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	<title>Justice internationale Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Justice internationale Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Europe. La participation d’Israël à la Ligue des nations de l’UEFA est une trahison envers les Palestiniens, les propres règles du football et les droits humains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 15:09:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<section id="section-2abe8ba7" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<h1 class="wp-block-heading">Europe. La participation d’Israël à la Ligue des nations de l’UEFA est une trahison envers les Palestiniens, les propres règles du football et les droits humains</h1>



<p>À l’approche des premiers matchs de la phase de groupes de la Ligue des nations masculine de l’UEFA 2026-2027, au cours desquels l’Autriche, l’Irlande et le Kosovo affronteront Israël pendant la fenêtre internationale du 24 septembre au 6 octobre, Steve Cockburn, directeur régional d’Amnesty International pour l’Europe, a déclaré :</p>



<p>« Il est inconcevable que l’équipe nationale masculine de football d’Israël participe à la Ligue des nations de l’UEFA cet automne, malgré les preuves évidentes que la fédération israélienne de football continue de soutenir des colonies illégales.</p>



<p>« Au lieu d’envoyer un message clair indiquant que l’occupation illégale du Territoire palestinien occupé (TPO) par Israël et les crimes atroces commis contre les Palestiniens ont un coût, l’UEFA offre à Israël une tribune internationale alors qu’il maintient son occupation brutale du TPO, son système d’apartheid à l’encontre de l’ensemble des Palestiniens et son génocide en cours contre les Palestiniens dans la bande de Gaza.</p>



<p>« L’UEFA et la FIFA auraient dû suspendre depuis longtemps la Fédération israélienne de football (IFA), en raison de son refus d’exclure les clubs établis dans des colonies illégales situées dans le TPO. Leur participation continue aux championnats israéliens constitue une violation flagrante des statuts de la FIFA et est contraire au droit international. Alors que des fonds continuent d’être versés par la FIFA et l’UEFA à l’IFA, ces organisations risquent de contribuer au maintien des colonies illégales et de l’occupation illégale du TPO par Israël et, par conséquent, aux violations des droits humains des Palestiniens commises par Israël.</p>



<p>« Au cours des dernières décennies, les décisions et avis des juridictions internationales ainsi que les résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations unies ont condamné à plusieurs reprises Israël pour ses multiples et graves violations.</p>



<p>« Le sport ne devrait jamais être utilisé comme une vitrine de relations publiques pour des États qui commettent des atrocités.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Alors que l’équipe israélienne se rend en Europe, des familles palestiniennes sont déplacées et dépossédées, leurs terres sont volées, leurs oliviers déracinés et leur histoire effacée par des colons avec le soutien de l’armée israélienne. Le beau jeu devrait rassembler les gens, pas légitimer l’apartheid.</p>
<cite>Steve Cockburn, directeur régional d’Amnesty International pour l’Europe</cite></blockquote>


<p>« Alors que les dirigeants politiques et les autorités sportives choisissent de rester sur la touche, alimentant l’impunité d’Israël, les supporters entrent sur le terrain pour exiger que les responsables rendent des comptes, ainsi que justice et respect des règles du jeu. Lorsque les règles sont enfreintes, lorsque l’occupation, l’apartheid et le génocide se poursuivent, nous ne pouvons pas détourner le regard. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte</h2>



<p>L’équipe nationale masculine de football d’Israël participera à la prochaine phase de groupes de la cinquième édition de la Ligue des nations de l’UEFA. Les matchs de la phase de groupes se dérouleront en deux séries de rencontres : les quatre premiers matchs auront lieu entre le 24 septembre et le 6 octobre, puis deux autres matchs se joueront entre le 12 et le 17 novembre 2026. Israël évolue dans la Ligue B, aux côtés de l’Autriche, de l’Irlande et du Kosovo.</p>



<p>Une forte opposition à la participation d’Israël aux compétitions de football en Irlande s’est exprimée dans le cadre de la campagne « Stop the Game ». Plusieurs fédérations de football, joueurs et joueuses, militants et militantes, syndicats, artistes et responsables politiques ont appelé à des sanctions, au boycott ou à la suspension des prochains matchs entre l’Irlande et Israël, prévus les 27 septembre et 4 octobre.</p>



<p>La Fédération irlandaise de football (FAI) a officiellement demandé à l’UEFA d’examiner la possibilité de suspendre Israël de ses compétitions. L’UEFA a néanmoins approuvé les rencontres de la Ligue des nations ainsi que le recours à des « terrains neutres » lorsque cela est nécessaire, dans des pays autres qu’Israël et l’Irlande. Les matchs entre l’Irlande et Israël doivent se dérouler sur des « terrains neutres », en Hongrie et en Serbie, à huis clos et sans supporters dans les stades.</p>



<p>En octobre 2025, Amnesty International a écrit <strong>à la FIFA et à l’UEFA</strong> pour demander la suspension de l’IFA, à moins que les clubs établis dans des colonies illégales situées dans le TPO ne soient immédiatement exclus des championnats nationaux israéliens.</p>



<p>En mars 2026, la FIFA <strong>a annoncé</strong> qu’aucune mesure ne serait prise à l’encontre de l’IFA concernant la participation de clubs établis dans des colonies illégales aux championnats israéliens. Par cette position, la FIFA légitime indirectement l’occupation illégale du territoire palestinien par Israël et risque de contribuer à sa perpétuation ainsi qu’aux graves violations des droits humains commises contre les Palestiniens, notamment le crime contre l’humanité d’apartheid, tout en ignorant l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice en 2024.</p>



<p>À la suite de la décision de la FIFA de rejeter ses plaintes concernant les clubs établis dans les colonies israéliennes, la Fédération palestinienne de football <strong>a saisi</strong> le Tribunal arbitral du sport.</p>



<p>Le récent rapport d’Amnesty International, <strong>« Effacer tout ce qui est palestinien : le nettoyage ethnique de la Cisjordanie par Israël »</strong>, montre comment le gouvernement israélien actuel a fait de l’annexion formelle, dans le droit israélien, de terres palestiniennes situées dans le territoire palestinien occupé illégalement une politique officielle de l’État. Sa mise en œuvre s’est accélérée, notamment par le biais de violences commises par des colons soutenus par l’État.</p>

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		<item>
		<title>Russie. Le recrutement d’étrangers pour combattre en Ukraine relève de la traite des êtres humains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 14:54:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Russie. Le recrutement d’étrangers pour combattre en Ukraine relève de la traite des êtres humains La Russie a employé des pratiques trompeuses, coercitives et fondées sur l’exploitation, dans le but de recruter des étrangers pour qu’ils rejoignent ses forces armées, et de les envoyer combattre en Ukraine, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Russie. Le recrutement d’étrangers pour combattre en Ukraine relève de la traite des êtres humains</h2>



<p>La Russie a employé des pratiques trompeuses, coercitives et fondées sur l’exploitation, dans le but de recruter des étrangers pour qu’ils rejoignent ses forces armées, et de les envoyer combattre en Ukraine, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique jeudi 10 septembre. Dans de nombreux cas, cela constitue une violation des droits humains et relève de la traite des personnes, qui reste étendue en Russie et dont la communauté internationale doit se préoccuper en urgence.</p>



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<p>Les recherches effectuées décrivent comment des recruteurs ont attiré sous des prétextes fallacieux au sein des forces armées russes des individus venant de l’étranger, et ont exploité la situation précaire de migrants et de réfugiés déjà présents en Russie. Les personnes prises pour cible sont majoritairement issues de pays à faible revenu du sud global.</p>



<p>« Les recherches effectuées par Amnesty montrent que l’armée russe renforce ses rangs avec des étrangers vulnérables sur le plan économique, et les utilise comme chair à canon dans la guerre d’agression contre l’Ukraine. Le niveau d’exploitation et de coercition que cela implique nous a amenés à conclure que dans de nombreux cas, cela relève de la traite des êtres humains, ainsi que la définit le Protocole de Palerme », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« S’appuyant sur des voies migratoires pré-existantes caractérisées par l’exploitation et des pratiques abusives à l’égard des migrant·e·s et des réfugié·e·s en Russie, des recruteurs ont établi un système de coercition, de fraude et de tromperie, notamment des promesses creuses faisant miroiter des emplois civils ou non-combattants, afin d’engager des étrangers dans l’armée. Une fois que les victimes ont signé les documents qu’on leur présente, souvent dans une langue qu’elles ne comprennent pas, des commandants militaires restreignent leurs mouvements, les déploient en première ligne avec une préparation minimale, et menacent ceux qui cherchent à s’en extraire. »</p>



<p>La synthèse s’appuie sur les témoignages de personnes originaires du Brésil, de Colombie, de Cuba, d’Égypte, de Sierra Leone, du Sri Lanka, de Somalie et d’Afrique du Sud, recueillis dans deux camps ukrainiens de prisonniers de guerre entre 2024 et 2026, et sur des conversations avec des étrangers servant actuellement au sein des forces russes, ainsi que des membres de leur famille, des avocat·e·s, des défenseur·e·s des droits humains et des journalistes.</p>



<p>Parmi leurs principaux outils pour recruter des étrangers, les autorités russes ont tiré parti de la situation irrégulière de personnes restées sur le territoire au-delà de la durée de leur visa de travail, ainsi que de la situation précaire d’étrangers accusés d’infractions pénales, leur présentant un engagement au sein de l’armée comme une solution préférable à une arrestation et une expulsion.</p>



<p>Amnesty International a recueilli les propos de deux Sri-Lankais recrutés après avoir dépassé la durée de leur visa de travail, ainsi que de personnes originaires de Cuba et d’Égypte, incarcérées pour détention présumée de stupéfiants, qui se sont vu proposer la possibilité de signer des contrats militaires au lieu de purger ou terminer leur peine de prison. L’organisation a également reçu le témoignage d’un réfugié originaire d’Afrique centrale qui a été placé en détention après l’expiration de son statut de protection temporaire, et qui a été menacé d’expulsion à moins qu’il ne s’engage au sein des forces armées de la Russie.</p>



<p>Passer sous silence ou présenter sous un faux jour les risques encourus et la nature spécifique du travail proposé est devenu un élément clé du recrutement de migrants par l’armée russe. Le service militaire est généralement présenté comme une fonction de soutien non-combattante, comme le fait de travailler dans une cantine militaire ou comme chauffeur loin de la première ligne des combats. Les deux Sri-Lankais interrogés ont déclaré qu’on leur avait fait croire qu’ils travailleraient comme cuisiniers, mais ont en fait été envoyés se battre en première ligne. Ils ont été capturés au bout de quelques semaines par les forces ukrainiennes. « L’ampleur des combats est inimaginable. On ne voit pas de soldats ukrainiens, seulement des drones. Des drones partout », a dit l’un d’eux. « Jamais je n’y retournerais. »</p>



<p>Des agents locaux et des offres d’emploi trompeuses sur Internet ont joué un rôle central dans le système visant à duper des étrangers au sein même de leur pays. Des personnes originaires du Brésil, de Colombie, de Sierra Leone, de Somalie, d’Afrique du Sud et du Sri Lanka, recrutées hors de Russie, ont déclaré qu’on leur avait fait de fausses promesses d’emplois civils dans les secteurs de la sécurité, de la logistique, de la construction, de l’informatique, entre autres, souvent avec l’assurance qu’elles percevraient des salaires élevés et bénéficieraient d’une procédure accélérée d’obtention de la nationalité russe &#8211; pour se retrouver finalement engagées de manière frauduleuse dans les forces armées à leur arrivée.</p>



<p>Un Sud-Africain qui avait postulé en ligne pour un emploi de chauffeur en Pologne a reçu de la part d’un agent sur WhatsApp des instructions lui demandant de prendre un vol pour Moscou afin d’aller récupérer un camion qu’il devait ensuite conduire jusqu’en Pologne, a déclaré son épouse à Amnesty International. « À son arrivée à Moscou, on lui a tout pris [&#8230;] On lui a dit qu’il n’irait pas en Pologne et qu’il allait devenir soldat. »</p>



<p>De nombreuses recrues ont reçu des promesses de salaires lucratifs et de bonus d’embauche qui ne se sont pas concrétisées. Si certaines ont perçu des paiements partiels avant d’être capturées, beaucoup ont indiqué n’avoir rien reçu du tout. Au-delà de la rémunération, toutes les personnes interrogées ont dit avoir été particulièrement motivées par les promesses concernant les procédures d’obtention de la nationalité russe.</p>



<p>Toutes ont signalé que leur liberté de mouvement avait fait l’objet de lourdes restrictions après qu’elles ont signé les contrats militaires. Des recrues venues du Brésil et du Sri Lanka ont déclaré que leurs passeports et téléphones portables leur ont été confisqués durant leur entraînement ou avant leur déploiement en première ligne. D’autres ont signalé qu’elles ne pouvaient pas quitter les centres où elles ont été conduites après la signature des papiers, et que les divers trajets s’effectuaient dans le secret et de manière strictement contrôlée.</p>



<p>Pedro, un informaticien brésilien, recruté après avoir signé ce qu’il pensait être un contrat pour un emploi bien rémunéré dans le domaine de la technologie en Russie, a déclaré qu’il avait dit à son commandant qu’il voulait partir, mais que celui-ci lui avait répondu : « Si vous essayez de vous enfuir, soit vous irez en prison soit nous vous tuerons. »</p>



