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	<title>Pauvreté et droits humains Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Pauvreté et droits humains Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Israël et Territoire palestinien occupé. Une crise sanitaire négligée touche les personnes âgées à Gaza dans le contexte du blocus maintenu par Israël sur l’aide et les médicaments</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une enquête de HelpAge International révèle l’impact sur la santé physique et mentale des personnes âgées Une grave pénurie d’aliments nutritifs, de médicaments et d’hébergements contribue à des conditions de vie inhumaines « Les droits et les besoins des personnes âgées à Gaza ne doivent pas être ignorés » – Erika Guevara-Rosas À Gaza, les [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/israel-et-territoire-palestinien-occupe-une-crise-sanitaire-negligee-touche-les-personnes-agees-a-gaza-dans-le-contexte-du-blocus-maintenu-par-israel-sur-laide-et-les-medicaments/">Israël et Territoire palestinien occupé. Une crise sanitaire négligée touche les personnes âgées à Gaza dans le contexte du blocus maintenu par Israël sur l’aide et les médicaments</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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<ul class="wp-block-list"><li><strong>Une enquête de HelpAge International révèle l’impact sur la santé physique et mentale des personnes âgées</strong></li><li><strong>Une grave pénurie d’aliments nutritifs, de médicaments et d’hébergements contribue à des conditions de vie inhumaines</strong></li><li><strong>« Les droits et les besoins des personnes âgées à Gaza ne doivent pas être ignorés » – Erika Guevara-Rosas</strong></li></ul>



<p>À Gaza, les personnes âgées subissent une crise négligée concernant leur santé physique et mentale dans le contexte du blocus maintenu par Israël sur l’aide et les médicaments essentiels et de la récente interdiction de certaines organisations humanitaires, révèlent les recherches de HelpAge International et d’Amnesty International.</p>



<p>Lors d<a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/02/Pushed-Beyond-Their-Limits-The-survival-of-older-people-in-Gaza.pdf">’une enquête</a> sur la santé menée par HelpAge International, des personnes âgées ont déclaré que la pénurie de nourriture les avait amenées à sauter des repas, notamment pour que d’autres membres de leur famille puissent manger, et d’autres ont indiqué devoir rationner leurs médicaments pour de graves problèmes médicaux car elles ne pouvaient pas s’en procurer suffisamment.</p>



<p>Des personnes âgées déplacées ont par ailleurs expliqué à Amnesty International que leurs difficultés d’accès à des aliments nutritifs, à un hébergement adapté et aux soins médicaux en raison du blocus maintenu par les autorités israéliennes avaient de très graves conséquences. Les personnes interrogées par l’organisation avaient été déplacées à de multiples reprises depuis octobre 2023.</p>



<p>« Pendant les conflits armés, les besoins des personnes âgées sont souvent négligés. À Gaza, elles subissent une dégradation sans précédent de leur état de santé physique et mentale directement liée aux conditions de vie qui leur sont délibérément imposées par Israël pour aboutir à la destruction physique de la population palestinienne sur ce territoire, a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International.</p>



<p>« L’enquête de HelpAge International révèle que les restrictions illégales, cruelles et inhumaines qu’Israël maintient à l’entrée de l’aide vitale ont un impact sur la capacité des personnes âgées à obtenir des soins et des médicaments essentiels pour elles et limitent leur accès à des aliments nutritifs et des hébergements adaptés.</p>



<p>« Les droits et les besoins des personnes âgées à Gaza ne doivent pas être ignorés. Beaucoup continuent d’endurer des conditions de vie dégradantes et une situation humanitaire dramatique à la suite de la destruction de leurs logements et des déplacements répétés. Les autorités israéliennes doivent lever leur blocus immédiatement et sans condition pour permettre d’acheminer librement des produits essentiels, y compris des médicaments et des matériaux pour construire des abris.</p>



<p>Durant les mois d’hiver, les Palestinien·ne·s de Gaza – qui vivent pour la plupart dans des tentes délabrées ou des abris de fortune – ont également subi des débordements d’eaux usées et d’eaux de pluie tout en étant exposés à des vents violents. Israël a en outre suspendu les autorisations de 37 ONG présentes à Gaza et en Cisjordanie à partir du 1er janvier, en leur ordonnant de cesser leurs activités sous 60 jours.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusions de l’enquête de HelpAge International</h3>



<p>HelpAge International a interrogé 416 personnes âgées à Gaza et publié ses conclusions le 5 février dans un nouveau rapport intitulé<em><span style="text-decoration: underline"><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/02/Pushed-Beyond-Their-Limits-The-survival-of-older-people-in-Gaza.pdf"> Pushed Beyond Their Limits: The survival of older people in Gaza</a></span></em>. Dans un contexte de grave privation alimentaire et d’effondrement des services essentiels, les personnes âgées sont confrontées à des risques spécifiques et souvent négligés. Leurs besoins demeurent majoritairement invisibles. Parmi les principales conclusions du rapport figurent les suivantes :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Les personnes âgées vivent dans des conditions extrêmes de privation de logement :</strong></li></ul>



<p>76 % de celles interrogées vivaient dans des tentes, qui étaient souvent gravement surpeuplées, et 84 % ont déclaré que leurs conditions de vie actuelles nuisaient à leur santé et à leur intimité.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Les déplacements sont incessants et déstabilisants :</strong></li></ul>



<p>79 % ont été déplacées plus de trois fois depuis octobre 2023, ce qui a perturbé le soutien apporté par leur famille et augmenté leur isolement.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Les problèmes de santé sont courants et majoritairement non pris en charge :</strong></li></ul>



<p>Malgré la prévalence élevée des douleurs et maladies chroniques, l’accès aux médicaments était extrêmement limité ; 42 % des personnes interrogées parvenaient à s’en procurer « parfois » et 18 % « rarement », tandis que 68 % avaient réduit ou arrêté leur traitement en raison du manque de stock. L’accès aux soins en général restait à un niveau très bas ; seulement 17 % des personnes ont fait état d’une pleine disponibilité des soins médicaux, et la prise en charge des maladies chroniques était le service qui manquait le plus souvent (dans 31 % des cas).</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>L’insécurité alimentaire est élevée et peut mettre leur vie en danger :</strong></li></ul>



<p>La moitié des personnes interrogées ont déclaré que l’accès à l’aide était plus facile depuis le cessez-le-feu, mais encore 11 % n’avaient pas mangé au cours des dernières 24 heures et 48 % avaient réduit leur ration pour que d’autres personnes puissent manger.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>La santé mentale est mise à rude épreuve et a des effets directs sur l’alimentation :</strong></li></ul>



<p>77 % des personnes ont déclaré que la tristesse, l’anxiété, la solitude ou les insomnies avaient diminué leur appétit et nui à leur bien-être.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« La vie est devenue encore plus difficile. »</h3>



<p>Ces conclusions ont été corroborées par les recherches d’Amnesty International, qui s’est entretenue avec 12 personnes âgées originaires de plusieurs régions de la bande de Gaza occupée vivant toujours dans des tentes au sein de camps pour personnes déplacées à proximité de la ville de Zawaida, où les conditions de vie sont extrêmement dures. Dans la plupart des cas, un membre de leur famille a facilité la communication avec la personne âgée, beaucoup d’entre elles ayant un handicap ou nécessitant une aide pour utiliser un smartphone.</p>



<p>Les personnes interrogées ont déclaré avoir été contraintes d’arrêter ou de rationner leurs médicaments pour des maladies chroniques, car soit ils étaient devenus indisponibles, soit leur prix avait triplé voire quadruplé. D’après l’Organisation mondiale de la santé, au mois d’octobre 2025, moins de 14 des 36 hôpitaux de Gaza fonctionnaient partiellement et moins d’un tiers des services de rééducation étaient ouverts, ce qui limitait fortement l’accès aux soins des personnes âgées.</p>



<p>Certaines personnes âgées avaient perdu beaucoup de poids et la plupart étaient dépendantes des cantines communautaires, qui ne fournissaient pas toujours des aliments adaptés à leurs besoins nutritionnels. Le terrain des camps pour personnes déplacées, souvent irrégulier et sablonneux, empêchait les personnes utilisant des fauteuils roulants ou des déambulateurs de se déplacer librement, ce qui les rendait totalement dépendantes de leurs proches.</p>



<p>Mohammed Bili, 61 ans, a été déplacé sept fois depuis octobre 2023. Il a besoin d’une dialyse trois fois par semaine. Cependant, la structure où il se rendait auparavant a été détruite et il ne reçoit plus que deux dialyses par semaine, qui durent moins longtemps. Il peine à circuler en fauteuil roulant dans le camp et a perdu près de 20 kilos.</p>



<p>Il a déclaré à Amnesty International : « Je souffre de raideur extrême dans les bras et de faiblesse musculaire en raison du fait que je ne peux pas accéder à la dialyse aussi fréquemment qu’il le faudrait. »</p>



<p>Samira Al Shawa, 88 ans, utilisait un déambulateur pour se déplacer de manière autonome. Elle vit aujourd’hui dans un camp pour personnes déplacées, où elle ne peut plus marcher du tout sur le terrain sablonneux. Elle passe la plupart du temps allongée sur un lit improvisé dans sa tente. Des cantines communautaires fournissent de la nourriture à sa famille, mais celle-ci est insuffisante et ne couvre pas ses besoins nutritionnels. Elle a perdu une vingtaine de kilos depuis octobre 2023.</p>



<p>Sadiqa Al Barrawi, environ 90 ans, a été déplacée trois fois depuis octobre 2023. Elle vit actuellement dans une tente au sein du camp pour personnes déplacées d’Al Salam avec son fils, sa belle-fille et leurs quatre enfants. En allant aux toilettes une nuit de janvier 2025, elle est tombée et s’est blessée. À présent, elle ne peut plus se tenir debout ni marcher. Elle a déclaré à Amnesty International : « La vie est devenue encore plus difficile depuis. »</p>



<p>Sadiqa souffre de diabète et d’hypertension. Elle a perdu environ 25 kilos et dépend des cantines communautaires pour se nourrir. Elle a ajouté : « Nous sommes des paysans. Dans notre village, nous avions des terres et les meilleurs aliments frais – et maintenant nous n’avons plus rien. »</p>



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</div>


<section id="section-37a6d1af" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information</h3>



<p>Les personnes de plus de 60 ans représentent environ 5 % de la population de Gaza. Selon le ministère palestinien de la Santé, début décembre 2025, 4 813 personnes âgées avaient été tuées à Gaza depuis octobre 2023, mais ce chiffre ne comprend pas les décès indirects, par exemple liés à la destruction d’infrastructures médicales. D’après un rapport de l’UNWRA, de nombreuses personnes âgées ont perdu le contact avec les personnes qui s’occupaient d’elles en raison des hostilités ou lors des déplacements. Amnesty International a constaté que les personnes âgées sont exposées à des risques accrus dans les situations de conflit armé et que leurs besoins humanitaires sont systématiquement ignorés.</p>



<p>En décembre 2024, Amnesty International a conclu qu’Israël était en train de commettre un génocide à Gaza, après avoir établi que cet État avait perpétré des actes interdits par la Convention sur le génocide avec l’intention spécifique de détruire la population palestinienne de Gaza, en perpétrant des homicides et des atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale ainsi qu’en soumettant délibérément cette population à des conditions de vie destinées à entraîner sa destruction physique.</p>



<p>Malgré une réduction de l’ampleur des attaques depuis l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025, on ne constate aucun changement significatif dans les conditions infligées par Israël aux Palestinien·ne·s à Gaza et rien n’indique que l’intention israélienne de commettre un génocide ait changé.</p>

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		<title>Un an après le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis, des pratiques autoritaires érodent les droits humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/un-an-apres-le-retour-de-donald-trump-a-la-presidence-des-etats-unis-des-pratiques-autoritaires-erodent-les-droits-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion du premier anniversaire du retour du président Trump à la tête des États-Unis, Amnesty International a sonné l’alarme face aux pratiques de plus en plus autoritaires employées dans le pays et à l’érosion dévastatrice des droits humains. Dans un nouveau rapport rendu public mardi 20 janvier, intitulé  Ringing the Alarm Bells: Rising Authoritarian [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>À l’occasion du premier anniversaire du retour du président Trump à la tête des États-Unis, Amnesty International a sonné l’alarme face aux pratiques de plus en plus autoritaires employées dans le pays et à l’érosion dévastatrice des droits humains.</p>



<p>Dans un nouveau rapport rendu public mardi 20 janvier, intitulé  <em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/01/Ringing-the-Alarm-Bells.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ringing the Alarm Bells: Rising Authoritarian Practices and Erosion of Human Rights in the United States</a></em>, Amnesty International indique que l’explosion des pratiques autoritaires sous l’administration Trump, notamment la fermeture de l’espace civique et les atteintes à l’état de droit, fragilise les droits humains aux États-Unis et au-delà.</p>



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</div>



<p>« Nous sommes tous témoins d’une dangereuse trajectoire ayant déjà mené à une urgence en matière de droits humains sous la présidence Trump », a déclaré Paul O’Brien, directeur exécutif à Amnesty International États-Unis. « En détruisant les normes et en concentrant les pouvoirs, l’administration essaie d’empêcher qui que ce soit de lui demander des comptes. Il ne fait aucun doute que les pratiques autoritaires de l’administration Trump fragilisent les droits humains et exacerbent les risques auxquels sont exposés les journalistes et les personnes qui s’expriment ou protestent, notamment les manifestant·e·s, les avocat·e·s, les étudiant·e·s et les défenseur·e·s des droits humains. »</p>



