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	<title>Défenseur·e·s des droits humains Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Défenseur·e·s des droits humains Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Espagne. Il faut veiller à placer les droits humains, la dignité et l’humanité au cœur de la réponse apportée à l’afflux exceptionnel de personnes à Ceuta</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 11:17:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Espagne. Il faut veiller à placer les droits humains, la dignité et l’humanité au cœur de la réponse apportée à l’afflux exceptionnel de personnes à Ceuta En réaction au passage de dizaines de milliers de personnes, dont des mineur·e·s, depuis le Maroc jusquà l’enclave espagnole de Ceuta et aux décès signalés de 43 personnes, Esteban [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Espagne. Il faut veiller à placer les droits humains, la dignité et l’humanité au cœur de la réponse apportée à l’afflux exceptionnel de personnes à Ceuta</h2>



<p>En réaction au passage de dizaines de milliers de personnes, dont des mineur·e·s, depuis le Maroc jusquà l’enclave espagnole de Ceuta et aux décès signalés de 43 personnes, Esteban Beltrán, directeur d’Amnesty International Espagne, a déclaré :</p>



<p>« Nous suivons ce qui se passe de très près. Les autorités espagnoles et marocaines doivent placer leurs obligations en matière de droits humains au cœur de leur réponse à cette situation. Elles doivent garantir l’accès au système d’asile à ceux qui en font la demande et respecter les droits de toutes les personnes migrantes, indépendamment des moyens par lesquels elles sont arrivées, sans discrimination.</p>



<p>« Cet afflux massif à Ceuta et les conditions dans lesquelles s’effectue le franchissement de la frontière ne doivent pas faire oublier qu’en vertu du droit international, le principe de non-refoulement est absolu et que les expulsions collectives sont prohibées en toutes circonstances.</p>



<p>« Toutes les forces déployées doivent agir dans le respect du droit international et des normes connexes, notamment s’agissant du recours à la force. Les autorités espagnoles doivent veiller à mettre en œuvre des ressources suffisantes en matière de santé et d’aide sociale afin de répondre aux besoins de ces migrant·e·s, notamment des enfants et des personnes exposées à un risque accru de violations des droits humains.</p>



<p>« Amnesty International engage les autorités espagnoles à prendre les mesures nécessaires pour éviter que leur réponse n’ait des effets discriminatoires, en particulier sur les personnes racisées et les enfants, et à condamner la propagation d’un discours raciste. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Les autorités de Ceuta ont indiqué que, selon les estimations, plus de 60 000 personnes ont franchi la frontière. L&rsquo;Espagne a déployé des unités de l’armée à Ceuta pour prêter main-forte à la police et à la Garde civile. Selon certaines informations, des milliers de personnes dorment dans la rue. Amnesty International continuera de suivre la situation afin de repérer tout élément attestant de violations des droits humains dans le cadre du contrôle des frontières, comme le recours excessif à la force ou la violation de l’obligation de non-refoulement.</p>




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		<title>Iran. Il faut mettre un terme à la campagne d’exécutions et de condamnations à mort arbitraires de manifestant·e·s</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 12:56:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Iran. Il faut mettre un terme à la campagne d’exécutions et de condamnations à mort arbitraires de manifestant·e·s L’exécution publique de deux manifestants mardi 28 juillet 2026, après celle d’au moins trois autres la semaine précédente, marque une nouvelle escalade dans le recours à la peine capitale par les autorités pour étouffer la dissidence, a [&#8230;]</p>
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<h4 class="wp-block-heading">Iran. Il faut mettre un terme à la campagne d’exécutions et de condamnations à mort arbitraires de manifestant·e·s</h4>



<p>L’exécution publique de deux manifestants mardi 28 juillet 2026, après celle d’au moins trois autres la semaine précédente, marque une nouvelle escalade dans le recours à la peine capitale par les autorités pour étouffer la dissidence, a déclaré Amnesty International. L’organisation craint qu’au moins 60 autres personnes, dont trois arrêtées alors qu’elles étaient mineures, soient sous la menace d’une exécution après leur condamnation à mort, tandis que de nombreuses autres font encore l’objet de poursuites pour des infractions passibles de la peine capitale en lien avec les manifestations.</p>



<p>Durant le premier semestre de 2026, les autorités iraniennes ont de plus en plus utilisé des accusations liées à la sécurité nationale formulées en des termes vagues, telles que l’espionnage et la collaboration avec des États hostiles, pour condamner à mort des personnes arrêtées dans le contexte des manifestations de janvier 2026. Depuis le début de l’année, elles ont exécuté arbitrairement au moins 26 personnes déclarées coupables d’infractions en lien avec ces manifestations, à l’issue de procès manifestement iniques, entachés de torture, tenus devant des tribunaux révolutionnaires. Outre les personnes prises pour cible dans le contexte des manifestations, les autorités ont exécuté arbitrairement au moins 26 autres personnes pour des motifs politiques, tout en continuant de procéder à des centaines d’exécutions pour des infractions à la législation sur les stupéfiants et d’autres crimes.</p>



<p>« Les autorités iraniennes ont déclenché une vague effroyable d’exécutions et de condamnations à mort pour punir et réprimer la dissidence et donner une image de force et de contrôle absolu à la suite du soulèvement populaire de janvier et sur fond d’attaques des forces états-uniennes et israéliennes, a déclaré Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.</p>



<p>« Le silence de la communauté internationale encourage les autorités iraniennes à poursuivre leur massacre. Les États membres de l’ONU doivent prendre de toute urgence des mesures diplomatiques coordonnées pour faire pression sur elles afin que les exécutions cessent. Ils doivent considérer la résolution de la crise des droits humains et de l’impunité en Iran comme une priorité, soutenir la création d’un mécanisme indépendant de justice internationale pour l’Iran et exhorter le Conseil de sécurité de l’ONU à saisir la Cour pénale internationale de la situation dans ce pays. »</p>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec 10 sources bien informées, dont des familles de victimes en dehors de l’Iran et des avocat·e·s à l’intérieur du pays. Elle a aussi examiné des déclarations officielles des autorités iraniennes, ainsi que des informations parues dans les médias d’État et des rapports d’organisations de défense des droits humains basées à l’étranger.</p>



<p>Dans les affaires que l’organisation a étudiées, les personnes arbitrairement exécutées ou condamnées à mort ont été déclarées coupables des chefs d’accusation vagues et excessivement larges d’« inimitié à l&rsquo;égard de Dieu » (mohareb) et de « corruption sur terre » (ifsad fil arz). Parmi ces personnes figurent des individus exécutés pour leur participation présumée à des incendies volontaires, des atteintes aux biens, des blocages de routes ou des troubles à l’ordre public – autant d’actes n’entrant pas dans la catégorie des « crimes les plus graves » selon les termes du droit international et des normes connexes concernant l’application de la peine capitale, qui limitent le recours à ce châtiment aux seuls actes impliquant un homicide volontaire.</p>



<p>D’autres ont été poursuivis en vertu de la Loi visant à alourdir les peines pour les activités d’espionnage et de collaboration avec le régime sioniste et les États hostiles au détriment de la sécurité et des intérêts nationaux (loi sur l’espionnage), adoptée à la suite de la guerre de 12 jours de juin 2025. Cette loi érige en infractions des actes protégés par le droit international relatif aux droits humains, tels que la participation pacifique à des manifestations et la communication d’informations aux médias.</p>



<p>Étant donné que des milliers de personnes ont été arrêtées dans le contexte des manifestations de janvier 2026 et que les familles s’abstiennent généralement de signaler les condamnations à mort par crainte des représailles, Amnesty International est convaincue que de nombreux autres manifestant·e·s risquent de subir ce châtiment.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Exécutions arbitraires liées aux manifestations de janvier 2026</h4>



<p>Depuis les attaques illégales menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran le 28 février 2026, les autorités iraniennes ont intensifié le recours à la peine de mort contre les personnes arrêtées dans le contexte du soulèvement de janvier 2026. </p>



<p>Le 28 juillet 2026, les autorités ont exécuté  arbitrairement Amir Hossein Safari et Abolfazl Sepahi en public. Tous deux avaient été arrêtés pendant les manifestations à Ispahan le 8 janvier 2026 et condamnés à mort à l’issue d’un procès collectif manifestement inéquitable concernant des dizaines d’accusé·e·s. Ce procès collectif portait sur la mort de quatre policiers tués pendant les manifestations de la place Alikhani à Ispahan, ainsi que sur des accusations de détention d’armes, de dommages à des biens publics et d’incendies volontaires de bâtiments. Ces mises à mort font suite à l’exécution arbitraire, le 19 juillet 2026, de deux autres manifestants condamnés dans la même affaire : Erfan Esfandiari et Gol-Mohammad Mohammadi. Selon l’agence de presse Mizan, ces hommes ont été condamnés sur la base de leurs « aveux » faits en détention.</p>



<p>Huit autres personnes condamnées à mort dans la même affaire risquent d’être exécutées à tout moment : Ali Dashti, Alireza Raisi, Abolfazl Ebrahimi, Alireza Sepahi, Amirhossein Ebrahimi, Amirhossein Maleki, Ghaem Hosseini et Shervin Bagherian. Une source bien informée a dit à Amnesty International que l’un de ces jeunes hommes, Shervin Bagherian, avait été soumis à une disparition forcée pendant 21 jours ainsi qu’à la torture et à d’autres mauvais traitements, dont des coups. Ses « aveux » forcés ont été diffusés dans une vidéo de propagande le 25 janvier 2026, avant le procès, et il n’a pas eu le droit de consulter un·e avocat·e pendant toute la phase d’enquête.</p>



<p>Mehdi Khaneki, Mohammad Amini Dehaghani, Javad Zamani, Abolfazl Saedi, Ashkan Maleki et Mehrdad Mohammadinia font partie de ceux qui ont été arbitrairement exécutés à la suite de condamnations pour des actes n’impliquant aucun « homicide volontaire », en violation du droit international et des normes connexes. </p>



<p>Mizan, l’agence de presse du pouvoir judiciaire, a annoncé l’exécution de Mehdi Khaneki à Karadj, dans la province d’Alborz, le 22 juillet 2026. Elle a indiqué que cet homme avait été condamné à mort en vertu de la loi sur l’espionnage après avoir été déclaré coupable sur la base des « aveux » qu’il avait faits en détention. Il avait été accusé d’entretenir des liens avec un groupe armé d’opposition interdit, de détenir des armes et des explosifs, et d’avoir mené des « actions opérationnelles » pour Israël, les États-Unis et des « groupes hostiles ». </p>



<p>Le 15 juillet 2026, les autorités ont exécuté arbitrairement Mohammad Amini Dehaghani après sa condamnation par un tribunal révolutionnaire de la province d’Ispahan pour « inimitié à l’égard de Dieu » (mohareb) et « corruption sur terre » (ifsad fil arz) en lien avec les manifestations du 9 janvier 2026 dans la ville d’Ispahan. L’agence de presse Mizan a indiqué que cet homme avait aussi été condamné sur la base des « aveux » qu’il avait faits en détention. Elle a précisé que la condamnation à mort avait été prononcée pour de nombreux actes, tels que le fait d’avoir « perturbé l’opinion publique », « cherché à entrer en contact avec des comptes en ligne affiliés à des groupes contre-révolutionnaires », bloqué des routes et endommagé des biens publics. </p>



<p>Le 16 juin 2026, les autorités ont exécuté arbitrairement Javad Zamani et Abolfazl Saedi, accusés de s’être rendus coupables d’« inimitié à l’égard de Dieu » (mohareb) et de « corruption sur terre » (ifsad fil arz) en participant à des « troubles à l’ordre public », à « un rassemblement et une collusion contre la sécurité nationale » et à des incendies volontaires en lien avec les manifestations à Shahroud, dans la province de Semnan. Le pouvoir judiciaire a diffusé leurs « aveux » forcés le jour de leur exécution.</p>



<p>Ashkan Maleki et Mehrdad Mohammadinia, membres de la minorité kurde opprimée d’Iran, ont été exécutés arbitrairement en secret le 1er juin 2026 dans la province d’Alborz, sans que leurs familles et leurs avocat·e·s n’aient été préalablement prévenus. La 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran les avait condamnés à la peine capitale pour « inimitié à l’égard de Dieu » (mohareb), les accusant d’avoir incendié une mosquée et un séminaire à Téhéran. Selon l’agence de presse Mizan, ils avaient été déclarés coupables et condamnés à mort en vertu de la loi sur l’espionnage, notamment sur la base de leurs « aveux » en détention, qui ont été diffusés à la télévision d’État avant leur procès, en violation du droit à la présomption d’innocence.</p>



<p>Leur coaccusé, Arman Marefati, risque d’être exécuté d’un moment à l’autre à la prison de Ghezel Hesar, située à Karadj, dans la province d’Alborz. Le pouvoir judiciaire et les médias d’État qualifient régulièrement les manifestants exécutés de « fantassins de l’ennemi », « assassins maniant l’épée à la solde du Mossad » et « agents de l’ennemi se faisant passer pour des manifestants ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">Multiplication des condamnations à mort arbitraires liées aux manifestations de janvier 2026</h4>



<p>Depuis que l’accès à Internet a été rétabli en Iran le 26 mai 2026, après une coupure nationale qui a duré trois mois, Amnesty International a enregistré une escalade dans le recours à la peine capitale en lien avec les manifestations de janvier 2026. Il a été fait état d’au moins 15 condamnations à mort prononcées par des tribunaux révolutionnaires et 13 confirmées par la Cour suprême dans les provinces d’Alborz, d’Ispahan, du Fars, de Hamedan, de Qazvin, de Markazi, de Semnan, de Téhéran et de Yazd.</p>



<p>Amnesty International pense que le nombre réel de sentences capitales prononcées en lien avec les manifestations de janvier 2026 est bien plus élevé. Selon Iran Human Rights, une organisation de défense des droits humains basée en dehors d’Iran, plus de 70 personnes arrêtées en lien avec ces manifestations ont été condamnées à mort rien que dans une seule prison de la province d’Ispahan.</p>



<p>L’augmentation du recours à la peine capitale s’accompagne d’une multiplication des déclarations officielles et des messages dans les médias d’État décrivant systématiquement les manifestations de janvier 2026 comme une « conspiration terroriste américano-sioniste » ou un « coup d’État ». De hauts responsables du pouvoir judiciaire et d’autres membres des autorités continuent de promettre publiquement des procédures accélérées et l’imposition de peines très lourdes contre les manifestant·e·s. </p>



<p>Selon les informations recueillies par Amnesty International, des manifestant·e·s ont été condamnés à mort à l’issue de procès manifestement iniques tenus à huis clos, marqués par des disparitions forcées, des actes de torture et d’autres mauvais traitements, l’interdiction de consulter un·e avocat·e pendant la phase d’enquête, la privation du droit d’être défendu·e par l’avocat·e de son choix pendant le procès, et l’utilisation d’« aveux » forcés, en violation du droit à la présomption d’innocence, du droit d’être protégé·e de la torture et des autres mauvais traitements, du droit de ne pas être obligé·e de s’accuser soi-même et du droit de ne pas être privé·e arbitrairement de la vie. La Cour suprême a aussi confirmé des condamnations à mort sans réel réexamen des dossiers, privant les accusé·e·s de leur droit à un recours équitable et effectif.</p>



