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	<title>Communiqués de presse Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Communiqués de presse Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Ukraine. L’intensification des attaques russes contre des infrastructures énergétiques et de chauffage « crée une situation mortelle pour les civil·e·s »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2026 09:04:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ukraine. L’intensification des attaques russes contre des infrastructures énergétiques et de chauffage « crée une situation mortelle pour les civil·e·s » La multiplication des attaques russes ciblées contre des infrastructures énergétiques et de chauffage risque de créer une nouvelle catastrophe humanitaire pour les civil·e·s à l’approche de l’hiver, a déclaré Amnesty International le 2 novembre [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Ukraine. L’intensification des attaques russes contre des infrastructures énergétiques et de chauffage « crée une situation mortelle pour les civil·e·s »</h2>


<section id="section-8f5df22d" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<ul class="wp-block-list">
<li>Le nombre de victimes civiles a considérablement augmenté ces derniers mois</li>



<li>Nouvelles attaques illégales contre des infrastructures à l’approche de l’hiver</li>
</ul>

</div></section>


<p>La multiplication des attaques russes ciblées contre des infrastructures énergétiques et de chauffage risque de créer une nouvelle catastrophe humanitaire pour les civil·e·s à l’approche de l’hiver, a déclaré Amnesty International le 2 novembre 2026.</p>



<p>Le nombre de civil·e·s tués dans le cadre de l’invasion illégale à grande échelle menée par la Russie a considérablement augmenté ces derniers mois, et octobre devrait être l’une des périodes les plus meurtrières pour les civil·e·s depuis des années.</p>



<p>Au vu des précédentes attaques militaires russes menées à l’approche de l’hiver ces dernières années, tout porte à croire que le ciblage d’infrastructures énergétiques et de chauffage destinées à infliger des souffrances aux civil·e·s causera d’immenses préjudices. La Cour pénale internationale (CPI) a délivré des mandats d’arrêt contre le lieutenant-général russe Sergueï Ivanovitch Kobylach et l’amiral russe Viktor Nikolaïevitch Sokolov, pour des accusations de crimes de guerre liées à leur rôle présumé dans la direction d’attaques contre des infrastructures électriques ukrainiennes.</p>



<p>« La Fédération de Russie mène de nouveau une campagne à grande échelle contre les infrastructures énergétiques et de chauffage à l’approche de l’hiver glacial, avec notamment des attaques loin des lignes de front du conflit », a déclaré Scott Edwards, directeur du programme Réaction aux crises d’Amnesty International.</p>



<p>« Ces attaques contre des infrastructures essentielles créent une situation mortelle pour les civil·e·s, qui en subissent directement les conséquences. Il s’agit d’une campagne illégale menée au mépris total des règles de la guerre, qui semble destinée à instaurer des conditions invivables pour les civil·e·s ukrainiens.</p>



<p>« Quelles que soient les motivations qui sous-tendent les plans du Kremlin visant à rendre la vie insupportable pour les civil·e·s, ces agissements sont criminels et ne sauraient être tolérés. Les dirigeant·e·s mondiaux cherchant à mettre un terme à ce conflit doivent immédiatement user de leur influence pour limiter autant que possible les risques de préjudices pour les civil·e·s, avant qu’une autre catastrophe humanitaire délibérée ne se produise avec l’arrivée de l’hiver. »</p>



<p>Le 26 octobre, la Commission d’enquête internationale indépendante sur l’Ukraine a fait savoir que la Russie avait commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en Ukraine en attaquant délibérément des infrastructures énergétiques, privant ainsi des millions de personnes d’électricité et de chauffage alors que les températures étaient glaciales. Amnesty International a déjà recueilli des informations sur le fait que les attaques généralisées de la Russie contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes pourraient constituer des crimes de guerre et a souligné les conséquences potentiellement mortelles de ces attaques pour la population civile.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Victimes civiles et coupures d’électricité généralisées </h4>



<p>La mission de surveillance des droits de l’homme en Ukraine [ONU] a conclu qu’au moins 328 civil·e·s avaient été tués et 2 105 blessés en septembre 2026 dans des attaques russes, soit une augmentation de 85 % par rapport à septembre 2025. Des victimes ont été recensées dans 22 des 24 régions d’Ukraine. La Mission a également qualifié la première moitié du mois d’octobre 2026 de l’une des périodes les plus meurtrières pour les civil·e·s depuis des années.</p>



<p>Les 13 et 14 octobre, des frappes auraient touché plusieurs installations énergétiques, notamment les trois principales centrales électriques de Kiev, privant temporairement environ 600 000 personnes d’électricité. Le 17 octobre, d’autres attaques russes auraient tué au moins huit personnes, en auraient blessé 60 et auraient interrompu l’approvisionnement en électricité de plus d’un million de personnes dans neuf régions. Tant le ministère de la Défense russe que le président Vladimir Poutine ont fait des déclarations publiques annonçant des attaques délibérées contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Les précédentes attaques contre des infrastructures énergétiques et de chauffage en Ukraine ont causé des souffrances généralisées et largement documentées, dont les responsables militaires et stratégiques russes sont conscients.</p>



<p>Au cours de l’hiver 2025-2026, les forces armées russes ont mené au moins 423 attaques contre des infrastructures électriques et 74 attaques contre des installations de chauffage, d’après les observations de l’ONU. Ces attaques ont provoqué des coupures de courant tournantes qui ont touché des millions de personnes et ont privé des centaines de milliers de personnes de chauffage, alors que les températures étaient inférieures à -20 °C. Les coupures d’électricité, d’eau et de chauffage causées ont perturbé les secteurs de la santé et de l’enseignement et ont eu des conséquences néfastes disproportionnées pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les femmes et les familles avec des enfants.</p>



<p>Au titre du droit international humanitaire, les installations de production d’électricité et de chauffage sont des biens de caractère civil, sauf si elles répondent à la définition stricte d’un objectif militaire et aussi longtemps qu’elles répondent à cette définition. Même lorsqu’une installation constitue un objectif militaire, les forces offensives sont tenues de respecter les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution. Le fait de mener délibérément des attaques contre des biens de caractère civil, de lancer des attaques aveugles ou de mener des attaques susceptibles de causer des préjudices civils excessifs par rapport aux avantages militaires concrets et directs escomptés peut constituer un crime de guerre.</p>



<p>Pour veiller à ce que les responsables de tels crimes répondent de leurs actes, des mécanismes judiciaires internationaux robustes et indépendants capables d’enquêter sur ces personnes, y compris les plus haut placées, et de les traduire en justice sont nécessaires.</p>



<p>Dans le même temps, le gouvernement des États-Unis mène actuellement une campagne en vue de démanteler l’action de la CPI. Amnesty International a appelé tous les États concernés à prendre les mesures nécessaires pour résister à cette attaque et protéger activement la CPI et le système de justice internationale dans son ensemble. Le président Vladimir Poutine fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pour des accusations de crimes de guerre et Amnesty International a appelé toute partie en mesure de le faire à l’arrêter et à le remettre à la CPI.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Appels aux autorités russes</h4>



<p>Amnesty International appelle les forces russes à mettre fin à leurs attaques systématiques contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Les autorités russes doivent en outre immédiatement mettre un terme aux autres violations du droit international humanitaire, notamment aux attaques contre d’autres infrastructures civiles en Ukraine, comme les bâtiments résidentiels, les hôpitaux et les écoles, et cesser la campagne visant les non-combattant·e·s.</p>



<p>Toutes les parties au conflit doivent respecter les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution et protéger les civil·e·s et les biens de caractère civil. Les États soutenant les mécanismes d’obligation de rendre des comptes doivent fournir l’expertise et les ressources nécessaires pour enquêter efficacement sur les allégations de violations des droits humains, recueillir des éléments de preuve et identifier les responsables présumés, notamment les commandants et les personnes les plus haut placées susceptibles de porter une responsabilité. Tous les États doivent de toute urgence prendre des mesures pour protéger le fonctionnement de la CPI et exécuter les mandats d’arrêt lorsqu’ils le peuvent.</p>




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		<item>
		<title>Soudan. Les civil·e·s d’El Fasher sont victimes d’homicides illégaux, de privation de liberté et de torture, un an après la prise de la ville par les FAR &#8211; nouveaux témoignages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soudan. Les civil·e·s d’El Fasher sont victimes d’homicides illégaux, de privation de liberté et de torture, un an après la prise de la ville par les FAR &#8211; nouveaux témoignages Les civil·e·s d’El Fasher, dans le Darfour septentrional, au Soudan, continuent à subir détentions, actes de torture et accès limité à l’aide humanitaire, un an [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Soudan. Les civil·e·s d’El Fasher sont victimes d’homicides illégaux, de privation de liberté et de torture, un an après la prise de la ville par les FAR &#8211; nouveaux témoignages</h2>


<section id="section-3f43fbb3" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Surveillance et arrestations sont monnaie courante dans la ville</strong></li>



<li><strong>L’aide humanitaire étant limitée, le risque de malnutrition infantile reste élevé.</strong></li>



<li><strong>« Une peur omniprésente pèse actuellement sur El Fasher » &#8211; Agnès Callamard</strong></li>
</ul>

</div></section>


<p>Les civil·e·s d’El Fasher, dans le Darfour septentrional, au Soudan, continuent à subir détentions, actes de torture et accès limité à l’aide humanitaire, un an après que les Forces d’appui rapide (FAR) ont pris la ville et commis des violences contre les civil·e·s, a déclaré Amnesty International vendredi 23 octobre.</p>



<p>Dans de nouveaux témoignages, des résident·e·s ayant récemment fui la ville ont dit à Amnesty International que des écoles ont été transformées en centres de détention, que leurs allées et venues étaient strictement contrôlées, et que les homicides illégaux étaient monnaie courante.</p>



<p>Selon des chiffres recueillis par des organisations humanitaires travaillant dans la ville, moins de 70 000 personnes sont présentes à El Fasher, contre plus d’un million avant la guerre. L’accès humanitaire reste limité, et les personnels humanitaires et autres civil·e·s dans la ville sont constamment sous surveillance ou suivis. Le risque de détentions arbitraires, pour les civil·e·s et les travailleur·euses humanitaires, reste extrêmement élevé.</p>



<p>« L’affirmation des FAR selon laquelle les civil·e·s peuvent retourner à El Fasher en toute sécurité, après les terribles massacres ayant eu lieu il y a un an, ne pourrait être plus éloignée de la vérité », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Une peur omniprésente pèse actuellement sur El Fasher. Des hommes et des femmes vivent sous la surveillance constante des FAR, et sous la menace persistante de l’incarcération, la torture et la mort.</p>



<p>« Un an après la prise d’El Fasher par les FAR, la communauté internationale s’est abstenue d’adopter les mesures nécessaires pour faire face à la situation désespérée des civil·e·s tandis que le conflit fait rage. Rares sont les auteurs de violations commises dans le Darfour septentrional ayant été amenés à rendre des comptes. Les négociations vers un cessez-le-feu ont été timides, et Amnesty International n’a connaissance d’aucune tentative diplomatique d’établissement d’une force internationale qui protègerait les civil·e·s de manière significative.</p>



<p>« Surtout, les Émirats arabes unis continuent à soutenir les FAR, tandis que les gouvernements ayant l’influence requise se sont largement gardés de nommer et de dénoncer leur rôle ou de leur demander des comptes.</p>



<p>« Faute d’un cessez-le-feu, d’établissement des responsabilités, et d’une force de protection, les civil·e·s continueront à souffrir à El Fasher et à travers le Soudan. Les Forces armées soudanaises se sont systématiquement opposées à l’extension d’un embargo sur les armes et à un cessez-le-feu, continuant à croire qu’une « solution » militaire au conflit reste possible, mettant ainsi de côté la souffrance de la population soudanaise. »</p>