<p>Le rapport couvre 12 domaines interconnectés dans lesquels l’administration Trump fissure les pilliers d’une société libre, notamment les attaques contre la liberté de la presse et l’accès à l’information, la liberté d’expression et de réunion pacifique, les organisations de la société civile et les universités, les opposant·e·s politiques et les voix critiques, les juges, les avocat·e·s et le système judiciaire, ainsi que le droit à une procédure régulière. Le rapport recense aussi des attaques contre les droits des personnes réfugiées et migrantes, la désignation de certaines populations comme boucs émissaires et le recul de garanties de non-discrimination, le recours à l’armée sur le territoire national, le démantèlement de mesures de responsabilisation des entreprises et de lutte contre la corruption, et des tentatives d’affaiblissement de systèmes internationaux conçus pour protéger les droits humains.</p>



<p>Comme cela est expliqué dans le rapport, ces tactiques autoritaires se renforcent mutuellement : des étudiant·e·s sont arrêtés et maintenus en détention pour avoir manifesté sur des campus, des agglomérations entières sont envahies et terrorisées par des agents masqués du Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE), et la militarisation dans certaines villes à travers les États-Unis se banalise. Parallèlement, des manœuvres d’intimidation visant la presse compromettent sa capacité à dénoncer violations des droits humains et abus ; les représailles contre les manifestations dissuadent le public de s’exprimer ; l’amplification de la surveillance et de la militarisation alourdit le coût de l’opposition ; et les attaques visant les tribunaux, les avocat·e·s et les organes de suivi rendent l’établissement des responsabilités plus difficile. Ces tactiques portent clairement atteinte aux droits humains, notamment à la liberté d’expression et de réunion pacifique, à la liberté de la presse, à l’accès à l&rsquo;information, à l’égalité et la non-discrimination, au respect des garanties procédurales, à la liberté économique, au droit de ne pas être placé en détention arbitraire, au droit de demander l’asile, au droit à un procès équitable, et même au droit à la vie.</p>



<p>Amnesty International constate de longue date l’emploi systématique de pratiques similaires dans des pays du monde entier. Si les contextes diffèrent, ces gouvernements consolident les pouvoirs, contrôlent l’information, discréditent les voix critiques, sanctionnent l’opposition, réduisent l’espace civique, et affaiblissent des mécanismes censés garantir l’obligation de rendre des comptes.</p>



<p>« Les attaques contre l’espace civique et la primauté du droit, ainsi que l’érosion des droits humains aux États-Unis, reflètent des schémas observés et dénoncés ailleurs dans le monde depuis des décennies par Amnesty International », a déclaré Paul O’Brien. « Il est important de signaler que notre expérience montre que lorsqu’il devient manifeste que les pratiques autoritaires sont pleinement établies, les institutions censées limiter les abus de pouvoir ont déjà été fortement compromises. »</p>



<p>Dans le rapport, Amnesty International présente une liste exhaustive de recommandations – adressée à la branche exécutive des États-Unis, au Congrès, aux gouvernements des États et aux collectivités locales, ainsi qu’aux organes chargés de l’application des lois, à des acteurs internationaux et à d’autres gouvernements, à des entreprises, notamment du secteur des technologies, et au public &#8211; dans le but d’inverser cette tendance à l’acceptation des pratiques autoritaires et de prévenir la normalisation de la répression accrue et des violations des droits humains. L’organisation demande l’adoption en urgence de mesures visant à protéger l’espace civique, à rétablir des garanties relatives à l’état de droit, à renforcer l’obligation de rendre des comptes et à garantir que les violations des droits humains ne soient ni ignorées, ni considérées comme inévitables.</p>



<p>« Nous pouvons, et nous devons, nous forger un chemin différent », a déclaré Paul O’Brien. « Les pratiques autoritaires ne peuvent prendre racine que si on les laisse se banaliser. Nous ne pouvons laisser cela se produire aux États-Unis. Ensemble, nous avons tous et toutes la possibilité et le devoir de nous montrer à la hauteur de ce moment difficile de notre histoire et de protéger les droits humains. »</p>



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		<title>États-Unis. Un nouveau rapport dévoile les violations des droits humains commises dans les centres de détention d’« Alligator Alcatraz » et de Krome en Floride</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-un-nouveau-rapport-devoile-les-violations-des-droits-humains-commises-dans-les-centres-de-detention-d-alligator-alcatraz-et-de-krome-en-floride/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
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		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amnesty International publie le 4 décembre 2025 un nouveau rapport recensant les traitements cruels, inhumains et dégradants commis dans deux centres de détention des services de l’immigration en Floride : le centre de détention des Everglades (également connu sous le nom d’« Alligator Alcatraz ») et le centre de traitement des services de Krome Nord [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-un-nouveau-rapport-devoile-les-violations-des-droits-humains-commises-dans-les-centres-de-detention-d-alligator-alcatraz-et-de-krome-en-floride/">États-Unis. Un nouveau rapport dévoile les violations des droits humains commises dans les centres de détention d’« Alligator Alcatraz » et de Krome en Floride</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Amnesty International publie le 4 décembre 2025 un nouveau rapport recensant les traitements cruels, inhumains et dégradants commis dans deux centres de détention des services de l’immigration en Floride : le centre de détention des Everglades (également connu sous le nom d’« Alligator Alcatraz ») et le centre de traitement des services de Krome Nord (appelé Krome).</p>



<p>Ce rapport intitulé <span style="text-decoration: underline"><em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/12/AMR5105112025ENGLISH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Torture and enforced disappearances in the Sunshine State: Human rights violations at “Alligator Alcatraz” and Krome in Florida,</a></em></span> révèle que des violations des droits humains s’apparentant dans certains cas à de la torture sont perpétrées dans les centres de Krome et d’« Alligator Alcatraz », dans un climat de plus en plus hostile à l’égard des immigrant·e·s en Floride sous la houlette du gouverneur Ron DeSantis, dont l’administration intensifie la criminalisation et la détention massive de personnes migrantes et en quête de sécurité. Ces conclusions ont été recueillies au cours d’une mission de recherche menée en septembre 2025.</p>



<p>« Ces conclusions confirment l&rsquo;existence d&rsquo;un système sciemment instauré pour sanctionner, déshumaniser et cacher les souffrances des personnes placées en détention, a déclaré Ana Piquer, directrice régionale pour les Amériques à Amnesty International. Les services chargés de l&rsquo;application des lois relatives à l&rsquo;immigration ne peuvent pas agir en dehors du cadre légal ni se soustraire aux normes relatives aux droits humains. Ce que nous observons en Floride devrait alerter toute la région. »</p>



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<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/12/AMR5105112025ENGLISH.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h3 class="wp-block-heading">« Alligator Alcatraz » : une catastrophe sur le terrain des droits humains cautionnée par l’État de Floride</h3>



<p>Les recherches ont conclu que les personnes détenues arbitrairement au centre d’« Alligator Alcatraz » vivent dans des conditions inhumaines et insalubres : toilettes qui débordent avec des excréments s&rsquo;infiltrant là où les gens dorment, accès limité aux douches, exposition aux insectes sans dispositifs de protection, éclairage allumé 24 heures sur 24, nourriture et eau de mauvaise qualité, et manque d&rsquo;intimité, notamment du fait de la présence de caméras au-dessus des toilettes.</p>



<p>Selon les personnes interrogées, l&rsquo;accès aux soins médicaux est irrégulier, insuffisant, voire inexistant, ce qui les expose à un grave risque de préjudice physique et psychologique. En outre, elles sont toujours menottées lorsqu&rsquo;elles se trouvent à l&rsquo;extérieur de leur cage. Les autres traitements qui sont infligés aux détenus s&rsquo;apparentent à de la torture, notamment le fait d&rsquo;être placés dans la « boîte », une structure en forme de cage de 60 cm par 60 cm dans laquelle ils sont enfermés à titre de punition, parfois pendant des heures d’affilée, exposés aux intempéries et quasiment sans eau, les mains et les pieds attachés à des entraves au sol.</p>



<p>« Alligator Alcatraz » fonctionne en dehors de tout contrôle fédéral et les systèmes élémentaires de suivi mis en œuvre dans les établissements du Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE) ne s’appliquent pas. L&rsquo;absence de mécanismes d&rsquo;enregistrement ou de suivi des personnes qui y sont détenues favorise la détention au secret et constitue une disparition forcée lorsque les familles se voient refuser toute possibilité de connaître le lieu de détention et de contacter leur avocat.</p>



<p>« Ces conditions épouvantables et insalubres à Alligator Alcatraz illustrent une pratique de négligence délibérée visant à déshumaniser et sanctionner les personnes qui y sont détenues, a déclaré Amy Fischer, directrice du programme Droits des personnes réfugiées et migrantes à Amnesty International États-Unis. Cette absence totale de contrôle, c&rsquo;est irréel. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Centre de détention de Krome : surpeuplé, chaotique et dangereux</h3>



<p>Au centre de détention de Krome de l’ICE, géré par une société privée à but lucratif, les recherches ont montré que malgré la présence d&rsquo;installations médicales sur place, les détenus ont rapporté de graves négligences médicales, notamment l&rsquo;absence de traitements et d&rsquo;examens. Les personnes détenues à Krome ont confirmé les précédentes informations faisant état de violations des droits humains. Notamment des cas de surpopulation et d&rsquo;isolement cellulaire prolongé et arbitraire, l&rsquo;absence de soins médicaux adéquats, des toilettes qui débordent, l&rsquo;impossibilité d&rsquo;accéder aux douches, l&rsquo;éclairage permanent et la climatisation défectueuse.</p>



<p>Les personnes détenues ont raconté avoir été victimes de violences et de mauvais traitements de la part des gardiens. Des membres du personnel d&rsquo;Amnesty International ont vu un gardien claquer violemment sur la main blessée d&rsquo;un homme le volet métallique de la porte d’une cellule d&rsquo;isolement. D&rsquo;autres détenus ont déclaré avoir été frappés et roués de coups de poing par des gardiens, ajoutant qu’il leur est difficile d’avoir accès à un avocat et qu’ils ignorent combien de temps va durer leur détention et ce qui va leur arriver.</p>



<p>« La surpopulation extrême, la négligence médicale et les rapports faisant état de traitements humiliants et dégradants à Krome brossent un tableau inquiétant marqué par les atteintes aux droits humains », a déclaré Amy Fischer.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Toutes les personnes enfermées dans un centre de détention souffrent » : application des lois relatives à l’immigration et détention en Floride</h3>



<p>En février 2025, la Floride a adopté des lois extrêmes et discriminatoires en matière d&rsquo;immigration qui mettent gravement en péril les communautés immigrées. L&rsquo;extension des accords 287(g), qui habilitent les forces de l&rsquo;ordre locales à agir en tant qu&rsquo;agents de l&rsquo;immigration et à détenir des personnes pour des motifs liés à leur statut migratoire, a conduit à des arrestations injustifiées, à un profilage ethnique et à une peur généralisée qui empêche des familles de se rendre dans les écoles, les hôpitaux et d&rsquo;autres services essentiels.</p>



<p>La Floride est devenue un terrain d&rsquo;essai pour une politique abusive en matière d&rsquo;application des lois relatives à l&rsquo;immigration, étroitement alignées sur le programme raciste et hostile aux immigrés du gouvernement de Donald Trump. Sous la houlette du gouverneur Ron DeSantis, l&rsquo;État a renforcé la criminalisation de l’immigration et s&rsquo;est appuyé sur des pouvoirs d&rsquo;exception étendus pour intensifier les détentions massives. Depuis janvier 2025, la Floride a augmenté de plus de 50 % le nombre de personnes détenues pour des motifs liés à l&rsquo;immigration. Rien qu&rsquo;entre juin et août 2025, l&rsquo;État a attribué 34 contrats sans appel d&rsquo;offres pour un montant total de plus de 310 millions d’euros à « Alligator Alcatraz », dont les coûts de fonctionnement annuels sont estimés à 390 millions d’euros, tout en réduisant de plusieurs milliards d’euros les fonds destinés à des programmes essentiels en matière de soins de santé, de sécurité alimentaire, d&rsquo;aide en cas de catastrophe et de logement.</p>



<p>« Le choix de privilégier la sanction, la déshumanisation et la cruauté au détriment de la protection sociale est aussi irréfléchi que consternant », a déclaré Amy Fischer.</p>



<p>La détention liée à l&rsquo;immigration aux États-Unis présente depuis longtemps un bilan marqué par des violations. Le président Donald Trump a augmenté son utilisation de près de 70 % depuis le début de son second mandat, tandis que les conditions de détention se dégradent fortement. Sur les 24 décès au moins survenus sous la garde de l&rsquo;ICE depuis octobre 2024, six ont eu lieu dans des établissements de Floride, dont quatre à Krome.</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/12/AMR5105112025ENGLISH.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>


<section id="section-fed9f912" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Recommandations</h3>



<p>Amnesty International appelle le gouvernement de Floride et le gouvernement fédéral à lutter contre les violations systémiques des droits humains dans les centres de détention des services de l’immigration. Elle engage les autorités de Floride à fermer Alligator Alcatraz et à interdire l’usage des centres de détention pour migrants gérés par l&rsquo;État. L&rsquo;État doit mettre fin au recours abusif à des pouvoirs d&rsquo;exception, suspendre tous les marchés publics sans appel d&rsquo;offres et réorienter les fonds destinés à la détention vers des programmes essentiels en matière de soins de santé, de logement et d&rsquo;aide en cas de catastrophe. Autres recommandations, il faut interdire les entraves, l&rsquo;isolement cellulaire et l’enfermement punitif à l&rsquo;extérieur ; garantir un accès confidentiel à un avocat et à des services d&rsquo;interprétation ; mener des enquêtes transparentes et indépendantes sur les actes de torture et la négligence médicale ; et mettre en œuvre un contrôle indépendant et efficace de tous les centres de détention.</p>



