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	<title>Communiqués de presse Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Communiqués de presse Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>France. La décision de refuser l’entrée sur le territoire à un grand défenseur palestinien des droits humains constitue une violation flagrante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 13:25:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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<h2 class="wp-block-heading">France. La décision de refuser l’entrée sur le territoire à un grand défenseur palestinien des droits humains constitue une violation flagrante</h2>



<p>La décision des autorités françaises de refuser un visa à Shawan Jabarin, défenseur palestinien des droits humains de premier plan et directeur général d’Al Haq, qui devait se rendre en France cette semaine pour mener un travail de plaidoyer, représente un recul alarmant sur le terrain des droits humains.</p>



<p>Al Haq, plus ancienne organisation palestinienne de défense des droits humains et pionnière du mouvement en faveur de ces droits au Moyen-Orient, fait partie de trois organisations palestiniennes de renom œuvrant pour les droits fondamentaux &#8211; aux côtés d’Al Mezan, basée à Gaza, et du Centre palestinien pour les droits humains (PCHR) &#8211; qui sont visées par des sanctions imposées par le gouvernement des États-Unis en raison de leur travail avec la Cour pénale internationale. En 2021, Al Haq a également fait l’objet de poursuites illégales de la part d’Israël, après des décennies de campagnes de diffamation et d’attaques contre cette organisation et son personnel.</p>



<p>« Il est à la fois honteux et profondément perturbant qu’un défenseur des droits humains, qui a consacré sa vie à obtenir justice pour les victimes de crimes de droit international, se voit interdire l’entrée de la zone Schengen, tandis que des individus recherchés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont en mesure de se déplacer librement. Ce contraste saisissant et absurde devrait amener les États européens à réfléchir de toute urgence à leur engagement en faveur de l’obligation de rendre des comptes et de l’application systématique de la justice internationale », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« La contribution d’Al Haq, d’Al Mezan et du Centre palestinien pour les droits humains au mouvement mondial de défense des droits fondamentaux est immense, ces organisations ayant, avec courage et rigueur, recueilli des informations sur des violations, parlé au nom des victimes, et défendu les valeurs universelles que la France affirme respecter. En 2018, reconnaissant le travail d’Al Haq, la France a décerné à cette organisation le prestigieux prix des droits de l’homme de la République française, que Shawan Jabarin a reçu en personne. Nous exhortons les autorités françaises à revenir immédiatement sur leur décision et à s’engager à accorder un visa à Shawan Jabarin », a déclaré Alexis Deswaef, président de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH).</p>



<p>Outre ces trois organisations palestiniennes, sont également visés par des sanctions étasuniennes huit juges et trois procureur·e·s de la CPI, ainsi que la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés.</p>



<p>« En 2025, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui fait l’objet d&rsquo;un mandat d’arrêt émis par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Palestine, a été accueilli par la Hongrie, et un ressortissant libyen recherché par la CPI a pu se rendre en Italie et quitter ce pays, entrant et sortant donc de la zone Schengen sans être arrêté et sans qu’un autre État Schengen ne formule d’objection. Pendant ce temps, des défenseur·e·s des droits humains souhaitant soutenir la justice sont punis et empêchés d’accomplir leur travail légitime en faveur des droits humains », a déclaré Alison Smith, directrice du secrétariat de la Coalition pour la CPI.</p>



<p>Plusieurs pays, dont la France, ont publiquement dénoncé ces sanctions, le président français Emmanuel Macron ayant directement demandé au président Trump de lever les sanctions visant le Français Nicolas Guillou, juge à la CPI. Ils ont également condamné la criminalisation par Israël du travail d’organisations de défense des droits humains. La France doit conserver cette position et refuser de donner l’impression d’avoir cédé face aux sanctions des États-Unis ou aux désignations israéliennes.</p>



<p>En octobre 2025, un mois après que les États-Unis ont pointé du doigt ces organisations palestiniennes, la demande de visa Schengen déposée par Shawan Jabarin a été rejetée par « un ou plusieurs États membres de l’UE » au motif qu’il représenterait « une menace pour la politique publique ou la sécurité intérieure ». Le 10 avril 2026, il était prévu que Shawan Jabarin se rende en Europe pour une série de prises de parole publiques au sujet des sanctions et des mesures concrètes que l’UE et ses États membres pourraient adopter afin de soutenir et protéger la CPI et ceux qui coopèrent avec celle-ci. Ces interventions publiques sont menées de concert avec les responsables du Centre palestinien pour les droits humains et d’Al Mezan, ainsi que plusieurs ONG internationales. Compte tenu du rejet de sa précédente demande de visa Schengen, Shawan Jabarin a effectué des démarches afin d’obtenir des visas nationaux pour les pays dans lesquels il était censé se rendre : la Belgique, la France et les Pays-Bas.</p>



<p>Au dernier moment, la France lui a refusé son visa, empêchant sa participation à des séances d’information devant se tenir auprès du Parlement, d’organisations de la société civile et du ministère français des Affaires étrangères. Par ailleurs, la France ayant tardé à fournir une réponse aux autorités belges et néerlandaises, Shawan Jabarin n’a pas pu prendre part à plusieurs engagements programmés au Parlement européen et au ministère belge des Affaires étrangères. Les Pays-Bas et la Belgique lui ont par la suite accordé un visa l’autorisant à participer aux événements restants qui étaient prévus aux Pays-Bas. Le refus de la France a toutefois déjà empêché Shawan Jabarin d’assister à certains événements et a limité sa capacité à effectuer un travail crucial de plaidoyer et de défense des droits humains, notamment au sujet de l’impact des sanctions sur l’écosystème de la justice internationale.</p>



<p>Avec ce refus de lui accorder un visa, le message adressé par la France est alarmant, en particulier dans le contexte de la réduction de l’espace dédié au travail de défense des droits humains dans le monde et des attaques croissantes contre le droit international lui-même. Le refus de délivrer un visa fournit encore un exemple des restrictions visant les défenseur·e·s des droits humains. S’il était lié aux sanctions étasuniennes ou aux désignations israéliennes, cela constituerait une intensification extrêmement inquiétante de l’application extraterritoriale de sanctions contre celles et ceux qui travaillent sur la justice et l’obligation de rendre des comptes.</p>



<p>Signataires :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Amnesty International</li>



<li>Coalition pour la Cour pénale internationale</li>



<li>Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)</li>



<li>No Peace Without Justice</li>



<li>Avocats sans frontières</li>



<li>Centre européen pour les droits constitutionnels et humains</li>



<li>EuroMed Droits</li>
</ul>
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		<title>Soudan. Trois ans après le début du conflit, les parties belligérantes intensifient leur violente guerre contre les civil·e·s</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 07:02:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soudan. Trois ans après le début du conflit, les parties belligérantes intensifient leur violente guerre contre les civil·e·s Le violent conflit qui oppose depuis trois ans les Forces armées soudanaises (FAS) et les Forces d’appui rapide (FAR) et leurs alliés respectifs au Soudan continue de s’intensifier et d’infliger des préjudices dévastateurs aux civil·e·s, a déclaré [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Soudan. Trois ans après le début du conflit, les parties belligérantes intensifient leur violente guerre contre les civil·e·s</h2>



<p>Le violent conflit qui oppose depuis trois ans les Forces armées soudanaises (FAS) et les Forces d’appui rapide (FAR) et leurs alliés respectifs au Soudan continue de s’intensifier et d’infliger des préjudices dévastateurs aux civil·e·s, a déclaré Amnesty International le 14 avril 2026, la veille de la date anniversaire du début de la guerre le 15 avril.</p>



<p>Chaque déplacement des lignes de front a laissé un sillage de mort et de destruction, caractérisé par des attaques directes et menées sans discernement contre les civil·e·s, des pillages et des destructions d’infrastructures civiles, des violences sexuelles généralisées, des restrictions de l’acheminement de l’aide humanitaire et des attaques de représailles.</p>



<p>« Les parties au conflit ont, à maintes reprises, pris pour cible délibérément et sans discernement des civil·e·s, notamment pendant et après leur prise de contrôle de villes dans tout le pays. Elles continuent de bloquer l’acheminement de l’aide humanitaire vers les personnes qui en ont désespérément besoin », a déclaré la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard.</p>



<p>« Les réponses minimales, timorées et insuffisantes de l’Union africaine, du Conseil de sécurité des Nations unies et d’autres acteurs internationaux et régionaux n’ont fait qu’encourager les responsables de ces attaques à les poursuivre. Le monde doit désormais donner de toute urgence la priorité à la protection des civil·e·s au Soudan. »</p>



<p>Amnesty International appelle par ailleurs la communauté internationale, y compris l’Union africaine, l’Union européenne et l’ONU, à mettre au rang de ses priorités l’obligation de rendre des comptes pour les crimes de droit international et les autres graves atteintes aux droits humains commis au Soudan. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit élargir la saisine de la Cour pénale internationale, qui ne concerne actuellement que le conflit au Darfour, afin qu’elle puisse aussi engager des enquêtes et des poursuites sur les crimes commis dans le reste du Soudan.</p>



<p>La communauté internationale doit également augmenter les financements et faire pression sur les parties belligérantes pour qu’elles garantissent un accès humanitaire sans entrave, afin que la population civile, et notamment les victimes de violences sexuelles, puisse bénéficier de services de santé vitaux dans le pays.</p>



<p>« Le conflit au Soudan n’est pas oublié : il est délibérément ignoré et négligé. Derrière cette négligence, ce sont d’innombrables êtres humains qui sont victimes de souffrances indicibles alors que le monde détourne le regard. Il faut que cela cesse », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une guerre contre les civil·e·s</h4>



<p>Depuis que le conflit armé a éclaté, Amnesty International a recueilli des informations sur les attaques systémiques contre les civil·e·s menées tant par les FAR que par les FAS.</p>



<p>Parmi les atteintes aux droits humains commises contre les civil·e·s figurent des homicides volontaires et illégaux, des viols, des viols collectifs, de l’esclavage sexuel et d’autres formes de violences sexuelles, des actes de torture, des disparitions forcées et des pillages généralisés ; des actes qui constituent tous des crimes de guerre, voire, pour certains, des crimes contre l’humanité.</p>



<p>Pendant et après une attaque de grande ampleur menée en avril 2025 contre le camp de Zamzam, le plus grand camp pour personnes déplacées à l’intérieur du pays au Darfour septentrional, les FAR et leurs forces alliées ont délibérément tué des civil·e·s, pillé et détruit des biens de caractère civil et pris des personnes en otage. Des combattants des FAR ont également délibérément incendié des habitations et des commerces, endommagé des infrastructures civiles essentielles et provoqué ainsi le déplacement de plus de 400 000 personnes.</p>



<p>Amnesty International a également recueilli des informations sur les atrocités généralisées commises par les FAR à El Fasher après leur prise de contrôle de la ville en octobre, à l’issue d’un siège de 18 mois.</p>



<p>Les FAS ont mené des frappes aériennes contre des zones civiles, notamment contre un marché bondé dans la ville de Kabkabiya, au Darfour septentrional, tuant des dizaines de civil·e·s. Les FAS et leurs alliés ont également mené des attaques de représailles contre des civil·e·s et des défenseur·e·s des droits humains qualifiés de collaborateurs des FAR.</p>



<p>Des membres du réseau soudanais nommé salles d’intervention d’urgence, des militant·e·s, des journalistes, des professionnel·le·s de santé, des travailleurs·euses humanitaires, des défenseur·e·s des droits humains et des citoyen·ne·s ordinaires opposés à la guerre ou des personnes perçues comme favorables à des forces adverses ont été la cible d’agressions, de harcèlement, de détentions arbitraires et d’homicides. Les affrontements qui se poursuivent dans l’État du Kordofan du Nord entre les FAS et les FAR ont également de lourdes répercussions sur la population civile. La ville d’El Obeid, dans le Kordofan du Nord, est actuellement assiégée.</p>



<p>« La fenêtre d’action pour éviter que les événements d’El Fasher se reproduisent à El Obeid et dans d’autres parties de l’État du Kordofan se referme rapidement. Sans une pression diplomatique rapide et coordonnée sur les deux parties, les atrocités de masse commises à El Fasher se reproduiront inévitablement », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Depuis que le conflit a éclaté, les civil·e·s n’ont eu aucun répit et sont pris au piège d’un cycle sans fin de mort, de déplacement et de faim. »</p>



<p>Le conflit risque par ailleurs de s’étendre à d’autres zones, notamment à l’État du Nil Blanc.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Embargos sur les armes</h4>



<p>Amnesty International a déjà recueilli des informations montrant que des armes récemment fabriquées avaient été transférées au Soudan et dans ses environs, en violation flagrante de l’embargo sur les armes à destination de toutes les parties au conflit au Darfour. L’organisation a présenté des éléments de preuve attestant du soutien militaire apporté par les Émirats arabes unis aux FAR, en violation du droit international. Amnesty International a également révélé que des systèmes d’armement de fabrication française étaient utilisés sur le champ de bataille au Soudan, tout comme des armes provenant de Chine, de Russie et de Turquie.</p>



<p>Amnesty International appelle une nouvelle fois les autorités des Émirats arabes unis à mettre immédiatement un terme aux transferts d’armes aux FAR. Tant que les Émirats arabes unis continuent de transférer des armes aux FAR, les transferts d’armes internationaux vers le pays doivent également cesser.</p>



<p>Amnesty International appelle également le Conseil de sécurité de l’ONU à étendre l’embargo sur les armes en vigueur au Darfour au reste du Soudan.</p>



<p>« Tant que le flux et l’approvisionnement en armes à destination du Soudan ne sont pas interrompus, les civil·e·s continueront de souffrir sous les bombardements quotidiens. Il est temps que le Conseil de sécurité des Nations unies étende l’embargo sur les armes en vigueur au Darfour au reste du Soudan et amène tous les pays et entités l’ayant enfreint à rendre des comptes », a déclaré Agnès Callamard.</p>
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		<title>Israël/TPO. L’adoption par la Knesset d’une loi sur la peine de mort nécessite une réaction urgente de la part de l’UE – Déclaration conjointe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 07:17:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël/TPO. L’adoption par la Knesset d’une loi sur la peine de mort nécessite une réaction urgente de la part de l’UE – Déclaration conjointe En tant qu’organisations humanitaires et de défense des droits humains œuvrant depuis des années en Israël et dans le Territoire palestinien occupé, nous sommes consternés par la décision de la Knesset [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/israel-tpo-ladoption-par-la-knesset-dune-loi-sur-la-peine-de-mort-necessite-une-reaction-urgente-de-la-part-de-lue-declaration-conjointe/">Israël/TPO. L’adoption par la Knesset d’une loi sur la peine de mort nécessite une réaction urgente de la part de l’UE – Déclaration conjointe</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Israël/TPO. L’adoption par la Knesset d’une loi sur la peine de mort nécessite une réaction urgente de la part de l’UE – Déclaration conjointe</h2>