<p>Le manque d’expérience militaire semble ne constituer aucun obstacle au recrutement, et la plupart des engagés sont déployés dans des zones de combat actif au bout d’à peine deux semaines d’entraînement. Un grand nombre ont signalé un manque de préparation, des équipements insuffisants, et une communication limitée avec les commandants en raison de la barrière de la langue. Cela suggère que le recrutement d’étrangers est nourri par la volonté des troupes russes d’augmenter le nombre de soldats en première ligne, sans guère se soucier de leur aptitude au combat et en affichant un mépris manifeste pour la vie humaine.</p>



<p>Les pratiques recensées dans le cadre de ces recherches suscitent de graves inquiétudes, tant la Russie a bafoué ses obligations en vertu du droit international, notamment en se livrant semble-t-il à la traite des êtres humains, et en s’abstenant : de poursuivre et combattre cette traite ; de mener des enquêtes efficaces dans les meilleurs délais sur tous les signalements de crimes et de violations graves des droits humains ; d‘identifier et de protéger les victimes et les rescapés ; et d’obliger les personnes soupçonnées d’être responsables ou complices de telles pratiques à rendre des comptes.</p>



<p>Amnesty International demande à la Russie de mettre immédiatement fin à toutes les pratiques abusives impliquant le recrutement militaire d’étrangers, et au traitement qui leur est réservé dans des camps d’entraînement et en première ligne des combats. Cela inclut : le fait de les recruter en usant de moyens coercitifs, de déclarations trompeuses et de campagnes de désinformation ; l’exploitation de vulnérabilités &#8211; sur les plans économique, juridique ou autre &#8211; d’étrangers en Russie et de personnes issues de communautés défavorisées dans le reste du monde ; et la restriction de leurs mouvements une fois en Russie ou sur les territoires ukrainiens occupés par la Russie.</p>



<p>Les États dont des ressortissants sont en danger ou ont été affectés par ce genre de pratiques devraient prendre des mesures préventives de protection, notamment en diffusant publiquement des mises en garde claires et des consignes sur les risques relatifs à des programmes de recrutement trompeurs ou frauduleux pour des emplois en Russie ou dans un pays tiers. Ils doivent aussi prendre des mesures concrètes, au niveau national, régional et mondial pour éradiquer la traite des êtres humains, et exiger que les responsables présumés rendent des comptes, et que les personnes victimes de coercition, d’exploitation ou de violations bénéficient de recours utiles.</p>



<p>La synthèse contient aussi une série d’appels aux autorités ukrainiennes, notamment concernant les ressortissants de pays tiers détenus comme prisonniers de guerre.</p>



<p>« Les souffrances humaines causées par la traite d’étrangers à laquelle se livrent la Russie ou ceux qu’elle habilite ou encourage, ne sont pas limitées au combat en première ligne en Ukraine. Ces réseaux de recrutement ont une vaste portée, et s’étendent jusqu’à des communautés vulnérables à travers le monde, laissant dans leur sillage exploitation, deuils et souffrances, bien au-delà de l’Ukraine ravagée par la guerre », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Si la Russie refuse de mettre fin à la traite des personnes et continue à exploiter des populations vulnérables dans le monde, d’autres États doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire cesser ce crime. Les responsabilités de toutes les personnes directement impliquées et de tous les complices présumés doivent être pleinement établies, qu’il s’agisse de recruteurs ou d’intermédiaires, de fonctionnaires ou de commandants militaires. Lorsqu’un cas de traite est avéré, les victimes et les rescapés doivent être identifiés et pris en charge en temps que tels, et tous les éléments de preuve disponibles doivent être recueillis et préservés afin que les responsables présumés puissent être poursuivis. »</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Contexte</h4>



<p>En mai 2025, les autorités russes ont officiellement déclaré la présence d’Amnesty International illégale en Russie et criminalisé ses activités sur place, et lui ont refusé la possibilité de recueillir ouvertement des informations en Russie ou auprès de la Russie. Cela a empêché l’organisation d’enquêter librement sur les témoignages de personnes qui, selon les médias contrôlés par le gouvernement russe, ont affirmé que des recruteurs ukrainiens ont également essayé d’engager des étrangers par des moyens trompeurs ou cherchant à exploiter une situation vulnérable.</p>
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		<title>Israël/TPO. Les restrictions imposées aux transactions commerciales avec les colonies doivent s’accompagner de mesures concrètes visant à mettre fin à l’apartheid et à l’occupation illégale imputables à Israël</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/israel-tpo-les-restrictions-imposees-aux-transactions-commerciales-avec-les-colonies-doivent-saccompagner-de-mesures-concretes-visant-a-mettre-fin-a-lapartheid-et-a-loccupa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 14:55:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël/TPO. Les restrictions imposées aux transactions commerciales avec les colonies doivent s’accompagner de mesures concrètes visant à mettre fin à l’apartheid et à l’occupation illégale imputables à Israël En réaction à l’annonce faite par le Canada, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Islande, l’Irlande, la Norvège, la Pologne, le Portugal, le Royaume-Uni et la [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Israël/TPO. Les restrictions imposées aux transactions commerciales avec les colonies doivent s’accompagner de mesures concrètes visant à mettre fin à l’apartheid et à l’occupation illégale imputables à Israël</h2>



<p>En réaction à l’annonce faite par le Canada, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Islande, l’Irlande, la Norvège, la Pologne, le Portugal, le Royaume-Uni et la Suède, qui prévoient de restreindre les transactions commerciales avec les colonies israéliennes illégales en Territoire palestinien occupé et envisagent d’autres mesures, Erika Guevara Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« L’annonce selon laquelle 12 États prévoient d’instaurer des restrictions sur les échanges commerciaux avec les colonies israéliennes, illégales au regard du droit international humanitaire, constitue une avancée bienvenue, bien que tardive, qui doit ouvrir la voie à l’adoption d’autres mesures visant à mettre fin à l’occupation illégale d’Israël et au système institutionnalisé d’apartheid imposé à la population palestinienne.</p>



<p>« Les mesures annoncées jusqu’à présent, certes importantes, sont loin de répondre aux instructions données en juillet 2024 par la Cour internationale de justice aux États, leur enjoignant de  » ne pas prêter aide ou assistance  » au maintien de l’occupation illégale du territoire palestinien par Israël.</p>



<p>« La création et l’expansion des colonies – la violence perpétrée par des colons, avec le soutien de l’État, étant désormais un instrument central entraînant déplacement de population et spoliation à une échelle sans précédent sous le gouvernement israélien en place – sont une composante essentielle de la politique d’Israël et ne peuvent être dissociées de son système global d’apartheid.</p>



<p>« Des villages palestiniens entiers risquent de façon imminente d’être rayés de la carte en Cisjordanie, dans le cadre d’une campagne de nettoyage ethnique. Dans le même temps, les Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza occupée luttent pour leur survie face au génocide perpétré par Israël.</p>



<p>« Afin de mettre un terme aux violations découlant des colonies illégales, les États ne doivent pas s’arrêter là : ils doivent s’attaquer de front aux infrastructures qui financent, entretiennent et soutiennent l’occupation illégale. Ce qui suppose d’imposer des mesures à des organes clés, dont les ministères du gouvernement israélien, impliqués dans la création, le maintien et l’apport d’aide matérielle aux colonies illégales et à leurs infrastructures, et d’agir de manière efficace en vue de prévenir et de mettre un terme au transfert forcé de Palestinien·ne·s.</p>



<p>« Tous les États doivent affirmer clairement qu’ils ne fourniront plus de soutien politique, financier et militaire contribuant aux violations graves et systématiques du droit international imputables à Israël.</p>



<p>« Ils doivent imposer des sanctions ciblées, notamment des interdictions de voyager et des gels d’actifs, à l’encontre de Benjamin Netanyahou, Bezalel Smotrich, Itamar Ben-Gvir, Israël Katz et Orit Strock, en tant que responsables israéliens directement impliqués dans la campagne de nettoyage ethnique et le transfert forcé des Palestinien·ne·s en Cisjordanie, ainsi que dans le maintien de l’occupation illégale et de l’apartheid. Enfin, ils doivent interdire le transfert d’armes et d’équipements de sécurité risquant de faciliter les violations commises par Israël.</p>



<p>« De leur côté, les États membres de l’UE doivent demander à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, de leur présenter une proposition visant à interdire, à l’échelle de l’UE, toute transaction commerciale avec les colonies, et inciter les principaux États, notamment l’Italie et l’Allemagne, à la soutenir. Enfin, ils doivent passer à la prochaine étape logique et suspendre l’Accord d’association entre l’UE et Israël.</p>



<p>« L’heure n&rsquo;est plus aux excuses, aux tergiversations ni aux demi-mesures. L’inaction face aux violations massives commises par Israël à l’encontre des Palestinien·ne·s envoie un signal dangereux, à savoir que les États ne sont pas disposés à respecter leurs propres obligations juridiques ; ce qui encourage les autorités israéliennes à continuer de bafouer le droit international en toute impunité, tout en privant les Palestinien·ne·s d’une réelle protection. »</p>
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		<item>
		<title>États-Unis/Israël/Iran. Une enquête sur les frappes américano-israéliennes contre des quartiers de Téhéran révèle les dommages dévastateurs causés à la population civile</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-israel-iran-une-enquete-sur-les-frappes-americano-israeliennes-contre-des-quartiers-de-teheran-revele-les-dommages-devastateurs-causes-a-la-population-civile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 11:07:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>États-Unis/Israël/Iran. Une enquête sur les frappes américano-israéliennes contre des quartiers de Téhéran révèle les dommages dévastateurs causés à la population civile Les attaques meurtrières menées en mars 2026 par la coalition américano-israélienne contre des secteurs densément peuplés de Téhéran, qui ont tué et blessé des dizaines de civil·e·s, doivent de toute urgence faire l’objet d’une [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">États-Unis/Israël/Iran. Une enquête sur les frappes américano-israéliennes contre des quartiers de Téhéran révèle les dommages dévastateurs causés à la population civile</h2>



<p>Les attaques meurtrières menées en mars 2026 par la coalition américano-israélienne contre des secteurs densément peuplés de Téhéran, qui ont tué et blessé des dizaines de civil·e·s, doivent de toute urgence faire l’objet d’une enquête indépendante et impartiale afin de savoir si elles constituent des crimes de guerre, déclare Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public le 8 septembre. L’organisation appelle au respect de l’obligation de rendre des comptes et demande que des réparations soient octroyées pour les éventuelles attaques aveugles menées en violation du droit international humanitaire, alors que les hostilités continuent de s’intensifier entre les États-Unis et l’Iran.&nbsp;</p>



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<p>La récente escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran – des informations font état de victimes civiles causées par une attaque meurtrière menée par les États-Unis qui a frappé une fête de mariage dans la province d’Hormozgan, le 1<sup>er </sup>septembre 2026, et par les attaques de représailles lancées par l’Iran contre la Jordanie, le Koweït, l’Irak et Bahreïn – montre que dans toute la région la situation reste très dangereuse pour la population civile.&nbsp;</p>



<p>L’enquête menée par l’organisation sur les frappes aériennes qui ont touché les quartiers de Niloufar, Resalat et Javadieh, à Téhéran, entre le 1<sup>er</sup> et le 13 mars 2026 a permis de réunir des éléments prouvant l’utilisation d’armes explosives à large rayon d’action dans des zones densément peuplées, qui ont tué et blessé des civil·e·s et gravement endommagé des habitations, des commerces et d’autres bâtiments civils.&nbsp;</p>



<p>À Resalat, des frappes aériennes ont détruit ou endommagé des locaux appartenant à l’un des bataillons de <em>bassidjis</em> du Corps des gardiens de la révolution islamique et trois bâtiments voisins – dont un, au moins, était un immeuble résidentiel –, tuant 16 personnes parmi la population civile. À Niloufar et à Javadieh, au moins 25 civil·e·s ont été tués lors de frappes aériennes qui ont détruit ou endommagé des postes de police et aussi considérablement endommagé des habitations et d’autres structures civiles situées à proximité.&nbsp;</p>



<p>Les membres de la police sont généralement considérés comme des civils au regard du droit international humanitaire, à moins qu’ils ne soient intégrés dans les forces armées ou qu’ils ne participent directement aux hostilités. En Iran, comme la police fait partie des forces armées, les postes de police peuvent donc être considérés comme des objectifs militaires. Les États-Unis et Israël ont annoncé en mars 2026 des frappes contre des cibles du « régime » à Téhéran, mais aucun des deux pays n’a confirmé avoir mené ces trois attaques.&nbsp;</p>



<p>« Les éléments de preuve disponibles à Téhéran suggèrent une série de frappes menées au moyen d’armes explosives à large rayon d’action contre des installations liées à la sécurité situées dans des zones urbaines densément peuplées, avec des conséquences dévastatrices pour la population civile qui étaient tout à fait prévisibles. Le nombre de victimes civiles, l’ampleur des destructions, le moment choisi pour les attaques, leur impact sur les structures civiles voisines et l’absence d’avertissement préalable efficace montrent que la coalition américano-israélienne a de façon alarmante manqué à son obligation de prendre toutes les précautions possibles pour minimiser les dommages causés aux civil·e·s et épargner les biens de caractère civil, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.&nbsp;</p>



<p>« Les frappes américano-israéliennes à Téhéran, sur lesquelles Amnesty International a enquêté, pourraient constituer des attaques aveugles et être constitutives de crimes de guerre. Elles doivent faire l’objet d’enquêtes indépendantes, impartiales, efficaces et transparentes.&nbsp;</p>



