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	<title>Justice internationale Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Justice internationale Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Russie. Les écoles sont devenues des « fabriques de la docilité », par le biais de l’endoctrinement et de la surveillance des enfants par l&#8217;État</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 16:25:54 +0000</pubDate>
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<h2 class="wp-block-heading">Russie. Les écoles sont devenues des « fabriques de la docilité », par le biais de l’endoctrinement et de la surveillance des enfants par l&rsquo;État</h2>



<p>Les autorités russes privent les enfants du droit à une éducation de qualité, en utilisant des manuels et des cours saturés de propagande, dans le but d’endoctriner les élèves et de justifier la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, tout en réprimant la liberté d’expression, la réflexion indépendante et l’accès à l’information, a déclaré Amnesty International lundi 1er juin.</p>



<p>Une nouvelle synthèse, intitulée <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/EUR4609562026ENGLISH.pdf"><em><strong>“Only Official Sources”: Indoctrination in the Russian Educational System</strong></em></a>, décrit comment des enfants, à travers la Russie et les zones occupées par la Russie en Ukraine, sont soumis à une idéologie oppressive d’État au moyen d’un programme scolaire contrôlé de manière centralisée. Elle explique aussi que les enseignant·e·s sont chargés d’effectuer un suivi de leurs élèves en ligne, de compiler des fichiers contenant des informations sur leurs opinions, et de signaler aux autorités les points de vue dissidents sur des questions politiques et sociales.</p>



<p>« Jadis temples du savoir, les écoles russes sont en passe d’être converties en fabriques de la docilité. C’est l’État russe lui-même qui définit ce que les enfants doivent apprendre au sujet de la Russie, des pays voisins et du reste du monde. Si l’utilisation de l’école à des fins de propagande politique n’est pas spécifique à la Russie, l’intensité et l’ampleur des efforts déployés par le Kremlin afin de placer l’endoctrinement au cœur du système éducatif sont systémiques », a déclaré Marie Struthers, directrice pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale à Amnesty International.</p>



<p>« Les manuels scolaires russes présentent une vision univoque de l’histoire, qui justifie toutes les décisions de Moscou d’employer la force contre les nations voisines. Ils présentent les agressions russes contre l’Ukraine comme une nécessité historique et une question de survie nationale, tandis que toute opinion s’écartant de cette perspective est qualifiée d’ »hostile » ou de « destructrice » ».</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Une vision du monde, un enseignement uniforme</h4>



<p>Depuis 2023, le ministère russe de l&rsquo;Éducation a introduit une série unique de manuels d’histoire et de supports éducatifs obligatoires comparant la Russie à une « forteresse assiégée », niant ou minimisant l’identité et la souveraineté ukrainiennes, et présentant toutes les interventions militaires soviétiques et russes comme nécessaires ou légitimes.</p>



<p>L’éducation ne peut respecter le droit relatif aux droits humains et normes associées lorsqu&rsquo;elle est conçue pour priver les enfants de la possibilité de se forger une opinion propre et d’apprendre à réfléchir de manière indépendante et critique durant leurs années de formation. La démarche de la Russie est contraire à ses obligations en vertu d’un certain nombre de traités internationaux relatifs aux droits humains, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant, qui prévoit que l’éducation a pour objectif d’« [i]nculquer à l’enfant le respect des droits de l&rsquo;homme et des libertés fondamentales » et prépare les enfants à assumer les responsabilités de la vie au sein d’une société libre, dans un esprit « de compréhension, de paix, de tolérance, d&rsquo;égalité entre les sexes et d&rsquo;amitié entre tous les peuples ».</p>



<p>Les tentatives de la Russie de préparer une population étudiante à une obéissance inconditionnelle sont renforcées au moyen de la coercition, du suivi et du profilage.</p>



<p>« Les autorités russes introduisent des mesures dites de profilaktika, qui impliquent à la fois de répandre leur propagande et de soumettre les élèves à une surveillance clandestine constante, à l’école et en dehors, notamment en ligne. Si cela est accompli dans le but affiché de prévenir l’ »extrémisme », le « terrorisme » et les « idéologies destructrices », ces consignes encouragent dans les faits le passage au crible des opinions politiques, religieuses et personnelles de mineur·e·s », a déclaré Marie Struthers.</p>



<h4 class="wp-block-heading">De la protection à la surveillance</h4>



<p>Les écoles sont encouragées à identifier les élèves et les membres du personnel dont les opinions, l’activité en ligne et les associations illustrent leur déloyauté ou leur vulnérabilité face à des influences « destructrices » &#8211; dont la définition est si vague qu’elles incluent les groupes d’opposition pacifique et de la société civile. Figurent parmi elles la Fondation anticorruption d’Alexeï Navalny, mort en détention, le mouvement de protestation de jeunesse Vesna et le « mouvement international LGBT » &#8211; qui n’existe pas, puisqu’il s’agit d’une invention judiciaire employée pour criminaliser le militantisme en faveur des droits des personnes LGBTI -, qui ont tous été visés par des poursuites pour s’être seulement exprimés en faveur des droits humains.</p>



<p>Même afficher des formes d’opposition qui ne sont pas officiellement interdites en Russie, telles que le fait d’évoquer l’impact négatif sur le niveau de vie de la guerre en Ukraine, pourrait être perçu comme un signal d’alarme, à la suite duquel les élèves concernés sont considérés comme « à risque », leurs opinions sur la guerre, les « valeurs traditionnelles » et la politique gouvernementale étant alors enregistrées et transmises à l’administration scolaire, à la police ou aux services de sécurité.</p>



<p>« Les autorités russes ont montré qu’elles ne reculeront devant rien pour imposer leur discours profondément politisé et idéologique à la prochaine génération, et garantir que celles et ceux qui ne se plient pas à ces règles soient détectés et sanctionnés. Cela porte atteinte aux droits des enfants à la vie privée et à la liberté d’expression et d’association, sape la confiance à l’intérieur des établissements scolaires et prive les enfants de leur individualité », a déclaré Marie Struthers.</p>



<p>« L’esprit d’un enfant n’appartient pas à l’État. Il semble pourtant que les autorités russes traitent les classes comme un terreau que l’on doit inspecter afin de pouvoir détecter les jeunes pousses de l’opposition civique, et les arracher avant qu’elles ne se développent. »</p>



<p>Amnesty International demande aux autorités russes de veiller à ce que le programme scolaire, les manuels et les autres supports éducatifs n’étouffent pas, ni ne préviennent, la libre expression et le libre échange d’opinions, ne contiennent pas de désinformation, et ne compromettent pas le respect des droits humains. Les élèves et enseignant·e·s doivent se voir accorder l’accès à un large éventail de sources et être en mesure de parler librement d’histoire et de l’actualité sans craintes de représailles.</p>



<p>Les autorités doivent : abroger les lois et règlements qui punissent l’expression pacifique ou excluent les voix dissidentes de l’éducation ; faire cesser immédiatement la surveillance et le profilage illégaux d’élèves et d’enseignant·e·s ; détruire les données obtenues illégalement ; proposer des recours utiles et des réparations aux personnes affectées, et amener les responsables présumés de violations à rendre des comptes.</p>



<p>Amnesty International demande également à la communauté internationale : de soulever ces questions avec les autorités russes dans toutes les instances ; de soutenir le travail indépendant effectué par la société civile afin de combattre la propagande et la persécution dans l’enseignement ; d’aider les personnes victimes de telles persécutions, notamment en leur accordant des visas lorsque cela est nécessaire ; et de garantir que l’aide au développement ne soit pas utilisée pour perpétuer ces violations.</p>



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		<title>États du Golfe. Plus de 1 000 personnes arrêtées dans le cadre d’une vague de répression contre la liberté d’expression en lien avec la guerre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 15:33:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>États du Golfe. Plus de 1 000 personnes arrêtées dans le cadre d’une vague de répression contre la liberté d’expression en lien avec la guerre Dans les États du Golfe, plus de 1 000 personnes ont été arrêtées dans le cadre d’une vaste campagne de répression contre la liberté d’expression en lien avec la guerre, [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">États du Golfe. Plus de 1 000 personnes arrêtées dans le cadre d’une vague de répression contre la liberté d’expression en lien avec la guerre</h2>



<p>Dans les États du Golfe, plus de 1 000 personnes ont été arrêtées dans le cadre d’une vaste campagne de répression contre la liberté d’expression en lien avec la guerre, notamment pour avoir relayé des contenus en ligne ou exprimé des opinions sur l’offensive menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran et sur les attaques de l’Iran contre les pays du Golfe, a déclaré Amnesty International le 1er juin 2026. Au Koweït et à Bahreïn, des citoyens ont également été déchus de leur nationalité, notamment à titre de représailles pour leurs propos.</p>



<p>Lorsque la guerre a éclaté, invoquant des préoccupations liées à la sécurité nationale, les autorités des pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) – le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Qatar, l’Arabie saoudite et Oman – ont émis des avertissements généraux contre le partage de contenus en ligne diffusant des « rumeurs » ou de « fausses informations » sur la guerre, ou provenant de « sources inconnues ». Peu après, plusieurs États du Golfe ont annoncé des arrestations massives.</p>



<p>« Si les États du Golfe peuvent prendre des mesures pour lutter contre la désinformation et protéger la sécurité nationale, et déroger à certains droits en cas de conflit armé, toute restriction à la liberté d’expression doit respecter des normes internationales strictes en matière de droits humains. Ces dérogations doivent être prévues de manière claire et précise par la loi, poursuivre un but légitime, et s’avérer strictement nécessaires et proportionnées. Les restrictions globales et la criminalisation généralisée du partage d’informations ne satisfont pas à ces critères, a déclaré Heba Morayef, directrice du programme régional Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.</p>



<p>« Afin de préserver leur belle image de lieux sûrs, les États du Golfe recourent à leur autoritarisme habituel pour contrôler l&rsquo;information et instrumentalisent des dispositions formulées en termes vagues et généraux issues des lois sur la cybercriminalité, la lutte contre le terrorisme et la sécurité nationale. Cela va bien au-delà de ce que prévoit le droit international. »</p>



<p>Amnesty International s&rsquo;est entretenue avec 16 personnes, parmi lesquelles un journaliste, des militant·e·s associatifs, des citoyen·ne·s et des habitant·e·s des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), ainsi que des proches de personnes détenues, dont la plupart ont souhaité conserver l&rsquo;anonymat par crainte des représailles. Elle a recensé huit cas d&rsquo;arrestations liées à l&rsquo;expression d’opinions.</p>



<p>En outre, elle a examiné les déclarations officielles des autorités du CCG, notamment les mises en garde générales et les annonces faisant état de centaines d&rsquo;arrestations liées à la liberté d&rsquo;expression, et passé en revue les cas rapportés par des médias locaux et des ambassades étrangères, ainsi que ceux recensés par des organisations locales de défense des droits humains.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Répression régionale contre l’expression d’opinions liées à la guerre</h4>



<p>Au Koweït, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis et au Qatar, les autorités ont publié des déclarations officielles annonçant l&rsquo;arrestation de centaines de personnes ayant filmé et partagé des vidéos, diffusé des images montrant l&rsquo;interception de missiles ou publié des photos des dégâts causés par ces projectiles.</p>



<p>Dans plusieurs cas, des personnes ont été arrêtées pour avoir « glorifié » un État hostile et ses dirigeants militaires, semble-t-il en référence au fait d’exprimer de la sympathie envers l’Iran, de republier des contenus en ligne marquant sa solidarité avec le peuple iranien ou de rendre hommage au défunt Guide suprême et commandant en chef de l’Iran, Ali Khamenei.</p>



<p>Dans certains États du Conseil de coopération du Golfe (CCG), des enquêtes ou des poursuites ont été diligentées contre des personnes accusées d&rsquo;avoir diffusé des « informations trompeuses » ou des « fausses nouvelles, rumeurs ou propagande provocatrice », y compris des contenus générés par l’intelligence artificielle ou des vidéos prétendant à tort que des incidents s&rsquo;étaient produits.</p>



<p>Au Koweït et à Bahreïn, les tribunaux pénaux ont prononcé des peines de prison comprises entre trois et 10 ans à l&rsquo;encontre de dizaines de personnes à l&rsquo;issue de procès menés à la hâte pour publication ou partage de contenus liés à la guerre. Après le début de la guerre, les autorités d’Oman, à l&rsquo;instar d’autres États du CCG, ont averti le 3 mars que les personnes ayant diffusé « des rumeurs et des informations non vérifiées » devraient rendre des comptes au regard de la loi. Par la suite, elles n&rsquo;ont annoncé aucune arrestation liée à la liberté d&rsquo;expression.</p>



