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	<title>Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Israël/TPO. Les États doivent garantir le passage en toute sécurité de la flottille mondiale Sumud en tant que mission civile dénonçant le génocide en cours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 06:55:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël/TPO. Les États doivent garantir le passage en toute sécurité de la flottille mondiale Sumud en tant que mission civile dénonçant le génocide en cours Le 12 avril 2026, la flottille mondiale Sumud prendra à nouveau la mer dans le cadre d’une initiative civile coordonnée visant à briser le blocus illégal imposé par Israël à [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Israël/TPO. Les États doivent garantir le passage en toute sécurité de la flottille mondiale Sumud en tant que mission civile dénonçant le génocide en cours</h2>



<p>Le 12 avril 2026, la flottille mondiale Sumud prendra à nouveau la mer dans le cadre d’une initiative civile coordonnée visant à briser le blocus illégal imposé par Israël à la bande de Gaza occupée. Regroupant plus de 70 bateaux et 3 000 participant·e·s venus de 100 pays, la mission du printemps 2026 comprend une flotte médicale composée de 1 000 professionnel·le·s de santé, transportant des fournitures vitales destinées à soutenir le système de santé anéanti de Gaza. Cette mission a pour objectif d&rsquo;apporter une aide aux Palestinien·ne·s qui subissent le génocide perpétré par Israël et des décennies d&rsquo;apartheid. En réaction au lancement de la mission du printemps 2026, Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« La flottille mondiale Sumud est un symbole fort de la solidarité internationale envers les Palestinien·ne·s à Gaza qui subissent un génocide, ainsi qu’un blocus inhumain depuis bientôt 19 ans. Les autorités israéliennes doivent garantir le passage en toute sécurité de ces défenseur·e·s des droits humains et militant·e·s non armés. Il faut éviter que les interceptions illégales et les détentions arbitraires commises par Israël en 2025 ne se répètent, notamment la saisie du Madleen et d’autres navires participant à la flottille mondiale Sumud, tout comme les violences et mauvais traitements infligés aux militant·e·s pendant leur détention en octobre dernier.</p>



<p>« En tant que puissance occupante, Israël est légalement tenu de garantir aux Palestinien·ne·s à Gaza un accès sans restriction à l&rsquo;aide humanitaire, allant des produits de première nécessité aux fournitures et biens vitaux ; pourtant, il continue de faire fi de ses obligations légales et des mesures conservatoires contraignantes ordonnées par la Cour internationale de justice, en violation du droit international.</p>



<p>« Le simple fait que ces missions civiles continuent de prendre la mer est une condamnation sans appel de l&rsquo;inaction de la communauté internationale. Les États doivent respecter leurs obligations découlant du droit international et prendre des mesures concrètes afin de mettre un terme au génocide perpétré par Israël contre les Palestinien·ne·s à Gaza, notamment en faisant pression sur Israël pour qu&rsquo;il lève son blocus illégal, source de grandes souffrances. En outre, ils doivent garantir la protection de ceux qui agissent en vue de faire barrage à l&rsquo;impunité dont jouit Israël pour les violations des droits des Palestinien·ne·s à Gaza. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>La flottille du printemps 2026 arrive dans un contexte de grave crise humanitaire où, selon l&rsquo;ONU, plus de 60 % des enfants de moins de deux ans sont en situation de pauvreté alimentaire et où des milliers de femmes enceintes et allaitantes continuent de souffrir de malnutrition. Six mois après le soi-disant accord de cessez-le-feu d&rsquo;octobre 2025 et malgré une diminution de l&rsquo;intensité des attaques, Israël persiste à commettre des violations des droits des Palestinien·ne·s à Gaza et continue de les soumettre délibérément à des conditions de vie destinées à provoquer leur anéantissement physique. Des produits indispensables à la survie de la population civile font toujours l’objet de restrictions à l’entrée à Gaza, notamment une nourriture suffisante, des médicaments, du matériel médical et des dispositifs d’assistance, des matériaux pour les abris et des équipements nécessaires à l’assainissement de l’eau et à l’évacuation des décombres, des munitions non explosées et des déchets. Israël restreint également la distribution de l’aide, notamment en limitant le nombre d&rsquo;organisations autorisées à fournir des secours dans la bande de Gaza.</p>



<p>Au moins 723 Palestinien·ne·s à Gaza, pour la plupart des civils, ont été tués depuis le soi-disant cessez-le-feu, et la grande majorité de la population est toujours déplacée, tandis que les forces israéliennes restent pleinement déployées sur près de 60 % du territoire de la bande de Gaza, qui est de fait une zone interdite aux Palestiniens.</p>
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		<title>Conference: Luxembourg&#8217;s Trade with Israel and International Law</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/conference-luxembourgs-trade-with-israel-and-international-law/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 14:07:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Conference: Luxembourg&#8217;s Trade with Israel and International Law « Luxembourg’s International Obligations and Responsibility Regarding Israel’s Practices in the Occupied Palestinian Territory » This symposium examines the critical tension between Luxembourg’s staunch legal defense of Palestinian rights—and its economic relations with Israel that risk supporting &#8216;wrongful acts&#8217;. The event references the March 2026 legal report by the [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Conference: <strong>Luxembourg&rsquo;s Trade with Israel and International Law</strong></h2>



<p><strong>« Luxembourg’s International Obligations and Responsibility Regarding Israel’s Practices in the Occupied Palestinian Territory »</strong></p>



<p>This symposium examines the <strong>critical tension</strong> between Luxembourg’s staunch <strong>legal defense of Palestinian rights</strong>—and its <strong>economic relations with Israel</strong> that risk supporting &lsquo;wrongful acts&rsquo;. The event references the <strong>March 2026 legal report</strong> by the Luxembourg Chamber of Deputies’ Scientific Unit, which analyzes Luxembourg’s responsibilities under the highest, most binding<strong> norms of international law</strong>.&nbsp; The report underscores Luxembourg’s <strong>overriding duty to prevent genocide, ensure human rights protection, and address risks of complicity</strong>, while outlining <strong>concrete actions Luxembourg can take unilaterally</strong> to align its policies with these <strong>non-negotiable legal standards</strong>.</p>



<p><strong>Government representatives, economic actors, ministry staff, and civil society activists</strong> are invited to engage in this important discussion.</p>



<p><strong>The conference speakers :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Francesca Albanese,</strong> (UN Special Rapporteur)</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Budour Hassan</strong>, (International Law specialist for Amnesty International ),</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Dr. Shahd Hammouri</strong>, (Law for Palestine).</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Dr. Shir Hever,</strong> (Managing Director of the Alliance for Justice between Israelis and Palestinians)</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Senator Alice-Mary Higgins,</strong> (Member of Ireland’s Oireachtas Finance Committee, whose report called for suspension of <strong>Israel bond approval</strong> in Ireland).</li>
</ul>






<section id="section-d5bd90f0" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong>Event Details</strong></strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Date:</strong> 18 May 2026</li>



<li><strong>Location:</strong> La Coque Amphitheatre</li>



<li><strong>Conference Programme:</strong> 14:30 – 18:30</li>



<li><strong>Arena / Participant Stands:</strong> 11:30 – 19:30</li>
</ul>

</div></section>

<section id="section-b7309c75" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h2 class="wp-block-heading">Free but mandatory registration</h2>


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                            <h2 class="gform_title">Luxembourg&rsquo;s Trade with Israel and International Law</h2>
                            <p class='gform_description'></p>
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		<title>Liban. Il faut exiger en urgence la protection des civil·e·s, alors que le nombre de morts augmente à la suite de l’intensification des attaques israéliennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 09:58:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
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<h2 class="wp-block-heading">Liban. Il faut exiger en urgence la protection des civil·e·s, alors que le nombre de morts augmente à la suite de l’intensification des attaques israéliennes</h2>



<p>En réaction à l’intensification sans précédent des attaques de l’armée israélienne, qui a déclaré avoir mené la « plus vaste campagne coordonnée de frappes » mercredi 8 avril, bombardant 100 sites à travers le Liban en 10 minutes, et tuant et blessant des centaines de personnes, Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« Quelques heures à peine après que le monde a accueilli avec prudence la nouvelle d’un cessez-le-feu conclu par les États-Unis et Israël avec l’Iran, le cauchemar que traversent les civil·e·s au Liban a basculé dans l’horreur. Mercredi 8 avril a été le jour le plus meurtrier depuis le début de la reprise des combats le 2 mars, avec des bombardements aériens intenses à travers le sud du Liban, la vallée de la Békaa et dans des zones civiles densément peuplées du centre de Beyrouth &#8211; souvent sans avertissement. Submergés par le nombre de blessé·e·s qui leur parviennent, des hôpitaux ont lancé des appels pour des dons de sang.</p>



<p>« Même avant l’attaque du 8 avril, que l’armée israélienne a nommée opération « Ténèbres éternelles », plus de 1 500 personnes avaient été tuées et plus d’un million d’autres déplacées à travers le pays. Les civil·e·s du Liban paient déjà un prix intolérable, des enfants, des professionnel·le·s de santé et des journalistes figurant parmi les morts. Les attaques les plus récentes ne feront qu’alourdir ce coût humain dévastateur.</p>