<p>« Alors que les frappes américaines reprennent en Iran et que le président américain Donald Trump menace à nouveau de cibler des infrastructures civiles, il est impératif que les États-Unis et Israël mettent fin à toutes les attaques illégales et respectent strictement le droit international humanitaire, notamment en prenant toutes les précautions possibles pour éviter, et en tout état de cause réduire au minimum, les pertes accidentelles en vies humaines parmi la population civile, les blessures causées à des civil·e·s et les dommages occasionnés à des biens de caractère civil, lors de la planification et de l’exécution des opérations militaires. Les mêmes obligations au titre du droit international s’appliquent à l’Iran lorsqu’il mène des attaques de représailles, notamment contre des États du Golfe. »&nbsp;</p>



<p> Amnesty International réitère ses appels en faveur d’un <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/04/middle-east-world-leaders-must-centre-protection-of-civilians-and-agree-an-enduring-and-sustainable-ceasefire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cessez-le-feu durable</a>, d’enquêtes sur les attaques illégales menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran en violation de la Charte des Nations unies ainsi que sur toutes les violations du droit international humanitaire, et du respect de l’obligation de rendre des comptes pour ces agissements.&nbsp;</p>



<p>L’organisation appelle également les États-Unis, Israël et l’Iran à inviter la Commission internationale humanitaire d’établissement des faits à mener des enquêtes sur les allégations de violations graves du droit international humanitaire commises par toutes les parties, notamment sur les attaques contre des infrastructures énergétiques ; elle exhorte par ailleurs le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations unies à envisager toutes les voies possibles pour instaurer et garantir la paix, ainsi que la sécurité et la justice concernant toutes les attaques illégales perpétrées en Iran.&nbsp;</p>



<p>Amnesty International a analysé des images satellite et vérifié 60 vidéos publiées en ligne qui concernent ces trois attaques. L’organisation a également examiné les déclarations publiques officielles des autorités iraniennes, israéliennes et américaines, et mené des entretiens avec deux personnes en Iran. Des pseudonymes sont utilisés pour protéger la sécurité de ces personnes. Amnesty International a écrit aux autorités israéliennes et américaines le 17 juillet 2026, et aux autorités iraniennes le 31 juillet 2026. Aucune réponse n’avait été reçue à la date de publication de notre document.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Frappes aériennes à Niloufar</strong> </h4>



<p>Au moins <a href="https://x.com/IRIMFA/status/2029539241298911375?s=20" target="_blank" rel="noreferrer noopener">20 civil·e·s</a> ont été tués lors de l’attaque du 1<sup>er </sup>mars 2026 qui a frappé la place Niloufar dans le centre de Téhéran, selon les informations obtenues par Amnesty International sur la base des récits de témoins directs, d’informations parues dans les médias et de déclarations de responsables iraniens. L’attaque a eu lieu vers 21 heures, alors que les restaurants et les cafés étaient ouverts et que la présence de civil·e·s était prévisible.&nbsp;</p>



<p>Les éléments de preuve recueillis indiquent que l’attaque a directement touché et détruit le poste de police 104 d’Abbas Abad (Kalantari 104), situé rue Eshghiyar, sur la place Niloufar.&nbsp;</p>



<p>Des vidéos vérifiées montrent que l’explosion a détruit le poste de police et gravement endommagé des <a href="https://t.me/VahidOnline/71257" target="_blank" rel="noreferrer noopener">immeubles d’habitation</a>, des <a href="https://t.me/irna_1313/392054" target="_blank" rel="noreferrer noopener">commerces</a> et d’autres structures civiles situés jusqu’à une centaine de mètres de cet endroit. Un journaliste qui s’est rendu sur place a déclaré que les destructions s’étendaient bien au-delà du poste de police, rendant plusieurs immeubles d’habitation inhabitables et tuant des civil·e·s, dont un père et son fils qui travaillaient dans une boulangerie voisine.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-center"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="580" height="287" src="blob:https://www.amnesty.lu/2a2423de-9073-44ca-b1fb-4813e43da1b5"></p>



<p class="has-x-small-font-size"><em>L&rsquo;image satellite du 1<sup>er </sup>mars 2026 (à gauche) montre le bâtiment du poste de police. L&rsquo;image du 6 mars 2026 (à droite) montre que le bâtiment a été détruit. Le cercle jaune attire l’attention sur les zones de dégâts et de destruction visibles sur l&rsquo;image, qui s&rsquo;étendent au-delà du bâtiment du poste de police. ©Planet Labs PBC</em> </p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Frappes aériennes à Resalat</strong> </h4>



<p>Au moins <a href="https://web.archive.org/web/20260527012823/https:/www.tasnimnews.ir/fa/news/1405/03/05/3600916/%D9%85%D8%B1%D9%87%D9%85%DB%8C-%D8%A8%D8%B1-%D8%AF%D9%84%D8%AA%D9%86%DA%AF%DB%8C-%D8%AE%D8%A7%D9%86%D9%88%D8%A7%D8%AF%D9%87-%D8%B4%D9%87%D8%AF%D8%A7%DB%8C-%D9%BE%D9%84%D8%A7%DA%A9-12-%D8%B1%D9%88%D8%A7%DB%8C%D8%AA%DB%8C-%D8%A7%D8%B2-%D8%AE%D8%A7%D9%86%D9%88%D8%A7%D8%AF%D9%87-%D8%B4%D9%87%DB%8C%D8%AF%D8%A7%D9%86-%D9%85%DB%8C%D8%B1%D8%B2%D8%A7%DB%8C%DB%8C" target="_blank" rel="noreferrer noopener">16 civil·e·s</a> ont été tués et des dizaines d’autres blessés lors d’une attaque qui a touché le quartier densément peuplé de Resalat, dans l’est de Téhéran, vers 14 h 30, heure locale, le 9 mars 2026, selon les informations obtenues par Amnesty International sur la base de sources ouvertes, des récits de témoins directs, d’informations parues dans les médias d’État, et de déclarations de responsables iraniens et du Croissant-Rouge iranien.&nbsp;</p>



<p>D’après les recherches menées par Amnesty International, l’attaque a directement frappé des locaux appartenant à un bataillon de <em>bassidjis</em> du Corps des gardiens de la révolution islamique.&nbsp;</p>



<p>Amnesty International n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante le nombre exact de frappes ni la nature de tous les bâtiments touchés à Resalat, mais les images satellite analysées par l’organisation montrent quatre bâtiments distincts ayant subi des dégâts importants et des destructions bien visibles, dont un immeuble résidentiel appelé « Numéro 12 » <em>(Pelak-e 12).</em> Un témoin oculaire a déclaré à Amnesty International qu’au moins 13 civil·e·s se trouvant dans l’immeuble résidentiel Numéro 12 avaient été tués, dont le concierge de l’immeuble et 12 membres d’une même famille.&nbsp;</p>



<p>Les éléments de preuve rassemblés par Amnesty International, notamment des images satellite, des vidéos et des témoignages, indiquent que l’immeuble Numéro 12 a probablement été frappé séparément par rapport aux locaux des <em>bassidjis</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="876" height="538" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image.png" alt="" class="aiic-ignore wp-image-36991" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image.png 876w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-300x184.png 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-768x472.png 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-734x451.png 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-117x72.png 117w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-234x144.png 234w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-60x37.png 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-120x74.png 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-200x123.png 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-400x246.png 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-260x160.png 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-520x319.png 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-325x200.png 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-650x399.png 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-600x368.png 600w" sizes="(max-width: 876px) 100vw, 876px" /></div></figure>



<p class="has-x-small-font-size"><em>Une image satellite du 6 mars 2026 (à gauche) montre les locaux des </em>bassidjis<em>et les bâtiments voisins, dans le quartier de Resalat. L’image du 21 mars 2026 (à droite) montre quatre bâtiments distincts ayant subi d’importants dégâts et des destructions. © 2026 Planet Labs PBC</em> </p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Frappes aériennes à Javadieh</strong> </h4>



<p>Au moins <a href="https://khabarfarsi.com/u/242515633" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinq civil·e·s</a>, membres d’une même famille, ont été tués et des <a href="https://www.mehrnews.com/news/6841610" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dizaines d’autres blessés</a> lors d’une attaque ayant frappé le quartier densément peuplé de Javadieh, dans le sud de Téhéran, vers midi le 13 mars 2026, selon les informations recueillies par Amnesty International à partir d’articles parus dans des médias d’État et de déclarations de responsables iraniens.&nbsp;</p>



<p>Des images satellite prises entre le 11 et le 14 mars 2026 et des preuves audiovisuelles montrent que l’attaque a en partie détruit le poste de police n° 117 (Kalantari 117) rue Ghorbani, ainsi que des bâtiments voisins.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="876" height="538" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image.png" alt="" class="aiic-ignore wp-image-36993" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image.png 876w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-300x184.png 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-768x472.png 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-734x451.png 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-117x72.png 117w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-234x144.png 234w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-60x37.png 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-120x74.png 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-200x123.png 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-400x246.png 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-260x160.png 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-520x319.png 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-325x200.png 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-650x399.png 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-600x368.png 600w" sizes="(max-width: 876px) 100vw, 876px" /></div></figure>



<p class="has-x-small-font-size"><em>L&rsquo;image satellite du 5 juin 2025 (à gauche) montre l&rsquo;entrée du poste de police et ses environs. L&rsquo;image du 5 avril 2026 montre la zone de destruction, mise en évidence par un cercle jaune (au centre). L’image du 10 mai 2026 (à droite) montre les zones qui ont été déblayées, indiquées en rouge, au-delà de la zone massivement détruite, ce qui incite à penser que d&rsquo;autres bâtiments ont été fortement touchés et que leurs décombres ont été enlevés lors des opérations de déblayage. © Planet Labs PBC</em>&nbsp;</p>



<p>Des <a href="https://t.me/SharghDaily/149450" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vidéos vérifiées montrent</a> que le souffle de l’explosion s’est étendu sur plus de 50 mètres et a <a href="https://t.me/snntv/455145" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gravement endommagé</a> des <a href="https://www.mehrnews.com/news/6785364/%D8%B1%D9%88%D8%A7%DB%8C%D8%AA%DB%8C-%D9%85%D8%B3%D8%AA%D9%86%D8%AF-%D8%A7%D8%B2-%D8%A8%D9%85%D8%A8%D8%A7%D8%B1%D8%A7%D9%86-%D9%85%D8%AD%D9%84%D9%87-%D8%AC%D9%88%D8%A7%D8%AF%DB%8C%D9%87-%D8%AA%D9%87%D8%B1%D8%A7%D9%86-%D8%AA%D9%88%D8%B3%D8%B7-%D8%AF%D8%B4%D9%85%D9%86-%D8%B5%D9%87%DB%8C%D9%88%D9%86%DB%8C-%D8%A2%D9%85%D8%B1%DB%8C%DA%A9%D8%A7%DB%8C%DB%8C" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bâtiments résidentiels</a> et commerciaux du voisinage. Une <a href="https://t.me/mehrnews/360344" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vidéo</a> vérifiée montre des secouristes et des équipes d’intervention mener des opérations de sauvetage. Les spécialistes de l’armement à Amnesty International ont analysé une photographie publiée par les médias d’État montrant des personnes debout autour de deux pièces de métal cylindriques de couleur sombre se trouvant sur le sol, et ont trouvé que ces objets correspondent à un composant d’une munition JDAM (Joint Direct Attack Munition), plus précisément à la partie abritant l’unité de guidage GPS. Les kits JDAM sont fabriqués aux États-Unis et sont connus pour être utilisés par les forces américaines et aussi israéliennes.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="876" height="538" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image.png" alt="" class="aiic-ignore wp-image-36992" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image.png 876w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-300x184.png 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-768x472.png 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-734x451.png 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-117x72.png 117w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-234x144.png 234w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-60x37.png 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-120x74.png 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-200x123.png 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-400x246.png 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-260x160.png 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-520x319.png 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-325x200.png 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-650x399.png 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-600x368.png 600w" sizes="(max-width: 876px) 100vw, 876px" /></div></figure>



<p class="has-x-small-font-size"><em>Composants d’une munition JDAM (Joint Direct Attack Munition) trouvés à Javadieh, selon les médias d&rsquo;État iraniens.© Farsnews </em> </p>



<div style="height:17px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/Final-formatted-Tehran-strikes-briefing.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d&rsquo;information</h4>



<p>Le 28 février, les États-Unis et Israël <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/03/urgent-call-to-protect-civilians-and-respect-international-law-amid-escalating-regional-conflict-following-us-and-israeli-attacks-on-iran/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ont lancé une opération militaire conjointe en Iran</a>, et ont depuis mené des dizaines de milliers de frappes dans le pays. Ces frappes ont tué au moins 1 469 civil·e·s en Iran, notamment des centaines d’enfants, entre le 28 février 2026 et le 24 juillet 2026, selon les chiffres officiels.&nbsp;</p>



