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	<title>Rapports Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Rapports Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Maroc. Un lanceur d’alerte révèle que les autorités ont utilisé un réseau de surveillance pour réduire au silence des journalistes et des militant·e·s</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 08:44:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Maroc. Un lanceur d’alerte révèle que les autorités ont utilisé un réseau de surveillance pour réduire au silence des journalistes et des militant·e·s Les autorités marocaines disposent d’un vaste appareil de surveillance combinant des outils numériques et analogiques leur permettant de suivre, surveiller et au bout du compte réduire au silence des journalistes, des militant·e·s [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Maroc. Un lanceur d’alerte révèle que les autorités ont utilisé un réseau de surveillance pour réduire au silence des journalistes et des militant·e·s</h2>


<section id="section-d4d5c8a3" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<ul class="wp-block-list">
<li>Le témoignage d’un ancien agent des services de sécurité offre un éclairage rare sur la manière dont le système de surveillance marocain fonctionne de l’intérieur.</li>



<li>Des cibles ont été enregistrées à leur insu en détention, dans des bureaux, des voitures et des aéroports.</li>



<li>Les services de renseignement ont travaillé en collusion avec des propriétaires de boutiques de téléphonie pour vendre des téléphones préinfectés par un logiciel espion.</li>
</ul>

</div></section>


<p>Les autorités marocaines disposent d’un vaste appareil de surveillance combinant des outils numériques et analogiques leur permettant de suivre, surveiller et au bout du compte réduire au silence des journalistes, des militant·e·s et d’autres voix critiques à l’égard du pouvoir, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport. </p>



<p>Intitulé « On commence par le verdict ». Au cœur de l’appareil de surveillance marocain, ce rapport montre que les autorités marocaines utilisent la surveillance illégale pour attaquer des défenseur·e·s des droits humains, des journalistes et d’autres voix dissidentes et les soumettre à des poursuites pénales, un harcèlement judiciaire et d’autres formes de répression, en violation de leurs droits à la liberté, au respect de la vie privée et à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique.</p>



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</div>



<p>« Le Maroc a pleinement adopté des pratiques techno-autoritaires, acquérant un vaste éventail de technologies de surveillance qui permettent la mise en place et le fonctionnement d’un système répressif spécifiquement conçu pour instiller la peur chez les militant·e·s des droits humains et les journalistes, les faire taire et entraver leur travail au Maroc comme à l’étranger », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International. Le Maroc a nié à maintes reprises utiliser des logiciels espions pour espionner ses citoyen·ne·s. Or, de nouveaux éléments recueillis par Amnesty International, dont le témoignage d’un lanceur d’alerte et des informations divulguées à la suite de fuites (données de surveillance, registres gouvernementaux de cibles de logiciels espions et archives d’entreprises vendant des outils de surveillance), prouvent le contraire. À partir de ces preuves, l’organisation est en mesure de détailler non seulement l’éventail d’outils et de techniques utilisés contre la dissidence, mais aussi le réseau de vendeurs internationaux qui les fournissent.</p>



<p>« Notre rapport présente le panorama le plus détaillé à ce jour des outils déployés par les autorités marocaines, tels que des logiciels espions de haute technologie, des systèmes d’écoute et des traceurs, pour espionner des journalistes et des défenseur·e·s des droits humains, entre autres. Le Maroc achète ses outils de surveillance à des entreprises basées en Israël, dans l’Union européenne et aux États-Unis, parmi lesquelles NSO Group, la compagnie italienne de logiciels espions Hacking Team (devenue depuis Memento Labs) et le réseau d’entreprises germano-britannique composé de Gamma Group et de FinFisher.</p>



<p>« C’est une nouvelle preuve de l’existence d’une économie mondiale de la techno-oppression, rendue possible par des entreprises et des États qui ne respectent pas leurs obligations aux termes du droit international.</p>



<p>« Face à cet écosystème répressif, il est difficile et dangereux au Maroc d’exercer ses droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique. Même après avoir été libérées de prison, les personnes visées continuent de vivre sous surveillance et font l’objet de campagnes de dénigrement fondées sur des informations d’ordre privé ne pouvant être obtenues que par la surveillance. Les autorités marocaines doivent mettre immédiatement un terme à la surveillance illégale des défenseur·e·s des droits humains et des journalistes », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>Les preuves numériques découvertes par Amnesty International montrent que les défenseur·e·s des droits humains ont été pris pour cible au moyen de diverses méthodes, dont l’infection physique des appareils ; les attaques « un clic », qui nécessitent généralement que la victime clique sur un lien malveillant ; les attaques « zéro clic », qui peuvent infecter une cible sans qu’il n’y ait besoin de cliquer sur un lien ni de faire une quelconque action ; et les attaques par injection réseau, menées par le biais du réseau de l’opérateur public Maroc Telecom.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un lanceur d’alerte au cœur du système de surveillance marocain </h4>



<p>Amnesty International avait déjà publié les toutes premières preuves numériques de l’infection par le logiciel espion Pegasus de téléphones mobiles appartenant à des défenseur·e·s des droits humains et des militant·e·s marocains.</p>



<p>Son nouveau rapport identifie la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) comme étant l’entité responsable du déploiement de Pegasus au Maroc et des utilisations abusives largement attestées de ce logiciel espion contre des militant·e·s et des journalistes entre 2017 et 2021, malgré les démentis des autorités marocaines.</p>



<p>Un ancien employé de la DGST, que nous appellerons Safir, a joué le rôle de lanceur d’alerte. Dans un certain nombre d’entretiens menés sur plusieurs années, il a décrit le fonctionnement interne de la DGST et détaillé le vaste éventail d’outils et de techniques de surveillance utilisés par cet organisme. Amnesty International a pu corroborer les principaux aspects de son témoignage à partir de sources indépendantes, de preuves techniques et d’entretiens avec des défenseur·e·s des droits humains.</p>



<p>En combinant les témoignages directs de cet ancien agent de la DGST avec des recherches de criminalistique numérique, des entretiens avec 10 cibles de surveillance et des données issues de fuites sur les opérations de surveillance au Maroc et sur divers fournisseurs de technologies de surveillance, Amnesty International est en mesure de rendre compte de la façon la plus détaillée et la plus révélatrice qui soit des opérations de surveillance menées par l’État marocain, tout en replaçant dans leur contexte les utilisations abusives de logiciels espions, qui ne sont qu’une tactique parmi d’autres au sein d’un vaste système de surveillance et de contrôle.</p>



<p>Le témoignage de Safir permet d’établir comment les appareils personnels sont infiltrés. Les personnes visées sont filmées et enregistrées à leur insu en détention, dans leur bureau, leur voiture ou des cafés, et même dans leur chambre à coucher. Leurs appels téléphoniques sont régulièrement interceptés. Leurs données de localisation sont suivies, révélant les déplacements quotidiens des militant·e·s et de leurs associé·e·s. Safir a aussi raconté que des boutiques de téléphonie avaient été choisies pour vendre des téléphones mobiles préinfectés par un logiciel espion par la DGST, et que des voisin·e·s de défenseur·e·s des droits humains étaient recrutés comme informateurs ou informatrices.</p>



<p>Ces tactiques touchent non seulement les militant·e·s visés, mais aussi leurs familles et leurs réseaux amicaux et professionnels. Les agent·e·s agissent sans contrôle judiciaire ni obligation de rendre des comptes et prennent pour cible les militant·e·s en secret et en toute impunité.</p>



<p>« L’éventail d’outils qu’ils déploient est vaste, mais leur objectif est clair : faire chanter, discréditer, humilier et, si nécessaire, emprisonner injustement celles et ceux qui font entendre leur voix pour défendre les droits humains au Maroc, a déclaré Rebecca White, chercheuse au Security Lab d’Amnesty International.</p>



<p>« Au bout du compte, les défenseur·e·s des droits humains marocains n’ont pratiquement nulle part où se cacher et aucun moyen d’échapper au réseau de surveillance tous azimuts de l’État, qui s’étend même au-delà des frontières du Maroc. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Comment la DGST s’en prend aux militant·e·s</h4>



<p>Les opérations de surveillance du Maroc sont principalement mises en œuvre par la DGST. Si beaucoup de techniques de surveillance hautement sophistiquées peuvent être appliquées à distance, le recours à l’infection physique des appareils fait partie des principales méthodes de surveillance utilisées par la DGST contre des journalistes et des militant·e·s.</p>



<p>Dans son témoignage, Safir a indiqué que les logiciels espions étaient couramment déployés lorsque les personnes visées étaient en transit dans des aéroports marocains, ainsi qu’au moyen de stratagèmes permettant de leur fournir subrepticement de « nouveaux » appareils par l’intermédiaire de boutiques de téléphones de seconde main. Ces téléphones semblent neufs et en parfait état mais, une fois activés, ils donnent aux autorités un accès total aux communications de la personne concernée.</p>



<p>« Nous avons infecté de nombreux cybercafés avec le logiciel espion Remote Control System (RCS). Les agents sur le terrain nous disaient dans quel cybercafé la cible se rendait, et nous pouvions voir ce qu’elle y faisait car nous avions au préalable infecté toutes les machines de l’établissement », a déclaré Safir.</p>



<p>Le logiciel espion RCS permet de suivre les appels, de lire les messages, d’accéder aux photos et d’enregistrer le son.</p>



<p>Une fois qu’une personne est désignée comme cible de surveillance, la DGST dispose de tout un éventail d’outils à sa disposition, notamment des technologies numériques sophistiquées de surveillance ciblée et de surveillance de masse. Outre la surveillance des téléphones, les autorités placent secrètement des micros et d’autres appareils enregistreurs dans des lieux privés pour écouter les conversations.</p>



<p>Le journaliste Omar Radi, qui a subi des années de harcèlement puis a été emprisonné pour son travail sur la corruption et les violations des droits humains, a été visé par cette méthode. Selon Safir, des petits micros sans fil transmettant des informations cryptées par ondes radio ont été installés dans les fixations des lampes de son appartement.</p>



<p>Les défenseur·e·s des droits humains font aussi l’objet de surveillance, de poursuites judiciaires et de campagnes de dénigrement fondées sur des informations qui, selon eux, ont été obtenues par la surveillance. Ces campagnes sont menées par le biais de médias proches du pouvoir, et visent souvent à délégitimer ou à stigmatiser les militant·e·s dans la société marocaine.</p>



<p>« Dès que je parle en public, dès que j’écris une publication sur Facebook, dès que je mets quelque chose sur Instagram, ils scrutent le moindre de mes mouvements, ils m’insultent. Ce ne sont pas des médias, ce sont des outils de terreur », a déclaré Omar Radi.</p>



<p>Les soupçons d’intrusion dans leur espace privé et leur domicile ont de profondes répercussions psychologiques sur les défenseur·e·s des droits humains.</p>



<p>En 2021, Fouad Abdelmoumni, militant des droits humains de longue date, a été filmé à son insu à l’intérieur de son domicile avec sa compagne, et la vidéo a été diffusée sur WhatsApp.</p>



<p>« Quand j’ai vu les images de moi et ma partenaire au lit, j’ai pu facilement déterminer d’où et sous quel angle l’enregistrement avait été effectué. Ça devait être la climatisation. Je suis allé voir mais je n’ai rien trouvé, donc j’en ai déduit qu’ils avaient été capables d’installer et d’enlever facilement le dispositif. La qualité de l’image et du son était très bonne, alors qu’il faisait nuit, donc il devait s’agir d’un équipement très sophistiqué », a-t-il déclaré.</p>



<p>Safir a confirmé le témoignage de Fouad Abdelmoumni, le qualifiant de « cas d’école » : une opération de surveillance de la DSGT suivie d’une opération de nettoyage pour ne laisser aucune trace. Cette enquête a été menée dans le cadre d’une collaboration avec 14 organisations du secteur des médias coordonnées par Forbidden Stories, et s’appuie sur le travail du journaliste d’investigation marocain Hicham Mansouri – lui-même victime de l’appareil de surveillance du Maroc et aujourd’hui exilé en France. En 2015, il avait été emprisonné sur la base d’accusations d’« adultère » et d’« exploitation sexuelle » forgées de toutes pièces, après un procès qui ne respectait pas les normes internationales. Il a raconté à Amnesty International comment la surveillance menait à l’autocensure.</p>



<p>« C’est très violent. Un ami m’a dit que, après avoir subi ça pendant des années, il avait ressenti une sorte de soulagement le jour où il avait été mis en prison », a déclaré Hicham Mansouri.</p>



<p>En octobre 2019, s’appuyant sur des analyses criminalistiques, Amnesty International a fait état des premières tentatives d’infection par Pegasus au Maroc. Celles-ci visaient Abdessadak El Bouchattaoui, avocat défenseur des droits humains ayant participé à la défense de manifestant·e·s du Hirak. Les dossiers du Pegasus Project montrent que son numéro de téléphone a été entré dans le système marocain de déploiement de Pegasus le 19 septembre 2017, puis sélectionné à plusieurs reprises comme cible du logiciel espion, notamment le 23 octobre 2017, peu avant qu’il reçoive d’un lien d’infection par SMS. Cela confirme que Pegasus était parfaitement opérationnel au Maroc dès octobre 2017.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L’évolution du logiciel espion Pegasus et son utilisation contre des défenseur·e·s des droits humains et des journalistes</h4>



<p>À partir de l’analyse de documents juridiques, de registres de surveillance divulgués à la suite de fuites, de renseignements obtenus à partir d’informations disponibles en libre accès et du témoignage de Safir, le rapport d’Amnesty International apporte de nouveaux éléments prouvant que, dès septembre 2017, la DGST a commencé à déployer et à utiliser Pegasus, des membres du personnel de NSO Group ayant procédé à des démonstrations ou à des essais du système lors de visites au Maroc. NSO Group est l’entreprise qui a mis au point le tristement célèbre et hautement intrusif logiciel espion Pegasus.</p>



<p>De nouvelles preuves, issues de documents internes inédits de NSO Group divulgués dans le cadre d’une longue procédure intentée au civil par WhatsApp et Meta aux États-Unis, indiquent que du personnel de NSO a mené des formations et fait des tests pour démontrer les nouvelles capacités de son logiciel espion au bénéfice des autorités marocaines, client désigné en interne par l’entreprise sous le nom de code Morgen.</p>



<p>Une analyse menée par Amnesty International de tous les numéros de téléphones cibles entrés dans le système marocain de déploiement de Pegasus entre septembre et décembre 2017 apporte de nouvelles preuves que les défenseur·e·s des droits humains et les journalistes indépendants étaient les cibles prioritaires de la DGST.</p>



<p>Amnesty International a pu identifier les propriétaires de 103 numéros de téléphones marocains figurant parmi les cibles potentielles de Pegasus. Soixante-cinq étaient des membres de la société civile (34 défenseur·e·s des droits humains, 22 journalistes et autres professionel·le·s des médias, cinq avocat·e·s et quatre universitaires), 25 étaient des représentant·e·s politiques ou des membres des autorités, et cinq étaient des diplomates ou des représentant·e·s d’organisations internationales. Les huit restant étaient notamment des hommes ou femmes d’affaires, des personnalités religieuses et d’autres personnes dont l’identité ou la catégorie d’appartenance restent floues.</p>



<p>« Ces registres montrent que les numéros de téléphone de défenseur·e·s des droits humains et de journalistes de premier plan ont été parmi les premiers à être enregistrés dans le système Pegasus, ce qui indique que la DGST a acquis ce logiciel espion hautement intrusif en priorité dans ce but, a déclaré Donncha Ó Cearbhaill, directeur du Security Lab d’Amnesty International.</p>



<p>« S’appuyant sur une analyse technique des attaques menées au moyen de Pegasus, le rapport prouve également l’existence de nombreux cas d’utilisations abusives de ce logiciel espion et présente des preuves numériques permettant de les attribuer à la DGST. Tous ces résultats apportent des preuves solides de la responsabilité du Maroc dans une vaste campagne de surveillance menée au moyen de Pegasus dans plusieurs pays contre des journalistes, des militant·e·s, des avocat·e·s et des responsables politiques critiques à l’égard du pouvoir. »</p>



<p>Quatre semaines avant la publication de son rapport, Amnesty International a écrit aux autorités marocaines, mais elle n’a reçu aucune réponse.</p>



<p>De même, avant la publication, l’organisation a écrit aux entreprises qui sont citées dans le rapport pour leur faire part de ses principales conclusions concernant leurs activités.</p>



<p>Verint a répondu qu’elle s’était « désengagée de ce secteur d’activité le 1er février 2021 », précisant : « Les demandes de renseignements des médias doivent être adressées à Cognyte Software Ltd. »</p>



<p>Memento Labs a déclaré : « Nous sommes en mesure de vous confirmer que nous n’avons aucun contrat en cours avec aucun organisme marocain », ajoutant que « ces dernières années, Memento Labs a changé radicalement sa manière de faire des affaires et a déjà mis en œuvre un programme interne de conformité afin de suivre attentivement la situation dans les pays. »</p>



