<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Défenseur·e·s des droits humains Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
	<atom:link href="https://www.amnesty.lu/category/rapports/defenseur-e-s-des-droits-humains-rapports/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.amnesty.lu/category/rapports/defenseur-e-s-des-droits-humains-rapports/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 15 Jun 2026 12:49:49 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2018/08/cropped-amnesty-international-logomark-e1724406730223-32x32.jpg</url>
	<title>Défenseur·e·s des droits humains Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
	<link>https://www.amnesty.lu/category/rapports/defenseur-e-s-des-droits-humains-rapports/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Géorgie. Les autorités ont construit un système coordonné afin d’étouffer l’opposition et de consolider le pouvoir</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/georgie-les-autorites-ont-construit-un-systeme-coordonne-afin-detouffer-lopposition-et-de-consolider-le-pouvoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 12:49:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36537</guid>

					<description><![CDATA[<p>Géorgie. Les autorités ont construit un système coordonné afin d’étouffer l’opposition et de consolider le pouvoir La Géorgie connaît l’une des plus graves érosions de la situation des droits humains depuis son indépendance, alors que le parti au pouvoir recourt de plus en plus souvent à des pratiques autoritaires pour conserver sa mainmise sur le [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/georgie-les-autorites-ont-construit-un-systeme-coordonne-afin-detouffer-lopposition-et-de-consolider-le-pouvoir/">Géorgie. Les autorités ont construit un système coordonné afin d’étouffer l’opposition et de consolider le pouvoir</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Géorgie. Les autorités ont construit un système coordonné afin d’étouffer l’opposition et de consolider le pouvoir</h2>



<p>La Géorgie connaît l’une des plus graves érosions de la situation des droits humains depuis son indépendance, alors que le parti au pouvoir recourt de plus en plus souvent à des pratiques autoritaires pour conserver sa mainmise sur le pouvoir, dans un contexte de mécontentement croissant de la population face à son attitude concernant l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie et les relations de la Géorgie avec l’Union européenne, a déclaré Amnesty International lundi 15 juin.</p>



<p>Un nouveau rapport, intitulé <strong><em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/EUR-5611152026-1.pdf">Anatomy of Repression &#8211; Georgia: 500 Days of Protest, Crackdown and Resilience</a></em></strong>, décrit comment le gouvernement dirigé par le parti Rêve géorgien a utilisé la désinformation comme une arme pour justifier la répression et discréditer celles et ceux qui le critiquent, a abusé de sa majorité parlementaire pour faire adopter à la hâte des lois répressives, a instrumentalisé les tribunaux et la police pour poursuivre ses opposant·e·s, et a brutalement réprimé les manifestations dans le cadre de son offensive généralisée contre l’exercice des droits humains. Ces vastes mesures ont eu pour effet d’ériger en infraction l’opposition pacifique.</p>



<p>« Ce qui s’est passé en Géorgie ces trois dernières années illustre la rapidité avec laquelle des gouvernements peuvent transformer les institutions de l’État en puissants outils de répression afin de renforcer leur propre pouvoir », a déclaré Denis Krivosheev, directeur adjoint pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale à Amnesty International.</p>



<p>« Les autorités géorgiennes se sont servies de la désinformation, d’une législation abusive, de violences policières et de l’injustice des tribunaux comme d’armes pour se protéger des menaces potentielles pesant sur leur pouvoir. Elles ont dans les faits créé un système dans lequel l’opposition pacifique est traitée comme un crime, la société civile est considérée comme un ennemi national, les journalistes indépendants sont harcelés, poursuivis en justice et réduits au mode de survie, et où les victimes de violences policières sont privées de justice et persécutées. Les droits humains et l’espace civique ont subi l’un des revers les plus graves depuis que la Géorgie a retrouvé son indépendance. »</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/EUR-5611152026-1.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Diabolisation des détracteurs et lois répressives</h4>



<p>Depuis 2022, le gouvernement réagit avec agressivité face à la multiplication des manifestations et des critiques du public concernant son approche de la guerre d’agression menée par la Russie en Ukraine et de la perspective d’une adhésion de la Géorgie à l’UE.</p>



<p>Les personnes formulant des critiques qui sont issues de l’opposition politique, de la société civile et des médias ont été présentées comme des agents de l’« État profond » soutenus par l’étranger, des « traîtres » et des « radicaux » cherchant à porter atteinte à la souveraineté de la Géorgie. Parallèlement, une série de lois a été adoptée afin de soumettre les personnes et les entités recevant des financements étrangers et impliquées dans des « activités politiques », à la définition très large, à des conditions d’enregistrement plus strictes et à une surveillance intrusive, ainsi qu’au risque de gel des avoirs, d’enquêtes pénales et d’emprisonnement.</p>



<p>Parmi les principales mesures figurent la Loi de mai 2024 relative à la transparence de l’influence étrangère, la Loi d’avril 2025 sur l’enregistrement des agents étrangers, ainsi que des modifications apportées à la Loi relatives aux subventions, au Code des infractions administratives et à la Loi sur les associations politiques.</p>



<p>Des dizaines d’organisations de la société civile ont alors été contraintes de réduire leurs effectifs, de suspendre leurs activités ou de fonctionner en mode de survie. Tamta Mikeladze, directrice du Centre pour la justice sociale, dont les comptes ont été gelés, a déclaré : « Ils ont tué notre organisation, notre institution, et ça a été une catastrophe, pour être honnête. À l’heure actuelle, nous poursuivons notre travail sur une base bénévole.</p>



<p>Des journalistes critiques envers le gouvernement ont subi des pressions similaires. Mariam Nikuradze a déclaré à Amnesty International : « Il n’a jamais été aussi dangereux d’être journaliste en Géorgie […] Les difficultés viennent de toutes parts : sécurité physique, législation restrictive, sécurité numérique, poursuites pénales, campagnes de dénigrement menées par le gouvernement, instabilité financière et rétrécissement de l’espace dédié à notre travail. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Répression implacable en réponse aux manifestations en cours</h4>



<p>La réintroduction en avril 2024 de la Loi relative à la transparence de l’influence étrangère, une loi qui étoufferait les organisations de la société civile, a suscité des manifestations de masse qui ont été réprimées avec brutalité : des manifestant·e·s pacifiques ont été frappés, aspergés de gaz lacrymogène et de canons à eau, et visés illégalement par des balles en caoutchouc, souvent sans avertissement ni voies de dispersion sûres.</p>



<p>D’autres manifestations ont éclaté après les résultats contestés des élections législatives d’octobre 2024 et l’annonce par le parti au pouvoir, en novembre 2024, d’une « pause » de quatre ans dans les négociations d’adhésion à l’UE. Des manifestant·e·s ont été victimes d’arrestations arbitraires, d’un recours illégal à la force, de coups violents et d’autres actes de torture ou de mauvais traitements. Beaucoup ont dit avoir été pris au piège par des cordons de police, exposés à des agents chimiques irritants, contraints de passer un par un par des « couloirs de passage à tabac » et roués de coups pendant leur détention et à l’intérieur des véhicules de police.</p>



<p>Le 3 décembre 2024, Aleksandre Tirkia a été touché à la tête par une grenade lacrymogène lors d’une manifestation à Tbilissi. Alors âgé de 22 ans, il a souffert de fractures au crâne et au visage, de lésions cérébrales et de graves blessures à l’œil gauche.</p>



<p>« C’était un tir destiné à tuer. Ils nous ont visés avec du gaz lacrymogène. Mes yeux brûlaient terriblement, et il est devenu très difficile de respirer. J’ai essayé de partir, mais nous étions encerclés. Nous étions bloqués de tous les côtés &#8211; devant, derrière, même dans les petites rues sur le côté. C’est là que la grenade m’a touché. J’ai commencé à ressentir une douleur insupportable à la tête. Cette souffrance était si intense que ce moment a disparu de ma mémoire », a-t-il déclaré à Amnesty International.</p>



<p>Les données du Bureau du défenseur des droits montrent que 78 à 88 % des personnes arrêtées par les forces de sécurité ont signalé avoir subi des mauvais traitements pendant leur détention en 2024-2025. Au seul mois de novembre 2024, plus de 300 manifestant·e·s placés en détention ont signalé de graves violences physiques, et plus de 80 d’entre eux ont dû être hospitalisés pour des commotions cérébrales, des fractures et des fêlures. La police a aussi beaucoup recouru à la violence fondée sur le genre, notamment à des insultes sexistes, des menaces de violences sexuelles et des fouilles à nu illégales et dégradantes, en particulier contre des femmes participant aux manifestations, dans le cadre d’une campagne plus large visant à intimider et à punir les manifestant·e·s pacifiques.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Procès iniques pour les manifestant·e·s et impunité pour la police</h4>



<p>Les tribunaux géorgiens ont été cooptés par le gouvernement pour approuver systématiquement les requêtes de procureurs contre des manifestant·e·s et appliquer des lois qui bafouent les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Des juges ont arbitrairement imposé des amendes d’un montant exorbitant, des détentions administratives et des peines de prison dans des affaires liées aux manifestations, à l’issue de procès iniques, et 150 personnes sont injustement maintenues en détention.</p>



<p>En décembre 2024, des manifestant·e·s ont été visés par de lourdes amendes parce qu’ils s’étais tenus sur la chaussée lors d’une manifestation &#8211; environ 1 800 dollars des États-Unis, soit plus du double du salaire mensuel moyen national. Au mois de décembre 2025, ils avaient également été sanctionnés pour s’être tenus sur le trottoir.</p>



<p>Gota Chanturia, enseignante et militante, risque d’être condamnée à des amendes totalisant environ 130 000 dollars des États-Unis, pour avoir simplement participé à des manifestations pacifiques. Elle a déclaré à Amnesty International : « Je n’ai aucun moyen de les payer. C’est simplement leur manière de nous terroriser et d’essayer de nous empêcher de manifester […] Mes comptes bancaires sont gelés, je ne peux pas gagner ma vie, et à tout moment, ils pourraient m’arrêter et saisir notre maison. »</p>