<p>En tant qu’organisations humanitaires et de défense des droits humains œuvrant depuis des années en Israël et dans le Territoire palestinien occupé, nous sommes consternés par la décision de la Knesset (le Parlement israélien) approuvant une proposition de loi rendant de fait obligatoire la peine de mort en Cisjordanie et qui de facto ne s’appliquera qu’aux Palestinien·ne·s.</p>



<p>Le 30 mars, la Knesset a adopté une proposition loi, portée par le parti du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, élargissant le champ d’application de la peine de mort devant les tribunaux militaires et aussi civils. La législation israélienne prévoit de longue date la peine de mort pour les cas de génocide et d’espionnage en temps de guerre, mais Israël n’a procédé à aucune exécution ni prononcé aucune condamnation à mort depuis 1962. Cette nouvelle loi, qui marque un recul considérable, impose la peine capitale de facto pour des motifs liés à l’appartenance ethnique et à la nationalité et vide d’une bonne partie de leur substance des garanties juridiques pourtant fondamentales.</p>



<p>En Cisjordanie – à l’exclusion de Jérusalem-Est –, cette loi impose la peine de mort comme peine par défaut pour les personnes déclarées coupables d’homicide volontaire qualifié d’acte de terrorisme au titre de la législation israélienne, et elle autorise la réclusion à perpétuité – mais uniquement la réclusion à perpétuité – en cas de « circonstances particulières » qui ne sont pas précisées par la loi. Les tribunaux militaires peuvent prononcer la peine capitale à la majorité simple, même lorsque le ministère public ne l’a pas requise. Les peines ne peuvent ni être commuées ni faire l’objet d’une grâce, et elles doivent être appliquées dans un délai de 90 jours. Il faut souligner que les colons israéliens en Cisjordanie sont explicitement exclus du champ d’application de ces dispositions.</p>



<p>En Israël, les tribunaux civils peuvent prononcer la peine de mort ou la réclusion à perpétuité dans les affaires d’homicide volontaire, si cet acte a été commis dans l’intention de « nier l’existence de l’État d’Israël ».</p>



<p>Par conséquent, même si cette loi ne fait pas explicitement référence à l’origine ethnique ou à la nationalité, elle est de fait conçue pour viser exclusivement les Palestinien·ne·s. Elle instaure également un régime exceptionnel d’exécution par pendaison, caractérisé par le secret et un accès limité à l’assistance d’un·e avocat·e et à un contrôle extérieur.</p>



<p>L’Union européenne (UE) a toujours soutenu que la peine capitale est cruelle, inhumaine et incompatible avec la dignité humaine en toutes circonstances. Mais au-delà de cette position de principe, la nouvelle loi israélienne enfreint des garanties fondamentales reconnues par la communauté internationale qui visent à protéger les droits des personnes encourant la peine de mort. Son caractère discriminatoire et l’absence de garanties procédurales violent le droit à la vie et les protections consacrées par le droit international humanitaire et relatif aux droits humains, notamment par la Quatrième Convention de Genève, le Règlement de La Haye, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention contre la torture.</p>



<p>Les démarches diplomatiques entreprises par l’UE et par ses États membres pour exhorter Israël à faire marche arrière ont jusqu’à présent été infructueuses. Cette décision consternante intervient sur fond de catastrophe humanitaire d’origine humaine qui se poursuit à Gaza et qu’une commission d’enquête des Nations unies, ainsi que de nombreuses organisations palestiniennes, israéliennes et internationales, et des expert·e·s indépendants, ont qualifiée de génocide, et dans un contexte d’accélération de l’annexion de facto de la Cisjordanie, comme l’a reconnu la Cour internationale de justice dans son avis consultatif du 19 juillet 2024. L’adoption de la loi sur la peine de mort s’inscrit donc dans un ensemble de politiques et de pratiques discriminatoires visant les Palestinien·ne·s que la Cour internationale de justice a, dans ce même avis consultatif, jugées contraires à l’article 3 de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale qui interdit la ségrégation raciale et l’apartheid.</p>



<p>En appliquant ces politiques, Israël a déjà franchi les lignes rouges fixées par l’UE : poursuite de la construction de colonies dans la zone E1, qui rompt la continuité territoriale de la Cisjordanie, dans le but d’empêcher la création d’un futur État palestinien ; interdiction de l’UNRWA et attaques contre ses installations, notamment des écoles et des centres médicaux construits et gérés avec des contributions de l’UE ; expulsion d’ONG internationales avec des procédures d’enregistrement restrictives ; expulsions forcées de résident·e·s palestiniens à Jérusalem-Est ; déplacement forcé de dizaines de milliers de Palestinien·ne·s et démolitions massives de logements et d’infrastructures palestiniens en Cisjordanie, y compris de projets financés par l’UE ; impunité persistante pour les exactions commises par les forces de sécurité israéliennes et les violences commises par des colons avec l&rsquo;assentiment de l’État ; informations faisant état d’actes de torture et de mauvais traitements infligés de façon généralisée et systématique à des détenu·e·s palestiniens ; restrictions des libertés religieuses ; attaques contre des journalistes ; et refus d’accès aux représentant·e·s de l’UE.</p>



<p>Comme l’a également rappelé la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, dans sa déclaration du 31 mars, l’accord d’association UE-Israël fait du respect des principes démocratiques un élément essentiel des relations entre l’UE et Israël. Un examen mené par l’UE en juin 2025 sur la base de l’article 2 de l’accord a conclu qu’Israël avait manqué à ses obligations en matière de droits humains en raison de graves exactions commises contre des Palestinien·ne·s et de violations du droit de la guerre, tant à Gaza qu’en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est.</p>



<p>Neuf mois plus tard, il est plus que temps d’agir. L’UE doit respecter les principes qu’elle a énoncés et ses obligations juridiques en suspendant enfin, à titre de mesure immédiate minimale, le volet commercial de l’accord d’association UE-Israël et en adoptant d’autres mesures, comme l’a proposé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en septembre 2025.</p>


<section id="section-c5b324cc" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h5 class="wp-block-heading">Signataires :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>11.11.11.</li>



<li>ACT Alliance EU</li>



<li>Act Church of Sweden</li>



<li>ActionAid International</li>



<li>Amnesty International</li>



<li>American Friends Service Committee (AFSC)</li>



<li>Bystanders No More</li>



<li>Caritas Europe</li>



<li>Caritas MONA (Afrique du Nord et Moyen-Orient)</li>



<li>Child Rights International Network (CRIN)</li>



<li>Children Not Numbers</li>



<li>Christian Aid</li>



<li>CIDSE – Famille internationale d’organisations catholiques de justice sociale</li>



<li>CNCD-11.11.11</li>



<li>Cooperazione Internazionale Sud-Sud (CISS)</li>



<li>DanChurchAid</li>



<li>80:20 Educating and Acting for a Better World</li>



<li>EuroMed Rights</li>



<li>Finn Church Aid</li>



<li>Centre mondial pour la responsabilité de protéger (GCR2P)</li>



<li>Human Rights Watch</li>



<li>Insecurity Insight</li>



<li>Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)</li>



<li>Lebanese Center for Human Rights (CLDH)</li>



<li>Norwegian Church Aid</li>



<li>Oxfam</li>



<li>Pax Christi International</li>



<li>Comité public contre la torture en Israël</li>



<li>Trócaire</li>



<li>United Against Inhumanity</li>



<li>Centre d’aide juridique et de conseil pour les femmes (WCLAC)</li>



<li></li>
</ul>

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		<title>Iran. Le recrutement d’enfants soldats dès l’âge de 12 ans constitue un crime de guerre</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/iran-le-recrutement-denfants-soldats-des-lage-de-12-ans-constitue-un-crime-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 07:04:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Iran. Le recrutement d’enfants soldats dès l’âge de 12 ans constitue un crime de guerre Les autorités iraniennes piétinent les droits des enfants et commettent une grave violation du droit international humanitaire constituant un crime de guerre en recrutant et en mobilisant des enfants dès l’âge de 12 ans dans le cadre d’une campagne militaire [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Iran. Le recrutement d’enfants soldats dès l’âge de 12 ans constitue un crime de guerre</h2>



<p>Les autorités iraniennes piétinent les droits des enfants et commettent une grave violation du droit international humanitaire constituant un crime de guerre en recrutant et en mobilisant des enfants dès l’âge de 12 ans dans le cadre d’une campagne militaire menée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a déclaré Amnesty International le 2 avril 2026.</p>



<p>Le 26 mars 2026, Rahim Nadali, un responsable de la division opérationnelle Mohammad Rasoul Allah du CGRI du Grand Téhéran, a annoncé qu’une campagne de recrutement baptisée « Combattants pour la défense de la patrie en Iran » était « ouverte aux volontaires » âgés de 12 ans et plus, encourageant les candidats à s’inscrire dans les mosquées de Téhéran qui accueillent des bases du Bassidj afin de rejoindre les « combattants défendant la patrie ». Des témoignages et éléments de preuve audiovisuels vérifiés montrent des enfants soldats déployés à des postes de contrôle et au sein de patrouilles du CGRI, armés notamment de fusils de type AK47.</p>



<p>« Les autorités iraniennes encouragent sans vergogne les enfants dès l’âge de 12 ans à rejoindre une campagne militaire dirigée par le CGRI, les mettant en grand danger et bafouant le droit international, qui interdit le recrutement d’enfants dans l’armée. Le recrutement d’enfants de moins de 15 ans dans les forces armées constitue un crime de guerre », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes.</p>



<p>« Alors que les frappes des États-Unis et d’Israël ont touché des milliers d’installations du CGRI, dont des installations du Bassidj, dans tout le pays, notamment dans le cadre d’attaques de drones visant des patrouilles de sécurité et des postes de contrôle, le déploiement d’enfants soldats aux côtés du personnel du CGRI ou sur ses sites les expose à un risque de mort ou de blessure. Les autorités iraniennes doivent immédiatement mettre un terme à leur offensive criminelle contre les droits des enfants et interdire le recrutement de toute personne de moins de 18 ans par les forces armées. »</p>



<p>D’après des déclarations officielles, dans le cadre de la campagne annoncée, les recrues se voient assigner un vaste éventail de responsabilités liées aux activités « opérationnelles et de sécurité » du CGRI, contribuant notamment aux patrouilles, aux tâches liées aux postes de contrôle, à l’appui logistique, à la distribution d’équipement et de fournitures, et aux tâches liées à la nourriture, aux soins médicaux et aux secours.</p>



<p>Amnesty International a analysé 16 photos et vidéos publiées en ligne depuis le 21 mars 2026, montrant des enfants maniant des armes comme des fusils de type AK, ou se tenant aux côtés de membres du CGRI ou d’autres forces à des postes de contrôle, pendant des patrouilles et pendant des rassemblements militarisés organisés par l’État à Téhéran, Meched et Kermanchah.</p>



<p>Le 29 mars, Alireza Jafari, un garçon de 11 ans, a été tué alors qu’il se trouvait avec son père, bassidji du CGRI, à un poste de contrôle à Téhéran, ce qui a mis en lumière les conséquences dévastatrices de la présence d’enfants sur des lieux constituant des objectifs militaires. Les autorités ont confirmé que l’enfant avait été tué par une attaque de drone israélienne « alors qu’il était en fonction » à un poste de contrôle.</p>



<p>La mère du garçon a déclaré au journal Hamshahri que, la nuit des événements, son mari avait évoqué une « pénurie de personnel » aux postes de contrôle et avait emmené leurs fils, Alireza Jafari et son frère cadet de neuf ans, avec lui. Elle a déclaré que son mari avait dit qu’Alireza devait « se préparer pour les jours à venir » et qu’actuellement, des enfants de 15 et 16 ans prenaient régulièrement part aux activités des postes de contrôle.</p>



<p>Ghoncheh Habibiazad, rédactrice confirmée de BBC Persian Forensic, a partagé avec Amnesty International des captures d’écran de messages envoyés par quatre témoins se trouvant à Téhéran, Karaj et Rasht, indiquant avoir vu des enfants armés, notamment de fusils de type AK47, déployés à des postes de contrôle gérés par les bassidjis en mars 2026.</p>



<p>L’une de ces personnes, de Téhéran, a écrit :</p>



<p><strong>« [Le 25 mars], j’ai vu un enfant à un poste de contrôle près de chez moi… Je pense qu’il avait environ 15 ans. Il avait à peine le début d’une moustache. Il semblait avoir du mal à respirer à cause de l’effort qu’il lui fallait fournir pour lever l’arme. Il pointait l’arme vers les voitures. »</strong></p>



<p>Une autre personne de Karaj a écrit :</p>



<p><strong>« Aujourd’hui [le 27 mars], j’ai vu un enfant à un poste de contrôle. Je pense qu’il avait environ 16 ans. Sa barbe n’avait même pas encore poussé. Il portait un fusil kalachnikov. »</strong></p>



<p>Une personne de Rasht a écrit le 30 mars :</p>



<p><strong>« J’ai vu des enfants maniant des armes. Ils portaient des masques pour dissimuler leur visage, mais il est évident que ce sont des enfants. Ils n’ont même pas terminé leur croissance… Certains semblent avoir 13 ans tout au plus… J’ai vu [plusieurs] enfants se tenant devant des mosquées [accueillant des bases du Bassidj], devant les forces officielles. Je ne cesse de me dire que leur cerveau n’est pas aussi développé que celui des adultes et qu’ils pourraient tirer de manière aléatoire. J’ai peur d’eux tout en ayant de la peine pour eux. »</strong></p>



<p>Une vidéo publiée en ligne le 30 mars 2026 et filmée sur la place Shariati à Meched montre deux enfants, clairement identifiables à leur taille et stature, vêtus des uniformes de camouflage et cagoules du Bassidj et portant des fusils d’assaut de type AK, à bord d’un véhicule blanc pendant un rassemblement organisé par l’État. On voit clairement un enfant se glissant par la fenêtre latérale, alors que l’autre semble se tenir debout et dépasser de la fenêtre du toit du véhicule. Les images montrent les enfants positionnés au-dessus de la foule alors que le véhicule avance sur la place, des personnes autour d’eux les encourageant et agitant des drapeaux.</p>



<p>L’annonce du recrutement a été diffusée avec une affiche promotionnelle montrant un homme en uniforme appartenant aux bataillons bassidji du CGRI, une femme en robe civile et deux enfants, un garçon et une fille. L’affiche promotionnelle de la campagne déploie le slogan « Les bassidjis avec la population, pour la population », avec une citation du défunt Guide suprême et commandant en chef des forces armées Ali Khamenei déclarant que « Les bassidjis doivent rester au cœur des opérations pour que les principales vertus de la Révolution perdurent ».</p>



<p>Dans un entretien diffusé par les médias d’État, Rahim Nadali, un responsable de la division opérationnelle Mohammad Rasoul Allah du CGRI du Grand Téhéran, a évoqué le « grand enthousiasme » parmi les adolescents à l’idée de rejoindre les « patrouilles de surveillance et opérationnelles », déclarant :</p>



