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	<title>Liberté d&#039;expression Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Liberté d&#039;expression Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Angola. Le logiciel espion Predator a permis de prendre pour cible un journaliste de renom</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 08:40:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Angola. Le logiciel espion Predator a permis de prendre pour cible un journaliste de renom Une nouvelle enquête menée par Amnesty International a établi que le logiciel espion Predator a été utilisé en 2024 contre Teixeira Cândido, journaliste angolais de renom, militant en faveur de la liberté de la presse, juriste et ancien secrétaire général [&#8230;]</p>
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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>







<h3 class="wp-block-heading">Angola. Le logiciel espion Predator a permis de prendre pour cible un journaliste de renom</h3>



<p>Une <a href="https://securitylab.amnesty.org/latest/2026/02/journalism-under-attack-predator-spyware-in-angola/">nouvelle enquête menée par Amnesty International</a> a établi que le logiciel espion Predator a été utilisé en 2024 contre Teixeira Cândido, journaliste angolais de renom, militant en faveur de la liberté de la presse, juriste et ancien secrétaire général du Syndicat des journalistes angolais (SJA).</p>



<p>Predator est un logiciel espion hautement intrusif infectant les téléphones portables, développé et vendu par Intellexa &#8211; une entreprise à la logique mercenaire, spécialisée dans les logiciels espions -, destiné à être utilisé par des gouvernements dans le cadre d’opérations de surveillance. Il s’agit de la première confirmation, s’appuyant sur des indices techniques, de son utilisation en Angola.</p>



<p>« Quand je pense que j’ai été la cible d’une intrusion dans ma vie privée, je me sens nu. Je ne sais pas de quelles informations ils disposent sur ma vie. [&#8230;] Désormais, je ne fais et ne dis que ce qui est essentiel. Je ne fais pas confiance à mes appareils. J’échange de la correspondance, mais je n’évoque pas de questions personnelles sur mes appareils. Je me sens très limité », a déclaré Teixeira Cândido.</p>



<p>Le cas de Teixeira Cândido a été révélé par une enquête plus large sur les menaces relatives à la surveillance en Angola, initialement menée tout au long de l’année 2025 par Friends of Angola et Front Line Defenders.</p>



<p>Cette attaque au logiciel espion perpétrée en 2024 en Angola est l’un des derniers cas en date confirmant l’utilisation de Predator, avec l’attaque de 2025 contre un avocat défenseur des droits humains dans la province pakistanaise du Baloutchistan, fournissant de nouvelles informations selon lesquelles Intellexa et son système de logiciel espion sont restés opérationnels jusqu’en 2025 et dans des pays qui n’avaient pas été identifiés jusqu’à présent. Si ces recherches ont établi de manière incontestable que le logiciel espion Predator a été utilisé, Amnesty International ne peut attribuer ces attaques à des gouvernements spécifiques.</p>



<p>Predator, le logiciel espion d’Intellexa, continue à contribuer à une surveillance illégale malgré des révélations publiques répétées, des enquêtes criminelles en cours, et des sanctions visant cette entreprise et ses dirigeants.</p>



<p>Outre le fait qu’il ait été visé par un logiciel espion, Teixeira Cândido a été la victime de plusieurs attaques et actes d’intimidation depuis 2022, notamment des entrées par effraction inexpliquées à son bureau.</p>



<p>D’avril à juin 2024, au cours de ses derniers mois en tant que secrétaire général du SJA, Teixeira Cândido a reçu une série de messages Whatsapp depuis un numéro angolais inconnu sur son iPhone. L’expéditeur utilisait un nom angolais commun pour son compte Whatsapp et affirmait appartenir à un groupe d’étudiants intéressés par les affaires sociales et économiques du pays. Après une période initiale visant à établir une relation, l’agresseur a envoyé un lien malveillant de Predator le 3 mai à 16 h 18 heure locale, destiné à infecter le téléphone du journaliste. Cela a continué pendant des mois, l’agresseur envoyant d’autres liens malveillants, chacun semblant mener à des articles de presse et des sites Internet paraissant authentiques. Des messages additionnels l’encourageaient à cliquer sur ces liens.</p>



<p>Le 4 mai 2024, Teixeira Cândido semble avoir ouvert un lien malveillant, ce qui aurait permis d’infecter son téléphone avec le logiciel espion Predator. Une fois le logiciel installé, l’agresseur a été en mesure d’obtenir un accès sans restriction à l’iPhone de Teixeira Cândido.</p>



<p>Le Security Lab d’Amnesty International a analysé le téléphone de Teixeira Cândido et a relevé des indices techniques de communications entre réseaux, effectués par le logiciel espion le 4 mai, confirmant que Predator était installé et fonctionnait sur le téléphone du journaliste ce jour-là. Ces traces, ainsi que des domaines connus pour avoir été utilisés par Predator dans les liens ayant rendu l’infection possible, permettent d’attribuer cette attaque à Predator et Intellexa.</p>



<p>L’infection sur le téléphone de Teixeira Cândido semble avoir été supprimée lorsque le téléphone a été redémarré le soir du 4 mai. Entre le 4 mai et le 16 juin 2024, l’agresseur a envoyé 11 autres liens de Predator, qui ont semble-t-il tous échoué, peut-être parce qu&rsquo;ils n’ont pas été ouverts.</p>



<p>Des informations détaillées sur l’attaque se trouvent dans la synthèse technique intitulée <a href="https://securitylab.amnesty.org/latest/2026/02/journalism-under-attack-predator-spyware-in-angola/">Journalism under attack: Predator spyware in Angola</a>.</p>



<p>Le logiciel espion Predator a été utilisé depuis au moins le début de l’année 2023 afin de prendre activement pour cible des personnes se trouvant en Angola. Des chercheurs d’Amnesty International estiment que la décision de viser Teixeira Cândido s’est certainement inscrite dans une campagne plus large d’attaques utilisant des logiciels espions dans le pays.</p>



<p>« L’analyse technique effectuée par le Security Lab d’Amnesty International a permis de déterminer avec un degré élevé de certitude que ces liens malveillants sont associés au logiciel espion Predator d’Intellexa, et ont causé au moins une infection avérée sur le téléphone de Teixeira Cândido », a déclaré Carolina Rocha da Silva, responsable des opérations au sein du Security Lab d’Amnesty International.</p>



<p>L’attaque au logiciel espion menée contre Teixeira Cândido est une grave violation de ses droits au respect de la vie privée et à la liberté d’expression, qui ont eux-mêmes des répercussions sur d’autres droits tels que la liberté d’association et de réunion pacifique, ainsi qu’Amnesty International l’a signalé. Des attaques de ce type ont un effet paralysant sur la capacité des journalistes à effectuer leur travail.</p>



<p>Si cette enquête établit de manière incontestable que le logiciel espion Predator a été utilisé, Amnesty International ne peut attribuer cette attaque à un gouvernement spécifique.</p>



<p>Dans une enquête précédente, Amnesty International a révélé qu’une fois installé, le logiciel espion Predator pouvait obtenir un accès total aux données stockées sur l’appareil d’une cible ou transmises par celui-ci, notamment les applications de messagerie chiffrées, les enregistrements audio, les courriels, la géolocalisation de l’appareil, les captures d’écran, les photos, les mots de passe enregistrés, les contacts et le relevé d’appels. Il peut aussi activer le microphone. Ce logiciel est conçu pour ne laisser aucune trace sur l’appareil infecté, ce qui rend difficile toute forme de vérification indépendante d’un usage potentiellement abusif. Ce type de logiciel espion hautement intrusif est fondamentalement incompatible avec les droits humains.</p>



<p>Cette attaque est survenue avec en toile de fond un environnement de plus en plus autoritaire en Angola, sous l’égide du président João Lourenço, marqué par la répression de manifestations pacifiques et la banalisation du recours à une force excessive ou injustifiée, des arrestations et détentions arbitraires, ainsi que des violations des droits humains en détention, et des disparitions forcées.</p>



<p>Cette affaire souligne également que la commercialisation et l’utilisation de technologies de surveillance sans garanties adéquates continuent à rendre des violations des droits humains possibles dans le monde.</p>



<p>Dans une lettre adressée le 27 janvier 2026 à Intellexa, Amnesty International a décrit les conclusions de l’enquête et demandé des renseignements sur les procédures de cette société concernant son obligation de vigilance. Aucune réponse n’avait été reçue au moment de la publication de ce document.</p>


<section id="section-fea82c35" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information </h3>



<p>En décembre 2025, Amnesty International, Inside Story, Haaretz et WAV Research Collective, ont publié les Intellexa Leaks, qui ont révélé de nouveaux éléments sur les opérations internes d’Intellexa, et ont fait état d’autres violations liées à Predator.</p>

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		<title>Un an après le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis, des pratiques autoritaires érodent les droits humains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion du premier anniversaire du retour du président Trump à la tête des États-Unis, Amnesty International a sonné l’alarme face aux pratiques de plus en plus autoritaires employées dans le pays et à l’érosion dévastatrice des droits humains. Dans un nouveau rapport rendu public mardi 20 janvier, intitulé  Ringing the Alarm Bells: Rising Authoritarian [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>À l’occasion du premier anniversaire du retour du président Trump à la tête des États-Unis, Amnesty International a sonné l’alarme face aux pratiques de plus en plus autoritaires employées dans le pays et à l’érosion dévastatrice des droits humains.</p>



<p>Dans un nouveau rapport rendu public mardi 20 janvier, intitulé  <em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/01/Ringing-the-Alarm-Bells.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ringing the Alarm Bells: Rising Authoritarian Practices and Erosion of Human Rights in the United States</a></em>, Amnesty International indique que l’explosion des pratiques autoritaires sous l’administration Trump, notamment la fermeture de l’espace civique et les atteintes à l’état de droit, fragilise les droits humains aux États-Unis et au-delà.</p>



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<p>« Nous sommes tous témoins d’une dangereuse trajectoire ayant déjà mené à une urgence en matière de droits humains sous la présidence Trump », a déclaré Paul O’Brien, directeur exécutif à Amnesty International États-Unis. « En détruisant les normes et en concentrant les pouvoirs, l’administration essaie d’empêcher qui que ce soit de lui demander des comptes. Il ne fait aucun doute que les pratiques autoritaires de l’administration Trump fragilisent les droits humains et exacerbent les risques auxquels sont exposés les journalistes et les personnes qui s’expriment ou protestent, notamment les manifestant·e·s, les avocat·e·s, les étudiant·e·s et les défenseur·e·s des droits humains. »</p>



<p>Le rapport couvre 12 domaines interconnectés dans lesquels l’administration Trump fissure les pilliers d’une société libre, notamment les attaques contre la liberté de la presse et l’accès à l’information, la liberté d’expression et de réunion pacifique, les organisations de la société civile et les universités, les opposant·e·s politiques et les voix critiques, les juges, les avocat·e·s et le système judiciaire, ainsi que le droit à une procédure régulière. Le rapport recense aussi des attaques contre les droits des personnes réfugiées et migrantes, la désignation de certaines populations comme boucs émissaires et le recul de garanties de non-discrimination, le recours à l’armée sur le territoire national, le démantèlement de mesures de responsabilisation des entreprises et de lutte contre la corruption, et des tentatives d’affaiblissement de systèmes internationaux conçus pour protéger les droits humains.</p>



<p>Comme cela est expliqué dans le rapport, ces tactiques autoritaires se renforcent mutuellement : des étudiant·e·s sont arrêtés et maintenus en détention pour avoir manifesté sur des campus, des agglomérations entières sont envahies et terrorisées par des agents masqués du Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE), et la militarisation dans certaines villes à travers les États-Unis se banalise. Parallèlement, des manœuvres d’intimidation visant la presse compromettent sa capacité à dénoncer violations des droits humains et abus ; les représailles contre les manifestations dissuadent le public de s’exprimer ; l’amplification de la surveillance et de la militarisation alourdit le coût de l’opposition ; et les attaques visant les tribunaux, les avocat·e·s et les organes de suivi rendent l’établissement des responsabilités plus difficile. Ces tactiques portent clairement atteinte aux droits humains, notamment à la liberté d’expression et de réunion pacifique, à la liberté de la presse, à l’accès à l&rsquo;information, à l’égalité et la non-discrimination, au respect des garanties procédurales, à la liberté économique, au droit de ne pas être placé en détention arbitraire, au droit de demander l’asile, au droit à un procès équitable, et même au droit à la vie.</p>



<p>Amnesty International constate de longue date l’emploi systématique de pratiques similaires dans des pays du monde entier. Si les contextes diffèrent, ces gouvernements consolident les pouvoirs, contrôlent l’information, discréditent les voix critiques, sanctionnent l’opposition, réduisent l’espace civique, et affaiblissent des mécanismes censés garantir l’obligation de rendre des comptes.</p>



<p>« Les attaques contre l’espace civique et la primauté du droit, ainsi que l’érosion des droits humains aux États-Unis, reflètent des schémas observés et dénoncés ailleurs dans le monde depuis des décennies par Amnesty International », a déclaré Paul O’Brien. « Il est important de signaler que notre expérience montre que lorsqu’il devient manifeste que les pratiques autoritaires sont pleinement établies, les institutions censées limiter les abus de pouvoir ont déjà été fortement compromises. »</p>