<p>Amnesty International n’a pas reçu de réponse des autres entreprises.</p>



<p>Aux fins de ce rapport, Amnesty International considère comme illégale la surveillance exercée en violation de la législation et des procédures nationales régissant son usage. La surveillance peut également être illégale, même si elle est menée conformément aux procédures nationales, si elle contrevient au droit international relatif aux droits humains et aux normes afférentes.</p>



<p>Les pratiques de surveillance du Maroc et beaucoup des outils qu’il utilise sont contraires au droit international relatif aux droits humains et aux normes en la matière. Le Maroc doit cesser de toute urgence de surveiller les défenseur·e·s des droits humains et les journalistes qui exercent leurs droits humains en toute légalité. Les autorités judiciaires marocaines doivent diligenter une enquête indépendante et efficace sur tous les cas signalés de surveillance illégale par la DGST.</p>



<p>Les États doivent arrêter d’exporter au Maroc des logiciels espions, outils de criminalistique numérique et autres technologies portant atteinte à la vie privée tant qu’un système de garanties capable d’empêcher les atteintes aux droits humains dans la pratique ne sera pas en place.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>États-Unis. Amnesty appelle à la suppression de l&#8217;ICE</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-amnesty-appelle-a-la-suppression-de-lice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 08:22:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=37079</guid>

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										<content:encoded><![CDATA[<section id="section-a26b29cf" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<h1 class="wp-block-heading"><mark>États-Unis. Amnesty appelle à la suppression de l&rsquo;ICE</mark></h1>


<section id="section-11c1b48a" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<p><strong>Dans un nouveau rapport publié le 24 septembre 2026, Amnesty International révèle que l’ICE, le CBP et d’autres agences fédérales ont commis des violations généralisées des droits humains lors d’opérations anti-immigration militarisées menées à Chicago, Minneapolis-St. Paul, La Nouvelle-Orléans et Washington. Au vu de ces conclusions, l’organisation appelle au démantèlement de l’ICE.</strong></p>

</div></section>


<p>Ce rapport conclut que le gouvernement de Donald Trump met en place un système de détention et d&rsquo;expulsion massives visant les personnes migrantes, demandeuses d&rsquo;asile et réfugiées, dans le but de maximiser les expulsions et d&rsquo;instiller la peur au sein des populations immigrées. Les recherches documentent notamment des homicides illégaux, dont certains pourraient constituer des exécutions extrajudiciaires, des détentions arbitraires pouvant s&rsquo;apparenter à des disparitions forcées, ainsi qu&rsquo;une répression violente de manifestations pacifiques.</p>



<p>« Notre rapport met en lumière des violations des droits humains commises à travers les États-Unis contre les populations migrantes, demandeuses d&rsquo;asile et réfugiées. Le bilan de l&rsquo;ICE en matière de violations des droits n&rsquo;a rien de nouveau, mais nos recherches montrent que bon nombre de ces pratiques ont franchi un cap en termes de danger », déclare Nadia Daar, directrice d&rsquo;Amnesty International États-Unis.</p>


<section id="section-b72ad648" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:20% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="607" height="858" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover.png" alt="" class="wp-image-37080 size-full" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover.png 607w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-212x300.png 212w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-424x600.png 424w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-51x72.png 51w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-102x144.png 102w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-42x60.png 42w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-85x120.png 85w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-141x200.png 141w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-283x400.png 283w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-184x260.png 184w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-368x520.png 368w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-230x325.png 230w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-460x650.png 460w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-600x848.png 600w" sizes="(max-width: 607px) 100vw, 607px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><mark>« NOUS AVIONS DES SIFFLETS, ILS AVAIENT DES ARMES »</mark></h2>



<p class="has-text-align-center">Vous pouvez télécharger le rapport de 139 pages publié par Amnesty International en anglais ou lire notre synthèse en français sur les violations des droits humains commises par les services d&rsquo;immigration étasuniens.<br><br></p>



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<div class="wp-block-button is-style-light"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/Final-Report-We-Had-Whistles-They-Had-Guns.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>
</div></div>

</div></section>


<p>Les conclusions d&rsquo;Amnesty International montrent que les abus recensés ne sont pas des incidents isolés mais s&rsquo;inscrivent dans un schéma récurrent de violations ayant de lourdes conséquences pour les personnes migrantes et leurs communautés. L&rsquo;organisation se joint dès lors aux appels réclamant la suppression de l&rsquo;ICE.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>L&rsquo;ICE est défaillant par nature et ne peut être réformé.</p>
<cite>Nadia Daar, directrice d&#039;Amnesty International États-Unis</cite></blockquote>


<h2 class="wp-block-heading">Violations des droits humains</h2>



<p>Les quatre opérations examinées à Chicago, Minneapolis-St. Paul, La Nouvelle-Orléans et Washington ont donné lieu à de graves violations des droits humains visant les personnes migrantes, demandeuses d’asile et réfugiées, les personnes perçues comme immigrées, ainsi que celles qui leur sont venues en aide ou ont contesté les actions du gouvernement. Elles ont également instauré un climat de peur au sein de communautés entières.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Lors de ces quatre opérations, Amnesty International a constaté :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>des discriminations raciales et des détentions arbitraires lors des opérations de contrôle de l’immigration ;</li>



<li>du harcèlement, de l’intimidation, des traitements dégradants et un recours injustifié à la force par des agent·e·s fédéraux ;</li>



<li>un recours à la force meurtrière et des homicides illégaux susceptibles de constituer des exécutions extrajudiciaires ;</li>



<li>la répression de manifestations et l’usage d’armes à létalité réduite, notamment de gaz lacrymogène et de gaz poivre ;</li>



<li>une surveillance illégale et l’utilisation de technologies de reconnaissance faciale ;</li>



<li>des conditions de détention inhumaines et des atteintes aux garanties procédurales susceptibles de constituer des actes de torture ;</li>



<li>des détentions illégales au secret et de possibles disparitions forcées.</li>
</ul>



<p>Les recherches montrent que ces pratiques ne résultent pas d’incidents isolés, mais s’inscrivent dans un système encouragé au plus haut niveau de l’État. Les agent·e·s de l’ICE agissaient fréquemment sans signe d’identification, dans un contexte où les mécanismes de contrôle étaient affaiblis et où les violations des droits humains donnaient rarement lieu à des enquêtes ou à des poursuites.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Le bilan de l&rsquo;ICE en matière de violations des droits n&rsquo;a rien de nouveau, mais nos recherches montrent que bon nombre de ces pratiques ont franchi un cap en termes de danger.</p>
<cite>Nadia Daar, directrice d&#039;Amnesty International États-Unis</cite></blockquote>


<p>Parallèlement, le rapport met en lumière les réseaux citoyens qui se sont organisés pour documenter les abus, protéger les personnes visées et soutenir les communautés touchées. Il montre également que les personnes venues en aide aux populations migrantes ainsi que les manifestant·e·s opposé·e·s à ces opérations ont elles aussi été la cible de violences et de représailles. À Chicago, le révérend David Black, qui se rendait régulièrement au centre de détention de Broadview pour y exercer son ministère, a été touché au visage, aux bras et au torse par des cartouches explosives de gaz poivre alors qu&rsquo;il participait à un rassemblement pacifique. Son cas figure parmi les nombreux exemples documentés dans le rapport.</p>



<p>Le rapport rassemble 154 témoignages recueillis dans les quatre villes étudiées. Il conclut que les violations recensées reflètent des tendances nationales et non des dérives locales ponctuelles.</p>


<section id="section-88d16518" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:20% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="607" height="858" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover.png" alt="" class="wp-image-37080 size-full" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover.png 607w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-212x300.png 212w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-424x600.png 424w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-51x72.png 51w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-102x144.png 102w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-42x60.png 42w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-85x120.png 85w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-141x200.png 141w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-283x400.png 283w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-184x260.png 184w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-368x520.png 368w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-230x325.png 230w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-460x650.png 460w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-600x848.png 600w" sizes="(max-width: 607px) 100vw, 607px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><mark>« NOUS AVIONS DES SIFFLETS, ILS AVAIENT DES ARMES »</mark></h2>



<p class="has-text-align-center">Vous pouvez télécharger le rapport de 139 pages publié par Amnesty International en anglais ou lire notre synthèse en français sur les violations des droits humains commises par les services d&rsquo;immigration étasuniens.<br><br></p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/IVE-Executive-Summary-French-formatted.pdf">lire la synthèse (fr)</a></div>



<div class="wp-block-button is-style-light"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/IVE-Executive-Summary-French-formatted.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>
</div></div>

</div></section>


<h2 class="wp-block-heading">Complément d&rsquo;informations</h2>



<p>Le Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE) a été créé dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001. Depuis sa création en 2003, Amnesty International et d’autres organisations ont dénoncé des violations des droits humains ainsi qu’un manque persistant de contrôle et de reddition de comptes. Toutefois, les pratiques observées depuis janvier 2025, favorisées par des financements massifs supplémentaires et une impunité persistante, atteignent un niveau inédit par leur ampleur et leur gravité.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-amnesty-appelle-a-la-suppression-de-lice/">États-Unis. Amnesty appelle à la suppression de l&rsquo;ICE</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>RDC. Atteintes aux droits humains des mineurs et trafic d’or et de coltan vers le Rwanda</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/rdc-droits-humains-des-mineurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 15:08:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=37061</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des combattant·e·s du Mouvement du 23 mars (M23), groupe armé qui bénéficie du soutien du Rwanda, ont commis de terribles atteintes aux droits humains contre des mineurs artisanaux dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), tout en exportant illégalement de l’or et du coltan vers le Rwanda, avec l’aide des autorités de ce pays [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<section id="section-399b2a75" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<h2 class="wp-block-heading"><mark>RDC. Atteintes aux droits humains des mineurs et trafic d’or et de coltan vers le Rwanda</mark></h2>


<section id="section-5d284e8c" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<ul class="wp-block-list">
<li>Le pillage d’or et de coltan de RDC par le M23 et le Rwanda pourrait constituer un crime de guerre</li>



<li>Les multiples atteintes aux droits humains perpétrées par le M23 avec l’implication de Rwandais·es pourraient constituer des crimes de guerre</li>



<li>« Le Rwanda continue de profiter illégalement des ressources minérales de la RDC », Agnès Callamard</li>



<li>Des minerais entachés d’atteintes aux droits humains commises par le M23 se retrouvent dans les appareils électroniques de millions de personnes dans le monde</li>
</ul>

</div></section>
</div></section>


<p>Des combattant·e·s du Mouvement du 23 mars (M23), groupe armé qui bénéficie du soutien du Rwanda, ont commis de terribles atteintes aux droits humains contre des mineurs artisanaux dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), tout en exportant illégalement de l’or et du coltan vers le Rwanda, avec l’aide des autorités de ce pays voisin, révèle Amnesty International dans une nouvelle synthèse.</p>



<p>Le rapport RDC : « On n’est pas là pour jouer. » Atteintes aux droits humains commises par le M23 dans des mines artisanales et trafic d’or et de coltan vers le Rwanda fait état d’atteintes aux droits humains commises par le M23 : exécutions sommaires, torture et autres mauvais traitements, détention arbitraire, travail forcé et recrutement forcé. Il montre comment des combattant·e·s du M23 ont obligé des mineurs à extraire des minerais, souvent en les faisant travailler sous terre pendant plus d’une semaine d’affilée dans les mines de coltan de Rubaya (province du Nord-Kivu) et à Lomera, une mine d’or de la province du Sud-Kivu. Ces atteintes aux droits humains pourraient constituer des crimes de guerre, qui sont des violations du droit international.</p>


<section id="section-0cf8d0d5" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:20% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/AFR-62-1454-2026-FINAL-FR-17-septembre.pdf"><img decoding="async" width="723" height="1024" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-723x1024.png" alt="" class="wp-image-37062 size-full" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-723x1024.png 723w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-212x300.png 212w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-768x1088.png 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-423x600.png 423w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-734x1040.png 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-51x72.png 51w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-102x144.png 102w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-42x60.png 42w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-85x120.png 85w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-141x200.png 141w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-282x400.png 282w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-183x260.png 183w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-367x520.png 367w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-229x325.png 229w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-459x650.png 459w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-600x850.png 600w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc.png 858w" sizes="(max-width: 723px) 100vw, 723px" /></a></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><mark>« ON N&rsquo;EST PAS LÀ POUR JOUER »</mark></h2>



<p class="has-text-align-center">Découvrez la synthèse du rapport d&rsquo;Amnesty International sur les atteintes aux droits humains commises par le M23 dans les mines artisanales et trafic d&rsquo;or et de coltan vers le Rwanda.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/AFR-62-1454-2026-FINAL-FR-17-septembre.pdf">lire la synthèse</a></div>
</div>
</div></div>

</div></section>


<p>«&nbsp;Le M23, qui est soutenu par le Rwanda, commet de terribles exactions contre les mineurs artisanaux dans l’est de la RDC, exactions qui pourraient constituer des crimes de guerre. Ces violences ont pour but de punir les mineurs et autres personnes vivant ou travaillant dans ou autour des mines et d’instiller la peur, tandis que des minerais sont acheminés illégalement vers le Rwanda, qui continue de tirer profit de l’exploitation des ressources minérales de la RDC&nbsp;», a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Le M23, qui est soutenu par le Rwanda, commet de terribles exactions contre les mineurs artisanaux dans l’est de la RDC, exactions qui pourraient constituer des crimes de guerre. Ces violences ont pour but de punir les mineurs et autres personnes vivant ou travaillant dans ou autour des mines et d’instiller la peur, tandis que des minerais sont acheminés illégalement vers le Rwanda, qui continue de tirer profit de l’exploitation des ressources minérales de la RDC</p>
<cite>Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International</cite></blockquote>


<p>«&nbsp;L’Union africaine et ses États membres doivent prendre des mesures bien plus énergiques que jusqu’à présent pour mettre fin à ce probable pillage alimenté par l’appétit sans fin des pays du monde entier pour les minerais critiques africains. L’absence de front commun face à ce pillage et aux terribles atteintes aux droits humains qui en découlent ne ferait qu’encourager d’autres à suivre cet exemple.&nbsp;»&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Les acteurs internationaux doivent cesser de garder le silence face aux atrocités commises par le M23, au trafic de minerais issu des zones touchées par le conflit et à la responsabilité du Rwanda. Ils doivent contraindre les responsables présumés à rendre des comptes, y compris lorsqu’il s’agit de fonctionnaires rwandais.&nbsp;»</p>



<p>Amnesty International demande à tous les États et toutes les entreprises de cesser d’acheter du coltan et de l’or au Rwanda –&nbsp;ou auprès de transformateurs et de raffineries de pays tiers qui achètent ces minerais à des fournisseurs au Rwanda&nbsp;–, tant que l’État rwandais n’apportera pas d’éléments concrets démontrant qu’il ne reçoit plus de coltan ni d’or acheminés illégalement de RDC. Les autorités rwandaises doivent également veiller à ce qu’aucun Rwandais·e, armé ou non, ne soit présent et ne participe à des violations des droits humains sur les sites miniers de Lomera et Rubaya.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>L’Union africaine et ses États membres doivent prendre des mesures bien plus énergiques que jusqu’à présent pour mettre fin à ce probable pillage alimenté par l’appétit sans fin des pays du monde entier pour les minerais critiques africains. L’absence de front commun face à ce pillage et aux terribles atteintes aux droits humains qui en découlent ne ferait qu’encourager d’autres à suivre cet exemple.</p>
<cite>Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International</cite></blockquote>


<p>Amnesty International demande aux États-Unis et aux États membres de l’Union européenne de ne passer aucun accord minier concernant la mine de Rubaya ou d’autres mines contrôlées par le M23 en RDC tant que les observateurs et observatrices des droits humains internationaux et les organisations internationales indépendantes de contrôle ne pourront pas se rendre librement et sans aucune restriction sur ces sites.</p>



<p>Le M23 contrôle des dizaines de mines artisanales dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, où des dizaines de milliers de personnes tirent leur revenu de l’activité minière. Il surveille étroitement l’accès aux mines, qui ne font pas l’objet d’inspections internationales indépendantes.</p>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec 26&nbsp;personnes, parmi lesquelles des mineurs artisanaux, des spécialistes de l’industrie minière, des propriétaires de puits et des proches de victimes. L’équipe de recherche a également analysé des photos et des vidéos des sites miniers.</p>



<p>Les témoignages concordent à dire que des Rwandais·es sont présents sur les sites de Rubaya et Lomera. À Rubaya, d’après des mineurs, certains Rwandais·es jouent un rôle double&nbsp;: ce sont des mineurs civils ou des gérants de puits, mais ils prennent aussi part aux hostilités, si nécessaire, aux côtés des combattant·e·s du M23. Tant à Lomera qu’à Rubaya, les gardes (dont certains ont été identifiés comme étant Rwandais et parlent le kinyarwanda, une langue du Rwanda) collaborent avec le M23 et frappent et maltraitent les mineurs.</p>



