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	<title>Justice internationale Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Justice internationale Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Inde. La poursuite des exportations d’armes vers Israël entraîne un risque de complicité dans le génocide en cours à Gaza</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 03:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Inde. La poursuite des exportations d’armes vers Israël entraîne un risque de complicité dans le génocide en cours à Gaza L’Inde a continué de livrer des armes à Israël malgré le risque substantiel que ce pays les utilise dans son génocide en cours contre la population palestinienne de la bande de Gaza occupée, a déclaré [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Inde. La poursuite des exportations d’armes vers Israël entraîne un risque de complicité dans le génocide en cours à Gaza</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Des munitions, des pièces détachées et des accessoires ont été vendus aux forces israéliennes.</em></li>



<li><em>Au moins 2 596 cargaisons d’armes ont été exportées vers Israël depuis le 7 octobre 2023.</em></li>



<li><em>Amnesty International a identifié des entreprises concernées qui sont directement détenues ou contrôlées par l’État indien.</em></li>
</ul>



<p>L’Inde a continué de livrer des armes à Israël malgré le risque substantiel que ce pays les utilise dans son génocide en cours contre la population palestinienne de la bande de Gaza occupée, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport.</p>



<p>Intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/ASA2013272026EN.pdf"><strong>Made in India: The Supply of Weapons and Ammunition to Israel</strong></a>, ce rapport montre que le gouvernement indien a établi un partenariat étroit et rentable avec le secteur de la défense israélien et est devenu un fournisseur important de la chaîne d’approvisionnement qui soutient les opérations militaires d’Israël.</p>



<p>S’appuyant sur les données relatives aux expéditions de marchandises entre l’Inde et Israël, ce rapport révèle que des armes, des munitions, des pièces détachées et des composants indiens ont été expédiés à de grandes entreprises israéliennes qui fournissent l’armée d’Israël. Le rapport établit également que des entreprises directement détenues ou contrôlées par l’État indien sont impliquées dans ce commerce.</p>



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</div>



<p>« Nos recherches révèlent un soutien constant de l’Inde à l’armée et au secteur de la défense israéliens malgré le génocide à Gaza, dont il est pourtant question presque quotidiennement dans les médias du monde entier depuis des années, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« L’Inde fabrique et fournit des armes transférées à Israël par le biais des grandes entreprises fournisseuses qu’elle détient et contrôle. Non seulement elle ne réglemente pas les exportations d’armes vers Israël réalisées par des entreprises privées comme le lui imposent le droit international et les normes internationales, mais en outre elle a renforcé son partenariat de défense avec Israël.</p>



<p>« Compte tenu des mesures conservatoires prises par la Cour internationale de justice, qui reconnaissent un risque plausible de génocide contre les Palestinien·ne·s de Gaza, les autorités indiennes ne peuvent pas affirmer de façon crédible qu’elles ne savaient pas que, si elles continuaient d’autoriser et de faciliter les transferts d’armes vers Israël, elles risquaient fortement de contribuer à de graves violations du droit international. Tandis que l’armée israélienne répandait la mort et la destruction à Gaza, infligeant de vastes souffrances à la population palestinienne, les entreprises indiennes ont continué de faire du profit en livrant des composants et des munitions destinés au secteur de la défense israélien.</p>



<p>« Le gouvernement indien doit cesser immédiatement d’autoriser les exportations d’armes, de munitions et de pièces détachées vers Israël. Il doit aussi veiller à ce que les entreprises placées sous son contrôle ne contribuent pas à des crimes de droit international. Toutes les entreprises ont la responsabilité de respecter les droits humains dans le cadre de leurs activités partout dans le monde, ce qui implique notamment qu’elles doivent prendre dès le départ des mesures préventives fermes pour s’assurer que leurs produits ne soient pas utilisés pour commettre de graves violations du droit international. Ces mesures doivent être proportionnées au niveau de risque. »</p>



<p>L’équipe de recherche d’Amnesty International a analysé 2 596 cargaisons d’armes, de munitions, de pièces et de composants expédiées de l’Inde vers Israël depuis le 7 octobre 2023. Les registres indiquent que les entreprises indiennes ont fourni au moins 390 516 pièces détachées d’armes de petit calibre de type militaire, 564 970 composants d’engins explosifs (tels que des ogives pour drones, des douilles d’obus, etc.) et 298 composants de véhicules militaires à de grandes entreprises israéliennes qui fournissent directement l’armée d’Israël.</p>



<p>Amnesty International a systématiquement exclu les données sur les cargaisons pouvant être destinées à un usage civil. Elle a aussi exclu les armes, pièces et munitions susceptibles d’être utilisées pour des technologies de défense antimissile, qui servent souvent à protéger la population civile des attaques menées sans discrimination.</p>



<p>Amnesty International a par ailleurs analysé le cadre juridique national indien relatif aux transferts d’armes et sa conformité avec le droit international et les normes internationales. Elle a constaté de graves lacunes structurelles, notamment l’absence d’obligation explicite de diligence en matière de droits humains afin d’empêcher que des biens militaires soient utilisés pour commettre des violations du droit international relatif aux droits humains ou du droit international humanitaire (DIH), ainsi qu’un manque de transparence qui entraîne une absence d’obligation de rendre des comptes dans le processus d’exportation.</p>



<p>L’Inde s’est abstenue lors du vote pour l’adoption du Traité sur le commerce des armes en avril 2013. Depuis, elle n’a pas ratifié ce traité et n’y a pas non plus adhéré. Il est crucial que l’Inde adhère au Traité sur le commerce des armes à titre de première mesure visant à mettre sa réglementation sur le contrôle des exportations en conformité avec le droit international relatif aux transferts d’armes.</p>



<p>Dans le cadre de leur obligation de respecter et de faire respecter le DIH, tous les États ont l’interdiction de transférer ou d’autoriser des acteurs privés à transférer des armes à une partie à un conflit armé (qu’il s’agisse d’un État ou d’un groupe armé non étatique) dès lors qu&rsquo;il existe un risque manifeste que cela contribue à des violations du droit international humanitaire.</p>



<p>Les entreprises impliquées dans les transferts d’armes à Israël peuvent aussi contribuer à des violations du DIH. En outre, si les entreprises et leur personnel avaient connaissance du risque substantiel que les armes en question soient utilisées pour commettre des crimes de droit international, leur responsabilité pénale peut être engagée.</p>



<p>En juin et en juillet 2026, Amnesty International a écrit au gouvernement indien et aux neuf entreprises citées dans son rapport pour leur faire part de ses conclusions détaillées. Au moment de la publication, elle n’avait pas reçu de réponse.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Des armes identifiées</h4>



<p>À la suite des crimes contre l’humanité commis par le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens lors de leurs attaques contre Israël le 7 octobre 2023, Israël s’est engagé dans une campagne violente et destructrice dans la bande de Gaza, s’apparentant à un génocide toujours en cours contre la population palestinienne, et poursuit ses opérations militaires et ses pratiques illégales, notamment son soutien actif à la violence débridée des colons en Cisjordanie. Ces actes se produisent dans le contexte de l’occupation illégale du territoire palestinien par Israël depuis des décennies et du système d’apartheid qu’il impose aux Palestinien·ne·s.</p>



<p>Ces crimes et violations du droit international sont rendus possibles par les livraisons presque ininterrompues d’armes et de munitions à Israël par un certain nombre d’États clés, tels que les États-Unis et l’Allemagne, ainsi que par le transit d’armes à destination d’Israël par la Slovénie et la France, comme l’a montré Amnesty International.</p>



<p>L’organisation a identifié les armes et munitions exportées par l’Inde vers Israël, y compris les pièces et accessoires, comme appartenant aux catégories désignées par les codes 93+ et 8710+ du Système harmonisé, système internationalement reconnu de codification des marchandises.</p>



<p>Le code 93+ désigne une catégorie assez large qui comprend la plupart des types d’armes et de munitions, ainsi que les pièces détachées et accessoires. La catégorie correspondant au code 8710+ contient les véhicules de combat blindés et à chenilles, ainsi que les pièces détachées connexes.</p>



<p>Amnesty International a identifié au moins 2 596 cargaisons d’armes, de pièces détachées et de munitions exportées d’Inde en Israël entre le 7 octobre 2023 et le 30 novembre 2025. Ces cargaisons contenaient notamment des composants d’armes automatiques pour les armes déployées par les forces israéliennes à Gaza ; des obus de 155 millimètres hautement explosifs fournis à Elbit Systems ; des ogives explosives pour les munitions rôdeuses de type Skystriker, semblables à celles identifiées dans les débris à Khan Younès, dans la bande de Gaza ; et des composants de véhicules blindés destinés aux principaux fournisseurs de l’armée israélienne.</p>



<p>Amnesty International estime que certaines entreprises indiennes pourraient être considérées comme complices de crimes de droit international et d’autres graves violations des droits humains commises par Israël du fait de leurs relations commerciales avec des entreprises israéliennes qui fournissent directement l’armée d’Israël.</p>



<p>L’organisation a analysé les exportations de plusieurs entreprises indiennes, parmi lesquelles : PLR Systems Private Limited, qui fabrique des pièces détachées pour armes automatiques et est une entreprise commune d’Adani Defence &amp; Aerospace et d’Israel Weapon Industries ; Indo MIM Private Limited, qui fabrique des composants pour armes à feu ; Kalyani Systems Private Limited, qui fabrique des munitions et des douilles d’artillerie et est une filiale de Bharat Forge ; Munitions India Limited, entreprise publique qui fabrique des munitions d’artillerie hautement explosives ; et Alpha Elsec Defence &amp; Aerospace Systems Private Limited, qui fabrique des ogives explosives et est une entreprise commune d’Alpha Design Technologies et d’Elbit Systems.</p>



<p>Les entreprises israéliennes qui ont commandé et reçu les armes sont notamment Elbit Systems, Rafael Advanced Defense Systems Ltd et Israel Aerospace Industries Ltd, qui sont connues pour leur contribution aux violations du droit international relatif aux droits humains et du DIH commises par Israël. En 2025, Amnesty International a appelé la totalité des États et des entités privées à mettre un terme à toutes leurs activités commerciales avec ces entreprises, « faute de quoi ils risquent de devenir complices des crimes contre l’humanité d’apartheid et de génocide et d’autres crimes de droit international ».</p>



<p>L’organisation demande depuis longtemps un embargo total sur les armes à destination d’Israël, qui couvre la fourniture, la vente ou le transfert, directs ou indirects, d’armes et de matériel militaire, y compris les technologies, pièces et composants, l’assistance technique, la formation et l’aide financière ou autre qui y sont liés, tant que les entreprises concernées ne seront pas en mesure de prouver qu’elles ne contribuent pas à l’occupation israélienne illégale ou aux crimes de droit international commis par Israël.</p>



<p>L’Inde et les entreprises indiennes qui fournissent des armes, des munitions, des pièces ou des composants doivent immédiatement mettre un terme à tous les transferts d’armes et de munitions, y compris de pièces et de composants, à destination d’Israël.</p>



<p>« En autorisant en toute connaissance de cause les transferts d’armes vers Israël, l’Inde bafoue clairement son engagement à prévenir le génocide aux termes de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, ainsi que son obligation de faire respecter les Conventions de Genève, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Toute entreprise qui détermine que les produits qu’elle vend sont susceptibles d’avoir contribué à des atteintes aux droits humains des Palestinien·ne·s à Gaza doit proposer un processus de réparation à toutes les personnes ayant subi un préjudice en conséquence ou coopérer avec un tel processus. »</p>



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		<title>Iran. Il faut mettre un terme à la campagne d’exécutions et de condamnations à mort arbitraires de manifestant·e·s</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 12:56:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Iran. Il faut mettre un terme à la campagne d’exécutions et de condamnations à mort arbitraires de manifestant·e·s L’exécution publique de deux manifestants mardi 28 juillet 2026, après celle d’au moins trois autres la semaine précédente, marque une nouvelle escalade dans le recours à la peine capitale par les autorités pour étouffer la dissidence, a [&#8230;]</p>
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<h4 class="wp-block-heading">Iran. Il faut mettre un terme à la campagne d’exécutions et de condamnations à mort arbitraires de manifestant·e·s</h4>



<p>L’exécution publique de deux manifestants mardi 28 juillet 2026, après celle d’au moins trois autres la semaine précédente, marque une nouvelle escalade dans le recours à la peine capitale par les autorités pour étouffer la dissidence, a déclaré Amnesty International. L’organisation craint qu’au moins 60 autres personnes, dont trois arrêtées alors qu’elles étaient mineures, soient sous la menace d’une exécution après leur condamnation à mort, tandis que de nombreuses autres font encore l’objet de poursuites pour des infractions passibles de la peine capitale en lien avec les manifestations.</p>



<p>Durant le premier semestre de 2026, les autorités iraniennes ont de plus en plus utilisé des accusations liées à la sécurité nationale formulées en des termes vagues, telles que l’espionnage et la collaboration avec des États hostiles, pour condamner à mort des personnes arrêtées dans le contexte des manifestations de janvier 2026. Depuis le début de l’année, elles ont exécuté arbitrairement au moins 26 personnes déclarées coupables d’infractions en lien avec ces manifestations, à l’issue de procès manifestement iniques, entachés de torture, tenus devant des tribunaux révolutionnaires. Outre les personnes prises pour cible dans le contexte des manifestations, les autorités ont exécuté arbitrairement au moins 26 autres personnes pour des motifs politiques, tout en continuant de procéder à des centaines d’exécutions pour des infractions à la législation sur les stupéfiants et d’autres crimes.</p>



<p>« Les autorités iraniennes ont déclenché une vague effroyable d’exécutions et de condamnations à mort pour punir et réprimer la dissidence et donner une image de force et de contrôle absolu à la suite du soulèvement populaire de janvier et sur fond d’attaques des forces états-uniennes et israéliennes, a déclaré Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.</p>



<p>« Le silence de la communauté internationale encourage les autorités iraniennes à poursuivre leur massacre. Les États membres de l’ONU doivent prendre de toute urgence des mesures diplomatiques coordonnées pour faire pression sur elles afin que les exécutions cessent. Ils doivent considérer la résolution de la crise des droits humains et de l’impunité en Iran comme une priorité, soutenir la création d’un mécanisme indépendant de justice internationale pour l’Iran et exhorter le Conseil de sécurité de l’ONU à saisir la Cour pénale internationale de la situation dans ce pays. »</p>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec 10 sources bien informées, dont des familles de victimes en dehors de l’Iran et des avocat·e·s à l’intérieur du pays. Elle a aussi examiné des déclarations officielles des autorités iraniennes, ainsi que des informations parues dans les médias d’État et des rapports d’organisations de défense des droits humains basées à l’étranger.</p>



<p>Dans les affaires que l’organisation a étudiées, les personnes arbitrairement exécutées ou condamnées à mort ont été déclarées coupables des chefs d’accusation vagues et excessivement larges d’« inimitié à l&rsquo;égard de Dieu » (mohareb) et de « corruption sur terre » (ifsad fil arz). Parmi ces personnes figurent des individus exécutés pour leur participation présumée à des incendies volontaires, des atteintes aux biens, des blocages de routes ou des troubles à l’ordre public – autant d’actes n’entrant pas dans la catégorie des « crimes les plus graves » selon les termes du droit international et des normes connexes concernant l’application de la peine capitale, qui limitent le recours à ce châtiment aux seuls actes impliquant un homicide volontaire.</p>



<p>D’autres ont été poursuivis en vertu de la Loi visant à alourdir les peines pour les activités d’espionnage et de collaboration avec le régime sioniste et les États hostiles au détriment de la sécurité et des intérêts nationaux (loi sur l’espionnage), adoptée à la suite de la guerre de 12 jours de juin 2025. Cette loi érige en infractions des actes protégés par le droit international relatif aux droits humains, tels que la participation pacifique à des manifestations et la communication d’informations aux médias.</p>



<p>Étant donné que des milliers de personnes ont été arrêtées dans le contexte des manifestations de janvier 2026 et que les familles s’abstiennent généralement de signaler les condamnations à mort par crainte des représailles, Amnesty International est convaincue que de nombreux autres manifestant·e·s risquent de subir ce châtiment.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Exécutions arbitraires liées aux manifestations de janvier 2026</h4>



<p>Depuis les attaques illégales menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran le 28 février 2026, les autorités iraniennes ont intensifié le recours à la peine de mort contre les personnes arrêtées dans le contexte du soulèvement de janvier 2026. </p>



<p>Le 28 juillet 2026, les autorités ont exécuté  arbitrairement Amir Hossein Safari et Abolfazl Sepahi en public. Tous deux avaient été arrêtés pendant les manifestations à Ispahan le 8 janvier 2026 et condamnés à mort à l’issue d’un procès collectif manifestement inéquitable concernant des dizaines d’accusé·e·s. Ce procès collectif portait sur la mort de quatre policiers tués pendant les manifestations de la place Alikhani à Ispahan, ainsi que sur des accusations de détention d’armes, de dommages à des biens publics et d’incendies volontaires de bâtiments. Ces mises à mort font suite à l’exécution arbitraire, le 19 juillet 2026, de deux autres manifestants condamnés dans la même affaire : Erfan Esfandiari et Gol-Mohammad Mohammadi. Selon l’agence de presse Mizan, ces hommes ont été condamnés sur la base de leurs « aveux » faits en détention.</p>



<p>Huit autres personnes condamnées à mort dans la même affaire risquent d’être exécutées à tout moment : Ali Dashti, Alireza Raisi, Abolfazl Ebrahimi, Alireza Sepahi, Amirhossein Ebrahimi, Amirhossein Maleki, Ghaem Hosseini et Shervin Bagherian. Une source bien informée a dit à Amnesty International que l’un de ces jeunes hommes, Shervin Bagherian, avait été soumis à une disparition forcée pendant 21 jours ainsi qu’à la torture et à d’autres mauvais traitements, dont des coups. Ses « aveux » forcés ont été diffusés dans une vidéo de propagande le 25 janvier 2026, avant le procès, et il n’a pas eu le droit de consulter un·e avocat·e pendant toute la phase d’enquête.</p>



