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	<title>Justice internationale Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Justice internationale Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Les États doivent agir face à l’escalade des violences commises par des colons avec l’aval de l’État israélien alors que débute la récolte des olives pour les Palestinien·ne·s</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 13:49:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les États doivent agir face à l’escalade des violences commises par des colons avec l’aval de l’État israélien alors que débute la récolte des olives pour les Palestinien·ne·s En réaction aux violences commises par des colons avec l’aval de l’État israélien en Cisjordanie occupée le week-end dernier, qui ont également ciblé une délégation de diplomates [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Les États doivent agir face à l’escalade des violences commises par des colons avec l’aval de l’État israélien alors que débute la récolte des olives pour les Palestinien·ne·s</h2>



<p>En réaction aux violences commises par des colons avec l’aval de l’État israélien en Cisjordanie occupée le week-end dernier, qui ont également ciblé une délégation de diplomates européens et une photojournaliste du Washington Post, Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« Une nouvelle fois, le système d’apartheid israélien transforme la récolte des olives en une saison d’horreur pour les familles palestiniennes en Cisjordanie occupée. Les attaques menées par des colons et cautionnées par l’État contre des fermes, qui endommagent, détruisent et volent les récoltes, associées aux restrictions de l’armée israélienne limitant l’accès aux oliveraies, causent de grandes souffrances aux Palestinien·ne·s et des pertes économiques considérables.</p>



<p>« La série d’attaques perpétrées ce week-end par des colons israéliens contre des villageois palestiniens de Khirbet Abu Falah et de Taybeh, dans la région de Ramallah, qui a également visé une photojournaliste du Washington Post et une délégation de diplomates européens, donne un aperçu d’une réalité marquée par des agressions incessantes. Certains hauts responsables israéliens et candidats aux élections, de tous bords politiques, tentent de présenter cette violence soutenue par l’État comme des actes isolés ; mais c’est une déformation flagrante de la réalité.</p>



<p>« Amnesty International tire depuis longtemps la sonnette d’alarme face à la montée exponentielle de la violence des colons, encouragée par l’État, à l’encontre des Palestiniens, qui vise en recourant à la terreur à mener une campagne de nettoyage ethnique de la population palestinienne en Cisjordanie occupée. L’incapacité de la communauté internationale à prendre des mesures concrètes contre le système qui permet l’oppression des Palestiniens favorise cette escalade de la violence. Ces attaques appellent une réaction ferme de la part des États qui se disent opposés à l&rsquo;annexion par Israël du territoire palestinien, à l&rsquo;extension des colonies et aux violences perpétrées par les colons avec le soutien de l&rsquo;État.</p>



<p>« Les États doivent reconnaître que ces attaques ne sont pas des actes isolés, mais relèvent d’une politique centrale de l’État israélien. Ils doivent prendre des mesures concrètes conformément à leurs obligations découlant du droit international et éviter de se rendre complices des violations et crimes commis par Israël à l’encontre des Palestiniens, en mettant fin aux échanges commerciaux, aux investissements et à la coopération qui contribuent à l’occupation illégale, à l’apartheid et à la campagne de nettoyage ethnique.</p>



<p>« Enfin, ils doivent imposer des sanctions ciblées aux responsables israéliens dont il est crédible de penser qu’ils sont impliqués dans de graves violations du droit international et soutenir les démarches de justice internationale et d’obligation de rendre des comptes. S’abriter derrière des déclarations creuses est lâche et favorise de nouvelles violations. Pour les Palestinien·ne·s, les conséquences s’avèrent mortelles. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 16 octobre 2026, des dizaines de colons israéliens masqués ont attaqué des agriculteurs palestiniens qui récoltaient des olives près du village d’Abu Falah, au nord-est de Ramallah. Au cours de l’attaque, les colons auraient lancé des pierres, tiré avec des frondes, incendié des oliviers et agressé des villageois. La photojournaliste américaine Heidi Levine, qui couvrait la récolte pour le Washington Post, a été jetée à terre et a reçu plusieurs coups de pied, alors qu’elle portait un équipement de protection où le mot « Presse » était clairement visible. Son matériel photographique et son téléphone ont été volés, et elle a été hospitalisée pour de multiples blessures. Le 19 octobre, la police israélienne a déclaré avoir arrêté 10 suspects dans le cadre de l’enquête.</p>



<p>Le lendemain, des colons israéliens masqués ont attaqué un groupe composé de diplomates belges, français et polonais, d&rsquo;un maire français, de représentants catholiques et d&rsquo;habitants palestiniens près du village de Taybeh, également situé au nord-est de Ramallah. Un véhicule diplomatique belge aurait été endommagé et plusieurs membres de la délégation agressés. </p>



<p>Dans son rapport de 2026 sur la Cisjordanie occupée, Amnesty International a établi que les autorités israéliennes intensifient depuis fin 2022 une campagne de nettoyage ethnique menée et soutenue par l’État, terrorisant et déplaçant de force des milliers de Palestinien·ne·s membres de communautés bédouines et pastorales de la zone C en Cisjordanie, en vue de modifier durablement la démographie de cette région. Pour atteindre leur objectif d’annexion officielle, elles accélèrent l’extension des colonies, renforcent les restrictions de déplacements et augmentent de manière exponentielle le financement ainsi que le soutien logistique, juridique et politique apporté aux colonies et aux avant-postes, distribuent des armes aux colons et encouragent, facilitent et cautionnent ouvertement les attaques de colons comme instrument délibéré de déplacement.</p>



<p>Depuis octobre 2023, les communautés palestiniennes en Cisjordanie occupée sont confrontées à une forte recrudescence des attaques menées par des colons, qui visent à les forcer à partir : agressions physiques, menaces et harcèlement à l’encontre des personnes ; destructions de biens, incendies criminels et vols de récoltes ; restrictions d’accès aux terres agricoles et aux pâturages, et maltraitance et vol de bétail.</p>



<p>Amnesty International appelle les États à suspendre toute forme de coopération contribuant à l’occupation illégale menée par Israël, à interdire les échanges commerciaux avec les colonies israéliennes, à imposer des sanctions ciblées aux responsables israéliens directement impliqués dans la campagne de nettoyage ethnique et les crimes graves relevant du droit international commis à l’encontre des Palestinien·ne·s en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, à imposer un embargo total sur les armes et les équipements de sécurité à destination d’Israël, et à soutenir les mécanismes internationaux garants de l’obligation de rendre des comptes, y compris les investigations menées actuellement par la Cour pénale internationale.</p>
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		<title>Iran. Cinq exécutions arbitraires liées aux manifestations en une semaine : la communauté internationale doit agir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 14:17:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Iran. Cinq exécutions arbitraires liées aux manifestations en une semaine : la communauté internationale doit agir En réaction à l’exécution arbitraire par les autorités iraniennes de cinq hommes – Ali Hemmati Sistanian, Alireza Raisi, Alireza Sepahi, Majid Nikandish et Siavash Jamshidi Kheirabadi – en l’espace d’une semaine, entre le 30 septembre et le 5 octobre, [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Iran. Cinq exécutions arbitraires liées aux manifestations en une semaine : la communauté internationale doit agir</h2>



<p>En réaction à l’exécution arbitraire par les autorités iraniennes de cinq hommes – Ali Hemmati Sistanian, Alireza Raisi, Alireza Sepahi, Majid Nikandish et Siavash Jamshidi Kheirabadi – en l’espace d’une semaine, entre le 30 septembre et le 5 octobre, condamnés dans le cadre des manifestations de janvier 2026 à l’issue de procès manifestement iniques entachés d’actes de torture, Diana Eltahawy, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« L’exécution arbitraire de ces cinq jeunes hommes rappelle avec effroi que les autorités iraniennes instrumentalisent la peine de mort : le prix à payer pour toute dissidence est si élevé que l’objectif est de terroriser la population afin de la faire taire et de la dissuader de se soulever collectivement pour contester le régime répressif en place depuis des décennies.</p>



<p>« Ces exécutions font suite à des informations qui mettent en évidence un schéma effrayant et courant : l’accusé·e n’a pas la possibilité de consulter un avocat durant les interrogatoires, ses allégations de torture et de mauvais traitements ne font délibérément pas l’objet d’enquêtes, il ou elle est fréquemment inculpé·e d’être impliqué dans l’homicide de membres des forces de sécurité et dans d’autres actes violents et non violents commis lors de manifestations, ses « aveux » forcés sont diffusés à la télévision à titre d’éléments de preuve, et son procès se déroule devant des tribunaux révolutionnaires iniques par nature. C’est le cas d’Alireza Sepahi, qui a indiqué avoir subi des actes de torture et des mauvais traitements, et s’est vu refuser tout contact avec un avocat lors des interrogatoires pendant la phase d’enquête. De telles procédures tournent la justice en dérision et révèlent le mépris total des autorités iraniennes pour le droit à la vie.</p>



<p>« De nombreux dissident·e·s et manifestant·e·s, entre autres, restent exposés au risque d’exécutions motivées par des considérations politiques, alors que les autorités intensifient la répression en invoquant une  » situation de guerre  » et des menaces pesant sur la sécurité nationale. Il est donc d’autant plus urgent d’exercer une pression diplomatique coordonnée sur l’Iran afin de bloquer toutes les exécutions prévues.</p>



<p>« L’impunité systémique encourage les autorités iraniennes à poursuivre leurs atteintes au droit à la vie et aux droits fondamentaux en général ; aussi est-il urgent que le Conseil de sécurité des Nations unies saisisse la Cour pénale internationale de la situation en Iran, et que l’Assemblée générale de l’ONU établisse un mécanisme international de justice pénale pour l’Iran. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Contexte </h4>