<p>Ni le M23 ni les responsables du gouvernement rwandais n’ont répondu à la demande de commentaires d’Amnesty International.</p>


<section id="section-de0721b6" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:20% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="723" height="1024" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-723x1024.png" alt="" class="wp-image-37062 size-full" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-723x1024.png 723w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-212x300.png 212w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-768x1088.png 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-423x600.png 423w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-734x1040.png 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-51x72.png 51w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-102x144.png 102w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-42x60.png 42w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-85x120.png 85w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-141x200.png 141w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-282x400.png 282w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-183x260.png 183w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-367x520.png 367w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-229x325.png 229w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-459x650.png 459w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-600x850.png 600w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc.png 858w" sizes="(max-width: 723px) 100vw, 723px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><mark>« ON N&rsquo;EST PAS LÀ POUR JOUER »</mark></h2>



<p class="has-text-align-center">Découvrez la synthèse du rapport d&rsquo;Amnesty International sur les atteintes aux droits humains commises par le M23 dans les mines artisanales et trafic d&rsquo;or et de coltan vers le Rwanda.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/AFR-62-1454-2026-FINAL-FR-17-septembre.pdf">lire la synthèse</a></div>
</div>
</div></div>

</div></section>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Atteintes aux droits humains dans les mines</strong></h2>



<p>Amnesty International a recueilli des informations sur l’exécution sommaire de 18&nbsp;mineurs artisanaux dans les mines de Rubaya et Lomera. Selon les témoins et les familles des victimes, 10 d’entre eux ont été frappés à mort, deux ont été tués par balle et six ont été enlevés puis retrouvés morts.&nbsp;</p>



<p>L’une de ces victimes était Evariste*, mineur de 22&nbsp;ans et père d’une fillette d’un an.</p>



<p>«&nbsp;Lorsque nous avons vu Evariste*, il souffrait terriblement, a rapporté un témoin. Il n’avait pas la force de parler. Il ne pouvait pas lever les pieds. Son corps était couvert de sang.&nbsp;»</p>



<p>Un autre mineur, témoin de la mort de son propre frère, a raconté les faits&nbsp;:&nbsp;</p>



<p>« Il a été frappé à la poitrine avec une pioche. Lorsque j’ai dénoncé l’homme qui l’avait tué, [le M23] m’a envoyé en prison. Ils m’ont puni de deux semaines de travail [dans la mine] sans salaire. J’ai dit que je voulais amener [son corps] à ma famille. Il a été enterré comme une bête [dans la mine]. »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319154-1024x683.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-37063"/><div class="image-metadata is-image"></div></div></figure>



<p>Seize personnes (mineurs et civil·e·s vivant près de la mine) ont relaté comment elles avaient été torturées et maltraitées par des combattant·e·s du M23 ou des gardes qui collaboraient avec le groupe armé. Certains mineurs ont été battus avec tellement de violence qu’ils ont perdu connaissance. Des mineurs ont expliqué à Amnesty International qu’ils étaient roués de coups s’ils demandaient des pauses, refusaient de donner leur minerai ou enfreignaient les ordres, même de façon minime.</p>



<p>Un superviseur a raconté comment l’un de ses employés a été attaqué par des combattants du M23&nbsp;: «&nbsp;Lorsque nous sommes sortis du puits d’extraction avec le sable minéralisé, il y avait cinq [combattants du M23] lourdement armés et trois non armés. Ils ont dit&nbsp;: “On n’est pas là pour jouer. Si vous refusez [de nous donner le sable minéralisé], on va vous tuer.”&nbsp;»</p>



<p>Près de la mine de Rubaya, le M23 utilise trois conteneurs comme cellules de détention. Un homme interviewé par Amnesty International a déclaré qu’il entendait les hurlements de détenus quand ils se faisaient torturer dans les conteneurs. «&nbsp;Au lieu d’être détenu là-bas, vaut mieux mourir », a-t-il commenté.</p>



<p>À Lomera, le M23 a arrêté quatre hommes, qu’il accusait de communiquer avec les autorités de Kinshasa et soupçonnait d’avoir des liens avec les Wazalendo (groupes armés soutenus par l’État qui servent de supplétifs au gouvernement dans sa lutte contre le M23).</p>



<p>L’un d’eux a déclaré à Amnesty International que le responsable du site de détention lui avait dit&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;Je vais te tuer et je vais te faire porter une arme et dire que tu étais Wazalendo.&nbsp;»</p>



<p>Amnesty International a également recueilli des informations sur l’utilisation de cellules de détention souterraines appelées <em>ndake.</em> Plus de 20&nbsp;mineurs de Rubaya ont été détenus dans un <em>ndake</em> et frappés trois fois par jour par des combattant·e·s du M23.</p>



<p>La synthèse explique par ailleurs que le M23 utilise les mines comme des sites de recrutement forcé. Sept mineurs ont relaté comment le M23 incarcérait des mineurs et les menaçait de les envoyer dans un camp d’entraînement militaire du M23 s’ils ne payaient pas de rançon.</p>


<section id="section-072ce5fa" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:20% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/AFR-62-1454-2026-FINAL-FR-17-septembre.pdf"><img decoding="async" width="723" height="1024" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-723x1024.png" alt="" class="wp-image-37062 size-full" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-723x1024.png 723w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-212x300.png 212w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-768x1088.png 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-423x600.png 423w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-734x1040.png 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-51x72.png 51w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-102x144.png 102w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-42x60.png 42w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-85x120.png 85w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-141x200.png 141w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-282x400.png 282w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-183x260.png 183w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-367x520.png 367w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-229x325.png 229w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-459x650.png 459w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc-600x850.png 600w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-rdc.png 858w" sizes="(max-width: 723px) 100vw, 723px" /></a></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><mark>« ON N&rsquo;EST PAS LÀ POUR JOUER »</mark></h2>



<p class="has-text-align-center">Découvrez la synthèse du rapport d&rsquo;Amnesty International sur les atteintes aux droits humains commises par le M23 dans les mines artisanales et trafic d&rsquo;or et de coltan vers le Rwanda.</p>



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</div></div>

</div></section>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Transport illégal de minerais au Rwanda</strong></h2>



<p>Amnesty International a recueilli des éléments prouvant que de l’or provenant de zones contrôlées par le M23 était exporté illégalement au Rwanda par des circuits de contrebande bien établis.</p>



<p>Des témoignages de personnes travaillant à Lomera, dont des mineurs et des représentants miniers, et des éléments rassemblés par le Laboratoire de preuves d’Amnesty International ont confirmé que de la terre aurifère extraite sur le site était chargée dans des bateaux au port de Lomera. Ces sacs de terre aurifère de RDC arrivent par bateau à Kamembe, dans la province de l’Ouest du Rwanda, et sont déchargés dans un point de collecte utilisé habituellement pour le sable destiné au secteur de la construction.</p>



<p>«&nbsp;J’y étais une nuit, a déclaré un mineur congolais travaillant à Lomera. Je me suis caché et j’ai vu que [le M23] avait envoyé trois groupes […] vers différents puits de mine. Ils ont pris le sable minéralisé et l’ont transporté près du lac. Lorsqu’ils sont arrivés, ils ont mis le sable dans des petits bateaux, qui sont partis pour le Rwanda.&nbsp;»</p>



<p>«&nbsp;Nous avons vu [des bateaux en cours de chargement], a témoigné un autre mineur de Lomera.</p>



<p>Ils étaient chargés de <em>robotas</em> [sacs de terre aurifère]. Ils faisaient ça très tôt le matin. Tous les matins, ils venaient avec des négociants du Rwanda. Et les mêmes bateaux revenaient la nuit.&nbsp;»</p>



<p>Amnesty International estime que l’appropriation d’or et de coltan par le M23 constitue probablement un pillage, infraction considérée comme un crime de guerre.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Nous avons vu [des bateaux en cours de chargement]. Ils étaient chargés de <em>robotas</em> [sacs de terre aurifère]. Ils faisaient ça très tôt le matin. Tous les matins, ils venaient avec des négociants du Rwanda. Et les mêmes bateaux revenaient la nuit.</p>
<cite>Un mineur de Lomera</cite></blockquote>


<p>Compte tenu de la grande quantité d’or et de coltan importée illégalement vers le Rwanda –&nbsp;souvent avec la complicité de responsables rwandais et de chefs du M23&nbsp;–, il est probable que ce pays lui-même participe directement au pillage des ressources de la RDC.</p>



<p>«&nbsp;Cette enquête doit faire prendre conscience au Rwanda que ses citoyen·ne·s peuvent voir leur responsabilité pénale engagée au niveau international pour avoir facilité le trafic de minerais pillés&nbsp;», a déclaré Agnès Callamard. «&nbsp;L’État rwandais est aussi susceptible de porter une responsabilité dans ces terribles exactions contre des mineurs si les Rwandais·es présents dans les mines agissent sous sa direction ou son contrôle, même s’ils ne sont pas directement employés par lui.&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Responsabilité des entreprises</strong></h2>



<p>Les normes internationales fixent des obligations claires aux États et aux entreprises s’agissant de prévenir et de traiter les atteintes aux droits humains liées aux activités minières. L’obligation qu’ont les entreprises de respecter des droits humains ne se limite pas aux personnes participant à l’extraction de minerais, mais s’étend à toutes les personnes contribuant à la chaîne d’approvisionnement.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>La brutalité des crimes exposés dans ce rapport doit alerter les entreprises qui achètent des minerais au Rwanda. Ces minerais sont probablement importés illégalement de RDC, où les mineurs sont victimes de terribles exactions de la part du M23, qui bénéficie du soutien du Rwanda.</p>
<cite>Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International</cite></blockquote>


<p>«&nbsp;La brutalité des crimes exposés dans ce rapport doit alerter les entreprises qui achètent des minerais au Rwanda. Ces minerais sont probablement importés illégalement de RDC, où les mineurs sont victimes de terribles exactions de la part du M23, qui bénéficie du soutien du Rwanda&nbsp;», a affirmé Agnès Callamard.</p>



<p>«&nbsp;Les éléments de preuve rassemblés par Amnesty International et d’autres sont tels que les entreprises ne peuvent plus prétendre ignorer ces faits. L’achat de minerais au Rwanda (et aux fonderies qui achètent au Rwanda) contribue probablement aux atteintes aux droits humains commises par le M23 à Rubaya et Lomera. Les entreprises peuvent être jugées au pénal pour complicité de crimes de guerre.&nbsp;»</p>



<p><strong><em><strong><em>* Les prénoms ont été modifiés afin de protéger l’identité des personnes interviewées.</em></strong></em></strong></p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/rdc-droits-humains-des-mineurs/">RDC. Atteintes aux droits humains des mineurs et trafic d’or et de coltan vers le Rwanda</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Iran. Les architectes de la répression sanglante du mouvement «Femme, Vie, Liberté» identifiés</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/communiques-de-presse/iran-les-architectes-de-la-repression/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 09:57:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=37031</guid>

					<description><![CDATA[<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/communiques-de-presse/iran-les-architectes-de-la-repression/">Iran. Les architectes de la répression sanglante du mouvement «Femme, Vie, Liberté» identifiés</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<section id="section-0d52fa97" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<h2 class="wp-block-heading"><mark><strong>Iran. Les architectes de la répression sanglante du mouvement «Femme, Vie, Liberté» identifiés</strong>.</mark></h2>


<section id="section-e5bf0acd" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<ul class="wp-block-list">
<li><strong><em>Un nouveau rapport conclut que les autorités iraniennes ont commis des crimes contre l’humanité durant leur répression sanglante du soulèvement Femme, Vie, Liberté de 2022.</em>&nbsp;</strong></li>



<li><strong><em>Une enquête approfondie dévoile la chaîne de commandement responsable de la mise en œuvre d’une politique d’État consistant à utiliser la force meurtrière pour écraser les manifestations, et identifie 87 représentants des autorités qui devraient faire l’objet d’enquêtes pour crimes contre l’humanité.</em>&nbsp;</strong></li>



<li><strong><em>La répression meurtrière menée par les autorités iraniennes a visé de façon disproportionnée les populations kurdes et baloutches, qui ont été soumises à des actes de persécution constituant un crime contre l’humanité.</em>&nbsp;</strong></li>



<li><strong><em>L’Assemblée générale des Nations unies doit créer un mécanisme international de justice pénale pour combattre l’impunité dont jouissent les responsables des homicides de masse répétés de manifestant·e·s, qui ont atteint leur paroxysme avec les massacres de janvier 2026.</em>&nbsp;</strong></li>



<li><em><strong>Ce rapport paraît alors que des hostilités armées sont en cours depuis les attaques illégales menées par les États-Unis et Israël, soulignant la nécessité d’instaurer un cessez-le-feu durable et de demander des comptes pour les violations de la Charte des Nations unies et du droit international humanitaire.</strong></em></li>
</ul>

</div></section>


<p>Dans un nouveau rapport majeur marquant le quatrième anniversaire du début du soulèvement Femme, Vie, Liberté, Amnesty International alerte sur le fait que les responsables des crimes contre l’humanité commis dans le cadre de la répression violente des manifestations en 2022 contrôlent toujours l’appareil de répression meurtrier de l’État iranien.</p>



<p>Ce rapport de plus de 1 000 pages, intitulé Architects of Atrocities: State Machinery Orchestrating Crimes Against Humanity in Iran’s 2022 Woman Life Freedom Uprising, dont une synthèse est disponible en français sous le titre Les architectes des atrocités. Des crimes contre l’humanité orchestrés par l’appareil d’État pendant le soulèvement Femme, Vie, Liberté de 2022 en Iran, montre que les autorités iraniennes ont commis différents crimes contre l’humanité (meurtres, torture, disparitions forcées, emprisonnements, viols et persécution) pour des motifs politiques, ethniques, religieux et liés au genre, afin d’écraser le soulèvement. Il détaille également les opérations meurtrières de répression des manifestations et les structures de commandement, identifiant 87 membres des autorités qui devraient faire l’objet d’enquêtes pénales pour crimes contre l’humanité.</p>



<p>Amnesty International demande qu’un mécanisme international de justice pénale soit mis en place de toute urgence par l’Assemblée générale des Nations unies afin de réclamer des comptes aux autorités iraniennes responsables de crimes contre l’humanité et de les dissuader de commettre de nouvelles atrocités, comme les massacres de grande ampleur des 8 et 9 janvier 2026.</p>



<p>Au regard des hostilités qui sont en cours à la suite des attaques illégales menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, Amnesty International réitère aussi son appel à instaurer un cessez-le-feu durable et à mener des enquêtes indépendantes sur les attaques commises pendant ce conflit. L’organisation demande à l’ONU de réclamer des comptes pour les violations de la Charte des Nations unies et du droit international humanitaire, parmi lesquelles de possibles crimes de guerre.</p>


<section id="section-4fd0ff94" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:20% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="552" height="786" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran.png" alt="" class="wp-image-37037 size-full" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran.png 552w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-211x300.png 211w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-421x600.png 421w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-51x72.png 51w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-101x144.png 101w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-42x60.png 42w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-84x120.png 84w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-140x200.png 140w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-281x400.png 281w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-183x260.png 183w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-365x520.png 365w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-228x325.png 228w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-456x650.png 456w" sizes="(max-width: 552px) 100vw, 552px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><mark>LES ARCHITECTES DES ATROCITÉS</mark></h2>



<p class="has-text-align-center">Vous trouverez ici une synthèse de 49 pages qui résume le rapport complet d&rsquo;Amnesty International sur la répression d&rsquo;État meurtrière menée en 2022 par les autorités iraniennes contre les manifestant·e·x·s du mouvement «Femme, Vie, Liberté».</p>



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</div>
</div></div>

</div></section>


<p>« Les très nombreuses preuves recueillies et analysées dans notre rapport ne laissent aucun doute : les autorités iraniennes ont commis des crimes contre l’humanité pour écraser le soulèvement Femme, Vie, Liberté de 2022. Elles ont lancé une attaque généralisée et systématique dirigée contre une population civile qui réclamait la dignité, le respect des droits humains et un changement politique de fond, en application d’une politique d’État consistant à recourir à la force meurtrière pour réduire à néant toute dissidence, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Notre rapport révèle également que les crimes contre l’humanité en Iran sont entretenus par une architecture de l’impunité intégrée aux cadres constitutionnel, législatif, politique et judiciaire du pays. Il en a résulté des cycles effroyables de massacres de plus en plus graves pendant des manifestations, qui ont atteint un paroxysme avec ceux de dizaines de milliers de manifestant·e·s en seulement 48 heures les 8 et 9 janvier 2026. L’Assemblée générale des Nations unies doit mettre un terme à la normalisation inadmissible des homicides de masse de manifestant·e·s en Iran et créer un mécanisme international de justice pénale destiné à poursuivre les personnes portant la plus lourde responsabilité dans les crimes contre l’humanité.</p>