<p><strong>« Plusieurs adolescents et jeunes sont venus nous voir à maintes reprises pour nous dire qu’ils souhaitaient participer… Compte tenu de l’âge des personnes qui ont formulé ces demandes, nous avons fixé la limite d’âge minimum à 12 ans. Il y a désormais des enfants de 12-13 ans qui souhaitent être présents dans cet espace. »</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading">Un cadre législatif abusif permettant l’enrôlement d’enfants</h4>



<p>Le récent recrutement d’enfants est rendu possible par les Statuts et règlements du Corps des gardiens de la révolution islamique, qui divise le personnel du CGRI en deux catégories : les gardiens officiels et les bassidjis. L’article 13 divise les bassidjis en trois catégories : bassidjis ordinaires, bassidjis actifs et bassidjis spéciaux. Les bassidjis ordinaires sont décrits comme des personnes « de divers pans de la société qui croient en la Constitution de la République islamique d’Iran et aux objectifs de la Révolution islamique ». Après avoir achevé une formation générale, ils sont intégrés et organisés au sein d’une « armée de 20 millions de personnes », terme consacré par Rouhollah Khomeini, premier Guide suprême de l’Iran, peu après la révolution de 1979, et devenu une référence pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988) pour évoquer les efforts de l’État en vue de la mobilisation de masse d’enfants et de jeunes dans des campagnes militaires.</p>



<p>L’article 93 autorise explicitement les enfants de moins de 15 ans à devenir des bassidjis ordinaires, ce qui, de fait, ne fixe aucune limite d’âge minimum.</p>



<p>Les bassidjis actifs sont des bassidjis ordinaires qui « se portent volontaires pour être mobilisés » et peuvent « collaborer avec le CGRI pour mener des missions désignées » après avoir achevé une formation. L’article 94 permet aux enfants âgés de 15 ans et plus de devenir bassidjis actifs.</p>



<p>Les bassidjis spéciaux, aussi décrits comme « gardiens honoraires », sont ceux qui « disposent des qualifications d’un gardien [officiel] et, après avoir achevé la formation prévue par la présente loi, sont mobilisés et engagés à se tenir à tout instant à la disposition du CGRI si besoin ». L’article 16 permet aux enfants à partir de 16 ans de devenir des bassidjis spéciaux.</p>



<p>Bien que les autorités qualifient souvent les bassidjis de « forces populaires » ou de « forces du peuple » du CGRI, ces unités ne sont en réalité pas volontaires. Les membres du Bassidj perçoivent une indemnisation financière. Plusieurs lois et politiques imposent par ailleurs au gouvernement d’octroyer aux bassidjis des avantages en ce qui concerne l’emploi, le logement et les emprunts bancaires, ainsi que pour l’admission dans les établissements d’enseignement supérieur ; des éléments qui renforcent le risque de recrutement d’enfants issus de populations pauvres, particulièrement dans un contexte de graves difficultés économiques.</p>



<p>Les autorités iraniennes doivent immédiatement publier des instructions explicites interdisant aux forces armées en Iran, y compris aux structures bassidji du CGRI, d’enrôler des enfants de moins de 18 ans et imposant de veiller à ce que les bassidjis et autres membres des forces armées déjà enrôlés qui ont moins de 18 ans soient immédiatement exonérés de leurs obligations militaires.</p>



<p>L’Iran est partie à la Convention relative aux droits de l’enfant, qui interdit le recrutement d’enfants de moins de 15 ans. Le Protocole facultatif à la Convention, que l’Iran a signé mais pas ratifié, interdit l’enrôlement obligatoire d’enfants de moins de 18 ans par les États, ainsi que la participation d’enfants de moins de 18 ans aux hostilités. Au titre du droit international humanitaire coutumier, contraignant pour l’Iran, la conscription ou l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans dans les forces ou les groupes armés, ou leur utilisation à des fins de participation active aux hostilités, constituent des crimes de guerre.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>D’après les autorités iraniennes, les frappes menées par Israël et les États-Unis ont tué plus de 1 900 personnes, dont 249 femmes et 216 enfants. Les États-Unis ont notamment mené une frappe choquante sur une école à Minab, qui a tué 168 personnes, dont plus de 100 enfants. L’enquête d’Amnesty International sur l’attaque a démontré que l’école avait été directement frappée par des munitions à guidage de précision et que les forces des États-Unis n’avaient pas fait tout ce qui était en leur pouvoir pour vérifier que la cible définie était un objectif militaire.</p>



<p>Les attaques menées par la République islamique d’Iran ont tué au moins 16 personnes en Israël, quatre en Cisjordanie et 23 dans des États du Conseil de coopération des États arabes du Golfe.</p>



<p>Ce n’est pas la première fois que les autorités iraniennes bafouent le droit international humanitaire en recrutant des enfants : pendant les années 1980, comme elles l’ont elles-mêmes admis, plus de 550 000 enfants avaient été recrutés comme enfants soldats et envoyés combattre pendant la guerre Iran-Irak, et au moins 36 000 d’entre eux avaient été tués.</p>
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		<title>Israël. L’attaque de missile lancée par l’Iran, qui a tué neuf civil·e·s « doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/israel-lattaque-de-missile-lancee-par-liran-qui-a-tue-neuf-civil%c2%b7e%c2%b7s-doit-donner-lieu-a-une-enquete-pour-crime-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 07:41:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël. L’attaque de missile lancée par l’Iran, qui a tué neuf civil·e·s « doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre » Une frappe de missile menée par les autorités de la République islamique d’Iran contre la ville israélienne de Beit Shemesh, qui a tué neuf civil·e·s &#8211; notamment quatre adolescent·e·s -, doit [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Israël. L’attaque de missile lancée par l’Iran, qui a tué neuf civil·e·s « doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre »</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>La frappe contre le quartier de Ramat Lehi a détruit la synagogue de Tiferet Israel</li>



<li>Une nouvelle enquête montre qu’aucun objectif militaire ne se trouvait à proximité du lieu de la frappe</li>



<li>« L’arme employée dans cette frappe est terriblement imprécise » &#8211; Erika Guevara-Rosas</li>
</ul>



<p>Une frappe de missile menée par les autorités de la République islamique d’Iran contre la ville israélienne de Beit Shemesh, qui a tué neuf civil·e·s &#8211; notamment quatre adolescent·e·s -, doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre, a déclaré Amnesty International dans une nouvelle enquête.</p>



<p>La frappe, survenue juste avant 14 heures, heure locale, le 1er mars dans le quartier de Ramat Lehi, a détruit la synagogue Tiferet Israel et causé des dégâts de grande ampleur à l’abri anti-bombes situé en dessous. Quelque 46 personnes ont également été blessées.</p>



<p>Amnesty International a analysé des preuves numériques authentifiées, rendues publiques sur les réseaux sociaux, de même que des photos et des vidéos que l’organisation a recueillies sur le site de la frappe, et a déterminé qu’un missile balistique iranien a été utilisé dans cette attaque.</p>



<p>« L’arme employée dans le cadre de la frappe de l’Iran contre le quartier de Ramat Lehi en Israël est terriblement imprécise et transporte une énorme ogive, ce qui la rend totalement inadaptée à une utilisation dans des zones civiles densément peuplées », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice des recherches, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International.</p>



<p>Les recherches d’Amnesty International n’ont pas conclu à la présence de cibles militaires légitimes dans la proximité immédiate du lieu de l’attaque. L’objectif militaire le plus proche du site d’impact semble être une base militaire située près de la ville de Sdot Micha, qui se trouve à environ 3,5 kilomètres à l’ouest.</p>



<p>« Cette attaque a détruit une synagogue et un abri anti-bombes &#8211; deux sites qui auraient dû permettre aux civil·e·s de trouver refuge et de se mettre en sécurité. Neuf civil·e·s ont été tués, parmi lesquels quatre mineur·e·s. Cette frappe doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre », a déclaré Erika Guevara-Rosas.</p>



<p>« L’utilisation par les autorités iraniennes d’un missile balistique dans cette frappe en fait une attaque sans discrimination et donc une violation du droit international humanitaire. Le fait de lancer une attaque sans discrimination qui blesse ou tue des civil·e·s ou endommage des biens de caractère civil est un crime de guerre. Une enquête indépendante et impartiale doit être diligentée, et toute personne dont la responsabilité pénale est attestée par suffisamment d’éléments de preuve doit être traduite en justice dans le cadre d’un procès équitable. »</p>



<p>Amnesty International a confirmé l’authenticité de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrant une munition tombant sur la ville de Beit Shemesh. La trajectoire de la munition et l’ampleur des dégâts sur la scène de la frappe correspondent à l’utilisation d’un missile balistique transportant une large ogive, plutôt qu’un missile de croisière ou une munition de plus petite taille transportée par un drone. Des images des effets de la frappe montrent la synagogue anéantie, ainsi que des dégâts de grande ampleur dans un rayon d’environ 500 mètres.</p>



<p>Les médias israéliens ont signalé que l’ogive utilisée pesait environ 500 kg. Amnesty International n’est pas en mesure de confirmer la charge de l’arme employée. Une analyse de 2024 sur la précision des missiles balistiques iraniens a déterminé que ceux-ci manquent régulièrement leur cible d’au moins un demi-kilomètre.</p>



<p>Entre les 16 et 19 mars, Amnesty International a recueilli les propos de quatre personnes ayant survécu à l’attaque, et d’un secouriste arrivé peu après la frappe. L’organisation a aussi analysé des images satellite du site avant et après l’attaque afin de confirmer l’ampleur de la destruction.</p>



<h4 class="wp-block-heading">« Nous sommes tous désespérés. Nous sommes brisés »</h4>



<p>Neuf civil·e·s ont été tués : trois membres d’une fratrie &#8211; Sara Biton, 13 ans, Avigail Biton, 15 ans, et Yaakov Biton, 17 ans ; Gabriel Revah, 16 ans ; Oren Katz, 46 ans ; Sara Elimelech, 67 ans, et sa fille, Ronit Elimelech, 45 ans ; et Bruria Cohen, 76 ans, et son fils, Yossi Cohen, 41 ans.</p>



<p>Le rabbin Yitzak Biton a perdu trois de ses enfants dans cette attaque. Le matin de l’attaque, il avait donné un cours à des personnes étudiant la Torah. Ses deux filles, Sara et Avigail, ont convaincu son fils Yaakov de se rendre à l’abri anti-bombes le plus proche avec elles, tandis que lui, son épouse Tamar, et Rachel, sa fille de quatre ans, sont restés à leur domicile à un pâté de maison de la synagogue.</p>



<p>Il a déclaré à Amnesty International : « Le plafond et le toit [de leur maison] se sont effondrés [&#8230;] J’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu la zone où se trouvait la synagogue. Elle était en feu, et de la fumée très noire s’élevait vers le ciel. J’avais peur d’y aller [&#8230;] Quand j&rsquo;ai trouvé le courage de le faire, j’ai vu que la synagogue était complètement détruite, et que l’abri [anti-bombes] était éventré. L’abri n’était pas sûr. Il n’a fourni aucune protection.</p>



<p>« J’ai perdu, non pas un, ni deux, mais trois enfants [&#8230;] En un jour, brutalement, la moitié de la famille a disparu. »</p>



<p>Sarah Fanny Amar, 53 ans, se trouvait dans l’abri quand le missile s’est abattu sur la synagogue. Elle a déclaré à Amnesty International : « Il y a eu un grand fracas [&#8230;] J’étais suspendue à du métal, et couverte par du métal. Avant l’explosion, j’étais assise, alors l’onde de choc m’a fait tomber. Autour de moi tout était sombre et poussiéreux [&#8230;] Le plafond s’est écroulé sur moi [&#8230;] J’ai commencé à marcher, mais je ne pouvais presque rien voir, et j’ai avancé à tâtons. Je marchais sur des décombres et des gens [&#8230;] Dehors, il y avait du feu [&#8230;] Des voitures brûlaient [&#8230;] Je suis arrivée sur l’herbe et c’est là que je me suis effondrée. J’ai ouvert les yeux dans une ambulance.</p>



<p>« Avec ces bombes, on n’a plus aucune envie de vivre, de dormir, de manger [&#8230;.] Je ne peux pas vivre comme cela [&#8230;] Même dans l’abri, on n’est pas en sécurité [&#8230;] Je connaissais toutes les personnes qui ont été tuées. »</p>



<p>Nissim Edery, 71 ans, était assis avec son voisin à une centaine de mètres du site de l’attaque. Il a déclaré à Amnesty International : « Au moment de l’explosion, l’onde de choc m’a projeté à quatre ou cinq mètres [&#8230;] J’ai compris qu’un missile s’était abattu sur notre quartier [&#8230;] J’ai marché vers l’explosion, et il y avait un énorme incendie et de la fumée [&#8230;] C’était incroyable de voir la destruction causée par ce missile.</p>



<p>« Je connais trois des victimes, un garçon et ses deux sœurs. Cela m&rsquo;a arraché le cœur [&#8230;] Nous sommes tous désespérés. Nous sommes brisés. »</p>



<p>Reuven Harow, 56 ans, est un secouriste chevronné travaillant pour le service médical d’urgence Magen David Adom. Il est arrivé sur place une dizaine de minutes après l’attaque. Il a déclaré à Amnesty International : « Des personnes sortaient couvertes de sang et d’hématomes [&#8230;] Personne ne savait où le missile était tombé &#8211; il y avait des dégâts partout [&#8230;]</p>



<p>« Des corps avaient explosé [&#8230;] Des restes humains sont restés par terre pendant des heures. On s’est concentrés sur le sauvetage des rescapé·e·s [&#8230;] Les personnes qui prodiguaient des soins sur place &#8211; elles soignaient des membres de leur famille et des amis de la famille qu’elles connaissaient depuis des années. Tout le monde connaît tout le monde ici [&#8230;] Je n’arrêtais pas de répéter « Ça ne peut pas être vrai » [&#8230;] J’avais l’impression de regarder un film. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe en Iran, et ont mené des milliers de frappes dans le pays depuis lors. Les autorités iraniennes ont lancé des attaques en représailles dans toute la région. Le conflit armé s’est rapidement étendu, engendrant des hostilités régionales dans tout le Moyen-Orient, faisant de nombreuses victimes civiles et détruisant des biens de caractère civil. Israël a en outre renforcé ses attaques contre le Liban en réponse aux attaques du Hezbollah.</p>



<p>Selon diverses informations parues dans les médias, les forces iraniennes ont utilisé des bombes à sous-munitions dans diverses attaques en Israël depuis le 28 février, notamment le 18 mars, dans une frappe près de Tel Aviv ayant tué deux personnes. Les armes à sous-munitions sont non discriminantes par nature, et leur usage est prohibé par le droit international humanitaire. L’an dernier, Amnesty International a constaté que le recours des forces iraniennes à des armes à sous-munitions lors de la « guerre des 12 jours » avec Israël a bafoué le droit international humanitaire.</p>