<p><strong>Alireza Raisi et Alireza Sepahi </strong>ont été exécutés à Ispahan le 5 octobre 2026. Selon l’agence de presse Mizan, aile médiatique du pouvoir judiciaire, ils ont été jugés lors du procès collectif dans l&rsquo;affaire de la place Alikhani, dans le cadre duquel les prévenu·e·s étaient accusés d’avoir commis divers actes violents et non violents lors des manifestations qui ont eu lieu à Ispahan le 8 janvier 2026 &#8211; blocages de rues, destructions de biens, incendies volontaires et implication dans la mort de quatre membres des forces de sécurité. Ces hommes ont été condamnés à mort à l’issue d’un procès manifestement inique : leurs « aveux » forcés ont été diffusés par les médias d’État le 23 janvier, avant même l’ouverture de leur procès. Amnesty International a appris qu’Alireza Sepahi avait été soumis à des actes de torture et à des mauvais traitements pendant sa détention : maintien prolongé à l’isolement, passage à tabac et décharges électriques notamment. Selon l’agence de presse Mizan, ces hommes ont été condamnés à mort pour « rébellion armée contre l’État » (baghi), « inimitié à l’égard de Dieu » (moharebeh) pour avoir brandi des armes et semé la peur, la terreur et l’insécurité aux alentours, et « corruption sur terre » (efsad-e fel arz) pour avoir commis des actes portant atteinte à l’intégrité physique des personnes et à la sécurité nationale, qui ont gravement perturbé l’ordre public et engendré une insécurité généralisée, incitation à la guerre et au meurtre, ainsi que d’autres actes criminels, notamment contre la sécurité nationale. Cinq autres hommes condamnés dans le cadre de la même affaire ont déjà été exécutés et au moins huit autres risquent de l’être.</p>



<p><strong>Majid Nikandish et Ali Hemmati Sistanian</strong> ont été mis à mort le 30 septembre 2026 à Meched, dans la province du Khorassan Razavi. Selon l&rsquo;agence de presse Mizan, ils étaient accusés de divers actes violents et non violents lors des manifestations qui se sont déroulées à Meched le 8 janvier 2026 et que les autorités ont qualifiées de « coup d’État » &#8211; blocages de rues, destructions de biens, incendies volontaires et implication dans la mort de quatre membres des forces de sécurité notamment. Leurs « aveux » forcés diffusés à la télévision, notamment recueillis sur les lieux de leur arrestation et lors des interrogatoires qui ont suivi, en l’absence d’un avocat, ont été invoqués à titre de preuves pour les déclarer coupables et les condamner à mort. Selon Iran Human Rights, organisation indépendante de défense des droits humains basée hors d’Iran, Majid Nikandish a subi actes de torture et mauvais traitements. Il a été maintenu à l’isolement prolongé et suspendu par les bras, ce qui lui a valu une épaule déboîtée et la mâchoire cassée.</p>



<p><strong>Siavash Jamshidi Kheirabadi</strong> a été exécuté le 3 octobre 2026 à Shahrekord, dans la province du Tchaharmahal-et-Bakhtiari. Selon l&rsquo;agence de presse Mizan, il a été reconnu coupable et condamné à mort dans le cadre des manifestations qui ont eu lieu le 8 janvier à Shahrekord, pour les chefs d’accusation suivants : « inimitié à l&rsquo;égard de Dieu » (moharebeh) pour avoir brandi une arme et ouvert le feu, et « rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes contre la sécurité nationale ». Amnesty International n’a cessé de dénoncer le recours à ce dernier chef d’accusation à l’encontre de manifestant·e·s, de dissident·e·s et de défenseur·e·s des droits humains ayant pris part à des manifestations et des rassemblements. Les « aveux » extorqués à Siavash Jamshidi Kheirabadi ont été diffusés à la télévision et retenus à titre de preuves afin de le déclarer coupable et de le condamner à mort.</p>



<p>Les autorités iraniennes ont exécuté au moins 34 personnes en lien avec le soulèvement de janvier 2026, au cours duquel les forces de sécurité ont massivement recouru à la force meurtrière illégale, tuant des milliers de manifestant·e·s et de passant·e·s les 8 et 9 janvier. Les exécutions à caractère politique se sont encore intensifiées à la suite des attaques illégales menées par les États-Unis et Israël contre l&rsquo;Iran le 28 février 2026, tandis que les mises à mort pour des infractions liées aux stupéfiants et d’autres crimes se poursuivaient.</p>



<p>Amnesty International s’oppose catégoriquement à la peine de mort, pour toutes les infractions et en toutes circonstances.</p>
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		<title>États-Unis. L’attaque de Donald Trump contre la CPI requiert une réaction mondiale de résistance et de protection</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 13:30:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>États-Unis. L’attaque de Donald Trump contre la CPI requiert une réaction mondiale de résistance et de protection En lançant des sanctions contre la Cour pénale internationale (CPI) en tant qu’institution, le gouvernement des États-Unis cherche à détruire la Cour et à éliminer toute possibilité que les auteurs de crime de droit international soient traduits en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">États-Unis. L’attaque de Donald Trump contre la CPI requiert une réaction mondiale de résistance et de protection</h2>



<p>En lançant des sanctions contre la Cour pénale internationale (CPI) en tant qu’institution, le gouvernement des États-Unis cherche à détruire la Cour et à éliminer toute possibilité que les auteurs de crime de droit international soient traduits en justice, a déclaré Amnesty International vendredi 9 octobre. Les États doivent prendre toutes les mesures appropriées afin de contrer cette attaque et de protéger activement la Cour.</p>



<p>« Les sanctions prises par le président Trump sont conçues pour isoler et, au bout du compte, détruire la Cour pénale internationale. Cette attaque existentielle doit échouer. Les États doivent prendre des mesures concrètes pour résister à l’imposition de ces mesures et protéger la Cour de manière active », a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice générale des recherches, de l’élaboration des lignes de conduite, du travail de plaidoyer et des campagnes à Amnesty International.</p>



<p>« La timidité des États, leurs efforts d’apaisement et leur réticence à bloquer les attaques contre la justice internationale ont enhardi les acteurs cherchant à la fragiliser. Ce moment décisif requiert courage, solidarité et action. Le combat pour la CPI est un terrain d’affrontement crucial entre ceux qui affirment que le droit doit s’incliner devant le pouvoir et que l’impunité doit être garantie aux criminels de guerre et auteurs de génocide, et ceux qui luttent pour préserver l’obligation de rendre des comptes, l’égalité face à la loi et la justice pour les victimes. Le futur de la CPI, et de la justice internationale elle-même, dépendra de la volonté des gouvernements et des peuples de la défendre.</p>



<p>« La Cour pénale internationale représente un des succès les plus important de l’ordre mondial d’après-guerre. Elle incarne une promesse simple mais vitale : que les responsables de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre puissent être amenés à rendre des comptes, indépendamment de leur pouvoir, de leur position ou de leur nationalité. La Cour n’est pas parfaite, mais elle constitue une voie essentielle, parfois la seule, vers l’obtention de la vérité, de la justice et de réparations.</p>



<p>« Ces dernières années, la CPI a délivré des mandats d’arrêt contre le président russe, Vladimir Poutine, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou. Le procès de Rodrigo Duterte, ancien président des Philippines, s’ouvrira le mois prochain.</p>



<p>« La CPI compte 125 États membres. Ils doivent prendre des mesures concrètes pour défendre la Cour. Cela inclut un soutien politique et financier, l’adoption de « lois de blocage » nationales et régionales afin de garantir que la CPI puisse bénéficier de certains services et systèmes essentiels, la résistance face aux tentatives d’entraves à son travail, et une pleine collaboration avec ses enquêtes et ses mandats d’arrêt.</p>



<p>« Une dernière limite a été franchie. Ceci est une attaque contre la possibilité même d’amener les personnes responsables des crimes les plus graves à répondre de leurs actes en vertu du droit international, aussi puissantes soient-elles. Il en va non seulement du futur de la Cour, mais aussi du futur de la justice internationale elle-même. De nouvelles limites doivent désormais être fixées et défendues par celles et ceux qui croient aux droits humains, au droit international et à une justice égale pour tous.</p>
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		<item>
		<title>Le cessez-le-feu à Gaza n’existe que sur le papier, déclarent plus de 100 organisations</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/le-cessez-le-feu-a-gaza-nexiste-que-sur-le-papier-declarent-plus-de-100-organisations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 10:02:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le cessez-le-feu à Gaza n’existe que sur le papier, déclarent plus de 100 organisations Un an après l’accord de cessez-le-feu, plus de 1 400 personnes ont été tuées par les forces israéliennes à Gaza, près de deux millions ont toujours besoin d’un abri, pas un seul hôpital n’est pleinement opérationnel, et 1,4 million de personnes [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Le cessez-le-feu à Gaza n’existe que sur le papier, déclarent plus de 100 organisations</h2>



<p><em>Un an après l’accord de cessez-le-feu, plus de 1 400 personnes ont été tuées par les forces israéliennes à Gaza, près de deux millions ont toujours besoin d’un abri, pas un seul hôpital n’est pleinement opérationnel, et 1,4 million de personnes sont confrontées à une crise alimentaire.</em></p>



<p><strong>GAZA, 9 octobre 2026</strong> &#8211; Un an après que l’accord relatif à un cessez-le-feu à Gaza a été conclu, plus de 100 organisations humanitaires, de défense des droits humains et de la société civile ont déclaré que ce cessez-le-feu n’existe que sur le papier, les forces israéliennes continuant à tuer et blesser des Palestinien·ne·s tous les jours, et à imposer des restrictions à l’acheminement de l’aide, d’équipements et de matériaux de reconstruction, empêchant les familles de se relever.</p>



<p>Les tueries et privations à Gaza ne doivent pas être normalisées sous le couvert d’un accord de cessez-le-feu, ont déclaré vendredi 9 octobre ces organisations travaillant sur la situation dans le Territoire palestinien occupé.</p>