<p>En août et septembre 2026, Amnesty International a recueilli les propos de 25 civil·e·s, parmi lesquels 19 résident·e·s et six travailleur·euses humanitaires, concernant la situation d’El Fasher. Parmi les résident·e·s, 15 ont quitté El Fasher entre juillet et août 2026, et un se trouvait encore dans la ville ; les trois autres avaient fui plus tôt.</p>



<p>Le 9 octobre, Amnesty International a écrit aux FAR au sujet des informations recueillies. Au moment de la publication du présent document, l’organisation n’avait pas reçu de réponse.</p>



<p>En juillet 2026, Amnesty International a diffusé un rapport de grande ampleur décrivant les crimes contre l’humanité et le nettoyage ethnique commis durant leur campagne visant à saisir El Fasher, et montrant que certains groupes ethniques, tels que les Zaghawas, étaient particulièrement pris pour cible. L’organisation continue à recenser des violations flagrantes commises par les deux parties au conflit au Soudan, notamment à El Obeid, dans le Kordofan du Nord, ainsi que dans les États du Kordofan du Sud et du Nil Bleu.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Détention, torture et homicides illégaux en prison</h4>



<p>Sur les 19 résident·e·s interrogés, 17 avaient été placés en détention par les FAR. La plupart de ces personnes avaient été arrêtées lorsque les FAR se sont emparées de la ville, tandis que d’autres avaient été appréhendées lorsqu’elles étaient revenues chercher des effets personnels à leur domicile ou pour retrouver des proches manquant à l’appel. Elles ont toutes été maintenues en captivité pendant des mois. Plusieurs d’entre elles ont remarqué que des personnes appartenant à certains groupes ethniques particuliers, notamment les Zaghawas et les Masalits, risquaient davantage d’être arrêtées et victimes de violences.</p>



<p>La plupart des hommes ont été placés dans des centres de détention ou des prisons, où ils ont été témoins d’homicides illégaux, ont subi des actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements, et ne recevaient qu’une quantité minimale d’eau et de nourriture. Ils ont été relâchés uniquement après que leur famille a payé une rançon, ou ont dû s’échapper.</p>



<p>Modathir*, Zaghawa de 29 ans, a été détenu à la prison de Shala. Il était régulièrement roué de coups et a été témoin d’homicides illégaux. Il a déclaré à Amnesty International : « La torture est une caractéristique constante de la détention [aux mains des FAR]. Ils ont exécuté des gens qui essayaient de les regarder [&#8230;] Si vous dormez beaucoup, ils n’aiment pas ça, vous risquez d’être exécuté. Ils demandent : « Tu veux te reposer ? On va te faire dormir pour de bon. » » En juillet 2026, Modathir s’est échappé, fuyant de maison en maison afin de se mettre en sécurité.</p>



<p>Mamoun*, Zaghawa de 33 ans, a également été détenu à la prison de Shala jusqu’en juillet 2026. Il a dit avoir vu les FAR ouvrir le feu sur des détenus, et avoir été témoin de la mort d’un homme dont le diabète n’était pas soigné, que les FAR ont refusé d’aider. Mamoun était régulièrement frappé, et a déclaré : « Ils sortent des gens [de la cellule] au hasard, vous accusent d’être avec les forces conjointes ou l’armée [&#8230;] Et ils vous frappent jusqu’à ce que vous perdiez connaissance [&#8230;] Parfois, ils me passaient à tabac quatre fois par jours [&#8230;] Tout dépend de leur humeur. » Mamoun a fini par être remis en liberté après que sa famille a payé une rançon.</p>



<p>Le versement d’une rançon ne garantit pas toujours une libération. Musa*, Zaghawa de 23 ans, a déclaré que lui et son père avaient été arrêtés à l’hôpital pour enfants d’El Fasher en octobre 2025. Ils ont été relâchés plus d’un mois plus tard, après le paiement de leur rançon. Cependant, Musa a déclaré qu’au lieu de les autoriser à quitter la ville, les FAR les ont emmenés dans une maison sous leur garde et les y ont maintenus jusqu’en mai 2026, quand ils ont pu s’échapper.</p>



<p>Musa et son père ont été forcés à travailler pour les FAR, notamment à ramasser des cadavres, et ont parfois été contraints à s’exprimer devant une caméra pour dire que la ville était habitable, encourageant la population à revenir. Il a déclaré : « Ils nous faisaient faire le tour de la ville et nous ordonnaient de dire [à quel point] El Fasher est une bonne ville et un lieu sûr. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Détention dans des écoles</h4>



<p>Des femmes, des enfants et des hommes âgés ou blessés ont été détenus dans des écoles devenues des centres de détention de fait. Ils ont décrit un niveau élevé de malnutrition, notamment chez leurs propres enfants.</p>



<p>Amnesty International a recueilli les propos de neuf personnes ayant été détenues par les FAR dans des écoles. Elles avaient un accès extrêmement limité à la nourriture et à des soins de santé ; plusieurs femmes ont indiqué que leurs enfants avaient commencé à souffrir de malnutrition durant leur détention sur place. Toutes ces personnes avaient été remises en liberté ou étaient parvenues à s’échapper avant juillet ou août 2026.</p>



<p>Haram*, une femme zaghawa âgée de 45 ans, et ses jeunes enfants étaient détenus dans une école du quartier de Daraja Oula. Elle a déclaré à Amnesty International : « [Les FAR] injuriaient les gens [&#8230;] Les Zaghawas étaient frappés, [les FAR] sélectionnaient [des gens] au hasard et les rouaient de coups. Ils disaient que nous étions des femmes falangayaat [insulte dont la signification se rapproche d’esclavage ou de servitude]. »</p>



<p>Hadia*, femme gimir de 30 ans, dont l’époux a été visé par les tirs des FAR durant leur capture à El Fasher, a été détenue dans une école avec ses enfants, aux côtés de centaines d’autres femmes et enfants. Les FAR leur donnaient très peu de nourriture et d’eau.</p>



<p>La malnutrition a empêché Hadia de produire suffisamment de lait pour son plus jeune enfant, qui avait 18 mois. Quand elle a fini par s’échapper et a atteint Tawila en août 2026, il a été établi que ses trois enfants souffraient de malnutrition ; l’un d’entre eux a été hospitalisé. Hadia a déclaré à Amnesty International : « Mes enfants étaient très maigres et affaiblis. »</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><div style="position:relative"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="627" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-1024x627.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-37147" style="aspect-ratio:4/3;object-fit:cover" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-1024x627.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-300x184.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-768x470.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-1536x940.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-2048x1254.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-980x600.jpg 980w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-734x449.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-118x72.jpg 118w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-235x144.jpg 235w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-60x37.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-120x73.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-200x122.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-400x245.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-260x159.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-520x318.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-325x199.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-650x398.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/Mina-al-Bari-600x367.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></div><figcaption class="wp-element-caption">Des images satellites montrent le centre de détention de Mina al-Bari, situé à la périphérie d&rsquo;El Fasher.</figcaption></figure>



<p>Aloya*, une femme zaghawa de 54 ans, a passé plusieurs mois en détention dans une école. Elle craignait que l’on découvre qu’elle était zaghawa et elle n’a jamais parlé sa langue lorsqu’elle était sur place. Elle a déclaré : « Quatre ou cinq personnes mouraient chaque jour [&#8230;] surtout à cause du manque de nourriture. »</p>



<p>Hatim*, un homme berti âgé de 38 ans présentant une grave blessure à la mâchoire causée par des éclats de métal, a été arrêté par les FAR alors qu’il était revenu à El Fasher pour chercher des effets personnels à son domicile au printemps 2026. Il a été emmené dans une école, où il a été incarcéré pendant environ quatre mois avec quelque 300 personnes, des femmes pour la plupart. Il a déclaré à Amnesty International : « On ne pouvait pas se déplacer librement, il fallait rester là [&#8230;] [Les FAR] m’ont frappé les deux fois où j’ai essayé de m’enfuir [&#8230;] notamment sur mes blessures. » À la troisième tentative, Hatim a pu s’échapper.</p>



<p>Amnesty International a analysé des images satellite des lieux de détention situés dans des écoles entre octobre 2025 et septembre 2026. Si plusieurs sites donnaient à voir des signes d’activité humaine au cours des mois précédents, au mois de septembre 2026 l’activité quotidienne était réduite, ce qui conduit à penser qu’il est possible que ces lieux de détention aient été fermés. La prison de Shala et le centre de détention de Mina al Bari, autre lieu où des résident·e·s étaient enfermés, montraient encore des signes d’activité.</p>



<h4 class="wp-block-heading">« Tout le monde est terrorisé » : La surveillance exercée par les FAR et l&rsquo;accès humanitaire limité</h4>



<p>Des résident·e·s d’El Fasher ont déclaré à Amnesty International que si un petit nombre d’organisations humanitaires étaient de nouveau présentes dans la ville depuis septembre 2026, les FAR suivent de près leurs mouvements et empêchent les résident·e·s de leur parler librement.</p>



<p>Un résident revenu à El Fasher en juin 2026 a dit à Amnesty International : « Le El Fasher que je connaissais n’existe plus, c’est une ville complètement détruite. Les infrastructures publiques, les écoles, les institutions gouvernementales, les hôpitaux, sont tous détruits [&#8230;] On avait l’impression que tout le monde était surveillé de très près, ils ne laissent aux travailleurs humanitaires aucun espace pour parler en privé [&#8230;] Tout le monde est terrorisé. »</p>



<p>Une autre personne a déclaré : « L’accès [humanitaire] n’est pas complètement bloqué, mais [&#8230;] quand les organisations mettent en place des activités, [les FAR] effectuent un suivi de leur déroulement [&#8230;] Il n’y a pas d’images, pas d’entretiens, pas la moindre interaction. »</p>



<p>Des travailleurs humanitaires ont fait état de leurs inquiétudes au sujet de la malnutrition, en particulier car les récoltes n’ont pas été bonnes. Selon une évaluation officielle, il est très probable qu’une famine de niveau 5 du cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, le niveau le plus élevé, ait lieu dans le Darfour septentrional, notamment à El Fasher, dans les mois à venir.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="691" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-1024x691.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-37149" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-1024x691.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-300x203.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-768x518.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-1536x1037.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-2048x1383.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-889x600.jpg 889w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-734x495.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-107x72.jpg 107w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-213x144.jpg 213w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-60x41.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-120x81.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-200x135.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-400x270.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-260x176.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-520x351.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-325x219.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-650x439.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/319610-600x405.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">Members of the pro-Sudanese army popular resistance group gather for a rally supporting the army position in Darfur, Kordofan, and the Blue Nile State, in the Karary district of Omdurman, the twin-city of Sudan&rsquo;s capital, on June 30, 2026. The Sudanese army said it had retaken Kulbus, a strategic town near the Chadian border, in what appeared to be its biggest battlefield gain in western Darfur since the fall of El-Fasher last year. The Rapid Support Forces, at war with the army since April 2023, consolidated control over most of Darfur after capturing El-Fasher, the military&rsquo;s final stronghold in the region. (Photo by Ebrahim HAMID / AFP via Getty Images)</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Travail forcé</h4>



<p>Femmes et hommes ont été soumis au travail forcé, et ont notamment dû ramasser les cadavres et déblayer les décombres dans les rues d’El Fasher, ou cuisiner et faire le ménage pour les FAR sans être payés.</p>



<p>Misbah*, homme zaghawa de 32 ans, a été arrêté par les FAR en octobre 2025. Il a été amené dans une maison du quartier de Daraja Oula, où il a été forcé à faire la cuisine et le ménage pour des membres des FAR. Il était ligoté et très peu nourri. Il a dit qu’on le frappait tous les jours, et a déclaré : « Je n’aurais jamais pensé que j’allais survivre. »</p>