<p>Mehdi Khaneki, Mohammad Amini Dehaghani, Javad Zamani, Abolfazl Saedi, Ashkan Maleki et Mehrdad Mohammadinia font partie de ceux qui ont été arbitrairement exécutés à la suite de condamnations pour des actes n’impliquant aucun « homicide volontaire », en violation du droit international et des normes connexes. </p>



<p>Mizan, l’agence de presse du pouvoir judiciaire, a annoncé l’exécution de Mehdi Khaneki à Karadj, dans la province d’Alborz, le 22 juillet 2026. Elle a indiqué que cet homme avait été condamné à mort en vertu de la loi sur l’espionnage après avoir été déclaré coupable sur la base des « aveux » qu’il avait faits en détention. Il avait été accusé d’entretenir des liens avec un groupe armé d’opposition interdit, de détenir des armes et des explosifs, et d’avoir mené des « actions opérationnelles » pour Israël, les États-Unis et des « groupes hostiles ». </p>



<p>Le 15 juillet 2026, les autorités ont exécuté arbitrairement Mohammad Amini Dehaghani après sa condamnation par un tribunal révolutionnaire de la province d’Ispahan pour « inimitié à l’égard de Dieu » (mohareb) et « corruption sur terre » (ifsad fil arz) en lien avec les manifestations du 9 janvier 2026 dans la ville d’Ispahan. L’agence de presse Mizan a indiqué que cet homme avait aussi été condamné sur la base des « aveux » qu’il avait faits en détention. Elle a précisé que la condamnation à mort avait été prononcée pour de nombreux actes, tels que le fait d’avoir « perturbé l’opinion publique », « cherché à entrer en contact avec des comptes en ligne affiliés à des groupes contre-révolutionnaires », bloqué des routes et endommagé des biens publics. </p>



<p>Le 16 juin 2026, les autorités ont exécuté arbitrairement Javad Zamani et Abolfazl Saedi, accusés de s’être rendus coupables d’« inimitié à l’égard de Dieu » (mohareb) et de « corruption sur terre » (ifsad fil arz) en participant à des « troubles à l’ordre public », à « un rassemblement et une collusion contre la sécurité nationale » et à des incendies volontaires en lien avec les manifestations à Shahroud, dans la province de Semnan. Le pouvoir judiciaire a diffusé leurs « aveux » forcés le jour de leur exécution.</p>



<p>Ashkan Maleki et Mehrdad Mohammadinia, membres de la minorité kurde opprimée d’Iran, ont été exécutés arbitrairement en secret le 1er juin 2026 dans la province d’Alborz, sans que leurs familles et leurs avocat·e·s n’aient été préalablement prévenus. La 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran les avait condamnés à la peine capitale pour « inimitié à l’égard de Dieu » (mohareb), les accusant d’avoir incendié une mosquée et un séminaire à Téhéran. Selon l’agence de presse Mizan, ils avaient été déclarés coupables et condamnés à mort en vertu de la loi sur l’espionnage, notamment sur la base de leurs « aveux » en détention, qui ont été diffusés à la télévision d’État avant leur procès, en violation du droit à la présomption d’innocence.</p>



<p>Leur coaccusé, Arman Marefati, risque d’être exécuté d’un moment à l’autre à la prison de Ghezel Hesar, située à Karadj, dans la province d’Alborz. Le pouvoir judiciaire et les médias d’État qualifient régulièrement les manifestants exécutés de « fantassins de l’ennemi », « assassins maniant l’épée à la solde du Mossad » et « agents de l’ennemi se faisant passer pour des manifestants ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">Multiplication des condamnations à mort arbitraires liées aux manifestations de janvier 2026</h4>



<p>Depuis que l’accès à Internet a été rétabli en Iran le 26 mai 2026, après une coupure nationale qui a duré trois mois, Amnesty International a enregistré une escalade dans le recours à la peine capitale en lien avec les manifestations de janvier 2026. Il a été fait état d’au moins 15 condamnations à mort prononcées par des tribunaux révolutionnaires et 13 confirmées par la Cour suprême dans les provinces d’Alborz, d’Ispahan, du Fars, de Hamedan, de Qazvin, de Markazi, de Semnan, de Téhéran et de Yazd.</p>



<p>Amnesty International pense que le nombre réel de sentences capitales prononcées en lien avec les manifestations de janvier 2026 est bien plus élevé. Selon Iran Human Rights, une organisation de défense des droits humains basée en dehors d’Iran, plus de 70 personnes arrêtées en lien avec ces manifestations ont été condamnées à mort rien que dans une seule prison de la province d’Ispahan.</p>



<p>L’augmentation du recours à la peine capitale s’accompagne d’une multiplication des déclarations officielles et des messages dans les médias d’État décrivant systématiquement les manifestations de janvier 2026 comme une « conspiration terroriste américano-sioniste » ou un « coup d’État ». De hauts responsables du pouvoir judiciaire et d’autres membres des autorités continuent de promettre publiquement des procédures accélérées et l’imposition de peines très lourdes contre les manifestant·e·s. </p>



<p>Selon les informations recueillies par Amnesty International, des manifestant·e·s ont été condamnés à mort à l’issue de procès manifestement iniques tenus à huis clos, marqués par des disparitions forcées, des actes de torture et d’autres mauvais traitements, l’interdiction de consulter un·e avocat·e pendant la phase d’enquête, la privation du droit d’être défendu·e par l’avocat·e de son choix pendant le procès, et l’utilisation d’« aveux » forcés, en violation du droit à la présomption d’innocence, du droit d’être protégé·e de la torture et des autres mauvais traitements, du droit de ne pas être obligé·e de s’accuser soi-même et du droit de ne pas être privé·e arbitrairement de la vie. La Cour suprême a aussi confirmé des condamnations à mort sans réel réexamen des dossiers, privant les accusé·e·s de leur droit à un recours équitable et effectif.</p>



<p>Les autorités ont en outre créé un climat de peur en utilisant de plus en plus la loi sur l’espionnage. Ce texte érige en infractions des activités pacifiques protégées par le droit international relatif aux droits humains, comme le fait de transmettre des informations sur les manifestations et les violations des droits humains à des médias étrangers lorsque les autorités jugent ce comportement contraire à la sécurité nationale, et prévoit la peine capitale pour des actes qualifiés d’« activités de renseignement » ou d’espionnage à la solde d’Israël, des États-Unis ou d’un autre État ou groupe désigné comme « hostile ». Dans une nouvelle escalade, le ministère du Renseignement a publié le 14 juillet 2026 une liste de plus de 400 personnes et entités, dont des organisations de défense des droits humains et des médias indépendants basés en dehors du pays, considérées comme « hostiles » en vertu de la loi sur l’espionnage. Les personnes en Iran qui communiquent avec les individus ou entités de cette liste risquent des poursuites et pourraient être condamnées à mort si les autorités qualifiaient cette conduite d’« activité de renseignement » ou d’espionnage.</p>



<p>Parmi les personnes menacées d’exécution figure Benyamin Naghdi, athlète spécialiste des arts martiaux, qui a été arrêté le 3 janvier 2026 pendant les manifestations à Shiraz, dans la province du Fars, et accusé d’avoir lancé un extincteur sur les forces de sécurité. Il a fait l’objet d’une disparition forcée pendant plus de 50 jours et ses « aveux » forcés ont été diffusés à la télévision d’État le lendemain de son arrestation et avant son procès. Selon les informations recueillies par Amnesty International, la première chambre du tribunal révolutionnaire de Shiraz l’a condamné à mort pour « corruption sur terre » (ifsad fil arz) en mai 2026 à l’issue d’un procès d’une iniquité flagrante, mais il n’a été informé de sa peine qu’en juillet 2026.</p>



<p>Peyman Ganji est aussi menacé d’exécution. Les forces de sécurité l’ont arrêté à Téhéran au début de février 2026. La 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran l’a condamné à mort en mai 2026, et il a été officiellement informé du verdict le 26 juillet 2026. Il a été déclaré coupable d’« inimitié à l’égard de Dieu » (mohareb) pour son implication présumée dans l’incendie d’une mosquée et pour avoir fabriqué des cocktails Molotov – des accusations qu’il a toujours niées. Selon une source bien informée, il a « avoué » sous la torture et d’autres mauvais traitements et est revenu sur ses « aveux » pendant le procès.</p>



<p>Ni Benyamin Naghdi, ni Peyman Gaji n’ont été accusés d’avoir été impliqués dans la mort de membres des forces de sécurité.</p>



<p>Au moins trois personnes qui étaient mineures lors de l’infraction présumée – Erfan Amiri, Mansour Jafari et Matin Mohammadi – risquent aussi d’être exécutées. Le droit international relatif aux droits humains interdit formellement de recourir à la peine de mort contre une personne qui était âgée de moins de 18 ans au moment des faits qui lui sont reprochés.</p>



<p>Les autorités iraniennes doivent immédiatement renoncer à toutes les mises à mort programmées et instaurer un moratoire officiel sur toutes les exécutions en vue d’abolir totalement la peine de mort.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Les autorités iraniennes ont réagi aux manifestations qui ont éclaté dans tout le pays le 28 décembre 2025 par une répression militarisée sans précédent. Elles ont utilisé massivement des armes à feu et d’autres formes de force létale en violation du droit international, tuant des milliers de manifestant·e·s et de passant·e·s les 8 et 9 janvier 2026 et arrêtant des dizaines de milliers de personnes. À la suite des attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février 2026, l’État a intensifié la répression dans le pays au prétexte de la « situation de guerre », exécutant au moins 52 personnes pour des motifs politiques, dont des manifestant·e·s et des dissident·e·s.</p>



<p>Amnesty International s’oppose catégoriquement à la peine de mort dans tous les cas et en toutes circonstances. Ce châtiment viole le droit à la vie et est le plus cruel, le plus inhumain et le plus dégradant qui soit.</p>




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		<title>Europe/TPO : Les États membres de l&#8217;UE qui autorisent la vente d&#8217;« Israel Bonds » en Europe risquent de se rendre complices du génocide en cours à Gaza</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/europe-tpo-les-etats-membres-de-lue-qui-autorisent-la-vente-d-israel-bonds-en-europe-risquent-de-se-rendre-complices-du-genocide-en-cours-a-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Luxembourg]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Europe/TPO : Les États membres de l&#8217;UE qui autorisent la vente d&#8217;« Israel Bonds » en Europe risquent de se rendre complices du génocide en cours à Gaza Le Luxembourg, l&#8217;Irlande et tous les États membres de l&#8217;Union européenne (UE) doivent mettre fin à la vente des « Israel Bonds » au sein de l&#8217;UE, [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Europe/TPO : Les États membres de l&rsquo;UE qui autorisent la vente d&rsquo;« Israel Bonds » en Europe risquent de se rendre complices du génocide en cours à Gaza</h2>



<p>Le Luxembourg, l&rsquo;Irlande et tous les États membres de l&rsquo;Union européenne (UE) doivent mettre fin à la vente des « Israel Bonds » au sein de l&rsquo;UE, sous peine de se rendre complices du génocide que commet actuellement Israël à l&rsquo;encontre des Palestinien·ne·s de la bande de Gaza, a déclaré Amnesty International dans un communiqué publié aujourd&rsquo;hui.</p>



<p>« Israël dépend de plus en plus des investissements étrangers pour financer son génocide, son régime d’apartheid et son occupation illégale, ainsi que pour financer ses crimes contre les Palestinien·ne·s. Les « Israel Bonds » augmentent les fonds dont dispose le gouvernement et contribuent ainsi à financer le génocide perpétré par Israël contre les Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza occupée, qui a anéanti des familles entières, rasé des infrastructures civiles, notamment des hôpitaux et des écoles, et contraint 90 % de la population à se déplacer, leurs maisons étant en ruines », a déclaré Steve Cockburn, directeur régional pour l’Europe à Amnesty International.&nbsp;</p>



<p>« Autoriser la vente de ces obligations sur les marchés de l&rsquo;UE entraîne un coût éthique et juridique considérable. Le droit international est clair : tous les États ont l&rsquo;obligation de ne pas aider ni contribuer à un génocide, et l&rsquo;obligation de le prévenir. »</p>



<p>Selon le gouvernement israélien, Israël a considérablement accru, depuis le 7 octobre 2023, l’émission d’« Israel Bonds », un instrument financier émis par l’État pour lever des fonds auprès des particuliers et des petits investisseurs, « en raison de la situation sécuritaire d’Israël » dans la bande de Gaza. Le produit de ces obligations est versé au budget général de l’État israélien et, comme l’annoncent les autorités, contribue à maintenir sa capacité militaire.</p>



<p>L&rsquo;autorisation accordée par un État membre de l&rsquo;UE de commercialiser les « Israel Bonds » sur le marché financier européen constitue un exemple manifeste de facilitation financière, ce qui pourrait équivaloir, au regard du droit international, à un manquement à l&rsquo;obligation de prévenir un génocide et comporte même le risque de contribuer ou de faciliter un génocide.</p>



<p>Pour négocier ces obligations en Europe, Israël doit s’appuyer sur un État membre de l’UE qui serve de « pays d’accueil » au programme. Depuis 2021, après la sortie du Royaume-Uni de l’UE, la Banque centrale d’Irlande jouait le rôle de « pays d’accueil », permettant ainsi à Israël d’accéder au marché européen. En 2025, en Irlande, à la suite d’une pression publique et de manifestations contre le génocide perpétré par Israël à l’encontre des Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza, Israël a demandé le transfert de ces obligations vers le Luxembourg, qui a approuvé le prospectus, c’est-à-dire le document juridique autorisant la vente de ces obligations aux résident·e·s de l’UE pour une année supplémentaire.</p>



<p>Depuis septembre 2025, les « Israel Bonds » sont donc réglementés dans l&rsquo;Union européenne par l&rsquo;autorité de régulation financière luxembourgeoise, la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF), et proposés au public en Autriche, en France, en Allemagne, au Luxembourg et aux Pays-Bas.</p>



<p>Le 31 août, le prospectus du Luxembourg arrivera à échéance. Amnesty International appelle l’État luxembourgeois à rejeter tout nouveau prospectus concernant les « Israel Bonds ». En tant qu’État membre de l’UE hôte de ces obligations, l’Irlande devrait également refuser le transfert et rejeter l’approbation d’un nouveau prospectus. L’organisation appelle également tous les États membres de l’UE à s’abstenir d’accepter le transfert ou d’approuver un nouveau prospectus.</p>



<p>« Autoriser la vente de ces obligations en Europe relève d’un choix politique. L’un des moyens les plus évidents et les plus efficaces de mettre fin au génocide perpétré par Israël contre les Palestinien·ne·s de la bande de Gaza consiste à cesser de le financer. En continuant à faciliter la vente de ces obligations, les États membres de l’UE s’exposent à une complicité dans les crimes internationaux commis par Israël à l’encontre des Palestinien·ne·s », a déclaré Steve Cockburn.</p>



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<p><strong>Complément d’information&nbsp;</strong></p>



<p>De 2022 à 2024, le budget militaire israélien est passé de 4,2 % à 8,3 % de son produit intérieur brut (PIB), les « Israel Bonds » ayant permis de lever en moyenne 2,4 milliards de dollars par an entre 2023 et 2025. Après le 7 octobre 2023, le gouvernement israélien a augmenté le financement de ses activités militaires. Les « Israel Bonds » ont été proposés en 2023 comme un moyen de « soutenir Israël en guerre ».</p>



<p>En janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a estimé qu’il existait un risque plausible de génocide à l’encontre des Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza occupée, et a ordonné à Israël de prendre des mesures efficaces pour l’empêcher. La CIJ a ensuite rendu des ordonnances provisoires en mars et en mai 2024, réaffirmant notamment ces mesures. À la lumière de la décision de la CIJ, tous les États parties à la Convention sur le génocide sont soumis à des obligations renforcées, ce qui impose à tout acteur de l’UE – ou à tout autre État partie – qui facilite les flux financiers permettant de renforcer la capacité militaire d’Israël d’évaluer son rôle au regard de l’obligation de prévenir le génocide.  Depuis que le Luxembourg a autorisé la négociation des « Israel Bonds » en 2025, la société civile ainsi que des experts juridiques se sont mobilisés contre cette mesure et ont publié des études pour étayer leur appel aux autorités visant à y mettre&nbsp;fin. </p>
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		<title>UE/Israël. Face au refus persistant de l’UE de suspendre l&#8217;accord d&#8217;association, les États membres doivent agir de manière unilatérale</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/ue-israel-face-au-refus-persistant-de-lue-de-suspendre-laccord-dassociation-les-etats-membres-doivent-agir-de-maniere-unilaterale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 14:51:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>UE/Israël. Face au refus persistant de l’UE de suspendre l&#8217;accord d&#8217;association, les États membres doivent agir de manière unilatérale En réaction au refus de l’Union européenne (UE) de suspendre son accord d’association avec Israël, Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International, a déclaré : « [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">UE/Israël. Face au refus persistant de l’UE de suspendre l&rsquo;accord d&rsquo;association, les États membres doivent agir de manière unilatérale</h2>



<p>En réaction au refus de l’Union européenne (UE) de suspendre son accord d’association avec Israël, Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« Il est tout à fait honteux qu’une majorité d’États membres de l’UE, avec à leur tête l’Allemagne et l’Italie, continuent de faire obstacle à la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël. Les pays s’étant engagés à faire respecter le droit international ne doivent pas garder le silence, tandis que d’autres sapent activement les principes qu’ils prétendent défendre.</p>