<p><strong>Mohsen Abu Ramadan, membre du comité du Réseau des ONG palestiniennes, a déclaré :</strong></p>



<p>« Les organisations palestiniennes répondent à des besoins immenses sous l’occupation israélienne, tout en étant confrontées à la destruction de leurs locaux, au déplacement de leurs personnels et à des budgets réduits. Les organisations locales et nationales sont les premiers intervenants et resteront sur place, mais nous avons besoin de protection. Les gouvernements doivent agir afin de mettre un terme aux attaques d’Israël et aux restrictions à notre travail, et les donateurs doivent fournir des financements directs et flexibles afin de répondre aux besoins. » Au cours de l’année écoulée, les frappes, tirs et opérations militaires israéliens ont tué plus de 1 400 Palestinien·ne·s, parmi lesquels au moins 327 enfants. Les familles et les secouristes ont extrait des centaines de corps des décombres, souvent à mains nues, tandis que les autorités israéliennes restreignent l’entrée des engins requis pour récupérer les dépouilles. Beaucoup d’autres corps restent ensevelis et hors d’atteinte.</p>



<p>L’armée israélienne a également déplacé la « Ligne jaune » plus loin vers l’intérieur de Gaza, au-delà de la ligne de retrait fixée par l’accord, forçant les Palestinien·ne·s à se réfugier dans une zone de plus en plus petite et surpeuplée.</p>



<p><strong>Inger Ashing, PDG de Save the Children, a déclaré :</strong></p>



<p>« Un cessez-le-feu n’a aucun sens si des enfants continuent à être tués et si les familles ne sont toujours pas en mesure de reconstruire leur vie. Depuis que le cessez-le-feu a été annoncé, près d’un enfant a été tué chaque jour. Les familles restent enfermées dans un cycle dévastateur de deuil et de privation, ce qui les empêche de se relever. Les gouvernements ayant soutenu cet accord doivent user de leur influence pour faire cesser les tueries et garantir que les enfants aient accès à de la nourriture, des soins de santé, un abri et une éducation. Les enfants de Gaza ont droit à la sécurité et à un futur. Les gouvernements peuvent et doivent les aider à obtenir les deux. »</p>



<p>Des images satellite récentes montrent l’ampleur de la dévastation causée par les forces israéliennes &#8211; des quartiers en ruines, des logements anéantis et des terres agraires rasées. Plus de 80 % des structures à travers la bande de Gaza sont endommagées, et près de deux-tiers d’entre elles détruites.</p>



<p>Alors que l’hiver approche, des centaines de milliers de familles vivent toujours sous des tentes, dans des abris de fortune ou des logements abîmés, et risquent de connaître un quatrième hiver exposées au froid, au vent et aux inondations. Près d’un foyer sur quatre à Gaza compte désormais une femme à sa tête, et ces familles sont bien plus exposées au risque de vivre dans des abris où elles ne sont pas en sécurité ou qui sont inadéquats.</p>



<p>Pour beaucoup d’entre elles, aucun endroit n’est sûr. Des familles se réfugient dans des bâtiments ravagés par la guerre, qui risquent de s’effondrer. En septembre, 21 personnes, dont 12 mineur·e·s, ont été tués lorsqu’un immeuble endommagé s’est effondré dans la ville de Gaza.</p>



<p><strong>Jan Egeland, secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés, a déclaré : </strong></p>



<p>« Il est tout à fait choquant qu’au cours de l’année écoulée depuis la signature du cessez-le-feu, il y ait eu si peu d’améliorations pour les Palestinien·ne·s de Gaza. Des familles restent contraintes à faire des choix impossibles, entre s’abriter dans des immeubles endommagés et dangereux, ou vivre sous des tentes par des températures insupportables. Les restrictions israéliennes continuent à empêcher l’entrée des équipements et matériaux requis, qui sont les seuls moyens pour ces populations de commencer à reconstruire leurs vies. À l’approche de l’hiver, tous les gouvernements doivent prendre des mesures concrètes pour garantir que l’acheminement de l’aide humanitaire augmente sans entrave, de sorte que les Palestinien·ne·s puissent entamer leur rétablissement et leur reconstruction, une vaste tâche. »</p>



<p>Des services essentiels sont actuellement dévastés par ces mêmes restrictions. Pas un des 36 hôpitaux de Gaza n’est pleinement opérationnel, tandis que les médicaments, les équipements et le carburant restent terriblement insuffisants. Des nouveaux-nés dans des incubateurs, des patient·e·s ayant besoin d’oxygène ou de soins intensifs, des personnes âgées et des personnes en situation de handicap et présentant des blessures irrémédiables sont parmi les groupes exposés à des risques aigus, car les soins spécialisés, la rééducation et les services d’assistance restent très limités. </p>



<p>Plus de 18 500 patient·e·s, parmi lesquels au moins 4 000 mineur·e·s, continuent à avoir besoin d’une évaluation médicale, et plus de 1 000 sont morts alors qu’ils attendaient d’en bénéficier. Par ailleurs, 1,4 millions de personnes risquent de connaître une crise alimentaire, voire pire, d’ici la fin de l’année. Des eaux viciées et la dévastation des systèmes d’assainissement continuent en outre à favoriser la propagation de maladies évitables.</p>



<p>Un an plus tard, la constance de certains schémas est sans ambiguïté. Des familles continuent à être tuées. Des enfants continuent à mourir de maladies évitables. La bande de Gaza reste couverte de munitions non explosées. Des logements sont entourés de décombres qu’il est impossible de déblayer, et l’aide humanitaire ne peut atteindre les personnes en ayant désespérément besoin. Ce n’est pas ce qu’un cessez-le-feu est censé apporter. La situation se caractérise par les mêmes conditions qui ont par deux fois, en septembre 2025 et en juin 2026, amené la Commission d’enquête des Nations unies à conclure qu’Israël commet un génocide. Un accord sur le papier ne met pas fin à la responsabilité de la communauté internationale.</p>



<p><strong>Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, a déclaré :</strong></p>



<p>« L’obligation de rendre des comptes ne peut pas disparaître sous les décombres. Le rétablissement et le futur de Gaza sont indissociables de la mise en place d’un cadre fondé sur le droit international, la justice et les droits des victimes. La réticence persistante à amener Israël à rendre des comptes et à faire pression pour qu’Israël respecte les ordonnances contraignantes de la Cour internationale de justice continue à alimenter des atrocités à très grande échelle contre les Palestinien·ne·s. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">NOTES SUPPLÉMENTAIRES</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les victimes : Au moins 327 mineur·e·s ont été tués et 547 blessés depuis le début du cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé du Hamas ; on recense plus de 5 000 personnes blessées en tout (OMS &#8211; Groupe sectoriel pour la santé) ; plus de 630 corps ont été retrouvés dans les décombres ; de nombreux autres restent ensevelis ou hors d’atteinte, dans des zones sous le contrôle de l’armée israélienne (Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme &#8211; HCDH).</li>



<li>Ligne jaune : la zone sous le contrôle d’Israël est passée d’environ 53 % à environ 63 % de la bande de Gaza au cours de l’année écoulée depuis le début du cessez-le-feu (Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires &#8211; OCHA).</li>



<li>La destruction : 82 % des structures sont endommagées, plus de deux tiers de celles-ci totalement détruites (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient &#8211; UNRWA) ; il y aurait 61 millions de tonnes de décombres, environ 20 fois la quantité générée par toutes les guerres dans le monde ces 18 dernières années (The Guardian ; Programme des Nations unies pour le développement).</li>



<li>Les destructions ayant continué pendant le cessez-le-feu : Il est fait état d’une augmentation de 9 % des structures classifiées comme complètement détruites, entre 11 octobre 2025 et le 11 août 2026. (UNRWA ; Centre satellitaire des Nations Unies)</li>



<li>Des inquiétudes ont été exprimées concernant l’évacuation de décombres, qui risque de causer la destruction de preuves de la commission de crimes internationaux ; on estime que les dépouilles de plus de 10 000 personnes se trouvent sous les décombres (HCDH)</li>



<li>Santé : Les pénuries d’huile de moteur/de pièces détachées forcent les hôpitaux à rationner l’électricité ; véhicules humanitaires et ambulances sont à l’arrêt ; des personnes meurent de pathologies pouvant être évitées/soignées, notamment des suites de complications liées à la grossesse. (OCHA)</li>



<li>Foyers ayant à leur tête une femme : Près d’un sur quatre, environ le double d’avant la guerre. (ONU Femmes)</li>



<li>Financement : Au mois de juillet, moins de 40 % des interventions humanitaires pour 2026 étaient financées. (OCHA) · Insécurité de l’approvisionnement en eau : plus de neuf foyers sur 10. (OCHA)</li>
</ul>



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		<title>Yémen. Les Houthis poursuivent des personnes travaillant pour les Nations unies et la société civile, qui encourent la peine de mort après des accusations abusives d’espionnage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 11:07:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Yémen. Les Houthis poursuivent des personnes travaillant pour les Nations unies et la société civile, qui encourent la peine de mort après des accusations abusives d’espionnage Depuis le 18 août 2026, les autorités houthies de facto au Yémen ont traduit devant la justice pénale au moins huit personnes engagées dans la défense des droits humains [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Yémen. Les Houthis poursuivent des personnes travaillant pour les Nations unies et la société civile, qui encourent la peine de mort après des accusations abusives d’espionnage</h2>



<p>Depuis le 18 août 2026, les autorités houthies de facto au Yémen ont traduit devant la justice pénale au moins huit personnes engagées dans la défense des droits humains et l’action humanitaire, sur la base d’accusations liées à l’espionnage passibles de la peine de mort, ont déclaré Amnesty International et Human Rights Watch mardi 6 octobre. Parmi elles figurent deux employés et un consultant des Nations unies, et cinq personnes qui travaillaient avec des organisations internationales et locales de la société civile sur divers sujets, notamment la santé, les droits humains et l’aide humanitaire.</p>