<p>Au niveau fédéral, le gouvernement américain doit mettre fin à son système cruel de détention massive des immigrants, cesser de criminaliser l’immigration et interdire l&rsquo;usage d’établissements publics à des fins de détention par les services fédéraux de l’immigration. Le gouvernement fédéral doit garantir des enquêtes approfondies sur tous les décès, les allégations de torture en détention et autres violations, et se conformer aux normes internationales en matière de droits humains. En outre, il doit procéder à un examen complet des contrats conclus par l&rsquo;ICE avec des acteurs étatiques et privés afin de garantir le respect des droits humains, de rétablir les protections pour les « lieux sensibles » &#8211; écoles, hôpitaux et églises notamment &#8211; et d’augmenter les fonds fédéraux destinés à financer les services de représentation juridique universelle et d&rsquo;interprétation dans les procédures d&rsquo;immigration.</p>



<p>« Les conditions constatées dans les centres d’Alligator Alcatraz et de Krome ne sont pas des cas isolés ; elles illustrent au contraire un système délibérément cruel destiné à punir ceux qui cherchent à se construire une nouvelle vie aux États-Unis, a déclaré Amy Fischer. Nous devons cesser de placer en détention les membres de notre communauté immigrée et les personnes en quête de sécurité, et œuvrer en faveur de politiques migratoires humaines et respectueuses des droits. »</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-un-nouveau-rapport-devoile-les-violations-des-droits-humains-commises-dans-les-centres-de-detention-d-alligator-alcatraz-et-de-krome-en-floride/">États-Unis. Un nouveau rapport dévoile les violations des droits humains commises dans les centres de détention d’« Alligator Alcatraz » et de Krome en Floride</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>L’industrie mondiale de l’habillement tire profit du déni du droit de se syndiquer dans les principaux pays de production</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/lindustrie-mondiale-de-lhabillement-tire-profit-du-deni-du-droit-de-se-syndiquer-dans-les-principaux-pays-de-production/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/lindustrie-mondiale-de-lhabillement-tire-profit-du-deni-du-droit-de-se-syndiquer-dans-les-principaux-pays-de-production/">L’industrie mondiale de l’habillement tire profit du déni du droit de se syndiquer dans les principaux pays de production</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<section class="wp-block-amnesty-core-hero aimc-ignore has-dark-background" style="aiic:ignore;background-image:url('https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/304464-1444x710.jpg')"><div class="container"><div class="hero-contentWrapper"><h1 class="hero-title"><span>L’industrie mondiale de l’habillement <br>tire profit du déni du droit de <br>se syndiquer dans les principaux <br>pays de production</span></h1><p class="hero-content">Deux nouveaux rapports révèlent que de grandes enseignes de la mode prospèrent sur le dos d’une main-d’œuvre sous-payée, majoritairement féminine, réduite au silence par la contrainte.</p></div></div><div class="image-metadata is-image"><span class="image-metadataItem image-copyright" aria-hidden="true">© Allison Joyce/Getty Images</span></div></section>

<section id="section-108f77cd" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>Des gouvernements, des usines et des marques mondiales de mode tirent profit de la répression constante des ouvrières et ouvriers de la confection et des violations de leurs droits du travail au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka, écrit Amnesty International dans deux rapports complémentaires publiés le 27 novembre 2025.</p>



<p>Ces deux rapports, intitulés <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Stitched-Up_FINAL-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em></a> et <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Abandoned-by-Fashion_FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em></a>, font état de violations généralisées portant atteinte à la liberté syndicale dans l’industrie de l’habillement, qui se manifestent par des atteintes aux droits des travailleurs·euses et par des actes de harcèlement et de violence de la part des employeurs.</p>



<p>« L’alliance détestable entre des marques de mode, des propriétaires d’usines et les gouvernements du Bangladesh, de l’Inde, du Pakistan et du Sri Lanka soutient une industrie connue pour ses violations endémiques des droits humains. En ne respectant pas le droit des ouvrières et ouvriers de la confection à constituer des syndicats et à négocier collectivement, ce secteur prospère depuis des décennies grâce à l’exploitation d’une main-d’œuvre largement sous-payée, surchargée de travail et essentiellement féminine, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>


<section id="section-7a13aa7a" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Stitched-Up_FINAL-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em></a> » en anglais.</strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Abandoned-by-Fashion_FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em></a> » en anglais </strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire la synthèse du rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8929_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em> » en français</a></strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire la synthèse du rapport <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8930_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em> » en français</a></strong></li>
</ul>

</div></section>


<p>« Il s’agit d’une mise en accusation de l’ensemble du modèle économique de l’industrie de l’habillement, qui sacrifie les droits des travailleurs·euses au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka sur l’autel de sa quête incessante de profits pour les actionnaires d’entreprises de la mode majoritairement occidentales. »</p>



<p>Ces deux rapports s’appuient sur des recherches menées par Amnesty International entre septembre 2023 et août 2024, notamment sur 88 entretiens couvrant 20 usines dans les quatre pays. Parmi eux, 64 travailleurs·euses, 12 dirigeant·e·s syndicaux et défenseurs·euses des droits du travail, dont plus de deux tiers de femmes. En novembre 2023, Amnesty International a également envoyé à 21 grandes marques et détaillants basés dans neuf pays, dont l’Allemagne, le Danemark, le Japon, l’Espagne, la Suède, le Royaume-Uni, les États-Unis et la Chine, un questionnaire leur demandant des informations sur leurs politiques en matière de droits humains, le suivi et les actions concrètes liées à la liberté syndicale, à l’égalité des genres et aux pratiques d’achat. Adidas, ASOS, Fast Retailing, Inditex, le Groupe Otto et Primark ont fourni des réponses complètes ; beaucoup ont renvoyé des informations partielles, notamment M&amp;S et Walmart, tandis que d’autres n’ont pas répondu, dont Boohoo, H&amp;M, Desigual, Next et Gap.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Les managers nous crient dessus en nous disant que si nous rejoignons le syndicat, nous serons aussi renvoyés »</h3>



<p>L’industrie mondiale de l’habillement fait depuis longtemps l’objet d’un examen pour les atteintes aux droits humains signalées dans ses chaînes d’approvisionnement et son modèle commercial. En Asie du Sud, les travailleurs·euses, en particulier les femmes, sont systématiquement privés de leurs droits en raison de contrats informels et précaires, de salaires de misère, de discriminations et de conditions de travail précaires.</p>



<p>Dans les quatre pays étudiés, les ouvrières et ouvriers du textile ont déclaré qu’ils n’adhèrent pas à des syndicats par crainte de répercussions de la part des employeurs. Tou·te·s les syndicalistes interrogés par Amnesty International ont décrit un climat de peur dans lequel les contremaîtres et les directeurs d’usine harcèlent, licencient et menacent fréquemment les ouvrières et ouvriers au motif qu’ils fondent un syndicat ou en font partie, en violation flagrante de leur droit à la liberté d’association.</p>



<p>« Lorsque les travailleurs·euses essaient de faire entendre leurs voix, ils sont ignorés. Lorsqu’ils tentent de s’organiser, ils sont menacés et licenciés. Enfin, lorsqu’ils protestent, ils sont battus, on leur tire dessus et on les arrête », a déclaré Taufiq*, employé d’une ONG qui défend les droits du travail au Bangladesh.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Les violations des droits humains sont quotidiennes, dans quasiment chaque usine »</h3>



<p>Les autorités des quatre pays se servent de nombreux moyens pour dissuader les travailleurs·euses de s’organiser ou les priver de leurs droits du travail par des pratiques antisyndicales, en entravant le droit de grève, comme les obstacles spécifiques à l’organisation syndicale dans les zones économiques spéciales (ZES), et en remplaçant les syndicats indépendants par des organes alliés de la direction.</p>



<p>Au Bangladesh, des restrictions juridiques privent les travailleurs et travailleuses du droit à la liberté syndicale dans les nombreuses zones économiques spéciales (ZES) où la majeure partie des vêtements sont confectionnés. Les ouvrières et ouvriers sont encouragés à constituer des associations ou des comités d’aide sociale, dont les moyens d’organisation et de représentation sont limités. Les autorités répriment avec violence les manifestations des travailleurs de l’habillement et instrumentalisent la loi pour sanctionner celles et ceux qui participent à des manifestations largement pacifiques.</p>



<p>En Inde, un grand nombre d’ouvrières à domicile dans l’industrie de l’habillement, qui travaillent en dehors de l’usine à la broderie ou à la finition des vêtements, ne sont pas reconnues comme employées par le droit du travail du pays et ne peuvent donc pas bénéficier d’une retraite, d’allocations de protection sociale liées à l’emploi ou d’une affiliation à un syndicat.</p>



<p>Au Pakistan, les ouvrières et ouvriers de l’industrie textile luttent au quotidien pour obtenir un salaire minimum et des contrats de travail. Le sous-paiement des salaires en raison de l’absence de contrôles et de contrats en bonne et due forme, est endémique. En outre, la décentralisation de l’administration du droit du travail, ainsi que la répression antisyndicale généralisée imputable au gouvernement, ont conduit à un déni effectif du droit à la liberté syndicale pour les travailleurs et travailleuses des zones économiques spéciales (ZES).</p>



<p>Au Sri Lanka, les ouvrières et ouvriers des zones franches d’exportation (ZFE) se voient privés de leur droit à la liberté syndicale par des mesures administratives trop complexes qui dressent des obstacles souvent insurmontables à la formation d’un syndicat. Ceux qui parviennent à se syndiquer subissent harcèlement et intimidation, et sont souvent licenciés, car les autorités de l’État ne les protègent pas contre les représailles des propriétaires d’usines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les grandes enseignes mondiales de la mode – un allié précieux des gouvernements répressifs</h3>



<p>Les entreprises de la mode contribuent à la vulnérabilité des ouvrières et ouvriers, car elles n’assument pas leurs responsabilités en matière de droits humains, transformant la diligence requise et les codes de conduite en QCM. Elles permettent le développement de chaînes d’approvisionnement opaques et se montrent disposées à se fournir en main-d’œuvre auprès de gouvernements et de partenaires commerciaux qui ne contrôlent pas les mauvaises pratiques au travail et n’y remédient pas, ou répriment activement la liberté syndicale. Du fait de l’absence de législation sur le devoir de diligence dans de nombreux pays, les marques ne sont pas tenues de rendre des comptes sur leurs chaînes d’approvisionnement, ce qui favorise une industrie d’extraction et d’exploitation. Lorsque ces lois existent, leur mise en œuvre et leur portée sont encore en projet.</p>



<p>Aux termes du droit international et des normes internationales, notamment des Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et des Principes directeurs à l’intention des entreprises multinationales de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les entreprises de la mode sont tenues d’identifier et de traiter tous les risques et les répercussions de leurs activités sur les droits humains en faisant preuve de la diligence requise à toutes les étapes de leur chaîne d’approvisionnement. Cependant, dans la plupart des États producteurs de vêtements, du fait de l’absence de législation contraignante, les atteintes aux droits des ouvrières et ouvriers s’enracinent dans les chaînes d’approvisionnement, sans que des mesures réelles ne soient prises en vue d’y remédier. En outre, les gouvernements des pays où ces marques mondiales ont leur siège n’ont pas pris de mesures afin d’empêcher les atteintes commises à l’étranger par des entreprises relevant de leur juridiction.</p>



<p>En raison du manque de transparence des chaînes d’approvisionnement mondiales, peu d’éléments permettent de déterminer si les politiques en matière de droits humains sont ou non mises en œuvre au niveau des usines. Les 21 enseignes de mode et détaillants interrogés ont tous des codes de conduite pour les fournisseurs, ou des politiques ou principes liés aux droits humains, qui affirment que l’entreprise s’engage à protéger le droit à la liberté syndicale des ouvrières et ouvriers. Malgré ce soi-disant engagement de la part des marques, Amnesty International a constaté que très peu de syndicats indépendants sont actifs au niveau des chaînes d’approvisionnement des entreprises de mode dans les quatre pays. Ce déni de la liberté syndicale et de négociation collective entrave les initiatives visant à prévenir, atténuer et réparer les violations des droits humains émaillant les chaînes d’approvisionnement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« L’accès à la justice est généralement très limité pour toutes les femmes… et c’est encore plus vrai pour les femmes dalits »</h3>



<p>En Asie du Sud, la majorité de la main-d’œuvre de l’industrie textile est constituée de femmes, qui sont souvent des migrantes rurales ou des membres de castes marginalisées. Malgré leur nombre, elles sont sous-représentées dans la direction des usines, ce qui reproduit fréquemment le système patriarcal qui règne à l’extérieur, ainsi que les discriminations existantes fondées sur la classe, l’ethnie, la religion et la caste.</p>



<p>Les ouvrières du secteur de l’habillement déclarent subir régulièrement des actes de harcèlement, des agressions et des sévices physiques ou sexuels sur leur lieu de travail. Pourtant, elles obtiennent rarement justice. En raison de l’absence de mécanismes efficaces et indépendants pour recevoir leurs plaintes dans les usines dirigées par des hommes, des restrictions cautionnées par l’État en matière d’organisation et des menaces des employeurs vis-à-vis de celles qui se syndiquent, leurs souffrances perdurent.</p>



<p>« J’ai subi des attouchements physiques et des violences verbales. Aucun membre de la direction n’a voulu prêter attention à ma situation, alors j’ai demandé à d’autres femmes de s’organiser. J’ai été menacée de licenciement à de nombreuses reprises », a expliqué Sumaayaa*, une syndicaliste de Lahore, au Pakistan.</p>


<section id="section-b19748c4" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Stitched-Up_FINAL-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em></a> » en anglais.</strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Abandoned-by-Fashion_FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em></a> » en anglais </strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire la synthèse du rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8929_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em> » en français</a></strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire la synthèse du rapport <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8930_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em> » en français</a></strong></li>
</ul>