<p>« À l’heure où paraît ce rapport, la population iranienne est aussi confrontée aux conséquences dévastatrices des attaques illégales menées par les États-Unis et Israël. Amnesty International s’oppose sans équivoque aux violations du droit international commises par toutes les parties et rejette toute tentative d’instrumentalisation de la souffrance des victimes de violations des droits humains en Iran pour justifier des attaques illégales qui provoquent de nouveaux préjudices civils.</p>



<p>« Depuis des années, les Iraniens et Iraniennes sont confrontés à une violente répression et à des persécutions de la part de leurs propres autorités, qui agissent en toute impunité. Aujourd’hui, nombre d’entre eux subissent aussi le coût humain de l’action militaire illégale menée par les États-Unis et Israël. Pour apporter une réponse fondée sur des principes, il est indispensable de s’opposer à la fois à l’impunité pour les crimes contre l’humanité et au recours illégal à la force. La communauté internationale doit suivre des stratégies diplomatiques centrées sur la population, qui accordent une place centrale à la protection des civil·e·s, à la prévention des atrocités, à la justice et à l’obligation de rendre des comptes. Après plus de six mois de frappes aériennes qui ont tué et blessé des civil·e·s, porté atteinte à l’environnement et causé des dégâts importants aux infrastructures civiles, un cessez-le-feu durable est nécessaire de toute urgence, parallèlement à des enquêtes indépendantes et des mesures de l’Assemblée générale de l’ONU visant à demander des comptes pour les violations de la Charte des Nations unies et du droit international humanitaire et les possibles crimes de guerre commis par toutes les parties au conflit. »</p>



<p>Le rapport d’Amnesty International, qui paraît quatre ans après le début des manifestations déclenchées à l’échelle nationale par la mort en détention de Zhina Mahsa Amini aux mains de la police « des mœurs », montre comment les autorités iraniennes ont mobilisé des forces de sécurité équipées d’armes à feu de type militaire et de fusils à plombs et ont donné des ordres favorisant les homicides illégaux de centaines de manifestant·e·s et de passant·e·s, dont plusieurs dizaines d’enfants. Les crimes contre l’humanité ont aussi pris la forme d’arrestations arbitraires, de disparitions forcées, d’actes de torture ou d’autres mauvais traitements visant des hommes, des femmes et des enfants, ainsi que de manœuvres de persécution à l’encontre de proches endeuillés.</p>



<p>Outre ce rapport, Amnesty International publie également Lives Cut Brutally Short: Victims of Crimes Against Humanity During Iran’s 2022 Woman Life Freedom Uprising, un document qui établit une liste de 377 manifestant·e·s et passant·e·s ayant trouvé la mort, dont 56 mineur·e·s, en s’appuyant sur les informations et preuves recueillies par l’organisation dans le cadre de son enquête sur la pratique généralisée des homicides par les forces de sécurité dans tout le pays. Ce document contient des photos des victimes et de leur sépulture lorsqu’elles sont disponibles.</p>



<p>En plus d’appeler l’Assemblée générale des Nations unies à mettre en place un mécanisme international de justice pénale compte tenu de l’impasse politique au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, de la gravité et de l’ampleur des crimes commis, ainsi que du risque élevé qu’ils se reproduisent, Amnesty International demande également aux États d’engager le Conseil de sécurité à saisir le Bureau du procureur de la Cour pénale internationale de la situation en Iran.</p>



<p>Elle appelle en outre les parquets du monde entier à diligenter des enquêtes, au titre de la compétence universelle ou d’autres formes de compétence extraterritoriale, sur les représentants des autorités iraniennes présumés responsables de crimes contre l’humanité, notamment ceux cités dans son rapport, et à décerner des mandats d’arrêt à leur encontre lorsqu’il existe suffisamment de preuves.</p>



<p>Pendant ses années d’enquête pour ce rapport, Amnesty International s’est notamment entretenue avec 270 personnes, parmi lesquelles des manifestant·e·s, des personnes ayant été détenues, des proches de personnes tuées ou détenues, des témoins, des avocat·e·s, des défenseur·e·s des droits humains, des journalistes et des membres du corps médical. Elle a aussi analysé plus de 2 000 vidéos et un vaste corpus d’éléments de preuve, tels que des déclarations officielles, des documents officiels divulgués à la suite de fuites, des dossiers judiciaires, des verdicts de tribunaux et des rapports médicolégaux.</p>



<p>L’organisation a écrit au Guide suprême et à de hauts responsables iraniens pour leur faire part de ses conclusions et afin d’informer les 87 représentants des autorités désignés nommément dans son rapport. Au moment de la publication, elle n’avait reçu aucune réponse.</p>


<section id="section-3ab702b5" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:20% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="552" height="786" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran.png" alt="" class="wp-image-37037 size-full" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran.png 552w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-211x300.png 211w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-421x600.png 421w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-51x72.png 51w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-101x144.png 101w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-42x60.png 42w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-84x120.png 84w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-140x200.png 140w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-281x400.png 281w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-183x260.png 183w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-365x520.png 365w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-228x325.png 228w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-456x650.png 456w" sizes="(max-width: 552px) 100vw, 552px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><mark>LES ARCHITECTES DES ATROCITÉS</mark></h2>



<p class="has-text-align-center">Vous trouverez ici une synthèse de 49 pages qui résume le rapport complet d&rsquo;Amnesty International sur la répression d&rsquo;État meurtrière menée en 2022 par les autorités iraniennes contre les manifestant·e·x·s du mouvement «Femme, Vie, Liberté».</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
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</div></section>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une attaque à l’échelle nationale menée en application d’une politique d’État</strong></h2>



<p>L’enquête d’Amnesty International sur les crimes contre l’humanité commis pour écraser le soulèvement Femme, Vie, Liberté de 2022 montre que deux principales forces de sécurité, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et la Police de la République islamique d’Iran (désignée par son acronyme en persan FARAJA), ont procédé aux dispersions mortelles des manifestations, en application d’une politique d’État élaborée par l’intermédiaire du Conseil suprême de sécurité nationale, du Conseil de sûreté de l’État et des conseils de sécurité provinciaux et départementaux.</p>



<p>Les agents de la FARAJA et du CGRI ont à maintes reprises tiré sur des foules au moyen de fusils d’assaut de type militaire, d’armes de poing et de fusils à plombs. En outre, ils ont poursuivi des manifestant·e·s et des passant·e·s qui s’enfuyaient, se rapprochant de victimes non armées qui ne constituaient une menace pour personne, y compris les membres des forces de sécurité, et les abattant à bout portant.</p>



<p>Parmi les branches de la FARAJA impliquées figuraient la Police de prévention, dont ses Unités d’assistance, ainsi que les Unités spéciales. Les branches du CGRI qui ont participé étaient notamment les divisions opérationnelles, les Unités de sécurité provinciales et plusieurs bataillons de la Force de mobilisation de la résistance (Bassidj), comme les bataillons Imam Ali et les bataillons Beit Al Moghaddas. Ces branches du CGRI ont agi sous la direction de leurs corps provinciaux respectifs, eux-mêmes supervisés par les quartiers généraux régionaux du CGRI.</p>



<p>Les déclarations officielles et les documents divulgués à la suite de fuites analysés dans le rapport révèlent une politique d’État, qui transparaît dans les réunions stratégiques, les ordres donnés, les plans de déploiement, l’allocation de moyens financiers et d’armes, et les instructions en faveur d’une réponse « ferme et sévère ». Une des instructions divulguées ordonnait aux forces de sécurité de « répondre sans pitié et aller jusqu’à donner la mort ».</p>



<p>Les témoins ont à maintes reprises décrit des rues qui ressemblaient à des champs de bataille en raison des tirs incessants des forces de sécurité. Mahshid, qui a manifesté à Mahabad, dans la province de l’Azerbaïdjan occidental, a déclaré à Amnesty International : « Je n’avais jamais vu de telles scènes […] C’était très effrayant, on aurait dit une zone de guerre. Les forces de sécurité n’arrêtaient pas de tirer. »</p>



<p>La plupart des 377 manifestant·e·s et passant·e·s figurant sur la liste des personnes décédées établie par Amnesty International ont été tués par les forces de sécurité lors d’opérations de dispersion des manifestations entre septembre et décembre 2022. Les autres sont morts en détention, après leur libération ou dans des circonstances suspectes laissant supposer une responsabilité de l’État.</p>



<p>Fidèles à leur posture habituelle consistant à nier et à couvrir les faits, les autorités n’ont reconnu que 202 décès et ont attribué de façon mensongère la plupart d’entre eux à des acteurs non gouvernementaux, des « émeutiers » ou des « terroristes armés », malgré la multitude d’éléments prouvant le contraire. Loin de prendre des mesures pour faire cesser les crimes à mesure que les preuves se multipliaient, les hauts responsables ont régulièrement félicité les forces de sécurité et ordonné la poursuite des opérations.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un total de 87 responsables identifiés comme devant faire l’objet d’une enquête pénale</strong></h2>



<p>À partir des informations détaillées recueillies sur les forces de sécurité impliquées et d’une analyse approfondie de leurs structures de commandement, Amnesty International a identifié 87 responsables iraniens qui devraient faire l’objet d’une enquête pénale pour crimes contre l’humanité.</p>



<p>Cette liste, bien que non exhaustive, s’étend du plus haut niveau de l’appareil de sécurité iranien à des niveaux plus locaux (provinces et départements).</p>



<p>Parmi les 87 personnes citées figurent 62 commandants des forces de sécurité (dont 33 commandants du CGRI et 27 commandants de la FARAJA) et 25 fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, dont des gouverneurs provinciaux et départementaux. Dix sont de hauts responsables nationaux et 77 de hauts responsables régionaux, provinciaux ou départementaux exerçant des responsabilités liées aux 17 départements des provinces du Kurdistan, de Kermanchah et de l’Azerbaïdjan occidental sur lesquels Amnesty International a mené des recherches approfondies.</p>



<p>Parmi les personnes identifiées figurent l’ancien Guide suprême et commandant en chef de toutes les forces armées, Ali Khamenei, et l’ancien chef d’état-major des forces armées, Mohammad Bagheri. Tous deux ont été tués en février 2026 dans des frappes aériennes menées pendant l’attaque militaire des États-Unis et d’Israël contre la République islamique d’Iran. Amnesty International cite également le ministre de l’Intérieur de l’époque, Ahmad Vahidi, qui est depuis devenu commandant général du CGRI, et Majid Mir Ahmadi, qui était à l’époque vice-ministre de l’Intérieur chargé de la police et de la sécurité.</p>



<p>« Cette enquête révèle les différents niveaux de commandement et la coordination qui ont été à la base de la répression meurtrière des manifestations par les autorités iraniennes. Les agents déployés dans les rues ont agi dans le cadre d’une chaîne de commandement hiérarchique et coordonnée les reliant à des responsables qui ont ordonné, permis, facilité et soutenu les crimes perpétrés à grande échelle, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Les représentants des autorités cités restent à l’abri de la justice en Iran. La plupart occupent toujours des postes depuis lesquels ils peuvent lancer une nouvelle répression meurtrière, et certains ont même monté dans la hiérarchie de la chaîne de commandement après les crimes contre l’humanité de 2022. Cette impunité persistante a des conséquences dévastatrices. Il est plus que temps de mettre en place un mécanisme international de justice pénale pour l’Iran avant que des manifestant·e·s ne soient de nouveau massacrés. »</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un terrible bilan pour les populations kurdes et baloutches</strong></h2>



<p>Les manifestant·e·s issus des populations baloutches et kurdes – des groupes persécutés en Iran – ont payé un lourd tribut à la répression meurtrière. Ils représentent 62 % du nombre total de victimes enregistrées, alors qu’ils ne constituent, respectivement, que 5 % et 10 à 15 % de la population du pays.</p>



<p>Amnesty International a recensé 106 manifestant·e·s et passant·e·s baloutches (dont 20 enfants) tués illégalement par les forces de sécurité de la province du Sistan-et-Baloutchistan (soit 33 % des victimes enregistrées par l’organisation). Durant la seule journée du 30 septembre 2022, 87 ont été victimes d’homicides illégaux lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu après les prières du vendredi à Zahedan (une répression connue sous le nom de « Vendredi sanglant »).</p>



<p>L’organisation a aussi recueilli des informations sur les circonstances entourant les homicides illégaux de 95 manifestant·e·s et passant·e·s kurdes, dont 13 mineur·e·s, tués lors de la dispersion de manifestations ou dans des zones où les forces de sécurité exerçaient une présence militarisée, à proximité de manifestations en cours ou récemment terminées, dans 17 départements des provinces du Kurdistan, de Kermanchah et de l’Azerbaïdjan occidental (29 % des victimes enregistrées par l’organisation). La plupart de ces personnes ont été tuées par balle ; d’autres ont été battues à mort, touchées par des grenades lacrymogènes ou écrasées délibérément par des véhicules des forces de sécurité.</p>



<p>Iman, témoin originaire de Sanandadj, dans la province du Kurdistan, a déclaré : « Les agents tiraient à vue, sans se soucier de savoir s’ils visaient des femmes, des enfants, des passants ou des manifestants. »</p>



<p>Amnesty International a constaté que, dans les provinces de Kermanchah, du Kurdistan et de l’Azerbaïdjan occidental, les forces de sécurité avaient systématiquement déployé des fusils de précision, des fusils d’assaut, des pistolets-mitrailleurs et des mitrailleuses lourdes montées sur des pick-ups.</p>



<p>L’organisation a conclu que des meurtres et des actes de torture avaient été commis contre des manifestant·e·s kurdes et baloutches avec une intention discriminatoire fondée sur des motifs politiques et ethniques, et que les critères constitutifs du crime contre l’humanité de persécution étaient remplis pour ces groupes pris pour cible.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une impunité intentionnelle</strong></h2>



<p>En Iran, l’impunité pour les crimes de droit international et les autres graves violations des droits humains est systémique et intentionnelle.&nbsp;</p>



<p>La Constitution iranienne place le système judiciaire sous le contrôle direct du Guide suprême, qui est non seulement le commandant en chef des forces de sécurité, mais aussi celui qui nomme le responsable du pouvoir judiciaire, qui à son tour nomme les principaux juges et procureurs. Les affaires concernant les graves violations des droits humains commises par des membres des forces de sécurité sont gérées par les parquets et tribunaux militaires, dont les juges et magistrats peuvent être eux-mêmes issus des forces de sécurité et s’appuient souvent sur les versions des faits fournies par les organes de sécurité – ceux-là mêmes qui sont impliqués dans les crimes.&nbsp;</p>



<p>La Loi iranienne sur le recours aux armes à feu par les forces armées en cas de force majeure autorise l’utilisation d’armes à feu pour disperser des manifestations, en violation flagrante du droit international, qui ne permet cette utilisation qu’en dernier recours face à une menace imminente de mort ou de blessure grave. Cette loi exempte aussi généralement les agents de l’État de toute responsabilité civile et pénale.&nbsp;</p>



<p>« Les victimes et leurs familles en Iran sont piégées dans un système où les institutions qui sont censées rendre justice sont contrôlées par les autorités qui ont du sang sur les mains. Les familles qui cherchent à obtenir vérité et justice sont persécutées, a déclaré Agnès Callamard.&nbsp;</p>



<p>« Il n’est pas réaliste d’adresser des appels au respect de l’obligation de rendre des comptes aux autorités judiciaires iraniennes, qui sont complices des crimes contre l’humanité. La communauté internationale doit proposer dès maintenant des voies internationales pour que justice soit faite. L’Assemblée générale des Nations unies doit combattre la crise de l’impunité qui expose la population iranienne à des massacres récurrents et de plus en plus graves de manifestant·e·s. »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="712" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-1024x712.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-37048" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-1024x712.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-300x209.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-768x534.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-1536x1068.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-863x600.jpg 863w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-734x510.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-104x72.jpg 104w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-207x144.jpg 207w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-60x42.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-120x83.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-200x139.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-400x278.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-260x181.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-520x362.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-325x226.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-650x452.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-600x417.jpg 600w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153.jpg 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">TEHRAN, IRAN &#8211; SEPTEMBER 19: People gather during a protest for Mahsa Amini, who died after being arrested by morality police allegedly not complying with strict dress code in Tehran, Iran on September 19, 2022. (Photo by Stringer/Anadolu Agency via Getty Images)</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Complément d&rsquo;information</h2>



<p>Amnesty International publie ce rapport à un moment où la population iranienne est confrontée à un double risque de subir des crimes de droit international. D’un côté, elle est exposée à des violations du droit international humanitaire depuis que les États-Unis et Israël ont attaqué illégalement l’Iran en violation de la Charte des Nations unies, le 28 février 2026.</p>