<p>« Depuis le début de la guerre, les informations rendues publiques par les États du Golfe sont extrêmement limitées, ces derniers cherchant à contrôler le discours sur l’impact des attaques iraniennes sur la vie quotidienne dans ces pays. Cette mainmise sur l’information, tout particulièrement en temps de guerre, contribue au climat de confusion et il devient difficile pour les citoyen·ne·s d’avoir accès aux informations dont ils ont besoin. En outre, cela complexifie le recensement des dégâts causés par les frappes iraniennes », a déclaré Heba Morayef.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Koweït</h4>



<p>Entre le 1er et le 30 mars, le gouvernement koweïtien a annoncé l&rsquo;arrestation de 33 personnes, dont au moins trois femmes et un étranger. Selon le ministère de l&rsquo;Intérieur, parmi les personnes arrêtées depuis le début de la guerre, certaines sont accusées d&rsquo;avoir publié des contenus soutenant des « groupes terroristes », partagé des vidéos jugées préjudiciables à la sécurité nationale ou « se moquant des services de sécurité », « diffusé de fausses informations » ou utilisé des drones pour filmer sans autorisation.</p>



<p>Au Koweït, le nombre de poursuites judiciaires signalées dépasse largement le nombre d&rsquo;arrestations signalées. Le 23 avril, et les 1er et 7 mai, un tribunal de sûreté de l’État de première instance, mis sur pied début avril et doté d’une compétence exclusive pour les infractions liées à la sécurité intérieure et extérieure de l’État, a rendu des jugements à l’encontre de 204 prévenus pour avoir exprimé leur sympathie envers « l’agression iranienne », « incité au conflit sectaire » et « diffusé de fausses informations », selon les médias locaux.</p>



<p>La plupart des accusés ont écopé de peines avec sursis, certains ont été acquittés, tandis que 23 ont été condamnés à trois ans de prison, un à cinq ans et un autre à 10 ans.</p>



<p>Parmi les personnes arrêtées et jugées figurait le journaliste de premier plan Ahmed Shihab Eldin, interpellé le 3 mars par des agents en civil sans mandat, au seul motif qu’il avait relayé des images liées à la guerre mises en ligne par des médias internationaux. Il a été détenu pendant 52 jours, puis traduit en justice pour diffusion de fausses informations, atteinte à la sécurité nationale et utilisation abusive de son téléphone portable. Le 23 avril, il a été acquitté pour un chef d&rsquo;accusation et condamné à du sursis pour les deux autres.</p>



<p>Début mars, un autre homme a été interpellé pour avoir publié des messages rendant hommage au défunt Guide suprême et commandant en chef de l’Iran, Ali Khamenei. Il a été détenu au secret pendant cinq jours, pendant lesquels il a été retenu dans les locaux des services de la Sûreté de l&rsquo;État, où il a été interrogé en l’absence d’un avocat. Par la suite, le procureur a ouvert une enquête à son encontre pour « atteinte aux intérêts nationaux », « mauvaise utilisation d&rsquo;un téléphone portable », « incitation au conflit sectaire » et « entrave à l’unité nationale ».</p>



<p>Depuis le début de la guerre, le Koweït a adopté une série de mesures législatives et judiciaires de grande envergure qui élargissent considérablement les pouvoirs de l&rsquo;État au nom de la « lutte contre le terrorisme » et de la protection de la sécurité nationale. Le 15 mars, le Conseil des ministres a promulgué la Loi n° 47 de 2026 relative à la lutte contre le terrorisme, qui donne une définition large des « actes terroristes » afin d’englober les actes visant à « contraindre une autorité publique à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque », par exemple des actions à caractère politique visant à influencer les décisions du gouvernement, et qui remplace la peine de réclusion à perpétuité par la peine de mort. Le même jour a été promulguée la Loi n° 13 de 2026, qui érige en infraction la diffusion de « fausses rumeurs » concernant des structures militaires, passible d&rsquo;une peine pouvant aller jusqu&rsquo;à 10 ans de prison.</p>



<p>Le 13 avril, le Koweït a adopté des modifications à la Loi sur la nationalité koweïtienne, qui permettent de retirer la nationalité à des individus « si les intérêts suprêmes de l’État ou sa sécurité extérieure l’exigent » ou si les autorités disposent de « preuves solides attestant qu’une personne promeut des principes susceptibles de porter atteinte au système économique, social ou politique du pays, ou qu’elle appartient à une organisation politique étrangère ».</p>



<p>Le 26 avril, les autorités ont annoncé avoir déchu plus de 1 200 personnes de leur nationalité en vertu d’un décret émis par l’émir, sans plus de précisions. Selon deux personnes vivant au Koweït, ces décisions de déchéance de nationalité instaurent un climat de peur et dissuadent les gens d’exercer leur droit à la liberté d’expression. Le Koweït avait déjà déchu de leur nationalité certains détracteurs du pouvoir en 2024.</p>



<p>Le 7 mai, le père de Fawaz Al Kathiri, un Koweïtien installé au Royaume-Uni qui critique le gouvernement, a été déchu de sa nationalité, ainsi que toutes les personnes ayant acquis la nationalité grâce à lui. Avant cette mesure, Fawaz Al Kathiri avait publié des vidéos mettant en cause la réponse du Koweït aux attaques iraniennes et les arrestations en raison de publications liées à la guerre sur les réseaux sociaux, parmi d&rsquo;autres vidéos critiquant le gouvernement. Le décret pris par l&rsquo;émir ne précisait pas les motifs de cette déchéance. En juillet 2025, les autorités avaient déjà déchu Fawaz Al Kathiri de sa nationalité, ainsi que ses enfants, sans fournir de justification.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Bahreïn</h4>



<p>Entre le 1er et le 14 mars, les autorités bahreïnites ont annoncé l&rsquo;arrestation de 47 personnes – dont six étrangers – pour des contenus en ligne liés aux attaques iraniennes. Le 1er mars, elles avaient mis en garde la population contre la publication ou la diffusion de rumeurs, d&rsquo;informations ou d&rsquo;actualités « n’émanant pas des autorités officielles du Royaume ».</p>



<p>D’après des documents rassemblés par plusieurs organisations et défenseur·e·s des droits humains bahreïnites, notamment le Centre Al Amal pour les droits humains et la justice et l&rsquo;Institut de Bahreïn pour les droits et la démocratie, et transmis à Amnesty International, le nombre d’arrestations dans le cadre de la répression liée au conflit est bien plus élevé.</p>



<p>Selon ces documents, au 5 mai, plus de 303 personnes avaient été interpellées à Bahreïn, notamment à la suite des manifestations organisées en hommage à l&rsquo;ancien Guide suprême et commandant en chef de l&rsquo;Iran, Ali Khamenei. Au moins 38 d&rsquo;entre elles ont ensuite été libérées, d’après des organisations et des militant·e·s qui défendent les droits humains.</p>



<p>D’après un avocat représentant plusieurs détenus, au moins six d&rsquo;entre eux n’avaient pas pu consulter d’avocat au moment des interrogatoires et les avocats n’avaient pas pu entrer dans les bâtiments du parquet.</p>



<p>Parmi les personnes arrêtées figurait Mansour Yassin, un artiste de 26 ans, au motif qu’il avait réalisé une illustration représentant la main de l&rsquo;ancien Guide suprême et commandant en chef de l&rsquo;Iran. Aux côtés de cinq personnes, il a été accusé d&rsquo;avoir « exprimé de la sympathie » et « glorifié les actes hostiles » de l&rsquo;Iran. Il a été détenu pendant environ un mois avant d&rsquo;être remis en liberté.</p>



<p>Les 28 avril et 12 mai, le ministère public a annoncé dans deux communiqués distincts qu’un tribunal pénal avait condamné 34 personnes à des amendes et à des peines allant d’un à 10 ans de prison pour avoir soutenu et approuvé « les attaques terroristes de l’Iran contre le Royaume », « obtenu et diffusé des données sensibles interdites », « photographié des lieux soumis à des restrictions d’accès » et « diffusé de fausses informations et des rumeurs sur les réseaux sociaux ».</p>



<p>Le 27 avril, les autorités avaient annoncé retirer la nationalité à 69 personnes, ainsi qu’à leurs familles, au motif qu’elles avaient exprimé leur sympathie ou glorifié « les actes criminels et hostiles de l’Iran » ou « s’étaient rendues complices de parties externes ». Le lendemain, le Parlement bahreïnite a adopté un décret royal afin de modifier la loi régissant le système judiciaire, qui supprime le réexamen des questions de citoyenneté et interdit de contester ou de faire appel des décisions de déchéance de nationalité.</p>



<p>Amnesty International a recensé le cas d’une personne déchue de sa nationalité, tout comme un membre de sa famille. Aucun des deux n’a été officiellement inculpé. Le 18 mars, Ali a été convoqué par téléphone à la Direction générale de la police chargée de la cybercriminalité, sans être informé du motif. Il s&rsquo;est rendu le jour même au Bureau de la cybercriminalité, où des agents l&rsquo;ont interrogé au sujet d&rsquo;une vidéo qu&rsquo;il avait relayée sur les réseaux sociaux le 28 février, montrant une attaque iranienne contre une base américaine à Bahreïn.</p>



<p>Ali a expliqué avoir informé les policiers qu’il avait supprimé la vidéo environ trois heures après l’avoir republiée, et qu’il avait ensuite partagé un communiqué du ministère de l’Intérieur enjoignant de ne pas diffuser de vidéos des attaques. Les policiers ont examiné son téléphone portable et confirmé son témoignage. Ils ont alors expliqué qu’il s’agissait d’un malentendu et que, son casier judiciaire étant vierge, il lui suffisait de signer un engagement confirmant sa loyauté envers Bahreïn et promettant de ne pas publier de contenu susceptible de nuire au pays, ce qu’il a fait.</p>



<p>Le 27 avril, les services bahreïnites de l’immigration ont convoqué Ali et lui ont demandé de remettre sa carte d’identité nationale ainsi que celles des membres de sa famille, l’informant que leur nationalité avait été révoquée. Il a remis les documents le lendemain. Lorsqu’il a demandé quels étaient les motifs, les employés lui ont répondu qu’il s’agissait de « décisions souveraines » et qu’ils « ne faisaient qu’obéir aux ordres ».</p>



<p>Le 9 mai, les autorités bahreïnites ont expulsé Ali et un membre de sa famille vers un autre pays après leur avoir délivré des passeports valables un an portant la lettre « R », qui pourrait signifier « Révoqué ».</p>



<p>Le droit international relatif aux droits humains interdit formellement toute privation arbitraire de la nationalité, et les États ne sauraient priver des individus ou leurs familles de leur citoyenneté pour les punir d’avoir exprimé pacifiquement des opinions politiques ou des sympathies présumées. Lorsque les autorités invoquent une implication dans des actes hostiles ou violents, la révocation de la nationalité doit malgré tout reposer sur des preuves claires et individualisées, respecter la procédure régulière et satisfaire aux critères de légalité, d’objectif légitime, de nécessité et de proportionnalité.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Émirats arabes unis</h4>



<p>Le 3 mars, la Direction de la sûreté de l’État des Émirats arabes unis a publié des directives interdisant aux habitant·e·s de photographier, de publier ou de diffuser des contenus non confirmés ou inventés, pour des raisons de sécurité. Du 3 mars au 8 avril, les autorités émiriennes ont annoncé avoir interpellé et placé en détention au moins 375 personnes. Selon les déclarations officielles, elles sont accusées d&rsquo;avoir commis des actes tels que la publication et la diffusion de vidéos ou d&rsquo;autres contenus visuels, réels ou fabriqués de toutes pièces, qui ne constituent pas des infractions reconnues par le droit international. Lors d&rsquo;un incident survenu le 20 mars, la police d&rsquo;Abou Dhabi a annoncé l&rsquo;arrestation de 109 ressortissants de différents pays ayant « filmé des lieux et des événements et diffusé de fausses informations via les plateformes de réseaux sociaux », ce qui pourrait « influencer l&rsquo;opinion publique et propager des rumeurs ». Des communiqués officiels ont précisé qu’elles avaient été arrêtées pour avoir « publié des contenus glorifiant un État hostile ainsi que ses dirigeants politiques et militaires ».</p>



<p>En vertu du droit international, le fait de filmer une zone touchée par une frappe aérienne et de diffuser des vidéos, des reportages ou des opinions en lien avec un conflit est protégé de façon générale par le droit à la liberté d’expression et ne saurait constituer un motif d’arrestation ou de poursuites pénales. Une arrestation ou des poursuites pour ce type d’activités doit respecter les principes de légalité, d’objectif légitime, de nécessité et de proportionnalité. </p>



<p>Fin mars, des médias ont relaté que des dizaines de ressortissants britanniques avaient été placés en détention aux Émirats arabes unis pour avoir photographié ou filmé les attaques iraniennes, que la police procédait à des inspections systématiques des téléphones dans les zones touchées par les frappes de drones, et que des dizaines de comptes de médias influents ayant partagé des vidéos des attaques n&rsquo;étaient plus accessibles aux utilisateurs des Émirats arabes unis.</p>