<p>Les autorités ont systématiquement manqué à leur devoir de demander des comptes à la police pour les violations des droits humains commises dans le cadre de la répression de l’opposition. Des centaines de manifestant·e·s ont comparu devant les juges avec des blessures visibles et ont dénoncé des actes de torture ou d’autres mauvais traitements infligés par des responsables de l’application des lois, sans aucun résultat. Dans le seul cas de ce type à ce jour, cinq policiers ont été inculpés en mai 2026 d’abus de pouvoir pour avoir agressé des manifestant·e·s, après que leurs infractions présumées ont été révélées par un reportage télévisé indépendant.</p>



<p>Amnesty International appelle l’État géorgien et les autorités locales, ainsi que le Parlement et le pouvoir judiciaire, les acteurs internationaux et privés, à prendre des mesures urgentes pour mettre fin au recours à des pratiques autoritaires visant à réduire au silence l’opposition, à affaiblir l’espace civique, l’état de droit et les droits humains.</p>



<p>Les autorités géorgiennes doivent abroger les lois qui restreignent indûment les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, libérer toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits humains, faire respecter l’état de droit et l’indépendance du pouvoir judiciaire, et garantir des nouveaux procès équitables dans toutes les affaires en cours liées aux manifestations.</p>



<p>Les autorités doivent également diligenter dans les meilleurs délais des enquêtes indépendantes et efficaces sur toutes les allégations de torture, d’autres mauvais traitements et de recours illégal à la force par les forces de l’ordre et les groupes affiliés à l’État, et accorder des réparations adéquates à toutes les personnes lésées. La communauté internationale doit veiller à ce que les violations des droits humains et crimes relevant du droit international commis en Géorgie, soient recensées, et qu’elles donnent lieu à des enquêtes et des poursuites, notamment en explorant différentes possibilités aux niveaux national, régional et international.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/EUR-5611152026-1.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/georgie-les-autorites-ont-construit-un-systeme-coordonne-afin-detouffer-lopposition-et-de-consolider-le-pouvoir/">Géorgie. Les autorités ont construit un système coordonné afin d’étouffer l’opposition et de consolider le pouvoir</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’accélération du nettoyage ethnique commis par Israël contre la population palestinienne doit inciter la communauté internationale à réagir contre l’annexion de la Cisjordanie</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/lacceleration-du-nettoyage-ethnique-commis-par-israel-contre-la-population-palestinienne-doit-inciter-la-communaute-internationale-a-reagir-contre-lannexion-de-la-cisjordanie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36520</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’accélération du nettoyage ethnique commis par Israël contre la population palestinienne doit inciter la communauté internationale à réagir contre l’annexion de la Cisjordanie Le soutien tacite ou implicite de la communauté internationale aux crimes commis par Israël, dont le génocide et l’apartheid, ou son absence d’action ferme pour y mettre un terme, ont encouragé les [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/lacceleration-du-nettoyage-ethnique-commis-par-israel-contre-la-population-palestinienne-doit-inciter-la-communaute-internationale-a-reagir-contre-lannexion-de-la-cisjordanie/">L’accélération du nettoyage ethnique commis par Israël contre la population palestinienne doit inciter la communauté internationale à réagir contre l’annexion de la Cisjordanie</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">L’accélération du nettoyage ethnique commis par Israël contre la population palestinienne doit inciter la communauté internationale à réagir contre l’annexion de la Cisjordanie</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>La politique d’annexion du gouvernement israélien actuel s’accélère et s’amplifie fortement</em></li>



<li><em>La campagne de nettoyage ethnique est menée et soutenue par l’État, et non par des colons « voyous » ou des ministres « extrémistes »</em></li>



<li><em>On constate une augmentation exponentielle de la violence perpétrée par des colons qui, avec le soutien de l’État, terrorisent et expulsent des milliers de Palestinien·ne·s pour annexer leurs terres</em></li>



<li><em>Des populations sont encore exposées à un grave risque de déplacement, et il faut protéger les personnes qui ont été déracinées</em></li>



<li><em>Les États doivent mettre un terme aux relations commerciales, de coopération et d’investissement qui permettent l’occupation illégale, l’apartheid et le nettoyage ethnique, et imposer des sanctions aux responsables impliqués</em></li>
</ul>



<p>Le soutien tacite ou implicite de la communauté internationale aux crimes commis par Israël, dont le génocide et l’apartheid, ou son absence d’action ferme pour y mettre un terme, ont encouragé les autorités israéliennes à accentuer leur violente campagne de déplacement forcé de la population palestinienne et à étendre leur contrôle sur les territoires de Cisjordanie, a déclaré Amnesty International. Dans un nouveau rapport, l’organisation décrit comment les autorités israéliennes accélèrent l’annexion en menant une campagne de nettoyage ethnique visant les communautés bédouines et pastorales palestiniennes de la zone C de la Cisjordanie occupée, tout en commettant le crime contre l’humanité de transfert forcé.</p>



<p>Ce rapport, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/Final-report-Erasing-anything-Palestinian-final-formatted-high-res-imagery.pdf"><strong><em>Éradiquer toute présence palestinienne : le nettoyage ethnique des communautés bédouines et pastorales de Cisjordanie par Israël</em></strong></a>, dénonce le fait que le gouvernement israélien ait fait de l’annexion officielle un objectif politique explicite. Ce gouvernement applique le programme religieux et nationaliste du mouvement des colons. Il a accéléré l’extension des colonies et les saisies de terres, augmenté l’aide financière et logistique aux colonies, et armé les colons, permettant ainsi une campagne brutale – cautionnée par l’État – de violences commises par des colons et de déplacement forcé des Palestinien·ne·s de la zone C. Cette zone couvre plus de 60 % de la Cisjordanie occupée, et est depuis longtemps au cœur des efforts israéliens de contrôle des territoires et de la démographie, compte tenu de ses ressources naturelles, de ses pâturages et terres agricoles vitaux et de la relativement faible densité de sa population palestinienne.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/Final-report-Erasing-anything-Palestinian-final-formatted-high-res-imagery.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<p>« Depuis trois ans et demi, les autorités israéliennes accélèrent la campagne de nettoyage ethnique soutenue par l’État en Cisjordanie, déracinant, expropriant et transférant de force la population palestinienne. Cette campagne n’est pas l’œuvre de “voyous” ni de colons, d’organisations ou d’un ou deux ministres « extrémistes », comme se plaît à le répéter la communauté internationale. Nous assistons au contraire à une annexion délibérée, menée par l’État, en totale violation du droit international, qui se déroule sous les yeux du monde entier », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Notre rapport révèle que ces violences ne sont pas le fait de quelques “brebis galeuses”. Les violences commises par des colons sont un élément central d’une campagne de nettoyage ethnique cautionnée par l’État, essentielle pour maintenir le système d’apartheid israélien. »</p>



<p>Les recherches d’Amnesty International montrent que les Palestinien·ne·s sont chassés de force de leurs terres ancestrales, privés de leurs moyens de subsistance et terrorisés au point qu’ils doivent fuir leurs habitations face à une vague sans précédent d’attaques de colons, ouvertement cautionnées et activement soutenues par un gouvernement israélien qui revendique son intention d’annexer officiellement de vastes parties du territoire palestinien.</p>



<p>Les populations de la vallée du Jourdain et des collines du sud d’Hébron menacées de déplacement continuent de résister, déterminées à rester sur les terres qu’elles habitent depuis des générations. Amnesty International appelle la communauté internationale à agir de toute urgence pour les protéger.</p>



<p>Or, bien que les États aient clairement l’obligation, aux termes du droit international, de mettre un terme à l’occupation illégale et au système d’apartheid israéliens, la communauté internationale s’est abstenue à maintes reprises de prendre des mesures.</p>



<p>« La communauté internationale a été soit complice, soit bien trop passive face aux violations flagrantes et répétées du droit international commises par Israël, et face au mépris avec lequel il traite les résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle doit affirmer clairement que le temps du consentement tacite au nettoyage ethnique et à l’annexion perpétrés par Israël est terminé », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>Au moins 117 villages palestiniens à majorité bédouine et pastorale ont connu un déplacement total ou partiel entre janvier 2023 et avril 2026, selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). À la fin du mois d’avril 2026, 5 910 personnes au moins avaient été déplacées, d’après les données de l’ONU.</p>



<p>Ces déplacements ont eu lieu sur fond d’intensification sans précédent des actes de violence commis par des colons, avec le soutien de l’État. L’ONG Peace Now a indiqué que, à la fin avril 2026, les colons israélien·ne·s avaient établi 363 avant-postes en Cisjordanie occupée, dont 212 depuis 2023. Les autorités israéliennes encouragent activement la création de ces avant-postes et ne prennent quasiment aucune mesure pour les démanteler, alors qu’ils sont illégaux aux termes du droit israélien comme du droit international. Parmi eux figurent des dizaines d’avant-postes pastoraux, qui sont utilisés par les colons pour s’emparer de vaste zones palestiniennes en y faisant pâturer leurs troupeaux. Cela vient s’ajouter aux saisies de terres par le gouvernement israélien. Près de 58 % des terres de la zone C ne sont pas enregistrées et, en février 2026, les autorités israéliennes avaient déjà saisi la moitié de ces terres non enregistrées en les déclarant comme terrains publics.</p>



<p>« Le rapport d’Amnesty International doit sonner comme un signal d’alarme pour les dirigeant·e·s mondiaux qui considèrent l’annexion et les violences des colons comme des actes isolés relevant de la responsabilité de quelques colons ou ministres “extrémistes” et qui n’ont pris que des sanctions limitées contre quelques personnes ou organisations : ces mesures sont terriblement insuffisantes pour répondre à la campagne gouvernementale de nettoyage ethnique et aux violations systémiques qui s’amplifient rapidement sous les yeux de la communauté internationale », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Nous nous adressons aux dirigeant·e·s mondiaux qui ne cessent d’affirmer qu’ils sont opposés à l’annexion mais ne font rien pour l’empêcher : sachez que votre inaction alimente directement des crimes contre l’humanité et a des conséquences mondiales qui érodent encore davantage l’ordre international fondé sur des règles.</p>



<p>« Les États, en particulier ceux qui ont de l’influence sur Israël, comme les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, ainsi que l’Italie et les autres membres de l’Union européenne et les pays arabes, doivent immédiatement interdire tout commerce, tout investissement et toute forme de coopération ou d’aide financière contribuant à l’occupation illégale, au système d’apartheid et au nettoyage ethnique des Palestinien·ne·s commis par Israël.</p>