<p>Dans le rapport, Amnesty International présente une liste exhaustive de recommandations – adressée à la branche exécutive des États-Unis, au Congrès, aux gouvernements des États et aux collectivités locales, ainsi qu’aux organes chargés de l’application des lois, à des acteurs internationaux et à d’autres gouvernements, à des entreprises, notamment du secteur des technologies, et au public &#8211; dans le but d’inverser cette tendance à l’acceptation des pratiques autoritaires et de prévenir la normalisation de la répression accrue et des violations des droits humains. L’organisation demande l’adoption en urgence de mesures visant à protéger l’espace civique, à rétablir des garanties relatives à l’état de droit, à renforcer l’obligation de rendre des comptes et à garantir que les violations des droits humains ne soient ni ignorées, ni considérées comme inévitables.</p>



<p>« Nous pouvons, et nous devons, nous forger un chemin différent », a déclaré Paul O’Brien. « Les pratiques autoritaires ne peuvent prendre racine que si on les laisse se banaliser. Nous ne pouvons laisser cela se produire aux États-Unis. Ensemble, nous avons tous et toutes la possibilité et le devoir de nous montrer à la hauteur de ce moment difficile de notre histoire et de protéger les droits humains. »</p>



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		<title>Népal. Le gouvernement doit garantir l’obligation de rendre des comptes pour les homicides illégaux et le recours à la force durant les manifestations de la Gen Z</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/nepal-le-gouvernement-doit-garantir-lobligation-de-rendre-des-comptes-pour-les-homicides-illegaux-et-le-recours-a-la-force-durant-les-manifestations-de-la-gen-z/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les manquements généralisés des organes népalais chargés de l’application des lois dans le cadre du maintien de l’ordre lors des manifestations de la « Génération Z », en septembre, se sont soldés par des homicides illégaux, un recours injustifié et excessif à la force, et de graves blessures, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse. [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/nepal-le-gouvernement-doit-garantir-lobligation-de-rendre-des-comptes-pour-les-homicides-illegaux-et-le-recours-a-la-force-durant-les-manifestations-de-la-gen-z/">Népal. Le gouvernement doit garantir l’obligation de rendre des comptes pour les homicides illégaux et le recours à la force durant les manifestations de la Gen Z</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les manquements généralisés des organes népalais chargés de l’application des lois dans le cadre du maintien de l’ordre lors des manifestations de la « Génération Z », en septembre, se sont soldés par des homicides illégaux, un recours injustifié et excessif à la force, et de graves blessures, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse.</p>



<p>Ce document, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/12/FINAL-Nepal-Sept-8-Protest-Report.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><span style="text-decoration: underline"><em>« We went there to raise our voice, not to be killed »: Nepal&rsquo;s Deadly Crackdown on Protesters</em></span></a>, montre que les forces de sécurité ont employé une force de plus en plus intense et au bout du compte meurtrière – utilisant notamment des munitions réelles &#8211; contre des manifestant·e·s en grande partie pacifiques lors du rassemblement à Katmandou le 8 septembre, durant lequel au moins 19 personnes ont été tuées et plus de 300 blessées. À travers le pays, ces manifestations ayant duré deux jours, ainsi que les six jours de troubles ayant suivi, ont fait 76 morts et plus de 2 000 blessés.</p>



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</div>



<p>« La réaction violente et illégale du gouvernement face à des jeunes exerçant leur droit à la liberté de réunion pacifique reflète un mépris choquant et cruel pour les droits humains. Les personnes ayant commandité, autorisé ou perpétré ces abus, quels que soient leur rang ou leur poste, doivent être traduites en justice dans le cadre d’une procédure juste et transparente », a déclaré Nirajan Thapaliya, directeur d’Amnesty International Népal.</p>



<p>Amnesty International a confirmé la véracité de témoignages, d’éléments photographiques et vidéo, et a recueilli les propos de professionnel·le·s de la santé, de manifestant·e·s, de personnes ayant observé les manifestations, de responsables de leur organisation et de journalistes. Les conclusions mettent en évidence une série de manquements systémiques dans les opérations de maintien de l’ordre lors des rassemblements, notamment : le fait de ne pas avoir épuisé les solutions non violentes avant de recourir à la force ; un recours dangereux et illégal à des armes à létalité réduite ; une planification, une préparation et une formations insuffisantes pour le maintien de l’ordre lors de manifestations ; un recours injustifié et illégal à la force meurtrière dans des situations où il n’existe aucun risque imminent de blessure grave ou de mort.</p>



<p>Ces agissements ont bafoué les droits à la liberté de réunion pacifique et d’expression garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Durcissement de la force employée face aux manifestant·e·s pacifiques</h3>



<p>La synthèse décrit comment, après que les manifestations se sont initialement déroulées sans incident, les tensions se sont accrues lorsqu’une partie de la foule a démantelé une barricade de police érigée afin d’empêcher l’accès au bâtiment du Parlement fédéral, à moins de 500 mètres de là.</p>



<p>Les forces de sécurité ont réagi en déployant un canon à eau, utilisant dans certains cas des jets à haute pression à faible distance contre les manifestant·e·s, d’une manière suscitant de graves inquiétudes quant au respect des principes de nécessité et de proportionnalité inscrits dans les normes internationales relatives aux droits humains. Le recours à la force s’est rapidement intensifié au cours des heures suivantes, certains témoins décrivant des scènes de panique et de chaos quand les forces de sécurité ont durci leur réaction.</p>



<p>Selon des témoins, des grenades lacrymogènes ont été lancées depuis des positions élevées, une pratique extrêmement dangereuse bafouant les Lignes directrices des Nations unies sur les armes à létalité réduite. Certaines ont été lancées à l’intérieur et à proximité de locaux hospitaliers, et ont perturbé les services médicaux d’urgence. Des professionnel·le·s de la santé ont signalé que du gaz lacrymogène a été répandu à l’intérieur et à proximité de locaux hospitaliers, causant des difficultés respiratoires chez des patients, des enfants et des personnes âgées n’ayant pas participé à la manifestation.</p>



<p>Des projectiles à impact cinétique, notamment des balles en caoutchouc et des balles métalliques recouvertes de caoutchouc, ont été tirés directement sur des foules denses sans avertissement et sans véritable tentative de désamorcer la situation, atteignant des personnes dont certaines n’avaient pas plus de 14 ans. Des médecins ayant traité les blessé·e·s ont confirmé que des balles en caoutchouc ont dû être retirées du crâne de plusieurs personnes.</p>



<p>Une utilisation aussi abusive d’armes à létalité réduite constitue une violation des normes internationales relatives aux droits humains telles que les Principes de base de l’ONU sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois, et les Lignes directrices des Nations Unies basée sur les droits de l’homme portant sur l’utilisation des armes à létalité réduite dans le cadre de l’application des lois, ainsi que de la Loi népalaise relative à l’administration locale.</p>



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</div>



<h3 class="wp-block-heading">Recours illégal à la force meurtrière</h3>



<p>Amnesty International a également constaté une escalade rapide du recours à la force, avec l’utilisation illégale de balles réelles.</p>



<p>Un journaliste qui couvrait la manifestation près de l’entrée du Parlement a déclaré : « Les tirs ont commencé tous azimuts &#8211; depuis l’enceinte du Parlement, de l’extérieur, et en provenance d’unités armées proches du portail principal ».</p>



<p>Dans leurs témoignages, des travailleurs de santé et des personnes blessées ont décrit des lésions infligées par des balles à des organes vitaux. Les forces de sécurité ont tiré sur la foule</p>



<p>&#8211; notamment sur des manifestant·e·s, des mineur·e·s, des passant·e·s et des journalistes </p>



<p>&#8211; touchant des personnes à la tête, au cou et à la poitrine.</p>



<p>Un médecin hospitalier où un grand nombre des blessé·e·s ont été soignés a déclaré :</p>



<p>« Dans les situations caractérisées par un afflux massif de patient·e·s, on compte en général un nombre relativement restreint de cas graves, et davantage de cas d’une gravité faible ou modérée, avec seulement quelques décès. Nous sommes préparés à ce genre de situation. On s’attend généralement à 10 à 20 % de cas graves. Mais cette fois-ci c’était l’inverse &#8211; il y avait bien plus de personnes grièvement blessées, peut-être 50 à 60 %. »</p>



<p>Un autre médecin qui s’était occupé de manifestant·e·s blessés a déclaré : « Certains présentaient des lésions à la tête et à la poitrine qui avaient été causées par des tirs d’armes à feu, d’autres des blessures à l’abdomen et au niveau des principaux vaisseaux sanguins engageant leur pronostic vital [&#8230;] Vers 14 heures, les urgences n’avaient jamais connu pire &#8211; du sang partout, des patient·e·s qui perdaient connaissance, des médecins et des infirmières travaillant sans s’arrêter. On avait l’impression d’être dans une boucherie. »</p>



<p>Amnesty International a rassemblé des éléments attestant un recours à la force meurtrière par la police dans des circonstances qui n’impliquaient pas de danger imminent de mort ou de blessures graves, donnant lieu à une privation arbitraire de la vie.</p>



<p>L’utilisation délibérée ou inconsidérée de munitions réelles, de projectiles à impact cinétique, de canons à eau et de gaz lacrymogène contre des manifestant·e·s largement pacifiques ne peut être justifiée sous aucune circonstance.</p>



<p>« Les jeunes tués et blessés durant le soulèvement Gen Z méritent vérité et justice. En s’abstenant de garantir l’établissement des responsabilités pour des violations des droits humains commises lors de manifestations passées, les gouvernements successifs ont permis à l’impunité de prendre racine et compromis l’état de droit. Les autorités ne doivent pas répéter les erreurs du passé et abandonner les victimes. Faute d’obligation de rendre des comptes, et à moins que le Népal ne réforme en urgence ses pratiques en matière de maintien de l’ordre, les conditions ayant permis ces homicides illégaux persisteront, mettant les futurs rassemblements et des vies en danger », a déclaré Nirajan Thapaliya.</p>



<p>Amnesty International a demandé au gouvernement : de revoir son approche globale de la réaction aux rassemblements ; de garantir que la police favorise la tenue de manifestations pacifiques ; et de modifier les lois nationales, notamment celles qui portent sur le maintien de l&rsquo;ordre, de sorte qu’elles respectent pleinement les normes internationales relatives aux droits humains.</p>



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<section id="section-d25ded18" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information</h3>



<p>La synthèse d’Amnesty International porte sur les événements survenus le premier jour des manifestations, le 8 septembre. Si les épisodes des jours suivants ne sont pas couverts par cette synthèse, Amnesty International condamne le recours à la violence collective contre les</p>



<p>personnes et les biens immobiliers, qui a causé des morts, des blessures et de graves dégâts dans le cadre des troubles plus larges de septembre 2025. Les autorités doivent mener une enquête digne de ce nom, approfondie, indépendante et impartiale sur ces actes de violence et faire preuve de la diligence requise pour identifier les auteurs présumés de ces actes, qui doivent être traduits en justice, dans le cadre de procès conformes aux normes d’équité.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/nepal-le-gouvernement-doit-garantir-lobligation-de-rendre-des-comptes-pour-les-homicides-illegaux-et-le-recours-a-la-force-durant-les-manifestations-de-la-gen-z/">Népal. Le gouvernement doit garantir l’obligation de rendre des comptes pour les homicides illégaux et le recours à la force durant les manifestations de la Gen Z</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>Égypte. Il faut annuler les contrôles de grande ampleur visant les organisations indépendantes de la société civile</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/egypte-il-faut-annuler-les-controles-de-grande-ampleur-visant-les-organisations-independantes-de-la-societe-civile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 08:28:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les autorités égyptiennes doivent modifier la Loi relative aux associations afin de lever les restrictions strictes imposées aux organisations indépendantes de la société civile, qui entravent le droit à la liberté d&#8217;association et d&#8217;autres droits et mettent en péril l&#8217;avenir de l&#8217;espace civique dans le pays, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport publié le [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/egypte-il-faut-annuler-les-controles-de-grande-ampleur-visant-les-organisations-independantes-de-la-societe-civile/">Égypte. Il faut annuler les contrôles de grande ampleur visant les organisations indépendantes de la société civile</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les autorités égyptiennes doivent modifier la Loi relative aux associations afin de lever les restrictions strictes imposées aux organisations indépendantes de la société civile, qui entravent le droit à la liberté d&rsquo;association et d&rsquo;autres droits et mettent en péril l&rsquo;avenir de l&rsquo;espace civique dans le pays, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport publié le 25 novembre 2025. Ce rapport intitulé<a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/MDE1204642025ENGLISH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em> ‘Whatever security says must be done’: Independent NGOs’ freedom of association restricted in Egypt</em></a> rend compte des restrictions injustifiées imposées au travail des ONG indépendantes par le biais de la loi n° 149 de 2019 (Loi relative aux associations) et d’autres méthodes afin de les soumettre à un contrôle de l’État quasi total.</p>



<p>Si la clôture de l&rsquo;affaire n° 173 l&rsquo;an dernier, à l’issue de 13 années d&rsquo;enquêtes pénales infondées sur le financement et les activités des ONG, a semblé constituer un tournant, la Loi relative aux associations confère aux autorités un contrôle étouffant sur les ONG indépendantes, portant atteinte au droit à la liberté d&rsquo;association.</p>



<p>« Bien que la levée des interdictions de voyager et du gel des avoirs imposés depuis 10 ans à des employé·e·s d’ONG constitue une mesure positive, les autorités ne prêtent pas attention aux appels plaidant en faveur de la modification de la loi restrictive de 2019 sur les associations, dont elles se servent pour imposer des exigences réglementaires contraignantes aux ONG, tout en laissant les agences de sécurité les soumettre à des ingérences intrusives et à une surveillance constante. Ces pratiques d&rsquo;intimidation étouffent le travail essentiel des ONG et favorisent un climat de peur qui sape la capacité des citoyen·ne·s à s&rsquo;organiser et à exercer leurs droits humains, a déclaré Sara Hashash, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.</p>