<p>Les autorités ont en outre créé un climat de peur en utilisant de plus en plus la loi sur l’espionnage. Ce texte érige en infractions des activités pacifiques protégées par le droit international relatif aux droits humains, comme le fait de transmettre des informations sur les manifestations et les violations des droits humains à des médias étrangers lorsque les autorités jugent ce comportement contraire à la sécurité nationale, et prévoit la peine capitale pour des actes qualifiés d’« activités de renseignement » ou d’espionnage à la solde d’Israël, des États-Unis ou d’un autre État ou groupe désigné comme « hostile ». Dans une nouvelle escalade, le ministère du Renseignement a publié le 14 juillet 2026 une liste de plus de 400 personnes et entités, dont des organisations de défense des droits humains et des médias indépendants basés en dehors du pays, considérées comme « hostiles » en vertu de la loi sur l’espionnage. Les personnes en Iran qui communiquent avec les individus ou entités de cette liste risquent des poursuites et pourraient être condamnées à mort si les autorités qualifiaient cette conduite d’« activité de renseignement » ou d’espionnage.</p>



<p>Parmi les personnes menacées d’exécution figure Benyamin Naghdi, athlète spécialiste des arts martiaux, qui a été arrêté le 3 janvier 2026 pendant les manifestations à Shiraz, dans la province du Fars, et accusé d’avoir lancé un extincteur sur les forces de sécurité. Il a fait l’objet d’une disparition forcée pendant plus de 50 jours et ses « aveux » forcés ont été diffusés à la télévision d’État le lendemain de son arrestation et avant son procès. Selon les informations recueillies par Amnesty International, la première chambre du tribunal révolutionnaire de Shiraz l’a condamné à mort pour « corruption sur terre » (ifsad fil arz) en mai 2026 à l’issue d’un procès d’une iniquité flagrante, mais il n’a été informé de sa peine qu’en juillet 2026.</p>



<p>Peyman Ganji est aussi menacé d’exécution. Les forces de sécurité l’ont arrêté à Téhéran au début de février 2026. La 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran l’a condamné à mort en mai 2026, et il a été officiellement informé du verdict le 26 juillet 2026. Il a été déclaré coupable d’« inimitié à l’égard de Dieu » (mohareb) pour son implication présumée dans l’incendie d’une mosquée et pour avoir fabriqué des cocktails Molotov – des accusations qu’il a toujours niées. Selon une source bien informée, il a « avoué » sous la torture et d’autres mauvais traitements et est revenu sur ses « aveux » pendant le procès.</p>



<p>Ni Benyamin Naghdi, ni Peyman Gaji n’ont été accusés d’avoir été impliqués dans la mort de membres des forces de sécurité.</p>



<p>Au moins trois personnes qui étaient mineures lors de l’infraction présumée – Erfan Amiri, Mansour Jafari et Matin Mohammadi – risquent aussi d’être exécutées. Le droit international relatif aux droits humains interdit formellement de recourir à la peine de mort contre une personne qui était âgée de moins de 18 ans au moment des faits qui lui sont reprochés.</p>



<p>Les autorités iraniennes doivent immédiatement renoncer à toutes les mises à mort programmées et instaurer un moratoire officiel sur toutes les exécutions en vue d’abolir totalement la peine de mort.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Les autorités iraniennes ont réagi aux manifestations qui ont éclaté dans tout le pays le 28 décembre 2025 par une répression militarisée sans précédent. Elles ont utilisé massivement des armes à feu et d’autres formes de force létale en violation du droit international, tuant des milliers de manifestant·e·s et de passant·e·s les 8 et 9 janvier 2026 et arrêtant des dizaines de milliers de personnes. À la suite des attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février 2026, l’État a intensifié la répression dans le pays au prétexte de la « situation de guerre », exécutant au moins 52 personnes pour des motifs politiques, dont des manifestant·e·s et des dissident·e·s.</p>



<p>Amnesty International s’oppose catégoriquement à la peine de mort dans tous les cas et en toutes circonstances. Ce châtiment viole le droit à la vie et est le plus cruel, le plus inhumain et le plus dégradant qui soit.</p>




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		<title>Europe/TPO : Les États membres de l&#8217;UE qui autorisent la vente d&#8217;« Israel Bonds » en Europe risquent de se rendre complices du génocide en cours à Gaza</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/europe-tpo-les-etats-membres-de-lue-qui-autorisent-la-vente-d-israel-bonds-en-europe-risquent-de-se-rendre-complices-du-genocide-en-cours-a-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Luxembourg]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Europe/TPO : Les États membres de l&#8217;UE qui autorisent la vente d&#8217;« Israel Bonds » en Europe risquent de se rendre complices du génocide en cours à Gaza Le Luxembourg, l&#8217;Irlande et tous les États membres de l&#8217;Union européenne (UE) doivent mettre fin à la vente des « Israel Bonds » au sein de l&#8217;UE, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Europe/TPO : Les États membres de l&rsquo;UE qui autorisent la vente d&rsquo;« Israel Bonds » en Europe risquent de se rendre complices du génocide en cours à Gaza</h2>



<p>Le Luxembourg, l&rsquo;Irlande et tous les États membres de l&rsquo;Union européenne (UE) doivent mettre fin à la vente des « Israel Bonds » au sein de l&rsquo;UE, sous peine de se rendre complices du génocide que commet actuellement Israël à l&rsquo;encontre des Palestinien·ne·s de la bande de Gaza, a déclaré Amnesty International dans un communiqué publié aujourd&rsquo;hui.</p>



<p>« Israël dépend de plus en plus des investissements étrangers pour financer son génocide, son régime d’apartheid et son occupation illégale, ainsi que pour financer ses crimes contre les Palestinien·ne·s. Les « Israel Bonds » augmentent les fonds dont dispose le gouvernement et contribuent ainsi à financer le génocide perpétré par Israël contre les Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza occupée, qui a anéanti des familles entières, rasé des infrastructures civiles, notamment des hôpitaux et des écoles, et contraint 90 % de la population à se déplacer, leurs maisons étant en ruines », a déclaré Steve Cockburn, directeur régional pour l’Europe à Amnesty International.&nbsp;</p>



<p>« Autoriser la vente de ces obligations sur les marchés de l&rsquo;UE entraîne un coût éthique et juridique considérable. Le droit international est clair : tous les États ont l&rsquo;obligation de ne pas aider ni contribuer à un génocide, et l&rsquo;obligation de le prévenir. »</p>



<p>Selon le gouvernement israélien, Israël a considérablement accru, depuis le 7 octobre 2023, l’émission d’« Israel Bonds », un instrument financier émis par l’État pour lever des fonds auprès des particuliers et des petits investisseurs, « en raison de la situation sécuritaire d’Israël » dans la bande de Gaza. Le produit de ces obligations est versé au budget général de l’État israélien et, comme l’annoncent les autorités, contribue à maintenir sa capacité militaire.</p>



<p>L&rsquo;autorisation accordée par un État membre de l&rsquo;UE de commercialiser les « Israel Bonds » sur le marché financier européen constitue un exemple manifeste de facilitation financière, ce qui pourrait équivaloir, au regard du droit international, à un manquement à l&rsquo;obligation de prévenir un génocide et comporte même le risque de contribuer ou de faciliter un génocide.</p>



<p>Pour négocier ces obligations en Europe, Israël doit s’appuyer sur un État membre de l’UE qui serve de « pays d’accueil » au programme. Depuis 2021, après la sortie du Royaume-Uni de l’UE, la Banque centrale d’Irlande jouait le rôle de « pays d’accueil », permettant ainsi à Israël d’accéder au marché européen. En 2025, en Irlande, à la suite d’une pression publique et de manifestations contre le génocide perpétré par Israël à l’encontre des Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza, Israël a demandé le transfert de ces obligations vers le Luxembourg, qui a approuvé le prospectus, c’est-à-dire le document juridique autorisant la vente de ces obligations aux résident·e·s de l’UE pour une année supplémentaire.</p>



<p>Depuis septembre 2025, les « Israel Bonds » sont donc réglementés dans l&rsquo;Union européenne par l&rsquo;autorité de régulation financière luxembourgeoise, la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF), et proposés au public en Autriche, en France, en Allemagne, au Luxembourg et aux Pays-Bas.</p>



<p>Le 31 août, le prospectus du Luxembourg arrivera à échéance. Amnesty International appelle l’État luxembourgeois à rejeter tout nouveau prospectus concernant les « Israel Bonds ». En tant qu’État membre de l’UE hôte de ces obligations, l’Irlande devrait également refuser le transfert et rejeter l’approbation d’un nouveau prospectus. L’organisation appelle également tous les États membres de l’UE à s’abstenir d’accepter le transfert ou d’approuver un nouveau prospectus.</p>



<p>« Autoriser la vente de ces obligations en Europe relève d’un choix politique. L’un des moyens les plus évidents et les plus efficaces de mettre fin au génocide perpétré par Israël contre les Palestinien·ne·s de la bande de Gaza consiste à cesser de le financer. En continuant à faciliter la vente de ces obligations, les États membres de l’UE s’exposent à une complicité dans les crimes internationaux commis par Israël à l’encontre des Palestinien·ne·s », a déclaré Steve Cockburn.</p>



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</div>



<p><strong>Complément d’information&nbsp;</strong></p>



<p>De 2022 à 2024, le budget militaire israélien est passé de 4,2 % à 8,3 % de son produit intérieur brut (PIB), les « Israel Bonds » ayant permis de lever en moyenne 2,4 milliards de dollars par an entre 2023 et 2025. Après le 7 octobre 2023, le gouvernement israélien a augmenté le financement de ses activités militaires. Les « Israel Bonds » ont été proposés en 2023 comme un moyen de « soutenir Israël en guerre ».</p>



<p>En janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a estimé qu’il existait un risque plausible de génocide à l’encontre des Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza occupée, et a ordonné à Israël de prendre des mesures efficaces pour l’empêcher. La CIJ a ensuite rendu des ordonnances provisoires en mars et en mai 2024, réaffirmant notamment ces mesures. À la lumière de la décision de la CIJ, tous les États parties à la Convention sur le génocide sont soumis à des obligations renforcées, ce qui impose à tout acteur de l’UE – ou à tout autre État partie – qui facilite les flux financiers permettant de renforcer la capacité militaire d’Israël d’évaluer son rôle au regard de l’obligation de prévenir le génocide.  Depuis que le Luxembourg a autorisé la négociation des « Israel Bonds » en 2025, la société civile ainsi que des experts juridiques se sont mobilisés contre cette mesure et ont publié des études pour étayer leur appel aux autorités visant à y mettre&nbsp;fin. </p>
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		<title>Déclaration urgente sur la permacrise du logement au Luxembourg : « Déclaration pour le droit à un toit »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/declaration-urgente-sur-la-permacrise-du-logement-au-luxembourg-declaration-pour-le-droit-a-un-toit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:32:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Luxembourg]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Déclaration urgente sur la permacrise du logement au Luxembourg : « Déclaration pour le droit à un toit » Le Luxembourg, pays le plus riche d’Europe, est confronté à une réalité choquante : une permacrise du logement. Si la question figure, sur le papier, parmi les priorités affichées par le Gouvernement, les difficultés d&#8217;accès à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Déclaration urgente sur la permacrise du logement au Luxembourg : « Déclaration pour le droit à un toit »</h2>



<p><strong>Le Luxembourg, pays le plus riche d’Europe, est confronté à une réalité choquante : une permacrise du logement. Si la question figure, sur le papier, parmi les priorités affichées par le Gouvernement, les difficultés d&rsquo;accès à un logement social/abordable demeurent une réalité quotidienne pour une part croissante de la population. Un contexte suffisant pour qualifier ce problème de « permacrise » et pour attirer l’attention de nombreuses associations du pays.</strong></p>



<p>Depuis novembre 2025, à l’initiative d’Amnesty International Luxembourg et de Solidaritéit mat den Heescherten, un groupe d’ONGs et d’associations de terrain se sont réunies régulièrement afin de discuter des thématiques de la pauvreté et de l’exclusion au Luxembourg. Dès la première rencontre de ce groupe, le logement a été identifié comme une thématique cruciale. La <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Declaration-pour-le-droit-a-un-toit-3.pdf">« Déclaration pour le droit à un toit »</a> s’inscrit donc dans le cadre des travaux de ce groupe et elle est un document rappelant le contexte de la crise du logement, l’importance de garantir le droit au logement pour toutes et tous, et proposant 10 recommandations concrètes à destination des pouvoirs publics pour aider à garantir à chacun·e un logement digne et abordable.</p>



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</div>



<p>Le logement est un droit humain, indissociable de la dignité et de la sécurité de chaque individu. Celui-ci est largement corrélé avec les thématiques de la lutte contre la pauvreté, des droits à la santé ou à l’éducation par exemple. Entre la croissance de la population, plus importante que celle du nombre de logements, et l’augmentation des loyers, la permacrise du logement tend à renforcer les inégalités existantes et à affecter davantage les personnes étant dans une situation vulnérable, comme par exemple les familles monoparentales, les enfants et les jeunes, les personnes issues de pays tiers, ou encore les sans-abris.</p>



<p>Les recommandations de la déclaration soutiennent d’abord la création de nouveaux logements, notamment via le développement d’un véritable parc locatif public et abordable. En effet, le Luxembourg se situe largement en dessous des autres pays européens en matière de logement social, à peine 2% du parc résidentiel y étant consacré. La création de nouveaux logements pourrait également se faire via des dispositifs d’imposition foncière progressive et d’imposition sur la succession en ligne directe pour dissuader la rétention de terres constructibles et financer le logement public.</p>



<p>Le deuxième volet des recommandations de cette déclaration concerne le marché locatif existant et la protection des ménages. Il s’agit d’abord d’assurer un plafonnement effectif et juste des loyers pour éviter la surchauffe spéculative. Il faut également développer davantage de structures d’hébergement d’urgence et renforcer la protection des locataires, en étant particulièrement attentif aux plus vulnérables, face aux expulsions et hausses de loyer. Une autre mesure clé pour mobiliser le parc immobilier existant consiste à réduire le nombre de logements vacants, via un inventaire précis, des soutiens à la rénovation, et d’éventuelles mesures dissuadant les propriétaires à laisser leurs logements vacants.</p>



<p>Ensuite, le manque de données en matière de logement, et un accès à l’information limité ont été identifiés comme des facteurs importants. À l’heure actuelle, les données sur les logements vacants, les nouveaux ménages, ou encore les nouveaux logements font défaut. Il faut urgemment lancer un recensement complet afin d’optimiser les politiques sur le logement. La déclaration propose également de simplifier l’accès aux subventions de loyer pour réduire le non-recours, ainsi que de renforcer la connaissance générale de la population sur le droit au logement et l&rsquo;accès à l&rsquo;assistance judiciaire.</p>



