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	<title>Genre et sexualite Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Genre et sexualite Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 16:52:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo Avertissement : ce communiqué de presse contient des descriptions de violences sexuelles et d’actes de torture. Des membres de l’Armée de libération oromo, en Éthiopie, ont soumis des femmes et des [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/ethiopie-les-autorites-doivent-enqueter-sur-les-violences-sexuelles-executions-sommaires-et-actes-de-torture-perpetres-par-des-combattants-de-larmee-de-liberation-oromo/">Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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<div style="height:44px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</h2>



<p><strong><mark style="background-color:#000" class="has-inline-color has-white-color">Avertissement : ce communiqué de presse contient des descriptions de violences sexuelles et d’actes de torture.</mark></strong></p>



<p>Des membres de l’Armée de libération oromo, en Éthiopie, ont soumis des femmes et des filles à des violences sexuelles, se rendant coupables de viols, de viols en réunion, d’esclavage sexuel, d’exécutions sommaires et de destructions de biens civils, agissements susceptibles de constituer des crimes de guerre, dans le contexte du conflit ayant commencé dans la région Oromia en 2019, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique vendredi 6 mars.</p>



<p>Ce document, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/No-One-Came-to-My-Rescue_Formatted_FINAL_.pdf"><strong><em>No one came to my rescue: Gang rape, sexual slavery and mass displacement of women in Oromia, Ethiopia</em></strong></a>, fait état des atrocités commises contre des civil·e·s, en particulier des femmes et des filles, par le groupe armé de l’Armée de libération oromo dans les districts de Sayo et Anfillo de la zone de Kellem Wallaga, entre 2020 et 2024. « Cela fait sept ans que dans un climat de secret permis par le blocage des communications et des médias, des combattants causent d’immenses souffrances aux civil·e·s dans l’Oromia. Non seulement ces violations répétées sont épouvantables, mais il est en outre possible qu’elles constituent des crimes de guerre », a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International. « Les organismes de suivi des droits humains, à l’échelle internationale et africaine, continuent à détourner le regard. Ils doivent demander que les autorités éthiopiennes diligentent immédiatement des enquêtes impartiales et rigoureuses sur ces atrocités, dans le but d’amener tous les responsables à rendre des comptes, et de fournir aux victimes une possibilité d’obtenir justice et réparations. »</p>



<p>« L’Armée de libération oromo doit immédiatement adresser à tous ses combattants l’ordre de respecter le droit international humanitaire et le droit international relatif aux droits humains. Elle doit aussi désarmer et démobiliser les combattants et/ou unités s’étant rendus coupables de violences sexuelles, d’autres formes de torture, d’homicides, de déplacements forcés et d’autres crimes au regard du droit international. »</p>



<p>Des affrontements opposant l’Armée de libération oromo (OLA) &#8211; l’ancienne aile militaire du Front de libération oromo (FLO) -, les Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) et les forces régionales de sécurité de l’Oromia alliées, ont éclaté en 2019, et ce conflit continue à avoir de très lourdes répercussions sur la population civile.</p>



<p>Pour cette synthèse, Amnesty International a recueilli les propos de 10 victimes de viols en réunion, dont sept étaient mineures au moment des agressions. L’organisation a également reçu les témoignages de prestataires de santé, et ont examiné les dossiers médicaux des victimes.</p>



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</div>



<h4 class="wp-block-heading">« Ils nous violaient tous les jours, deux fois par jour »</h4>



<p>Sur les 10 victimes ayant parlé à Amnesty International, cinq ont également connu l’esclavage sexuel. Neuf ont été agressées par des combattants de l’Armée de libération oromo (OLA), tandis qu’une a subi des violences de la part de soldats des Forces de défense nationale éthiopiennes et de membres de l&rsquo;OLA.</p>



<p>Deux des victimes sont tombées enceintes des suites de ces viols.</p>



<p>Ces femmes ont décrit avec de nombreux détails déchirants des agressions brutales ayant duré des jours, voire des semaines.</p>



<p>Lalistu* et sa fille Sebontu*, alors âgée de 12 ans, ont été retenues captives pendant trois semaines dans une grotte avec les mains attachées à un arbre, et ont été violées par plusieurs membres de l’OLA.</p>



<p>« Ils nous violaient tous les jours, deux fois par jour. Vers 11 heures et 18 heures. Je commençais à avoir peur quand ces moments approchaient chaque jour. Ils me disaient : « Tu vas mourir. Tu ne rentreras jamais chez toi » », a déclaré Sebontu*, maintenant âgée de 17 ans.</p>



<p>« Pendant trois semaines, 15 hommes m’ont violée et ont violé mon enfant. Ils le faisaient à tour de rôle », a déclaré Lalistu à Amnesty International.</p>



<p>Une autre victime, Anisa*, qui était enceinte au moment de l’entretien (des suites de ces violences sexuelles), a en outre été réduite en esclavage sexuel par des combattants de l’OLA fin 2024. Elle a déclaré à Amnesty International que les combattants venaient régulièrement la chercher chez elle et l’amenaient dans la brousse, où ils lui faisaient subir des viols en réunion. C’est seulement après qu’elle a eu des problèmes de santé que les combattants ont cessé ces violations.</p>



<p>Plusieurs victimes ont déclaré à Amnesty International que des combattants de l’OLA les avaient violées à titre de représailles, car leur mari, frère ou père travaillait au sein des forces gouvernementales. Elles ont également dit à Amnesty qu’elles ont été forcées à quitter leur domicile après ces violences sexuelles ; lorsque certaines ont refusé de partir, leur maison a été incendiée.</p>



<p>Deux victimes ont déclaré que des combattants ont aussi tué des hommes de leur famille, notamment le mari de Lalistu, exécuté pour avoir essayé de la protéger, ainsi que leur fille de 12 ans.</p>



<p>« Ils lui ont tiré dessus [et l’ont abattu] lorsque nous avons atteint la forêt. Je ne me suis même pas retournée pour le regarder après qu’ils l’ont tué », a déclaré Lalistu*.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Réduites au silence</h4>



<p>Ces 10 victimes et l’enfant d’une personne rescapée, qui a subi des passages à tabac, ont dit continuer à souffrir des traumatismes physiques causés par les violences qui leur ont été infligées. Ces personnes redoutaient cependant de solliciter une aide médicale, par exemple pour une interruption de grossesse et un dépistage d’infections sexuellement transmissibles, par crainte de représailles de la part des combattants de l’OLA et des autorités, et de la réprobation sociale associée aux violences sexuelles.</p>



<p>Les victimes ont réclamé que ces violations prennent fin, que justice soit rendue et que l’obligation de rendre des comptes soit respectée. L’une d’elles a déclaré : « S’il est possible de les retrouver, j’espère que justice sera faite, afin que ce qui nous est arrivé, à moi et à d’autres, puisse cesser. »</p>



<p>Du fait des restrictions imposées par les gouvernements au niveau fédéral et régional en Éthiopie, il est presque impossible pour des acteurs nationaux ou internationaux de déterminer l’étendue véritable des violations commises contre les civil·e·s depuis que le conflit a éclaté en Oromia.</p>



<p>« Ces actes lâches ont été en partie permis par un blocage des communications, qui a dissimulé au reste du monde les atrocités persistantes commises contre les civil·e·s. Ce n’est pas la première fois que les autorités éthiopiennes recourent à la censure en temps de crise. Il est probable que le tableau complet de la situation soit encore plus affligeant », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



<p>« Les atrocités recensées par Amnesty International en Oromia ont été perpétrées dans un climat d’impunité, sans susciter la moindre réaction si ce n’est le silence des partenaires et voisins de l’Éthiopie. Cette synthèse devrait alerter sur le fait que le silence ne mène à rien d’autre que la souffrance des civil·e·s. Le cycle des violences contre les civil·e·s, en particulier les femmes et les filles, doit cesser. »</p>



<p class="has-text-align-right"><em>*Les noms ont été modifiés pour protéger l’identité des victimes.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Soudan. L’attaque menée par les Forces d’appui rapide contre le camp de Zamzam doit donner lieu à une enquête pour « crimes de guerre »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/soudan-lattaque-menee-par-les-forces-dappui-rapide-contre-le-camp-de-zamzam-doit-donner-lieu-a-une-enquete-pour-crimes-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Forces d’appui rapide (FAR) ont délibérément tué des civil·e·s, pris des otages, pillé et détruit des mosquées, des écoles, et des centres de santé dans le cadre d’une attaque de grande ampleur en avril contre Zamzam, le plus large camp de personnes déplacées de l’État du Darfour du Nord, écrit Amnesty International dans un [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les Forces d’appui rapide (FAR) ont délibérément tué des civil·e·s, pris des otages, pillé et détruit des mosquées, des écoles, et des centres de santé dans le cadre d’une attaque de grande ampleur en avril contre Zamzam, le plus large camp de personnes déplacées de l’État du Darfour du Nord, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mercredi 3 décembre. Ces violations doivent donner lieu à une enquête pour crimes de guerre au regard du droit international.</p>



<p>Le rapport, intitulé <span style="text-decoration: underline"><em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/AFR-54-0509-2025_Sudan_A-refuge-destroyed_Zamzam_Report_Final.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">A refuge destroyed: RSF violations in Darfur&rsquo;s Zamzam camp for internally displaced persons</a></em></span>, décrit comment, entre les 11 et 13 avril 2025, les FAR ont attaqué le camp, déployant des armes explosives et ouvrant le feu sans discernement dans des zones résidentielles peuplées. Cet assaut impitoyable a poussé environ 400 000 personnes à fuir le camp les 13 et 14 avril, et s’inscrit dans la campagne militaire des FAR ayant commencé en mars 2024 afin de capturer El Fasher, la capitale de l’État du Darfour du Nord. Les FAR ont exécuté un très grand nombre d’hommes non armés et violé des dizaines de femmes et de filles lorsqu’ils se sont emparés de cette ville le 26 octobre.</p>



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</div>



<p>« L’attaque terrifiante et délibérée des FAR contre des civil·e·s désespérés et affamés du camp de Zamzam a mis en évidence une fois de plus leur mépris alarmant pour la vie humaine. Des civil·e·s ont été victimes d’agressions impitoyables, de meurtre, de vols d’articles essentiels à leur survie et à leurs moyens de subsistance, et se retrouvent privés d’accès à la justice, tout en devant faire le deuil de leurs proches. Ceci n’était pas une attaque isolée, mais s’inscrivait dans une campagne soutenue contre des villages et des camps pour personnes déplacées dans leur propre pays », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amenesty International. « Certains partenaires au niveau international, tels que les Émirats arabes unis, ont activement nourri le conflit armé en soutenant les FAR au moyen d’armes. »</p>



<p>« La seule manière de mettre fin à ces violations est de limiter l’afflux d’armes vers les parties au conflit, en étendant à l’ensemble du Soudan l’embargo sur les armes qui s’applique actuellement au Darfour. Les États membres de l’Union africaine, de l’Union européenne et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Russie et la Chine doivent appeler tous les pays, et en premier lieu les Émirats arabes unis, à s’abstenir de transférer des armes et des munitions aux FAR, aux Forces armées soudanaises et à d’autres acteurs. Par ailleurs, compte tenu du risque élevé que des armes soient redirigées vers les FAR, les États doivent immédiatement cesser l’ensemble des transferts d’armes vers les Émirats arabes unis. »</p>



<p>Pour ce rapport, Amnesty International a effectué des recherches entre juin et août 2025, et recueilli les propos de 29 personnes, pour la plupart des témoins, des victimes, des parents de victimes, des journalistes, des analystes des conflits et des professionnels de la santé ayant assisté les personnes blessées durant l&rsquo;attaque. L’organisation a également vérifié et analysé des dizaines de vidéos, photos et images satellite.</p>



<p>Les FAR n’ont pas répondu à la demande de commentaire formulée par Amnesty International.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Il y avait des bombardements partout »</h3>



<p>Des rescapé·e·s de l’attaque ont déclaré à Amnesty International que le vendredi 11 avril et le samedi 12 avril, des obus sont tombés dans des habitations, dans des rues et, dans un cas, près d’une mosquée durant un mariage &#8211; soit des zones densément peuplées -, tuant et blessant des civil·e·s et causant des incendies.</p>