<p>Au 27 mars, selon certaines informations, les attaques israéliennes et étasuniennes avaient tué au moins 1 255 personnes, notamment au moins 100 enfants dans la ville de Minab, en Iran, et plus de 1 116 au Liban. Les attaques iraniennes ont jusqu’à présent causé la mort d’au moins 16 civil·e·s en Israël et quatre en Cisjordanie occupée ; et au moins 23 ont été tuées à travers d’autres pays du Conseil de coopération du Golfe dans la région.</p>
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		<title>Monde. La FIFA et les pays hôtes de la Coupe du monde doivent empêcher que le tournoi devienne une menace pour les fans et les populations</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/monde-la-fifa-et-les-pays-hotes-de-la-coupe-du-monde-doivent-empecher-que-le-tournoi-devienne-une-menace-pour-les-fans-et-les-populations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 14:09:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36003</guid>

					<description><![CDATA[<p>Monde. La FIFA et les pays hôtes de la Coupe du monde doivent empêcher que le tournoi devienne une menace pour les fans et les populations Des millions de fans de football qui assisteront à la Coupe du monde masculine de la FIFA 2026 au Canada, au Mexique et aux États-Unis risquent d’être confrontés à [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/monde-la-fifa-et-les-pays-hotes-de-la-coupe-du-monde-doivent-empecher-que-le-tournoi-devienne-une-menace-pour-les-fans-et-les-populations/">Monde. La FIFA et les pays hôtes de la Coupe du monde doivent empêcher que le tournoi devienne une menace pour les fans et les populations</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<h2 class="wp-block-heading">Monde. La FIFA et les pays hôtes de la Coupe du monde doivent empêcher que le tournoi devienne une menace pour les fans et les populations</h2>



<p>Des millions de fans de football qui assisteront à la Coupe du monde masculine de la FIFA 2026 au Canada, au Mexique et aux États-Unis risquent d’être confrontés à des attaques inquiétantes contre les droits humains, notamment du fait des politiques d’immigration abusives et meurtrières des États-Unis, a déclaré Amnesty International le 30 mars 2026. L’organisation de défense des droits humains a prévenu que les graves restrictions des droits à la liberté d’expression et à la liberté de manifestation pacifique menacent la perspective d’un tournoi « sûr, accueillant et inclusif » promis par la FIFA. </p>



<p>Dans son nouveau rapport intitulé <strong><em>L’humanité doit triompher. Défendre les droits et lutter contre la répression pendant la Coupe du monde de la FIFA 2026</em></strong>, Amnesty International présente les graves risques encourus par les fans, les joueurs, les journalistes, les travailleurs et travailleuses et les populations locales dans les trois pays hôtes, et les conséquences auxquelles ces personnes s’exposent. Sous le mandat du président Donald Trump, les États-Unis, où se tiendront les trois quarts des matchs de la Coupe du monde, sont le théâtre d’une crise des droits humains marquée par des politiques d’immigration discriminatoires, des détentions de masse et des arrestations arbitraires par des agents masqués et armés du Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE), du Service des douanes et de la protection des frontières et d’autres agences.</p>



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<p>« Le gouvernement des États-Unis a expulsé plus de 500 000 personnes du pays en 2025, soit plus de six fois le nombre de personnes qui assisteront à la finale de la Coupe du monde au stade Metlife », a déclaré Steve Cockburn, directeur du programme Justice économique et sociale d’Amnesty International.</p>



<p>« L’augmentation sans précédent des arrestations et expulsions illégales n’a été rendue possible que par l’érosion des garanties d’une procédure régulière, qui bafoue les droits à la liberté et à la sécurité de centaines de milliers de personnes migrantes et réfugiées. Ces politiques ont déchiré des populations et instauré un climat de peur partout aux États-Unis. Le pays traverse une période profondément préoccupante, qui affectera certainement les fans souhaitant prendre part aux festivités de la Coupe du monde. »</p>



<p>Les villes hôtes de la Coupe du monde ont subi les conséquences de la répression des droits imposée par le gouvernement des États-Unis. En juin 2025, le président Donald Trump a placé sous le commandement fédéral et déployé à Los Angeles 4 000 membres de la Garde nationale californienne, en réponse à des manifestations contre les opérations menées par les services de l’immigration. Les villes de Dallas, Houston et Miami, qui accueilleront des matchs, ont toutes signé des accords problématiques permettant aux agences locales d’application des lois de collaborer avec l’ICE, ce qui accroît le profilage racial et le ciblage de personnes immigrantes et sape la confiance entre les populations et les responsables locaux de l’application des lois, causant une fragilisation de la sécurité publique.</p>



<p>Le Mexique, également pays hôte de la compétition, a quant à lui mobilisé 100 000 membres du personnel de sécurité, dont des militaires, en réponse aux niveaux élevés de violence, ce qui accroît les risques pour les personnes prenant part à des manifestations. Parmi les personnes concernées figurent notamment des femmes militantes qui prévoient une manifestation pacifique pour le match d’ouverture au stade Azteca à Mexico, afin d’exiger vérité, justice et réparations pour la disparition de leurs proches. Au Canada, les conséquences des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver de 2010 et la crise du logement de plus en plus grave ont soulevé des craintes que des personnes sans abri soient de nouveau déplacées et repoussées encore plus en marge. Le 15 mars, les autorités de Toronto ont fermé un centre de réchauffement d’hiver offrant refuge à des personnes sans abri, car le bâtiment avait été réservé par la FIFA.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une belle compétition ternie par les restrictions de déplacement et les politiques abusives en matière d’immigration des États-Unis</h4>



<p>Pour la seule année 2025, le gouvernement des États-Unis a expulsé plus de 500 000 personnes, dont 230 000 personnes arrêtées dans le pays et 270 000 à la frontière, d’après l’analyse de données officielles du gouvernement effectuée par le New York Times. Nombre de ces personnes ont été expulsées en violation du principe de « non-refoulement », vers des pays tiers avec lesquels elles n’ont aucun lien, où elles ont été confrontées à une détention arbitraire et prolongée.</p>



<p>Partout aux États-Unis, des agents fédéraux, agissant à la manière d’une opération paramilitaire, ont pris pour cible à plusieurs reprises des personnes noires, latino-américaines, asiatiques et d’autres populations de couleur, arrêtant violemment et arbitrairement des personnes, dont des enfants, à proximité de leur domicile, de leur établissement scolaire ou de leur lieu de travail.</p>



<p>De nombreuses populations immigrées souhaiteront vraisemblablement se réunir aux États-Unis pour regarder la Coupe du monde et des millions de supporters viendront du monde entier : l’ICE et d’autres agences représentent donc une menace effrayante pour les personnes vivant dans le pays, pour celles qui se rendront dans le pays pour voir un match et pour les joueurs eux-mêmes.</p>



<p>En raison des interdictions de voyager imposées par le gouvernement de Donald Trump, les fans de Côte d’Ivoire, d’Haïti, d’Iran et du Sénégal ne pourront pas entrer sur le territoire pour soutenir leur équipe, sauf si ces personnes étaient titulaires d’un visa en cours de validité avant le 1er janvier 2026. D’autres supporters s’exposent à une surveillance intrusive, puisqu’il a été proposé que les personnes se rendant dans le pays mettent leurs réseaux sociaux à disposition à des fins de vérification et de recherche de contenus « anti-américains ».</p>



<p>« Malgré le nombre ahurissant d’arrestations et d’expulsions, ni la FIFA ni les autorités étasuniennes n’ont fourni de garanties que les fans et les populations locales seront protégés du profilage ethnique et racial, des descentes aveugles et des détentions et expulsions illégales », a déclaré Steve Cockburn.</p>



<p>« Seules quatre des 16 villes hôtes ont à ce jour publié leurs plans relatifs aux droits humains, et aucun des plans présentés ne fait état de protection contre l’application abusive des lois relatives à l’immigration. Cette Coupe du monde n’est plus le tournoi à “risque modéré” que la FIFA estimait qu’il serait : que ce soit pour protéger les personnes face à l’ICE, préserver le droit de manifester ou empêcher que des personnes se retrouvent sans abri, des mesures urgentes sont nécessaires en vue de veiller à ce que cette Coupe du monde soit à la hauteur de la promesse initiale. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le droit de manifester et la liberté d’expression menacés</h4>



<p>Les Coupes du monde entraînent souvent des manifestations et il existe des risques que celles-ci soient réprimées.</p>



<p>Partout aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les droits à la liberté d’expression et à la liberté de réunion pacifique ont fait l’objet de restrictions. Le gouvernement de Donald Trump a particulièrement pris pour cible des étudiant·e·s étrangers manifestant contre le génocide actuellement perpétré par le gouvernement d’Israël à Gaza, et des citoyen·ne·s étasuniens qui manifestaient ou surveillaient des opérations agressives d’application de la politique d’immigration ont été tués par des agents fédéraux.</p>



<p>Au Canada, une vague de manifestations contre le génocide à Gaza s’est élevée, et des manifestations pacifiques de grande ampleur et des campements de manifestant·e·s étudiants ont notamment été dispersés ou évacués de manière injustifiée par la police.</p>



<p>Au Mexique, des manifestations liées à la Coupe du monde ont également été organisées par des habitant·e·s des villes hôtes dénonçant les coupures d’eau, les obstacles à l’accès à la terre, l’augmentation des coûts et la gentrification causés par la construction d’infrastructures. La nature militarisée de la force de sécurité déployée au Mexique pour le tournoi entraîne des risques que les manifestations soient encore davantage réprimées.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les droits humains doivent rester au cœur du tournoi</h4>



<p>À seulement 10 semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde, l’engagement de la FIFA à organiser un tournoi dans lequel tout le monde « se sentira en sécurité, inclus et libre d’exercer ses droits » requiert une action urgente en vue d’éviter que cette belle compétition ne se solde par un résultat malheureux. Des membres de groupes LGBTQI+ au Royaume-Uni et en Europe ont déclaré qu’il était dangereux que leur présence soit visible pendant le tournoi.</p>



<p>« Alors que la FIFA génère des revenus records grâce à la Coupe du monde 2026, il est inacceptable que les fans, les populations, les joueurs, les journalistes et les travailleurs et travailleuses paient le prix fort. C’est à ces personnes, et non pas aux gouvernements, aux sponsors ou à la FIFA, qu’appartient le football, et leurs droits doivent être placés au cœur du tournoi », a déclaré Steve Cockburn.</p>



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<section id="section-078afdce" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information </h4>



<p>Amnesty International fait partie de la Sports &amp; Rights Alliance, un mouvement de supporters, d’athlètes, de travailleurs et travailleuses, de membres de populations locales et d’organisations de défense des droits humains appelant la FIFA à travailler avec les pays hôtes en vue de protéger les personnes et populations des villes où se tient la compétition.</p>

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		<title>Malte. Sept années d’injustice : il faut abandonner les charges pesant sur les « Trois de l’El Hiblu »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/malte-sept-annees-dinjustice-il-faut-abandonner-les-charges-pesant-sur-les-trois-de-lel-hiblu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 07:38:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malte. Sept années d’injustice : il faut abandonner les charges pesant sur les « Trois de l’El Hiblu » Ce samedi 28 mars marque le septième anniversaire de l&#8217;arrestation à Malte d&#8217;Amara Krumak, d&#8217;Abdalla Bari et de Kone Tiemoko Abdul Kader – alias les « Trois de l’El Hiblu » – pour s&#8217;être opposés à [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Malte. Sept années d’injustice : il faut abandonner les charges pesant sur les « Trois de l’El Hiblu »</h2>



<p>Ce samedi 28 mars marque le septième anniversaire de l&rsquo;arrestation à Malte d&rsquo;Amara Krumak, d&rsquo;Abdalla Bari et de Kone Tiemoko Abdul Kader – alias les « Trois de l’El Hiblu » – pour s&rsquo;être opposés à leur renvoi forcé vers la Libye, où ils risquaient d&rsquo;être victimes de persécutions, de tortures et de violations graves des droits humains. Pour cet acte de résistance, les autorités maltaises les ont inculpés d’« actes de terrorisme » et d’autres infractions.</p>



<p>« Il est inconcevable que les  » Trois de l’El Hiblu « , qui ont survécu à des violences en Libye, à un naufrage et à une tentative de renvoi illégal, risquent aujourd’hui la réclusion à perpétuité simplement pour avoir fait valoir leurs droits et tenté d’esquiver de nouvelles violences », a déclaré Dinushika Dissanayake, directrice régionale adjointe pour l’Europe à Amnesty International.</p>



<p>En mars 2019, les trois adolescents (alors âgés de 15, 16 et 19 ans) ont fui la Libye à bord d’un canot pneumatique surchargé, en compagnie de 108 personnes. Lorsque le canot a commencé à se dégonfler, ils ont été secourus par le cargo El Hiblu, sollicité par l’opération navale de l’Union européenne (UE) en Méditerranée pour porter secours à l’embarcation en détresse.</p>



<p>Après le sauvetage, le capitaine du navire a tenté de ramener les personnes à bord en Libye, ce qui aurait constitué une violation du droit international, qui exige que les personnes secourues soient conduites en lieu sûr. Lorsque les passagers ont compris ce qui se passait, ils ont cédé à la panique. Ils ont supplié le capitaine de l’El Hiblu, certains affirmant qu’ils préféraient mourir plutôt que retourner en Libye ; le navire a alors fait demi-tour et mis le cap sur Malte.</p>



<p>À l’arrivée, les autorités maltaises ont affirmé que les trois jeunes avaient pris le contrôle du navire par la force. Ils ont été inculpés de crimes graves passibles de la réclusion à perpétuité en vertu de la législation maltaise relative au terrorisme, et sont encore enlisés dans des procédures judiciaires qui n’auraient jamais dû être engagées.</p>



<p>« La Libye n’est pas un pays sûr. En s’opposant à leur renvoi, ils ont contribué à empêcher une grave violation du droit international qui aurait très probablement entraîné d’atroces souffrances pour eux-mêmes et beaucoup d’autres. Nul ne doit être sanctionné pour avoir sollicité une protection. Amnesty International exprime sa solidarité avec Amara, Abdalla et Kone, qui endurent depuis sept ans une terrible injustice. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une longue liste de manquements</h4>



<p>Au cours des sept dernières années, les autorités maltaises ont constamment manqué à leurs obligations envers ces trois jeunes hommes, dont deux étaient encore mineurs lorsqu’ils ont été arrêtés. Elles n’ont pas pris en compte leur intérêt supérieur en tant que mineurs, les ont placés en détention dans une prison pour adultes de haute sécurité et les ont soumis à une procédure judiciaire applicable aux adultes.</p>



<p>Par ailleurs, Amnesty International déplore les problèmes de procédure et les lacunes de l&rsquo;enquête qui ont compromis l&rsquo;équité du procès : par exemple, des témoins clés n&rsquo;ont jamais été convoqués, notamment des passagers qui avaient été secourus. Malgré l&rsquo;absence de preuves de violences, les autorités ont maintenu des accusations liées au terrorisme qui sont sans fondement.</p>