</div></section>


<h3 class="wp-block-heading">« La liberté d’association est la clé qui ouvre la porte au changement dans l’industrie »</h3>



<p>Comme l’a résumé le Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit de réunion pacifique et la liberté d’association dans un rapport de 2016, « [L]es travailleurs privés de leurs droits de réunion et de libre association ont peu de moyens d’action pour faire évoluer des situations qui accentuent la pauvreté, creusent les inégalités… » Le Comité du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) indique clairement que « les droits syndicaux, la liberté syndicale et le droit de grève sont déterminants pour l’instauration, la préservation et la défense de conditions de travail justes et favorables ».</p>



<p>Amnesty International demande aux États de veiller à ce que toutes les ouvrières et tous les ouvriers puissent exercer leur droit à la liberté syndicale et à la négociation collective, notamment en ayant la possibilité de constituer des syndicats et d’y adhérer au niveau des usines. Les États doivent aussi enquêter sur toutes les violations éventuelles de la législation relative au travail et d’autres lois pertinentes. En cas d’infraction avérée, ils doivent dûment sanctionner les employeurs, y compris par le biais de poursuites en justice, et accorder des réparations adéquates et en temps voulu aux personnes lésées.</p>



<p>Les entreprises doivent de toute urgence prendre des mesures concrètes afin de protéger les droits des travailleurs·euses dans leurs chaînes d’approvisionnement et de favoriser l’autonomisation des ouvrières. Il importe de mettre en place un système de diligence raisonnable obligatoire afin de garantir que les marques demandent des comptes aux usines sur l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement mondiale et, surtout, qu’elles garantissent des voies de recours aux victimes de violations des droits humains et permettent de prévenir toute violation future.</p>



<p>« L’heure est venue d’élaborer une stratégie d’approvisionnement respectueuse des droits humains pour l’industrie mondiale de l’habillement. Une stratégie qui garantisse une véritable liberté syndicale, sanctionne les entraves à son exercice, interdise les représailles contre les syndicats et réexamine l’approvisionnement auprès de tout site qui priverait les travailleurs et travailleuses du droit à la liberté syndicale et à la négociation collective, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« La réussite économique de l’industrie de l’habillement doit aller de pair avec la réalisation des droits des travailleuses et travailleurs. La liberté syndicale est essentielle pour lutter contre les violations de leurs droits. Elle doit être protégée, promue et défendue. »</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size">:<em>* Les noms ont été modifiés pour protéger l’identité des personnes interrogées.</em></p>

</div></section>

<section id="section-66d272d9" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">
<div class="callToAction" role="note" aria-label="agissez dès maintenant !">
				<h2 class="callToAction-preHeading">Appelez les gouvernements du Bangladesh, de l’Inde, du Pakistan et du Sri Lanka à garantir les droits des travailleuses et travailleurs du secteur textile à un travail décent et à la liberté d’association.</h2>
				<h2 class="callToAction-heading">agissez dès maintenant !</h2>
				<p class="callToAction-content"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Arabie saoudite. Les migrants ayant travaillé sur le chantier du métro de Riyad ont été soumis à une décennie de violations dévastatrices</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/arabie-saoudite-les-migrants-ayant-travaille-sur-le-chantier-du-metro-de-riyad-ont-ete-soumis-a-une-decennie-de-violations-devastatrices/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34812</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des migrants s’étant rendus en Arabie saoudite pour travailler sur le chantier du métro de Riyad ont été forcés à payer des frais de recrutement exorbitants, ont travaillé par des températures dangereusement élevées et ont perçu des salaires pitoyables pendant une décennie caractérisée par les abus, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Des migrants s’étant rendus en Arabie saoudite pour travailler sur le chantier du métro de Riyad ont été forcés à payer des frais de recrutement exorbitants, ont travaillé par des températures dangereusement élevées et ont perçu des salaires pitoyables pendant une décennie caractérisée par les abus, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mardi 18 novembre.</p>



<p>Ce rapport, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/EN-_-No-one-wants-to-work-in-these-situations-A-decade-of-abuse-on-the-Riyadh-Metro-project-1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Dix ans d’exploitation sur le chantier du métro de Riyad, recense des atteintes aux droits des travailleurs sur un des projets d’infrastructure phares en Arabie saoudite.</em></a> Présenté comme le « pilier » du système de transport public de Riyad, le métro récemment inauguré a été construit par des entreprises internationales et saoudiennes de renom sous l’égide du gouvernement, et son expansion est en projet. Un grand nombre des travailleurs dont Amnesty International a recueilli les propos se sont cependant vu facturer des frais illégaux afin de trouver du travail, puis ont dû endurer de longues heures de labeur dans des conditions parfois dangereuses pour un salaire minime et discriminatoire.</p>



<p>« Le métro de Riyad est considéré comme le pilier du système de transport de la capitale. Pourtant, son apparence élégante cache une décennie d’abus permis par un cadre de travail qui sacrifie les droits fondamentaux des travailleurs migrants. Croulant déjà sous des frais de recrutements exorbitants, ces travailleurs ont enduré de longues journées de labeur pour un maigre salaire », a déclaré Marta Schaaf, directrice du programme Climat, justice sociale et économique et responsabilité des entreprises à Amnesty International.</p>



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<p>« À ces épreuves vient s’ajouter l’exposition à une chaleur extrême dans un pays où les températures ne cessent d’augmenter en raison du changement climatique induit par les activités humaines. Le fait que ces abus aient persisté pendant des années à travers de multiples entreprises sur un chantier d’infrastructure phare souligne que le gouvernement a échoué de manière flagrante à faire respecter les garanties de protection et à démanteler un système exposant des travailleurs à un risque élevé d’exploitation. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Exploités avant même de quitter leur pays d’origine</h3>



<p>Amnesty International a parlé avec 38 hommes originaires du Bangladesh, d’Inde et du Népal, qui ont été employés par diverses entreprises étrangères et saoudiennes &#8211; notamment de grandes entreprises de construction, des sous-traitants et des sociétés extérieures de fourniture de main-d’œuvre &#8211; pour bâtir le système de métro de Riyad entre 2014 et 2025. Pour la quasi-totalité d’entre eux, les abus ont commencé avant même qu’ils n’arrivent à Riyad, lorsqu’il leur a été demandé de payer entre 700 et 3 500 dollars des États-Unis en frais de recrutement et coûts associés à des agents dans leur pays d’origine, obligeant nombre d’entre eux à s’endetter fortement et exacerbant le risque d’abus supplémentaires.</p>



<p>Souvent, ces montants étaient bien supérieurs aux limites imposées par leur gouvernement et étaient réclamés à ces hommes malgré l’interdiction, prévue dans la législation saoudienne, de demander aux travailleuses et travailleurs de verser des frais de recrutement.</p>



<p>Suman, originaire du Népal, a été forcé à vendre de l’or emprunté à la famille de sa femme, afin de pouvoir payer des frais excessifs en relation avec un emploi offrant un salaire de base d’un montant de 266 dollars mensuels.</p>



<p>« J’ai payé 100 000 roupies (700 dollars des États-Unis) à l’agent de recrutement. Mais pendant les préparatifs – voyage, visites médicales et autres formalités –, j’ai dépensé un total de 200 000 roupies (1 400 dollars). Je n’avais pas d’argent avec moi à ce moment-là [&#8230;]. J’ai emprunté de l’or aux parents de ma femme, je l’ai vendu et j’ai reçu de l’argent liquide [&#8230;]. Comme le prix de l’or a augmenté, j’ai dû rembourser presque le double de ce que j’ai obtenu. Il m’a fallu six mois pour rembourser les prêts. »</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Violations en tous genres en Arabie saoudite</h3>



<p>Une fois en Arabie saoudite, un grand nombre d’entre eux étaient payés moins de 2 dollars des États-Unis par heure, tandis que d’autres gagnaient à peine la moitié de cette somme en tant que manœuvres, agents d’entretien ou travailleurs auxiliaires sur le chantier du métro de Riyad. Presque tous travaillaient plus de 60 heures par semaine. Si la plupart des travailleurs ont déclaré ne pas avoir été directement forcés à faire des heures supplémentaires, leurs salaires de base étaient en réalité si faibles qu’ils avaient l’impression de ne pas avoir d’autre choix. Le fait que le gouvernement n’ait pas fixé de salaire décent universel consacre les salaires de misère pour les travailleurs migrants &#8211; dont la plupart sont racisés -, privant ainsi beaucoup d’entre eux d’un niveau de vie décent.</p>



<p>« En raison de l’inflation au Népal, ce salaire est trop faible pour couvrir les dépenses domestiques. Il part en fumée dès que je paye les frais pour l’éducation de mes enfants et d’autres dépenses. Mais qu’est-ce que je peux faire ? Je dois joindre les deux bouts », a déclaré Nabin à Amnesty International.</p>



<p>Souvent, la chaleur implacable rendait plus difficiles encore les longues journées de travail sur le chantier du métro de Riyad, certains comparant la situation à être « en enfer ». Étant donné que les températures s’élèvent à au moins 40 °C pendant plus de huit heures chaque jour durant les mois d’été, l’interdiction prononcée par le gouvernement sur le travail en extérieur en plein soleil de midi à 15 heures s’est avérée totalement inadaptée pour protéger les travailleurs. Et l’augmentation des températures devrait se poursuivre, l’Arabie saoudite étant confrontée à des chaleurs fréquentes et croissantes, une tendance appelée à s’aggraver, compte tenu du changement climatique planétaire causé par les activités humaines.</p>



<p>« Quand je travaille par une chaleur extrême, j’ai l’impression d’être en enfer. [&#8230;]. Je me demande comment je me suis retrouvé là. Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal pour que</p>



<p>Dieu me punisse ? », a déclaré Indra, du Népal. « Personne ne veut travailler dans de telles conditions par choix. Mais qu’est-ce que je peux faire ? Je n’avais pas de travail au Népal. Je suis venu ici pour soutenir ma famille. C’est pourquoi je dois être prêt à souffrir. »</p>



<p>Janak, venu d’Inde, a déclaré que des supérieurs hiérarchiques, au sein de l’entreprise de sous-traitance qui l’employait, avaient fait pression sur lui pour qu&rsquo;il travaille par des températures extrêmes.</p>



<p>« Les contremaîtres et les ingénieurs nous forçaient à faire des heures supplémentaires même quand il faisait très chaud. Nous leur disions : « On ne peut pas. Il fait extrêmement chaud. » Mais ils répondaient « Continuez à travailler » [&#8230;] Qu&rsquo;est-ce que nous pouvons faire, nous les pauvres ? Nous devons travailler. Nous devons faire un travail difficile. »</p>



<p>De nombreux employés ont également signalé avoir été victimes d’autres abus, tels que la confiscation de leur passeport, des hébergements surpeuplés et insalubres, de la nourriture de mauvaise qualité, et des traitements discriminatoires selon leur rang.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des réformes systématiques et une diligence accrue en matière de droits humains sont requises en urgence</h3>



<p>Les témoignages de ces hommes mettent en évidence non seulement les manquements du gouvernement saoudien, mais aussi l’environnement à haut-risque dans lequel les entreprises &#8211; y compris de grandes multinationales &#8211; opèrent lorsqu’elles décident d’œuvrer sur des projets de construction en Arabie saoudite, secteur tributaire d’un vaste réseau de sous-traitants.</p>



<p>En effet, en dépit de quelques réformes limitées, le système de parrainage (kafala) persiste en pratique. Associé à la faible mise en œuvre de dispositions de protection en faveur des travailleurs &#8211; notamment avec des inspections portant davantage sur le respect par les entreprises de l’effort de nationalisation (« saoudisation ») voulu par le gouvernement et sur la légalité du statut des travailleurs·euses migrants, plutôt que sur la protection de leurs droits &#8211; et à la récente réduction des sanctions pour certaines pratiques abusives au regard du droit du travail, cela crée un climat favorisant l’exploitation. Ce contexte requiert que les entreprises appliquent de manière proactive la diligence requise en matière de droits humains, afin de prévenir la moindre atteinte à ces droits. De telles initiatives sont très limitées en Arabie saoudite, où les droits humains sont systématiquement réprimés, et les libertés d’expression et d’association sont en pratique inexistantes. Si les entreprises ne disposent pas de la capacité ou de la volonté d’évaluer ou d’écarter les risques, elles doivent envisager de renoncer à l’activité concernée.</p>



<p>« Tandis que l’Arabie saoudite poursuit de gigantesques projets très médiatisés, comme la Coupe du monde de 2034, les autorités doivent complètement démanteler le système de kafala et appliquer rigoureusement le droit du travail, conformément aux normes internationales relatives aux droits humains. Renforcer les garanties et veiller à l’obligation de rendre des comptes pour les millions de travailleurs migrants qui rendent ces projets possibles est la seule manière d’assurer qu’ils ne soient plus traités comme si la main-d’œuvre était jetable », a déclaré Marta Schaaf.</p>



<p>« Pour les entreprises établies ou arrivant en Arabie saoudite, ces constats devraient servir de mise en garde claire : suivre une procédure exhaustive de diligence requise en matière de droits humains n’est pas facultatif. Faute de procédures solides en place dès le début et de plan adéquat pour répondre aux problèmes en matière de droits humains, les entreprises risquent d’être directement liées ou de contribuer à des violations systématiques des droits des travailleurs.</p>



<p>« Enfin, les pays d’origine, notamment le Bangladesh, l’Inde et le Népal, doivent assumer leurs responsabilités et protéger leurs ressortissant·e·s en effectuant un suivi de la conduite des agences de recrutement, en enquêtant et en sanctionnant les responsables le cas échéant. Si les responsabilités ne sont pas véritablement établies à travers les pays concernés, le cycle de la violence continuera. »</p>