<p>Les autorités iraniennes ont lancé des attaques en représailles dans toute la région. Les attaques iraniennes ont jusqu’à présent causé la mort d’au moins 21 civil·e·s en Israël et quatre en Cisjordanie occupée ; et au moins 29 ont été tués dans des pays du Conseil de coopération du Golfe. Amnesty International a constaté que certaines des attaques menées par les autorités de la République islamique étaient illégales, notamment une attaque qui a tué neuf civil·e·s à <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/03/israel-irans-missile-strike-that-killed-nine-civilians-must-be-investigated-as-a-war-crime-new-investigation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Beit Shemesh</a>, en Israël, et une attaque contre un <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/03/israel-irans-missile-strike-that-killed-nine-civilians-must-be-investigated-as-a-war-crime-new-investigation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">camp de travailleurs migrants</a> en Arabie saoudite qui a fait quatre victimes civiles. Israël a également intensifié ses attaques contre le Liban, en réaction à des attaques du Hezbollah, faisant au moins 4 333 morts au Liban depuis le 2 mars 2026.&nbsp;</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-israel-iran-une-enquete-sur-les-frappes-americano-israeliennes-contre-des-quartiers-de-teheran-revele-les-dommages-devastateurs-causes-a-la-population-civile/">États-Unis/Israël/Iran. Une enquête sur les frappes américano-israéliennes contre des quartiers de Téhéran révèle les dommages dévastateurs causés à la population civile</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Israel/ TPO. Israël intensifie ses mesures d’annexion par le biais d’ordres illégaux de saisies de terres en Cisjordanie occupée</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/israel-tpo-israel-intensifie-ses-mesures-dannexion-par-le-biais-dordres-illegaux-de-saisies-de-terres-en-cisjordanie-occupee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 07:52:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israel/ TPO. Israël intensifie ses mesures d’annexion par le biais d’ordres illégaux de saisies de terres en Cisjordanie occupée Israël intensifie l’expansion des colonies illégales en confisquant des terres en Cisjordanie occupée, et a notamment ordonné une mesure des plus inquiétantes : la saisie de terres situées dans la Zone A, sous contrôle de l’Autorité [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Israel/ TPO. Israël intensifie ses mesures d’annexion par le biais d’ordres illégaux de saisies de terres en Cisjordanie occupée</h2>



<p>Israël intensifie l’expansion des colonies illégales en confisquant des terres en Cisjordanie occupée, et a notamment ordonné une mesure des plus inquiétantes : la saisie de terres situées dans la Zone A, sous contrôle de l’Autorité palestinienne. Cette initiative renforce l’entreprise de colonisation illégale menée par Israël et sape encore les droits des Palestinien·ne·s vivant sous occupation, a déclaré Amnesty International le 3 septembre 2026.</p>



<p>Rien qu’en juillet 2026, l’armée israélienne a signé au moins 15 ordres de saisie de terres couvrant environ 200 dunams (20 hectares) dans les zones A et C, dans le gouvernorat de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée, manifestement en vue de relier deux colonies israéliennes prévues dans la région : Emek Dotan et Noa. Elles comptent parmi les 34 nouvelles colonies dont la création a été approuvée par l&rsquo;actuel gouvernement israélien courant 2026.</p>



<p>« Ces derniers ordres de saisie de terres en Zone A montrent qu’Israël étend désormais sans vergogne son programme d’annexion à des zones placées sous contrôle des autorités palestiniennes depuis les Accords d’Oslo. Les États qui entretiennent des relations commerciales et politiques étroites avec le gouvernement israélien doivent faire pression sur Israël et lui demander d’annuler ces ordres. Tout État apportant son soutien à l’expansion des colonies illégales ou à des crimes de guerre commis par Israël risque de se rendre complice de crimes internationaux contre la population palestinienne, a déclaré Heba Morayef, directrice du programme régional Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.</p>



<p>« En construisant de nouvelles routes pour relier les colonies entre elles, Israël morcelle le gouvernorat de Jénine en cantons isolés, portant atteinte à l’intégrité géographique et économique de la zone et séparant la population palestinienne, ce qui revient à la fragmenter davantage et à restreindre sa liberté de mouvement. Venant s’ajouter au transfert forcé et au nettoyage ethnique du peuple palestinien dans la Zone C, ces mesures illustrent dans la pratique la détermination des autorités israéliennes s’agissant d’accélérer l’annexion officielle des terres palestiniennes en Cisjordanie occupée. Dans un récent rapport, Amnesty International dénonçait le fait que les autorités israéliennes accélerent l’annexion par le biais d’une campagne de nettoyage ethnique orchestrée par l’État, ciblant les communautés bédouines et pastorales palestiniennes dans la Zone C de la Cisjordanie illégalement occupée.</p>



<p>Selon Peace Now, c’est la première fois depuis les Accords d’Oslo que des ordres militaires de saisie de terres sont clairement émis dans la Zone A à des fins civiles au profit des colons, et non pour de prétendues raisons de sécurité. En mai 2026, l’armée a saisi des terres privées dans la ville de Jénine afin d’y établir une base militaire.</p>



<p>Aux termes du droit international, une puissance occupante ne doit pas confisquer de terres dans un territoire occupé, sauf en cas d’absolue nécessité pour des raisons militaires ; cela n&rsquo;inclut pas l&rsquo;expansion illégale des colonies.</p>



<p>Ces derniers jours, Israël a suscité un tollé mondial en poursuivant son projet controversé dans la Zone E1, en violation du droit international, en annonçant avoir lancé des appels d&rsquo;offres pour la construction de 1 234 logements israéliens en Cisjordanie occupée. S&rsquo;il est mis en œuvre, ce projet isolera Jérusalem-Est du reste du territoire palestinien et divisera de fait la Cisjordanie en deux, rendant plus difficile la circulation entre ces zones du territoire palestinien occupé et fragmentant davantage la population palestinienne.</p>



<p>Séparer les localités palestiniennes</p>



<p>Selon le bureau du gouverneur de Jénine, la route prévue pour relier les deux colonies israéliennes, combinée à d’autres activités de colonisation dans la région, isolera Jénine de gouvernorats palestiniens tels que Tulkarem, Tubas et Naplouse, fragmentant encore la population palestinienne en Cisjordanie occupée illégalement. Le fait de couper les localités palestiniennes les unes des autres fragilise les liens qu’elles entretiennent au niveau économique, social et politique.</p>



<p>Le bureau du gouverneur de Jénine a indiqué que l’application de ces ordres de saisie avait déjà commencé et qu’une fois achevée, les répercussions économiques négatives pour des centaines de familles seraient immenses, car celles-ci se verraient coupées de leurs moyens de subsistance, notamment de leurs terres agricoles et de leurs oliveraies, lors même que la saison des récoltes approche.</p>



<p>La plupart des terres confisquées appartiennent à des particuliers habitant les villages de Qabatiya, Arraba, Mirka, Misilya, Jirba et Al Yamoun, dans le gouvernorat de Jénine.</p>



<p>La majorité se situent le long de la route 60, qui traverse la Cisjordanie du nord au sud. Le 29 juillet 2026, le Conseil suprême de planification de l’Administration civile israélienne a approuvé un projet d’élargissement de cette route, élément essentiel de l’infrastructure des colonies qui facilite les déplacements des colons à travers la Cisjordanie, souvent au détriment de la liberté de mouvement des Palestinien·ne·s, et favorise l’installation d’Israélien·ne·s dans des colonies illégales. Ces dernières années, l&rsquo;armée israélienne a bloqué les points d&rsquo;accès aux villes et villages palestiniens situés le long de la route 60 à l&rsquo;aide de portails métalliques, de postes de contrôle militaires et de barrières de terre.</p>



<p>En avril 2026, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a recensé 925 obstacles restreignant de manière permanente ou intermittente les déplacements de 3,4 millions de Palestinien·ne·s en Cisjordanie, ce qui représente un record en 20 ans, à savoir 43 % de plus que la moyenne annuelle des 20 dernières années. L&rsquo;armée israélienne a émis d&rsquo;autres ordres de confiscation de terres dans le but d’agrandir des routes et des infrastructures des colonies dans d&rsquo;autres secteurs de la Cisjordanie, notamment à Qusra (gouvernorat de Naplouse) et à Kafr Ni&rsquo;ma (gouvernorat de Ramallah).</p>



<p>« Israël doit arrêter de se servir des ordres de saisie dans le but de spolier les Palestinien·ne·s et d’accélérer l’annexion du territoire palestinien occupé. En confisquant des terres palestiniennes pour étendre les colonies illégales, les autorités israéliennes aggravent des violations persistantes du droit international et consolident un système de spoliation et d’oppression. Israël doit cesser de saisir illégalement des terres et d’étendre encore et encore ses colonies illégales, a déclaré Heba Morayef.</p>



<p>« La communauté internationale ne doit pas se contenter de beaux discours et doit agir concrètement afin de respecter ses obligations juridiques en mettant fin aux violations imputables à Israël. Les États doivent mettre en œuvre tous les moyens à leur disposition en vue de suspendre toute coopération contribuant à ces violations, de subordonner les projets économiques avec Israël à la suppression de ces ordres de saisie de terres et de faire en sorte que les entreprises ne financent pas de projets liés aux colonies, à l’occupation illégale, à la confiscation de terres et à l’annexion.</p>



<p>« En outre, les acteurs privés ont un rôle crucial à jouer : ils ne doivent pas faire passer les profits avant le respect des normes relatives aux droits humains. En toute responsabilité, ils doivent se désengager ou ne pas démarrer de projets commerciaux avec des entités contribuant à l’expansion de la présence illégale israélienne dans le territoire palestinien occupé, notamment à travers des infrastructures liées à la sécurité et aux transports, ou d’autres projets commerciaux. »</p>



<p>Amnesty International appelle de nouveau les autorités israéliennes à démanteler toutes les colonies, constituant des crimes de guerre au regard du droit international, ainsi que son système d’apartheid envers la population palestinienne, constituant un crime contre l’humanité. Enfin, elle engage Israël à mettre un terme définitif à son occupation illégale du territoire palestinien, conformément à l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice en juillet 2024 et approuvé par l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2024.</p>
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		<title>Israël/Territoire palestinien occupé. Le nouveau rapport déposé par l’Afrique du Sud devant la CIJ doit inciter les États à faire pression sur Israël pour que cesse son génocide à Gaza</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/israel-territoire-palestinien-occupe-le-nouveau-rapport-depose-par-lafrique-du-sud-devant-la-cij-doit-inciter-les-etats-a-faire-pression-sur-israel-pour-que-cesse-son-genocide-a-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 07:25:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël/Territoire palestinien occupé. Le nouveau rapport déposé par l’Afrique du Sud devant la CIJ doit inciter les États à faire pression sur Israël pour que cesse son génocide à Gaza Le dépôt d’un nouveau rapport par la République d’Afrique du Sud auprès de la Cour internationale de justice (CIJ), qui montre qu’Israël n’a pas respecté [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Israël/Territoire palestinien occupé. Le nouveau rapport déposé par l’Afrique du Sud devant la CIJ doit inciter les États à faire pression sur Israël pour que cesse son génocide à Gaza</h2>



<p>Le dépôt d’un nouveau rapport par la République d’Afrique du Sud auprès de la Cour internationale de justice (CIJ), qui montre qu’Israël n’a pas respecté les ordonnances juridiquement contraignantes rendues par la CIJ dans le dossier concernant les allégations de génocide commis contre la population palestinienne dans la bande de Gaza occupée, doit inciter les autres États à faire pression sur Israël pour que ses autorités appliquent ces mesures, a déclaré Amnesty International lundi 1er septembre.</p>



<p>Dans son rapport, l’Afrique du Sud affirme qu’Israël n’a pas respecté les mesures conservatoires ordonnées par la CIJ. Cette affirmation correspond aux conclusions d’Amnesty International établissant que les autorités israéliennes n’ont pas mis en œuvre ces mesures en continuant de commettre un génocide contre les Palestiniens et Palestiniennes à Gaza, même après le cessez-le-feu prononcé en octobre 2025.</p>



<p>« Depuis que la CIJ a prononcé sa première série de mesures conservatoires en janvier 2024, les autorités israéliennes ont continué de causer des préjudices irréparables pour les droits des Palestinien·ne·s de Gaza qui sont protégés par la Convention sur le génocide, en méprisant de manière flagrante les ordonnances de la Cour et leurs obligations juridiques au regard du droit international. Au lieu d’appliquer les mesures obligatoires ordonnées par la Cour, Israël continue de commettre un génocide contre la population palestinienne à Gaza, a déclaré Heba Morayef, directrice du programme régional Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.</p>



<p>« La démarche de l’Afrique du Sud fait figure d’exception dans un vaste ensemble d’États qui n’ont pas agi pour empêcher le génocide commis par Israël à Gaza, voire qui l’ont permis. De nombreux États tiers ont contribué à soutenir l’impunité des autorités israéliennes, certains en ne prenant aucune mesure efficace pour faire appliquer les mesures conservatoires juridiquement contraignantes ordonnées par la Cour, d’autres également en fournissant activement la couverture diplomatique, les ressources financières et l’aide matérielle qui ont permis le génocide commis par Israël contre les Palestinien·ne·s de Gaza. Pendant tout ce temps, la communauté internationale a persisté dans son apathie face à l’occupation illégale et au système d’apartheid imposés par Israël, y compris sa campagne de nettoyage ethnique menée contre la population palestinienne dans la zone C de la Cisjordanie occupée. »</p>



<p>Les autorités israéliennes continuent de soumettre délibérément les Palestiniens et Palestiniennes de Gaza à des conditions de vie destinées à entraîner leur destruction physique totale ou partielle, en imposant des restrictions strictes sur l’entrée et la distribution de denrées essentielles, notamment de fournitures et d’équipements médicaux, d’aliments nutritifs et diversifiés, de carburant en quantités suffisantes et de matériel indispensable pour la reconstruction et les réparations, tout en entravant le travail vital des organismes d’aide humanitaire. Elles bafouent ainsi l’ordre donné par la CIJ en janvier 2024 de « prendre sans délai des mesures effectives pour permettre la fourniture des services de base et de l’aide humanitaire requis de toute urgence », qui a été réitéré en mars et mai 2024.</p>