<p>Enfin, de nombreuses solutions innovantes pourraient faire avancer la question du logement. Il s’agit notamment des logements intergénérationnels, des habitats participatifs, des coopératives de logement, et d’autres. Il faudrait étudier ces différents modèles et s’assurer qu’ils bénéficient de soutiens, mais aussi d’un encadrement adéquat. De plus, il existe des pistes pour augmenter à court terme l’offre de logements de qualité, comme par exemple la réaffectation de surfaces construites ou de terrains, la mise en œuvre de certains plans d’aménagement particuliers, et d’autres.</p>



<p>La démarche initiée par<strong> Amnesty International Luxembourg</strong> et de <strong>Solidaritéit mat den Heescherten</strong> a donc donné lieu à cette « Déclaration pour le droit à un toit » qui est actuellement ouverte à signature auprès de la société civile et qui a déjà récolté le soutien de plusieurs autres organisations ou associations : <strong>ASTI, CELL, Frères des Hommes Luxembourg, Friddens- a Solidaritéitsplattform asbl, Innocence en Danger Luxembourg, Passerell, UNICEF Luxembourg ainsi que d’une trentaine de personnalités.</strong></p>



<p><strong>Organisations signataires* : </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Amnesty International Luxembourg</li>



<li>Asociación Manos Abiertas</li>



<li>ASK AVOCATS</li>



<li>ASTI</li>



<li>CELL</li>



<li>Eritrean Community Association in Luxembourg (ECAL)</li>



<li>Frères des Hommes Luxembourg</li>



<li>Friddens- a Solidaritéitsplattform asbl</li>



<li>Global Sumud Luxembourg</li>



<li>Innocence en Danger Luxembourg</li>



<li>Le Soleil dans la Main A.S.B.L.</li>



<li>LIFE ASBL</li>



<li>Passerell asbl</li>



<li>Premier secours de l&rsquo;Ordre de Malte asbl</li>



<li>RYSE asbl</li>



<li>SINGA Luxembourg</li>



<li>Solidaritéit mat den Heescherten</li>



<li>UNICEF Luxembourg</li>
</ul>



<p><strong>Signataires individuels* :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Abrahaley Yonas</li>



<li>Baldanza Roberto</li>



<li>Bednarz Lucie</li>



<li>Bellardinelli Anna Maria</li>



<li>Berhe Yordanos</li>



<li>Bertrand Coralie</li>



<li>Binsfeld Françoise</li>



<li>Bonato Sophie</li>



<li>Burggraff Marc</li>



<li>Delvingt Bernard</li>



<li>Diderich Gary</li>



<li>Dupret François-Xavier</li>



<li>Ehlinger Aude</li>



<li>El Gazi Faiza</li>



<li>Feghoul Ouahab</li>



<li>Pregno Gilbert</li>



<li>Flammang Manou</li>



<li>Gannard Julien</li>



<li>Genet Michel</li>



<li>Groos Camille</li>



<li>Hempel Gilles</li>



<li>Hoelpes Claudine</li>



<li>Hoffmann David</li>



<li>Kollwelter Serge</li>



<li>Lambotte Morgan</li>



<li>Lefèvre Elisabeth</li>



<li>Margue Charles</li>



<li>Marques André</li>



<li>Messembourg Olivier</li>



<li>Messelmani Farah</li>



<li>Mineiro Tiago</li>



<li>Nawaz Naheeda</li>



<li>Oé Julie</li>



<li>Paccoud Antoine</li>



<li>Perraudeau Stéphane</li>



<li>Pinto Lara</li>



<li>Pregno Gilbert</li>



<li>Rees Tom</li>



<li>Reichling Letty</li>



<li>Reuter André</li>



<li>Ries Marie-Christine</li>



<li>Shaikh Memouna</li>



<li>Schon Marie Jeanne</li>



<li>Si Abdallah Shana</li>



<li>Thoma Carole</li>



<li>Thomas Guy</li>



<li>Tonnar Serge</li>



<li>Turquin Xavier</li>



<li>Uyttebrouck Constance</li>



<li>Wagener Yolande</li>



<li>Wies Frank</li>



<li>Winandy Chantal</li>



<li>Zogo Alice</li>



<li>Zuccoli Laura</li>
</ul>



<p><strong><mark>Il est encore possible de signer la déclaration, à titre individuel ou d&rsquo;une organisation, jusqu&rsquo;au 31/08/2026 : </mark></strong></p>



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</div>



<p class="has-text-align-right"><em> * Dernère mise à jour le 15/07/2026 à 16:17</em></p>
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		<title>Israel/ TPO. Craintes de plus en plus vives pour le médecin palestinien Hussam Abu Safiya, en détention, dont la vie serait en danger imminent</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/israel-tpo-craintes-de-plus-en-plus-vives-pour-le-medecin-palestinien-hussam-abu-safiya-en-detention-dont-la-vie-serait-en-danger-imminent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 09:35:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israel/ TPO. Craintes de plus en plus vives pour le médecin palestinien Hussam Abu Safiya, en détention, dont la vie serait en danger imminent Les autorités israéliennes doivent libérer immédiatement Hussam Abu Safiya, pédiatre palestinien et directeur de l&#8217;hôpital Kamal Adwan, détenu de manière arbitraire, a déclaré Amnesty International le 6 juillet 2026 : l’avocat [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Israel/ TPO. Craintes de plus en plus vives pour le médecin palestinien Hussam Abu Safiya, en détention, dont la vie serait en danger imminent</h2>



<p>Les autorités israéliennes doivent libérer immédiatement Hussam Abu Safiya, pédiatre palestinien et directeur de l&rsquo;hôpital Kamal Adwan, détenu de manière arbitraire, a déclaré Amnesty International le 6 juillet 2026 : l’avocat qui lui a rendu visite a indiqué que sa vie est en grave péril en raison des actes de torture et des mauvais traitements qu&rsquo;il subit depuis son placement en détention.</p>



<p>Hussam Abu Safiya est détenu arbitrairement dans les prisons israéliennes, sans inculpation ni procès, depuis plus de 18 mois, depuis le 27 décembre 2024, lorsqu’il a été interpellé pendant son service à l’hôpital Kamal Adwan, dans la ville de Gaza.</p>



<p>« Les informations qui nous parviennent concernant la détérioration des conditions de détention d’Hussam Abu Safiya font froid dans le dos. Les déclarations de son avocat, selon lesquelles sa vie est en danger imminent alors qu’il est toujours détenu illégalement, ne font qu’aviver nos inquiétudes à son sujet. Il est inadmissible qu’un pédiatre, qui a consacré sa vie à sauver celle des autres dans la bande de Gaza occupée, soit soumis à la torture et aux mauvais traitements – notamment de graves violences physiques et psychologiques et un placement à l’isolement prolongé – alors qu’il est incarcéré sans aucune justification, a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice générale des recherches, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International.</p>



<p>« Les autorités israéliennes doivent libérer Hussam Abu Safiya immédiatement et sans condition. Dans l’intervalle, les Services pénitentiaires israéliens doivent veiller à ce qu’il soit pleinement protégé contre les mauvais traitements, bénéficie de soins médicaux adéquats et puisse rencontrer sans délai des observateurs indépendants, notamment le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui doit pouvoir entrer en contact avec tous les autres détenu·e·s palestiniens. »</p>



<p>En violation flagrante de ses obligations découlant du droit international, Israël refuse depuis octobre 2023 que le CICR rende visite aux prisonniers·ères et détenu·e·s palestiniens. C’est à la suite d’une visite effectuée le 2 juillet 2026 par un avocat de Médecins pour les droits humains &#8211; Israël que l’on a appris la détérioration de l’état de santé d’Hussam Abu Safiya et les graves sévices qu’il endure aux mains des Services pénitentiaires israéliens. Selon cet avocat, Nasser Odeh, depuis qu’Hussam Abu Safiya a été transféré dans la partie souterraine du centre de détention de Rakefet, il subit quotidiennement coups, menaces et autres formes de mauvais traitements.</p>



<p>Nasser Odeh a déclaré avoir observé des ecchymoses récentes et des traces de torture sur la tête et le corps d’Hussam Abu Safiya, à tel point qu’il était méconnaissable. Il a ajouté qu’il s&rsquo;était présenté à leur rencontre les mains et les pieds entravés. Dans son récit inquiétant, Nasser Odeh l’a décrit comme affaibli et sur le point de perdre connaissance. Il a en outre rapporté les propos d’Hussam Abu Safiya : « C’est la dernière fois que tu me vois… Ils m’ont amené ici pour me tuer. »</p>



<p>« Le témoignage de cet avocat doit servir d’alerte pour les États du monde entier, en particulier les alliés d’Israël. Il est tout à fait répréhensible qu’un médecin qui a refusé d’abandonner ses patients et est devenu une voix influente dénonçant la destruction du système de santé de Gaza soit maintenu en détention arbitraire et illégale au motif qu’il serait, selon la qualification infondée d’Israël, un  » combattant illégal « . Il est toujours privé de ses droits les plus fondamentaux, notamment les droits d’être protégé contre la torture et les mauvais traitements, et de bénéficier d’un procès équitable et d’une procédure régulière, a déclaré Erika Guevara Rosas.</p>



<p>« Le traitement inhumain infligé par Israël aux professionnel·le·s de santé palestiniens à Gaza, notamment les détentions arbitraires et la torture, est favorisé par l’inaction délibérée des États face à la destruction du système de santé de Gaza et aux agressions visant les professionnels de santé palestiniens. Ces agissements s’inscrivent dans le cadre des leviers constituant le génocide mené par Israël à l’encontre des Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza. Se contenter d’exprimer son inquiétude est une mascarade destinée à masquer l’inaction face aux violations flagrantes des droits des Palestinien·ne·s commises par Israël. Amnesty International, aux côtés d’autres organisations de défense des droits humains, ne réclame pas seulement la libération immédiate d’Hussam Abu Safiya. Il s’agit d’un appel à une intervention urgente et efficace pour lui sauver la vie. »</p>



<p>Le fils d’Hussam Abu Safiya, Elias, qui s’exprime au nom de la famille, a confié à Amnesty International :</p>



<p>« [Mon père] vit actuellement des moments critiques, entre la vie et la mort… [Son] état de santé et sa situation s’aggravent de jour en jour. Nous appelons la communauté internationale, les organisations de défense des droits humains, les médias et toutes les personnes de conscience à prendre des mesures immédiates et urgentes pour réclamer que cessent la torture et toutes les violations infligées à mon père, demander des soins médicaux d’urgence et la possibilité de surveiller son état de santé par le biais d’instances juridiques et humanitaires indépendantes, ainsi que la garantie qu’il sera protégé et que ses droits fondamentaux seront respectés.</p>



<p>« Le silence du monde aujourd’hui pourrait coûter la vie à un innocent. Le temps presse, et nous vous prions instamment d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Hussam Abu Safiya est détenu arbitrairement par les autorités israéliennes depuis décembre 2024, à la suite d&rsquo;une descente effectuée par l&rsquo;armée israélienne à l&rsquo;hôpital Kamal Adwan, dans le gouvernorat de Gaza-Nord. Depuis, il est détenu sans inculpation ni jugement en vertu de la Loi sur l’incarcération des combattants illégaux, un texte cruel et abusif, qui autorise l&rsquo;armée à émettre des ordres de détention indéfiniment renouvelables à l&rsquo;encontre de toute personne originaire de Gaza soupçonnée de représenter une menace pour la sécurité de l&rsquo;État ou de se livrer à des activités hostiles, sur la base d&rsquo;éléments de preuve classifiés et sans obligation de présenter un acte d’accusation.</p>



<p>Le 16 juin 2026, la Cour suprême israélienne a rejeté le recours déposé par Hussam Abu Safiya en faveur de sa libération et a confirmé son maintien en détention au moins jusqu’en octobre prochain. L’organisation Médecins pour les droits humains &#8211; Israël estime que la recrudescence des attaques dont il fait l’objet est liée à ce recours et à ses démarches visant à contester sa détention devant les tribunaux.</p>



<p>Hussam Abu Safiya est incarcéré au centre de Rakefet, une section souterraine située sous le complexe pénitentiaire d’Ayalon, où les détenus, pour la plupart des Palestiniens originaires de la bande de Gaza, sont soumis à des actes de torture systématiques et à des traitements inhumains. Fermé en 1985 en raison de ses conditions de détention inhumaines, ce centre a été rouvert pendant le génocide.</p>




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			</item>
		<item>
		<title>31 victoires pour les droits humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/31-victoires-pour-les-droits-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 10:36:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Luxembourg]]></category>
		<category><![CDATA[Victoires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36659</guid>

					<description><![CDATA[<p>31&#160;victoires pour les droits humains Janvier Monde Les organisations de défense des droits humains, les organisations de la société civile et les établissements universitaires pourront désormais participer aux négociations pour une future Convention sur les crimes contre l’humanité. Cette avancée fait suite à la décision du Comité préparatoire, qui pilote le processus, d’élargir la participation [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">31&nbsp;victoires pour les droits humains</h2>


<section id="section-f8850836" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p><em>En dépit de l’état du monde qui est de plus en plus tendu, les pouvoirs publics et la société civile ont su se rassembler pour faire adopter des lois et des résolutions déterminantes pour lutter contre les atteintes aux droits humains, à la suite de manifestations et de pétitions portées par des militant·e·s et des responsables de campagnes.</em></p>



<p><em>Au cours des six derniers mois, des défenseur·e·s des droits humains visés par des poursuites sans fondement et emprisonnés ont obtenu justice à travers le monde. Parallèlement, des autorités réagissent positivement à notre travail de campagne sur les violences policières, l’obligation de rendre des comptes pour les violations commises et le droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique.</em></p>



<p><em>Voici un tour d’horizon de ce que nous pouvons obtenir lorsque nous agissons ensemble.</em></p>

</div></section>


<h4 class="wp-block-heading">Janvier</h4>



<p><strong>Monde</strong></p>



<p>Les organisations de défense des droits humains, les organisations de la société civile et les établissements universitaires pourront désormais participer aux négociations pour une future Convention sur les crimes contre l’humanité. Cette avancée fait suite à la décision du Comité préparatoire, qui pilote le processus, d’élargir la participation aux négociations sur le tout premier traité international consacré à ces crimes. Elle contribuera à garantir la représentation des voix et des expériences des victimes dans ce processus historique – conformément aux&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/ior40/0303/2025/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recommandations</a>&nbsp;qu’Amnesty International a émises dans une&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/IOR40/0608/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclaration conjointe</a>&nbsp;avec des partenaires et dans une&nbsp;<a href="https://legal.un.org/diplomaticconferences/cah/prepcom_1sess/statements/04_amnesty.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclaration orale</a>&nbsp;lors du débat d’ouverture.</p>