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<p>« En vertu du droit international relatif aux droits humains, toute restriction imposée aux ONG doit être définie de manière précise, proportionnée, strictement nécessaire en vue d’atteindre un but légitime et ne jamais constituer un moyen de réduire les détracteurs au silence. Les autorités égyptiennes doivent modifier la loi relative aux associations afin de permettre aux ONG de s&rsquo;enregistrer par simple notification et non par autorisation préalable, de les protéger contre toute ingérence, intimidation et pratique coercitive de l&rsquo;Agence de sécurité nationale à leur égard, et de lever toutes les restrictions injustifiées qui pèsent sur leur accès aux financements et à leur utilisation. »</p>



<p>L&rsquo;Unité des associations et du travail civil (ACWU) dépendant du ministère de la Solidarité sociale, chargée d&rsquo;enregistrer et de superviser les ONG, impose une procédure d&rsquo;autorisation préalable pour les enregistrer, en violation des normes internationales et de la Constitution égyptienne, qui dispose que les ONG peuvent obtenir une personnalité juridique sur simple notification. Par l&rsquo;intermédiaire de l&rsquo;ACWU, l&rsquo;État peut refuser ou retarder l&rsquo;enregistrement des ONG, imposer des restrictions à leur travail, bloquer leur financement, s&rsquo;ingérer dans la composition de leur conseil d&rsquo;administration et même ordonner le licenciement de leurs membres. L&rsquo;ingérence illégale de l&rsquo;Agence de sécurité nationale (NSA) renforce enccore cette emprise : elle harcèle et intimide les membres des ONG par le biais d’appels téléphoniques, de convocations illégales et d’interrogatoires coercitifs.</p>



<p>Ce rapport s&rsquo;appuie sur des entretiens menés auprès de 19 personnes représentant 12 ONG égyptiennes indépendantes actives dans les domaines du développement social, des médias et des droits humains dans le Grand Caire, au cours des cinq dernières années. Amnesty International a mené ces entretiens entre mars et juillet 2025 et analysé les documents officiels publiés par les instances administratives chargées de superviser les ONG.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La loi relative aux associations musèle la société civile</h3>



<p>La loi égyptienne de 2019 sur les associations est incompatible avec le droit international relatif aux droits humains et les normes connexes. Elle confère aux autorités des pouvoirs étendus s’agissant de contrôler et de sanctionner les ONG. Le gouvernement peut ainsi refuser l&rsquo;enregistrement d&rsquo;une ONG dans un délai de 60 jours si l&rsquo;un de ses objectifs enfreint les lois égyptiennes, dont beaucoup sont incompatibles avec le droit international, dissoudre des ONG et poursuivre en justice leur personnel sur la base d&rsquo;accusations vagues, et limiter l’action des ONG au « développement sociétal », interdisant de fait les activités liées aux droits humains et « politiques » au nom de concepts très généraux, comme « l&rsquo;unité nationale ». En outre, la loi permet aux représentants de l’État d&rsquo;interférer dans la composition du conseil d&rsquo;administration des ONG, de pénétrer dans leurs locaux sans préavis et d&rsquo;inspecter leurs documents, tout en prévoyant des sanctions en cas d’infraction à ces règles trop générales. Bon nombre de ces restrictions sont appliquées par l&rsquo;Unité des associations et du travail civil (ACWU), ce qui donne à l&rsquo;État un contrôle très centralisé sur qui peut agir et dans quel domaine.</p>



<p>Une modification du Code pénal adoptée en 2014 permet de poursuivre les personnes qui reçoivent des fonds étrangers sur la base de dispositions définies en termes vagues, telles que la commission d’« actes hostiles à l’égard de l&rsquo;Égypte », une infraction passible de peines pouvant aller jusqu&rsquo;à la réclusion à perpétuité, voire la peine de mort.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Enregistrement obligatoire ou dissolution</h3>



<p>En Égypte, la loi de 2019 relative aux associations oblige toutes les ONG à s&rsquo;enregistrer conformément à ses dispositions, y compris celles qui l’étaient déjà, sous peine d&rsquo;être dissoutes. Certaines ont déclaré qu&rsquo;elles s&rsquo;étaient enregistrées afin de bénéficier d&rsquo;une certaine protection contre le harcèlement des forces de sécurité ou de rester éligibles à des financements, tandis que d&rsquo;autres ont estimé n&rsquo;avoir pas d&rsquo;autre choix en raison des sanctions prévues en cas de non-respect de la loi.</p>



<p>Selon les informations dont dispose Amnesty International, les autorités n&rsquo;ont encore dissous aucune association pour défaut d&rsquo;enregistrement.</p>



<p>Quelques ONG répertoriées en tant que cabinets juridiques ou sociétés à but non lucratif ont choisi de ne pas s&rsquo;enregistrer, craignant que les restrictions imposées par la loi n’entravent leur travail.</p>



<p>Toutefois, en vertu du droit international relatif aux droits humains, les associations ne devraient jamais être contraintes de s&rsquo;enregistrer dans un cadre juridique spécifique ni être criminalisées du fait de l’absence de statut officiel. Les États doivent garantir le droit à la liberté d&rsquo;association aux organisations enregistrées, quel que soit le cadre légal qu&rsquo;elles choisissent, et aux associations non enregistrées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Intimidations et interventions de l&rsquo;Agence de sécurité nationale</h3>



<p>Les ONG enregistrées sont placées sous le contrôle quasi total de l&rsquo;Unité des associations et du travail civil (ACWU), ce qui facilite parfois l&rsquo;ingérence illégale de l’Agence de sécurité nationale (NSA) : ses agents harcèlent et intimident régulièrement le personnel et les membres du conseil d&rsquo;administration des ONG indépendantes par le biais d’appels téléphoniques menaçants, de convocations illégales et de retards dans les enregistrements.</p>



<p>En outre, les agents de la NSA font pression sur les responsables ou les employé·e·s des ONG, leur ordonnant de rendre compte des activités réalisées et les interrogeant sur les demandes de financement étranger soumises à l&rsquo;ACWU, ce qui a un effet dissuasif, la NSA étant bien connue pour ses arrestations arbitraires, disparitions forcées et actes de torture ou mauvais traitements.</p>



<p>Plusieurs ONG ont déclaré que les hôtels refusent systématiquement d&rsquo;accueillir leurs événements sans l&rsquo;autorisation de la NSA ; des donateurs ont indiqué que même les événements validés sont parfois surveillés par des agents infiltrés ou qu&rsquo;ils doivent soumettre au préalable leurs supports audiovisuels à une autorisation de sécurité. De telles pratiques violent les normes internationales relatives aux droits humains, qui exigent que les États permettent aux ONG d’agir librement, les protègent contre toute intimidation et tout acte de représailles, et facilitent, au lieu d’entraver, leurs activités légitimes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les obstacles aux ressources financières</h3>



<p>En Égypte, les ONG indépendantes se heurtent à des obstacles imposés par l&rsquo;État qui entravent leur droit de rechercher, de recevoir et d&rsquo;utiliser des ressources, y compris financières, provenant de sources nationales, étrangères ou internationales. Une fois enregistrées, elles ne peuvent pas ouvrir ni activer de comptes bancaires sans une lettre de l&rsquo;ACWU et, dans certains cas, les banques refusent ou retardent l&rsquo;ouverture de comptes tant qu’elles n’ont pas reçu des autorisations de « sécurité » spécifiques ; dans plusieurs cas examinés, cela a occasionné des retards de trois à 15 mois qui paralysent les organisations, incapables de payer leur personnel, leur loyer ou de mettre en œuvre leurs activités.</p>



<p>En vertu de la loi de 2019 relative aux associations, les ONG doivent obtenir une autorisation préalable avant de recevoir des fonds étrangers et l&rsquo;ACWU peut s&rsquo;y opposer dans un délai de 60 jours sans motif clair et légal, ce qui donne dans les fait à l&rsquo;État un droit de veto sur les ressources externes. Les ONG qui reçoivent des fonds sans autorisation risquent la suspension ou la dissolution, tandis que leurs employé·e·s ou leurs dirigeant·e·s risquent des sanctions financières.</p>



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<section id="section-d061f212" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information</h3>



<p>Entre 2011 et 2021, les autorités égyptiennes ont progressivement durci leur répression contre la société civile indépendante, soumettant la plupart des ONG indépendantes à des enquêtes pénales, au gel de leurs avoirs, à des interdictions de voyager à titre de représailles et à des poursuites judiciaires, uniquement en raison de leur travail légitime en faveur des droits humains. De nombreux employé·e·s ont été victimes de détentions arbitraires, de disparitions forcées, d’actes de torture et de procès iniques, contraignant un certain nombre d&rsquo;organisations et de militant·e·s à l&rsquo;exil et rétrécissant encore l&rsquo;espace civique en Égypte.</p>



<p>Entre 2021 et 2024, certains aspects de la répression contre les ONG ont été assouplis. En mars 2024, après 13 ans d&rsquo;enquêtes pénales infondées sur le financement et les activités des ONG, les autorités ont annoncé qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas lieu d&rsquo;engager des poursuites pénales dans l&rsquo;affaire n° 173/2011, dite « affaire des financements étrangers », invoquant un manque de preuves. En conséquence, elles ont levé le gel des avoirs imposé depuis 10 ans à pas moins de sept associations égyptiennes et 11 de leurs employé·e·s, ainsi que les interdictions de voyager visant au moins 31 défenseur·e·s des droits humains. L&rsquo;annonce de cette décision est à souligner, tant il est rare que les autorités judiciaires égyptiennes annoncent la clôture d&rsquo;une enquête dans les affaires politiques.</p>

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		<title>Kenya. Les autorités ont utilisé les réseaux sociaux et les outils numériques comme arme pour réprimer les manifestations de la « génération Z »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/kenya-les-autorites-ont-utilise-les-reseaux-sociaux-et-les-outils-numeriques-comme-arme-pour-reprimer-les-manifestations-de-la-generation-z/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 10:31:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34826</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les autorités kenyanes ont eu systématiquement recours à des violences facilitées par les technologies dans le cadre d’une campagne coordonnée et soutenue de répression des manifestations organisées par la « génération Z » contre la corruption et une nouvelle législation fiscale entre juin 2024 et juillet 2025, révèle un nouveau rapport d’Amnesty International. Ce document, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/kenya-les-autorites-ont-utilise-les-reseaux-sociaux-et-les-outils-numeriques-comme-arme-pour-reprimer-les-manifestations-de-la-generation-z/">Kenya. Les autorités ont utilisé les réseaux sociaux et les outils numériques comme arme pour réprimer les manifestations de la « génération Z »</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les autorités kenyanes ont eu systématiquement recours à des violences facilitées par les technologies dans le cadre d’une campagne coordonnée et soutenue de répression des manifestations organisées par la « génération Z » contre la corruption et une nouvelle législation fiscale entre juin 2024 et juillet 2025, révèle un nouveau rapport d’Amnesty International.</p>



<p>Ce document, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/AFR3204712025ENGLISH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em><span style="text-decoration: underline">“This fear, everyone is feeling it”: Tech-facilitated violence against young activists in Kenya</span></em></a>, montre que le gouvernement et ses alliés utilisent de plus en plus les plateformes numériques comme arme pour étouffer les manifestations, dans le cadre d’un ensemble de mesures répressives visant à éteindre la contestation organisée via les réseaux sociaux.</p>



<p>« Notre analyse de l’activité en ligne lors de plusieurs vagues de manifestations en 2024 et 2025 et les entretiens que nous avons réalisés avec de jeunes défenseur·e·s des droits humains mettent clairement en évidence des stratégies coordonnées et généralisées sur les plateformes numériques pour réprimer les manifestations organisées par des jeunes, notamment au moyen de menaces en ligne, de commentaires intimidants, de propos insultants, de campagnes de dénigrement et d’une désinformation ciblée, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Nos recherches prouvent également que ces campagnes sont menées par des trolls financés par l’État et un réseau de personnes payées pour promouvoir et amplifier les messages progouvernementaux dans le but de les faire figurer dans les tendances quotidiennes sur X au Kenya. »</p>



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<p>En juin et juillet 2024, la « génération Z » – les jeunes de moins de 28 ans – a été à l’initiative des manifestations du mouvement #RejectFinanceBill contre la création de taxes sur des biens et services essentiels. Des jeunes ont par ailleurs organisé des manifestations physiques et en ligne entre juin 2024 et juillet 2025 pour demander la fin des féminicides et de la corruption.</p>



<p>Des manifestations massives ont eu lieu dans 44 des 47 comtés du pays, dont ceux de Nairobi, Mombasa et Kisumu. Les réseaux sociaux ont joué un rôle majeur dans leur organisation et l’amplification des voix protestataires.</p>



<p>Les autorités du Kenya ont répondu par de l’intimidation et des menaces en ligne, de l’incitation à la haine et une surveillance portant atteinte au droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Le harcèlement en ligne et les campagnes de dénigrement sont devenues des instruments étatiques pour miner la crédibilité et la portée des critiques à l’égard du gouvernement. Certaines de ces tactiques ont facilité puis ont été utilisées pour justifier des arrestations, des disparitions forcées et des homicides de figures des manifestations.</p>