<p>« En tuant des journalistes palestiniens qui rendent compte de ses violations à Gaza, en bloquant l’accès des médias internationaux, des équipes chargées d’enquêter sur les droits humains et des organes mandatés par l’ONU à la bande de Gaza et en empêchant le Comité international de la Croix-Rouge d’entrer en contact avec les détenus palestiniens – malgré une décision de sa propre Cour suprême – Israël continue de dissimuler toute l’horreur de ses agissements illégaux sur ce territoire et fait fi de l’ordre donné par la CIJ de conserver les éléments de preuve liés aux allégations d’actes génocidaires, a déclaré Heba Morayef.</p>



<p>« En n’engageant aucune enquête et encore moins de poursuites contre les responsables politiques de haut rang qui ont tenu des propos génocidaires et en encourageant la diffusion actuelle d’une rhétorique déshumanisante au sein de la classe politique israélienne, le gouvernement d’Israël continue de ne pas respecter l’ordre qui lui a été donné de prévenir et de sanctionner toute incitation publique au génocide. »</p>



<p>En dépit de certaines améliorations de la situation humanitaire et d’une réduction de l’ampleur et de l’intensité des attaques depuis le prétendu cessez-le-feu, les frappes aériennes israéliennes meurtrières, la destruction à grande échelle de biens de caractère civil, les déplacements forcés massifs et les homicides se poursuivent. Au moins 1 303 Palestiniens et Palestiniennes, parmi lesquels plus de 300 enfants, ont été tués dans des attaques israéliennes depuis le « cessez-le-feu » prononcé en octobre 2025.</p>



<p>Des dizaines de milliers de personnes à Gaza vivent avec des séquelles physiques et psychologiques qui ont changé le cours de leur vie, qui nécessitent des soins de longue durée et une réadaptation auxquels ils n’ont pas accès sur ce territoire. Alors que la quasi-totalité de la population de Gaza a été déplacée, dont une grande partie à de multiples reprises, Israël aggrave la crise de l’hébergement qu’il a provoquée en bloquant le processus de reconstruction et en déployant ses troupes et des milices locales sur presque 65 % de la bande de Gaza, pour empêcher les Palestiniens et Palestiniennes déplacés de regagner leurs logements et leurs terres situés à l’est de la « ligne jaune » – une ligne de démarcation divisant Gaza en deux qui ne cesse de changer et de s’étendre.</p>



<p>« Cette sinistre réalité souligne le besoin urgent de protéger la population palestinienne dans la bande de Gaza et de veiller à ce qu’Israël respecte immédiatement ses obligations découlant de la Convention sur le génocide, a déclaré Heba Morayef.</p>



<p>« Tous les États doivent faire pression sur Israël pour que cessent ses violations du droit international et pour que ses autorités appliquent les mesures conservatoires ordonnées par la CIJ, arrêter tous les transferts d’armes et l’aide militaire à destination d’Israël et mettre fin aux relations commerciales et économiques qui contribuent à l’occupation illégale du Territoire palestinien occupé, conformément à l’avis consultatif rendu par la CIJ en juillet 2024. En particulier, Amnesty International appelle l’Afrique du Sud à suspendre ses accords commerciaux avec Israël qui risqueraient de contribuer à des violations des droits humains, notamment sur les livraisons de charbon par voie maritime. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Dans l’affaire Afrique du Sud c. Israël relative aux allégations de génocide, la CIJ a estimé le 26 janvier 2024 que le risque de violation du droit des Palestiniens et Palestiniennes de Gaza d’être protégés contre des actes de génocide et des actes liés interdits par la Convention sur le génocide était plausible, en ordonnant des mesures conservatoires juridiquement contraignantes pour protéger ce droit d’un préjudice irréparable.</p>



<p>La CIJ a prononcé trois séries de mesures conservatoires, en janvier, mars et mai 2024, ordonnant aux autorités israéliennes de prévenir les actes de génocide, de prévenir et de sanctionner toute incitation publique et directe au génocide, de garantir l’acheminement sans entrave des services de base et de l’aide humanitaire, d’empêcher la destruction d’éléments de preuve liés aux allégations d’actes génocidaires et d’en assurer la conservation.</p>



<p>Dans son ordonnance du 24 mai 2024, la CIJ a appelé Israël à « arrêter immédiatement son offensive militaire, et toute autre action menée dans le gouvernorat de Rafah, qui serait susceptible de soumettre le groupe des Palestiniens de Gaza à des conditions d’existence capables d’entraîner sa destruction physique totale ou partielle ». Non seulement les autorités israéliennes n’ont pas appliqué ces mesures, mais elles ont en plus détruit la majeure partie de Rafah, imposé des conditions de siège à la population de Gaza à différentes reprises et continué leurs bombardements incessants sur la bande de Gaza. Depuis le cessez-le-feu prononcé en 2025, Israël a délibérément refusé de prendre les mesures nécessaires pour réparer les conséquences dévastatrices et cumulées de ses actes à Gaza et le génocide s’est poursuivi.</p>
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		<title>Italie. L’accord migratoire désastreux conclu avec l’Albanie doit servir de « signal d’alerte » pour mettre fin aux plans cruels de l’UE en matière de migration</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/italie-laccord-migratoire-desastreux-conclu-avec-lalbanie-doit-servir-de-signal-dalerte-pour-mettre-fin-aux-plans-cruels-de-lue-en-matiere-de-migrati/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 09:06:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Italie. L’accord migratoire désastreux conclu avec l’Albanie doit servir de « signal d’alerte » pour mettre fin aux plans cruels de l’UE en matière de migration La délocalisation du traitement des demandes d&#8217;asile de personnes migrantes ou demandeuses d’asile dans le cadre de l’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie met en péril la sécurité, la [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Italie. L’accord migratoire désastreux conclu avec l’Albanie doit servir de « signal d’alerte » pour mettre fin aux plans cruels de l’UE en matière de migration</h2>



<p>La délocalisation du traitement des demandes d&rsquo;asile de personnes migrantes ou demandeuses d’asile dans le cadre de l’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie met en péril la sécurité, la liberté et les droits humains de ces personnes, souligne Amnesty International dans un rapport publié quelques semaines seulement après les événements de Ceuta qui ont mis en lumière les dangers des politiques migratoires de l’Union européenne (UE) axées de longue date sur l’exclusion et le confinement.</p>



<p>Le rapport intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/08/EUR3013652026ENGLISH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Italy: Extraterritorial migration detention and human rights obligations</a> se penche sur l’accord de 2023, portant sur la création en Albanie de deux centres de détention gérés par les autorités italiennes, qui a conduit au transfert forcé de plusieurs centaines de personnes devant subir une détention, nombre d’entre elles n’ayant pas la possibilité de bénéficier d’une assistance juridique. Les conditions de vie sur place et le coût humain désastreux des politiques de délocalisation migratoire de l’Italie ont poussé plusieurs personnes à s’automutiler ou à tenter de se suicider.</p>



<p>« La délocalisation de la détention vise en définitive à dissuader et à tenter de se soustraire à la fois aux responsabilités liées à la prise en charge des personnes migrantes et à l’obligation d’accorder l’asile à celles qui en ont besoin. L’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie montre une fois de plus le coût inévitable de cette approche en ce qui concerne les droits humains, a déclaré Eve Geddie, directrice du Bureau d’Amnesty International auprès des institutions européennes.</p>



<p>« Juste avant l’entrée en vigueur de l’accord, Amnesty International avait tiré la sonnette d’alarme quant aux conséquences néfastes qu’il aurait inévitablement sur les droits des personnes en détresse en mer et de celles transférées en Albanie. De toute évidence, ces craintes se sont concrétisées. »</p>



<p>Amnesty International estime que ses conclusions doivent servir d’avertissement à l’UE quant aux conséquences désastreuses des politiques migratoires qui cherchent à s’appuyer de plus en plus sur des pays situés en dehors de ses frontières pour gérer les migrations, au détriment de la mise en place de voies sûres et légales.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/08/EUR3013652026ENGLISH.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Une cruauté inutile</h4>



<p>Entre octobre 2024 et janvier 2025, l’Italie a mené trois opérations en mer et a procédé au transfert forcé de 73 personnes directement depuis les eaux internationales vers l’Albanie, en vertu de cet accord. À la suite de nombreuses décisions de la justice italienne annulant les mandats de placement en détention visant ces personnes, l’Italie a mis fin aux transferts vers l’Albanie depuis la haute mer.</p>



<p>Cependant, en mars 2025, le gouvernement italien a modifié l’accord afin d’autoriser la détention en Albanie d’hommes faisant l’objet d’une décision d’expulsion en Italie. En conséquence, au cours des 15 derniers mois, plusieurs centaines d’hommes (plus de 500 selon certaines sources), pour la plupart racisés, ont été transférés de force vers le centre de détention albanais de Gjadër.</p>



<p>Entre le 11 avril et le 16 mai 2025, 42 faits graves ont été recensés au centre de Gjadër, dont au moins deux tentatives de pendaison, une manifestation au cours de laquelle trois personnes ont été blessées par des éclats de verre, ainsi que divers cas d’automutilation.</p>



<p>Le gouvernement italien a fait obstacle au suivi indépendant de la mise en œuvre de l’accord, notamment en restreignant le contrôle parlementaire et en contournant les procédures législatives ordinaires. Comme l’accès et le contrôle des observateurs·trices indépendants des droits humains sont limités, on ignore en grande partie ce qui se passe dans les centres de détention albanais.</p>



<p>Bien que les personnes détenues en Albanie relèvent de la juridiction italienne, leur éloignement géographique de l’Italie, associé à un accès limité à des avocat·e·s, aux tribunaux et à d’autres garanties, compromet considérablement l’exercice des droits de solliciter l’asile et d’accéder à la justice.</p>



<p>Un avocat interrogé par Amnesty International a expliqué qu’il n’avait pas pu rencontrer son client avant l’audience et qu’il n’avait pas eu le temps de préparer correctement sa défense. Selon lui, les procès-verbaux des audiences d’asile montrant que des personnes interrogées répondaient par monosyllabes indiquaient qu’elles avaient été intimidées.</p>



<p>« Les personnes détenues en Albanie sont traumatisées, ce qui est tout à fait compréhensible. Certaines ont peut-être traversé le désert, été arrêtées et maltraitées en Libye, survécu à la traversée en mer à bord d’embarcations impropres à la navigation, puis, après avoir été interceptées par les autorités italiennes, ont passé plusieurs jours à effectuer le trajet jusqu’en Albanie. D’autres, transférées depuis des centres de détention en Italie, sont arrachées à leur vie, laissant derrière elles leur entourage et leurs réseaux de soutien, et doivent soudainement faire face à un nouvel environnement et à de nouveaux contrôles et formalités administratives, le tout dans une situation d’isolement. Ce qu’ils sont contraints de subir est intolérable et inutilement cruel », a déclaré Eve Geddie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Atteintes à l’état de droit</h4>



<p>Les tribunaux italiens et la Cour de justice de l’UE ont estimé que les règles et pratiques italiennes relatives aux demandes d’asile déposées par des ressortissant·e·s de pays désignés par l’Italie comme « sûrs » (ce qui entraîne un traitement accéléré de ces demandes) étaient incompatibles avec le droit applicable de l’UE et ne prévoyaient pas de garanties suffisantes pour les demandeurs·euses.</p>



<p>Malgré les décisions répétées des tribunaux italiens ordonnant la libération des personnes placées en détention en Albanie, le gouvernement italien a poursuivi la mise en œuvre de l’accord. Il a tenté de limiter le contrôle des tribunaux quant à la désignation des « pays sûrs » en recourant à des dispositions de la législation destinées aux situations d’urgence, sans justifier les atteintes à l’état de droit.</p>



<p>Des personnes faisant l’objet d’une décision d’expulsion en Italie et déjà détenues dans ce pays ont également été soumises à des transferts extraterritoriaux illégaux, en dehors du cadre prévu par le droit national et européen.</p>



<p>« Il est absolument clair que le modèle italo-albanais est impossible à mettre en œuvre dans le respect des obligations de l’Italie en matière de droits humains. Cela doit servir de signal d’alerte afin que l’UE gèle définitivement tout projet visant à étendre le recours à la délocalisation de la détention et à d’autres outils d’externalisation », a déclaré Eve Geddie.</p>



<p>« Les autorités italiennes doivent immédiatement mettre fin à l’accord avec l’Albanie, mettre en œuvre des solutions autres que la détention des personnes migrantes qui, aux termes du droit international, doit rester une mesure de dernier recours, et garantir à toutes les personnes en quête de protection internationale l’accès à une procédure d’asile efficace et non discriminatoire ainsi qu’à un accueil digne sur le territoire italien. Tous les réfugié·e·s et migrant·e·s devraient pouvoir bénéficier de garanties juridiques efficaces et d’un contrôle indépendant. »</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>L’accord entre l’Italie et l’Albanie est entré en vigueur le 23 février 2024 pour une durée de cinq ans au terme de laquelle il sera automatiquement renouvelé. Le gouvernement italien aurait alloué plus de 670 millions d’euros à son fonctionnement jusqu’en 2028.</p>