<p>Des images satellite prises le 16 avril et analysées par Amnesty International montrent de nouveaux cratères, apportant ainsi des éléments attestant l’utilisation généralisée d’armes explosives dans des zones peuplées.</p>



<p>Les victimes ont livré des témoignages bouleversants, décrivant avoir fui des quartiers en proie aux flammes et s’être cachées tandis que d’intenses combats faisaient rage. Younis*, bénévole aux urgences, a déclaré : « C‘était vraiment affreux. On ne pouvait pas identifier d’où venaient les tirs d’obus. Ça tombait partout, de tous les côtés. »</p>



<p>Mamoun*, un homme d’une vingtaine d’années qui participait bénévolement à la distribution d’aide humanitaire, s’est souvenu : « Les combattants [des FAR] ne faisaient que crier et tirer dans tous les sens, c’est comme ça que de nombreuses personnes ont été tuées. »</p>



<p>Sadya*, bénévole dans des organisations non gouvernementales, a expliqué que des combattants des FAR ont traversé son quartier en voiture, non loin du marché principal de Zamzam, le 12 avril : « Un [combattant des FAR] se tient debout à travers le toit et fait feu dans tous les sens, tirant sur n’importe qui dans la rue. »</p>



<p>Ouvrir le feu de cette manière, sans cible militaire spécifique peut constituer une attaque menée sans discernement, une violation grave du droit international humanitaire.</p>



<p>Amnesty International a également recensé des cas dans lesquels des combattants des FAR ont délibérément tiré sur des civil·e·s et causé leur mort. Des témoins ont déclaré à Amnesty International qu’ils ont vu des combattants des FAR tuer par balle 47 civil·e·s qui s’étaient cachés à l’intérieur de maisons pour fuir la violence, se trouvaient à la clinique et s’étaient réfugiés dans une mosquée. Le fait de tuer délibérément des personnes ne participant pas ou plus directement aux hostilités représente une grave atteinte au droit international humanitaire, et constitue un crime de guerre.</p>



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</div>



<p>Des témoignages et des éléments vidéo montrent que les FAR ont pris des civil·e·s pour cible en raison de leur affiliation perçue aux forces conjointes &#8211; alliance d’anciens groupes armés rebelles du Darfour, combattant aux côtés des forces armées soudanaises (FAS) &#8211; et aux FAS. Des combattants des FAR ont également pillé et incendié des logements, des commerces, le marché et des structures situées dans l’enceinte de l’école Sheikh Farah et de la mosquée, détruisant ou endommageant gravement des infrastructures civiles essentielles. Les infrastructures religieuses, médicales et éducatives sont protégées par le droit international.</p>



<p>Les personnes déplacées interrogées par Amnesty International ont décrit des trajets ardus sans nourriture, eau ni services médicaux. Certaines d’entre elles ou leurs proches ont été victimes de viol, de meurtre et de pillage, actes susceptibles de constituer des crimes de guerre.</p>



<p>Sans nourriture, eau, services de santé, ni recours juridiques, les personnes ayant survécu aux attaques se sentent abandonnées par les acteurs internationaux. Elles ont dit à Amnesty International que leurs priorités sont l’aide humanitaire, la sécurité et la protection des civil·e·s. Elles ont également réclamé que l’obligation de rendre des comptes devant la justice pénale soit respectée et que des réparations pour les crimes commis durant et après l’attaque soient octroyées.</p>



<p>Elnor*, qui a vu une quinzaine d’hommes armés, vraisemblablement membres des FAR, envahir son terrain et tuer son frère âgé de 80 ans et son neveu de 30 ans, a déclaré : « Personne ne se préoccupe de notre situation. »</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size"><em>* Des pseudonymes sont utilisés afin de protéger l’identité des personnes interrogées, pour des raisons de sécurité et de confidentialité.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’industrie mondiale de l’habillement tire profit du déni du droit de se syndiquer dans les principaux pays de production</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/lindustrie-mondiale-de-lhabillement-tire-profit-du-deni-du-droit-de-se-syndiquer-dans-les-principaux-pays-de-production/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34864</guid>

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										<content:encoded><![CDATA[<section class="wp-block-amnesty-core-hero aimc-ignore has-dark-background" style="aiic:ignore;background-image:url('https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/304464-1444x710.jpg')"><div class="container"><div class="hero-contentWrapper"><h1 class="hero-title"><span>L’industrie mondiale de l’habillement <br>tire profit du déni du droit de <br>se syndiquer dans les principaux <br>pays de production</span></h1><p class="hero-content">Deux nouveaux rapports révèlent que de grandes enseignes de la mode prospèrent sur le dos d’une main-d’œuvre sous-payée, majoritairement féminine, réduite au silence par la contrainte.</p></div></div><div class="image-metadata is-image"><span class="image-metadataItem image-copyright" aria-hidden="true">© Allison Joyce/Getty Images</span></div></section>

<section id="section-14c357c5" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>Des gouvernements, des usines et des marques mondiales de mode tirent profit de la répression constante des ouvrières et ouvriers de la confection et des violations de leurs droits du travail au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka, écrit Amnesty International dans deux rapports complémentaires publiés le 27 novembre 2025.</p>



<p>Ces deux rapports, intitulés <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Stitched-Up_FINAL-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em></a> et <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Abandoned-by-Fashion_FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em></a>, font état de violations généralisées portant atteinte à la liberté syndicale dans l’industrie de l’habillement, qui se manifestent par des atteintes aux droits des travailleurs·euses et par des actes de harcèlement et de violence de la part des employeurs.</p>



<p>« L’alliance détestable entre des marques de mode, des propriétaires d’usines et les gouvernements du Bangladesh, de l’Inde, du Pakistan et du Sri Lanka soutient une industrie connue pour ses violations endémiques des droits humains. En ne respectant pas le droit des ouvrières et ouvriers de la confection à constituer des syndicats et à négocier collectivement, ce secteur prospère depuis des décennies grâce à l’exploitation d’une main-d’œuvre largement sous-payée, surchargée de travail et essentiellement féminine, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>


<section id="section-988335ac" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Stitched-Up_FINAL-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em></a> » en anglais.</strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Abandoned-by-Fashion_FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em></a> » en anglais </strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire la synthèse du rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8929_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em> » en français</a></strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire la synthèse du rapport <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8930_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em> » en français</a></strong></li>
</ul>

</div></section>


<p>« Il s’agit d’une mise en accusation de l’ensemble du modèle économique de l’industrie de l’habillement, qui sacrifie les droits des travailleurs·euses au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka sur l’autel de sa quête incessante de profits pour les actionnaires d’entreprises de la mode majoritairement occidentales. »</p>



<p>Ces deux rapports s’appuient sur des recherches menées par Amnesty International entre septembre 2023 et août 2024, notamment sur 88 entretiens couvrant 20 usines dans les quatre pays. Parmi eux, 64 travailleurs·euses, 12 dirigeant·e·s syndicaux et défenseurs·euses des droits du travail, dont plus de deux tiers de femmes. En novembre 2023, Amnesty International a également envoyé à 21 grandes marques et détaillants basés dans neuf pays, dont l’Allemagne, le Danemark, le Japon, l’Espagne, la Suède, le Royaume-Uni, les États-Unis et la Chine, un questionnaire leur demandant des informations sur leurs politiques en matière de droits humains, le suivi et les actions concrètes liées à la liberté syndicale, à l’égalité des genres et aux pratiques d’achat. Adidas, ASOS, Fast Retailing, Inditex, le Groupe Otto et Primark ont fourni des réponses complètes ; beaucoup ont renvoyé des informations partielles, notamment M&amp;S et Walmart, tandis que d’autres n’ont pas répondu, dont Boohoo, H&amp;M, Desigual, Next et Gap.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Les managers nous crient dessus en nous disant que si nous rejoignons le syndicat, nous serons aussi renvoyés »</h3>



<p>L’industrie mondiale de l’habillement fait depuis longtemps l’objet d’un examen pour les atteintes aux droits humains signalées dans ses chaînes d’approvisionnement et son modèle commercial. En Asie du Sud, les travailleurs·euses, en particulier les femmes, sont systématiquement privés de leurs droits en raison de contrats informels et précaires, de salaires de misère, de discriminations et de conditions de travail précaires.</p>



<p>Dans les quatre pays étudiés, les ouvrières et ouvriers du textile ont déclaré qu’ils n’adhèrent pas à des syndicats par crainte de répercussions de la part des employeurs. Tou·te·s les syndicalistes interrogés par Amnesty International ont décrit un climat de peur dans lequel les contremaîtres et les directeurs d’usine harcèlent, licencient et menacent fréquemment les ouvrières et ouvriers au motif qu’ils fondent un syndicat ou en font partie, en violation flagrante de leur droit à la liberté d’association.</p>



<p>« Lorsque les travailleurs·euses essaient de faire entendre leurs voix, ils sont ignorés. Lorsqu’ils tentent de s’organiser, ils sont menacés et licenciés. Enfin, lorsqu’ils protestent, ils sont battus, on leur tire dessus et on les arrête », a déclaré Taufiq*, employé d’une ONG qui défend les droits du travail au Bangladesh.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Les violations des droits humains sont quotidiennes, dans quasiment chaque usine »</h3>



<p>Les autorités des quatre pays se servent de nombreux moyens pour dissuader les travailleurs·euses de s’organiser ou les priver de leurs droits du travail par des pratiques antisyndicales, en entravant le droit de grève, comme les obstacles spécifiques à l’organisation syndicale dans les zones économiques spéciales (ZES), et en remplaçant les syndicats indépendants par des organes alliés de la direction.</p>



<p>Au Bangladesh, des restrictions juridiques privent les travailleurs et travailleuses du droit à la liberté syndicale dans les nombreuses zones économiques spéciales (ZES) où la majeure partie des vêtements sont confectionnés. Les ouvrières et ouvriers sont encouragés à constituer des associations ou des comités d’aide sociale, dont les moyens d’organisation et de représentation sont limités. Les autorités répriment avec violence les manifestations des travailleurs de l’habillement et instrumentalisent la loi pour sanctionner celles et ceux qui participent à des manifestations largement pacifiques.</p>



<p>En Inde, un grand nombre d’ouvrières à domicile dans l’industrie de l’habillement, qui travaillent en dehors de l’usine à la broderie ou à la finition des vêtements, ne sont pas reconnues comme employées par le droit du travail du pays et ne peuvent donc pas bénéficier d’une retraite, d’allocations de protection sociale liées à l’emploi ou d’une affiliation à un syndicat.</p>



<p>Au Pakistan, les ouvrières et ouvriers de l’industrie textile luttent au quotidien pour obtenir un salaire minimum et des contrats de travail. Le sous-paiement des salaires en raison de l’absence de contrôles et de contrats en bonne et due forme, est endémique. En outre, la décentralisation de l’administration du droit du travail, ainsi que la répression antisyndicale généralisée imputable au gouvernement, ont conduit à un déni effectif du droit à la liberté syndicale pour les travailleurs et travailleuses des zones économiques spéciales (ZES).</p>



<p>Au Sri Lanka, les ouvrières et ouvriers des zones franches d’exportation (ZFE) se voient privés de leur droit à la liberté syndicale par des mesures administratives trop complexes qui dressent des obstacles souvent insurmontables à la formation d’un syndicat. Ceux qui parviennent à se syndiquer subissent harcèlement et intimidation, et sont souvent licenciés, car les autorités de l’État ne les protègent pas contre les représailles des propriétaires d’usines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les grandes enseignes mondiales de la mode – un allié précieux des gouvernements répressifs</h3>



<p>Les entreprises de la mode contribuent à la vulnérabilité des ouvrières et ouvriers, car elles n’assument pas leurs responsabilités en matière de droits humains, transformant la diligence requise et les codes de conduite en QCM. Elles permettent le développement de chaînes d’approvisionnement opaques et se montrent disposées à se fournir en main-d’œuvre auprès de gouvernements et de partenaires commerciaux qui ne contrôlent pas les mauvaises pratiques au travail et n’y remédient pas, ou répriment activement la liberté syndicale. Du fait de l’absence de législation sur le devoir de diligence dans de nombreux pays, les marques ne sont pas tenues de rendre des comptes sur leurs chaînes d’approvisionnement, ce qui favorise une industrie d’extraction et d’exploitation. Lorsque ces lois existent, leur mise en œuvre et leur portée sont encore en projet.</p>