<p>En mars 2026, les autorités émiriennes ont demandé à Meta de restreindre l&rsquo;accès à 18 comptes Facebook et Instagram au motif qu&rsquo;ils « rendaient compte de conflits géopolitiques régionaux et de l&rsquo;évolution de la situation en matière de sécurité ». Meta a conclu que ces contenus ne violaient pas les Règles de sa communauté, mais a néanmoins restreint l&rsquo;accès à ces comptes.</p>



<p>Aux Émirats arabes unis, la loi relative à la cybercriminalité, la Loi fédérale n° 34 de 2021, interdit de partager des informations jugées « trompeuses » ou préjudiciables à la « réputation de l&rsquo;État ». Elle s&rsquo;applique en parallèle du Code pénal et d&rsquo;autres lois relatives à la sécurité nationale qui criminalisent la critique des autorités, la diffusion d&rsquo;informations sensibles et toute expression considérée comme sapant les institutions de l&rsquo;État.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Qatar</h4>



<p>Le 28 février, les autorités qatariennes ont lancé un avertissement général, enjoignant à la population de s&rsquo;abstenir de donner crédit aux rumeurs, de relayer des vidéos non vérifiées ou de partager des contenus sensibles. Elles ont ensuite annoncé l&rsquo;arrestation de 313 ressortissants de différents pays entre le 28 février et le 9 mars. Ils sont accusés d’avoir filmé et partagé des vidéos, et diffusé des « informations trompeuses » et des rumeurs susceptibles d’« agiter l&rsquo;opinion publique », ce qui ne constitue pas des infractions reconnues par le droit international.</p>



<p>En vertu de la loi qatarienne de 2014 relative à la cybercriminalité, les autorités érigent en infractions la création ou la diffusion de contenus en ligne jugés contraires aux « valeurs sociales », à « l&rsquo;ordre public » et à d’autres dispositions générales et vagues qui permettent aux autorités de restreindre le droit à la liberté d&rsquo;expression, y compris la dissidence pacifique.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Arabie saoudite</h4>



<p>Le 2 mars, le ministère saoudien de l&rsquo;Intérieur a publié une mise en garde d’ordre général, enjoignant à la population de se fier exclusivement aux sources officielles pour s&rsquo;informer. Contrairement à d&rsquo;autres États du Conseil de coopération du Golfe (CCG), il n’a pas annoncé par la suite d’arrestation liée à la liberté d&rsquo;expression.</p>



<p>Toutefois, Amnesty International a constaté qu&rsquo;au moins trois étrangers en Arabie saoudite avaient été placés en détention en raison de publications en ligne liées à la guerre. En mars, des sources diplomatiques ont fait état de l&rsquo;arrestation de ressortissants de leur pays dans deux affaires concernant le Népal et les Philippines, tandis qu’Amnesty International a recensé une arrestation liée à des propos sur la guerre.</p>



<p>Une personne a été placée en détention après avoir partagé des vidéos de frappes aériennes, et une autre pour avoir diffusé des vidéos et d&rsquo;autres contenus jugés « trompeurs » par les autorités au sujet de la guerre. Une troisième a été arrêtée après avoir exprimé sa sympathie envers d&rsquo;autres parties au conflit.</p>



<p>Selon Meta, en avril 2026, l&rsquo;Arabie saoudite lui a demandé de restreindre l&rsquo;accès à 144 comptes et pages sur les réseaux sociaux en raison de contenus liés à « des conflits géopolitiques régionaux, l’évolution de la situation en matière de sécurité, la satire politique » ou « jugés contraires aux sensibilités religieuses », en invoquant la loi relative à la lutte contre la cybercriminalité. Meta a supprimé ces contenus ou en a restreint l&rsquo;accès.</p>



<p>Ces restrictions alimentent un climat de peur. Ainsi, après une frappe contre un complexe pétrochimique, un ouvrier a partagé des photos des dégâts, mais les a supprimées presque immédiatement par crainte des représailles. Alors qu’il quittait son dortoir, des responsables ont fouillé son téléphone et ceux de ses collègues pour s’assurer qu’aucune information n’avait été relayée.</p>



<p>Un journaliste basé à Riyadh, s&rsquo;exprimant sous couvert d&rsquo;anonymat, a confié que ces restrictions entravent considérablement leur capacité à identifier des témoins et à recueillir des informations : « Personne ne parle ouvertement de ce qui se passe ni de ce qu’il ressent. On ne peut pas savoir ce que les gens pensent de ces restrictions, en raison du climat de méfiance qui s’ajoute à la peur des frappes. » </p>



<p>En Arabie saoudite, de nombreuses formes d&rsquo;expression, notamment en ligne, sont érigées en infractions car perçues comme critiques à l&rsquo;égard des politiques et des pratiques des dirigeants. Émerge ainsi un environnement informatif extrêmement restrictif, où le journalisme indépendant est bridé et où les sources officielles proches du pouvoir dominent.</p>
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		<title>Iran. Des arrestations arbitraires et des exécutions politiques de masse témoignent de l’intensification de la répression</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 15:24:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Iran. Des arrestations arbitraires et des exécutions politiques de masse témoignent de l’intensification de la répression Les autorités iraniennes prétextent des « conditions de guerre » pour intensifier leur répression de la dissidence par des arrestations arbitraires de masse, des procédures judiciaires accélérées et manifestement iniques, des exécutions motivées par des considérations politiques, de lourdes [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Iran. Des arrestations arbitraires et des exécutions politiques de masse témoignent de l’intensification de la répression</h2>



<p>Les autorités iraniennes prétextent des « conditions de guerre » pour intensifier leur répression de la dissidence par des arrestations arbitraires de masse, des procédures judiciaires accélérées et manifestement iniques, des exécutions motivées par des considérations politiques, de lourdes peines d’emprisonnement et des saisies de biens, a déclaré Amnesty International ce jeudi 28 mai.</p>



<p>Depuis l’attaque militaire illégale lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février 2026, les autorités iraniennes ont arrêté arbitrairement plus de 6 000 personnes, notamment des manifestant·e·s, des journalistes, des avocat·e·s, des défenseur·e·s des droits humains, des dissident·e·s et des membres de minorités ethniques et religieuses. Des responsables du système judiciaire ont ordonné des procédures accélérées contre les personnes arrêtées, y compris pour des charges passibles de la peine capitale, sur fond de préoccupations généralisées quant aux disparitions forcées, aux actes de torture et autres mauvais traitements, ainsi qu’au recours aux « aveux » forcés dans le cadre de simulacres de procès manifestement iniques. Au cours de la même période, les autorités ont infligé des peines d’emprisonnement de plusieurs décennies et procédé à 39 exécutions politiques au moins.</p>



<p>Les autorités ont isolé de manière systématique plus de 90 millions de personnes en bloquant l’accès à Internet, violant ainsi le droit à la liberté d’information pendant cette coupure de 88 jours, la plus longue et la plus étouffante jamais enregistrée jusqu’à présent, tout en érigeant en infraction l’activité en ligne sous prétexte d’« espionnage », charge passible de la peine de mort. L’accès à Internet a été rétabli, avec des restrictions, le 26 mai 2026.</p>



<p>« Les autorités iraniennes exploitent la crise pour mettre encore plus à mal les droits humains du peuple iranien, qui subit déjà les conséquences dévastatrices des frappes aériennes illégales menées par les forces états-uniennes et israéliennes, ainsi que de plusieurs décennies de crimes de droit international imputables à la République islamique, a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice générale de la recherche, des politiques, du travail de plaidoyer et des campagnes à Amnesty International.</p>



<p>« Pour conserver la mainmise sur le pouvoir, les autorités ont lancé une attaque totale contre la population d’Iran, prenant pour cible toute personne qui ose critiquer la République islamique, partager avec le monde extérieur des informations sur les frappes aériennes états-uniennes ou israéliennes ou sur les violations des droits humains, ou simplement tenter de contourner ce qui est devenu le plus long blocage de l’accès à Internet jamais enregistré pour communiquer avec des proches ou accéder à des informations indépendantes.</p>



<p>« Les autorités iraniennes doivent lever toutes les restrictions qui entravent encore l’accès à Internet et cesser d’imposer de tels blocages à la population iranienne. Elles doivent libérer toute personne détenue arbitrairement, protéger toutes les personnes détenues contre la torture et les autres formes de mauvais traitements, révéler ce qu’il est advenu des victimes de disparition forcée et où elles se trouvent, et cesser immédiatement toutes les exécutions, en vue d’établir un moratoire officiel sur la peine de mort. » Par ailleurs, les autorités ont ouvertement menacé de commettre de nouveaux homicides de masse contre toute personne exprimant une opinion dissidente ou réclamant la chute du régime de la République islamique et accusé les voix critiques de « trahison » et de « collaboration avec l’ennemi ».</p>



<p>Le silence imposé sur Internet par le régime depuis le 28 février 2026 est un obstacle majeur au recueil d’informations concernant des violations des droits humains. Pour les besoins de ce communiqué de presse, Amnesty International s’est entretenue avec 10 sources bien informées en dehors du pays, dont des proches de victimes, des défenseur·e·s des droits humains et des journalistes disposant d’informations sur les violations commises. L’organisation a également analysé des vidéos diffusées en ligne et a examiné des SMS officiels envoyés par les autorités, des déclarations officielles et des articles de médias étatiques, ainsi que des articles de médias indépendants et d’organisations des droits humains basés à l’étranger.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L’utilisation d’Internet érigée en infraction</h4>



<p>La répression généralisée a coïncidé avec un blocage national sans précédent de l’accès au réseau Internet mondial, qui a duré 88 jours. Le 25 mai 2026, le président Masoud Pezeshkian a ordonné au ministère des Technologies de l’information et de la communication de rétablir l’accès au web mondial. Ce rétablissement a débuté le lendemain, malgré le maintien de certaines restrictions, notamment en ce qui concerne l’accès aux applications de réseaux sociaux et le filtrage en place. À ce jour, on ignore si l’accès à Internet sera maintenu, compte tenu des annonces contradictoires des organes officiels, notamment du centre de presse du pouvoir judiciaire, qui semblent remettre en question la légalité de la décision présidentielle concernant le rétablissement de l’accès à Internet. Des inquiétudes demeurent également quant à la censure, à la surveillance et aux poursuites contre les personnes tentant de contourner les restrictions au moyen de VPN.</p>



<p>Le blocage de l’accès à Internet a été l’un des piliers centraux de la stratégie de répression adoptée par les autorités, créant des conditions dans lesquelles des crimes de droit international peuvent être perpétrés en toute impunité.</p>



<p>Les autorités ont introduit un système discriminatoire d’accès à Internet à plusieurs niveaux qui ne permet qu’à une poignée d’utilisateurs·trices préautorisés, y compris celles et ceux appartenant à des institutions étatiques ou à certains secteurs professionnels approuvés, d’accéder de manière moins restreinte à l’Internet mondial au moyen de services « Internet Pro » tout en privant la population générale d’accès à Internet et de moyens de communication en son sein et avec le monde extérieur. Étant donné que l’accès par Internet Pro était lié aux cartes SIM enregistrées par les utilisateurs et aux systèmes de vérification d’identité, de nombreuses personnes se sont dites préoccupées par le fait que l’État pouvait exercer une surveillance.</p>



<p>Les autorités criminalisent activement les efforts déployés par la population pour accéder à Internet.</p>



<p>La police iranienne, connue sous l’acronyme FARAJA, le ministère du Renseignement et le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont adressé des avertissements directs par SMS à des particuliers, traitant les activités en ligne ordinaires comme une question de sécurité nationale et menaçant les personnes qui accédaient au réseau Internet mondial au moyen de VPN ou de connexions par satellite d’arrestation, de poursuites, de saisie de biens et d’autres sanctions en vertu de la Loi relative à la lutte contre l’espionnage, qui prévoit la peine de mort.</p>



<p>Les SMS examinés par Amnesty International indiquent que les autorités ont envoyé des messages coercitifs à des personnes, identifiées dans le cadre de leur activité numérique, qui contournent les restrictions concernant le web. Ces messages accusaient explicitement les destinataires d’avoir commis des infractions pénales, en référence à l’utilisation de certaines adresses IP, de VPN ou de l’Internet par satellite. Les autorités ont menacé de prendre des mesures, notamment de bloquer les services de téléphonie mobile et les cartes SIM et de saisir la justice, tout en avertissant que tout lien présumé avec des « États hostiles » ou le « régime sioniste » entraînerait des poursuites en vertu de la Loi relative à la lutte contre l’espionnage.</p>



<p>L’un de ces messages envoyés par la FARAJA, qu’Amnesty International a pu consulter, indiquait à une personne que sa ligne serait bloquée si elle continuait à accéder à Internet. Deux messages adressés à d’autres personnes expliquaient que leur utilisation « non autorisée » et « illégale » d’Internet grâce à des VPN et des proxys constituait « une infraction » et que tous leurs services de communication seraient bloqués. Ces trois messages menaçaient de saisir la justice, ce qui donnerait lieu à des poursuites judiciaires avec le risque de lourdes peines d’emprisonnement, voire de la peine de mort.</p>



