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	<title>Responsabilité des entreprises Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Responsabilité des entreprises Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Angola. Le logiciel espion Predator a permis de prendre pour cible un journaliste de renom</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 08:40:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Angola. Le logiciel espion Predator a permis de prendre pour cible un journaliste de renom Une nouvelle enquête menée par Amnesty International a établi que le logiciel espion Predator a été utilisé en 2024 contre Teixeira Cândido, journaliste angolais de renom, militant en faveur de la liberté de la presse, juriste et ancien secrétaire général [&#8230;]</p>
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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>







<h3 class="wp-block-heading">Angola. Le logiciel espion Predator a permis de prendre pour cible un journaliste de renom</h3>



<p>Une <a href="https://securitylab.amnesty.org/latest/2026/02/journalism-under-attack-predator-spyware-in-angola/">nouvelle enquête menée par Amnesty International</a> a établi que le logiciel espion Predator a été utilisé en 2024 contre Teixeira Cândido, journaliste angolais de renom, militant en faveur de la liberté de la presse, juriste et ancien secrétaire général du Syndicat des journalistes angolais (SJA).</p>



<p>Predator est un logiciel espion hautement intrusif infectant les téléphones portables, développé et vendu par Intellexa &#8211; une entreprise à la logique mercenaire, spécialisée dans les logiciels espions -, destiné à être utilisé par des gouvernements dans le cadre d’opérations de surveillance. Il s’agit de la première confirmation, s’appuyant sur des indices techniques, de son utilisation en Angola.</p>



<p>« Quand je pense que j’ai été la cible d’une intrusion dans ma vie privée, je me sens nu. Je ne sais pas de quelles informations ils disposent sur ma vie. [&#8230;] Désormais, je ne fais et ne dis que ce qui est essentiel. Je ne fais pas confiance à mes appareils. J’échange de la correspondance, mais je n’évoque pas de questions personnelles sur mes appareils. Je me sens très limité », a déclaré Teixeira Cândido.</p>



<p>Le cas de Teixeira Cândido a été révélé par une enquête plus large sur les menaces relatives à la surveillance en Angola, initialement menée tout au long de l’année 2025 par Friends of Angola et Front Line Defenders.</p>



<p>Cette attaque au logiciel espion perpétrée en 2024 en Angola est l’un des derniers cas en date confirmant l’utilisation de Predator, avec l’attaque de 2025 contre un avocat défenseur des droits humains dans la province pakistanaise du Baloutchistan, fournissant de nouvelles informations selon lesquelles Intellexa et son système de logiciel espion sont restés opérationnels jusqu’en 2025 et dans des pays qui n’avaient pas été identifiés jusqu’à présent. Si ces recherches ont établi de manière incontestable que le logiciel espion Predator a été utilisé, Amnesty International ne peut attribuer ces attaques à des gouvernements spécifiques.</p>



<p>Predator, le logiciel espion d’Intellexa, continue à contribuer à une surveillance illégale malgré des révélations publiques répétées, des enquêtes criminelles en cours, et des sanctions visant cette entreprise et ses dirigeants.</p>



<p>Outre le fait qu’il ait été visé par un logiciel espion, Teixeira Cândido a été la victime de plusieurs attaques et actes d’intimidation depuis 2022, notamment des entrées par effraction inexpliquées à son bureau.</p>



<p>D’avril à juin 2024, au cours de ses derniers mois en tant que secrétaire général du SJA, Teixeira Cândido a reçu une série de messages Whatsapp depuis un numéro angolais inconnu sur son iPhone. L’expéditeur utilisait un nom angolais commun pour son compte Whatsapp et affirmait appartenir à un groupe d’étudiants intéressés par les affaires sociales et économiques du pays. Après une période initiale visant à établir une relation, l’agresseur a envoyé un lien malveillant de Predator le 3 mai à 16 h 18 heure locale, destiné à infecter le téléphone du journaliste. Cela a continué pendant des mois, l’agresseur envoyant d’autres liens malveillants, chacun semblant mener à des articles de presse et des sites Internet paraissant authentiques. Des messages additionnels l’encourageaient à cliquer sur ces liens.</p>



<p>Le 4 mai 2024, Teixeira Cândido semble avoir ouvert un lien malveillant, ce qui aurait permis d’infecter son téléphone avec le logiciel espion Predator. Une fois le logiciel installé, l’agresseur a été en mesure d’obtenir un accès sans restriction à l’iPhone de Teixeira Cândido.</p>



<p>Le Security Lab d’Amnesty International a analysé le téléphone de Teixeira Cândido et a relevé des indices techniques de communications entre réseaux, effectués par le logiciel espion le 4 mai, confirmant que Predator était installé et fonctionnait sur le téléphone du journaliste ce jour-là. Ces traces, ainsi que des domaines connus pour avoir été utilisés par Predator dans les liens ayant rendu l’infection possible, permettent d’attribuer cette attaque à Predator et Intellexa.</p>



<p>L’infection sur le téléphone de Teixeira Cândido semble avoir été supprimée lorsque le téléphone a été redémarré le soir du 4 mai. Entre le 4 mai et le 16 juin 2024, l’agresseur a envoyé 11 autres liens de Predator, qui ont semble-t-il tous échoué, peut-être parce qu&rsquo;ils n’ont pas été ouverts.</p>



<p>Des informations détaillées sur l’attaque se trouvent dans la synthèse technique intitulée <a href="https://securitylab.amnesty.org/latest/2026/02/journalism-under-attack-predator-spyware-in-angola/">Journalism under attack: Predator spyware in Angola</a>.</p>



<p>Le logiciel espion Predator a été utilisé depuis au moins le début de l’année 2023 afin de prendre activement pour cible des personnes se trouvant en Angola. Des chercheurs d’Amnesty International estiment que la décision de viser Teixeira Cândido s’est certainement inscrite dans une campagne plus large d’attaques utilisant des logiciels espions dans le pays.</p>



<p>« L’analyse technique effectuée par le Security Lab d’Amnesty International a permis de déterminer avec un degré élevé de certitude que ces liens malveillants sont associés au logiciel espion Predator d’Intellexa, et ont causé au moins une infection avérée sur le téléphone de Teixeira Cândido », a déclaré Carolina Rocha da Silva, responsable des opérations au sein du Security Lab d’Amnesty International.</p>



<p>L’attaque au logiciel espion menée contre Teixeira Cândido est une grave violation de ses droits au respect de la vie privée et à la liberté d’expression, qui ont eux-mêmes des répercussions sur d’autres droits tels que la liberté d’association et de réunion pacifique, ainsi qu’Amnesty International l’a signalé. Des attaques de ce type ont un effet paralysant sur la capacité des journalistes à effectuer leur travail.</p>



<p>Si cette enquête établit de manière incontestable que le logiciel espion Predator a été utilisé, Amnesty International ne peut attribuer cette attaque à un gouvernement spécifique.</p>



<p>Dans une enquête précédente, Amnesty International a révélé qu’une fois installé, le logiciel espion Predator pouvait obtenir un accès total aux données stockées sur l’appareil d’une cible ou transmises par celui-ci, notamment les applications de messagerie chiffrées, les enregistrements audio, les courriels, la géolocalisation de l’appareil, les captures d’écran, les photos, les mots de passe enregistrés, les contacts et le relevé d’appels. Il peut aussi activer le microphone. Ce logiciel est conçu pour ne laisser aucune trace sur l’appareil infecté, ce qui rend difficile toute forme de vérification indépendante d’un usage potentiellement abusif. Ce type de logiciel espion hautement intrusif est fondamentalement incompatible avec les droits humains.</p>



<p>Cette attaque est survenue avec en toile de fond un environnement de plus en plus autoritaire en Angola, sous l’égide du président João Lourenço, marqué par la répression de manifestations pacifiques et la banalisation du recours à une force excessive ou injustifiée, des arrestations et détentions arbitraires, ainsi que des violations des droits humains en détention, et des disparitions forcées.</p>



<p>Cette affaire souligne également que la commercialisation et l’utilisation de technologies de surveillance sans garanties adéquates continuent à rendre des violations des droits humains possibles dans le monde.</p>



<p>Dans une lettre adressée le 27 janvier 2026 à Intellexa, Amnesty International a décrit les conclusions de l’enquête et demandé des renseignements sur les procédures de cette société concernant son obligation de vigilance. Aucune réponse n’avait été reçue au moment de la publication de ce document.</p>


<section id="section-56e4220f" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information </h3>



<p>En décembre 2025, Amnesty International, Inside Story, Haaretz et WAV Research Collective, ont publié les Intellexa Leaks, qui ont révélé de nouveaux éléments sur les opérations internes d’Intellexa, et ont fait état d’autres violations liées à Predator.</p>

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		<title>Russie. Le « ralentissement » de l’application de messagerie Telegram est un nouveau coup porté à la liberté d&#8217;expression</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/russie-le-ralentissement-de-lapplication-de-messagerie-telegram-est-un-nouveau-coup-porte-a-la-liberte-dexpression/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 15:06:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réagissant à la décision des autorités russes de restreindre encore davantage le service de messagerie Telegram en le ralentissant considérablement, Marie Struthers, directrice du programme Europe de l’Est et Asie centrale à Amnesty International, a déclaré : « Comme à leur habitude, les autorités russes recourent à l’instrument le plus grossier de leur arsenal répressif [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Réagissant à la décision des autorités russes de restreindre encore davantage le service de messagerie Telegram en le ralentissant considérablement, Marie Struthers, directrice du programme Europe de l’Est et Asie centrale à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« Comme à leur habitude, les autorités russes recourent à l’instrument le plus grossier de leur arsenal répressif numérique : la censure et l’obstruction sous couvert de protection des droits et de l’intérêt des personnes. Bloquer ou ralentir Telegram n&rsquo;a pas grand chose à voir avec la protection des personnes contre la criminalité ou la fraude en ligne, et concerne davantage la restriction de leur capacité à communiquer librement et en sécurité. »</p>



<p>« Ces restrictions semblent s’inscrire dans un durcissement plus large du contrôle d’État sur les communications en ligne en Russie, qui a déjà pris la forme du blocage ou de la perturbation d’autres services de messagerie. Ces décisions ont poussé des millions d’utilisateurs à employer des outils de contournement afin de pouvoir communiquer librement &#8211; ou à utiliser des solutions moins sûres soutenues par l’État.</p>