<p>Aux termes du droit international et des normes internationales, notamment des Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et des Principes directeurs à l’intention des entreprises multinationales de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les entreprises de la mode sont tenues d’identifier et de traiter tous les risques et les répercussions de leurs activités sur les droits humains en faisant preuve de la diligence requise à toutes les étapes de leur chaîne d’approvisionnement. Cependant, dans la plupart des États producteurs de vêtements, du fait de l’absence de législation contraignante, les atteintes aux droits des ouvrières et ouvriers s’enracinent dans les chaînes d’approvisionnement, sans que des mesures réelles ne soient prises en vue d’y remédier. En outre, les gouvernements des pays où ces marques mondiales ont leur siège n’ont pas pris de mesures afin d’empêcher les atteintes commises à l’étranger par des entreprises relevant de leur juridiction.</p>



<p>En raison du manque de transparence des chaînes d’approvisionnement mondiales, peu d’éléments permettent de déterminer si les politiques en matière de droits humains sont ou non mises en œuvre au niveau des usines. Les 21 enseignes de mode et détaillants interrogés ont tous des codes de conduite pour les fournisseurs, ou des politiques ou principes liés aux droits humains, qui affirment que l’entreprise s’engage à protéger le droit à la liberté syndicale des ouvrières et ouvriers. Malgré ce soi-disant engagement de la part des marques, Amnesty International a constaté que très peu de syndicats indépendants sont actifs au niveau des chaînes d’approvisionnement des entreprises de mode dans les quatre pays. Ce déni de la liberté syndicale et de négociation collective entrave les initiatives visant à prévenir, atténuer et réparer les violations des droits humains émaillant les chaînes d’approvisionnement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« L’accès à la justice est généralement très limité pour toutes les femmes… et c’est encore plus vrai pour les femmes dalits »</h3>



<p>En Asie du Sud, la majorité de la main-d’œuvre de l’industrie textile est constituée de femmes, qui sont souvent des migrantes rurales ou des membres de castes marginalisées. Malgré leur nombre, elles sont sous-représentées dans la direction des usines, ce qui reproduit fréquemment le système patriarcal qui règne à l’extérieur, ainsi que les discriminations existantes fondées sur la classe, l’ethnie, la religion et la caste.</p>



<p>Les ouvrières du secteur de l’habillement déclarent subir régulièrement des actes de harcèlement, des agressions et des sévices physiques ou sexuels sur leur lieu de travail. Pourtant, elles obtiennent rarement justice. En raison de l’absence de mécanismes efficaces et indépendants pour recevoir leurs plaintes dans les usines dirigées par des hommes, des restrictions cautionnées par l’État en matière d’organisation et des menaces des employeurs vis-à-vis de celles qui se syndiquent, leurs souffrances perdurent.</p>



<p>« J’ai subi des attouchements physiques et des violences verbales. Aucun membre de la direction n’a voulu prêter attention à ma situation, alors j’ai demandé à d’autres femmes de s’organiser. J’ai été menacée de licenciement à de nombreuses reprises », a expliqué Sumaayaa*, une syndicaliste de Lahore, au Pakistan.</p>


<section id="section-998f70f8" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Stitched-Up_FINAL-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em></a> » en anglais.</strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Abandoned-by-Fashion_FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em></a> » en anglais </strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire la synthèse du rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8929_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em> » en français</a></strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire la synthèse du rapport <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8930_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em> » en français</a></strong></li>
</ul>

</div></section>


<h3 class="wp-block-heading">« La liberté d’association est la clé qui ouvre la porte au changement dans l’industrie »</h3>



<p>Comme l’a résumé le Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit de réunion pacifique et la liberté d’association dans un rapport de 2016, « [L]es travailleurs privés de leurs droits de réunion et de libre association ont peu de moyens d’action pour faire évoluer des situations qui accentuent la pauvreté, creusent les inégalités… » Le Comité du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) indique clairement que « les droits syndicaux, la liberté syndicale et le droit de grève sont déterminants pour l’instauration, la préservation et la défense de conditions de travail justes et favorables ».</p>



<p>Amnesty International demande aux États de veiller à ce que toutes les ouvrières et tous les ouvriers puissent exercer leur droit à la liberté syndicale et à la négociation collective, notamment en ayant la possibilité de constituer des syndicats et d’y adhérer au niveau des usines. Les États doivent aussi enquêter sur toutes les violations éventuelles de la législation relative au travail et d’autres lois pertinentes. En cas d’infraction avérée, ils doivent dûment sanctionner les employeurs, y compris par le biais de poursuites en justice, et accorder des réparations adéquates et en temps voulu aux personnes lésées.</p>



<p>Les entreprises doivent de toute urgence prendre des mesures concrètes afin de protéger les droits des travailleurs·euses dans leurs chaînes d’approvisionnement et de favoriser l’autonomisation des ouvrières. Il importe de mettre en place un système de diligence raisonnable obligatoire afin de garantir que les marques demandent des comptes aux usines sur l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement mondiale et, surtout, qu’elles garantissent des voies de recours aux victimes de violations des droits humains et permettent de prévenir toute violation future.</p>



<p>« L’heure est venue d’élaborer une stratégie d’approvisionnement respectueuse des droits humains pour l’industrie mondiale de l’habillement. Une stratégie qui garantisse une véritable liberté syndicale, sanctionne les entraves à son exercice, interdise les représailles contre les syndicats et réexamine l’approvisionnement auprès de tout site qui priverait les travailleurs et travailleuses du droit à la liberté syndicale et à la négociation collective, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« La réussite économique de l’industrie de l’habillement doit aller de pair avec la réalisation des droits des travailleuses et travailleurs. La liberté syndicale est essentielle pour lutter contre les violations de leurs droits. Elle doit être protégée, promue et défendue. »</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size">:<em>* Les noms ont été modifiés pour protéger l’identité des personnes interrogées.</em></p>

</div></section>

<section id="section-5afd7e2d" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">
<div class="callToAction" role="note" aria-label="agissez dès maintenant !">
				<h2 class="callToAction-preHeading">Appelez les gouvernements du Bangladesh, de l’Inde, du Pakistan et du Sri Lanka à garantir les droits des travailleuses et travailleurs du secteur textile à un travail décent et à la liberté d’association.</h2>
				<h2 class="callToAction-heading">agissez dès maintenant !</h2>
				<p class="callToAction-content"></p>
        		<div className="innerBlocksContainer">
					

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      		</div>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Europe. Des tentatives alarmantes visant à faire régresser les droits reproductifs viennent s’ajouter aux obstacles déjà existants à l’accès à l’avortement</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/europe-des-tentatives-alarmantes-visant-a-faire-regresser-les-droits-reproductifs-viennent-sajouter-aux-obstacles-deja-existants-a-lacces-a-lavortement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2025 07:56:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34778</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les gouvernements européens doivent prendre des mesures pour garantir un accès égal et universel aux soins liés à l’avortement pour faire face aux restrictions actuellement imposées à cet accès ainsi qu’aux efforts croissants pour le restreindre davantage encore dans la région, a déclaré Amnesty International dans un rapport publié le 6 novembre 2025. Intitulé Quand [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les gouvernements européens doivent prendre des mesures pour garantir un accès égal et universel aux soins liés à l’avortement pour faire face aux restrictions actuellement imposées à cet accès ainsi qu’aux efforts croissants pour le restreindre davantage encore dans la région, a déclaré Amnesty International dans un rapport publié le 6 novembre 2025.</p>



<p>Intitulé <em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/051125_AmnestyInternational_WhenRightsArentRealForAll_FR_v2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quand les droits ne sont pas une réalité pour tout le monde. La lutte pour l’accès à l’avortement en Europe</a></em>, il montre que, en dépit d’avancées emportées de haute lutte, des obstacles dangereux et préjudiciables continuent de compromettre l’accès à l’avortement. Ceci se déroule dans un contexte où des groupes anti-droits disposant de moyens de plus en plus considérables multiplient les efforts pour influencer négativement les lois et les politiques en la matière, en ayant souvent recours à la peur et à la désinformation, dans le but de limiter toujours plus l’accès à cette procédure.</p>



<p>« La dure réalité, c’est que malgré d’importants progrès réalisés en Europe, l’accès à l’avortement est toujours restreint par un ensemble perturbant d’obstacles visibles et invisibles », a déclaré Monica Costa Riba, responsable du travail de campagne sur les droits des femmes à Amnesty International.</p>



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</div>



<p>« Des victoires durement acquises en matière de droits reproductifs courent un risque grave d’être compromises par une vague de politiques régressives soutenues par le mouvement anti-genre et défendues par des politiciens et politiciennes populistes ayant recours à des pratiques autoritaires. »</p>



<p>Bien que des réformes juridiques aient rendu l’avortement plus accessible dans de nombreux pays d’Europe (avec des exceptions notables), de nombreux obstacles administratifs, sociaux et pratiques empêchent qu’un accès universel à cette procédure se maintienne en place. Ils incluent des prérequis injustifiés sur le plan médical, susceptibles d’entraîner des retards d’accès ; des refus de soins pour raisons de conscience ; un manque de professionnel·le·s formés ; des délais d’interruption de grossesse ainsi que des coûts élevés. Leur impact sur les communautés marginalisées, notamment les personnes à faibles revenus, les adolescent·e·s, les personnes en situation de handicap, les personnes LGBTIQ+, les travailleuses et travailleurs du sexe, les personnes demandeuses d’asile ou dont le statut juridique au regard de la législation sur l’immigration est incertain, est disproportionné.</p>



<p>Ces obstacles, qui s’ajoutent à différents degrés de criminalisation, contribuent à amplifier la stigmatisation dont sont victimes les personnes cherchant à avorter. Cela entraîne des retards, voire une impossibilité d’accéder à des soins de santé essentiels. Vingt pays d’Europe au moins imposent des sanctions pénales aux personnes enceintes qui avortent en dehors du cadre de la loi.</p>



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</div>



<h3 class="wp-block-heading">Obstacles à l’avortement</h3>



<p>Outre les délais d’interruption de grossesse et la criminalisation de la procédure, plusieurs éléments clés font obstacle à l’accessibilité des soins liés à l’avortement.</p>



<p>Le coût de l’intervention peut être prohibitif, en particulier dans les pays où l’avortement à la demande (c’est-à-dire lorsque la décision de mettre un terme à une grossesse repose sur la personne enceinte) n’est pas pris en charge par l’assurance maladie ou le système national de santé de la personne concernée. C’est notamment le cas en Allemagne, en Autriche, en Bosnie-Herzégovine, en Bulgarie, à Chypre, en Croatie, au Kosovo, en Lettonie, en Macédoine du Nord, au Monténégro, en Roumanie, en République tchèque et en Serbie.</p>



<p>Plusieurs États manquent à leur devoir de garantir l’accès à l’avortement, dans des contextes où le nombre de professionnel·le·s de la santé refusant de pratiquer des avortements pour des raisons de convictions personnelles ou de croyances religieuses est élevé, entraînant des retards ou des refus d’accès aux soins. Dans des pays comme l’Italie ou la Croatie, ces refus de soins pour des raisons de conscience sont très répandus et leur nombre augmente en Roumanie. Dans tous les cas, les autorités manquent au devoir qui leur incombe en vertu du droit international d’atténuer les préjudices causés par des taux de refus d’une telle ampleur et de garantir l’accès à l’avortement aux personnes qui en ont besoin.</p>



<p>Douze pays européens au moins appliquent toujours un délai d’attente obligatoire médicalement non justifié avant de pouvoir obtenir un avortement légal et 13 pays obligent les personnes enceintes à assister à des consultations de conseil. En Albanie, en Allemagne, en Belgique, en Hongrie, en Lettonie et au Portugal, le délai d’attente et la consultation de conseil sont tous deux obligatoires. Les personnes qui souhaitent avorter en Hongrie sont obligées d’écouter les battements de cœur du fœtus. En Turquie, les femmes mariées de plus de 18 ans sont légalement tenues d’obtenir le consentement du conjoint pour mettre un terme à une grossesse dans le délai limite de 10 semaines qui leur est imparti.</p>