<p><strong>Grèce</strong></p>



<p>En janvier,&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/01/greece-sean-binder-acquitted-of-all-charges/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le défenseur des droits humains Sean Binder et 23&nbsp;autres personnes</a>&nbsp;liées à une ONG de recherche et de sauvetage ont été acquittés en Grèce après plusieurs années de procès. Amnesty International faisait campagne en faveur de Sean et de ses coaccusés depuis&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2018/12/smuggling-charges-against-humanitarian-workers-who-saved-refugees-in-greece-must-be-dropped/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2018</a>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter is-resized"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/314290-1024x768.jpg" alt="A man in a grey jumper warmly embraces an older woman outside an official looking building." class="aiic-ignore wp-image-240133" style="width:1024px;height:auto"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Après plus de sept longues années, Seán Binder et l’ensemble des 23 accusé<em>·</em>e<em>·</em>s ont été disculpés de toutes les charges retenues contre eux en Grèce pour leur travail de sauvetage humanitaire à Lesbos.</figcaption></figure>



<p><strong>Luxembourg</strong></p>



<p>Le ministre de l’Intérieur, Léon Gloden, a renoncé à un projet de loi qui visait à réglementer les manifestations au Luxembourg en imposant des inspections, des obligations d’autorisation et des peines potentielles pour les personnes organisatrices et les participant·e·s.</p>



<p>Amnesty International Luxembourg a mené une campagne de plusieurs mois et présenté plusieurs avis au Ministère de l&rsquo;Intérieur pendant le processus d’élaboration du texte pour tenter de pallier ses lacunes.</p>



<figure class="aimc-ignore wp-block-image aligncenter size-large"><div style="position:relative"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-1024x683.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-34783" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-1024x683.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-600x400.jpg 600w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-300x200.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-768x512.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-1536x1024.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-2048x1365.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-900x600.jpg 900w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-1468x979.jpg 1468w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-978x652.jpg 978w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-734x489.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-108x72.jpg 108w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-216x144.jpg 216w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-60x40.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-120x80.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-200x133.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-400x267.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-260x173.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-520x347.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-325x217.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-650x433.jpg 650w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"><span class="image-metadataItem image-copyright" aria-hidden="true">© Amnesty International Luxembourg</span></div></div><figcaption class="wp-element-caption">Le Ministre de l’Intérieur, Léon Gloden, a décidé de retirer un projet de loi visant à réglementer les manifestations au Luxembourg à la suite des appels lancés par Amnesty International Luxembourg.</figcaption></figure>



<p><strong>Turquie<br><br></strong>Onze membres du bureau exécutif du Barreau d’Istanbul ont été relaxés le 9&nbsp;janvier à l’issue de leur procès pour «&nbsp;diffusion de propagande terroriste&nbsp;» et «&nbsp;dissémination publique d’informations trompeuses&nbsp;».</p>



<p>Ils avaient été visés par cette procédure à la suite d’une déclaration publiée par le Barreau le 21&nbsp;décembre 2024 au sujet de l’homicide de deux journalistes dans le nord de la Syrie et de l’arrestation de journalistes et d’avocat·e·s lors d’une manifestation pacifique liée à cet événement organisée la veille à Istanbul.</p>



<p>Amnesty International et d’autres organisations juridiques et de défense des droits humains avaient publié des déclarations publiques et déposé auprès du tribunal un mémoire destiné à informer la Cour afin de soutenir la direction du Barreau.</p>



<p><strong>Venezuela</strong></p>



<p>Plusieurs&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/amr53/0685/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">défenseurs des droits humains</a>&nbsp;détenus arbitrairement au Venezuela ont été libérés entre janvier et mai 2026. Parmi eux figuraient Javier Tarazona, Rocío San Miguel, Kennedy Tejeda, Carlos Julio Rojas et Eduardo Torres, Darío Estrada, Rosa Chirinos et Yevhenii Trush.</p>



<p>Amnesty International s’est mobilisée pour obtenir leur libération et continuera de demander la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement – notamment pour des raisons politiques – au Venezuela.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Février</h4>



<p><strong>Brésil</strong></p>



<p>Huit ans après le meurtre de la défenseure des droits humains Marielle Franco et de son chauffeur Anderson Gomes à Rio de Janeiro, ainsi que de la tentative de meurtre de Fernanda Chaves, attachée de presse travaillant pour Marielle, les personnes ayant orchestré ces crimes ont&nbsp;<a href="https://anistia.org.br/informe/caso-marielle-franco-muitas-falhas-do-estado-uma-vitoria-da-justica-e-a-certeza-de-seguir-em-luta/#:~:text=O%20caso%20de%20Marielle%20Franco,justi%C3%A7a%20por%20Marielle%20e%20Anderson" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enfin été reconnues coupables</a>.</p>



<p>Cette condamnation a constitué un grand pas en avant dans la lutte contre la violence politique et l’impunité au Brésil. Elle témoigne aussi de la persévérance de la famille de Marielle, des mouvements sociaux et des organisations de la société civile, dont Amnesty International, qui ont demandé justice et vérité pendant toutes ces années.</p>



<p>Amnesty International Brésil continue d’appeler à des mesures plus larges pour prévenir la violence politique et protéger efficacement les défenseur·e·s des droits humains, en particulier les dirigeant·e·s noirs, les femmes et les personnes qui s’élèvent contre les systèmes d’inégalité et de discrimination bien ancrés dans la société.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/249844-1024x678.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-240134"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Au Brésil, les gens sont descendus dans la rue pour demander justice pour la défenseure des droits humains et conseillère municipale Marielle Franco et son chauffeur Anderson Gomes à Rio de Janeiro, au Brésil.</figcaption></figure>



<p><strong>République centrafricaine</strong></p>



<p>Le 11&nbsp;février, Amnesty International a&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/10/car-special-criminal-court/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">révélé</a>&nbsp;que la Cour pénale spéciale (CPS) de la République centrafricaine risquait une fermeture en raison d’un manque de financement, susceptible de priver les milliers de victimes et de survivant·e·s de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité de leur droit à la justice et à des réparations.</p>



<p>La CPS, une juridiction hybride soutenue par les Nations unies, est entièrement tributaire des contributions volontaires des États et des organisations internationales. Elle a subi d’importantes coupes budgétaires en 2025, notamment en raison de la suspension du financement apporté par les États-Unis.</p>



<p>Le 16&nbsp;février, le porte-parole du gouvernement centrafricain a réagi au communiqué de presse d’Amnesty International en assurant que les autorités s’efforçaient de mobiliser des fonds pour permettre à la CPS de poursuivre sa mission, et la mission de maintien de la paix des Nations Unies multiplie également les initiatives pour trouver des financements.</p>



<p><strong>Équateur</strong></p>



<p>À la suite de la publication d’un&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2025/09/AMR2802582025ENGLISH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport d’Amnesty International sur les disparitions forcées</a>&nbsp;en Équateur l’an dernier et d’un intense travail de campagne mené par l’organisation et ses partenaires, les familles des victimes ont enfin commencé à accéder à la vérité, à la justice et à des réparations grâce à trois décisions rendues successivement.</p>



<p>La plus haute juridiction du pays a notamment ordonné que des réparations soient accordées aux familles de quatre enfants noirs soumis à une disparition forcée à Guayaquil. Dans son jugement, cette juridiction a enjoint au ministre de la Défense de présenter des excuses publiques aux familles, et l’Assemblée nationale a accepté de réformer la législation relative aux disparitions forcées pour empêcher la reproduction de ces crimes.</p>



<p>Ronnie Medina, le père de l’un des enfants soumis à une disparition forcée, a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Unissons-nous pour que plus aucune autre famille en Équateur ne vive cela.&nbsp;»</p>



<p><strong>Europe</strong>&nbsp;</p>



<p>Soutenue par Amnesty International, en collaboration avec ses équipes dans toute l’Europe, l’Initiative citoyenne européenne «&nbsp;My Voice, My Choice&nbsp;» a recueilli plus de 1,2&nbsp;million de signatures pour appeler la Commission européenne à créer un nouveau mécanisme de financement afin d’améliorer l’accès à l’avortement en Europe. Cette demande a également été soutenue par la majorité des membres du Parlement européen en décembre 2025.</p>



<p>En février 2026, la Commission européenne a autorisé les États membres de l’Union européenne à puiser dans le Fonds social européen pour contribuer à l’accès aux soins d’avortement et aux déplacements en vue d’obtenir ces soins. Cela permettra aux personnes vivant dans des pays où l’avortement est interdit ou presque, ou dont les lois sur l’avortement sont très restrictives, d’accéder à cette prestation de santé essentielle à l’étranger.</p>



<p><strong>Nigeria</strong></p>



<p>Adamu Oseni (également connu sous le nom de Hussaini Oseni), avocat spécialisé dans la défense des droits fondamentaux, a été libéré le 18&nbsp;février 2026 après plusieurs années de mobilisation par Amnesty International Nigeria. Il avait été condamné à une peine de réclusion à perpétuité par la haute cour de l’État d’Ondo parce qu’il possédait un téléphone lié à un vol à main armée, malgré des éléments prouvant qu’il n’était pas impliqué dans ces faits.</p>



<p>Après qu’Amnesty International Nigeria a déposé une demande de grâce en sa faveur en 2024, sa peine a été réduite à 20&nbsp;ans, avant qu’il ne soit finalement remis en liberté.</p>



<p>Adamu Oseni a depuis exprimé sa profonde gratitude envers Amnesty International pour sa contribution à sa libération, en soulignant le rôle de l’intervention et du soutien de l’organisation.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317219.jpg" alt="Two men shake hands over a desk, piled high with papers." class="aiic-ignore wp-image-239984"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Amnesty International a rencontré le juge en chef de l’État d’Ondo, le juge Odusola, pour demander la libération d’Adamu Oseni.</figcaption></figure>







<h4 class="wp-block-heading">Mars</h4>



<p><strong>Finlande&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>Une pétition soutenue par Amnesty International Finlande pour appeler à la mise en place d’une troisième mention de genre, non binaire, pour les démarches officielles dans le pays a recueilli 50&nbsp;000 signatures, ce qui signifie qu’elle peut maintenant être soumise au nouveau Parlement en 2027.</p>



<p>L’initiative&nbsp;<em>“Olemme olemassa”</em>&nbsp;(«&nbsp;Nous existons&nbsp;») vise à permettre aux personnes de définir elles-mêmes leur genre par un processus d’autodéclaration respectant l’autonomie personnelle. Si elle était adoptée par le Parlement, cette mesure donnerait le droit de vivre en dehors du modèle binaire masculin/féminin et apporterait une reconnaissance juridique et une protection égale devant la loi aux personnes non binaires.</p>



<p><strong>Luxembourg</strong></p>



<p>Le 3&nbsp;mars, une écrasante majorité des membres du Parlement ont voté pour l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution. Amnesty International Luxembourg a soumis une déclaration de soutien, qui a été citée plusieurs fois pendant les débats, et a participé à des rassemblements en faveur de cette proposition.</p>



<p>Le Luxembourg est désormais le deuxième pays au monde, après la France, à inscrire le droit à l’avortement dans sa Constitution.</p>



<p><strong>États-Unis</strong></p>



<p>Après plus d’un an de détention aux mains du Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE),&nbsp;<a href="https://www.amnestyusa.org/blog/after-one-year-in-ice-detention-leqaa-kordia-is-finally-free/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Leqaa Kordia</a>&nbsp;a été libérée le 16&nbsp;mars, à la suite d’un travail de plaidoyer continu d’Amnesty International États-Unis et de ses soutiens dans le pays et à travers le monde. Leqaa, qui s’apprêtait à obtenir un titre de séjour légal aux États-Unis, avait été arrêtée pour avoir manifesté pacifiquement en faveur des droits humains des Palestiniens et Palestiniennes. Les membres d’Amnesty International ont adressé plus de 60&nbsp;000&nbsp;courriers au département de la Sécurité intérieure pour demander sa libération.</p>



<p>Une fois libérée, elle a pu retourner chez elle dans le New Jersey et retrouver ses proches avant l’Aïd. Amnesty International continuera de suivre sa situation jusqu’à ce qu’elle obtienne justice comme il se doit. À présent, le département de la Sécurité intérieure doit abandonner les poursuites engagées contre elle au titre de la législation en matière d’immigration et lui permettre de demander la résidence permanente aux États-Unis. Son cas illustre la nécessité de démanteler le système de détention et d’expulsions à grande échelle mis en place aux États-Unis et de défendre le droit à la liberté d’expression et de réunion face à la montée des pratiques autoritaires dans le pays.</p>



<p>Lors de sa libération, le cousin de Leqaa, Hamzah Abushaban, a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Aujourd’hui nous célébrons la liberté. Demain, nous continueront de nous battre en faveur de la justice. Non seulement pour Leqaa, mais aussi pour toutes les personnes détenues injustement.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317223.jpg" alt="A woman in a white tracksuit and black headscarf gives the peace sign as she steps out of white car." class="aiic-ignore wp-image-239987"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Après un an de détention par ICE, Leqaa Kordia a été libérée le 16 mars, à la suite d’un plaidoyer sans relâche d’Amnesty International&nbsp;<strong>États-Unis</strong>&nbsp;et de ses sympathisant<em>·</em>e<em>·</em>s à l’échelle nationale et mondiale.</figcaption></figure>







<h4 class="wp-block-heading">Avril</h4>



<p><strong>Brésil</strong></p>



<p>À la suite d’une campagne soutenue menée par Amnesty International, la justice a enfin été rendue dans l’affaire concernant Maria Bernadete Pacífico, surnommée «&nbsp;Mãe Bernadete&nbsp;», responsable d’une communauté&nbsp;<em>quilombola</em>&nbsp;et défenseure des droits humains assassinée au Brésil en 2023.</p>



<p>En avril, un jury d’un tribunal de la ville de Salvador a déclaré Marílio dos Santos et Arielson da Conceição dos Santos coupables d’avoir planifié et perpétré ce crime.</p>



<p>Cette&nbsp;<a href="https://anistia.org.br/informe/justica-comeca-a-ser-feita-no-caso-mae-bernadete-e-precisa-ir-ate-o-fim/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">condamnation</a>&nbsp;représente une avancée notable dans la lutte contre l’impunité des attaques subies par les défenseur·e·s des droits humains dans le pays.</p>



<p><strong>Côte d’Ivoire</strong></p>



<p>En octobre 2025, des centaines de personnes ont été arrêtées, dont plusieurs femmes enceintes, lors de manifestations d’opposition qui se sont déroulées quelques jours avant l’élection présidentielle.</p>



<p>Amnesty International a publié un communiqué pour&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/03/cote-divoire-women-detained-without-cause/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dénoncer la détention des manifestant·e·s</a>, en mettant l’accent sur la situation de trois femmes enceintes détenues alors même qu’elles n’avaient pas participé aux manifestations.</p>



<p>Bien que le ministère de la Justice ait vivement critiqué ce communiqué dans les médias, la cour d’appel d’Abidjan a ordonné la libération provisoire de deux de ces femmes en avril. La troisième a été libérée provisoirement le 20&nbsp;mai. Amnesty International continuera à se mobiliser en faveur de la libération de toutes les personnes détenues arbitrairement en Côte d’Ivoire et pour que les poursuites engagées à leur encontre soient abandonnées.</p>