<p>Amnesty International estime que, au cours des deux séries de manifestations, le recours excessif à la force par les organes chargés de la sécurité est à l’origine de 128 morts, de 3 000 arrestations et d’au moins 83 disparitions forcées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ciblage des défenseur·e·s des droits humains</h3>



<p>Parmi les 31 défenseur·e·s des droits humains avec qui Amnesty International s’est entretenue, neuf ont indiqué avoir reçu des menaces violentes sous la forme de messages directs et publics sur X, TikTok, Facebook et WhatsApp pendant les manifestations de 2024.</p>



<p>« J’ai des personnes qui m’ont contactée sur ma messagerie et m’ont dit : “Tu vas mourir et laisser tes enfants. Nous allons venir t’attaquer” », a raconté Mariam*, une militante des droits humains âgée de 27 ans qui habite à Mombasa et a été soumise à une disparition forcée par la police pendant deux nuits en 2024.</p>



<p>Un autre défenseur des droits humains, Joseph*, a reçu un message direct sur X dans lequel il était écrit : « On vient pour toi. »</p>



<p>Les recherches menées par Amnesty International révèlent l’existence de campagnes coordonnées contre de jeunes défenseur·e·s des droits humains par le biais de trolls soutenus par l’État et de contenus haineux à leur encontre diffusés et amplifiés.</p>



<p>« Ils veulent entretenir leur image sur les réseaux sociaux, ce qui signifie que chaque fois que vous publiez quelque chose sur un ministère ou une personne en particulier, ils envoient systématiquement ce que nous appelons les 527 blogueurs. Il s’agit de blogueurs payés par le gouvernement pour vous insulter et tenir des propos très déshumanisants et dégradants », a expliqué Joshua, un chef de file étudiant qui a survécu à une disparition forcée.</p>



<p>Une grande partie de la violence en ligne prend la forme de contenus et de commentaires publics conçus pour porter préjudice. La plateforme X (anciennement Twitter) joue un rôle central pour les réseaux progouvernementaux qui diffusent de la désinformation et des campagnes de dénigrement. Ces derniers ont publié en masse des messages identiques à plusieurs reprises pour détourner l’algorithme de X et assurer une visibilité maximale aux messages soutenus par le gouvernement.</p>



<p>Hanifa Adan, journaliste kenyane d’origine somalienne et défenseure des droits humains bien connue du public, a été décrite dans des messages publiés sur les réseaux sociaux comme une « étrangère », une « idiote » et une « terroriste somalienne ».</p>



<p>« Quand des inconnus disent des choses sur vous tous les jours sans exception, quand vous êtes attaqué quotidiennement, c’est dur. Cela m’a ôté ma vivacité, ma joie. Cela m’a ôté ce qui faisait ma personnalité », a-t-elle déclaré à Amnesty International.</p>



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</div>



<h3 class="wp-block-heading">Attaques en ligne coordonnées</h3>



<p>En avril 2025, des trolls présumés soutenus par l’État ont eu recours à la campagne #ToxicActivists pour attaquer Hanifa Adan après qu’elle a accordé une interview à la BBC pour son documentaire Blood Parliament, qui enquêtait sur les tirs ayant visé plusieurs manifestant·e·s le 25 juin 2024 et le rôle présumé de l’armée kenyane dans ces agissements.</p>



<p>Des trolls organisés ont publié des contenus islamophobes et des messages répétés pour discréditer cette femme et d’autres militant·e·s kenyans de renom en les accusant d’être motivés par l’argent et corrompus.</p>



<p>Ces campagnes illustrent en outre le fait que X ne traite pas efficacement les vagues de menaces, qui sont pourtant contraires à sa propre politique.</p>



<p>« L’effet paralysant de ce type de harcèlement et d’incitation à la violence dépasse largement leurs cibles directes. Ces attaques doivent être stoppées avant qu’elles ne réduisent au silence les voix critiques, ne mettent à mal les libertés publiques et ne nourrissent une culture de la peur incompatible avec nos libertés constitutionnelles », a déclaré Irungu Houghton, directeur exécutif d’Amnesty International Kenya.</p>



<p>Des jeunes femmes ayant participé aux manifestations de la « génération Z » et à la campagne #EndFemicideKE ont signalé des commentaires misogynes, des attaques sur leur physique, des menaces, la divulgation de leurs données personnelles et des images pornographiques générées par intelligence artificielle produites pour les humilier, les menacer et les faire taire.</p>



<p>« Nous sommes forcées à nous taire, c’est une attaque contre notre voix, contre nos corps », a déclaré Sarah*.</p>



<p>Des discours mensongers et préjudiciables ont été propagés à l’encontre de défenseur·e·s des droits humains, notamment des affirmations selon lesquelles des personnes ayant survécu à une disparition forcée avaient mis en scène leur propre enlèvement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Campagnes payées, désinformation et manipulation des algorithmes</h3>



<p>John* gère des campagnes coordonnées sur X pour une clientèle politique et commerciale. Il a indiqué à Amnesty International qu’il faisait partie d’un réseau d’une vingtaine de personnes payées entre 25 000 et 50 000 shillings kenyans (environ 190 à 390 dollars des États-Unis) par jour pour promouvoir et amplifier les messages progouvernementaux dans le but de les faire figurer dans les tendances quotidiennes sur X au Kenya.</p>



<p>« La plupart des choses que vous voyez dans les tendances sur les réseaux sociaux au Kenya, ce sont des gens comme moi qui les publient », a déclaré John*.</p>



<p>Pendant les grandes manifestations, son réseau créait en temps réel des contre-campagnes et des hashtags pour noyer les hashtags de protestation figurant dans les tendances. Par exemple, le hashtag #RutoMustGo (« Ruto doit partir »), qui avait beaucoup de succès, a été contré par #RutoMustGoOn (« Ruto doit continuer »).</p>



<p>En réaction aux conclusions d’Amnesty International, le ministre de l’Intérieur du Kenya, Kipchumba Murkomen, a déclaré : « Le gouvernement du Kenya ne tolère le harcèlement ou la violence contre aucun citoyen. Tous les organes chargés de la sécurité sont tenus de respecter strictement la Constitution, la Loi relative aux Services de police au niveau national et toutes les lois en vigueur, et tout fonctionnaire impliqué dans une conduite illégale est responsable individuellement et susceptible de faire l’objet d’une enquête et de sanctions conformément à la loi. »</p>



<p>Cependant, les recherches d’Amnesty International laissent penser que ce n’est pas le cas. L’absence d’enquête, tant de la part des autorités de l’État que des entreprises concernées, sur les allégations crédibles de surveillance illégale facilitée par les technologies fragilise les droits humains car elle contribue à un effet paralysant sur le droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique.</p>



<p>Selon des défenseur·e·s des droits humains interrogés par Amnesty International, la surveillance d’État a été soutenue par Safaricom, l’un des principaux opérateurs de télécommunications du Kenya, qui a permis à des unités de police clandestines de suivre à la trace des militant·e·s ayant joué un rôle dans les manifestations. Des éléments semblent montrer que nombre de ces personnes ont ensuite été soumises à une disparition forcée.</p>



<p>En réaction à ces allégations, l’entreprise a déclaré : « Safaricom ne partage les données de ses clients que par des moyens légaux et à des fins légales. Notre client confirme que ses systèmes ne sont pas conçus pour suivre la localisation en direct d’un abonné, et cette fonctionnalité n’existe pas dans son architecture opérationnelle. »</p>



<p>Amnesty International a par ailleurs contacté X, d’autres autorités kenyanes et des responsables nommés dans son rapport, mais n’a pas reçu de réponse de leur part.</p>



<p>Amnesty International appelle le gouvernement du Kenya à cesser de recourir à la violence d’État facilitée par les technologies contre des manifestant·e·s pacifiques et des organisations de la société civile, ainsi qu’aux campagnes utilisant des trolls et aux discours dénigrants qui calomnient ses détracteurs en les qualifiant de « militants payés » ou d’« agents de l’étranger ».</p>



<p>Les autorités kenyanes doivent également ouvrir une enquête sur les disparitions forcées, les homicides illégaux et les allégations de surveillance illégale lors des manifestations de la « génération Z ». Enfin, les victimes de l’usage illégal de la force et les familles des personnes tuées doivent être correctement indemnisées.</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size"><em>*Les noms ont été modifiés afin de protéger l’identité des personnes citées</em></p>



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		<title>Chine. Les tribunaux sont utilisés comme des outils de répression systématique contre les défenseur·e·s des droits humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/chine-les-tribunaux-sont-utilises-comme-des-outils-de-repression-systematique-contre-les-defenseur%c2%b7e%c2%b7s-des-droits-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 12:17:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les tribunaux chinois utilisent systématiquement des lois vagues sur la sécurité nationale et l’ordre public comme des armes afin de réduire au silence les défenseur·e·s des droits humains, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport révélant le rôle central joué par le pouvoir judiciaire dans le maintien de la répression contre les libertés fondamentales par [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les tribunaux chinois utilisent systématiquement des lois vagues sur la sécurité nationale et l’ordre public comme des armes afin de réduire au silence les défenseur·e·s des droits humains, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport révélant le rôle central joué par le pouvoir judiciaire dans le maintien de la répression contre les libertés fondamentales par les autorités de Pékin.</p>



<p>Cette synthèse intitulée&nbsp;<em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/10/ASA1703072025ENGLISH.pdf">How could this verdict be ‘legal’?</a></em>, rendue publique le 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre à l’occasion de la fête nationale chinoise, analyse plus de 100&nbsp;documents judiciaires officiels issus de 68&nbsp;affaires impliquant 64&nbsp;défenseur·e·s des droits humains au cours de la décennie écoulée. Elle décrit en détail la manière dont les tribunaux chinois condamnent systématiquement des militant·e·s pacifiques, des journalistes, des avocats et des citoyen·ne·s ordinaires, souvent sur la base de leurs propos, de leurs associations ou de leurs contacts internationaux.</p>



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<p>«&nbsp;Les dirigeants chinois aiment mettre en avant un message de coopération internationale et d’engagement en faveur de l’état de droit. En réalité, cela masque un système dans lequel les tribunaux chinois fonctionnent comme des instruments de répression plutôt que de justice lorsqu’ils traitent des affaires politiquement sensibles&nbsp;», a déclaré Sarah Brooks, directrice du programme Chine d’Amnesty International.</p>



<p>«&nbsp;Les défenseur·e·s des droits humains en Chine sont traités comme des ennemis de l’État pour le simple fait de s’exprimer, de se mobiliser pacifiquement ou d’entretenir des contacts avec le monde extérieur. Leur courage se heurte à l’emprisonnement, à la torture et à des parodies de procès.&nbsp;»</p>



<p>Dans plus de 90&nbsp;% des cas analysés par Amnesty International dans le cadre de ses recherches, des tribunaux se sont appuyés sur des dispositions relatives à la sécurité nationale et à l’ordre public qui sont vagues, trop générales et incompatibles avec les normes internationales. Des charges telles que la «&nbsp;subversion de l’État&nbsp;», l’«&nbsp;incitation à la subversion de l’État&nbsp;» ou le fait d’avoir «&nbsp;cherché à provoquer des conflits et troublé l’ordre public&nbsp;» ont été fréquemment retenues, permettant aux autorités de criminaliser l’expression et l’association non violentes.</p>



<p>Les tribunaux ont souvent considéré différentes formes d’expression en ligne – notamment des billets de blog, des commentaires sur les réseaux sociaux ou le partage d’articles sur les droits humains – comme des preuves de «&nbsp;subversion&nbsp;».</p>



<p>La participation à des échanges internationaux a régulièrement été qualifié d’activité criminelle. Le fait d’accorder des interviews à des médias étrangers, de publier des articles sur des sites Internet étrangers ou de participer à des formations proposées par des ONG à l’étranger était présenté comme une preuve de «&nbsp;collusion avec des forces étrangères&nbsp;».</p>



<p>Parallèlement, le droit à un procès équitable a été systématiquement bafoué&nbsp;: les accusés se sont vu refuser l’accès à des avocats de leur choix, ont été soumis à une détention provisoire prolongée ou contraints à une «&nbsp;surveillance résidentielle dans un lieu désigné&nbsp;», une pratique qui équivaut à une disparition forcée et peut constituer un acte de torture ou d’autres formes de mauvais traitements.</p>



<p>Dans 67 des 68&nbsp;affaires examinées dans lesquelles une décision a été rendue, les accusés ont été déclarés coupables. À l’exception de trois d’entre eux, tous les accusés ont été condamnés à des peines allant de 18 mois à 19&nbsp;ans de prison.</p>



<p><strong>Criminalisation des libertés fondamentales</strong></p>



<p>Amnesty International a constaté que les tribunaux chinois assimilaient systématiquement les personnes critiquant le gouvernement à des menaces pour la sécurité nationale.</p>



<p>Dans un cas, un avocat spécialisé dans la défense des droits humains a été condamné pour «&nbsp;subversion&nbsp;» après avoir représenté des clients dans des affaires politiquement sensibles et soutenu des familles de détenus. Dans un autre cas, le lauréat du prix Nobel de la paix Liu Xiaobo a été condamné à 11&nbsp;ans de prison pour avoir co-rédigé la Charte 08, un appel à la réforme politique. Des défenseures des droits humains ont également été prises pour cible. Une militante a été condamnée pour «&nbsp;incitation à la subversion&nbsp;» pour avoir publié des écrits sur les droits des femmes et des questions relatives à la propriété de terres.</p>