<p>De l’autre, elle risque d’être victime de nouveaux crimes contre l’humanité dans le contexte de la répression de manifestations. Les autorités iraniennes ont invoqué la « situation de guerre » pour justifier une intensification de la répression intérieure, renforçant la militarisation des espaces publics, menaçant ouvertement de tuer massivement les manifestant·e·s et les dissident·e·s, et multipliant les exécutions arbitraires motivées par des considérations politiques.</p>



<p>Depuis décembre 2017, l’Iran est le théâtre de vagues successives de manifestations contre le régime. Des manifestant·e·s sont descendus dans la rue à plusieurs reprises pour réclamer le respect des droits humains, la dignité, la liberté, la fin du système de la République islamique et son remplacement par un nouveau système de gouvernance respectueux des droits. Les recherches approfondies d’Amnesty International sur la réponse des autorités à ces vagues successives de manifestations en décembre 2017-janvier 2018, novembre 2019, septembre-décembre 2022 et janvier 2026 révèlent une pratique récurrente des homicides illégaux de masse, de la torture, des disparitions forcées et d’autres crimes de droit international.</p>

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		<title>Russie. Le recrutement d’étrangers pour combattre en Ukraine relève de la traite des êtres humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/russie-le-recrutement-detrangers-pour-combattre-en-ukraine-releve-de-la-traite-des-etres-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 14:54:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Russie. Le recrutement d’étrangers pour combattre en Ukraine relève de la traite des êtres humains La Russie a employé des pratiques trompeuses, coercitives et fondées sur l’exploitation, dans le but de recruter des étrangers pour qu’ils rejoignent ses forces armées, et de les envoyer combattre en Ukraine, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Russie. Le recrutement d’étrangers pour combattre en Ukraine relève de la traite des êtres humains</h2>



<p>La Russie a employé des pratiques trompeuses, coercitives et fondées sur l’exploitation, dans le but de recruter des étrangers pour qu’ils rejoignent ses forces armées, et de les envoyer combattre en Ukraine, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique jeudi 10 septembre. Dans de nombreux cas, cela constitue une violation des droits humains et relève de la traite des personnes, qui reste étendue en Russie et dont la communauté internationale doit se préoccuper en urgence.</p>



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<p>Les recherches effectuées décrivent comment des recruteurs ont attiré sous des prétextes fallacieux au sein des forces armées russes des individus venant de l’étranger, et ont exploité la situation précaire de migrants et de réfugiés déjà présents en Russie. Les personnes prises pour cible sont majoritairement issues de pays à faible revenu du sud global.</p>



<p>« Les recherches effectuées par Amnesty montrent que l’armée russe renforce ses rangs avec des étrangers vulnérables sur le plan économique, et les utilise comme chair à canon dans la guerre d’agression contre l’Ukraine. Le niveau d’exploitation et de coercition que cela implique nous a amenés à conclure que dans de nombreux cas, cela relève de la traite des êtres humains, ainsi que la définit le Protocole de Palerme », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« S’appuyant sur des voies migratoires pré-existantes caractérisées par l’exploitation et des pratiques abusives à l’égard des migrant·e·s et des réfugié·e·s en Russie, des recruteurs ont établi un système de coercition, de fraude et de tromperie, notamment des promesses creuses faisant miroiter des emplois civils ou non-combattants, afin d’engager des étrangers dans l’armée. Une fois que les victimes ont signé les documents qu’on leur présente, souvent dans une langue qu’elles ne comprennent pas, des commandants militaires restreignent leurs mouvements, les déploient en première ligne avec une préparation minimale, et menacent ceux qui cherchent à s’en extraire. »</p>



<p>La synthèse s’appuie sur les témoignages de personnes originaires du Brésil, de Colombie, de Cuba, d’Égypte, de Sierra Leone, du Sri Lanka, de Somalie et d’Afrique du Sud, recueillis dans deux camps ukrainiens de prisonniers de guerre entre 2024 et 2026, et sur des conversations avec des étrangers servant actuellement au sein des forces russes, ainsi que des membres de leur famille, des avocat·e·s, des défenseur·e·s des droits humains et des journalistes.</p>



<p>Parmi leurs principaux outils pour recruter des étrangers, les autorités russes ont tiré parti de la situation irrégulière de personnes restées sur le territoire au-delà de la durée de leur visa de travail, ainsi que de la situation précaire d’étrangers accusés d’infractions pénales, leur présentant un engagement au sein de l’armée comme une solution préférable à une arrestation et une expulsion.</p>



<p>Amnesty International a recueilli les propos de deux Sri-Lankais recrutés après avoir dépassé la durée de leur visa de travail, ainsi que de personnes originaires de Cuba et d’Égypte, incarcérées pour détention présumée de stupéfiants, qui se sont vu proposer la possibilité de signer des contrats militaires au lieu de purger ou terminer leur peine de prison. L’organisation a également reçu le témoignage d’un réfugié originaire d’Afrique centrale qui a été placé en détention après l’expiration de son statut de protection temporaire, et qui a été menacé d’expulsion à moins qu’il ne s’engage au sein des forces armées de la Russie.</p>



<p>Passer sous silence ou présenter sous un faux jour les risques encourus et la nature spécifique du travail proposé est devenu un élément clé du recrutement de migrants par l’armée russe. Le service militaire est généralement présenté comme une fonction de soutien non-combattante, comme le fait de travailler dans une cantine militaire ou comme chauffeur loin de la première ligne des combats. Les deux Sri-Lankais interrogés ont déclaré qu’on leur avait fait croire qu’ils travailleraient comme cuisiniers, mais ont en fait été envoyés se battre en première ligne. Ils ont été capturés au bout de quelques semaines par les forces ukrainiennes. « L’ampleur des combats est inimaginable. On ne voit pas de soldats ukrainiens, seulement des drones. Des drones partout », a dit l’un d’eux. « Jamais je n’y retournerais. »</p>



<p>Des agents locaux et des offres d’emploi trompeuses sur Internet ont joué un rôle central dans le système visant à duper des étrangers au sein même de leur pays. Des personnes originaires du Brésil, de Colombie, de Sierra Leone, de Somalie, d’Afrique du Sud et du Sri Lanka, recrutées hors de Russie, ont déclaré qu’on leur avait fait de fausses promesses d’emplois civils dans les secteurs de la sécurité, de la logistique, de la construction, de l’informatique, entre autres, souvent avec l’assurance qu’elles percevraient des salaires élevés et bénéficieraient d’une procédure accélérée d’obtention de la nationalité russe &#8211; pour se retrouver finalement engagées de manière frauduleuse dans les forces armées à leur arrivée.</p>



<p>Un Sud-Africain qui avait postulé en ligne pour un emploi de chauffeur en Pologne a reçu de la part d’un agent sur WhatsApp des instructions lui demandant de prendre un vol pour Moscou afin d’aller récupérer un camion qu’il devait ensuite conduire jusqu’en Pologne, a déclaré son épouse à Amnesty International. « À son arrivée à Moscou, on lui a tout pris [&#8230;] On lui a dit qu’il n’irait pas en Pologne et qu’il allait devenir soldat. »</p>



<p>De nombreuses recrues ont reçu des promesses de salaires lucratifs et de bonus d’embauche qui ne se sont pas concrétisées. Si certaines ont perçu des paiements partiels avant d’être capturées, beaucoup ont indiqué n’avoir rien reçu du tout. Au-delà de la rémunération, toutes les personnes interrogées ont dit avoir été particulièrement motivées par les promesses concernant les procédures d’obtention de la nationalité russe.</p>



<p>Toutes ont signalé que leur liberté de mouvement avait fait l’objet de lourdes restrictions après qu’elles ont signé les contrats militaires. Des recrues venues du Brésil et du Sri Lanka ont déclaré que leurs passeports et téléphones portables leur ont été confisqués durant leur entraînement ou avant leur déploiement en première ligne. D’autres ont signalé qu’elles ne pouvaient pas quitter les centres où elles ont été conduites après la signature des papiers, et que les divers trajets s’effectuaient dans le secret et de manière strictement contrôlée.</p>



<p>Pedro, un informaticien brésilien, recruté après avoir signé ce qu’il pensait être un contrat pour un emploi bien rémunéré dans le domaine de la technologie en Russie, a déclaré qu’il avait dit à son commandant qu’il voulait partir, mais que celui-ci lui avait répondu : « Si vous essayez de vous enfuir, soit vous irez en prison soit nous vous tuerons. »</p>



<p>Le manque d’expérience militaire semble ne constituer aucun obstacle au recrutement, et la plupart des engagés sont déployés dans des zones de combat actif au bout d’à peine deux semaines d’entraînement. Un grand nombre ont signalé un manque de préparation, des équipements insuffisants, et une communication limitée avec les commandants en raison de la barrière de la langue. Cela suggère que le recrutement d’étrangers est nourri par la volonté des troupes russes d’augmenter le nombre de soldats en première ligne, sans guère se soucier de leur aptitude au combat et en affichant un mépris manifeste pour la vie humaine.</p>



<p>Les pratiques recensées dans le cadre de ces recherches suscitent de graves inquiétudes, tant la Russie a bafoué ses obligations en vertu du droit international, notamment en se livrant semble-t-il à la traite des êtres humains, et en s’abstenant : de poursuivre et combattre cette traite ; de mener des enquêtes efficaces dans les meilleurs délais sur tous les signalements de crimes et de violations graves des droits humains ; d‘identifier et de protéger les victimes et les rescapés ; et d’obliger les personnes soupçonnées d’être responsables ou complices de telles pratiques à rendre des comptes.</p>



<p>Amnesty International demande à la Russie de mettre immédiatement fin à toutes les pratiques abusives impliquant le recrutement militaire d’étrangers, et au traitement qui leur est réservé dans des camps d’entraînement et en première ligne des combats. Cela inclut : le fait de les recruter en usant de moyens coercitifs, de déclarations trompeuses et de campagnes de désinformation ; l’exploitation de vulnérabilités &#8211; sur les plans économique, juridique ou autre &#8211; d’étrangers en Russie et de personnes issues de communautés défavorisées dans le reste du monde ; et la restriction de leurs mouvements une fois en Russie ou sur les territoires ukrainiens occupés par la Russie.</p>



<p>Les États dont des ressortissants sont en danger ou ont été affectés par ce genre de pratiques devraient prendre des mesures préventives de protection, notamment en diffusant publiquement des mises en garde claires et des consignes sur les risques relatifs à des programmes de recrutement trompeurs ou frauduleux pour des emplois en Russie ou dans un pays tiers. Ils doivent aussi prendre des mesures concrètes, au niveau national, régional et mondial pour éradiquer la traite des êtres humains, et exiger que les responsables présumés rendent des comptes, et que les personnes victimes de coercition, d’exploitation ou de violations bénéficient de recours utiles.</p>



<p>La synthèse contient aussi une série d’appels aux autorités ukrainiennes, notamment concernant les ressortissants de pays tiers détenus comme prisonniers de guerre.</p>



<p>« Les souffrances humaines causées par la traite d’étrangers à laquelle se livrent la Russie ou ceux qu’elle habilite ou encourage, ne sont pas limitées au combat en première ligne en Ukraine. Ces réseaux de recrutement ont une vaste portée, et s’étendent jusqu’à des communautés vulnérables à travers le monde, laissant dans leur sillage exploitation, deuils et souffrances, bien au-delà de l’Ukraine ravagée par la guerre », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Si la Russie refuse de mettre fin à la traite des personnes et continue à exploiter des populations vulnérables dans le monde, d’autres États doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire cesser ce crime. Les responsabilités de toutes les personnes directement impliquées et de tous les complices présumés doivent être pleinement établies, qu’il s’agisse de recruteurs ou d’intermédiaires, de fonctionnaires ou de commandants militaires. Lorsqu’un cas de traite est avéré, les victimes et les rescapés doivent être identifiés et pris en charge en temps que tels, et tous les éléments de preuve disponibles doivent être recueillis et préservés afin que les responsables présumés puissent être poursuivis. »</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Contexte</h4>



<p>En mai 2025, les autorités russes ont officiellement déclaré la présence d’Amnesty International illégale en Russie et criminalisé ses activités sur place, et lui ont refusé la possibilité de recueillir ouvertement des informations en Russie ou auprès de la Russie. Cela a empêché l’organisation d’enquêter librement sur les témoignages de personnes qui, selon les médias contrôlés par le gouvernement russe, ont affirmé que des recruteurs ukrainiens ont également essayé d’engager des étrangers par des moyens trompeurs ou cherchant à exploiter une situation vulnérable.</p>
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		<title>États-Unis/Israël/Iran. Une enquête sur les frappes américano-israéliennes contre des quartiers de Téhéran révèle les dommages dévastateurs causés à la population civile</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-israel-iran-une-enquete-sur-les-frappes-americano-israeliennes-contre-des-quartiers-de-teheran-revele-les-dommages-devastateurs-causes-a-la-population-civile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 11:07:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>États-Unis/Israël/Iran. Une enquête sur les frappes américano-israéliennes contre des quartiers de Téhéran révèle les dommages dévastateurs causés à la population civile Les attaques meurtrières menées en mars 2026 par la coalition américano-israélienne contre des secteurs densément peuplés de Téhéran, qui ont tué et blessé des dizaines de civil·e·s, doivent de toute urgence faire l’objet d’une [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-israel-iran-une-enquete-sur-les-frappes-americano-israeliennes-contre-des-quartiers-de-teheran-revele-les-dommages-devastateurs-causes-a-la-population-civile/">États-Unis/Israël/Iran. Une enquête sur les frappes américano-israéliennes contre des quartiers de Téhéran révèle les dommages dévastateurs causés à la population civile</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">États-Unis/Israël/Iran. Une enquête sur les frappes américano-israéliennes contre des quartiers de Téhéran révèle les dommages dévastateurs causés à la population civile</h2>



<p>Les attaques meurtrières menées en mars 2026 par la coalition américano-israélienne contre des secteurs densément peuplés de Téhéran, qui ont tué et blessé des dizaines de civil·e·s, doivent de toute urgence faire l’objet d’une enquête indépendante et impartiale afin de savoir si elles constituent des crimes de guerre, déclare Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public le 8 septembre. L’organisation appelle au respect de l’obligation de rendre des comptes et demande que des réparations soient octroyées pour les éventuelles attaques aveugles menées en violation du droit international humanitaire, alors que les hostilités continuent de s’intensifier entre les États-Unis et l’Iran.&nbsp;</p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/Final-formatted-Tehran-strikes-briefing.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<p>La récente escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran – des informations font état de victimes civiles causées par une attaque meurtrière menée par les États-Unis qui a frappé une fête de mariage dans la province d’Hormozgan, le 1<sup>er </sup>septembre 2026, et par les attaques de représailles lancées par l’Iran contre la Jordanie, le Koweït, l’Irak et Bahreïn – montre que dans toute la région la situation reste très dangereuse pour la population civile.&nbsp;</p>



<p>L’enquête menée par l’organisation sur les frappes aériennes qui ont touché les quartiers de Niloufar, Resalat et Javadieh, à Téhéran, entre le 1<sup>er</sup> et le 13 mars 2026 a permis de réunir des éléments prouvant l’utilisation d’armes explosives à large rayon d’action dans des zones densément peuplées, qui ont tué et blessé des civil·e·s et gravement endommagé des habitations, des commerces et d’autres bâtiments civils.&nbsp;</p>



<p>À Resalat, des frappes aériennes ont détruit ou endommagé des locaux appartenant à l’un des bataillons de <em>bassidjis</em> du Corps des gardiens de la révolution islamique et trois bâtiments voisins – dont un, au moins, était un immeuble résidentiel –, tuant 16 personnes parmi la population civile. À Niloufar et à Javadieh, au moins 25 civil·e·s ont été tués lors de frappes aériennes qui ont détruit ou endommagé des postes de police et aussi considérablement endommagé des habitations et d’autres structures civiles situées à proximité.&nbsp;</p>



<p>Les membres de la police sont généralement considérés comme des civils au regard du droit international humanitaire, à moins qu’ils ne soient intégrés dans les forces armées ou qu’ils ne participent directement aux hostilités. En Iran, comme la police fait partie des forces armées, les postes de police peuvent donc être considérés comme des objectifs militaires. Les États-Unis et Israël ont annoncé en mars 2026 des frappes contre des cibles du « régime » à Téhéran, mais aucun des deux pays n’a confirmé avoir mené ces trois attaques.&nbsp;</p>



<p>« Les éléments de preuve disponibles à Téhéran suggèrent une série de frappes menées au moyen d’armes explosives à large rayon d’action contre des installations liées à la sécurité situées dans des zones urbaines densément peuplées, avec des conséquences dévastatrices pour la population civile qui étaient tout à fait prévisibles. Le nombre de victimes civiles, l’ampleur des destructions, le moment choisi pour les attaques, leur impact sur les structures civiles voisines et l’absence d’avertissement préalable efficace montrent que la coalition américano-israélienne a de façon alarmante manqué à son obligation de prendre toutes les précautions possibles pour minimiser les dommages causés aux civil·e·s et épargner les biens de caractère civil, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.&nbsp;</p>