<p>« En tant que pays assurant actuellement la présidence du Conseil de l’UE, l’Irlande se trouve dans une position privilégiée pour influencer la ligne de conduite de l’UE vis-à-vis d’Israël. Elle doit saisir cette occasion en vue d’amener les États membres à respecter leurs obligations découlant du droit international. L&rsquo;expérience de l&rsquo;Irlande en matière de colonisation, de famine et de conflits, son rôle de premier plan dans les initiatives internationales visant à mettre fin à l&rsquo;apartheid en Afrique du Sud, ainsi que ses progrès récents, bien que limités, s’agissant d’interdire les importations de produits en provenance des colonies, lui confèrent une perspective et une autorité uniques qu’il convient de mettre à profit pour amener Israël à rendre des comptes au sujet de ses graves violations et ancrer fermement dans la protection des droits humains la politique de l&rsquo;UE concernant le territoire palestinien occupé.</p>



<p>« Si l’UE ne parvient pas à agir de manière coordonnée, les États membres doivent prendre les choses en main individuellement et suspendre unilatéralement toute forme de coopération avec Israël susceptible de contribuer à de graves violations du droit international, notamment en imposant un embargo complet sur les exportations d’armes, d’équipements de surveillance et de technologies associées, ainsi qu’une interdiction totale des relations commerciales et d’investissement avec les colonies illégales israéliennes dans le territoire palestinien occupé.</p>



<p>« L’UE ne doit plus laisser Israël s’en tirer sans réelles conséquences pour le génocide perpétré à l&rsquo;encontre des Palestinien·ne·s à Gaza, le système d&rsquo;apartheid à l&rsquo;encontre des Palestinien·ne·s, y compris la campagne de nettoyage ethnique en Cisjordanie occupée, l’occupation illégale du territoire palestinien et les crimes de guerre commis au Liban.</p>



<p>« Dans les pages de l’histoire, on fera clairement la distinction entre ceux qui sont restés inactifs face au génocide perpétré par Israël contre les Palestinien·ne·s à Gaza et ceux qui se sont battus en faveur de l’humanité. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>La Commission européenne a enfin présenté des propositions visant à restreindre les relations commerciales avec les colonies ; toutefois, aucune n&rsquo;a été adoptée lors du Conseil des Affaires étrangères le 13 juillet. Depuis 25 ans, Amnesty International dénonce les violations commises par Israël à l’aune de l&rsquo;accord d&rsquo;association UE-Israël. Il y a un an, la Commission européenne a tardivement relevé qu&rsquo;Israël enfreignait cet accord.</p>



<p>L&rsquo;Union européenne (UE) et tous ses États membres ont l&rsquo;obligation explicite d&#8217;empêcher les échanges commerciaux et les investissements qui contribuent au maintien de l&rsquo;occupation illégale du territoire palestinien par Israël, y compris la création, l&rsquo;expansion et le maintien de colonies illégales, comme détaillé dans l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice en juillet 2024.</p>



<p>Première mesure visant à faire respecter cette obligation, il faut interdire, à l&rsquo;échelle de l&rsquo;UE, les échanges commerciaux avec les colonies, ce qui englobe les importations et les exportations de biens et de services à destination et en provenance de ces colonies, ainsi que les investissements qui y sont réalisés. Le 1er juillet, l&rsquo;Irlande a pris la Présidence tournante du Conseil de l&rsquo;Union européenne. Elle critique ouvertement les crimes commis par Israël dans le territoire palestinien occupé et au Liban.</p>
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		<title>Liban. Les attaques israéliennes tuant des enfants et anéantissant des familles doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/liban-les-attaques-israeliennes-tuant-des-enfants-et-aneantissant-des-familles-doivent-faire-lobjet-denquetes-pour-crimes-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:24:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Liban. Les attaques israéliennes tuant des enfants et anéantissant des familles doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre Trois frappes aériennes israéliennes menées contre le sud du Liban en mars 2026, qui ont tué 24 civil·e·s &#8211; dont 12 enfants &#8211; et anéanti des familles, doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre, a [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/liban-les-attaques-israeliennes-tuant-des-enfants-et-aneantissant-des-familles-doivent-faire-lobjet-denquetes-pour-crimes-de-guerre/">Liban. Les attaques israéliennes tuant des enfants et anéantissant des familles doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Liban. Les attaques israéliennes tuant des enfants et anéantissant des familles doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre</h2>



<p>Trois frappes aériennes israéliennes menées contre le sud du Liban en mars 2026, qui ont tué 24 civil·e·s &#8211; dont 12 enfants &#8211; et anéanti des familles, doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre, a déclaré Amnesty International jeudi 9 juillet.</p>



<p>L’organisation a enquêté sur trois attaques israéliennes qui ont détruit des habitations civiles du quartier d’al Thakana (district de Tyr), du village d’Irkay (district de Saïda), et du quartier d’al Rahbat (district de Nabatiyé), respectivement les 6, 12 et 13 mars. Parmi les personnes tuées figuraient 12 enfants, âgés de cinq à 16 ans, six femmes &#8211; dont une femme enceinte &#8211; et six hommes. Au moins 18 autres personnes ont également été blessées.</p>



<p>Sur la base des éléments de preuve recueillis, Amnesty International a des motifs raisonnables de conclure que, lors de chacune de ces frappes aériennes, les forces israéliennes ont commis des violations du droit international humanitaire, notamment en n’établissant pas de distinction entre civil·e·s et objectifs militaires, en menant des attaques visant des civil·e·s ou des biens de caractère civil, ou en ne prenant pas toutes les précautions possibles pour réduire au maximum les préjudices causés aux civil·e·s.</p>



<p>« En l’espace d’une semaine seulement, l’armée israélienne a anéanti des familles entières, dont une douzaine d’enfants, au Liban, faisant preuve d’un mépris flagrant pour la vie des civil·e·s. Combien d’autres familles devront encore extraire les restes de leurs enfants des décombres avant que ce cycle dévastateur de crimes de guerre ne prenne fin ? La communauté internationale doit agir maintenant : les États doivent immédiatement imposer un embargo complet sur les armes contre Israël, et invoquer la compétence universelle et extraterritoriale dans le but d’enquêter sur les responsables présumés et de les poursuivre », a déclaré Kristine Beckerle, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.</p>



<p>« On craint de plus en plus que l’accord le plus récent entre Israël et le Liban, négocié par les États-Unis, ne devienne encore un nouvel obstacle à la justice, privant ainsi les victimes de toute possibilité d’obtenir des comptes. Les récits poignants de rescapé·e·s et de témoins de ces attaques donnent un aperçu effrayant de ce que signifie concrètement l’impunité totale dont bénéficie Israël pour ses attaques illégales.</p>



<p>« Les autorités libanaises doivent agir de manière décisive et conférer à la Cour pénale internationale la compétence requise pour enquêter sur les crimes commis sur leur territoire, en soutenant les efforts de la justice internationale et en ouvrant des enquêtes nationales crédibles et indépendantes sur les crimes relevant du droit international. Faute d’action coordonnée &#8211; tant au niveau national qu’international -, le cycle des crimes de guerre et de l’impunité se poursuivra, sans aucune issue en vue. »</p>



<p>Entre le 2 mars, date à laquelle le conflit s’est intensifié, et le 29 juin, 4 257 personnes ont été tuées au Liban, dont plus de 250 enfants, selon le gouvernement libanais. Au moins deux civil·e·s ont été tués en Israël et au moins 39 soldats dans le sud du Liban selon des informations relayées par les médias israéliens.</p>



<p>Dans le cadre de cette enquête, Amnesty International a recueilli les propos de 15 personnes, parmi lesquelles des rescapé·e·s, des proches de victimes, des secouristes, des journalistes qui se sont rendus sur les lieux des attaques et des responsables locaux. Le Laboratoire de preuves d’Amnesty International a analysé des images satellite et vérifié 20 photos et 11 vidéos partagées directement par des sources ou publiées sur les réseaux sociaux. Les chercheurs ont également passé en revue les réseaux sociaux israéliens et libanais afin de comprendre le contexte dans lequel chaque frappe a eu lieu, et de chercher d’éventuels éléments attestant de possibles liens entre les victimes et le Hezbollah.</p>



<p>Amnesty International a écrit aux autorités israéliennes le 12 juin pour leur demander des informations sur neuf attaques au Liban, dont ces trois-là, dans le but d’obtenir des éclaircissements sur les objectifs militaires visés et les mesures prises pour prévenir, réduire le plus possible, examiner ou réparer les dommages causés aux civil·e·s. Dans leur réponse du 22 juin, les autorités israéliennes ont déclaré avoir « examiné les allégations présentées », précisant que certaines attaques « avaient été menées contre des objectifs militaires du Hezbollah », tandis que d’autres cas avaient été « transmis pour examen ». Elles ont affirmé qu’elles sont « déterminées à atténuer les dommages causés aux civil·e·s lors d’activités opérationnelles » et que le Hezbollah « exploite systématiquement les infrastructures civiles à des fins militaires ». Malgré un suivi, l’armée israélienne n’a fourni aucune information précise concernant les trois attaques décrites ci-dessous, notamment sur les possibles cibles.</p>



<p>Le droit international humanitaire impose aux parties d’effectuer à tout moment une distinction entre objectifs militaires et civil·e·s ou biens de caractère civil, et de ne diriger leurs attaques que contre des objectifs militaires. Outre l’interdiction des attaques directes contre la population civile ou des biens de caractère civil, le droit international humanitaire interdit les attaques sans discernement, qui ne font pas la distinction entre les objectifs militaires et les civil·e·s ou les biens de caractère civil. Les parties à un conflit doivent également veiller à épargner les civil·e·s et les biens de caractère civil, notamment en prenant toutes les précautions possibles pour réduire au maximum les dommages accidentels causés aux civil·e·s et aux biens de caractère civil. Cela implique de tout mettre en œuvre pour vérifier que les cibles sont bien des objectifs militaires, et d’interrompre les attaques s’il s’avère qu’elles ne sont pas dirigées contre la bonne cible ou disproportionnées.</p>



<h4 class="wp-block-heading">« J’ai passé trois jours à ramasser des corps en morceaux »</h4>



<p>Le 6 mars, vers 15 h 50 heure locale, une frappe aérienne israélienne a touché la maison de Hassan Saleh dans le quartier d’al Thakana, dans le district de Tyr, sur la côte sud du Liban. La frappe a détruit la maison et tué huit membres de la famille, tous civil·e·s, dont trois enfants, qui se trouvaient sur place. Elle a également blessé six autres civil·e·s, dont trois grièvement, parmi lesquels des membres de la famille élargie et une employée de maison migrante, dans une maison voisine.</p>



<p>Cette frappe, menée sans avertissement, a tué Hassan Saleh – un retraité d’une soixantaine d’années qui suivait un traitement contre le cancer –, son épouse Fatimah Saleh et leurs deux enfants : Zein al Abidin, 14 ans, et Roqaya, 11 ans. Elle a également coûté la vie à la sœur de Fatimah, Haniya, enceinte de trois mois, ainsi qu’à sa fille Sara, âgée de cinq ans. Les deux tantes de Fatimah et Haniya, Khadija et Samira, ont également été tuées.</p>



<p>Hussein Saleh, seul membre survivant de la famille, n’était pas chez lui au moment de l’attaque. Il a déclaré à Amnesty International que lui-même, sa femme, Haniya, et leur fille, Sara, s’étaient réfugiés dans la maison familiale, pensant qu’elle était sûre. Les habitant·e·s de la maison n’avaient pas reçu d’avertissement leur demandant d’évacuer, contrairement à de nombreuses autres habitations du quartier où il vivait à Tyr.</p>



<p>La veille, le 5 mars, l’armée israélienne avait émis des ordres d’« évacuation » générale, enjoignant tous les habitant·e·s du sud du Liban, notamment ceux de la ville de Tyr, à quitter les lieux – afin de « garantir [leur] sécurité ». Selon ces ordres, toute personne se rendant vers le sud « mettait [sa] vie en danger ». Hussein a expliqué que sa famille n’avait pas pu évacuer immédiatement la ville de Tyr, car six de ses proches avaient des problèmes chroniques de santé ou d’autres maladies.</p>



<p>Ces ordres d’évacuation de masse, qui sont trop généraux et ne fournissent pas d’informations claires sur les itinéraires et destinations sûrs, le début et la durée des attaques, ni d’explications sur la manière de s’éloigner des cibles militaires visées par les frappes, ne constituent pas des avertissements efficaces. La diffusion de ces avertissements ne donne pas à l’armée israélienne le droit de traiter ces secteurs comme des zones de tir, ni ne dispense Israël de ses obligations de respecter le droit international humanitaire, de faire la distinction entre cibles militaires et civiles, et de prendre toutes les précautions possibles pour limiter les dommages causés aux civil·e·s.</p>



<p>Hussein s’était rendu au marché pour faire des courses avant l’iftar lorsque l’attaque a eu lieu. Il s’est précipité vers la maison familiale après avoir entendu la frappe et vu d’où provenait la fumée. Il a décrit la scène à son arrivée :</p>



<p>« Il ne restait plus aucune trace de la maison, ni murs, ni parpaings, et des fragments de corps étaient éparpillés sur le sol […] J’ai passé trois jours à rassembler ces morceaux […] Il n’y avait absolument aucune cible militaire. Il n’y avait que des femmes et des enfants […] Ils ont détruit toute ma vie. Pourquoi ne nous ont-ils pas prévenus ? […] Sara, ma fille, était tout pour moi. »</p>



<p>Le Laboratoire des preuves d’Amnesty International a confirmé l’authenticité de deux vidéos partagées par des témoins. L’une d’elles montrait des secouristes transportant un sac mortuaire au milieu des décombres, et l’autre montrait le terrain vide où se dressait auparavant la maison familiale. Une photo rendue publique par les médias montre un cratère à cet endroit. L’analyse d’images satellite confirme que le bâtiment a été détruit entre le matin du 6 et celui du 8 mars 2026. Le cratère et les dégâts visibles correspondent tous deux à une frappe aérienne.</p>



<p>Les recherches effectuées par Amnesty International n’ont pas permis de trouver de preuves indiquant la présence d’objectifs militaires au moment de l’attaque. Moussa Chaalan, ambulancier, qui a été parmi les premiers à arriver sur les lieux après l’attaque, a déclaré :</p>



<p>« C’est un quartier civil […] il ne restait plus rien de la maison. Des fragments de corps étaient éparpillés jusqu’à 200 mètres du lieu d’impact. »</p>



<p>Un responsable local a également indiqué que les membres de la famille Saleh étaient des civil·e·s, que la zone visée était un quartier civil et qu’il n’y avait aucune activité militaire ni aucun objectif militaire dans la zone.</p>



<p>La frappe a détruit une habitation civile et tué huit civil·e·s, dont quatre femmes et trois enfants, sans avertissement. Au vu des éléments de preuve, Amnesty International dispose de motifs raisonnables de conclure que cette attaque constituait soit une attaque directe contre des civil·e·s ou un objectif civil, soit une attaque sans discernement, et qu’elle doit faire l’objet d’une enquête en tant que crime de guerre.</p>



<p>Hormis le fait d’avoir ordonné une évacuation de masse la veille de l’attaque, les autorités israéliennes n’ont ni confirmé ni nié avoir mené cette attaque, et n’ont publié aucune déclaration fournissant une explication. Dans leurs réponses à Amnesty International, les autorités israéliennes ont indiqué que « ces allégations ont été transmises pour examen ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">« Quatre filles tuées »</h4>



<p>Le 12 mars, vers 14 h 20, une frappe aérienne israélienne sur le village d’Irkay, dans le district de Saïda, qui marque l’entrée du sud du Liban, a détruit la maison de Rida Taqi, tuant sept membres de sa famille, dont quatre enfants, et en blessant cinq autres, dont un enfant. Cette frappe, lancée sans avertissement, a également endommagé la maison voisine, celle de la fille de Rida Taqi, blessant cette femme ainsi que son beau-frère, et tuant son mari et son fils de 12 ans, tous civil·e·s.</p>



<p>Mohamad Taqi, 54 ans, qui a survécu à l’attaque, a perdu ses quatre filles : Zeinab, 14 ans, Zahraa, 12 ans, Malika, neuf ans, et Yasmina, six ans. La frappe a également tué sa mère, Zeinab Nasser, 78 ans, son père, Rida Taqi, 83 ans, et son frère Ahmad Taqi, 52 ans.</p>



<p>Mohamad Taqi travaille au port de Beyrouth et s’occupait de l’élevage de bétail de la famille avec son frère Ahmad dans le village d’Irkay. Après l’intensification du conflit, il s’est installé avec sa famille dans la maison de son père, pensant qu’elle serait plus sûre, car située au centre du village.</p>



<p>Au moment de l’attaque, Mohamad se trouvait sur le porche avec des membres de sa famille, tandis que ses quatre filles, leur cousine de 11 ans et leur grand-mère (la mère de Mohamad) étaient à l’intérieur de la maison.</p>



<p>Après l’attaque, dès qu’il a pu bouger, a-t-il dit, il s’est mis à chercher les membres de sa famille sous les décombres :</p>



<p>« Quand j’ai pu me relever, j’ai commencé à chercher les filles et mes parents (…) J’ai trouvé Yasmina. Elle était encore vivante. Sa respiration était lente. Les ambulanciers l’ont emmenée à l’hôpital. Malika n’était plus en vie. Les secours l’ont également sortie [des décombres].</p>



<p>« Dans la chambre sur laquelle le missile s’était abattu, je n’ai trouvé aucune trace de Zeinab et Zahraa. Les secouristes ont plus tard retrouvé des restes de leurs corps et les ont rassemblés. Quand j’ai perdu tout espoir de les retrouver vivantes, je me suis rendu à l’hôpital. J’étais blessé à la tête, à l’œil et au visage. »</p>



<p>Mohamad Chakaroun, un secouriste local, a déclaré que dès que son équipe s’était rendu compte que la frappe aérienne avait touché le centre du village, elle avait compris qu’il y aurait un nombre élevé de victimes civiles. Ils sont arrivés sur les lieux environ cinq minutes après la frappe :</p>