<p>Amnesty International a examiné huit autres SMS envoyés par les autorités pour indiquer que le fait de photographier des zones endommagées par des frappes aériennes et de diffuser ces clichés dans des médias ou sur des plateformes en ligne était considéré comme relevant de la « collaboration avec l’ennemi » et aurait des conséquences juridiques. Les messages ordonnaient également aux personnes concernées de donner des informations sur autrui en cas d’« activité suspecte ».</p>



<p>Les autorités ont dépeint l’utilisation de technologies permettant d’accéder à Internet par d’autres moyens en contournant le blocage, en particulier les systèmes satellitaires Starlink, comme une forme d’espionnage ou de « collaboration avec des États hostiles ». Dans une déclaration du 17 mars 2026, le ministère du Renseignement a annoncé que des « centaines » de dispositifs Starlink avaient été saisis et a précisé que l’acquisition ou l’utilisation de tels systèmes était une infraction pénale passible de la peine capitale.</p>



<p>Le blocage prolongé d’Internet a détruit des moyens de subsistance dans tout l’Iran, entraînant l’effondrement de petites entreprises et réduisant à néant les revenus de millions de personnes dépendantes de la connectivité numérique, selon des médias proches du régime basés en Iran.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Arrestations arbitraires massives, poursuites et gels d’actifs</h4>



<p>Les autorités ont arrêté arbitrairement des milliers de personnes, dont des enfants, dans tout le pays au prétexte de la sécurité nationale, y compris pour des actes pacifiques protégés par le droit international relatif aux droits humains. Le 17 mai 2026, le chef de la police iranienne, Ahmadreza Radan, a annoncé que plus de 6 500 « traîtres et espions » avaient été arrêtés depuis le 28 février 2026. Des arrestations de masse ont eu lieu dans différentes provinces du pays, selon des représentants des autorités iraniennes et des médias étatiques, notamment dans les provinces d’Alborz, d’Ardebil, d’Ispahan, du Fars, du Guilan, du Golestan, de Hamedan, d’Ilam, de Kerman, du Khuzestan, du Lorestan, de Markazi, du Khorassan du Nord, de Qazvin, de Qom, de Semnan, de Téhéran, de l’Azerbaïdjan occidental et de Yazd.</p>



<p>Des représentants des autorités et des médias étatiques ont dénigré systématiquement les personnes arrêtées, les qualifiant de « traîtres », de « terroristes », de « mercenaires », de « groupes contre-révolutionnaires », d’« agents de puissances étrangères » et de « collaborateurs ennemis ».</p>



<p>Parmi les accusations portées contre les personnes détenues, telles qu’annoncées par les autorités et relayées par les médias étatiques, figuraient la collaboration présumée avec Israël et/ou les États-Unis, la possession, la vente ou l’utilisation de matériel Starlink, la diffusion de contenu lié au conflit sur les réseaux sociaux, l’expression d’opinions en faveur des frappes aériennes contre la République islamique et/ou le fait de se réjouir de la mort de hauts responsables, l’envoi d’images de sites touchés par les frappes aériennes israéliennes et états-uniennes à des médias « hostiles », y compris des médias de langue persane basés à l’étranger, la diffusion de fausses informations et de rumeurs en vue de perturber l’opinion publique, l’écriture de slogans dans des lieux publics, la coopération avec des médias « terroristes », l’« outrage à l’indépendance et à la liberté de l’Iran et au caractère sacré de l’islam » et les « activités de propagande contre le pays, le drapeau et les symboles nationaux et religieux ». </p>



<p>Les déclarations officielles, les informations recueillies par Amnesty International auprès des familles de victimes et de défenseur·e·s des droits humains, ainsi que les articles publiés par des médias et des organisations de défense des droits humains situés en dehors de l’Iran, indiquent que les autorités se sont également servies de la guerre comme prétexte pour briser la société civile. Les autorités ont arrêté arbitrairement, menacé et/ou convoqué des centaines de manifestant·e·s, de défenseur·e·s des droits humains, d’avocat·es, de journalistes et d’autres professionnel·le·s des médias, de militant·e·s de la société civile, de militant·e·s des droits du travail, d’étudiant·e·s, d’enseignant·e·s, de familles de manifestant·e·s en quête de justice et de passant·e·s tués illégalement ou exécutés arbitrairement, de minorités ethniques, notamment les Arabes ahwazis, les Baloutches et les Kurdes, et de minorités religieuses, dont les baha’i·e·s et les chrétien·ne·s.</p>



<p>Des avocat·e·s représentant des personnes inculpées dans des affaires motivées par des considérations politiques figurent parmi les personnes prises pour cible. Par exemple, selon des groupes de défense des droits humains, le parquet de Téhéran a convoqué Amir Raisian et Milad Panahipour le 29 avril 2026 et les a inculpés de « diffusion de mensonges » et de « propagande contre le régime » pour avoir soulevé publiquement des préoccupations quant au déroulement de la procédure visant leur client, Ehsan Hosseinipour Hesarloo, 18 ans, qui risque d’être exécuté en lien avec les manifestations de janvier 2026.</p>



<p>Dans le cadre de la répression de la dissidence, les autorités judiciaires ont émis des décisions de grande ampleur ordonnant le recensement, le gel et la saisie d’actifs, notamment de comptes bancaires, de biens immobiliers et d’autres actifs financiers, visant des personnes accusées de coopération avec des « États ennemis » ou des « médias hostiles ». En mars 2026, le pouvoir judiciaire a annoncé le déploiement d’un système numérique appelé « Saham » pour permettre le recensement et la saisie rapide des actifs des personnes qu’il qualifiait d’« agents terroristes et mercenaires affiliés à l’ennemi sioniste et à d’autres pays hostiles ». Depuis lors, les autorités ont annoncé avoir saisi les actifs de plus de 750 personnes qu’elles qualifient de « traîtres » et d’« agents ennemis » vivant à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Iran, notamment des journalistes de la diaspora.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Disparitions forcées, torture et « aveux » forcés</h4>



<p>Les autorités ont soumis des personnes à des détentions au secret, des disparitions forcées, des actes de torture et d’autres mauvais traitements, leur ont extorqué des « aveux » forcés et les ont privées d’avocat·e.</p>



<p>Parmi les personnes victimes de disparition forcée figurait l’éminente avocate et défenseure des droits humains Nasrin Sotoudeh, arrêtée arbitrairement à Téhéran le 1er avril 2026 et maintenue en captivité pendant environ six semaines. Selon une source bien informée, les autorités ont privé la famille de toute information sur le sort réservé à Nasrin Sotoudeh et l’endroit où elle se trouvait après son arrestation. Celle-ci a été libérée sous caution le 13 mai 2026.</p>



<p>Deux autres avocates spécialistes des droits humains, Astareh (Maryam) Ansari et Elham Zera’atpisheh, sont aussi victimes de disparition forcée depuis leur arrestation dans la province du Fars les 3 et 4 mai 2026, respectivement.</p>



<p>La journaliste et défenseure des droits humains Mary Mohammadi, convertie au christianisme, est victime d’une disparition forcée depuis fin février 2026. Selon une source bien informée, elle s’était rendue de Téhéran à Ahvaz (province du Khuzestan) et a été en contact avec sa famille jusqu’au 26 février 2026 environ, avant que la communication ne cesse. Les autorités ont refusé de dévoiler à sa famille où elle se trouvait et ce qu’il était advenu d’elle mais, d’après les informations recueillies par Amnesty International, elle a été placée initialement dans un centre de détention du ministère du Renseignement à Ahvaz avant d’être transférée dans un lieu inconnu le 2 avril 2026.</p>



<p>Dans un autre cas étudié par Amnesty International, les autorités ont soumis à une disparition forcée pendant plusieurs semaines un membre de la fratrie d’un défenseur des droits humains et professionnel des médias installé à l’étranger afin de faire pression sur cette personne pour qu’elle cesse de dénoncer les violations des droits humains en Iran.</p>



<p>Amnesty International craint que les personnes interpellées ne courent un grave risque, en particulier compte tenu des signalements d’actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements en détention ainsi que des morts en détention dans des circonstances suspectes.</p>



<p>Amnesty International a recueilli des informations sur des actes de torture et d’autres mauvais traitements infligés à des personnes détenues depuis le 28 février 2026, notamment des simulacres d’exécutions comme des fausses pendaisons et l’insertion d’un pistolet dans la bouche, des passages à tabac, la suspension par les mains et les pieds, la détention prolongée à l’isolement, ainsi que la privation de nourriture et de soins médicaux.</p>



<p>Les autorités ont aussi eu recours à des « aveux » forcés comme outils de propagande, diffusant des vidéos dans les médias étatiques avant des procédures judiciaires. Amnesty International a examiné 18 vidéos montrant des dizaines d’« aveux » forcés de personnes visiblement en état de stress « révélant » s’être livrées à des activités pacifiques comme la transmission de vidéos de frappes aériennes à des médias étrangers. Plusieurs vidéos ont été diffusées le jour des exécutions des personnes concernées.</p>



<p>Des personnes seraient également mortes en détention. Dans le cadre d’une affaire signalée à Amnesty International, Hesam Alaeddin est décédé en détention dans des circonstances douteuses. Selon une source bien informée, il avait été arrêté à Téhéran en avril 2026 alors qu’il cherchait des informations sur son frère, interpelé des semaines plus tôt pour possession présumée d’un appareil Starlink. Cette source a indiqué que les autorités avaient téléphoné à sa famille plusieurs semaines après son arrestation pour lui ordonner de récupérer son corps. Amnesty International ignore encore la date et les circonstances de son décès.</p>



<p>Dans une autre affaire, Hossein Ghavi (Silavi), appartenant à la minorité ethnique opprimée des Arabes ahwazis, est mort en détention après son arrestation par les services de renseignements du CGRI à Ahvaz (province du Khuzestan) fin mars 2026. Selon les informations émanant d’organisations de défense des droits humains basées hors d’Iran, les autorités l’avaient accusé d’avoir filmé des zones bombardées et envoyé les images à des médias situés à l’étranger. Le 2 avril 2026, les autorités ont téléphoné à sa famille et indiqué qu’il était mort, sans toutefois préciser la cause du décès.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Procès accélérés, exécutions et lourdes peines d’emprisonnement</h4>



<p>Les autorités ont de plus en plus recours à la peine de mort comme outil d’oppression politique, annonçant ouvertement des procédures judiciaires accélérées dans les affaires où les personnes mises en cause, accusées de collaboration présumée avec Israël et/ou les États-Unis, encourent la peine capitale.</p>



<p>La plus haute autorité judiciaire d’Iran, à savoir le responsable du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, a invoqué à maintes reprises la sécurité nationale et les « conditions de guerre » pour menacer des personnes de lourdes sanctions. Le 4 mars 2026, soit la première semaine des attaques américaines et israéliennes, il a prévenu que toute personne « agissant conformément aux souhaits et aux intérêts illégitimes de l’ennemi agresseur sera[it] traitée avec détermination et sévérité ».</p>



<p>Même après l’annonce d’un fragile cessez-le-feu, le 19 avril 2026, lors d’une réunion avec les membres du Conseil suprême du pouvoir judiciaire et les parquets provinciaux, Gholamhossein Mohseni Ejei a ordonné aux fonctionnaires d’accélérer les poursuites contre les « fantassins et complices de l’ennemi agresseur », soulignant la nécessité d’un traitement extrêmement rapide. D’autres fonctionnaires de justice de tout le pays, y compris les procureurs de Hamedan, du Khuzestan, de Qazvin, du Khorassan-e Razavi, de Semnan et d’autres provinces ont proféré des menaces analogues.</p>



<p>Depuis que le 28 février 2026, les autorités ont exécuté arbitrairement au moins 39 personnes pour des accusations à caractère politique, à l’issue de procès manifestement iniques entachés d’actes de torture. Parmi ces personnes figuraient 16 manifestant·e·s, neuf dissident·e·s, 10 personnes accusées d’espionnage au profit des États-Unis et/ou d’Israël et quatre accusées de « rébellion armée contre l’État » (baghi). De nombreuses autres sont encore en danger.</p>



<p>Les autorités ont aussi infligé de lourdes peines d’emprisonnement. Le 23 mai 2026, par exemple, le chef des services de justice dans la province de Semnan, Mohammad Sadegh Akbari, a annoncé que deux femmes avaient été condamnées à 26 et 27 ans de prison, respectivement, pour « établissement de contacts avec des réseaux hostiles et envoi de contenu visuel et d’informations nécessaires à l’ennemi pour mener des actes de harcèlement contre l’honorable peuple iranien ». Il a ajouté que les lourdes peines d’emprisonnement serviraient de « leçon » à d’autres.</p>