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		<title>Bangladesh. La crise climatique amplifie la discrimination à l’égard des agent·e·s « invisibles » du secteur de l’assainissement</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/bangladesh-la-crise-climatique-amplifie-la-discrimination-a-legard-des-agent%c2%b7e%c2%b7s-invisibles-du-secteur-de-lassainissement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Oct 2025 12:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34430</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les autorités bangladaises doivent remédier de toute urgence à leur incapacité à défendre les droits des agent·e·s du secteur de l’assainissement, qui sont confrontés à une marginalisation économique et à une discrimination profondément enracinée fondée sur le genre et la caste, ces vulnérabilités qui ne faisant que s’aggraver dans le contexte d’une crise climatique mondiale [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les autorités bangladaises doivent remédier de toute urgence à leur incapacité à défendre les droits des agent·e·s du secteur de l’assainissement, qui sont confrontés à une marginalisation économique et à une discrimination profondément enracinée fondée sur le genre et la caste, ces vulnérabilités qui ne faisant que s’aggraver dans le contexte d’une crise climatique mondiale largement due à la combustion de combustibles fossiles, déclare Amnesty International dans un nouveau rapport.</p>



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<p>Intitulé <strong><em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/10/Left-Behind-in-The-Storm-BD-Dalit-Sanitation.pdf">Abandonnées dans la tourmente : le combat pour l’eau et la dignité des femmes dalits travaillant dans le secteur de l’assainissement</a></em></strong>, ce rapport présente des informations sur les obstacles considérables auxquels sont confrontées les femmes dalits travaillant dans le secteur de l’assainissement dans les districts de Khulna et Satkhira, sur la côte sud-ouest du Bangladesh, pour accéder à l’eau potable et à des installations sanitaires adéquates, ainsi que sur leur vulnérabilité et leur exclusion des programmes d’aide liés au changement climatique. Il montre également que ces travailleuses sont largement invisibles dans les politiques gouvernementales sur le changement climatique, l’eau et l’assainissement en raison de leur caste, de leur genre et de leur profession, alors qu’elles comptent parmi les personnes les plus concernées par ces politiques.</p>



<p>« Étant donné qu’il compte parmi les pays les plus exposés au changement climatique à l’échelle mondiale, le Bangladesh doit s’attaquer aux inégalités de caste profondément enracinées qui ont conduit les communautés dalits côtières, économiquement exclues et marginalisées, à supporter de manière disproportionnée le poids de l’urgence climatique, a déclaré Isabelle Lassée, directrice adjointe de la recherche pour l’Asie du Sud à Amnesty International.</p>



<p>« Un avenir résilient face au changement climatique pour le Bangladesh ne pourra advenir qu’en invitant les voix exclues à participer aux discussions sur l’élaboration des politiques et en garantissant leur protection et leur égalité dans le cadre des mesures de gestion des catastrophes. Le Bangladesh ne peut pas instaurer une résilience efficace face à des sécheresses, des cyclones, des inondations et des chaleurs extrêmes de plus en plus intenses s’il laisse de côté les populations les plus négligées. »</p>



<p>Le rapport s’appuie sur des entretiens menés avec 20 femmes et deux hommes travaillant dans le secteur de l’assainissement et issus des communautés dalits de Khulna et Satkhira, situées dans des zones à basse altitude et inondables, fortement exposées aux effets du changement climatique tels que l’élévation du niveau de la mer, les cyclones, les sécheresses et les inondations. De plus, des responsables du Département de gestion des catastrophes et du Département d’ingénierie de la santé publique, ainsi que des membres des comités locaux WASH et de gestion des catastrophes de ces deux districts ont également été interrogés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Les personnes de caste inférieure sont laissées de côté »</h3>



<p>Des agent·e·s d’assainissement de Khulna et Satkhira ont déclaré ne pas disposer chez eux de raccordement au réseau de distribution d’eau pour boire, se laver, cuisiner et nettoyer. En conséquence, beaucoup sont contraints soit d’acheter et de transporter de l’eau provenant de centres de traitement éloignés, soit de collecter l’eau de pluie ou d’utiliser l’eau des puits publics ou des étangs, cette eau viciée entraînant toute une série de problèmes de santé. Le coût d’achat d’une eau potable sûre constitue un autre obstacle, en particulier pour les familles gagnant entre 3 000 et 8 000 takas (25 à 65 dollars des États-Unis) par mois.</p>



<p>« Notre quartier n’a jamais bénéficié d’infrastructures pour l’eau ni reçu de camions-citernes ou de machines, alors que nous travaillons tous pour le gouvernement [&#8230;] Je pense que nous, les personnes de caste inférieure, sommes laissées de côté », a déclaré un agent d’assainissement à Amnesty International.</p>



<p>Outre la discrimination fondée sur la caste, les femmes agentes d’assainissement de Khulna et Satkhira sont également confrontées à des difficultés spécifiquement liées à leur genre. En tant que femmes, elles assument la charge de la collecte de l’eau, une tâche non rémunérée et difficile, qui restreint leurs possibilités économiques.</p>



<p>Les toilettes que les agent·e·s d’assainissement ont les moyens de construire n’offrent aucune intimité, sont difficiles d’accès et ne résistent pas aux aléas climatiques. De nombreuses femmes agentes d’assainissement retardent leur utilisation des toilettes en raison du manque de sécurité et d’intimité, ce qui entraîne des maladies infectieuses. D’autres ont des difficultés à gérer leur hygiène menstruelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vulnérabilité au changement climatique </h3>



<p>Après le passage du cyclone Remal, l’accès à l’eau potable est devenu encore plus précaire. Piu, un agent d’assainissement, a déclaré : « Je n’arrivais pas trouver de l’eau potable pour boire [&#8230;] Il n’y avait jamais assez d’eau. »</p>



<p>Le rapport montre que les phénomènes météorologiques extrêmes, plus fréquents et violents avec le changement climatique, amplifient davantage encore les inégalités existantes, prenant au piège dans un cycle de vulnérabilité les agent·e·s d’assainissement des régions côtières. Avec 18 cyclones en 17 ans, des villages entiers ont été pris dans un cycle sans fin de reconstructions qu’ils ne peuvent pas supporter financièrement. Des latrines rudimentaires, qui coûtent jusqu’à 3 000 takas (25 dollars des États-Unis), représentent une dépense considérable pour de nombreuses familles, sans compter l’aménagement permettant de les rendre résistantes aux inondations.</p>



<p>Faute d’interventions urgentes permettant de renforcer les politiques de résilience climatique et les efforts visant à lutter contre les pertes et préjudices du point de vue de la caste et du genre, les plans d’adaptation du Bangladesh continueront de renforcer les inégalités et l’exclusion systémiques au lieu de les démanteler et de faire progresser l’égalité.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Négligés par les programmes d’aide et exclus des processus décisionnels</h3>



<p>Les agent·e·s dalits d’assainissement à Khulna et Satkhira jouent un rôle essentiel dans la préservation de la santé publique et des infrastructures sanitaires, ainsi que dans les initiatives de reconstruction après une catastrophe. Pourtant, ils sont rarement amenés à participer aux processus décisionnels liés à ces domaines.</p>



<p>Kishori, une agente d’assainissement, a déclaré : « Les gens s’attendent à ce que je vive dans la saleté et le silence, et chaque fois que j’ai élevé la voix, je n’ai pas été entendue. » Ces femmes dont le travail est essentiel au fonctionnement des systèmes d’assainissement du Bangladesh se voient refuser l’accès aux services mêmes qu’elles contribuent à entretenir.</p>



<p>Après le cyclone Remal, les programmes d’aide gouvernementaux à Khulna et Sathkira n’ont pas donné la priorité aux dalits et ni tenu compte des obstacles à leur inclusion, qui vont de la discrimination systémique profondément enracinée fondée sur la caste et des barrières économiques à l’absence de documents attestant de la propriété foncière et à l’emplacement des quartiers dans des zones sujettes aux inondations. En conséquence, les travailleurs et travailleuses de première ligne restent souvent sans protection et ne sont pas pris en considération.</p>



<p>Le Bangladesh est tenu, au titre du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (ONU), de garantir le droit des populations marginalisées à l’eau et à l’assainissement, et, aux termes de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (ONU), d’adopter des mesures préventives pour éliminer la discrimination structurelle et garantir l’égalité d’accès à tous les droits humains.</p>



<p>Dès lors, conformément à ces obligations contraignantes, les autorités doivent collecter et surveiller des données ventilées par caste, établir un plan d’action national visant à éliminer la discrimination fondée sur la caste et garantir une égalité réelle, ainsi que la participation active, libre et significative des dalits (en particulier des femmes dalits) aux processus décisionnels, à tous les niveaux du gouvernement, notamment en matière de planification pour l’eau et l’assainissement et aussi pour la planification et les interventions concernant les catastrophes.</p>



<p>De plus, et ceci est primordial, le gouvernement bangladais doit adopter une loi exhaustive contre la discrimination incluant la discrimination fondée sur la caste et l’ascendance, s’appliquant aux secteurs public et privé, reconnaissant la discrimination directe et indirecte et prévoyant des mécanismes de plainte accessibles et indépendants ainsi que des recours juridiques utiles.</p>



<p>Amnesty International demande également à tout État ou organisme fournissant un financement au Bangladesh pour l’adaptation et pour faire face aux pertes et dommages de veiller à ce que tous les projets soient conçus avec la contribution pleine et entière, effective et significative des membres de la communauté dalit, mis en œuvre dans le respect des principes d’égalité et de non-discrimination et sur la base de normes mesurables d’inclusion et d’équité, et que les rapports sur les progrès et la mise en œuvre comprennent des données ventilées par caste.</p>



<p>« La discrimination fondée sur la caste et le genre, le manque d’infrastructures inclusives, la marginalisation économique et la vulnérabilité climatique ont convergé pour renforcer les cycles d’exclusion et d’indignité, a déclaré Isabelle Lassée.</p>



<p>« Les conclusions d’Amnesty International reflètent une profonde incapacité du pays à défendre les droits des travailleurs et travailleuses dalits du secteur de l’assainissement. L’absence de données ventilées par caste, de financement ciblé et d’élaboration de politiques inclusives continue de laisser sur le bord du chemin les communautés dalits. »</p>



<p>« Nous appelons également tous les États ou organismes qui fournissent des financements au Bangladesh pour l’adaptation et pour faire face aux pertes et dommages à veiller à ce que tous les projets soient conçus avec la contribution pleine et entière, effective et significative des membres de la communauté dalit, mis en œuvre dans le respect des principes d’égalité et de non-discrimination et sur la base de normes mesurables d’inclusion et d’équité, et à ce que les rapports sur les progrès et la mise en œuvre comprennent des données ventilées par caste. »</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Pakistan. Les agent·e·s des services d’assainissement, en butte à une discrimination systémique et à des violations des droits humains, ont besoin d’une meilleure protection juridique &#8211; Nouveau rapport</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/pakistan-les-agents-des-services-dassainissement-en-butte-a-une-discrimination-systemique-et-a-des-violations-des-droits-humains-ont-besoin-dune-meilleure-protection/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2025 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les autorités pakistanaises doivent veiller à ce que les agent·e·s des services d&#8217;assainissement bénéficient de protections solides, en droit comme dans la pratique, contre la discrimination institutionnalisée fondée sur la religion et la caste, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport qui met en lumière les violations généralisées des droits humains dans ce secteur. Intitulé [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les autorités pakistanaises doivent veiller à ce que les agent·e·s des services d&rsquo;assainissement bénéficient de protections solides, en droit comme dans la pratique, contre la discrimination institutionnalisée fondée sur la religion et la caste, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport qui met en lumière les violations généralisées des droits humains dans ce secteur.</p>



<p>Intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/07/ASA3301202025ENG.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>“Cut Us Open and See That We Bleed Like Them”: Discrimination and Stigmatization of Sanitation Workers</em> </a>in Pakistan, ce rapport relate que les agents du secteur de l&rsquo;assainissement, pour la plupart membres des « castes inférieures » et de minorités religieuses, sont soumis à des pratiques de recrutement et de travail discriminatoires, fondées sur la caste et la religion. À cela s&rsquo;ajoutent la précarité de l&#8217;emploi et les conditions de travail dangereuses, en raison du mépris général pour le bien-être au travail et de la piètre application du droit du travail.</p>



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<p>« Le traitement très injuste réservé aux agent·e·s de l’assainissement au Pakistan les marginalise d’un point de vue social et économique, et bafoue leurs droits fondamentaux au regard du droit international. Bien souvent, ils n’ont d’autre choix que de faire ce travail en raison de préjugés bien ancrés, le système légal du pays ne prenant pas en compte la question de la caste en tant que forme structurelle de discrimination raciale, a déclaré Isabelle Lassée, directrice régionale ajointe pour l’Asie du Sud à Amnesty International.</p>



<p>« Les autorités doivent sans délai prendre des mesures concrètes afin de renforcer les protections dont bénéficient les travailleuses et travailleurs du secteur de l&rsquo;assainissement au Pakistan et s&rsquo;engager à mettre fin à la discrimination fondée sur la caste et la religion dans le pays. » Amnesty International a travaillé en collaboration avec le Center for Law &amp; Justice (CLJ), organisation pakistanaise de défense des droits humains, et s&rsquo;est entretenue avec plus de 230 agents d&rsquo;assainissement, dont 66 ont répondu à un questionnaire visant à identifier les préoccupations communes. Les chercheurs ont animé des groupes de discussion spécifiques et des entretiens individuels en vue de confirmer l&rsquo;existence de formes généralisées de discrimination et de violations des droits du travail à Lahore, Bahâwalpur, Karachi, Umerkot, Islamabad et Peshawar, entre février et septembre 2024.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Les gens ne nous considèrent pas avec respect »</h3>