<p>« Nous avons trouvé le corps de la grand-mère [Zeinab Nasser] au-dessus de celui de sa petite-fille. Elle était morte, mais sa petite-fille [de onze ans] avait survécu, grièvement blessée. Nous avons dégagé la fillette et l’avons emmenée à l’hôpital […] En avançant d’un pas, nous avons trouvé le fils de Zeinab [Ahmad Taqi], mort. Il présentait une blessure à la tête […]. Les quatre filles de Mohamad Taqi ont été tuées. Nous avons retrouvé des fragments de corps d’enfants. »</p>



<p>Le Laboratoire de preuves d’Amnesty a vérifié sept vidéos partagées par des sources, qui montraient le bâtiment détruit et les structures endommagées à proximité. Les images satellite confirment qu’il a été détruit entre le matin du 10 et celui du 17 mars 2026. Les dégâts visibles correspondent à ceux causés par une frappe aérienne.</p>



<p>Après l’attaque, l’armée israélienne a déclaré au journal The Observer qu’elle avait frappé des « agents terroristes du Hezbollah » à Irkay le 12 mars, et a accusé le Hezbollah d’utiliser des boucliers humains, sans toutefois fournir la moindre preuve à l’appui de ses allégations. Amnesty International a écrit à l’armée israélienne pour obtenir des informations sur cette attaque en particulier, notamment les éventuelles cibles présumées. Dans leur réponse, les autorités israéliennes ont indiqué que cette allégation avait été transmise pour examen.</p>



<p>Même si les autorités israéliennes avaient l’intention de viser une personne qu’elles considéraient comme une cible militaire, les moyens et la méthode utilisés pour cette attaque contre une habitation civile remplie de civil·e·s en feraient une attaque aveugle.</p>



<p>Les recherches effectuées par Amnesty International n’ont révélé aucune preuve de la présence de cibles militaires au moment de l’attaque. La frappe a détruit une habitation civile, en a endommagé une autre et a tué neuf civil·e·s, dont cinq enfants, sans avertissement préalable.</p>



<p>Au vu des éléments de preuve, Amnesty International dispose de motifs raisonnables de conclure que cette frappe constituait soit une attaque directe contre des civil·e·s ou un bien civil, soit une attaque menée sans discernement. Dans les deux cas, elle doit faire l’objet d’une enquête en tant que crime de guerre.</p>



<h4 class="wp-block-heading">« Une famille entière a disparu, comme si elle n’avait jamais existé »</h4>



<p>Le 13 mars, entre 20 heures et 20 h 30 heure locale, une frappe aérienne israélienne sur une maison du quartier d’al Rahbat, dans le district de Nabatiyé, a tué sept civil·e·s, dont Qais Basma, son épouse Blandine Jaber et leurs quatre enfants : Hassan, Hussein, Abbas et Helene, âgés de sept à 16 ans. Cette frappe, qui n’a pas été précédée d’un avertissement, a également coûté la vie à leur voisin, Hussein Mohamad Bitar, et a blessé au moins cinq personnes dans des bâtiments voisins.</p>



<p>Une parente de Qais Basma, Tahiya Basma, a déclaré à Amnesty International que Qais était peintre en bâtiment, un homme travailleur qui arrivait à peine à joindre les deux bouts :</p>



<p>« Il était père de quatre enfants qui allaient encore à l’école […] Notre perte est immense. Une famille entière a disparu, comme si elle n’avait jamais existé. Il ne reste plus personne. La nouvelle a été un véritable choc. La maison familiale où il vivait a également été détruite. C’était une maison libanaise traditionnelle appartenant à ses grands-parents, où des générations d’enfants avaient été élevés. »</p>



<p>Abdul Latif Bitar, un mukhtar (représentant des autorités locales), également secouriste au sein des Scouts d’al Risala et cousin de Hussein Mohamed Bitar, tué lors de l’attaque, a déclaré s’être rendu sur les lieux après avoir entendu la frappe et vu de la fumée s’élever :</p>



<p>« Nous avons entendu des avions de combat et des drones – une présence constante dans notre ciel. Puis nous avons entendu l’explosion ; nous attendons généralement trois minutes avant de nous rendre sur les lieux, par crainte d’un éventuel deuxième raid ou d’un barrage de tirs de type “ceinture de feu”.</p>



<p>« La maison, qui comptait deux étages, était réduite à un tas de ruines […] Le premier corps que nous avons dégagé était un de ses fils […] Puis nous avons retrouvé les corps de deux autres enfants, mais ils étaient en morceaux. Les corps de Qais et de sa femme étaient intacts […] Nous avons également sorti […] Hussein […] Il était en vie, mais il est mort à l’hôpital une heure plus tard. »</p>



<p>Un parent de Hussein Mohamad Bitar, également ami proche de Qais, a déclaré que Hussein était électricien et qu’il habitait lui aussi dans le quartier d’al Rahbat, à seulement quelques rues de la maison de Qais.</p>



<p>Trois des personnes ayant parlé à l’organisation ont déclaré avoir entendu des drones et le bruit d’avions avant que la frappe n’ait lieu.</p>



<p>Le Laboratoire des preuves d’Amnesty a vérifié 19 photos et deux vidéos montrant le bâtiment détruit et les structures endommagées à proximité. Des images satellite à plus faible résolution montrent que le bâtiment a été réduit à néant entre le 10 et le 17 mars 2026. Les images des dégâts correspondent à ceux causés par une frappe aérienne.</p>



<p>Les autorités israéliennes n’ont ni confirmé, ni nié avoir mené cette attaque, et n’ont fait aucune déclaration fournissant une explication. Dans leurs réponses à Amnesty International, les autorités israéliennes ont indiqué que cette allégation avait été transmise pour examen.</p>



<p>Les recherches menées par Amnesty International n’ont pas révélé d’éléments attestant la présence d’objectifs militaires au moment de l’attaque. Toutes les personnes dont Amnesty International a recueilli les propos, y compris les deux mukhtars de la ville de Nabatiyé, ont déclaré à l’organisation que l’ensemble des personnes présentes dans la maison au moment de l’attaque étaient des civil·e·s. Le mukhtar local, Abdul Latif Bitar, a déclaré : « Il n’y a absolument aucune présence militaire dans cette zone ; c’est un quartier résidentiel, et il n’y avait pas d’armes sur le site de la maison visée. »</p>



<p>Cette frappe a détruit une habitation civile, endommagé d’autres domiciles à proximité et tué sept civil·e·s, dont quatre enfants, sans avertissement préalable.</p>



<p>Au vu des éléments de preuve, cette attaque constituait soit une attaque directe contre des civil·e·s ou des biens de caractère civil, soit une attaque sans discernement, et doit faire l’objet d’une enquête en tant que crime de guerre.</p>



<p>« Ces trois attaques dévastatrices s’inscrivent dans un schéma bien établi d’attaques illégales menées par Israël au Liban, dans un contexte d’absence totale d’obligation de rendre des comptes. L’impunité persistante dont bénéficient ces attaques illégales risque de normaliser des violations graves du droit international humanitaire et envoie un message dangereux selon lequel les forces israéliennes peuvent continuer à tuer et blesser illégalement des civil·e·s en toute impunité, sans aucune perspective de justice ni de réparation », a déclaré Kristine Beckerle.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 8 octobre 2023, le Hezbollah a tiré des roquettes sur Israël, ce qui a été suivi d’opérations aériennes et terrestres israéliennes qui se sont considérablement intensifiées en septembre 2024. Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 27 novembre 2024, mais Israël a continué à mener des attaques quasi quotidiennes et à détruire de manière massive des biens civils au Liban le long de la frontière. Le 2 mars 2026, le Hezbollah a repris ses attaques à la suite d’une frappe américano-israélienne en Iran qui a coûté la vie au Guide suprême iranien et commandant en chef Ali Khamenei. Israël a riposté par une vague d’attaques à travers tout le Liban. Les hostilités se sont poursuivies malgré plusieurs annonces relatives à un cessez-le-feu.</p>



<p>Depuis octobre 2023, Amnesty International a recueilli des informations sur une série d’attaques illégales menées par Israël au Liban, notamment certaines ayant causé la mort de civil·e·s, de journalistes et de professionnel·le·s de santé, et qui ont endommagé ou détruit des biens de caractère civil. L’organisation a également souligné à plusieurs reprises que l’impunité persistante pour ces violations encourage les forces israéliennes à poursuivre leurs attaques illégales sans craindre d’être amenées à rendre des comptes.</p>



<p>Amnesty International a également recueilli des informations sur le lancement illégal par le Hezbollah de roquettes non guidées contre des zones civiles peuplées en Israël, faisant des morts et des blessés parmi la population civile, et causant la destruction de logements civils et le déplacement de civil·e·s.</p>




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		<title>Union européenne. Après que des élu·e·s européens ont scandé « Renvoyez-les », il convient de se saisir de ce moment pour affronter le racisme en Europe</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/union-europeenne-apres-que-des-elu%c2%b7e%c2%b7s-europeens-ont-scande-renvoyez-les-il-convient-de-se-saisir-de-ce-moment-pour-affronter-le-racisme-en-europe/</link>
		
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		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 09:39:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Union européenne. Après que des élu·e·s européens ont scandé « Renvoyez-les », il convient de se saisir de ce moment pour affronter le racisme en Europe Après que la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a condamné des slogans racistes scandés par des député·e·s, Dinushika Dissanayake, directrice régionale adjointe pour l’Europe à Amnesty International, a déclaré : [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/union-europeenne-apres-que-des-elu%c2%b7e%c2%b7s-europeens-ont-scande-renvoyez-les-il-convient-de-se-saisir-de-ce-moment-pour-affronter-le-racisme-en-europe/">Union européenne. Après que des élu·e·s européens ont scandé « Renvoyez-les », il convient de se saisir de ce moment pour affronter le racisme en Europe</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Union européenne. Après que des élu·e·s européens ont scandé « Renvoyez-les », il convient de se saisir de ce moment pour affronter le racisme en Europe</h2>



<p>Après que la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a condamné des slogans racistes scandés par des député·e·s, Dinushika Dissanayake, directrice régionale adjointe pour l’Europe à Amnesty International, a déclaré : « Les scènes lamentables de député·e·s européens scandant « Renvoyez-les » le mois dernier sont le résultat d’un racisme et d’une xénophobie de longue date, tolérés et encouragés tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Parlement européen. Ces propos haineux n’ont pas leur place dans la société, et encore moins exprimés si ouvertement au sein d’une institution publique.</p>



<p>« La présidente Metsola a raison de condamner les agissements de ces député·e·s, dont le discours risque d’inciter à la discrimination contre les personnes racisées, mais la condamnation seule ne suffit pas. Ce moment doit marquer un tournant pour le Parlement, qui doit s’attaquer au racisme systémique persistant à travers l’Europe, tandis que des formes de plus en plus manifestes de racisme refont surface dans le discours public.</p>



<p>« Depuis des années, des dirigeant·e·s politiques européens font des migrant·e·s, des réfugié·e·s et des personnes en quête d’asile des boucs émissaires, afin de détourner l’attention de leur propre incapacité à faire face aux conséquences des coupes budgétaires dans les services publics, de la crise du logement et de la hausse du coût de la vie.</p>



<p>« Aujourd’hui, les masques sont définitivement tombés. Ces slogans mettent à nu le racisme et la xénophobie qui sous-tendent le Règlement de l’UE en matière de retour, une loi qui va considérablement étendre les mesures de détention et d’expulsion des personnes sans papiers par l’UE, faisant subir un préjudice disproportionné aux personnes racisées.</p>



<p>« Alors que l’Union européenne prépare son attaque la plus violente de l’histoire récente contre les droits des migrant·e·s, ces scènes doivent nous mettre en garde contre ce qui nous attend si nous ne parvenons pas à changer de cap. Il faut immédiatement cesser de capituler face à des groupes hostiles aux droits fondamentaux. Le racisme et la xénophobie ne peuvent pas devenir la voix du Parlement européen.</p>



<p>« Avec son histoire sanglante marquée par le colonialisme, l’esclavage, le génocide et l’Holocauste, ainsi que leurs séquelles qui hantent son passé et son présent, l’Europe ne connaît que trop bien les conséquences de la banalisation des discriminations à l’égard de personnes marginalisées. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Contexte</h4>



<p>En juin, des dizaines de député·e·s européens ont célébré le vote du Règlement en matière de retour, visant à accroître le nombre d’expulsions, en scandant « Send them back » [« Renvoyez-les »], ce qui a poussé d’autres législateurs à réagir en criant « Shame on you » [« Honte à vous »].</p>



<p>Dans un contexte de racisme systémique, scander « Renvoyez-les » découle du préjugé raciste selon lequel les migrant·e·s, les réfugié·e·s et les personnes en quête d’asile, qui sont pour la plupart des personnes racisées dans le contexte européen, n’ont pas leur place dans l’UE et devraient être exclus en raison de leur origine nationale, de leur race ou de leur appartenance ethnique. Amnesty International et plus de 250 organisations de la société civile ont appelé sans équivoque à rejeter ce règlement. Ce texte est cruel, punitif et s’appuie sur la détention, l’expulsion et l’externalisation. Il portera particulièrement préjudice aux personnes racisées et aura pour conséquence de plonger davantage de personnes dans une situation de vide juridique et dans des conditions dangereuses.</p>
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		<title>Israel/ TPO. Craintes de plus en plus vives pour le médecin palestinien Hussam Abu Safiya, en détention, dont la vie serait en danger imminent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 09:35:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israel/ TPO. Craintes de plus en plus vives pour le médecin palestinien Hussam Abu Safiya, en détention, dont la vie serait en danger imminent Les autorités israéliennes doivent libérer immédiatement Hussam Abu Safiya, pédiatre palestinien et directeur de l&#8217;hôpital Kamal Adwan, détenu de manière arbitraire, a déclaré Amnesty International le 6 juillet 2026 : l’avocat [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/israel-tpo-craintes-de-plus-en-plus-vives-pour-le-medecin-palestinien-hussam-abu-safiya-en-detention-dont-la-vie-serait-en-danger-imminent/">Israel/ TPO. Craintes de plus en plus vives pour le médecin palestinien Hussam Abu Safiya, en détention, dont la vie serait en danger imminent</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Israel/ TPO. Craintes de plus en plus vives pour le médecin palestinien Hussam Abu Safiya, en détention, dont la vie serait en danger imminent</h2>



<p>Les autorités israéliennes doivent libérer immédiatement Hussam Abu Safiya, pédiatre palestinien et directeur de l&rsquo;hôpital Kamal Adwan, détenu de manière arbitraire, a déclaré Amnesty International le 6 juillet 2026 : l’avocat qui lui a rendu visite a indiqué que sa vie est en grave péril en raison des actes de torture et des mauvais traitements qu&rsquo;il subit depuis son placement en détention.</p>



<p>Hussam Abu Safiya est détenu arbitrairement dans les prisons israéliennes, sans inculpation ni procès, depuis plus de 18 mois, depuis le 27 décembre 2024, lorsqu’il a été interpellé pendant son service à l’hôpital Kamal Adwan, dans la ville de Gaza.</p>



<p>« Les informations qui nous parviennent concernant la détérioration des conditions de détention d’Hussam Abu Safiya font froid dans le dos. Les déclarations de son avocat, selon lesquelles sa vie est en danger imminent alors qu’il est toujours détenu illégalement, ne font qu’aviver nos inquiétudes à son sujet. Il est inadmissible qu’un pédiatre, qui a consacré sa vie à sauver celle des autres dans la bande de Gaza occupée, soit soumis à la torture et aux mauvais traitements – notamment de graves violences physiques et psychologiques et un placement à l’isolement prolongé – alors qu’il est incarcéré sans aucune justification, a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice générale des recherches, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International.</p>



<p>« Les autorités israéliennes doivent libérer Hussam Abu Safiya immédiatement et sans condition. Dans l’intervalle, les Services pénitentiaires israéliens doivent veiller à ce qu’il soit pleinement protégé contre les mauvais traitements, bénéficie de soins médicaux adéquats et puisse rencontrer sans délai des observateurs indépendants, notamment le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui doit pouvoir entrer en contact avec tous les autres détenu·e·s palestiniens. »</p>



<p>En violation flagrante de ses obligations découlant du droit international, Israël refuse depuis octobre 2023 que le CICR rende visite aux prisonniers·ères et détenu·e·s palestiniens. C’est à la suite d’une visite effectuée le 2 juillet 2026 par un avocat de Médecins pour les droits humains &#8211; Israël que l’on a appris la détérioration de l’état de santé d’Hussam Abu Safiya et les graves sévices qu’il endure aux mains des Services pénitentiaires israéliens. Selon cet avocat, Nasser Odeh, depuis qu’Hussam Abu Safiya a été transféré dans la partie souterraine du centre de détention de Rakefet, il subit quotidiennement coups, menaces et autres formes de mauvais traitements.</p>



<p>Nasser Odeh a déclaré avoir observé des ecchymoses récentes et des traces de torture sur la tête et le corps d’Hussam Abu Safiya, à tel point qu’il était méconnaissable. Il a ajouté qu’il s&rsquo;était présenté à leur rencontre les mains et les pieds entravés. Dans son récit inquiétant, Nasser Odeh l’a décrit comme affaibli et sur le point de perdre connaissance. Il a en outre rapporté les propos d’Hussam Abu Safiya : « C’est la dernière fois que tu me vois… Ils m’ont amené ici pour me tuer. »</p>



<p>« Le témoignage de cet avocat doit servir d’alerte pour les États du monde entier, en particulier les alliés d’Israël. Il est tout à fait répréhensible qu’un médecin qui a refusé d’abandonner ses patients et est devenu une voix influente dénonçant la destruction du système de santé de Gaza soit maintenu en détention arbitraire et illégale au motif qu’il serait, selon la qualification infondée d’Israël, un  » combattant illégal « . Il est toujours privé de ses droits les plus fondamentaux, notamment les droits d’être protégé contre la torture et les mauvais traitements, et de bénéficier d’un procès équitable et d’une procédure régulière, a déclaré Erika Guevara Rosas.</p>