<p>Chaque année, des milliers de personnes enceintes sont contraintes de se rendre à l’étranger afin de recevoir les soins de santé dont elles ont besoin, en raison des difficultés qu’elles rencontrent pour accéder à un avortement dans leur propre pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tentatives visant à faire reculer l’accès à l’avortement</h3>



<p>Les efforts déployés pour faire reculer l’accès à l’avortement en Europe sont le fait d’un mouvement anti-genre bien financé et transnational, composé d’institutions et de groupes conservateurs et religieux, de groupes de réflexion, d’organisations de la société civile et d’influenceur·euse·s sur les réseaux sociaux.</p>



<p>En Croatie, l’influence des responsables politiques anti-droits au sein du gouvernement, associée à une alliance croissante entre des militant·e·s antiavortement et l’Église catholique, a entraîné plusieurs tentatives de restriction de l’accès à l’avortement. En Slovaquie, plusieurs tentatives ont eu lieu au Parlement pour restreindre ou interdire cet accès tandis que des modifications de la Constitution, adoptées en septembre 2025, vont sérieusement éroder les droits en matière de procréation.</p>



<p>La Hongrie a mis en place de nouveaux obstacles à l’accès à l’avortement, à la contraception et à la planification familiale et le parti au pouvoir en Italie a mené des initiatives législatives pour permettre à des groupes antiavortement, ou qui « soutiennent la maternité », d’accéder à des centres de conseil par lesquels les personnes enceintes doivent obligatoirement passer si elles souhaitent avorter légalement. Dans les deux cas, les autorités ont justifié ces mesures par des arguments tels que le faible taux de natalité, ainsi que par une rhétorique raciste et fallacieuse selon laquelle les migrant·e·s seraient en train de « remplacer » la population blanche « native » du pays.</p>



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</div>



<p>Des militant·e·s antiavortement agressifs, parfois violents, qui manifestent et occupent les abords des établissements spécialisés dans la santé sexuelle et reproductive, constituent un obstacle de plus en plus courant à l’accès à l’avortement. En Pologne, un centre d’avortement installé à Varsovie en mars 2025 a régulièrement fait l’objet de harcèlement et d’actes d’intimidation de la part de groupes manifestant à l’extérieur de l’établissement. Les personnes qui fournissent des soins d’avortement en Autriche font l’objet d’actes d’intimidation, notamment devant les établissements où elles travaillent, tandis que des centres de planification familiale en France et des centres de conseil obligatoire en Allemagne ont subi des attaques de la part de groupes anti-droits.</p>



<div style="height:10px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>L’avortement est un soin de santé essentiel et un droit humain</p>
<cite>Monica Costa Riba</cite></blockquote>


<div style="height:10px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>« Les gouvernements et les institutions européens doivent prendre des mesures décisives pour que la fourniture de soins d’avortement soit conforme aux normes internationales en dépénalisant la procédure, en éliminant les obstacles existants à son accès et en opposant une résistance ferme à toute tentative, de la part de groupes anti-droits, de bloquer l’accès en temps opportun à des soins d’avortement sûrs, ce qui constitue un acte dangereux menaçant la vie et la santé des personnes. »</p>


<section id="section-ce83f6c4" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information</h3>



<p>Le rapport examine la situation dans 40 pays et s’appuie sur des recherches menées par Amnesty International au cours des dix dernières années, ainsi que sur des données provenant de sources fiables, recueillies par d’autres organisations de défense des droits humains et de santé publique, telles que le rapport Europe Abortion Laws 2025 (Lois européennes sur l’avortement 2025), rédigé par le Centre pour les droits reproductifs, l’European Abortion policy Atlas (Atlas des politiques sur l’avortement en Europe) publié par le Forum parlementaire européen pour les droits sexuels et reproductifs et la Base de données mondiale sur les politiques en matière d’avortement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il s’appuie également sur les observations de 11 militant·e·s pour le droit à l’avortement et organisations de défense des droits en matière de sexualité et de procréation interrogés entre mai et septembre 2025.</p>

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		<title>Pologne. Twitter/X a facilité la propagation de la haine et du harcèlement envers les personnes LGBTI</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/pologne-twitter-x-a-facilite-la-propagation-de-la-haine-et-du-harcelement-envers-les-personnes-lgbti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 12:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le rapport contient des éléments pouvant heurter la sensibilité de certains lecteurs et lectrices. Le réseau social X, anciennement Twitter, a contribué à la propagation de la haine ciblant les personnes LGBTI en Pologne, indique Amnesty International dans un nouveau rapport qui analyse pour la première fois le modèle économique de cette plateforme. Ce rapport, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le rapport contient des éléments pouvant heurter la sensibilité de certains lecteurs et lectrices.</em></strong></p>



<p>Le réseau social X, anciennement Twitter, a contribué à la propagation de la haine ciblant les personnes LGBTI en Pologne, indique Amnesty International dans un nouveau rapport qui analyse pour la première fois le modèle économique de cette plateforme.</p>



<p>Ce rapport, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/09/EUR3700982025.pdf">“A Thousand Cuts”: Technology-Facilitated Gender-Based Violence Against Poland’s LGBTI Community on X</a>, révèle comment le modèle économique de X et ses manquements dans la modération des contenus ont permis la diffusion de la violence liée au genre facilitée par la technologie.</p>



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<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link">lire le rapport</a></div>
</div>



<p>« Par ses pratiques de modération insuffisante des contenus et son absence d’application de la diligence requise en matière de droits humains, X a contribué à des atteintes aux droits fondamentaux commises contre des membres de la communauté LGBTI de Pologne », a déclaré Alia Al Ghussain, chercheuse et conseillère sur l’intelligence artificielle et les droits humains pour Amnesty International.</p>



<p>En raison de ces manquements, associés à la suppression injustifiable des protections contre les discours haineux, X est devenu un terrain propice aux contenus constitutifs de violence liée au genre facilitée par la technologie.</p>



<p>Cela a eu des conséquences sur les droits des personnes LGBTI à la liberté d’expression, d’association, à la non-discrimination et sur leur capacité de se sentir en sécurité dans la société.</p>



<p>La communauté LGBTI de Pologne a subi de nombreuses formes de violence liée au genre sur X, notamment des menaces de violence physique, du harcèlement en ligne et de la divulgation d’informations personnelles ainsi que de la haine en ligne ciblée.</p>



<p>En conséquence, certaines personnes ont été contraintes de cesser d’utiliser cette plateforme, par crainte d’être exposées ou ostracisées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Prévalence des contenus anti-LGBTI sur X</h3>



<p>En partenariat avec l’Algorithmic Transparency Institute (un programme de l’organisation National Conference on Citizenship), une équipe de recherche a créé 32 comptes témoins qui ont recueilli 163 048 tweets entre le 1er et le 31 mars 2025.</p>



<p>L’étude de ces tweets a révélé une forte prévalence des contenus anti-LGBTI sur la plateforme. Une analyse portant sur un échantillon de 1 387 tweets montre que les contenus homophobes et transphobes sont très courants sur les comptes X qui suivent des responsables politiques opposés aux droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres.</p>



<p>Le système de recommandation de X (algorithme qui alimente le fil « Pour toi ») est conçu pour maximiser l’engagement des utilisateurs et utilisatrices. En privilégiant l’engagement, cet algorithme est incité à présenter des contenus qui généreront des interactions. Même en présence de protections, il risque d’entraîner l’amplification de contenus préjudiciables suscitant des réactions fortes pour alimenter un cycle d’engagement.</p>



<p>C’est également la première fois qu’Amnesty International a procédé à une analyse du modèle économique de X sous l’angle des droits humains. Celle-ci révèle l’étendue de ce modèle fondé sur la surveillance, qui s’appuie sur la collecte invasive des données des utilisateurs et utilisatrices pour leur présenter des publicités ciblées, à l’instar des modèles économiques d’autres plateformes de réseaux sociaux.</p>



<p>Ce modèle économique, associé à des règles et pratiques insuffisantes de modération des contenus, expose la communauté LGBTI de Pologne à un risque élevé d’être visée par des contenus constitutifs de violence liée au genre facilitée par la technologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Impact sur les personnes</h3>



<p>Les attaques contre les utilisateurs et utilisatrices LGBTI sur X sont liées à leur genre, leur orientation sexuelle ou son expression réels ou supposés.</p>



<p>Aleksandra Herzyk, artiste et femme asexuelle vivant à Cracovie, a raconté comment la haine ciblée l’avait contrainte à quitter la plateforme après avoir été harcelée pour avoir parlé de son opération de réduction mammaire et prise à tort pour une femme trans.</p>



<p>« Les choses que vous lisez sur vous – elles ne sont pas vraies mais, d’une certaine manière, elles vous restent dans la tête. C’est comme mourir à petit feu, a-t-elle expliqué.</p>



<p>« Il y avait des gens qui disaient que, s’ils me croisaient à la salle de gym ou ailleurs, ils me briseraient les os, qu’ils souhaitaient que quelqu’un me tue. »</p>



<p>Magda Dropek, militante âgée de 42 ans, continue d’utiliser X pour défendre les droits des personnes LGBTI et le droit à l’avortement, en dépit des effets négatifs.</p>



<p>« Je fais du militantisme queer et politique principalement sur Twitter. Je sais l’importance qu’a cet outil pour la communication et le militantisme.</p>



<p>« D’après mon expérience, si j’écris [ou si quelqu’un d’autre écrit] quelque chose de queer [&#8230;], très souvent, je constate qu’un tweet donne lieu à 30, 40 “j’aime” ou cinq commentaires dans un premier temps, et qu’après un jour ou même quelques heures, il y a environ 500 commentaires [anti-LGBTI].</p>



<p>« Il s’agit surtout de nous réduire au silence et de montrer que ce n’est pas notre place, que notre place est de nous taire, de ne pas être visibles », a-t-elle indiqué.</p>



<p>Maja Heban, une femme trans de 34 ans qui habite à Varsovie, a déclaré : « Quoi que vous [les autres utilisateurs et utilisatrices] puissiez dire, c’est bon – même lorsqu’il s’agit de comparer les personnes LGBT à des animaux, des violeurs ou des pédophiles. Tout passe. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Responsabilité de X dans la violence liée au genre facilitée par la technologie</h3>



<p>Le sous-investissement chronique de X dans la modération des contenus en polonais a grandement contribué à son absence de traitement des contenus constitutifs de violence liée au genre facilitée par la technologie.</p>



<p>Ses propres rapports sur la transparence indiquent que l’entreprise n’emploie que deux personnes pour la modération des contenus en polonais – dont l’une pour qui ce n’est pas la langue maternelle.</p>



<p>Ces deux personnes sont chargées de couvrir une population 37,45 millions d’habitant·e·s, dont 5,33 millions utilisant X.</p>



<p>« Ce cumul de moyens, de règles et de pratiques insuffisants a contribué à faire de X une plateforme inondée de contenus haineux ciblant la communauté LGBTI », a déclaré Alia Al Ghussain.</p>



<p>Le 22 août 2024, nous avons écrit à X pour l’interroger sur les activités commerciales de l’entreprise en Pologne entre 2019 et 2024. Aucune réponse ne nous est parvenue.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Non-respect du Règlement sur les services numériques</h3>



<p>Aux termes du Règlement européen sur les services numériques (DSA), les très grandes plateformes en ligne (« Very Large Online Platforms » ou VLOP), dont X fait partie, ont l’obligation légale d’évaluer et d’atténuer les risques systémiques pour les droits humains. Dans son évaluation des risques 2024, X reconnaît les risques de haine et d’intimidation sur sa plateforme mais ne mentionne aucunement les préjudices concernant spécifiquement les personnes LGBTI. Un audit indépendant des mesures d’évaluation et d’atténuation des risques prises par X au regard du DSA, mené sur la période allant du 1er janvier au 23 août 2024, a conclu que celles-ci étaient faibles, inefficaces et manquaient de protections pour les systèmes algorithmiques.</p>



<p>Les manquements répétés de X en Pologne montrent que l’entreprise n’agit pas contre ses risques systémiques pour les droits humains. Le DSA, un outil décisif pour garantir le respect de l’obligation de rendre des comptes et d’offrir des voies de recours, doit être appliqué avec rigueur et volonté.</p>