<p>« Nous rappelons la nécessité urgente qu’Israël respecte les obligations qui sont les siennes en vertu du droit international humanitaire et veille à ce que les civil·e·s soient protégés. Le bilan d’Israël en la matière est affligeant puisqu’il mène régulièrement des attaques illégales contre le Liban et fait preuve d’un mépris flagrant pour les vies civiles, alimenté par l’impunité dont les responsables israéliens pensent qu’ils bénéficient.</p>



<p>« La récente mise en garde émanant du porte-parole de l’armée israélienne, selon laquelle le Hezbollah a quitté la banlieue sud de Beyrouth pour le nord de la ville et des zones mixtes de celle-ci font craindre de nouvelles attaques dans des zones civiles. Les forces israéliennes sont tenues de respecter leurs obligations découlant du droit international humanitaire et d’opérer une distinction entre les civil·e·s et objectifs militaires, et de s’abstenir catégoriquement de lancer des attaques directes contre des civil·e·s et des biens de caractère civil, ainsi que des attaques disproportionnée et menées sans discernement. Elles doivent prendre toutes les mesures possibles afin de limiter les dommages aux civil·e·s et aux infrastructures civiles, notamment en évitant l’utilisation d’armes explosives à large rayon d’impact dans des zones résidentielles densément peuplées. Tout manquement à ces obligations constitue une grave violation du droit international et expose les vies civiles à un danger imminent.</p>



<p>« Ces attaques nous rappellent que les États doivent immédiatement cesser de transférer des armes à Israël, compte tenu du risque prépondérant qu’elles soient employées pour commettre de graves violations du droit international humanitaire. »</p>



<p>Fatima, qui a été témoin d’une des attaques, a décrit les scènes dévastatrices qu’elle a observées après qu’une frappe s’est abattue sur le bâtiment situé en face de sa maison, dans le quartier de Salim Salam à Beyrouth :</p>



<p>« J’ai attrapé mon ordinateur portable et je me suis précipitée dans la rue. C’était apocalyptique. Des corps à terre. Du sang partout. J’ai vu d’innombrables adultes et enfants blessés. J’ai continué à marcher mais c’était la même scène dans les autres quartiers aussi. Je ne savais pas où aller. J’ai marché sans but en essayant de me rendre le plus loin possible. C’était un cauchemar. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 8 avril, l’armée israélienne a émis des avertissements pour la banlieue sud de Beyrouth, la ville de Tyr, et a réitéré des ordres d’évacuation de masse en direction du nord du fleuve Zahrani. Vers 14 h 30, en à peine 10 minutes, l’armée israélienne a lancé une série d’attaques contre au moins 48 zones, notamment des quartiers résidentiels très peuplés et des infrastructures civiles, dans le sud et le nord du Liban, dans le Mont-Liban, dans la Békaa, ainsi que dans la banlieue et le centre de Beyrouth. L’armée israélienne a déclaré avoir effectué des frappes coordonnées visant « 100 centres de commandement et sites militaires du Hezbollah » situés « parmi la population civile ». Israel Katz, ministre israélien de la Défense, a décrit ces attaques comme « la frappe coordonnée la plus vaste que le Hezbollah ait subie depuis l’opération des bipeurs ».</p>



<p>Depuis 2024, Amnesty International a recueilli des informations sur l’utilisation par l’armée israélienne de phosphore blanc, et sur des explosions de masse sans discrimination par l’intermédiaire d’appareils électroniques. Les offensives israéliennes contre le Liban ont fait de très nombreuses victimes civiles et ont inclus des frappes aériennes illégales sur des quartiers résidentiels, ainsi que contre des journalistes, des établissements de santé, des ambulances et des secouristes.</p>



<p>L’organisation a également souligné que l’armée israélienne a causé des destructions et des dégâts de grande ampleur à des structures civiles et des terres agricoles dans le sud du Liban entre le 1er octobre 2024 et le 26 janvier 2025, qui ont continué bien après le cessez-le-feu de novembre 2024. Amnesty International a également recueilli des informations sur le lancement illégal par le Hezbollah de roquettes non guidées contre des zones civiles peuplées en Israël, causant la mort de civil·e·s et la destruction de logements civils.</p>
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		<title>Israël/TPO. L’adoption par la Knesset d’une loi sur la peine de mort nécessite une réaction urgente de la part de l’UE – Déclaration conjointe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 07:17:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël/TPO. L’adoption par la Knesset d’une loi sur la peine de mort nécessite une réaction urgente de la part de l’UE – Déclaration conjointe En tant qu’organisations humanitaires et de défense des droits humains œuvrant depuis des années en Israël et dans le Territoire palestinien occupé, nous sommes consternés par la décision de la Knesset [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Israël/TPO. L’adoption par la Knesset d’une loi sur la peine de mort nécessite une réaction urgente de la part de l’UE – Déclaration conjointe</h2>



<p>En tant qu’organisations humanitaires et de défense des droits humains œuvrant depuis des années en Israël et dans le Territoire palestinien occupé, nous sommes consternés par la décision de la Knesset (le Parlement israélien) approuvant une proposition de loi rendant de fait obligatoire la peine de mort en Cisjordanie et qui de facto ne s’appliquera qu’aux Palestinien·ne·s.</p>



<p>Le 30 mars, la Knesset a adopté une proposition loi, portée par le parti du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, élargissant le champ d’application de la peine de mort devant les tribunaux militaires et aussi civils. La législation israélienne prévoit de longue date la peine de mort pour les cas de génocide et d’espionnage en temps de guerre, mais Israël n’a procédé à aucune exécution ni prononcé aucune condamnation à mort depuis 1962. Cette nouvelle loi, qui marque un recul considérable, impose la peine capitale de facto pour des motifs liés à l’appartenance ethnique et à la nationalité et vide d’une bonne partie de leur substance des garanties juridiques pourtant fondamentales.</p>



<p>En Cisjordanie – à l’exclusion de Jérusalem-Est –, cette loi impose la peine de mort comme peine par défaut pour les personnes déclarées coupables d’homicide volontaire qualifié d’acte de terrorisme au titre de la législation israélienne, et elle autorise la réclusion à perpétuité – mais uniquement la réclusion à perpétuité – en cas de « circonstances particulières » qui ne sont pas précisées par la loi. Les tribunaux militaires peuvent prononcer la peine capitale à la majorité simple, même lorsque le ministère public ne l’a pas requise. Les peines ne peuvent ni être commuées ni faire l’objet d’une grâce, et elles doivent être appliquées dans un délai de 90 jours. Il faut souligner que les colons israéliens en Cisjordanie sont explicitement exclus du champ d’application de ces dispositions.</p>



<p>En Israël, les tribunaux civils peuvent prononcer la peine de mort ou la réclusion à perpétuité dans les affaires d’homicide volontaire, si cet acte a été commis dans l’intention de « nier l’existence de l’État d’Israël ».</p>



<p>Par conséquent, même si cette loi ne fait pas explicitement référence à l’origine ethnique ou à la nationalité, elle est de fait conçue pour viser exclusivement les Palestinien·ne·s. Elle instaure également un régime exceptionnel d’exécution par pendaison, caractérisé par le secret et un accès limité à l’assistance d’un·e avocat·e et à un contrôle extérieur.</p>



<p>L’Union européenne (UE) a toujours soutenu que la peine capitale est cruelle, inhumaine et incompatible avec la dignité humaine en toutes circonstances. Mais au-delà de cette position de principe, la nouvelle loi israélienne enfreint des garanties fondamentales reconnues par la communauté internationale qui visent à protéger les droits des personnes encourant la peine de mort. Son caractère discriminatoire et l’absence de garanties procédurales violent le droit à la vie et les protections consacrées par le droit international humanitaire et relatif aux droits humains, notamment par la Quatrième Convention de Genève, le Règlement de La Haye, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention contre la torture.</p>



<p>Les démarches diplomatiques entreprises par l’UE et par ses États membres pour exhorter Israël à faire marche arrière ont jusqu’à présent été infructueuses. Cette décision consternante intervient sur fond de catastrophe humanitaire d’origine humaine qui se poursuit à Gaza et qu’une commission d’enquête des Nations unies, ainsi que de nombreuses organisations palestiniennes, israéliennes et internationales, et des expert·e·s indépendants, ont qualifiée de génocide, et dans un contexte d’accélération de l’annexion de facto de la Cisjordanie, comme l’a reconnu la Cour internationale de justice dans son avis consultatif du 19 juillet 2024. L’adoption de la loi sur la peine de mort s’inscrit donc dans un ensemble de politiques et de pratiques discriminatoires visant les Palestinien·ne·s que la Cour internationale de justice a, dans ce même avis consultatif, jugées contraires à l’article 3 de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale qui interdit la ségrégation raciale et l’apartheid.</p>