<p>Les Houthis doivent immédiatement mettre fin à ces poursuites et libérer sans délai et sans condition ces huit personnes, toutes de nationalité yéménite, dont les dossiers ont été transmis au parquet, ainsi que des dizaines d’autres membres du personnel de l’ONU et acteurs de la société civile que les Houthis ont placés en détention arbitraire ces deux dernières années.</p>



<p>Ces poursuites constituent la dernière intensification en date de la répression menée par les autorités houthies contre la société civile dans la partie du Yémen qu’elles contrôlent, prenant la forme de vagues successives d’arrestations visant depuis le 31 mai 2024 des Yéménites appartenant au personnel de l’ONU et à la société civile. Les Houthis ont soumis à une arrestation arbitraire plus de 100 employés et militants de ce type, les maintenant en détention sans inculpation et leur refusant la possibilité de s’entretenir avec un avocat et leur famille. Un grand nombre de ces détentions ont débuté par des disparitions forcées. On parle de disparition forcée lorsqu’une personne est privée de liberté et que sa détention est niée ou que sa situation ou le lieu où elle se trouve sont dissimulés, la plaçant ainsi hors de la protection de la loi.</p>



<p>« Alors que les combats gagnent à nouveau en intensité au Yémen, les Houthis ont pris la décision malveillante de poursuivre au moins huit collaborateurs des Nations unies et de la société civile sur la base de chefs d’accusation qui, si ces personnes sont déclarées coupables, pourraient donner lieu à une condamnation à mort », a déclaré Diala Haidar, spécialiste du Yémen à Amnesty International.</p>



<p>« Exiger la libération immédiate de collaborateurs des Nations unies et de membres de la société civile au Yémen devrait être une priorité absolue pour les gouvernements, et non une considération secondaire. »</p>



<p>Human Rights Watch et Amnesty International ont parlé avec sept personnes ayant une connaissance directe de ces affaires, notamment des proches des détenus.</p>



<p>Transférés en vue de leur jugement, ceux-ci se trouvent toujours en détention et leur état de santé se détériore : au moins deux d’entre eux souffrent de diabète et n’ont pas pu bénéficier de soins médicaux adéquats, et un autre présente un risque de glaucome. L’un d’eux est atteint d’un cancer de l’estomac et suit une chimiothérapie depuis sa mise en détention.</p>



<p>Certains proches ont indiqué que les détenus leur avaient confié avoir été contraints à « avouer » des faits d’espionnage sous la torture ou sous la menace de la torture. Depuis 2015, Amnesty International a recensé des dizaines de cas dans lesquels les autorités houthies ont formulé des accusations d’espionnage pour s’en prendre à des opposants politiques et faire taire l’opposition pacifique. Human Rights Watch et Amnesty International ont signalé que les Houthis ont recouru à la torture pour obtenir des aveux.</p>



<p>« Il est scandaleux que des détenus encourent la peine de mort pour avoir simplement fourni une aide médicale et alimentaire ou s’être prononcés en faveur des droits humains, de la paix et du dialogue », a déclaré Niku Jafarnia, chercheuse pour le Yémen et Bahreïn à Human Rights Watch.</p>



<p>« Il est essentiel que les autres gouvernements intensifient leurs efforts diplomatiques pour obtenir la libération des dizaines de membres de la société civile yéménite et de membres du personnel des Nations unies détenus arbitrairement, surtout compte tenu des attaques dont les prisons ont été victimes dans le cadre du conflit. »</p>



<p>Le fait de prononcer la peine de mort à l’issue de procédures inéquitables rend son application arbitraire et contraire aux normes juridiques internationales, ont déclaré les organisations. De plus, en vertu du droit international relatif aux droits humains, seuls les « crimes les plus graves » peuvent légitimement donner lieu à la peine de mort, celle-ci étant interprétée comme se limitant à l’homicide volontaire. Aucune des personnes poursuivie n’a été accusée de tels actes. Amnesty International et Human Rights Watch s’opposent sans réserve à la peine de mort, dans tous les cas et en toutes circonstances.</p>



<p>Les huit personnes transférées au Parquet pénal spécialisé de Sanaa, la capitale du Yémen, sont poursuivies pour « espionnage » et « aide à l’ennemi » (articles 127 et 128 du Code pénal yéménite), deux chefs d’accusation passibles de la peine de mort. Le parquet pénal spécialisé a également formulé des accusations vagues et trop générales concernant le travail humanitaire et de défense des droits humains des détenus, alléguant qu’ils poursuivaient des « objectifs cachés et malveillants » dans le cadre d’un plan prémédité visant à « détruire les valeurs de la société ».</p>



<p>Le tribunal pénal spécial de Sanaa, créé en 1999, est compétent pour juger divers crimes et infractions liés à la sécurité et considérés comme préjudiciables à la sécurité de l’État et à l’intérêt public. Tandis que les Houthis renforçaient leur contrôle sur certains territoires, ils ont également consolidé leur contrôle sur la justice, et le tribunal a été utilisé comme outil de répression politique.</p>



<p>Les huit détenus se sont vu refuser un accès adéquat à leurs avocats.</p>



<p>Sami Kallabi, 41 ans, qui travaillait pour l’ONU au moment de son arrestation le 6 juin 2024, est atteint d’un cancer et suit une chimiothérapie dans un hôpital militaire. Malgré son état de santé critique, il s’est vu refuser les visites de sa famille et les autorités houthistes refusent de révéler où il est détenu.</p>



<p>Labib Shayef, 57 ans, est un consultant arrêté à son bureau à Sanaa, également le 6 juin 2024. Depuis lors, il n’a été autorisé à recevoir qu’une seule visite de sa famille, en août 2025. Son état de santé s’est gravement détérioré en détention. Il souffre de diabète et a contracté l’hépatite B pendant sa détention, mais n’a pas bénéficié d’un accès adéquat aux soins de santé.</p>



<p>Le parquet l’a interrogé sur son travail au sein d’organisations locales et internationales, notamment dans le cadre de programmes liés à l’égalité des sexes et à la paix.</p>



<p>Au moment de son arrestation, Ali Al Mudhwahi était consultant pour le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et conseiller auprès du ministère de la Santé publique et de la Population des Houthis, a déclaré à Human Rights Watch son épouse, Safiah Mohammed. Celle-ci a ajouté qu’il lui avait dit au téléphone que les autorités l’ont soumis à « l’isolement cellulaire, à la torture et à de fortes pressions psychologiques » tout au long de sa détention.</p>



<p>Les Houthis &#8211; qui s’opposent à la vaccination &#8211; ont essayé de le forcer à dire que les vaccins ne sont « rien d’autres que des outils d’espionnage » et qu’il est « un espion recruté par l’Organisation mondiale de la santé », a conclu son épouse.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Dès le 31 mai 2024, les Houthis ont mené une série de raids dans des zones placées sous leur contrôle, arrêtant arbitrairement 13 employé·e·s de l’ONU et au moins 50 employé·e·s d’organisations yéménites et internationales de la société civile. Depuis lors, les Houthis ont soumis à des arrestations arbitraires des dizaines d’autres membres du personnel des Nations unies et de la société civile. En février 2026, au moins 73 membres du personnel des Nations unies et des dizaines de travailleurs humanitaires et de la société civile étaient toujours détenus par les Houthis ; tous étaient de nationalité yéménite.</p>



<p>Le 11 février 2025, un travailleur humanitaire du Programme alimentaire mondial (PAM) est  mort alors qu&rsquo;il était détenu par les Houthis. Sa mort fait craindre pour la sécurité et le bien-être de toutes les personnes maintenues en détention arbitraire dans des centres administrés par les Houthis, compte tenu de leur bilan en matière de torture et de mauvais traitements dans ces centres.</p>



<p>Un grande nombre de ces détenus ont été arrêtés sans qu’on leur présente de mandat d’arrêt et ont été victimes de disparitions forcées pendant des mois avant que leur détention ne soit reconnue et que l’on ne sache où ils se trouvaient. Si certains ont reçu des soins médicaux, beaucoup n’en ont pas bénéficié, y compris des personnes souffrant de graves problèmes de santé.  </p>




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		<title>Réunions de préparation à la COP31. Finis les beaux discours, place aux actes : les leaders mondiaux doivent se montrer à la hauteur des enjeux du Pacifique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 14:04:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réunions de préparation à la COP31. Finis les beaux discours, place aux actes : les leaders mondiaux doivent se montrer à la hauteur des enjeux du Pacifique Alors que les dirigeant·e·s, les populations et la société civile du Pacifique se réunissent aux Fidji et aux Tuvalu à l&#8217;occasion des réunions pré-COP31 (31e Conférence des Nations [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Réunions de préparation à la COP31. Finis les beaux discours, place aux actes : les leaders mondiaux doivent se montrer à la hauteur des enjeux du Pacifique</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’Australie, qui se targue d&rsquo;assumer un rôle de premier plan en matière de climat dans le Pacifique, doit passer aux actions concrètes</li>



<li>Les gouvernements doivent mettre fin à l’ère des énergies fossiles et accroître le financement climatique sous forme de subventions</li>



<li>Amnesty International lance une campagne braquant les projecteurs sur des défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement</li>
</ul>



<p>Alors que les dirigeant·e·s, les populations et la société civile du Pacifique se réunissent aux Fidji et aux Tuvalu à l&rsquo;occasion des réunions pré-COP31 (31e Conférence des Nations unies sur le changement climatique), l’absence attendue de nombreux dirigeant·e·s mondiaux ne doit pas servir de nouveau prétexte à l’inaction climatique, a déclaré Amnesty International le 4 octobre 2026.</p>