<p>« Les frappes américano-israéliennes à Téhéran, sur lesquelles Amnesty International a enquêté, pourraient constituer des attaques aveugles et être constitutives de crimes de guerre. Elles doivent faire l’objet d’enquêtes indépendantes, impartiales, efficaces et transparentes.&nbsp;</p>



<p>« Alors que les frappes américaines reprennent en Iran et que le président américain Donald Trump menace à nouveau de cibler des infrastructures civiles, il est impératif que les États-Unis et Israël mettent fin à toutes les attaques illégales et respectent strictement le droit international humanitaire, notamment en prenant toutes les précautions possibles pour éviter, et en tout état de cause réduire au minimum, les pertes accidentelles en vies humaines parmi la population civile, les blessures causées à des civil·e·s et les dommages occasionnés à des biens de caractère civil, lors de la planification et de l’exécution des opérations militaires. Les mêmes obligations au titre du droit international s’appliquent à l’Iran lorsqu’il mène des attaques de représailles, notamment contre des États du Golfe. »&nbsp;</p>



<p> Amnesty International réitère ses appels en faveur d’un <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/04/middle-east-world-leaders-must-centre-protection-of-civilians-and-agree-an-enduring-and-sustainable-ceasefire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cessez-le-feu durable</a>, d’enquêtes sur les attaques illégales menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran en violation de la Charte des Nations unies ainsi que sur toutes les violations du droit international humanitaire, et du respect de l’obligation de rendre des comptes pour ces agissements.&nbsp;</p>



<p>L’organisation appelle également les États-Unis, Israël et l’Iran à inviter la Commission internationale humanitaire d’établissement des faits à mener des enquêtes sur les allégations de violations graves du droit international humanitaire commises par toutes les parties, notamment sur les attaques contre des infrastructures énergétiques ; elle exhorte par ailleurs le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations unies à envisager toutes les voies possibles pour instaurer et garantir la paix, ainsi que la sécurité et la justice concernant toutes les attaques illégales perpétrées en Iran.&nbsp;</p>



<p>Amnesty International a analysé des images satellite et vérifié 60 vidéos publiées en ligne qui concernent ces trois attaques. L’organisation a également examiné les déclarations publiques officielles des autorités iraniennes, israéliennes et américaines, et mené des entretiens avec deux personnes en Iran. Des pseudonymes sont utilisés pour protéger la sécurité de ces personnes. Amnesty International a écrit aux autorités israéliennes et américaines le 17 juillet 2026, et aux autorités iraniennes le 31 juillet 2026. Aucune réponse n’avait été reçue à la date de publication de notre document.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Frappes aériennes à Niloufar</strong> </h4>



<p>Au moins <a href="https://x.com/IRIMFA/status/2029539241298911375?s=20" target="_blank" rel="noreferrer noopener">20 civil·e·s</a> ont été tués lors de l’attaque du 1<sup>er </sup>mars 2026 qui a frappé la place Niloufar dans le centre de Téhéran, selon les informations obtenues par Amnesty International sur la base des récits de témoins directs, d’informations parues dans les médias et de déclarations de responsables iraniens. L’attaque a eu lieu vers 21 heures, alors que les restaurants et les cafés étaient ouverts et que la présence de civil·e·s était prévisible.&nbsp;</p>



<p>Les éléments de preuve recueillis indiquent que l’attaque a directement touché et détruit le poste de police 104 d’Abbas Abad (Kalantari 104), situé rue Eshghiyar, sur la place Niloufar.&nbsp;</p>



<p>Des vidéos vérifiées montrent que l’explosion a détruit le poste de police et gravement endommagé des <a href="https://t.me/VahidOnline/71257" target="_blank" rel="noreferrer noopener">immeubles d’habitation</a>, des <a href="https://t.me/irna_1313/392054" target="_blank" rel="noreferrer noopener">commerces</a> et d’autres structures civiles situés jusqu’à une centaine de mètres de cet endroit. Un journaliste qui s’est rendu sur place a déclaré que les destructions s’étendaient bien au-delà du poste de police, rendant plusieurs immeubles d’habitation inhabitables et tuant des civil·e·s, dont un père et son fils qui travaillaient dans une boulangerie voisine.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-center"><img decoding="async" width="580" height="287" src="blob:https://www.amnesty.lu/2a2423de-9073-44ca-b1fb-4813e43da1b5"></p>



<p class="has-x-small-font-size"><em>L&rsquo;image satellite du 1<sup>er </sup>mars 2026 (à gauche) montre le bâtiment du poste de police. L&rsquo;image du 6 mars 2026 (à droite) montre que le bâtiment a été détruit. Le cercle jaune attire l’attention sur les zones de dégâts et de destruction visibles sur l&rsquo;image, qui s&rsquo;étendent au-delà du bâtiment du poste de police. ©Planet Labs PBC</em> </p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Frappes aériennes à Resalat</strong> </h4>



<p>Au moins <a href="https://web.archive.org/web/20260527012823/https:/www.tasnimnews.ir/fa/news/1405/03/05/3600916/%D9%85%D8%B1%D9%87%D9%85%DB%8C-%D8%A8%D8%B1-%D8%AF%D9%84%D8%AA%D9%86%DA%AF%DB%8C-%D8%AE%D8%A7%D9%86%D9%88%D8%A7%D8%AF%D9%87-%D8%B4%D9%87%D8%AF%D8%A7%DB%8C-%D9%BE%D9%84%D8%A7%DA%A9-12-%D8%B1%D9%88%D8%A7%DB%8C%D8%AA%DB%8C-%D8%A7%D8%B2-%D8%AE%D8%A7%D9%86%D9%88%D8%A7%D8%AF%D9%87-%D8%B4%D9%87%DB%8C%D8%AF%D8%A7%D9%86-%D9%85%DB%8C%D8%B1%D8%B2%D8%A7%DB%8C%DB%8C" target="_blank" rel="noreferrer noopener">16 civil·e·s</a> ont été tués et des dizaines d’autres blessés lors d’une attaque qui a touché le quartier densément peuplé de Resalat, dans l’est de Téhéran, vers 14 h 30, heure locale, le 9 mars 2026, selon les informations obtenues par Amnesty International sur la base de sources ouvertes, des récits de témoins directs, d’informations parues dans les médias d’État, et de déclarations de responsables iraniens et du Croissant-Rouge iranien.&nbsp;</p>



<p>D’après les recherches menées par Amnesty International, l’attaque a directement frappé des locaux appartenant à un bataillon de <em>bassidjis</em> du Corps des gardiens de la révolution islamique.&nbsp;</p>



<p>Amnesty International n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante le nombre exact de frappes ni la nature de tous les bâtiments touchés à Resalat, mais les images satellite analysées par l’organisation montrent quatre bâtiments distincts ayant subi des dégâts importants et des destructions bien visibles, dont un immeuble résidentiel appelé « Numéro 12 » <em>(Pelak-e 12).</em> Un témoin oculaire a déclaré à Amnesty International qu’au moins 13 civil·e·s se trouvant dans l’immeuble résidentiel Numéro 12 avaient été tués, dont le concierge de l’immeuble et 12 membres d’une même famille.&nbsp;</p>



<p>Les éléments de preuve rassemblés par Amnesty International, notamment des images satellite, des vidéos et des témoignages, indiquent que l’immeuble Numéro 12 a probablement été frappé séparément par rapport aux locaux des <em>bassidjis</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="876" height="538" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image.png" alt="" class="aiic-ignore wp-image-36991" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image.png 876w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-300x184.png 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-768x472.png 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-734x451.png 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-117x72.png 117w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-234x144.png 234w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-60x37.png 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-120x74.png 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-200x123.png 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-400x246.png 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-260x160.png 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-520x319.png 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-325x200.png 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-650x399.png 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-600x368.png 600w" sizes="(max-width: 876px) 100vw, 876px" /></div></figure>



<p class="has-x-small-font-size"><em>Une image satellite du 6 mars 2026 (à gauche) montre les locaux des </em>bassidjis<em>et les bâtiments voisins, dans le quartier de Resalat. L’image du 21 mars 2026 (à droite) montre quatre bâtiments distincts ayant subi d’importants dégâts et des destructions. © 2026 Planet Labs PBC</em> </p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Frappes aériennes à Javadieh</strong> </h4>



<p>Au moins <a href="https://khabarfarsi.com/u/242515633" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinq civil·e·s</a>, membres d’une même famille, ont été tués et des <a href="https://www.mehrnews.com/news/6841610" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dizaines d’autres blessés</a> lors d’une attaque ayant frappé le quartier densément peuplé de Javadieh, dans le sud de Téhéran, vers midi le 13 mars 2026, selon les informations recueillies par Amnesty International à partir d’articles parus dans des médias d’État et de déclarations de responsables iraniens.&nbsp;</p>



<p>Des images satellite prises entre le 11 et le 14 mars 2026 et des preuves audiovisuelles montrent que l’attaque a en partie détruit le poste de police n° 117 (Kalantari 117) rue Ghorbani, ainsi que des bâtiments voisins.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="876" height="538" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image.png" alt="" class="aiic-ignore wp-image-36993" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image.png 876w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-300x184.png 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-768x472.png 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-734x451.png 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-117x72.png 117w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-234x144.png 234w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-60x37.png 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-120x74.png 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-200x123.png 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-400x246.png 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-260x160.png 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-520x319.png 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-325x200.png 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-650x399.png 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-600x368.png 600w" sizes="(max-width: 876px) 100vw, 876px" /></div></figure>



<p class="has-x-small-font-size"><em>L&rsquo;image satellite du 5 juin 2025 (à gauche) montre l&rsquo;entrée du poste de police et ses environs. L&rsquo;image du 5 avril 2026 montre la zone de destruction, mise en évidence par un cercle jaune (au centre). L’image du 10 mai 2026 (à droite) montre les zones qui ont été déblayées, indiquées en rouge, au-delà de la zone massivement détruite, ce qui incite à penser que d&rsquo;autres bâtiments ont été fortement touchés et que leurs décombres ont été enlevés lors des opérations de déblayage. © Planet Labs PBC</em>&nbsp;</p>



<p>Des <a href="https://t.me/SharghDaily/149450" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vidéos vérifiées montrent</a> que le souffle de l’explosion s’est étendu sur plus de 50 mètres et a <a href="https://t.me/snntv/455145" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gravement endommagé</a> des <a href="https://www.mehrnews.com/news/6785364/%D8%B1%D9%88%D8%A7%DB%8C%D8%AA%DB%8C-%D9%85%D8%B3%D8%AA%D9%86%D8%AF-%D8%A7%D8%B2-%D8%A8%D9%85%D8%A8%D8%A7%D8%B1%D8%A7%D9%86-%D9%85%D8%AD%D9%84%D9%87-%D8%AC%D9%88%D8%A7%D8%AF%DB%8C%D9%87-%D8%AA%D9%87%D8%B1%D8%A7%D9%86-%D8%AA%D9%88%D8%B3%D8%B7-%D8%AF%D8%B4%D9%85%D9%86-%D8%B5%D9%87%DB%8C%D9%88%D9%86%DB%8C-%D8%A2%D9%85%D8%B1%DB%8C%DA%A9%D8%A7%DB%8C%DB%8C" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bâtiments résidentiels</a> et commerciaux du voisinage. Une <a href="https://t.me/mehrnews/360344" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vidéo</a> vérifiée montre des secouristes et des équipes d’intervention mener des opérations de sauvetage. Les spécialistes de l’armement à Amnesty International ont analysé une photographie publiée par les médias d’État montrant des personnes debout autour de deux pièces de métal cylindriques de couleur sombre se trouvant sur le sol, et ont trouvé que ces objets correspondent à un composant d’une munition JDAM (Joint Direct Attack Munition), plus précisément à la partie abritant l’unité de guidage GPS. Les kits JDAM sont fabriqués aux États-Unis et sont connus pour être utilisés par les forces américaines et aussi israéliennes.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="876" height="538" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image.png" alt="" class="aiic-ignore wp-image-36992" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image.png 876w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-300x184.png 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-768x472.png 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-734x451.png 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-117x72.png 117w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-234x144.png 234w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-60x37.png 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-120x74.png 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-200x123.png 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-400x246.png 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-260x160.png 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-520x319.png 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-325x200.png 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-650x399.png 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/image-600x368.png 600w" sizes="(max-width: 876px) 100vw, 876px" /></div></figure>



<p class="has-x-small-font-size"><em>Composants d’une munition JDAM (Joint Direct Attack Munition) trouvés à Javadieh, selon les médias d&rsquo;État iraniens.© Farsnews </em> </p>



<div style="height:17px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/Final-formatted-Tehran-strikes-briefing.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d&rsquo;information</h4>



<p>Le 28 février, les États-Unis et Israël <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/03/urgent-call-to-protect-civilians-and-respect-international-law-amid-escalating-regional-conflict-following-us-and-israeli-attacks-on-iran/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ont lancé une opération militaire conjointe en Iran</a>, et ont depuis mené des dizaines de milliers de frappes dans le pays. Ces frappes ont tué au moins 1 469 civil·e·s en Iran, notamment des centaines d’enfants, entre le 28 février 2026 et le 24 juillet 2026, selon les chiffres officiels.&nbsp;</p>



<p>Les autorités iraniennes ont lancé des attaques en représailles dans toute la région. Les attaques iraniennes ont jusqu’à présent causé la mort d’au moins 21 civil·e·s en Israël et quatre en Cisjordanie occupée ; et au moins 29 ont été tués dans des pays du Conseil de coopération du Golfe. Amnesty International a constaté que certaines des attaques menées par les autorités de la République islamique étaient illégales, notamment une attaque qui a tué neuf civil·e·s à <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/03/israel-irans-missile-strike-that-killed-nine-civilians-must-be-investigated-as-a-war-crime-new-investigation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Beit Shemesh</a>, en Israël, et une attaque contre un <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/03/israel-irans-missile-strike-that-killed-nine-civilians-must-be-investigated-as-a-war-crime-new-investigation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">camp de travailleurs migrants</a> en Arabie saoudite qui a fait quatre victimes civiles. Israël a également intensifié ses attaques contre le Liban, en réaction à des attaques du Hezbollah, faisant au moins 4 333 morts au Liban depuis le 2 mars 2026.&nbsp;</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-israel-iran-une-enquete-sur-les-frappes-americano-israeliennes-contre-des-quartiers-de-teheran-revele-les-dommages-devastateurs-causes-a-la-population-civile/">États-Unis/Israël/Iran. Une enquête sur les frappes américano-israéliennes contre des quartiers de Téhéran révèle les dommages dévastateurs causés à la population civile</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hongrie. Meta n’a pas fait barrage aux contenus anti-LGBTI sur Facebook</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/hongrie-meta-na-pas-fait-barrage-aux-contenus-anti-lgbti-sur-facebook/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 07:35:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
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		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36980</guid>

					<description><![CDATA[<p>Hongrie. Meta n’a pas fait barrage aux contenus anti-LGBTI sur Facebook Ce Communiqué de presse contient des informations susceptibles de heurter la sensibilité de certains lectrices et lecteurs Meta n&#8217;a pas fait barrage aux propos préjudiciables tenus sur Facebook à l&#8217;encontre de la communauté LGBTI en Hongrie, du fait d&#8217;une application défaillante de ses propres [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/hongrie-meta-na-pas-fait-barrage-aux-contenus-anti-lgbti-sur-facebook/">Hongrie. Meta n’a pas fait barrage aux contenus anti-LGBTI sur Facebook</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Hongrie. Meta n’a pas fait barrage aux contenus anti-LGBTI sur Facebook</h2>



<p><strong><em>Ce Communiqué de presse contient des informations susceptibles de heurter la sensibilité de certains lectrices et lecteurs</em></strong></p>



<p>Meta n&rsquo;a pas fait barrage aux propos préjudiciables tenus sur Facebook à l&rsquo;encontre de la communauté LGBTI en Hongrie, du fait d&rsquo;une application défaillante de ses propres règles de modération, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse.</p>



<p>Dans ce document intitulé <strong><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/EUR2713792026ENGLISH.pdf">‘It erodes my soul’: Meta’s contribution to anti-LGBTI discourse in Hungary</a>,</strong> il apparaît clairement que les décisions de Meta en matière de politique, notamment l&rsquo;affaiblissement des garanties pour les groupes exposés à des risques en janvier 2025 et la nette baisse de la modération proactive des contenus, ont des effets néfastes sur la communauté LGBTI en Hongrie.</p>



