lettre d’Amnesty International adressée le 12 juin dans le cadre de son enquête sur cette attaque, l’armée israélienne a répondu le 22 juin, assurant que la frappe du 22 avril, « au cours de laquelle une journaliste a été tuée…, s&rsquo;est produite dans le cadre d&rsquo;une série d&rsquo;opérations qui ciblait et a permis d’éliminer deux combattants du Hezbollah, Ali Nabil Bazi et Mohammad Al Khourani. »</p>



<p>L&rsquo;armée israélienne a ajouté que « l&rsquo;incident avait fait l&rsquo;objet d&rsquo;un examen préliminaire et que les enseignements tirés avaient été mis en œuvre en conséquence », précisant qu’elle « regrette tout préjudice causé aux journalistes. Elle respecte la liberté de la presse et ne les prend pas pour cibles de manière intentionnelle. Il convient de souligner qu’avant chaque frappe, les circonstances opérationnelles sont évaluées sur le moment, notamment la nature de la cible, son usage militaire, les renseignements disponibles en temps réel, les dommages accidentels anticipés et les précautions pouvant être prises pour les atténuer. » Le communiqué précise que des avertissements préalables sont émis lorsque cela est possible d’un point de vue opérationnel.</p>



<p>En vertu du droit international humanitaire, les civils ne peuvent pas être pris pour cibles, sauf s’ils participent directement aux hostilités et pendant la durée de cette participation. Il incombe à la partie attaquante de tout mettre en œuvre pour vérifier si une personne est un combattant pouvant être attaqué. En cas de doute, il faut la considérer comme un civil.</p>



<p>Les attaques directes contre des civil·e·s et les biens de caractère civil sont interdites et constituent des crimes de guerre. En vertu du droit international humanitaire, les journalistes sont des civil·e·s et doivent donc être protégés.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le lieu de l’attaque – la zone de « défense avancée »</h4>



<p>L&rsquo;attaque s&rsquo;est déroulée dans le village d&rsquo;al Tiri, à environ sept kilomètres de la frontière israélienne, dans le district de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, qui se trouve dans la « zone de défense avancée » couvrant 6 % du territoire libanais. L’armée israélienne, déployée dans cette zone interdite au retour, y procède à de nombreuses destructions.</p>



<p>« Le fait d’interdire une zone aux civils n’exonère pas Israël de ses obligations découlant du droit international humanitaire, et ne lui donne certainement pas le droit de traiter ces zones comme des zones de tir, où tout civil resté sur place ou revenu sur les lieux est considéré comme une cible militaire », a déclaré Heba Morayef.</p>



<p>À tout moment et en tout lieu, y compris dans les zones interdites, l&rsquo;armée israélienne doit faire la distinction entre civils et combattants, ainsi qu&rsquo;entre biens de caractère civil et objectifs militaires, et faire tout son possible pour vérifier si la cible visée est un objectif militaire ou un combattant. Lorsqu&rsquo;elle frappe une cible militaire, elle doit prendre toutes les précautions possibles en vue d’éviter ou de réduire au minimum les dommages qui pourraient être causés incidemment aux civils.</p>



<p>Depuis octobre 2023, Amnesty International a constaté un recours accru aux frappes aériennes illégales menées par Israël au Liban, dont des attaques directes contre des civils et des biens de caractère civil, y compris des journalistes et du personnel de santé, ainsi que des attaques aveugles. Elle a demandé que ces faits fassent l&rsquo;objet d&rsquo;enquêtes pour crimes de guerre et averti à plusieurs reprises que l&rsquo;impunité persistante pour de telles violations encourage les forces israéliennes à poursuivre leurs attaques illégales sans craindre d&rsquo;avoir à rendre des comptes.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La première frappe a touché deux hommes dans un véhicule en marche</h4>



<p>Les journalistes Amal Khalil (42 ans) et Zeinab Faraj (21 ans) faisaient des reportages dans le sud du Liban sur les répercussions du conflit armé. Ayant appris que l&rsquo;armée israélienne s&rsquo;était retirée du village d’al Tiri, elles se sont rendues sur place pour vérifier cette information ; elles suivaient un autre véhicule transportant Ali Nabil Bazzi, le moukhtar (maire local) de Bint Jbeil, et Mohammed Hourani, son ami et un habitant déplacé, qui souhaitait lui aussi confirmer en direct le retrait israélien d’al Tiri, selon Zeinab Faraj.</p>