<p>Les FAR devraient immédiatement relâcher l’ensemble des personnes ayant fait l’objet d’une arrestation arbitraire, et mettre fin à la torture et aux homicides illégaux en détention et ailleurs. Le recours au travail forcé, qui est interdit par le droit international, doit également cesser.</p>



<p>Amnesty International demande une nouvelle fois un cessez-le-feu immédiat au Soudan, ainsi qu’un déploiement de toute urgence d’une force internationale pour protéger les civil·e·s. Tous les pays doivent également cesser immédiatement de fournir des armes et des munitions à toutes les parties au conflit au Soudan. En particulier, les pays doivent s’abstenir d’effectuer des transferts d&rsquo;armes vers les Émirats arabes unis, jusqu’à ce que ceux-ci arrêtent de fournir des armes aux FAR, ce qui constitue une violation de l’embargo des Nations unies concernant le Darfour. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit par ailleurs élargir au reste du pays l’embargo actuel sur les armes concernant le Darfour.</p>
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		<title>Yémen. Les Houthis doivent immédiatement ouvrir les routes à Taizz, car des milliers de vies civiles sont en danger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 09:30:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Yémen. Les Houthis doivent immédiatement ouvrir les routes à Taizz, car des milliers de vies civiles sont en danger Les autorités houthies de facto doivent ouvrir sans délai certaines routes essentielles à l’intérieur et autour de Taizz, tandis que les affrontements s’intensifient entre Houthis et forces gouvernementales, et se rapprochent de zones densément peuplées de [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Yémen. Les Houthis doivent immédiatement ouvrir les routes à Taizz, car des milliers de vies civiles sont en danger</h2>



<p>Les autorités houthies de facto doivent ouvrir sans délai certaines routes essentielles à l’intérieur et autour de Taizz, tandis que les affrontements s’intensifient entre Houthis et forces gouvernementales, et se rapprochent de zones densément peuplées de la ville, a déclaré Amnesty International mercredi 21 octobre.</p>



<p>Les Houthis ont renforcé leur contrôle sur la ville de Taizz après avoir coupé, en octobre, la route principale reliant Taizz à Aden, poussant ainsi la ville au bord d’une grave catastrophe humanitaire. Ils ont bloqué l’aide humanitaire, mettant gravement en péril l’accès à la nourriture, à l’eau et aux soins de santé pour des centaines de milliers de personnes, selon des organes des Nations unies.</p>



<p>« Les habitant·e·s de Taizz, troisième ville du Yémen, endurent depuis des années des conditions de vie difficiles en raison du conflit, alors qu’ils accueillent le plus grand nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays. À plusieurs reprises depuis 2015, les forces houthies ont encerclé la ville, bloquant l’accès aux principales routes la reliant à d’autres villes et obligeant les civil·e·s à emprunter des routes de montagne dangereuses et mal entretenues », a déclaré Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.</p>



<p>« Une fois de plus, les civil·e·s de Taizz se retrouvent pris au piège et confrontés à de graves pénuries de produits de première nécessité, notamment de nourriture, d’eau et de médicaments. En vertu du droit international, les Houthis ont l’obligation de veiller à ce que l’acheminement de l’aide et de produits de première nécessité destinés aux civil·e·s dans le besoin ne soit entravé d’aucune manière, et à ce que les civil·e·s souhaitant quitter Taizz puissent le faire librement et en toute sécurité. »</p>



<p>Des organes des Nations unies ont indiqué que les stocks de carburant et d’oxygène d’établissements médicaux de première importance étaient dangereusement faibles ; que les réserves de blé et de farine pourraient être épuisées en moins de trois semaines ; que les prix des denrées alimentaires avaient augmenté d’environ 50 % ; et que le gaz de cuisine était devenu pratiquement introuvable.</p>



<p>Entre le 1er août et le 19 octobre, selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, 32 civil·e·s ont été tués dans le gouvernorat de Taizz, dont 14 enfants et neuf femmes, tandis que 115 civil·e·s ont été blessés, parmi lesquels 36 enfants et 34 femmes.</p>



<p>En vertu du droit international humanitaire, les parties à un conflit sont tenues de permettre et de faciliter l’acheminement rapide et sans entrave d’une aide humanitaire impartiale aux civil·e·s dans le besoin. Toutes les parties doivent permettre aux civil·e·s se trouvant dans des zones assiégées et souhaitant quitter les lieux de le faire, et elles doivent garantir la liberté de circulation du personnel humanitaire autorisé.</p>



<p>Les parties au conflit doivent également prendre toutes les précautions possibles pour épargner les civil·e·s et les biens de caractère civil.</p>



<p>Le Yémen est déjà confronté à l’une des pires crises humanitaires au monde. L’escalade des hostilités s’inscrit dans un contexte d’effondrement économique et de coupes draconiennes dans les financements de l’aide humanitaire, qui risquent d’exacerber une situation humanitaire déjà grave pour les personnes vivant dans le pays.</p>



<p>« La communauté internationale et les États donateurs doivent se mobiliser pour soutenir les civil·e·s au Yémen, notamment en exigeant de manière urgente et répétée que les Houthis rouvrent les routes menant à Taizz et libèrent toutes les personnes qu’ils détiennent arbitrairement, notamment des travailleurs humanitaires, et en fournissant un financement urgent et suffisant pour le plan d’intervention humanitaire du Yémen, qui souffre depuis des années d’un sous-financement persistant et grave, en particulier depuis les coupes budgétaires mondiales dans l’aide humanitaire en 2025 », a déclaré Heba Morayef.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le cessez-le-feu négocié par l’ONU entre les parties au conflit au Yémen, mis en place en 2022, a volé en éclats en juillet. Cela a fait suite à une frappe aérienne contre l’aéroport international de Sanaa, contrôlé par les Houthis, revendiquée par le gouvernement reconnu par la communauté internationale. Les Houthis ont accusé l’Arabie saoudite d’être à l’origine de cette attaque. Les combats entre les Houthis et le gouvernement reconnu par la communauté internationale se sont intensifiés, notamment le long de la côte ouest et dans le gouvernorat de Taizz.</p>



<p>Les Houthis, qui bénéficient du soutien de l’Iran, ont lancé des attaques de drones et de missiles contre l’Arabie saoudite, notamment contre des aéroports et des infrastructures pétrolières, tuant au moins 20 personnes et en blessant des centaines, selon les médias officiels saoudiens. L’armée saoudienne a repris ses frappes aériennes sur les territoires contrôlés par les autorités houthies de facto, faisant des dizaines de morts et de blessés. La reprise du conflit au Yémen s’inscrit dans le cadre d’une escalade plus large liée au conflit régional impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran.</p>
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		<title>Kenya. Les autorités doivent répondre aux revendications économiques à l’origine des manifestations et cesser d’avoir recours aux méthodes répressives</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 10:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kenya. Les autorités doivent répondre aux revendications économiques à l’origine des manifestations et cesser d’avoir recours aux méthodes répressives Les autorités kenyanes ont de plus en plus recours à des pratiques autoritaires, notamment des arrestations et des détentions arbitraires, des enlèvements, des poursuites abusives contre des manifestant·e·s, des mesures de surveillance et une répression des [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Kenya. Les autorités doivent répondre aux revendications économiques à l’origine des manifestations et cesser d’avoir recours aux méthodes répressives</h2>



<p>Les autorités kenyanes ont de plus en plus recours à des pratiques autoritaires, notamment des arrestations et des détentions arbitraires, des enlèvements, des poursuites abusives contre des manifestant·e·s, des mesures de surveillance et une répression des médias, afin d’étouffer les manifestations contre l’accroissement des difficultés économiques et les politiques fiscales agressives du gouvernement, indique Amnesty International dans un nouveau rapport publié lundi 19 octobre.</p>



<p>Ce rapport, intitulé <strong><em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/10/AFR3215552026ENGLISH_compressed-1.pdf">Human Rights Under Siege: Unpacking Authoritarian Practices in an Era of Economic Pressure amid Youth-Led Protests in Kenya</a></em></strong>, montre comment, entre 2023 et 2025, la hausse des prix des denrées alimentaires et du coût des transports, les prélèvements et les hausses d’impôts, le niveau élevé de la dette publique, la corruption, l’augmentation de la pauvreté et des inégalités ainsi que des promesses politiques non tenues ont suscité la colère de la population et entrainé des manifestations.</p>



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</div>



<p>« Les conclusions de ce rapport sont inquiétantes et brossent un tableau très sombre de la réponse répressive du gouvernement kenyan face aux difficultés réelles qui pèsent sur la vie quotidienne de la population, a déclaré George Morara, directeur exécutif d’Amnesty International Kenya.</p>



<p>« Les tentatives de l’État visant à détourner l’attention du non-respect de ses obligations en matière de droits humains n’ont pas fonctionné. Les autorités doivent répondre aux revendications économiques portées lors des manifestations, mettre fin à l’intensification de la répression de la dissidence, et faire respecter l’obligation de rendre des comptes pour les atteintes aux droits humains commises lors des manifestations liées à la situation économique et à la fiscalité entre 2023 et 2025. »</p>



<p>Entre avril et juillet 2026, les chercheurs·euses d’Amnesty International ont interrogés 102 personnes, parmi lesquelles des manifestant·e·s, des avocat·e·s, une secouriste, des journalistes, des responsables gouvernementaux, des influenceurs·euses sur les réseaux sociaux et des militant·e·s de la société civile. L’organisation a également étudié les rapports Hansard (rendant compte des débats parlementaires), les budgets et les politiques fiscales pour la période 2023-2025.</p>



<p>Amnesty International a transmis ses conclusions aux organismes gouvernementaux concernés. Cependant, ceux-ci n’avaient toujours pas fait de commentaire à la date de publication de ce rapport.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Des ordres venus d’en haut : arrestations arbitraires, enlèvements et détentions au secret</h4>



<p>Amnesty International a interrogé 36 personnes, dans cinq comtés différents, ayant été arrêtées par la police ou enlevées par des personnes suspectées d’être des membres des forces de sécurité pendant et après les manifestations de 2023, 2024 et 2025. Certaines ont déclaré avoir été maintenues en détention pendant plusieurs jours.</p>



<p>De nombreuses personnes ont affirmé avoir été frappées, torturées ou soumises à d’autres formes de mauvais traitements, et interrogées au sujet de leurs financements sans bénéficier d’une assistance juridique, tout en se voyant refuser tout contact avec leur famille.</p>



<p>Benjamin* a été accusé par ses ravisseurs d’avoir organisé des manifestations en 2023 et en 2024, à Kisumu, dans l’ouest du Kenya, pour dénoncer la crise du coût de la vie et les projets de lois de finances controversés. Il a déclaré : « J’ai été emmené dans un lieu inconnu et enfermé toute la nuit. Le lendemain matin, vers 11 heures, ils m’ont déshabillé et jeté dans une pièce d’un bâtiment au milieu de la plantation de Chemelil. »</p>



<p>Ken* a été enlevé à Rongai, placé dans le coffre d’une voiture, la tête recouverte d’un sac, puis conduit à travers Nairobi et ses environs par des membres des forces de sécurité qui l’ont également frappé à plusieurs reprises – pratique pouvant constituer un acte de torture ou une autre forme de mauvais traitement.</p>



<p>Lawrence* a été enlevé et poussé dans une voiture par des inconnus à Kitengela, à environ 30 kilomètres au sud de Nairobi. Il a déclaré :</p>