<p><strong>Éthiopie</strong></p>



<p>Million Beyene, journaliste et rédacteur en chef de l’<em>Addis Standard</em>, a été enlevé dans la salle de presse de ce média le 15&nbsp;avril par trois hommes en civil. Il semble avoir été pris pour cible en raison de son travail de journaliste. Amnesty International a lancé une <a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/afr25/0923/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Action urgente</a>&nbsp;en sa faveur le 27&nbsp;avril et il a été libéré et a retrouvé sa famille le 28&nbsp;avril.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Je vous suis très reconnaissant de tout le soutien et de tous les efforts déployés pour moi. Cela compte vraiment beaucoup pour moi.</p>
<cite>Million Beyene</cite></blockquote>


<p>Après sa libération, il a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Je reçois actuellement des soins médicaux et fais de mon mieux pour me remettre sur pied.Cette expérience a été éprouvante et j’en subis encore les répercussions, mais je reste fort. Je vous suis très reconnaissant de tout le soutien et de tous les efforts déployés pour moi. Cela compte vraiment beaucoup pour moi.&nbsp;»</p>



<p> <strong>Finland</strong>e</p>



<p>Les autorités finlandaises ont abandonné un projet pilote qui visait à détecter avec l’aide d’algorithmes les fraudes aux prestations sociales et leur utilisation abusive, à la suite d’un dialogue constructif avec Amnesty International Finlande au sujet du recours à l’intelligence artificielle et des normes en matière de droits humains.</p>



<p>Amnesty International a enquêté sur des recours similaires aux algorithmes au Danemark, aux Pays-Bas, en Suède et en France. Ces recherches ont révélé que l’utilisation des outils d’intelligence artificielle dans ces pays n’était pas conforme aux normes relatives aux droits fondamentaux. Les algorithmes utilisés pour détecter les fraudes aux prestations sociales ciblent de façon disproportionnée les groupes marginalisés de la population pour la surveillance, ce qui alimente la discrimination et aggrave les inégalités.</p>



<p><strong>Haîti</strong></p>



<p>Le 30&nbsp;avril, le Parlement européen a adopté une résolution relative à la recrudescence de la traite et de l’exploitation des enfants par les gangs armés en Haïti. Cette résolution comportait plusieurs recommandations essentielles soumises par Amnesty International dans une synthèse adressée au Parlement avant un débat urgent sur cette question.</p>



<p>Le texte, qui reconnaît les enfants exploités comme des victimes, appelle à renforcer les programmes de protection et de réinsertion, à soutenir les survivant·e·s et les organisations haïtiennes, à faire progresser la justice, à cesser les expulsions vers Haïti et à freiner les flux financiers et d’armes illicites.</p>



<p><strong>Philippines</strong></p>



<p>La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé toutes les accusations de crimes contre l’humanité portées à l’encontre de l’ancien président Rodrigo Duterte, ouvrant ainsi la voie à un procès complet. Cette décision a marqué un tournant historique pour les victimes et la justice internationale, en envoyant un message clair&nbsp;: les auteurs présumés d’homicides généralisés et systématiques, constitutifs de crimes contre l’humanité, se retrouveront un jour sur le banc des accusés et devront répondre de leurs actes.</p>



<p>Une femme dont le mari a été tué lors de la prétendue «&nbsp;guerre contre la drogue&nbsp;» menée par Rodrigo Duterte a raconté à Amnesty International la joie qu’elle a ressentie lorsqu’elle a appris l’arrestation de l’ancien président en 2025. «&nbsp;Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai sauté de joie. Je criais dans la cuisine&nbsp;: “Oui, oui, oui&nbsp;!”&nbsp;», a-t-elle déclaré.</p>



<p>Une autre avancée a eu lieu en mai lorsque la CPI a émis un mandat d’arrêt contre l’ancien chef de la police des Philippines, Ronald «&nbsp;Bato&nbsp;» dela Rosa, l’un des principaux alliés de Rodrigo Duterte dans la «&nbsp;guerre contre la drogue&nbsp;». Les autorités des Philippines ont affirmé avoir l’intention de l’arrêter, mais il reste caché et en liberté pour le moment.</p>



<p><strong>Syrie</strong></p>



<p>Le 26&nbsp;avril, les autorités syriennes ont ouvert un procès visant Bachar al&nbsp;Assad et Maher al&nbsp;Assad, en leur absence, ainsi que l’ancien responsable de la sécurité Atif Najib, qui sera jugé en personne car il est détenu, pour les crimes commis contre le peuple syrien.</p>



<p>Cette procédure est une étape cruciale dans l’engagement du gouvernement à faire respecter l’obligation de rendre des comptes, mais elle est entachée par l’absence de Bachar al&nbsp;Assad et d’autres accusés ayant joué un rôle clé dans ces crimes. Amnesty International continuera de plaider pour que les accusés et les conséquences de leurs actions soient jugés en leur présence.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ma-i"><strong><u>Ma</u></strong>i</h3>



<p><strong>Argentine</strong></p>



<p>Le procès des auteurs présumés de l’<a href="https://amnistia.org.ar/noticias/a-dos-anos-del-crimen-de-barracas-comienza-el-juicio-oral-por-el-ataque-contra-dos-parejas-de-lesbianas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">agression mortelle</a>&nbsp;de deux couples de lesbiennes dans le quartier de Barracas à Buenos Aires en mai 2024 a débuté. Lors de cette attaque, Andrea Amarante, Pamela Cobbas et Roxana Figueroa ont été tuées tandis que Sofía Castro Riglos a survécu. Elle continue de demander justice et réparation.</p>



<p><a href="https://amnistia.org.ar/noticias/a-dos-anos-del-crimen-de-barracas-comienza-el-juicio-oral-por-el-ataque-contra-dos-parejas-de-lesbianas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amnesty International Argentine</a>, qui a soutenu les victimes et leurs familles tout au long de la procédure, a salué l’ouverture du procès comme une étape cruciale vers le respect de l’obligation de rendre des comptes. Cette affaire est devenue un symbole de la nécessité de lutter contre la violence motivée par les préjugés et la discrimination envers les personnes LGBTI+. Amnesty International a également soumis aux autorités des propositions juridiques soulignant les obligations qui incombent à l’État, en vertu des normes internationales relatives aux droits humains, d’enquêter sur tous les crimes de ce type et de poursuivre leurs auteurs présumés.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter is-resized"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317220.jpg" alt="Two people hold up colourful signs calling for justice for Pamela, Roxana, Andrea and Sofia." class="aiic-ignore wp-image-239985" style="width:800px;height:auto"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Des militant<em>·</em>e<em>·</em>s réclament justice après l’agression mortelle de deux couples de lesbiennes à Buenos Aires, en Argentine.</figcaption></figure>



<p><strong>Belgique</strong></p>



<p>En mai,&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/eur14/1040/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’État belge a été débouté de son pourvoi en cassation</a>&nbsp;contre un jugement historique rendu par la Cour d’appel de Bruxelles le 2&nbsp;décembre 2024, qui reconnaissait la responsabilité de la Belgique dans l’enlèvement et la ségrégation raciale systématique des enfants métis sous le régime colonial belge et qualifiait ces actes de crimes contre l’humanité.</p>



<p>Dans son arrêt, la Cour de Cassation a confirmé la responsabilité de l’État belge pour les crimes contre l’humanité commis à l’époque coloniale et le droit des victimes à des réparations.</p>



<p>Amnesty International continuera de faire campagne, aux côtés d’African Futures Lab et d’Amnesty International Belgique (section francophone), en faveur de la justice pour les personnes métisses afin qu’elles obtiennent les réparations qu’elles méritent.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/03/Jehosheba-Bennett-1024x768.jpeg" alt="A group of people stand facing to camera, in a beautiful courthouse, with high ceilings and marbled floors." class="aiic-ignore wp-image-236693"/></div><figcaption class="wp-element-caption">En 2024, un tribunal de Belgique a ordonné au gouvernement de verser des réparations à cinq femmes métisses, nées d’une mère africaine et d’un père européen, dans une décision historique</figcaption></figure>



<p><strong>Brésil</strong></p>



<p>En mai 2026,&nbsp;<a href="https://amnistia.org.ar/noticias/victoria-judicial-en-brasil-la-justicia-rechazo-los-recursos-de-darthes-y-reafirmo-la-condena-2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le Tribunal fédéral régional de la troisième région a rejeté les deux recours</a>&nbsp;formés par l’acteur Juan Darthés contre sa condamnation pour violence sexuelle sur l’actrice et militante Thelma Fardin. Cette décision représente une avancée décisive dans une affaire historique qui est devenue un symbole régional de la lutte contre l’impunité des violences fondées sur le genre.</p>



<p>«&nbsp;Après des années de lutte, cette décision est un grand pas vers un système judiciaire qui écoute et qui reconnaît les violences liées au genre, et elle adresse un message puissant à toutes les filles et les femmes d’Amérique latine&nbsp;», a déclaré Thelma Fardin.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317226.jpg" alt="A woman is wearing a blue shirt and red neckerchief. She smiles joyfully, as she walks through a packed room of cameras and smiling people." class="aiic-ignore wp-image-239990"/></div><figcaption class="wp-element-caption">En mai 2026, le tribunal régional fédéral du Brésil a rejeté les deux appels interjetés par l’acteur Juan Darthés contre sa condamnation pour violences sexuelles à l’encontre de l’actrice et militante Thelma Fardin.<br></figcaption></figure>



<p><strong>Monde</strong></p>



<p>L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, à une écrasante majorité, une résolution historique sur la&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/05/global-new-un-climate-accountability-resolution-an-important-step-in-advancing-climate-justice/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsabilité climatique</a>&nbsp;qui reconnaît l’obligation légale qu’ont les États de faire face à la crise des droits humains provoquée par le changement climatique, soulignée dans l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) en 2025.</p>



<p>Portée par la République de Vanuatu, pays insulaire, et soutenue par Amnesty International, cette&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/05/global-new-un-climate-accountability-resolution-an-important-step-in-advancing-climate-justice/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouvelle résolution</a>&nbsp;nous rappelle l’impact que peuvent avoir les personnes, notamment au sein de la société civile et des mouvements associatifs, lorsqu’elles œuvrent ensemble dans un but commun.</p>



<p><strong>Libye</strong></p>



<p>En mai, les années passées à dénoncer les violations des droits humains en Libye ont abouti à une lueur d’espoir pour le respect de l’obligation de rendre des comptes. Khaled El&nbsp;Hishri, membre dirigeant du Dispositif de dissuasion pour la lutte contre le terrorisme et le crime organisé (DACTO), célèbre milice également connue sous le nom d’Al&nbsp;Radaa, a comparu devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.</p>



<p>Amnesty International recueille de longue date des informations sur les terribles violations commises en toute impunité à la prison de Mitiga, à Tripoli, sous le contrôle du DACTO. Ces violations ont notamment pris la forme d’actes de torture et d’autres mauvais traitements, d’homicides illégaux, de disparitions forcées, et d’autres crimes de droit international et graves atteintes aux droits humains.</p>



<p><strong>Norvège</strong></p>



<p>Un tribunal norvégien a rejeté la demande d’extradition de la Grèce concernant Tommy Olsen, fondateur de l’ONG Aegean Boat Report, qui est visé par des poursuites pénales dans ce pays en raison de son travail de recensement des violations des droits humains des personnes réfugiées et migrantes aux frontières de l’Europe. À la suite de son arrestation en Norvège dans un premier temps,&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/eur36/0840/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amnesty International a lancé une Action urgente</a>&nbsp;appelant les autorités norvégiennes à refuser de l’extrader et soulignant que les accusations retenues contre lui ne reposaient sur aucune preuve et découlaient d’une interprétation abusive de la législation anti-passeurs.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Cette affaire ne m’a jamais concerné uniquement à titre personnel, il s’agissait de savoir si le fait de recenser des violations des droits humains et de manifester sa solidarité avec des personnes en déplacement peut être traité comme un délit en Europe.</p>
<cite>Tommy Olsen</cite></blockquote>


<p>«&nbsp;Cette affaire ne m’a jamais concerné uniquement à titre personnel, il s’agissait de savoir si le fait de recenser des violations des droits humains et de manifester sa solidarité avec des personnes en déplacement peut être traité comme un délit en Europe, a-t-il déclaré. Je suis très reconnaissant envers Amnesty International et toutes les personnes qui ont agi en ma faveur au cours de cette procédure.&nbsp;»</p>



<p>Tommy fait toujours l’objet de poursuites pénales en Grèce et d’un mandat d’arrêt européen. Amnesty International continuera de mener campagne contre la criminalisation de la solidarité avec les personnes réfugiées et migrantes.</p>



<p><strong>Afrique du Sud</strong></p>



<p>La manifestation silencieuse organisée par Amnesty International Afrique du Sud pour demander que les défenseur·e·s des droits humains soient protégés et que la police enquête sur les homicides et le harcèlement subis par certains d’entre eux a retenu l’attention des autorités.</p>



<p>Le ministre de la Police par intérim Firoz Cachalia, son vice-ministre Cassel Mathale et le vice-ministre de la Justice Andries Nel ont apporté publiquement leur soutien à la campagne d’Amnesty International. Andries Nel s’est engagé officiellement à rencontrer Amnesty International pour discuter de la nécessité d’une législation relative aux défenseur·e·s des droits humains.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317225.jpg" alt="A group of people stood on steps, hold an array of banners, reading Hands of HRDS." class="aiic-ignore wp-image-239989"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Amnesty International Afrique du Sud a organisé une manifestation silencieuse appelant à la protection des défenseur·e·s des droits humains.</figcaption></figure>



<p><strong>Nigeria</strong></p>



<p>Les recherches d’Amnesty International et son travail de campagne auprès du public ont contribué à attirer l’attention du pays sur les allégations de violations des droits humains commises par Tiger Base, une brigade policière de lutte contre les enlèvements et les vols à main armée dont le centre de détention est situé à Owerri, dans l’État d’Imo, au Nigeria. La&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org.ng/wp-content/uploads/2026/03/AFR4407192026ENGLISH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">campagne #EndTigerBase</a>&nbsp;a abouti à un dialogue direct avec l’inspecteur général de la police et le commandement de la police de l’État d’Imo, ainsi qu’à une visite de ce centre de détention et des discussions de haut niveau sur l’obligation de rendre des comptes et les réformes.</p>



<p>Les autorités ont annoncé l’arrêt des activités sous l’identité Tiger Base, la création d’une nouvelle brigade et des mesures disciplinaires à l’encontre de certains agents accusés de violations. Amnesty International continuera de suivre la situation et de dénoncer les violences policières.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317217.jpg" alt="A group of people stand seriously in a dark office - some are wearing black t-shirts, while the other two wear a police uniform." class="aiic-ignore wp-image-239982"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Le personnel d’Amnesty International et le commissaire de police de l’État d’Imo, Audu Garba Bosso, en visite de campagne au centre de détention de la base Tiger dans l’État d’Imo.</figcaption></figure>