<p>Ces rencontres interviennent après un été européen exceptionnellement chaud, le mois d’août 2026 s’étant classé au premier rang des mois les plus chauds jamais enregistrés. Face à la menace imminente d’un puissant El Niño, d’incendies, de sécheresses et d’inondations à grande échelle, la nouvelle mise en garde de l’ONU concernant le dépassement rapide des seuils de réchauffement au niveau mondial ne fait que confirmer l’urgence d’une action climatique décisive.</p>



<p>« Les dirigeant·e·s mondiaux évoquent depuis des années les menaces climatiques qui pèsent sur le Pacifique. Il est désormais temps qu’ils se rendent aux Fidji et aux Tuvalu, écoutent les populations locales et passent à l’action. L’élévation du niveau des océans grignote déjà les terres, les moyens de subsistance et les cultures des habitant·e·s. Se contenter d’exprimer sa préoccupation sans agir ne suffira pas à endiguer la marée, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Ceux qui ne se présentent pas en personne ne sauraient se soustraire à leurs responsabilités. Leur absence n’empêchera pas le niveau des océans de monter et n’effacera pas les obligations des pays responsables de fortes émissions envers les populations qui subissent les plus lourdes conséquences d’une crise qu’elles contribuent si peu à provoquer.</p>



<p>« Le pire des échecs n’est pas un siège vide, mais une promesse non tenue. La période précédant la COP31 doit permettre de transformer des années de discours en mesures et en engagements concrets, qui permettront de réaliser l’ambition climatique dont le monde a besoin lors de la COP31 en novembre. » La ministre de l’Environnement des Fidji a déclaré que le sommet organisé par les États du Pacifique aura lieu « avec ou sans » les dirigeants des grandes puissances mondiales.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le Pacifique tire la sonnette d’alarme</h4>



<p> Amnesty International a mis en évidence le fait que le changement climatique porte déjà atteinte aux droits humains des populations dans les îles Tuvalu et Kiribati, et dans d’autres États insulaires du Pacifique. L’élévation du niveau des océans, la chaleur extrême, les sécheresses et l’intrusion d’eau salée dans les terres menacent les droits à l’eau, à l’alimentation, à la santé, à un logement décent et à un avenir sûr. Les Tuvalu contribuent à moins de 0,003 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais subissent pourtant certaines des conséquences les plus graves de la crise climatique.</p>



<p>Lors de sa visite aux Tuvalu en 2025, Agnès Callamard a pu constater les efforts déployés par les populations et les autorités pour regagner des terres sur l’océan qui ne cesse de monter et permettre ainsi aux habitant·e·s de rester sur leur terre natale.</p>



<p>« Aux dirigeant·e·s qui hésitent à affronter la pire crise de notre époque, je dis ceci : venez aux Tuvalu. Parlez à ceux qui vivent la montée du niveau des mers et la chaleur extrême. Soyez témoins de leur lutte quotidienne pour s’adapter, protéger leurs droits et lutter contre les conséquences d’une crise climatique dont ils ne sont pas responsables. Les terres gagnées sur la mer aux Tuvalu ne sont pas un décor touristique ; elles incarnent un pays qui se bat pour sa survie », a déclaré Agnès Callamard. Des étudiant·e·s du Pacifique ont porté la lutte contre le changement climatique devant la plus haute juridiction internationale, ce qui a amené la Cour internationale de justice à rendre un avis consultatif historique en juillet 2025, précisant clairement que les gouvernement sont légalement tenus de protéger les droits fondamentaux contre les effets du changement climatique.</p>



<p>« Le Pacifique ne devrait pas avoir à implorer l’attention du monde. L’action pour le climat n’est plus seulement un choix politique, c’est un impératif légal et moral, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Les gouvernements doivent mettre fin à l’utilisation et à l’expansion des combustibles fossiles par le biais de transitions justes qui ne laissent personne de côté, taxer les grands pollueurs et accroître le financement climatique sous forme de subventions, en accordant des réparations climatiques et en veillant à ce que les populations en première ligne face à la crise climatique disposent des ressources et du pouvoir nécessaires pour façonner leur avenir. Le Pacifique tire la sonnette d’alarme. Si le monde n’agit pas ici, il échouera partout ailleurs. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">L’Australie doit passer du partenariat aux actes</h4>



<p>En tant que pays présidant les négociations de la COP31, il incombe tout particulièrement à l’Australie de se mobiliser aux côtés de ses voisins du Pacifique et de garantir un accord ambitieux, axé sur les droits humains. L’Australie ne peut se targuer de manière crédible de jouer un rôle phare dans la lutte contre le changement climatique tout en soutenant l’expansion des énergies fossiles, qui aggrave les préjudices subis par les populations du Pacifique. En s’appuyant sur les recommandations d&rsquo;Amnesty International en amont de la COP31, l’Australie et d’autres gouvernements doivent mettre à profit la période préparatoire à la COP31 pour faire avancer trois priorités :</p>


<section id="section-5f6f8269" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>1. Enrayer la crise climatique à la source en mettant fin à l&rsquo;expansion des énergies fossiles et en accélérant une transition complète, rapide, équitable, financée et respectueuse des droits humains vers l&rsquo;abandon des énergies fossiles, les États les plus responsables devant aller plus loin et plus vite. Les énergies renouvelables sont moins coûteuses que les énergies fossiles ; les gouvernements doivent cesser de soutenir leurs alliés de l&rsquo;industrie des énergies fossiles au moyen de subventions financées par les contribuables.</p>



<p>2. Aider les populations à prospérer en veillant à ce que le Mécanisme pour une transition juste soit opérationnel et responsable, et permette de fournir des financements et des aides aux populations touchées, notamment aux peuples autochtones.</p>



<p>3. Accroître les financements émanant des pays à revenus élevés et à fortes émissions là où les besoins sont les plus importants, en augmentant de manière significative les financements publics sous forme de subventions destinés à l&rsquo;atténuation, à l&rsquo;adaptation et aux pertes et préjudices, sans pousser les pays à faibles revenus à s’endetter davantage encore.</p>

</div></section>


<p>« Le rôle moteur du Pacifique est essentiel dans le combat mondial pour l’objectif fixé à 1,5° C, mais les populations du Pacifique ne peuvent pas porter seules ce fardeau climatique, a déclaré Agnès Callamard. L’Australie doit mettre à profit son rôle de présidente pour traduire les revendications du Pacifique en résultats concrets lors de la COP31, en commençant par endiguer la crise à la source grâce à une transition juste vers l’abandon des énergies fossiles. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pas de justice climatique sans défenseur·e·s des droits environnementaux</h4>



<p>Comment les gouvernements pourraient-ils garantir la justice climatique s’ils excluent les populations touchées ou font taire ceux qui s’opposent aux projets néfastes ? Partout dans le monde, les peuples autochtones, les défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement et les populations en première ligne face à la crise climatique résistent à l’expansion des énergies fossiles et se battent pour un avenir plus juste et plus durable. Pourtant, beaucoup sont victimes de harcèlement, de surveillance, de poursuites judiciaires, de violences et de restrictions imposées à leur droit de manifester pacifiquement.</p>



<p>La façon dont l’Australie traite les militant·e·s pacifiques pour le climat sera un test décisif pour son leadership en matière de lutte contre le changement climatique. En outre, des inquiétudes sont exprimées quant aux restrictions imposées à la liberté d&rsquo;expression, d&rsquo;association et de réunion pacifique aux Fidji.</p>



<p>À la veille de la COP31, Amnesty International lance une campagne mondiale, Protéger notre avenir. Les défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement contribuent à une transition juste. Elle met en lumière des défenseur·e·s et les alternatives pour lesquelles ils se battent à travers le monde. Parmi eux figurent les peuples des Premières Nations d’Australie, qui remettent en cause les projets d’exploration pétrolière et gazière offshore qui affectent la terre et l’eau.</p>



<p>Cette campagne montrera à quoi peuvent ressembler la résistance, la dignité et une transition juste portée par les citoyen·ne·s lorsqu’ils refusent de voir leurs terres, leurs eaux et leur avenir sacrifiés sur l’autel des profits de l’industrie fossile.</p>



<p>L’Australie et les Fidji doivent veiller à ce que la société civile, les peuples autochtones, les populations touchées et les défenseur·e·s de l&rsquo;environnement puissent participer, s&rsquo;exprimer et manifester pacifiquement, sans faire l&rsquo;objet de discrimination, d&rsquo;intimidation ni de représailles.</p>



<p>« Les défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement protègent notre futur commun. Les gouvernements doivent les écouter, les protéger et veiller à ce qu’ils puissent intervenir de manière significative dans les décisions relatives au climat, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« La COP31 doit aller au-delà des simples promesses. Si elle échoue, cela reviendra à trahir notre responsabilité commune de défendre les droits humains et de garantir la justice climatique. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Les réunions préparatoires à la COP31, organisées sous l’égide des États du Pacifique, se tiendront à Nadi, aux Fidji, et aux Tuvalu, du 5 au 8 octobre 2026. La COP31 se tiendra à Antalya, en Turquie, du 9 au 20 novembre 2026. </p>




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		<title>Irak. Il faut garantir des procès équitables à 5 700 détenu·e·s et protéger les droits des mineur·e·s lors des procès collectifs</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/irak-il-faut-garantir-des-proces-equitables-a-5-700-detenu%c2%b7e%c2%b7s-et-proteger-les-droits-des-mineur%c2%b7e%c2%b7s-lors-des-proces-collectifs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 07:26:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les autorités irakiennes doivent garantir le respect total du droit à un procès équitable de plus de 5 700 détenu·e·s transférés en Irak depuis le nord-est de la Syrie et assurer la proctection des droits des mineur·e·s, a déclaré Amnesty International le 2 octobre 2026, à la veille de la prochaine audience prévue le 5 [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les autorités irakiennes doivent garantir le respect total du droit à un procès équitable de plus de 5 700 détenu·e·s transférés en Irak depuis le nord-est de la Syrie et assurer la proctection des droits des mineur·e·s, a déclaré Amnesty International le 2 octobre 2026, à la veille de la prochaine audience prévue le 5 octobre.</p>