<p>« Le traitement inhumain infligé par Israël aux professionnel·le·s de santé palestiniens à Gaza, notamment les détentions arbitraires et la torture, est favorisé par l’inaction délibérée des États face à la destruction du système de santé de Gaza et aux agressions visant les professionnels de santé palestiniens. Ces agissements s’inscrivent dans le cadre des leviers constituant le génocide mené par Israël à l’encontre des Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza. Se contenter d’exprimer son inquiétude est une mascarade destinée à masquer l’inaction face aux violations flagrantes des droits des Palestinien·ne·s commises par Israël. Amnesty International, aux côtés d’autres organisations de défense des droits humains, ne réclame pas seulement la libération immédiate d’Hussam Abu Safiya. Il s’agit d’un appel à une intervention urgente et efficace pour lui sauver la vie. »</p>



<p>Le fils d’Hussam Abu Safiya, Elias, qui s’exprime au nom de la famille, a confié à Amnesty International :</p>



<p>« [Mon père] vit actuellement des moments critiques, entre la vie et la mort… [Son] état de santé et sa situation s’aggravent de jour en jour. Nous appelons la communauté internationale, les organisations de défense des droits humains, les médias et toutes les personnes de conscience à prendre des mesures immédiates et urgentes pour réclamer que cessent la torture et toutes les violations infligées à mon père, demander des soins médicaux d’urgence et la possibilité de surveiller son état de santé par le biais d’instances juridiques et humanitaires indépendantes, ainsi que la garantie qu’il sera protégé et que ses droits fondamentaux seront respectés.</p>



<p>« Le silence du monde aujourd’hui pourrait coûter la vie à un innocent. Le temps presse, et nous vous prions instamment d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Hussam Abu Safiya est détenu arbitrairement par les autorités israéliennes depuis décembre 2024, à la suite d&rsquo;une descente effectuée par l&rsquo;armée israélienne à l&rsquo;hôpital Kamal Adwan, dans le gouvernorat de Gaza-Nord. Depuis, il est détenu sans inculpation ni jugement en vertu de la Loi sur l’incarcération des combattants illégaux, un texte cruel et abusif, qui autorise l&rsquo;armée à émettre des ordres de détention indéfiniment renouvelables à l&rsquo;encontre de toute personne originaire de Gaza soupçonnée de représenter une menace pour la sécurité de l&rsquo;État ou de se livrer à des activités hostiles, sur la base d&rsquo;éléments de preuve classifiés et sans obligation de présenter un acte d’accusation.</p>



<p>Le 16 juin 2026, la Cour suprême israélienne a rejeté le recours déposé par Hussam Abu Safiya en faveur de sa libération et a confirmé son maintien en détention au moins jusqu’en octobre prochain. L’organisation Médecins pour les droits humains &#8211; Israël estime que la recrudescence des attaques dont il fait l’objet est liée à ce recours et à ses démarches visant à contester sa détention devant les tribunaux.</p>



<p>Hussam Abu Safiya est incarcéré au centre de Rakefet, une section souterraine située sous le complexe pénitentiaire d’Ayalon, où les détenus, pour la plupart des Palestiniens originaires de la bande de Gaza, sont soumis à des actes de torture systématiques et à des traitements inhumains. Fermé en 1985 en raison de ses conditions de détention inhumaines, ce centre a été rouvert pendant le génocide.</p>




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			</item>
		<item>
		<title>31 victoires pour les droits humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/31-victoires-pour-les-droits-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 10:36:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
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		<category><![CDATA[Victoires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>31&#160;victoires pour les droits humains Janvier Monde Les organisations de défense des droits humains, les organisations de la société civile et les établissements universitaires pourront désormais participer aux négociations pour une future Convention sur les crimes contre l’humanité. Cette avancée fait suite à la décision du Comité préparatoire, qui pilote le processus, d’élargir la participation [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">31&nbsp;victoires pour les droits humains</h2>


<section id="section-038f1170" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p><em>En dépit de l’état du monde qui est de plus en plus tendu, les pouvoirs publics et la société civile ont su se rassembler pour faire adopter des lois et des résolutions déterminantes pour lutter contre les atteintes aux droits humains, à la suite de manifestations et de pétitions portées par des militant·e·s et des responsables de campagnes.</em></p>



<p><em>Au cours des six derniers mois, des défenseur·e·s des droits humains visés par des poursuites sans fondement et emprisonnés ont obtenu justice à travers le monde. Parallèlement, des autorités réagissent positivement à notre travail de campagne sur les violences policières, l’obligation de rendre des comptes pour les violations commises et le droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique.</em></p>



<p><em>Voici un tour d’horizon de ce que nous pouvons obtenir lorsque nous agissons ensemble.</em></p>

</div></section>


<h4 class="wp-block-heading">Janvier</h4>



<p><strong>Monde</strong></p>



<p>Les organisations de défense des droits humains, les organisations de la société civile et les établissements universitaires pourront désormais participer aux négociations pour une future Convention sur les crimes contre l’humanité. Cette avancée fait suite à la décision du Comité préparatoire, qui pilote le processus, d’élargir la participation aux négociations sur le tout premier traité international consacré à ces crimes. Elle contribuera à garantir la représentation des voix et des expériences des victimes dans ce processus historique – conformément aux&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/ior40/0303/2025/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recommandations</a>&nbsp;qu’Amnesty International a émises dans une&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/IOR40/0608/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclaration conjointe</a>&nbsp;avec des partenaires et dans une&nbsp;<a href="https://legal.un.org/diplomaticconferences/cah/prepcom_1sess/statements/04_amnesty.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclaration orale</a>&nbsp;lors du débat d’ouverture.</p>



<p><strong>Grèce</strong></p>



<p>En janvier,&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/01/greece-sean-binder-acquitted-of-all-charges/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le défenseur des droits humains Sean Binder et 23&nbsp;autres personnes</a>&nbsp;liées à une ONG de recherche et de sauvetage ont été acquittés en Grèce après plusieurs années de procès. Amnesty International faisait campagne en faveur de Sean et de ses coaccusés depuis&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2018/12/smuggling-charges-against-humanitarian-workers-who-saved-refugees-in-greece-must-be-dropped/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2018</a>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter is-resized"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/314290-1024x768.jpg" alt="A man in a grey jumper warmly embraces an older woman outside an official looking building." class="aiic-ignore wp-image-240133" style="width:1024px;height:auto"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Après plus de sept longues années, Seán Binder et l’ensemble des 23 accusé<em>·</em>e<em>·</em>s ont été disculpés de toutes les charges retenues contre eux en Grèce pour leur travail de sauvetage humanitaire à Lesbos.</figcaption></figure>



<p><strong>Luxembourg</strong></p>



<p>Le ministre de l’Intérieur, Léon Gloden, a renoncé à un projet de loi qui visait à réglementer les manifestations au Luxembourg en imposant des inspections, des obligations d’autorisation et des peines potentielles pour les personnes organisatrices et les participant·e·s.</p>



<p>Amnesty International Luxembourg a mené une campagne de plusieurs mois et présenté plusieurs avis au Ministère de l&rsquo;Intérieur pendant le processus d’élaboration du texte pour tenter de pallier ses lacunes.</p>



<figure class="aimc-ignore wp-block-image aligncenter size-large"><div style="position:relative"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-1024x683.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-34783" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-1024x683.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-600x400.jpg 600w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-300x200.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-768x512.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-1536x1024.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-2048x1365.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-900x600.jpg 900w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-1468x979.jpg 1468w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-978x652.jpg 978w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-734x489.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-108x72.jpg 108w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-216x144.jpg 216w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-60x40.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-120x80.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-200x133.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-400x267.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-260x173.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-520x347.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-325x217.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-650x433.jpg 650w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"><span class="image-metadataItem image-copyright" aria-hidden="true">© Amnesty International Luxembourg</span></div></div><figcaption class="wp-element-caption">Le Ministre de l’Intérieur, Léon Gloden, a décidé de retirer un projet de loi visant à réglementer les manifestations au Luxembourg à la suite des appels lancés par Amnesty International Luxembourg.</figcaption></figure>



<p><strong>Turquie<br><br></strong>Onze membres du bureau exécutif du Barreau d’Istanbul ont été relaxés le 9&nbsp;janvier à l’issue de leur procès pour «&nbsp;diffusion de propagande terroriste&nbsp;» et «&nbsp;dissémination publique d’informations trompeuses&nbsp;».</p>



<p>Ils avaient été visés par cette procédure à la suite d’une déclaration publiée par le Barreau le 21&nbsp;décembre 2024 au sujet de l’homicide de deux journalistes dans le nord de la Syrie et de l’arrestation de journalistes et d’avocat·e·s lors d’une manifestation pacifique liée à cet événement organisée la veille à Istanbul.</p>



<p>Amnesty International et d’autres organisations juridiques et de défense des droits humains avaient publié des déclarations publiques et déposé auprès du tribunal un mémoire destiné à informer la Cour afin de soutenir la direction du Barreau.</p>



<p><strong>Venezuela</strong></p>



<p>Plusieurs&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/amr53/0685/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">défenseurs des droits humains</a>&nbsp;détenus arbitrairement au Venezuela ont été libérés entre janvier et mai 2026. Parmi eux figuraient Javier Tarazona, Rocío San Miguel, Kennedy Tejeda, Carlos Julio Rojas et Eduardo Torres, Darío Estrada, Rosa Chirinos et Yevhenii Trush.</p>



<p>Amnesty International s’est mobilisée pour obtenir leur libération et continuera de demander la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement – notamment pour des raisons politiques – au Venezuela.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Février</h4>



<p><strong>Brésil</strong></p>



<p>Huit ans après le meurtre de la défenseure des droits humains Marielle Franco et de son chauffeur Anderson Gomes à Rio de Janeiro, ainsi que de la tentative de meurtre de Fernanda Chaves, attachée de presse travaillant pour Marielle, les personnes ayant orchestré ces crimes ont&nbsp;<a href="https://anistia.org.br/informe/caso-marielle-franco-muitas-falhas-do-estado-uma-vitoria-da-justica-e-a-certeza-de-seguir-em-luta/#:~:text=O%20caso%20de%20Marielle%20Franco,justi%C3%A7a%20por%20Marielle%20e%20Anderson" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enfin été reconnues coupables</a>.</p>



<p>Cette condamnation a constitué un grand pas en avant dans la lutte contre la violence politique et l’impunité au Brésil. Elle témoigne aussi de la persévérance de la famille de Marielle, des mouvements sociaux et des organisations de la société civile, dont Amnesty International, qui ont demandé justice et vérité pendant toutes ces années.</p>



<p>Amnesty International Brésil continue d’appeler à des mesures plus larges pour prévenir la violence politique et protéger efficacement les défenseur·e·s des droits humains, en particulier les dirigeant·e·s noirs, les femmes et les personnes qui s’élèvent contre les systèmes d’inégalité et de discrimination bien ancrés dans la société.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/249844-1024x678.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-240134"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Au Brésil, les gens sont descendus dans la rue pour demander justice pour la défenseure des droits humains et conseillère municipale Marielle Franco et son chauffeur Anderson Gomes à Rio de Janeiro, au Brésil.</figcaption></figure>



<p><strong>République centrafricaine</strong></p>



<p>Le 11&nbsp;février, Amnesty International a&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/10/car-special-criminal-court/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">révélé</a>&nbsp;que la Cour pénale spéciale (CPS) de la République centrafricaine risquait une fermeture en raison d’un manque de financement, susceptible de priver les milliers de victimes et de survivant·e·s de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité de leur droit à la justice et à des réparations.</p>



<p>La CPS, une juridiction hybride soutenue par les Nations unies, est entièrement tributaire des contributions volontaires des États et des organisations internationales. Elle a subi d’importantes coupes budgétaires en 2025, notamment en raison de la suspension du financement apporté par les États-Unis.</p>



<p>Le 16&nbsp;février, le porte-parole du gouvernement centrafricain a réagi au communiqué de presse d’Amnesty International en assurant que les autorités s’efforçaient de mobiliser des fonds pour permettre à la CPS de poursuivre sa mission, et la mission de maintien de la paix des Nations Unies multiplie également les initiatives pour trouver des financements.</p>



<p><strong>Équateur</strong></p>



<p>À la suite de la publication d’un&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2025/09/AMR2802582025ENGLISH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport d’Amnesty International sur les disparitions forcées</a>&nbsp;en Équateur l’an dernier et d’un intense travail de campagne mené par l’organisation et ses partenaires, les familles des victimes ont enfin commencé à accéder à la vérité, à la justice et à des réparations grâce à trois décisions rendues successivement.</p>



<p>La plus haute juridiction du pays a notamment ordonné que des réparations soient accordées aux familles de quatre enfants noirs soumis à une disparition forcée à Guayaquil. Dans son jugement, cette juridiction a enjoint au ministre de la Défense de présenter des excuses publiques aux familles, et l’Assemblée nationale a accepté de réformer la législation relative aux disparitions forcées pour empêcher la reproduction de ces crimes.</p>



<p>Ronnie Medina, le père de l’un des enfants soumis à une disparition forcée, a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Unissons-nous pour que plus aucune autre famille en Équateur ne vive cela.&nbsp;»</p>



<p><strong>Europe</strong>&nbsp;</p>



<p>Soutenue par Amnesty International, en collaboration avec ses équipes dans toute l’Europe, l’Initiative citoyenne européenne «&nbsp;My Voice, My Choice&nbsp;» a recueilli plus de 1,2&nbsp;million de signatures pour appeler la Commission européenne à créer un nouveau mécanisme de financement afin d’améliorer l’accès à l’avortement en Europe. Cette demande a également été soutenue par la majorité des membres du Parlement européen en décembre 2025.</p>



<p>En février 2026, la Commission européenne a autorisé les États membres de l’Union européenne à puiser dans le Fonds social européen pour contribuer à l’accès aux soins d’avortement et aux déplacements en vue d’obtenir ces soins. Cela permettra aux personnes vivant dans des pays où l’avortement est interdit ou presque, ou dont les lois sur l’avortement sont très restrictives, d’accéder à cette prestation de santé essentielle à l’étranger.</p>



<p><strong>Nigeria</strong></p>



<p>Adamu Oseni (également connu sous le nom de Hussaini Oseni), avocat spécialisé dans la défense des droits fondamentaux, a été libéré le 18&nbsp;février 2026 après plusieurs années de mobilisation par Amnesty International Nigeria. Il avait été condamné à une peine de réclusion à perpétuité par la haute cour de l’État d’Ondo parce qu’il possédait un téléphone lié à un vol à main armée, malgré des éléments prouvant qu’il n’était pas impliqué dans ces faits.</p>



<p>Après qu’Amnesty International Nigeria a déposé une demande de grâce en sa faveur en 2024, sa peine a été réduite à 20&nbsp;ans, avant qu’il ne soit finalement remis en liberté.</p>



<p>Adamu Oseni a depuis exprimé sa profonde gratitude envers Amnesty International pour sa contribution à sa libération, en soulignant le rôle de l’intervention et du soutien de l’organisation.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317219.jpg" alt="Two men shake hands over a desk, piled high with papers." class="aiic-ignore wp-image-239984"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Amnesty International a rencontré le juge en chef de l’État d’Ondo, le juge Odusola, pour demander la libération d’Adamu Oseni.</figcaption></figure>







<h4 class="wp-block-heading">Mars</h4>



<p><strong>Finlande&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>Une pétition soutenue par Amnesty International Finlande pour appeler à la mise en place d’une troisième mention de genre, non binaire, pour les démarches officielles dans le pays a recueilli 50&nbsp;000 signatures, ce qui signifie qu’elle peut maintenant être soumise au nouveau Parlement en 2027.</p>



<p>L’initiative&nbsp;<em>“Olemme olemassa”</em>&nbsp;(«&nbsp;Nous existons&nbsp;») vise à permettre aux personnes de définir elles-mêmes leur genre par un processus d’autodéclaration respectant l’autonomie personnelle. Si elle était adoptée par le Parlement, cette mesure donnerait le droit de vivre en dehors du modèle binaire masculin/féminin et apporterait une reconnaissance juridique et une protection égale devant la loi aux personnes non binaires.</p>



<p><strong>Luxembourg</strong></p>



<p>Le 3&nbsp;mars, une écrasante majorité des membres du Parlement ont voté pour l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution. Amnesty International Luxembourg a soumis une déclaration de soutien, qui a été citée plusieurs fois pendant les débats, et a participé à des rassemblements en faveur de cette proposition.</p>



<p>Le Luxembourg est désormais le deuxième pays au monde, après la France, à inscrire le droit à l’avortement dans sa Constitution.</p>



<p><strong>États-Unis</strong></p>



<p>Après plus d’un an de détention aux mains du Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE),&nbsp;<a href="https://www.amnestyusa.org/blog/after-one-year-in-ice-detention-leqaa-kordia-is-finally-free/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Leqaa Kordia</a>&nbsp;a été libérée le 16&nbsp;mars, à la suite d’un travail de plaidoyer continu d’Amnesty International États-Unis et de ses soutiens dans le pays et à travers le monde. Leqaa, qui s’apprêtait à obtenir un titre de séjour légal aux États-Unis, avait été arrêtée pour avoir manifesté pacifiquement en faveur des droits humains des Palestiniens et Palestiniennes. Les membres d’Amnesty International ont adressé plus de 60&nbsp;000&nbsp;courriers au département de la Sécurité intérieure pour demander sa libération.</p>



<p>Une fois libérée, elle a pu retourner chez elle dans le New Jersey et retrouver ses proches avant l’Aïd. Amnesty International continuera de suivre sa situation jusqu’à ce qu’elle obtienne justice comme il se doit. À présent, le département de la Sécurité intérieure doit abandonner les poursuites engagées contre elle au titre de la législation en matière d’immigration et lui permettre de demander la résidence permanente aux États-Unis. Son cas illustre la nécessité de démanteler le système de détention et d’expulsions à grande échelle mis en place aux États-Unis et de défendre le droit à la liberté d’expression et de réunion face à la montée des pratiques autoritaires dans le pays.</p>