<p>Les emplois liés à l’assainissement sont stigmatisés, car ils sont traditionnellement occupés par certaines castes associées aux minorités religieuses, comme les chrétiens et les hindous considérés comme « de caste inférieure ».</p>



<p>D’après les résultats recueillis par Amnesty International, 44 % des personnes ayant répondu au questionnaire ont été victimes de stigmatisation du fait de leur profession et désignées par des termes péjoratifs tels que chuhra (nom historique d&rsquo;une caste dalit), bhangi (autre terme pour chuhra), jamadar (« concierge » en ourdou) et issai (terme péjoratif désignant les chrétiens), voire « chien ». La plupart ont déclaré faire régulièrement l’objet de discriminations dans les lieux publics, et notamment de ségrégation en matière de nourriture et d’ustensiles de cuisine.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">« Dès qu’ils savent que vous êtes chrétien, le seul travail qu’ils vous proposent, c’est l’assainissement »</h3>



<p>Parmi les personnes interrogées, 55 % ont reconnu que leur caste/identité religieuse est un aspect déterminant des pratiques de recrutement et d&#8217;embauche discriminatoires. Un habitant de Bahâwalpur a raconté qu&rsquo;il avait passé un entretien pour un poste d&rsquo;électricien, mais lorsque les recruteurs ont découvert qu&rsquo;il était chrétien, ils lui ont proposé un poste dans l&rsquo;assainissement. Il a fini par accepter parce qu&rsquo;il avait besoin d&rsquo;un revenu pour subvenir aux besoins de sa famille.</p>



<p>Les données ventilées relatives au personnel de cinq agences gouvernementales du Pendjab ont validé ces témoignages en mettant en évidence le fait que les chrétiens sont employés de manière disproportionnée à des postes subalternes, mais aussi spécifiquement dans le secteur de l&rsquo;assainissement.</p>



<p>En outre, les recherches ont révélé que les femmes travaillant dans l&rsquo;assainissement subissent un écart de rémunération flagrant par rapport aux hommes et sont plus susceptibles de travailler dans le secteur informel, et que les femmes non musulmanes sont assignées à des tâches « moins propres ». L’une d’entre elles, employée à Karachi, a déclaré : « Les chrétiennes nettoient les toilettes et lavent le linge, tandis que les musulmanes travaillent dans la cuisine. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ils ne sont pas en mesure de refuser un emploi dangereux ou précaire</h3>



<p>D’après ces recherches, il est courant que les agent·e·s des services d&rsquo;assainissement ne soient pas régularisés, ce qui les prive de la sécurité de l&#8217;emploi, d’avantages sociaux et d&rsquo;autres protections juridiques. Seules 44 % des personnes interrogées avaient un emploi permanent et 45 % n&rsquo;avaient pas de contrat écrit, ce qui permet aux employeurs de se soustraire aux exigences de régularisation. Un travailleur d&rsquo;Umerkot a expliqué qu’il n&rsquo;a jamais été régularisé, alors qu&rsquo;il a été employé par le comité municipal pendant 18 ans, sous le statut de journalier pendant toute la durée de son emploi.</p>



<p>Le statut de ces emplois entraîne des disparités : 79 % des personnes interrogées n&rsquo;ont jamais été payées pour leurs heures supplémentaires et 53 % perçoivent un salaire inférieur au salaire minimum (115 dollars américains par mois). Par ailleurs, les travailleurs de ce secteur sont mal protégés par les régimes de sécurité sociale et les programmes d&rsquo;aide sociale.</p>



<p>En outre, ils ne reçoivent pas toujours les équipements de sécurité appropriés et 55 % d&rsquo;entre eux ont déclaré avoir développé des problèmes de santé à cause de leur travail &#8211; allergies, problèmes respiratoires et toux chroniques dus à l&rsquo;exposition aux poussières ou au ramassage des ordures sans gants. Des masques et certains équipements de protection individuelle (EPI) leur ont été fournis pendant la pandémie de COVID-19, mais cette pratique a cessé selon plusieurs travailleurs interrogés pour les besoins de ce rapport.</p>



<p>D’après un agent de Peshawar, ceux qui ne portent pas de gants souffrent fréquemment de brûlures cutanées dues aux acides libérés par les canalisations d’eaux usées et de blessures aux mains causées par des débris de verre. Un travailleur d&rsquo;Islamabad a été amputé d&rsquo;un doigt après s&rsquo;être piqué avec une seringue alors qu&rsquo;il manipulait des déchets sans gants.</p>



<p>Malgré les risques, environ 70 % des personnes interrogées ont déclaré ne pas être en mesure de refuser un emploi, même si elles estiment qu’il est dangereux. Cette crainte s&rsquo;inscrit dans le contexte d&rsquo;un climat général de précarité, puisque leur emploi est temporaire et qu’elles peuvent être licenciées sans autre forme de procédure. Ainsi, 76 % ont déclaré redouter un licenciement immédiat.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Absence de protection légale</h3>



<p>Le Pakistan n&rsquo;a pas de loi de lutte contre la discrimination, ce qui va à l’encontre des obligations qui lui incombent en vertu de plusieurs conventions internationales des Nations unies relatives aux droits humains et de l&rsquo;OIT (Organisation internationale du travail). L&rsquo;article 25 de la Constitution pakistanaise, qui énonce le droit à la non-discrimination, ne mentionne pas non plus la caste comme un motif non autorisé.</p>



<p>Au Pakistan, le droit du travail est éparpillé dans une mosaïque de textes de loi et d&rsquo;ordonnances, et varie selon les provinces depuis 2010, date à laquelle il est devenu compétence provinciale. Rares sont les lois qui mentionnent spécifiquement le travail d&rsquo;assainissement et lorsque c’est le cas, elles ne se réfèrent qu&rsquo;à certains aspects ou ne couvrent pas les travailleurs temporaires et journaliers, alors qu&rsquo;ils représentent une proportion importante de la main-d&rsquo;œuvre de ce secteur. Par conséquent, il faut d’urgence réviser toutes ces lois, ordonnances et réglementations afin de supprimer les ambiguïtés et les lacunes qui excluent les agents des services d&rsquo;assainissement.</p>



<p>Le gouvernement pakistanais doit adopter une législation reconnaissant la discrimination fondée sur la caste, conformément aux obligations internationales du pays en matière de droits humains. Il doit mettre fin aux pratiques de recrutement discriminatoires dans le secteur de l’assainissement, procéder à un examen approfondi et à une modification du droit du travail afin de remédier aux problèmes de sécurité, de mauvais traitements et de discrimination.</p>



<p>« Au Pakistan, les violations du droit du travail vont de pair avec &#8211; et renforcent &#8211; la discrimination et la marginalisation dont sont victimes les agents d&rsquo;assainissement. Amnesty International prône une approche globale, fondée sur les droits humains, qui associe des pratiques de lutte contre la discrimination à l&rsquo;application du droit du travail, afin de remédier aux préjudices historiques, sociaux et économiques que subissent les travailleurs du secteur de l&rsquo;assainissement au Pakistan », a déclaré Isabelle Lassée.</p>



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		<title>Amnesty International met en garde contre les conséquences dévastatrices de la réduction brutale par les États-Unis de l’aide internationale, qui menace les droits humains dans le monde entier</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/amnesty-international-met-en-garde-contre-les-consequences-devastatrices-de-la-reduction-brutale-par-les-etats-unis-de-laide-internationale-qui-menace-les-droits-humains-dans-le-monde-entier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 May 2025 10:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La suspension brutale, incohérente et de grande ampleur par l’administration Trump de l’aide internationale prodiguée par les États-Unis met en péril des millions de vies et les droits fondamentaux dans le monde entier. Dans son rapport intitulé Lives at Risk, rendu public jeudi 29 mai, Amnesty International examine la manière dont ces coupes ont mené [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La suspension brutale, incohérente et de grande ampleur par l’administration Trump de l’aide internationale prodiguée par les États-Unis met en péril des millions de vies et les droits fondamentaux dans le monde entier. Dans son rapport intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/06/Lives-at-Risk-Foreign-Aid-Briefing-May-2025.pdf"><em>Lives at Risk</em></a>, rendu public jeudi 29 mai, Amnesty International examine la manière dont ces coupes ont mené à la suspension de programmes essentiels dans le monde entier, dont beaucoup fournissaient des soins de santé, la sécurité alimentaire, des hébergements, des services médicaux et un soutien humanitaire à des personnes en situation d’extrême vulnérabilité, notamment des femmes, des filles, des victimes de violences sexuelles et d’autres groupes marginalisés, ainsi que des réfugié·e·s et des personnes en quête de sécurité.</p>



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<p>Ces coupes ont été effectuées en réponse au décret intitulé « Reevaluating and Realigning United States Foreign Aid », pris par le président Donald Trump le 20 janvier 2025, ainsi qu’à d’autres décrets ayant désigné certains groupes et programmes spécifiques dans une optique de réduction des aides. Lors de son témoignage les 21 et 22 mai devant le Sénat et la Chambre des représentants des États-Unis, Marco Rubio, le secrétaire d’État, a fourni des réponses faibles ou incomplètes sur les graves répercussions de la mise en œuvre de ce décret sur les droits humains, qui sont contredites par les éléments recueillis par Amnesty et d’autres organisations. Il a même affirmé à tort qu’il n’y avait eu aucun décès lié à ces réductions. Compte tenu de l’ampleur de celles-ci, du nombre et de l’étendue des modèles sérieux prédisant une mortalité importante, et du fait que des décès ont déjà été constatés, l’affirmation selon laquelle il n’y a pas eu de décès découlant de ces réductions défie toute logique.</p>



<p>« Cette décision abrupte et cette mise en œuvre incohérente par l’administration Trump sont irréfléchies et profondément préjudiciables », a déclaré Amanda Klasing, directrice nationale des relations gouvernementales et du plaidoyer à Amnesty International États-Unis. « La décision de supprimer ces programmes de manière aussi abrupte et peu transparente viole le droit international relatif aux droits humains, qui est contraignant pour les États-Unis, et met à mal des décennies de leadership américain dans les efforts humanitaires et de développement au niveau mondial. Si les financements américains ont entretenu au fil des décennies une relation complexe avec les droits humains, l’ampleur et la soudaineté des coupes actuelles ont créé un vide mettant des vies en danger que d’autres gouvernements et organisations d’aide ne sont pas en mesure de combler dans l’immédiat, ce qui porte atteinte aux droits à la vie, à la santé et à la dignité de millions de personnes. »</p>



<p>Les deux domaines dans lesquels les coupes ont causé un préjudice important à l’échelle mondiale sont les réductions forcées &#8211; ou la fermeture complète &#8211; de programmes qui garantissaient des soins de santé et des traitements à des personnes marginalisées, ainsi que de ceux qui soutenaient les migrant·e·s et les personnes en quête de sécurité dans des pays du monde entier.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les droits à la vie et à la santé gravement menacés</h3>



<p>Le gouvernement des États-Unis est depuis longtemps un bailleur de fonds clé de la santé mondiale, investissant dans la prévention du VIH, les programmes de vaccination, la santé maternelle, l’aide humanitaire et plus encore. Depuis la suspension brutale de l’aide par le président Trump dans divers pays, de nombreux services de santé vitaux ont été interrompus ou fermés. Par exemple :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Au Guatemala</strong>, la suppression de financements a perturbé des programmes d’aide aux victimes de violences sexuelles, notamment le soutien nutritionnel à des filles enceintes ayant été violées, ainsi que le soutien médical, psychologique et juridique pour aider les victimes de la violence à reconstruire leur vie après les abus. D’autres coupes ont été effectuées dans des services clés de lutte contre le VIH, notamment la prévention et le traitement.</li><li><strong>En Haïti</strong>, des services de santé et des services de prise en charge à la suite d’un viol ont perdu leur financement, y compris pour les mineur·e·s victimes de violences sexuelles. Les coupes dans le financement de la lutte contre le VIH ont réduit l’accès des femmes et des filles, ainsi que des personnes LGBTI, à la prévention et au traitement.</li><li><strong>En Afrique du Sud</strong>, où sévit l’épidémie de VIH la plus grave au monde, le financement de la prévention du VIH et de services de proximité pour les orphelin·e·s et les mineur·e·s vulnérables, y compris des jeunes victimes de viol, a été supprimé, privant ainsi les personnes concernées de soins.</li><li><strong>En Syrie</strong>, certains services essentiels à Al Hol &#8211; un camp de détention où 36 000 personnes, pour la plupart des mineur·e·s, sont détenues arbitrairement et pour une durée indéterminée, en raison de leur affiliation supposée au groupe armé État islamique &#8211; ont été suspendus. Certains services d’ambulance et cliniques de santé ont été parmi les premiers services supprimés.</li><li><strong>Au Yémen</strong>, certains services d’assistance et de protection vitaux, notamment le traitement de la malnutrition chez les enfants, les femmes enceintes et les mères allaitantes, des hébergements sûrs pour les victimes de violences fondées sur le genre, et des soins de santé pour les enfants souffrant du choléra et d’autres maladies, ont été interrompus.</li><li><strong>Au Soudan du Sud</strong>, des projets fournissant un ensemble de services de santé, notamment des services de réhabilitation pour les victimes du conflit armé, des services cliniques pour les victimes de violences sexistes, un soutien psychologique pour les victimes de viol et un soutien nutritionnel d’urgence pour les enfants, ont été interrompus.</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">Des personnes en quête de sécurité privées de soutien dans le monde entier</h3>