<p>Amnesty International a envoyé un nouveau courrier à X le 25 juin 2025 pour présenter les allégations figurant dans ce rapport et pour laisser à l’entreprise la possibilité de réagir, mais n’a reçu aucune réponse en retour.</p>



<p>La Commission européenne doit élargir l’enquête qu’elle mène actuellement sur X afin d’examiner la capacité de l’entreprise à atténuer efficacement le risque de violence liée au genre facilitée par</p>



<p>la technologie. X doit de toute urgence lancer des réformes pour arrêter de contribuer à des atteintes aux droits humains commises contre les personnes LGBTI en Pologne, prévoir des moyens suffisants pour la modération des contenus en polonais et mettre fin à son modèle économique fondé sur la surveillance.</p>



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</div>


<section id="section-e6b71811" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information</h3>



<p>Amnesty International a précédemment examiné le rôle joué par les choix de X en matière de conception et de politique dans la diffusion de fausses informations visant les personnes musulmanes et migrantes au Royaume-Uni et la façon dont cette plateforme est devenue un lieu où la violence et le harcèlement contre les femmes prolifèrent.</p>



<p>En 2019, Amnesty International a publié un rapport sans précédent montrant comment les modèles économiques de Facebook et de Google menacent les droits humains. Ses conclusions soulignaient leur incompatibilité inhérente avec toute une série de droits fondamentaux.</p>

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		<title>RDC. Dans l’est du pays, des factions belligérantes commettent des atrocités, notamment des viols collectifs, des exécutions sommaires et des enlèvements</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/rdc-dans-lest-du-pays-des-factions-belligerantes-commettent-des-atrocites-notamment-des-viols-collectifs-des-executions-sommaires-et-des-enlevements/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le Mouvement du 23 mars (M23), soutenu par le Rwanda, et les Wazalendo, une coalition flottante de groupes armés bénéficiant de l’appui de l’armée congolaise, ont infligé des viols collectifs à des femmes et fait subir à des civil·e·s des atteintes aux droits humains généralisées qui [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le Mouvement du 23 mars (M23), soutenu par le Rwanda, et les Wazalendo, une coalition flottante de groupes armés bénéficiant de l’appui de l’armée congolaise, ont infligé des viols collectifs à des femmes et fait subir à des civil·e·s des atteintes aux droits humains généralisées qui bafouent le droit international humanitaire et pourraient s’apparenter à des crimes de guerre, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport.</p>



<p>Ce rapport, intitulé RDC. <strong><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/JUL25-AFR13_AFR_62_0145_2025_DRCongo-briefing_FR_FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Ils nous ont dit qu’on allait mourir » – Les exactions du M23 et des Wazalendo dans l’est de la RDC</a></strong>, montre que des combattants du M23 se sont livrés à des exécutions sommaires de civil·e·s congolais, ont attaqué des hôpitaux et enlevé des patient·e·s, et ont torturé et fait disparaître de force des membres de la société civile. Par ailleurs, il décrit dans le détail la militarisation croissante dans l’est de la RDC, le M23 ayant pris le contrôle de vastes zones de la région et les Wazalendo ayant reçu de grandes quantités de munitions et d’armes fournies par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).</p>



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</div>



<p>« La brutalité des parties belligérantes ne connaît aucune limite. Ces atrocités visent à punir, intimider et humilier les civil·e·s, alors que chaque côté tente d’asseoir son contrôle, a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe.</p>



<p>« Le Rwanda et la RDC ne peuvent continuer à fuir leurs responsabilités, ils doivent amener tous les auteurs présumés à répondre de leurs actes, ajouté Tigere Chagutah. Il est temps que le président de la RDC, Félix Tshisekedi, honore son engagement à l’égard de la justice et de l’obligation de rendre des comptes et fasse en sorte que les combattants wazalendo qui commettent des crimes soient traduits en justice et que les autres soient démobilisés et réintégrés dans la vie civile. En tant que partie au conflit, le Rwanda doit faire en sorte que tous les membres des Forces rwandaises de défense présents en RDC respectent le droit international humanitaire. »</p>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec plus de 53 victimes et témoins, notamment des survivantes de viols collectifs, des victimes d’autres violences, des proches de personnes tuées ou placées en détention en toute illégalité ou victimes de disparitions forcées, des professionnel·le·s de la santé, des membres de la société civile, des défenseur·e·s des droits humains, des avocats, des humanitaires et des journalistes. L’organisation s’est également penchée sur les déclarations officielles du M23, sur des éléments audiovisuels et sur des informations diffusées par la presse locale et internationale ou par d’autres organisations de défense des droits fondamentaux.</p>



<p>Le 18 juillet, Amnesty International a demandé des informations aux FARDC au sujet du comportement de leurs soldats, ainsi qu’à des représentants du M23 à propos d’allégations précises d’atteintes aux droits humains. Au moment de la publication, l’organisation n’avait pas reçu de réponse des FARDC ni du M23.</p>



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</div>



<h3 class="wp-block-heading">« Si tu veux pas, on te tue. »</h3>



<p>Sur les 14 survivantes de violences sexuelles du Nord-Kivu et du Sud-Kivu avec lesquelles Amnesty International s’est entretenue, huit ont affirmé avoir été violées en réunion par des combattants du M23, cinq par des Wazalendo et une par des soldats des FARDC.</p>



<p>Toutes les victimes de viols collectifs commis par des combattants du M23 ont expliqué que les auteurs des agressions portaient des uniformes ressemblant à ceux du M23 et s’exprimaient en kinyarwanda, langue parlée par certains combattants du M23. Les viols collectifs perpétrés par des combattants du M23 se sont déroulés entre mars et mai 2025, période durant laquelle le M23 contrôlait Goma et Bukavu, dans l’est de la RDC. Cinq victimes ont déclaré avoir subi ces viols par des combattants du M23 sur des sites militaires du M23.</p>



<p>À Bukavu, cinq combattants du M23 ont infligé un viol collectif à Béatrice* dans un camp militaire du M23. « Quand je vois quelqu’un en tenue militaire, je suis traumatisée. Depuis ce jour-là, je ne sors plus. Quand je les vois, ça me fait mal au cœur. J’ai comme des palpitations », a-t-elle déclaré.</p>



<p>Dans les territoires de Rutshuru et de Masisi (province du Nord-Kivu), ainsi que dans le territoire de Kalehe (province du Sud-Kivu), des groupes de Wazalendo ont violé des femmes et des filles. Une femme a été soumise à un viol collectif fin mars 2025. Dans le territoire de Masisi, quatre autres femmes ont été violées par des combattants wazalendo, deux en janvier 2024 et deux en février et avril 2025. Par ailleurs, Amnesty International a recueilli des informations fiables selon lesquelles une jeune femme avait été violée en réunion par des combattants wazalendo à Rutshuru au mois de mars 2025.</p>



<p>Une autre femme était attachée entre deux arbres pendant que six Wazalendo la violaient. « Qu’ils soient punis pour qu’ils ne puissent pas faire la même chose à quelqu’un d’autre », a-t-elle déclaré.</p>



<p>Une autre encore a expliqué avoir été accusée de soutenir le M23 par ses violeurs, des hommes parlant kinyarwanda, vraisemblablement des combattants wazalendo du groupe armé Nyatura, essentiellement composé de Hutu. Ses agresseurs lui auraient dit : « Toutes les femmes qui viennent dans le champ, nous les violerons toujours. »</p>



<p>Une femme a indiqué qu’elle était enceinte lorsque deux soldats des FARDC l’avaient violée à Bukavu en février 2025, avant la chute de la ville, au moment où les FARDC fuyaient. Pendant le viol, sa fille de 14 ans, qui se trouvait dans une chambre, s’est mise à crier. Le soldat a dit : « Si elle ne retourne pas dans la chambre, je vais la tuer. »</p>



<p>Tigere Chagutah a déclaré : « Dans l’est de la RDC, les femmes ne sont en sécurité nulle part : elles sont violées chez elles, dans des champs ou dans les camps où elles cherchent refuge. Il faut que le monde dise “stop”. Toutes les parties belligérantes doivent accorder la priorité à la protection des civil·e·s, notamment des femmes et des filles, qui continuent de payer le plus lourd tribut à ce conflit. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Atteintes aux droits humains commises par le M23</h3>



<p>Des combattants du M23 se sont également livrés à des atteintes aux droits humains contre des membres de la société civile, des journalistes et des avocats. Amnesty International a pu s’entretenir avec 12 acteurs et actrices de la société civile, défenseur·e·s des droits humains et journalistes, qui ont témoigné des actes de torture, des disparitions forcées, des arrestations arbitraires et des menaces dont ils avaient fait l’objet de la part de M23.</p>



<p>Un acteur de la société civile arrêté en mars 2025 a déclaré qu’un combattant du M23 lui avait posé des questions précises au sujet des thèmes qu’il avait abordés par le passé. « C’était comme s’ils savaient tout de nous », a-t-il déclaré. Les combattants du M23 l’ont fouetté les deux nuits de sa détention. « Ils m’ont vraiment roué de coups. Ils avaient des fouets. Ils m’ont frappé aux fesses. Ils m’ont giflé sur les oreilles, ce qui m’a fait saigner du nez. »</p>



<p>En mai, Aloys Bigirumwami, un membre du mouvement de jeunes Lutte pour le changement (LUCHA), et cinq autres personnes ont été emmenés à bord d’un véhicule, et cet homme n’a pas été revu depuis.</p>



<p>Amnesty International dispose d’éléments montrant que le M23 s’est rendu coupable de cinq exécutions sommaires : celles de trois hommes à Goma et celles d’un père et son fils dans le Sud-Kivu. Tous ces hommes ont été abattus ou ont eu la gorge tranchée par des combattants du M23 entre février et mai 2025. Des combattants du M23 ont aussi attaqué des hôpitaux de Goma à six reprises pendant la même période ; ils ont enlevé ou arrêté des patient·e·s et des garde-malades, y compris des soldats des FARDC qui avaient été blessés ou avaient toujours besoin de soins, ou encore qui se cachaient dans l’hôpital.</p>



<p>Le 19 juillet 2025, des représentant·e·s de la RDC et du M23 ont signé à Doha, au Qatar, avec l’aide de cet État, une « déclaration de principes » dans laquelle les deux parties s’engageaient à négocier un accord de paix final devant se situer dans la droite ligne de l’accord de paix conclu à Washington entre la RDC et le Rwanda le 27 juin 2025.</p>



<p>« Alors que les efforts diplomatiques se poursuivent, Amnesty International appelle le Qatar à faire pression sur le M23 pour qu’il cesse de se livrer à des enlèvements et des disparitions forcées. En outre, les États-Unis doivent exhorter l’État congolais à mettre en application un mécanisme de contrôle permettant d’identifier tout combattant de groupe armé et tout membre des forces de sécurité susceptible d’être impliqué dans des violations des droits humains ou atteintes à ces droits », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



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</div>
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		<title>Arabie saoudite. Les employées domestiques migrantes sont durement exploitées, victimes de racisme et exclues des protections du droit du travail</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/arabie-saoudite-les-employees-domestiques-migrantes-sont-durement-exploitees-victimes-de-racisme-et-exclues-des-protections-du-droit-du-travail/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 07:07:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=33160</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les Kenyanes embauchées comme employées de maison en Arabie saoudite endurent des conditions de travail éprouvantes, abusives et discriminatoires, qui s’apparentent souvent au travail forcé et à la traite des êtres humains, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport. Ce document explique que les employeurs soumettent ces femmes dans des maisons privées à des formes [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les Kenyanes embauchées comme employées de maison en Arabie saoudite endurent des conditions de travail éprouvantes, abusives et discriminatoires, qui s’apparentent souvent au travail forcé et à la traite des êtres humains, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport. Ce document explique que les employeurs soumettent ces femmes dans des maisons privées à des formes extrêmes d’exploitation, souvent favorisées par le racisme, et que les employées de maison continuent d’être exclues du droit du travail et des timides réformes en vigueur en Arabie saoudite. </p>