<p>Lors de sa libération, le cousin de Leqaa, Hamzah Abushaban, a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Aujourd’hui nous célébrons la liberté. Demain, nous continueront de nous battre en faveur de la justice. Non seulement pour Leqaa, mais aussi pour toutes les personnes détenues injustement.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317223.jpg" alt="A woman in a white tracksuit and black headscarf gives the peace sign as she steps out of white car." class="aiic-ignore wp-image-239987"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Après un an de détention par ICE, Leqaa Kordia a été libérée le 16 mars, à la suite d’un plaidoyer sans relâche d’Amnesty International&nbsp;<strong>États-Unis</strong>&nbsp;et de ses sympathisant<em>·</em>e<em>·</em>s à l’échelle nationale et mondiale.</figcaption></figure>







<h4 class="wp-block-heading">Avril</h4>



<p><strong>Brésil</strong></p>



<p>À la suite d’une campagne soutenue menée par Amnesty International, la justice a enfin été rendue dans l’affaire concernant Maria Bernadete Pacífico, surnommée «&nbsp;Mãe Bernadete&nbsp;», responsable d’une communauté&nbsp;<em>quilombola</em>&nbsp;et défenseure des droits humains assassinée au Brésil en 2023.</p>



<p>En avril, un jury d’un tribunal de la ville de Salvador a déclaré Marílio dos Santos et Arielson da Conceição dos Santos coupables d’avoir planifié et perpétré ce crime.</p>



<p>Cette&nbsp;<a href="https://anistia.org.br/informe/justica-comeca-a-ser-feita-no-caso-mae-bernadete-e-precisa-ir-ate-o-fim/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">condamnation</a>&nbsp;représente une avancée notable dans la lutte contre l’impunité des attaques subies par les défenseur·e·s des droits humains dans le pays.</p>



<p><strong>Côte d’Ivoire</strong></p>



<p>En octobre 2025, des centaines de personnes ont été arrêtées, dont plusieurs femmes enceintes, lors de manifestations d’opposition qui se sont déroulées quelques jours avant l’élection présidentielle.</p>



<p>Amnesty International a publié un communiqué pour&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/03/cote-divoire-women-detained-without-cause/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dénoncer la détention des manifestant·e·s</a>, en mettant l’accent sur la situation de trois femmes enceintes détenues alors même qu’elles n’avaient pas participé aux manifestations.</p>



<p>Bien que le ministère de la Justice ait vivement critiqué ce communiqué dans les médias, la cour d’appel d’Abidjan a ordonné la libération provisoire de deux de ces femmes en avril. La troisième a été libérée provisoirement le 20&nbsp;mai. Amnesty International continuera à se mobiliser en faveur de la libération de toutes les personnes détenues arbitrairement en Côte d’Ivoire et pour que les poursuites engagées à leur encontre soient abandonnées.</p>



<p><strong>Éthiopie</strong></p>



<p>Million Beyene, journaliste et rédacteur en chef de l’<em>Addis Standard</em>, a été enlevé dans la salle de presse de ce média le 15&nbsp;avril par trois hommes en civil. Il semble avoir été pris pour cible en raison de son travail de journaliste. Amnesty International a lancé une <a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/afr25/0923/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Action urgente</a>&nbsp;en sa faveur le 27&nbsp;avril et il a été libéré et a retrouvé sa famille le 28&nbsp;avril.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Je vous suis très reconnaissant de tout le soutien et de tous les efforts déployés pour moi. Cela compte vraiment beaucoup pour moi.</p>
<cite>Million Beyene</cite></blockquote>


<p>Après sa libération, il a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Je reçois actuellement des soins médicaux et fais de mon mieux pour me remettre sur pied.Cette expérience a été éprouvante et j’en subis encore les répercussions, mais je reste fort. Je vous suis très reconnaissant de tout le soutien et de tous les efforts déployés pour moi. Cela compte vraiment beaucoup pour moi.&nbsp;»</p>



<p> <strong>Finland</strong>e</p>



<p>Les autorités finlandaises ont abandonné un projet pilote qui visait à détecter avec l’aide d’algorithmes les fraudes aux prestations sociales et leur utilisation abusive, à la suite d’un dialogue constructif avec Amnesty International Finlande au sujet du recours à l’intelligence artificielle et des normes en matière de droits humains.</p>



<p>Amnesty International a enquêté sur des recours similaires aux algorithmes au Danemark, aux Pays-Bas, en Suède et en France. Ces recherches ont révélé que l’utilisation des outils d’intelligence artificielle dans ces pays n’était pas conforme aux normes relatives aux droits fondamentaux. Les algorithmes utilisés pour détecter les fraudes aux prestations sociales ciblent de façon disproportionnée les groupes marginalisés de la population pour la surveillance, ce qui alimente la discrimination et aggrave les inégalités.</p>



<p><strong>Haîti</strong></p>



<p>Le 30&nbsp;avril, le Parlement européen a adopté une résolution relative à la recrudescence de la traite et de l’exploitation des enfants par les gangs armés en Haïti. Cette résolution comportait plusieurs recommandations essentielles soumises par Amnesty International dans une synthèse adressée au Parlement avant un débat urgent sur cette question.</p>



<p>Le texte, qui reconnaît les enfants exploités comme des victimes, appelle à renforcer les programmes de protection et de réinsertion, à soutenir les survivant·e·s et les organisations haïtiennes, à faire progresser la justice, à cesser les expulsions vers Haïti et à freiner les flux financiers et d’armes illicites.</p>



<p><strong>Philippines</strong></p>



<p>La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé toutes les accusations de crimes contre l’humanité portées à l’encontre de l’ancien président Rodrigo Duterte, ouvrant ainsi la voie à un procès complet. Cette décision a marqué un tournant historique pour les victimes et la justice internationale, en envoyant un message clair&nbsp;: les auteurs présumés d’homicides généralisés et systématiques, constitutifs de crimes contre l’humanité, se retrouveront un jour sur le banc des accusés et devront répondre de leurs actes.</p>



<p>Une femme dont le mari a été tué lors de la prétendue «&nbsp;guerre contre la drogue&nbsp;» menée par Rodrigo Duterte a raconté à Amnesty International la joie qu’elle a ressentie lorsqu’elle a appris l’arrestation de l’ancien président en 2025. «&nbsp;Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai sauté de joie. Je criais dans la cuisine&nbsp;: “Oui, oui, oui&nbsp;!”&nbsp;», a-t-elle déclaré.</p>



<p>Une autre avancée a eu lieu en mai lorsque la CPI a émis un mandat d’arrêt contre l’ancien chef de la police des Philippines, Ronald «&nbsp;Bato&nbsp;» dela Rosa, l’un des principaux alliés de Rodrigo Duterte dans la «&nbsp;guerre contre la drogue&nbsp;». Les autorités des Philippines ont affirmé avoir l’intention de l’arrêter, mais il reste caché et en liberté pour le moment.</p>



<p><strong>Syrie</strong></p>



<p>Le 26&nbsp;avril, les autorités syriennes ont ouvert un procès visant Bachar al&nbsp;Assad et Maher al&nbsp;Assad, en leur absence, ainsi que l’ancien responsable de la sécurité Atif Najib, qui sera jugé en personne car il est détenu, pour les crimes commis contre le peuple syrien.</p>



<p>Cette procédure est une étape cruciale dans l’engagement du gouvernement à faire respecter l’obligation de rendre des comptes, mais elle est entachée par l’absence de Bachar al&nbsp;Assad et d’autres accusés ayant joué un rôle clé dans ces crimes. Amnesty International continuera de plaider pour que les accusés et les conséquences de leurs actions soient jugés en leur présence.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ma-i"><strong><u>Ma</u></strong>i</h3>



<p><strong>Argentine</strong></p>



<p>Le procès des auteurs présumés de l’<a href="https://amnistia.org.ar/noticias/a-dos-anos-del-crimen-de-barracas-comienza-el-juicio-oral-por-el-ataque-contra-dos-parejas-de-lesbianas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">agression mortelle</a>&nbsp;de deux couples de lesbiennes dans le quartier de Barracas à Buenos Aires en mai 2024 a débuté. Lors de cette attaque, Andrea Amarante, Pamela Cobbas et Roxana Figueroa ont été tuées tandis que Sofía Castro Riglos a survécu. Elle continue de demander justice et réparation.</p>



<p><a href="https://amnistia.org.ar/noticias/a-dos-anos-del-crimen-de-barracas-comienza-el-juicio-oral-por-el-ataque-contra-dos-parejas-de-lesbianas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amnesty International Argentine</a>, qui a soutenu les victimes et leurs familles tout au long de la procédure, a salué l’ouverture du procès comme une étape cruciale vers le respect de l’obligation de rendre des comptes. Cette affaire est devenue un symbole de la nécessité de lutter contre la violence motivée par les préjugés et la discrimination envers les personnes LGBTI+. Amnesty International a également soumis aux autorités des propositions juridiques soulignant les obligations qui incombent à l’État, en vertu des normes internationales relatives aux droits humains, d’enquêter sur tous les crimes de ce type et de poursuivre leurs auteurs présumés.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter is-resized"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317220.jpg" alt="Two people hold up colourful signs calling for justice for Pamela, Roxana, Andrea and Sofia." class="aiic-ignore wp-image-239985" style="width:800px;height:auto"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Des militant<em>·</em>e<em>·</em>s réclament justice après l’agression mortelle de deux couples de lesbiennes à Buenos Aires, en Argentine.</figcaption></figure>



<p><strong>Belgique</strong></p>



<p>En mai,&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/eur14/1040/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’État belge a été débouté de son pourvoi en cassation</a>&nbsp;contre un jugement historique rendu par la Cour d’appel de Bruxelles le 2&nbsp;décembre 2024, qui reconnaissait la responsabilité de la Belgique dans l’enlèvement et la ségrégation raciale systématique des enfants métis sous le régime colonial belge et qualifiait ces actes de crimes contre l’humanité.</p>



<p>Dans son arrêt, la Cour de Cassation a confirmé la responsabilité de l’État belge pour les crimes contre l’humanité commis à l’époque coloniale et le droit des victimes à des réparations.</p>



<p>Amnesty International continuera de faire campagne, aux côtés d’African Futures Lab et d’Amnesty International Belgique (section francophone), en faveur de la justice pour les personnes métisses afin qu’elles obtiennent les réparations qu’elles méritent.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/03/Jehosheba-Bennett-1024x768.jpeg" alt="A group of people stand facing to camera, in a beautiful courthouse, with high ceilings and marbled floors." class="aiic-ignore wp-image-236693"/></div><figcaption class="wp-element-caption">En 2024, un tribunal de Belgique a ordonné au gouvernement de verser des réparations à cinq femmes métisses, nées d’une mère africaine et d’un père européen, dans une décision historique</figcaption></figure>



<p><strong>Brésil</strong></p>



<p>En mai 2026,&nbsp;<a href="https://amnistia.org.ar/noticias/victoria-judicial-en-brasil-la-justicia-rechazo-los-recursos-de-darthes-y-reafirmo-la-condena-2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le Tribunal fédéral régional de la troisième région a rejeté les deux recours</a>&nbsp;formés par l’acteur Juan Darthés contre sa condamnation pour violence sexuelle sur l’actrice et militante Thelma Fardin. Cette décision représente une avancée décisive dans une affaire historique qui est devenue un symbole régional de la lutte contre l’impunité des violences fondées sur le genre.</p>



<p>«&nbsp;Après des années de lutte, cette décision est un grand pas vers un système judiciaire qui écoute et qui reconnaît les violences liées au genre, et elle adresse un message puissant à toutes les filles et les femmes d’Amérique latine&nbsp;», a déclaré Thelma Fardin.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317226.jpg" alt="A woman is wearing a blue shirt and red neckerchief. She smiles joyfully, as she walks through a packed room of cameras and smiling people." class="aiic-ignore wp-image-239990"/></div><figcaption class="wp-element-caption">En mai 2026, le tribunal régional fédéral du Brésil a rejeté les deux appels interjetés par l’acteur Juan Darthés contre sa condamnation pour violences sexuelles à l’encontre de l’actrice et militante Thelma Fardin.<br></figcaption></figure>



<p><strong>Monde</strong></p>



<p>L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, à une écrasante majorité, une résolution historique sur la&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/05/global-new-un-climate-accountability-resolution-an-important-step-in-advancing-climate-justice/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsabilité climatique</a>&nbsp;qui reconnaît l’obligation légale qu’ont les États de faire face à la crise des droits humains provoquée par le changement climatique, soulignée dans l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) en 2025.</p>



<p>Portée par la République de Vanuatu, pays insulaire, et soutenue par Amnesty International, cette&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/05/global-new-un-climate-accountability-resolution-an-important-step-in-advancing-climate-justice/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouvelle résolution</a>&nbsp;nous rappelle l’impact que peuvent avoir les personnes, notamment au sein de la société civile et des mouvements associatifs, lorsqu’elles œuvrent ensemble dans un but commun.</p>



<p><strong>Libye</strong></p>



<p>En mai, les années passées à dénoncer les violations des droits humains en Libye ont abouti à une lueur d’espoir pour le respect de l’obligation de rendre des comptes. Khaled El&nbsp;Hishri, membre dirigeant du Dispositif de dissuasion pour la lutte contre le terrorisme et le crime organisé (DACTO), célèbre milice également connue sous le nom d’Al&nbsp;Radaa, a comparu devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.</p>



<p>Amnesty International recueille de longue date des informations sur les terribles violations commises en toute impunité à la prison de Mitiga, à Tripoli, sous le contrôle du DACTO. Ces violations ont notamment pris la forme d’actes de torture et d’autres mauvais traitements, d’homicides illégaux, de disparitions forcées, et d’autres crimes de droit international et graves atteintes aux droits humains.</p>



<p><strong>Norvège</strong></p>



<p>Un tribunal norvégien a rejeté la demande d’extradition de la Grèce concernant Tommy Olsen, fondateur de l’ONG Aegean Boat Report, qui est visé par des poursuites pénales dans ce pays en raison de son travail de recensement des violations des droits humains des personnes réfugiées et migrantes aux frontières de l’Europe. À la suite de son arrestation en Norvège dans un premier temps,&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/eur36/0840/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amnesty International a lancé une Action urgente</a>&nbsp;appelant les autorités norvégiennes à refuser de l’extrader et soulignant que les accusations retenues contre lui ne reposaient sur aucune preuve et découlaient d’une interprétation abusive de la législation anti-passeurs.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Cette affaire ne m’a jamais concerné uniquement à titre personnel, il s’agissait de savoir si le fait de recenser des violations des droits humains et de manifester sa solidarité avec des personnes en déplacement peut être traité comme un délit en Europe.</p>
<cite>Tommy Olsen</cite></blockquote>


<p>«&nbsp;Cette affaire ne m’a jamais concerné uniquement à titre personnel, il s’agissait de savoir si le fait de recenser des violations des droits humains et de manifester sa solidarité avec des personnes en déplacement peut être traité comme un délit en Europe, a-t-il déclaré. Je suis très reconnaissant envers Amnesty International et toutes les personnes qui ont agi en ma faveur au cours de cette procédure.&nbsp;»</p>



<p>Tommy fait toujours l’objet de poursuites pénales en Grèce et d’un mandat d’arrêt européen. Amnesty International continuera de mener campagne contre la criminalisation de la solidarité avec les personnes réfugiées et migrantes.</p>



<p><strong>Afrique du Sud</strong></p>



<p>La manifestation silencieuse organisée par Amnesty International Afrique du Sud pour demander que les défenseur·e·s des droits humains soient protégés et que la police enquête sur les homicides et le harcèlement subis par certains d’entre eux a retenu l’attention des autorités.</p>



<p>Le ministre de la Police par intérim Firoz Cachalia, son vice-ministre Cassel Mathale et le vice-ministre de la Justice Andries Nel ont apporté publiquement leur soutien à la campagne d’Amnesty International. Andries Nel s’est engagé officiellement à rencontrer Amnesty International pour discuter de la nécessité d’une législation relative aux défenseur·e·s des droits humains.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317225.jpg" alt="A group of people stood on steps, hold an array of banners, reading Hands of HRDS." class="aiic-ignore wp-image-239989"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Amnesty International Afrique du Sud a organisé une manifestation silencieuse appelant à la protection des défenseur·e·s des droits humains.</figcaption></figure>



<p><strong>Nigeria</strong></p>



<p>Les recherches d’Amnesty International et son travail de campagne auprès du public ont contribué à attirer l’attention du pays sur les allégations de violations des droits humains commises par Tiger Base, une brigade policière de lutte contre les enlèvements et les vols à main armée dont le centre de détention est situé à Owerri, dans l’État d’Imo, au Nigeria. La&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org.ng/wp-content/uploads/2026/03/AFR4407192026ENGLISH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">campagne #EndTigerBase</a>&nbsp;a abouti à un dialogue direct avec l’inspecteur général de la police et le commandement de la police de l’État d’Imo, ainsi qu’à une visite de ce centre de détention et des discussions de haut niveau sur l’obligation de rendre des comptes et les réformes.</p>



<p>Les autorités ont annoncé l’arrêt des activités sous l’identité Tiger Base, la création d’une nouvelle brigade et des mesures disciplinaires à l’encontre de certains agents accusés de violations. Amnesty International continuera de suivre la situation et de dénoncer les violences policières.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317217.jpg" alt="A group of people stand seriously in a dark office - some are wearing black t-shirts, while the other two wear a police uniform." class="aiic-ignore wp-image-239982"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Le personnel d’Amnesty International et le commissaire de police de l’État d’Imo, Audu Garba Bosso, en visite de campagne au centre de détention de la base Tiger dans l’État d’Imo.</figcaption></figure>