<p>« Par ailleurs, tous les pays doivent imposer des sanctions ciblées, telles que des interdictions de voyager et des gels d’avoirs, aux responsables israéliens qui sont directement impliqués dans ces actes, parmi lesquels le Premier Ministre Benjamin Netanyahou, le ministre des Finances Bezalel Smotrich, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, la ministre des Colonies et des Missions nationales Orit Strock et le ministre de la Défense Israël Katz.</p>



<p>Amnesty International a mené des recherches sur 27 communautés bédouines et pastorales de la zone C qui ont été déplacées de force entre 2023 et 2025 ou sont menacées de déplacement.</p>



<p>L’équipe de recherche a interrogé 45 Palestinien·ne·s issus de 12 communautés, qui étaient soient déplacés, soit menacés de l’être, ainsi que 19 avocat·e·s, militant·e·s ayant été témoins de violences commises par des colons, journalistes et représentant·e·s d’ONG israéliennes et palestiniennes. L’organisation a aussi vérifié plus de 420 vidéos et photos, et analysé des déclarations gouvernementales officielles, des accords, des lois, des changements de gouvernance, des dossiers judiciaires, des cartes, des images satellite, des rapports de l’ONU et de la société civile, et d’autres informations en accès libre.</p>



<p>Amnesty International a transmis ses conclusions aux autorités israéliennes le 13 mai. Le ministère de la Défense a répondu le 23 mai en affirmant que ses forces réagissaient aux violences commises par des colons, arrêtaient les suspects si nécessaire, et enquêtaient sur les cas où les forces armées n’auraient pas respecté les ordres ou ne seraient pas intervenues pour arrêter ces violences. Les éléments de preuve recueillis par Amnesty International témoignent d’une réalité bien différente.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/Final-report-Erasing-anything-Palestinian-final-formatted-high-res-imagery.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Preuves de l’intention d’Israël de nettoyer ethniquement et d’annexer la zone C</h4>



<p>Depuis l’occupation de 1967, les gouvernements israéliens successifs mettent en œuvre – avec différents degrés d’intensité et de transparence – des politiques de judaïsation visant à maximiser le contrôle juif sur les territoires de Cisjordanie tout en réduisant autant que possible la présence palestinienne.</p>



<p>Le 37e gouvernement israélien, formé fin 2022 et dirigé par le Likoud, parti de Benjamin Netanyahou, en coalition avec le parti de la Force juive d’Itamar Ben-Gvir et le Parti sioniste religieux de Bezalel Smotrich, cherche ouvertement et délibérément à annexer officiellement la zone C et à transférer de force ses habitant·e·s palestiniens.</p>



<p>Les accords de coalition gouvernementale légitiment et intègrent à la politique de l’État la vision du « Grand Israël » portée par le mouvement des colons, idéologie qui considère l’intégralité du Territoire palestinien occupé comme faisant partie intégrante d’Israël. Cela se fait au mépris éhonté de nombreuses résolutions de l’ONU ainsi que de l’avis consultatif de 2024 de la Cour internationale de justice, qui déclare illégale l’occupation du territoire palestinien par Israël.</p>



<p>L’intention de chasser les Palestinien·ne·s de la zone C de la Cisjordanie et d’en annexer les terres est prouvée par les appels explicites des autorités israéliennes à étendre les colonies, l’élargissement de la souveraineté israélienne sur le territoire occupé, les mesures destinées à réduire autant que possible la présence palestinienne dans cette zone et le soutien public apporté aux colons par des ministres clés, dont certain·e·s sont eux-mêmes des colons. Elle est également manifeste au vu des lois favorables à l’annexion qui ont été adoptées et des mesures transférant les pouvoirs en Cisjordanie des autorités militaires aux autorités civiles, en violation du droit international humanitaire.</p>



<p>L’intention étatique apparaît aussi clairement dans la multiplication des classements en terrains publics, la simplification des procédures d’autorisation des colonies, l’accélération de l’extension des colonies, la légalisation rétroactive des avant-postes, et l’augmentation du soutien financier et politique aux infrastructures des colons, parallèlement à la destruction de biens palestiniens et aux restrictions systématiques des déplacements et de l’accès aux terres et à l’eau des Palestinien·ne·s.</p>



<p>Dans les trois premières années de ce gouvernement, le budget annuel du ministère des Colonies et des Missions nationales a augmenté de 122 %, atteignant 764 millions de nouveaux shekels israéliens (254,5 millions de dollars des États-Unis) en 2026.</p>



<p>Selon Peace Now, le gouvernement a présenté des projets de construction de 50 785 logements dans des colonies entre 2023 et 2025. Rien qu’en 2025, le Conseil supérieur de l’urbanisme a approuvé la construction de 27 941 logement, ce qui constitue le chiffre annuel le plus élevé jamais enregistré.</p>



<p>Au 30 avril 2026, le nombre total de nouvelles colonies déclarées par ce gouvernement atteignait 102, soit de loin le nombre le plus important de nouvelles colonies autorisées par un gouvernement de toute l’histoire d’Israël.</p>



<p>Parallèlement, les autorités israéliennes ont détruit 3 407 habitations et structures palestiniennes dans la zone C entre janvier 2023 et avril 2026, ce qui a conduit au déplacement de 2 996 Palestinien·ne·s, d’après l’OCHA.</p>



<p>Dans le même temps, souvent avec le soutien direct de l’État ou la participation directe de l’armée israélienne, les colons ont soumis les communautés bédouines et pastorales palestiniennes à une litanie de mesures coercitives et répressives, ce qui fait que beaucoup n’ont pas eu d’autre choix que d’abandonner les terres où elles vivaient et pratiquaient l’élevage depuis des générations. Ces populations subissent des violences persistantes de la part des colons, avec l’aval de l’État. Associées à la multiplication des démolitions et aux privations de services de base imposées de longue date par les autorités israéliennes, ces violences rendent de fait leurs terres inhabitables.</p>



<p>L’association de toutes ces mesures coercitives révèle une stratégie étatique délibérée et coordonnée visant à étendre le contrôle israélien sur la zone C tout en forçant au départ les populations palestiniennes.</p>



<p>L’un des cas emblématiques est celui de Khirbet Zanuta (aussi appelé Zanuta), village de la zone C, en Cisjordanie, où vivaient environ 250 Bédouin·e·s palestiniens présents depuis des générations. En 2021, un groupe de colons a créé un avant-poste illégal, appelé Meitarim Farm, à seulement un kilomètre de Zanuta, et a lancé une campagne soutenue de harcèlement, de menaces et d’attaques violentes contre la population palestinienne, bloquant notamment l’accès aux terres agricoles et aux zones de pâture. À force, les habitant·e·s du village ont été contraints d’abandonner leurs maisons et leurs moyens de subsistance. Ils ont tous et toutes été déplacés à la suite d’une série d’attaques violentes perpétrées par des colons, qui se sont intensifiées après le 7 octobre 2023. Ce village, entouré de colonies et d’avant-postes, avait longtemps été confronté à des ordres de démolition et des politiques d’urbanisation restrictives qui rendaient presque impossible toute construction légale.</p>



<p>Malgré deux arrêts rendus par la Cour suprême israélienne en juillet 2024 et février 2025, qui ordonnaient aux autorités de faciliter le retour des habitant·e·s et de les protéger de la violence des colons, les Palestinien·ne·s n’ont pas pu revenir en raison des attaques constantes des colons et de la destruction d’infrastructure essentielles. Adel al-Till, ancien habitant de Zanuta, a déclaré : « Les colons étaient armés et nous attaquaient sans cesse. […] Nous avions peur, c’était la terreur. »</p>



<p>Les images satellite, les témoignages recueillis et les preuves vidéo montrent qu’aujourd’hui le village de Zanuta n’existe plus ; il a été en grande partie détruit et totalement vidé de sa population.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Augmentation exponentielle des violences exercées par les colons avec le soutien de l’État</h4>



<p>La campagne de violence menée depuis longtemps par les colons contre les Palestinien·ne·s en Cisjordanie s’est fortement intensifiée sous l’actuel gouvernement israélien, donnant lieu à un nombre record d’homicides et de blessures, de déplacements, de destructions de biens et d’appropriations illégales de terres. Les colons israélien·ne·s ont adopté des tactiques de plus en plus agressives pour déplacer de force les populations palestiniennes. Ils ont attaqué leurs logements et leurs biens, les ont soumis à un harcèlement, des menaces et des agressions physiques incessants, et s’en sont pris de façon systématique à leurs moyens de subsistance en restreignant leur accès aux pâturages et aux sources d’eau, en volant ou tuant leur bétail, et en détruisant les champs et les récoltes. Selon l’OCHA, les attaques de colons contre des communautés bédouines et pastorales palestiniennes ayant fait des morts et/ou des blessés ont été multipliées par presque sept entre 2020 et 2024.</p>



<p>Des vidéos et des photos vérifiées par Amnesty International montrent des incursions, des incendies volontaires et un vandalisme généralisé visant des habitations, des écoles, des véhicules et des biens agricoles, ainsi que la destruction de sources d’eau, de panneaux solaires et de réserves de nourriture. Les personnes interrogées ont aussi fait état de nombreuses violences physiques, dont des coups de bâton et de crosse de fusil, des jets de pierres, des coups de couteau et d’autres attaques.</p>



<p>Bien qu’Israël ait l’obligation, en tant que puissance occupante, de protéger la vie et les moyens de subsistance de la population occupée, d’empêcher les violences commises par des colons et d’enquêter à leur sujet, les autorités israéliennes facilitent activement ces attaques, non seulement en armant les colons et en permettant à l’armée et à la police de soutenir les attaques contre des Palestinien·ne·s ou d’y participer, mais aussi en accordant à leurs auteurs une impunité quasi totale.</p>



<p>Après les attaques menées par le Hamas le 7 octobre 2023, les autorités israéliennes ont assoupli les critères pour obtenir un permis de port d’arme à titre individuel, équipant des milliers de colons d’armes à feu et d’uniformes, ce qui fait qu’il est devenu difficile pour les Palestinien·ne·s de distinguer les soldats des colons. En janvier 2026, plus de 240 000 citoyen·ne·s israéliens avaient obtenu un permis de port d’arme, soit une multiplication par 15 par rapport aux 8 000 permis par an accordés en moyenne avant le changement de politique. Ces mesures ont entraîné une forte hausse des attaques de colons armés.</p>