<p>Les personnes transférées sont poursuivies pour leur affiliation présumée au groupe armé se désignant sous le nom d’État islamique (EI), à la suite de leur arrivée en Irak entre fin janvier et février 2026. Ce groupe englobe 5 704 personnes originaires de 67 pays, dont 16 pays arabes comptant des milliers de ressortissants syriens et des centaines d’Irakiens, 19 originaires de pays de l’Union européenne et 32 d’autres nationalités, ainsi qu’au moins 157 mineur·e·s âgés de moins de 18 ans.</p>



<p>« L&rsquo;ouverture de ces procès confère une énorme responsabilité aux autorités irakiennes : elles doivent veiller au respect du droit international relatif aux droits humains et des normes applicables à toutes les personnes poursuivies, à chaque étape de la procédure judiciaire, a déclaré Grazia Careccia, directrice régionale adjointe d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.</p>



<p>« Nous reconnaissons les défis en matière de sécurité et l&rsquo;immense pression logistique que cette situation fait peser sur le système judiciaire irakien, mais la justice ne peut être rendue au moyen de procédures biaisées, d&rsquo;aveux extorqués ou de procès collectifs. Le gouvernement irakien doit veiller à ce que chaque détenu bénéficie d&rsquo;un procès équitable, fondé strictement sur la responsabilité pénale individuelle, ou soit remis en liberté. »</p>



<p>Dans le cadre de ces procédures judiciaires, les autorités irakiennes ont déclaré qu’elles se dérouleraient conformément au Code pénal n° 111 de 1969 et à la Loi antiterroriste n° 13 de 2005. Ce cadre législatif de lutte contre le terrorisme fait depuis longtemps l’objet de critiques, parce qu’il comporte des définitions trop vagues de l’activité terroriste et prévoit la peine de mort, y compris pour des actes se limitant au fait d’appartenir à un groupe ou de le soutenir.</p>



<p>Par le passé, les tribunaux irakiens ont souvent démontré qu’ils s’appuyaient de façon excessive sur des « aveux » extorqués sous la torture et les mauvais traitements. Amnesty International a recensé des pratiques généralisées, des détenus transférés depuis le nord-est de la Syrie ayant déclaré avoir été roués de coups, soumis à des décharges électriques et à des tentatives d&rsquo;asphyxie, afin de les obliger à faire des déclarations retenues contre eux par la suite.</p>



<p>« L’Irak ayant la fâcheuse habitude de s’appuyer sur des aveux obtenus sous la torture dans les affaires de terrorisme, il est impératif et urgent que les garanties internationales soient rigoureusement respectées, a déclaré Grazia Careccia.</p>



<p>« Le Conseil supérieur de la magistrature doit exclure tout élément de preuve obtenu sous la torture ou les mauvais traitements et mener des enquêtes approfondies sur toutes les allégations de violations des droits humains. Les accusés doivent bénéficier sans délai de l’assistance d’un avocat, d’interprètes qualifiés et d’audiences publiques. Il faut savoir que, les procès en Irak pouvant déboucher sur une condamnation à mort, tout manquement aux normes garantissant un procès équitable peut avoir des conséquences irréversibles et fatales. Amnesty International s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances et demande aux autorités irakiennes de ne pas prononcer des peines capitales ni procéder à des exécutions, quels que soient les crimes commis et les circonstances.</p>



<p>Par ailleurs, au moins 157 mineur·e·s figurent parmi les détenu·e·s faisant l&rsquo;objet d&rsquo;un procès et il est donc absolument nécessaire de mettre en place une réponse axée sur les droits de l&rsquo;enfant, qui respecte scrupuleusement les normes internationales en matière de droits de l&rsquo;enfant et de justice pour mineurs, notamment le principe de l&rsquo;intérêt supérieur de l&rsquo;enfant et la protection de l&rsquo;enfance.</p>



<p>De nombreux enfants et jeunes adultes ont initialement été placés en détention dans le nord-est de la Syrie dans le cadre de mesures générales et indiscrimnées. C’est notamment le cas de garçons âgés d’à peine 11 ans, séparés de leurs mères dans des camps de détention. Or, les normes internationales disposent que les enfants recrutés ou utilisés par des groupes armés doivent être considérés avant tout comme des victimes de violations des droits humains.</p>



<p>Les poursuites pénales à l&rsquo;encontre de personnes pour des faits qui auraient été commis alors qu&rsquo;elles avaient moins de 18 ans doivent rester absolument exceptionnelles, uniquement en cas d’allégations crédibles de crimes relevant du droit international ou de graves crimes violents relevant du droit national. Dans ce type de cas, il convient d’envisager des solutions remplaçant les procédures judiciaires, ainsi que des mesures de proximité et non privatives de liberté en lieu et place de la détention ; les condamnations prononcées doivent favoriser la réinsertion et la réintégration des mineur·e·s, la détention ne devant être utilisée qu’en dernier recours et pour la durée adéquate la plus courte possible. Les mineur·e·s ne doivent jamais faire l&rsquo;objet de poursuites pour le simple fait d&rsquo;être associés à un groupe armé.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Ces récents transferts font suite à des années de détention arbitraire pour une durée indéterminée dans le nord-est de la Syrie, où des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ont été détenus sans inculpation ni jugement dans des structures et des camps insalubres, au lendemain de la défaite militaire de l’État islamique. Les procès concernant les détenus transférés ont débuté le 20 septembre et reprendront le 5 octobre. Dans son rapport publié en 2024 sous le titre Aftermath: Injustice, Torture and Death in Detention in North-east Syria, Amnesty International révèle que les détenu·e·s étaient enfermés dans des cellules surpeuplées, n’avaient pas suffisamment de nourriture et ne bénéficiaient d’aucun soin médical, ce qui a entraîné l&rsquo;apparition d’épidémies de maladies transmissbles comme la tuberculose, causant des centaines de décès dans des établissements comme la prison de Panorama, à Hassaké.</p>



<p>L&rsquo;Irak continue d&rsquo;exécuter des dizaines de personnes chaque année, notamment à la suite de condamnations prononcées en vertu de lois antiterroristes trop vagues. En 2024, les tribunaux irakiens ont prononcé plus de 200 condamnations à mort et les autorités ont procédé à au moins 63 exécutions, soit quatre fois plus que l’année précédente. Les exécutions ont brièvement ralenti après l’adoption d’une Loi d’amnistie générale début 2025, pour reprendre début 2026, suscitant de vives inquiétudes sur la scène internationale quant aux violations systémiques des garanties d’une procédure régulière.</p>
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		<title>Europe. La participation d’Israël à la Ligue des nations de l’UEFA est une trahison envers les Palestiniens, les propres règles du football et les droits humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/europe-la-participation-disrael-a-la-ligue-des-nations-de-luefa-est-une-trahison-envers-les-palestiniens-les-propres-regles-du-football-et-les-droits-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 15:09:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<section id="section-97564434" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<h1 class="wp-block-heading">Europe. La participation d’Israël à la Ligue des nations de l’UEFA est une trahison envers les Palestiniens, les propres règles du football et les droits humains</h1>



<p>À l’approche des premiers matchs de la phase de groupes de la Ligue des nations masculine de l’UEFA 2026-2027, au cours desquels l’Autriche, l’Irlande et le Kosovo affronteront Israël pendant la fenêtre internationale du 24 septembre au 6 octobre, Steve Cockburn, directeur régional d’Amnesty International pour l’Europe, a déclaré :</p>



<p>« Il est inconcevable que l’équipe nationale masculine de football d’Israël participe à la Ligue des nations de l’UEFA cet automne, malgré les preuves évidentes que la fédération israélienne de football continue de soutenir des colonies illégales.</p>



<p>« Au lieu d’envoyer un message clair indiquant que l’occupation illégale du Territoire palestinien occupé (TPO) par Israël et les crimes atroces commis contre les Palestiniens ont un coût, l’UEFA offre à Israël une tribune internationale alors qu’il maintient son occupation brutale du TPO, son système d’apartheid à l’encontre de l’ensemble des Palestiniens et son génocide en cours contre les Palestiniens dans la bande de Gaza.</p>



<p>« L’UEFA et la FIFA auraient dû suspendre depuis longtemps la Fédération israélienne de football (IFA), en raison de son refus d’exclure les clubs établis dans des colonies illégales situées dans le TPO. Leur participation continue aux championnats israéliens constitue une violation flagrante des statuts de la FIFA et est contraire au droit international. Alors que des fonds continuent d’être versés par la FIFA et l’UEFA à l’IFA, ces organisations risquent de contribuer au maintien des colonies illégales et de l’occupation illégale du TPO par Israël et, par conséquent, aux violations des droits humains des Palestiniens commises par Israël.</p>



<p>« Au cours des dernières décennies, les décisions et avis des juridictions internationales ainsi que les résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations unies ont condamné à plusieurs reprises Israël pour ses multiples et graves violations.</p>



<p>« Le sport ne devrait jamais être utilisé comme une vitrine de relations publiques pour des États qui commettent des atrocités.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Alors que l’équipe israélienne se rend en Europe, des familles palestiniennes sont déplacées et dépossédées, leurs terres sont volées, leurs oliviers déracinés et leur histoire effacée par des colons avec le soutien de l’armée israélienne. Le beau jeu devrait rassembler les gens, pas légitimer l’apartheid.</p>
<cite>Steve Cockburn, directeur régional d’Amnesty International pour l’Europe</cite></blockquote>