<p>En appliquant ces politiques, Israël a déjà franchi les lignes rouges fixées par l’UE : poursuite de la construction de colonies dans la zone E1, qui rompt la continuité territoriale de la Cisjordanie, dans le but d’empêcher la création d’un futur État palestinien ; interdiction de l’UNRWA et attaques contre ses installations, notamment des écoles et des centres médicaux construits et gérés avec des contributions de l’UE ; expulsion d’ONG internationales avec des procédures d’enregistrement restrictives ; expulsions forcées de résident·e·s palestiniens à Jérusalem-Est ; déplacement forcé de dizaines de milliers de Palestinien·ne·s et démolitions massives de logements et d’infrastructures palestiniens en Cisjordanie, y compris de projets financés par l’UE ; impunité persistante pour les exactions commises par les forces de sécurité israéliennes et les violences commises par des colons avec l&rsquo;assentiment de l’État ; informations faisant état d’actes de torture et de mauvais traitements infligés de façon généralisée et systématique à des détenu·e·s palestiniens ; restrictions des libertés religieuses ; attaques contre des journalistes ; et refus d’accès aux représentant·e·s de l’UE.</p>



<p>Comme l’a également rappelé la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, dans sa déclaration du 31 mars, l’accord d’association UE-Israël fait du respect des principes démocratiques un élément essentiel des relations entre l’UE et Israël. Un examen mené par l’UE en juin 2025 sur la base de l’article 2 de l’accord a conclu qu’Israël avait manqué à ses obligations en matière de droits humains en raison de graves exactions commises contre des Palestinien·ne·s et de violations du droit de la guerre, tant à Gaza qu’en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est.</p>



<p>Neuf mois plus tard, il est plus que temps d’agir. L’UE doit respecter les principes qu’elle a énoncés et ses obligations juridiques en suspendant enfin, à titre de mesure immédiate minimale, le volet commercial de l’accord d’association UE-Israël et en adoptant d’autres mesures, comme l’a proposé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en septembre 2025.</p>


<section id="section-76835f1d" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h5 class="wp-block-heading">Signataires :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>11.11.11.</li>



<li>ACT Alliance EU</li>



<li>Act Church of Sweden</li>



<li>ActionAid International</li>



<li>Amnesty International</li>



<li>American Friends Service Committee (AFSC)</li>



<li>Bystanders No More</li>



<li>Caritas Europe</li>



<li>Caritas MONA (Afrique du Nord et Moyen-Orient)</li>



<li>Child Rights International Network (CRIN)</li>



<li>Children Not Numbers</li>



<li>Christian Aid</li>



<li>CIDSE – Famille internationale d’organisations catholiques de justice sociale</li>



<li>CNCD-11.11.11</li>



<li>Cooperazione Internazionale Sud-Sud (CISS)</li>



<li>DanChurchAid</li>



<li>80:20 Educating and Acting for a Better World</li>



<li>EuroMed Rights</li>



<li>Finn Church Aid</li>



<li>Centre mondial pour la responsabilité de protéger (GCR2P)</li>



<li>Human Rights Watch</li>



<li>Insecurity Insight</li>



<li>Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)</li>



<li>Lebanese Center for Human Rights (CLDH)</li>



<li>Norwegian Church Aid</li>



<li>Oxfam</li>



<li>Pax Christi International</li>



<li>Comité public contre la torture en Israël</li>



<li>Trócaire</li>



<li>United Against Inhumanity</li>



<li>Centre d’aide juridique et de conseil pour les femmes (WCLAC)</li>



<li></li>
</ul>

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		<item>
		<title>Iran. Le recrutement d’enfants soldats dès l’âge de 12 ans constitue un crime de guerre</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/iran-le-recrutement-denfants-soldats-des-lage-de-12-ans-constitue-un-crime-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 07:04:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Iran. Le recrutement d’enfants soldats dès l’âge de 12 ans constitue un crime de guerre Les autorités iraniennes piétinent les droits des enfants et commettent une grave violation du droit international humanitaire constituant un crime de guerre en recrutant et en mobilisant des enfants dès l’âge de 12 ans dans le cadre d’une campagne militaire [&#8230;]</p>
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<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Iran. Le recrutement d’enfants soldats dès l’âge de 12 ans constitue un crime de guerre</h2>



<p>Les autorités iraniennes piétinent les droits des enfants et commettent une grave violation du droit international humanitaire constituant un crime de guerre en recrutant et en mobilisant des enfants dès l’âge de 12 ans dans le cadre d’une campagne militaire menée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a déclaré Amnesty International le 2 avril 2026.</p>



<p>Le 26 mars 2026, Rahim Nadali, un responsable de la division opérationnelle Mohammad Rasoul Allah du CGRI du Grand Téhéran, a annoncé qu’une campagne de recrutement baptisée « Combattants pour la défense de la patrie en Iran » était « ouverte aux volontaires » âgés de 12 ans et plus, encourageant les candidats à s’inscrire dans les mosquées de Téhéran qui accueillent des bases du Bassidj afin de rejoindre les « combattants défendant la patrie ». Des témoignages et éléments de preuve audiovisuels vérifiés montrent des enfants soldats déployés à des postes de contrôle et au sein de patrouilles du CGRI, armés notamment de fusils de type AK47.</p>



<p>« Les autorités iraniennes encouragent sans vergogne les enfants dès l’âge de 12 ans à rejoindre une campagne militaire dirigée par le CGRI, les mettant en grand danger et bafouant le droit international, qui interdit le recrutement d’enfants dans l’armée. Le recrutement d’enfants de moins de 15 ans dans les forces armées constitue un crime de guerre », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes.</p>



<p>« Alors que les frappes des États-Unis et d’Israël ont touché des milliers d’installations du CGRI, dont des installations du Bassidj, dans tout le pays, notamment dans le cadre d’attaques de drones visant des patrouilles de sécurité et des postes de contrôle, le déploiement d’enfants soldats aux côtés du personnel du CGRI ou sur ses sites les expose à un risque de mort ou de blessure. Les autorités iraniennes doivent immédiatement mettre un terme à leur offensive criminelle contre les droits des enfants et interdire le recrutement de toute personne de moins de 18 ans par les forces armées. »</p>



<p>D’après des déclarations officielles, dans le cadre de la campagne annoncée, les recrues se voient assigner un vaste éventail de responsabilités liées aux activités « opérationnelles et de sécurité » du CGRI, contribuant notamment aux patrouilles, aux tâches liées aux postes de contrôle, à l’appui logistique, à la distribution d’équipement et de fournitures, et aux tâches liées à la nourriture, aux soins médicaux et aux secours.</p>



<p>Amnesty International a analysé 16 photos et vidéos publiées en ligne depuis le 21 mars 2026, montrant des enfants maniant des armes comme des fusils de type AK, ou se tenant aux côtés de membres du CGRI ou d’autres forces à des postes de contrôle, pendant des patrouilles et pendant des rassemblements militarisés organisés par l’État à Téhéran, Meched et Kermanchah.</p>



<p>Le 29 mars, Alireza Jafari, un garçon de 11 ans, a été tué alors qu’il se trouvait avec son père, bassidji du CGRI, à un poste de contrôle à Téhéran, ce qui a mis en lumière les conséquences dévastatrices de la présence d’enfants sur des lieux constituant des objectifs militaires. Les autorités ont confirmé que l’enfant avait été tué par une attaque de drone israélienne « alors qu’il était en fonction » à un poste de contrôle.</p>



<p>La mère du garçon a déclaré au journal Hamshahri que, la nuit des événements, son mari avait évoqué une « pénurie de personnel » aux postes de contrôle et avait emmené leurs fils, Alireza Jafari et son frère cadet de neuf ans, avec lui. Elle a déclaré que son mari avait dit qu’Alireza devait « se préparer pour les jours à venir » et qu’actuellement, des enfants de 15 et 16 ans prenaient régulièrement part aux activités des postes de contrôle.</p>



<p>Ghoncheh Habibiazad, rédactrice confirmée de BBC Persian Forensic, a partagé avec Amnesty International des captures d’écran de messages envoyés par quatre témoins se trouvant à Téhéran, Karaj et Rasht, indiquant avoir vu des enfants armés, notamment de fusils de type AK47, déployés à des postes de contrôle gérés par les bassidjis en mars 2026.</p>



<p>L’une de ces personnes, de Téhéran, a écrit :</p>



<p><strong>« [Le 25 mars], j’ai vu un enfant à un poste de contrôle près de chez moi… Je pense qu’il avait environ 15 ans. Il avait à peine le début d’une moustache. Il semblait avoir du mal à respirer à cause de l’effort qu’il lui fallait fournir pour lever l’arme. Il pointait l’arme vers les voitures. »</strong></p>



<p>Une autre personne de Karaj a écrit :</p>



<p><strong>« Aujourd’hui [le 27 mars], j’ai vu un enfant à un poste de contrôle. Je pense qu’il avait environ 16 ans. Sa barbe n’avait même pas encore poussé. Il portait un fusil kalachnikov. »</strong></p>



<p>Une personne de Rasht a écrit le 30 mars :</p>



<p><strong>« J’ai vu des enfants maniant des armes. Ils portaient des masques pour dissimuler leur visage, mais il est évident que ce sont des enfants. Ils n’ont même pas terminé leur croissance… Certains semblent avoir 13 ans tout au plus… J’ai vu [plusieurs] enfants se tenant devant des mosquées [accueillant des bases du Bassidj], devant les forces officielles. Je ne cesse de me dire que leur cerveau n’est pas aussi développé que celui des adultes et qu’ils pourraient tirer de manière aléatoire. J’ai peur d’eux tout en ayant de la peine pour eux. »</strong></p>