<p>« Malte a engrangé toute une série de manquements dans la gestion de cette affaire. Ces jeunes hommes n’ont pas bénéficié d’un procès équitable et ont été traités comme des adultes, passant sept années de leur jeunesse dans un trou noir juridique – au lieu de consacrer ce temps à leurs études, à leur travail et, tout simplement, à grandir sans menaces de poursuites judiciaires », a déclaré Dinushika Dissanayake.</p>



<p>Kone Tiemoko Abdul Kader est actuellement détenu dans un centre pour migrants au Royaume-Uni et risque d&rsquo;être extradé vers Malte. Amnesty International s&rsquo;oppose à son extradition, car il serait alors renvoyé vers des procédures qui n&rsquo;auraient jamais dû être intentées.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une injustice de plus en plus admise</h4>



<p>Amnesty International salue les récentes déclarations de quatre expert·e·s indépendants des Nations unies qui, en janvier, ont vivement critiqué la manière dont Malte a géré cette affaire et ont demandé l’abandon des poursuites. Ils ont notamment fait part de leur inquiétude quant aux accusations de « terrorisme », qui « ne semblent pas reposer sur des actes criminels violents ou coercitifs », ainsi qu&rsquo;à la violation du droit à un procès équitable et au non-respect des droits de l&rsquo;enfant.</p>



<p>Ces experts ont également rappelé que l&rsquo;opération navale de l&rsquo;UE en Méditerranée avait donné l’ordre au navire El Hiblu, au nom des garde-côtes libyens, de ramener les personnes secourues en Libye, ordonnant ainsi un renvoi forcé illégal (pushback). Ce qui fait écho à la coopération persistante de l&rsquo;UE avec la Libye, où les droits des réfugié·e·s et des migrant·e·s sont bafoués de manière systématique et généralisée en toute impunité. Les informations selon lesquelles l&rsquo;Union européenne chercherait à étendre sa coopération en matière de migration et de contrôle des frontières avec les Forces armées arabes libyennes (FAAL), groupe armé qui fait autorité de facto dans l&rsquo;est et le sud de la Libye, sont très préoccupantes, compte tenu des antécédents des FAAL en matière de crimes de guerre et de violations du droit international.</p>



<p>« Comme l’a dit Amnesty International dès le début, cette affaire illustre parfaitement ce qui pose problème dans la politique migratoire de l’UE en Méditerranée centrale. Il est de plus en plus largement admis que ces accusations sont injustifiées et profondément iniques.</p>



<p>« Criminaliser des personnes pour avoir sollicité une protection ne fait que prolonger leur souffrance et aggraver leur traumatisme. Au bout de sept ans, ces jeunes hommes ont suffisamment subi. Malte doit abandonner les poursuites et classer l’affaire sans suite », a déclaré Dinushika Dissanayake.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 22 janvier 2025, la Cour d’appel de La Valette a estimé que Malte était compétente pour juger l’affaire, qui doit donc continuer d’être entendue par le tribunal correctionnel de Malte. Les audiences préliminaires sont en cours.</p>
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		<title>États-Unis/Iran. Les responsables de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école, qui a tué plus de 100 enfants, doivent être amenés à rendre des comptes</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-iran-les-responsables-de-la-frappe-meurtriere-et-illegale-menee-par-les-etats-unis-contre-une-ecole-qui-a-tue-plus-de-100-enfants-doivent-etre-amenes-a-rendre-des-comptes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 10:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>États-Unis/Iran. Les responsables de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école, qui a tué plus de 100 enfants, doivent être amenés à rendre des comptes Les responsables de la planification et de l’exécution de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école dans la ville de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">États-Unis/Iran. Les responsables de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école, qui a tué plus de 100 enfants, doivent être amenés à rendre des comptes</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Enquête approfondie</strong></li>



<li><strong>Les États-Unis ont enfreint le droit international humanitaire en ne prenant pas toutes les précautions possibles pour éviter les pertes civiles</strong></li>



<li><strong>Les États-Unis sont responsables de l’attaque meurtrière contre une école bondée d’enfants, qui a fait 168 mort·e·s</strong></li>



<li><strong>Les autorités américaines doivent veiller à ce que l’enquête soit transparente et exhaustive et à ce que les conclusions soient rendues publiques</strong></li>
</ul>



<p>Les responsables de la planification et de l’exécution de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école dans la ville de Minab, dans la province du Hormozgan, en Iran, qui a fait 168 mort·e·s, dont plus de 100 enfants, doivent être amenés à rendre des comptes, a déclaré Amnesty International le 16 mars 2026.</p>



<p>Les éléments de preuve recueillis par l’organisation démontrent que l’école a été directement frappée au moyen d’armes guidées, en même temps que 12 autres structures dans un complexe du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) adjacent. Cela indique que les forces américaines n’ont pas pris toutes les précautions possibles pour éviter les pertes civiles dans le cadre de l’attaque, ce qui constitue une grave violation du droit international humanitaire. Le fait que le bâtiment de l’école ait été directement ciblé et ait par le passé fait partie du complexe du CGRI laisse penser que les forces américaines se sont appuyées sur des renseignements obsolètes et ont manqué à leur obligation de faire tout leur possible pour vérifier que la cible visée était un objectif militaire.</p>



<p>« Cette terrible attaque contre une école, dont les classes étaient bondées d’élèves, est une illustration choquante du prix catastrophique, et pourtant totalement prévisible, que paient les civil·e·s dans le cadre de ce conflit armé. Les écoles doivent être des lieux de sécurité et d’apprentissage pour les enfants. Pourtant, à Minab, cette école est devenue un lieu de massacre. Les autorités des États-Unis auraient pu et auraient dû savoir que ce bâtiment était une école. Prendre pour cible un bien de caractère civil protégé, comme une école, est strictement interdit au titre du droit international humanitaire », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International</p>



<p>Les autorités américaines doivent faire en sorte que l’enquête qu’elles ont annoncée soit impartiale, indépendante et transparente. Les enquêtes sur la frappe doivent examiner la collecte et l’évaluation des renseignements, les décisions de ciblage et les précautions prises, ainsi que l’emploi éventuel de l’intelligence artificielle à chacune de ces étapes, en vue de déterminer comment ces décisions de ciblage ont été prises. Les conclusions de cette enquête doivent être rendues publiques.</p>



<p>Lorsque des éléments de preuve suffisants existent, les autorités compétentes doivent traduire en justice toute personne soupçonnée d’être pénalement responsable. Les victimes et leurs familles ont le droit à la vérité et à la justice et doivent obtenir des réparations complètes prévoyant restitution, réhabilitation et indemnisation pour les préjudices civils.</p>



<p>« S’il s’avère que les responsables de l’attaque n’ont pas identifié le bâtiment comme étant une école et ont néanmoins procédé à la frappe, cela révèlerait une négligence grave dans la planification de l’attaque et une défaillance honteuse des services de renseignement militaires des États-Unis, ainsi qu’une grave violation du droit international humanitaire. Si, en revanche, les États-Unis savaient l’école se trouvait à côté du complexe du CGRI et ont mené l’attaque sans prendre toutes les précautions possibles, comme procéder à la frappe pendant la nuit, lorsque l’école aurait été vide, ou prévenir à l’avance la population civile susceptible d’être touchée, alors il s’agirait d’une attaque aveugle et irresponsable, ayant tué et blessé des civil·e·s et devant faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre », a déclaré Erika Guevara Rosas.</p>



<p>« Les autorités iraniennes doivent, quant à elles, éloigner immédiatement, dans la mesure du possible, les civil·e·s se trouvant à proximité d’objectifs militaires et autoriser l’entrée d’observateurs·rices indépendants dans le pays. Elles doivent également rétablir l’accès à Internet afin que les 92 millions de personnes en Iran puissent obtenir des informations vitales et entrer en contact avec leurs proches. »</p>



<p>Des images vidéo et satellite et des entretiens avec trois sources indépendantes disposant d’informations de première main sur la situation à Minab indiquent qu’une frappe aérienne a touché l’école primaire Shajareh Tayyebeh le 28 février 2026 au matin, tuant et blessant des civil·e·s, notamment des enfants, des parents et des enseignant·e·s, et causant des dégâts et une destruction considérables. Des filles et des garçons étaient scolarisés dans l’école, à des étages différents.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><div style="position:relative"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="485" height="345" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35969" style="width:493px;height:auto" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7.jpg 485w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-300x213.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-101x72.jpg 101w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-202x144.jpg 202w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-60x43.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-120x85.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-200x142.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-400x285.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-260x185.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-325x231.jpg 325w" sizes="(max-width: 485px) 100vw, 485px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">Légende : Photo du site de la frappe sur l’école. L’effondrement distinctif du toit par couches témoigne d’une frappe du haut vers le bas ayant détruit la majeure partie du bâtiment de l’école. </figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>D’après l’analyse qu’Amnesty International a faite d’éléments de preuve audiovisuels des frappes de missiles sur le complexe adjacent du CGRI et des débris d’un missile publiés par les médias d’État iraniens, il est probable que l’attaque ait été menée au moyen d’un missile Tomahawk de fabrication américaine. Les missiles Tomahawk sont utilisés exclusivement par les forces américaines dans ce conflit et sont des missiles à guidage de précision.</p>



<p>L’école a été la cible d’une frappe individuelle dans le cadre d’une attaque ayant également visé 12 autres structures du complexe adjacent du CGRI, ce qui soulève de graves préoccupations quant au fait qu’elle ait pu être ciblée sur la base de renseignements obsolètes. Le New York Times a indiqué le 11 mars 2026 qu’une enquête préliminaire menée par l’armée américaine avait conclu que la frappe sur l’école était le résultat d’une utilisation de données obsolètes.</p>



<p>Toute utilisation actuelle ou future de l’intelligence artificielle accroît le risque de telles défaillances. En outre, le 11 mars 2026, Brad Cooper, commandant du Commandement central américain, a confirmé que les États-Unis utilisaient des outils d’intelligence artificielle avancés pour traiter de vastes quantités de données liées aux opérations.</p>



<p>L’utilisation manifeste de renseignements obsolètes par les États-Unis, qui n’ont pas identifié le caractère civil de longue date de l’école primaire Shajareh Tayyebeh, constituerait une violation grave du principe de précaution, et plus particulièrement de l’obligation de faire tout ce qui est possible pour vérifier qu’une cible visée est un objectif militaire. Au lendemain de l’attaque, des médias et d’autres organisations ont pu rapidement confirmer que le bâtiment de l’école était séparé du reste du complexe depuis au moins 2016. Cela démontre que les parties au conflit, qui disposent de capacités et de technologies de collecte de renseignements largement plus avancées, étaient indéniablement capables de recueillir et de vérifier ces mêmes informations, ce qui aurait dû conduire à une décision de ne pas frapper l’école.</p>



<p>Après l’attaque, les autorités iraniennes ont exploité à des fins de propagande la souffrance des familles des victimes et des enfants ayant survécu à la frappe.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Méthodologie</h4>



<p>Le Laboratoire de preuves du programme Réaction aux crises d’Amnesty International a analysé plus de 30 images satellite de l’école et du complexe adjacent du CGRI, notamment des images prises après la frappe et des images plus anciennes datant de plus de 10 ans. L’organisation a analysé 28 vidéos et 30 photos publiées en ligne, notamment des images montrant la frappe sur le complexe du CGRI, des photos de débris de munitions et des vidéos et images prises immédiatement après l’attaque, montrant les opérations de sauvetage et de récupération des corps sur le site. Une analyse supplémentaire a été réalisée par un médecin légiste indépendant.</p>



<p>L’organisation a également examiné des déclarations officielles des autorités iraniennes, israéliennes et américaines, ainsi que des informations de médias d’État et indépendants, et s’est entretenue avec trois personnes résidant à l’étranger et disposant d’informations sur la situation à Minab, l’école et l’attaque : une enseignante, un habitant de Minab et un défenseur des droits humains baloutche.</p>



<p>Amnesty International n’a pas pu s’entretenir directement avec des témoins et des familles de victimes du fait de la coupure délibérée d’Internet imposée par les autorités iraniennes depuis le 28 février 2026.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Des enfants et des enseignant·e·s tués et blessés par la frappe aérienne sur l’école</h4>



<p>Selon des responsables américains, les frappes aériennes menées par Israël et les États-Unis le 28 février 2026 ont été lancées en Iran à 9 h 45, heure locale. Dans un entretien accordé aux médias, le gouverneur de la province du Hormozgan, Mohammad Ashouri, a déclaré que l’école primaire Shajareh Tayyebeh avait été frappée une heure après le début de l’opération, à 10 h 45, heure locale.</p>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec Sohrad (son nom a été modifié pour des raisons de sécurité), un habitant de Minab, qui a déclaré qu’il avait été en contact avec quatre sources indépendantes disposant d’informations de première main sur l’attaque de l’école. Il a déclaré que le personnel de l’école avait commencé à contacter les parents vers 10 heures afin qu’ils viennent chercher leurs enfants. Cette décision semble avoir précédé une alerte nationale officielle émise (environ 15 minutes plus tard) par les autorités iraniennes annonçant la fermeture de tous les établissements scolaires du pays.</p>



<p>L’organisation s’est également entretenue avec Shiva Amelirad, représentante internationale du Conseil de coordination des associations professionnelles d’enseignants iraniens, qui réside à l’étranger et a relayé des informations de deux sources indépendantes disposant d’une connaissance directe de l’école et de l’attaque.</p>



<p>Shiva Amelirad et Sohrad ont indiqué que, lorsque de nombreuses familles sont arrivées à l’école pour venir chercher leurs enfants, celle-ci avait déjà été bombardée. Sohrad a déclaré à l’organisation :</p>



<p><strong>« Des personnes qui se trouvaient dans les rues alentour et qui avaient pu arriver à temps se sont précipitées pour essayer de récupérer des enfants dont les familles n’étaient pas encore arrivées. De nombreux élèves vivaient dans les villages alentour, et le trajet jusqu’à l’école prenait donc du temps. Ceux qui vivaient plus loin ont dû attendre longtemps qu’une voiture arrive du village. Cette attente a été fatale. La directrice et des enseignantes sont restées pour évacuer les enfants. La plupart ont été tuées. Les gens n’imaginaient pas qu’une école en pleine ville serait frappée. »</strong></p>