<p>« Si les autorités se soucient véritablement des menaces en ligne, elles doivent les combattre par le biais de mesures légales, transparentes et proportionnées qui respectent les obligations internationales en matière de droits humains, afin de garantir que les moindres restrictions à la liberté d’expression soient strictement nécessaires, s’exercent par les moyens les moins intrusifs, et soient soumises à une supervision indépendante. Le gouvernement russe devrait immédiatement revenir sur les restrictions imposées à Telegram et aux autres plateformes de réseaux sociaux, afin de garantir que les habitant·e·s de la Russie puissent communiquer librement, en sécurité et sans crainte. »</p>


<section id="section-031b4e8b" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information</h3>



<p>Le 10 février, les autorités russes ont commencé à restreindre l’accès à Telegram, qui est l’une des applications de messagerie instantanée les plus utilisées dans le pays. Roskomnadzor, organisme de surveillance des communications, a annoncé sans fournir de détails qu’il « continuerait à imposer des restrictions systématiques » à Telegram, afin de garantir « le respect du droit russe et la protection des citoyen·ne·s ». Des utilisateurs à travers la Russie ont signalé des perturbations généralisées du fonctionnement de Telegram pendant plusieurs jours.</p>



<p>En août 2025, Roskomnadzor a limité les appels audio et vidéo sur Telegram et WhatsApp, en affirmant que ces services étaient utilisés pour commettre des fraudes et d’autres activités criminelles. En octobre, des « restrictions partielles » ont été appliquées à ces deux plateformes, après le ralentissement des messages sur WhatsApp en décembre. Plusieurs autres services de messagerie ont été bloqués, notamment Signal en août et Viber en décembre 2024. En 2018, Telegram a été temporairement suspendu par une décision de justice, en raison d’allégations selon lesquelles la société-mère avait refusé de fournir des clés de chiffrement aux services de sécurité.</p>



<p>Les autorités russes ont récemment fait la promotion de la messagerie MAX, développée au niveau national, et des groupes de défense des droits humains et des experts informatiques ont exprimé leurs préoccupations concernant ses paramètres de sécurité et de confidentialité.</p>

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		<title>Davos. Tout véritable dialogue suppose une prise de position collective contre les manœuvres d’intimidation militaires, économiques et diplomatiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 11:04:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant d’assister à la rencontre annuelle du Forum économique mondial à Davos, qui débute le 19 janvier, Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, a déclaré : « L’ »esprit du dialogue », thème de la réunion de cette année à Davos, est douloureusement et de plus en plus souvent absent des affaires internationales ces derniers temps. Au [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Avant d’assister à la rencontre annuelle du Forum économique mondial à Davos, qui débute le 19 janvier, Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« L’ »esprit du dialogue », thème de la réunion de cette année à Davos, est douloureusement et de plus en plus souvent absent des affaires internationales ces derniers temps. Au cours de la première année écoulée depuis le retour de Donald Trump à la présidence, les États-Unis se sont retirés d’organes multilatéraux, ont cherché à intimider d’autres États et attaqué les principes et institutions qui sous-tendent le système de justice internationale. Parallèlement, des pays tels que la Russie et Israël ont continué à tourner en dérision la Convention de Genève et la Convention sur le génocide sans faire l’objet de véritables procédures d&rsquo;obligation de rendre des comptes.</p>



<p>« Quelques puissants États s’emploient sans aucun complexe à démolir l’ordre international fondé sur des règles et à remodeler le monde selon des critères servant leurs intérêts. Interventions unilatérales et intérêts commerciaux passent avant des partenariats stratégiques de longue date s’appuyant sur des valeurs universelles et des solutions collectives. Cela était manifeste dans l’action militaire menée par le gouvernement Trump au Venezuela, et dans son intention déclarée de « diriger » ce pays, qui, selon le président lui-même, ont au moins en partie été motivées par les intérêts de compagnies pétrolières états-uniennes. Ne nous méprenons pas : la seule certitude concernant le saccage du droit international et des institutions multilatérales est que cela causera des souffrances et des destructions de grande ampleur dans le monde.</p>



<p>« Face à des actes d’intimidation et des attaques sur les plans diplomatique, économique et militaire, de nombreux États et entreprises ont opté pour l’appaisement au lieu d’adopter une position commune et fondée sur des principes. L’humanité a besoin que des responsables mondiaux, des dirigeant·e·s d’entreprises et la société civile résistent collectivement, voire perturbent ces tendances destructrices. Cela requiert de dénoncer les manœuvres d’intimidation et les attaques, et de fournir des réponses fortes sur les terrains judiciaire, économique et diplomatique. Le silence, la complicité et l’inaction n’ont pas leur place dans cela. Il convient aussi de se lancer dans une quête transformatrice en faveur de solutions communes aux nombreux problèmes existentiels que nous partageons.</p>



<p>« Nous avons besoin : d’une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, afin de lutter contre l’utilisation abusive du droit de véto ; d’une réglementation robuste pour nous protéger contre de nouvelles technologies nuisibles ; d’une inclusivité et d’une transparence accrues dans le cadre de la prise de décisions relatives aux solutions climatiques ; et de traités internationaux sur l’imposition et la dette, afin que l&rsquo;économie mondiale soit plus équitable et axée sur les droits. Mais cela ne sera possible que si nous coopérons et faisons preuve d’une volonté inébranlable de résister à ceux qui essaient d’employer la manière forte et de nous diviser. »</p>



<p>Agnès Callamard participera à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos pendant toute sa durée, du 19 au 23 janvier. Elle sera disponible pour des interviews avec les médias sur diverses questions relatives aux droits humains, notamment :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Le génocide qu’Israël continue à commettre contre les Palestiniens et Palestiniennes à Gaza</li><li>L’action militaire des États-Unis au Venezuela, la guerre d’agression que mène la Russie contre l’Ukraine, et les conflits en cours au Soudan, en République démocratique du Congo et au Myanmar</li><li>L’importance de la relégitimation et de la revitalisation du multilatéralisme</li><li>La nécessité d’une réforme mondiale de l’impôt et de la dette, ainsi que d’une protection sociale universelle</li><li>Le besoin urgent d’un abandon progressif et financé des combustibles fossiles, de manière totale, rapide et équitable</li><li>La nécessité d’une augmentation massive du financement climatique, notamment en matière de pertes et de préjudices</li><li>Les géants technologiques, la responsabilité des entreprises et les risques de la déréglementation</li><li>Comment limiter l’impact préjudiciable de l’intelligence artificielle sur les droits humains, notamment le droit à un environnement sain</li></ul>


<section id="section-c0789849" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">À propos d’Agnès Callamard</h3>



<p>Agnès Callamard est une experte internationale des droits humains. Fervente défenseure de la liberté d’expression, militante féministe et anti-raciste, elle a été au premier plan d’initiatives internationales visant à faire face à certains des plus grands défis de notre temps en matière de droits humains. Elle a été nommée secrétaire générale d’Amnesty International en 2021.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/davos-tout-veritable-dialogue-suppose-une-prise-de-position-collective-contre-les-manoeuvres-dintimidation-militaires-economiques-et-diplomatiques/">Davos. Tout véritable dialogue suppose une prise de position collective contre les manœuvres d’intimidation militaires, économiques et diplomatiques</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>Israël et territoire palestinien occupé. Les États ne doivent pas aider le Holger G à livrer des explosifs à Israël</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/israel-et-territoire-palestinien-occupe-les-etats-ne-doivent-pas-aider-le-holger-g-a-livrer-des-explosifs-a-israel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 14:19:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les États doivent empêcher le navire Holger G, battant pavillon portugais, qui transporte des composants de munitions à destination d’Israël, d’accoster dans leurs ports, compte tenu du risque manifeste que cette cargaison contribue au génocide actuellement perpétré dans la bande de Gaza occupée, ainsi qu’à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité contre [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les États doivent empêcher le navire Holger G, battant pavillon portugais, qui transporte des composants de munitions à destination d’Israël, d’accoster dans leurs ports, compte tenu du risque manifeste que cette cargaison contribue au génocide actuellement perpétré dans la bande de Gaza occupée, ainsi qu’à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité contre des Palestiniens et Palestiniennes, a déclaré Amnesty International.</p>



<p>D’après des informations initialement révélées par The Ditch, le navire appartenant à une entreprise allemande transporte 440 tonnes de composants d’obus de mortier, de projectiles et d’acier de qualité militaire destinés à de grands prestataires israéliens du domaine de la défense fournissant d’énormes quantités d’armes à l’armée israélienne. Amnesty International a ensuite confirmé que le navire transportait des alliages métalliques utilisés pour les obus d’artillerie, et probablement des sous-systèmes et composants utilisables pour des missiles et des roquettes.</p>



<p>Le Holger G est parti d’Inde le 16 novembre. La cargaison a pour destination Haïfa, où elle sera livrée au plus grand fabricant d’armes d’Israël, Elbit Systems, ainsi qu’à sa filiale IMI Systems.</p>



<p>« Les centaines de tonnes de cargaison meurtrière à bord du Holger G ne doivent pas atteindre Israël. Il existe un risque clair que cette cargaison colossale contribue à la commission du génocide et d’autres crimes de droit international contre des Palestiniens et Palestiniennes », a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice générale de la Recherche, du Plaidoyer à Amnesty International.</p>



<p>« Israël continue son génocide contre la population palestinienne dans la bande de Gaza, tout en maintenant son occupation illégale de l’ensemble du territoire palestinien occupé et en imposant son système d’apartheid contre tous les Palestiniens et Palestiniennes, dont il contrôle les droits, et en se rendant responsable d’autres graves violations du droit international. Les États qui maintiennent des relations normales avec Israël risquent de se rendre complices de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. »</p>



<p>Les États qui permettent le transfert d’armes vers Israël agissent en violation de leurs obligations au titre de l’article 1 commun aux Conventions de Genève et de l’article 6 du</p>



<p>Traité sur le commerce des armes et doivent prendre de toute urgence des mesures pour empêcher tous ces transferts. Ils manquent également à leur obligation de « prendre des mesures pour empêcher les échanges commerciaux ou les investissements qui aident au maintien de la situation illicite créée par Israël dans le Territoire palestinien occupé », énoncée dans l’avis consultatif de juillet 2024 de la Cour internationale de justice.</p>