<p>Une vidéo publiée en ligne le 30 mars 2026 et filmée sur la place Shariati à Meched montre deux enfants, clairement identifiables à leur taille et stature, vêtus des uniformes de camouflage et cagoules du Bassidj et portant des fusils d’assaut de type AK, à bord d’un véhicule blanc pendant un rassemblement organisé par l’État. On voit clairement un enfant se glissant par la fenêtre latérale, alors que l’autre semble se tenir debout et dépasser de la fenêtre du toit du véhicule. Les images montrent les enfants positionnés au-dessus de la foule alors que le véhicule avance sur la place, des personnes autour d’eux les encourageant et agitant des drapeaux.</p>



<p>L’annonce du recrutement a été diffusée avec une affiche promotionnelle montrant un homme en uniforme appartenant aux bataillons bassidji du CGRI, une femme en robe civile et deux enfants, un garçon et une fille. L’affiche promotionnelle de la campagne déploie le slogan « Les bassidjis avec la population, pour la population », avec une citation du défunt Guide suprême et commandant en chef des forces armées Ali Khamenei déclarant que « Les bassidjis doivent rester au cœur des opérations pour que les principales vertus de la Révolution perdurent ».</p>



<p>Dans un entretien diffusé par les médias d’État, Rahim Nadali, un responsable de la division opérationnelle Mohammad Rasoul Allah du CGRI du Grand Téhéran, a évoqué le « grand enthousiasme » parmi les adolescents à l’idée de rejoindre les « patrouilles de surveillance et opérationnelles », déclarant :</p>



<p><strong>« Plusieurs adolescents et jeunes sont venus nous voir à maintes reprises pour nous dire qu’ils souhaitaient participer… Compte tenu de l’âge des personnes qui ont formulé ces demandes, nous avons fixé la limite d’âge minimum à 12 ans. Il y a désormais des enfants de 12-13 ans qui souhaitent être présents dans cet espace. »</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading">Un cadre législatif abusif permettant l’enrôlement d’enfants</h4>



<p>Le récent recrutement d’enfants est rendu possible par les Statuts et règlements du Corps des gardiens de la révolution islamique, qui divise le personnel du CGRI en deux catégories : les gardiens officiels et les bassidjis. L’article 13 divise les bassidjis en trois catégories : bassidjis ordinaires, bassidjis actifs et bassidjis spéciaux. Les bassidjis ordinaires sont décrits comme des personnes « de divers pans de la société qui croient en la Constitution de la République islamique d’Iran et aux objectifs de la Révolution islamique ». Après avoir achevé une formation générale, ils sont intégrés et organisés au sein d’une « armée de 20 millions de personnes », terme consacré par Rouhollah Khomeini, premier Guide suprême de l’Iran, peu après la révolution de 1979, et devenu une référence pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988) pour évoquer les efforts de l’État en vue de la mobilisation de masse d’enfants et de jeunes dans des campagnes militaires.</p>



<p>L’article 93 autorise explicitement les enfants de moins de 15 ans à devenir des bassidjis ordinaires, ce qui, de fait, ne fixe aucune limite d’âge minimum.</p>



<p>Les bassidjis actifs sont des bassidjis ordinaires qui « se portent volontaires pour être mobilisés » et peuvent « collaborer avec le CGRI pour mener des missions désignées » après avoir achevé une formation. L’article 94 permet aux enfants âgés de 15 ans et plus de devenir bassidjis actifs.</p>



<p>Les bassidjis spéciaux, aussi décrits comme « gardiens honoraires », sont ceux qui « disposent des qualifications d’un gardien [officiel] et, après avoir achevé la formation prévue par la présente loi, sont mobilisés et engagés à se tenir à tout instant à la disposition du CGRI si besoin ». L’article 16 permet aux enfants à partir de 16 ans de devenir des bassidjis spéciaux.</p>



<p>Bien que les autorités qualifient souvent les bassidjis de « forces populaires » ou de « forces du peuple » du CGRI, ces unités ne sont en réalité pas volontaires. Les membres du Bassidj perçoivent une indemnisation financière. Plusieurs lois et politiques imposent par ailleurs au gouvernement d’octroyer aux bassidjis des avantages en ce qui concerne l’emploi, le logement et les emprunts bancaires, ainsi que pour l’admission dans les établissements d’enseignement supérieur ; des éléments qui renforcent le risque de recrutement d’enfants issus de populations pauvres, particulièrement dans un contexte de graves difficultés économiques.</p>



<p>Les autorités iraniennes doivent immédiatement publier des instructions explicites interdisant aux forces armées en Iran, y compris aux structures bassidji du CGRI, d’enrôler des enfants de moins de 18 ans et imposant de veiller à ce que les bassidjis et autres membres des forces armées déjà enrôlés qui ont moins de 18 ans soient immédiatement exonérés de leurs obligations militaires.</p>



<p>L’Iran est partie à la Convention relative aux droits de l’enfant, qui interdit le recrutement d’enfants de moins de 15 ans. Le Protocole facultatif à la Convention, que l’Iran a signé mais pas ratifié, interdit l’enrôlement obligatoire d’enfants de moins de 18 ans par les États, ainsi que la participation d’enfants de moins de 18 ans aux hostilités. Au titre du droit international humanitaire coutumier, contraignant pour l’Iran, la conscription ou l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans dans les forces ou les groupes armés, ou leur utilisation à des fins de participation active aux hostilités, constituent des crimes de guerre.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>D’après les autorités iraniennes, les frappes menées par Israël et les États-Unis ont tué plus de 1 900 personnes, dont 249 femmes et 216 enfants. Les États-Unis ont notamment mené une frappe choquante sur une école à Minab, qui a tué 168 personnes, dont plus de 100 enfants. L’enquête d’Amnesty International sur l’attaque a démontré que l’école avait été directement frappée par des munitions à guidage de précision et que les forces des États-Unis n’avaient pas fait tout ce qui était en leur pouvoir pour vérifier que la cible définie était un objectif militaire.</p>



<p>Les attaques menées par la République islamique d’Iran ont tué au moins 16 personnes en Israël, quatre en Cisjordanie et 23 dans des États du Conseil de coopération des États arabes du Golfe.</p>



<p>Ce n’est pas la première fois que les autorités iraniennes bafouent le droit international humanitaire en recrutant des enfants : pendant les années 1980, comme elles l’ont elles-mêmes admis, plus de 550 000 enfants avaient été recrutés comme enfants soldats et envoyés combattre pendant la guerre Iran-Irak, et au moins 36 000 d’entre eux avaient été tués.</p>
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		<title>Israël. L’attaque de missile lancée par l’Iran, qui a tué neuf civil·e·s « doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/israel-lattaque-de-missile-lancee-par-liran-qui-a-tue-neuf-civil%c2%b7e%c2%b7s-doit-donner-lieu-a-une-enquete-pour-crime-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 07:41:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël. L’attaque de missile lancée par l’Iran, qui a tué neuf civil·e·s « doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre » Une frappe de missile menée par les autorités de la République islamique d’Iran contre la ville israélienne de Beit Shemesh, qui a tué neuf civil·e·s &#8211; notamment quatre adolescent·e·s -, doit [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Israël. L’attaque de missile lancée par l’Iran, qui a tué neuf civil·e·s « doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre »</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>La frappe contre le quartier de Ramat Lehi a détruit la synagogue de Tiferet Israel</li>



<li>Une nouvelle enquête montre qu’aucun objectif militaire ne se trouvait à proximité du lieu de la frappe</li>



<li>« L’arme employée dans cette frappe est terriblement imprécise » &#8211; Erika Guevara-Rosas</li>
</ul>



<p>Une frappe de missile menée par les autorités de la République islamique d’Iran contre la ville israélienne de Beit Shemesh, qui a tué neuf civil·e·s &#8211; notamment quatre adolescent·e·s -, doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre, a déclaré Amnesty International dans une nouvelle enquête.</p>



<p>La frappe, survenue juste avant 14 heures, heure locale, le 1er mars dans le quartier de Ramat Lehi, a détruit la synagogue Tiferet Israel et causé des dégâts de grande ampleur à l’abri anti-bombes situé en dessous. Quelque 46 personnes ont également été blessées.</p>



<p>Amnesty International a analysé des preuves numériques authentifiées, rendues publiques sur les réseaux sociaux, de même que des photos et des vidéos que l’organisation a recueillies sur le site de la frappe, et a déterminé qu’un missile balistique iranien a été utilisé dans cette attaque.</p>



<p>« L’arme employée dans le cadre de la frappe de l’Iran contre le quartier de Ramat Lehi en Israël est terriblement imprécise et transporte une énorme ogive, ce qui la rend totalement inadaptée à une utilisation dans des zones civiles densément peuplées », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice des recherches, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International.</p>