<p>D’après les autorités iraniennes, 168 personnes ont été tuées dans l’attaque. Le 3 mars 2026, l’agence de presse Mizan, aile médiatique du pouvoir judiciaire, a annoncé qu’au moins 110 élèves de l’école avaient été tués, dont 66 garçons et 54 filles, ainsi que 26 enseignant·e·s et quatre parents. Le 7 mars 2026, les autorités ont publié un montage d’images montrant les 119 enfants tués. En raison de la coupure persistante d’Internet et de l’impossibilité de se rendre dans le pays pour inspecter le site et s’entretenir avec des personnes touchées, Amnesty International n’est pas en mesure de corroborer de manière indépendante le nombre de personnes tuées.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
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<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="613" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-1024x613.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35966" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-1024x613.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-300x180.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-768x460.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-1536x919.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-2048x1226.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-1002x600.jpg 1002w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-734x439.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-241x144.jpg 241w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-200x120.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-400x239.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-260x156.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-520x311.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-325x195.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-650x389.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-600x359.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">Légende : Image satellite du 20 octobre 2013 montrant le complexe du CGRI avec un mur d’enceinte, des postes de garde surélevés le long des murs (marqués par des carrés bleus) et une entrée contrôlée. </figcaption></figure>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="613" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-1024x613.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35967" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-1024x613.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-300x179.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-768x460.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-1536x919.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-2048x1225.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-1003x600.jpg 1003w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-734x439.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-241x144.jpg 241w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-200x120.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-400x239.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-260x156.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-520x311.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-325x194.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-650x389.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-600x359.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption"> Image du 28 octobre 2016 montrant que de nouveaux murs ont été érigés dans la partie nord-est, séparant deux bâtiments du reste du complexe, ainsi que trois nouvelles entrées sécurisées. Les deux postes de garde visibles sur les images de 2013 n’apparaissent plus.</figcaption></figure>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="687" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-1024x687.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35968" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-1024x687.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-300x201.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-768x515.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-1536x1031.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-2048x1374.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-894x600.jpg 894w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-734x493.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-107x72.jpg 107w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-215x144.jpg 215w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-60x40.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-120x81.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-200x134.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-400x268.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-260x174.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-520x349.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-325x218.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-650x436.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-600x403.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">Image satellite du 1er décembre 2025 montrant le complexe du CGRI et l’école, qui en est séparée par un mur, avant les frappes aériennes. Des personnes sont visibles devant le bâtiment de l’école, et les cours et les murs semblent avoir été repeints depuis septembre 2024. Dans le complexe du CGRI, des changements apparaissent, notamment un agrandissement des murs intérieurs et extérieurs (lignes pointillées orange), de nouvelles entrées avec des portails intérieurs et extérieurs (flèches rouges) et deux probables postes de garde (carrés bleus). Le poste de garde surélevé à l’angle sud-ouest du complexe a également été supprimé. © 2025 Vantor, Annotations by Amnesty International</figcaption></figure>
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<h4 class="wp-block-heading">L’école se trouvait à côté d’un complexe militaire</h4>



<p>D’après les recherches d’Amnesty International, l’école se trouvait dans le quartier de Shahrak-e Al Mahdi et était adjacente à un complexe appartenant à la brigade de missiles Seyyed al-Shohada Asif de la marine des gardiens de la révolution, responsable de la défense côtière du sud de l’Iran. Le complexe est une installation militaire du CGRI et est composé de plusieurs bâtiments. Il comprend également un établissement médical, la clinique spécialisée Shahid Absalann, géré par le service de santé de la marine du CGRI et entouré d’un mur au sein du complexe.</p>



<p>Shiva Amelirad et Sohrad ont déclaré à Amnesty International que l’école accueillait tant des enfants de membres du CGRI que des enfants de familles aux revenus modestes de la région, notamment des membres de la minorité ethnique baloutche opprimée en Iran.</p>



<p>L’analyse d’images satellite datant de 2013 menée par Amnesty International montre que le bâtiment de l’école se trouvait autrefois dans l’enceinte du complexe du CGRI, mais qu’il en a ensuite été séparé par un mur et que des entrées publiques séparées avaient été créées.</p>



<p>Des images satellite indiquent que, à partir de 2016, le bâtiment de l’école, situé ans la partie nord-est du complexe, a été physiquement séparé du complexe du CGRI par des murs d’enceinte et trois entrées sécurisées distinctes. Des images satellite de 2017 et 2018 montrent que les cours et les murs avaient été peints avec des dessins et des couleurs semblables aux autres écoles de la région. Deux images satellite prises pendant des jours d’école entre 2023 et 2025 montrent de nouvelles peintures dans les cours et des personnes présentes devant les entrées.</p>



<p>D’après Shiva Amelirad, le bâtiment de l’école avait auparavant servi de siège du commandement de ce complexe du CGRI, avant d’être transformé en école il y a plusieurs années. Amnesty International n’a pas été en mesure de déterminer la date à laquelle le bâtiment a été transformé en école.</p>



<p>Légende : Image satellite du 20 octobre 2013 montrant le complexe du CGRI avec un mur d’enceinte, des postes de garde surélevés le long des murs (marqués par des carrés bleus) et une entrée contrôlée.</p>



<p>Image du 28 octobre 2016 montrant que de nouveaux murs ont été érigés dans la partie nord-est, séparant deux bâtiments du reste du complexe, ainsi que trois nouvelles entrées sécurisées. Les deux postes de garde visibles sur les images de 2013 n’apparaissent plus.</p>



<p>Image satellite du 1er décembre 2025 montrant le complexe du CGRI et l’école, qui en est séparée par un mur, avant les frappes aériennes. Des personnes sont visibles devant le bâtiment de l’école, et les cours et les murs semblent avoir été repeints depuis septembre 2024. Dans le complexe du CGRI, des changements apparaissent, notamment un agrandissement des murs intérieurs et extérieurs (lignes pointillées orange), de nouvelles entrées avec des portails intérieurs et extérieurs (flèches rouges) et deux probables postes de garde (carrés bleus). Le poste de garde surélevé à l’angle sud-ouest du complexe a également été supprimé. © 2025 Vantor, Annotations by Amnesty International</p>



<h4 class="wp-block-heading">Analyse d’images satellite et vidéo des frappes sur l’école et le complexe du CGRI</h4>



<p>Des images satellite prises à 10 h 23, heure locale, le 28 février 2026 montrent que l’école et le complexe du CGRI étaient encore intacts à ce moment, ce qui indique que les frappes ont eu lieu peu après. Des représentants de l’État iraniens ont annoncé que l’attaque avait eu lieu à 10 h 45. Des vidéos publiées en ligne à 11 h 49 et à 12 h 00 montrent une épaisse fumée s’élevant de la zone du complexe.</p>



<p>L’analyse d’images satellite des 2 et 4 mars atteste des dégâts infligés au site sur lequel se trouvait l’école et au complexe. Une image satellite du 4 mars 2026 montre que la moitié ouest du bâtiment de l’école a été détruite et qu’un grand tas de décombres a été amassé, et que 12 structures au moins ont été endommagées ou détruites au sein du complexe adjacent du CGRI. Le bâtiment de l’école se trouve à environ 74 mètres de la structure ciblée la plus proche dans le complexe du CGRI.</p>



<p>Des vidéos de la scène montrent que le toit est effondré par couches, ce qui est caractéristique d’une frappe du haut vers le bas, et que la majeure partie du bâtiment de l’école a été touchée.</p>



<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



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<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="614" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-1024x614.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35964" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-1024x614.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-300x180.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-768x461.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-1536x921.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-2048x1228.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-1000x600.jpg 1000w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-734x440.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-240x144.jpg 240w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-200x120.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-400x240.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-260x156.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-520x312.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-325x195.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-650x390.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-600x360.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="615" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-1024x615.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35965" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-1024x615.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-300x180.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-768x461.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-1536x922.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-2048x1229.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-1000x600.jpg 1000w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-734x441.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-240x144.jpg 240w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-200x120.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-400x240.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-260x156.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-520x312.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-325x195.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-650x390.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-600x360.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">L’image satellite du 4 mars 2026 montre les bâtiments et structures gravement endommagés ou détruits dans le complexe du CGRI &#8211; matérialisés par des rectangles en pointillés blancs. Le bâtiment détruit de l’école est matérialisé par un rectangle jaune. Le proche infrarouge met en lumière les marques d’incendie en teintes noires. De nombreuses zones dans le complexe du CGRI semblent incendiées. </figcaption></figure>
</div>
</div>



<p>En plus des images satellite, de nombreuses vidéos publiées le 28 février 2026 montrent les instants immédiatement après la frappe sur l’école.</p>



<p>Une vidéo de l’école filmée après la frappe montre les murs peints de couleurs vives séparant l’école du complexe du CGRI et des marques de cour de récréation au sol. Du côté ouest de l’école, le bâtiment semble largement effondré, réduit à des décombres. Le côté est, bien que toujours debout, est cependant lourdement endommagé, et une fumée épaisse s’en dégage.</p>



<p>Des vidéos et images publiées en ligne montrent que la cour de l’école s’est rapidement remplie de dizaines d’hommes et de femmes après la frappe, dont certains aidant à dégager les décombres. D’autres vidéos montrent que des membres de la Société du Croissant-Rouge iranien et d’autres personnes, dont des hommes portant des uniformes de camouflage vert et marron semblables à ceux du CGRI et ses bataillons de bassidjis, contribuant aux tentatives de sauvetage, ainsi que plusieurs camions et engins de chantier.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1015" height="608" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35963" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1.jpg 1015w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-300x180.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-768x460.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-1002x600.jpg 1002w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-734x440.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-240x144.jpg 240w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-200x120.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-400x240.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-260x156.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-520x311.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-325x195.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-650x389.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-600x359.jpg 600w" sizes="(max-width: 1015px) 100vw, 1015px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Plusieurs vidéos montrent des dizaines de cartables poussiéreux d’enfants recueillis dans la zone, certains portant des traces semblant être du sang. Une vidéo montre des femmes assises près des cartables, pleurant, avec le bruit d’un engin de chantier en fond. Une autre vidéo montre plusieurs personnes se tenant autour de décombres sous lesquels apparaît une partie d’un corps. D’après un médecin légiste consulté par Amnesty International, l’avant-bras semble avoir été sectionné par une blessure traumatique. La taille de la main et de l’avant-bras, par rapport à ceux des hommes adultes apparaissant sur les images, indique qu’ils appartiennent sans doute à un enfant. Une vidéo filmée plus tard dans l’après-midi montre un homme se tenant dans les décombres et tenant une main et un avant-bras sectionnés. D’après le médecin légiste, la main et l’avant-bras sont couverts de poussière et de lacérations correspondant à des blessures traumatiques causées par une explosion et appartiennent très probablement au corps d’un enfant.</p>



<p>Une vidéo filmée à l’intérieur de l’une des classes montre les décombres couvrant les bureaux et les bancs. Les cadres des fenêtres, les bancs verts et les décorations murales visibles sur les images correspondent à ceux du reste de l’école, ce qui indique que la partie détruite était utilisée pour l’enseignement. </p>



<p>Une vidéo publiée le 8 mars 2026 par l’agence de presse étatique iranienne Mehret et vérifiée par Amnesty International montre l’impact d’un missile sur le complexe du CGRI. Une analyse plus en détail des images montre que le missile est très probablement un missile de croisière subsonique Tomahawk de fabrication américaine, identifiable par ses ailes distinctives et ses grands ailerons carrés. D’après ces images, ce missile en particulier n’a pas touché l’école. La vidéo montre également une colonne de fumée grise émanant de la partie nord-est du complexe, qui pourrait venir soit de l’école, soit des bâtiments adjacents dans le complexe du CGRI. </p>



<p>Le 9 mars 2026, la Radio-télévision de la République islamique d’Iran (IRIB) a publié des images de ce qui semble être des débris de missiles correspondant à un missile Tomahawk trouvé. L’IRIB a déclaré que les images montraient « les débris d’un missile américain ayant atterri sur les enfants de l’école de Minab ». Bien que ces débris contribuent à étayer l’hypothèse selon laquelle certaines parties du complexe ont été frappées par au moins un missile Tomahawk, Amnesty International n’est pas en mesure de confirmer de manière indépendante que l’école a été ciblée par des munitions similaires. Lors d’un point presse du Pentagone le 2 mars 2026, Dan Caine, chef d’état-major des armées des États-Unis, a confirmé que la marine américaine avait tiré des missiles Tomahawk sur le sud de l’Iran le 28 février 2026. </p>



<p>Lors d’un autre point presse le 4 mars 2026, Dan Caine a partagé une carte montrant les sites frappés par les forces américaines et israéliennes pendant les 100 premières heures de l’intervention militaire, parmi lesquels figure Minab. Interrogé sur la frappe sur l’école, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré que le Pentagone enquêtait sur les faits. </p>



<p>Pendant un point presse le 9 mars 2026, en réponse à une question d’un journaliste sur la possibilité qu’un missile Tomahawk ait frappé l’école, le président des États-Unis Donald Trump a affirmé que « l’Iran ou quelqu’un d’autre » était responsable de l’attaque. </p>



<p>Le 10 mars 2026, une porte-parole de la Maison Blanche a confirmé que des enquêtes sur l’attaque de l’école étaient en cours et que le ministère de la Défense américain publierait un rapport complet.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Droit international humanitaire</h4>



<p>Au titre du droit international humanitaire, l’ensemble des parties au conflit armé sont tenues de faire à tous moments la distinction entre objectifs militaires et combattant·e·s d’une part, et civil·e·s et biens de caractère civil d’autre part. Les attaques directes contre la population civile et les biens de caractère civil, comme les écoles, sont interdites. Seuls des combattant·e·s et des objectifs militaires peuvent faire l’objet d’attaques.</p>



<p>Les parties au conflit doivent également respecter le principe de précaution, qui impose que les opérations militaires soient conduites en veillant constamment à épargner les personnes civiles et les biens de caractère civil, notamment en prenant toutes les précautions pratiquement possibles en vue d’éviter et, en tout cas, de réduire au minimum les pertes en vies humaines dans la population civile, les blessures aux personnes civiles et les dommages aux biens de caractère civil qui pourraient être causés incidemment.</p>



<p>Cela signifie qu’elles doivent tout mettre en œuvre pour vérifier que les cibles sont des objectifs militaires, notamment en procédant à une collecte de renseignements rigoureuse et à jour et en menant un travail d’analyse et de vérification des informations concernant une cible. Elles doivent annuler ou suspendre une attaque si, à tout moment de sa planification ou de son exécution, il apparaît que la cible n’est pas un objectif militaire ou que l’attaque serait disproportionnée. Les parties au conflit doivent veiller à ce qu’un contrôle humain significatif soit assuré lorsqu’elles emploient l’intelligence artificielle dans le cadre de la planification et de l’exécution d’attaques.</p>



<p>Les parties au conflit sont tenues de prendre toutes les précautions possibles dans le choix des armes, tactiques et modalités d’une attaque, notamment en ce qui concerne le moment où elle sera menée, dans le but d’éviter et, en tout cas, de réduire au minimum les dommages causés aux civil·e·s et aux biens de caractère civil. Elles doivent en outre veiller, dans le cas d’attaques pouvant affecter la population civile, à ce qu’un avertissement soit donné en temps utile et par des moyens efficaces, à moins que les circonstances ne le permettent pas.</p>



<p>En vertu du droit international humanitaire, les parties à un conflit sont par ailleurs tenues de prendre toutes les précautions possibles pour protéger les civil·e·s et les biens de caractère civil se trouvant sous leur contrôle contre les effets des attaques. Cela implique d’éloigner, dans la mesure du possible, les civil·e·s et les biens de caractère civil se trouvant à proximité d’objectifs militaires. Ainsi, les autorités iraniennes n’auraient pas dû installer une école dans un bâtiment adjacent au complexe du CGRI qui, dans le cadre d’un conflit armé, constitue un objectif militaire et qui était en effet une cible.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les autorités exploitent les enfants tués et exercent une pression sur les familles à des fins de propagande</h4>