<p>« On m’a aussi fait porter un masque, et on m’a ligoté avec du ruban adhésif. Ils m’ont assis sur le siège au milieu d’eux. Ils m’ont ordonné de leur dire tout ce que je savais sur les manifestations, sinon ils s’occuperaient de moi. La voiture roulait vite et au bout d’un certain temps, on est arrivés dans un endroit silencieux [&#8230;]. On est entrés, et je me suis retrouvé dans une pièce éclairée dans laquelle des caméras de surveillance étaient allumées. On m’a ordonné d’enlever tous mes vêtements. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Surveillance des manifestant·e·s et des militant·e·s</h4>



<p>Amnesty International a interrogé des personnes ayant déclaré que leurs groupes WhatsApp, leurs comptes X, leurs téléphones portables, leur domicile ou celui de leurs parents ou d’autres proches avaient fait l’objet d’une surveillance illégale de la part de l’État.</p>



<p>Plusieurs journalistes ont également été harcelés, agressés physiquement et arrêtés et détenus de façon arbitraire. Six journalistes ont déclaré à Amnesty International avoir été victimes d’un recours illégal à la force par la police, subissant notamment des agressions physiques, des tirs de gaz lacrymogène, des jets de canon à eau ainsi que des coups de feu. Certains journalistes ont reçu l’ordre de supprimer les images enregistrées sur leurs appareils ou ont vu leur matériel confisqué, autant de techniques destinées à cultiver un climat de peur et à limiter la couverture médiatique des manifestations.</p>



<p>Amnesty International a également constaté le mépris du gouvernement envers le pouvoir judiciaire et l’état de droit, notamment le non-respect flagrant des décisions de justice visant les services de sécurité et le retrait des mesures de protection accordées à un juge.</p>



<h4 class="wp-block-heading">« Ils devraient plutôt régler les problèmes de corruption et rendre des comptes »</h4>



<p>Parmi les manifestant·e·s interrogés, 54 ont cité la corruption comme l’une des principales raisons pour lesquelles ils sont descendus dans la rue, afin d’exprimer leur mécontentement face au détournement continu des fonds publics destinés à la protection sociale et aux services publics, alors que les prix des denrées alimentaires et du carburant ne cessaient d’augmenter.</p>



<p>« L’augmentation des impôts n’est pas logique. Ils devraient plutôt régler les problèmes de corruption et rendre des comptes », a déclaré un manifestant.</p>



<p>Une autre manifestante de Kisumu a déclaré : « La vie est devenue insupportable pour une personne ordinaire. Lorsque le prix du carburant augmente, le coût de la vie augmente automatiquement. »</p>



<p>Les projets de loi de finances de 2023 et de 2024 ont été adoptés par le Parlement malgré l’opposition massive de la population, des manifestations ayant notamment eu lieu devant le Parlement en 2024. Les concessions faites par le Parlement en réponse aux commentaires et aux pétitions émanant de la population ont été trop limitées pour apaiser la colère de celle-ci face à ces projets de loi et à la situation économique en général.</p>



<p>« Le Parlement kenyan doit garantir une véritable participation du public, et non un simple exercice de façade. L’État doit faire preuve de transparence et respecter l’obligation de rendre des comptes en matière de dépenses publiques. Il faut mettre fin à la corruption et au gaspillage des ressources publiques, qui portent atteinte à l’exercice des droits fondamentaux de la population », a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International.</p>



<p>Amnesty International appelle le gouvernement kényan à veiller à ce que toutes les victimes de violations des droits humains et leurs familles reçoivent des réparations complètes, notamment une indemnisation financière et une assistance médicale lorsque cela est nécessaire, ainsi qu’à poursuivre tous les membres des forces de sécurité ayant participé à la répression des manifestations. L’organisation demande également au Kenya de ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, de réexaminer toutes les poursuites abusives engagées contre des manifestant·e·s et, le cas échéant, d’y mettre fin. Le gouvernement doit par ailleurs renforcer la transparence en matière de gestion de la dette, augmenter les moyens alloués à la protection sociale afin d’aider les plus pauvres, et garantir une évaluation de l’impact sur les droits humains avant toute réforme ou politique économique.</p>



<p>« Les jeunes se mobilisent pour demander un meilleur usage des ressources, de la transparence et le respect de l’obligation de rendre des comptes. Le gouvernement ne doit en aucun cas répondre par la répression violente. »</p>



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</div>



<p class="has-text-align-right has-x-small-font-size"><em>*Les prénoms ont été modifiés afin de protéger l’identité des personnes interrogées.</em></p>




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		<title>Iran. Cinq exécutions arbitraires liées aux manifestations en une semaine : la communauté internationale doit agir</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/iran-cinq-executions-arbitraires-liees-aux-manifestations-en-une-semaine-la-communaute-internationale-doit-agir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 14:17:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=37129</guid>

					<description><![CDATA[<p>Iran. Cinq exécutions arbitraires liées aux manifestations en une semaine : la communauté internationale doit agir En réaction à l’exécution arbitraire par les autorités iraniennes de cinq hommes – Ali Hemmati Sistanian, Alireza Raisi, Alireza Sepahi, Majid Nikandish et Siavash Jamshidi Kheirabadi – en l’espace d’une semaine, entre le 30 septembre et le 5 octobre, [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Iran. Cinq exécutions arbitraires liées aux manifestations en une semaine : la communauté internationale doit agir</h2>



<p>En réaction à l’exécution arbitraire par les autorités iraniennes de cinq hommes – Ali Hemmati Sistanian, Alireza Raisi, Alireza Sepahi, Majid Nikandish et Siavash Jamshidi Kheirabadi – en l’espace d’une semaine, entre le 30 septembre et le 5 octobre, condamnés dans le cadre des manifestations de janvier 2026 à l’issue de procès manifestement iniques entachés d’actes de torture, Diana Eltahawy, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« L’exécution arbitraire de ces cinq jeunes hommes rappelle avec effroi que les autorités iraniennes instrumentalisent la peine de mort : le prix à payer pour toute dissidence est si élevé que l’objectif est de terroriser la population afin de la faire taire et de la dissuader de se soulever collectivement pour contester le régime répressif en place depuis des décennies.</p>



<p>« Ces exécutions font suite à des informations qui mettent en évidence un schéma effrayant et courant : l’accusé·e n’a pas la possibilité de consulter un avocat durant les interrogatoires, ses allégations de torture et de mauvais traitements ne font délibérément pas l’objet d’enquêtes, il ou elle est fréquemment inculpé·e d’être impliqué dans l’homicide de membres des forces de sécurité et dans d’autres actes violents et non violents commis lors de manifestations, ses « aveux » forcés sont diffusés à la télévision à titre d’éléments de preuve, et son procès se déroule devant des tribunaux révolutionnaires iniques par nature. C’est le cas d’Alireza Sepahi, qui a indiqué avoir subi des actes de torture et des mauvais traitements, et s’est vu refuser tout contact avec un avocat lors des interrogatoires pendant la phase d’enquête. De telles procédures tournent la justice en dérision et révèlent le mépris total des autorités iraniennes pour le droit à la vie.</p>



<p>« De nombreux dissident·e·s et manifestant·e·s, entre autres, restent exposés au risque d’exécutions motivées par des considérations politiques, alors que les autorités intensifient la répression en invoquant une  » situation de guerre  » et des menaces pesant sur la sécurité nationale. Il est donc d’autant plus urgent d’exercer une pression diplomatique coordonnée sur l’Iran afin de bloquer toutes les exécutions prévues.</p>



<p>« L’impunité systémique encourage les autorités iraniennes à poursuivre leurs atteintes au droit à la vie et aux droits fondamentaux en général ; aussi est-il urgent que le Conseil de sécurité des Nations unies saisisse la Cour pénale internationale de la situation en Iran, et que l’Assemblée générale de l’ONU établisse un mécanisme international de justice pénale pour l’Iran. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Contexte </h4>



<p><strong>Alireza Raisi et Alireza Sepahi </strong>ont été exécutés à Ispahan le 5 octobre 2026. Selon l’agence de presse Mizan, aile médiatique du pouvoir judiciaire, ils ont été jugés lors du procès collectif dans l&rsquo;affaire de la place Alikhani, dans le cadre duquel les prévenu·e·s étaient accusés d’avoir commis divers actes violents et non violents lors des manifestations qui ont eu lieu à Ispahan le 8 janvier 2026 &#8211; blocages de rues, destructions de biens, incendies volontaires et implication dans la mort de quatre membres des forces de sécurité. Ces hommes ont été condamnés à mort à l’issue d’un procès manifestement inique : leurs « aveux » forcés ont été diffusés par les médias d’État le 23 janvier, avant même l’ouverture de leur procès. Amnesty International a appris qu’Alireza Sepahi avait été soumis à des actes de torture et à des mauvais traitements pendant sa détention : maintien prolongé à l’isolement, passage à tabac et décharges électriques notamment. Selon l’agence de presse Mizan, ces hommes ont été condamnés à mort pour « rébellion armée contre l’État » (baghi), « inimitié à l’égard de Dieu » (moharebeh) pour avoir brandi des armes et semé la peur, la terreur et l’insécurité aux alentours, et « corruption sur terre » (efsad-e fel arz) pour avoir commis des actes portant atteinte à l’intégrité physique des personnes et à la sécurité nationale, qui ont gravement perturbé l’ordre public et engendré une insécurité généralisée, incitation à la guerre et au meurtre, ainsi que d’autres actes criminels, notamment contre la sécurité nationale. Cinq autres hommes condamnés dans le cadre de la même affaire ont déjà été exécutés et au moins huit autres risquent de l’être.</p>



<p><strong>Majid Nikandish et Ali Hemmati Sistanian</strong> ont été mis à mort le 30 septembre 2026 à Meched, dans la province du Khorassan Razavi. Selon l&rsquo;agence de presse Mizan, ils étaient accusés de divers actes violents et non violents lors des manifestations qui se sont déroulées à Meched le 8 janvier 2026 et que les autorités ont qualifiées de « coup d’État » &#8211; blocages de rues, destructions de biens, incendies volontaires et implication dans la mort de quatre membres des forces de sécurité notamment. Leurs « aveux » forcés diffusés à la télévision, notamment recueillis sur les lieux de leur arrestation et lors des interrogatoires qui ont suivi, en l’absence d’un avocat, ont été invoqués à titre de preuves pour les déclarer coupables et les condamner à mort. Selon Iran Human Rights, organisation indépendante de défense des droits humains basée hors d’Iran, Majid Nikandish a subi actes de torture et mauvais traitements. Il a été maintenu à l’isolement prolongé et suspendu par les bras, ce qui lui a valu une épaule déboîtée et la mâchoire cassée.</p>



<p><strong>Siavash Jamshidi Kheirabadi</strong> a été exécuté le 3 octobre 2026 à Shahrekord, dans la province du Tchaharmahal-et-Bakhtiari. Selon l&rsquo;agence de presse Mizan, il a été reconnu coupable et condamné à mort dans le cadre des manifestations qui ont eu lieu le 8 janvier à Shahrekord, pour les chefs d’accusation suivants : « inimitié à l&rsquo;égard de Dieu » (moharebeh) pour avoir brandi une arme et ouvert le feu, et « rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes contre la sécurité nationale ». Amnesty International n’a cessé de dénoncer le recours à ce dernier chef d’accusation à l’encontre de manifestant·e·s, de dissident·e·s et de défenseur·e·s des droits humains ayant pris part à des manifestations et des rassemblements. Les « aveux » extorqués à Siavash Jamshidi Kheirabadi ont été diffusés à la télévision et retenus à titre de preuves afin de le déclarer coupable et de le condamner à mort.</p>



<p>Les autorités iraniennes ont exécuté au moins 34 personnes en lien avec le soulèvement de janvier 2026, au cours duquel les forces de sécurité ont massivement recouru à la force meurtrière illégale, tuant des milliers de manifestant·e·s et de passant·e·s les 8 et 9 janvier. Les exécutions à caractère politique se sont encore intensifiées à la suite des attaques illégales menées par les États-Unis et Israël contre l&rsquo;Iran le 28 février 2026, tandis que les mises à mort pour des infractions liées aux stupéfiants et d’autres crimes se poursuivaient.</p>