<p>Les recherches d’Amnesty International n’ont pas conclu à la présence de cibles militaires légitimes dans la proximité immédiate du lieu de l’attaque. L’objectif militaire le plus proche du site d’impact semble être une base militaire située près de la ville de Sdot Micha, qui se trouve à environ 3,5 kilomètres à l’ouest.</p>



<p>« Cette attaque a détruit une synagogue et un abri anti-bombes &#8211; deux sites qui auraient dû permettre aux civil·e·s de trouver refuge et de se mettre en sécurité. Neuf civil·e·s ont été tués, parmi lesquels quatre mineur·e·s. Cette frappe doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre », a déclaré Erika Guevara-Rosas.</p>



<p>« L’utilisation par les autorités iraniennes d’un missile balistique dans cette frappe en fait une attaque sans discrimination et donc une violation du droit international humanitaire. Le fait de lancer une attaque sans discrimination qui blesse ou tue des civil·e·s ou endommage des biens de caractère civil est un crime de guerre. Une enquête indépendante et impartiale doit être diligentée, et toute personne dont la responsabilité pénale est attestée par suffisamment d’éléments de preuve doit être traduite en justice dans le cadre d’un procès équitable. »</p>



<p>Amnesty International a confirmé l’authenticité de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrant une munition tombant sur la ville de Beit Shemesh. La trajectoire de la munition et l’ampleur des dégâts sur la scène de la frappe correspondent à l’utilisation d’un missile balistique transportant une large ogive, plutôt qu’un missile de croisière ou une munition de plus petite taille transportée par un drone. Des images des effets de la frappe montrent la synagogue anéantie, ainsi que des dégâts de grande ampleur dans un rayon d’environ 500 mètres.</p>



<p>Les médias israéliens ont signalé que l’ogive utilisée pesait environ 500 kg. Amnesty International n’est pas en mesure de confirmer la charge de l’arme employée. Une analyse de 2024 sur la précision des missiles balistiques iraniens a déterminé que ceux-ci manquent régulièrement leur cible d’au moins un demi-kilomètre.</p>



<p>Entre les 16 et 19 mars, Amnesty International a recueilli les propos de quatre personnes ayant survécu à l’attaque, et d’un secouriste arrivé peu après la frappe. L’organisation a aussi analysé des images satellite du site avant et après l’attaque afin de confirmer l’ampleur de la destruction.</p>



<h4 class="wp-block-heading">« Nous sommes tous désespérés. Nous sommes brisés »</h4>



<p>Neuf civil·e·s ont été tués : trois membres d’une fratrie &#8211; Sara Biton, 13 ans, Avigail Biton, 15 ans, et Yaakov Biton, 17 ans ; Gabriel Revah, 16 ans ; Oren Katz, 46 ans ; Sara Elimelech, 67 ans, et sa fille, Ronit Elimelech, 45 ans ; et Bruria Cohen, 76 ans, et son fils, Yossi Cohen, 41 ans.</p>



<p>Le rabbin Yitzak Biton a perdu trois de ses enfants dans cette attaque. Le matin de l’attaque, il avait donné un cours à des personnes étudiant la Torah. Ses deux filles, Sara et Avigail, ont convaincu son fils Yaakov de se rendre à l’abri anti-bombes le plus proche avec elles, tandis que lui, son épouse Tamar, et Rachel, sa fille de quatre ans, sont restés à leur domicile à un pâté de maison de la synagogue.</p>



<p>Il a déclaré à Amnesty International : « Le plafond et le toit [de leur maison] se sont effondrés [&#8230;] J’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu la zone où se trouvait la synagogue. Elle était en feu, et de la fumée très noire s’élevait vers le ciel. J’avais peur d’y aller [&#8230;] Quand j&rsquo;ai trouvé le courage de le faire, j’ai vu que la synagogue était complètement détruite, et que l’abri [anti-bombes] était éventré. L’abri n’était pas sûr. Il n’a fourni aucune protection.</p>



<p>« J’ai perdu, non pas un, ni deux, mais trois enfants [&#8230;] En un jour, brutalement, la moitié de la famille a disparu. »</p>



<p>Sarah Fanny Amar, 53 ans, se trouvait dans l’abri quand le missile s’est abattu sur la synagogue. Elle a déclaré à Amnesty International : « Il y a eu un grand fracas [&#8230;] J’étais suspendue à du métal, et couverte par du métal. Avant l’explosion, j’étais assise, alors l’onde de choc m’a fait tomber. Autour de moi tout était sombre et poussiéreux [&#8230;] Le plafond s’est écroulé sur moi [&#8230;] J’ai commencé à marcher, mais je ne pouvais presque rien voir, et j’ai avancé à tâtons. Je marchais sur des décombres et des gens [&#8230;] Dehors, il y avait du feu [&#8230;] Des voitures brûlaient [&#8230;] Je suis arrivée sur l’herbe et c’est là que je me suis effondrée. J’ai ouvert les yeux dans une ambulance.</p>



<p>« Avec ces bombes, on n’a plus aucune envie de vivre, de dormir, de manger [&#8230;.] Je ne peux pas vivre comme cela [&#8230;] Même dans l’abri, on n’est pas en sécurité [&#8230;] Je connaissais toutes les personnes qui ont été tuées. »</p>



<p>Nissim Edery, 71 ans, était assis avec son voisin à une centaine de mètres du site de l’attaque. Il a déclaré à Amnesty International : « Au moment de l’explosion, l’onde de choc m’a projeté à quatre ou cinq mètres [&#8230;] J’ai compris qu’un missile s’était abattu sur notre quartier [&#8230;] J’ai marché vers l’explosion, et il y avait un énorme incendie et de la fumée [&#8230;] C’était incroyable de voir la destruction causée par ce missile.</p>



<p>« Je connais trois des victimes, un garçon et ses deux sœurs. Cela m&rsquo;a arraché le cœur [&#8230;] Nous sommes tous désespérés. Nous sommes brisés. »</p>



<p>Reuven Harow, 56 ans, est un secouriste chevronné travaillant pour le service médical d’urgence Magen David Adom. Il est arrivé sur place une dizaine de minutes après l’attaque. Il a déclaré à Amnesty International : « Des personnes sortaient couvertes de sang et d’hématomes [&#8230;] Personne ne savait où le missile était tombé &#8211; il y avait des dégâts partout [&#8230;]</p>



<p>« Des corps avaient explosé [&#8230;] Des restes humains sont restés par terre pendant des heures. On s’est concentrés sur le sauvetage des rescapé·e·s [&#8230;] Les personnes qui prodiguaient des soins sur place &#8211; elles soignaient des membres de leur famille et des amis de la famille qu’elles connaissaient depuis des années. Tout le monde connaît tout le monde ici [&#8230;] Je n’arrêtais pas de répéter « Ça ne peut pas être vrai » [&#8230;] J’avais l’impression de regarder un film. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe en Iran, et ont mené des milliers de frappes dans le pays depuis lors. Les autorités iraniennes ont lancé des attaques en représailles dans toute la région. Le conflit armé s’est rapidement étendu, engendrant des hostilités régionales dans tout le Moyen-Orient, faisant de nombreuses victimes civiles et détruisant des biens de caractère civil. Israël a en outre renforcé ses attaques contre le Liban en réponse aux attaques du Hezbollah.</p>



<p>Selon diverses informations parues dans les médias, les forces iraniennes ont utilisé des bombes à sous-munitions dans diverses attaques en Israël depuis le 28 février, notamment le 18 mars, dans une frappe près de Tel Aviv ayant tué deux personnes. Les armes à sous-munitions sont non discriminantes par nature, et leur usage est prohibé par le droit international humanitaire. L’an dernier, Amnesty International a constaté que le recours des forces iraniennes à des armes à sous-munitions lors de la « guerre des 12 jours » avec Israël a bafoué le droit international humanitaire.</p>



<p>Au 27 mars, selon certaines informations, les attaques israéliennes et étasuniennes avaient tué au moins 1 255 personnes, notamment au moins 100 enfants dans la ville de Minab, en Iran, et plus de 1 116 au Liban. Les attaques iraniennes ont jusqu’à présent causé la mort d’au moins 16 civil·e·s en Israël et quatre en Cisjordanie occupée ; et au moins 23 ont été tuées à travers d’autres pays du Conseil de coopération du Golfe dans la région.</p>
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		<title>Monde. La FIFA et les pays hôtes de la Coupe du monde doivent empêcher que le tournoi devienne une menace pour les fans et les populations</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/monde-la-fifa-et-les-pays-hotes-de-la-coupe-du-monde-doivent-empecher-que-le-tournoi-devienne-une-menace-pour-les-fans-et-les-populations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 14:09:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Monde. La FIFA et les pays hôtes de la Coupe du monde doivent empêcher que le tournoi devienne une menace pour les fans et les populations Des millions de fans de football qui assisteront à la Coupe du monde masculine de la FIFA 2026 au Canada, au Mexique et aux États-Unis risquent d’être confrontés à [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Monde. La FIFA et les pays hôtes de la Coupe du monde doivent empêcher que le tournoi devienne une menace pour les fans et les populations</h2>