<p>«&nbsp;[Les autorités] peuvent prendre la moindre chose que vous faites – n’importe quel comportement ou action – et la qualifier de criminelle&nbsp;», a déclaré un avocat chinois spécialisé dans la défense des droits humains, interrogé pour le rapport.</p>



<p>Les recherches ont également porté sur les poursuites visant des militant·e·s en faveur des droits des travailleurs, pour avoir aidé des employés dans le cadre de négociations collectives, et des demandeurs sanctionnés pour avoir porté plainte auprès des autorités. Des rassemblements pacifiques ont régulièrement donné lieu à des poursuites pour «&nbsp;perturbation de l’ordre social&nbsp;».</p>



<p><strong>Les relations internationales considérées comme des crimes</strong></p>



<p>Dans plus de la moitié des affaires examinées, les tribunaux ont présenté le dialogue avec des acteurs internationaux comme une preuve d’infraction. Des accusé·e·s ont été poursuivis pour «&nbsp;collusion&nbsp;» après avoir reçu un modeste financement de la part d’ONG, s’être entretenus avec des journalistes étrangers ou même avoir loué des serveurs informatiques à l’étranger.</p>



<p>Dans un cas, les autorités ont fait valoir que la publication d’articles sur un site Internet étranger bloqué revenait à perturber l’ordre public en Chine, alors que ce site était lui-même bloqué par la Grande Muraille électronique de Chine. Dans un autre cas, la possession de documents politiques accessibles au public a été considérée comme une «&nbsp;divulgation illégale de secrets d’État à l’étranger&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;En érigeant en infraction pénale presque toutes les formes de contact avec la communauté internationale, le gouvernement chinois tente de couper les défenseur·e·s des droits humains du monde extérieur. Il ne s’agit pas de sécurité nationale, mais purement et simplement de contrôle politique&nbsp;», a déclaré Sarah Brooks.</p>



<p>«&nbsp;Les poursuites visant des défenseur·e·s des droits humains en Chine ont également un effet dissuasif qui va bien au-delà des personnes directement visées. En assimilant le militantisme pacifique à une menace pour la sécurité nationale, les autorités cherchent à réduire au silence toute opposition dans la société.&nbsp;»</p>



<p><strong>Privation systématique de procès équitables</strong></p>



<p>Amnesty International a constaté que toutes les affaires qu’elle a examinées étaient entachées de violations du droit à un procès équitable.</p>



<p>Les 68&nbsp;accusé·e·s ont tous été détenus arbitrairement, beaucoup ont été maintenus au secret pendant des mois et au moins 15 ont été placés en surveillance résidentielle dans un lieu désigné.</p>



<p>Dans 11&nbsp;affaires où des avocats ont formulé des allégations de torture, les tribunaux les ont rejetées sans enquête, faisant souvent endosser la charge de la preuve aux accusés.</p>



<p>Les procès étaient par ailleurs systématiquement fermés aux familles, aux médias ou aux diplomates sous le prétexte de «&nbsp;secrets d’État&nbsp;», même lorsque les accusations n’avaient rien à voir avec des informations classifiées et même dans certains cas où les tribunaux affirmaient que le procès avait en fait été public.</p>



<p>Dans 67 cas sur 68, les tribunaux ont prononcé des peines de privation de liberté. Un grand nombre d’entre elles étaient assorties d’une peine de «&nbsp;privation des droits politiques&nbsp;», interdisant aux défenseur·e·s de s’exprimer, de publier ou d’organiser des manifestations, même après leur libération.</p>



<p><strong>«&nbsp;Personne n’est en sécurité&nbsp;»</strong></p>



<p>Amnesty International réitère ses appels de longue date au gouvernement chinois afin qu’il abroge ou révise en profondeur les dispositions vagues et trop générales du Code pénal telles que celles relatives à la «&nbsp;subversion&nbsp;» et aux «&nbsp;querelles&nbsp;», ainsi que la loi de 2015 sur la sécurité nationale.</p>



<p>L’organisation exhorte par ailleurs les autorités à abolir la surveillance résidentielle dans un lieu désigné, à mettre fin à toutes les formes de détention au secret et à garantir le droit à un procès équitable, notamment l’accès à un avocat de son choix et l’exclusion des preuves obtenues sous la torture.</p>



<p>«&nbsp;Le gouvernement chinois doit libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes emprisonnées uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression, d’association ou de réunion&nbsp;», a déclaré Sarah Brooks.</p>



<p>«&nbsp;Lorsque des avocats sont emprisonnés pour avoir défendu leurs clients, que des demandeurs sont punis pour avoir cherché à obtenir justice et que des écrivains sont emprisonnés pour leurs écrits, le message est clair&nbsp;: personne n’est en sécurité. Pourtant, les défenseur·e·s chinois des droits humains persistent, et le monde doit se tenir à leurs côtés.&nbsp;»</p>



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<section id="section-c10ec669" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<p><strong>Complément d’information</strong></p>



<p>Le rapport s’appuie sur l’analyse par Amnesty International de 102&nbsp;actes d’accusation et décisions de justice relatifs à 68&nbsp;cas concernant 64&nbsp;défenseur·e·s des droits humains, que les mécanismes de défense des droits humains des Nations unies ont signalés entre 2014 et 2024.</p>

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		<title>Pakistan. La machine de surveillance de masse et de censure est alimentée par des entreprises chinoises, européennes, émiriennes et nord-américaines</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/pakistan-la-machine-de-surveillance-de-masse-et-de-censure-est-alimentee-par-des-entreprises-chinoises-europeennes-emiriennes-et-nord-americaines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 12:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’essor illégal de la surveillance de masse et de la censure au Pakistan est alimenté par un ensemble d’entreprises basées en Allemagne, en France, aux Émirats arabes unis, en Chine, au Canada et aux États-Unis, déclare Amnesty International dans un nouveau rapport intitulé Sous contrôle. Censure et surveillance de masse au Pakistan. Cette enquête, qui [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’essor illégal de la surveillance de masse et de la censure au Pakistan est alimenté par un ensemble d’entreprises basées en Allemagne, en France, aux Émirats arabes unis, en Chine, au Canada et aux États-Unis, déclare Amnesty International dans un nouveau rapport intitulé<a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/09/Shadows-of-Control_Executive-Summary_FR.pdf"> Sous contrôle. Censure et surveillance de masse au Pakistan</a>. Cette enquête, qui a duré un an, a été menée en collaboration avec Paper Trail Media, Der Standard, Follow the Money, The Globe and Mail, Justice For Myanmar, InterSecLab et le Tor Project.</p>



<p>L’enquête révèle que les autorités pakistanaises ont obtenu des technologies auprès d’entreprises étrangères, grâce à une chaîne d’approvisionnement mondiale secrète d’outils sophistiqués de surveillance et de censure, en particulier un nouveau pare-feu (le Système de surveillance d’Internet [le WMS 2.0]) et le Système de gestion des interceptions légales (LIMS). Le rapport présente des informations sur l’évolution au fil du temps du pare-feu WMS, qui utilisait initialement une technologie fournie par l’entreprise canadienne Sandvine (devenue AppLogic Networks). Après le retrait de Sandvine en 2023, une nouvelle technologie de l’entreprise chinoise Geedge Networks, utilisant des composants matériels et logiciels fournis par Niagara Networks, basée aux États-Unis, et Thales, basée en France, a été utilisée pour créer une nouvelle version du pare-feu. Le Système de gestion des interceptions légales (LIMS) utilise la technologie fournie par l’entreprise allemande Utimaco, via une entreprise émirienne appelée Datafusion.</p>



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</div>



<p>« Le Système de surveillance d’Internet et le Système de gestion des interceptions légales du Pakistan fonctionnent à la manière de tours de guet, espionnant en permanence la vie des citoyen·ne·s ordinaires. Au Pakistan, vos SMS, vos courriels, vos appels et votre accès à Internet sont tous surveillés. Mais les gens n’ont pas conscience de cette surveillance constante et de son incroyable ampleur. Cette pratique dystopique est extrêmement dangereuse, car elle opère dans l’ombre, restreignant gravement la liberté d’expression et l’accès à l’information, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« La surveillance de masse et la censure au Pakistan ont été rendues possibles grâce à la collusion d’un grand nombre d’acteurs privés opérant dans des pays aussi divers que la France, l’Allemagne, le Canada, la Chine et les Émirats arabes unis. Il s’agit en fait d’une vaste et lucrative économie de l’oppression, rendue possible par des entreprises et des États qui ne respectent pas les obligations qui sont pourtant les leurs au titre du droit international.</p>



<p>« La course au profit sur les marchés est soumise à des restrictions visant à protéger les droits humains, mais aucune de ces règles n’a été respectée. C’est le peuple pakistanais qui paye le plus lourd tribut. »</p>



<p>Le WMS 2.0 peut bloquer à la fois l’accès à Internet et des contenus spécifiques, pratiquement sans aucune transparence.</p>



<p>L’Autorité pakistanaise des télécommunications (PTA) rend obligatoire l’installation du LIMS sur tous les réseaux de télécommunications par les entreprises privées, cela permettant aux forces armées et aux Services du renseignement de l’armée pakistanaise (ISI) d’accéder aux données des utilisateurs·trices, notamment en ce qui concerne leurs appels téléphoniques et SMS et les sites web consultés.</p>



<p>« Le LIMS et le WMS 2.0 sont financés par des fonds publics, rendus possibles par des technologies étrangères et utilisés pour faire taire la dissidence, causant de graves atteintes aux droits humains du peuple pakistanais », a déclaré Jurre van Bergen, spécialiste des nouvelles technologies à Amnesty International.</p>



<p>Si ces deux technologies permettent une surveillance de masse en collectant de grandes quantités de données personnelles ou en permettant aux autorités d’observer de près les habitudes de navigation d’une personne, le WMS 2.0 permet également aux autorités de bloquer les VPN ou tout site Internet considéré par les autorités comme présentant un contenu « illégal ».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un système de surveillance opaque opérant dans l’ombre</h3>



<p>Les préoccupations concernant la surveillance illégale et la censure en ligne au Pakistan ne datent pas d’hier. Dans un cadre politique oppressif, le système juridique du pays n’offre aucune protection réelle contre la surveillance de masse. La législation nationale ne prévoit pas de garanties et celles qui existent, telles que l’obligation d’obtenir un mandat au titre de la Loi relative aux procès équitables, sont rarement respectées, alors que les autorités acquièrent auprès d’entreprises étrangères des outils de surveillance et de censure de plus en plus sophistiqués. L’achat de ces technologies sophistiquées a renforcé la capacité du pays à museler la dissidence, notamment en ciblant les journalistes, la société civile et le public.</p>



<p>Un journaliste interrogé dans le cadre du rapport a déclaré à Amnesty International qu’il pensait être sous surveillance constante, ce qui l’avait contraint à l’autocensure.</p>



<p>« De toute évidence, tout est surveillé, qu’il s’agisse des courriels ou des appels téléphoniques. » Il a expliqué qu’après avoir publié un article sur la corruption, il avait fait l’objet d’une surveillance étroite dont lui et son entourage avaient souffert. « Après la publication de cet article, toutes les personnes avec lesquelles je communiquais, même sur WhatsApp, étaient surveillées. [Les autorités] allaient voir ces personnes et leur demandaient pourquoi je les avais appelées. [Les autorités] peuvent aller jusqu’à ces extrêmes [&#8230;] Maintenant, je passe des mois sans parler à ma famille [de peur qu’elle ne soit prise pour cible] », a déclaré le journaliste.</p>



<p>« Cette alliance entre des lois inadéquates et ces nouvelles technologies accélère la capacité de l’État à restreindre les droits relatifs au respect de la vie privée, à la liberté d’expression et à la liberté de réunion pacifique, ce qui contribue à créer un effet dissuasif et à réduire l’espace civique dans le pays », a déclaré Agnès Callamard.</p>



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</div>



<h3 class="wp-block-heading">Les Fournisseurs du Système de gestion des interceptions légales</h3>



<p>Les bases de données commerciales sur les plateformes à abonnement ont permis à Amnesty International de découvrir que ce sont une entreprise allemande, Utimaco, et une entreprise émirienne, Datafusion, qui ont fourni la plupart des technologies permettant au LIMS de fonctionner au Pakistan. Le LIMS d’Utimaco permet aux autorités de passer au crible les données des abonné·e·s des entreprises de télécommunications, qui sont ensuite rendues accessibles au moyen du Centre de surveillance nouvelle génération (McNG) de Datafusion.</p>



<p>Toute personne résidant au Pakistan et utilisant Internet peut faire l’objet d’une surveillance de masse ciblée au moyen du LIMS, qui permet d’intercepter la situation géographique d’un téléphone, les appels téléphoniques et les SMS dès qu’un numéro de téléphone est enregistré dans le système à la demande d’agent·e·s de l’État, notamment les agent·e·s du service d’espionnage, l’ISI.</p>



<p>De plus, les agent·e·s de l’État qui utilisent le LIMS peuvent voir le contenu d’un site Internet si celui-ci est consulté par une personne résidant au Pakistan, quelle qu’elle soit, via le HTTP (le mode d’accès non crypté à un site Internet). En cas d’accès via le HTTPS, l’opérateur ou l’opératrice saura uniquement, grâce aux métadonnées, quel est le site Internet consulté, mais il ou elle ne verra pas le contenu crypté.</p>