<p>« La communauté internationale ne doit pas laisser les autorités iraniennes utiliser le conflit comme un écran de fumée pour développer leur appareil répressif et perpétrer des crimes de droit international en toute impunité. La crise des droits humains et de l’impunité qui se déroule en Iran requiert de toute urgence une action diplomatique internationale soutenue pour empêcher les autorités de commettre de nouvelles atrocités, ainsi que de prendre des mesures en faveur de la justice internationale, notamment en faisant en sorte que le Conseil de sécurité de l’ONU saisisse la Cour pénale internationale au sujet de la situation en Iran », a déclaré Erika Guevara Rosas.</p>
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		<title>États-Unis. Le nombre de morts causées par la campagne d’exécutions extrajudiciaires en mer s’élève à près de 200</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-le-nombre-de-morts-causees-par-la-campagne-dexecutions-extrajudiciaires-en-mer-seleve-a-pres-de-200/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 14:39:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>États-Unis. Le nombre de morts causées par la campagne d’exécutions extrajudiciaires en mer s’élève à près de 200 Le Congrès des États-Unis et la communauté internationale doivent immédiatement agir afin de mettre un terme à la campagne d’exécutions extrajudiciaires inadmissible menée par l’armée des États-Unis en mer, et réclamer des comptes, à l’heure où le [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">États-Unis. Le nombre de morts causées par la campagne d’exécutions extrajudiciaires en mer s’élève à près de 200</h2>



<p>Le Congrès des États-Unis et la communauté internationale doivent immédiatement agir afin de mettre un terme à la campagne d’exécutions extrajudiciaires inadmissible menée par l’armée des États-Unis en mer, et réclamer des comptes, à l’heure où le nombre de morts s’élève à près de 200.</p>



<p>Depuis septembre 2025, le Commandement des forces étasuniennes pour l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale a lancé près de 60 frappes aériennes contre des bateaux dans les Caraïbes et le Pacifique Est, tuant au moins 194 personnes à ce jour. Ces agissements, commis contre des personnes qui ne représentent aucune menace imminente pour la vie d’autrui, sont des exécutions extrajudiciaires, soit une forme de meurtre, et constituent des crimes de droit international.</p>



<p>« Avec près de 200 homicides, ces exécutions extrajudiciaires sont en train de se normaliser », a déclaré Amanda Klasing, directrice nationale d’Amnesty International États-Unis pour les relations avec le gouvernement. « Non seulement ces homicides sont illégaux, mais ils sont en outre immoraux. Les personnes dotées de sens moral ne peuvent permettre que cela continue, et pourtant le Congrès a jusqu’à présent manqué à son devoir consistant à arrêter, ou même ralentir, cette campagne meurtrière et illégale. »</p>



<p>Les premières exécutions extrajudiciaires recensées ont eu lieu le 2 septembre 2025, avec une frappe aérienne contre un bateau dans les Caraïbes, qui a fait au moins 11 morts et reste l’attaque la plus meurtrière de cette campagne à ce jour.</p>



<p>Les États-Unis ont depuis lors étendu leurs bombardements au Pacifique Est, menant six frappes par mois en moyenne entre les deux régions. Le mois le plus meurtrier a été octobre 2025, avec 45 personnes tuées par 11 frappes aériennes, notamment 15 personnes mortes dans trois frappes le 27 octobre, journée la plus meurtrière de cette série d’homicides. Depuis le début de cette année, l’armée des États-Unis a tué plus de 70 personnes, dont au moins neuf ce dernier mois.</p>



<p>« Les chiffres seuls ne peuvent représenter l’inimaginable coût humain de cette terrifiante campagne de meurtre en pleine mer. Les personnes tuées par les États-Unis en mer ont été privées de manière arbitraire de leur droit à la vie, et elles et leurs proches ont droit à la justice. Les législateurs doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir afin de mettre un terme à cette campagne et amener tous les responsables à rendre des comptes pour leur rôle dans ces exécutions extrajudiciaires », a déclaré Amanda Klasing.</p>



<p>Les justifications du gouvernement pour ces frappes aériennes ont été incohérentes. Des représentant·e·s de la Maison-Blanche ont affirmé, sans avancer la moindre preuve ni nommer une seule des victimes, que les cibles sont des trafiquants de drogue ou des « narco-terroristes » avec lesquels les États-Unis sont en guerre. Les États-Unis ne sont pourtant engagés dans aucun conflit armé dans l’hémisphère occidental qui puisse expliquer ces bombardements, et le gouvernement n’a toujours pas précisé qui sont ces supposés groupes « narco-terroristes ». Quand Tim Kaine, sénateur de la Virginie, a questionné Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense, lors d’une audience devant le Sénat en avril au sujet du manque total d’information sur l’identité des personnes que l’armée des États-Unis tuent, Pete Hegseth s’est contenté d’affirmer que les cibles étaient affiliées à des « organisations terroristes désignées » non spécifiées, mais n’a pas indiqué que les États-Unis connaissent l’identité des victimes.</p>



<p>Les autorités des États-Unis ont par ailleurs choisi de ne pas non plus poursuivre les rescapés de ces frappes aériennes, affirmant que si les accusations de trafic de stupéfiants s’avéraient exactes, elles ne disposaient pas de suffisamment de preuves pour gagner une procédure contre ces personnes, et ont au lieu de cela libéré les personnes capturées sans les inculper. Quand le député Bill Keating a fait état de ses préoccupations au secrétaire Hegseth dans le cadre d’une audience devant la commission des services armés, à la Chambre des représentants, au sujet de l’illégalité des frappes et d’interceptions présumées par les États-Unis, Pete Hegseth a simplement qualifié ces questions de « fausses accusations ».</p>



<p>« Nous sommes témoins du comble de l’illégalité &#8211; un gouvernement effectuant des manœuvres militaires pour tuer des personnes qu’il considère de manière unilatérale comme des « criminels » ou des « terroristes », puis s’en vantant sur les réseaux sociaux, avant de refuser de répondre quand des membres du Congrès réclament des explications. Que les victimes aient commis des crimes ou non, les tuer est absolument illégal, en vertu du droit étasunien comme du droit international. Les personnes soupçonnées d’actes criminels relèvent de la compétence des forces de l’ordre, qui sont tenues de respecter le droit international relatif aux droits humains, lequel interdit le recours à la force létale sauf en cas d’absolue nécessité face à une menace imminente pour la vie », a déclaré Amanda Klasing.</p>



<p>Ces frappes aériennes surviennent dans un contexte d’escalade militaire sans précédent dans l’hémisphère occidental, dans le contexte de l’histoire récente. Le cadre géopolitique d’une « Grande Amérique du Nord » défini par le secrétaire Hegseth, qui englobe tous les pays et territoires souverains situés au nord de l’équateur au sein d’un « périmètre de sécurité immédiat », ainsi que certains messages de la Maison-Blanche invitant les dirigeant·e·s de la région à ignorer le droit international relatif aux droits humains, suscitent de graves inquiétudes quant aux mesures que le gouvernement des États-Unis est prêt à adopter dans la région.</p>



<p>« Nous demandons au Congrès d’employer en urgence tous les mécanismes législatifs et de contrôle à sa disposition, dans le but de mettre fin à ces frappes aériennes, et de cesser de</p>



<p>faciliter et de promouvoir la militarisation de la sécurité publique dans les Amériques, qui peut uniquement conduire à des violations des droits humains encore plus graves, telles que celles constatées au Mexique et en Équateur. Les agissements militaires des États-Unis dans les Amériques et ailleurs, quel que soit leur objectif déclaré, ne peuvent être menés au détriment des droits humains », a déclaré Daniel Noroña, directeur du plaidoyer pour les Amériques à Amnesty International États-Unis.</p>



<p>Amnesty International exhorte également la communauté internationale à réclamer des comptes au gouvernement étasunien.</p>



<p>« Au-delà des autorités des États-Unis, il est essentiel que les autres gouvernements de la région, ainsi que l’Organisation des États américains, fassent preuve de leadership », a déclaré Ana Piquer, directrice du programme Amériques à Amnesty International. « La communauté internationale doit dénoncer fermement ces meurtres, qui constituent une grave menace pour les droits humains et le respect du droit international. Les gouvernements doivent immédiatement suspendre les échanges de renseignements susceptibles de contribuer à ces opérations. Cela doit aussi s’appliquer aux licences d’exportation de tout matériel de défense pouvant servir à perpétrer ces homicides. »</p>
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		<title>Europe. Le refus de suspendre Israël du concours Eurovision de la chanson trahit l’humanité et met en évidence le « deux poids deux mesures »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/europe-le-refus-de-suspendre-israel-du-concours-eurovision-de-la-chanson-trahit-lhumanite-et-met-en-evidence-le-deux-poids-deux-mesures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<section id="section-9e2d125a" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--has-bg-image" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<p style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--80);padding-left:var(--wp--preset--spacing--80)"><strong>L&rsquo;organisation dénonce le maintien d&rsquo;Israël au concours Eurovision 2026. Elle critique une politique du deux poids deux mesures face au génocide à Gaza et aux violations du droit international, malgré le retrait de cinq pays.</strong></p>

</div></section>

<section id="section-7c12a7eb" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>À la veille des demi-finales du concours Eurovision de la chanson 2026, auquel participera Israël, Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International a déclaré&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;Le fait que l’Union européenne de radiodiffusion (UER) n’ait pas suspendu Israël de l’Eurovision, comme elle l’a fait pour la Russie, témoigne d’une certaine lâcheté et illustre une politique du deux poids deux mesures vis-à-vis d’Israël.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>On ne peut laisser les chansons et les paillettes occulter ni détourner l’attention des crimes commis par Israël et de la souffrance des Palestinien·ne·s.</p>
<cite>Agnès Callamard, Secrétaire générale, Amnesty International</cite></blockquote>


<p>«&nbsp;Au lieu de faire clairement savoir qu’il y a un prix à payer pour les crimes atroces commis par Israël contre le peuple palestinien, l’Union européenne de radiodiffusion offre à Israël cette scène internationale, lors même que le génocide à Gaza, l’occupation illégale et l’apartheid se poursuivent. L’UER trahit les valeurs du concours Eurovision de la chanson, à savoir la lutte contre l’intolérance, les discours de haine et la discrimination. Elle fait fi des protestations de ses membres d’Espagne, d’Irlande, des Pays-Bas, de Slovénie et d’Islande, qui se sont retirés du concours en raison de la participation d’Israël. Finalement, l’UER trahit l’humanité.</p>



<p>«&nbsp;Sa participation au concours Eurovision de la chanson offre à Israël une tribune pour tenter de détourner l’attention et de banaliser le génocide dans la bande de Gaza occupée, ses manœuvres visant à annexer davantage Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, ainsi que son système d’apartheid à l’encontre des Palestinien·ne·s.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>La scène de l’Eurovision ne devrait pas accueillir Israël tant qu’un génocide est en cours</p>
<cite>Agnès Callamard, Secrétaire générale, Amnesty International</cite></blockquote>


<p>«&nbsp;Les décisions et avis rendus par les tribunaux internationaux, ainsi que les résolutions adoptées par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité des Nations unies au cours des dernières décennies, ont condamné à maintes reprises Israël pour ses violations multiples et flagrantes.</p>



<p>«&nbsp;On ne peut laisser les chansons et les paillettes occulter ni détourner l’attention des crimes commis par Israël et de la souffrance des Palestinien·ne·s. La scène de l’Eurovision ne devrait pas accueillir Israël tant qu’un génocide est en cours.</p>



<p>«&nbsp;L’impunité d’Israël ne peut plus être tolérée, et partout dans le monde, chacun doit agir en accord avec sa conscience et se mobiliser en faveur des droits humains.&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Complément d’information</strong></h2>



<p>L’Union européenne de radiodiffusion (UER) est l’instance qui organise le concours Eurovision de la chanson. En décembre 2025, la télévision et la radio publiques en Espagne, aux Pays-Bas, en Irlande, en Slovénie et en Islande ont annoncé qu’elles se retiraient de l’édition 2026 de ce concours, en réaction à la participation d’Israël. La finale du concours aura lieu à Vienne le 16&nbsp;mai, après les deux demi-finales des 12&nbsp;et 14&nbsp;mai.</p>



<p>D’après les recherches menées par Amnesty International, malgré l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025, le génocide perpétré par Israël contre les Palestinien·ne·s à Gaza se poursuit. Les forces israéliennes continuent d’imposer de manière délibérée des conditions de vie destinées à entraîner leur destruction physique et ont mené depuis lors des frappes aériennes qui ont fait plus de 760&nbsp;morts, sans qu’aucun élément ne laisse présumer que les intentions d’Israël ont changé.</p>