<p>« Alors que les dirigeants politiques et les autorités sportives choisissent de rester sur la touche, alimentant l’impunité d’Israël, les supporters entrent sur le terrain pour exiger que les responsables rendent des comptes, ainsi que justice et respect des règles du jeu. Lorsque les règles sont enfreintes, lorsque l’occupation, l’apartheid et le génocide se poursuivent, nous ne pouvons pas détourner le regard. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte</h2>



<p>L’équipe nationale masculine de football d’Israël participera à la prochaine phase de groupes de la cinquième édition de la Ligue des nations de l’UEFA. Les matchs de la phase de groupes se dérouleront en deux séries de rencontres : les quatre premiers matchs auront lieu entre le 24 septembre et le 6 octobre, puis deux autres matchs se joueront entre le 12 et le 17 novembre 2026. Israël évolue dans la Ligue B, aux côtés de l’Autriche, de l’Irlande et du Kosovo.</p>



<p>Une forte opposition à la participation d’Israël aux compétitions de football en Irlande s’est exprimée dans le cadre de la campagne « Stop the Game ». Plusieurs fédérations de football, joueurs et joueuses, militants et militantes, syndicats, artistes et responsables politiques ont appelé à des sanctions, au boycott ou à la suspension des prochains matchs entre l’Irlande et Israël, prévus les 27 septembre et 4 octobre.</p>



<p>La Fédération irlandaise de football (FAI) a officiellement demandé à l’UEFA d’examiner la possibilité de suspendre Israël de ses compétitions. L’UEFA a néanmoins approuvé les rencontres de la Ligue des nations ainsi que le recours à des « terrains neutres » lorsque cela est nécessaire, dans des pays autres qu’Israël et l’Irlande. Les matchs entre l’Irlande et Israël doivent se dérouler sur des « terrains neutres », en Hongrie et en Serbie, à huis clos et sans supporters dans les stades.</p>



<p>En octobre 2025, Amnesty International a écrit <strong>à la FIFA et à l’UEFA</strong> pour demander la suspension de l’IFA, à moins que les clubs établis dans des colonies illégales situées dans le TPO ne soient immédiatement exclus des championnats nationaux israéliens.</p>



<p>En mars 2026, la FIFA <strong>a annoncé</strong> qu’aucune mesure ne serait prise à l’encontre de l’IFA concernant la participation de clubs établis dans des colonies illégales aux championnats israéliens. Par cette position, la FIFA légitime indirectement l’occupation illégale du territoire palestinien par Israël et risque de contribuer à sa perpétuation ainsi qu’aux graves violations des droits humains commises contre les Palestiniens, notamment le crime contre l’humanité d’apartheid, tout en ignorant l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice en 2024.</p>



<p>À la suite de la décision de la FIFA de rejeter ses plaintes concernant les clubs établis dans les colonies israéliennes, la Fédération palestinienne de football <strong>a saisi</strong> le Tribunal arbitral du sport.</p>



<p>Le récent rapport d’Amnesty International, <strong>« Effacer tout ce qui est palestinien : le nettoyage ethnique de la Cisjordanie par Israël »</strong>, montre comment le gouvernement israélien actuel a fait de l’annexion formelle, dans le droit israélien, de terres palestiniennes situées dans le territoire palestinien occupé illégalement une politique officielle de l’État. Sa mise en œuvre s’est accélérée, notamment par le biais de violences commises par des colons soutenus par l’État.</p>

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		<title>Russie. Le recrutement d’étrangers pour combattre en Ukraine relève de la traite des êtres humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/russie-le-recrutement-detrangers-pour-combattre-en-ukraine-releve-de-la-traite-des-etres-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 14:54:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Russie. Le recrutement d’étrangers pour combattre en Ukraine relève de la traite des êtres humains La Russie a employé des pratiques trompeuses, coercitives et fondées sur l’exploitation, dans le but de recruter des étrangers pour qu’ils rejoignent ses forces armées, et de les envoyer combattre en Ukraine, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Russie. Le recrutement d’étrangers pour combattre en Ukraine relève de la traite des êtres humains</h2>



<p>La Russie a employé des pratiques trompeuses, coercitives et fondées sur l’exploitation, dans le but de recruter des étrangers pour qu’ils rejoignent ses forces armées, et de les envoyer combattre en Ukraine, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique jeudi 10 septembre. Dans de nombreux cas, cela constitue une violation des droits humains et relève de la traite des personnes, qui reste étendue en Russie et dont la communauté internationale doit se préoccuper en urgence.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/EUR4613612026ENGLISH.pdf">lire la synthèse (en)</a></div>
</div>



<p>Les recherches effectuées décrivent comment des recruteurs ont attiré sous des prétextes fallacieux au sein des forces armées russes des individus venant de l’étranger, et ont exploité la situation précaire de migrants et de réfugiés déjà présents en Russie. Les personnes prises pour cible sont majoritairement issues de pays à faible revenu du sud global.</p>



<p>« Les recherches effectuées par Amnesty montrent que l’armée russe renforce ses rangs avec des étrangers vulnérables sur le plan économique, et les utilise comme chair à canon dans la guerre d’agression contre l’Ukraine. Le niveau d’exploitation et de coercition que cela implique nous a amenés à conclure que dans de nombreux cas, cela relève de la traite des êtres humains, ainsi que la définit le Protocole de Palerme », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« S’appuyant sur des voies migratoires pré-existantes caractérisées par l’exploitation et des pratiques abusives à l’égard des migrant·e·s et des réfugié·e·s en Russie, des recruteurs ont établi un système de coercition, de fraude et de tromperie, notamment des promesses creuses faisant miroiter des emplois civils ou non-combattants, afin d’engager des étrangers dans l’armée. Une fois que les victimes ont signé les documents qu’on leur présente, souvent dans une langue qu’elles ne comprennent pas, des commandants militaires restreignent leurs mouvements, les déploient en première ligne avec une préparation minimale, et menacent ceux qui cherchent à s’en extraire. »</p>



<p>La synthèse s’appuie sur les témoignages de personnes originaires du Brésil, de Colombie, de Cuba, d’Égypte, de Sierra Leone, du Sri Lanka, de Somalie et d’Afrique du Sud, recueillis dans deux camps ukrainiens de prisonniers de guerre entre 2024 et 2026, et sur des conversations avec des étrangers servant actuellement au sein des forces russes, ainsi que des membres de leur famille, des avocat·e·s, des défenseur·e·s des droits humains et des journalistes.</p>



<p>Parmi leurs principaux outils pour recruter des étrangers, les autorités russes ont tiré parti de la situation irrégulière de personnes restées sur le territoire au-delà de la durée de leur visa de travail, ainsi que de la situation précaire d’étrangers accusés d’infractions pénales, leur présentant un engagement au sein de l’armée comme une solution préférable à une arrestation et une expulsion.</p>



<p>Amnesty International a recueilli les propos de deux Sri-Lankais recrutés après avoir dépassé la durée de leur visa de travail, ainsi que de personnes originaires de Cuba et d’Égypte, incarcérées pour détention présumée de stupéfiants, qui se sont vu proposer la possibilité de signer des contrats militaires au lieu de purger ou terminer leur peine de prison. L’organisation a également reçu le témoignage d’un réfugié originaire d’Afrique centrale qui a été placé en détention après l’expiration de son statut de protection temporaire, et qui a été menacé d’expulsion à moins qu’il ne s’engage au sein des forces armées de la Russie.</p>



<p>Passer sous silence ou présenter sous un faux jour les risques encourus et la nature spécifique du travail proposé est devenu un élément clé du recrutement de migrants par l’armée russe. Le service militaire est généralement présenté comme une fonction de soutien non-combattante, comme le fait de travailler dans une cantine militaire ou comme chauffeur loin de la première ligne des combats. Les deux Sri-Lankais interrogés ont déclaré qu’on leur avait fait croire qu’ils travailleraient comme cuisiniers, mais ont en fait été envoyés se battre en première ligne. Ils ont été capturés au bout de quelques semaines par les forces ukrainiennes. « L’ampleur des combats est inimaginable. On ne voit pas de soldats ukrainiens, seulement des drones. Des drones partout », a dit l’un d’eux. « Jamais je n’y retournerais. »</p>



<p>Des agents locaux et des offres d’emploi trompeuses sur Internet ont joué un rôle central dans le système visant à duper des étrangers au sein même de leur pays. Des personnes originaires du Brésil, de Colombie, de Sierra Leone, de Somalie, d’Afrique du Sud et du Sri Lanka, recrutées hors de Russie, ont déclaré qu’on leur avait fait de fausses promesses d’emplois civils dans les secteurs de la sécurité, de la logistique, de la construction, de l’informatique, entre autres, souvent avec l’assurance qu’elles percevraient des salaires élevés et bénéficieraient d’une procédure accélérée d’obtention de la nationalité russe &#8211; pour se retrouver finalement engagées de manière frauduleuse dans les forces armées à leur arrivée.</p>



<p>Un Sud-Africain qui avait postulé en ligne pour un emploi de chauffeur en Pologne a reçu de la part d’un agent sur WhatsApp des instructions lui demandant de prendre un vol pour Moscou afin d’aller récupérer un camion qu’il devait ensuite conduire jusqu’en Pologne, a déclaré son épouse à Amnesty International. « À son arrivée à Moscou, on lui a tout pris [&#8230;] On lui a dit qu’il n’irait pas en Pologne et qu’il allait devenir soldat. »</p>



<p>De nombreuses recrues ont reçu des promesses de salaires lucratifs et de bonus d’embauche qui ne se sont pas concrétisées. Si certaines ont perçu des paiements partiels avant d’être capturées, beaucoup ont indiqué n’avoir rien reçu du tout. Au-delà de la rémunération, toutes les personnes interrogées ont dit avoir été particulièrement motivées par les promesses concernant les procédures d’obtention de la nationalité russe.</p>