<p>Les témoignages et éléments de preuve vidéo recueillis par Amnesty International révèlent également que les autorités iraniennes ont forcé certaines familles endeuillées par la mort d’enfants à participer à des cérémonies funéraires qui ne correspondaient pas à leurs traditions et se sont servies d’enfants traumatisés ayant survécu à l’attaque à des fins de propagande d’État.</p>



<p>Sohrad a déclaré à l’organisation que les autorités avaient informé les familles que les dépouilles de tous les enfants seraient placées dans des cercueils et inhumées dans le cadre d’une seule cérémonie funéraire collective organisée par l’État le 3 mars 2026, lors de laquelle des prières chiites seraient récitées. Or, certaines des victimes et leurs familles appartenaient à la minorité baloutche sunnite d’Iran, qui observe des rites religieux différents. Lorsque certaines familles ont fait part de leur volonté d’organiser des obsèques conformes à leurs traditions religieuses, les autorités ont indiqué que cela ne serait pas permis. D’après Sohrad, des représentants de l’État ont indiqué aux familles qu’elles ne se verraient remettre les dépouilles de leurs enfants qu’après la cérémonie collective.</p>



<p>Les autorités ont par ailleurs conduit des enfants ayant survécu à l’attaque sur les ruines de leur école et les ont filmés à des fins de propagande, en dépit de leurs blessures visibles et de leur traumatisme. Dans une vidéo publiée en ligne le 5 mars 2026, un journaliste s’entretient avec deux filles visiblement en détresse semblant avoir entre sept et 11 ans, et demande à plusieurs reprises à la plus jeune de nommer ses amies qui ont été tuées et celles qu’elle aimait le plus. La jeune fille nomme ses amies et dit qu’elle les aimait toutes, ajoutant que la mère de l’une d’elles, qui était enseignante, a également été tuée, avant de fondre en larmes. Dans une autre vidéo, une fille de 10 ans présentant une blessure visible au visage a été interrogée, pendant la cérémonie funéraire collective, à propos de la mort de son frère de 11 ans. L’entretien a ensuite été diffusé dans les médias d’État le 6 mars 2026.</p>



<p>Ces actes de coercition, d’intimidation et d’instrumentalisation des familles endeuillées et des enfants traumatisés ayant survécu à l’attaque causent une grave souffrance psychologique et peuvent constituer une violation de l’interdiction absolue de la torture et des autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le Congrès des États-Unis doit veiller à la poursuite des efforts déployés afin d’atténuer les dommages causés aux civils</h4>



<p>Les systèmes essentiels mis en place ces dernières années à partir de travaux entamés sous le premier mandat de Donald Trump en vue d’atténuer les dommages causés aux civil·e·s par les actions meurtrières des États-Unis à l’étranger et de mieux y répondre sont menacés par le gouvernement actuel. Selon certains organes de presse, les programmes du ministère de la Défense axés sur l’atténuation des dommages causés aux civil·e·s et sur la réponse à y apporter ont été vidés de leur substance et le président des États-Unis a supprimé les contraintes imposées aux commandements habilités à autoriser certains types de frappes aériennes et d’opérations spéciales. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a limogé les conseillers juridiques militaires chargés de veiller au respect du droit international humanitaire lors des opérations de l’armée.</p>


<section id="section-882cadea" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information </h4>



<p>Le 28 février 2026, Les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe en Iran, menant des milliers de frappes dans le pays depuis. Les autorités iraniennes ont lancé des attaques en représailles dans toute la région. Le conflit armé s’est rapidement étendu, engendrant des hostilités régionales dans tout le Moyen-Orient, faisant de nombreuses victimes civiles et détruisant des biens de caractère civil. Israël a en outre renforcé ses attaques contre le Liban en réponse aux attaques du Hezbollah.</p>



<p>À ce jour, d’après les informations disponibles, au moins 1 255 personnes ont été tuées en Iran, plus de 773 au Liban, au moins 12 en Israël et au moins 17 dans d’autres pays de la région. Le responsable du Centre d’information et des relations publiques du ministère de l’Éducation iranien a annoncé le 7 mars 2026 qu’au moins 66 écoles en Iran avaient été endommagées ou détruites et que des élèves avaient été tués dans plusieurs de ces établissements. Un élève a notamment été tué le 28 février 2026 dans la cour de récréation de l’école primaire Imam Reza, à Abyek, dans la province de Qazvin, lorsqu’une frappe menée à proximité a détruit des fenêtres et projeté des débris dans la cour. Les faits ont été enregistrés</p>

</div></section>



<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-iran-les-responsables-de-la-frappe-meurtriere-et-illegale-menee-par-les-etats-unis-contre-une-ecole-qui-a-tue-plus-de-100-enfants-doivent-etre-amenes-a-rendre-des-comptes/">États-Unis/Iran. Les responsables de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école, qui a tué plus de 100 enfants, doivent être amenés à rendre des comptes</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/autriche-la-repression-contre-la-solidarite-envers-les-palestinien%c2%b7ne%c2%b7s-a-un-effet-dissuasif-considerable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 08:17:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable Les mesures prises par les autorités autrichiennes à l’encontre de personnes exprimant leur solidarité avec les Palestinien·ne·s pendant le génocide dont ils sont victimes à Gaza ont un effet dissuasif sur le droit à la liberté d’expression, écrit Amnesty International dans [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/autriche-la-repression-contre-la-solidarite-envers-les-palestinien%c2%b7ne%c2%b7s-a-un-effet-dissuasif-considerable/">Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<h2 class="wp-block-heading">Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable</h2>



<p>Les mesures prises par les autorités autrichiennes à l’encontre de personnes exprimant leur solidarité avec les Palestinien·ne·s pendant le génocide dont ils sont victimes à Gaza ont un effet dissuasif sur le droit à la liberté d’expression, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport. En outre, ces dispositions se traduisent par des violations des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.</p>



<p>Intitulé <em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/amnesty-bericht_austria_freedom-of-expression-is-highly-selective.pdf">‘Freedom of expression is highly selective’: Austria limits expressions of solidarity with Palestinians,</a></em> ce rapport identifie de multiples facteurs &#8211; notamment des restrictions injustifiées de la liberté d’expression et la crainte suscitée par des accusations générales d’antisémitisme dans un contexte de racisme, y compris d’islamophobie – qui s’entremêlent pour entraver la liberté d’expression en Autriche en ce qui concerne la solidarité avec les Palestinien·ne·s, entre autres parmi les militant·e·s, les ONG et les institutions universitaires.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/amnesty-bericht_austria_freedom-of-expression-is-highly-selective.pdf">lire le rapport</a></div>
</div>



<p>« L’effet paralysant s’est installé et affecte grandement la capacité et la volonté des gens d’exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien ou de critiquer les actions du gouvernement israélien à Gaza, a déclaré Shoura Hashemi, directrice d’Amnesty International Autriche.</p>



<p>« En Autriche, comme dans d’autres régions d’Europe, il existe un risque que l’antisémitisme soit instrumentalisé et politisé. Assimiler la critique de l’État d’Israël à de l’antisémitisme peut entraîner des atteintes à la liberté d’expression et rétrécir l’espace dont dispose la société civile pour exprimer des critiques, tout en fragilisant la lutte contre le véritable antisémitisme. »</p>



<p>S’appuyant sur 19 entretiens avec des militant·e·s, des journalistes, des représentant·e·s d&rsquo;ONG et des universitaires, le rapport note que bon nombre de ces personnes et associations de la société civile risquent d&rsquo;être qualifiées d&rsquo;« antisémites » lorsqu&rsquo;elles critiquent les violations du droit international commises par Israël.</p>



<p>Si les préjugés anti-musulmans sont un sujet de préoccupation de longue date en Autriche, des sources gouvernementales et des organisations de la société civile rapportent que, depuis octobre 2023, les incidents racistes ont augmenté à travers le pays, en particulier le racisme anti-palestinien. Une personne austro-palestinienne a décrit cette bascule survenue après octobre 2023 en ces termes : « Il y a eu un énorme changement avec le 7 octobre [2023]… J&rsquo;ai toujours l&rsquo;impression de devoir me justifier quand quelqu&rsquo;un me parle. » Malgré les recommandations d’experts de l&rsquo;ONU, l&rsquo;Autriche n&rsquo;a pas mis en place de plan d&rsquo;action national pour lutter contre le racisme, y compris le racisme anti-musulman.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Répression des manifestations</h4>



<p>Depuis le début du génocide perpétré par Israël contre les Palestiniens à Gaza, ceux qui, en Autriche, ont manifesté pacifiquement contre ce génocide se sont heurtés à de multiples écueils et à de graves restrictions de leurs droits à la liberté d&rsquo;expression et de réunion pacifique.</p>



<p>Par exemple, ce type de restrictions illégales s’appliquent en raison du slogan largement répandu « Du fleuve jusqu’à la mer, la Palestine sera libre » ; les autorités policières ont interdit au moins sept rassemblements à Vienne au motif que ce slogan risquait d’y être scandé. De plus, il fait l’objet d’un décret non public émis par le ministère de la Justice : le simple fait de le scander justifie un soupçon initial d’« approbation d’infractions terroristes » et possiblement l’ouverture d’une enquête. Alors que diverses organisations utilisent ce slogan, qui revêt diverses significations, la Stratégie nationale de lutte contre l’antisémitisme l’assimile à un appel à nier l’existence de l’État d’Israël.</p>



<p>En vertu du droit international relatif aux droits humains, les restrictions du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique doivent respecter certains critères, notamment être prévues par une loi accessible au public et suffisamment claire et précise. Interdire certaines expressions ne peut se faire que si celles-ci atteignent un seuil élevé et constituent une incitation à la discrimination, à l&rsquo;hostilité ou à la violence contre un groupe donné.</p>



<p>Au cours des dernières années, le Conseil national autrichien, tout comme les conseils municipaux de Vienne et de Graz, a adopté plusieurs résolutions non contraignantes contre le mouvement  Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), certaines le qualifiant d&rsquo;antisémite. Cependant, selon la Cour européenne des droits de l&rsquo;homme, un appel au boycott est protégé au titre du droit à la liberté d&rsquo;expression.</p>



<p>Ces résolutions, qui ne sont pas juridiquement contraignantes, bénéficient toutefois du soutien de tous les partis politiques au Parlement et font office de lignes directrices faisant autorité. En qualifiant d’antisémite le mouvement  Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), elles portent atteinte au droit à la liberté d’expression ; en effet, des militants et des organisations de la société civile ont déclaré à Amnesty International craindre des poursuites judiciaires, des campagnes de dénigrement ou la perte de financements publics s’ils expriment leur soutien au BDS.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Instrumentalisation de la définition de travail de l’antisémitisme par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA)</h4>



<p>La définition de travail de l&rsquo;antisémitisme proposée par l&rsquo;Alliance internationale pour la mémoire de l&rsquo;Holocauste (IHRA) n&rsquo;est pas conforme au droit international relatif aux droits humains ; elle est usitée afin de restreindre les critiques légitimes à l&rsquo;égard des violations des droits des Palestiniens imputables au gouvernement israélien.</p>



<p>Des experts des Nations unies, des universitaires et des organisations de la société civile, dont Amnesty International, ont critiqué cette définition de travail, qui n’est pas compatible avec le droit international relatif aux droits humains. Principale préoccupation, elle assimile critique légitime d&rsquo;Israël et antisémitisme, ce qui risque d&rsquo;avoir un effet dissuasif et de restreindre la liberté d&rsquo;expression et de réunion pacifique. Autre danger, elle limite la politique et les initiatives de l&rsquo;Autriche en matière de lutte contre l&rsquo;antisémitisme sur son territoire.</p>



<p>Bien que cette définition ne soit pas juridiquement contraignante en Autriche, elle a une grande influence sur les politiques et les pratiques. Elle représente la conception de l&rsquo;antisémitisme retenue dans plusieurs documents gouvernementaux, notamment dans les politiques visant à lutter contre l&rsquo;antisémitisme dans le pays.</p>



<p>Parmi les personnes interrogées par Amnesty International, dont des militants juifs, sept ont explicitement pointé l’adoption par l’Autriche de la définition de travail de l&rsquo;antisémitisme proposée par l&rsquo;Alliance internationale pour la mémoire de l&rsquo;Holocauste (IHRA) comme l’une des raisons pour lesquelles les manifestations de solidarité envers les Palestiniens étaient limitées.</p>



<p>« La lutte contre l’antisémitisme est essentielle et doit s’inscrire dans le respect du droit international relatif aux droits humains. C’est le seul moyen de parvenir à une compréhension commune du problème et de ses causes, et à des mesures efficaces afin d’y remédier. Sinon, nous risquons de remplacer la discrimination contre un groupe par la discrimination contre un autre, et d’attiser la haine au lieu de la combattre », a déclaré Shoura Hashemi. </p>



<h4 class="wp-block-heading">Restriction de l’espace pour les expressions de solidarité avec les Palestinien·ne·s</h4>



<p>Ce rapport souligne que les organisations de la société civile et les universitaires disposent d’une marge de manœuvre de plus en plus restreinte pour exprimer leur solidarité avec les Palestinien·ne·s. Deux organisations ont déclaré craindre de perdre leur financement public si elles dénoncent les violations des droits humains commises par les autorités israéliennes à l’encontre des Palestiniens. Dans plusieurs cas, des responsables politiques ont publiquement remis en cause l’éligibilité d’ONG au financement public en raison de leurs prises de positions.</p>



<p>« Les autorités autrichiennes doivent adopter un plan d’action national contre le racisme et ne plus diffuser la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) par le biais de leurs politiques et pratiques. Elles doivent abroger le décret réglementant le slogan  » Du fleuve à la mer  » et aligner toute restriction du droit à la liberté d’expression sur le droit international relatif aux droits humains. Enfin, elles doivent respecter et protéger le droit de défendre le mouvement  Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en tant que forme légitime d’expression politique », a déclaré Shoura Hashemi.</p>



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</div>


<section id="section-73422cab" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information </h4>



<p>En avril 2023, Amnesty International comptait parmi plus de 100 organisations qui ont appelé les Nations unies à se garder d’approuver ou d’adopter la définition de travail de l’antisémitisme proposée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/autriche-la-repression-contre-la-solidarite-envers-les-palestinien%c2%b7ne%c2%b7s-a-un-effet-dissuasif-considerable/">Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<item>
		<title>Liban. Les frappes aériennes israéliennes contre l’institution financière Al Qard al Hassan doivent faire l’objet d’enquêtes en tant que crimes de guerre</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/liban-les-frappes-aeriennes-israeliennes-contre-linstitution-financiere-al-qard-al-hassan-doivent-faire-lobjet-denquetes-en-tant-que-crimes-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 09:28:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=35940</guid>