<p>Le rapport d’Amnesty International montre comment la violence des colons israélien·ne·s a été utilisée délibérément comme outil de déplacement forcé à trois endroits emblématiques de la zone C : Zanuta dans les collines du sud d’Hébron et Ein Samia dans le centre de la vallée du Jourdain (tous deux entièrement déplacés en 2023), ainsi que Ein al Hilweh, Makhoul et Al Farisiya, un regroupement de petits villages du nord de la vallée du Jourdain, qui restent confrontés à un risque réel de déplacement.</p>



<p>Dans le nord de la vallée du Jourdain, au moins 38 villages (où vivent environ 7 000 personnes) sont menacés de déplacement. Près de 90 % de la zone est classée terrain public, zone de tir militaire, réserve naturelle ou site archéologique – autant d’outils utilisés par Israël pour restreindre l’accès de la population palestinienne aux pâturages et aux sources d’eau et la contraindre au déplacement.</p>



<p>Najiyyah Bisharat, de la communauté pastorale de Makhoul, a déclaré : « Nous sommes constamment harcelés par les colons, mais nous ne baisserons pas les bras. C’est une question d’amour de notre terre et de notre travail. La terre est notre identité et, si nous en sommes chassés, nous mourrons. Comme un poisson qu’on sortirait de l’eau. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une impunité généralisée</h4>



<p>En facilitant activement la violence des colons et en ne faisant rien pour l’empêcher, et notamment en s’abstenant de demander des comptes aux responsables, les autorités israéliennes ont délibérément créé un environnement d’impunité généralisée, qui vient alimenter cette violence. Dans plusieurs cas sur lesquels Amnesty International a recueilli des informations, les Palestinien·ne·s qui ont signalé des violences perpétrées par des colons ont été eux-mêmes interrogés, soumis à une amende ou arrêtés par les autorités israéliennes, qui ont pourtant l’obligation de les protéger en vertu du droit international.</p>



<p>Les colons et les organisations de colons sont enhardis par l’impunité dont ils jouissent depuis des décennies. Même si quelques colons ou groupes de colons ont été sanctionnés par des États étrangers, ils n’ont subi aucune conséquence ou presque de leurs actes en Israël.</p>



<p>Par exemple, Yinon Levi, colon impliqué dans une série avérée d’attaques violentes contre des Palestinien·ne·s, qui a été sanctionné par le Royaume-Uni et l’Union européenne, a été filmé en train de tuer par arme à feu un enseignant et défenseur des droits humains qui n’était pas armé, Awdan al Hathaleen, à Umm al Khair le 28 juillet 2025.</p>



<p>Arrêté brièvement pour « homicide involontaire », Yinon Levi a été libéré le lendemain et assigné à résidence pendant seulement trois jours. Il a ensuite pu librement retourner harceler des Palestinien·ne·s et travailler à l’installation d’un nouvel avant-poste à Umm al Khair. Près d’un an après cette attaque, Yinon Levi n’a toujours pas été inculpé.</p>



<p>« Si l’obligation de rendre des comptes n’est pas mise en œuvre, la population palestinienne de Cisjordanie va disparaître sous nos yeux. Cela fait trop longtemps que le monde ignore l’immense souffrance, dépassant l’entendement, des Palestinien·ne·s déracinés et chassés des terres qu’ils habitent depuis des générations. Les États doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour mettre un terme à la campagne israélienne de nettoyage ethnique et d’annexion de la zone C de la Cisjordanie. Ils doivent faire pression sur les autorités israéliennes pour qu’elles démantèlent immédiatement tous les avant-postes et colonies israéliens et permettent à tous les Palestinien·ne·s déplacés de rentrer chez eux », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Tous les pays doivent soutenir et coopérer avec l’enquête de la Cour pénale internationale sur la situation dans l’État de Palestine, ainsi qu’ouvrir leurs propres enquêtes sur les crimes de droit international commis dans le Territoire palestinien occupé. Le message adressé à Israël doit être sans équivoque : c’en est fini de son impunité de longue date, il ne peut pas y avoir de relations normales avec lui tant que l’apartheid, le nettoyage ethnique et l’occupation illégale se poursuivent. »</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/Final-report-Erasing-anything-Palestinian-final-formatted-high-res-imagery.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/lacceleration-du-nettoyage-ethnique-commis-par-israel-contre-la-population-palestinienne-doit-inciter-la-communaute-internationale-a-reagir-contre-lannexion-de-la-cisjordanie/">L’accélération du nettoyage ethnique commis par Israël contre la population palestinienne doit inciter la communauté internationale à réagir contre l’annexion de la Cisjordanie</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cambodge. Des éléments montrent que les centres d’escroquerie ont perduré malgré la « répression » médiatisée</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/cambodge-des-elements-montrent-que-les-centres-descroquerie-ont-perdure-malgre-la-repression-mediatisee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 08:24:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36511</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cambodge. Des éléments montrent que les centres d’escroquerie ont perduré malgré la « répression » médiatisée La répression médiatisée qu’a menée le gouvernement cambodgien contre les centres d’escroquerie n’a pas permis de démanteler l’immense majorité de ces sites dans le pays, ni de protéger et de soutenir les milliers de personnes soumises à la traite [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/cambodge-des-elements-montrent-que-les-centres-descroquerie-ont-perdure-malgre-la-repression-mediatisee/">Cambodge. Des éléments montrent que les centres d’escroquerie ont perduré malgré la « répression » médiatisée</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Cambodge. Des éléments montrent que les centres d’escroquerie ont perduré malgré la « répression » médiatisée</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les recherches d’Amnesty International contredisent le discours de l’État sur une répression massive des escroqueries</li>



<li>Une collusion entre des policiers et des gangs aide ces centres à éviter les perquisitions</li>



<li>Amnesty International a interrogé 73 survivant·e·s qui n’ont été ni détectés, ni reconnus comme victimes de traite</li>
</ul>



<p>La répression médiatisée qu’a menée le gouvernement cambodgien contre les centres d’escroquerie n’a pas permis de démanteler l’immense majorité de ces sites dans le pays, ni de protéger et de soutenir les milliers de personnes soumises à la traite des êtres humains, à la torture et à l’esclavage, indique Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public lundi 8 juin.</p>



<p>Intitulé <em><strong><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/Final_Falling-Through-the-Cracks.pdf">Falling Through the Cracks: Cambodia’s “Crackdown” on Scamming Compounds</a></strong></em>, ce rapport montre que, dans la majorité des cas, les autorités n’ont ni identifié les victimes de la traite, ni amené les responsables présumés à rendre des comptes. Amnesty International révèle que plusieurs centres changent régulièrement de place pour échapper à la répression et relate de multiples témoignages faisant état de viols commis à l’intérieur de ces sites.</p>



<p>« Les autorités cambodgiennes ont soigné l’image de leur campagne de répression contre les centres d’escroquerie, mais derrière chaque gros titre sur une descente ou des arrestations dans un centre, ce sont des victimes d’esclavage, de torture et de viol qui se retrouvent quasiment sans aucune aide, a déclaré Montse Ferrer, codirectrice régionale d’Amnesty International.</p>



<p>« Cette fameuse offensive contre la criminalité n’a pas été suffisante pour mettre fin à la souffrance des personnes piégées dans les centres d’escroquerie. Plus de 70 % des centres identifiés par Amnesty International semblent être passés entre les mailles du filet, tandis que les interventions policières inefficaces menées dans les autres centres sont passées à côté de victimes et les ont laissées seules face à des atrocités. Pendant ce temps-là, tout le gouvernement se félicite de son travail. »</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/Final_Falling-Through-the-Cracks.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">La police est « venue ramasser des corps » </h4>



<p>Dans un rapport publié en juin 2025, Amnesty International révélait que plus de 50 complexes d’escroquerie à travers le Cambodge étaient le théâtre d’esclavage généralisé, de traite d’êtres humains, de travail forcé et de torture, fonctionnant comme des établissements carcéraux contrôlés par des bandes criminelles organisées.</p>



<p>Le nouveau rapport de 150 pages publié lundi 8 juin identifie 33 centres d’escroquerie supplémentaires et inclut les témoignages de 73 autres survivant·e·s, originaires de 16 pays différents, qui ont été enfermés dans ces centres pendant la campagne de répression. Toutes ces personnes ont décrit les mêmes atteintes graves et systématiques aux droits humains que celles déjà relevées dans le précédent rapport d’Amnesty International.</p>



<p>À la suite de la publication de ce dernier, le Cambodge avait lancé en juillet 2025 sa plus grande campagne de répression contre les escroqueries, en promettant d’éradiquer les réseaux criminels responsables de la fraude à grande échelle ayant fait de nombreuses victimes à travers le monde. Plusieurs chefs de gang très en vue ont depuis été arrêtés et les autorités ont affirmé avoir fermé plus de 200 centres d’escroquerie.</p>



<p>Cependant, les conclusions d’Amnesty International jettent un sérieux doute sur l’impact de la répression. Sur un total de 86 centres identifiés par l’organisation, seulement 24 avaient vraisemblablement fait l’objet d’une intervention des autorités. Amnesty International a obtenu des informations faisant état de libérations et d’évasions massives dans sept autres centres.</p>



<p>Même dans les cas où des interventions ont eu lieu, l’organisation a constaté qu’elles avaient souvent été inefficaces, mises à mal par une collusion manifeste entre les gestionnaires de centres et la police, ou menées uniquement pour répondre à une forme de pression du public. Dans trois cas distincts, la police est intervenue dans des centres mais Amnesty International s’est entretenue avec des victimes ayant subi des atteintes aux droits humains sur place par la suite.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Des victimes traitées comme des criminels</h4>



<p>Les survivant·e·s interrogés dans le rapport d’Amnesty International venaient de différentes régions du monde, notamment d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, ce qui souligne la nature transnationale de l’industrie de l’escroquerie. Une survivante, Winta, qui a été attirée à des fins de traite depuis l’Afrique de l’Est à l’âge de 16 ans après avoir reçu une offre d’emploi fictive pour travailler sur un navire de croisière, a raconté avoir été déplacée d’un centre à l’autre pendant la campagne de répression pour échapper à la police.</p>



<p>« Ils m’ont attachée à une chaise avec des menottes et m’ont laissée debout pendant deux jours. Ensuite, ils nous ont frappés puis nous ont mis dans la voiture », a-t-elle déclaré.</p>