<p>Les suppressions de financements aux centres d’accueil et aux groupes fournissant des services essentiels aux migrant·e·s, en particulier ceux qui se trouvent dans des situations dangereuses ou difficiles, notamment les réfugié·e·s, les demandeurs et demandeuses d’asile et les personnes déplacées dans leur propre pays, ont été généralisées et dévastatrices.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>En Afghanistan</strong>, 12 des 23 centres de ressources communautaires, qui fournissaient à environ 120 000 Afghan·e·s de retour au pays ou déplacés à l’intérieur du pays un logement, une aide alimentaire, une assistance juridique et une orientation vers des prestataires de soins de santé, ont été fermés. Les principales organisations d’aide ont suspendu leurs programmes de santé et d’approvisionnement en eau, ce qui a eu un impact disproportionné sur les femmes et les jeunes filles.</li><li><strong>Au Costa Rica</strong>, des organisations locales qui aident les personnes en quête d’asile et les migrant·e·s, dont beaucoup viennent du Nicaragua voisin, sont obligées de réduire ou de fermer des programmes alimentaires, d’hébergement et psychosociaux. Ces coupes surviennent alors qu’arrive actuellement au Costa Rica un nombre croissant de personnes en quête de sécurité, qui ont été repoussées à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.</li><li>Le long de la frontière <strong>entre Haïti et la République dominicaine</strong>, les prestataires de services venant en aide aux personnes expulsées ont été contraints de réduire leur aide, notamment en matière de nourriture, d’hébergement et de transport. Le statut de protection temporaire pour les Haïtien·ne·s aux États-Unis devant expirer, une hausse probable des expulsions submergera une infrastructure de soutien déjà diminuée.</li><li><strong>Au Mexique,</strong> les coupes ont entraîné la suspension de programmes alimentaires, d’hébergement et de soutien en matière juridique destinés aux personnes en quête de sécurité, désormais bloquées à la frontière entre les États-Unis et le Mexique puisqu’il n’est plus possible d’y demander l’asile.</li><li><strong>Au Myanmar et en Thaïlande</strong>, des programmes humanitaires et de santé financés par les États-Unis afin de venir en aide aux personnes déplacées et aux réfugié·e·s ont été suspendus ou considérablement réduits. Des cliniques situées dans des camps à la frontière thaïlandaise ont fermé de manière soudaine après les ordres d’arrêt de travail, ce qui a semble-t-il entraîné des décès qui auraient pu être évités.</li></ul>



<p>« Le droit de chercher à se mettre en sécurité est protégé par le droit international, que les États-Unis sont tenus de respecter », a déclaré Amanda Klasing. « Ces coupes brutales dans les financements mettent ce droit en péril, en compromettant le soutien humanitaire et les infrastructures permettant à des personnes déplacées de force dans le monde entier d’accéder à une protection. Cela expose des personnes déjà marginalisées à un danger aigu. Nous demandons au gouvernement américain de rétablir immédiatement ces financements. »</p>



<p>La décision unilatérale de cesser de financer des programmes existants et de s’abstenir de dépenser les fonds nécessaires, prise par l’administration Trump, a contourné la supervision exercée par le Congrès, ce qui est contraire au droit américain. Elle survient sur fond d’un recul plus large de la participation des États-Unis aux institutions multilatérales, avec notamment des annonces sur la fin du financement ou leur retrait de l’Accord de Paris sur le climat, de l’Organisation mondiale de la santé et du Conseil des droits de l&rsquo;homme de l’ONU, et la réévaluation de leur adhésion à l’UNESCO, ainsi qu’à l&rsquo;UNRWA.</p>



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<section id="section-44755dc3" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Recommandations</h3>



<p>Amnesty International exhorte l’administration Trump à rétablir l’aide à l’étranger, par le biais d’une procédure de dérogation, entre autres, pour les programmes dont la réduction incohérente et brutale du financement a porté atteinte aux droits humains, et à veiller à ce que les aides futures soient administrées conformément au droit et aux normes en matière de droits humains.</p>



<p>Amnesty demande au Congrès de continuer à allouer des financements importants à l’aide internationale et de rejeter toute demande de l’administration visant à codifier les réductions de l’aide étrangère au moyen d’abrogations, et de veiller à ce que toute l’aide internationale provenant des États-Unis reste conforme aux principes humanitaires et relatifs aux droits humains, et soit allouée en fonction des besoins. Le Congrès devrait utiliser tous les leviers de contrôle à sa disposition pour s’assurer que l’utilisation de l’aide étrangère par l’administration ne contribue pas à porter atteinte aux droits humains.</p>



<p>Par ailleurs, l’administration Trump et le Congrès devraient collaborer pour veiller à ce que toute modification de l’aide internationale soit effectuée de manière transparente, en consultation avec les communautés touchées, la société civile et les partenaires internationaux, et qu’elle soit conforme au droit et aux normes internationales en matière de droits humains, notamment aux principes de légalité, de nécessité et de non-discrimination.</p>



<p>Tous les États en mesure de le faire devraient s’acquitter des obligations qui leur incombent en vertu de la résolution 2626 de l’Assemblée générale des Nations unies et des forums de haut niveau ultérieurs, en consacrant au moins 0,7 % de leur revenu national brut à l’aide internationale, sans discrimination. Afin de tenter de concrétiser cet objectif, les États donateurs devraient notamment accroître le niveau de soutien dans la mesure du possible, afin de combler les lacunes causées dans des domaines critiques par les suspensions abruptes de l’aide américaine, et garantir des progrès continus dans la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels, ainsi qu’une réponse humanitaire efficace dans le monde entier.</p>



<p>« Il est faux d’affirmer que le gouvernement américain doit choisir entre répondre aux besoins économiques des Américain·e·s ou à l’augmentation du coût de la vie ici aux États-Unis, et le développement et l’aide humanitaire à l’étranger », a déclaré Amanda Klasing. « L’aide à l’étranger représente environ un pour cent du budget américain, et les États-Unis ont une responsabilité mondiale et un intérêt à apporter un soutien aux plus marginalisés. Notre analyse montre que ce retrait chaotique de la coopération multilatérale est en pratique cruel, et met en danger la vie et les droits de millions de personnes, en particulier les femmes et les filles en Afghanistan, ou les réfugié·e·s à la frontière de la Thaïlande et du Myanmar, les mineur·e·s victimes de violences sexuelles en Haïti, et d’autres populations marginalisées déjà confrontées à des crises. Le gouvernement américain peut &#8211; et doit &#8211; faire mieux. »</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/amnesty-international-met-en-garde-contre-les-consequences-devastatrices-de-la-reduction-brutale-par-les-etats-unis-de-laide-internationale-qui-menace-les-droits-humains-dans-le-monde-entier/">Amnesty International met en garde contre les conséquences dévastatrices de la réduction brutale par les États-Unis de l’aide internationale, qui menace les droits humains dans le monde entier</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Arabie saoudite. Les employées domestiques migrantes sont durement exploitées, victimes de racisme et exclues des protections du droit du travail</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/arabie-saoudite-les-employees-domestiques-migrantes-sont-durement-exploitees-victimes-de-racisme-et-exclues-des-protections-du-droit-du-travail/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 07:07:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Kenyanes embauchées comme employées de maison en Arabie saoudite endurent des conditions de travail éprouvantes, abusives et discriminatoires, qui s’apparentent souvent au travail forcé et à la traite des êtres humains, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport. Ce document explique que les employeurs soumettent ces femmes dans des maisons privées à des formes [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les Kenyanes embauchées comme employées de maison en Arabie saoudite endurent des conditions de travail éprouvantes, abusives et discriminatoires, qui s’apparentent souvent au travail forcé et à la traite des êtres humains, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport. Ce document explique que les employeurs soumettent ces femmes dans des maisons privées à des formes extrêmes d’exploitation, souvent favorisées par le racisme, et que les employées de maison continuent d’être exclues du droit du travail et des timides réformes en vigueur en Arabie saoudite. </p>



<p>Intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/05/ENG_-MDE-23.9222.2025-Locked-in-left-out-Kenyan-domestic-workers-in-Saudi.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Locked in, left out: the hidden lives of Kenyan domestic workers in Saudi Arabia</em></a>, ce rapport rend compte de l’expérience de plus de 70 femmes ayant travaillé en Arabie saoudite. Bien souvent trompées par des recruteurs au Kenya au sujet de la nature de leur travail, elles ont été contraintes, une fois en Arabie saoudite, de travailler dans des conditions brutales, trimant régulièrement plus de 16 heures par jour, sans jour de congé et sans même pouvoir quitter la maison de leur employeur. En outre, elles ont enduré des conditions de vie épouvantables et des traitements inhumains, notamment des agressions sexuelles, verbales et physiques. Les employeurs confisquaient généralement leurs passeports et leurs téléphones et retenaient parfois leurs salaires.</p>



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<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/05/ENG_-MDE-23.9222.2025-Locked-in-left-out-Kenyan-domestic-workers-in-Saudi.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<p>« Ces femmes se sont rendues en Arabie saoudite en quête d’un emploi pour subvenir aux besoins de leur famille ; elles ont subi des violences indicibles au domicile de leurs employeurs, a déclaré Irungu Houghton, directeur d’Amnesty International Kenya. Le gouvernement kenyan encourage activement la migration de la main-d’œuvre, tandis que les autorités saoudiennes assurent qu’elles ont adopté des réformes en matière de droits du travail. Cependant, derrière les portes closes, les employées domestiques continuent de subir des actes de racisme, de violence et d’exploitation d’une ampleur révoltante.</p>



<p>« Les autorités saoudiennes et kenyanes doivent écouter ces femmes, dont le travail fait vivre de nombreuses familles et contribue de façon significative au développement économique des deux pays. Les autorités saoudiennes doivent d’urgence accorder aux travailleuses domestiques une égale protection en vertu du droit du travail, mettre en place un système d’inspection efficace pour lutter contre les violations généralisées aux domiciles de particuliers et démanteler totalement le système de parrainage (kafala) qui lie les travailleurs étrangers aux employeurs, favorise l’exploitation et perpétue le racisme systémique. »</p>



<p>Ni les autorités saoudiennes ni les autorités kenyanes n’ont répondu aux demandes de commentaires ou d’informations d’Amnesty International.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« J’avais l’impression d’être en prison »</h3>



<p>La surcharge de travail extrême est un fléau commun aux dizaines de femmes avec lesquelles Amnesty International s’est entretenu. Leur journée de travail classique se déclinait en un minimum de 16 heures, voire plus, à faire le ménage, cuisiner et s’occuper des enfants. Leur salaire mensuel moyen s’élevait à 900 riyals saoudiens (213 euros) et aucune ne touchait d’heures supplémentaires ; ainsi, rapporté au nombre d’heures de travail, elles étaient payées en moyenne 0,45 euros de l’heure. En outre, certains employeurs retardaient le versement des salaires, d’autres ne les ont pas payés du tout. Quasiment toutes les femmes interrogées ont déclaré n’avoir jamais eu un seul jour de congé pendant leur séjour en Arabie saoudite, qui a duré jusqu’à deux ans pour certaines d’entre elles.</p>



<p>Rashida*, ancienne employée de maison, a déclaré :</p>



<p>« Elle [mon employeuse] ne pensait pas que je pouvais me fatiguer. Je n’avais aucun moment pour me reposer&#8230; Je travaillais pour elle toute la journée et même la nuit, je continuais de travailler. J’avais l’impression d’être un âne, mais même les ânes se reposent. »</p>



<p>Toutes ont déclaré que leur liberté et leur vie privée étaient fortement restreintes. Leur téléphone confisqué, elles étaient coupées du monde extérieur, et donc très isolées, sans pouvoir entrer en contact avec leur famille.</p>



<p>Joy* a raconté qu’elle s’est sentie piégée pendant son séjour en Arabie saoudite.</p>



<p>« Je n’avais aucune liberté, une fois que vous êtes à l’intérieur, vous ne sortez plus. Vous n’allez pas dehors et vous ne voyez pas l’extérieur. J’avais l’impression d’être en prison », a-t-elle déclaré.</p>



<p>Eve* a ajouté que cet isolement visait à la dissuader de se plaindre de ses conditions de travail.</p>



<p>« La première chose que mon patron a faite, ce fut de prendre mon passeport. Si vous demandez, il vous dira  » j’ai tout payé pour toi « &#8230; et vous n’osez rien dire parce que vous êtes dans un pays étranger. »</p>



<p>Malgré la charge de travail excessive, la majorité des femmes interrogées ont déclaré que leur employeur les privait de nourriture ou ne leur donnait que des restes ; certaines se sont nourries de pain, ou de nouilles instantanées. Katherine* a confié que « la nourriture était le principal problème » et qu’elle « tenait avec des biscuits » : son employeur ne lui donnait que des restes, de la nourriture avariée ou parfois rien du tout, allant même jusqu’à jeter à la poubelle la nourriture que Katherine s’était cuisinée.</p>



<p>La plupart des femmes décrivent également des conditions de vie tout à fait inadéquates, fréquemment obligées de dormir dans un garde-manger ou par terre dans la chambre d’un enfant, sans véritable lit ni literie, sans air conditionné en état de marche.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Le mari m’a dit  » tu vas faire ce que je veux  » »</h3>



<p>Selon le témoignage de nombreuses femmes, elles se faisaient hurler dessus, insulter et humilier ; d’autres étaient agressées sexuellement, et parfois violées, par leurs employeurs masculins. C’est le cas de Judy, mère célibataire de deux enfants, venue en Arabie saoudite pour échapper à son mari violent.</p>



<p>« Il m’a violée et m’a même menacée pour que je ne dise rien à sa femme. Je me suis tue. C’était comme une routine quotidienne pour lui. J’ai essayé [de lui dire stop], mais les hommes sont très forts. Alors il a fini par me violer, cinq fois. »</p>