					<description><![CDATA[<p>Liban. Les frappes aériennes israéliennes contre l’institution financière Al Qard al Hassan doivent faire l’objet d’enquêtes en tant que crimes de guerre Les frappes aériennes israéliennes contre des sites liés à Al Qard al Hassan, une institution financière à but non lucratif associée au Hezbollah, doivent faire l&#8217;objet d’enquêtes en tant que crimes de guerre, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/liban-les-frappes-aeriennes-israeliennes-contre-linstitution-financiere-al-qard-al-hassan-doivent-faire-lobjet-denquetes-en-tant-que-crimes-de-guerre/">Liban. Les frappes aériennes israéliennes contre l’institution financière Al Qard al Hassan doivent faire l’objet d’enquêtes en tant que crimes de guerre</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<h2 class="wp-block-heading">Liban. Les frappes aériennes israéliennes contre l’institution financière Al Qard al Hassan doivent faire l’objet d’enquêtes en tant que crimes de guerre</h2>



<p>Les frappes aériennes israéliennes contre des sites liés à Al Qard al Hassan, une institution financière à but non lucratif associée au Hezbollah, doivent faire l&rsquo;objet d’enquêtes en tant que crimes de guerre, car ils ne constituent pas des cibles militaires légitimes au regard du droit international humanitaire, a déclaré Amnesty International le 12 mars 2026.</p>



<p>Depuis le 2 mars, l’armée israélienne a annoncé qu’elle ciblerait toutes les agences d’Al Qard al Hassan au Liban et, le 10 mars, a déclaré avoir frappé « environ 30 succursales » au cours de la semaine précédente. De nombreux bureaux d’al Qard al Hassan se trouvent dans des immeubles résidentiels ou dans des quartiers densément peuplés. Les attaques menées dans la banlieue sud de Beyrouth, dans le sud du Liban et dans la plaine de la Békaa, ont détruit des installations qui permettaient à des dizaines de milliers de civils d’accéder à des services financiers, notamment des prêts destinés à payer les frais de scolarité, les dépenses de santé et les véhicules pour se rendre chaque jour au travail.</p>



<p>« À nouveau, l’armée israélienne semble supposer que le fait de désigner quelque chose comme étant affilié au Hezbollah, qu’il s’agisse de professionnel·le·s de santé, de maisons dans des villages frontaliers ou d’institutions financières, en fait une cible. C’est faux, a déclaré Heba Morayef, directrice du programme régional Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.</p>



<p>« Les allégations de liens financiers ne suffisent pas en soi à transformer un civil ou un bâtiment civil en objectif militaire. La distinction entre objectifs militaires et biens à caractère civil est une pierre angulaire du droit international humanitaire. Le Hezbollah est à la fois un acteur militaire et politique, qui gère également des institutions de services et des associations caritatives employant des civil·e·s.</p>



<p>« Les civil·e·s et les biens à caractère civil ne deviennent pas des cibles légitimes en raison d&rsquo;une affiliation ou d&rsquo;un lien présumé. Pourtant, une fois encore, Israël détruit les succursales d&rsquo;une institution financière qui est une bouée de sauvetage pour des milliers de personnes dans le besoin. Ces attaques sont illégales et doivent faire l&rsquo;objet d’enquêtes en tant que crimes de guerre. »</p>



<p>Amnesty International a examiné les déclarations de l&rsquo;armée israélienne au sujet de ces attaques, analysé les vidéos concernant quatre sites pris pour cible les 2 et 9 mars, et interrogé 12 personnes issues de divers horizons qui avaient eu recours aux services financiers d’Al Qard al Hassan. Leurs noms ont été remplacés afin de protéger leur vie privée et leur sécurité.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Frapper des infrastructures civiles pour des accusations vagues de « terrorisme »</h4>



<p>L’association Al Qard al Hassan est depuis longtemps l’un des principaux fournisseurs de microcrédits du pays. Le gouvernement libanais lui a délivré une licence d&rsquo;ONG en 1987. Elle ne dispose pas d&rsquo;une licence de la Banque centrale du Liban pour exercer en tant qu&rsquo;institution financière. Depuis 2007, elle fait l&rsquo;objet de sanctions états-uniennes en raison de ses liens avec le Hezbollah. En juillet 2025, la Banque centrale a ordonné aux institutions financières agréées de suspendre toutes les transactions avec les sociétés non agréées par la Banque et soumises à des sanctions étrangères, y compris Al Qard al Hassan.</p>



<p>En vertu du droit international humanitaire, les biens civils, qui englobent les institutions financières, sont protégés. Seuls les objectifs militaires peuvent être pris pour cibles de manière légale ; ils sont strictement limités aux biens qui apportent une contribution effective à l’action militaire et dont la destruction, la capture ou la neutralisation offre, dans les circonstances prévalant à ce moment, un avantage militaire précis.</p>



<p>Amnesty International n&rsquo;a eu connaissance d’aucune preuve fournie par les autorités israéliennes démontrant que les succursales de cette institution financière répondaient à ces critères.</p>



<p>Dans ses communications annonçant les attaques, l&rsquo;armée israélienne n&rsquo;a pas affirmé que les bureaux servaient actuellement à contribuer directement à l’action militaire. Le 2 mars, le porte-parole arabophone de l&rsquo;armée israélienne a écrit sur X qu&rsquo;Al Qard al Hassan « utilise les dépôts des civils pour fournir des services financiers au Hezbollah et à ses agents à des fins terroristes ». Le 9 mars, il l’a qualifiée d’« infrastructure terroriste » et d’« élément central du financement des activités terroristes du Hezbollah [qui] nuit à l&rsquo;économie libanaise au service des intérêts iraniens ».</p>



<p>Même si les allégations des autorités israéliennes sont vraies et que le Hezbollah utilise Al Qard al Hassan pour des services financiers, cela ne prive pas ces bâtiments de leur statut protégé en vertu du droit international humanitaire.</p>



<p>« Les États doivent l’affirmer clairement : il est illégal de mener des attaques contre des institutions financières. Le soutien financier ou l&rsquo;affiliation ne constituent pas des motifs suffisants pour les justifier. D’autant que ces attaques ont de graves répercussions sur les infrastructures civiles et les moyens de subsistance », a déclaré Heba Morayef.</p>



<p>Il s&rsquo;agit de la troisième vague de frappes de l’armée israélienne contre Al Qard al Hassan. Lors de l&rsquo;escalade des tensions en 2024, le 21 octobre, l&rsquo;armée israélienne a assuré avoir ciblé « près de 30 » de ses sites à Beyrouth et dans sa banlieue sud, dans le sud du Liban et dans la plaine de la Békaa. À l&rsquo;époque, Amnesty International avait demandé que ces attaques fassent l&rsquo;objet d&rsquo;une enquête en tant que crimes de guerre.</p>



<p>En décembre 2024, après l’instauration d&rsquo;un cessez-le-feu, Al Qard al Hassan a annoncé la réouverture de 16 succursales à travers le Liban. Après la dernière vague d&rsquo;attaques, certains bâtiments étaient debout mais n&rsquo;étaient plus opérationnels.</p>



<p>« Depuis plus de deux ans, l&rsquo;armée israélienne commet en toute impunité des actes illégaux flagrants au Liban, notamment des séries d&rsquo;attaques contre des biens à caractère civil. Les États ayant de l’influence sur Israël doivent agir afin que les responsables rendent des comptes, en vue d’en finir avec ce cycle dévastateur de violations des droits humains », a déclaré Heba Morayef.</p>



<h4 class="wp-block-heading">De multiples attaques, avec ou sans avertissement</h4>



<p>Israël a mené deux vagues de frappes contre les succursales d’Al Qard al Hassan les 2 et 9 mars 2026. Le 2 mars, vers 13h55, un porte-parole de l’armée israélienne a annoncé le lancement d’« attaques contre les infrastructures appartenant à Al Qard al Hassan, du Hezbollah » et a ordonné aux habitants dans un rayon de 300 mètres autour de 18 sites identifiés d&rsquo;évacuer immédiatement les lieux. Entre 13h55 et 14h30, il a publié une série de cartes identifiant chacun des sites ciblés à travers le Liban, ainsi qu’une image regroupant les 18 sites. Des ordres d&rsquo;évacuation individuels ont été diffusés à destination des habitants de Borj al Barajneh, dans la banlieue sud de Beyrouth, de trois localités à Labweh, Ain Bourday et Housh al Ghanam dans la région de Baalbeck, ainsi que pour d&rsquo;autres localités à Bednayel et Hermel. D&rsquo;autres messages ont suivi, émettant des alertes pour des sites à Tyr/Sour, Mashghara, Deir Qanun al Nahr, puis pour des sites à Bint Jbeil, Qana, Maaroub, Nabatieh al Tahta, et enfin pour des sites à Deir al Zahrani, al Sultaniya, Toul et Habboush.</p>



<p>Quelques minutes avant 16 heures ce jour-là, les forces israéliennes ont commencé à frapper ces cibles. À 19h38, le porte-parole a annoncé la fin de l&rsquo;opération et déclaré qu’elle avait été menée en raison des activités financières d&rsquo;Al Qard al Hassan en faveur du Hezbollah.</p>



<p>Sur des images vérifiées par le Laboratoire de preuves du programme Réaction aux crises d&rsquo;Amnesty International, on peut voir le moment où une munition larguée par avion tombe sur un immeuble de trois étages dans un quartier résidentiel et commercial de Tyr/Sour, le 2 mars. Sur des vidéos prises ensuite, on peut voir l&rsquo;immeuble détruit, qui se situait en face d&rsquo;un centre commercial où plusieurs commerces ont subi des dégâts importants, notamment un grand magasin, des restaurants et une pharmacie.</p>



<p>À moins de deux kilomètres de là, un immeuble de 11 étages abritant une autre succursale d’Al Qard al Hassan a également été détruit. Sur des images vérifiées par Amnesty International, on peut voir un tas de décombres et des dégâts causés aux immeubles voisins. Le bâtiment détruit se trouvait en face d&rsquo;une école primaire. Depuis qu&rsquo;elles ont diffusé l&rsquo;ordre d&rsquo;évacuer en masse quatre grands quartiers de la banlieue sud de Beyrouth le 5 mars – ordre réitéré à plusieurs reprises, notamment le jour même et le 7 mars –, les forces israéliennes ont frappé à plusieurs reprises, jour et nuit, plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, sans donner d&rsquo;avertissement précis. Une semaine plus tard, le 9 mars à 8h49, un porte-parole de l’armée israélienne a annoncé de nouvelles frappes contre des succursales d’Al Qard al Hassan, précisant cette fois-ci qu’elles auraient lieu dans la banlieue sud de Beyrouth. Contrairement aux ordres détaillés d’évacuation du 2 mars, le message du 9 mars ne faisait référence qu&rsquo;à « l&rsquo;infrastructure terroriste de l&rsquo;association Al Qard al Hassan » dans la banlieue sud de Beyrouth, sans identifier les sites individuels ni fournir de carte.</p>



<p>Deux heures après cette alerte générale, à 10h50, les forces israéliennes ont lancé une nouvelle vague de frappes aériennes sur la banlieue sud, ciblant plus d&rsquo;une dizaine de bâtiments, dont ceux qui abritaient Al Qard al Hassan.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un appui financier essentiel pour une population diverse</h4>



<p>Au Liban, nombreux sont ceux qui recourent à des institutions extérieures au système bancaire officiel, notamment Al Qard al Hassan, pour tout un éventail de services financiers. À la suite de l&rsquo;effondrement financier et économique de 2019, les banques libanaises ont souvent refusé aux gens la possibilité de retirer librement leurs économies, ou ont tout simplement fermé leurs portes.</p>



<p>« Umm Ali », 55 ans, a déclaré à Amnesty International qu&rsquo;elle dépend d’Al Qard al Hassan depuis plus de 27 ans : « J&rsquo;ai contracté des emprunts pour payer les frais de scolarité de mes enfants et je remboursais environ 44 euros par mois. En cas de nouvelles dépenses, je remboursais un emprunt et j&rsquo;en contractais un autre, comme de nombreuses familles ayant besoin d’assurer les frais de scolarité de leurs enfants. »</p>



<p>« Mayyada », âgée d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;années, utilise les services d’Al Qard al Hassan depuis plus de huit ans. Sa fille a déclaré : « Mon frère a également déposé l&rsquo;or de sa femme en garantie auprès d’Al Qard al Hassan. Il y a beaucoup de mauvaises rumeurs à leur sujet en ce moment en raison de la situation politique, mais nous n&rsquo;avons jamais rien perdu avec eux, contrairement aux banques. »</p>



<p>« Nouhad », 61 ans, a emprunté un collier à sa cousine et l&rsquo;a mis en gage chez Al Qard al Hassan en 2023 afin d&rsquo;acheter un moteur pour sa machine à coudre, qui était l’unique source de revenus de son foyer : « Sans cet argent, je n&rsquo;aurais pas pu gagner ma vie, car je n&rsquo;aurais jamais pu m&rsquo;offrir le moteur qui coûtait 220 euros. Dans ma région, il n&rsquo;y a quasiment pas de possibilité de travail, surtout pour les personnes âgées. »</p>



<p>Des personnes extérieures à la communauté chiite font également appel aux services d&rsquo;Al Qard al Hassan. « Maria », 29 ans, originaire d&rsquo;un quartier chrétien de classe moyenne, l’a fait pour la première fois en 2023. Elle y a déposé trois chaînes en or cassées et a contracté un petit emprunt : « Nous pensions que nous ne pouvions pas bénéficier de leurs services. Je n&rsquo;ai réalisé que plus tard que cette option était ouverte à tout le monde. »</p>



<p>De même, un homme de 61 ans originaire de Saïdon/Saïda n’a « découvert que récemment » qu&rsquo;il pouvait bénéficier des services d&rsquo;Al Qard al Hassan, « bien qu&rsquo;il soit sunnite ». Il a ajouté qu&rsquo;il préférait y recourir car ses prêts sont sans intérêt (l&rsquo;islam interdit les intérêts).</p>


<section id="section-83b54a97" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le Hezbollah continue de tirer quotidiennement des roquettes sur Israël. En 2024, Amnesty International dénonçait le fait que le Hezbollah avait utilisé à maintes reprises des armes imprécises par nature dans ses attaques contre Israël.</p>



<p>Le 2 mars 2026, le Hezbollah a lancé une série d&rsquo;attaques contre Israël en réaction à l&rsquo;assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei dans le cadre de l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l&rsquo;Iran. L’armée israélienne a alors annoncé sur X que ses forces frappaient des cibles du Hezbollah au Liban dans le cadre de l’opération « Rugissement du lion ». Dans les jours qui ont suivi, Israël a mené des centaines de frappes à travers le pays et diffusé des ordres d&rsquo;évacuation massive.</p>



<p>Depuis le 28 février 2026, d’après le suivi des médias israéliens et des chaînes Telegram effectué par Amnesty International, au moins 12 victimes civiles ont été signalées en Israël à la suite d&rsquo;attaques menées par l&rsquo;Iran. Au 11 mars, l&rsquo;Unité de gestion des catastrophes du Liban faisait état de 634 morts, dont des enfants, et de 816 700 personnes déplacées.</p>

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