<p>« Étant donné que le déploiement et l’utilisation des technologies de surveillance de masse au Pakistan se font sans garanties techniques ni juridiques, le LIMS est en pratique un outil de surveillance illégale et non ciblée, qui permet au gouvernement d’espionner à tout moment plus de quatre millions de personnes », a déclaré Jurre van Bergen.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le pare-feu national chinois, également appelé WMS 2.0</h3>



<p>Sur la base des recherches existantes et des bases de données commerciales, Amnesty International a découvert que la première version du WMS avait été installée au Pakistan en 2018 au moyen d’une technologie fournie par une entreprise canadienne, Sandvine, devenue AppLogic Networks. Amnesty International a baptisé cette version WMS 1.0.</p>



<p>Amnesty International a retrouvé Sandvine dans les données commerciales dès l’année 2017 et a constaté qu’elle avait expédié du matériel à au moins trois entreprises pakistanaises qui ont toutes travaillé pour le gouvernement pakistanais. L’une de ces entreprises est Inbox Technologies et les deux autres découvertes par Amnesty International au cours de son enquête sont SN Skies Pvt Ltd et A Hamson Inc.</p>



<p>Grâce à une fuite de données communiquées aux collaborateurs et appelées par Amnesty International les « données Geedge », l’organisation a aussi découvert que le WMS 1.0 avait ensuite été remplacé au moyen de nouvelles technologies produites par l’entreprise chinoise Geedge Networks, en 2023. Cette version a été appelée le WMS 2.0.</p>



<p>L’installation et la mise en service du WMS 2.0 au Pakistan ont été rendues possibles grâce à des logiciels ou du matériel fournis par deux autres entreprises : Niagara Networks, basée aux États-Unis, et Thales, basée en France.</p>



<p>Amnesty International estime que la technologie fournie par Geedge Networks est une version commercialisée de la « Grande Muraille numérique » chinoise, un outil exhaustif de censure étatique développé et déployé en Chine, et désormais également exporté vers d’autres pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Absence de réglementation, de contrôle et de transparence</h3>



<p>Sur les 20 entreprises contactées par Amnesty International, seules Niagara Networks, basée aux États-Unis, et AppLogic Networks (anciennement Sandvine), basée au Canada, ont répondu à nos questions. Leurs réponses sont intégrées dans le rapport. Datafusion Systems et Utimaco ont répondu aux questions envoyées par Amnesty International en octobre 2024 dans le cadre de ses recherches, et leurs réponses sont reflétées dans le rapport, mais ces entreprises n’ont pas répondu aux courriers ultérieurs détaillant les conclusions du rapport.</p>



<p>Amnesty International a également contacté neuf entités gouvernementales. L’Office fédéral allemand des affaires économiques et du contrôle des exportations (BAFA) et le Bureau canadien de contrôle du commerce ont accusé réception de notre courrier, mais n’ont pas répondu à nos questions. Le gouvernement pakistanais n’a répondu à aucune de nos lettres.</p>



<p>Des entreprises et plusieurs pays, comme la Chine et les Émirats arabes unis, ainsi que des pays de l’UE et d’Amérique du Nord, ont continué à manquer à leur obligation de réglementer, contrôler et assurer la transparence pour les exportations de technologies de surveillance qui ont des conséquences nuisibles sur les droits humains, notamment au Pakistan.</p>



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		<title>Philippines. Le harcèlement en ligne cautionné par l’État a un « effet dissuasif » sur les jeunes défenseur·e·s des droits humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/philippines-le-harcelement-en-ligne-cautionne-par-letat-a-un-effet-dissuasif-sur-les-jeunes-defenseur%c2%b7e%c2%b7s-des-droits-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 13:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=32972</guid>

					<description><![CDATA[<p>* Les noms ont été modifiés afin de protéger l’identité des personnes interrogées Le tout premier rapport d’Amnesty International rédigé par des jeunes révèle que le harcèlement en ligne exercé par les autorités philippines, notamment la pratique du « marquage rouge » ou le fait d’attribuer à des personnes une affiliation communiste, instaure un climat [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right has-small-font-size"><em>* Les noms ont été modifiés afin de protéger l’identité des personnes interrogées</em></p>



<p>Le tout premier rapport d’Amnesty International rédigé par des jeunes révèle que le harcèlement en ligne exercé par les autorités philippines, notamment la pratique du « marquage rouge » ou le fait d’attribuer à des personnes une affiliation communiste, instaure un climat de peur qui dissuade les jeunes défenseur·e·s des droits humains de s’engager dans le militantisme et de s’exprimer librement.</p>



<p>Dans le rapport intitulé<a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/04/ASA3591872025ENGLISH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em> Left to their own devices : The chilling effects of online harassment among young human rights defenders (YHRDs) in the Philippines</em></a>, des jeunes militant·e·s âgés de 18 à 24 ans ont fait part de leur expérience en matière de marquage rouge, de divulgation en ligne d’informations personnelles sans leur consentement et de harcèlement. Ils expliquent que le harcèlement en ligne les a conduits à l’autocensure, a porté atteinte à leurs droits à la liberté d’expression et d’association et, dans certains cas, les a contraints à abandonner leur travail de militant·e·s ou de journalistes.</p>



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<p>« L’effet dissuasif du harcèlement en ligne porte gravement atteinte aux droits de ces jeunes défenseur·e·s des droits humains. Il menace non seulement l’individu, mais aussi sa capacité à mener à bien son travail de défense des droits fondamentaux », a déclaré Mia Tonogbanua, vice-présidente d’Amnesty Philippines et ancienne représentante du Conseil de la jeunesse.</p>



<p>Le rapport souligne que l’âge, l’orientation sexuelle, le statut d’étudiant·e et les affiliations institutionnelles des jeunes militant·e·s amplifient les risques et l’impact du harcèlement en ligne qu’ils subissent.</p>



<p>Ce document s’inscrit dans le cadre de RightUp, le premier projet de recherche d’Amnesty International mené par des jeunes, dans lequel des voix jeunes, souvent négligées dans les travaux traditionnels sur les droits humains, occupent le devant de la scène. Neuf jeunes chercheurs ont enquêté et fait état de leurs expériences du harcèlement en ligne, ainsi que des expériences d’autres défenseur·e·s des droits humains, par le biais de recherches documentaires, d’un questionnaire en ligne et d’entretiens avec 29 jeunes âgés de 18 à 24 ans. Amnesty International a fourni des ressources, des conseils et une assistance technique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Menaces de mort, autocensure et peur</h3>



<p>Le harcèlement en ligne cautionné par l’État a eu des effets perturbants sur les jeunes militant·e·s. Ils disent souffrir de détresse psychologique, être isolés de leurs familles et de leurs cercles sociaux, et avoir le sentiment que leur contribution à la défense des droits humains a été dévalorisée.</p>



<p>Habagat*, militant étudiant, a reçu des menaces de mort après avoir été publiquement qualifié de « rouge » sur la page Facebook de l’Unité spéciale nationale pour mettre fin au conflit communiste armé local (NTF-ELCAC).</p>



<p>« J’ai eu du mal à dormir pendant les trois semaines qui ont suivi », s’est-il souvenu. « J’avais tout le temps peur pour ma sécurité. »</p>



<p>La NTF-ELCAC est une unité créée par le gouvernement philippin en 2018 dans le cadre de sa réponse à l’insurrection communiste en cours dans le pays. Depuis sa création, elle a été critiquée par des militant·e·s et des groupes de défense des droits humains, dont Amnesty International, pour s’être livrée au marquage rouge.</p>



<p>Marisol*, défenseure de l’environnement, a déclaré qu’elle avait « fait preuve de prudence » et s’était autocensurée afin de minimiser les réactions sur des sujets controversés. Cette approche lui a cependant laissé une impression mitigée : « C’est comme si vous ne preniez pas position sur ce qui doit être fait. »</p>



<p>Sarita*, jeune militante pour la paix et la sécurité dans le sud des Philippines, a déclaré que le harcèlement en ligne « [l]’a fait [se] sentir si faible, si inférieure par rapport à ces politiciens et tous leurs pouvoirs ».</p>



<p>Le harcèlement en ligne porte atteinte à plusieurs droits, notamment le droit à la liberté d’expression, à la liberté de réunion pacifique, à la santé, à un recours, à la non-discrimination et à la défense des droits humains.</p>



<p>Les jeunes militant·e·s ont également parlé d’une peur omniprésente de participer à des discussions publiques. Certains jeunes défenseur·e·s des droits humains ont attribué cette peur à la crainte de représailles de la part des autorités sous la forme de harcèlement en ligne. Beaucoup ont exprimé des doutes quant à la valeur de leur voix et de leur expertise en tant que jeunes face à la violence et à la haine dans les espaces en ligne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un appel à l’action et à la responsabilité collectives</h3>



<p>Malgré ces difficultés, des jeunes défenseur·e·s des droits humains ont trouvé des moyens d’adapter leur approche afin de pouvoir continuer à défendre les droits humains. Cela a inclus la mise en place de comités internes pour le bien-être, l’application de protocoles de sécurité et l’accession à des services de santé mentale.</p>



<p>« Être un jeune défenseur des droits humains aux Philippines n’est ni sûr, ni confortable, ni idéal. Les jeunes militant·e·s continuent cependant à se battre, motivés par des stratégies visant à prendre soin d’eux-mêmes et un engagement en faveur de la justice », a déclaré Mia Tonogbanua, d’Amnesty Philippines.</p>



<p>Le gouvernement philippin manque systématiquement à son obligation de protéger les droits des défenseur·e·s des droits humains dans le pays. Les personnes qui commettent des actes de harcèlement en ligne ne sont dans les faits pas amenées à rendre des comptes, tandis que les défenseur·e·s des droits humains doivent faire face aux conséquences de ce harcèlement sans bénéficier d’un soutien ou d’une protection suffisants.</p>



<p>Au moment où nous publions ce document, le gouvernement philippin n’a pas répondu à une demande de commentaire sur les conclusions du rapport d’Amnesty International.</p>



<p>Amnesty International exhorte le gouvernement philippin à mettre un terme aux manœuvres de marquage rouge, aux actes d’intimidation, au harcèlement, aux menaces ou aux attaques cautionnés par l’État contre les militant·e·s, notamment les jeunes défenseur·e·s des droits humains.</p>



<p>Ces recherches s’appuient sur les conclusions de précédentes enquêtes d’Amnesty International, notamment sur la manière dont les deux gouvernements successifs du président Duterte et du président Marcos Jr ont utilisé les outils numériques, la désinformation et des lois antiterroristes vagues pour instaurer un climat de peur et d’intimidation parmi les jeunes défenseur·e·s des droits humains aux Philippines.</p>



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		<title>Europe. Des attaques et restrictions systématiques et généralisées sapent le droit de manifester pacifiquement</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/europe-des-attaques-et-restrictions-systematiques-et-generalisees-sapent-le-droit-de-manifester-pacifiquement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[stagiaire.communication]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jul 2024 07:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=26007</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce rapport, intitulé Under-protected and over-restricted: The state of the right to protest in 21 countries in Europe (Insuffisamment protégés et soumis à des restrictions excessives. État des lieux concernant le droit de manifester dans 21 pays d’Europe), met en lumière un ensemble de lois répressives, le recours à une force inutile ou excessive, des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<section id="section-fdd3507d" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image section--small" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<p>Dans toute l&rsquo;Europe, le droit de réunion pacifique fait l&rsquo;objet de graves attaques, les États stigmatisant, criminalisant et réprimant de plus en plus les manifestant·e·s pacifiques, imposant des restrictions injustifiées et punitives et recourant à des moyens de plus en plus répressifs pour étouffer la dissidence, souligne Amnesty International dans un nouveau rapport.</p>



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</div>

</div></section>


<p>Ce rapport, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2024/07/Under-protected-and-over-restricted-report-5-July-2024.pdf">Under-protected and over-restricted: The state of the right to protest in 21 countries in Europe </a>(Insuffisamment protégés et soumis à des restrictions excessives. État des lieux concernant le droit de manifester dans 21 pays d’Europe), met en lumière un ensemble de lois répressives, le recours à une force inutile ou excessive, des arrestations et des poursuites arbitraires, des restrictions injustifiées ou discriminatoires, ainsi que l&rsquo;utilisation croissante de technologies de surveillance invasives, qui entraînent en Europe un recul systématique du droit de manifester.</p>


<blockquote class="blockquote is-small is-lined"><p>Les recherches d&rsquo;Amnesty dressent un tableau extrêmement préoccupant de la situation, avec une attaque menée à l&rsquo;échelle de l’Europe contre le droit de manifester. Partout sur le continent, les autorités utilisent la calomnie, des entraves, la dissuasion et des sanctions illégales contre des personnes qui manifestent pacifiquement.</p>
<cite>a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d&#039;Amnesty International.</cite></blockquote>


<p>« Tout au long de l&rsquo;histoire, les manifestations pacifiques ont joué un rôle essentiel pour l’obtention de nombreux droits et libertés que nous tenons aujourd&rsquo;hui pour acquis. Pourtant, dans toute l&rsquo;Europe, des lois et des politiques répressives allant de pair avec des pratiques injustifiées et des technologies de surveillance abusives, créent un environnement toxique qui constitue une grave menace pour les manifestant·e·s et manifestations pacifiques. L&rsquo;un de ces faits, à lui seul, et dans un seul pays, serait déjà inquiétant. Mais ces dizaines de stratégies répressives observées à l&rsquo;échelle du continent sont clairement terrifiantes. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Police, impunité et surveillance</h3>