<p>Amnesty International s’oppose catégoriquement à la peine de mort, pour toutes les infractions et en toutes circonstances.</p>
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		<title>Asie du Sud-Est. Les mesures allant dans le sens de l’abolition de la peine de mort dans plusieurs pays de la région accentuent l’isolement de Singapour et des autres pays qui continuent d’exécuter des personnes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 13:18:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Asie du Sud-Est. Les mesures allant dans le sens de l’abolition de la peine de mort dans plusieurs pays de la région accentuent l’isolement de Singapour et des autres pays qui continuent d’exécuter des personnes De plus en plus de pays membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) prennent des mesures positives [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Asie du Sud-Est. Les mesures allant dans le sens de l’abolition de la peine de mort dans plusieurs pays de la région accentuent l’isolement de Singapour et des autres pays qui continuent d’exécuter des personnes</h2>



<p>De plus en plus de pays membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) prennent des mesures positives en vue de réduire le recours à la peine de mort et son champ d’application, créant une nouvelle dynamique en faveur de l’abolition dans une région historiquement associée à un fort soutien à ce châtiment cruel, a déclaré Amnesty International à l’approche de la Journée mondiale contre la peine de mort, le 10 octobre. Les progrès réalisés par de nombreux pays mettent en lumière l’isolement de Singapour, qui apparaît comme une exception en Asie du Sud-Est, où les exécutions restent limitées à un petit groupe de pays.</p>



<p>Au cours des 20 dernières années, une vague de réformes et de diminutions des exécutions parmi les 11 États membres de l’ANASE a modifié le paysage du recours à la peine capitale dans la région, qui est aujourd’hui de plus en plus proche de la situation dans les trois pays l’ayant totalement abolie en droit (le Cambodge, les Philippines, et le Timor-Leste), indique Amnesty International dans une nouvelle synthèse intitulée Changing Tides: Reform and resistance on the death penalty in ASEAN. Cette année, l’Indonésie a passé le cap des 10 ans sans aucune exécution, que la Malaisie et la Thaïlande s’apprêtent à passer respectivement en 2027 et 2028. L’interruption des exécutions s’est également poursuivie au Brunéi Darussalam et au Laos, deux pays où les condamnations à mort sont devenues rares au cours des dernières décennies. En revanche, le Myanmar, Singapour et le Viêt-Nam continuent de recourir massivement à la peine capitale.</p>



<p>« Le nombre de pays procédant à des exécutions parmi les États membres de l’ANASE ne cesse de diminuer, seuls le Myanmar, Singapour et le Viêt-Nam ayant eu recours à cette pratique au cours des cinq dernières années, a déclaré Joshua Ericsson, directeur exécutif d’Amnesty International Malaisie.</p>



<p>« Cette évolution souligne l’isolement croissant des pays qui continuent d’exécuter des personnes et qui justifient le maintien de ce châtiment cruel en le présentant comme particulièrement efficace pour la sécurité publique. Les réformes dans le reste de la région prouvent que cette position n’est pas tenable. Quand les droits humains sont placés au centre des réponses pénales, les fondements de la peine de mort commencent à craquer. Les États doivent aller au-delà des interruptions prolongées en adoptant des moratoires officiels sur les exécutions et, à terme, en abolissant totalement la peine capitale dans leur législation. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Singapour reste en décalage avec les tendances régionales</h4>



<p>Singapour demeure le seul État membre de l’ANASE qui procède régulièrement à des exécutions et qui s’oppose ouvertement à une réforme de fond, ce qui le place en décalage avec les tendances régionales et mondiales en faveur de la limitation et de l’abolition de ce châtiment. Au 30 septembre 2026, les autorités de ce pays avaient exécuté 19 personnes depuis le début de l’année, toutes pour des infractions à la législation sur les stupéfiants. Ce chiffre dépasse déjà les 17 exécutions enregistrées en 2025 et représente plus du double des neuf qui ont été recensées en 2024. Amnesty International continue de recueillir des informations sur les condamnations à mort automatiques, prononcées principalement dans des affaires de stupéfiants et à l’issue de procédures iniques, qui rendent les exécutions des personnes concernées illégales et arbitraires au regard du droit international relatif aux droits humains et des normes connexes. De façon inquiétante, les autorités singapouriennes ont intensifié leurs efforts pour cibler et faire taire les militant·e·s et les défenseur·e·s des droits humains qui se mobilisent contre la peine de mort.</p>



<p>Le Myanmar a enregistré un recul majeur lorsque les autorités militaires ont repris les exécutions judiciaires prononcées à l’issue de procès manifestement iniques en 2022, après plus de trois décennies sans qu’aucune personne n’ait été exécutée, puis ont étendu le champ d’application de la peine de mort en 2025 et 2026. Au Viêt-Nam, même si le nombre officiel d’exécutions reste un secret d’État qui empêche de confirmer de manière fiable les chiffres recensés, des réformes engagées par les autorités devraient nettement réduire celui des infractions passibles de la peine capitale.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le vent tourne en faveur de l’abolition</h4>



<p>Plusieurs pays de l’ANASE ont adopté des réformes marquantes, notamment en diminuant le nombre d’infractions passibles de la peine capitale, en supprimant l’application automatique de la peine de mort, en instaurant des procédures permettant aux personnes d’être rejugées et en s’engageant à réexaminer ou à réduire leur recours à ce châtiment cruel.</p>



<p>« L’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande et le Viêt-Nam prennent la tête d’une nouvelle vague de réformes en continuant de réduire le champ d’application de la peine capitale, a déclaré Joshua Ericsson. Si le vent continue de tourner, nous assisterons à une nette diminution du nombre de condamnations à mort et de personnes sous le coup d’une telle peine. »</p>



<p>La Thaïlande a restreint les conditions dans lesquelles la peine de mort peut être prononcée pour des infractions liées aux stupéfiants, dans sa loi de 2021 relative au contrôle des stupéfiants. En Malaisie, de récentes réformes législatives ont modifié en profondeur le cadre d’application de la peine capitale, ce qui a permis une baisse drastique du nombre de personnes sous le coup d’une condamnation à mort, de plus de 1 200 en 2023 à une centaine à la fin de l’année 2025. En Indonésie, le nouveau Code pénal désigne la peine de mort comme un « châtiment spécial » qui ne doit être appliqué qu’en dernier recours, tandis que le nombre d’infractions passibles de la peine capitale au Viêt-Nam doit passer de 18 à quatre en à peine plus d’un an.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La peine de mort demeure applicable pour des infractions liées aux stupéfiants</h4>



<p>Malgré ces avancées, les garanties internationales et les restrictions au recours à la peine de mort sont fréquemment bafouées au nom de la sécurité publique et de la « guerre contre la drogue »</p>



<p>« La peine capitale reste en vigueur pour des infractions à la législation sur les stupéfiants dans les huit États membres de l’ANASE qui continuent d’appliquer ce châtiment, en violation du droit international relatif aux droits humains et des normes connexes, a déclaré Joshua Ericsson. Singapour demeure une exception dans la région, étant le seul pays de l’ANASE où nous avons pu confirmer des exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants et où la peine de mort continue d’être appliquée automatiquement dans ce type d’affaires. »</p>



<p>À la fin de l’année 2025, les modifications de la loi au Viêt-Nam avaient supprimé la peine de mort pour huit infractions, dont le transport de stupéfiants. De nouvelles évolutions législatives doivent réduire encore le nombre d’infractions passibles de la peine capitale jusqu’à ce qu’il n’en reste que quatre, parmi lesquelles la production de stupéfiants. La Thaïlande a restreint les conditions dans lesquelles ce châtiment cruel peut être appliqué pour des infractions à la législation sur les stupéfiants. À la suite de l’abolition de la peine de mort obligatoire en 2023 en Malaisie, des condamnations à mort prononcées par des hautes cours dans des affaires de stupéfiants ont été commuées en appel.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La perception de la peine capitale évolue</h4>



<p>Des progrès considérables ont été réalisés au cours des 20 dernières années dans les pays de l’ANASE, ce qui a creusé le fossé entre ceux qui procèdent à des exécutions et ceux qui avancent progressivement vers l’abolition.</p>



<p>« Il est évident que le recours à la peine de mort évolue lentement mais sûrement dans l’ensemble de la région. L’abolition fait manifestement son chemin dans un contexte de préoccupation croissante pour la dignité humaine et le respect du droit international relatif aux droits humains, a déclaré Joshua Ericsson.</p>



<p>« Il est temps de trouver un moyen de traduire ce changement de mentalité en mesures concrètes pour obtenir rapidement l’abolition totale du châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit. »</p>



<p>Amnesty International appelle les gouvernements des États membres de l’ANASE où la peine de mort est toujours en vigueur à instaurer ou prolonger immédiatement des moratoires officiels sur les exécutions et à prendre des mesures urgentes pour abolir totalement ce châtiment cruel. Dans l’attente de son abolition totale, les États doivent cesser toute application de la peine capitale pour des infractions à la législation sur les stupéfiants, garantir le droit à un procès équitable et supprimer toutes les lois et mesures qui aboutissent à une application discriminatoire de la peine capitale.</p>



<p>« La peine de mort reste le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit, mais l’abolition dans l’ensemble de la région est possible si nous continuons de nous opposer fermement aux quelques pays qui font figure d’exception, a déclaré Joshua Ericsson. Des millions de personnes se mobilisent contre la peine de mort chaque année partout dans le monde, apportant la preuve du réel pouvoir de l’humanité. Amnesty International continuera de demander la fin de ce châtiment cruel jusqu’à ce que le monde soit libéré de l’ombre des potences. »</p>
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		<title>Le cessez-le-feu à Gaza n’existe que sur le papier, déclarent plus de 100 organisations</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/le-cessez-le-feu-a-gaza-nexiste-que-sur-le-papier-declarent-plus-de-100-organisations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 10:02:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le cessez-le-feu à Gaza n’existe que sur le papier, déclarent plus de 100 organisations Un an après l’accord de cessez-le-feu, plus de 1 400 personnes ont été tuées par les forces israéliennes à Gaza, près de deux millions ont toujours besoin d’un abri, pas un seul hôpital n’est pleinement opérationnel, et 1,4 million de personnes [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Le cessez-le-feu à Gaza n’existe que sur le papier, déclarent plus de 100 organisations</h2>



<p><em>Un an après l’accord de cessez-le-feu, plus de 1 400 personnes ont été tuées par les forces israéliennes à Gaza, près de deux millions ont toujours besoin d’un abri, pas un seul hôpital n’est pleinement opérationnel, et 1,4 million de personnes sont confrontées à une crise alimentaire.</em></p>



<p><strong>GAZA, 9 octobre 2026</strong> &#8211; Un an après que l’accord relatif à un cessez-le-feu à Gaza a été conclu, plus de 100 organisations humanitaires, de défense des droits humains et de la société civile ont déclaré que ce cessez-le-feu n’existe que sur le papier, les forces israéliennes continuant à tuer et blesser des Palestinien·ne·s tous les jours, et à imposer des restrictions à l’acheminement de l’aide, d’équipements et de matériaux de reconstruction, empêchant les familles de se relever.</p>



<p>Les tueries et privations à Gaza ne doivent pas être normalisées sous le couvert d’un accord de cessez-le-feu, ont déclaré vendredi 9 octobre ces organisations travaillant sur la situation dans le Territoire palestinien occupé.</p>



<p><strong>Mohsen Abu Ramadan, membre du comité du Réseau des ONG palestiniennes, a déclaré :</strong></p>