<p>Les entreprises fabriquant, exportant et livrant des armes ont également des obligations au titre du droit international humanitaire, ainsi que la responsabilité de respecter les droits humains, comme prévu par les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme des Nations unies, qui leur imposent de s’abstenir de contribuer aux violations du droit international dans le cadre de leur chaîne de valeur. Cette responsabilité est indépendante des obligations d’un État en matière de droits humains et va au-delà du respect des lois et réglementations nationales.</p>



<p>« Une fois de plus, nous appelons tous les États à instaurer de toute urgence un embargo total sur les armes à destination d’Israël. Au titre du droit international, les États sont tenus de ne pas autoriser le transit d’armes à destination d’Israël et de veiller à ne pas permettre qu’une telle cargaison poursuive son trajet. En tant que pays sous lequel le navire bat pavillon et qu’État partie au Traité sur le commerce des armes, le Portugal doit prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher que la cargaison atteigne Israël.</p>



<p>« L’entreprise de transport allemande Reederei Gerdes doit se conformer à sa responsabilité de respecter les droits humains, notamment en veillant à ne pas contribuer à des violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains commises par des acteurs étatiques et non étatiques. Toute entreprise ou entité privée qui continue de fournir à Israël une assistance ou des équipements utilisés pour commettre un génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre risque sérieusement de se rendre complice de ces crimes », a déclaré Erika Guevara Rosas.</p>


<section id="section-f3afe161" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information </h3>



<p>D’après ce site de suivi des navires, le navire Holger G se trouve actuellement en Méditerranée orientale, après avoir traversé le détroit de Gibraltar, et doit faire escale à Port-Saïd, en Égypte, entre mi-décembre et fin décembre.</p>



<p>Le navire appartient à l’entreprise de transport allemande Reederei Gerdes.</p>



<p>Amnesty International a pris contact avec Reederei Gerdes pour solliciter un commentaire, mais n’avait reçu aucune réponse au moment de la publication du présent document. Elbit Systems avait précédemment été contactée à propos de sa fourniture d’armes à l’armée israélienne et avait affirmé que l’entreprise agissait en toute légalité, approvisionnant « un État souverain, non soumis à des sanctions, reconnu par la communauté internationale » et qu’elle n’avait « aucune raison juridique de limiter [ses] ventes ».</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/israel-et-territoire-palestinien-occupe-les-etats-ne-doivent-pas-aider-le-holger-g-a-livrer-des-explosifs-a-israel/">Israël et territoire palestinien occupé. Les États ne doivent pas aider le Holger G à livrer des explosifs à Israël</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>Monde. L’enquête sur les « Intellexa Leaks » dévoile de nouveaux éléments sur la menace que représente son logiciel espion pour les droits humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/monde-lenquete-sur-les-intellexa-leaks-devoile-de-nouveaux-elements-sur-la-menace-que-represente-son-logiciel-espion-pour-les-droits-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 10:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les « Intellexa Leaks », ou fuites de l’entreprise Intellexa, une nouvelle enquête menée conjointement par Inside Story, Haaretz et WAV Research Collective, et s’appuyant sur l’analyse technique apportée par Amnesty International, exposent le fonctionnement interne d’Intellexa, tristement célèbre pour la commercialisation du logiciel espion Predator, extrêmement intrusif et lié à des violations des droits [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les « Intellexa Leaks », ou fuites de l’entreprise Intellexa, une nouvelle enquête menée conjointement par Inside Story, Haaretz et WAV Research Collective, et s’appuyant sur l’analyse technique apportée par Amnesty International, exposent le fonctionnement interne d’Intellexa, tristement célèbre pour la commercialisation du logiciel espion Predator, extrêmement intrusif et lié à des violations des droits humains dans plusieurs pays.</p>



<p>En réaction à cette enquête publiée le 4 décembre 2025, Jurre van Bergen, expert en technologies au sein du Security Lab d’Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« Cette enquête offre l’un des aperçus les plus clairs et les plus accablants à ce jour du fonctionnement interne et des technologies d’Intellexa.</p>



<p>« Le fait qu&rsquo;Intellexa semble avoir conservé, au moins dans certains cas, la capacité d&rsquo;accéder à distance aux journaux d&rsquo;activité de ses clients utilisant Predator – permettant ainsi à son personnel de consulter les informations liées aux opérations de surveillance et aux personnes ciblées – soulève des interrogations quant à ses processus de diligence requise en matière de droits humains. Si l’on découvre qu’une société de logiciels espions mercenaires est impliquée directement dans le fonctionnement de son produit, elle pourrait alors, au regard des normes relatives aux droits humains, être tenue responsable en cas d&rsquo;utilisation abusive et en cas de violations des droits humains causées par l&rsquo;utilisation de ce logiciel espion.</p>



<p>« En outre, le logiciel espion Predator a été impliqué dans des attaques de surveillance en 2021, notamment contre le journaliste grec Thanasis Koukakis, d&rsquo;après les recherches en criminalistique numérique menées par Citizen Lab. Les informations contenues dans les fichiers divulgués viennent s&rsquo;ajouter aux preuves reliant les produits d&rsquo;Intellexa à des violations des droits humains, notamment les droits à la vie privée et à la liberté d&rsquo;expression.</p>



<p>« Ces révélations surviennent alors que de nouveaux cas d&rsquo;utilisation malveillante de Predator sont dévoilés, démontrant que le produit d&rsquo;Intellexa continue d&rsquo;être utilisé pour surveiller illégalement des militant·e·s, des journalistes et des défenseur·e·s des droits humains à travers le monde. Le Security Lab d&rsquo;Amnesty International a découvert une attaque contre un avocat spécialiste des droits humains de la province pakistanaise du Baloutchistan via WhatsApp durant l&rsquo;été 2025, prouvant ainsi que le logiciel espion Predator est activement utilisé au Pakistan, en violation flagrante du droit à la vie privée et de la liberté d&rsquo;expression.</p>



<p>« Plus inquiétant encore, la société a récemment développé un nouveau logiciel espion baptisé Aladdin, capable d&rsquo;infecter les téléphones portables via des publicités en ligne. »</p>


<section id="section-f3c6eb4b" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information</h3>



<p>Les « Intellexa Leaks » sont le fruit d’une enquête de plusieurs mois s’appuyant sur un ensemble de documents et de supports hautement sensibles ayant fuité de l’entreprise, notamment des documents internes, des supports marketing et commerciaux, ainsi que des vidéos de formation. Une analyse approfondie de ces éléments, ainsi que les détails de la réponse reçue par Haaretz de la part du fondateur d’Intellexa en réponse à une demande de commentaires de l’entreprise, sont disponibles dans la synthèse technique du Security Lab d’Amnesty International, intitulée To Catch a Predator: Leak exposes the internal operations of Intellexa’s spyware.</p>



<p>Amnesty International a déjà documenté les capacités techniques d’Intellexa et de nombreux cas d’atteintes aux droits humains en lien avec ses logiciels espions dans le cadre du rapport sur les « Predator Files » publié en 2023. Elle publiera prochainement dans une série de rapports les enquêtes en cours sur la campagne d’attaques au Pakistan et d’autres cas de violations.</p>

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		<title>L’industrie mondiale de l’habillement tire profit du déni du droit de se syndiquer dans les principaux pays de production</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/lindustrie-mondiale-de-lhabillement-tire-profit-du-deni-du-droit-de-se-syndiquer-dans-les-principaux-pays-de-production/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/lindustrie-mondiale-de-lhabillement-tire-profit-du-deni-du-droit-de-se-syndiquer-dans-les-principaux-pays-de-production/">L’industrie mondiale de l’habillement tire profit du déni du droit de se syndiquer dans les principaux pays de production</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<section class="wp-block-amnesty-core-hero aimc-ignore has-dark-background" style="aiic:ignore;background-image:url('https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/304464-1444x710.jpg')"><div class="container"><div class="hero-contentWrapper"><h1 class="hero-title"><span>L’industrie mondiale de l’habillement <br>tire profit du déni du droit de <br>se syndiquer dans les principaux <br>pays de production</span></h1><p class="hero-content">Deux nouveaux rapports révèlent que de grandes enseignes de la mode prospèrent sur le dos d’une main-d’œuvre sous-payée, majoritairement féminine, réduite au silence par la contrainte.</p></div></div><div class="image-metadata is-image"><span class="image-metadataItem image-copyright" aria-hidden="true">© Allison Joyce/Getty Images</span></div></section>

<section id="section-ee2143b6" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>Des gouvernements, des usines et des marques mondiales de mode tirent profit de la répression constante des ouvrières et ouvriers de la confection et des violations de leurs droits du travail au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka, écrit Amnesty International dans deux rapports complémentaires publiés le 27 novembre 2025.</p>



<p>Ces deux rapports, intitulés <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Stitched-Up_FINAL-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em></a> et <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Abandoned-by-Fashion_FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em></a>, font état de violations généralisées portant atteinte à la liberté syndicale dans l’industrie de l’habillement, qui se manifestent par des atteintes aux droits des travailleurs·euses et par des actes de harcèlement et de violence de la part des employeurs.</p>



<p>« L’alliance détestable entre des marques de mode, des propriétaires d’usines et les gouvernements du Bangladesh, de l’Inde, du Pakistan et du Sri Lanka soutient une industrie connue pour ses violations endémiques des droits humains. En ne respectant pas le droit des ouvrières et ouvriers de la confection à constituer des syndicats et à négocier collectivement, ce secteur prospère depuis des décennies grâce à l’exploitation d’une main-d’œuvre largement sous-payée, surchargée de travail et essentiellement féminine, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>


<section id="section-161776d5" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Stitched-Up_FINAL-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em></a> » en anglais.</strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Abandoned-by-Fashion_FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em></a> » en anglais </strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire la synthèse du rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8929_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em> » en français</a></strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire la synthèse du rapport <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8930_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em> » en français</a></strong></li>
</ul>

</div></section>


<p>« Il s’agit d’une mise en accusation de l’ensemble du modèle économique de l’industrie de l’habillement, qui sacrifie les droits des travailleurs·euses au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka sur l’autel de sa quête incessante de profits pour les actionnaires d’entreprises de la mode majoritairement occidentales. »</p>