<p><strong>Turquie</strong></p>



<p>Defne Güzel, présidente de l’Association du 17&nbsp;mai et militante des droits des personnes LGBTI+, a été relaxée à l’issue d’une procédure pénale engagée contre elle pour des contenus publiés sur le site et les comptes de réseaux sociaux de cette organisation. Les autorités affirmaient que ces contenus sortaient du cadre des objectifs légitimes de l’association et enfreignaient certaines dispositions du Code pénal à la définition vague, en relation avec les mœurs et le développement social.</p>



<p>Amnesty International a lancé une&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/eur44/0946/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Action urgente en faveur de Defne Güzel</a>, qui encourait une peine d’un à trois ans de prison ainsi qu’une amende en cas de condamnation.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317222.jpg" alt="A person, wearing a red backpack and red headband, smiles happily to camera. They are stood by a beautiful canal, where people sit out on either side, drinking coffee." class="aiic-ignore wp-image-239986"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Defne Güzel, présidente de l’Association du 17 mai et militante des droits des personnes LGBTI+ en Turquie, a été acquittée à la suite d’une procédure pénale engagée contre elle pour des contenus partagés sur le site Web et les comptes de réseaux sociaux de l’association.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Juin</h4>



<p><strong>Monde</strong></p>



<p>La rapporteuse spéciale de Nations unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants a publié ses&nbsp;<a href="https://www.ohchr.org/fr/special-procedures/sr-torture/resources-torture" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recommandations de traité contre le commerce des instruments de torture</a>, qui ont donné du poids à l’appel mondial en faveur d’un traité émanant de&nbsp;<a href="https://www.cvt.org/statements/joint-declaration-from-torture-survivors-in-support-of-a-torture-free-trade-treaty/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">personnes ayant survécu à la torture</a>&nbsp;et du&nbsp;<a href="https://omegaresearchfoundation.org/what-we-do/trade/the-shoreditch-declaration-for-a-torture-free-trade-treaty/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réseau sur le traité contre le commerce des instruments de torture</a>, une coalition d’organisations de la société civile dont Amnesty International est l’un des membres fondateurs.</p>



<p>En s’appuyant sur l’<a href="https://www.ohchr.org/fr/documents/thematic-reports/a78324-thematic-study-global-trade-weapons-equipment-and-devices-used" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude thématique sur le commerce mondial des armes, équipements et dispositifs utilisés par les forces de l’ordre</a>&nbsp;qu’elle avait publiée en 2023, à laquelle Amnesty International avait contribué, ces recommandations apportent l’éclairage d’expert·e·s de l’ONU sur ce que pourrait contenir un traité en pratique et les mesures qui doivent être prises pour en faire une réalité. Elles constitueront un précieux outil de plaidoyer pour cette&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/petition/take-the-torture-out-of-the-protest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">campagne toujours en cours</a>.</p>



<p><strong>Monde</strong></p>



<p>Le 26&nbsp;juin, le Comité européen des droits sociaux du Conseil de l’Europe a publié sa&nbsp;<a href="https://www.coe.int/fr/web/european-social-charter/-/the-european-committee-of-social-rights-publishes-its-decision-on-the-collective-complaint-amnesty-international-and-m%C3%A9decins-du-monde-international-v.-sweden" target="_blank" rel="noreferrer noopener">décision unanime</a>&nbsp;à l’issue d’une réclamation collective déposée par Amnesty International et le réseau international de Médecins du Monde contre la Suède. Le Comité a estimé que la Suède avait violé la Charte sociale européenne en ne garantissant pas le droit de bénéficier de soins de santé sans discrimination et en ne respectant pas l’égalité d’accès aux soins pour les personnes migrantes vulnérables de l’Union européenne.</p>



<p>La réclamation recensait 129&nbsp;cas illustrant le fait que les autorités suédoises refusaient très fréquemment l’accès aux soins à ces personnes, dont beaucoup étaient d’origine rom, ou leur facturaient l’intégralité du coût des traitements. En conséquence, de nombreuses personnes dans ce cas évitaient de solliciter des soins médicaux pourtant nécessaires, ce qui les exposait à de graves risques pour leur vie et leur santé. Cette décision forte doit servir de principe directeur non seulement pour la Suède, mais aussi pour tous les pays de l’Union européenne afin de respecter leur obligation de garantir l’accès aux soins et traitements médicaux pour toutes les personnes, quelle que soit leur situation.</p>
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		<title>Arabie saoudite. Des personnes voyageant en Arabie saoudite emprisonnées en raison de publications sur les médias sociaux</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/arabie-saoudite-des-personnes-voyageant-en-arabie-saoudite-emprisonnees-en-raison-de-publications-sur-les-medias-sociaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 11:48:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Arabie saoudite. Des personnes voyageant en Arabie saoudite emprisonnées en raison de publications sur les médias sociaux Les personnes qui se rendent en Arabie saoudite, notamment pour le tourisme ou pour des pèlerinages religieux tels que le Hadj et l’Omra, risquent d’être placées en détention, de faire l’objet de procès iniques et d’être condamnées à [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Arabie saoudite. Des personnes voyageant en Arabie saoudite emprisonnées en raison de publications sur les médias sociaux</h2>



<p>Les personnes qui se rendent en Arabie saoudite, notamment pour le tourisme ou pour des pèlerinages religieux tels que le Hadj et l’Omra, risquent d’être placées en détention, de faire l’objet de procès iniques et d’être condamnées à de longues peines d’emprisonnement en raison de leurs activités sur les médias sociaux, y compris pour des publications datant d’avant leur entrée dans le pays, ont déclaré aujourd’hui Amnesty International et ALQST.</p>



<p>Amnesty International et ALQST ont réuni des informations sur neuf cas de personnes, originaires pour la plupart de pays du Sud mondial et du Moyen-Orient, qui ont été arrêtées en Arabie saoudite lors de séjours effectués entre juillet 2022 et fin 2025 en raison de leurs publications sur les médias sociaux. Quatre de ces neuf personnes s’y étaient rendues pour le pèlerinage du Hadj ou de l’Omra, et les cinq autres pour du tourisme ou pour une visite familiale.</p>



<p>Les autorités saoudiennes ont arrêté certains visiteurs.euses peu après leur arrivée dans le pays, d’autres pendant leur séjour et d’autres encore alors qu’ils allaient repartir. Dans les cas étudiés, les autorités saoudiennes ont interrogé les visiteurs·euses au sujet de leurs publications sur les médias sociaux et les ont soumis à une détention arbitraire prolongée, à un procès inique et à un accès retardé à l’assistance consulaire. Dans deux cas, les autorités saoudiennes ont empêché les personnes détenues de communiquer des informations à leurs proches à l’étranger.</p>



<p>« Alors que l’Arabie saoudite se positionne comme une destination touristique internationale et investit massivement dans le tourisme dans le cadre de son programme Vision 2030, elle procède en parallèle à l’arrestation et à la condamnation à de lourdes peines d’emprisonnement de visiteurs·euses qui n’ont pourtant fait qu’exercer leur droit à la liberté d’expression. Des personnes qui se rendent en Arabie saoudite pour un pèlerinage religieux qu’elles n’effectueront qu’une fois dans leur vie ou pour rendre visite à des proches se retrouvent soudainement, sans que rien n&rsquo;ait pu le présager, dans une situation cauchemardesque et arrachées à leur famille, et tout cela uniquement en raison de publications sur les médias sociaux », a déclaré Bissan Fakih, chargée de campagne sur la région MENA à Amnesty International.</p>



<p>« La répression de longue date exercée par les autorités saoudiennes contre la liberté d’expression de leurs propres citoyen·ne·s et résident·e·s s’étend désormais aux visiteurs·euses étrangers. Derrière l’image soigneusement construite par le gouvernement saoudien d’un pays ouvert sur le monde, un climat de peur règne, entretenu par une répression sévère à l’intérieur du pays », a déclaré Nadyeen Abdulaziz, chargée de la surveillance et du plaidoyer à ALQST.</p>



<p>Amnesty International et ALQST appellent les États à faire pression sur l’Arabie saoudite pour qu’elle mette fin à la répression de la liberté d’expression exercée contre celles et ceux qui visitent le pays et qui y vivent, et pour qu’elle libère immédiatement les personnes détenues uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression. Les ministères des Affaires étrangères devraient également veiller à ce que leurs conseils aux voyageurs·euses concernant l’Arabie saoudite soient mis à jour, afin que les voyageurs·euses soient conscients des risques liés à leur activité sur les médias sociaux s’ils se rendent dans le pays, particulièrement alors que celui-ci attire les touristes et se prépare à accueillir l’exposition universelle de 2030 et la Coupe du monde de 2034.</p>



<p>L’Arabie saoudite a pour objectif d’accueillir 150 millions de touristes d’ici 2030 dans le cadre de son programme phare Vision 2030, qui vise à diversifier l’économie du pays, à favoriser une société « dynamique » et à positionner le royaume en tant que destination touristique à l’échelle mondiale. Pourtant, l’Arabie saoudite conserve un cadre législatif extrêmement restrictif qui réprime pénalement avec de lourdes peines des formes d’expression protégées par le droit international relatif aux droits humains. La juridiction antiterroriste saoudienne, le Tribunal pénal spécial, utilise régulièrement des dispositions vagues des lois contre la cybercriminalité et contre le terrorisme qui assimilent des formes d’expression légitimes à du « terrorisme ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">Arrestations liées aux médias sociaux, détention provisoire prolongée et procès iniques </h4>



<p>Le Britannique Ahmed al Doush purge une peine de cinq ans d’emprisonnement prononcée contre lui à l’issue d’un procès inéquitable pour des chefs d’accusation basés sur son utilisation des médias sociaux, en violation de son droit à la liberté d’expression. Les autorités saoudiennes ont arrêté Ahmed al Doush, qui était alors analyste commercial senior à la Bank of America, le 31 août 2024 à l’aéroport de Riyad alors qu’il retournait au Royaume-Uni après avoir effectué une visite en Arabie saoudite avec son épouse enceinte et ses deux enfants, en raison de messages qu’il avait publiés sur les réseaux sociaux avant son arrivée en Arabie saoudite. Le 12 mai 2025, le Tribunal pénal spécial l’a condamné à 10 ans d’emprisonnement, cette peine ayant été réduite à cinq ans en appel en avril 2026. Les autorités saoudiennes n’ont pas communiqué à sa famille ni à son avocat britannique les documents judiciaires, notamment les jugements de première instance et d’appel, malgré des demandes répétées. Amr Abdelfattah, un Français père de trois enfants, a été arrêté le 16 juin 2024 alors qu’il se trouvait en Arabie saoudite pour le pèlerinage du Hadj. Amr Abdelfattah a été maintenu en détention pendant plus de 11 mois avant d’être finalement traduit en justice en mai 2025 en lien avec l’expression en ligne d’opinion et un problème de visa, ce dernier donnant généralement lieu à des sanctions sous forme d’amende et d’expulsion du pays. Les autorités ont déclaré que ses propos en ligne « insultaient le gouvernement » et « faisaient l’éloge de personnes poursuivies en justice ».</p>



<p>Les personnes arrêtées ont été victimes de multiples violations des garanties procédurales et des droits liés à la détention. Dans certains cas, des détenus qui ne comprenaient pas l’arabe ont été forcés à signer des documents rédigés en arabe, sans rien savoir de leur teneur. Certains de ceux qui ont finalement été libérés ont déclaré ne pas avoir reçu de vêtements adéquats et avoir été privés d’effets personnels. Dans les cas d’au moins deux des étrangers sur lesquels Amnesty International et ALQST ont rassemblé des informations, les autorités saoudiennes ont restreint les contacts avec leurs proches vivant à l’étranger.</p>



<p>Durant toute sa détention, Amr Abdelfattah s’est vu refuser à plusieurs reprises l’accès à un avocat et à des visites de sa famille, et les représentant·e·s du consulat français se sont vu refuser l’accès au procès. De septembre 2024 au 5 août 2025, il a été autorisé à passer des appels téléphoniques hebdomadaires de 15 minutes à son épouse, mais ces appels étaient coupés dès qu’il tentait de parler de la façon dont il était traité en prison ou de l’avancée de son procès. Les contacts avec sa famille ont été interrompus jusqu’à une date récente et depuis, les communications hebdomadaires sont de nouveau permises. Il n’est pas autorisé à parler en français avec sa famille, mais uniquement en arabe afin que les agents pénitentiaires puissent surveiller la conversation. ALQST a su qu’il avait aussi été violemment frappé par des gardiens de prison.</p>



<p>Les communications entre Ahmed al Doush et sa famille ont également été fortement limitées. En avril 2025, il a dit à son épouse que les autorités pénitentiaires lui avaient ordonné de ne demander des nouvelles que d’elle et de ses enfants lors des appels, et indiqué que s’il abordait le sujet de ses conditions de détention, de sa santé ou de la procédure judiciaire et des chefs d’accusation retenus contre lui, l’appel serait alors coupé et il serait puni. Sa famille a dit qu’il avait récemment été privé de tout contact avec elle pendant près de trois semaines parce qu’il avait utilisé l’anglais pour parler à ses enfants.</p>



<p>Le bien-être et la santé mentale d’Ahmed al Doush et d’Amr Abdelfattah se sont considérablement dégradés au cours de leur détention. De même, les autorités saoudiennes ont arrêté Fahd Ramadhan, ressortissant néerlando-yéménite, le 20 novembre 2023 et l’ont maintenu en détention arbitraire pendant 18 mois. Fahd Ramadhan n’a jamais été officiellement inculpé, mais il a déclaré aux représentant·e·s de l’ambassade des Pays-Bas à Riyad qu’il pensait que sa détention était due à des publications en ligne dans lesquelles il avait exprimé sa sympathie à l’égard d’un détracteur de la famille royale saoudienne. Au cours de sa détention provisoire, les enquêteurs lui avaient demandé de signer un document recensant quatre de ses publications sur X. Il a été libéré en juin 2025.</p>



<p>Un autre homme, dont le nom n’a pas été divulgué pour des raisons de sécurité, a été arrêté à La Mecque alors qu’il effectuait le pèlerinage de l’Omra, quatre heures seulement après avoir partagé sur les médias sociaux une publication critiquant les autorités saoudiennes, qu’il avait supprimée deux heures plus tard. Il a été détenu pendant un an et huit mois sans jugement et a depuis été libéré.</p>



<p>En 2023, les autorités saoudiennes ont arrêté une autre personne effectuant le pèlerinage de l’Oumra parce qu’elle avait montré un bout de papier appelant à la libération d’un prisonnier politique détenu dans un autre pays, sans lien avec l’Arabie saoudite, et elles l’ont maintenue en détention pendant un an. L’Arabie saoudite l’a libérée près d’un an plus tard.</p>



<p>Haidar Slim, de nationalité libanaise, a été placé en détention en 2022 après avoir accompli le pèlerinage du Hadj. Il s’était filmé en train de chanter un chant religieux chiite pendant le pèlerinage, et cette vidéo avait par la suite circulé en ligne. Il a ensuite été poursuivi au titre de la loi sur la cybercriminalité pour « publication de contenus portant atteinte à l’ordre public et aux valeurs religieuses », et condamné à cinq ans d’emprisonnement et à une amende de 10 000 riyals saoudiens. Il a été libéré en mars 2025 à la suite d’une intervention diplomatique, après avoir purgé près de trois ans de sa peine.</p>