<p>Toutes ont signalé que leur liberté de mouvement avait fait l’objet de lourdes restrictions après qu’elles ont signé les contrats militaires. Des recrues venues du Brésil et du Sri Lanka ont déclaré que leurs passeports et téléphones portables leur ont été confisqués durant leur entraînement ou avant leur déploiement en première ligne. D’autres ont signalé qu’elles ne pouvaient pas quitter les centres où elles ont été conduites après la signature des papiers, et que les divers trajets s’effectuaient dans le secret et de manière strictement contrôlée.</p>



<p>Pedro, un informaticien brésilien, recruté après avoir signé ce qu’il pensait être un contrat pour un emploi bien rémunéré dans le domaine de la technologie en Russie, a déclaré qu’il avait dit à son commandant qu’il voulait partir, mais que celui-ci lui avait répondu : « Si vous essayez de vous enfuir, soit vous irez en prison soit nous vous tuerons. »</p>



<p>Le manque d’expérience militaire semble ne constituer aucun obstacle au recrutement, et la plupart des engagés sont déployés dans des zones de combat actif au bout d’à peine deux semaines d’entraînement. Un grand nombre ont signalé un manque de préparation, des équipements insuffisants, et une communication limitée avec les commandants en raison de la barrière de la langue. Cela suggère que le recrutement d’étrangers est nourri par la volonté des troupes russes d’augmenter le nombre de soldats en première ligne, sans guère se soucier de leur aptitude au combat et en affichant un mépris manifeste pour la vie humaine.</p>



<p>Les pratiques recensées dans le cadre de ces recherches suscitent de graves inquiétudes, tant la Russie a bafoué ses obligations en vertu du droit international, notamment en se livrant semble-t-il à la traite des êtres humains, et en s’abstenant : de poursuivre et combattre cette traite ; de mener des enquêtes efficaces dans les meilleurs délais sur tous les signalements de crimes et de violations graves des droits humains ; d‘identifier et de protéger les victimes et les rescapés ; et d’obliger les personnes soupçonnées d’être responsables ou complices de telles pratiques à rendre des comptes.</p>



<p>Amnesty International demande à la Russie de mettre immédiatement fin à toutes les pratiques abusives impliquant le recrutement militaire d’étrangers, et au traitement qui leur est réservé dans des camps d’entraînement et en première ligne des combats. Cela inclut : le fait de les recruter en usant de moyens coercitifs, de déclarations trompeuses et de campagnes de désinformation ; l’exploitation de vulnérabilités &#8211; sur les plans économique, juridique ou autre &#8211; d’étrangers en Russie et de personnes issues de communautés défavorisées dans le reste du monde ; et la restriction de leurs mouvements une fois en Russie ou sur les territoires ukrainiens occupés par la Russie.</p>



<p>Les États dont des ressortissants sont en danger ou ont été affectés par ce genre de pratiques devraient prendre des mesures préventives de protection, notamment en diffusant publiquement des mises en garde claires et des consignes sur les risques relatifs à des programmes de recrutement trompeurs ou frauduleux pour des emplois en Russie ou dans un pays tiers. Ils doivent aussi prendre des mesures concrètes, au niveau national, régional et mondial pour éradiquer la traite des êtres humains, et exiger que les responsables présumés rendent des comptes, et que les personnes victimes de coercition, d’exploitation ou de violations bénéficient de recours utiles.</p>



<p>La synthèse contient aussi une série d’appels aux autorités ukrainiennes, notamment concernant les ressortissants de pays tiers détenus comme prisonniers de guerre.</p>



<p>« Les souffrances humaines causées par la traite d’étrangers à laquelle se livrent la Russie ou ceux qu’elle habilite ou encourage, ne sont pas limitées au combat en première ligne en Ukraine. Ces réseaux de recrutement ont une vaste portée, et s’étendent jusqu’à des communautés vulnérables à travers le monde, laissant dans leur sillage exploitation, deuils et souffrances, bien au-delà de l’Ukraine ravagée par la guerre », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Si la Russie refuse de mettre fin à la traite des personnes et continue à exploiter des populations vulnérables dans le monde, d’autres États doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire cesser ce crime. Les responsabilités de toutes les personnes directement impliquées et de tous les complices présumés doivent être pleinement établies, qu’il s’agisse de recruteurs ou d’intermédiaires, de fonctionnaires ou de commandants militaires. Lorsqu’un cas de traite est avéré, les victimes et les rescapés doivent être identifiés et pris en charge en temps que tels, et tous les éléments de preuve disponibles doivent être recueillis et préservés afin que les responsables présumés puissent être poursuivis. »</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Contexte</h4>



<p>En mai 2025, les autorités russes ont officiellement déclaré la présence d’Amnesty International illégale en Russie et criminalisé ses activités sur place, et lui ont refusé la possibilité de recueillir ouvertement des informations en Russie ou auprès de la Russie. Cela a empêché l’organisation d’enquêter librement sur les témoignages de personnes qui, selon les médias contrôlés par le gouvernement russe, ont affirmé que des recruteurs ukrainiens ont également essayé d’engager des étrangers par des moyens trompeurs ou cherchant à exploiter une situation vulnérable.</p>
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		<title>Israël/TPO. Les restrictions imposées aux transactions commerciales avec les colonies doivent s’accompagner de mesures concrètes visant à mettre fin à l’apartheid et à l’occupation illégale imputables à Israël</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 14:55:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël/TPO. Les restrictions imposées aux transactions commerciales avec les colonies doivent s’accompagner de mesures concrètes visant à mettre fin à l’apartheid et à l’occupation illégale imputables à Israël En réaction à l’annonce faite par le Canada, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Islande, l’Irlande, la Norvège, la Pologne, le Portugal, le Royaume-Uni et la [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Israël/TPO. Les restrictions imposées aux transactions commerciales avec les colonies doivent s’accompagner de mesures concrètes visant à mettre fin à l’apartheid et à l’occupation illégale imputables à Israël</h2>



<p>En réaction à l’annonce faite par le Canada, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Islande, l’Irlande, la Norvège, la Pologne, le Portugal, le Royaume-Uni et la Suède, qui prévoient de restreindre les transactions commerciales avec les colonies israéliennes illégales en Territoire palestinien occupé et envisagent d’autres mesures, Erika Guevara Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« L’annonce selon laquelle 12 États prévoient d’instaurer des restrictions sur les échanges commerciaux avec les colonies israéliennes, illégales au regard du droit international humanitaire, constitue une avancée bienvenue, bien que tardive, qui doit ouvrir la voie à l’adoption d’autres mesures visant à mettre fin à l’occupation illégale d’Israël et au système institutionnalisé d’apartheid imposé à la population palestinienne.</p>



<p>« Les mesures annoncées jusqu’à présent, certes importantes, sont loin de répondre aux instructions données en juillet 2024 par la Cour internationale de justice aux États, leur enjoignant de  » ne pas prêter aide ou assistance  » au maintien de l’occupation illégale du territoire palestinien par Israël.</p>



<p>« La création et l’expansion des colonies – la violence perpétrée par des colons, avec le soutien de l’État, étant désormais un instrument central entraînant déplacement de population et spoliation à une échelle sans précédent sous le gouvernement israélien en place – sont une composante essentielle de la politique d’Israël et ne peuvent être dissociées de son système global d’apartheid.</p>



<p>« Des villages palestiniens entiers risquent de façon imminente d’être rayés de la carte en Cisjordanie, dans le cadre d’une campagne de nettoyage ethnique. Dans le même temps, les Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza occupée luttent pour leur survie face au génocide perpétré par Israël.</p>



<p>« Afin de mettre un terme aux violations découlant des colonies illégales, les États ne doivent pas s’arrêter là : ils doivent s’attaquer de front aux infrastructures qui financent, entretiennent et soutiennent l’occupation illégale. Ce qui suppose d’imposer des mesures à des organes clés, dont les ministères du gouvernement israélien, impliqués dans la création, le maintien et l’apport d’aide matérielle aux colonies illégales et à leurs infrastructures, et d’agir de manière efficace en vue de prévenir et de mettre un terme au transfert forcé de Palestinien·ne·s.</p>



<p>« Tous les États doivent affirmer clairement qu’ils ne fourniront plus de soutien politique, financier et militaire contribuant aux violations graves et systématiques du droit international imputables à Israël.</p>



<p>« Ils doivent imposer des sanctions ciblées, notamment des interdictions de voyager et des gels d’actifs, à l’encontre de Benjamin Netanyahou, Bezalel Smotrich, Itamar Ben-Gvir, Israël Katz et Orit Strock, en tant que responsables israéliens directement impliqués dans la campagne de nettoyage ethnique et le transfert forcé des Palestinien·ne·s en Cisjordanie, ainsi que dans le maintien de l’occupation illégale et de l’apartheid. Enfin, ils doivent interdire le transfert d’armes et d’équipements de sécurité risquant de faciliter les violations commises par Israël.</p>



<p>« De leur côté, les États membres de l’UE doivent demander à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, de leur présenter une proposition visant à interdire, à l’échelle de l’UE, toute transaction commerciale avec les colonies, et inciter les principaux États, notamment l’Italie et l’Allemagne, à la soutenir. Enfin, ils doivent passer à la prochaine étape logique et suspendre l’Accord d’association entre l’UE et Israël.</p>



<p>« L’heure n&rsquo;est plus aux excuses, aux tergiversations ni aux demi-mesures. L’inaction face aux violations massives commises par Israël à l’encontre des Palestinien·ne·s envoie un signal dangereux, à savoir que les États ne sont pas disposés à respecter leurs propres obligations juridiques ; ce qui encourage les autorités israéliennes à continuer de bafouer le droit international en toute impunité, tout en privant les Palestinien·ne·s d’une réelle protection. »</p>
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