<p>Elle a finalement été abandonnée en pleine nuit avec d’autres victimes. Quand des policiers sont arrivés, ils l’ont menacée de la ramener au centre d’escroquerie au lieu de lui proposer de l’aide, selon elle. N’ayant nulle part où aller, elle s’est tournée vers des habitant·e·s qui l’ont aidée à partir de cette zone. Son histoire illustre une situation récurrente dans laquelle les autorités n’ont pas mis fin aux activités d’escroquerie et ont en outre mis les survivant·e·s encore plus en danger.</p>



<p>Aucun des 73 survivant·e·s interrogés par Amnesty International n’avait été reconnu comme victime de traite des êtres humains, alors que l’organisation a conclu qu’ils répondaient tous à la définition internationale de la traite.</p>



<p>De nombreuses personnes qui avaient été relâchées ou s’étaient échappées de centres d’escroquerie ont dû dormir dans la rue ou ont été placées dans des lieux de détention surpeuplés des services de l’immigration. Dans certains cas, des policiers ont racketté et menacé des victimes de traite des êtres humains. Par ailleurs, les survivant·e·s n’ont pas bénéficié d’une assistance adaptée de leurs ambassades ou consulats.</p>



<h4 class="wp-block-heading">« Nous avons essayé de la réveiller, mais elle était déjà morte »</h4>



<p>Le rapport montre que la collusion entre la police et les gestionnaires des centres d’escroquerie a nui à l’efficacité de la répression. De nombreux survivant·e·s ont indiqué à Amnesty International que des policiers venaient régulièrement dans un centre à Prey Veng (PV01), notamment pour venir ramasser des corps et boire des cafés avec les gestionnaires, mais n’avaient procédé à aucune arrestation sur place pendant la campagne de répression.</p>



<p>Elise, une jeune femme originaire du Kenya, a raconté avoir été battue et avoir vu une femme mourir au centre PV01. « Nous avons essayé de la réveiller, mais elle était déjà morte [&#8230;]. La police est venue chercher le corps », a-t-elle déclaré, en ajoutant que ni elle, ni aucune autre personne enfermée dans le centre n’avait été libérée par les policiers.</p>



<p>Des témoignages laissent penser que des gestionnaires ont été informés d’interventions policières avant qu’elles n’aient lieu et ont pu fuir et s’installer ailleurs, ce qui indique une coordination ou une collusion.</p>



<p>« Ils ont dit que la police arrivait et nous ont fait monter dans un bus avant de nous conduire dans les montagnes », s’est souvenue une personne interrogée par Amnesty International.</p>



<p>Les témoignages recueillis par l’organisation comportent également plusieurs récits de violence sexuelle à l’intérieur des centres, dont ceux de six femmes ayant subi des viols et d’autres mauvais traitements. Cinq ont indiqué avoir été violées par des gestionnaires ou des chefs d’équipe – dont deux sont tombées enceintes – et une Brésilienne, Cecilia, a raconté qu’un gestionnaire avait invité un groupe d’escrocs ayant de bons résultats à la violer.</p>



<p>« C’était comme une récompense pour avoir bien travaillé. J’étais comme un “cadeau” », a-t-elle déclaré. Cecilia a montré de nombreuses ecchymoses sur son corps, causées selon elle par une batte de baseball utilisée par un gestionnaire qui avait découvert que son père avait contacté la police.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Manque de transparence</h4>



<p>Bien que les autorités cambodgiennes se soient vantées du succès de la campagne de répression, elles n’ont publié aucune information détaillée sur les lieux ayant fait l’objet d’enquêtes et aucune preuve des fermetures alléguées. Le gouvernement n’a pas répondu aux questions envoyées par Amnesty International à la suite de son enquête. Dans le même temps, des journalistes et des sauveteurs ont fait l’objet d’arrestations et d’actes d’intimidation, ce qui a nui encore davantage au contrôle indépendant de l’action des autorités.</p>



<p>« Le manque total de transparence du gouvernement cambodgien empêche de vérifier ses affirmations et met à mal la confiance dans l’ensemble de la démarche. On ne peut éviter de conclure que beaucoup de personnes aux commandes des centres où ont été commises le plus d’atteintes aux droits humains n’ont pas été traduites en justice, a déclaré Montse Ferrer.</p>



<p>« La répression a abouti à la libération massive de milliers de personnes réduites en esclavage, mais ce succès est miné par l’échec du gouvernement à traiter les victimes avec dignité. »</p>



<p>Une enquête menée par Amnesty International en avril a révélé qu’une douzaine de casinos liés à des complexes d’escroquerie avaient été approuvés par les autorités pendant la campagne de répression. Le nouveau rapport d’Amnesty International identifie quatre casinos supplémentaires ayant présenté des projets montrant qu’ils possédaient des bâtiments abritant des centres d’escroquerie.</p>



<p>« Si le gouvernement cambodgien veut vraiment mettre fin à l’esclavage et à la torture dans l’industrie de l’escroquerie, il doit enquêter sur tous les centres et les casinos liés, identifier et aider comme il se doit toutes les victimes de traite des êtres humains et d’autres graves atteintes aux droits humains, et traiter les manquements qui ont empêché cette répression de porter ses fruits, a déclaré Montse Ferrer.</p>



<p>« La communauté internationale peut également s’impliquer davantage. La pression d’autres dirigeant·e·s mondiaux a probablement été l’un des principaux déclencheurs du lancement de cette campagne de répression, mais nos conclusions montrent que le travail n’est pas complet du tout, que la pression doit être redoublée et qu’il faut plus de moyens financiers pour aider les victimes. »</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/Final_Falling-Through-the-Cracks.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec 73 survivant·e·s de centres d’escroquerie originaires du Bangladesh, du Brésil, de Chine, de Colombie, de l’Équateur, d’Érythrée, d’Éthiopie, du Ghana, d’Indonésie, du Kenya, du Liberia, de Madagascar, du Maroc, du Niger, d’Ouganda et du Venezuela, entre juillet 2025 et avril 2026, pour rédiger ce rapport.</p>



<p>Selon le droit international, le Cambodge est tenu d’identifier les victimes de traite et de garantir leur sécurité. Il doit également leur fournir un hébergement, des soins et une aide juridique, et s’abstenir de les poursuivre pour des infractions commises dans le cadre de leur exploitation.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/cambodge-des-elements-montrent-que-les-centres-descroquerie-ont-perdure-malgre-la-repression-mediatisee/">Cambodge. Des éléments montrent que les centres d’escroquerie ont perduré malgré la « répression » médiatisée</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Grèce. Des méthodes de maintien de l’ordre violentes ont transformé les manifestations pacifiques en champs de bataille</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/grece-des-methodes-de-maintien-de-lordre-violentes-ont-transforme-les-manifestations-pacifiques-en-champs-de-bataille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36485</guid>

					<description><![CDATA[<p>Grèce. Des méthodes de maintien de l’ordre violentes ont transformé les manifestations pacifiques en champs de bataille La police grecque a fréquemment recours à une force injustifiée ou excessive contre des manifestant·e·s pacifiques et des journalistes, qui entraîne de graves séquelles physiques et psychologiques, indique Amnesty International dans un rapport rendu public jeudi 4 juin [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/grece-des-methodes-de-maintien-de-lordre-violentes-ont-transforme-les-manifestations-pacifiques-en-champs-de-bataille/">Grèce. Des méthodes de maintien de l’ordre violentes ont transformé les manifestations pacifiques en champs de bataille</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Grèce. Des méthodes de maintien de l’ordre violentes ont transformé les manifestations pacifiques en champs de bataille</h2>



<p>La police grecque a fréquemment recours à une force injustifiée ou excessive contre des manifestant·e·s pacifiques et des journalistes, qui entraîne de graves séquelles physiques et psychologiques, indique Amnesty International dans un rapport rendu public jeudi 4 juin . L’organisation demande que l’utilisation de grenades incapacitantes dans les opérations de maintien de l’ordre lors de manifestations soit interdite à l’échelle mondiale.</p>



<p>Dans son nouveau rapport intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/eur2510122026eng.pdf"><strong><span style="text-decoration: underline;"><em>Protests are not battlefields: Patterns of unlawful use of force by police and impunity in Greece</em></span></strong>,</a> elle révèle que ces atteintes aux droits humains très préoccupantes sont sous-tendues par une législation relative aux manifestations qui n’est pas conforme aux normes internationales et régionales, ainsi que par une culture de l’impunité qui persiste pour les violations commises par les forces de l’ordre au cours de manifestations.</p>



<p>« Le droit à la liberté de réunion pacifique est bafoué de façon flagrante dans la loi et dans la pratique en Grèce, où des manifestant·e·s pacifiques sont détenus arbitrairement, criminalisés et soumis à un usage illégal de la force par la police, a déclaré Kondylia Gogou, chercheuse régionale pour l’Europe à Amnesty International.</p>



<p>« Les vidéos et témoignages que nous avons étudiés montrent un recours régulier et dangereux aux grenades incapacitantes et une utilisation abusive des matraques et d’autres armes à létalité réduite qui ont provoqué diverses blessures, dont les journalistes sont également victimes. Ces méthodes, associées à l’impunité généralisée pour les violations commises par des policiers, paralysent l’exercice du droit de manifester pacifiquement. »</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/eur2510122026eng.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Recours illégal à la force et culture de l’impunité</h4>



<p>Ce rapport, qui s’appuie sur deux années de recherches et d’entretiens avec plus de 100 personnes (des manifestant·e·s, des journalistes et des avocat·e·s, notamment) ainsi que sur la vérification de nombreuses vidéos et l’analyse de multiples rassemblements de différents types, met au jour la persistance du recours injustifié ou excessif à la force par la police lors des manifestations.</p>



<p>Parmi les 67 personnes interrogées au sujet du recours illégal à la force lors des opérations de maintien de l’ordre au cours de manifestations, 30 ont indiqué que des policiers avaient lancé des grenades incapacitantes directement vers des manifestant·e·s pacifiques et des journalistes, au-dessus de leur tête ou à leurs pieds et/ou dans des foules denses.</p>