<p>Vers 14h25, juste après son entrée dans al Tiri, le véhicule transportant Ali Bazzi et Mohammed Hourani a été touché ; la Croix-Rouge libanaise a reçu le premier appel d&rsquo;urgence à 14h38. Dans sa réponse à Amnesty International, l&rsquo;armée israélienne a décrit Ali Bazzi et Mohammed Hourani comme « deux membres militaires du Hezbollah » qui ont été « visés et éliminés ».</p>



<p>Zeinab Faraj a indiqué à Amnesty International qu’elle se trouvait avec Amal Khalil dans la voiture d’Amal, derrière, lorsque la frappe a eu lieu. Elles ont vu le tir provoquer l’explosion de la voiture devant elles, projetant les hommes hors du véhicule et y mettant le feu.</p>



<p>Amal Khalil a tout de suite appelé Moussa Chaalan, secouriste de la Défense civile libanaise, à 14h36, pour signaler la frappe. Selon le témoignage de Moussa Chaalan, Amal Khalil lui a dit que « deux hommes [avaient] été touchés devant moi à al Tiri » il a immédiatement commencé à appeler ses collègues de la Défense civile et de la Croix-Rouge libanaise, ainsi que des membres de l’armée libanaise chargés de coordonner les demandes de désescalade par le biais du mécanisme de surveillance. Alors qu&rsquo;il se rendait sur les lieux, Moussa Chaalan a été contraint de s&rsquo;arrêter à un poste de contrôle militaire libanais, à l&rsquo;entrée d&rsquo;al Tiri, tandis que les secouristes attendaient l&rsquo;autorisation de l&rsquo;armée israélienne dans le cadre du mécanisme de surveillance pour entrer dans le village en toute sécurité.</p>



<p>L&rsquo;autorisation d&rsquo;accéder aux villages situés à l&rsquo;intérieur de la zone dite de « défense avancée » est coordonnée par le Comité technique militaire pour le Liban (MTC4L), couramment appelé mécanisme de mise en œuvre et de surveillance du cessez-le-feu, qui comprend la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), chargée de surveiller et de mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024 entre le Liban et Israël – notamment en coordonnant les itinéraires sécurisés pour les équipes de secours une fois que l’armée israélienne accepte de cesser le feu. Selon les investigations du Washington Post : « Un représentant de la FINUL a déclaré que la Croix-Rouge avait contacté l’agence pour lui communiquer l’itinéraire prévu peu avant 15 heures. La FINUL, qui facilite le passage sécurisé des équipes de secours, a immédiatement transmis l’information, y compris la localisation des journalistes, à l’armée israélienne. À peu près au même moment, l’armée libanaise a contacté un comité international appelé  » mécanisme de surveillance du cessez-le-feu « . La direction de la Croix-Rouge a indiqué que ses véhicules s’étaient mis en route peu avant 17 heures, lorsque la FINUL a confirmé un itinéraire sûr. Les Forces de défense d&rsquo;Israël (FDI) ont validé cette demande à peu près à ce moment-là, selon le porte-parole de la FINUL, mais n&rsquo;avaient pas encore accordé un passage sécurisé aux secouristes. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">La deuxième frappe a touché la voiture des journalistes, près de l’endroit où elles s’étaient mises à l’abri</h4>



<p>En attendant l’arrivée de la Défense civile, tandis que des drones survolaient la zone, les deux journalistes sont sorties de leur voiture et se sont réfugiées contre un muret près d’un bâtiment désert du village abritant un magasin au rez-de-chaussée, sous un toit de tôle abîmé.</p>



<p>Le Laboratoire de preuves du programme Réaction aux crises d’Amnesty International a vérifié les images prises par Zeinab Faraj entre 14h35 et 14h49 ; on peut voir la voiture des journalistes garée sur le bord de la route, à environ cinq mètres du véhicule détruit. L’une de ces images montre également le toit sous lequel elles attendaient l’arrivée des secours.</p>