<p>« Les organisations palestiniennes répondent à des besoins immenses sous l’occupation israélienne, tout en étant confrontées à la destruction de leurs locaux, au déplacement de leurs personnels et à des budgets réduits. Les organisations locales et nationales sont les premiers intervenants et resteront sur place, mais nous avons besoin de protection. Les gouvernements doivent agir afin de mettre un terme aux attaques d’Israël et aux restrictions à notre travail, et les donateurs doivent fournir des financements directs et flexibles afin de répondre aux besoins. » Au cours de l’année écoulée, les frappes, tirs et opérations militaires israéliens ont tué plus de 1 400 Palestinien·ne·s, parmi lesquels au moins 327 enfants. Les familles et les secouristes ont extrait des centaines de corps des décombres, souvent à mains nues, tandis que les autorités israéliennes restreignent l’entrée des engins requis pour récupérer les dépouilles. Beaucoup d’autres corps restent ensevelis et hors d’atteinte.</p>



<p>L’armée israélienne a également déplacé la « Ligne jaune » plus loin vers l’intérieur de Gaza, au-delà de la ligne de retrait fixée par l’accord, forçant les Palestinien·ne·s à se réfugier dans une zone de plus en plus petite et surpeuplée.</p>



<p><strong>Inger Ashing, PDG de Save the Children, a déclaré :</strong></p>



<p>« Un cessez-le-feu n’a aucun sens si des enfants continuent à être tués et si les familles ne sont toujours pas en mesure de reconstruire leur vie. Depuis que le cessez-le-feu a été annoncé, près d’un enfant a été tué chaque jour. Les familles restent enfermées dans un cycle dévastateur de deuil et de privation, ce qui les empêche de se relever. Les gouvernements ayant soutenu cet accord doivent user de leur influence pour faire cesser les tueries et garantir que les enfants aient accès à de la nourriture, des soins de santé, un abri et une éducation. Les enfants de Gaza ont droit à la sécurité et à un futur. Les gouvernements peuvent et doivent les aider à obtenir les deux. »</p>



<p>Des images satellite récentes montrent l’ampleur de la dévastation causée par les forces israéliennes &#8211; des quartiers en ruines, des logements anéantis et des terres agraires rasées. Plus de 80 % des structures à travers la bande de Gaza sont endommagées, et près de deux-tiers d’entre elles détruites.</p>



<p>Alors que l’hiver approche, des centaines de milliers de familles vivent toujours sous des tentes, dans des abris de fortune ou des logements abîmés, et risquent de connaître un quatrième hiver exposées au froid, au vent et aux inondations. Près d’un foyer sur quatre à Gaza compte désormais une femme à sa tête, et ces familles sont bien plus exposées au risque de vivre dans des abris où elles ne sont pas en sécurité ou qui sont inadéquats.</p>



<p>Pour beaucoup d’entre elles, aucun endroit n’est sûr. Des familles se réfugient dans des bâtiments ravagés par la guerre, qui risquent de s’effondrer. En septembre, 21 personnes, dont 12 mineur·e·s, ont été tués lorsqu’un immeuble endommagé s’est effondré dans la ville de Gaza.</p>



<p><strong>Jan Egeland, secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés, a déclaré : </strong></p>



<p>« Il est tout à fait choquant qu’au cours de l’année écoulée depuis la signature du cessez-le-feu, il y ait eu si peu d’améliorations pour les Palestinien·ne·s de Gaza. Des familles restent contraintes à faire des choix impossibles, entre s’abriter dans des immeubles endommagés et dangereux, ou vivre sous des tentes par des températures insupportables. Les restrictions israéliennes continuent à empêcher l’entrée des équipements et matériaux requis, qui sont les seuls moyens pour ces populations de commencer à reconstruire leurs vies. À l’approche de l’hiver, tous les gouvernements doivent prendre des mesures concrètes pour garantir que l’acheminement de l’aide humanitaire augmente sans entrave, de sorte que les Palestinien·ne·s puissent entamer leur rétablissement et leur reconstruction, une vaste tâche. »</p>



<p>Des services essentiels sont actuellement dévastés par ces mêmes restrictions. Pas un des 36 hôpitaux de Gaza n’est pleinement opérationnel, tandis que les médicaments, les équipements et le carburant restent terriblement insuffisants. Des nouveaux-nés dans des incubateurs, des patient·e·s ayant besoin d’oxygène ou de soins intensifs, des personnes âgées et des personnes en situation de handicap et présentant des blessures irrémédiables sont parmi les groupes exposés à des risques aigus, car les soins spécialisés, la rééducation et les services d’assistance restent très limités. </p>



<p>Plus de 18 500 patient·e·s, parmi lesquels au moins 4 000 mineur·e·s, continuent à avoir besoin d’une évaluation médicale, et plus de 1 000 sont morts alors qu’ils attendaient d’en bénéficier. Par ailleurs, 1,4 millions de personnes risquent de connaître une crise alimentaire, voire pire, d’ici la fin de l’année. Des eaux viciées et la dévastation des systèmes d’assainissement continuent en outre à favoriser la propagation de maladies évitables.</p>



<p>Un an plus tard, la constance de certains schémas est sans ambiguïté. Des familles continuent à être tuées. Des enfants continuent à mourir de maladies évitables. La bande de Gaza reste couverte de munitions non explosées. Des logements sont entourés de décombres qu’il est impossible de déblayer, et l’aide humanitaire ne peut atteindre les personnes en ayant désespérément besoin. Ce n’est pas ce qu’un cessez-le-feu est censé apporter. La situation se caractérise par les mêmes conditions qui ont par deux fois, en septembre 2025 et en juin 2026, amené la Commission d’enquête des Nations unies à conclure qu’Israël commet un génocide. Un accord sur le papier ne met pas fin à la responsabilité de la communauté internationale.</p>



<p><strong>Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, a déclaré :</strong></p>



<p>« L’obligation de rendre des comptes ne peut pas disparaître sous les décombres. Le rétablissement et le futur de Gaza sont indissociables de la mise en place d’un cadre fondé sur le droit international, la justice et les droits des victimes. La réticence persistante à amener Israël à rendre des comptes et à faire pression pour qu’Israël respecte les ordonnances contraignantes de la Cour internationale de justice continue à alimenter des atrocités à très grande échelle contre les Palestinien·ne·s. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">NOTES SUPPLÉMENTAIRES</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les victimes : Au moins 327 mineur·e·s ont été tués et 547 blessés depuis le début du cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé du Hamas ; on recense plus de 5 000 personnes blessées en tout (OMS &#8211; Groupe sectoriel pour la santé) ; plus de 630 corps ont été retrouvés dans les décombres ; de nombreux autres restent ensevelis ou hors d’atteinte, dans des zones sous le contrôle de l’armée israélienne (Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme &#8211; HCDH).</li>



<li>Ligne jaune : la zone sous le contrôle d’Israël est passée d’environ 53 % à environ 63 % de la bande de Gaza au cours de l’année écoulée depuis le début du cessez-le-feu (Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires &#8211; OCHA).</li>



<li>La destruction : 82 % des structures sont endommagées, plus de deux tiers de celles-ci totalement détruites (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient &#8211; UNRWA) ; il y aurait 61 millions de tonnes de décombres, environ 20 fois la quantité générée par toutes les guerres dans le monde ces 18 dernières années (The Guardian ; Programme des Nations unies pour le développement).</li>



<li>Les destructions ayant continué pendant le cessez-le-feu : Il est fait état d’une augmentation de 9 % des structures classifiées comme complètement détruites, entre 11 octobre 2025 et le 11 août 2026. (UNRWA ; Centre satellitaire des Nations Unies)</li>



<li>Des inquiétudes ont été exprimées concernant l’évacuation de décombres, qui risque de causer la destruction de preuves de la commission de crimes internationaux ; on estime que les dépouilles de plus de 10 000 personnes se trouvent sous les décombres (HCDH)</li>



<li>Santé : Les pénuries d’huile de moteur/de pièces détachées forcent les hôpitaux à rationner l’électricité ; véhicules humanitaires et ambulances sont à l’arrêt ; des personnes meurent de pathologies pouvant être évitées/soignées, notamment des suites de complications liées à la grossesse. (OCHA)</li>



<li>Foyers ayant à leur tête une femme : Près d’un sur quatre, environ le double d’avant la guerre. (ONU Femmes)</li>



<li>Financement : Au mois de juillet, moins de 40 % des interventions humanitaires pour 2026 étaient financées. (OCHA) · Insécurité de l’approvisionnement en eau : plus de neuf foyers sur 10. (OCHA)</li>
</ul>



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		<title>Arabie saoudite. Il faut annuler la sentence prononcée à l&#8217;encontre d’un travailleur migrant sri-lankais, condamné à mort pour une publication sur les réseaux sociaux</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/arabie-saoudite-il-faut-annuler-la-sentence-prononcee-a-lencontre-dun-travailleur-migrant-sri-lankais-condamne-a-mort-pour-une-publication-sur-les-reseaux-sociaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 07:20:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Arabie saoudite. Il faut annuler la sentence prononcée à l&#8217;encontre d’un travailleur migrant sri-lankais, condamné à mort pour une publication sur les réseaux sociaux Les autorités saoudiennes doivent de toute urgence annuler la condamnation à mort prononcée à l’encontre d’un travailleur migrant accusé de « blasphème », a déclaré Amnesty International le 7 octobre 2026. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Arabie saoudite. Il faut annuler la sentence prononcée à l&rsquo;encontre d’un travailleur migrant sri-lankais, condamné à mort pour une publication sur les réseaux sociaux</h2>



<p>Les autorités saoudiennes doivent de toute urgence annuler la condamnation à mort prononcée à l’encontre d’un travailleur migrant accusé de « blasphème », a déclaré Amnesty International le 7 octobre 2026. Elle engage les autorités saoudiennes à le libérer immédiatement et sans condition, les accusations portées contre lui découlant entièrement de l’exercice de son droit à la liberté d’expression.</p>



<p>Anojan Sivarasa, ressortissant sri-lankais âgé de 24 ans, a été arrêté le 1er juillet 2026 après avoir publié sur Facebook un commentaire jugé insultant à l&rsquo;égard du prophète Mahomet. Il a expliqué au juge qu’il l’avait rédigé sous le coup de la colère, mais qu&rsquo;il l&rsquo;avait ensuite supprimé et avait publié une vidéo dans laquelle il présentait ses excuses et exprimait ses remords. Anojan Sivarasa a rapidement comparu devant les tribunaux et, quelques semaines plus tard seulement, le 27 juillet, a écopé d’une peine de cinq ans de prison assortie d’une amende de 3 millions de riyals saoudiens (715 000 euros). Moins de deux mois plus tard, le 17 septembre, sa peine a été alourdie en appel et il a été condamné à mort. Il s&rsquo;est vu refuser la possibilité de consulter un avocat dès son arrestation et jusqu&rsquo;à son jugement initial.</p>



<p>« Cette affaire soulève de vives inquiétudes quant à l&rsquo;application de la peine capitale et au caractère arbitraire du système pénal saoudien, la condamnation initiale à cinq ans de prison ayant été commuée en peine de mort moins de deux mois plus tard en appel, a déclaré Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.</p>



<p>« Nul ne devrait être emprisonné, et encore moins condamné à mort, simplement pour avoir exprimé ses opinions, même si d’aucuns les jugent insultantes ou choquantes. Anojan Sivarasa n’a fait qu’exercer son droit à la liberté d’expression et son exécution constituerait une privation arbitraire de la vie. Les autorités saoudiennes doivent annuler cette sentence, infirmer ce jugement et le libérer immédiatement et sans condition.</p>