<p>Le photojournaliste Marios Lolos a subi une perte auditive et une blessure à la tête après avoir été touché par une grenade incapacitante lancée par un policier le 26 janvier 2025 alors qu’il couvrait une manifestation commémorant la catastrophe ferroviaire de Tempi. Il a décrit la scène à Amnesty International : « Je tenais mon appareil photo et il était évident que j’étais un journaliste. Je pense que le policier antiémeutes a jeté la grenade incapacitante sur moi volontairement […]. Elle a touché le côté gauche de ma tête et a explosé près de moi. Si elle avait explosé devant ma tête et non un court instant après, je ne serais pas en train de vous parler en ce moment. » Une vidéo vérifiée par Amnesty International corrobore le témoignage de Mario Lolos et semble montrer qu’il a été délibérément pris pour cible. En mai 2022, Giorgos Mavros, un étudiant, a eu un tympan percé, une perte auditive, une blessure à la tête ainsi que des plaies et des brûlures à la main, au bras et à l’épaule droits après que la police a utilisé des grenades incapacitantes lors d’une manifestation pacifique d’étudiant·e·s à Thessalonique. Il a déclaré : « J’avais l’impression d’avoir été frappé à l’aide d’une grande barre de fer. »</p>



<p>Sur des vidéos vérifiées, on voit des policiers utiliser illégalement des grenades incapacitantes à proximité d’un café où des personnes étaient assises en terrasse après la dispersion d’une manifestation en octobre 2025 à Athènes et des passant·e·s pris dans le chaos. Le rapport dénonce également une utilisation illégale des matraques, notamment par des policiers qui frappent des manifestant·e·s pacifiques, poursuivent des protestataires lors de « charges » et portent des coups à des personnes qui étaient déjà maîtrisées par la police. Amnesty International a par ailleurs relevé une série de cas d’utilisation abusive de substances chimiques irritantes et de canons à eau, un usage illégal de la force lors d’arrestations et/ou en détention et un recours illégal à la force par des unités de police motorisées.</p>



<p>La comédienne et metteuse en scène Anastasia Politi a raconté à Amnesty International que deux policiers sur une moto, dont l’un tenait une matraque, étaient passés en roulant à travers une foule qui participait à une manifestation de solidarité avec le peuple palestinien le 7 octobre 2025.</p>



<p>« J’ai réussi à me réfugier sur le trottoir juste à temps pour que la moto ne me renverse pas [&#8230;] mais je l’ai quand même sentie passer tout près derrière moi et j’ai reçu un coup très fort dans le dos », a-t-elle déclaré. Elle est alors « tombée par terre comme une pastèque », et cette chute a causé des ecchymoses, une fracture du bras, une côte cassée, des blessures légères au visage et des plaies au genou gauche et au menton.</p>



<p>Les victimes de recours illégal à la force par des policiers rencontrent souvent des difficultés pour obtenir justice. Des enquêtes disciplinaires défaillantes, des enquêtes pénales ne permettant pas d’identifier les auteurs des faits, certaines décisions de justice risquant de légitimer l’usage illégal de la force et l’absence de numéros d’identification portés par les policiers chargés de maintenir l’ordre public entravent la possibilité de faire respecter l’obligation de rendre des comptes. Parallèlement, le mécanisme de surveillance de la police grecque (EMIDIPA) n’est pas doté de moyens suffisants en termes de personnel et de ressources pour mener davantage d’enquêtes.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Des pouvoirs policiers étendus, des méthodes radicales et des lois restrictives</h4>



<p>L’utilisation des pouvoirs excessivement larges qui autorisent la police à interpeller des manifestant·e·s et à les emmener aux postes de police pour contrôler leur identité a empêché des personnes de participer à des manifestations, souvent sans qu’il existe de soupçons raisonnables d’acte répréhensible.</p>



<p>Des manifestant·e·s, des journalistes et des avocat·e·s qui ont parlé avec Amnesty International ont été soumis à une privation arbitraire de liberté et ont fait état de fouilles corporelles injustifiées et/ou dégradantes, d’un recours illégal à la force lors de leur interpellation et/ou arrestation et d’une privation d’assistance médicale. Ils ont également évoqué le non-respect de leur droit de prévenir quelqu’un à l’extérieur et déclaré que les policiers ne leur avaient rien donné à manger pendant leur détention.</p>



<p>Anny Paparoussou, une avocate qui fournissait une assistance juridique à des manifestant·e·s pacifiques, et Marina Meintani, une journaliste qui couvrait une manifestation, ont été privées de leur liberté par des policiers sous couvert d’un contrôle d’identité. Elles ont toutes deux souligné l’illégalité de leur interpellation, et Marina Meintani a parlé de son humiliation lorsqu’elle avait été soumise à une fouille corporelle partielle.</p>



<p>Le rapport met également en évidence la criminalisation des manifestant·e·s pacifiques, notamment des personnes poursuivies uniquement pour avoir participé à des manifestations ou à des actions de désobéissance civile. Amnesty International a dénoncé l’arrestation de deux de ses militant·e·s après la dispersion d’une manifestation à Athènes en 2022, lors de laquelle ils ont déclaré avoir subi un recours injustifié et excessif à la force par la police.</p>



<p>La législation grecque réglementant les manifestations n’est pas conforme au droit international et régional relatif aux droits humains, ni aux obligations de la Grèce découlant des traités auxquels ce pays est partie. Pourtant, les autorités grecques ont tenté de restreindre encore davantage le droit à la liberté de réunion pacifique, notamment en adoptant en 2025 des dispositions instaurant une interdiction totale de manifester dans certaines zones de la place Syntagma, à Athènes.</p>



<p>« Le fait de participer à des manifestations pacifiques ou de les couvrir journalistiquement ne doit pas supposer de se faire rouer de coups ou de risquer sa vie. Les autorités grecques doivent de toute urgence réformer la législation en matière de manifestations, mettre fin aux pratiques abusives de maintien de l’ordre, protéger les personnes qui exercent leurs droits et briser le cycle d’impunité qui permet à ces violations de continuer, a déclaré Kondylia Gogou.</p>



<p>« Elles doivent également mettre fin au schéma inquiétant de recours illégal à la force contre les manifestant·e·s et les journalistes par la police et interdire l’utilisation de grenades incapacitantes pour le maintien de l’ordre lors de rassemblements. Les équipements militaires n’ont pas leur place dans le maintien de l’ordre lors des manifestations, en Grèce comme partout dans le monde. »</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/eur2510122026eng.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Selon l’ONG Greek Helsinki Monitor, des enquêtes judiciaires ont été ouvertes sur 181 cas de violations des droits humains et d’autres infractions graves commises par des responsables de l’application des lois entre 2019 et novembre 2025, mais elles ont abouti à seulement sept condamnations. Sur les 60 dossiers concernant des allégations de torture aux mains de responsables de l’application des lois pendant la même période, seulement quatre ont donné lieu à un procès et un seul à une condamnation.</p>



<p>Amnesty International et ses partenaires de la société civile membres du Réseau sur le traité contre le commerce des instruments de torture appellent les gouvernements du monde entier à soutenir l’adoption d’un traité contre le commerce des instruments de torture aux Nations unies pour réglementer les ventes de matériel de maintien de l’ordre.</p>



<p>Amnesty International enquête et alerte sur les pratiques de maintien de l’ordre lors des manifestations en Grèce depuis de nombreuses années. L’organisation a notamment publié des rapports en 2012 et 2021 à ce sujet.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/grece-des-methodes-de-maintien-de-lordre-violentes-ont-transforme-les-manifestations-pacifiques-en-champs-de-bataille/">Grèce. Des méthodes de maintien de l’ordre violentes ont transformé les manifestations pacifiques en champs de bataille</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Russie. Les écoles sont devenues des « fabriques de la docilité », par le biais de l’endoctrinement et de la surveillance des enfants par l&#8217;État</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/russie-les-ecoles-sont-devenues-des-fabriques-de-la-docilite-par-le-biais-de-lendoctrinement-et-de-la-surveillance-des-enfants-par-letat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 16:25:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36472</guid>

					<description><![CDATA[<p>Russie. Les écoles sont devenues des « fabriques de la docilité », par le biais de l’endoctrinement et de la surveillance des enfants par l&#8217;État Les autorités russes privent les enfants du droit à une éducation de qualité, en utilisant des manuels et des cours saturés de propagande, dans le but d’endoctriner les élèves et [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/russie-les-ecoles-sont-devenues-des-fabriques-de-la-docilite-par-le-biais-de-lendoctrinement-et-de-la-surveillance-des-enfants-par-letat/">Russie. Les écoles sont devenues des « fabriques de la docilité », par le biais de l’endoctrinement et de la surveillance des enfants par l&rsquo;État</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Russie. Les écoles sont devenues des « fabriques de la docilité », par le biais de l’endoctrinement et de la surveillance des enfants par l&rsquo;État</h2>



<p>Les autorités russes privent les enfants du droit à une éducation de qualité, en utilisant des manuels et des cours saturés de propagande, dans le but d’endoctriner les élèves et de justifier la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, tout en réprimant la liberté d’expression, la réflexion indépendante et l’accès à l’information, a déclaré Amnesty International lundi 1er juin.</p>



<p>Une nouvelle synthèse, intitulée <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/EUR4609562026ENGLISH.pdf"><em><strong>“Only Official Sources”: Indoctrination in the Russian Educational System</strong></em></a>, décrit comment des enfants, à travers la Russie et les zones occupées par la Russie en Ukraine, sont soumis à une idéologie oppressive d’État au moyen d’un programme scolaire contrôlé de manière centralisée. Elle explique aussi que les enseignant·e·s sont chargés d’effectuer un suivi de leurs élèves en ligne, de compiler des fichiers contenant des informations sur leurs opinions, et de signaler aux autorités les points de vue dissidents sur des questions politiques et sociales.</p>



<p>« Jadis temples du savoir, les écoles russes sont en passe d’être converties en fabriques de la docilité. C’est l’État russe lui-même qui définit ce que les enfants doivent apprendre au sujet de la Russie, des pays voisins et du reste du monde. Si l’utilisation de l’école à des fins de propagande politique n’est pas spécifique à la Russie, l’intensité et l’ampleur des efforts déployés par le Kremlin afin de placer l’endoctrinement au cœur du système éducatif sont systémiques », a déclaré Marie Struthers, directrice pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale à Amnesty International.</p>