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<p>« Meta a contribué à des répercussions négatives sur les droits des personnes LGBTI en Hongrie par le biais de ses décisions en matière de stratégie, et n’a pas pris les mesures adéquates afin de prévenir les préjudices qui en découlent. Les risques encourus par les personnes LGBTI en Hongrie étaient prévisibles et bien documentés, mais Meta n’a pas dûment réagi face à cette situation », a déclaré Daniela Schnidrig, responsable par intérim de la stratégie et du plaidoyer, équipe Responsabilité des géants technologiques à Amnesty International.</p>



<p>Entre autres défaillances, Meta n’a pas évalué correctement les risques que les changements apportés à ses politiques au niveau mondial faisaient peser sur la communauté LGBTI hongroise. Lors même qu&rsquo;elle avait connaissance du climat politique hostile, des restrictions légales imposées aux rassemblements en lien avec les personnes LGBTI, dont la marche des fiertés, ainsi que des discours anti-LGBTI, notamment de la part du gouvernement et d&rsquo;acteurs proches de celui-ci.</p>



<p>Facebook occupe une place particulièrement influente dans le paysage informatif hongrois, puisqu’il touche plus de la moitié de la population.</p>



<p>D’après les personnes LGBTI interrogées dans le cadre de cette recherche, l’exposition répétée à des contenus anti-LGBTI sur Facebook était source d’anxiété et de frustration, et nourrissait un sentiment d’impuissance, y compris dans les cas où elles ont signalé ces contenus préjudiciables.</p>



<p>« Facebook n’est qu’un élément de plus qui alimente mon anxiété… Pour eux (Meta), les utilisateurs·trices ne sont pas des personnes, ce ne sont que des chiffres », a déclaré l’une des personnes interrogées.</p>



<p>Certaines se sont temporairement retirées de la plateforme et ont cessé de participer aux débats publics afin de protéger leur santé mentale. D’autres ont pratiqué l’autocensure, craignant des réactions négatives si elles exprimaient ouvertement leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou leur soutien aux droits des personnes LGBTI sur la plateforme.</p>



<p>Face à ces situations, on ne peut que se demander si Facebook a manqué à son devoir de protéger les droits à la liberté d’expression et à la non-discrimination, en fragilisant la capacité des personnes LGBTI à participer à la vie publique et civique sur un pied d’égalité avec les autres.</p>



<p>« Depuis 10 ans, les membres de la communauté LGBTI hongroise sont en butte à de violentes campagnes de dénigrement et à des lois répressives mises en place par le gouvernement de Viktor Orbán. En outre, ils n’ont pas pu s’exprimer librement sur les plateformes de Meta, ce qui a fortement exacerbé leur désespoir », a déclaré Eszter Mihály, responsable des questions LGBTI à Amnesty International Hongrie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le rôle central de Facebook dans les débats</h4>



<p>Dans le cadre de cette recherche, Amnesty International a mené une étude de veille des débats publics sur les questions LGBTI sur diverses plateformes de réseaux sociaux.</p>



<p>Nous avons constaté que les discussions concernant les personnes LGBTI étaient émaillées de propos alarmistes, de désinformation et de discours dénigrants, Facebook servant de forum central à ces débats. Des représentants de Háttér Society, une organisation hongroise qui soutient et défend les droits des personnes LGBTI, ont communiqué à Amnesty International des exemples de contenus préjudiciables sur Facebook recensés entre janvier 2023 et décembre 2024. Il s’agissait notamment de commentaires appelant à la violence physique envers les personnes LGBTI, par exemple : « Battez-les à mort immédiatement », « Je tirerais sur ça », « Jetez-les du haut d’un pont » et « Mort à ces vermines extrêmes genderfluid ».</p>



<p>D&rsquo;autres commentaires employaient un langage déshumanisant, qualifiant les personnes LGBTI de « rats », « mutants », « vers de terre » ou « racaille », tandis que certains prônaient explicitement l&rsquo;éradication des personnes transgenres.</p>



<p>Plusieurs exemples relayaient des discours présentant les personnes LGBTI comme une menace pour les enfants, la morale publique ou l’ordre social.</p>



<p>Certains contenus préjudiciables sont restés accessibles pendant un certain temps après avoir été signalés, parfois encore visibles lors d’une vérification effectuée en mars 2026. Le fait que ces contenus demeurent accessibles témoigne de lacunes persistantes dans la cohérence et l&rsquo;efficacité des systèmes de modération de Meta.</p>



<p>Des personnes interrogées ont été confrontées à plusieurs reprises à des contenus hostiles aux LGBTI, alors qu’elles s’efforçaient activement de les éviter en bloquant des comptes, en les signalant et en faisant part de leur désintérêt à Facebook.</p>



<p>Ádám Kanicsár, militant LGBTI et journaliste, a déclaré : « Mon fil d’actualité est désormais vraiment malsain. Il ne s’agit pas seulement d’une ou deux vidéos : c’est toute une série de vidéos. Je ne vois plus que ça. Les contenus postés par mes ami·e·s se font rares. »</p>



<p>D’autres personnes interrogées ont ajouté qu’on leur présentait des contenus qui ne les intéressaient pas.</p>



<p>« Pris dans leur ensemble, ces résultats amènent à se demander si la conception de Facebook a pu accroître l’exposition des utilisateurs·trices à des contenus anti-LGBTI nocifs. Ces conclusions laissent à penser que les systèmes qui visent à maximiser le temps d’utilisation peuvent contribuer à une exposition répétée à des contenus préjudiciables et clivants », a déclaré Alia Al Ghussain, responsable de l’équipe Responsabilité des géants technologiques d’Amnesty International. En vertu de la législation sur les services numériques de l&rsquo;Union européenne, Meta est tenue d&rsquo;identifier et de prévenir les risques systémiques liés à la conception de sa plateforme afin que ses produits ne causent pas d’atteintes aux droits humains et n’y contribuent pas. L&rsquo;entreprise doit réévaluer les répercussions de ses changements de politique opérés en janvier 2025 dans différents contextes, et renforcer la modération des contenus ainsi que l&rsquo;application de ses règles. Pour ce faire, elle doit mettre en place un mécanisme de plainte efficace, améliorer la transparence au niveau de l’application et de l’efficacité de ses politiques, et proposer des recours utiles aux personnes ayant subi un préjudice quelconque. La Commission européenne doit appliquer avec rigueur la législation sur les services numériques et enquêter sur le respect par Meta de ses obligations.</p>



<p>Amnesty International a écrit à Meta le 28 juillet en exposant ses conclusions. Le 11 août, Meta répondait en indiquant que, compte tenu de l&rsquo;ampleur et du niveau de détail des conclusions présentées, elle ne serait pas en mesure de fournir une réponse dans les délais impartis.</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Contexte</h4>



<p>Cette recherche a été menée dans un contexte de détérioration de la situation des droits des personnes LGBTI en Hongrie. Sous l’ancien Premier ministre Viktor Orbán, le gouvernement a adopté des lois et des politiques discriminatoires, tandis que des acteurs et entités en accord avec ses idées présentaient les personnes LGBTI comme une menace pour les enfants, les familles et les valeurs hongroises. Cette tendance s’est durcie en 2025 et 2026, de nouvelles lois restreignant les rassemblements en lien avec les personnes LGBTI, notamment les marches des fiertés.</p>
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		<title>Namibie. Des Angolais·e·s déplacés par la sécheresse sont victimes de violations des droits humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/namibie-des-angolais%c2%b7e%c2%b7s-deplaces-par-la-secheresse-sont-victimes-de-violations-des-droits-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 09:43:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Namibie. Des Angolais·e·s déplacés par la sécheresse sont victimes de violations des droits humains Des femmes et des enfants angolais déplacés en Namibie par la sécheresse sont exposés à de graves violations des droits fondamentaux, découlant de l’absence de voies de migration légales pour les personnes contraintes à franchir les frontières par des catastrophes naturelles, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Namibie. Des Angolais·e·s déplacés par la sécheresse sont victimes de violations des droits humains</h2>



<p>Des femmes et des enfants angolais déplacés en Namibie par la sécheresse sont exposés à de graves violations des droits fondamentaux, découlant de l’absence de voies de migration légales pour les personnes contraintes à franchir les frontières par des catastrophes naturelles, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport.</p>



<p>Ce document, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/AFR4213902026ENGLISH.pdf"><strong>The Drier it Gets, the Longer You Have to Walk: The Human Rights Impacts of Drought-Induced Displacement on Angolan Women and Children in Namibia</strong></a>, fait état des conséquences dévastatrices des sécheresses récurrentes dans le sud de l’Angola, et des impacts sur les droits fondamentaux des personnes déplacées en Namibie, notamment la crainte persistante d’être arrêtées, détenues et expulsées, ce qui influe sur leurs décisions quotidiennes concernant l’obtention de soins de santé ou d’autres services.</p>



<p>« Les autorités namibiennes doivent adopter une démarche fondée sur les droits face à la migration, afin de garantir que les personnes déplacées par la sécheresse et d’autres catastrophes naturelles puissent exercer leurs droits fondamentaux, notamment la possibilité de se faire enregistrer et d’obtenir des papiers », a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International.</p>



<p>« La protection d’Angolais·e·s déjà marginalisés, obligés de se rendre en Namibie à la recherche de moyens de subsistance, n’est pas qu’une question humanitaire. Il s’agit d’une crise des droits humains exigeant une solidarité internationale, notamment une protection juridique contre le « refoulement » », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



<p>Entre mai 2024 et mai 2026, Amnesty International a recueilli les propos d’au moins 167 personnes, parmi lesquelles des personnes déplacées, des responsables communautaires, des représentant·e·s du gouvernement, des représentant·e·s d’organisations de la société civile, des universitaires et des membres de l’équipe pays des Nations unies.</p>



<p>Au moment de la publication de ce communiqué, le gouvernement namibien n’avait pas répondu aux demandes de commentaires d’Amnesty International.</p>



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<h4 class="wp-block-heading">« Plus il fait sec, plus il faut marcher longtemps, plus il faut creuser profond »</h4>



<p>Le sud de l’Angola, en particulier les provinces de Cunene, Huíla et Namibe, est une des régions les plus durement touchées par des sécheresses à répétition, situation exacerbée par El Niño.</p>



<p>Ces conditions, associées à des défaillances structurelles de longue date, ont fragilisé les systèmes pastoraux et agricoles traditionnels, miné la résilience des personnes et contraint celles-ci à migrer vers la Namibie afin d’y chercher sécurité, nourriture, eau, travail et services essentiels.</p>



<p>Touchés de manière disproportionnée, femmes et enfants entreprennent souvent ces périples alors que ceux-ci sont très risqués.</p>



<p>Un jeune militant en faveur du climat a déclaré à Amnesty International que les déplacements induits par la sécheresse ne sont pas simplement l’histoire de personnes « fuyant la sécheresse », mais une réaction rationnelle face à des systèmes en plein effondrement. « Plus il fait sec, plus il faut marcher longtemps, plus il faut creuser profond », a-t-il dit.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La réaction namibienne face au déplacement d’Angolais·e·s</h4>



<p>Le rapport indique que les moyens dont disposent les Angolais·e·s déplacés par la sécheresse pour faire régulariser leur séjour en Namibie sont limités, car les lois en vigueur relatives à l’immigration et la protection ne reflètent pas les réalités des déplacements causés par le changement climatique. Cela a poussé de nombreuses personnes à passer la frontière de manière irrégulière à la recherche de nourriture, d’eau, de pâturages, de soins de santé, de soutien familial et de travail, à la suite de sécheresses qui anéantissent les cultures, le bétail et les moyens de subsistance.</p>



<p>En 2026, le programme de contrôle de la migration du ministère namibien de l’Intérieur a annoncé que plus de 1 000 ressortissant·e·s angolais avaient été renvoyés en Angola, après qu’il a été établi que leur présence dans le pays était irrégulière au regard de la législation relative à l’immigration.</p>



<p>Le 4 juin 2025, Amnesty International a vu les autorités namibiennes réunir une quarantaine d’Angolais·e·s, parmi lesquels des femmes et des enfants, dans un centre associatif d’Opuwo, et les conduire le jour même à la frontière, à Ruacana, à plus de 100 kilomètres &#8211; pour les remettre aux autorités angolaises, sans leur proposer d’évaluation individuelle, d’informations sur l’asile ou de possibilités de protection, ni avoir effectué d’évaluation des risques à leur retour. L’absence d’examen individuel soulève de graves inquiétudes, compte tenu de l’interdiction des expulsions collectives et du principe de « non-refoulement ».</p>



<p>Dans d’autres cas, des mineur·e·s angolais ont en outre été soumis à des retours forcés sous l’égide du gouvernement, sans que les informations disponibles ne permettent d’établir si les garanties requises ont été respectées.</p>



<p>Le rapport indique que le cadre juridique en vigueur en Namibie en matière d’immigration ne répond pas de manière adéquate aux besoins des personnes déplacées au-delà des frontières de leur pays par la sécheresse. Si les personnes détentrices d’un passeport angolais peuvent entrer sur le territoire namibien sans visa, en passant par des postes frontières officiels pour des durées limitées, cela ne prévoit pas le droit de travailler, un séjour plus long, ni une procédure dédiée pour l’obtention d’une protection.</p>



<p>De nombreuses personnes issues de communautés frontalières touchées par la sécheresse ne possèdent par ailleurs pas de passeport ni d’autres documents d’identité, et empruntent des points de passage informels. Une fois arrivées en Namibie sans statut régulier, les possibilités pour régulariser leur séjour sont limitées. Des milliers d’Angolais·e·s vivent ainsi dans la crainte d’être arrêtés, placés en détention et expulsés, une peur qui influe sur leurs décisions quotidiennes, notamment sur l’opportunité de chercher à obtenir soins de santé et autres services.</p>



<p>Amnesty International a constaté que pour les personnes vivant déjà dans le nord de la Namibie, les conditions de logement, d’accès à l’eau et d’assainissement étaient très insuffisantes au regard du droit international et des normes internationales. De nombreuses familles vivent dans des abris de fortune, construits à partir de branches, de plastique et de carton, dans des conditions de grande promiscuité ou, dans certains cas, sans aucun abri.</p>



<p>Le rapport explique en détail comment les Angolais·e·s sans papiers se voyaient facturer des frais plus élevés que les Namibien·ne·s à l’hôpital, ce qui les poussait à retarder leur prise en charge jusqu’à ce que la maladie s’aggrave, voire à éviter complètement les cliniques par crainte que les établissements de santé ne soient liés aux services de contrôle de l’immigration.</p>



<p>« Nous n’y allons que lorsque la douleur est insupportable ; sinon, nous restons allongés et nous attendons », a déclaré une femme.</p>



<p>Amnesty International exhorte les autorités namibiennes à respecter leurs obligations en vertu du droit international et régional, en veillant à ce que les Angolais·e·s déplacés puissent bénéficier de protections juridiques, notamment de l’enregistrement et de documents nécessaires pour faire valoir leurs droits. Les autorités publiques doivent procéder à des évaluations individuelles avant les expulsions, et prendre en compte les risques liés au retour pour la sécurité des personnes.</p>



<p>Les États à revenus élevés, historiquement grands émetteurs, ont des obligations accrues en matière d’action climatique, tandis que les États qui en ont la possibilité doivent apporter leur coopération et leur aide au niveau international, notamment par un financement climatique adéquat, en fonction de leurs capacités, afin de soutenir des pays tels que l’Angola et la Namibie dans leurs efforts d’adaptation, de préparation à la sécheresse, de renforcement de la résilience, et de gestion des pertes et préjudices.</p>



<p>« Cette réalité souligne la nécessité pour la communauté internationale de reconnaître l’injustice à laquelle ces communautés sont confrontées et d’y répondre par une coopération et un soutien solides. Cela ne peut pas attendre », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le manquement de l’Angola au devoir d’investir dans l’adaptation et la préparation</h4>



<p>Les investissements de l’Angola dans l’adaptation au changement climatique, la préparation à la sécheresse et la protection des moyens de subsistance sont restés inégaux en raison de financements limités, d’une faible capacité institutionnelle, d’infrastructures de surveillance climatique inadéquates et d’une dépendance persistante vis-à-vis des programmes d’urgence et de résilience soutenus par les donateurs.</p>



<p>Le rapport montre que les lacunes dans les systèmes d’alerte précoce, les infrastructures hydrauliques, le soutien vétérinaire et les mécanismes de protection sociale ont contribué à l’érosion progressive des systèmes pastoraux et d’agriculture de subsistance.</p>



<p>« La sécheresse et les risques croissants liés au changement climatique ne peuvent dispenser le gouvernement de son obligation légale de protéger les droits des personnes à la vie, à l’alimentation, à l’eau, à la santé, à un environnement sain et à un niveau de vie adéquat », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