<p>« Aux termes du droit international relatif aux droits humains, seuls les  » crimes les plus graves « , étant entendu qu’il s’agit au moins de crimes intentionnels ayant des conséquences fatales, peuvent être passibles de la peine de mort. Pourtant, les autorités saoudiennes continuent de prononcer des condamnations à mort pour des actes qui ne devraient pas être érigés en infractions et de procéder à des exécutions à un rythme effrayant à l’issue de procès manifestement iniques, y compris pour des délits non violents.</p>



<p>« Condamner un homme à mort pour une publication sur les réseaux sociaux est une sombre illustration de la volonté des autorités saoudiennes d’imposer ce châtiment cruel et irréversible, y compris pour des actes qui ne devraient jamais être considérés comme des infractions. Elles doivent instituer immédiatement un moratoire sur le recours à la peine de mort, à titre de première étape vers l’abolition totale. »</p>



<p>L&rsquo;Arabie saoudite reste l’un des pays du globe qui exécutent le plus grand nombre de prisonniers. Au 5 octobre 2026, au moins 175 personnes ont été exécutées dans le pays depuis le début de l’année, beaucoup pour des infractions liées à la législation sur les stupéfiants. La majorité sont des étrangers : au moins 94 ressortissants originaires de plus de 20 pays ont été mis à mort pour la seule année 2026.</p>



<p>Ces dernières années, les tribunaux saoudiens ont prononcé de lourdes peines d&#8217;emprisonnement allant jusqu’à plusieurs dizaines d’années pour des publications sur les réseaux sociaux, les peines variant considérablement en appel.</p>



<p>L&rsquo;Arabie saoudite ne dispose pas de Code pénal écrit : de nombreuses infractions et leurs sanctions ne sont pas définies par la loi, mais laissées à la discrétion des juges, qui statuent selon leur propre interprétation de la charia (loi islamique). Lorsqu’il existe des textes de loi, les autorités s&rsquo;appuient souvent sur des articles vagues et généraux de la loi antiterroriste et de la loi relative à la lutte contre la cybercriminalité, comme les dispositions portant sur l’atteinte à « l&rsquo;ordre public », aux « valeurs religieuses » et aux « bonnes mœurs », pour poursuivre en justice des personnes au seul motif qu&rsquo;elles exercent leur droit à la liberté d&rsquo;expression.</p>



<p>« Les autorités saoudiennes doivent cesser de réprimer la liberté d’expression et libérer sur-le-champ toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé leurs libertés fondamentales », a déclaré Heba Morayef.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 27 juillet 2026, le tribunal pénal d’Al Ahsa a condamné Anojan Sivarasa à cinq ans d’emprisonnement et à une amende de 3 millions de riyals saoudiens (715 000 euros), soit la peine maximale prévue par l’article 6 de la loi anti-cybercriminalité. Le 17 septembre, la cour d&rsquo;appel de la région de l’Est a alourdi sa sentence en la commuant en peine de mort, à titre de « hadd », c&rsquo;est-à-dire une peine fixe et obligatoire prévue par la charia. Anojan Sivarasa a fait appel de cette sentence capitale.</p>



<p>Amnesty International s’oppose en toutes circonstances et sans aucune exception à la peine de mort, quelles que soient la nature et les circonstances du crime commis, la culpabilité ou l’innocence ou toute autre situation du condamné, ou la méthode utilisée par l’État pour procéder à l’exécution.</p>
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		<title>Yémen. Les Houthis poursuivent des personnes travaillant pour les Nations unies et la société civile, qui encourent la peine de mort après des accusations abusives d’espionnage</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/yemen-les-houthis-poursuivent-des-personnes-travaillant-pour-les-nations-unies-et-la-societe-civile-qui-encourent-la-peine-de-mort-apres-des-accusations-abusives-despionnage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 11:07:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Yémen. Les Houthis poursuivent des personnes travaillant pour les Nations unies et la société civile, qui encourent la peine de mort après des accusations abusives d’espionnage Depuis le 18 août 2026, les autorités houthies de facto au Yémen ont traduit devant la justice pénale au moins huit personnes engagées dans la défense des droits humains [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Yémen. Les Houthis poursuivent des personnes travaillant pour les Nations unies et la société civile, qui encourent la peine de mort après des accusations abusives d’espionnage</h2>



<p>Depuis le 18 août 2026, les autorités houthies de facto au Yémen ont traduit devant la justice pénale au moins huit personnes engagées dans la défense des droits humains et l’action humanitaire, sur la base d’accusations liées à l’espionnage passibles de la peine de mort, ont déclaré Amnesty International et Human Rights Watch mardi 6 octobre. Parmi elles figurent deux employés et un consultant des Nations unies, et cinq personnes qui travaillaient avec des organisations internationales et locales de la société civile sur divers sujets, notamment la santé, les droits humains et l’aide humanitaire.</p>



<p>Les Houthis doivent immédiatement mettre fin à ces poursuites et libérer sans délai et sans condition ces huit personnes, toutes de nationalité yéménite, dont les dossiers ont été transmis au parquet, ainsi que des dizaines d’autres membres du personnel de l’ONU et acteurs de la société civile que les Houthis ont placés en détention arbitraire ces deux dernières années.</p>



<p>Ces poursuites constituent la dernière intensification en date de la répression menée par les autorités houthies contre la société civile dans la partie du Yémen qu’elles contrôlent, prenant la forme de vagues successives d’arrestations visant depuis le 31 mai 2024 des Yéménites appartenant au personnel de l’ONU et à la société civile. Les Houthis ont soumis à une arrestation arbitraire plus de 100 employés et militants de ce type, les maintenant en détention sans inculpation et leur refusant la possibilité de s’entretenir avec un avocat et leur famille. Un grand nombre de ces détentions ont débuté par des disparitions forcées. On parle de disparition forcée lorsqu’une personne est privée de liberté et que sa détention est niée ou que sa situation ou le lieu où elle se trouve sont dissimulés, la plaçant ainsi hors de la protection de la loi.</p>



<p>« Alors que les combats gagnent à nouveau en intensité au Yémen, les Houthis ont pris la décision malveillante de poursuivre au moins huit collaborateurs des Nations unies et de la société civile sur la base de chefs d’accusation qui, si ces personnes sont déclarées coupables, pourraient donner lieu à une condamnation à mort », a déclaré Diala Haidar, spécialiste du Yémen à Amnesty International.</p>



<p>« Exiger la libération immédiate de collaborateurs des Nations unies et de membres de la société civile au Yémen devrait être une priorité absolue pour les gouvernements, et non une considération secondaire. »</p>



<p>Human Rights Watch et Amnesty International ont parlé avec sept personnes ayant une connaissance directe de ces affaires, notamment des proches des détenus.</p>



<p>Transférés en vue de leur jugement, ceux-ci se trouvent toujours en détention et leur état de santé se détériore : au moins deux d’entre eux souffrent de diabète et n’ont pas pu bénéficier de soins médicaux adéquats, et un autre présente un risque de glaucome. L’un d’eux est atteint d’un cancer de l’estomac et suit une chimiothérapie depuis sa mise en détention.</p>



<p>Certains proches ont indiqué que les détenus leur avaient confié avoir été contraints à « avouer » des faits d’espionnage sous la torture ou sous la menace de la torture. Depuis 2015, Amnesty International a recensé des dizaines de cas dans lesquels les autorités houthies ont formulé des accusations d’espionnage pour s’en prendre à des opposants politiques et faire taire l’opposition pacifique. Human Rights Watch et Amnesty International ont signalé que les Houthis ont recouru à la torture pour obtenir des aveux.</p>



<p>« Il est scandaleux que des détenus encourent la peine de mort pour avoir simplement fourni une aide médicale et alimentaire ou s’être prononcés en faveur des droits humains, de la paix et du dialogue », a déclaré Niku Jafarnia, chercheuse pour le Yémen et Bahreïn à Human Rights Watch.</p>



<p>« Il est essentiel que les autres gouvernements intensifient leurs efforts diplomatiques pour obtenir la libération des dizaines de membres de la société civile yéménite et de membres du personnel des Nations unies détenus arbitrairement, surtout compte tenu des attaques dont les prisons ont été victimes dans le cadre du conflit. »</p>



<p>Le fait de prononcer la peine de mort à l’issue de procédures inéquitables rend son application arbitraire et contraire aux normes juridiques internationales, ont déclaré les organisations. De plus, en vertu du droit international relatif aux droits humains, seuls les « crimes les plus graves » peuvent légitimement donner lieu à la peine de mort, celle-ci étant interprétée comme se limitant à l’homicide volontaire. Aucune des personnes poursuivie n’a été accusée de tels actes. Amnesty International et Human Rights Watch s’opposent sans réserve à la peine de mort, dans tous les cas et en toutes circonstances.</p>



<p>Les huit personnes transférées au Parquet pénal spécialisé de Sanaa, la capitale du Yémen, sont poursuivies pour « espionnage » et « aide à l’ennemi » (articles 127 et 128 du Code pénal yéménite), deux chefs d’accusation passibles de la peine de mort. Le parquet pénal spécialisé a également formulé des accusations vagues et trop générales concernant le travail humanitaire et de défense des droits humains des détenus, alléguant qu’ils poursuivaient des « objectifs cachés et malveillants » dans le cadre d’un plan prémédité visant à « détruire les valeurs de la société ».</p>



<p>Le tribunal pénal spécial de Sanaa, créé en 1999, est compétent pour juger divers crimes et infractions liés à la sécurité et considérés comme préjudiciables à la sécurité de l’État et à l’intérêt public. Tandis que les Houthis renforçaient leur contrôle sur certains territoires, ils ont également consolidé leur contrôle sur la justice, et le tribunal a été utilisé comme outil de répression politique.</p>



<p>Les huit détenus se sont vu refuser un accès adéquat à leurs avocats.</p>



<p>Sami Kallabi, 41 ans, qui travaillait pour l’ONU au moment de son arrestation le 6 juin 2024, est atteint d’un cancer et suit une chimiothérapie dans un hôpital militaire. Malgré son état de santé critique, il s’est vu refuser les visites de sa famille et les autorités houthistes refusent de révéler où il est détenu.</p>



<p>Labib Shayef, 57 ans, est un consultant arrêté à son bureau à Sanaa, également le 6 juin 2024. Depuis lors, il n’a été autorisé à recevoir qu’une seule visite de sa famille, en août 2025. Son état de santé s’est gravement détérioré en détention. Il souffre de diabète et a contracté l’hépatite B pendant sa détention, mais n’a pas bénéficié d’un accès adéquat aux soins de santé.</p>



<p>Le parquet l’a interrogé sur son travail au sein d’organisations locales et internationales, notamment dans le cadre de programmes liés à l’égalité des sexes et à la paix.</p>



<p>Au moment de son arrestation, Ali Al Mudhwahi était consultant pour le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et conseiller auprès du ministère de la Santé publique et de la Population des Houthis, a déclaré à Human Rights Watch son épouse, Safiah Mohammed. Celle-ci a ajouté qu’il lui avait dit au téléphone que les autorités l’ont soumis à « l’isolement cellulaire, à la torture et à de fortes pressions psychologiques » tout au long de sa détention.</p>



<p>Les Houthis &#8211; qui s’opposent à la vaccination &#8211; ont essayé de le forcer à dire que les vaccins ne sont « rien d’autres que des outils d’espionnage » et qu’il est « un espion recruté par l’Organisation mondiale de la santé », a conclu son épouse.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Dès le 31 mai 2024, les Houthis ont mené une série de raids dans des zones placées sous leur contrôle, arrêtant arbitrairement 13 employé·e·s de l’ONU et au moins 50 employé·e·s d’organisations yéménites et internationales de la société civile. Depuis lors, les Houthis ont soumis à des arrestations arbitraires des dizaines d’autres membres du personnel des Nations unies et de la société civile. En février 2026, au moins 73 membres du personnel des Nations unies et des dizaines de travailleurs humanitaires et de la société civile étaient toujours détenus par les Houthis ; tous étaient de nationalité yéménite.</p>