<p>Ces deux rapports s’appuient sur des recherches menées par Amnesty International entre septembre 2023 et août 2024, notamment sur 88 entretiens couvrant 20 usines dans les quatre pays. Parmi eux, 64 travailleurs·euses, 12 dirigeant·e·s syndicaux et défenseurs·euses des droits du travail, dont plus de deux tiers de femmes. En novembre 2023, Amnesty International a également envoyé à 21 grandes marques et détaillants basés dans neuf pays, dont l’Allemagne, le Danemark, le Japon, l’Espagne, la Suède, le Royaume-Uni, les États-Unis et la Chine, un questionnaire leur demandant des informations sur leurs politiques en matière de droits humains, le suivi et les actions concrètes liées à la liberté syndicale, à l’égalité des genres et aux pratiques d’achat. Adidas, ASOS, Fast Retailing, Inditex, le Groupe Otto et Primark ont fourni des réponses complètes ; beaucoup ont renvoyé des informations partielles, notamment M&amp;S et Walmart, tandis que d’autres n’ont pas répondu, dont Boohoo, H&amp;M, Desigual, Next et Gap.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Les managers nous crient dessus en nous disant que si nous rejoignons le syndicat, nous serons aussi renvoyés »</h3>



<p>L’industrie mondiale de l’habillement fait depuis longtemps l’objet d’un examen pour les atteintes aux droits humains signalées dans ses chaînes d’approvisionnement et son modèle commercial. En Asie du Sud, les travailleurs·euses, en particulier les femmes, sont systématiquement privés de leurs droits en raison de contrats informels et précaires, de salaires de misère, de discriminations et de conditions de travail précaires.</p>



<p>Dans les quatre pays étudiés, les ouvrières et ouvriers du textile ont déclaré qu’ils n’adhèrent pas à des syndicats par crainte de répercussions de la part des employeurs. Tou·te·s les syndicalistes interrogés par Amnesty International ont décrit un climat de peur dans lequel les contremaîtres et les directeurs d’usine harcèlent, licencient et menacent fréquemment les ouvrières et ouvriers au motif qu’ils fondent un syndicat ou en font partie, en violation flagrante de leur droit à la liberté d’association.</p>



<p>« Lorsque les travailleurs·euses essaient de faire entendre leurs voix, ils sont ignorés. Lorsqu’ils tentent de s’organiser, ils sont menacés et licenciés. Enfin, lorsqu’ils protestent, ils sont battus, on leur tire dessus et on les arrête », a déclaré Taufiq*, employé d’une ONG qui défend les droits du travail au Bangladesh.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Les violations des droits humains sont quotidiennes, dans quasiment chaque usine »</h3>



<p>Les autorités des quatre pays se servent de nombreux moyens pour dissuader les travailleurs·euses de s’organiser ou les priver de leurs droits du travail par des pratiques antisyndicales, en entravant le droit de grève, comme les obstacles spécifiques à l’organisation syndicale dans les zones économiques spéciales (ZES), et en remplaçant les syndicats indépendants par des organes alliés de la direction.</p>



<p>Au Bangladesh, des restrictions juridiques privent les travailleurs et travailleuses du droit à la liberté syndicale dans les nombreuses zones économiques spéciales (ZES) où la majeure partie des vêtements sont confectionnés. Les ouvrières et ouvriers sont encouragés à constituer des associations ou des comités d’aide sociale, dont les moyens d’organisation et de représentation sont limités. Les autorités répriment avec violence les manifestations des travailleurs de l’habillement et instrumentalisent la loi pour sanctionner celles et ceux qui participent à des manifestations largement pacifiques.</p>



<p>En Inde, un grand nombre d’ouvrières à domicile dans l’industrie de l’habillement, qui travaillent en dehors de l’usine à la broderie ou à la finition des vêtements, ne sont pas reconnues comme employées par le droit du travail du pays et ne peuvent donc pas bénéficier d’une retraite, d’allocations de protection sociale liées à l’emploi ou d’une affiliation à un syndicat.</p>



<p>Au Pakistan, les ouvrières et ouvriers de l’industrie textile luttent au quotidien pour obtenir un salaire minimum et des contrats de travail. Le sous-paiement des salaires en raison de l’absence de contrôles et de contrats en bonne et due forme, est endémique. En outre, la décentralisation de l’administration du droit du travail, ainsi que la répression antisyndicale généralisée imputable au gouvernement, ont conduit à un déni effectif du droit à la liberté syndicale pour les travailleurs et travailleuses des zones économiques spéciales (ZES).</p>



<p>Au Sri Lanka, les ouvrières et ouvriers des zones franches d’exportation (ZFE) se voient privés de leur droit à la liberté syndicale par des mesures administratives trop complexes qui dressent des obstacles souvent insurmontables à la formation d’un syndicat. Ceux qui parviennent à se syndiquer subissent harcèlement et intimidation, et sont souvent licenciés, car les autorités de l’État ne les protègent pas contre les représailles des propriétaires d’usines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les grandes enseignes mondiales de la mode – un allié précieux des gouvernements répressifs</h3>



<p>Les entreprises de la mode contribuent à la vulnérabilité des ouvrières et ouvriers, car elles n’assument pas leurs responsabilités en matière de droits humains, transformant la diligence requise et les codes de conduite en QCM. Elles permettent le développement de chaînes d’approvisionnement opaques et se montrent disposées à se fournir en main-d’œuvre auprès de gouvernements et de partenaires commerciaux qui ne contrôlent pas les mauvaises pratiques au travail et n’y remédient pas, ou répriment activement la liberté syndicale. Du fait de l’absence de législation sur le devoir de diligence dans de nombreux pays, les marques ne sont pas tenues de rendre des comptes sur leurs chaînes d’approvisionnement, ce qui favorise une industrie d’extraction et d’exploitation. Lorsque ces lois existent, leur mise en œuvre et leur portée sont encore en projet.</p>



<p>Aux termes du droit international et des normes internationales, notamment des Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et des Principes directeurs à l’intention des entreprises multinationales de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les entreprises de la mode sont tenues d’identifier et de traiter tous les risques et les répercussions de leurs activités sur les droits humains en faisant preuve de la diligence requise à toutes les étapes de leur chaîne d’approvisionnement. Cependant, dans la plupart des États producteurs de vêtements, du fait de l’absence de législation contraignante, les atteintes aux droits des ouvrières et ouvriers s’enracinent dans les chaînes d’approvisionnement, sans que des mesures réelles ne soient prises en vue d’y remédier. En outre, les gouvernements des pays où ces marques mondiales ont leur siège n’ont pas pris de mesures afin d’empêcher les atteintes commises à l’étranger par des entreprises relevant de leur juridiction.</p>



<p>En raison du manque de transparence des chaînes d’approvisionnement mondiales, peu d’éléments permettent de déterminer si les politiques en matière de droits humains sont ou non mises en œuvre au niveau des usines. Les 21 enseignes de mode et détaillants interrogés ont tous des codes de conduite pour les fournisseurs, ou des politiques ou principes liés aux droits humains, qui affirment que l’entreprise s’engage à protéger le droit à la liberté syndicale des ouvrières et ouvriers. Malgré ce soi-disant engagement de la part des marques, Amnesty International a constaté que très peu de syndicats indépendants sont actifs au niveau des chaînes d’approvisionnement des entreprises de mode dans les quatre pays. Ce déni de la liberté syndicale et de négociation collective entrave les initiatives visant à prévenir, atténuer et réparer les violations des droits humains émaillant les chaînes d’approvisionnement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« L’accès à la justice est généralement très limité pour toutes les femmes… et c’est encore plus vrai pour les femmes dalits »</h3>



<p>En Asie du Sud, la majorité de la main-d’œuvre de l’industrie textile est constituée de femmes, qui sont souvent des migrantes rurales ou des membres de castes marginalisées. Malgré leur nombre, elles sont sous-représentées dans la direction des usines, ce qui reproduit fréquemment le système patriarcal qui règne à l’extérieur, ainsi que les discriminations existantes fondées sur la classe, l’ethnie, la religion et la caste.</p>



<p>Les ouvrières du secteur de l’habillement déclarent subir régulièrement des actes de harcèlement, des agressions et des sévices physiques ou sexuels sur leur lieu de travail. Pourtant, elles obtiennent rarement justice. En raison de l’absence de mécanismes efficaces et indépendants pour recevoir leurs plaintes dans les usines dirigées par des hommes, des restrictions cautionnées par l’État en matière d’organisation et des menaces des employeurs vis-à-vis de celles qui se syndiquent, leurs souffrances perdurent.</p>



<p>« J’ai subi des attouchements physiques et des violences verbales. Aucun membre de la direction n’a voulu prêter attention à ma situation, alors j’ai demandé à d’autres femmes de s’organiser. J’ai été menacée de licenciement à de nombreuses reprises », a expliqué Sumaayaa*, une syndicaliste de Lahore, au Pakistan.</p>


<section id="section-21a3873d" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Stitched-Up_FINAL-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em></a> » en anglais.</strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Abandoned-by-Fashion_FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em></a> » en anglais </strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire la synthèse du rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8929_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em> » en français</a></strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire la synthèse du rapport <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8930_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em> » en français</a></strong></li>
</ul>

</div></section>


<h3 class="wp-block-heading">« La liberté d’association est la clé qui ouvre la porte au changement dans l’industrie »</h3>



<p>Comme l’a résumé le Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit de réunion pacifique et la liberté d’association dans un rapport de 2016, « [L]es travailleurs privés de leurs droits de réunion et de libre association ont peu de moyens d’action pour faire évoluer des situations qui accentuent la pauvreté, creusent les inégalités… » Le Comité du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) indique clairement que « les droits syndicaux, la liberté syndicale et le droit de grève sont déterminants pour l’instauration, la préservation et la défense de conditions de travail justes et favorables ».</p>



<p>Amnesty International demande aux États de veiller à ce que toutes les ouvrières et tous les ouvriers puissent exercer leur droit à la liberté syndicale et à la négociation collective, notamment en ayant la possibilité de constituer des syndicats et d’y adhérer au niveau des usines. Les États doivent aussi enquêter sur toutes les violations éventuelles de la législation relative au travail et d’autres lois pertinentes. En cas d’infraction avérée, ils doivent dûment sanctionner les employeurs, y compris par le biais de poursuites en justice, et accorder des réparations adéquates et en temps voulu aux personnes lésées.</p>