<p><strong>Turquie</strong></p>



<p>Defne Güzel, présidente de l’Association du 17&nbsp;mai et militante des droits des personnes LGBTI+, a été relaxée à l’issue d’une procédure pénale engagée contre elle pour des contenus publiés sur le site et les comptes de réseaux sociaux de cette organisation. Les autorités affirmaient que ces contenus sortaient du cadre des objectifs légitimes de l’association et enfreignaient certaines dispositions du Code pénal à la définition vague, en relation avec les mœurs et le développement social.</p>



<p>Amnesty International a lancé une&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/eur44/0946/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Action urgente en faveur de Defne Güzel</a>, qui encourait une peine d’un à trois ans de prison ainsi qu’une amende en cas de condamnation.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317222.jpg" alt="A person, wearing a red backpack and red headband, smiles happily to camera. They are stood by a beautiful canal, where people sit out on either side, drinking coffee." class="aiic-ignore wp-image-239986"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Defne Güzel, présidente de l’Association du 17 mai et militante des droits des personnes LGBTI+ en Turquie, a été acquittée à la suite d’une procédure pénale engagée contre elle pour des contenus partagés sur le site Web et les comptes de réseaux sociaux de l’association.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Juin</h4>



<p><strong>Monde</strong></p>



<p>La rapporteuse spéciale de Nations unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants a publié ses&nbsp;<a href="https://www.ohchr.org/fr/special-procedures/sr-torture/resources-torture" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recommandations de traité contre le commerce des instruments de torture</a>, qui ont donné du poids à l’appel mondial en faveur d’un traité émanant de&nbsp;<a href="https://www.cvt.org/statements/joint-declaration-from-torture-survivors-in-support-of-a-torture-free-trade-treaty/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">personnes ayant survécu à la torture</a>&nbsp;et du&nbsp;<a href="https://omegaresearchfoundation.org/what-we-do/trade/the-shoreditch-declaration-for-a-torture-free-trade-treaty/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réseau sur le traité contre le commerce des instruments de torture</a>, une coalition d’organisations de la société civile dont Amnesty International est l’un des membres fondateurs.</p>



<p>En s’appuyant sur l’<a href="https://www.ohchr.org/fr/documents/thematic-reports/a78324-thematic-study-global-trade-weapons-equipment-and-devices-used" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude thématique sur le commerce mondial des armes, équipements et dispositifs utilisés par les forces de l’ordre</a>&nbsp;qu’elle avait publiée en 2023, à laquelle Amnesty International avait contribué, ces recommandations apportent l’éclairage d’expert·e·s de l’ONU sur ce que pourrait contenir un traité en pratique et les mesures qui doivent être prises pour en faire une réalité. Elles constitueront un précieux outil de plaidoyer pour cette&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/petition/take-the-torture-out-of-the-protest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">campagne toujours en cours</a>.</p>



<p><strong>Monde</strong></p>



<p>Le 26&nbsp;juin, le Comité européen des droits sociaux du Conseil de l’Europe a publié sa&nbsp;<a href="https://www.coe.int/fr/web/european-social-charter/-/the-european-committee-of-social-rights-publishes-its-decision-on-the-collective-complaint-amnesty-international-and-m%C3%A9decins-du-monde-international-v.-sweden" target="_blank" rel="noreferrer noopener">décision unanime</a>&nbsp;à l’issue d’une réclamation collective déposée par Amnesty International et le réseau international de Médecins du Monde contre la Suède. Le Comité a estimé que la Suède avait violé la Charte sociale européenne en ne garantissant pas le droit de bénéficier de soins de santé sans discrimination et en ne respectant pas l’égalité d’accès aux soins pour les personnes migrantes vulnérables de l’Union européenne.</p>



<p>La réclamation recensait 129&nbsp;cas illustrant le fait que les autorités suédoises refusaient très fréquemment l’accès aux soins à ces personnes, dont beaucoup étaient d’origine rom, ou leur facturaient l’intégralité du coût des traitements. En conséquence, de nombreuses personnes dans ce cas évitaient de solliciter des soins médicaux pourtant nécessaires, ce qui les exposait à de graves risques pour leur vie et leur santé. Cette décision forte doit servir de principe directeur non seulement pour la Suède, mais aussi pour tous les pays de l’Union européenne afin de respecter leur obligation de garantir l’accès aux soins et traitements médicaux pour toutes les personnes, quelle que soit leur situation.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Soudan. Les atrocités commises par les Forces d’appui rapide à El Fasher viennent « entacher la conscience de l’humanité »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/soudan-les-atrocites-commises-par-les-forces-dappui-rapide-a-el-fasher-viennent-entacher-la-conscience-de-lhumanite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 03:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36623</guid>

					<description><![CDATA[<p>Soudan. Les atrocités commises par les Forces d’appui rapide à El Fasher viennent « entacher la conscience de l’humanité » Au Soudan, les Forces d’appui rapide (FAR) ont commis des crimes contre l’humanité et un nettoyage ethnique pendant leur campagne visant à prendre le contrôle de la ville d’El Fasher, dans l’État du Darfour septentrional, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Soudan. Les atrocités commises par les Forces d’appui rapide à El Fasher viennent « entacher la conscience de l’humanité »</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les FAR se sont rendues coupables de crimes contre l’humanité et de nettoyage ethnique</strong></li>



<li><strong>Des enfants ont été délibérément pris pour cible par les combattants des FAR pendant les attaques</strong></li>



<li><strong>Il est urgent d’instaurer un cessez-le-feu et de déployer une force internationale de protection</strong></li>
</ul>



<p>Au Soudan, les Forces d’appui rapide (FAR) ont commis des crimes contre l’humanité et un nettoyage ethnique pendant leur campagne visant à prendre le contrôle de la ville d’El Fasher, dans l’État du Darfour septentrional, conclut Amnesty International dans un nouveau rapport de première importance. L’organisation appelle maintenant à un cessez-le-feu immédiat au Soudan, ainsi qu’au déploiement de toute urgence d’une force internationale pour protéger les civil·e·s.</p>



<p>Intitulé <em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/AFR5411162026FR.pdf"><span style="text-decoration: underline;">Ville assiégée, enfants attaqués. Les crimes contre l’humanité des Forces d’appui rapide dans le Darfour septentrional</span></a></em>, ce rapport décrit comment, à El Fasher et dans ses environs, des civil·e·s ont été tués, blessés, frappés, torturés et détenus entre début 2024 et octobre 2025 durant les affrontements qui ont opposé les FAR aux Forces armées soudanaises (FAS) et aux forces conjointes qui leur sont alliées, dans le cadre d’une guerre qui a dévasté le Darfour septentrional. Les FAR ont notamment commis les crimes de meurtre, de transfert forcé, d’emprisonnement, de torture, de viol, d’esclavage sexuel, d’autres formes de violence sexuelle, d’asservissement, d’extermination et de persécution.</p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/AFR5411162026FR.pdf">lire le rapport (fr)</a></div>
</div>



<p>Des centaines de milliers d’enfants ont été déplacés et beaucoup ont été exposés de façon répétée au risque de mort et de blessure au cours des attaques ou pendant leur fuite. Un nombre incalculable d’entre eux ont été rendus orphelin·e·s. Les personnes en situation de handicap et les personnes âgées ont été confrontées à des risques considérables, tels que des attaques ciblées, l’abandon et l’impossibilité de bénéficier de l’aide essentielle dont elles avaient besoin.</p>



<p>Au fil de leurs attaques dans le Darfour septentrional, les combattants des FAR ont couramment utilisé des termes comme falangay (falangayat au pluriel), évoquant l’esclavage ou la servitude, lorsqu’ils s’en prenaient à des civil·e·s appartenant à des groupes ethniques non arabes.</p>



<p>« La guerre au Soudan est une guerre contre les populations civiles. Le monde a été alerté des horreurs que subissaient les civil·e·s à El Fasher tandis que les FAR assiégeaient la ville. Ces atrocités viennent entacher la conscience de l’humanité, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Les enfants n’ont pas seulement été les dommages collatéraux de cette violence : ils ont souvent été visés de façon délibérée et ont énormément souffert. Ils ont été massivement tués, blessés, violés, enlevés et recrutés de force.</p>



<p>« Un cessez-le-feu immédiat est nécessaire à l’échelle nationale. Une force internationale indépendante et dotée de moyens suffisants doit être déployée au Soudan afin de protéger les populations civiles des crimes commis par toutes les parties au conflit. Si la communauté internationale n’agit pas sans délai, les attaques contre les civil·e·s – et les immenses souffrances et traumatismes infligés aux enfants – vont se poursuivre sans entrave. »</p>



<p>Amnesty International a interrogé pour ce rapport 247 personnes qui avaient subi des exactions liées au conflit ou en avaient été témoin, dont 208 victimes (169 adultes et 39 mineur·e·s). Elle s’est aussi appuyée sur l’analyse d’informations en accès libre, notamment 89 vidéos et l’examen approfondi d’images satellite du Darfour septentrional.</p>



<p>Le 10 juin 2026, Amnesty International a écrit au général Mohamed Hamdan Dagalo, qui dirige les FAR, pour lui faire part des conclusions de son rapport. Au moment de la publication de celui-ci, elle n’avait pas reçu de réponse.</p>



<p>L’analyse des éléments de preuve recueillis à propos de la zone géographique et de la période examinées dans le rapport permet de conclure – sans aucune réserve – à l’existence de persécutions fondées sur l’identité ethnique. Amnesty International pense que les actes dont il est fait état dans ce rapport, ainsi que d’autres crimes présumés sur lesquels elle enquête parallèlement, pourraient être constitutifs du crime de génocide. Son enquête à ce sujet est encore en cours à l’heure de la publication du rapport.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le siège d’El Fasher</h4>



<p>En novembre 2023, les FAR contrôlaient quatre des cinq capitales régionales du Darfour. El Fasher, capitale du Darfour septentrional, était la seule à résister. À partir de 2024, les FAR ont attaqué de façon systématique les villages, les villes et les camps de personnes déplacées aux alentours d’El Fasher, infligeant violences et pillages aux habitant·e·s et incendiant des infrastructures civiles.</p>



<p>Beaucoup de ces localités étaient peuplées majoritairement de membres du groupe ethnique zaghawa. Lors de ces attaques, les combattants des FAR ont incendié des habitations longtemps après la fuite des habitant·e·s, ce qui tend à indiquer qu’ils cherchaient à rendre ces zones inhabitables. Ces actes, associés au fait que les FAR continuent de contrôler ces régions, ce qui empêche les populations déplacées d’y retourner, semblent révélateurs d’une volonté de procéder au nettoyage ethnique des alentours d’El Fasher en en chassant les Zaghawas.</p>



<p>Yagoub*, adolescent zaghawa de 17 ans, se trouvait dans la ferme familiale près de la ville d’Abu Zerega, à 35 kilomètres au sud d’El Fasher, quand les FAR ont attaqué en décembre 2024. Il a essayé de s’enfuir mais a été capturé par les FAR. Il a déclaré à Amnesty International : « Ils m’ont ligoté et frappé avec des bâtons et la crosse d’un AK-47. Ensuite, l’un d’eux s’est approché à dos de dromadaire et a dit : “C’est un fils de falangay” [&#8230;] puis il m’a tiré dans la jambe. »</p>



<p>Yagoub marche aujourd’hui avec des béquilles. Huit de ses cousin·e·s, dont quatre garçons âgés de 11 à 17 ans, ont été tués pendant cette même attaque.</p>



<p>Une fois les habitant·e·s déplacés des villages autour d’El Fasher, les FAR ont soumis la capitale régionale à un siège cruel entre mai 2024 et octobre 2025, limitant les entrées de denrées alimentaires et humanitaires et bombardant la ville presque quotidiennement. La famine s’est propagée, contraignant la population à se nourrir d’ambaz, un sous-produit issu de la production d’huile d’arachide qui sert habituellement à nourrir les animaux. Tous les civil·e·s – mais plus particulièrement encore les enfants, chez qui la maladie et la malnutrition peuvent avoir des effets irréversibles – ont été durement touchés par cette famine délibérément induite.</p>



<p>Des femmes ont raconté avoir accouché dans un contexte de grave privation et de stress élevé : dans des abris antiaériens souterrains étouffants, dans des hôpitaux pilonnés, ou pendant qu’elles fuyaient les violences. Dans l’impossibilité de se procurer pour elles-mêmes une alimentation suffisante, elles n’ont souvent pas eu assez de lait pour nourrir leurs nouveau-nés. Sans autres solutions sûres, beaucoup de femmes ont vu leur bébé dépérir.</p>



<p>Rashida*, une femme de 39 ans, a perdu son dernier né, l’un de ses jumeaux âgés d’un an, en août 2025. Elle a raconté : « [Mon fils] s’affaiblissait beaucoup [et] ne prenait pas le lait. Il est devenu très maigre. »</p>



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</div>



<h4 class="wp-block-heading">La prise d’El Fasher</h4>



<p>Le 26 octobre 2025, les FAR ont lancé leur offensive finale contre El Fasher. Quand les civil·e·s ont tenté de fuir, ils se sont heurtés à un réseau de 57 kilomètres de berme (remblais de terre). Il s’en est suivi un massacre : plusieurs centaines de personnes ont été exécutées, et de nombreuses autres ont été torturées ou emmenées en détention.</p>



<p>Amnesty International a mené des entretiens avec 70 rescapé·e·s, et quasiment toutes ces personnes avaient été témoins d’exécutions, de viols, d’actes de torture ou de prises d’otages. Une femme de 58 ans a estimé avoir vu plus d’un millier de cadavres : « Les personnes qui ont été tuées par balles ont été jetées dans la berme [&#8230;] [Les FAR] ont affirmé qu’elles rempliraient la berme des corps. »</p>



<p>Parmi les personnes tuées à la berme figuraient de nombreux enfants. Taiseer*, une femme zaghawa de 68 ans qui fuyait avec ses cinq petits-enfants, a vu les FAR tuer par balles un garçon de 12 ans qui les accompagnait.</p>



<p>Zubeida*, une adolescente de 15 ans, a survécu au massacre d’environ 25 personnes à la berme uniquement car elle s’était présentée comme étant à moitié arabe et avait menti en affirmant que son père faisait partie des FAR. Elle a été témoin de l’exécution d’hommes et de garçons, du meurtre de femmes qui résistaient au viol et de la mort par balles de jeunes enfants. « Je suis la seule survivante. », a-t-elle déclaré.</p>



<p>Les personnes restées à El Fasher ont été témoins d’exactions effroyables. Amnesty International a interrogé 18 personnes qui se trouvaient à l’intérieur de la maternité saoudienne, dont des membres du personnel, des patient·e·s et des proches de patient·e·s, et qui ont vu les FAR y tuer des dizaines de personnes. L’attaque contre cet hôpital, infrastructure protégée aux termes du droit international, est un crime de guerre.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Violences sexuelles, prises d’otages et enrôlement d’enfants</h4>



<p>Les FAR ont commis des viols et d’autres formes de violence sexuelle à très grande échelle et dans de nombreux lieux. Amnesty International a interrogé 26 victimes de violences sexuelles. Parmi elles figuraient 20 femmes victimes de viol, dont trois filles de moins de 18 ans et une jeune femme qui avait 17 ans quand elle avait été violée. Les victimes ont raconté qu’elles avaient subi de graves humiliations et violences ayant entraîné des préjudices physiques et psychologiques durables.</p>



<p>Tasneem*, une fille zaghawa de 13 ans, a été enlevée début avril 2025 quand les FAR ont attaqué son village à l’ouest d’El Fasher. Elle gardait le troupeau de sa famille avec son père lorsque des combattants des FAR se sont approchés. Elle les a vu abattre son père, puis elle a été capturée et emmenée à El Daein, à environ 350 kilomètres.</p>



<p>Elle a raconté à Amnesty International : « [La première fois que j’ai été violée] c’était par trois personnes. J’avais les yeux bandés […] Ils m’ont immobilisée [&#8230;] Ils m’ont dit : “on te fait ça car tes gars nous ont combattus, des gars qui font partie des falangayat”. »</p>



<p>Les FAR ont aussi maintenu illégalement des civil·e·s en détention ; beaucoup ont été retenus en otage dans le but d’obtenir une rançon, souvent dans des conditions abominables. Amnesty International a mené des entretiens avec 45 personnes, dont huit mineur·e·s, qui avaient été détenues illégalement par les FAR entre juillet 2024 et janvier 2026.</p>



<p>Leurs conditions de détention avaient été violentes et dégradantes. Les personnes interrogées, parmi lesquelles des garçons dont certains n’avaient que 13 ans, ont expliqué avoir reçu des coups et subi des insultes à caractère ethnique proférées par des combattants des FAR pendant leur captivité. Ces personnes n’avaient pas assez à manger ni à boire, et étaient détenues dans des pièces étouffantes et surpeuplées. Des maladies se sont propagées : nombre de détenu·e·s ont vu des dizaines, voire des centaines, de personnes mourir de déshydratation ou de maladie.</p>



<p>Amnesty International a réalisé des entretiens avec neuf hommes qui avaient été détenus dans le centre de détention de Mina Al Bari, dans la banlieue est d’El Fasher, pendant des périodes allant jusqu’à cinq mois, entre mi-2024 et début 2026. Ils ont raconté avoir été enfermés dans des conteneurs, qui étaient fermés la plupart du temps. La chaleur étouffante et la mauvaise ventilation faisaient qu’il était difficile de respirer.</p>



<p>Un de ces hommes a déclaré : « On ne pouvait pas étendre nos jambes […] On ne pouvait pas dormir longtemps […] [Les FAR] m’ont dit : “on s’en fiche si tu meurs”. »</p>



<p>Un autre homme détenu lui aussi à Mina Al Bari a raconté avoir été privé d’eau et de nourriture : « Mon corps [s’asséchait] complètement, [nous] avons perdu connaissance. [Les FAR] pensaient qu’on était morts, alors ils nous ont juste jetés hors du conteneur. Au bout d’un moment, ils ont compris qu’on était encore vivants. Ils nous ont torturés à nouveau et nous ont remis dans le conteneur. »</p>