<p>Des millions de fans de football qui assisteront à la Coupe du monde masculine de la FIFA 2026 au Canada, au Mexique et aux États-Unis risquent d’être confrontés à des attaques inquiétantes contre les droits humains, notamment du fait des politiques d’immigration abusives et meurtrières des États-Unis, a déclaré Amnesty International le 30 mars 2026. L’organisation de défense des droits humains a prévenu que les graves restrictions des droits à la liberté d’expression et à la liberté de manifestation pacifique menacent la perspective d’un tournoi « sûr, accueillant et inclusif » promis par la FIFA. </p>



<p>Dans son nouveau rapport intitulé <strong><em>L’humanité doit triompher. Défendre les droits et lutter contre la répression pendant la Coupe du monde de la FIFA 2026</em></strong>, Amnesty International présente les graves risques encourus par les fans, les joueurs, les journalistes, les travailleurs et travailleuses et les populations locales dans les trois pays hôtes, et les conséquences auxquelles ces personnes s’exposent. Sous le mandat du président Donald Trump, les États-Unis, où se tiendront les trois quarts des matchs de la Coupe du monde, sont le théâtre d’une crise des droits humains marquée par des politiques d’immigration discriminatoires, des détentions de masse et des arrestations arbitraires par des agents masqués et armés du Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE), du Service des douanes et de la protection des frontières et d’autres agences.</p>



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<p>« Le gouvernement des États-Unis a expulsé plus de 500 000 personnes du pays en 2025, soit plus de six fois le nombre de personnes qui assisteront à la finale de la Coupe du monde au stade Metlife », a déclaré Steve Cockburn, directeur du programme Justice économique et sociale d’Amnesty International.</p>



<p>« L’augmentation sans précédent des arrestations et expulsions illégales n’a été rendue possible que par l’érosion des garanties d’une procédure régulière, qui bafoue les droits à la liberté et à la sécurité de centaines de milliers de personnes migrantes et réfugiées. Ces politiques ont déchiré des populations et instauré un climat de peur partout aux États-Unis. Le pays traverse une période profondément préoccupante, qui affectera certainement les fans souhaitant prendre part aux festivités de la Coupe du monde. »</p>



<p>Les villes hôtes de la Coupe du monde ont subi les conséquences de la répression des droits imposée par le gouvernement des États-Unis. En juin 2025, le président Donald Trump a placé sous le commandement fédéral et déployé à Los Angeles 4 000 membres de la Garde nationale californienne, en réponse à des manifestations contre les opérations menées par les services de l’immigration. Les villes de Dallas, Houston et Miami, qui accueilleront des matchs, ont toutes signé des accords problématiques permettant aux agences locales d’application des lois de collaborer avec l’ICE, ce qui accroît le profilage racial et le ciblage de personnes immigrantes et sape la confiance entre les populations et les responsables locaux de l’application des lois, causant une fragilisation de la sécurité publique.</p>



<p>Le Mexique, également pays hôte de la compétition, a quant à lui mobilisé 100 000 membres du personnel de sécurité, dont des militaires, en réponse aux niveaux élevés de violence, ce qui accroît les risques pour les personnes prenant part à des manifestations. Parmi les personnes concernées figurent notamment des femmes militantes qui prévoient une manifestation pacifique pour le match d’ouverture au stade Azteca à Mexico, afin d’exiger vérité, justice et réparations pour la disparition de leurs proches. Au Canada, les conséquences des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver de 2010 et la crise du logement de plus en plus grave ont soulevé des craintes que des personnes sans abri soient de nouveau déplacées et repoussées encore plus en marge. Le 15 mars, les autorités de Toronto ont fermé un centre de réchauffement d’hiver offrant refuge à des personnes sans abri, car le bâtiment avait été réservé par la FIFA.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une belle compétition ternie par les restrictions de déplacement et les politiques abusives en matière d’immigration des États-Unis</h4>



<p>Pour la seule année 2025, le gouvernement des États-Unis a expulsé plus de 500 000 personnes, dont 230 000 personnes arrêtées dans le pays et 270 000 à la frontière, d’après l’analyse de données officielles du gouvernement effectuée par le New York Times. Nombre de ces personnes ont été expulsées en violation du principe de « non-refoulement », vers des pays tiers avec lesquels elles n’ont aucun lien, où elles ont été confrontées à une détention arbitraire et prolongée.</p>



<p>Partout aux États-Unis, des agents fédéraux, agissant à la manière d’une opération paramilitaire, ont pris pour cible à plusieurs reprises des personnes noires, latino-américaines, asiatiques et d’autres populations de couleur, arrêtant violemment et arbitrairement des personnes, dont des enfants, à proximité de leur domicile, de leur établissement scolaire ou de leur lieu de travail.</p>



<p>De nombreuses populations immigrées souhaiteront vraisemblablement se réunir aux États-Unis pour regarder la Coupe du monde et des millions de supporters viendront du monde entier : l’ICE et d’autres agences représentent donc une menace effrayante pour les personnes vivant dans le pays, pour celles qui se rendront dans le pays pour voir un match et pour les joueurs eux-mêmes.</p>



<p>En raison des interdictions de voyager imposées par le gouvernement de Donald Trump, les fans de Côte d’Ivoire, d’Haïti, d’Iran et du Sénégal ne pourront pas entrer sur le territoire pour soutenir leur équipe, sauf si ces personnes étaient titulaires d’un visa en cours de validité avant le 1er janvier 2026. D’autres supporters s’exposent à une surveillance intrusive, puisqu’il a été proposé que les personnes se rendant dans le pays mettent leurs réseaux sociaux à disposition à des fins de vérification et de recherche de contenus « anti-américains ».</p>



<p>« Malgré le nombre ahurissant d’arrestations et d’expulsions, ni la FIFA ni les autorités étasuniennes n’ont fourni de garanties que les fans et les populations locales seront protégés du profilage ethnique et racial, des descentes aveugles et des détentions et expulsions illégales », a déclaré Steve Cockburn.</p>



<p>« Seules quatre des 16 villes hôtes ont à ce jour publié leurs plans relatifs aux droits humains, et aucun des plans présentés ne fait état de protection contre l’application abusive des lois relatives à l’immigration. Cette Coupe du monde n’est plus le tournoi à “risque modéré” que la FIFA estimait qu’il serait : que ce soit pour protéger les personnes face à l’ICE, préserver le droit de manifester ou empêcher que des personnes se retrouvent sans abri, des mesures urgentes sont nécessaires en vue de veiller à ce que cette Coupe du monde soit à la hauteur de la promesse initiale. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le droit de manifester et la liberté d’expression menacés</h4>



<p>Les Coupes du monde entraînent souvent des manifestations et il existe des risques que celles-ci soient réprimées.</p>



<p>Partout aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les droits à la liberté d’expression et à la liberté de réunion pacifique ont fait l’objet de restrictions. Le gouvernement de Donald Trump a particulièrement pris pour cible des étudiant·e·s étrangers manifestant contre le génocide actuellement perpétré par le gouvernement d’Israël à Gaza, et des citoyen·ne·s étasuniens qui manifestaient ou surveillaient des opérations agressives d’application de la politique d’immigration ont été tués par des agents fédéraux.</p>



<p>Au Canada, une vague de manifestations contre le génocide à Gaza s’est élevée, et des manifestations pacifiques de grande ampleur et des campements de manifestant·e·s étudiants ont notamment été dispersés ou évacués de manière injustifiée par la police.</p>



<p>Au Mexique, des manifestations liées à la Coupe du monde ont également été organisées par des habitant·e·s des villes hôtes dénonçant les coupures d’eau, les obstacles à l’accès à la terre, l’augmentation des coûts et la gentrification causés par la construction d’infrastructures. La nature militarisée de la force de sécurité déployée au Mexique pour le tournoi entraîne des risques que les manifestations soient encore davantage réprimées.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les droits humains doivent rester au cœur du tournoi</h4>



<p>À seulement 10 semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde, l’engagement de la FIFA à organiser un tournoi dans lequel tout le monde « se sentira en sécurité, inclus et libre d’exercer ses droits » requiert une action urgente en vue d’éviter que cette belle compétition ne se solde par un résultat malheureux. Des membres de groupes LGBTQI+ au Royaume-Uni et en Europe ont déclaré qu’il était dangereux que leur présence soit visible pendant le tournoi.</p>



<p>« Alors que la FIFA génère des revenus records grâce à la Coupe du monde 2026, il est inacceptable que les fans, les populations, les joueurs, les journalistes et les travailleurs et travailleuses paient le prix fort. C’est à ces personnes, et non pas aux gouvernements, aux sponsors ou à la FIFA, qu’appartient le football, et leurs droits doivent être placés au cœur du tournoi », a déclaré Steve Cockburn.</p>



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</div>


<section id="section-260c97b9" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information </h4>



<p>Amnesty International fait partie de la Sports &amp; Rights Alliance, un mouvement de supporters, d’athlètes, de travailleurs et travailleuses, de membres de populations locales et d’organisations de défense des droits humains appelant la FIFA à travailler avec les pays hôtes en vue de protéger les personnes et populations des villes où se tient la compétition.</p>