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		<title>Moyen-Orient. Les dirigeant·e·s mondiaux doivent accorder une place centrale à la protection des civil·e·s et s’entendre sur un cessez-le-feu durable</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/moyen-orient-les-dirigeant%c2%b7e%c2%b7s-mondiaux-doivent-accorder-une-place-centrale-a-la-protection-des-civil%c2%b7e%c2%b7s-et-sentendre-sur-un-cessez-le-feu-durable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 13:46:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les cessez-le-feu fragiles et temporaires entre les États-Unis et l’Iran, ainsi qu’entre Israël et le Liban, doivent céder la place à un cessez-le-feu régional durable et exhaustif, qui couvre tous les pays touchés par le conflit, afin d’éviter aux civil·e·s de nouvelles graves souffrances et d’ouvrir la voie à la justice, au respect du droit [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les cessez-le-feu fragiles et temporaires entre les États-Unis et l’Iran, ainsi qu’entre Israël et le Liban, doivent céder la place à un cessez-le-feu régional durable et exhaustif, qui couvre tous les pays touchés par le conflit, afin d’éviter aux civil·e·s de nouvelles graves souffrances et d’ouvrir la voie à la justice, au respect du droit international et à une protection des droits fondamentaux de chacun·e sur le long terme, a déclaré Amnesty International mercredi 29 avril 2026.</p>



<p>Bien que les hostilités armées aient diminué, la situation reste critique et extrêmement précaire pour les populations civiles du Moyen-Orient. Les deux accords de cessez-le-feu actuellement en vigueur sont fragiles et temporaires et risquent d’être rompus à tout moment, ce qui mettrait une fois de plus en danger la vie de millions de civil·e·s. Les États-Unis et l’Iran continuent d’échanger des menaces et de procéder à des attaques et des saisies de navires dans le détroit d’Ormuz. Au Liban, comme depuis 2024, le dernier cessez-le-feu a entraîné une diminution mais pas un arrêt des hostilités, et l’armée israélienne est toujours présente sur le territoire libanais, interdisant aux habitant·e·s de dizaines de villages des zones frontalières de rentrer chez eux. De leur côté, les civil·e·s iraniens sont confrontés à un double risque de crimes de droit international, d’une part en cas de reprise des attaques illégales des États-Unis et d’Israël et d’autre part en cas de nouvelle répression meurtrière de la part des autorités iraniennes.</p>



<p>« Les attaques menées le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran étaient illégales puisqu’elles contrevenaient à l’interdiction du recours à la force inscrite dans la Charte des Nations unies, et elles ont déclenché des actes illégaux commis en représailles par les autorités iraniennes. Depuis, plus de 5 000 personnes ont été tuées et des millions de civil·e·s dans tout le Moyen-Orient ont vu leur vie bouleversée au fur et à mesure de l’escalade des conflits interdépendants dans la région et de la multiplication des attaques contre les populations et les infrastructures civiles. Toutes les parties, notamment les États-Unis, Israël, l’Iran et le Hezbollah, ont lancé des attaques illégales, témoignant d’un mépris glaçant pour les vies humaines, et le président des États-Unis a menacé de façon éhontée de commettre des crimes de guerre, voire un génocide, annonçant la mort d’une “civilisation entière” en Iran.</p>



<p>« La communauté internationale doit maintenant fixer une ligne rouge : il faut mettre en place un véritable cessez-le-feu s’inscrivant dans la durée, ce qui nécessite un arrêt total des hostilités armées de tous les côtés, dans tous les pays concernés, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Les soi-disant accords de cessez-le-feu conclus à Gaza en 2025 et au Liban en 2024 ne se sont manifestement pas traduits par un arrêt des attaques israéliennes contre les civil·e·s : jusqu’à 765 Palestinien·ne·s ont été tués depuis, tandis que dans le sud du Liban les frappes aériennes ont été quasi quotidiennes et de nombreux biens de caractère civil ont été détruits.</p>



<p>« Dans une région marquée de longue date par le conflit, qui vit sous la menace constante de nouvelles violences et où l’impunité perdure pour les crimes de droit international, les civil·e·s ne peuvent se contenter d’une nouvelle pause partielle, sélective ou de courte durée les obligeant à vivre dans la peur et à attendre dans l’appréhension de voir se reproduire les atrocités qu’ils ont déjà subies. »</p>



<p>Les conflits armés se sont rapidement étendus à 12 pays, menaçant la vie et la santé de millions de civil·e·s avec des attaques qui dévastent des habitations civiles et des infrastructures essentielles, portent atteinte à l’environnement et provoquent des chocs économiques dans toute la région et sur la planète entière.</p>



<p>Un cessez-le-feu durable est le seul moyen crédible de protéger les populations civiles et d’ouvrir la voie à la sécurité, à la protection des droits humains et à la justice pour tou·te·s sur le long terme dans la région, notamment en Iran, au Liban, en Israël, dans le Territoire palestinien occupé et dans les États du Golfe.</p>



<p>En Iran, au 7 avril 2026, les attaques israélo-étatsuniennes avaient fait au moins 3 375 morts et 25 000 blessés, dont des centaines d’enfants, selon les chiffres officiels. Les attaques menées par les États-Unis et Israël en Iran se sont produites alors que la population ne s’était pas encore remise du massacre sans précédent de milliers de manifestant·e·s et de passant·e·s par les autorités iraniennes pendant la répression des manifestations de janvier 2026.</p>



<p>Au Liban, lorsque le cessez-le-feu a été annoncé, 2 294 personnes avaient été tuées, dont 177 enfants, et plus de 7 500 blessées. Depuis le cessez-le-feu, Israël et le Hezbollah ont poursuivi leurs attaques respectives, et des victimes civiles ont continué d’être signalées.</p>



<p>Au moins 21 civil·e·s ont été tués en Israël, où la population a subi des attaques de l’Iran et du Hezbollah. Quatre personnes ont été tuées en Cisjordanie occupée. Entre le 28 février et le 15 avril 2026, au moins 29 personnes ont trouvé la mort dans les pays du Golfe (13 aux Émirats arabes unis, sept au Koweït, trois à Bahreïn, trois à Oman et trois en Arabie saoudite). Ces chiffres ne tiennent pas compte des pertes subies par l’armée des États-Unis. Dans un rapport paru mercredi 29 avril 2026, Amnesty International détaille le double risque auquel est confrontée la population iranienne, prise en tenaille entre le conflit armé et la répression meurtrière. L’organisation insiste sur la nécessité d’une démarche diplomatique en deux volets, accordant une place centrale à la population civile, qui combine des efforts en faveur d’un cessez-le-feu durable et des mesures concrètes pour empêcher que les autorités iraniennes commettent de nouvelles atrocités.</p>



<p>« Un cessez-le-feu non accompagné de solutions à long terme garantissant le respect des droits humains et s’attaquant aux causes profondes n’est rien d’autre qu’un cautère sur une jambe de bois. C’est particulièrement vrai en Iran, où la population reste sous la menace de nouvelles atrocités de la part des autorités de la République islamique, ainsi qu’au Liban, où les civil·e·s sont confrontés au risque d’un nouveau conflit et à la perspective d’être déplacés durablement et de voir leurs habitations détruites, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Nous assistons à une érosion persistante et dangereuse de l’ordre juridique mondial et du respect du droit international humanitaire. La communauté internationale doit enquêter de manière exhaustive sur les attaques illégales menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran en violation de la Charte des Nations unies ainsi que sur tous les crimes de droit international, et veiller à que les États et les personnes responsables soient amenés à rendre des comptes. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les dommages civils au Liban</h4>



<p>Au Liban, où les attaques israéliennes ont eu des effets dévastateurs sur les civil·e·s et se sont poursuivies ces derniers jours, il existe un besoin urgent d’un cessez-le-feu durable s’appliquant à la fois à Israël et au Hezbollah, et assurant la protection dans la durée de tous les civil·e·s des deux côtés de la frontière. L’armée israélienne doit immédiatement mettre un terme à ces attaques, arrêter de détruire des infrastructures civiles et se retirer du territoire libanais. Toutes les personnes déplacées doivent être autorisées à rentrer chez elles. Le Hezbollah doit cesser de lancer des attaques contre Israël.</p>



<p>Israël a déclaré qu’il ne procéderait à aucune attaque offensive pendant le cessez-le-feu, mais qu’il se réservait « le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours », et qu’il ne se retirerait pas du territoire libanais. Pendant l’actuel cessez-le-feu et le précédent conclu en novembre 2024, Israël a continué de mener des attaques quasi quotidiennes et de détruire des biens de caractère civil libanais le long de la frontière. Pour les civil·e·s, ces attaques ont été synonymes de déplacement prolongé, de moyens de subsistance dévastés et d’angoisse liée à l’incertitude, sans aucune perspective d’obligation de rendre des comptes ni d’octroi de réparations.</p>



<p>Le Hezbollah a aussi lancé des attaques, notamment dans le nord d’Israël, depuis la conclusion de l’accord de cessez-le-feu de 2026 actuellement en vigueur.</p>



<p>Depuis le 2 mars 2026, l’armée israélienne mène des frappes aériennes incessantes au Liban, tuant et blessant des civil·e·s, du personnel de santé et des journalistes. Les ordres d’« évacuation » excessivement larges lancés par l’armée israélienne, qui concernent de vastes parties du sud du Liban et de la banlieue sud de Beyrouth, ont entraîné le déplacement de plus d’un million de personnes. Les forces israéliennes ont aussi procédé à des destructions massives de zones résidentielles et d’autres infrastructures civiles dans le sud du Liban et continuent de démolir des habitations dans des villages frontaliers. Le 8 avril (l’une des pires journées), l’armée israélienne s’est vantée d’avoir réalisé 100 frappes en seulement 10 minutes au Liban, dont des attaques menées de façon simultanée et sans avertissement dans des zones civiles fortement peuplées du centre de Beyrouth ; plus de 350 personnes ont été tuées. L’impunité absolue dont a bénéficié Israël pour ses attaques illégales de 2024 contre le Liban vient alimenter de nouvelles violations en 2026.</p>



<p>Après ces vagues successives de conflits dévastateurs, qui ont été marquées par des crimes internationaux, une impunité absolue et le chamboulement à répétition de la vie des civil·e·s, il est nécessaire d’élaborer et de mettre en œuvre des plans d’obligation de rendre des comptes. Des enquêtes crédibles doivent être menées sur les crimes de droit international, et les responsables présumés doivent être traduits en justice devant des tribunaux nationaux ou internationaux. Le gouvernement libanais doit faciliter les initiatives de reddition de comptes, notamment en reconnaissant la compétence de la Cour pénale internationale. Les civil·e·s victimes de préjudices liés aux violations du droit international humanitaire doivent recevoir dans les meilleurs délais des réparations effectives et satisfaisantes, tenant compte de l’ampleur des dommages subis.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La population iranienne confrontée à un double risque d’atrocités</h4>



<p>En Iran, les dizaines de milliers de frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël entre le 28 février et le 7 avril 2026 ont causé de graves dommages civils. Lors d’un épisode effroyable, une frappe étatsunienne illégale sur une école à Minab a tué 156 personnes, dont 120 enfants. Ces attaques ont aussi provoqué d’importants dégâts sur des infrastructures civiles, telles que des centrales électriques, des ponts, des universités, des écoles, des immeubles d’habitation, des centres médicaux, des usines sidérurgiques et des installations pétrochimiques, mettant en danger la vie et les moyens de subsistance de millions de personnes et portant atteinte à l’environnement.</p>



<p>Néanmoins, même un cessez-le-feu durable ne pourra pas garantir à lui seul la protection des civil·e·s ou la sauvegarde des droits fondamentaux de la population iranienne. Les manifestant·e·s, les dissident·e·s et toutes les autres personnes qui militent pour un changement politique fondamental restent confrontés à un grave risque de subir de nouvelles atrocités commises par les autorités iraniennes. Depuis les attaques israélo-étatsuniennes, les autorités ont accentué la répression de toute opposition réelle ou perçue comme telle, tandis que le pays est confronté à la plus longue coupure d’Internet jamais imposée par l’État iranien. De hauts responsables ont fait ces dernières semaines des déclarations menaçantes assimilant toute forme de dissidence à un ralliement à l’« ennemi » et ont ouvertement menacé d’un nouveau massacre toutes les personnes qui exprimeraient des idées dissidentes ou militeraient pacifiquement en faveur de la chute du système de la République islamique, tout en se vantant publiquement d’avoir tué des milliers des manifestant·e·s en janvier 2026. Les autorités ont par ailleurs exécuté arbitrairement au moins 19 personnes : huit manifestants, neuf dissidents et deux personnes accusées d’espionnage pour les États-Unis et/ou Israël. Elles pratiquent aussi toujours, à grande échelle, la détention arbitraire, la disparition forcée et la torture dans l’objectif de réduire l’opposition au silence.</p>



<p>La récurrence des atrocités en Iran s’inscrit dans une structure constitutionnelle qui conforte l’impunité et la discrimination systémique et empêche les gens d’accéder à la justice et à des voies de recours effectives.</p>