<p>Intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/05/ENG_-MDE-23.9222.2025-Locked-in-left-out-Kenyan-domestic-workers-in-Saudi.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Locked in, left out: the hidden lives of Kenyan domestic workers in Saudi Arabia</em></a>, ce rapport rend compte de l’expérience de plus de 70 femmes ayant travaillé en Arabie saoudite. Bien souvent trompées par des recruteurs au Kenya au sujet de la nature de leur travail, elles ont été contraintes, une fois en Arabie saoudite, de travailler dans des conditions brutales, trimant régulièrement plus de 16 heures par jour, sans jour de congé et sans même pouvoir quitter la maison de leur employeur. En outre, elles ont enduré des conditions de vie épouvantables et des traitements inhumains, notamment des agressions sexuelles, verbales et physiques. Les employeurs confisquaient généralement leurs passeports et leurs téléphones et retenaient parfois leurs salaires.</p>



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<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/05/ENG_-MDE-23.9222.2025-Locked-in-left-out-Kenyan-domestic-workers-in-Saudi.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<p>« Ces femmes se sont rendues en Arabie saoudite en quête d’un emploi pour subvenir aux besoins de leur famille ; elles ont subi des violences indicibles au domicile de leurs employeurs, a déclaré Irungu Houghton, directeur d’Amnesty International Kenya. Le gouvernement kenyan encourage activement la migration de la main-d’œuvre, tandis que les autorités saoudiennes assurent qu’elles ont adopté des réformes en matière de droits du travail. Cependant, derrière les portes closes, les employées domestiques continuent de subir des actes de racisme, de violence et d’exploitation d’une ampleur révoltante.</p>



<p>« Les autorités saoudiennes et kenyanes doivent écouter ces femmes, dont le travail fait vivre de nombreuses familles et contribue de façon significative au développement économique des deux pays. Les autorités saoudiennes doivent d’urgence accorder aux travailleuses domestiques une égale protection en vertu du droit du travail, mettre en place un système d’inspection efficace pour lutter contre les violations généralisées aux domiciles de particuliers et démanteler totalement le système de parrainage (kafala) qui lie les travailleurs étrangers aux employeurs, favorise l’exploitation et perpétue le racisme systémique. »</p>



<p>Ni les autorités saoudiennes ni les autorités kenyanes n’ont répondu aux demandes de commentaires ou d’informations d’Amnesty International.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« J’avais l’impression d’être en prison »</h3>



<p>La surcharge de travail extrême est un fléau commun aux dizaines de femmes avec lesquelles Amnesty International s’est entretenu. Leur journée de travail classique se déclinait en un minimum de 16 heures, voire plus, à faire le ménage, cuisiner et s’occuper des enfants. Leur salaire mensuel moyen s’élevait à 900 riyals saoudiens (213 euros) et aucune ne touchait d’heures supplémentaires ; ainsi, rapporté au nombre d’heures de travail, elles étaient payées en moyenne 0,45 euros de l’heure. En outre, certains employeurs retardaient le versement des salaires, d’autres ne les ont pas payés du tout. Quasiment toutes les femmes interrogées ont déclaré n’avoir jamais eu un seul jour de congé pendant leur séjour en Arabie saoudite, qui a duré jusqu’à deux ans pour certaines d’entre elles.</p>



<p>Rashida*, ancienne employée de maison, a déclaré :</p>



<p>« Elle [mon employeuse] ne pensait pas que je pouvais me fatiguer. Je n’avais aucun moment pour me reposer&#8230; Je travaillais pour elle toute la journée et même la nuit, je continuais de travailler. J’avais l’impression d’être un âne, mais même les ânes se reposent. »</p>



<p>Toutes ont déclaré que leur liberté et leur vie privée étaient fortement restreintes. Leur téléphone confisqué, elles étaient coupées du monde extérieur, et donc très isolées, sans pouvoir entrer en contact avec leur famille.</p>



<p>Joy* a raconté qu’elle s’est sentie piégée pendant son séjour en Arabie saoudite.</p>



<p>« Je n’avais aucune liberté, une fois que vous êtes à l’intérieur, vous ne sortez plus. Vous n’allez pas dehors et vous ne voyez pas l’extérieur. J’avais l’impression d’être en prison », a-t-elle déclaré.</p>



<p>Eve* a ajouté que cet isolement visait à la dissuader de se plaindre de ses conditions de travail.</p>



<p>« La première chose que mon patron a faite, ce fut de prendre mon passeport. Si vous demandez, il vous dira  » j’ai tout payé pour toi « &#8230; et vous n’osez rien dire parce que vous êtes dans un pays étranger. »</p>



<p>Malgré la charge de travail excessive, la majorité des femmes interrogées ont déclaré que leur employeur les privait de nourriture ou ne leur donnait que des restes ; certaines se sont nourries de pain, ou de nouilles instantanées. Katherine* a confié que « la nourriture était le principal problème » et qu’elle « tenait avec des biscuits » : son employeur ne lui donnait que des restes, de la nourriture avariée ou parfois rien du tout, allant même jusqu’à jeter à la poubelle la nourriture que Katherine s’était cuisinée.</p>



<p>La plupart des femmes décrivent également des conditions de vie tout à fait inadéquates, fréquemment obligées de dormir dans un garde-manger ou par terre dans la chambre d’un enfant, sans véritable lit ni literie, sans air conditionné en état de marche.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Le mari m’a dit  » tu vas faire ce que je veux  » »</h3>



<p>Selon le témoignage de nombreuses femmes, elles se faisaient hurler dessus, insulter et humilier ; d’autres étaient agressées sexuellement, et parfois violées, par leurs employeurs masculins. C’est le cas de Judy, mère célibataire de deux enfants, venue en Arabie saoudite pour échapper à son mari violent.</p>



<p>« Il m’a violée et m’a même menacée pour que je ne dise rien à sa femme. Je me suis tue. C’était comme une routine quotidienne pour lui. J’ai essayé [de lui dire stop], mais les hommes sont très forts. Alors il a fini par me violer, cinq fois. »</p>



<p>Beaucoup n’ont pas osé signaler les violences aux autorités saoudiennes ou à l’ambassade du Kenya ; celles qui l’ont fait sont devenues la cible de représailles ou d’accusations forgées de toutes pièces, par exemple en étant accusées à tort de vol, et ont perdu leur salaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Ils nous traitaient de singes ou de babouins »</h3>



<p>Le rapport souligne que le racisme systémique ancré dans le système de parrainage (kafala), associé à des attitudes discriminatoires enracinées dans l’héritage de l’esclavage et du colonialisme britannique dans la région, perpétue l’exploitation, les violences et la discrimination raciale vis-à-vis de ces travailleurs, en particulier des femmes, dont les vulnérabilités liées au genre sont souvent aggravées par leur statut de travailleuse domestique migrante.</p>



<p>De nombreuses femmes ont raconté que leurs employeurs les traitaient de noms très péjoratifs et racistes, tels que hayawana (animal), khaddama (servante) et sharmouta (prostituée). Ils faisaient également des commentaires désobligeants sur la couleur de leur peau et sur leur odeur corporelle, ou leur interdisaient de se servir des mêmes couverts ou articles ménagers que la famille – ce qu’elles ont souvent désigné comme une « ségrégation » – parce qu’elles étaient originaires d’Afrique.</p>



<p>Niah* a raconté : « En raison de ma peau foncée, ils me traitaient toujours d’animal noir. Les enfants venaient aussi me montrer du doigt et me rire au visage, me disant que j’étais un singe. »</p>



<p>Irungu Houghton a déclaré :</p>



<p>« Au cœur de ces abus se trouve un droit du travail fondé sur un racisme historique et structurel, qui déshumanise les employées domestiques migrantes racisées – notamment les Africaines noires – et les traite comme de la main-d’œuvre jetable. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des lois et des réformes insuffisantes</h3>



<p>Ces dernières années, dans le cadre de son programme Vision 2030, l’Arabie saoudite a adopté de timides réformes pour le système de parrainage kafala, qui lie les 13 millions de travailleuses et travailleurs migrants du pays à leurs employeurs et favorise directement le travail forcé et de graves violations des droits humains.</p>



<p>Cependant, ces réformes limitées sont largement restreintes à ceux qui sont couverts par le droit du travail saoudien, qui exclut les employé·e·s de maison. Aujourd’hui, ceux-ci restent soumis à des restrictions strictes de leur droit de circuler librement, et dans la plupart des cas, ont encore besoin de l’autorisation de leur employeur pour changer d’emploi ou quitter le pays.</p>



<p>En 2023, le gouvernement a mis à jour la règlementation relative aux employés domestiques afin de mieux encadrer les heures et les conditions de travail. Cependant, sans un régime efficace de suivi, d’inspection et d’application, ces réglementations sont souvent dénuées de sens dans la pratique. Si la plupart des violations recensées sont illégales au titre de la législation saoudienne, elles ont été perpétrées en toute impunité.</p>



<p>« Le Kenya a un rôle important à jouer dans la protection des employées domestiques à l’étranger. Il doit collaborer avec l’Arabie saoudite pour assurer la protection des travailleuses migrantes en cadrant les pratiques de recrutement. En outre, il faut que les ambassades soient préparées en cas d’urgence et de détresse à leur apporter leur soutien, notamment en proposant des endroits où se réfugier ainsi qu’une aide financière et juridique à celles qui en ont besoin », a déclaré Irungu Houghton.</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size"><em>*Les noms ont été changés.</em></p>



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</div>


<section id="section-49a39772" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information</h3>



<p>Environ quatre millions de personnes travaillent comme employé·e·s de maison en Arabie Saoudite et toutes viennent de pays étrangers, dont 150 000 du Kenya, selon les statistiques sur le marché du travail du pays. En raison de la montée en flèche du chômage au Kenya, les autorités encouragent les jeunes à chercher du travail dans les pays du Golfe, notamment en Arabie saoudite, qui est l’une des principales sources de transferts de fonds du Kenya.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/arabie-saoudite-les-employees-domestiques-migrantes-sont-durement-exploitees-victimes-de-racisme-et-exclues-des-protections-du-droit-du-travail/">Arabie saoudite. Les employées domestiques migrantes sont durement exploitées, victimes de racisme et exclues des protections du droit du travail</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<item>
		<title>Soudan. Le recours atroce et généralisé aux violences sexuelles par les Forces d’appui rapide détruit des vies</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/soudan-le-recours-atroce-et-generalise-aux-violences-sexuelles-par-les-forces-dappui-rapide-detruit-des-vies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 07:39:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=32984</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tout au long des deux années de guerre civile au Soudan, les Forces d’appui rapide ont soumis des femmes et des filles à des violences sexuelles généralisées, dans le but d’humilier, d’asseoir leur contrôle et de déplacer des populations dans l’ensemble du pays. Les atrocités commises par les Forces d’appui rapide, qui comprennent des viols, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Tout au long des deux années de guerre civile au Soudan, les Forces d’appui rapide ont soumis des femmes et des filles à des violences sexuelles généralisées, dans le but d’humilier, d’asseoir leur contrôle et de déplacer des populations dans l’ensemble du pays. Les atrocités commises par les Forces d’appui rapide, qui comprennent des viols, des viols en réunion et de l’esclavage sexuel, constituent des crimes de guerre et de possibles crimes contre l’humanité, déclare Amnesty International dans un nouveau rapport publié le 10 avril 2025.</p>



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</div>



<p>Intitulé “They raped all of us”: Sexual violence against women and girls in Sudan, le rapport dénonce le viol ou le viol en réunion de 36 femmes et filles, dont certaines n’avaient que 15 ans, ainsi que d’autres violences sexuelles dont se sont rendus responsables des soldats des Forces d’appui rapide dans quatre États du Soudan, entre avril 2023 et octobre 2024. Parmi ces violences figurent le viol d’une mère à qui les soldats avaient arraché son bébé pendant qu’elle l’allaitait et l’esclavage sexuel imposé à une femme à Khartoum pendant 30 jours, ainsi que de graves violences physiques, des actes de torture infligés au moyen de liquide brûlant ou de lames aiguisées, et des homicides.</p>