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		<title>Malte. Sept années d’injustice : il faut abandonner les charges pesant sur les « Trois de l’El Hiblu »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/malte-sept-annees-dinjustice-il-faut-abandonner-les-charges-pesant-sur-les-trois-de-lel-hiblu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 07:38:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malte. Sept années d’injustice : il faut abandonner les charges pesant sur les « Trois de l’El Hiblu » Ce samedi 28 mars marque le septième anniversaire de l&#8217;arrestation à Malte d&#8217;Amara Krumak, d&#8217;Abdalla Bari et de Kone Tiemoko Abdul Kader – alias les « Trois de l’El Hiblu » – pour s&#8217;être opposés à [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Malte. Sept années d’injustice : il faut abandonner les charges pesant sur les « Trois de l’El Hiblu »</h2>



<p>Ce samedi 28 mars marque le septième anniversaire de l&rsquo;arrestation à Malte d&rsquo;Amara Krumak, d&rsquo;Abdalla Bari et de Kone Tiemoko Abdul Kader – alias les « Trois de l’El Hiblu » – pour s&rsquo;être opposés à leur renvoi forcé vers la Libye, où ils risquaient d&rsquo;être victimes de persécutions, de tortures et de violations graves des droits humains. Pour cet acte de résistance, les autorités maltaises les ont inculpés d’« actes de terrorisme » et d’autres infractions.</p>



<p>« Il est inconcevable que les  » Trois de l’El Hiblu « , qui ont survécu à des violences en Libye, à un naufrage et à une tentative de renvoi illégal, risquent aujourd’hui la réclusion à perpétuité simplement pour avoir fait valoir leurs droits et tenté d’esquiver de nouvelles violences », a déclaré Dinushika Dissanayake, directrice régionale adjointe pour l’Europe à Amnesty International.</p>



<p>En mars 2019, les trois adolescents (alors âgés de 15, 16 et 19 ans) ont fui la Libye à bord d’un canot pneumatique surchargé, en compagnie de 108 personnes. Lorsque le canot a commencé à se dégonfler, ils ont été secourus par le cargo El Hiblu, sollicité par l’opération navale de l’Union européenne (UE) en Méditerranée pour porter secours à l’embarcation en détresse.</p>



<p>Après le sauvetage, le capitaine du navire a tenté de ramener les personnes à bord en Libye, ce qui aurait constitué une violation du droit international, qui exige que les personnes secourues soient conduites en lieu sûr. Lorsque les passagers ont compris ce qui se passait, ils ont cédé à la panique. Ils ont supplié le capitaine de l’El Hiblu, certains affirmant qu’ils préféraient mourir plutôt que retourner en Libye ; le navire a alors fait demi-tour et mis le cap sur Malte.</p>



<p>À l’arrivée, les autorités maltaises ont affirmé que les trois jeunes avaient pris le contrôle du navire par la force. Ils ont été inculpés de crimes graves passibles de la réclusion à perpétuité en vertu de la législation maltaise relative au terrorisme, et sont encore enlisés dans des procédures judiciaires qui n’auraient jamais dû être engagées.</p>



<p>« La Libye n’est pas un pays sûr. En s’opposant à leur renvoi, ils ont contribué à empêcher une grave violation du droit international qui aurait très probablement entraîné d’atroces souffrances pour eux-mêmes et beaucoup d’autres. Nul ne doit être sanctionné pour avoir sollicité une protection. Amnesty International exprime sa solidarité avec Amara, Abdalla et Kone, qui endurent depuis sept ans une terrible injustice. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une longue liste de manquements</h4>



<p>Au cours des sept dernières années, les autorités maltaises ont constamment manqué à leurs obligations envers ces trois jeunes hommes, dont deux étaient encore mineurs lorsqu’ils ont été arrêtés. Elles n’ont pas pris en compte leur intérêt supérieur en tant que mineurs, les ont placés en détention dans une prison pour adultes de haute sécurité et les ont soumis à une procédure judiciaire applicable aux adultes.</p>



<p>Par ailleurs, Amnesty International déplore les problèmes de procédure et les lacunes de l&rsquo;enquête qui ont compromis l&rsquo;équité du procès : par exemple, des témoins clés n&rsquo;ont jamais été convoqués, notamment des passagers qui avaient été secourus. Malgré l&rsquo;absence de preuves de violences, les autorités ont maintenu des accusations liées au terrorisme qui sont sans fondement.</p>



<p>« Malte a engrangé toute une série de manquements dans la gestion de cette affaire. Ces jeunes hommes n’ont pas bénéficié d’un procès équitable et ont été traités comme des adultes, passant sept années de leur jeunesse dans un trou noir juridique – au lieu de consacrer ce temps à leurs études, à leur travail et, tout simplement, à grandir sans menaces de poursuites judiciaires », a déclaré Dinushika Dissanayake.</p>



<p>Kone Tiemoko Abdul Kader est actuellement détenu dans un centre pour migrants au Royaume-Uni et risque d&rsquo;être extradé vers Malte. Amnesty International s&rsquo;oppose à son extradition, car il serait alors renvoyé vers des procédures qui n&rsquo;auraient jamais dû être intentées.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une injustice de plus en plus admise</h4>



<p>Amnesty International salue les récentes déclarations de quatre expert·e·s indépendants des Nations unies qui, en janvier, ont vivement critiqué la manière dont Malte a géré cette affaire et ont demandé l’abandon des poursuites. Ils ont notamment fait part de leur inquiétude quant aux accusations de « terrorisme », qui « ne semblent pas reposer sur des actes criminels violents ou coercitifs », ainsi qu&rsquo;à la violation du droit à un procès équitable et au non-respect des droits de l&rsquo;enfant.</p>



<p>Ces experts ont également rappelé que l&rsquo;opération navale de l&rsquo;UE en Méditerranée avait donné l’ordre au navire El Hiblu, au nom des garde-côtes libyens, de ramener les personnes secourues en Libye, ordonnant ainsi un renvoi forcé illégal (pushback). Ce qui fait écho à la coopération persistante de l&rsquo;UE avec la Libye, où les droits des réfugié·e·s et des migrant·e·s sont bafoués de manière systématique et généralisée en toute impunité. Les informations selon lesquelles l&rsquo;Union européenne chercherait à étendre sa coopération en matière de migration et de contrôle des frontières avec les Forces armées arabes libyennes (FAAL), groupe armé qui fait autorité de facto dans l&rsquo;est et le sud de la Libye, sont très préoccupantes, compte tenu des antécédents des FAAL en matière de crimes de guerre et de violations du droit international.</p>



<p>« Comme l’a dit Amnesty International dès le début, cette affaire illustre parfaitement ce qui pose problème dans la politique migratoire de l’UE en Méditerranée centrale. Il est de plus en plus largement admis que ces accusations sont injustifiées et profondément iniques.</p>



<p>« Criminaliser des personnes pour avoir sollicité une protection ne fait que prolonger leur souffrance et aggraver leur traumatisme. Au bout de sept ans, ces jeunes hommes ont suffisamment subi. Malte doit abandonner les poursuites et classer l’affaire sans suite », a déclaré Dinushika Dissanayake.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 22 janvier 2025, la Cour d’appel de La Valette a estimé que Malte était compétente pour juger l’affaire, qui doit donc continuer d’être entendue par le tribunal correctionnel de Malte. Les audiences préliminaires sont en cours.</p>
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		<title>Union européenne. Le Parlement européen donne son feu vert à la détention punitive et aux programmes d’expulsion</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/union-europeenne-le-parlement-europeen-donne-son-feu-vert-a-la-detention-punitive-et-aux-programmes-dexpulsion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 10:47:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36001</guid>

					<description><![CDATA[<p>En réaction au vote du Parlement européen, le 26 mars 2026, concernant sa position sur le Règlement de l’Union européenne (UE) relatif au retour, Eve Geddie, directrice du Bureau d’Amnesty International auprès des institutions européennes, a déclaré : « Aujourd’hui, le Parlement européen a voté en faveur de l’extension des mesures punitives et restrictives de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>En réaction au vote du Parlement européen, le 26 mars 2026, concernant sa position sur le Règlement de l’Union européenne (UE) relatif au retour, Eve Geddie, directrice du Bureau d’Amnesty International auprès des institutions européennes, a déclaré :</p>



<p>« Aujourd’hui, le Parlement européen a voté en faveur de l’extension des mesures punitives et restrictives de l’UE en matière de détention et d’expulsion. Cet accord, fruit d’une collaboration entre le Parti populaire européen (PPE) et des groupes politiques favorables aux politiques anti-immigration, a été adopté à l’issue de négociations menées à la hâte, sans examen approfondi ni évaluation sérieuse en termes de droits humains.</p>



<p>« Cela témoigne d’une tendance croissante vers des politiques migratoires de plus en plus marquées par les préjudices, l’exclusion et la rigueur, ayant des répercussions inquiétantes sur le respect des procédures légales et l’élaboration de politiques fondées sur des informations prouvées. Loin de réduire l’immigration clandestine, ces propositions risquent de plonger davantage de personnes dans des situations précaires.</p>