<p>Les entreprises doivent de toute urgence prendre des mesures concrètes afin de protéger les droits des travailleurs·euses dans leurs chaînes d’approvisionnement et de favoriser l’autonomisation des ouvrières. Il importe de mettre en place un système de diligence raisonnable obligatoire afin de garantir que les marques demandent des comptes aux usines sur l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement mondiale et, surtout, qu’elles garantissent des voies de recours aux victimes de violations des droits humains et permettent de prévenir toute violation future.</p>



<p>« L’heure est venue d’élaborer une stratégie d’approvisionnement respectueuse des droits humains pour l’industrie mondiale de l’habillement. Une stratégie qui garantisse une véritable liberté syndicale, sanctionne les entraves à son exercice, interdise les représailles contre les syndicats et réexamine l’approvisionnement auprès de tout site qui priverait les travailleurs et travailleuses du droit à la liberté syndicale et à la négociation collective, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« La réussite économique de l’industrie de l’habillement doit aller de pair avec la réalisation des droits des travailleuses et travailleurs. La liberté syndicale est essentielle pour lutter contre les violations de leurs droits. Elle doit être protégée, promue et défendue. »</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size">:<em>* Les noms ont été modifiés pour protéger l’identité des personnes interrogées.</em></p>

</div></section>

<section id="section-d41f381e" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">
<div class="callToAction" role="note" aria-label="agissez dès maintenant !">
				<h2 class="callToAction-preHeading">Appelez les gouvernements du Bangladesh, de l’Inde, du Pakistan et du Sri Lanka à garantir les droits des travailleuses et travailleurs du secteur textile à un travail décent et à la liberté d’association.</h2>
				<h2 class="callToAction-heading">agissez dès maintenant !</h2>
				<p class="callToAction-content"></p>
        		<div className="innerBlocksContainer">
					

<a href="https://www.amnesty.lu/nos-petitions/rejoignez-la-lutte-pour-les-droits-des-ouvrieres-et-ouvriers-du-textile/" class="btn"><span>je signe</span></a>


        		</div>
      		</div>
</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/lindustrie-mondiale-de-lhabillement-tire-profit-du-deni-du-droit-de-se-syndiquer-dans-les-principaux-pays-de-production/">L’industrie mondiale de l’habillement tire profit du déni du droit de se syndiquer dans les principaux pays de production</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Kenya. Les autorités ont utilisé les réseaux sociaux et les outils numériques comme arme pour réprimer les manifestations de la « génération Z »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/kenya-les-autorites-ont-utilise-les-reseaux-sociaux-et-les-outils-numeriques-comme-arme-pour-reprimer-les-manifestations-de-la-generation-z/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 10:31:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les autorités kenyanes ont eu systématiquement recours à des violences facilitées par les technologies dans le cadre d’une campagne coordonnée et soutenue de répression des manifestations organisées par la « génération Z » contre la corruption et une nouvelle législation fiscale entre juin 2024 et juillet 2025, révèle un nouveau rapport d’Amnesty International. Ce document, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les autorités kenyanes ont eu systématiquement recours à des violences facilitées par les technologies dans le cadre d’une campagne coordonnée et soutenue de répression des manifestations organisées par la « génération Z » contre la corruption et une nouvelle législation fiscale entre juin 2024 et juillet 2025, révèle un nouveau rapport d’Amnesty International.</p>



<p>Ce document, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/AFR3204712025ENGLISH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em><span style="text-decoration: underline">“This fear, everyone is feeling it”: Tech-facilitated violence against young activists in Kenya</span></em></a>, montre que le gouvernement et ses alliés utilisent de plus en plus les plateformes numériques comme arme pour étouffer les manifestations, dans le cadre d’un ensemble de mesures répressives visant à éteindre la contestation organisée via les réseaux sociaux.</p>



<p>« Notre analyse de l’activité en ligne lors de plusieurs vagues de manifestations en 2024 et 2025 et les entretiens que nous avons réalisés avec de jeunes défenseur·e·s des droits humains mettent clairement en évidence des stratégies coordonnées et généralisées sur les plateformes numériques pour réprimer les manifestations organisées par des jeunes, notamment au moyen de menaces en ligne, de commentaires intimidants, de propos insultants, de campagnes de dénigrement et d’une désinformation ciblée, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Nos recherches prouvent également que ces campagnes sont menées par des trolls financés par l’État et un réseau de personnes payées pour promouvoir et amplifier les messages progouvernementaux dans le but de les faire figurer dans les tendances quotidiennes sur X au Kenya. »</p>



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<p>En juin et juillet 2024, la « génération Z » – les jeunes de moins de 28 ans – a été à l’initiative des manifestations du mouvement #RejectFinanceBill contre la création de taxes sur des biens et services essentiels. Des jeunes ont par ailleurs organisé des manifestations physiques et en ligne entre juin 2024 et juillet 2025 pour demander la fin des féminicides et de la corruption.</p>



<p>Des manifestations massives ont eu lieu dans 44 des 47 comtés du pays, dont ceux de Nairobi, Mombasa et Kisumu. Les réseaux sociaux ont joué un rôle majeur dans leur organisation et l’amplification des voix protestataires.</p>



<p>Les autorités du Kenya ont répondu par de l’intimidation et des menaces en ligne, de l’incitation à la haine et une surveillance portant atteinte au droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Le harcèlement en ligne et les campagnes de dénigrement sont devenues des instruments étatiques pour miner la crédibilité et la portée des critiques à l’égard du gouvernement. Certaines de ces tactiques ont facilité puis ont été utilisées pour justifier des arrestations, des disparitions forcées et des homicides de figures des manifestations.</p>



<p>Amnesty International estime que, au cours des deux séries de manifestations, le recours excessif à la force par les organes chargés de la sécurité est à l’origine de 128 morts, de 3 000 arrestations et d’au moins 83 disparitions forcées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ciblage des défenseur·e·s des droits humains</h3>



<p>Parmi les 31 défenseur·e·s des droits humains avec qui Amnesty International s’est entretenue, neuf ont indiqué avoir reçu des menaces violentes sous la forme de messages directs et publics sur X, TikTok, Facebook et WhatsApp pendant les manifestations de 2024.</p>



<p>« J’ai des personnes qui m’ont contactée sur ma messagerie et m’ont dit : “Tu vas mourir et laisser tes enfants. Nous allons venir t’attaquer” », a raconté Mariam*, une militante des droits humains âgée de 27 ans qui habite à Mombasa et a été soumise à une disparition forcée par la police pendant deux nuits en 2024.</p>



<p>Un autre défenseur des droits humains, Joseph*, a reçu un message direct sur X dans lequel il était écrit : « On vient pour toi. »</p>



<p>Les recherches menées par Amnesty International révèlent l’existence de campagnes coordonnées contre de jeunes défenseur·e·s des droits humains par le biais de trolls soutenus par l’État et de contenus haineux à leur encontre diffusés et amplifiés.</p>



<p>« Ils veulent entretenir leur image sur les réseaux sociaux, ce qui signifie que chaque fois que vous publiez quelque chose sur un ministère ou une personne en particulier, ils envoient systématiquement ce que nous appelons les 527 blogueurs. Il s’agit de blogueurs payés par le gouvernement pour vous insulter et tenir des propos très déshumanisants et dégradants », a expliqué Joshua, un chef de file étudiant qui a survécu à une disparition forcée.</p>



<p>Une grande partie de la violence en ligne prend la forme de contenus et de commentaires publics conçus pour porter préjudice. La plateforme X (anciennement Twitter) joue un rôle central pour les réseaux progouvernementaux qui diffusent de la désinformation et des campagnes de dénigrement. Ces derniers ont publié en masse des messages identiques à plusieurs reprises pour détourner l’algorithme de X et assurer une visibilité maximale aux messages soutenus par le gouvernement.</p>



<p>Hanifa Adan, journaliste kenyane d’origine somalienne et défenseure des droits humains bien connue du public, a été décrite dans des messages publiés sur les réseaux sociaux comme une « étrangère », une « idiote » et une « terroriste somalienne ».</p>



<p>« Quand des inconnus disent des choses sur vous tous les jours sans exception, quand vous êtes attaqué quotidiennement, c’est dur. Cela m’a ôté ma vivacité, ma joie. Cela m’a ôté ce qui faisait ma personnalité », a-t-elle déclaré à Amnesty International.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Attaques en ligne coordonnées</h3>



<p>En avril 2025, des trolls présumés soutenus par l’État ont eu recours à la campagne #ToxicActivists pour attaquer Hanifa Adan après qu’elle a accordé une interview à la BBC pour son documentaire Blood Parliament, qui enquêtait sur les tirs ayant visé plusieurs manifestant·e·s le 25 juin 2024 et le rôle présumé de l’armée kenyane dans ces agissements.</p>



<p>Des trolls organisés ont publié des contenus islamophobes et des messages répétés pour discréditer cette femme et d’autres militant·e·s kenyans de renom en les accusant d’être motivés par l’argent et corrompus.</p>



<p>Ces campagnes illustrent en outre le fait que X ne traite pas efficacement les vagues de menaces, qui sont pourtant contraires à sa propre politique.</p>



<p>« L’effet paralysant de ce type de harcèlement et d’incitation à la violence dépasse largement leurs cibles directes. Ces attaques doivent être stoppées avant qu’elles ne réduisent au silence les voix critiques, ne mettent à mal les libertés publiques et ne nourrissent une culture de la peur incompatible avec nos libertés constitutionnelles », a déclaré Irungu Houghton, directeur exécutif d’Amnesty International Kenya.</p>



<p>Des jeunes femmes ayant participé aux manifestations de la « génération Z » et à la campagne #EndFemicideKE ont signalé des commentaires misogynes, des attaques sur leur physique, des menaces, la divulgation de leurs données personnelles et des images pornographiques générées par intelligence artificielle produites pour les humilier, les menacer et les faire taire.</p>



<p>« Nous sommes forcées à nous taire, c’est une attaque contre notre voix, contre nos corps », a déclaré Sarah*.</p>



<p>Des discours mensongers et préjudiciables ont été propagés à l’encontre de défenseur·e·s des droits humains, notamment des affirmations selon lesquelles des personnes ayant survécu à une disparition forcée avaient mis en scène leur propre enlèvement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Campagnes payées, désinformation et manipulation des algorithmes</h3>



<p>John* gère des campagnes coordonnées sur X pour une clientèle politique et commerciale. Il a indiqué à Amnesty International qu’il faisait partie d’un réseau d’une vingtaine de personnes payées entre 25 000 et 50 000 shillings kenyans (environ 190 à 390 dollars des États-Unis) par jour pour promouvoir et amplifier les messages progouvernementaux dans le but de les faire figurer dans les tendances quotidiennes sur X au Kenya.</p>