<p>Lors d’un entretien avec Amnesty International 10 jours après l&rsquo;attaque, Zeinab Faraj a raconté que des drones avaient survolé la zone juste après la première frappe sur la voiture ; elle se souvenait clairement que « les drones étaient passés à travers le toit et étaient très près, à moins d&rsquo;un mètre de mon visage et de celui d’Amal ».</p>



<p>Les drones de surveillance ayant survolé la zone d’aussi près, l’armée israélienne savait, ou aurait dû savoir à ce moment-là, que les deux hommes qu’elle affirmait avoir visés en raison de leur affiliation présumée au Hezbollah n’avaient pas survécu à la première frappe. Compte tenu de la proximité à laquelle volaient les drones, elle aurait dû être en mesure d’identifier les deux femmes journalistes comme des civiles.</p>



<p>Le secouriste de la Défense civile, Moussa Chaalan, qui se trouvait toujours au poste de contrôle, a appelé Amal Khalil à 15h31 pour lui dire de remonter dans la voiture et de quitter les lieux, car il n&rsquo;avait pas encore reçu l&rsquo;autorisation du mécanisme de surveillance pour entrer dans le village, et n&rsquo;avait donc aucune garantie que l&rsquo;armée israélienne ne frapperait pas à nouveau.</p>



<p>Vers 15h40, une deuxième frappe a touché le véhicule garé des deux journalistes, non loin de l’endroit où elles s’étaient abritées.</p>



<p>À 15h48, Amal Khalil a rappelé Moussa Chaalan pour lui dire qu’elle avait été blessée lors de la deuxième frappe sur sa voiture : « Je ne peux rien faire. Moussa, viens me chercher. »</p>



<p>Les deux femmes ont été blessées par l’explosion, qui a projeté une portière de voiture dans leur direction ; Zeinab Faraj s’en est servie pour les protéger des flammes. Elle a expliqué :</p>



<p>« Des éclats de verre et des débris sont arrivés vers nous. J’ai eu l’impression que mon oreille allait éclater. Elle [Amal Khalil] saignait abondamment du nez et de la tête, et était blessée par des éclats d’obus au bras et à la cuisse ; elle ne pouvait plus bouger la jambe. »</p>



<p>Alors que l’incendie faisait rage, les deux femmes ont réussi à ramper à l’intérieur du bâtiment, à se glisser sous le volet roulant endommagé, et se sont cachées dans une petite pièce.</p>



<p>À l&rsquo;intérieur, Amal Khalil a continué de passer des appels pour demander de l&rsquo;aide. Cependant, Zeinab Faraj a déclaré que toutes les personnes contactées répondaient qu&rsquo;elles ne pouvaient pas venir jusqu’à elles car « elles attendaient l&rsquo;autorisation » du mécanisme de surveillance. Dans la pratique, cette autorisation signifie que l&rsquo;armée israélienne accepte de cesser le feu pour permettre aux équipes de secours d&rsquo;intervenir.</p>



<p>Moussa Chaalan a déclaré à Amnesty International :</p>



<p>« J’ai dit au militaire au poste de contrôle que j’allais entrer, malgré les risques. Mais il m’a convaincu de ne pas le faire :  » Et si tu es touché avant d’arriver jusqu’à elle ? Tu ferais mieux d’attendre l’autorisation, pour son bien comme pour le tien.  » »</p>



<p>Finalement, Amal Khalil est devenue très faible, a déclaré Zeinab Faraj : « Je l’ai vue s’éteindre peu à peu… Puis j’ai perdu connaissance. »</p>



<p>Le dernier appel d’Amal Khalil, à 16h22, fut pour sa sœur.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La troisième frappe a touché le bâtiment où elles s’étaient mises à l’abri</h4>



<p>Vers 16h25, une troisième frappe a touché le bâtiment de trois étages où les journalistes s’étaient réfugiées et il s’est effondré. Les deux femmes ont été ensevelies sous les décombres. « Lorsque j’ai repris [connaissance], j’avais beaucoup de mal à respirer », se souvient Zeinab Faraj.</p>



<p>D’après le témoignage de Moussa Chaalan, depuis le lieu où il se trouvait, à environ deux kilomètres de là, il a vu une frappe aérienne à cette heure-là :</p>



<p>« J’ai vu l’avion de l’armée de l’air s’élever et tirer. J’ai compris qu’elles étaient la cible. J’ai rappelé Amal, pas de réponse. Je me suis dit :  » Elles sont mortes.  » »</p>