<p>Pour que la population iranienne ne risque pas de nouveaux massacres, tout cessez-le-feu doit être accompagné d’une action diplomatique urgente de la communauté internationale visant à empêcher que les autorités iraniennes commettent de nouveaux crimes de droit international, afin de soutenir les appels de la société civile iranienne en faveur de changements fondamentaux, y compris de modifications de la Constitution en vue de garantir l’égalité et le respect des droits humains, dont le droit à la vie.</p>



<p>« Dans un pays qui ne s’est pas encore remis des effets combinés des bombardements dévastateurs menés par les États-Unis et Israël et des massacres orchestrés par l’État, le risque que les autorités iraniennes commettent de nouvelles atrocités contre la population reste élevé. Cette population est confrontée à un double risque : celui de subir de nouvelles frappes aériennes et un nouveau bain de sang si la trêve est rompue, et celui d’une répression mortelle et d’autres massacres aux mains de forces de sécurité “à la gâchette facile” prenant pour cible des manifestant·e·s et des dissident·e·s qu’elles qualifient d’“ennemis”, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« La communauté internationale doit reconnaître que la crise des droits humains et de l’impunité en Iran, aujourd’hui aggravée par les attaques illégales des États-Unis et d’Israël et les souffrances incommensurables infligées aux civil·e·s, nécessite une réponse diplomatique en deux volets, accordant une place centrale à la population civile. Cela implique de faire le nécessaire pour enquêter sur les violations de la Charte des Nations unies, protéger les civil·e·s et défendre le droit international humanitaire, tout en agissant pour empêcher que les autorités iraniennes commettent de nouvelles atrocités et pour soutenir les appels de la société civile iranienne réclamant une Constitution respectueuse des droits. Cela nécessite également de prendre des mesures en faveur de la justice internationale, notamment en faisant en sorte que le Conseil de sécurité de l’ONU saisisse la Cour pénale internationale au sujet de la situation en Iran. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les dommages civils dans la région</h4>



<p>Un cessez-le-feu s’inscrivant dans la durée est aussi le seul moyen de protéger les civil·e·s et de garantir un avenir sûr, juste et durable à la population de la région.</p>



<p>Les civil·e·s en Israël et dans le Territoire palestinien occupé subissent à la fois des tirs de missiles iraniens et des tirs de roquettes du Hezbollah. Au moins 34 personnes israéliennes ont été tuées (21 civil·e·s en Israël et 13 soldats participant aux opérations de 2026 dans le sud du Liban). Amnesty International a constaté qu’un projectile largement inapproprié (un missile balistique iranien) avait été utilisé dans une attaque illégale contre une synagogue à Beit Shemesh, tuant neuf civil·e·s israéliens. Les Houthis, groupe armé yéménite, ont aussi tiré à plusieurs reprises des missiles sur Israël, y compris en mars 2026. Quatre femmes palestiniennes ont par ailleurs été tuées en Cisjordanie occupée par des tirs de missiles iraniens. Pendant l’escalade du conflit en 2024, Amnesty International avait recueilli des informations faisant état de l’utilisation, par le Hezbollah, d’armes imprécises pour tirer des roquettes – des attaques illégales qui ont tué et blessé des civil·e·s en Israël, en violation du droit international humanitaire.</p>



<p>Les autorités israéliennes doivent s’abstenir de mener des attaques illégales et s’engager publiquement à respecter pleinement le droit international humanitaire, en particulier l’interdiction des attaques directes contre les civil·e·s et les biens de caractère civil. Sans mesures réelles et concrètes pour mettre un terme aux violations du droit international et s’attaquer à l’impunité qui règne de longue date, le risque que des crimes de guerre et d’autres graves violations soient commis dans le cadre des vagues successives de conflit armé demeure constant.</p>



<p>Les frappes iraniennes contre les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, l’Arabie saoudite, Bahreïn et Oman ont accentué les risques pour les civil·e·s, les attaques ne se limitant pas aux bases militaires américaines et ayant endommagé des infrastructures énergétiques, des aéroports, des usines de dessalement et des quartiers résidentiels. Les autorités iraniennes ont déclaré ouvertement leur intention de causer des dommages économiques et d’attaquer les intérêts économiques des États-Unis.</p>



<p>« Cette dernière escalade dans la région fait suite à plus de deux ans et demi de conflit incessant au Moyen-Orient, depuis les attaques du Hamas contre des civil·e·s dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023 jusqu’au génocide israélien contre la population palestinienne de la bande de Gaza occupée, en passant par les attaques israéliennes de 2024 contre le Liban, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« À l’heure où le risque de nouveaux crimes de droit international se profile, l’inaction mondiale affaiblit les mécanismes sur lesquels la communauté internationale s’appuie pour prévenir les atrocités de masse et y réagir. Les dirigeant·e·s mondiaux doivent de toute urgence œuvrer de concert à l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu exhaustif et s’inscrivant dans la durée, afin de mettre un terme à la normalisation des souffrances incommensurables infligées aux civil·e·s, de défendre notre humanité commune et d’aider à créer dans toute la région les conditions nécessaires à un avenir fondé sur les droits humains, la justice et une stabilité durable. »</p>
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		<title>UE. Appel urgent lancé en faveur d&#8217;une loi européenne sur le viol fondée sur le principe « Oui, c’est oui » à la suite du vote du Parlement européen</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/ue-appel-urgent-lance-en-faveur-dune-loi-europeenne-sur-le-viol-fondee-sur-le-principe-oui-cest-oui-a-la-suite-du-vote-du-parlement-europeen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 13:49:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En réaction au vote du Parlement européen sur un rapport réclamant une nouvelle fois une définition du viol fondée sur le consentement au niveau de l&#8217;Union européenne, Dinushika Dissanayake, directrice régionale ajointe pour l’Europe à Amnesty International, a déclaré : « Amnesty International salue le rapport du Parlement européen qui lance un nouvel appel sans [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En réaction au vote du Parlement européen sur un rapport réclamant une nouvelle fois une définition du viol fondée sur le consentement au niveau de l&rsquo;Union européenne, Dinushika Dissanayake, directrice régionale ajointe pour l’Europe à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« Amnesty International salue le rapport du Parlement européen qui lance un nouvel appel sans équivoque en faveur d’une définition du viol fondée sur le consentement à l’échelle de l&rsquo;Union européenne.</p>



<p>« À l&rsquo;heure où les gros titres font état d&rsquo;académies du viol en ligne et de réseaux organisés d&rsquo;exploitation sexuelle d&rsquo;enfants, et où des victimes comme Gisèle Pelicot déploient des efforts considérables pour raconter leur histoire afin de sensibiliser les citoyennes et citoyens aux violences, cet appel devrait résonner avec force dans l&rsquo;esprit des décideuses et décideurs européens.</p>



<p>« La  » culture du viol « , qui repose sur des préjugés et des stéréotypes de genre délétères et les perpétue, cherche à banaliser, voire à justifier les violences sexuelles dans nos sociétés. Dans l’Union européenne, une femme sur six est victime de violences sexuelles à l’âge adulte, et une sur 10 sera violée au cours de sa vie.</p>



<p>« Au-delà d&rsquo;une définition du viol fondée sur le consentement, la promotion d&rsquo;une culture du consentement dans toute l&rsquo;Union européenne reposera sur une approche intersectionnelle et centrée sur les victimes, sur une éducation complète à la sexualité et sur des campagnes de sensibilisation de la population et des programmes de prévention.</p>



<p>« La Commission européenne doit désormais proposer une législation en vue d’établir une définition du viol fondée sur le consentement à l’échelle de l’Union européenne. Enfin, les États membres de l’UE qui ne l’ont pas encore fait doivent rapidement aligner leur définition du viol sur celle inscrite dans la Convention d’Istanbul . »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Depuis des années, Amnesty International fait campagne en faveur de l’adoption d’une définition du viol fondée sur le consentement dans les législations et les politiques nationales. Des victoires ont été remportées dans de nombreux pays grâce aux victimes et aux militant·e·s qui se sont mobilisés pour faire évoluer la législation et les attitudes sociales, en s&rsquo;appuyant sur une vérité simple : tout rapport sexuel sans consentement est un viol.</p>



<p>En 2018, alors qu’Amnesty International menait ses premières recherches sur les législations relatives au viol en Europe, seuls huit pays disposaient de définitions du viol fondées sur le consentement. Depuis, 13 autres en ont adopté : la Croatie, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, Malte, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, la République tchèque, la Slovénie et la Suisse. Dans certains pays, comme la Suède et l’Espagne, la loi inclut l’approche « Oui, c’est oui » : le consentement consiste à exprimer activement et de diverses manières, verbales ou non, le désir d’avoir un rapport sexuel.</p>
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		<title>Union européenne. La réticence à suspendre l’accord d’association entre l’UE et Israël est le signe d’un mépris flagrant pour les vies civiles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 07:54:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Union européenne. La réticence à suspendre l’accord d’association entre l’UE et Israël est le signe d’un mépris flagrant pour les vies civiles Réagissant au fait que l’UE n’ait pas convoqué de vote concernant la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël, ni convenu d’autres mesures concrètes mardi 21 avril lors du Conseil des affaires [&#8230;]</p>
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<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Union européenne. La réticence à suspendre l’accord d’association entre l’UE et Israël est le signe d’un mépris flagrant pour les vies civiles</h2>



<p>Réagissant au fait que l’UE n’ait pas convoqué de vote concernant la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël, ni convenu d’autres mesures concrètes mardi 21 avril lors du Conseil des affaires étrangères de l’UE, au Luxembourg, Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« À ce stade, la décision de l’UE de maintenir son accord commercial avec Israël représente un échec moral et illustre un mépris flagrant à l’égard des vies civiles, en particulier dans le Territoire palestinien occupé et au Liban. « Un million de personnes en Europe, plus de 75 ONG, près de 400 anciens diplomates, des expert·e·s des Nations unies, ainsi que la Belgique, l’Irlande, la Slovénie et l’Espagne ont demandé la suspension immédiate de cet accord. Une fois encore, ces appels ne sont pas pris en considération, l’Allemagne et l’Italie jouant un rôle central dans le blocage de cette mesure. Cela restera dans les mémoires comme un nouveau chapitre honteux de l’un des moments les plus déshonorants de l’histoire de l’Union européenne.</p>



<p>« Il y a près d&rsquo;un an, l’UE a conclu que les crimes de droit international commis par Israël contre les Palestiniens et Palestiniennes enfreignaient la clause relative aux droits humains de l’accord d’association UE-Israël. Israël a depuis lors continué à franchir chacune des limites fixées par l’UE.</p>



<p>« L’impunité accordée à Israël depuis des dizaines d’années par la communauté internationale, notamment l’UE, n’a rien fait d’autre que l’encourager à multiplier ses violations du droit international humanitaire. Cela est manifeste avec le génocide israélien à Gaza, son occupation illégale persistante dans l’ensemble du Territoire palestinien occupé, le système d’apartheid imposé à tous les Palestinien·ne·s dont Israël contrôle les droits et sa nouvelle loi sur la peine de mort, qui s’appliquera en pratique exclusivement aux Palestinien·ne·s.</p>



<p>« Depuis le prétendu cessez-le-feu à Gaza conclu en octobre 2025, que l&rsquo;UE invoque pour justifier son inaction, plus de 740 Palestinien·ne·s ont été tués tandis que les frappes aériennes, les bombardements et le cruel blocus israéliens persistent. Au Liban, les forces israéliennes ont tué et blessé des milliers de personnes, notamment des professionnel·le·s de la santé, et causé le déplacement de plus d’un million de personnes depuis le renouvellement des hostilités avec le Hezbollah le 2 mars.</p>



<p>« L’UE ne doit pas une fois encore utiliser de fragiles cessez-le-feu comme excuse pour accorder un énième blanc-seing à Israël. Chaque retard renforce encore davantage l’impunité et fait le lit de nouvelles violations graves des droits humains. Les États membres de l’UE doivent prendre les choses en main en urgence et suspendre unilatéralement toute forme de coopération avec Israël qui pourrait contribuer à ses graves violations du droit international. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Lors du Conseil des affaires étrangères mardi 21 avril, les ministres de l’UE ne sont pas parvenus à s’accorder sur des mesures concrètes, retardant une fois encore toute action décisive.</p>