<p>Le ministère italien de l’Intérieur ayant rejeté à plusieurs reprises les demandes d’accès pour Amnesty International à ces centres de détention en Albanie, invoquant des raisons de sécurité et d’ordre public, nos recherches s’appuient sur la correspondance échangée avec le ministère de l’Intérieur, l’examen de documents judiciaires, les informations échangées au sein du réseau de la société civile Tavolo Asilo e Immigrazione, les rapports de parlementaires et de médiateurs·trices, et sur des entretiens menés avec des agences des Nations unies et deux avocats représentant des personnes détenues à Gjadër.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/italie-laccord-migratoire-desastreux-conclu-avec-lalbanie-doit-servir-de-signal-dalerte-pour-mettre-fin-aux-plans-cruels-de-lue-en-matiere-de-migrati/">Italie. L’accord migratoire désastreux conclu avec l’Albanie doit servir de « signal d’alerte » pour mettre fin aux plans cruels de l’UE en matière de migration</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>Liban. L’attaque israélienne qui a coûté la vie à la journaliste Amal Khalil doit faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/liban-lattaque-israelienne-qui-a-coute-la-vie-a-la-journaliste-amal-khalil-doit-faire-lobjet-dune-enquete-pour-crime-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 08:50:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Liban. L’attaque israélienne qui a coûté la vie à la journaliste Amal Khalil doit faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre L’attaque israélienne qui a coûté la vie à la journaliste libanaise Amal Khalil et grièvement blessé la caméraman Zeinab Faraj dans le sud du Liban le 22 avril dernier constituait une attaque directe [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Liban. L’attaque israélienne qui a coûté la vie à la journaliste Amal Khalil doit faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre</h2>



<p>L’attaque israélienne qui a coûté la vie à la journaliste libanaise Amal Khalil et grièvement blessé la caméraman Zeinab Faraj dans le sud du Liban le 22 avril dernier constituait une attaque directe contre des civil·e·s, qui doit faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre, a déclaré Amnesty International le 6 août 2026.</p>



<p>D’après les témoignages de l’unique survivante et de secouristes, corroborés par des documents audiovisuels, des rapports de coordination et des comptes rendus externes, les deux journalistes, toutes deux des civiles, s’étaient mises à l’abri car une frappe aérienne visant la voiture qui les précédait avait tué deux hommes. Au cours des deux heures qui ont suivi, alors que des drones survolaient la zone à faible altitude, deux autres frappes ont d’abord touché leur voiture garée à proximité, puis le bâtiment où elles s’étaient réfugiées.</p>



<p>« L&rsquo;enquête d’Amnesty International dresse un sombre tableau d&rsquo;une attaque directe contre deux civiles qui avaient tenté de se mettre à l’abri pour échapper aux frappes israéliennes. La première frappe ayant éliminé la cible désignée par l&rsquo;armée et deux drones survolant la zone à basse altitude, l&rsquo;armée israélienne savait, ou aurait dû savoir, que deux femmes civiles s&rsquo;étaient réfugiées dans ce bâtiment. Pourtant, elle a poursuivi ce que nous avons des motifs raisonnables de considérer comme une attaque directe contre des civils, faisant ainsi preuve d&rsquo;un mépris flagrant pour le droit international humanitaire, a déclaré Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.</p>



<p>« Le fait que les deux journalistes se trouvaient dans ce qu’Israël a désigné comme une  » zone d’interdiction de retour  » ne faisait pas d’elles des cibles légitimes. Toutes les parties à un conflit sont clairement tenues, en toutes circonstances, de faire la distinction entre civil·e·s et cibles militaires, et de ne diriger leurs attaques que sur des objectifs militaires. Rien ne peut justifier de s’en prendre à des civiles qui cherchaient à se mettre en sécurité. Cette attaque doit faire dans les meilleurs délais l’objet d’une enquête indépendante et impartiale pour crime de guerre. »</p>



<p>Le 22 avril, l’armée israélienne a effectué trois frappes dans le village d’al Tiri, situé dans le gouvernorat de Nabatiyé, dans un secteur qu’elle a unilatéralement désigné comme zone de « défense avancée » et où elle a interdit aux civils de revenir. La première frappe a touché une voiture à 14h25, tuant deux hommes. Les deux journalistes, qui les suivaient à bord d’un deuxième véhicule, sont sorties et se sont réfugiées dans un bâtiment voisin, parce que deux drones survolaient la zone et qu’elles craignaient une nouvelle frappe.</p>



<p>Environ une heure plus tard, une deuxième frappe a visé leur véhicule garé à proximité, et elles ont été blessées dans l&rsquo;explosion. Environ une heure plus tard, une troisième frappe a touché le bâtiment où elles s&rsquo;étaient réfugiées, entraînant la mort d&rsquo;Amal Khalil, journaliste au quotidien libanais Al Akhbar (« Les Nouvelles »), et blessant grièvement Zeinab Faraj.</p>



<p>Pendant les deux heures qu’a duré l’attaque, deux drones survolaient le secteur. Zeinab Faraj a déclaré à Amnesty International :</p>



<p>« Les drones sont passés à travers le toit effondré et se sont approchés très près. À moins d’un mètre de nous. Je me couvrais le visage, en repensant à une vidéo que j’avais vue où un drone avait tué quelqu’un de cette manière. Je croyais qu’il allait exploser juste devant moi. Les drones ne transportaient pas d’explosifs visibles, mais faisaient du surplace, semant constamment la peur. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Cibles désignées par l’armée israélienne</h4>



<p>La présence de drones israéliens de surveillance survolant la zone à faible altitude, dès la fin de la première frappe aérienne et pendant environ deux heures, signifie que l&rsquo;armée israélienne savait, ou aurait dû savoir, que les deux individus qu’elle a déclaré cibler en raison de leur implication présumée dans les activités militaires du Hezbollah avaient été tués sur le coup. À ce moment-là, les cibles visées ayant été éliminées et des drones israéliens survolant le lieu où se trouvaient les deux femmes non armées en tenue civile, les forces israéliennes auraient dû annuler les frappes et permettre aux journalistes de se mettre à l&rsquo;abri. Dans une déclaration publiée en arabe sur le compte X de son porte-parole à 20h22 heure de Beyrouth, l’armée israélienne a indiqué :</p>



<p>« Les Forces de défense d&rsquo;Israël (FDI) dans le sud du Liban ont repéré deux véhicules sortant d’un bâtiment militaire utilisé par le groupe terroriste Hezbollah. Ces vandales ont franchi la ligne de défense avancée et se sont approchés d’une manière qui constituait une menace immédiate. Après avoir établi qu’ils enfreignaient l’accord de cessez-le-feu, l’armée de l’air a frappé l’un des véhicules, puis visé un bâtiment où les infiltrés s’étaient réfugiés. Selon certaines informations, deux journalistes auraient été blessés lors de ces frappes, et les FDI n’empêchent pas, à ce stade, l’accès des équipes de secours sur le site. Les détails de ce qui s’est passé sont actuellement examinés. Il convient de noter qu’une carte de la ligne de défense avancée a été publiée et que la zone a été évacuée. Les FDI ne prennent en aucun cas pour cible les journalistes et s’efforcent autant que possible de réduire les risques auxquels ils pourraient être exposés, tout en assurant la sécurité de nos forces. »</p>



<p>En réponse à une lettre d’Amnesty International adressée le 12 juin dans le cadre de son enquête sur cette attaque, l’armée israélienne a répondu le 22 juin, assurant que la frappe du 22 avril, « au cours de laquelle une journaliste a été tuée…, s&rsquo;est produite dans le cadre d&rsquo;une série d&rsquo;opérations qui ciblait et a permis d’éliminer deux combattants du Hezbollah, Ali Nabil Bazi et Mohammad Al Khourani. »</p>



<p>L&rsquo;armée israélienne a ajouté que « l&rsquo;incident avait fait l&rsquo;objet d&rsquo;un examen préliminaire et que les enseignements tirés avaient été mis en œuvre en conséquence », précisant qu’elle « regrette tout préjudice causé aux journalistes. Elle respecte la liberté de la presse et ne les prend pas pour cibles de manière intentionnelle. Il convient de souligner qu’avant chaque frappe, les circonstances opérationnelles sont évaluées sur le moment, notamment la nature de la cible, son usage militaire, les renseignements disponibles en temps réel, les dommages accidentels anticipés et les précautions pouvant être prises pour les atténuer. » Le communiqué précise que des avertissements préalables sont émis lorsque cela est possible d’un point de vue opérationnel.</p>



<p>En vertu du droit international humanitaire, les civils ne peuvent pas être pris pour cibles, sauf s’ils participent directement aux hostilités et pendant la durée de cette participation. Il incombe à la partie attaquante de tout mettre en œuvre pour vérifier si une personne est un combattant pouvant être attaqué. En cas de doute, il faut la considérer comme un civil.</p>



<p>Les attaques directes contre des civil·e·s et les biens de caractère civil sont interdites et constituent des crimes de guerre. En vertu du droit international humanitaire, les journalistes sont des civil·e·s et doivent donc être protégés.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le lieu de l’attaque – la zone de « défense avancée »</h4>



<p>L&rsquo;attaque s&rsquo;est déroulée dans le village d&rsquo;al Tiri, à environ sept kilomètres de la frontière israélienne, dans le district de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, qui se trouve dans la « zone de défense avancée » couvrant 6 % du territoire libanais. L’armée israélienne, déployée dans cette zone interdite au retour, y procède à de nombreuses destructions.</p>



<p>« Le fait d’interdire une zone aux civils n’exonère pas Israël de ses obligations découlant du droit international humanitaire, et ne lui donne certainement pas le droit de traiter ces zones comme des zones de tir, où tout civil resté sur place ou revenu sur les lieux est considéré comme une cible militaire », a déclaré Heba Morayef.</p>



<p>À tout moment et en tout lieu, y compris dans les zones interdites, l&rsquo;armée israélienne doit faire la distinction entre civils et combattants, ainsi qu&rsquo;entre biens de caractère civil et objectifs militaires, et faire tout son possible pour vérifier si la cible visée est un objectif militaire ou un combattant. Lorsqu&rsquo;elle frappe une cible militaire, elle doit prendre toutes les précautions possibles en vue d’éviter ou de réduire au minimum les dommages qui pourraient être causés incidemment aux civils.</p>



<p>Depuis octobre 2023, Amnesty International a constaté un recours accru aux frappes aériennes illégales menées par Israël au Liban, dont des attaques directes contre des civils et des biens de caractère civil, y compris des journalistes et du personnel de santé, ainsi que des attaques aveugles. Elle a demandé que ces faits fassent l&rsquo;objet d&rsquo;enquêtes pour crimes de guerre et averti à plusieurs reprises que l&rsquo;impunité persistante pour de telles violations encourage les forces israéliennes à poursuivre leurs attaques illégales sans craindre d&rsquo;avoir à rendre des comptes.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La première frappe a touché deux hommes dans un véhicule en marche</h4>



<p>Les journalistes Amal Khalil (42 ans) et Zeinab Faraj (21 ans) faisaient des reportages dans le sud du Liban sur les répercussions du conflit armé. Ayant appris que l&rsquo;armée israélienne s&rsquo;était retirée du village d’al Tiri, elles se sont rendues sur place pour vérifier cette information ; elles suivaient un autre véhicule transportant Ali Nabil Bazzi, le moukhtar (maire local) de Bint Jbeil, et Mohammed Hourani, son ami et un habitant déplacé, qui souhaitait lui aussi confirmer en direct le retrait israélien d’al Tiri, selon Zeinab Faraj.</p>



<p>Vers 14h25, juste après son entrée dans al Tiri, le véhicule transportant Ali Bazzi et Mohammed Hourani a été touché ; la Croix-Rouge libanaise a reçu le premier appel d&rsquo;urgence à 14h38. Dans sa réponse à Amnesty International, l&rsquo;armée israélienne a décrit Ali Bazzi et Mohammed Hourani comme « deux membres militaires du Hezbollah » qui ont été « visés et éliminés ».</p>



<p>Zeinab Faraj a indiqué à Amnesty International qu’elle se trouvait avec Amal Khalil dans la voiture d’Amal, derrière, lorsque la frappe a eu lieu. Elles ont vu le tir provoquer l’explosion de la voiture devant elles, projetant les hommes hors du véhicule et y mettant le feu.</p>



<p>Amal Khalil a tout de suite appelé Moussa Chaalan, secouriste de la Défense civile libanaise, à 14h36, pour signaler la frappe. Selon le témoignage de Moussa Chaalan, Amal Khalil lui a dit que « deux hommes [avaient] été touchés devant moi à al Tiri » il a immédiatement commencé à appeler ses collègues de la Défense civile et de la Croix-Rouge libanaise, ainsi que des membres de l’armée libanaise chargés de coordonner les demandes de désescalade par le biais du mécanisme de surveillance. Alors qu&rsquo;il se rendait sur les lieux, Moussa Chaalan a été contraint de s&rsquo;arrêter à un poste de contrôle militaire libanais, à l&rsquo;entrée d&rsquo;al Tiri, tandis que les secouristes attendaient l&rsquo;autorisation de l&rsquo;armée israélienne dans le cadre du mécanisme de surveillance pour entrer dans le village en toute sécurité.</p>