<p>Un expert en armements d’Amnesty International a examiné des vidéos prises sur le site de la frappe et a conclu que les dégâts correspondaient à ceux causés par une frappe aérienne. Sur des images satellites datant du 24 avril, on voit également une nouvelle trace d’incendie à l’emplacement du bâtiment, un phénomène couramment observé dans les zones où l’armée israélienne effectue des frappes aériennes.</p>



<p>Peu après 17 heures, l’autorisation d’accéder à la zone a été accordée, mais uniquement à la Croix-Rouge libanaise. Les secouristes ont sorti Zeinab Faraj, grièvement blessée : fracture du crâne, graves lésions à la jambe droite et à l’œil, main écrasée. Ils n’ont pas pu atteindre Amal Khalil, toujours sous les décombres.</p>



<p>Peu avant 18 heures, les bénévoles de la Croix-Rouge libanaise présents sur place ont déclaré qu’ils ont dû se retirer, craignant de nouvelles attaques. Ils ont emmené avec eux Zeinab Faraj, blessée, et les corps des deux hommes tués lors de la première frappe.</p>



<p>À la suite d’une nouvelle série d’appels émanant des autorités libanaises, notamment du Bureau du président, du bureau du Premier ministre et d’organismes internationaux, l’autorisation a de nouveau été accordée à 19h20 pour permettre aux secouristes de la Croix-Rouge, à une ambulance et à un petit bulldozer de retourner sur le lieu de l’effondrement. Les secouristes avaient besoin d’un matériel plus lourd pour déblayer les décombres des trois étages. Les opérations, à l’aide d’une pelleteuse, ont débuté vers 21 heures.</p>



<p>Moussa Chaalan a déclaré qu’ils ont retrouvé Amal Khalil enterrée sous une colonne et un mur : « Elle était totalement écrasée. Je l’ai sortie de mes propres mains. »</p>



<p>Sur son certificat de décès, le médecin légiste a noté l’heure de sa mort, 19 heures, et indiqué que la cause était « un arrêt cardiaque résultant d’un traumatisme crânien et d’une grave hémorragie ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">Impunité des forces israéliennes</h4>



<p>Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains et des journalistes ont condamné à plusieurs reprises les homicides de journalistes commis en toute impunité par les forces israéliennes, au Liban et dans la bande de Gaza occupée. En 2023, Amnesty International a publié une enquête approfondie sur l’homicide du journaliste de Reuters Issam Abdallah, concluant que la frappe aérienne de l’armée israélienne qui l’avait tué et blessé six autres journalistes s’apparentait à une attaque directe sur des civil·e·s et demandant qu’elle fasse l’objet d’une enquête pour crime de guerre.</p>



<p>« L’impunité dont bénéficient les forces israéliennes pour les homicides de journalistes et d’autres civil·e·s au Liban depuis trois ans a permis à l’armée israélienne de poursuivre ses frappes aériennes illégales, y compris des attaques directes contre des civil·e·s. L’homicide d’Amal Khalil doit faire l’objet d’une enquête indépendante et impartiale. Il est grand temps que la communauté internationale impose à Israël un embargo total sur les armes, a déclaré Heba Morayef.</p>



<p>« Enfin, nous engageons le gouvernement libanais à accepter la compétence de la Cour pénale internationale pour les crimes commis sur son territoire depuis octobre 2023 et à diligenter des enquêtes nationales sur les crimes de guerre. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 8 octobre 2023, le Hezbollah a tiré des roquettes sur Israël, ce qui a donné lieu à des opérations militaires israéliennes qui se sont intensifiées en septembre 2024. Malgré la conclusion d’un accord de « cessez-le-feu » le 27 novembre 2024, les hostilités se sont poursuivies le long de la frontière. Elles sont montées d’un cran le 2 mars 2026 et perdurent malgré de nouvelles annonces de cessez-le-feu.</p>



<p>Le 20 avril 2026, l&rsquo;armée israélienne a délimité ce qu&rsquo;elle appelle une « zone de défense avancée », s&rsquo;étendant sur 8 à 12 kilomètres à l&rsquo;intérieur du Liban (soit une surface d’environ 600 km²), restreignant ainsi l&rsquo;accès à des dizaines de villages et de secteurs situés au sud d’éléments géographiques clés, comme le fleuve Litani.</p>