<p>« La plupart des choses que vous voyez dans les tendances sur les réseaux sociaux au Kenya, ce sont des gens comme moi qui les publient », a déclaré John*.</p>



<p>Pendant les grandes manifestations, son réseau créait en temps réel des contre-campagnes et des hashtags pour noyer les hashtags de protestation figurant dans les tendances. Par exemple, le hashtag #RutoMustGo (« Ruto doit partir »), qui avait beaucoup de succès, a été contré par #RutoMustGoOn (« Ruto doit continuer »).</p>



<p>En réaction aux conclusions d’Amnesty International, le ministre de l’Intérieur du Kenya, Kipchumba Murkomen, a déclaré : « Le gouvernement du Kenya ne tolère le harcèlement ou la violence contre aucun citoyen. Tous les organes chargés de la sécurité sont tenus de respecter strictement la Constitution, la Loi relative aux Services de police au niveau national et toutes les lois en vigueur, et tout fonctionnaire impliqué dans une conduite illégale est responsable individuellement et susceptible de faire l’objet d’une enquête et de sanctions conformément à la loi. »</p>



<p>Cependant, les recherches d’Amnesty International laissent penser que ce n’est pas le cas. L’absence d’enquête, tant de la part des autorités de l’État que des entreprises concernées, sur les allégations crédibles de surveillance illégale facilitée par les technologies fragilise les droits humains car elle contribue à un effet paralysant sur le droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique.</p>



<p>Selon des défenseur·e·s des droits humains interrogés par Amnesty International, la surveillance d’État a été soutenue par Safaricom, l’un des principaux opérateurs de télécommunications du Kenya, qui a permis à des unités de police clandestines de suivre à la trace des militant·e·s ayant joué un rôle dans les manifestations. Des éléments semblent montrer que nombre de ces personnes ont ensuite été soumises à une disparition forcée.</p>



<p>En réaction à ces allégations, l’entreprise a déclaré : « Safaricom ne partage les données de ses clients que par des moyens légaux et à des fins légales. Notre client confirme que ses systèmes ne sont pas conçus pour suivre la localisation en direct d’un abonné, et cette fonctionnalité n’existe pas dans son architecture opérationnelle. »</p>



<p>Amnesty International a par ailleurs contacté X, d’autres autorités kenyanes et des responsables nommés dans son rapport, mais n’a pas reçu de réponse de leur part.</p>



<p>Amnesty International appelle le gouvernement du Kenya à cesser de recourir à la violence d’État facilitée par les technologies contre des manifestant·e·s pacifiques et des organisations de la société civile, ainsi qu’aux campagnes utilisant des trolls et aux discours dénigrants qui calomnient ses détracteurs en les qualifiant de « militants payés » ou d’« agents de l’étranger ».</p>



<p>Les autorités kenyanes doivent également ouvrir une enquête sur les disparitions forcées, les homicides illégaux et les allégations de surveillance illégale lors des manifestations de la « génération Z ». Enfin, les victimes de l’usage illégal de la force et les familles des personnes tuées doivent être correctement indemnisées.</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size"><em>*Les noms ont été modifiés afin de protéger l’identité des personnes citées</em></p>



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		<title>Union européenne. Les droits humains sacrifiés sous couvert de simplification du cadre numérique européen</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/union-europeenne-les-droits-humains-sacrifies-sous-couvert-de-simplification-du-cadre-numerique-europeen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 08:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant des années, l’UE a joué un rôle de premier plan dans l’élaboration de normes visant à protéger nos droits en ligne. Mais le vent a tourné et, sous couvert de « simplification », une vague de mesures – soutenues par de grandes entreprises – qui visent à affaiblir la réglementation sur le numérique menace [&#8230;]</p>
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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<section id="section-212d6ef9" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image section--small" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<p><strong>Par Joshua Franco, conseiller principal en matière de recherche à Amnesty Tech</strong></p>

</div></section>


<div style="height:25px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Pendant des années, l’UE a joué un rôle de premier plan dans l’élaboration de normes visant à protéger nos droits en ligne. Mais le vent a tourné et, sous couvert de « simplification », une vague de mesures – soutenues par de grandes entreprises – qui visent à affaiblir la réglementation sur le numérique menace maintenant tous nos droits, en ligne et hors ligne.</p>



<p>Des défenseur·e·s des droits numériques et des droits humains, notamment Amnesty International, ont recueilli des informations sur certaines des répercussions qu’ont les nouvelles technologies sur les droits humains, et il apparaît clairement que ce dont nous avons plus que jamais besoin, c’est d’un renforcement de la protection de nos droits. Malgré cela, le programme de simplification vise à une régression de cette protection.</p>



<p>Il apparaît de plus en plus clairement que ce processus mène inévitablement à un affaiblissement des dispositions du Règlement sur l’IA et de la protection des données, et probablement à bien plus encore. La Commission européenne a également proposé d’effectuer un « bilan de santé numérique ». Bien que nous ne sachions pas encore ce que cela signifie concrètement, il s’agira très probablement d’un exercice visant à repérer quelles sont les autres lois qui devront être « simplifiées ». Tout cela est entrepris en recourant à des procédures accélérées, sans évaluation préalable de l’impact concernant les effets des technologies émergentes et à haut risque sur la vie des individus et des communautés, en partant du principe absurde que les lois qui protègent nos droits peuvent être rognées sans que cela ait d’incidences sur ces droits.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le RGPD : quels enjeux ?</h3>



<p>Un bref aperçu des droits humains en jeu montre que l’UE se dirige dans la mauvaise direction. L’un des règlements dans la ligne de mire est le Règlement général sur la protection des données (le RGPD). Si vous pensez que le RGPD porte uniquement sur les bannières de cookies, détrompez-vous. Ce texte d’importance majeure fait partie des principaux outils permettant aux personnes non seulement dans l’UE mais aussi partout ailleurs dans le monde, d’être protégées contre l’utilisation abusive de leurs données personnelles par les géants de la technologie et aussi par les États. Même si son application laisse à désirer, cette norme a un rôle essentiel à jouer pour servir de rempart contre l’appétit vorace du modèle économique illégal de la Silicon Valley, basé sur la surveillance.</p>



<p>Sans protection adéquate, nos données peuvent être collectées à volonté, utilisées pour établir des profils discriminatoires ou injustes, reconditionnées, combinées, analysées, et vendues et revendues par un réseau massif et complexe de courtiers en données et d’entreprises de publicité en ligne. Elles peuvent également être communiquées ou vendues aux autorités étatiques, qui peuvent les utiliser pour établir notre profil, nous soumettre à une surveillance illégale, nous priver de nos droits – par exemple pour les prestations sociales –, ou même décider de nous arrêter et de nous placer en détention. Cela met en péril tous nos droits humains et aussi la sécurité nationale, car les données de localisation et les autres données personnelles sensibles des responsables gouvernementaux et des services de sécurité – et de toutes les autres personnes – sont mises en vente dans le monde entier, nous exposant ainsi au chantage et à la surveillance de masse.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Implications concernant le Règlement sur l’IA</h3>



<p>L’une des autres normes clés visées est le Règlement sur l’IA, qui prévoit des garde-fous pour le développement et l’utilisation de l’intelligence artificielle. Les dommages auxquels nous sommes toutes et tous exposés du fait des systèmes d’IA et contre lesquels ce règlement pourrait nous protéger sont considérables. Au Danemark, les autorités ont mis en place un nouveau système basé sur l’IA pour détecter les cas de fraude dans le système de prestations sociales du pays. Les recherches menées par Amnesty International ont révélé que, comme c’est souvent le cas avec ce type de système, les droits humains finissent par être bafoués.</p>



<p>Le système utilisait des variables telles que les liens avec des pays étrangers ou la composition « inhabituelle » des foyers pour signaler les cas potentiels de fraude, ce qui a fini par cibler de manière disproportionnée les personnes issues de l’immigration et toute personne dont le mode de vie s’écartait de ce qui était considéré comme la « norme » dans la société danoise. Ces personnes, ainsi que d’autres membres de groupes marginalisés, ont fini par être soumises non seulement à une surveillance numérique utilisant leurs données personnelles, mais aussi à des formes analogiques et invasives de surveillance visant par exemple à déterminer si une personne cohabite ou non avec son ou sa partenaire.</p>



<p>Ce sont précisément ces types de préjudices que le nouveau règlement européen sur l’IA devrait contribuer à empêcher. En fait, à Amnesty International, nous pensons que ces systèmes devraient être définis et interdits au titre du règlement sur l’IA en tant que systèmes de « notation sociale ». Si le train de mesures dit « omnibus » ne dévie pas de la direction qu’il a prise et si le Règlement sur l’IA est affaibli avant même d’être pleinement opérationnel, nous risquons alors d’être encore moins protégés contre ces systèmes, car les modifications proposées affaibliront davantage encore les exigences de transparence déjà insuffisantes pour les systèmes à haut risque, permettant dans les faits aux entreprises de certifier elles-mêmes si un système d’IA doit être considéré comme sûr ou non.</p>



<p>Mais le Danemark n’est pas un cas isolé : nos recherches portant sur l’« État-providence numérique » montrent que les atteintes aux droits humains, en particulier au droit à la sécurité sociale et à la non-discrimination, sont inhérentes à presque tous ces systèmes de plus en plus omniprésents, notamment aux Pays-Bas, en Serbie, en France, en Suède et au Royaume-Uni.</p>



<p>Et les menaces que l’IA fait peser sur les droits humains ne s’arrêtent pas là. En Hongrie, des modifications législatives ont ouvert la voie à l’utilisation de la technologie de reconnaissance faciale par les forces de l’application des lois dans toute une série de nouveaux contextes, permettant une surveillance généralisée des rassemblements pacifiques, notamment des marches des fiertés à Budapest et à Pecs.</p>



<p>Pour nous protéger contre tous ces dangers, il nous faut une réglementation plus stricte et une application plus rigoureuse des textes. Même une mise en œuvre énergique du Règlement sur l’IA laisserait des lacunes importantes qui doivent être comblées. Malgré une pression concertée de la société civile, le texte final du Règlement sur l’IA ne protège pas les personnes à travers le monde contre l’exportation de technologies dangereuses dont l’utilisation est interdite en Europe, et ne protège pas non plus les droits des personnes en mouvement. Or, le train de mesures dit « omnibus » montre clairement que la Commission européenne vise davantage à faciliter les profits pour les grandes entreprises qu’à faire le nécessaire pour combler ces lacunes et protéger nos droits.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les implications pour le RSN et la RMN</h3>