<p>L&rsquo;autorisation d&rsquo;accéder aux villages situés à l&rsquo;intérieur de la zone dite de « défense avancée » est coordonnée par le Comité technique militaire pour le Liban (MTC4L), couramment appelé mécanisme de mise en œuvre et de surveillance du cessez-le-feu, qui comprend la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), chargée de surveiller et de mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024 entre le Liban et Israël – notamment en coordonnant les itinéraires sécurisés pour les équipes de secours une fois que l’armée israélienne accepte de cesser le feu. Selon les investigations du Washington Post : « Un représentant de la FINUL a déclaré que la Croix-Rouge avait contacté l’agence pour lui communiquer l’itinéraire prévu peu avant 15 heures. La FINUL, qui facilite le passage sécurisé des équipes de secours, a immédiatement transmis l’information, y compris la localisation des journalistes, à l’armée israélienne. À peu près au même moment, l’armée libanaise a contacté un comité international appelé  » mécanisme de surveillance du cessez-le-feu « . La direction de la Croix-Rouge a indiqué que ses véhicules s’étaient mis en route peu avant 17 heures, lorsque la FINUL a confirmé un itinéraire sûr. Les Forces de défense d&rsquo;Israël (FDI) ont validé cette demande à peu près à ce moment-là, selon le porte-parole de la FINUL, mais n&rsquo;avaient pas encore accordé un passage sécurisé aux secouristes. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">La deuxième frappe a touché la voiture des journalistes, près de l’endroit où elles s’étaient mises à l’abri</h4>



<p>En attendant l’arrivée de la Défense civile, tandis que des drones survolaient la zone, les deux journalistes sont sorties de leur voiture et se sont réfugiées contre un muret près d’un bâtiment désert du village abritant un magasin au rez-de-chaussée, sous un toit de tôle abîmé.</p>



<p>Le Laboratoire de preuves du programme Réaction aux crises d’Amnesty International a vérifié les images prises par Zeinab Faraj entre 14h35 et 14h49 ; on peut voir la voiture des journalistes garée sur le bord de la route, à environ cinq mètres du véhicule détruit. L’une de ces images montre également le toit sous lequel elles attendaient l’arrivée des secours.</p>



<p>Lors d’un entretien avec Amnesty International 10 jours après l&rsquo;attaque, Zeinab Faraj a raconté que des drones avaient survolé la zone juste après la première frappe sur la voiture ; elle se souvenait clairement que « les drones étaient passés à travers le toit et étaient très près, à moins d&rsquo;un mètre de mon visage et de celui d’Amal ».</p>



<p>Les drones de surveillance ayant survolé la zone d’aussi près, l’armée israélienne savait, ou aurait dû savoir à ce moment-là, que les deux hommes qu’elle affirmait avoir visés en raison de leur affiliation présumée au Hezbollah n’avaient pas survécu à la première frappe. Compte tenu de la proximité à laquelle volaient les drones, elle aurait dû être en mesure d’identifier les deux femmes journalistes comme des civiles.</p>



<p>Le secouriste de la Défense civile, Moussa Chaalan, qui se trouvait toujours au poste de contrôle, a appelé Amal Khalil à 15h31 pour lui dire de remonter dans la voiture et de quitter les lieux, car il n&rsquo;avait pas encore reçu l&rsquo;autorisation du mécanisme de surveillance pour entrer dans le village, et n&rsquo;avait donc aucune garantie que l&rsquo;armée israélienne ne frapperait pas à nouveau.</p>



<p>Vers 15h40, une deuxième frappe a touché le véhicule garé des deux journalistes, non loin de l’endroit où elles s’étaient abritées.</p>



<p>À 15h48, Amal Khalil a rappelé Moussa Chaalan pour lui dire qu’elle avait été blessée lors de la deuxième frappe sur sa voiture : « Je ne peux rien faire. Moussa, viens me chercher. »</p>



<p>Les deux femmes ont été blessées par l’explosion, qui a projeté une portière de voiture dans leur direction ; Zeinab Faraj s’en est servie pour les protéger des flammes. Elle a expliqué :</p>



<p>« Des éclats de verre et des débris sont arrivés vers nous. J’ai eu l’impression que mon oreille allait éclater. Elle [Amal Khalil] saignait abondamment du nez et de la tête, et était blessée par des éclats d’obus au bras et à la cuisse ; elle ne pouvait plus bouger la jambe. »</p>



<p>Alors que l’incendie faisait rage, les deux femmes ont réussi à ramper à l’intérieur du bâtiment, à se glisser sous le volet roulant endommagé, et se sont cachées dans une petite pièce.</p>



<p>À l&rsquo;intérieur, Amal Khalil a continué de passer des appels pour demander de l&rsquo;aide. Cependant, Zeinab Faraj a déclaré que toutes les personnes contactées répondaient qu&rsquo;elles ne pouvaient pas venir jusqu’à elles car « elles attendaient l&rsquo;autorisation » du mécanisme de surveillance. Dans la pratique, cette autorisation signifie que l&rsquo;armée israélienne accepte de cesser le feu pour permettre aux équipes de secours d&rsquo;intervenir.</p>



<p>Moussa Chaalan a déclaré à Amnesty International :</p>



<p>« J’ai dit au militaire au poste de contrôle que j’allais entrer, malgré les risques. Mais il m’a convaincu de ne pas le faire :  » Et si tu es touché avant d’arriver jusqu’à elle ? Tu ferais mieux d’attendre l’autorisation, pour son bien comme pour le tien.  » »</p>



<p>Finalement, Amal Khalil est devenue très faible, a déclaré Zeinab Faraj : « Je l’ai vue s’éteindre peu à peu… Puis j’ai perdu connaissance. »</p>



<p>Le dernier appel d’Amal Khalil, à 16h22, fut pour sa sœur.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La troisième frappe a touché le bâtiment où elles s’étaient mises à l’abri</h4>



<p>Vers 16h25, une troisième frappe a touché le bâtiment de trois étages où les journalistes s’étaient réfugiées et il s’est effondré. Les deux femmes ont été ensevelies sous les décombres. « Lorsque j’ai repris [connaissance], j’avais beaucoup de mal à respirer », se souvient Zeinab Faraj.</p>



<p>D’après le témoignage de Moussa Chaalan, depuis le lieu où il se trouvait, à environ deux kilomètres de là, il a vu une frappe aérienne à cette heure-là :</p>



<p>« J’ai vu l’avion de l’armée de l’air s’élever et tirer. J’ai compris qu’elles étaient la cible. J’ai rappelé Amal, pas de réponse. Je me suis dit :  » Elles sont mortes.  » »</p>



<p>Un expert en armements d’Amnesty International a examiné des vidéos prises sur le site de la frappe et a conclu que les dégâts correspondaient à ceux causés par une frappe aérienne. Sur des images satellites datant du 24 avril, on voit également une nouvelle trace d’incendie à l’emplacement du bâtiment, un phénomène couramment observé dans les zones où l’armée israélienne effectue des frappes aériennes.</p>



<p>Peu après 17 heures, l’autorisation d’accéder à la zone a été accordée, mais uniquement à la Croix-Rouge libanaise. Les secouristes ont sorti Zeinab Faraj, grièvement blessée : fracture du crâne, graves lésions à la jambe droite et à l’œil, main écrasée. Ils n’ont pas pu atteindre Amal Khalil, toujours sous les décombres.</p>



<p>Peu avant 18 heures, les bénévoles de la Croix-Rouge libanaise présents sur place ont déclaré qu’ils ont dû se retirer, craignant de nouvelles attaques. Ils ont emmené avec eux Zeinab Faraj, blessée, et les corps des deux hommes tués lors de la première frappe.</p>



<p>À la suite d’une nouvelle série d’appels émanant des autorités libanaises, notamment du Bureau du président, du bureau du Premier ministre et d’organismes internationaux, l’autorisation a de nouveau été accordée à 19h20 pour permettre aux secouristes de la Croix-Rouge, à une ambulance et à un petit bulldozer de retourner sur le lieu de l’effondrement. Les secouristes avaient besoin d’un matériel plus lourd pour déblayer les décombres des trois étages. Les opérations, à l’aide d’une pelleteuse, ont débuté vers 21 heures.</p>



<p>Moussa Chaalan a déclaré qu’ils ont retrouvé Amal Khalil enterrée sous une colonne et un mur : « Elle était totalement écrasée. Je l’ai sortie de mes propres mains. »</p>



<p>Sur son certificat de décès, le médecin légiste a noté l’heure de sa mort, 19 heures, et indiqué que la cause était « un arrêt cardiaque résultant d’un traumatisme crânien et d’une grave hémorragie ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">Impunité des forces israéliennes</h4>



<p>Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains et des journalistes ont condamné à plusieurs reprises les homicides de journalistes commis en toute impunité par les forces israéliennes, au Liban et dans la bande de Gaza occupée. En 2023, Amnesty International a publié une enquête approfondie sur l’homicide du journaliste de Reuters Issam Abdallah, concluant que la frappe aérienne de l’armée israélienne qui l’avait tué et blessé six autres journalistes s’apparentait à une attaque directe sur des civil·e·s et demandant qu’elle fasse l’objet d’une enquête pour crime de guerre.</p>



<p>« L’impunité dont bénéficient les forces israéliennes pour les homicides de journalistes et d’autres civil·e·s au Liban depuis trois ans a permis à l’armée israélienne de poursuivre ses frappes aériennes illégales, y compris des attaques directes contre des civil·e·s. L’homicide d’Amal Khalil doit faire l’objet d’une enquête indépendante et impartiale. Il est grand temps que la communauté internationale impose à Israël un embargo total sur les armes, a déclaré Heba Morayef.</p>



<p>« Enfin, nous engageons le gouvernement libanais à accepter la compétence de la Cour pénale internationale pour les crimes commis sur son territoire depuis octobre 2023 et à diligenter des enquêtes nationales sur les crimes de guerre. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 8 octobre 2023, le Hezbollah a tiré des roquettes sur Israël, ce qui a donné lieu à des opérations militaires israéliennes qui se sont intensifiées en septembre 2024. Malgré la conclusion d’un accord de « cessez-le-feu » le 27 novembre 2024, les hostilités se sont poursuivies le long de la frontière. Elles sont montées d’un cran le 2 mars 2026 et perdurent malgré de nouvelles annonces de cessez-le-feu.</p>



<p>Le 20 avril 2026, l&rsquo;armée israélienne a délimité ce qu&rsquo;elle appelle une « zone de défense avancée », s&rsquo;étendant sur 8 à 12 kilomètres à l&rsquo;intérieur du Liban (soit une surface d’environ 600 km²), restreignant ainsi l&rsquo;accès à des dizaines de villages et de secteurs situés au sud d’éléments géographiques clés, comme le fleuve Litani.</p>



<p>Depuis le 2 mars, 4 333 personnes ont été tuées au Liban, selon le ministère de la Santé publique, qui ne fait pas de distinction dans ses chiffres entre civils et combattants. Les frappes du Hezbollah contre Israël ont fait au moins deux victimes civiles en Israël, tandis que les médias israéliens font état d’au moins 39 soldats israéliens tués dans le sud du Liban.</p>




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		<title>Union européenne. Les dirigeant·e·s européens doivent réagir avec humanité et solidarité concernant la situation à Ceuta</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/union-europeenne-les-dirigeant%c2%b7e%c2%b7s-europeens-doivent-reagir-avec-humanite-et-solidarite-concernant-la-situation-a-ceuta/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 07:29:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36801</guid>

					<description><![CDATA[<p>Union européenne. Les dirigeant·e·s européens doivent réagir avec humanité et solidarité concernant la situation à Ceuta En amont de la réunion du 4&#160;août des ministres de l’Intérieur des pays de l’Union européenne (UE) portant sur la situation à Ceuta, Dinushika Dissanayake, directrice régionale ajointe pour l’Europe à Amnesty International, a déclaré&#160;: «&#160;Nous appelons les dirigeant·e·s [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/union-europeenne-les-dirigeant%c2%b7e%c2%b7s-europeens-doivent-reagir-avec-humanite-et-solidarite-concernant-la-situation-a-ceuta/">Union européenne. Les dirigeant·e·s européens doivent réagir avec humanité et solidarité concernant la situation à Ceuta</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Union européenne. Les dirigeant·e·s européens doivent réagir avec humanité et solidarité concernant la situation à Ceuta</strong></h2>



<p>En amont de la réunion du 4&nbsp;août des ministres de l’Intérieur des pays de l’Union européenne (UE) portant sur la situation à Ceuta, Dinushika Dissanayake, directrice régionale ajointe pour l’Europe à Amnesty International, a déclaré&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;Nous appelons les dirigeant·e·s européens qui s’apprêtent à se réunir à réagir avec humanité et solidarité concernant la situation à Ceuta, et face à toute augmentation du nombre d’arrivées aux frontières extérieures de l’UE. La réaction initiale de nombreux États européens concernant les événements à Ceuta a été extrêmement préoccupante et dangereuse. Les récents événements ne doivent pas être exploités à des fins politiques pour fermer davantage ou externaliser les frontières, ni servir cyniquement à légitimer la nouvelle politique de l’UE privilégiant l’expulsion. &nbsp;</p>



<p>« Au moins 72&nbsp;personnes ont tragiquement perdu la vie en tentant d’entrer en Europe dans l’espoir d’un avenir meilleur. Les dirigeant·e·s européens doivent veiller à ce que leur réaction concernant la situation à Ceuta ne perpétue pas la discrimination. Le discours inadmissible qui qualifie d’«&nbsp;invasion&nbsp;» la situation à Ceuta et qui renforce les stéréotypes racistes doit être fermement rejeté.</p>



<p>«&nbsp;Les scènes auxquelles nous assistons sont le résultat des tentatives persistantes de l’Europe visant à fermer et à externaliser ses frontières au lieu d’investir dans des voies sûres et légales.</p>