<p>Depuis le 2 mars, 4 333 personnes ont été tuées au Liban, selon le ministère de la Santé publique, qui ne fait pas de distinction dans ses chiffres entre civils et combattants. Les frappes du Hezbollah contre Israël ont fait au moins deux victimes civiles en Israël, tandis que les médias israéliens font état d’au moins 39 soldats israéliens tués dans le sud du Liban.</p>




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		<title>Chine. Le militant arrêté au Tibet à cause d’une photo du dalaï-lama doit être libéré</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/chine-le-militant-arrete-au-tibet-a-cause-dune-photo-du-dalai-lama-doit-etre-libere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 07:52:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36803</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chine. Le militant arrêté au Tibet à cause d’une photo du dalaï-lama doit être libéré Réagissant à l’arrestation à Lhassa, au Tibet, d’un Chinois han – le militant des droits humains Zhang Yi –, Sarah Brooks, directrice régionale adjointe à Amnesty International, a déclaré : « L’arrestation de Zhang Yi, intervenue après qu’il eut montré [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Chine. Le militant arrêté au Tibet à cause d’une photo du dalaï-lama doit être libéré</h2>



<p>Réagissant à l’arrestation à Lhassa, au Tibet, d’un Chinois han – le militant des droits humains Zhang Yi –, Sarah Brooks, directrice régionale adjointe à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« L’arrestation de Zhang Yi, intervenue après qu’il eut montré une photographie du dalaï-lama lors d’une visite dans un monastère, rappelle jusqu’où les autorités chinoises sont prêtes à aller pour réprimer l’exercice pacifique des droits fondamentaux.</p>



<p>« Cette affaire illustre parfaitement le recours qui est fait de longue date, par les autorités chinoises, au délit d’ »incitation au séparatisme » pour réprimer pénalement l’expression pacifique d’opinions dans les régions tibétaines et aussi l’expression pacifique d’opinions relatives à l’histoire, à la culture et aux croyances religieuses tibétaines.</p>



<p>« Le fait de montrer la photo d’un chef religieux ne devrait jamais être considéré comme une menace pour la sécurité nationale. Les autorités chinoises doivent libérer immédiatement Zhang Yi, car cet homme a été placé en détention uniquement pour avoir exercé pacifiquement ses droits fondamentaux.</p>



<p>« Dans l’attente de sa libération, elles doivent veiller à ce qu’il puisse rapidement contacter sa famille et l’avocat·e de son choix. Les autorités doivent le protéger contre la torture et tout autre mauvais traitement pendant sa détention. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Selon l’avis d’arrestation reçu par sa famille le 5 août et consulté par Amnesty International, Zhang Yi a été officiellement arrêté le 28 juillet 2026 pour des soupçons d’« incitation au séparatisme » (煽动分裂国家罪). Sa famille a été informée de son arrestation par téléphone le 30 juillet.</p>



<p>Zhang Yi a été interpellé par la police à Lhassa le 1er juillet 2026 alors qu’il visitait le monastère de Séra, au Tibet, avec son frère cadet. Comme il n’arrivait pas à communiquer verbalement avec un fidèle tibétain à qui il souhaitait emprunter un tapis de prière, Zhang Yi a montré à cette personne une photographie du dalaï-lama sur son téléphone portable. Selon ses proches qui vivent à l’étranger, deux hommes en civil ont observé cette interaction et ils ont apparemment filmé Zhang Yi et son frère alors qu’ils quittaient la salle de prière. La police a interpellé Zhang Yi alors qu’il se trouvait encore dans le monastère.</p>



<p>La famille de Zhang Yi a reçu le 18 juillet une notification de placement en détention émise par le Bureau de la sécurité publique de Lhassa indiquant qu’il avait été placé en détention pénale pour des soupçons d’« incitation au séparatisme » et qu’il était incarcéré au centre de détention de Lhassa. Les autorités n’ont pas rendu publics les faits justifiant cette accusation.</p>