<p>« Le vote du Parlement européen se traduit par un durcissement des critères, des sanctions et des restrictions disproportionnées imposées aux personnes faisant l’objet d’une décision de retour, et par des détentions plus fréquentes et plus longues, au mépris des normes juridiques internationales.</p>



<p>« Par ailleurs, les personnes concernées risquent d’être envoyées dans des  » centres de retour « , ou centres de rétention extraterritoriaux, dans des pays où elles n’ont jamais mis les pieds. Amnesty International le dit sans équivoque : ces centres de retour comportent de graves risques de violations des droits humains, ne peuvent être mis en place dans le respect de ces droits et doivent être rejetés en bloc. »</p>


<section id="section-ae04cee2" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information</h3>



<p>En mars 2025, la Commission européenne a présenté une proposition de Règlement en matière de retour visant à remplacer la Directive « retour » en vigueur. En décembre 2025, Amnesty International a averti que la position de négociation du Conseil européen sur cette proposition impliquait des mesures de détention, des sanctions et des privations de droits sans précédent en fonction de la situation au regard de la législation sur l’immigration.</p>



<p>Le 9 mars 2026, la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) du Parlement européen a adopté sa position sur le Règlement en matière de retour. Cette décision fait suite à des négociations et à des votes menés à la hâte sur deux textes différents, dont un compromis proposé par le Parti populaire européen (PPE) avec le soutien des Conservateurs et réformistes européens, d’Europe des nations souveraines et des Patriotes pour l&rsquo;Europe. C&rsquo;est ce texte qui a reçu le soutien définitif de la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures et qui a été adopté ce jour au titre de position de négociation du Parlement sur cette réforme.</p>



<p>Ce vote ouvre la voie à des négociations en trilogue avec le Conseil avant que le Règlement puisse être officiellement adopté. Ces négociations devraient progresser rapidement.</p>

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		<title>États-Unis/Iran. En annonçant que les États-Unis s’en prendront aux centrales électriques iraniennes, Donald Trump menace de commettre des crimes de guerre</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-iran-en-annoncant-que-les-etats-unis-sen-prendront-aux-centrales-electriques-iraniennes-donald-trump-menace-de-commettre-des-crimes-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 08:16:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>États-Unis/Iran. En annonçant que les États-Unis s’en prendront aux centrales électriques iraniennes, Donald Trump menace de commettre des crimes de guerre Réagissant aux propos du président étasunien Donald Trump, selon lesquels les États-Unis reporteraient de cinq jours les frappes contre les centrales électriques et l’infrastructure énergétique iraniennes, en attendant l’issue de discussions sur la « [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">États-Unis/Iran. En annonçant que les États-Unis s’en prendront aux centrales électriques iraniennes, Donald Trump menace de commettre des crimes de guerre</h2>



<p>Réagissant aux propos du président étasunien Donald Trump, selon lesquels les États-Unis reporteraient de cinq jours les frappes contre les centrales électriques et l’infrastructure énergétique iraniennes, en attendant l’issue de discussions sur la « résolution des hostilités », Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer et des politiques à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« Le président Trump doit retirer ses menaces profondément irresponsables concernant des actes qui auraient un impact catastrophique sur des millions de civil·e·s. La décision de ne pas procéder à de telles attaques doit se fonder sur l’obligation faite aux États-Unis, en vertu du droit international humanitaire, d’éviter les préjudices aux populations civiles &#8211; et non pas dépendre de négociations politiques. Poursuivre ce type d’attaques aurait des conséquences dévastatrices à long terme et fragiliserait grandement le cadre juridique international conçu pour protéger les civil·e·s en temps de guerre.</p>



<p>« Les autorités de la République islamique d’Iran doivent elles aussi retirer leurs menaces de représailles contre des centrales électriques utilisées par les États-Unis et Israël, ainsi que contre d’autres infrastructures économiques, industrielles et énergétiques dans les États membres du Conseil de coopération du Golfe. Elles doivent mettre fin à toutes les attaques illégales contre les infrastructures énergétiques et usines de dessalement dans les pays membres du CCG. Les installations de dessalement sont cruciales dans la distribution d’eau potable à des millions de civil·e·s dans cette région aride. Elles doivent en outre cesser les attaques illégales contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Les autorités iraniennes doivent aussi rétablir immédiatement la connexion complète au réseau Internet. »</p>



<p>« S’en prendre intentionnellement à des infrastructure civiles telles que des centrales électriques est généralement prohibé. Même dans les cas limités où elles peuvent constituer des cibles militaires, une partie à un conflit ne peut tout de même pas attaquer de centrales électriques si cela risque de causer des dommages disproportionnés aux civil·e·s. Ces centrales étant essentielles afin de répondre aux besoins de base et de protéger les moyens de subsistance de dizaines de millions de civil·e·s, le fait de les bombarder serait disproportionné et donc illégal en vertu du droit international humanitaire, et pourrait constituer un crime de guerre.</p>



<p>« En menaçant de mener des frappes de ce type, les États-Unis indiquent dans les faits leur empressement à plonger un pays entier dans l’obscurité, à potentiellement priver sa population de ses droits fondamentaux à la vie, à l’eau, à la nourriture et à des soins de santé, ainsi que de son droit à un niveau de vie suffisant, et à lui faire subir de terribles souffrances.</p>



<p>« Quand les centrales électriques s’effondrent, les conséquences sont terribles et immédiates. Les stations de pompage d’eau cesseraient de fonctionner, l’eau propre se ferait rare, et des maladies évitables se répandraient. Les hôpitaux se retrouveraient sans électricité ni carburant, ce qui se solderait par l’annulation d’opérations chirurgicales et l’arrêt des systèmes d’assistance respiratoire. Les réseaux de production et de distribution de nourriture s’écrouleraient, exacerbant la faim et causant des pénuries alimentaires de grande ampleur. De nombreuses entreprises devraient également fermer, ce qui aurait des conséquences économiques dévastatrices, notamment un chômage de masse.</p>



<p>« Causer des dommages catastrophiques à la production civile d’électricité &#8211; à un moment où le blocage délibéré et prolongé de l’accès à Internet par les autorités iraniennes a déjà laissé la population iranienne isolée &#8211; romprait la dernière connexion des Iranien·ne·s au monde extérieur, notamment l&rsquo;accès à la télévision par satellite, en cette période de danger extrême.</p>



<p>« Le président Trump doit immédiatement retirer ces dangereuses menaces et s’engager à ce que les États-Unis respectent le droit international humanitaire. »</p>


<section id="section-6ec6a9be" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 21 mars, le président étasunien Donald Trump a donné 48 heures à la République islamique d’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, annonçant que les États-Unis « anéantiraient » les centrales électriques iraniennes, « en commençant par la plus grosse », si les autorités iraniennes n’obtempéraient pas. La République islamique d’Iran a déclaré qu’elle répliquerait en visant les « centrales électriques du régime d’occupation [les États-Unis] et les centrales de pays de la région qui fournissent de l’électricité aux bases des États-Unis, ainsi que les infrastructures économiques, industrielles et énergétiques dans lesquelles les États-Unis ont des intérêts » si Donald Trump mettait ses menaces à exécution.</p>



<p>Le 23 mars, le président Trump a déclaré sur les réseaux sociaux que des discussions avec des représentants des autorités iraniennes visant à désamorcer les hostilités s’étaient déroulées à travers le Moyen-Orient. Il a ajouté qu’il avait ordonné un report de cinq jours concernant toutes les frappes militaires programmées contre des centrales électriques iraniennes.</p>



<p>Les attaques menées par la République islamique d’Iran ont déjà endommagé des infrastructures civiles essentielles dans des pays du Conseil de coopération du Golfe. Le 8 mars, le ministère bahreïnite de l’Intérieur a annoncé qu’un drone iranien avait causé des dégâts matériels à une installation de dessalement de l’eau. Le vice-président du Service de l’électricité et des eaux de Bahreïn a déclaré à la télévision d’État que cette attaque n’affectait pas la distribution d’eau, ni la capacité du réseau d’eau.</p>



<p>Le 19 mars, le Conseil de l’Organisation maritime internationale (OMI) a condamné les menaces et attaques émanant de la République islamique d’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz. Au 24 mars, l’OMI avait confirmé 18 épisodes ayant eu un impact sur des navires commerciaux « dans le détroit d’Ormuz et au Moyen-Orient », dont certains ont fait des morts et des blessés parmi des marins, en plus de dégâts matériels.</p>



<p>Au 6 mars, les autorités iraniennes avaient déclaré que les frappes lancées par Israël et les États-Unis avaient tué 1 332 personnes. Le 15 mars, le ministère de la Santé a signalé que 223 femmes et 202 mineur·e·s figuraient parmi ces victimes. Au moins 21 personnes ont été tuées dans les États du CCG (six au Koweït ; deux à Bahreïn ; deux en Arabie saoudite ; huit aux Émirats arabes unis ; et trois en Oman). Selon les médias, les attaques menées par la République islamique d’Iran ont jusqu’à présent causé la mort de 15 personnes en Israël. En Cisjordanie occupée, les frappes de la République islamique ont fait trois morts.</p>

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