<p>La réglementation européenne a également une incidence sur la manière dont les grandes plateformes numériques affectent nos droits, et si le Règlement sur les services numériques et le Règlement relatif aux marchés dans le secteur numérique sont mis en avant (par exemple dans le cadre du « bilan de santé numérique ») comme prévu, cela pourrait également constituer un recul important. Les risques liés à la curation algorithmique de nos contenus en ligne, motivée par le profit et fondée sur la surveillance, ne doivent pas être sous-estimés. Les recherches menées par Amnesty International ont montré que cette technologie a contribué au nettoyage ethnique des musulmans rohingyas au Myanmar et aux graves atteintes aux droits humains commises contre la population tigréenne en Éthiopie, Meta n’ayant pas modéré et, dans certains cas, ayant même activement amplifié les contenus dangereux et discriminatoires sur Facebook.</p>



<p>Amnesty a également constaté à plusieurs reprises que cette technologie, en particulier le fil d’actualité « Pour toi » de TikTok, peut pousser les enfants et les jeunes dans un cycle de contenus sur la dépression, l’automutilation et le suicide. Les jeunes Français interrogés dans le cadre des recherches d’Amnesty ont déclaré que TikTok leur proposait de plus en plus de vidéos normalisant et encourageant même l’automutilation et le suicide après qu’ils aient consulté des contenus liés à la santé mentale. Les parents d’enfants décédés par suicide ont décrit l’horreur qu’ils ont ressentie en découvrant après leur décès les contenus que TikTok proposait à leurs enfants.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour une réglementation plus stricte</h3>



<p>Les réglementations relatives aux droits numériques dans l’UE offrent une protection cruciale, mais insuffisante, contre ces types de préjudices. Elles doivent être renforcées et appliquées, et non affaiblies.</p>



<p>L’ensemble du processus de simplification repose sur un postulat erroné. La Commission européenne semble croire que les droits constituent un obstacle à la compétitivité et à l’innovation. Or, la véritable innovation consiste à faire en sorte que les nouvelles technologies soient avantageuses pour toutes les personnes, sans bafouer nos droits humains. La nouvelle série de lois en Europe avait commencé à permettre d’imaginer un monde où le pouvoir des géants technologiques peut être significativement circonscrit, et où notre droit de ne pas être soumis à un profilage et à une discrimination sans fin peut être un outil pour freiner les abus des États et des monopoles d’entreprise.</p>



<p>Mais au lieu de s’appuyer sur ces progrès, la Commission européenne semble se précipiter pour satisfaire les intérêts des entreprises et bâtir « un continent de l’IA », supprimant les garde-fous qui protègent nos données – et donc notre propre personne – contre l’appétit vorace des grandes entreprises technologiques pour les profits, au détriment de notre environnement et de nos droits. Nous devons nous opposer à cette tentative d’amenuiser les protections au nom d’une simplification et dire à la Commission européenne que nos droits humains ne sont pas à vendre.</p>
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		<title>France. Un système de carte de séjour dysfonctionnel et discriminatoire viole les droits des travailleuses et travailleurs migrants racisés</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/france-un-systeme-de-carte-de-sejour-dysfonctionnel-et-discriminatoire-viole-les-droits-des-travailleuses-et-travailleurs-migrants-racises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2025 07:42:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34753</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le système français de carte de séjour court viole les droits humains des travailleuses et travailleurs migrants racisés, les piégeant dans des conditions précaires, abusives et d’exploitation Les violations des droits humains commises contre les travailleuses et travailleurs migrants racisés sont systématiques et structurelles En exposant avec sa politique migratoire ces travailleuses et travailleurs à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list"><li><strong>Le système français de carte de séjour court viole les droits humains des travailleuses et travailleurs migrants racisés, les piégeant dans des conditions précaires, abusives et d’exploitation</strong></li><li><strong>Les violations des droits humains commises contre les travailleuses et travailleurs migrants racisés sont systématiques et structurelles</strong></li><li><strong>En exposant avec sa politique migratoire ces travailleuses et travailleurs à des abus, la France soumet ces personnes à une discrimination, les femmes étant touchées de manière disproportionnée</strong></li></ul>



<p><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Rapport_Amnesty_a_la_merci_dun_papier.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">De nouvelles recherches</a> menées par Amnesty International révèlent que le système français de carte de séjour pour les travailleuses et travailleurs migrants piège les personnes racisées dans un labyrinthe administratif et les expose à l’exploitation au travail, à la privation de logement et à la pauvreté.</p>



<p>Le système de carte de séjour court, qui permet en théorie aux travailleuses et travailleurs de rester en France jusqu’à quatre ans, mais souvent moins longtemps dans la pratique, crée des conditions d’exploitation, d’instabilité et d’insécurité. Amnesty International a réuni des informations sur un large éventail d’abus qui touchent les travailleuses et travailleurs migrants, en particulier celles et ceux originaires de pays tels que le Mali, la Côte d’Ivoire, la Gambie, l’Angola, le Cameroun, la République démocratique du Congo, l’Inde et le Sri Lanka, du fait de cartes de séjour précaires.</p>



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<p>Les abus recensés comprennent le vol de salaire, des heures de travail prolongées, des conditions de travail dangereuses et de multiples cas de violences commises par les employeurs·euses, en particulier pour des motifs raciaux, y compris des violences physiques et le harcèlement sexuel.</p>



<p>Les nombreux dysfonctionnements du système, notamment les bugs informatiques et les retards administratifs, peuvent avoir des conséquences dévastatrices, entraînant la perte de revenus et de prestations sociales pour les personnes concernées, qui ne peuvent dès lors plus subvenir à leurs besoins élémentaires et qui risquent d’être privées de logement.</p>



<p>« Cette situation est aussi cruelle qu’inacceptable. Des milliers de travailleuses et travailleurs migrants – principalement des personnes racisées employées dans des secteurs essentiels de l’économie française (bâtiment, aide à domicile et nettoyage, notamment) vivent en permanence sous la menace d’un refus de délivrance ou de renouvellement d’une carte de séjour. Beaucoup vivent depuis plusieurs décennies dans cet état d’incertitude permanente sur le territoire français », a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice générale pour la recherche, le plaidoyer, les politiques et les campagnes à Amnesty International.</p>



<p>Le rapport d’Amnesty International intitulé <em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Rapport_Amnesty_a_la_merci_dun_papier.pdf">À la merci d’un papier : quand l’État fabrique la précarité des travailleur·euses étranger·es</a></em> rend compte des recherches menées entre avril 2024 et septembre 2025 en France hexagonale sur la base d’entretiens réalisés avec 27 travailleuses et travailleurs étrangers racisés de 16 nationalités différentes, et 39 expert·e·s, notamment des sociologues, des juristes, des économistes, des responsables d’associations, des syndicalistes et des journalistes.</p>



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<p>Les gouvernements français successifs ont mis en place des exigences administratives toujours plus restrictives et excessivement complexes pour l’obtention de la carte de séjour et pour son renouvellement. Pour obtenir une carte de séjour, le demandeur ou la demandeuse doit disposer d’une autorisation de travail, délivrée par la préfecture à la demande de l’employeur·e. Mais pour obtenir une autorisation de travail, le demandeur ou la demandeuse doit disposer d’une carte de séjour.</p>



<p>Sans surprise, ce cercle vicieux entraîne des violations des droits des travailleuses et travailleurs étrangers. Nombre de travailleuses et travailleurs n’ont d’autre choix que de supporter des conditions de travail difficiles et dangereuses, en particulier dans le secteur du bâtiment, des heures supplémentaires non rémunérées et l’exploitation par des employeurs·euses sans scrupule. Ils ne peuvent pas dénoncer leur situation par crainte de perdre leur emploi et, par conséquent, leur carte de séjour.</p>



<p><strong>Annie</strong>, une femme de ménage comorienne employée par une multinationale du nettoyage, a vu son salaire mensuel réduit de moitié par son employeur durant l’été 2024. Lorsqu’elle a réclamé le salaire qui lui était dû, son employeur lui a répondu que, comme elle n’avait plus de carte de séjour depuis deux semaines, elle aurait dû être suspendue. Annie a fait remarquer que cela n’avait pas empêché son employeur de la faire travailler, par contre cela l’avait empêché de la rémunérer pour les heures qu’elle avait effectuées.</p>



<p>Les règles étant constamment modifiées, une personne vivant et travaillant en France hexagonale en toute légalité peut se retrouver du jour au lendemain en situation irrégulière en raison d’un des nombreux dysfonctionnements du système de cartes de séjour, notamment d’erreurs administratives ou d’autres défaillances.</p>



<p><strong>Nadia</strong>, aide à domicile et mère célibataire, a ainsi perdu son droit au séjour pour une période de trois ans. Elle avait envoyé son dossier complet à temps et dans les règles, mais celui-ci n’a pas été traité. Elle s’est vu refuser le droit de travailler et a fait face à une perte de prestations sociales, ce qui l’a mise dans l’incapacité de payer la nourriture, le loyer et les factures pour elle-même et ses enfants.</p>



<p>D’autres personnes interviewées, comme Paul, peintre en bâtiment, ont eu besoin de renouveler leur carte de séjour et pour cela, elles avaient aussi besoin d’une autorisation de travail. Mais l’employeur de Paul n’en a pas fait la demande. Après avoir travaillé sans salaire pendant quatre mois, Paul a contacté un avocat, ce qui a entraîné son licenciement. N’ayant plus d’autorisation de travail, et ne pouvant donc plus trouver un emploi, il s’est vu délivrer une obligation de quitter le territoire français.</p>



<p>« Ce sont des vies bouleversées, hachées, parfois brisées. Imaginez : vous avez suivi toutes les règles, envoyé votre dossier de renouvellement de carte de séjour dans les temps, vous n’avez aucune nouvelle et les portes des préfectures vous sont fermées. Votre carte de séjour précédente expire, vous devenez du jour au lendemain sans-papiers. Dans ce grand silence de l’administration, vous perdez tout : emploi, ressources, droit de résider et travailler dans le pays où vous vivez depuis parfois des années », souligne Anne Savinel-Barras, présidente d’Amnesty International France.</p>