<p>Le rapport constate un usage excessif et/ou inutile généralisé de la force par la police contre des manifestant·e·s pacifiques, y compris avec l&rsquo;utilisation d&rsquo;armes à létalité réduite. Les faits signalés ont entraîné des blessures graves et parfois permanentes, notamment des os facturés ou des dents cassées (Allemagne, France, Grèce, Italie), la perte d&rsquo;une main (France), la perte d&rsquo;un testicule (Espagne), des luxations, des lésions oculaires et un traumatisme crânien grave (Espagne). Dans certains pays, le recours à la force a équivalu à la torture ou à d&rsquo;autres mauvais traitements et en Allemagne, en Belgique, en Finlande, en France, en Italie, en Pologne, en Slovénie, en Serbie et en Suisse, les services de l&rsquo;ordre ont fait un usage excessif de la force contre des enfants.</p>



<p>Nos recherches ont mis en évidence des cas où, dans de nombreux pays, la police est restée impunie ou n’a pas eu à rendre de comptes, notamment en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Espagne, en France, en Grèce, en Italie, au Portugal, au Royaume-Uni, en Serbie, en Slovénie, en Suisse et en Turquie.</p>



<p>Les États utilisent de plus en plus les nouvelles technologies et divers outils de surveillance pour mener une surveillance ciblée et de masse des manifestant·e·s. Cela comprend le suivi et la surveillance des activités, ainsi que la collecte, l&rsquo;analyse et le stockage de données. Plusieurs États ont élargi la surveillance au moyen de la législation sans mettre en place de garanties adéquates, laissant ainsi le champ libre pour des abus généralisés.</p>



<p>On a constaté une nette augmentation de l&rsquo;utilisation de la technologie de reconnaissance faciale en Europe. Elle est actuellement utilisée par les organes chargés de l&rsquo;application des lois dans 11 des pays examinés, et six autres prévoient d’y recourir. L&rsquo;utilisation de la technologie de reconnaissance faciale pour l&rsquo;identification des manifestant·e·s équivaut à une surveillance de masse non ciblée, et aucune garantie ne peut empêcher les dommages qu&rsquo;elle engendre. Amnesty International appelle à l&rsquo;interdiction pure et simple de cette technologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Diabolisation des manifestations</h3>



<p>Le rapport pointe une tendance inquiétante à la stigmatisation de la part des autorités, qui vise à délégitimer les manifestant·e·s et les manifestations. Les discours préjudiciables tenus par des représentant·e·s des autorités dans les 21 pays sont courants, les manifestant·e·s étant qualifiés tantôt de « terroristes », de « criminels » ou d’« agents de l&rsquo;étranger », tantôt d’« anarchistes » ou d’« extrémistes ». Ces discours négatifs sont souvent utilisés pour justifier l&rsquo;adoption de lois toujours plus restrictives.</p>



<p>Les actes pacifiques de désobéissance civile sont de plus en plus considérés comme une menace pour l&rsquo;ordre public et/ou la sécurité nationale, ce qui donne aux autorités un prétexte fallacieux pour imposer des restrictions et contourner les obligations internationales en matière de droits humains.</p>



<p>Les discours diabolisants tenus par des responsables politiques de haut rang sont particulièrement fréquents en réaction aux manifestations de solidarité avec les Palestinien·ne·s. Au Royaume-Uni, ces manifestations ont été qualifiées de « marches de la haine » par le ministre de l&rsquo;Intérieur et de « règne de la foule » par le Premier ministre. En Slovénie, le Premier ministre de l&rsquo;époque a dit aux manifestant·e·s en 2021 qu’ils devaient « retourner chez eux » et en 2023, les autorités ont encouragé leurs abonné·e·s Twitter (X) à prendre des photos des manifestant·e·s parce qu’il pouvait s’agir de « terroristes ».</p>



<p>Ailleurs, les autorités en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Turquie ont non seulement qualifié les militant·e·s pour le climat d&rsquo;« écoterroristes » ou de « criminels », mais elle les ont également ciblés en utilisant des dispositions relatives au terrorisme et des lois liées à la lutte contre le crime organisé et à la protection de la sécurité nationale.</p>



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</div>



<h3 class="wp-block-heading">Législation anti-manifestation et criminalisation</h3>



<p>Dans toute l&rsquo;Europe, les États bafouent les obligations juridiques internationales au titre desquelles ils sont tenus de respecter, protéger et faciliter les rassemblements pacifiques, d&rsquo;éliminer les obstacles empêchant de manifester et d&rsquo;éviter les ingérences injustifiées dans l&rsquo;exercice du droit de réunion pacifique.</p>



<p>Alors que les 21 pays examinés dans le rapport ont tous ratifié les principaux instruments relatifs aux droits humains protégeant le droit de réunion pacifique, beaucoup n&rsquo;ont pas transposé dans leur droit interne les dispositions internationales et régionales ; à cela s’est ajoutée l&rsquo;adoption de nouvelles lois répressives, de restrictions draconiennes et de lourdes exigences. Ces deux facteurs ont conduit à la mise en place d’un environnement de plus en plus hostile pour les manifestations.</p>



<p>Ces dernières années, les gouvernements européens ont imposé des restrictions draconiennes pour les manifestations. Les recherches menées par Amnesty International montrent que les raisons avancées par les autorités pour justifier ces restrictions étaient souvent fallacieuses et que les gouvernements utilisaient souvent la « sécurité nationale » et l’« ordre public » comme prétextes pour réprimer la dissidence pacifique.</p>



<p>Les motifs fallacieux liés à l’« ordre public » ou à la « sécurité publique » invoqués pour interdire ou restreindre fortement les manifestations de solidarité avec les Palestinien·ne·s partout dans la région au cours des derniers mois ne respectent pas les principes de légalité, de nécessité et de proportionnalité, et confortent les préjugés raciaux et les stéréotypes. Dans plusieurs des pays examinés, les manifestations de solidarité avec les Palestinien·ne·s ont été ciblées avec des mesures d’interdiction et la prohibition de certains slogans et symboles. Ces interdictions ont souvent été violemment appliquées par la police.</p>



<p>Dans nombre des pays examinés, les organisateurs·trices de manifestations sont tenus d&rsquo;informer les autorités de leur intention de manifester et s’exposent à des sanctions administratives et/ou pénales s’ils ne respectent pas cette obligation. Les procédures de notification constituent une ingérence dans les droits des personnes et sont souvent utilisées par les États de façon injustifiée et inacceptable au regard du droit international. Dans quatre pays – la Belgique, le Luxembourg, la Suède et la Suisse – les organisateurs·trices sont tenus de demander l&rsquo;autorisation d&rsquo;organiser une manifestation.</p>



<p>Le défaut de notification préalable d&rsquo;une manifestation (ou, le cas échéant, de demande d&rsquo;autorisation) a été utilisé pour rendre un rassemblement « illégal » et donc pour ordonner sa dispersion, arrêter les participant·e·s et infliger des sanctions pénales aux organisateurs·trices et aux participant·e·s.</p>



<p>Dans certains pays, les organisateurs·trices sont légalement tenus de veiller à la sécurité et au maintien de l&rsquo;ordre pendant les rassemblements, de couvrir ou de contribuer aux coûts</p>



<p>de services publics tels que le nettoyage des rues, la sécurité et la fourniture de services d’urgence, et ils peuvent même être amenés à assumer le coût des agissements des participant·e·s.</p>



<p>Dans huit pays, les manifestations ne sont jamais autorisées dans certaines zones telles que le voisinage des bâtiments gouvernementaux, du Parlement et d&rsquo;autres bâtiments publics. Quatre pays imposent des interdictions générales pour certains moments de la journée ou certains jours, et plusieurs pays ont imposé des restrictions liées au prétendu « contenu » des manifestations, avec des sanctions administratives et pénales prévues pour toute personne qui enfreint ces règles.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La désobéissance civile prise pour cible</h3>



<p>Bien que la désobéissance civile pacifique – la violation préméditée de la loi pour des raisons de conscience – soit protégée par le droit de réunion pacifique, les États la considèrent de plus en plus comme une « menace » pour l&rsquo;ordre public et/ou la sécurité nationale et y réagissent en employant des méthodes de plus en plus sévères. Il s&rsquo;agit notamment des dispersions inutiles opérées par la police, du recours à une force excessive, des arrestations fondées sur des lois qui manquent de clarté juridique et aussi des charges et sanctions pénales sévères qui comprennent des peines d’emprisonnement.</p>



<p>Des mesures préventives existent en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni, permettant d’interdire la présence de certaines personnes dans certains lieux ou leur participation à de futures activités – et dans certains cas, de les placer en détention – pour les empêcher de mener des actes de désobéissance civile.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Effet dissuasif et discrimination</h3>



<p>La surveillance de masse non ciblée, le maintien de l’ordre musclé, les exigences trop lourdes et le risque de sanctions pénales engendrent la peur et dissuadent de participer à des rassemblements.</p>



<p>Cet « effet dissuasif » touche de manière disproportionnée les personnes appartenant à des groupes racisés et marginalisés qui sont déjà exposées à un risque accru de violence, d&rsquo;inégalité, de discrimination raciale et d&rsquo;autres formes de discrimination de la part des agent·e·s de l&rsquo;État, et confrontées à des obstacles accrus à la participation et donc davantage susceptibles de pâtir des restrictions et de la répression.</p>



<p>Dans plusieurs pays, l&rsquo;identité (perçue) des personnes qui organisent les manifestations et qui y participent, ainsi que les causes pour lesquelles elles se mobilisent, influencent les restrictions imposées par les autorités. De nombreux pays semblent différencier de manière discriminatoire les différents mouvements, groupes et causes de protestation. Les restrictions imposées par exemple pour les manifestations organisées par des groupes racisés, des personnes LGBTI ou des personnes migrantes, demandeuse, d’asile ou réfugiées, ou en solidarité avec de tels groupes, ont été justifiées par des déductions fondées sur des stéréotypes raciaux et sexistes, manifestant un racisme, une homophobie et une transphobie institutionnels ainsi que d&rsquo;autres formes de discrimination.</p>



<p>En Allemagne, les manifestations prévues pour marquer la Nakba palestinienne à Berlin en 2022 et 2023 ont été interdites à titre préventif sur la base de stéréotypes discriminatoires et préjudiciables en ce qui concerne les participant·e·s attendus, que la police a qualifiés de « prédisposés à la violence ». En Pologne et en Turquie, les personnes LGBTI subissent depuis de nombreuses années un niveau accru de restrictions discriminatoires et de harcèlement de la part des autorités.</p>



<p>« En Europe, le droit de manifester risque de mourir à petit feu, les personnes qui descendent dans la rue se retrouvant confrontées à une avalanche de restrictions de plus en plus répressives et de sanctions pénales, à la violence étatique, à la discrimination et à une surveillance omniprésente. Mais malgré ces attaques, les gens continuent de manifester pour préserver des droits durement acquis et obtenir de nouveaux droits », a déclaré Catrinel Motoc, responsable du travail de campagne au bureau régional Europe d&rsquo;Amnesty International.</p>


<blockquote class="blockquote is-small is-lined"><p>Au lieu de restreindre les manifestations pacifiques et de punir celles et ceux qui descendent dans la rue, les États d&rsquo;Europe doivent entièrement repenser leur approche. Les manifestations devraient être facilitées plutôt qu’étouffées, et l’arsenal de lois répressives doit être réformé afin que la législation soit mise en conformité avec les obligations internationales en matière de droits humains.</p>
</blockquote>


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</div>


<section id="section-3d928f79" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading"><strong>Complément d’information</strong></h3>



<p>Les pays examinés sont l&rsquo;Allemagne, l&rsquo;Autriche, la Belgique, l&rsquo;Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l&rsquo;Irlande, l&rsquo;Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, le Royaume-Uni, la Serbie, la Slovénie, la Suède, la Suisse, la Tchéquie et la Turquie.</p>



<p>Ce projet s&rsquo;inscrit dans le cadre de la campagne mondiale d&rsquo;Amnesty International intitulée Protégeons les manifs, qui vise à défendre le droit de manifester partout dans le monde.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/europe-des-attaques-et-restrictions-systematiques-et-generalisees-sapent-le-droit-de-manifester-pacifiquement/">Europe. Des attaques et restrictions systématiques et généralisées sapent le droit de manifester pacifiquement</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<item>
		<title>Chine. Les étudiant·e·s chinois·e·s à l’étranger sont en butte au harcèlement et à la surveillance dans le cadre de la campagne de répression transnationale</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/chine-les-etudiant%c2%b7e%c2%b7s-chinois%c2%b7e%c2%b7s-a-letranger-sont-en-butte-au-harcelement-et-a-la-surveillance-dans-le-cadre-de-la-campagne-de-repression-transnationale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[stagiaire.communication]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 May 2024 05:10:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les familles habitant en Chine des étudiant·e·s chinois partis en Europe et en Amérique du Nord sont prises pour cibles à titre de représailles pour le militantisme de leurs étudiant·e·s Des étudiant·e·s font l’objet d’une « surveillance » lors de manifestations et en ligne Les universités doivent lutter contre les menaces qui pèsent sur la [&#8230;]</p>
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<ul class="wp-block-list"><li><em>Les familles habitant en Chine des étudiant·e·s chinois partis en Europe et en Amérique du Nord sont prises pour cibles à titre de représailles pour le militantisme de leurs étudiant·e·s</em></li><li><em>Des étudiant·e·s font l’objet d’une « surveillance » lors de manifestations et en ligne</em></li><li><em>Les universités doivent lutter contre les menaces qui pèsent sur la liberté académique et les droits humains.</em></li></ul>