<p>Zhang Yi a été arrêté le jour même de l’entrée en vigueur de la loi chinoise relative à l’unité ethnique, le 1er juillet 2026. Cette loi contient des dispositions générales et formulées en termes vagues qui imposent la promotion de l’« unité ethnique » et d’une identité nationale commune, créant ainsi des fondements juridiques supplémentaires pour restreindre l’exercice pacifique des droits humains, notamment les droits à la liberté d’expression, de religion et de conviction, et des droits culturels.</p>



<p>Amnesty International a à maintes reprises réuni des informations sur des cas d’utilisation abusive par les autorités chinoises du délit d’« incitation au séparatisme » dans le but de poursuivre en justice des Tibétain·e·s ayant exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux, notamment en plaidant en faveur de l’enseignement de la langue tibétaine et en exprimant leurs opinions au sujet de la liberté de religion et du dalaï-lama.</p>



<p>Zhang Yi est un éminent militant prodémocratie et défenseur des droits humains chinois originaire de Wuhan, dans la province du Hubei. Il a commencé à s’engager politiquement lors du mouvement prodémocratie de la place Tiananmen en 1989.</p>




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		<title>Union européenne. Les dirigeant·e·s européens doivent réagir avec humanité et solidarité concernant la situation à Ceuta</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 07:29:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Union européenne. Les dirigeant·e·s européens doivent réagir avec humanité et solidarité concernant la situation à Ceuta En amont de la réunion du 4&#160;août des ministres de l’Intérieur des pays de l’Union européenne (UE) portant sur la situation à Ceuta, Dinushika Dissanayake, directrice régionale ajointe pour l’Europe à Amnesty International, a déclaré&#160;: «&#160;Nous appelons les dirigeant·e·s [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Union européenne. Les dirigeant·e·s européens doivent réagir avec humanité et solidarité concernant la situation à Ceuta</strong></h2>



<p>En amont de la réunion du 4&nbsp;août des ministres de l’Intérieur des pays de l’Union européenne (UE) portant sur la situation à Ceuta, Dinushika Dissanayake, directrice régionale ajointe pour l’Europe à Amnesty International, a déclaré&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;Nous appelons les dirigeant·e·s européens qui s’apprêtent à se réunir à réagir avec humanité et solidarité concernant la situation à Ceuta, et face à toute augmentation du nombre d’arrivées aux frontières extérieures de l’UE. La réaction initiale de nombreux États européens concernant les événements à Ceuta a été extrêmement préoccupante et dangereuse. Les récents événements ne doivent pas être exploités à des fins politiques pour fermer davantage ou externaliser les frontières, ni servir cyniquement à légitimer la nouvelle politique de l’UE privilégiant l’expulsion. &nbsp;</p>



<p>« Au moins 72&nbsp;personnes ont tragiquement perdu la vie en tentant d’entrer en Europe dans l’espoir d’un avenir meilleur. Les dirigeant·e·s européens doivent veiller à ce que leur réaction concernant la situation à Ceuta ne perpétue pas la discrimination. Le discours inadmissible qui qualifie d’«&nbsp;invasion&nbsp;» la situation à Ceuta et qui renforce les stéréotypes racistes doit être fermement rejeté.</p>



<p>«&nbsp;Les scènes auxquelles nous assistons sont le résultat des tentatives persistantes de l’Europe visant à fermer et à externaliser ses frontières au lieu d’investir dans des voies sûres et légales.</p>



<p>«&nbsp;De plus, les manœuvres politiques visant à attribuer la flambée du nombre d’arrivées au programme de régularisation espagnol, qui a pris fin le 30&nbsp;juin, sont <a></a><a></a><a></a><a></a><a></a><a></a><a></a><a>infondées</a> et visent honteusement à semer la peur au sujet des politiques migratoires qui ne sont pas axées sur l’endiguement et l’expulsion. Les programmes de régularisation constituent un outil important et couramment employé de gestion des migrations, utilisé pour garantir aux personnes concernées un accès continu aux droits et aux services. Ces programmes sont appliqués depuis de nombreuses années dans plusieurs pays européens par des gouvernements de différentes tendances politiques.</p>



<p>«&nbsp;Les États ont la responsabilité de gérer leurs frontières avec humanité et d’éviter de mettre les personnes en danger. Les autorités espagnoles et marocaines doivent garantir l’accès au système d’asile à celles et ceux qui en font la demande, s’abstenir de procéder à des expulsions collectives, qui sont toujours illégales, fournir une aide humanitaire d’urgence aux personnes qui en ont besoin et respecter leurs droits humains quel que soit leur mode d’arrivée, sans discrimination.&nbsp;» &nbsp;</p>