<p>« Les manuels scolaires russes présentent une vision univoque de l’histoire, qui justifie toutes les décisions de Moscou d’employer la force contre les nations voisines. Ils présentent les agressions russes contre l’Ukraine comme une nécessité historique et une question de survie nationale, tandis que toute opinion s’écartant de cette perspective est qualifiée d’ »hostile » ou de « destructrice » ».</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/EUR4609562026ENGLISH.pdf">lire la synthèse (en)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Une vision du monde, un enseignement uniforme</h4>



<p>Depuis 2023, le ministère russe de l&rsquo;Éducation a introduit une série unique de manuels d’histoire et de supports éducatifs obligatoires comparant la Russie à une « forteresse assiégée », niant ou minimisant l’identité et la souveraineté ukrainiennes, et présentant toutes les interventions militaires soviétiques et russes comme nécessaires ou légitimes.</p>



<p>L’éducation ne peut respecter le droit relatif aux droits humains et normes associées lorsqu&rsquo;elle est conçue pour priver les enfants de la possibilité de se forger une opinion propre et d’apprendre à réfléchir de manière indépendante et critique durant leurs années de formation. La démarche de la Russie est contraire à ses obligations en vertu d’un certain nombre de traités internationaux relatifs aux droits humains, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant, qui prévoit que l’éducation a pour objectif d’« [i]nculquer à l’enfant le respect des droits de l&rsquo;homme et des libertés fondamentales » et prépare les enfants à assumer les responsabilités de la vie au sein d’une société libre, dans un esprit « de compréhension, de paix, de tolérance, d&rsquo;égalité entre les sexes et d&rsquo;amitié entre tous les peuples ».</p>



<p>Les tentatives de la Russie de préparer une population étudiante à une obéissance inconditionnelle sont renforcées au moyen de la coercition, du suivi et du profilage.</p>



<p>« Les autorités russes introduisent des mesures dites de profilaktika, qui impliquent à la fois de répandre leur propagande et de soumettre les élèves à une surveillance clandestine constante, à l’école et en dehors, notamment en ligne. Si cela est accompli dans le but affiché de prévenir l’ »extrémisme », le « terrorisme » et les « idéologies destructrices », ces consignes encouragent dans les faits le passage au crible des opinions politiques, religieuses et personnelles de mineur·e·s », a déclaré Marie Struthers.</p>



<h4 class="wp-block-heading">De la protection à la surveillance</h4>



<p>Les écoles sont encouragées à identifier les élèves et les membres du personnel dont les opinions, l’activité en ligne et les associations illustrent leur déloyauté ou leur vulnérabilité face à des influences « destructrices » &#8211; dont la définition est si vague qu’elles incluent les groupes d’opposition pacifique et de la société civile. Figurent parmi elles la Fondation anticorruption d’Alexeï Navalny, mort en détention, le mouvement de protestation de jeunesse Vesna et le « mouvement international LGBT » &#8211; qui n’existe pas, puisqu’il s’agit d’une invention judiciaire employée pour criminaliser le militantisme en faveur des droits des personnes LGBTI -, qui ont tous été visés par des poursuites pour s’être seulement exprimés en faveur des droits humains.</p>



<p>Même afficher des formes d’opposition qui ne sont pas officiellement interdites en Russie, telles que le fait d’évoquer l’impact négatif sur le niveau de vie de la guerre en Ukraine, pourrait être perçu comme un signal d’alarme, à la suite duquel les élèves concernés sont considérés comme « à risque », leurs opinions sur la guerre, les « valeurs traditionnelles » et la politique gouvernementale étant alors enregistrées et transmises à l’administration scolaire, à la police ou aux services de sécurité.</p>



<p>« Les autorités russes ont montré qu’elles ne reculeront devant rien pour imposer leur discours profondément politisé et idéologique à la prochaine génération, et garantir que celles et ceux qui ne se plient pas à ces règles soient détectés et sanctionnés. Cela porte atteinte aux droits des enfants à la vie privée et à la liberté d’expression et d’association, sape la confiance à l’intérieur des établissements scolaires et prive les enfants de leur individualité », a déclaré Marie Struthers.</p>



<p>« L’esprit d’un enfant n’appartient pas à l’État. Il semble pourtant que les autorités russes traitent les classes comme un terreau que l’on doit inspecter afin de pouvoir détecter les jeunes pousses de l’opposition civique, et les arracher avant qu’elles ne se développent. »</p>



<p>Amnesty International demande aux autorités russes de veiller à ce que le programme scolaire, les manuels et les autres supports éducatifs n’étouffent pas, ni ne préviennent, la libre expression et le libre échange d’opinions, ne contiennent pas de désinformation, et ne compromettent pas le respect des droits humains. Les élèves et enseignant·e·s doivent se voir accorder l’accès à un large éventail de sources et être en mesure de parler librement d’histoire et de l’actualité sans craintes de représailles.</p>



<p>Les autorités doivent : abroger les lois et règlements qui punissent l’expression pacifique ou excluent les voix dissidentes de l’éducation ; faire cesser immédiatement la surveillance et le profilage illégaux d’élèves et d’enseignant·e·s ; détruire les données obtenues illégalement ; proposer des recours utiles et des réparations aux personnes affectées, et amener les responsables présumés de violations à rendre des comptes.</p>



<p>Amnesty International demande également à la communauté internationale : de soulever ces questions avec les autorités russes dans toutes les instances ; de soutenir le travail indépendant effectué par la société civile afin de combattre la propagande et la persécution dans l’enseignement ; d’aider les personnes victimes de telles persécutions, notamment en leur accordant des visas lorsque cela est nécessaire ; et de garantir que l’aide au développement ne soit pas utilisée pour perpétuer ces violations.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/EUR4609562026ENGLISH.pdf">lire la synthèse (en)</a></div>
</div>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/russie-les-ecoles-sont-devenues-des-fabriques-de-la-docilite-par-le-biais-de-lendoctrinement-et-de-la-surveillance-des-enfants-par-letat/">Russie. Les écoles sont devenues des « fabriques de la docilité », par le biais de l’endoctrinement et de la surveillance des enfants par l&rsquo;État</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Amnesty International appelle les États à empêcher qu’un ordre prédateur et hostile aux droits fondamentaux s’impose en ce moment crucial pour l’humanité</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/amnesty-international-appelle-les-etats-a-empecher-quun-ordre-predateur-et-hostile-aux-droits-fondamentaux-simpose-en-ce-moment-crucial-pour-lhumanite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 02:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36079</guid>

					<description><![CDATA[<p>Amnesty International appelle les États à empêcher qu’un ordre prédateur et hostile aux droits fondamentaux s’impose en ce moment crucial pour l’humanité Le monde est à l’aube d’une nouvelle ère dangereuse, caractérisée par des attaques de grandes puissances, d’entreprises et de mouvements anti-droits contre le multilatéralisme, le droit international et les droits humains, a alerté [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/amnesty-international-appelle-les-etats-a-empecher-quun-ordre-predateur-et-hostile-aux-droits-fondamentaux-simpose-en-ce-moment-crucial-pour-lhumanite/">Amnesty International appelle les États à empêcher qu’un ordre prédateur et hostile aux droits fondamentaux s’impose en ce moment crucial pour l’humanité</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Amnesty International appelle les États à empêcher qu’un ordre prédateur et hostile aux droits fondamentaux s’impose en ce moment crucial pour l’humanité</h2>


<section id="section-fde3c7f8" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<ul class="wp-block-list">
<li>L’année 2025 a été marquée par des attaques prédatrices contre le multilatéralisme, le droit international et la société civile.</li>



<li>L’alternative proposée est un ordre mondial raciste, patriarcal, inique et hostile aux droits fondamentaux.</li>



<li>Des manifestant·e·s, des militant·e·s et des organismes internationaux s’efforcent de résister, de bousculer le statu quo et de transformer l’ordre établi.</li>
</ul>

</div></section>


<p>Le monde est à l’aube d’une nouvelle ère dangereuse, caractérisée par des attaques de grandes puissances, d’entreprises et de mouvements anti-droits contre le multilatéralisme, le droit international et les droits humains, a alerté Amnesty International mardi 21 avril 2026 à l’occasion du lancement de son <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/15-April-final-French-2025-fr-screen.pdf"><strong>Rapport annuel, La situation des droits humains dans le monde</strong></a>. Les États, les organismes internationaux et la société civile doivent rejeter la politique de conciliation à tout prix et résister collectivement à ces attaques afin d’empêcher ce nouvel ordre mondial de s’imposer, a déclaré l’organisation dans son évaluation de la situation des droits fondamentaux dans 144 pays.</p>



<p>« Nous sommes face au plus grand défi de notre époque. L’humanité est attaquée par des mouvements transnationaux hostiles aux droits fondamentaux et par des gouvernements prédateurs déterminés à asseoir leur domination au moyen de guerres illégales et d’un chantage économique éhonté, a déclaré la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard.</p>



<p>« Depuis des années, Amnesty International dénonce le délitement progressif des droits humains dans toutes les parties du monde, alertant sur les conséquences des violations flagrantes des règles commises par des gouvernements et des entreprises. Nous avons aussi démontré à maintes reprises que la politique du deux poids, deux mesures et le respect sélectif du droit international affaiblissaient le système multilatéral et l’obligation de rendre des comptes.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/15-April-final-French-2025-fr-screen.pdf">lire le rapport (fr)</a></div>
</div>



<figure class="wp-block-pullquote" style="border-style:none;border-width:0px;padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"><blockquote><p>Nous ne parlons plus seulement d’une érosion aux marges du système, mais d’une attaque directe contre les fondements mêmes des droits humains et l’ordre international fondé sur des règles, menée par les acteurs les plus puissants à des fins de contrôle, d’impunité et de profit.</p><cite>Agnès Callamard, Secrétaire générale d&rsquo;Amnesty International</cite></blockquote></figure>



<p>« Ce qui rend cet instant fondamentalement différent est que nous ne parlons plus seulement d’une érosion aux marges du système, mais d’une attaque directe contre les fondements mêmes des droits humains et l’ordre international fondé sur des règles, menée par les acteurs les plus puissants à des fins de contrôle, d’impunité et de profit.</p>