<p>Les étudiant·e·s chinois et hongkongais qui étudient à l’étranger vivent dans la peur de l’intimidation, du harcèlement et de la surveillance, les autorités chinoises s’efforçant de les empêcher de s’engager sur des questions « sensibles » ou politiques pendant leur séjour hors du pays, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport publié le 13 mai 2024.</p>



<p>Les étudiant·e·s installés en Europe et en Amérique du Nord interrogés pour les besoins de ce rapport, intitulé ‘On my campus, I am afraid’, racontent qu’ils sont photographiés et suivis lors des manifestations dans leurs villes d’accueil ; beaucoup ajoutent que leurs familles en Chine ont été prises pour cibles et menacées par la police en raison de leurs actions militantes à l’étranger.</p>


<blockquote class="blockquote is-small is-lined"><p>Les témoignages recueillis dans ce rapport brossent un tableau effrayant de la manière dont les gouvernements de Chine et de Hong Kong cherchent à faire taire les étudiant·e·s, même lorsqu’ils se trouvent à des milliers de kilomètres de chez eux, plongeant nombre d’entre eux dans la peur.</p>
<cite>a déclaré Sarah Brooks, directrice régionale d’Amnesty International pour la Chine.</cite></blockquote>


<p>« L’offensive des autorités chinoises contre le militantisme en faveur des droits humains se joue dans les couloirs et les salles de classe de nombreuses universités accueillant des étudiant·e·s chinois et hongkongais. Les répercussions de la répression transnationale exercée par la Chine menacent fortement le libre échange des idées qui est au cœur de la liberté académique, et les gouvernements et les universités doivent faire davantage pour contrer ce phénomène. »</p>



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<h3 class="wp-block-heading">« Vous êtes surveillés »</h3>



<p>Dans le cadre de son rapport exhaustif sur la répression transnationale exercée par le gouvernement chinois dans les universités étrangères, Amnesty International a mené des entretiens approfondis avec 32 étudiant·e·s chinois, dont 12 de Hong Kong, inscrits dans des universités de huit pays : l’Allemagne, la Belgique, le Canada, les États-Unis, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suisse.</p>



<p>Une étudiante, Rowan*, a raconté que quelques heures après avoir assisté à une commémoration des événements de la place Tiananmen en 1989, elle a eu des nouvelles de son père, en Chine, qui avait été contacté par des agents des services de sécurité. Ils lui ont dit d’« éduquer sa fille qui étudie à l’étranger pour qu’elle n’assiste pas à des événements susceptibles de nuire à la réputation de la Chine dans le monde ».</p>



<p>Rowan n’avait dit son vrai nom à personne au sein de la manifestation et n’avait rien publié sur Internet au sujet de sa participation ; elle a donc été choquée par la rapidité avec laquelle les agents chinois l’ont identifiée en tant que participante, ont localisé son père et se sont servis de lui pour la dissuader de participer à tout acte de dissidence à l’avenir. Rowan a assuré que le message était clair : « Vous êtes surveillés, et même si vous êtes à l’autre bout de la planète, nous pouvons vous atteindre. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Surveillance, censure et proches pris pour cibles en Chine</h3>



<p>Ces dernières années, de nombreux étudiant·e·s chinois vivant à l’étranger ont pris part à des actions publiques critiquant le gouvernement chinois, notamment autour du mouvement des « feuilles blanches » de 2022 en Chine continentale, des manifestations pro-démocratie de 2019 à Hong Kong et des commémorations annuelles de la répression de Tiananmen de 1989 à Pékin. Dans son rapport, Amnesty International démontre que ces activités attirent l’attention – et bien souvent les sanctions – des autorités chinoises. Elle identifie ce phénomène comme une répression transnationale, caractérisée par des actions gouvernementales visant à réduire au silence, contrôler ou dissuader la dissidence et la critique émanant de ressortissants chinois à l’étranger, en violation de leurs droits fondamentaux.</p>



<p>Près d’un tiers des étudiant·e·s interrogés ont déclaré que leurs familles ont été harcelées par les autorités chinoises en vue de les empêcher de critiquer le gouvernement et sa politique pendant leur séjour d’études à l’étranger. Parmi les menaces proférées à l’encontre des familles en Chine continentale, citons : l’annulation de leurs passeports, leur licenciement, l’impossibilité de bénéficier de promotions et d’allocations retraite, voire la restriction de leur liberté physique. Dans au moins trois cas, la police a exercé des pressions sur les familles vivant en Chine ou leur a ordonné de couper les vivres à leurs enfants pour les contraindre à se taire.</p>



<p>D’après les témoignages de plusieurs étudiant·e·s, ils sont convaincus d’avoir été surveillés pendant leur séjour à l’étranger par les autorités chinoises ou leurs agents. Près de la moitié ont affirmé qu’ils avaient été photographiés ou filmés lors d’événements tels que des manifestations par des individus qui, selon eux, agissaient pour le compte de l’État. Et bien qu’ils ne soient pas en mesure de fournir de preuves concluantes de l’identité de ces individus, les recherches d’Amnesty International ont mis en évidence un ensemble d’observations quasi-identiques dans divers lieux et événements, corroborant les dires des étudiant·e·s.</p>



<p>« Pour de nombreux étudiant·e·s chinois, se rendre à l’étranger offre la promesse de pouvoir s’épanouir, délivrés des restrictions imposées par la rhétorique politique et universitaire en Chine. Toutefois, les recherches d’Amnesty montrent qu’ils ne peuvent échapper aux méthodes répressives du gouvernement chinois, même à l’extérieur des frontières du pays, a déclaré Sarah Brooks.</p>



<p>« Les autorités chinoises ont mis au point une stratégie affûtée permettant de restreindre les droits fondamentaux des étudiant·e·s, où qu’ils se trouvent dans le monde. Surveiller les étudiant·e·s à l’étranger et cibler les membres de leur famille vivant en Chine : il s’agit d’une tactique systématique destinée à contrôler les ressortissants à distance. »</p>



<p>Si les autorités chinoises peuvent surveiller les activités des étudiant·e·s à l’étranger, c’est aussi parce que Pékin dispose de vastes capacités en matière de censure et de surveillance numérique matérialisées par la Grande Muraille pare-feu de Chine : ainsi, les étudiant·e·s sont obligés d’utiliser des applications exploitables approuvées par l’État chinois pour communiquer avec leur famille et leurs amis en Chine.</p>



<p>Plus de la moitié des étudiant·e·s interrogés autocensurent régulièrement leurs conversations et leurs publications sur les plateformes numériques, craignant que les autorités chinoises ne surveillent leur activité, y compris sur des plateformes de réseaux sociaux non chinois, telles que X, Facebook et Instagram. Plusieurs ont pu fournir des preuves solides de cette surveillance numérique : par exemple, la police a montré aux parents de l’un d’entre eux les transcriptions de ses conversations en ligne sur WeChat avec des membres de sa famille.</p>



<p>Près d’un tiers des étudiant·e·s interrogés ont connu la censure sur les plateformes de réseaux sociaux chinois, comme WeChat, à un niveau similaire à celui pratiqué en Chine continentale, alors qu’ils se trouvaient à l’étranger. Certains ont tenté d’enregistrer des comptes sur des numéros de téléphone étrangers, mais ont continué de se heurter à la censure. Le compte WeChat d’un étudiant a été temporairement interdit, après des publications évoquant une manifestation des « feuilles blanches » en Allemagne.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Climat de peur sur les campus</h3>



<p>Quasiment tous les étudiant·e·s interrogés ont déclaré qu’ils autocensuraient dans une certaine mesure leurs interactions sociales pendant qu’ils se trouvaient à l’étranger, par crainte des représailles des autorités chinoises. La plupart d’entre eux ont indiqué qu’ils limitent leur participation en classe, du fait du risque perçu que leurs propos et leurs opinions ne soient rapportés aux autorités de l’État chinois, tandis qu’un tiers a affirmé que ces risques les avaient conduits à modifier l’orientation de leurs études ou à abandonner complètement toute perspective de carrière dans le monde universitaire.</p>



<p>Quant aux étudiant·e·s de Hong Kong, les lois répressives de la ville, comme la Loi sur la sécurité nationale et la législation de l’Article 23 récemment adoptée, avivent leurs craintes pendant leurs études à l’étranger, car elles peuvent être invoquées pour cibler des personnes partout dans le monde.</p>



<p>Selon le témoignage de Logan*, sa peur d’être identifié par les autorités de Hong Kong a compromis ses possibilités de poursuivre une carrière universitaire dans son domaine de prédilection. « Je voulais vraiment publier ma thèse&#8230; Mais je suis inquiet, alors j’ai choisi de ne pas le faire », a-t-il confié.</p>



<p>Plus de la moitié des étudiant·e·s interrogés ont indiqué souffrir de problèmes de santé mentale liés à leurs peurs, allant du stress et du traumatisme, à la paranoïa et à la dépression. Dans un cas, cela a débouché sur une hospitalisation. Huit étudiant·e·s ont déclaré avoir coupé tout contact avec leurs proches restés au pays, pour les protéger et éviter qu’ils ne se retrouvent dans le collimateur des autorités chinoises, ce qui a renforcé leur isolement et leur solitude.</p>



<p>Beaucoup ressentent également la nécessité de prendre leurs distances avec leurs compatriotes étudiants, craignant que leurs propos ou leurs opinions politiques ne soient rapportés aux autorités en Chine, exacerbant ainsi un sentiment d’isolement. Certains ont expliqué que l’existence de lignes d’assistance téléphonique officielles dédiées à la sécurité nationale, mises en place par les gouvernements de Chine et de Hong Kong et permettant de dénoncer autrui, alimente cette peur.</p>



<p>Près de la moitié des personnes interrogées ont assuré avoir peur de rentrer au pays ; six ont déclaré n’avoir pas d’autre choix que de solliciter l’asile politique au terme de leurs études, car elles pensent qu’elles seront persécutées si elles rentrent en Chine.</p>



<p>Plusieurs ont répondu que même certains membres du personnel universitaire qui ne sont pas Chinois se censurent lorsqu’il s’agit d’aborder les activités liées à la Chine en matière de militantisme. Un étudiant a expliqué qu’une chercheuse avait coupé les ponts avec lui parce qu’il avait soutenu les manifestations du mouvement des « feuilles blanches », car elle craignait que le fait d’être associé à lui ne lui ferme les portes d’éventuelles recherches en Chine.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les universités sont mal préparées pour soutenir les étudiant·e·s chinois</h3>



<p>Selon les estimations, quelque 900 000 Chinois·e·s étudient à l’étranger, et Amnesty International demande aux gouvernements et universités d’accueil de faire davantage pour protéger les droits de ceux qui se trouvent aux prises avec la menace de la répression transnationale.</p>



<p>« Dans le sillage de ce rapport, les pays d’accueil peuvent et doivent prendre des mesures concrètes pour lutter contre le climat de peur que décrivent ces étudiant·e·s, par exemple éduquer leurs communautés, mettre en place des mécanismes de signalement des actes présumés de répression transnationale et dénoncer les incidents qui se produisent, a déclaré Sarah Brooks.</p>



<p>« Les huit pays évoqués dans ce rapport, et tant d’autres qui accueillent des étudiant·e·s chinois et hongkongais, sont tenus de protéger les étudiant·e·s étrangers qui se trouvent sous leur juridiction. »</p>



<p>Début 2024, Amnesty International a écrit à 55 grandes universités dans les huit pays où elle a mené ses recherches, afin de s’enquérir des dispositions en vigueur pour protéger les étudiant·e·s contre la répression transnationale. Elle a reçu 24 réponses détaillées : 20 d’Europe et quatre d’Amérique du Nord.</p>


<blockquote class="blockquote is-small is-lined"><p>Bien souvent, les universités en Europe et en Amérique du Nord ne sont pas conscientes de la répression transnationale et des effets paralysants qu’elle induit sur leurs campus, et ne sont pas préparées pour y faire face.</p>
<cite>a déclaré Sarah Brooks.</cite></blockquote>


<p>Si certains établissements ont dédié des ressources au soutien des droits fondamentaux des étudiant·e·s en général, la plupart de ces ressources n’auraient sans doute pas permis de répondre efficacement aux problèmes auxquels sont confrontés les étudiant·e·s mentionnés dans les recherches d’Amnesty.</p>



<p>En outre, compte tenu de la réponse répressive de nombreuses universités aux États-Unis à l’égard des étudiant·e·s qui manifestent pour soutenir les droits des Palestinien·ne·s ces dernières semaines, ainsi que des méthodes similaires qui émergent actuellement en Europe, il apparaît clairement que les administrateurs des universités doivent faire davantage pour s’acquitter de leur responsabilité s’agissant de protéger les droits des étudiant·e·s à la liberté d’expression et de réunion pacifique.</p>



<p>« Si les universités et les pays d’accueil sont tenus de protéger les étudiant·e·s, ce sont bien les autorités chinoises qui orchestrent au premier chef la répression exposée en détail dans ce rapport. Nous engageons les autorités de Pékin et de Hong Kong à mettre un terme à toutes les pratiques s’inscrivant dans le cadre de la répression transnationale et à permettre aux étudiant·e·s à l’étranger de se consacrer à leurs études, sans craindre pour leur sécurité. »</p>


<section id="section-2709c250" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<p>* Tous les noms des étudiant·e·s et de leurs universités ont été rendus anonymes afin de protéger la sécurité des participant·e·s.</p>



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