<p>Compte tenu du climat de peur et du manque de transparence qui règnent dans le pays, l’ampleur réelle des arrestations liées à l’expression d’opinions est probablement plus importante, certaines informations n’étant révélées qu’après la libération des détenu·e·s et leur départ du pays.</p>



<p>Outre les neuf cas sur lesquels des informations ont été rassemblées, qui comprennent le cas d’un États-Unien détenu pendant deux mois sans inculpation fin 2025 après avoir publié une vidéo TikTok sur son expérience dans le pays, et un Canadien arrêté en avril 2023 et interrogé au sujet de publications et de « likes » sur les réseaux sociaux, Amnesty International et ALQST ont connaissance d’un certain nombre d’autres cas de touristes arrêtés pendant leur séjour en Arabie saoudite en raison de leurs activités sur les médias sociaux, notamment de cas sur lesquels les organisations n’ont pas été en mesure d’enquêter. Parmi les cas signalés par les médias figure celui d’un homme arrêté pendant le pèlerinage du Hadj après avoir critiqué la négligence présumée des autorités saoudiennes à la suite du décès de 1 301 pèlerins lors du Hadj de 2024, décès que le ministère saoudien de la Santé a par la suite attribué principalement au stress thermique.</p>



<p>« Les gouvernements étrangers devraient utiliser les moyens à leur disposition pour protéger les droits de leurs ressortissant·e·s qui voyagent ou vivent à l’étranger, notamment en leur fournissant une assistance consulaire et en suivant le déroulement des procès. Les gouvernements qui se disent attachés aux droits humains universels devraient plaider en faveur de la libération de toutes les personnes détenues arbitrairement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression », a déclaré Nadyeen Abdulaziz.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Amnesty International et ALQST ont réuni des informations sur plusieurs dizaines de cas de Saoudien·ne·s détenus en raison de leurs publications sur les médias sociaux, notamment sur les cas d’Abdulrahman al Sadhan, employé du Croissant-Rouge, qui purge une peine de 20 ans d’emprisonnement et qui est actuellement soumis à une disparition forcée après avoir publié des messages satiriques sur X, et de Manahel al Otaibi, influenceuse dans le domaine du fitness et défenseure des droits des femmes, qui purge une peine de cinq ans d’emprisonnement pour avoir twitté en faveur des droits des femmes, notamment sous le hashtag #EndMaleGuardianship, et publié en ligne une photo d’elle-même dans un centre commercial où elle ne portait pas l’abaya (tunique traditionnelle à manches longues et à la coupe ample). Amnesty International a également observé que les autorités des États du Golfe, notamment en Arabie saoudite, ont intensifié la répression du droit à la liberté d’expression après la guerre américano-israélienne contre l&rsquo;Iran.</p>




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		<title>« Cette Coupe du monde a privé les supporters LGBT+ de leurs droits comme aucune autre »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 06:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Cette Coupe du monde a privé les supporters LGBT+ de leurs droits comme aucune autre » Un membre de Three Lions Pride explique pourquoi son organisation n&#8217;assistera pas à la Coupe du monde cette année Robert*, 33 ans, fait partie de Three Lions Pride, l’association officielle de supporters LGBT+ de l’équipe nationale de football [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">« Cette Coupe du monde a privé les supporters LGBT+ de leurs droits comme aucune autre »</h2>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Un membre de Three Lions Pride explique pourquoi son organisation n&rsquo;assistera pas à la Coupe du monde cette année</strong></h5>



<p>Robert*, 33 ans, fait partie de Three Lions Pride, l’association officielle de supporters LGBT+ de l’équipe nationale de football d’Angleterre. Cette organisation a pour objectif de fournir un espace sûr, inclusif et très visible pour les supporters de football queer et leurs allié·e·s. Cependant, cette année, elle a décidé de ne pas assister à la Coupe du monde de la FIFA 2026 par crainte pour la sécurité de ses membres.</p>



<p>Mon premier souvenir de football est la défaite d’Arsenal contre Liverpool en finale de la Coupe d’Angleterre en 2001. J’étais désespéré. L’année suivante, l’Angleterre a perdu contre le Brésil lors de la Coupe du monde, et je me souviens encore de Ronaldinho faisant un lob au-dessus de David Seaman. Pour moi, le football était passionnant, les matchs étaient des montagnes russes émotionnelles.</p>



<p>Aller à des matchs avec mon père est devenu un rituel hebdomadaire. Il était un grand fan d’Arsenal, donc si je devais aimer le football, c’était Arsenal ou rien. L’ambiance était merveilleuse, électrique. J’étais prêt à aller voir n’importe quel match ; je voulais juste regarder du football, quel que soit le titre joué.</p>



<p>À l’adolescence, je savais que j’étais différent, mais je n’avais pas les outils pour le comprendre. Cependant, je commençais à saisir que tous les chants homophobes lors des matchs étaient dirigés contre des gens comme moi. Ils me donnaient l’impression que le football ne m’aimait pas. Et même si j’adorais le football, ce n’était pas un espace où je pouvais être moi-même – mes deux identités, grand fan de foot et personne queer, ne pourraient jamais fusionner.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>J’ai dû choisir entre moi-même et le football</strong></h5>



<p>Après cette prise de conscience, j’ai arrêté d’aller aux matchs et je les ai juste regardés à distance. Je pense que tous les supporters LGBT+ ont traversé une période où ils ont eu l’impression de devoir choisir entre être eux-mêmes et aller voir du football.</p>



<p>Avant la Coupe du monde en Russie, j’ai décidé de créer Three Lions Pride avec des amis. Il y avait des groupes LGBTQI+ pour certains clubs, mais pas pour nos équipes nationales.</p>



<p>Nous avons commencé à aller en groupe aux matchs de l’équipe d’Angleterre et c’est ainsi que Three Lions Pride est née. Sa création nous a permis de parler des problèmes auxquels nous serions confrontés lors des coupes du monde en Russie et au Qatar. Nous avons également pu assister à des matchs en groupe, pour veiller les uns sur les autres et assurer notre sécurité grâce au nombre.</p>



<p>En 2016, les supporters anglais n’avaient pas la meilleure des réputations, donc les gens étaient de toute façon prudents lorsqu’ils allaient voir des matchs, mais la présence de ce groupe a vraiment apporté quelque chose de puissant et a permis à des personnes qui pensaient qu’il n’y aurait jamais d’espace pour elles de comprendre que finalement, il y en avait un.</p>



<h5 class="wp-block-heading">On n’entend plus autant de slogans homophobes aujourd’hui</h5>



<p>La situation s’est nettement améliorée dans le football européen, en particulier au Royaume-Uni. On n’entend plus autant de slogans homophobes et, s’il y en a, d’autres supporters qui ne sont peut-être pas eux-mêmes LGBTQI+ interpellent leurs auteurs. Par exemple, je peux aller voir un match maquillé, en jupe, etc. Je suis allé en Allemagne pour l’Euro et c’était génial.</p>



<p>Les supporters anglais forment eux-mêmes un groupe qui se soutient mutuellement et veulent juste que tout le monde puisse encourager l’équipe d’Angleterre. Voir cela a vraiment redonné de la force à beaucoup de nos membres. Sans eux, les personnes LGBT+ n’auraient pas obtenu de telles améliorations sur le plan des droits humains.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Nous ne nous rendrons pas à la Coupe du monde cette année</h5>



<p>Pourtant, malgré tout notre travail, nous ne nous rendrons pas à la Coupe du monde cette année. Je suis allé en Russie, j’ai œuvré en faveur des droits humains au Qatar, mais c’est la première coupe du monde masculine à laquelle je ne prête pas vraiment attention.</p>



<p>Lorsque j’ai appris qu’elle se déroulerait au Canada, aux États-Unis et au Mexique, je me suis dit que ce serait la première fois que je pourrais vraiment en profiter et être moi-même.</p>



<p>Cette édition promettait d’être divertissante et agréable, mais maintenant je m’inquiète sur le plan humain. En tant que supporters LGBT+, nous ne pouvons pas nous concentrer uniquement sur le football, nous devons être constamment sur nos gardes : « Suis-je en sécurité ici ? Dois-je faire personnellement attention à ma sécurité ? »</p>



<p>En tant que personne queer, je ne serais pas en mesure d’être moi-même de manière visible dans un certain nombre de lieux de la Coupe du monde et cela dépend directement des décideurs politiques, des mesures d’application de la loi et de l’orientation prise aux États-Unis en particulier. On a le sentiment d’être trahis, car ce n’est pas cela qui a été vendu aux gens. Si vous regardez le processus d’appel d’offres et les discussions en amont, la réalité est totalement différente. Le manque d’engagement de la FIFA et des organisateurs est stupéfiant.</p>



<p>Cette Coupe du monde a privé les fans LGBT+ de leurs droits comme aucune autre parce qu’elle était porteuse d’énormément d’espoir. Nous savions que celle en Russie allait être difficile. Nous savions que celle au Qatar allait être quasiment impossible pour nous. Mais celle-ci était tellement prometteuse.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Nous regarderons depuis l’extérieur</h5>



<p>L’équipe d’Angleterre a été excellente ces dernières années et nous pourrions aller en finale, mais une fois de plus, les supporters LGTBQI+ la regarderont jouer depuis l’extérieur.</p>



<p>Bien que l’objectif de Three Lions Pride soit la visibilité, notre travail consiste également à soutenir nos supporters queer en leur apportant des conseils et de l’aide pour voyager. Et nous ne pouvons pas dire en conscience que les gens pourront assister à la Coupe du monde de cette année en toute sécurité s’ils se présentent comme des supporters ouvertement LGBT+, donc nous n’aurons aucune visibilité sur place et c’est un choix que nous avons fait en connaissance de cause.</p>



<p>Aux États-Unis en particulier, où les lois varient d’un État à l’autre, nous constatons un recul dangereux des droits humains, notamment pour les personnes transgenres. Si des personnes transgenres participaient, elles seraient confrontées à un risque énorme de violence et de discrimination. Nous devrions recommander à nos membres d’essayer de paraître cisgenres et hétérosexuels.</p>



<p>Si nous participions, nous exposerions les personnes LGBT+ à des risques de violences, d’altercations physiques et de problèmes avec la police. Et en cas de problèmes avec la police, vous risquez également d’être expulsé et confronté à l’ICE. Il est arrivé que des personnes LGBT+ soient détenues par l’ICE pendant une certaine durée dans des conditions horribles.</p>



<h5 class="wp-block-heading">L’irresponsabilité préjudiciable de la FIFA</h5>



<p>Le football, c’est une communauté mondiale qui se rassemble pour profiter de ce magnifique sport, mais la FIFA le ternit à la fois par ses actions et par son inaction.</p>



<p>Elle doit dialoguer réellement et efficacement avec les supporters afin de ne pas décevoir l’espoir et l’optimisme que le football peut susciter. À l’heure actuelle, elle semble plus soucieuse de se plier à des régimes qui ne respectent pas les normes auxquelles ils devraient se conformer. Ce n’est pas ça, le football.</p>



<p>Nous ne pouvons pas dire que ce sera une coupe du monde d’espoir, de tolérance et d’acceptation de la diversité. Néanmoins, nous continuerons à travailler avec des organisations telles qu’Amnesty International pour transmettre un message unifié, extrêmement fort et puissant de respect de toutes le personnes en tant qu’êtres humains égaux et pour demander à terme des comptes à la FIFA.</p>



<p>Il est temps que la FIFA change de cap. Et si elle ne le fait pas, elle court le risque de détruire un sport merveilleux.</p>



<p class="has-text-align-right has-x-small-font-size"><em>*Le nom a été changé à des fins de protection</em></p>


<section id="section-311b2f5a" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">
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		<title>Géorgie. Les autorités ont construit un système coordonné afin d’étouffer l’opposition et de consolider le pouvoir</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/georgie-les-autorites-ont-construit-un-systeme-coordonne-afin-detouffer-lopposition-et-de-consolider-le-pouvoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 12:49:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Géorgie. Les autorités ont construit un système coordonné afin d’étouffer l’opposition et de consolider le pouvoir La Géorgie connaît l’une des plus graves érosions de la situation des droits humains depuis son indépendance, alors que le parti au pouvoir recourt de plus en plus souvent à des pratiques autoritaires pour conserver sa mainmise sur le [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Géorgie. Les autorités ont construit un système coordonné afin d’étouffer l’opposition et de consolider le pouvoir</h2>



<p>La Géorgie connaît l’une des plus graves érosions de la situation des droits humains depuis son indépendance, alors que le parti au pouvoir recourt de plus en plus souvent à des pratiques autoritaires pour conserver sa mainmise sur le pouvoir, dans un contexte de mécontentement croissant de la population face à son attitude concernant l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie et les relations de la Géorgie avec l’Union européenne, a déclaré Amnesty International lundi 15 juin.</p>



<p>Un nouveau rapport, intitulé <strong><em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/EUR-5611152026-1.pdf">Anatomy of Repression &#8211; Georgia: 500 Days of Protest, Crackdown and Resilience</a></em></strong>, décrit comment le gouvernement dirigé par le parti Rêve géorgien a utilisé la désinformation comme une arme pour justifier la répression et discréditer celles et ceux qui le critiquent, a abusé de sa majorité parlementaire pour faire adopter à la hâte des lois répressives, a instrumentalisé les tribunaux et la police pour poursuivre ses opposant·e·s, et a brutalement réprimé les manifestations dans le cadre de son offensive généralisée contre l’exercice des droits humains. Ces vastes mesures ont eu pour effet d’ériger en infraction l’opposition pacifique.</p>



<p>« Ce qui s’est passé en Géorgie ces trois dernières années illustre la rapidité avec laquelle des gouvernements peuvent transformer les institutions de l’État en puissants outils de répression afin de renforcer leur propre pouvoir », a déclaré Denis Krivosheev, directeur adjoint pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale à Amnesty International.</p>



<p>« Les autorités géorgiennes se sont servies de la désinformation, d’une législation abusive, de violences policières et de l’injustice des tribunaux comme d’armes pour se protéger des menaces potentielles pesant sur leur pouvoir. Elles ont dans les faits créé un système dans lequel l’opposition pacifique est traitée comme un crime, la société civile est considérée comme un ennemi national, les journalistes indépendants sont harcelés, poursuivis en justice et réduits au mode de survie, et où les victimes de violences policières sont privées de justice et persécutées. Les droits humains et l’espace civique ont subi l’un des revers les plus graves depuis que la Géorgie a retrouvé son indépendance. »</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Diabolisation des détracteurs et lois répressives</h4>



<p>Depuis 2022, le gouvernement réagit avec agressivité face à la multiplication des manifestations et des critiques du public concernant son approche de la guerre d’agression menée par la Russie en Ukraine et de la perspective d’une adhésion de la Géorgie à l’UE.</p>