<p>« Les attaques des Forces d’appui rapide contre des femmes et des filles sont répugnantes, honteuses et destinées à infliger une humiliation maximale. Les Forces d’appui rapide ont pris pour cible les civil·e·s, plus particulièrement les femmes et les filles, leur infligeant une cruauté inimaginable pendant cette guerre », a déclaré Deprose Muchena, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International. « Le monde doit prendre des mesures pour mettre un terme aux atrocités des Forces d’appui rapide, en faisant cesser l’afflux d’armes vers le Soudan, en faisant pression sur les responsables du pays pour qu’ils mettent fin aux violences sexuelles et en amenant les responsables d’exactions, y compris les plus hauts responsables, à rendre des comptes. »</p>



<p>La guerre civile opposant les Forces d’appui rapide aux Forces armées soudanaises a éclaté en avril 2023 au Soudan et a fait des dizaines de milliers de morts et entraîné le déplacement de 11 millions de personnes à ce jour. Les deux parties au conflit ont commis de graves violations du droit international humanitaire, dont certaines constituant des crimes de guerre, notamment des violences sexuelles contre des femmes et des filles.</p>



<p>Pour le rapport, Amnesty s’est entretenue avec 30 personnes, principalement des victimes ou des proches de victimes dans des camps de personnes réfugiées en Ouganda. Les victimes et les témoins ont tous attribué la responsabilité des exactions à des combattants des Forces d’appui rapide. Le recours des Forces d’appui rapide aux violences sexuelles depuis le début du conflit et dans l’ensemble du Soudan, associé au fait que de nombreuses attaques ont eu lieu en présence d’autres soldats, victimes et civil·e·s, indique que les responsables n’ont pas ressenti le besoin de dissimuler leurs crimes et ne craignaient aucune répercussion.</p>



<p>Les Forces d’appui rapide n’ont pas répondu aux demandes de commentaire d’Amnesty.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Le jour le plus horrible de ma vie »</h3>



<p>Toutes les victimes de violences sexuelles avec qui Amnesty s’est entretenue ont déclaré que l’attaque qu’elles avaient subie avait causé de graves préjudices physiques et psychologiques et avait eu des conséquences dévastatrices pour leur famille. Toutes ont fui après.</p>



<p>À Nyala, dans le sud du Darfour, des soldats des Forces d’appui rapide ont attaché une femme à un arbre, puis l’un d’eux l’a violée pendant que les autres regardaient. « Ce fut le jour le plus horrible de ma vie », a-t-elle a déclaré.</p>



<p>À Wad Madani, dans l’État d’Al Djazirah, trois combattants des Forces d’appui rapide ont violé en réunion une femme devant sa fille de 12 ans et sa belle-sœur. « C’était tellement humiliant », a déclaré la femme. « Je me sens détruite. »</p>



<p>De nombreuses victimes ont déclaré que des soldats des Forces d’appui rapide les avaient violées car ils les soupçonnaient d’être liées aux Forces armées soudanaises. Des professionnelles médicales ont déclaré que des troupes des Forces d’appui rapide les violaient si elles ne parvenaient pas à sauver les soldats blessés. Une infirmière a ainsi déclaré que 13 soldats l’avaient enlevée à Khartoum-Nord et l’avaient forcée à traiter des hommes gravement blessés, avant de la violer en réunion, la laissant ensuite inconsciente.</p>



<p>Amnesty a recensé deux cas d’esclavage sexuel à Khartoum, notamment celui d’une femme ayant déclaré que des troupes des Forces d’appui rapide l’avaient retenue en captivité dans une maison pendant un mois, la violant presque quotidiennement.</p>



<p>Certaines victimes ont déclaré que les personnes qui s’opposaient aux viols risquaient d’être frappées, torturées ou soumises à d’autres mauvais traitements, voire tuées. Ainsi, un garçon de 11 ans qui avait essayé d’aider sa mère a été frappé à mort par un soldat des Forces d’appui rapide.</p>



<p>« L’horreur des violences sexuelles infligées par les Forces d’appui rapide est accablante, et pourtant, les cas recensés parmi les personnes réfugiées ne représentent qu’une petite proportion des atteintes aux droits humains dont se sont vraisemblablement rendues responsables les Forces d’appui rapide », a déclaré Deprose Muchena. « Les attaques des Forces d’appui rapide contre les civil·e·s sont honteuses et lâches, et tout pays soutenant les Forces d’appui rapide, notamment en leur fournissant des armes, partage cette honte. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une réponse « inadmissible »</h3>



<p>La réponse du monde a été tout aussi honteuse, les victimes étant privées de soins de santé et de justice.</p>



<p>Aucune des victimes n’a bénéficié de soins après les viols, ni n’a pu signaler les attaques aux autorités soudanaises, à cause des affrontements en cours ou par peur de la stigmatisation ou des représailles. Certaines souffrent de douleurs rénales, de règles irrégulières, de difficultés à se déplacer ou de traumatismes psychologiques durables. Les enfants ayant été témoins du viol de personnes de leur famille font des cauchemars.</p>



<p>Toutes les victimes réfugiées ont déclaré que leur priorité était d’obtenir des traitements médicaux pour les blessures et maladies dont elles souffrent à cause des attaques des Forces d’appui rapide ou pour les problèmes de santé provoqués par leur captivité. Cependant, le gel des programmes financés par l’USAID a réduit les possibilités d’accès à des soins de santé sexuelle complets.</p>



<p>Les victimes demandent également justice et obligation de rendre des comptes. Une femme qui a été violée à Omdurman a déclaré : « Les femmes ne dirigent pas cette guerre et n’y participent pas, pourtant, ce sont elles qui en souffrent le plus. Je veux que le monde entier soit au courant des souffrances des femmes et des filles soudanaises et fasse en sorte que les hommes qui nous ont violées soient punis. »</p>



<p>« La réaction de la communauté internationale aux souffrances des femmes et des filles soudanaises a été inadmissible », a déclaré Deprose Muchena. « Le monde n’a pas protégé les civil·e·s, n’a pas fourni une aide humanitaire suffisante et n’a pas amené les responsables de ces crimes à rendre des comptes. Il est temps que les gens et les gouvernements du monde entier établissent la vérité sur ce qui s’est produit au Soudan, traduisent les responsables présumés en justice et fournissent des réparations et des services de santé sexuelle et reproductive complets aux victimes. »</p>



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		<title>Ouganda. La criminalisation réduit l’espace civique en ligne pour les personnes LGBTQ</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/ouganda-la-criminalisation-reduit-lespace-civique-en-ligne-pour-les-personnes-lgbtq/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 08:36:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=27314</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les attaques en ligne visant les communautés LGBTQ en Ouganda ont considérablement augmenté en raison de lois à la portée trop générale qui criminalisent divers aspects de la vie des personnes LGBTQ et renforcent la discrimination, indique Amnesty International dans un nouveau rapport publié mercredi 23 octobre. Ce rapport, intitulé « Tout le monde ici [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les attaques en ligne visant les communautés LGBTQ en Ouganda ont considérablement augmenté en raison de lois à la portée trop générale qui criminalisent divers aspects de la vie des personnes LGBTQ et renforcent la discrimination, indique Amnesty International dans un nouveau rapport publié mercredi 23 octobre.</p>



<p>Ce rapport, intitulé <em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2024/10/EVERYBODY-HERE-IS-HAVING-TWO-LIVES-OR-PHONES.pdf">« Tout le monde ici a deux vies et deux téléphones ». L’impact dévastateur de la criminalisation sur les espaces numériques pour les personnes LGBTQ en Ouganda</a></em>, expose de façon détaillée la généralisation des violences fondées sur le genre facilitées par la technologie contre les personnes LGBTQ en Ouganda. Il relève des cas de divulgation d’informations personnelles, de révélation de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, de menaces de violence, de chantage, d’usurpation d’identité, de piratage et de désinformation. Toutes ces pratiques marginalisent encore plus les personnes LGBTQ, notamment celles qui sont issues de milieux socioéconomiques défavorisés.</p>



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</div>



<p>La Loi de 2023 portant répression de l’homosexualité, en particulier, a favorisé un climat d’impunité pour les attaques visant des personnes LGBTQ, qui a contraint des personnes et des organisations à modifier profondément leur façon de se présenter et de communiquer en ligne.</p>



<p>« Nos recherches montrent que, même si les militant·e·s et les organisations LGBTQ ont continué d’utiliser les espaces numériques malgré un environnement très hostile, la stigmatisation, la violence et la discrimination qu’ils et elles subissent ailleurs s’est reflétée et amplifiée dans les espaces numériques, a déclaré Shreshtha Das, chercheuse et conseillère d’Amnesty International chargée des questions de genre.</p>



<p>« Les violences fondées sur le genre facilitées par la technologie sont catastrophiques pour les personnes LGBTQ, car les attaques en ligne peuvent avoir des conséquences hors ligne, telles que des arrestations arbitraires parfois suivies de torture et d’autres mauvais traitements, des expulsions forcées, des licenciements, un risque de violences physiques ainsi que du stress, de l’anxiété et de la dépression. »</p>



<p>Amnesty International a mené son enquête dans six villes ougandaises et leurs environs, en procédant à 64 entretiens avec des personnes et des organisations LGBTQ. Ces recherches révèlent la généralisation des violences fondées sur le genre facilitées par la technologie et mettent en évidence non seulement l’absence de mesures prises par les pouvoirs publics pour empêcher ou traiter ces violences, mais aussi le rôle actif qu’ils jouent en les encourageant et en les cautionnant, ce qui expose les personnes LGBTQ à de graves atteintes aux droits humains.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une « chasse aux sorcières »</h3>



<p>En Ouganda, les personnes et les organisations LGBTQ se servent des plateformes numériques pour tisser des liens entre elles, partager des informations sur les services de santé sexuelle et protéger leurs droits.</p>



<p>Toutefois, la prévalence des violences fondées sur le genre facilitées par la technologie limite fortement les possibilités des personnes LGBTQ d’accéder aux espaces numériques pour communiquer et se réunir, et elle met à mal les efforts de sensibilisation de nombreuses organisations. Celles qui fournissent des services de santé à des catégories de population marginalisées ont été contraintes d’éviter de faire connaître leurs services sur les espaces numériques, de crainte que les autorités ne suspendent arbitrairement leur immatriculation sur la base d’accusations fallacieuses de « promotion de l’homosexualité ».</p>



<p>« Au lieu d’adopter des mesures pour combattre les violences fondées sur le genre facilitées par la technologie, les autorités ougandaises répriment les personnes et les organisations qui défendent les droits humains en imposant des restrictions discriminatoires de leurs activités. Leurs actes s’apparentent à une chasse aux sorcières contre ceux et celles qu’elles soupçonnent de “promouvoir l’homosexualité”, ce qui a un effet paralysant sur l’exercice des droits à la liberté d’expression et d’association », a déclaré Marco Perolini, conseiller d’Amnesty International sur la politique concernant l’espace civique.</p>



<p>Le rapport fait état de nombreux cas où la police a saisi des appareils ou des données appartenant à des personnes LGBTQ en les menaçant d’arrestation. Par ailleurs, des policiers et de simples citoyen·ne·s ont utilisé les plateformes de réseaux sociaux pour contacter des personnes LGBTQ avant de les soumettre à des violences physiques et du chantage.</p>



<p>Le chantage était la forme la plus courante de violence fondée sur le genre facilitée par la technologie dans tous les lieux où Amnesty International a effectué ses recherches. En outre, des policiers et de simples citoyen·ne·s ont révélé l’orientation sexuelle ou l’identité de genre de personnes LGBTQ sans leur consentement, ce qui les expose à des violences en ligne, des menaces, des violences physiques, des expulsions forcées et des licenciements.</p>



<p>Amnesty International a constaté que les propos dénigrants et insultants à l’égard des personnes LGBTQ sont omniprésents en ligne, de même que les campagnes de désinformation qui les décrivent de façon préjudiciable, notamment en les qualifiant de « prédateurs sexuels ».</p>



<p>Ces discours renforcent les représentations stéréotypées des personnes LGBTQ et entraînent de la détresse psychologique, une ostracisation sociale, des difficultés économiques et, dans certains cas, des violences physiques.</p>



<p>« Aujourd’hui, les espaces numériques, qui sont tellement essentiels pour les personnes LGBTQ en Ouganda, ne sont souvent pas plus sûrs que les autres espaces car elles y sont aussi victimes de discrimination », a déclaré Roland Ebole, chercheur sur l’Ouganda à Amnesty International.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des lois dangereuses qui aggravent l’homophobie et la transphobie</h3>