<p>Amnesty International a constaté que les violations des droits des travailleuses et travailleurs migrants racisés, loin d’être des cas isolés dus à des employeurs sans scrupule, sont systémiques : elles trouvent leur origine dans la précarité du statut juridique de ces travailleuses et travailleurs et sont aggravées par des décennies de politique migratoire restrictive en France. Avec ce système de cartes de séjour délibérément précaires, les autorités françaises contribuent à l’exploitation et à la discrimination auxquelles sont en butte les travailleuses et travailleurs étrangers racisés.</p>



<p>« L’État doit sans plus tarder prendre les mesures nécessaires pour rectifier un système qui est non seulement directement nocif, mais qui permet également aux employeurs·euses peu scrupuleux de commettre des abus. Les personnes occupant des emplois dits essentiels ne sont absolument pas traitées avec le respect qui leur est pourtant dû à ce titre. Seuls une loi et un système pleinement conformes aux normes relatives aux droits humains peuvent préserver l’intérêt de toutes les personnes », a déclaré Erika Guevara Rosas.</p>



<p>« Des mesures doivent immédiatement être prises pour lutter contre le racisme et la précarité qui sont au cœur de ce système cruel. Cela implique notamment de simplifier les procédures administratives, de renforcer les garanties contre les défaillances et, de manière cruciale, d’assurer une sécurité beaucoup plus grande du statut de résident·e avec un titre de séjour pour le travail unique et stable. Toutes les réformes de la loi et du système relatifs aux cartes de séjour doivent être élaborées en partenariat avec la société civile, notamment avec les syndicats, les employeurs·euses, les entreprises et les associations, et surtout, avec les travailleuses et travailleurs migrants racisés qui sont ceux qui souffrent actuellement le plus. »</p>



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		<title>France. TikTok continue d’orienter les enfants et les jeunes déjà fragiles vers des contenus dépressifs et suicidaires</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/france-tiktok-continue-dorienter-les-enfants-et-les-jeunes-deja-fragiles-vers-des-contenus-depressifs-et-suicidaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 08:58:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34451</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le rapport d’Amnesty International traite de sujets sensibles comme l’automutilation et le suicide. De nouvelles recherches menées en France par Amnesty International montrent que le fil « Pour toi » de TikTok pousse les enfants et les jeunes qui manifestent un intérêt pour la santé mentale dans un cercle vicieux de contenus dépressifs ou valorisant [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le rapport d’Amnesty International traite de sujets sensibles comme l’automutilation et le suicide.</em></strong></p>



<p>De nouvelles recherches menées en France par Amnesty International montrent que le fil « Pour toi » de TikTok pousse les enfants et les jeunes qui manifestent un intérêt pour la santé mentale dans un cercle vicieux de contenus dépressifs ou valorisant l’automutilation et le suicide. </p>



<p>Le rapport de l’organisation, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/10/Amnesty_TikTok_Rabbit_Hole.pdf">Entraîné·e·s dans le « rabbit hole ». De nouvelles preuves montrent les risques de TikTok pour la santé mentale des enfants</a>, souligne l’incapacité persistante de TikTok à remédier aux risques systémiques que la conception de sa plateforme fait courir aux enfants et aux jeunes.</p>



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<p>« Nos recherches techniques révèlent à quelle vitesse les adolescent·e·s qui manifestent un intérêt pour des contenus liés à la santé mentale peuvent être attirés dans une spirale toxique (ou “rabbit hole”). En seulement trois à quatre heures de navigation sur le fil “Pour toi” de TikTok, les faux comptes d’adolescent·e·s créés pour nos recherches ont été exposés à des vidéos qui idéalisaient le suicide ou montraient des jeunes exprimant leur intention de mettre fin à leurs jours, avec des informations sur les méthodes de suicide », a déclaré Lisa Dittmer, chercheuse sur les droits numériques des enfants et des jeunes à Amnesty International.</p>



<p>« Les témoignages de jeunes et de parents endeuillés recueillis en France révèlent comment TikTok a normalisé et exacerbé le penchant des jeunes en question pour l’automutilation ainsi que leurs idées suicidaires, au point de leur recommander des méthodes de suicide et des défis en ce sens. »</p>



<p>Le fil « Pour toi » de TikTok est un flux personnalisé de courtes vidéos recommandées par la plateforme en fonction de l’historique de visionnage.</p>



<p>L’équipe de recherche d’Amnesty International a créé trois faux comptes d’adolescent·e·s de 13 ans (deux filles et un garçon) sur TikTok en France afin d’étudier manuellement l’amplification algorithmique des contenus sur le fil « Pour toi » de TikTok. Dès les cinq premières minutes de navigation, et avant même qu’une quelconque préférence n’ait été exprimée, les comptes se sont vu proposer des vidéos sur la tristesse ou le désenchantement.</p>



<p>Le fait de regarder ces vidéos a rapidement fait augmenter le nombre de contenus liés à la tristesse et à la santé mentale. Dans les 15 à 20 minutes après le début de l’expérience, les trois fils contenaient presque exclusivement des vidéos sur la santé mentale, dont jusqu’à la moitié sur des contenus dépressifs. Sur deux des comptes, des vidéos exprimant des pensées suicidaires sont apparues dans les 45 minutes. </p>



<p>Des expériences supplémentaires ont été réalisées en collaboration avec l’Algorithmic Transparency Institute au moyen de comptes automatisés d’adolescent·e·s de 13 ans en France. Elles ont montré que le système de recommandation de TikTok faisait plus que doubler le pourcentage de contenus tristes ou dépressifs recommandés lorsque les historiques de visionnage contenaient de telles vidéos, dans des proportions variables. </p>



<p>Ces recherches ont été menées en France, où TikTok est réglementée par le Règlement sur les services numériques (DSA) de l’Union européenne, qui oblige depuis 2023 les plateformes à identifier et à atténuer les risques systémiques pour des droits de l’enfant. </p>



<p>Les législatrices et législateurs français débattent actuellement des failles dans la réglementation des réseaux sociaux, et ces recherches viennent s’ajouter aux éléments recueillis précédemment par Amnesty International prouvant que TikTok ne fait pas le nécessaire pour remédier aux risques liés à son modèle économique fondé sur l’engagement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les conséquences sur les jeunes</h3>



<p>Malgré les mesures d’atténuation des risques annoncées par TikTok depuis 2024, la plateforme continue d’exposer les utilisateurs et utilisatrices vulnérables à des contenus qui normalisent l’automutilation, le désespoir et les idées suicidaires.</p>



<p>Des témoignages de jeunes ayant sombré dans la dépression et de parents concernés ou endeuillés révèlent l’ampleur des risques et des préjudices que le modèle économique de TikTok entraîne pour la santé mentale et physique des jeunes déjà mal dans leur peau.</p>



<p>« Il y a des vidéos […] qui sont encore imprimées dans ma rétine », a déclaré Maëlle, 18 ans, décrivant comment elle avait été attirée vers des contenus dépressifs et liés à l’automutilation sur le fil « Pour toi » de TikTok en 2021. Pendant les trois années qui ont suivi, son mal-être psychologique l’amenant à s’automutiler n’a cessé de s’aggraver tandis qu’elle était dévorée par des contenus nocifs en ligne.</p>



<p>« Voir des gens qui se scarifient en direct, des gens qui disent quoi prendre comme médicaments pour en finir, ça influence et ça t’incite à avoir des comportements délétères. »</p>



<p>Si le rapport d’Amnesty International se concentre sur le problème de l’amplification des contenus nocifs, les témoignages recueillis dénoncent aussi les manquements de la modération de contenu de TikTok. Selon les participant·e·s aux recherches, des contenus incitant à l’automutilation ou au suicide n’ont pas été supprimés de la plateforme malgré les signalements à répétition faits par des jeunes et leurs familles.</p>



<p>Par exemple, dans le fil d’un des comptes tests gérés manuellement, l’équipe de recherche d’Amnesty International est tombée durant l’été 2025 sur deux vidéos présentant le « défi du baume à lèvres ». Cette tendance sur les réseaux sociaux a semble-t-il commencé sous la forme d’un défi consistant à deviner le goût du baume à lèvres d’une autre personne. La règle a ensuite évolué en une autre version encourageant les gens à couper un morceau de leur baume à lèvres à chaque fois qu’ils ou elles se sentaient tristes, puis à s’automutiler ou à tenter de se suicider une fois le baume terminé.</p>



<p>« Pour ces plateformes, nos enfants deviennent des produits et non plus des êtres humains. On utilise nos enfants comme des produits avec un algorithme et une bulle de filtres, en se servant de leurs émotions pour les capter. L’algorithme va capter vos centres d’intérêt, ce qui n’est pas normal. On rentre dans la vie privée de l’enfant. Mais les enfants ont des droits », a déclaré Stéphanie Mistre, la mère de Marie Le Tiec, une adolescente française qui a été entraînée dans la spirale de contenus dépressifs de TikTok et s’est suicidée en 2021, à l’âge de 15 ans.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des mesures contraignantes requises de toute urgence pour rendre TikTok plus sûre</h3>



<p>Ces recherches montrent que TikTok ne fait pas le nécessaire pour remédier aux risques systémiques que la conception addictive de sa plateforme fait courir aux jeunes. L’entreprise n’assume pas sa responsabilité de respecter les droits humains conformément aux Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et ne respecte pas toutes ses obligations au titre du DSA.</p>



<p>« Cette nouvelle preuve de violations manifestes du DSA par TikTok doit de toute urgence être intégrée à l’enquête actuellement menée par la Commission européenne. Des mesures contraignantes et efficaces doivent être prises pour obliger TikTok à rendre enfin son application sûre pour les jeunes de l’Union européenne et du monde entier », a déclaré Katia Roux, chargée de plaidoyer chez Amnesty International France.</p>



<p>L’indifférence de TikTok à l’égard des préjudices systémiques liés à son modèle fondé sur l’engagement soulève de graves inquiétudes en ce qui concerne son respect du DSA et souligne la nécessité, pour protéger les enfants et les utilisateurs·rices vulnérables, d’adopter des mesures plus fortes réglementant les plateformes et les obligeant à rendre des comptes.</p>



<p>Amnesty International a fait part de ses principales conclusions à TikTok. L’entreprise ne lui a pas répondu.</p>



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