<p>«&nbsp;De plus, les manœuvres politiques visant à attribuer la flambée du nombre d’arrivées au programme de régularisation espagnol, qui a pris fin le 30&nbsp;juin, sont <a></a><a></a><a></a><a></a><a></a><a></a><a></a><a>infondées</a> et visent honteusement à semer la peur au sujet des politiques migratoires qui ne sont pas axées sur l’endiguement et l’expulsion. Les programmes de régularisation constituent un outil important et couramment employé de gestion des migrations, utilisé pour garantir aux personnes concernées un accès continu aux droits et aux services. Ces programmes sont appliqués depuis de nombreuses années dans plusieurs pays européens par des gouvernements de différentes tendances politiques.</p>



<p>«&nbsp;Les États ont la responsabilité de gérer leurs frontières avec humanité et d’éviter de mettre les personnes en danger. Les autorités espagnoles et marocaines doivent garantir l’accès au système d’asile à celles et ceux qui en font la demande, s’abstenir de procéder à des expulsions collectives, qui sont toujours illégales, fournir une aide humanitaire d’urgence aux personnes qui en ont besoin et respecter leurs droits humains quel que soit leur mode d’arrivée, sans discrimination.&nbsp;» &nbsp;</p>



<p><strong>Complément d’information</strong></p>



<p>Les autorités de Ceuta ont déclaré que plus de 60&nbsp;000&nbsp;personnes, selon les estimations, ont franchi la frontière, dont 48&nbsp;000 seraient retournées au Maroc. L’Espagne a déployé des unités de l’armée à Ceuta pour prêter main-forte à la police et à la Garde civile.</p>



<p>Selon certaines informations, des milliers de personnes dorment dans la rue.</p>



<p>Amnesty International va continuer de suivre la situation afin de surveiller si des atteintes aux droits humains sont commises telles qu’un recours excessif à la force ou des violations de l’obligation de «&nbsp;non-refoulement&nbsp;».</p>




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		<title>Inde. La poursuite des exportations d’armes vers Israël entraîne un risque de complicité dans le génocide en cours à Gaza</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/inde-la-poursuite-des-exportations-darmes-vers-israel-entraine-un-risque-de-complicite-dans-le-genocide-en-cours-a-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 03:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36779</guid>

					<description><![CDATA[<p>Inde. La poursuite des exportations d’armes vers Israël entraîne un risque de complicité dans le génocide en cours à Gaza L’Inde a continué de livrer des armes à Israël malgré le risque substantiel que ce pays les utilise dans son génocide en cours contre la population palestinienne de la bande de Gaza occupée, a déclaré [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Inde. La poursuite des exportations d’armes vers Israël entraîne un risque de complicité dans le génocide en cours à Gaza</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Des munitions, des pièces détachées et des accessoires ont été vendus aux forces israéliennes.</em></li>



<li><em>Au moins 2 596 cargaisons d’armes ont été exportées vers Israël depuis le 7 octobre 2023.</em></li>



<li><em>Amnesty International a identifié des entreprises concernées qui sont directement détenues ou contrôlées par l’État indien.</em></li>
</ul>



<p>L’Inde a continué de livrer des armes à Israël malgré le risque substantiel que ce pays les utilise dans son génocide en cours contre la population palestinienne de la bande de Gaza occupée, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport.</p>



<p>Intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/ASA2013272026EN.pdf"><strong>Made in India: The Supply of Weapons and Ammunition to Israel</strong></a>, ce rapport montre que le gouvernement indien a établi un partenariat étroit et rentable avec le secteur de la défense israélien et est devenu un fournisseur important de la chaîne d’approvisionnement qui soutient les opérations militaires d’Israël.</p>



<p>S’appuyant sur les données relatives aux expéditions de marchandises entre l’Inde et Israël, ce rapport révèle que des armes, des munitions, des pièces détachées et des composants indiens ont été expédiés à de grandes entreprises israéliennes qui fournissent l’armée d’Israël. Le rapport établit également que des entreprises directement détenues ou contrôlées par l’État indien sont impliquées dans ce commerce.</p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/ASA2013272026EN.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
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<p>« Nos recherches révèlent un soutien constant de l’Inde à l’armée et au secteur de la défense israéliens malgré le génocide à Gaza, dont il est pourtant question presque quotidiennement dans les médias du monde entier depuis des années, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« L’Inde fabrique et fournit des armes transférées à Israël par le biais des grandes entreprises fournisseuses qu’elle détient et contrôle. Non seulement elle ne réglemente pas les exportations d’armes vers Israël réalisées par des entreprises privées comme le lui imposent le droit international et les normes internationales, mais en outre elle a renforcé son partenariat de défense avec Israël.</p>



<p>« Compte tenu des mesures conservatoires prises par la Cour internationale de justice, qui reconnaissent un risque plausible de génocide contre les Palestinien·ne·s de Gaza, les autorités indiennes ne peuvent pas affirmer de façon crédible qu’elles ne savaient pas que, si elles continuaient d’autoriser et de faciliter les transferts d’armes vers Israël, elles risquaient fortement de contribuer à de graves violations du droit international. Tandis que l’armée israélienne répandait la mort et la destruction à Gaza, infligeant de vastes souffrances à la population palestinienne, les entreprises indiennes ont continué de faire du profit en livrant des composants et des munitions destinés au secteur de la défense israélien.</p>



<p>« Le gouvernement indien doit cesser immédiatement d’autoriser les exportations d’armes, de munitions et de pièces détachées vers Israël. Il doit aussi veiller à ce que les entreprises placées sous son contrôle ne contribuent pas à des crimes de droit international. Toutes les entreprises ont la responsabilité de respecter les droits humains dans le cadre de leurs activités partout dans le monde, ce qui implique notamment qu’elles doivent prendre dès le départ des mesures préventives fermes pour s’assurer que leurs produits ne soient pas utilisés pour commettre de graves violations du droit international. Ces mesures doivent être proportionnées au niveau de risque. »</p>



<p>L’équipe de recherche d’Amnesty International a analysé 2 596 cargaisons d’armes, de munitions, de pièces et de composants expédiées de l’Inde vers Israël depuis le 7 octobre 2023. Les registres indiquent que les entreprises indiennes ont fourni au moins 390 516 pièces détachées d’armes de petit calibre de type militaire, 564 970 composants d’engins explosifs (tels que des ogives pour drones, des douilles d’obus, etc.) et 298 composants de véhicules militaires à de grandes entreprises israéliennes qui fournissent directement l’armée d’Israël.</p>



<p>Amnesty International a systématiquement exclu les données sur les cargaisons pouvant être destinées à un usage civil. Elle a aussi exclu les armes, pièces et munitions susceptibles d’être utilisées pour des technologies de défense antimissile, qui servent souvent à protéger la population civile des attaques menées sans discrimination.</p>



<p>Amnesty International a par ailleurs analysé le cadre juridique national indien relatif aux transferts d’armes et sa conformité avec le droit international et les normes internationales. Elle a constaté de graves lacunes structurelles, notamment l’absence d’obligation explicite de diligence en matière de droits humains afin d’empêcher que des biens militaires soient utilisés pour commettre des violations du droit international relatif aux droits humains ou du droit international humanitaire (DIH), ainsi qu’un manque de transparence qui entraîne une absence d’obligation de rendre des comptes dans le processus d’exportation.</p>



<p>L’Inde s’est abstenue lors du vote pour l’adoption du Traité sur le commerce des armes en avril 2013. Depuis, elle n’a pas ratifié ce traité et n’y a pas non plus adhéré. Il est crucial que l’Inde adhère au Traité sur le commerce des armes à titre de première mesure visant à mettre sa réglementation sur le contrôle des exportations en conformité avec le droit international relatif aux transferts d’armes.</p>



<p>Dans le cadre de leur obligation de respecter et de faire respecter le DIH, tous les États ont l’interdiction de transférer ou d’autoriser des acteurs privés à transférer des armes à une partie à un conflit armé (qu’il s’agisse d’un État ou d’un groupe armé non étatique) dès lors qu&rsquo;il existe un risque manifeste que cela contribue à des violations du droit international humanitaire.</p>



<p>Les entreprises impliquées dans les transferts d’armes à Israël peuvent aussi contribuer à des violations du DIH. En outre, si les entreprises et leur personnel avaient connaissance du risque substantiel que les armes en question soient utilisées pour commettre des crimes de droit international, leur responsabilité pénale peut être engagée.</p>



<p>En juin et en juillet 2026, Amnesty International a écrit au gouvernement indien et aux neuf entreprises citées dans son rapport pour leur faire part de ses conclusions détaillées. Au moment de la publication, elle n’avait pas reçu de réponse.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Des armes identifiées</h4>



<p>À la suite des crimes contre l’humanité commis par le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens lors de leurs attaques contre Israël le 7 octobre 2023, Israël s’est engagé dans une campagne violente et destructrice dans la bande de Gaza, s’apparentant à un génocide toujours en cours contre la population palestinienne, et poursuit ses opérations militaires et ses pratiques illégales, notamment son soutien actif à la violence débridée des colons en Cisjordanie. Ces actes se produisent dans le contexte de l’occupation illégale du territoire palestinien par Israël depuis des décennies et du système d’apartheid qu’il impose aux Palestinien·ne·s.</p>



<p>Ces crimes et violations du droit international sont rendus possibles par les livraisons presque ininterrompues d’armes et de munitions à Israël par un certain nombre d’États clés, tels que les États-Unis et l’Allemagne, ainsi que par le transit d’armes à destination d’Israël par la Slovénie et la France, comme l’a montré Amnesty International.</p>



<p>L’organisation a identifié les armes et munitions exportées par l’Inde vers Israël, y compris les pièces et accessoires, comme appartenant aux catégories désignées par les codes 93+ et 8710+ du Système harmonisé, système internationalement reconnu de codification des marchandises.</p>



<p>Le code 93+ désigne une catégorie assez large qui comprend la plupart des types d’armes et de munitions, ainsi que les pièces détachées et accessoires. La catégorie correspondant au code 8710+ contient les véhicules de combat blindés et à chenilles, ainsi que les pièces détachées connexes.</p>



<p>Amnesty International a identifié au moins 2 596 cargaisons d’armes, de pièces détachées et de munitions exportées d’Inde en Israël entre le 7 octobre 2023 et le 30 novembre 2025. Ces cargaisons contenaient notamment des composants d’armes automatiques pour les armes déployées par les forces israéliennes à Gaza ; des obus de 155 millimètres hautement explosifs fournis à Elbit Systems ; des ogives explosives pour les munitions rôdeuses de type Skystriker, semblables à celles identifiées dans les débris à Khan Younès, dans la bande de Gaza ; et des composants de véhicules blindés destinés aux principaux fournisseurs de l’armée israélienne.</p>



<p>Amnesty International estime que certaines entreprises indiennes pourraient être considérées comme complices de crimes de droit international et d’autres graves violations des droits humains commises par Israël du fait de leurs relations commerciales avec des entreprises israéliennes qui fournissent directement l’armée d’Israël.</p>



<p>L’organisation a analysé les exportations de plusieurs entreprises indiennes, parmi lesquelles : PLR Systems Private Limited, qui fabrique des pièces détachées pour armes automatiques et est une entreprise commune d’Adani Defence &amp; Aerospace et d’Israel Weapon Industries ; Indo MIM Private Limited, qui fabrique des composants pour armes à feu ; Kalyani Systems Private Limited, qui fabrique des munitions et des douilles d’artillerie et est une filiale de Bharat Forge ; Munitions India Limited, entreprise publique qui fabrique des munitions d’artillerie hautement explosives ; et Alpha Elsec Defence &amp; Aerospace Systems Private Limited, qui fabrique des ogives explosives et est une entreprise commune d’Alpha Design Technologies et d’Elbit Systems.</p>



<p>Les entreprises israéliennes qui ont commandé et reçu les armes sont notamment Elbit Systems, Rafael Advanced Defense Systems Ltd et Israel Aerospace Industries Ltd, qui sont connues pour leur contribution aux violations du droit international relatif aux droits humains et du DIH commises par Israël. En 2025, Amnesty International a appelé la totalité des États et des entités privées à mettre un terme à toutes leurs activités commerciales avec ces entreprises, « faute de quoi ils risquent de devenir complices des crimes contre l’humanité d’apartheid et de génocide et d’autres crimes de droit international ».</p>



<p>L’organisation demande depuis longtemps un embargo total sur les armes à destination d’Israël, qui couvre la fourniture, la vente ou le transfert, directs ou indirects, d’armes et de matériel militaire, y compris les technologies, pièces et composants, l’assistance technique, la formation et l’aide financière ou autre qui y sont liés, tant que les entreprises concernées ne seront pas en mesure de prouver qu’elles ne contribuent pas à l’occupation israélienne illégale ou aux crimes de droit international commis par Israël.</p>



<p>L’Inde et les entreprises indiennes qui fournissent des armes, des munitions, des pièces ou des composants doivent immédiatement mettre un terme à tous les transferts d’armes et de munitions, y compris de pièces et de composants, à destination d’Israël.</p>



<p>« En autorisant en toute connaissance de cause les transferts d’armes vers Israël, l’Inde bafoue clairement son engagement à prévenir le génocide aux termes de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, ainsi que son obligation de faire respecter les Conventions de Genève, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Toute entreprise qui détermine que les produits qu’elle vend sont susceptibles d’avoir contribué à des atteintes aux droits humains des Palestinien·ne·s à Gaza doit proposer un processus de réparation à toutes les personnes ayant subi un préjudice en conséquence ou coopérer avec un tel processus. »</p>



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