<p>Amnesty International a aussi recueilli des informations faisant état de l’enrôlement et de l’utilisation généralisés de garçons mineurs par les FAR, soit recrutés auprès de groupes ethniques arabes alliés, soit enlevés dans des groupes non arabes au cours d’attaques contre des villages et des camps de personnes déplacées. Ces enfants et adolescents accomplissaient différentes missions pour le groupe, notamment combattre, collecter des renseignements et garder du bétail.</p>



<p>Rashid* a été enlevé par les FAR dans son village vers juillet 2024, à l’âge d’environ 17 ans. Pendant près de neuf mois, il a été retenu dans une zone rurale et forcé à garder des chèvres. Il était surveillé par trois garçons armés, eux-mêmes des recrues des FAR, qui lui ont fait subir ainsi qu’à d’autres personnes détenues des humiliations et des passages à tabac, et qui l’ont privé de nourriture et d’eau. Il a témoigné : « Ils m’observaient et, si j’essayais de me reposer, ils tiraient dans ma direction […] Ils m’ont frappé sur tout le corps. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Des commandants identifiés</h4>



<p>Amnesty International a identifié des commandants des FAR responsables de graves violations du droit international.</p>



<p>Des membres des FAR ont filmé et diffusé publiquement des vidéos d’exécutions de masse. Amnesty International a collecté et authentifié 19 vidéos faisant état d’un massacre de grande ampleur près de la berme, à une douzaine de kilomètres au nord-ouest d’El Fasher. Neuf de ces vidéos montrent le commandant des FAR Al Fateh Abdullah Idris, plus connu sous le nom d’« Abu Lulu », en train d’exécuter des prisonniers en tenue civile.</p>



<p>Parmi les hauts responsables du centre de détention de Mina Al Bari figuraient le général de division Gedo Hamdan Ahmed Mohamed (dit « Abu Shouk »), qui a mené des interrogatoires et participé à des actes de torture, et le lieutenant-colonel Abbas Khater Bakhit, qui a été vu en train de donner l’ordre de torturer des prisonniers et d’arranger le versement de rançons.</p>



<p>Ces violations ont été commises de façon répétée et à grande échelle, ce qui laisse à penser que les responsables hiérarchiques étaient au courant de ce qu’il se passait, ou auraient dû l’être, et n’ont rien fait pour l’empêcher ou pour demander des comptes à quiconque.</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Recommandations</h4>



<p>« La communauté internationale doit faire plus que déclarer sa préoccupation et doit prendre des mesures concrètes pour protéger les civil·e·s, de manière à briser le cycle de l’impunité, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Le Soudan est durement touché par les coupes dans le financement de l’aide humanitaire, qui ont exacerbé la crise déjà catastrophique en matière de droits humains pour ces populations qui ont tout perdu. Tous les partenaires internationaux du Soudan doivent veiller à ce qu’une aide suffisante parvienne aux personnes réfugiées et déplacées, notamment des services destinés aux enfants, afin d’aider à atténuer la crise.</p>



<p>« Il faut en outre renforcer l’obligation de rendre des comptes en apportant un soutien suffisant à tous les mécanismes existants en matière d’obligation de rendre des comptes pour le Soudan, notamment la Cour pénale internationale, ainsi que les missions d’établissement des faits soutenues par les Nations unies et l’Union africaine. Les commandants identifiés dans le rapport doivent faire l’objet d’une enquête et, s’il existe suffisamment de preuves recevables, être traduits en justice. »</p>



<p>Tous les pays doivent cesser immédiatement de fournir des armes et des munitions à toutes les parties au conflit au Soudan. Ils doivent en particulier arrêter de livrer des armes aux Émirats arabes unis – principal soutien des FAR – jusqu’à ce que ce pays respecte l’embargo des Nations unies. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit par ailleurs élargir au reste du pays l’embargo actuel sur les armes concernant le Darfour.</p>



<p class="has-text-align-right has-x-small-font-size"><em>*Les prénoms ont été modifiés.</em></p>




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		<title>Libye/UE. Les autorités rivales intensifient la répression xénophobe et raciste visant les personnes réfugiées et migrantes en Libye alors que l’UE cherche à renforcer les liens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 11:34:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Libye/UE. Les autorités rivales intensifient la répression xénophobe et raciste visant les personnes réfugiées et migrantes en Libye alors que l’UE cherche à renforcer les liens L’Union européenne cherche à étendre sa coopération avec les autorités libyennes rivales et leurs groupes armés alliés, alors même que ces acteurs mènent une campagne d’une intensité croissante, alimentée [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Libye/UE. Les autorités rivales intensifient la répression xénophobe et raciste visant les personnes réfugiées et migrantes en Libye alors que l’UE cherche à renforcer les liens</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les autorités libyennes rivales intensifient leur répression raciste, procédant à des milliers d’arrestations, de détentions arbitraires et d’expulsions collectives de personnes réfugiées et migrantes.</strong></li>



<li><strong>Le discours xénophobe de responsables politiques alimente les violences, la multiplication des manifestations hostiles aux migrant·e·s et le recours à l’autodéfense.</strong></li>



<li><strong>L’UE cherche à renforcer la coopération en matière de migration avec ces acteurs en dépit de leur bilan de graves violations des droits humains.</strong></li>
</ul>



<p>L’Union européenne cherche à étendre sa coopération avec les autorités libyennes rivales et leurs groupes armés alliés, alors même que ces acteurs mènent une campagne d’une intensité croissante, alimentée par un discours xénophobe, d’arrestations de masse, de détentions arbitraires et d’expulsions collectives illégales, toutes discriminatoires sur le plan racial, visant les personnes réfugiées, demandeuses d’asile ou migrantes, a déclaré Amnesty International le 23 juin 2026.</p>



<p>Au cours du mois écoulé, le gouvernement d’unité nationale (GUN) basé à Tripoli et le « gouvernement libyen », son rival dans l’est du pays, allié au groupe armé nommé Forces armées arabes libyennes (FAAL), contrôlant de facto l’est et le sud du pays, ont lancé une nouvelle répression contre les personnes étrangères, procédant à des milliers d’arrestations. Les déclarations xénophobes et racistes de responsables politiques ont alimenté une multiplication des manifestations hostiles aux personnes migrantes, le recours à des groupes d’« autodéfense » anti-migrants et les discours de haine en ligne. Dans le même temps, l’Union européenne (UE) cherche activement à étendre sa coopération en matière de migration avec ces mêmes acteurs, afin de retenir les personnes réfugiées et migrantes en Libye, notamment dans l’est du pays, contrôlé par les FAAL, en dépit de leur bilan largement attesté de crimes de droit international et de graves atteintes aux droits humains.</p>



<p>« Il est scandaleux que les autorités libyennes rivales s’unissent dans les atteintes aux droits humains des personnes réfugiées et migrantes, les discours racistes, le refus des demandes d’asile et l’arrestation arbitraire de milliers de personnes, qui sont ensuite expulsées, parfois collectivement, aux frontières terrestres. Le gouvernement d’unité nationale et ses rivaux de l’est du pays doivent mettre un terme immédiatement à ces violences », a déclaré Diana Elahawy, directrice adjointe pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à Amnesty International.</p>



<p>« L’UE finance depuis longtemps le contrôle des mouvements migratoires en Libye par son soutien aux garde-côtes libyens, ce qui la rend déjà complice de terribles atteintes aux droits humains et violences. Étendre cette coopération aux groupes armés basés dans l’est du pays connus pour commettre des crimes de guerre et d’autres atteintes aux droits humains en toute impunité reflète un mépris choquant non seulement pour le droit international mais également pour la vie et la dignité humaines. L’UE et ses États membres ne peuvent échapper à leurs responsabilités à l’égard de ces violences qui se poursuivent. Ils doivent mettre un terme à leur complicité dans les crimes de droit international et suspendre leurs politiques visant à retenir les personnes réfugiées en Libye, à cause desquelles ces personnes sont prises au piège dans des cycles de violence. »</p>



<p>Le gouvernement d’unité nationale et ses rivaux de l’est du pays doivent immédiatement mettre un terme à leur discours raciste et xénophobe et exiger que l’ensemble de leurs entités et groupes armés alliés mettent fin à la détention arbitraire de masse et aux expulsions illégales de personnes réfugiées et migrantes et les protègent de la torture et des autres violences dont se rendent responsables des acteurs étatiques et non étatiques.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Arrestations de masse suivies d’expulsions collectives et sommaires</h4>



<p>Dans le cadre de la répression, des milliers de personnes réfugiées, demandeuses d’asile et migrantes ont été arrêtées dans tout le pays, notamment à Ajdabiyah, Al Bayda, Benghazi, Derna, Sabratha, Sebha, Syrte, Tripoli et Tobrouk.</p>



<p>Dans l’ouest du pays, le directeur adjoint de la Direction de la lutte contre la migration illégale (DCIM), le colonel Ali Daw, a annoncé que la DCIM avait arrêté et expulsé de force des dizaines de personnes migrantes, dont des enfants, de camps informels du secteur d’al Serraj, à Tripoli, le 18 mai 2026. La branche de l’est de Tripoli de la DCIM s’est également félicitée d’avoir expulsé sommairement plus de 800 « migrant·e·s illégaux », notamment des ressortissant·e·s soudanais, depuis l’aéroport de Mitiga, à Tripoli, depuis début mai. Les personnes expulsées n’ont pas eu la possibilité de contester leur expulsion ni de demander l’asile. </p>



<p>La branche de l’est de la DCIM a annoncé le 24 mai qu’entre 7 000 et 8 000 personnes migrantes avaient été arrêtées dans l’est et le sud du pays dans l’attente de leur expulsion, dont 4 500 personnes d’origine étrangère, notamment des Soudanais·es ayant été arrêtés depuis mai. Dans une autre déclaration datant du 2 avril, la branche de l’est de la DCIM a annoncé avoir prévenu des représentant·e·s de l’UE que la Libye n’était pas une « terre de réinstallation pour les Africains », ce qui illustre le rejet spécifique des personnes migrantes noires originaires d’Afrique subsaharienne, qualifiées d’« Africains ». </p>



<p>Le 3 juin, un représentant de la DCIM a déclaré que quiconque entrait sur le territoire sans papiers était un « migrant illégal » qui serait « simplement expulsé » et que la DCIM « ne reconnaît absolument pas les cartes de réfugiés ».</p>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec un demandeur d’asile soudanais qui a été arrêté le 2 juin par la DCIM dans la ville de Tobrouk, dans l’est du pays, contrôlé par les FAAL, avec des dizaines d’autres personnes soudanaises, sur la base d’un profilage racial. Il a déclaré à Amnesty International qu’il avait été détenu pendant deux jours dans un hangar gravement surpeuplé du centre d’accueil et d’expulsion de Bab al Zaytoun à Tobrouk, avant d’obtenir sa libération. Il a déclaré avoir été détenu dans le hangar avec au moins 1 000 personnes, dont des ressortissant·e·s soudanais, égyptiens et bangladais, ainsi que 200 personnes qui avaient été interceptées en mer.</p>



<p>Les gardiens ont refusé de lui fournir de l’insuline et de lui permettre de solliciter l’asile. Il a vu des responsables évacuer 400 personnes du centre de détention. Il a ensuite appris d’une autre personne demandeuse d’asile soudanaise, qui l’a contacté depuis Port-Soudan (nord-est du Soudan), que ces personnes avaient été forcées à embarquer dans un avion à Benghazi et expulsées.</p>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec un Sierra-Léonais noir vivant à Tripoli qui avait été arrêté et détenu deux fois au cours des deux semaines précédentes. Le 2 juin, la DCIM l’a arrêté avec d’autres personnes migrantes noires dans une rue de Tripoli, avant de le transférer vers un centre de détention dans l’ouest de la Libye sous contrôle des forces armées de la zone militaire des montagnes de l’Ouest. Des gardes l’ont frappé tous les jours pendant quatre jours jusqu’à ce que des ami·e·s l’aident à payer une rançon pour obtenir sa libération. Il a déclaré que des milliers de personnes étaient détenues dans ce centre, y compris des personnes soudanaises, égyptiennes, pakistanaises, algériennes et tunisiennes. Le 11 juin, la DCIM l’a arrêté alors qu’il se trouvait dans un taxi à Tripoli, puis l’a transféré vers un lieu non identifié à Tripoli, où il a été détenu pendant deux jours et frappé, jusqu’à ce qu’il paie une autre rançon. </p>



<p>Les recherches effectuées par le passé sur les arrestations de personnes migrantes indiquent que les milices, les groupes armés et les forces de sécurité en Libye, motivés par la xénophobie et le racisme, ont particulièrement pris pour cible les personnes noires et racisées, qui représentent la majorité de la population migrante en Libye.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le racisme officiellement approuvé encourage les mouvements de manifestations hostiles aux personnes migrantes </h4>



<p>Entre le 1er et le 10 juin 2026, une série de déclarations et de décisions rejetant la « réinstallation » de personnes migrantes en Libye ont été publiées par le ministère des Affaires étrangères du gouvernement d’unité nationale, la Chambre des représentants, le Parlement libyen allié aux autorités basées dans l’est du pays, ainsi que le « gouvernement de stabilité nationale » (GNS) basé dans l’est du pays et les FAAL.</p>



<p>La Chambre des représentants a souligné la nécessité de protéger l’« identité démographique et culturelle » de la Libye et a évoqué la Loi n° 24 d’août 2023, qui impose l’emprisonnement et l’expulsion de toute personne cherchant à se « réinstaller » en Libye, que ce soit par des moyens légaux ou illégaux. Saddam Haftar, numéro deux des FAAL, a annoncé une vaste campagne d’expulsions. Amnesty International a déjà recueilli des informations sur les expulsions collectives de personnes migrantes et réfugiées, ainsi que sur les homicides illégaux, les actes de torture et autres mauvais traitements, les viols et les violences sexuelles dont s’est rendu responsable le groupe armé Tariq Ben Zeyad (TBZ), alors sous le contrôle de facto de Saddam Haftar. </p>



<p>Le 8 juin, le ministre de l’Intérieur du gouvernement d’unité nationale Emad al Trabelsi a déclaré que les autorités mettaient en œuvre un programme national d’expulsions dans le cadre duquel des milliers de personnes avaient déjà été sommairement expulsées. Emad Al Trabelsi était auparavant à la tête de la tristement célèbre milice de l’Agence de sécurité publique, qui a été impliquée dans des crimes contre des migrant·e·s et des réfugié·e·s et a également participé à la répression actuelle.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Mouvement « Pas de réinstallation »</h4>



<p>La nouvelle répression des autorités s’inscrit dans un contexte d’intensification des manifestations xénophobes à Tripoli portant le slogan « Pas de réinstallation » et de publications xénophobes et racistes sur les réseaux sociaux.</p>



<p>Depuis avril, des centaines de manifestant·e·s se réunissent chaque semaine dans le quartier de Janzour, dans l’ouest de Tripoli, où se trouvent des locaux de l’ONU. Reprochant aux personnes migrantes, qualifiées d’« infiltrés », les problèmes économiques de la Libye, ils exigent l’expulsion de Libye du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, tout en exprimant leur opposition à la coopération en matière de migration avec l’UE destinée à maintenir les personnes étrangères en Libye. Avec la DCIM et des municipalités locales, des manifestant·e·s hostiles aux personnes migrantes ont appelé les Libyen·ne·s employant ou hébergeant des personnes migrantes en situation irrégulière à les licencier et les expulser et à dénoncer toute personne qui ne l’aurait pas fait. </p>



<p>Le 4 juin, lors d’une manifestation devant les locaux du HCR à Tripoli, des manifestant·e·s ont déposé des monticules de sable devant les entrées et ont franchi le portail extérieur du complexe voisin de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), qui a fait part de sa préoccupation quant à la diffusion de mésinformation et de désinformation concernant le travail de l’ONU en Libye. Les forces de sécurité libyennes présentes sur place ne sont pas intervenues. Le 8 juin, Emad al Trabelsi, ministre de l’Intérieur du gouvernement d’unité nationale, a rencontré des militant·e·s du mouvement « Non à la réinstallation » et a publiquement fait part de son soutien à leurs revendications. </p>



<p>Depuis le 15 mai, des vidéos publiées en ligne montrent des personnes noires pourchassées, provoquées, frappées et agressées physiquement par des personnes libyennes, notamment à Tripoli , Zintan et Zliten, ce qui démontre que le discours hostile aux migrant·e·s porté par des acteurs étatiques et non étatiques a entraîné une intensification des violences racistes commises en toute impunité.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L’UE complice d’atteintes aux droits humains systémiques </h4>



<p>Des documents divulgués, des informations des médias, ainsi que plusieurs publications sur les réseaux sociaux des FAAL, de l’opération navale de l’UE Eunavfor Med Irini et de la délégation de l’UE en Libye datant de mai confirment que le bloc cherche à étendre sa coopération en matière de migration avec la Libye, notamment en créant un centre de coordination des sauvetages maritimes à Benghazi, la deuxième plus grande ville de Libye, sous le contrôle de FAAL.</p>



<p>Cela intervient après que les garde-côtes libyens ont ouvert le feu sur un navire de secours de l’ONG Sea-Watch le 11 mai, dans les eaux internationales au nord de Tripoli. Il s’agissait de la troisième fois que de tels agissements se produisaient depuis août 2025. Les autorités libyennes n’ont pas publié d’informations sur de quelconques enquêtes. Le 6 mai, la Médiatrice européenne a ouvert une enquête sur la non-publication par la Commission européenne de documents liés à l’un de ces événements.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information </h4>



<p>La crise actuelle est le prolongement des atteintes généralisées et systématiques aux droits humains de personnes réfugiées et migrantes, largement attestées, qui se poursuivent en Libye, et que la coopération avec l’UE et ses États membres a activement favorisées.</p>




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