<p>Les violences fondées sur le genre facilitées par la technologie à l’égard des personnes LGBTQ étaient déjà courantes en Ouganda auparavant, mais leur gravité et leur fréquence ont brusquement augmenté après l’adoption de la Loi de 2023 portant répression de l’homosexualité, qui a intensifié le discours public homophobe et transphobe.</p>



<p>Toutes les personnes interrogées par Amnesty International ont indiqué qu’elles ne signaleraient pas des violences fondées sur le genre facilitées par la technologie à la police si elles en subissaient car elles craignaient de voir leur orientation sexuelle ou leur identité de genre révélée, de faire l’objet de chantage ou d’être arrêtées. Dans les rares cas où des personnes LGBTQ ont signalé des violences fondées sur le genre facilitées par la technologie, la police n’a pris aucune mesure et les a même soumises à des humiliations supplémentaires.</p>



<p>Des personnes et des organisations LGBTQ ont également souligné qu’il restait difficile de signaler des cas de violences fondées sur le genre facilitées par la technologie sur les plateformes de réseaux sociaux. Bien souvent, elles ne savaient pas comment signaler les violences. Malgré les mesures prises par les plateformes de réseaux sociaux pour lutter contre les violences fondées sur le genre facilitées par la technologie, des inquiétudes demeurent quant à la modération des contenus, en particulier dans les langues locales autres que l’anglais qui sont très utilisées.</p>



<p>Parmi toutes les entités auxquelles Amnesty International a écrit, y compris divers organes de l’État en Ouganda, des organisations privées et des entreprises de réseaux sociaux (Meta, TikTok et X), en présentant en détail les conclusions de ses recherches, seuls Meta et TikTok ont réagi. Leurs réponses sont intégrées dans le rapport.</p>



<p>« Le Parlement ougandais doit immédiatement abroger la Loi de 2023 portant répression de l’homosexualité et les autres dispositions criminalisant des actes et des comportements qui ont des conséquences disproportionnées sur les personnes LGBTQ, a déclaré Shreshtha Das.</p>



<p>« Les autorités doivent par ailleurs mettre en place un mécanisme indépendant chargé de mener des enquêtes efficaces, rapides et impartiales sur toutes les allégations de violences fondées sur le genre facilitées par la technologie et d’autres atteintes aux droits humains commises contre des personnes LGBTQ. »</p>



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<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/ouganda-la-criminalisation-reduit-lespace-civique-en-ligne-pour-les-personnes-lgbtq/">Ouganda. La criminalisation réduit l’espace civique en ligne pour les personnes LGBTQ</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>États-Unis. Les interdictions et restrictions concernant l’avortement ont de vastes répercussions négatives et portent atteinte aux droits humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-les-interdictions-et-restrictions-concernant-lavortement-ont-de-vastes-repercussions-negatives-et-portent-atteinte-aux-droits-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 06:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=26340</guid>

					<description><![CDATA[<p>Selon un nouveau rapport rendu public lundi 5 août par Amnesty International, en refusant et en restreignant l’accès à l’avortement de millions de personnes depuis l’annulation de l’arrêt Roe c. Wade en 2022 par la décision Dobbs, les États-Unis ne respectent pas leur obligation, au regard du droit international relatif aux droits humains et des normes connexes, de garantir l’accès des personnes [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon un <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2024/08/Abortion_in_the_USA.pdf">nouveau rapport</a> rendu public lundi 5 août par Amnesty International, en refusant et en restreignant l’accès à l’avortement de millions de personnes depuis l’annulation de l’arrêt Roe c. Wade en 2022 par la décision Dobbs, les États-Unis ne respectent pas leur obligation, au regard du droit international relatif aux droits humains et des normes connexes, de garantir l’accès des personnes enceintes à la possibilité d’interrompre leur grossesse. </em></strong></p>



<p>Intitulé <em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2024/08/Abortion_in_the_USA.pdf">Abortion in America: The U.S. Human Rights Crisis in the Aftermath of Dobbs</a>, </em>ce rapport présente plusieurs exemples de personnes qui ont subi les conséquences négatives des lois et des pratiques restrictives dans l’État où elles vivaient, ce qui donne un visage humain à la multitude d’effets néfastes vécus par les personnes lorsqu’elles sont privées du droit fondamental à l’avortement.</p>



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<p>En plus des interdictions et des restrictions concernant l’avortement dans 21&nbsp;États, les obstacles aux soins d’urgence et les initiatives visant à rendre les avortements pénalement répréhensibles, qui menacent les personnes enceintes comme le personnel de santé, ont entraîné la crise des droits humains&nbsp;que connaît&nbsp;actuellement&nbsp;le pays. La diffusion de fausses informations et la stigmatisation de l’avortement ainsi que les soins non conventionnels dispensés par les «&nbsp;centres d’information en cas de grossesse non désirée&nbsp;» – souvent tenus par des militant·e·s anti-avortement – contribuent également à cette crise, d’après le rapport.</p>



<p>«&nbsp;Ces obstacles et ces interdictions donnent lieu à un scénario où l’accès d’une personne aux soins liés à l’avortement dépend du lieu où elle vit et des ressources dont elle dispose, a déclaré Jasmeet Sidhu, chercheuse expérimentée travaillant pour Amnesty International États-Unis.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;L’accès aux soins de santé reproductive, y compris aux avortements, ne doit pas dépendre de l’État où&nbsp;quelqu’un habite ni&nbsp;de sa capacité à se rendre dans un autre État. Le contexte actuel empêche certaines personnes d’accéder aux soins liés à l’avortement, et ce n’est pas ainsi que sont censés s’appliquer les droits fondamentaux.&nbsp;»</p>



<p>Amna&nbsp;Dermish&nbsp;est une gynécologue-obstétricienne établie au Texas qui est spécialisée dans la planification familiale. Elle a déclaré à Amnesty International&nbsp;:<em>&nbsp;</em>«&nbsp;Pendant très longtemps, chaque jour où je pouvais venir dans ce centre de soins et voir des patient·e·s, j’avais le sentiment de gagner. Puis la décision Dobbs a&nbsp;en quelque sorte emporté&nbsp;tout ça. Je ne m’en suis toujours pas remise. C’était horrible. J’avais des crises d’angoisse tous les jours. Aucun prestataire de soins ne devrait se retrouver dans cette situation. Et surtout, aucun·e patient·e ne devrait se retrouver dans une situation où son prestataire de soins est en mesure de lui fournir des soins et en est empêché par le gouvernement.&nbsp;»&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une discrimination insupportable</strong></h2>



<p>Grâce à des extraits d’entretiens approfondis avec des personnes enceintes, des familles, des militant·e·s, des spécialistes de la santé publique et des professionnel·le·s de santé dans des États où l’avortement est interdit, le rapport met en lumière les préjudices et la discrimination que subissent de nombreuses personnes à travers le pays. Ces histoires déchirantes montrent que toutes les grossesses sont différentes et que chaque personne enceinte doit avoir le droit de décider si elle veut avorter, sans que les autorités s’en mêlent.&nbsp;</p>



<p>Le rapport est ponctué d’exemples de personnes qui ont parcouru des centaines de kilomètres pour pouvoir avorter, et d’autres qui n’ont pas pu payer le déplacement et ont été contraintes de mener leur grossesse à terme contre leur volonté. Dans d’autres cas, des personnes ont été forcées à mener leur grossesse à terme malgré des situations de viol sur mineur·e, de graves anomalies fœtales ou de risques pour leur santé.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;C’était extrêmement douloureux d’avoir à expliquer au médecin que [ma fille adolescente] avait été violée, puis de l’entendre me répondre qu’il ne pouvait rien faire pour aider&nbsp;», a raconté une mère résidant dans l’État du Mississippi qui a dû faire plus sept heures de route pour rejoindre un centre pratiquant des avortements dans l’Illinois et payer 1&nbsp;595&nbsp;dollars pour l’avortement de sa fille et près de 500&nbsp;dollars pour un hôtel.</p>



<p>Certaines personnes enceintes ont évité de voir un médecin lors d’une fausse couche par crainte d’être poursuivie à tort en justice. D’autres n’ont pas trouvé de médecin ou de traitement à cause de l’absence de soins d’urgence et de la crainte des prestataires de santé de faire également l’objet de poursuites pour avoir fourni les soins nécessaires à un·e patient·e.&nbsp;</p>



<p>Taylor, qui vit au Texas, a indiqué qu’elle gérait ses soins de santé par le biais de recherches «&nbsp;au hasard&nbsp;» sur Internet&nbsp;: «&nbsp;Même les recherches me rendaient nerveuse. J’avais encore à l’esprit le cas d’une habitante du Texas qui avait été arrêtée et emprisonnée pour avoir pris des pilules abortives […]. J’avais peur d’appeler mon médecin, au cas où il serait obligé de me dénoncer.&nbsp;»</p>



<p>Notre chercheuse&nbsp;Jasmeet&nbsp;Sidhu&nbsp;a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Certaines de ces lois ne sont absolument pas claires et presque impossibles à comprendre. Le contexte actuel porte atteinte aux droits des personnes enceintes, suscite de la peur et de la stigmatisation, met les professionnel·le·s de santé dans des situations horribles et contribue en fin de compte à empêcher des personnes enceintes de recevoir les soins dont elles ont besoin. Nous vivons une crise sans précédent.&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un impact disproportionné sur les groupes de population marginalisés</strong></h2>



<p>Les interdictions d’avorter et autres mesures restrictives appliquées dans certains États ont un impact disproportionné sur les groupes de population les plus marginalisés, qui sont déjà confrontés à des formes de discrimination multiples et convergentes. Le rapport contient de nombreuses histoires de personnes enceintes qui sont noires, autochtones, sans papiers, LGBTQI+, en situation de handicap, installées en zone rurale et/ou qui ont des revenus faibles.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;À la suite de la décision Dobbs, la demande de doulas [noires] a clairement augmenté&nbsp;parce que des personnes sont forcées à&nbsp;accoucher, a déclaré D’Andra Willia, qui travaille au sein de l’organisation Afiya Center. Nous avons reçu beaucoup de personnes traumatisées, récemment, en raison de la pandémie de COVID-19. Des personnes&nbsp;contraintes&nbsp;de&nbsp;rester chez elles avec leur agresseur, des complications médicales, des problèmes économique et, en plus, forcées à mener une grossesse à terme, alors que beaucoup font encore face à des problèmes de post-partum et d’autre nature. C’est dur.&nbsp;»&nbsp;</p>



<p>Une femme latino-américaine vivant au Texas et enceinte de jumeaux, qui a appris à 12&nbsp;semaines de grossesse que l’un d’eux souffrait d’un problème mortel&nbsp;<em>in utero</em>&nbsp;qui pouvait menacer la vie de l’autre jumeau, a expliqué avoir été contrainte de sortir de l’État pour sauver le fœtus viable.&nbsp;</p>



<div style="height:10px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>C’était l’expérience la plus traumatisante de ma vie et elle a été rendue encore bien pire, inutilement, à cause de ces lois illogiques et dangereuses.</p>
</blockquote>


<div style="height:10px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>«&nbsp;Ces interdictions vont rendre tellement plus complexe, tabou et difficile l’accès à des soins médicaux adaptés&nbsp;», a-t-elle déploré.</p>



<p>Le rapport comporte une longue liste de recommandations adressées aux autorités des États et au gouvernement fédéral – notamment celle de protéger à l’échelle fédérale le droit à l’avortement, ainsi que des mesures pour garantir l’égalité d’accès à l’avortement médicamenteux et aux services de soins d’urgence – et appelle les États-Unis à ratifier les traités internationaux relatifs aux droits humains qui garantiraient l’accès des personnes enceintes aux soins dont elles ont besoin.&nbsp;</p>



<p>« Toute personne, partout, doit être libre d’exercer son autonomie corporelle et de prendre ses propres décisions concernant sa santé reproductive, a déclaré Jasmeet Sidhu. Pendant que nous nous mobilisons pour l’objectif à long terme qui est d’obtenir des protections fédérales du droit à l’avortement, les habitant·e·s de certains États peuvent faire une action décisive cet automne en votant en faveur des initiatives soumises au scrutin visant à protéger le droit à l’avortement dans leur État. »</p>



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