<p>Le 11 février 2025, un travailleur humanitaire du Programme alimentaire mondial (PAM) est  mort alors qu&rsquo;il était détenu par les Houthis. Sa mort fait craindre pour la sécurité et le bien-être de toutes les personnes maintenues en détention arbitraire dans des centres administrés par les Houthis, compte tenu de leur bilan en matière de torture et de mauvais traitements dans ces centres.</p>



<p>Un grande nombre de ces détenus ont été arrêtés sans qu’on leur présente de mandat d’arrêt et ont été victimes de disparitions forcées pendant des mois avant que leur détention ne soit reconnue et que l’on ne sache où ils se trouvaient. Si certains ont reçu des soins médicaux, beaucoup n’en ont pas bénéficié, y compris des personnes souffrant de graves problèmes de santé.  </p>




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		<title>Réunions de préparation à la COP31. Finis les beaux discours, place aux actes : les leaders mondiaux doivent se montrer à la hauteur des enjeux du Pacifique</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/reunions-de-preparation-a-la-cop31-finis-les-beaux-discours-place-aux-actes-les-leaders-mondiaux-doivent-se-montrer-a-la-hauteur-des-enjeux-du-pacifique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 14:04:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réunions de préparation à la COP31. Finis les beaux discours, place aux actes : les leaders mondiaux doivent se montrer à la hauteur des enjeux du Pacifique Alors que les dirigeant·e·s, les populations et la société civile du Pacifique se réunissent aux Fidji et aux Tuvalu à l&#8217;occasion des réunions pré-COP31 (31e Conférence des Nations [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Réunions de préparation à la COP31. Finis les beaux discours, place aux actes : les leaders mondiaux doivent se montrer à la hauteur des enjeux du Pacifique</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’Australie, qui se targue d&rsquo;assumer un rôle de premier plan en matière de climat dans le Pacifique, doit passer aux actions concrètes</li>



<li>Les gouvernements doivent mettre fin à l’ère des énergies fossiles et accroître le financement climatique sous forme de subventions</li>



<li>Amnesty International lance une campagne braquant les projecteurs sur des défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement</li>
</ul>



<p>Alors que les dirigeant·e·s, les populations et la société civile du Pacifique se réunissent aux Fidji et aux Tuvalu à l&rsquo;occasion des réunions pré-COP31 (31e Conférence des Nations unies sur le changement climatique), l’absence attendue de nombreux dirigeant·e·s mondiaux ne doit pas servir de nouveau prétexte à l’inaction climatique, a déclaré Amnesty International le 4 octobre 2026.</p>



<p>Ces rencontres interviennent après un été européen exceptionnellement chaud, le mois d’août 2026 s’étant classé au premier rang des mois les plus chauds jamais enregistrés. Face à la menace imminente d’un puissant El Niño, d’incendies, de sécheresses et d’inondations à grande échelle, la nouvelle mise en garde de l’ONU concernant le dépassement rapide des seuils de réchauffement au niveau mondial ne fait que confirmer l’urgence d’une action climatique décisive.</p>



<p>« Les dirigeant·e·s mondiaux évoquent depuis des années les menaces climatiques qui pèsent sur le Pacifique. Il est désormais temps qu’ils se rendent aux Fidji et aux Tuvalu, écoutent les populations locales et passent à l’action. L’élévation du niveau des océans grignote déjà les terres, les moyens de subsistance et les cultures des habitant·e·s. Se contenter d’exprimer sa préoccupation sans agir ne suffira pas à endiguer la marée, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Ceux qui ne se présentent pas en personne ne sauraient se soustraire à leurs responsabilités. Leur absence n’empêchera pas le niveau des océans de monter et n’effacera pas les obligations des pays responsables de fortes émissions envers les populations qui subissent les plus lourdes conséquences d’une crise qu’elles contribuent si peu à provoquer.</p>



<p>« Le pire des échecs n’est pas un siège vide, mais une promesse non tenue. La période précédant la COP31 doit permettre de transformer des années de discours en mesures et en engagements concrets, qui permettront de réaliser l’ambition climatique dont le monde a besoin lors de la COP31 en novembre. » La ministre de l’Environnement des Fidji a déclaré que le sommet organisé par les États du Pacifique aura lieu « avec ou sans » les dirigeants des grandes puissances mondiales.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le Pacifique tire la sonnette d’alarme</h4>



<p> Amnesty International a mis en évidence le fait que le changement climatique porte déjà atteinte aux droits humains des populations dans les îles Tuvalu et Kiribati, et dans d’autres États insulaires du Pacifique. L’élévation du niveau des océans, la chaleur extrême, les sécheresses et l’intrusion d’eau salée dans les terres menacent les droits à l’eau, à l’alimentation, à la santé, à un logement décent et à un avenir sûr. Les Tuvalu contribuent à moins de 0,003 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais subissent pourtant certaines des conséquences les plus graves de la crise climatique.</p>



<p>Lors de sa visite aux Tuvalu en 2025, Agnès Callamard a pu constater les efforts déployés par les populations et les autorités pour regagner des terres sur l’océan qui ne cesse de monter et permettre ainsi aux habitant·e·s de rester sur leur terre natale.</p>



<p>« Aux dirigeant·e·s qui hésitent à affronter la pire crise de notre époque, je dis ceci : venez aux Tuvalu. Parlez à ceux qui vivent la montée du niveau des mers et la chaleur extrême. Soyez témoins de leur lutte quotidienne pour s’adapter, protéger leurs droits et lutter contre les conséquences d’une crise climatique dont ils ne sont pas responsables. Les terres gagnées sur la mer aux Tuvalu ne sont pas un décor touristique ; elles incarnent un pays qui se bat pour sa survie », a déclaré Agnès Callamard. Des étudiant·e·s du Pacifique ont porté la lutte contre le changement climatique devant la plus haute juridiction internationale, ce qui a amené la Cour internationale de justice à rendre un avis consultatif historique en juillet 2025, précisant clairement que les gouvernement sont légalement tenus de protéger les droits fondamentaux contre les effets du changement climatique.</p>



<p>« Le Pacifique ne devrait pas avoir à implorer l’attention du monde. L’action pour le climat n’est plus seulement un choix politique, c’est un impératif légal et moral, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Les gouvernements doivent mettre fin à l’utilisation et à l’expansion des combustibles fossiles par le biais de transitions justes qui ne laissent personne de côté, taxer les grands pollueurs et accroître le financement climatique sous forme de subventions, en accordant des réparations climatiques et en veillant à ce que les populations en première ligne face à la crise climatique disposent des ressources et du pouvoir nécessaires pour façonner leur avenir. Le Pacifique tire la sonnette d’alarme. Si le monde n’agit pas ici, il échouera partout ailleurs. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">L’Australie doit passer du partenariat aux actes</h4>



<p>En tant que pays présidant les négociations de la COP31, il incombe tout particulièrement à l’Australie de se mobiliser aux côtés de ses voisins du Pacifique et de garantir un accord ambitieux, axé sur les droits humains. L’Australie ne peut se targuer de manière crédible de jouer un rôle phare dans la lutte contre le changement climatique tout en soutenant l’expansion des énergies fossiles, qui aggrave les préjudices subis par les populations du Pacifique. En s’appuyant sur les recommandations d&rsquo;Amnesty International en amont de la COP31, l’Australie et d’autres gouvernements doivent mettre à profit la période préparatoire à la COP31 pour faire avancer trois priorités :</p>


<section id="section-0cb47d62" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>1. Enrayer la crise climatique à la source en mettant fin à l&rsquo;expansion des énergies fossiles et en accélérant une transition complète, rapide, équitable, financée et respectueuse des droits humains vers l&rsquo;abandon des énergies fossiles, les États les plus responsables devant aller plus loin et plus vite. Les énergies renouvelables sont moins coûteuses que les énergies fossiles ; les gouvernements doivent cesser de soutenir leurs alliés de l&rsquo;industrie des énergies fossiles au moyen de subventions financées par les contribuables.</p>



<p>2. Aider les populations à prospérer en veillant à ce que le Mécanisme pour une transition juste soit opérationnel et responsable, et permette de fournir des financements et des aides aux populations touchées, notamment aux peuples autochtones.</p>



<p>3. Accroître les financements émanant des pays à revenus élevés et à fortes émissions là où les besoins sont les plus importants, en augmentant de manière significative les financements publics sous forme de subventions destinés à l&rsquo;atténuation, à l&rsquo;adaptation et aux pertes et préjudices, sans pousser les pays à faibles revenus à s’endetter davantage encore.</p>

</div></section>


<p>« Le rôle moteur du Pacifique est essentiel dans le combat mondial pour l’objectif fixé à 1,5° C, mais les populations du Pacifique ne peuvent pas porter seules ce fardeau climatique, a déclaré Agnès Callamard. L’Australie doit mettre à profit son rôle de présidente pour traduire les revendications du Pacifique en résultats concrets lors de la COP31, en commençant par endiguer la crise à la source grâce à une transition juste vers l’abandon des énergies fossiles. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pas de justice climatique sans défenseur·e·s des droits environnementaux</h4>



<p>Comment les gouvernements pourraient-ils garantir la justice climatique s’ils excluent les populations touchées ou font taire ceux qui s’opposent aux projets néfastes ? Partout dans le monde, les peuples autochtones, les défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement et les populations en première ligne face à la crise climatique résistent à l’expansion des énergies fossiles et se battent pour un avenir plus juste et plus durable. Pourtant, beaucoup sont victimes de harcèlement, de surveillance, de poursuites judiciaires, de violences et de restrictions imposées à leur droit de manifester pacifiquement.</p>



<p>La façon dont l’Australie traite les militant·e·s pacifiques pour le climat sera un test décisif pour son leadership en matière de lutte contre le changement climatique. En outre, des inquiétudes sont exprimées quant aux restrictions imposées à la liberté d&rsquo;expression, d&rsquo;association et de réunion pacifique aux Fidji.</p>



<p>À la veille de la COP31, Amnesty International lance une campagne mondiale, Protéger notre avenir. Les défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement contribuent à une transition juste. Elle met en lumière des défenseur·e·s et les alternatives pour lesquelles ils se battent à travers le monde. Parmi eux figurent les peuples des Premières Nations d’Australie, qui remettent en cause les projets d’exploration pétrolière et gazière offshore qui affectent la terre et l’eau.</p>



<p>Cette campagne montrera à quoi peuvent ressembler la résistance, la dignité et une transition juste portée par les citoyen·ne·s lorsqu’ils refusent de voir leurs terres, leurs eaux et leur avenir sacrifiés sur l’autel des profits de l’industrie fossile.</p>



<p>L’Australie et les Fidji doivent veiller à ce que la société civile, les peuples autochtones, les populations touchées et les défenseur·e·s de l&rsquo;environnement puissent participer, s&rsquo;exprimer et manifester pacifiquement, sans faire l&rsquo;objet de discrimination, d&rsquo;intimidation ni de représailles.</p>



<p>« Les défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement protègent notre futur commun. Les gouvernements doivent les écouter, les protéger et veiller à ce qu’ils puissent intervenir de manière significative dans les décisions relatives au climat, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« La COP31 doit aller au-delà des simples promesses. Si elle échoue, cela reviendra à trahir notre responsabilité commune de défendre les droits humains et de garantir la justice climatique. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Les réunions préparatoires à la COP31, organisées sous l’égide des États du Pacifique, se tiendront à Nadi, aux Fidji, et aux Tuvalu, du 5 au 8 octobre 2026. La COP31 se tiendra à Antalya, en Turquie, du 9 au 20 novembre 2026. </p>




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