<p>« Les autorités angolaises doivent prendre des mesures d’urgence afin d’honorer leurs obligations légales, en mettant en place des mesures de protection destinées aux personnes touchées par la sécheresse, grâce à des mécanismes de préparation à la sécheresse et d’adaptation au changement climatique, et pour protéger les communautés menacées de déplacement. »</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Contexte</h4>



<p>Entre janvier et juillet 2021, plus de 7 000 Angolais·e·s, principalement des femmes, notamment des femmes enceintes et allaitantes, ainsi que des enfants et des personnes âgées, ont franchi la frontière pour se rendre dans le nord de la Namibie, après plusieurs années consécutives de sécheresse et d’insécurité alimentaire graves dans le sud de l’Angola. La sécheresse et l’insécurité alimentaire ont continué à contribuer aux mouvements transfrontaliers au cours des années suivantes, notamment lors de nouvelles périodes de sécheresse grave en 2023 et 2024. L’ampleur réelle des déplacements liés à la sécheresse au cours de cette période reste toutefois inconnue, du fait de l’absence de systèmes complets d’accueil, d’enregistrement ou de collecte de données.</p>




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		<title>Italie. L’accord migratoire désastreux conclu avec l’Albanie doit servir de « signal d’alerte » pour mettre fin aux plans cruels de l’UE en matière de migration</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/italie-laccord-migratoire-desastreux-conclu-avec-lalbanie-doit-servir-de-signal-dalerte-pour-mettre-fin-aux-plans-cruels-de-lue-en-matiere-de-migrati/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 09:06:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Italie. L’accord migratoire désastreux conclu avec l’Albanie doit servir de « signal d’alerte » pour mettre fin aux plans cruels de l’UE en matière de migration La délocalisation du traitement des demandes d&#8217;asile de personnes migrantes ou demandeuses d’asile dans le cadre de l’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie met en péril la sécurité, la [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Italie. L’accord migratoire désastreux conclu avec l’Albanie doit servir de « signal d’alerte » pour mettre fin aux plans cruels de l’UE en matière de migration</h2>



<p>La délocalisation du traitement des demandes d&rsquo;asile de personnes migrantes ou demandeuses d’asile dans le cadre de l’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie met en péril la sécurité, la liberté et les droits humains de ces personnes, souligne Amnesty International dans un rapport publié quelques semaines seulement après les événements de Ceuta qui ont mis en lumière les dangers des politiques migratoires de l’Union européenne (UE) axées de longue date sur l’exclusion et le confinement.</p>



<p>Le rapport intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/08/EUR3013652026ENGLISH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Italy: Extraterritorial migration detention and human rights obligations</a> se penche sur l’accord de 2023, portant sur la création en Albanie de deux centres de détention gérés par les autorités italiennes, qui a conduit au transfert forcé de plusieurs centaines de personnes devant subir une détention, nombre d’entre elles n’ayant pas la possibilité de bénéficier d’une assistance juridique. Les conditions de vie sur place et le coût humain désastreux des politiques de délocalisation migratoire de l’Italie ont poussé plusieurs personnes à s’automutiler ou à tenter de se suicider.</p>



<p>« La délocalisation de la détention vise en définitive à dissuader et à tenter de se soustraire à la fois aux responsabilités liées à la prise en charge des personnes migrantes et à l’obligation d’accorder l’asile à celles qui en ont besoin. L’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie montre une fois de plus le coût inévitable de cette approche en ce qui concerne les droits humains, a déclaré Eve Geddie, directrice du Bureau d’Amnesty International auprès des institutions européennes.</p>



<p>« Juste avant l’entrée en vigueur de l’accord, Amnesty International avait tiré la sonnette d’alarme quant aux conséquences néfastes qu’il aurait inévitablement sur les droits des personnes en détresse en mer et de celles transférées en Albanie. De toute évidence, ces craintes se sont concrétisées. »</p>



<p>Amnesty International estime que ses conclusions doivent servir d’avertissement à l’UE quant aux conséquences désastreuses des politiques migratoires qui cherchent à s’appuyer de plus en plus sur des pays situés en dehors de ses frontières pour gérer les migrations, au détriment de la mise en place de voies sûres et légales.</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Une cruauté inutile</h4>



<p>Entre octobre 2024 et janvier 2025, l’Italie a mené trois opérations en mer et a procédé au transfert forcé de 73 personnes directement depuis les eaux internationales vers l’Albanie, en vertu de cet accord. À la suite de nombreuses décisions de la justice italienne annulant les mandats de placement en détention visant ces personnes, l’Italie a mis fin aux transferts vers l’Albanie depuis la haute mer.</p>



<p>Cependant, en mars 2025, le gouvernement italien a modifié l’accord afin d’autoriser la détention en Albanie d’hommes faisant l’objet d’une décision d’expulsion en Italie. En conséquence, au cours des 15 derniers mois, plusieurs centaines d’hommes (plus de 500 selon certaines sources), pour la plupart racisés, ont été transférés de force vers le centre de détention albanais de Gjadër.</p>



<p>Entre le 11 avril et le 16 mai 2025, 42 faits graves ont été recensés au centre de Gjadër, dont au moins deux tentatives de pendaison, une manifestation au cours de laquelle trois personnes ont été blessées par des éclats de verre, ainsi que divers cas d’automutilation.</p>



<p>Le gouvernement italien a fait obstacle au suivi indépendant de la mise en œuvre de l’accord, notamment en restreignant le contrôle parlementaire et en contournant les procédures législatives ordinaires. Comme l’accès et le contrôle des observateurs·trices indépendants des droits humains sont limités, on ignore en grande partie ce qui se passe dans les centres de détention albanais.</p>



<p>Bien que les personnes détenues en Albanie relèvent de la juridiction italienne, leur éloignement géographique de l’Italie, associé à un accès limité à des avocat·e·s, aux tribunaux et à d’autres garanties, compromet considérablement l’exercice des droits de solliciter l’asile et d’accéder à la justice.</p>



<p>Un avocat interrogé par Amnesty International a expliqué qu’il n’avait pas pu rencontrer son client avant l’audience et qu’il n’avait pas eu le temps de préparer correctement sa défense. Selon lui, les procès-verbaux des audiences d’asile montrant que des personnes interrogées répondaient par monosyllabes indiquaient qu’elles avaient été intimidées.</p>



<p>« Les personnes détenues en Albanie sont traumatisées, ce qui est tout à fait compréhensible. Certaines ont peut-être traversé le désert, été arrêtées et maltraitées en Libye, survécu à la traversée en mer à bord d’embarcations impropres à la navigation, puis, après avoir été interceptées par les autorités italiennes, ont passé plusieurs jours à effectuer le trajet jusqu’en Albanie. D’autres, transférées depuis des centres de détention en Italie, sont arrachées à leur vie, laissant derrière elles leur entourage et leurs réseaux de soutien, et doivent soudainement faire face à un nouvel environnement et à de nouveaux contrôles et formalités administratives, le tout dans une situation d’isolement. Ce qu’ils sont contraints de subir est intolérable et inutilement cruel », a déclaré Eve Geddie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Atteintes à l’état de droit</h4>



<p>Les tribunaux italiens et la Cour de justice de l’UE ont estimé que les règles et pratiques italiennes relatives aux demandes d’asile déposées par des ressortissant·e·s de pays désignés par l’Italie comme « sûrs » (ce qui entraîne un traitement accéléré de ces demandes) étaient incompatibles avec le droit applicable de l’UE et ne prévoyaient pas de garanties suffisantes pour les demandeurs·euses.</p>



<p>Malgré les décisions répétées des tribunaux italiens ordonnant la libération des personnes placées en détention en Albanie, le gouvernement italien a poursuivi la mise en œuvre de l’accord. Il a tenté de limiter le contrôle des tribunaux quant à la désignation des « pays sûrs » en recourant à des dispositions de la législation destinées aux situations d’urgence, sans justifier les atteintes à l’état de droit.</p>



<p>Des personnes faisant l’objet d’une décision d’expulsion en Italie et déjà détenues dans ce pays ont également été soumises à des transferts extraterritoriaux illégaux, en dehors du cadre prévu par le droit national et européen.</p>



<p>« Il est absolument clair que le modèle italo-albanais est impossible à mettre en œuvre dans le respect des obligations de l’Italie en matière de droits humains. Cela doit servir de signal d’alerte afin que l’UE gèle définitivement tout projet visant à étendre le recours à la délocalisation de la détention et à d’autres outils d’externalisation », a déclaré Eve Geddie.</p>



<p>« Les autorités italiennes doivent immédiatement mettre fin à l’accord avec l’Albanie, mettre en œuvre des solutions autres que la détention des personnes migrantes qui, aux termes du droit international, doit rester une mesure de dernier recours, et garantir à toutes les personnes en quête de protection internationale l’accès à une procédure d’asile efficace et non discriminatoire ainsi qu’à un accueil digne sur le territoire italien. Tous les réfugié·e·s et migrant·e·s devraient pouvoir bénéficier de garanties juridiques efficaces et d’un contrôle indépendant. »</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>L’accord entre l’Italie et l’Albanie est entré en vigueur le 23 février 2024 pour une durée de cinq ans au terme de laquelle il sera automatiquement renouvelé. Le gouvernement italien aurait alloué plus de 670 millions d’euros à son fonctionnement jusqu’en 2028.</p>



<p>Le ministère italien de l’Intérieur ayant rejeté à plusieurs reprises les demandes d’accès pour Amnesty International à ces centres de détention en Albanie, invoquant des raisons de sécurité et d’ordre public, nos recherches s’appuient sur la correspondance échangée avec le ministère de l’Intérieur, l’examen de documents judiciaires, les informations échangées au sein du réseau de la société civile Tavolo Asilo e Immigrazione, les rapports de parlementaires et de médiateurs·trices, et sur des entretiens menés avec des agences des Nations unies et deux avocats représentant des personnes détenues à Gjadër.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/italie-laccord-migratoire-desastreux-conclu-avec-lalbanie-doit-servir-de-signal-dalerte-pour-mettre-fin-aux-plans-cruels-de-lue-en-matiere-de-migrati/">Italie. L’accord migratoire désastreux conclu avec l’Albanie doit servir de « signal d’alerte » pour mettre fin aux plans cruels de l’UE en matière de migration</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>Argentine. Le déploiement incontrôlé de la surveillance basée sur l’IA renforce une infrastructure techno-autoritaire de contrôle social</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/argentine-le-deploiement-incontrole-de-la-surveillance-basee-sur-lia-renforce-une-infrastructure-techno-autoritaire-de-controle-social/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 10:02:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Argentine. Le déploiement incontrôlé de la surveillance basée sur l’IA renforce une infrastructure techno-autoritaire de contrôle social En Argentine, au cours des deux premières années du mandat de Javier Milei, le recours croissant aux technologies de surveillance a contribué à élargir les capacités de surveillance de l’État, le profilage et les représailles dans le pays, [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Argentine. Le déploiement incontrôlé de la surveillance basée sur l’IA renforce une infrastructure techno-autoritaire de contrôle social</h2>



<p>En Argentine, au cours des deux premières années du mandat de Javier Milei, le recours croissant aux technologies de surveillance a contribué à élargir les capacités de surveillance de l’État, le profilage et les représailles dans le pays, avec pour conséquence un effet dissuasif sur l’exercice des droits au respect de la vie privée et à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association, souligne Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public le 19 août.</p>



<p>Le report, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/08/AMR-13_1104_2026_ENG.pdf">Sensing the Surveillance State</a>, montre que le gouvernement a mis en œuvre des réformes institutionnelles de grande envergure afin d’élargir ses capacités dans le domaine du renseignement et, par conséquent, ses mécanismes de surveillance, avec des décrets et des résolutions pris par l’exécutif. Entre 2024 et 2025, il a également acquis des technologies d’une valeur d’au moins 1,2 million de dollars des États-Unis incluant notamment des outils de surveillance des réseaux sociaux, de reconnaissance faciale et de surveillance aérienne. Prises dans leur ensemble, ces politiques et ces technologies constituent un système de surveillance de masse.</p>



<p>« La population en Argentine est soumise à une surveillance généralisée, tant dans l’espace physique que dans l’espace numérique, avec des conséquences dévastatrices. Ces technologies font désormais partie intégrante de l’infrastructure de contrôle étatique, prenant pour cible la dissidence, dissuadant les mouvements de protestation et harcelant les populations marginalisées, entre autres pratiques autoritaires, a déclaré Matt Mahmoudi, chercheur et conseiller sur l’intelligence artificielle et les droits humains à Amnesty International.</p>



<p>« Quand celles et ceux qui détiennent le pouvoir ne veulent pas rendre de comptes, ils s’en prennent alors aux gens qui posent des questions et utilisent pour cela tous les moyens à leur disposition pour surveiller, contrôler et réprimer. »</p>



<p>Ce rapport s’appuie sur des entretiens menés auprès de 21 personnes, notamment des journalistes, des militant·e·s, des retraité·e·s, des jeunes et des défenseur·e·s des droits humains ; sur l’analyse de plusieurs dizaines de documents relatifs à des marchés publics et de données concernant les technologies de surveillance acquises ; ainsi que sur des informations obtenues en utilisant le système de demande d’accès aux données administratives.</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Une infrastructure de surveillance en pleine expansion</h4>



<p>Le gouvernement argentin s’est doté de diverses technologies de surveillance, notamment de plateformes de renseignement en source ouverte conçues pour la collecte, le recoupement et la visualisation de grands volumes de données provenant des réseaux sociaux, des sites Internet, de l’Internet clandestin, des données personnelles, des infrastructures techniques et d’autres bases de données publiques.</p>



<p>Il a également acheté des licences pour des logiciels de reconnaissance faciale à des entreprises connues pour leur exploitation massive de données biométriques sans justification juridique suffisante, et aussi des drones et des stations de contrôle au sol, avec des capacités de suivi automatisé, des caméras thermiques et une transmission d’images en temps réel.</p>



<p>« Nous sommes tous complètement identifiés depuis longtemps déjà […] Parfois, quand vous vous rendez à pied [à une certaine destination] soudain, vous voyez le drone planer juste au-dessus de votre tête. Parfois à moins de deux mètres. Pourquoi si près ? Pourquoi est-ce si intrusif ? », a déclaré Ana Tapia, membre du collectif des Retraités insurgés (Jubilados Insurgentes).</p>



<p>À Buenos Aires, les retraité·e·s défilent tous les mercredis jusqu’au Congrès national pour protester contre les coupes dans les retraites décidées par le gouvernement national.</p>



<p>Le rapport présente des informations sur les effets que ces capacités de surveillance ont directement sur divers groupes de la société, notamment les journalistes, les militant·e·s et les migrant·e·s. Il montre que certaines personnes ont pratiqué l’autocensure sur les réseaux sociaux et dans les espaces publics, réduit leur participation à des mouvements de protestation par crainte d’être identifiées et prises pour cible, et redoublé de prudence dans la planification de leurs activités publiques.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une vague mondiale d’autoritarisme numérique</h4>



<p>Amnesty International a réuni des informations sur des cas d’utilisation abusive et de détournement de ces technologies à l’échelle mondiale. L’acquisition et l’utilisation croissante par les autorités argentines de systèmes de surveillance basées sur l’IA reflètent une tendance mondiale qui voit l’emploi de ces produits par l’État inciter les entreprises à se lancer dans des activités commerciales axées sur la surveillance à grande échelle. Ces éléments pris conjointement aggravent les risques pesant sur des droits tels que les droits au respect de la vie privée, à l’égalité, à la non-discrimination et à la liberté d’expression et de réunion pacifique, tout en entravant la transparence et la liberté d’information.</p>



<p>« Ce à quoi on assiste en Argentine ne constitue pas un cas isolé. Partout dans le monde, les États qui se livrent à des pratiques autoritaires intensifient leur recours aux technologies de surveillance contre les défenseur·e·s des droits humains, les jeunes, les migrant·e·s, les populations marginalisées ou déplacées, et les dissident·e·s. Trop souvent, cela va de pair avec un manque de contrôle, de transparence et de reddition de comptes », a déclaré Matt Mahmoudi.</p>



<p>Amnesty International appelle les autorités argentines à interdire la conception, la production, la vente et l’utilisation des technologies de reconnaissance biométrique à distance à des fins de surveillance discriminatoire de masse et ciblée, ainsi qu’à interdire leur utilisation illégale par tous les acteurs publics et privés.</p>



<p>Les autorités doivent également mettre en place des mesures réglementaires appropriées concernant l’acquisition, la conception, la production, la vente, l’importation et l’exportation des technologies de surveillance, ainsi que des cadres politiques spécifiques régissant leur utilisation.</p>



<p>« L’Argentine doit faire la preuve de sa détermination à protéger les droits humains en veillant à ce que l’utilisation des systèmes de surveillance basés sur l’IA ne soit pas incontrôlée, et à ce que les responsables des atteintes aux droits fondamentaux perpétrées à cause de ces systèmes rendent des comptes », a déclaré Matt Mahmoudi.</p>



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