<p>Beaucoup n’ont pas osé signaler les violences aux autorités saoudiennes ou à l’ambassade du Kenya ; celles qui l’ont fait sont devenues la cible de représailles ou d’accusations forgées de toutes pièces, par exemple en étant accusées à tort de vol, et ont perdu leur salaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Ils nous traitaient de singes ou de babouins »</h3>



<p>Le rapport souligne que le racisme systémique ancré dans le système de parrainage (kafala), associé à des attitudes discriminatoires enracinées dans l’héritage de l’esclavage et du colonialisme britannique dans la région, perpétue l’exploitation, les violences et la discrimination raciale vis-à-vis de ces travailleurs, en particulier des femmes, dont les vulnérabilités liées au genre sont souvent aggravées par leur statut de travailleuse domestique migrante.</p>



<p>De nombreuses femmes ont raconté que leurs employeurs les traitaient de noms très péjoratifs et racistes, tels que hayawana (animal), khaddama (servante) et sharmouta (prostituée). Ils faisaient également des commentaires désobligeants sur la couleur de leur peau et sur leur odeur corporelle, ou leur interdisaient de se servir des mêmes couverts ou articles ménagers que la famille – ce qu’elles ont souvent désigné comme une « ségrégation » – parce qu’elles étaient originaires d’Afrique.</p>



<p>Niah* a raconté : « En raison de ma peau foncée, ils me traitaient toujours d’animal noir. Les enfants venaient aussi me montrer du doigt et me rire au visage, me disant que j’étais un singe. »</p>



<p>Irungu Houghton a déclaré :</p>



<p>« Au cœur de ces abus se trouve un droit du travail fondé sur un racisme historique et structurel, qui déshumanise les employées domestiques migrantes racisées – notamment les Africaines noires – et les traite comme de la main-d’œuvre jetable. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des lois et des réformes insuffisantes</h3>



<p>Ces dernières années, dans le cadre de son programme Vision 2030, l’Arabie saoudite a adopté de timides réformes pour le système de parrainage kafala, qui lie les 13 millions de travailleuses et travailleurs migrants du pays à leurs employeurs et favorise directement le travail forcé et de graves violations des droits humains.</p>



<p>Cependant, ces réformes limitées sont largement restreintes à ceux qui sont couverts par le droit du travail saoudien, qui exclut les employé·e·s de maison. Aujourd’hui, ceux-ci restent soumis à des restrictions strictes de leur droit de circuler librement, et dans la plupart des cas, ont encore besoin de l’autorisation de leur employeur pour changer d’emploi ou quitter le pays.</p>



<p>En 2023, le gouvernement a mis à jour la règlementation relative aux employés domestiques afin de mieux encadrer les heures et les conditions de travail. Cependant, sans un régime efficace de suivi, d’inspection et d’application, ces réglementations sont souvent dénuées de sens dans la pratique. Si la plupart des violations recensées sont illégales au titre de la législation saoudienne, elles ont été perpétrées en toute impunité.</p>



<p>« Le Kenya a un rôle important à jouer dans la protection des employées domestiques à l’étranger. Il doit collaborer avec l’Arabie saoudite pour assurer la protection des travailleuses migrantes en cadrant les pratiques de recrutement. En outre, il faut que les ambassades soient préparées en cas d’urgence et de détresse à leur apporter leur soutien, notamment en proposant des endroits où se réfugier ainsi qu’une aide financière et juridique à celles qui en ont besoin », a déclaré Irungu Houghton.</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size"><em>*Les noms ont été changés.</em></p>



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</div>


<section id="section-c231db24" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information</h3>



<p>Environ quatre millions de personnes travaillent comme employé·e·s de maison en Arabie Saoudite et toutes viennent de pays étrangers, dont 150 000 du Kenya, selon les statistiques sur le marché du travail du pays. En raison de la montée en flèche du chômage au Kenya, les autorités encouragent les jeunes à chercher du travail dans les pays du Golfe, notamment en Arabie saoudite, qui est l’une des principales sources de transferts de fonds du Kenya.</p>

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		<title>Afghanistan. Trois années de régime taliban et d’inaction internationale laissent peu d’espoir à la communauté afghane</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/afghanistan-trois-annees-de-regime-taliban-et-dinaction-internationale-laissent-peu-despoir-a-la-communaute-afghane/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Aug 2024 04:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La communauté afghane se trouve depuis trois ans face à une impasse, sans résolution en vue, tandis que les autorités talibanes de facto commettent des violations des droits humains et des crimes au regard du droit international contre le peuple afghan, en particulier les femmes et les filles, en toute impunité, a déclaré Amnesty International jeudi 15 août. À l’occasion [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La communauté afghane se trouve depuis trois ans face à une impasse, sans résolution en vue, tandis que les autorités talibanes <em>de facto</em> commettent des violations des droits humains et des crimes au regard du droit international contre le peuple afghan, en particulier les femmes et les filles, en toute impunité, a déclaré Amnesty International jeudi 15 août.</strong></p>



<p>À l’occasion d’une vaste consultation impliquant plus de 150 parties, dont des défenseur·e·s des droits humains, des universitaires, des manifestantes et des militantes, des jeunes, des représentant·e·s de la société civile et des journalistes afghans, Amnesty International a pris connaissance des frustrations de la communauté afghane face à la réponse de la communauté internationale, ainsi que de ses craintes et de ses suggestions pour l’avenir.</p>



<p>« Nous avons parlé avec un échantillon représentatif de la société afghane à travers le monde, et la grande majorité de ces personnes estiment que la communauté internationale a abandonné le peuple afghan. Non seulement elle n’a pas amené les talibans à rendre des comptes pour les crimes et violations des droits humains perpétrés, mais elle n’a pas non plus défini d’orientation stratégique pour prévenir tout préjudice supplémentaire », a déclaré Samira Hamidi, chargée d’action pour l’Asie du Sud à Amnesty International.</p>



<div style="height:10px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<blockquote class="blockquote is-medium is-lined"><p>« Trois ans plus tard, l’absence totale de mesures concrètes pour faire face à la catastrophe sur le terrain des droits humains en Afghanistan est un motif de honte pour le monde. »</p>
</blockquote>


<div style="height:10px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>«&nbsp;Trois ans plus tard, l’absence totale de mesures concrètes pour faire face à la catastrophe sur le terrain des droits humains en Afghanistan est un motif de honte pour le monde.&nbsp;»</p>



<p>Ces consultations ont été menées auprès de personnes vivant dans 21 provinces d’Afghanistan,&nbsp;et de personnes en exil dans 10&nbsp;pays du monde, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, la Belgique, l’Espagne, la Suisse, l’Italie, le Canada et le Pakistan.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Droits des femmes et des filles</strong></h3>



<p>Plus de 20&nbsp;femmes défenseures des droits humains dans 21 provinces d’Afghanistan ont déclaré à Amnesty International qu’elles avaient perdu leur autonomie dans tous les aspects de leur vie. Les femmes avec lesquelles nous nous sommes entretenus étaient employées dans divers domaines, notamment le droit, la politique, le journalisme, l’éducation et le sport. Après trois ans sous le régime taliban, elles ont toutes&nbsp;évoqué le&nbsp;sentiment de n’être «&nbsp;personne&nbsp;», leurs opportunités d’emploi et de contribution économique ou culturelle étant limitées.</p>



<p>Razia, défenseure des droits des femmes de la province de Kunduz en Afghanistan, a déclaré&nbsp;: «&nbsp;On dit aux femmes qui ont perdu leur autonomie, leur emploi et leur statut économique qu’elles l’ont mérité, et que le retour des talibans est une étape positive pour faire taire ceux qui prêchaient l’adultère au nom des droits humains et des droits des femmes.&nbsp;»</p>



<p>Les talibans ont rejeté les allégations de persécution fondée sur le genre en affirmant qu’ils se conforment à la&nbsp;<em>charia&nbsp;</em>(loi islamique)&nbsp;et à la «&nbsp;culture afghane&nbsp;». Tous les décrets et politiques restrictifs et répressifs prétendument introduits à titre temporairedepuis leur&nbsp;arrivée au pouvoir&nbsp;pour assurer la sécurité des personnes, en particulier des femmes et des filles, sont toujours en&nbsp;vigueur&nbsp;trois ans plus tard.</p>



<p>«&nbsp;On nous a dit que les talibans avaient changé. On nous a dit de ne pas gâcher les&nbsp;efforts de&nbsp;paix. On nous a dit que le monde nous défendrait. [Pourtant] aujourd’hui, nous sommes seules avec notre détresse&nbsp;», a déclaré Nazifa, enseignante dans la province de Mazar-e-Charif en Afghanistan.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Justice et obligation de rendre des comptes</strong></h3>



<p>Le système judiciaire officiel de l’Afghanistan s’est effondré après le retour au pouvoir des talibans et, en novembre 2022, le chef&nbsp;suprême des talibans a&nbsp;donné l’ordre de mettre pleinement la&nbsp;<em>charia&nbsp;</em>en&nbsp;œuvre&nbsp;en Afghanistan.</p>



<p>«&nbsp;Les talibans ont annoncé qu’il n’est pas nécessaire que des avocats participent aux procès. Ils ne croient pas aux systèmes de justice, mais s’appuient fortement sur leur interprétation de la&nbsp;<em>charia</em>,<em>&nbsp;</em>sous l’égide d&rsquo;érudits religieux issus de madrasas (écolesislamiques) n’ayant reçu aucun&nbsp;enseignement juridique formel&nbsp;», a déclaré Ahmad&nbsp;Ahmadi, ancien avocat vivant désormais en exil en Europe.&nbsp; &nbsp;</p>



<p>Divers&nbsp;représentant·e·s&nbsp;de la société civile ont parlé du retour des châtiments corporels en Afghanistan, notamment la flagellation publique, les exécutions publiques, l’amputation de membres, la lapidation et d’autres formes de mauvais traitements et de torture qui portent atteinte au droit international.&nbsp;On continue à peu parler de l’absence de procès équitables ou d’accès à des recours juridiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Réduction de l</strong><strong>’</strong><strong>espace civique</strong></h3>



<p>L’Afghanistan a maintenant une société civile en déclin où les défenseur·e·s des droits humains, notamment les manifestantes, les organisations citoyennes, les journalistes et les militant·e·s politiques sont perçus comme des ennemis par les talibans. Ceux qui protestent sont victimes de disparitions forcées, de détentions arbitraires, d’emprisonnement, de torture et d’autres formes de mauvais traitements.&nbsp;Un grand nombre de personnes&nbsp;ont dû fuir le pays par craintes de représailles, laissant derrière&nbsp;elles&nbsp;leur famille et leur emploi.&nbsp;Des centaines d’entre&nbsp;elles&nbsp;restent bloquées en Iran, au Pakistan et en Turquie, où&nbsp;elles&nbsp;sont confrontées à des difficultés juridiques et financières et sont même exposées à des expulsions forcées.</p>



<p>La communauté afghane de défense des droits humains a déclaré qu’elle est confrontée à l’exclusion non seulement de la part des talibans, mais aussi de la communauté internationale. « Celles et ceux d’entre nous qui sont en Afghanistan ne sont pas invités aux discussions importantes car cela est considéré  » trop risqué « . Celles et ceux qui sont en exil sont exclus car nous ne vivons pas en Afghanistan et ne sommes donc pas considérés comme  » légitimes  » », a déclaré Tabasoom Noori, une militante des droits des femmes vivant en exil aux États-Unis.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Soutien international</strong></h3>



<p>Les défenseur·e·s des droits humains qui ont parlé à Amnesty International ont estimé que la gravité de la crise des droits humains en Afghanistan est minimisée en partie par le discours et la propagande des talibans, selon lesquels l’Afghanistan est désormais «&nbsp;plus sûr&nbsp;»&nbsp;et doté d’une économie en pleine croissance,&nbsp;où les&nbsp;citoyen·ne·s&nbsp;bénéficient du respect et de la dignité conformément à la&nbsp;<em>charia&nbsp;</em>et à la culture&nbsp;du pays.</p>



<p>Les talibans ont en réalité instauré un climat de peur et de contrôle absolu. «&nbsp;Le même groupe qui se faisait exploser, tuant civil·e·s et forces de sécurité,&nbsp;n’utilise plus ces tactiques&nbsp;(car ils sont au pouvoir), alors bien sûr que [l’Afghanistan] va être en sécurité&nbsp;», a déclaré Zarifa, défenseure des droits humains vivant en exil aux États-Unis.</p>



<p>«&nbsp;Au bout de trois ans,&nbsp;l’exaspération&nbsp;de la communauté afghane est palpable. D’innombrables déclarations et réunions plus tard, le monde continue à se tordre les mains tandis que les talibans continuent à violer les droits humains et à réduire à néant 20&nbsp;ans de travail acharné dans tous les domaines de la vie publique et privée.</p>



<p>«&nbsp;Il&nbsp;faut&nbsp;que tous les acteurs et actrices travaillant sur l’Afghanistan se coordonnent, trouvent des espaces de parole sûrs et créatifs pour débattre, et engagent&nbsp;des discussions afin de trouver des solutions efficaces à long terme. Cela peut également être rendu possible lorsqu’ils&nbsp;bénéficient de voies, de ressources et de&nbsp;compétences pour cela.&nbsp;La communauté internationale doit s’engager à soutenir ces mesures, à respecter la multitude de voix au sein de la population et&nbsp;à&nbsp;s&rsquo;abstenir de&nbsp;nouer&nbsp;un dialogue&nbsp;d<a></a>énué de&nbsp;principes&nbsp;avec les talibans qui ne ferait que nuire aux efforts collectifs. Il est temps d’agir de manière coordonnée&nbsp;», a déclaré Samira Hamidi.</p>
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