<p><strong>Complément d’information</strong></p>



<p>Les autorités de Ceuta ont déclaré que plus de 60&nbsp;000&nbsp;personnes, selon les estimations, ont franchi la frontière, dont 48&nbsp;000 seraient retournées au Maroc. L’Espagne a déployé des unités de l’armée à Ceuta pour prêter main-forte à la police et à la Garde civile.</p>



<p>Selon certaines informations, des milliers de personnes dorment dans la rue.</p>



<p>Amnesty International va continuer de suivre la situation afin de surveiller si des atteintes aux droits humains sont commises telles qu’un recours excessif à la force ou des violations de l’obligation de «&nbsp;non-refoulement&nbsp;».</p>




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		<title>Espagne. Il faut veiller à placer les droits humains, la dignité et l’humanité au cœur de la réponse apportée à l’afflux exceptionnel de personnes à Ceuta</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/espagne-il-faut-veiller-a-placer-les-droits-humains-la-dignite-et-lhumanite-au-coeur-de-la-reponse-apportee-a-lafflux-exceptionnel-de-personnes-a-ceuta/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 11:17:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Espagne. Il faut veiller à placer les droits humains, la dignité et l’humanité au cœur de la réponse apportée à l’afflux exceptionnel de personnes à Ceuta En réaction au passage de dizaines de milliers de personnes, dont des mineur·e·s, depuis le Maroc jusquà l’enclave espagnole de Ceuta et aux décès signalés de 43 personnes, Esteban [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Espagne. Il faut veiller à placer les droits humains, la dignité et l’humanité au cœur de la réponse apportée à l’afflux exceptionnel de personnes à Ceuta</h2>



<p>En réaction au passage de dizaines de milliers de personnes, dont des mineur·e·s, depuis le Maroc jusquà l’enclave espagnole de Ceuta et aux décès signalés de 43 personnes, Esteban Beltrán, directeur d’Amnesty International Espagne, a déclaré :</p>



<p>« Nous suivons ce qui se passe de très près. Les autorités espagnoles et marocaines doivent placer leurs obligations en matière de droits humains au cœur de leur réponse à cette situation. Elles doivent garantir l’accès au système d’asile à ceux qui en font la demande et respecter les droits de toutes les personnes migrantes, indépendamment des moyens par lesquels elles sont arrivées, sans discrimination.</p>



<p>« Cet afflux massif à Ceuta et les conditions dans lesquelles s’effectue le franchissement de la frontière ne doivent pas faire oublier qu’en vertu du droit international, le principe de non-refoulement est absolu et que les expulsions collectives sont prohibées en toutes circonstances.</p>



<p>« Toutes les forces déployées doivent agir dans le respect du droit international et des normes connexes, notamment s’agissant du recours à la force. Les autorités espagnoles doivent veiller à mettre en œuvre des ressources suffisantes en matière de santé et d’aide sociale afin de répondre aux besoins de ces migrant·e·s, notamment des enfants et des personnes exposées à un risque accru de violations des droits humains.</p>



<p>« Amnesty International engage les autorités espagnoles à prendre les mesures nécessaires pour éviter que leur réponse n’ait des effets discriminatoires, en particulier sur les personnes racisées et les enfants, et à condamner la propagation d’un discours raciste. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Les autorités de Ceuta ont indiqué que, selon les estimations, plus de 60 000 personnes ont franchi la frontière. L&rsquo;Espagne a déployé des unités de l’armée à Ceuta pour prêter main-forte à la police et à la Garde civile. Selon certaines informations, des milliers de personnes dorment dans la rue. Amnesty International continuera de suivre la situation afin de repérer tout élément attestant de violations des droits humains dans le cadre du contrôle des frontières, comme le recours excessif à la force ou la violation de l’obligation de non-refoulement.</p>