<p>La suspension de l’accord d’association UE-Israël est une des nombreuses mesures concrètes que l’UE peut et doit adopter afin de faire cesser les violations commises par les autorités israéliennes, et d’éliminer son propre risque de complicité avec elles. L’UE doit mettre ses actions en conformité avec le droit international en interdisant les échanges commerciaux avec les colonies illégales d’Israël dans le TPO, un appel soutenu de longue date par la Belgique, l’Irlande, les Pays-Bas, la Slovénie et l’Espagne, récemment rejoints par la France et la Suède. En attendant, les États membres doivent interdire au niveau national leurs échanges commerciaux avec des colonies.</p>
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		<title>Soudan. Trois ans après le début du conflit, les parties belligérantes intensifient leur violente guerre contre les civil·e·s</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/soudan-trois-ans-apres-le-debut-du-conflit-les-parties-belligerantes-intensifient-leur-violente-guerre-contre-les-civil%c2%b7e%c2%b7s/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 07:02:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soudan. Trois ans après le début du conflit, les parties belligérantes intensifient leur violente guerre contre les civil·e·s Le violent conflit qui oppose depuis trois ans les Forces armées soudanaises (FAS) et les Forces d’appui rapide (FAR) et leurs alliés respectifs au Soudan continue de s’intensifier et d’infliger des préjudices dévastateurs aux civil·e·s, a déclaré [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Soudan. Trois ans après le début du conflit, les parties belligérantes intensifient leur violente guerre contre les civil·e·s</h2>



<p>Le violent conflit qui oppose depuis trois ans les Forces armées soudanaises (FAS) et les Forces d’appui rapide (FAR) et leurs alliés respectifs au Soudan continue de s’intensifier et d’infliger des préjudices dévastateurs aux civil·e·s, a déclaré Amnesty International le 14 avril 2026, la veille de la date anniversaire du début de la guerre le 15 avril.</p>



<p>Chaque déplacement des lignes de front a laissé un sillage de mort et de destruction, caractérisé par des attaques directes et menées sans discernement contre les civil·e·s, des pillages et des destructions d’infrastructures civiles, des violences sexuelles généralisées, des restrictions de l’acheminement de l’aide humanitaire et des attaques de représailles.</p>



<p>« Les parties au conflit ont, à maintes reprises, pris pour cible délibérément et sans discernement des civil·e·s, notamment pendant et après leur prise de contrôle de villes dans tout le pays. Elles continuent de bloquer l’acheminement de l’aide humanitaire vers les personnes qui en ont désespérément besoin », a déclaré la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard.</p>



<p>« Les réponses minimales, timorées et insuffisantes de l’Union africaine, du Conseil de sécurité des Nations unies et d’autres acteurs internationaux et régionaux n’ont fait qu’encourager les responsables de ces attaques à les poursuivre. Le monde doit désormais donner de toute urgence la priorité à la protection des civil·e·s au Soudan. »</p>



<p>Amnesty International appelle par ailleurs la communauté internationale, y compris l’Union africaine, l’Union européenne et l’ONU, à mettre au rang de ses priorités l’obligation de rendre des comptes pour les crimes de droit international et les autres graves atteintes aux droits humains commis au Soudan. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit élargir la saisine de la Cour pénale internationale, qui ne concerne actuellement que le conflit au Darfour, afin qu’elle puisse aussi engager des enquêtes et des poursuites sur les crimes commis dans le reste du Soudan.</p>



<p>La communauté internationale doit également augmenter les financements et faire pression sur les parties belligérantes pour qu’elles garantissent un accès humanitaire sans entrave, afin que la population civile, et notamment les victimes de violences sexuelles, puisse bénéficier de services de santé vitaux dans le pays.</p>



<p>« Le conflit au Soudan n’est pas oublié : il est délibérément ignoré et négligé. Derrière cette négligence, ce sont d’innombrables êtres humains qui sont victimes de souffrances indicibles alors que le monde détourne le regard. Il faut que cela cesse », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une guerre contre les civil·e·s</h4>



<p>Depuis que le conflit armé a éclaté, Amnesty International a recueilli des informations sur les attaques systémiques contre les civil·e·s menées tant par les FAR que par les FAS.</p>



<p>Parmi les atteintes aux droits humains commises contre les civil·e·s figurent des homicides volontaires et illégaux, des viols, des viols collectifs, de l’esclavage sexuel et d’autres formes de violences sexuelles, des actes de torture, des disparitions forcées et des pillages généralisés ; des actes qui constituent tous des crimes de guerre, voire, pour certains, des crimes contre l’humanité.</p>



<p>Pendant et après une attaque de grande ampleur menée en avril 2025 contre le camp de Zamzam, le plus grand camp pour personnes déplacées à l’intérieur du pays au Darfour septentrional, les FAR et leurs forces alliées ont délibérément tué des civil·e·s, pillé et détruit des biens de caractère civil et pris des personnes en otage. Des combattants des FAR ont également délibérément incendié des habitations et des commerces, endommagé des infrastructures civiles essentielles et provoqué ainsi le déplacement de plus de 400 000 personnes.</p>



<p>Amnesty International a également recueilli des informations sur les atrocités généralisées commises par les FAR à El Fasher après leur prise de contrôle de la ville en octobre, à l’issue d’un siège de 18 mois.</p>



<p>Les FAS ont mené des frappes aériennes contre des zones civiles, notamment contre un marché bondé dans la ville de Kabkabiya, au Darfour septentrional, tuant des dizaines de civil·e·s. Les FAS et leurs alliés ont également mené des attaques de représailles contre des civil·e·s et des défenseur·e·s des droits humains qualifiés de collaborateurs des FAR.</p>



<p>Des membres du réseau soudanais nommé salles d’intervention d’urgence, des militant·e·s, des journalistes, des professionnel·le·s de santé, des travailleurs·euses humanitaires, des défenseur·e·s des droits humains et des citoyen·ne·s ordinaires opposés à la guerre ou des personnes perçues comme favorables à des forces adverses ont été la cible d’agressions, de harcèlement, de détentions arbitraires et d’homicides. Les affrontements qui se poursuivent dans l’État du Kordofan du Nord entre les FAS et les FAR ont également de lourdes répercussions sur la population civile. La ville d’El Obeid, dans le Kordofan du Nord, est actuellement assiégée.</p>



<p>« La fenêtre d’action pour éviter que les événements d’El Fasher se reproduisent à El Obeid et dans d’autres parties de l’État du Kordofan se referme rapidement. Sans une pression diplomatique rapide et coordonnée sur les deux parties, les atrocités de masse commises à El Fasher se reproduiront inévitablement », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Depuis que le conflit a éclaté, les civil·e·s n’ont eu aucun répit et sont pris au piège d’un cycle sans fin de mort, de déplacement et de faim. »</p>



<p>Le conflit risque par ailleurs de s’étendre à d’autres zones, notamment à l’État du Nil Blanc.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Embargos sur les armes</h4>



<p>Amnesty International a déjà recueilli des informations montrant que des armes récemment fabriquées avaient été transférées au Soudan et dans ses environs, en violation flagrante de l’embargo sur les armes à destination de toutes les parties au conflit au Darfour. L’organisation a présenté des éléments de preuve attestant du soutien militaire apporté par les Émirats arabes unis aux FAR, en violation du droit international. Amnesty International a également révélé que des systèmes d’armement de fabrication française étaient utilisés sur le champ de bataille au Soudan, tout comme des armes provenant de Chine, de Russie et de Turquie.</p>



<p>Amnesty International appelle une nouvelle fois les autorités des Émirats arabes unis à mettre immédiatement un terme aux transferts d’armes aux FAR. Tant que les Émirats arabes unis continuent de transférer des armes aux FAR, les transferts d’armes internationaux vers le pays doivent également cesser.</p>



<p>Amnesty International appelle également le Conseil de sécurité de l’ONU à étendre l’embargo sur les armes en vigueur au Darfour au reste du Soudan.</p>



<p>« Tant que le flux et l’approvisionnement en armes à destination du Soudan ne sont pas interrompus, les civil·e·s continueront de souffrir sous les bombardements quotidiens. Il est temps que le Conseil de sécurité des Nations unies étende l’embargo sur les armes en vigueur au Darfour au reste du Soudan et amène tous les pays et entités l’ayant enfreint à rendre des comptes », a déclaré Agnès Callamard.</p>
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		<title>Israël/TPO. Les États doivent garantir le passage en toute sécurité de la flottille mondiale Sumud en tant que mission civile dénonçant le génocide en cours</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/israel-tpo-les-etats-doivent-garantir-le-passage-en-toute-securite-de-la-flottille-mondiale-sumud-en-tant-que-mission-civile-denoncant-le-genocide-en-cours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 06:55:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36041</guid>

					<description><![CDATA[<p>Israël/TPO. Les États doivent garantir le passage en toute sécurité de la flottille mondiale Sumud en tant que mission civile dénonçant le génocide en cours Le 12 avril 2026, la flottille mondiale Sumud prendra à nouveau la mer dans le cadre d’une initiative civile coordonnée visant à briser le blocus illégal imposé par Israël à [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/israel-tpo-les-etats-doivent-garantir-le-passage-en-toute-securite-de-la-flottille-mondiale-sumud-en-tant-que-mission-civile-denoncant-le-genocide-en-cours/">Israël/TPO. Les États doivent garantir le passage en toute sécurité de la flottille mondiale Sumud en tant que mission civile dénonçant le génocide en cours</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<h2 class="wp-block-heading">Israël/TPO. Les États doivent garantir le passage en toute sécurité de la flottille mondiale Sumud en tant que mission civile dénonçant le génocide en cours</h2>



<p>Le 12 avril 2026, la flottille mondiale Sumud prendra à nouveau la mer dans le cadre d’une initiative civile coordonnée visant à briser le blocus illégal imposé par Israël à la bande de Gaza occupée. Regroupant plus de 70 bateaux et 3 000 participant·e·s venus de 100 pays, la mission du printemps 2026 comprend une flotte médicale composée de 1 000 professionnel·le·s de santé, transportant des fournitures vitales destinées à soutenir le système de santé anéanti de Gaza. Cette mission a pour objectif d&rsquo;apporter une aide aux Palestinien·ne·s qui subissent le génocide perpétré par Israël et des décennies d&rsquo;apartheid. En réaction au lancement de la mission du printemps 2026, Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« La flottille mondiale Sumud est un symbole fort de la solidarité internationale envers les Palestinien·ne·s à Gaza qui subissent un génocide, ainsi qu’un blocus inhumain depuis bientôt 19 ans. Les autorités israéliennes doivent garantir le passage en toute sécurité de ces défenseur·e·s des droits humains et militant·e·s non armés. Il faut éviter que les interceptions illégales et les détentions arbitraires commises par Israël en 2025 ne se répètent, notamment la saisie du Madleen et d’autres navires participant à la flottille mondiale Sumud, tout comme les violences et mauvais traitements infligés aux militant·e·s pendant leur détention en octobre dernier.</p>



<p>« En tant que puissance occupante, Israël est légalement tenu de garantir aux Palestinien·ne·s à Gaza un accès sans restriction à l&rsquo;aide humanitaire, allant des produits de première nécessité aux fournitures et biens vitaux ; pourtant, il continue de faire fi de ses obligations légales et des mesures conservatoires contraignantes ordonnées par la Cour internationale de justice, en violation du droit international.</p>



<p>« Le simple fait que ces missions civiles continuent de prendre la mer est une condamnation sans appel de l&rsquo;inaction de la communauté internationale. Les États doivent respecter leurs obligations découlant du droit international et prendre des mesures concrètes afin de mettre un terme au génocide perpétré par Israël contre les Palestinien·ne·s à Gaza, notamment en faisant pression sur Israël pour qu&rsquo;il lève son blocus illégal, source de grandes souffrances. En outre, ils doivent garantir la protection de ceux qui agissent en vue de faire barrage à l&rsquo;impunité dont jouit Israël pour les violations des droits des Palestinien·ne·s à Gaza. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>La flottille du printemps 2026 arrive dans un contexte de grave crise humanitaire où, selon l&rsquo;ONU, plus de 60 % des enfants de moins de deux ans sont en situation de pauvreté alimentaire et où des milliers de femmes enceintes et allaitantes continuent de souffrir de malnutrition. Six mois après le soi-disant accord de cessez-le-feu d&rsquo;octobre 2025 et malgré une diminution de l&rsquo;intensité des attaques, Israël persiste à commettre des violations des droits des Palestinien·ne·s à Gaza et continue de les soumettre délibérément à des conditions de vie destinées à provoquer leur anéantissement physique. Des produits indispensables à la survie de la population civile font toujours l’objet de restrictions à l’entrée à Gaza, notamment une nourriture suffisante, des médicaments, du matériel médical et des dispositifs d’assistance, des matériaux pour les abris et des équipements nécessaires à l’assainissement de l’eau et à l’évacuation des décombres, des munitions non explosées et des déchets. Israël restreint également la distribution de l’aide, notamment en limitant le nombre d&rsquo;organisations autorisées à fournir des secours dans la bande de Gaza.</p>



<p>Au moins 723 Palestinien·ne·s à Gaza, pour la plupart des civils, ont été tués depuis le soi-disant cessez-le-feu, et la grande majorité de la population est toujours déplacée, tandis que les forces israéliennes restent pleinement déployées sur près de 60 % du territoire de la bande de Gaza, qui est de fait une zone interdite aux Palestiniens.</p>
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