<p>Les personnes formulant des critiques qui sont issues de l’opposition politique, de la société civile et des médias ont été présentées comme des agents de l’« État profond » soutenus par l’étranger, des « traîtres » et des « radicaux » cherchant à porter atteinte à la souveraineté de la Géorgie. Parallèlement, une série de lois a été adoptée afin de soumettre les personnes et les entités recevant des financements étrangers et impliquées dans des « activités politiques », à la définition très large, à des conditions d’enregistrement plus strictes et à une surveillance intrusive, ainsi qu’au risque de gel des avoirs, d’enquêtes pénales et d’emprisonnement.</p>



<p>Parmi les principales mesures figurent la Loi de mai 2024 relative à la transparence de l’influence étrangère, la Loi d’avril 2025 sur l’enregistrement des agents étrangers, ainsi que des modifications apportées à la Loi relatives aux subventions, au Code des infractions administratives et à la Loi sur les associations politiques.</p>



<p>Des dizaines d’organisations de la société civile ont alors été contraintes de réduire leurs effectifs, de suspendre leurs activités ou de fonctionner en mode de survie. Tamta Mikeladze, directrice du Centre pour la justice sociale, dont les comptes ont été gelés, a déclaré : « Ils ont tué notre organisation, notre institution, et ça a été une catastrophe, pour être honnête. À l’heure actuelle, nous poursuivons notre travail sur une base bénévole.</p>



<p>Des journalistes critiques envers le gouvernement ont subi des pressions similaires. Mariam Nikuradze a déclaré à Amnesty International : « Il n’a jamais été aussi dangereux d’être journaliste en Géorgie […] Les difficultés viennent de toutes parts : sécurité physique, législation restrictive, sécurité numérique, poursuites pénales, campagnes de dénigrement menées par le gouvernement, instabilité financière et rétrécissement de l’espace dédié à notre travail. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Répression implacable en réponse aux manifestations en cours</h4>



<p>La réintroduction en avril 2024 de la Loi relative à la transparence de l’influence étrangère, une loi qui étoufferait les organisations de la société civile, a suscité des manifestations de masse qui ont été réprimées avec brutalité : des manifestant·e·s pacifiques ont été frappés, aspergés de gaz lacrymogène et de canons à eau, et visés illégalement par des balles en caoutchouc, souvent sans avertissement ni voies de dispersion sûres.</p>



<p>D’autres manifestations ont éclaté après les résultats contestés des élections législatives d’octobre 2024 et l’annonce par le parti au pouvoir, en novembre 2024, d’une « pause » de quatre ans dans les négociations d’adhésion à l’UE. Des manifestant·e·s ont été victimes d’arrestations arbitraires, d’un recours illégal à la force, de coups violents et d’autres actes de torture ou de mauvais traitements. Beaucoup ont dit avoir été pris au piège par des cordons de police, exposés à des agents chimiques irritants, contraints de passer un par un par des « couloirs de passage à tabac » et roués de coups pendant leur détention et à l’intérieur des véhicules de police.</p>



<p>Le 3 décembre 2024, Aleksandre Tirkia a été touché à la tête par une grenade lacrymogène lors d’une manifestation à Tbilissi. Alors âgé de 22 ans, il a souffert de fractures au crâne et au visage, de lésions cérébrales et de graves blessures à l’œil gauche.</p>



<p>« C’était un tir destiné à tuer. Ils nous ont visés avec du gaz lacrymogène. Mes yeux brûlaient terriblement, et il est devenu très difficile de respirer. J’ai essayé de partir, mais nous étions encerclés. Nous étions bloqués de tous les côtés &#8211; devant, derrière, même dans les petites rues sur le côté. C’est là que la grenade m’a touché. J’ai commencé à ressentir une douleur insupportable à la tête. Cette souffrance était si intense que ce moment a disparu de ma mémoire », a-t-il déclaré à Amnesty International.</p>



<p>Les données du Bureau du défenseur des droits montrent que 78 à 88 % des personnes arrêtées par les forces de sécurité ont signalé avoir subi des mauvais traitements pendant leur détention en 2024-2025. Au seul mois de novembre 2024, plus de 300 manifestant·e·s placés en détention ont signalé de graves violences physiques, et plus de 80 d’entre eux ont dû être hospitalisés pour des commotions cérébrales, des fractures et des fêlures. La police a aussi beaucoup recouru à la violence fondée sur le genre, notamment à des insultes sexistes, des menaces de violences sexuelles et des fouilles à nu illégales et dégradantes, en particulier contre des femmes participant aux manifestations, dans le cadre d’une campagne plus large visant à intimider et à punir les manifestant·e·s pacifiques.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Procès iniques pour les manifestant·e·s et impunité pour la police</h4>



<p>Les tribunaux géorgiens ont été cooptés par le gouvernement pour approuver systématiquement les requêtes de procureurs contre des manifestant·e·s et appliquer des lois qui bafouent les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Des juges ont arbitrairement imposé des amendes d’un montant exorbitant, des détentions administratives et des peines de prison dans des affaires liées aux manifestations, à l’issue de procès iniques, et 150 personnes sont injustement maintenues en détention.</p>



<p>En décembre 2024, des manifestant·e·s ont été visés par de lourdes amendes parce qu’ils s’étais tenus sur la chaussée lors d’une manifestation &#8211; environ 1 800 dollars des États-Unis, soit plus du double du salaire mensuel moyen national. Au mois de décembre 2025, ils avaient également été sanctionnés pour s’être tenus sur le trottoir.</p>



<p>Gota Chanturia, enseignante et militante, risque d’être condamnée à des amendes totalisant environ 130 000 dollars des États-Unis, pour avoir simplement participé à des manifestations pacifiques. Elle a déclaré à Amnesty International : « Je n’ai aucun moyen de les payer. C’est simplement leur manière de nous terroriser et d’essayer de nous empêcher de manifester […] Mes comptes bancaires sont gelés, je ne peux pas gagner ma vie, et à tout moment, ils pourraient m’arrêter et saisir notre maison. »</p>



<p>Les autorités ont systématiquement manqué à leur devoir de demander des comptes à la police pour les violations des droits humains commises dans le cadre de la répression de l’opposition. Des centaines de manifestant·e·s ont comparu devant les juges avec des blessures visibles et ont dénoncé des actes de torture ou d’autres mauvais traitements infligés par des responsables de l’application des lois, sans aucun résultat. Dans le seul cas de ce type à ce jour, cinq policiers ont été inculpés en mai 2026 d’abus de pouvoir pour avoir agressé des manifestant·e·s, après que leurs infractions présumées ont été révélées par un reportage télévisé indépendant.</p>



<p>Amnesty International appelle l’État géorgien et les autorités locales, ainsi que le Parlement et le pouvoir judiciaire, les acteurs internationaux et privés, à prendre des mesures urgentes pour mettre fin au recours à des pratiques autoritaires visant à réduire au silence l’opposition, à affaiblir l’espace civique, l’état de droit et les droits humains.</p>



<p>Les autorités géorgiennes doivent abroger les lois qui restreignent indûment les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, libérer toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits humains, faire respecter l’état de droit et l’indépendance du pouvoir judiciaire, et garantir des nouveaux procès équitables dans toutes les affaires en cours liées aux manifestations.</p>



<p>Les autorités doivent également diligenter dans les meilleurs délais des enquêtes indépendantes et efficaces sur toutes les allégations de torture, d’autres mauvais traitements et de recours illégal à la force par les forces de l’ordre et les groupes affiliés à l’État, et accorder des réparations adéquates à toutes les personnes lésées. La communauté internationale doit veiller à ce que les violations des droits humains et crimes relevant du droit international commis en Géorgie, soient recensées, et qu’elles donnent lieu à des enquêtes et des poursuites, notamment en explorant différentes possibilités aux niveaux national, régional et international.</p>



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		<title>Afghanistan. Le nouveau code autorisant le mariage des enfants aggrave la situation déjà désastreuse des droits des femmes et des filles</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/afghanistan-le-nouveau-code-autorisant-le-mariage-des-enfants-aggrave-la-situation-deja-desastreuse-des-droits-des-femmes-et-des-filles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 14:28:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Afghanistan. Le nouveau code autorisant le mariage des enfants aggrave la situation déjà désastreuse des droits des femmes et des filles Le nouveau décret des talibans autorisant le mariage des enfants constitue la dernière salve en date de l’offensive menée contre les droits des femmes et des filles en Afghanistan, écrit Amnesty International dans sa [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Afghanistan. Le nouveau code autorisant le mariage des enfants aggrave la situation déjà désastreuse des droits des femmes et des filles</h2>



<p>Le nouveau décret des talibans autorisant le mariage des enfants constitue la dernière salve en date de l’offensive menée contre les droits des femmes et des filles en Afghanistan, écrit Amnesty International dans sa nouvelle analyse juridique.</p>



<p>Publié au Journal officiel par les talibans le 14 mai 2026, le décret n° 18 intitulé « Code sur la séparation judiciaire des époux » définit les conditions dans lesquelles les femmes et les filles peuvent demander la dissolution d’un mariage. Il comprend des dispositions qui entérinent les mariages arrangés pendant l’enfance et restreignent la capacité des femmes et des filles à contester ce type d’unions ou à y mettre un terme.</p>



<p>« Ce code aggrave encore la situation déjà désastreuse des droits des femmes et des filles en Afghanistan. Il les prive de toute autonomie en supprimant toute notion de consentement, en accordant aux hommes de la famille le contrôle sur les arrangements matrimoniaux et en offrant très peu de recours pour contester les mariages forcés. Ses dispositions, prises dans leur globalité, institutionnalisent et normalisent le mariage des enfants », a déclaré Isabelle Lassee, directrice régionale adjointe pour l’Asie du Sud à Amnesty International.</p>



<p>Avant la publication de ce code, il n&rsquo;existait pas de loi talibane codifiée régissant spécifiquement la séparation des époux. Les conflits conjugaux et les séparations étaient traités par le biais d&rsquo;une combinaison de décrets religieux talibans, d&rsquo;interprétations de la jurisprudence hanafite (issue de la charia) et de pratiques judiciaires informelles ou très discrétionnaires, sous le contrôle des juges talibans.</p>



<p>Ce code instaure des critères très problématiques en matière de consentement au mariage : par exemple, le silence d’une fille ayant atteint l’âge de la puberté est interprété comme un consentement. De tels critères augmentent le risque de contrainte et d’intimidation, ce qui conduit à des mariages forcés. Les pouvoirs étendus accordés aux pères et aux grands-pères pour arranger les mariages de mineures favorisent le mariage des enfants, et les mariages arrangés par des parents plus éloignés sont également reconnus comme juridiquement valides sous certaines conditions.</p>



<p>« Ce code renforce un système de tutelle masculine qui centralise l’autorité sur la vie personnelle des femmes, en violation de leur statut de détentrices de droits à part entière », a déclaré Isabelle Lassee.</p>



<p>Ce décret n&rsquo;est pas conforme au droit international relatif aux droits humains, qui garantit la protection contre les mariages d’enfants et les mariages forcés, l’égalité dans le mariage et exige un consentement clair, libre et mutuel.</p>



<p>Par ailleurs, les filles qui souhaitent contester leur mariage se heurtent à d&rsquo;importants obstacles juridiques et procéduraux, puisqu’il leur faut obtenir l&rsquo;accord d’un tribunal et ce uniquement lorsqu’elles ont atteint l’âge de la puberté. Ce décret reflète une discrimination flagrante liée au genre, car les hommes ne sont pas soumis à de tels écueils lorsqu&rsquo;ils souhaitent dissoudre leur mariage. Ils peuvent généralement divorcer de manière unilatérale sans avoir besoin de témoins, de confirmation judiciaire ni de démarches complexes.</p>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec cinq spécialistes du droit afghan au sujet de ce code.</p>



<p>Najla Rahil, vice-présidente du Barreau indépendant d’Afghanistan (AIBA) en exil et fondatrice de l’Organisation pour l’identité des femmes, a déclaré : « Il s’agit d’une loi ouvertement misogyne qui porte gravement atteinte aux droits fondamentaux des femmes, en particulier celles qui sont confrontées à des difficultés familiales […] Ces dispositions restreignent la liberté des femmes de choisir leur conjoint, confient aux hommes le pouvoir de décider de l’adéquation du mariage et créent des obstacles insurmontables lorsque le mari est absent ou porté disparu. »</p>



<p>Un avocat de la défense basé en Afghanistan, qui a souhaité conserver l&rsquo;anonymat, a déclaré : « Les talibans démontrent une nouvelle fois qu’ils fondent leur approche envers les femmes et les enfants sur le fait de restreindre les libertés, de rogner les droits fondamentaux et de renforcer les structures patriarcales traditionnelles. Ces réglementations reflètent une volonté de normaliser et de légitimer des pratiques qui limitent l&rsquo;indépendance, l&rsquo;autonomie et la dignité humaine des femmes et des filles. »</p>



<p>Amnesty International engage la communauté internationale à prendre des mesures immédiates, par le biais de pressions diplomatiques et d’un engagement fondé sur des principes avec les autorités talibanes de facto, afin d’exiger qu’elles abrogent les lois et décrets restrictifs, rétablissent un système judiciaire officiel, restaurent l’état de droit et protègent les droits humains en Afghanistan.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Avant août 2021, le Code civil afghan fixait l&rsquo;âge légal du mariage pour les filles à 16 ans, tandis que les mariages impliquant des filles de moins de 15 ans étaient érigés en infraction pénale en vertu de la loi de 2009 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes. L&rsquo;Afghanistan disposait également de mécanismes juridiques et institutionnels visant à lutter contre la violence et la discrimination à l&rsquo;égard des femmes et des filles, notamment des tribunaux aux affaires familiales, des unités spécialisées au sein du bureau du procureur général et du ministère de l&rsquo;Intérieur, ainsi qu’une commission de haut niveau chargée de traiter les violences faites aux femmes, les mariages d’enfants et les questions de séparation des familles.</p>



<p>Ces mesures de protection étaient souvent appliquées de manière chaotique et des problèmes majeurs subsistaient ; elles offraient néanmoins aux femmes et aux filles des recours juridiques pour se protéger et avoir accès à la justice. Aujourd’hui, les talibans ont démantelé ces lois et ces structures institutionnelles au profit de systèmes profondément discriminatoires et répressifs qui aggravent encore les inégalités de genre et restreignent les droits et l’autonomie des femmes.</p>



<p>Ces dispositions s&rsquo;inscrivent dans un contexte général marqué par la multiplication des restrictions des droits des femmes et des filles, notamment en matière d&rsquo;accès à l&rsquo;éducation, d’emploi et de participation à la vie publique.</p>



<p>En Afghanistan, le système judiciaire officiel s&rsquo;est effondré après le retour au pouvoir des talibans et, en novembre 2022, le chef suprême des talibans a donné l&rsquo;ordre de mettre pleinement la charia en œuvre dans le pays. Selon des informations relayées par les médias et s&rsquo;appuyant sur des rapports de l&rsquo;ONU, depuis leur retour au pouvoir en août 2021, les talibans ont publié plus de 470 décrets, directives et ordonnances, dont 79 visaient spécifiquement les femmes et les filles.</p>
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