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		<title>Monde. La chaleur extrême met en évidence la convergence mortelle entre changement climatique, cupidité des grandes entreprises et défaillance politique, alors que les droits partent en fumée</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/monde-la-chaleur-extreme-met-en-evidence-la-convergence-mortelle-entre-changement-climatique-cupidite-des-grandes-entreprises-et-defaillance-politique-alors-que-les-droits-partent-en-fumee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 08:33:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Monde. La chaleur extrême met en évidence la convergence mortelle entre changement climatique, cupidité des grandes entreprises et défaillance politique, alors que les droits partent en fumée En réaction aux phénomènes météoroloqiues extrêmes liés à la chaleur autour du monde, notamment aux épisodes intenses d’incendies, de sécheresses et d’inondations, Marta Schaaf, directrice du programme Justice [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Monde. La chaleur extrême met en évidence la convergence mortelle entre changement climatique, cupidité des grandes entreprises et défaillance politique, alors que les droits partent en fumée</h2>



<p>En réaction aux phénomènes météoroloqiues extrêmes liés à la chaleur autour du monde, notamment aux épisodes intenses d’incendies, de sécheresses et d’inondations, Marta Schaaf, directrice du programme Justice climatique, économique et sociale et Responsabilité des entreprises à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« La chaleur extrême n’est pas seulement un phénomène météorologique, elle revêt une dimension politique. C’est le point où le changement climatique, alimenté par la cupidité des entreprises et les défaillances politiques, entre en collision avec les droits, la vie et les moyens de subsistance des populations. Il s’agit d’une urgence en matière de droits humains qui menace les droits à la vie, à la santé, au logement, à l’eau et à l’assainissement, à l’alimentation, à l’éducation et à un environnement sain. Ce n’est pas une catastrophe isolée, mais un facteur qui démultiplie les atteintes aux droits humains. Alors que de nombreux gouvernements et entreprises reviennent sur leurs efforts en matière de lutte contre le changement climatique, de plus en plus de gens à travers le monde sont confrontés à des phénomènes extrêmes liés au changement climatique qui bouleversent leur vie – voire, trop souvent, y mettent un terme.</p>



<p>« Les vagues de chaleur peuvent causer des décès directs, mais elles favorisent aussi les incendies, aggravent la pollution atmosphérique, assèchent les sols et perturbent les régimes des pluies : la sécheresse est encore plus intense dans certaines régions et les inondations deviennent plus dangereuses ailleurs. À ces effets néfastes s’ajoutent les pratiques autoritaires qui contestent la science du climat, restreignent les manifestations, propagent la désinformation sur le climat et permettent aux intérêts puissants liés aux énergies fossiles d’esquiver toute obligation de rendre des comptes.</p>



<p>« Les gouvernements doivent protéger les populations dès à présent grâce à des mesures d’adaptation et à des services publics résilients face au changement climatique, notamment des systèmes d’alerte précoce, des logements sûrs, l’accès à l’eau et des protections contre la chaleur. Il leur faut aussi s’attaquer aux causes profondes de cette crise grandissante. Grâce notamment aux généreuses subventions publiques et au soutien de leurs alliés au sein des gouvernements, les entreprises du secteur des énergies fossiles engrangent des bénéfices, tandis que les populations se retrouvent à payer le prix des dégâts que ces entreprises contribuent à engendrer. Les États doivent appliquer le principe du  » pollueur-payeur « , défendre la science du climat et l&rsquo;espace civique, et mettre en œuvre une sortie progressive des énergies fossiles qui soit complète, rapide, équitable et financée, et qui ne laisse personne sur la touche. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Selon l&rsquo;Organisation mondiale de la santé, le nombre de personnes exposées à la chaleur extrême augmente de manière exponentielle en raison du changement climatique dans toutes les régions du monde. Tandis que les températures moyennes grimpent sous l&rsquo;effet du changement climatique, le risque de températures extrêmes, de vagues de chaleur, d&rsquo;incendies et de températures record s&rsquo;accroît. Des vagues de chaleur de forte intensité ont été signalées ce mois-ci aux États-Unis, en Tunisie, au Moyen-Orient, en Turquie et au Bangladesh, tandis que plus de la moitié de l&rsquo;Angleterre est officiellement en situation de sécheresse. On enregistre un nombre élevé de décès liés à la chaleur cette année au niveau mondial, tandis que des incendies de grande ampleur font actuellement rage en Europe, en Afrique du Nord et au Canada.</p>
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