<p>« L’escalade du conflit au Moyen-Orient est un des résultats de ce glissement vers le mépris de la loi. Après les premières attaques illégales menées par les États-Unis et Israël en violation de la Charte des Nations unies, qui ont déclenché des représailles aveugles de la part de l’Iran, le conflit s’est vite transformé en une guerre ouverte contre les populations et les infrastructures civiles, aggravant les souffrances déjà catastrophiques des habitant·e·s de la région. Il concerne maintenant des pays du monde entier, touchant les populations partout sur la planète et menaçant les moyens de subsistance de millions de personnes. C’est ce qui arrive quand les normes, les institutions et le cadre juridique bâtis à grand-peine pour préserver l’humanité sont vidés de leur substance au nom de la domination. »</p>



<p>« Le Rapport annuel 2025 d’Amnesty International ne se contente pas d’alerter sur une débâcle imminente, mais démontre aussi l’effondrement déjà en cours et dénonce ses conséquences dévastatrices pour les droits humains, la stabilité mondiale et la vie de millions de personnes en 2026 et au-delà. Il appelle les pays du monde entier à rejeter de toute urgence la politique de la conciliation à tout prix qui a été suivie en 2025, à surmonter la peur et à résister, en discours et en actes, à la construction d’un ordre mondial prédateur. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">La destruction du droit international accélérée par des attaques prédatrices</h4>



<div class="wp-block-columns are-vertically-aligned-center is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<p>La situation des droits humains dans le monde, ainsi que les autres documents publiés cette année par Amnesty International, détaillent des crimes de droit international généralisés et une multiplication des attaques contre le système de justice internationale, qui portent gravement atteinte aux fondements sur lesquels reposent les droits humains au niveau mondial.</p>



<p>Israël a poursuivi son génocide contre la population palestinienne de Gaza, malgré l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025, et a maintenu le système d’apartheid qu’il impose aux Palestinien·ne·s, tout en accélérant l’expansion des colonies illégales en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, et en prenant des mesures en vue d’une annexion. Les autorités israéliennes ont de plus en plus autorisé ou encouragé les colons à attaquer et terroriser les Palestinien·ne·s en toute impunité, et de hauts responsables de l’État ont encensé et glorifié la violence contre les Palestinien·ne·s, y compris les arrestations arbitraires et la torture des détenu·e·s.</p>



<p>Les États-Unis ont procédé à plus de 150 exécutions extrajudiciaires en bombardant des embarcations dans les Caraïbes et le Pacifique, et ont commis un acte d’agression contre le Venezuela en janvier 2026. La Russie a intensifié ses attaques aériennes contre des infrastructures civiles essentielles en Ukraine, tandis que l’armée du Myanmar a utilisé des parapentes motorisés pour larguer des munitions explosives sur des villages, tuant des dizaines de civil·e·s, dont des enfants.</p>



<p>Les Émirats arabes unis ont alimenté le conflit au Soudan en fournissant de l’armement chinois de pointe aux Forces d’appui rapide, qui ont pris le contrôle de la ville d’El Fasher en octobre après l’avoir assiégée pendant 18 mois et ont commis des massacres de civil·e·s et des violences sexuelles. En République démocratique du Congo (RDC), le groupe armé M23, avec l’aide active du Rwanda, a pris les villes de Goma et de Bukavu et a tué illégalement des civil·e·s et torturé des détenu·e·s.</p>



<p>Début 2026, le recours illégal à la force par les États-Unis et Israël contre l’Iran, en violation de la Charte des Nations unies, a déclenché des frappes iraniennes de représailles contre Israël et les pays du Conseil de coopération du Golfe, tandis qu’Israël a intensifié ses attaques contre le Liban. Entre la mort de plus de 100 enfants tués par une frappe états-unienne illégale sur une école en Iran et les attaques dévastatrices de toutes les parties contre des infrastructures énergétiques, le conflit a mis en danger la vie et la santé de millions de civil·e·s et menace de provoquer de vastes préjudices civils et environnementaux, prévisibles et durables, avec des conséquences sur l’accès à l’énergie, aux soins de santé, à l’alimentation et à l’eau dans cette région déjà agitée, ainsi qu’ailleurs dans le monde.</p>



<p>En Afghanistan, les talibans ont intensifié leurs politiques prédatrices contre les femmes, avec de nouvelles interdictions les privant d’éducation, de travail et de liberté de circuler, tandis qu’en Iran les autorités ont massacré des manifestant·e·s en janvier 2026, dans ce qui a probablement été la répression de ce type la plus meurtrière depuis des décennies.</p>



<p>En 2025, les États-Unis, Israël et la Russie ont encore affaibli les mécanismes internationaux d’obligation de rendre des comptes, et en particulier la Cour pénale internationale (CPI). Le gouvernement de Donald Trump a pris des sanctions contre des membres du personnel de la CPI, des organisations collaborant avec elle et la rapporteuse spéciale des Nations unies sur le territoire palestinien occupé, et la Russie a délivré des mandats d’arrêt contre des responsables de la CPI. Plusieurs autres États se sont retirés du Statut de Rome et des traités interdisant les armes à sous-munitions et les mines antipersonnel ou ont annoncé leur intention de le faire.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="aimc-ignore wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-1024x683.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-36082" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-1024x683.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-300x200.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-768x512.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-1536x1024.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-2048x1365.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-900x600.jpg 900w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-734x489.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-108x72.jpg 108w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-216x144.jpg 216w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-60x40.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-120x80.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-200x133.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-400x267.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-260x173.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-520x347.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-325x217.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-650x433.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/313052-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"><span class="image-metadataItem image-copyright" aria-hidden="true">© OMAR AL-QATTAA/AFP via Getty Images</span></div></div></figure>



<div style="height:96px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="aimc-ignore wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-1024x683.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-36083" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-1024x683.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-300x200.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-768x512.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-1536x1024.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-2048x1365.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-900x600.jpg 900w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-734x489.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-108x72.jpg 108w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-216x144.jpg 216w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-60x40.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-120x80.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-200x133.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-400x267.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-260x173.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-520x347.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-325x217.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-650x433.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315529-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"><span class="image-metadataItem image-copyright" aria-hidden="true">© Diego Herrera Carcedo/Anadolu via Getty Images</span></div></div></figure>
</div>
</div>



<figure class="wp-block-pullquote" style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"><blockquote><p>Faire des concessions excessives aux agresseurs revient à jeter de l’huile sur un feu qui nous brûlera toutes et tous et réduira en cendres l’avenir des générations futures.</p><cite>Agnès Callamard</cite></blockquote></figure>



<p>La grande majorité des États ont refusé ou se sont montrés incapables de dénoncer systématiquement les actes prédateurs commis par les États-Unis, la Russie, Israël ou la Chine, ou de négocier des solutions diplomatiques. L’Union européenne et la plupart des pays européens ont cédé lâchement face aux attaques états-uniennes contre le droit international et les mécanismes multilatéraux. Ils n’ont pas pris de mesures dignes de ce nom pour faire cesser le génocide israélien ou mettre un terme aux transferts irresponsables d’armes et de technologies alimentant des crimes de droit international dans le monde entier. Ils ne se sont pas non plus montrés disposés à promulguer des lois pour faire barrage aux sanctions des États-Unis et protéger les personnes visées par celles-ci, notamment les juges et les procureurs de la CPI. L’Italie et la Hongrie ont refusé d’arrêter sur leur territoire des personnes se trouvant sous le coup de mandats de la CPI, et l’Allemagne, la France et la Pologne ont laissé entendre qu’elles feraient de même.</p>



<p>« Les dirigeant·e·s mondiaux ont jusqu’à présent fait preuve d’une trop grande soumission face aux attaques contre le droit international et le système multilatéral. Leur silence et leur inaction sont inexcusables. C’est une faillite morale, qui n’aboutira à rien d’autre qu’à une retraite, une défaite et l’effacement de décennies de gains durement acquis en matière de droits humains. Faire des concessions excessives aux agresseurs revient à jeter de l’huile sur un feu qui nous brûlera toutes et tous et réduira en cendres l’avenir des générations futures », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Certaines personnes pourraient être tentées de balayer d’un revers de la main le système bâti ces 80 dernières années, affirmant qu’il n’est rien d’autre qu’une illusion. Cela reviendrait à faire peu de cas des avancées acquises de haute lutte en matière de reconnaissance des droits universels, notamment l’adoption de nombreuses conventions internationales et lois nationales protégeant contre la discrimination raciale et la violence à l’égard des femmes, consacrant les droits des travailleuses et travailleurs et des syndicats, et reconnaissant ceux des peuples autochtones. Ce serait oublier les solutions apportées à la pauvreté, le renforcement des droits reproductifs et la justice mise en œuvre quand les États choisissent de respecter la Charte des Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme.</p>



<p>« Les prédateurs politiques et économiques, ainsi que celles et ceux qui les aident, déclarent la mort du système multilatéral non pas parce qu’il est inefficace, mais parce qu’il ne sert pas leurs objectifs d’hégémonie et de contrôle. La bonne réponse ne consiste pas à proclamer que ce système est une illusion ou est irréparable, mais à s’attaquer à ses lacunes, à cesser de l’appliquer de façon sélective et à continuer de le transformer pour qu’il soit pleinement en mesure de défendre tout le monde avec la même détermination. »</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/15-April-final-French-2025-fr-screen.pdf">lire le rapport (fr)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Une multiplication des attaques contre la société civile à travers le monde</h4>



<div class="wp-block-columns are-vertically-aligned-center is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<p>La multiplication des attaques contre la société civile et les mouvements sociaux s’est accentuée en 2025, les efforts soutenus visant à réduire au silence et à priver de pouvoir d’action les défenseur·e·s des droits humains, les organisations et les dissident·e·s s’étant répandus presque partout dans le monde.</p>



<p>Les autorités du Népal et de la Tanzanie ont eu recours de façon particulièrement éhontée à une force illégale meurtrière pour réprimer des manifestations portant sur des revendications politiques et socioéconomiques. Celles de l’Afghanistan, de la Chine, de l’Égypte, des États-Unis, de l’Inde, du Kenya et du Venezuela, entre autres, ont aussi réprimé violemment des manifestations, érigé en infraction la dissidence au moyen de lois sur le terrorisme et la sécurité ou eu recours à des méthodes de maintien de l’ordre violentes, des disparitions forcées ou des exécutions extrajudiciaires.</p>



<p>Au Royaume-Uni, les autorités ont interdit, en vertu de lois antiterroristes excessivement larges, le réseau d’action directe Palestine Action, qui protestait principalement contre les fabricants d’armes israéliens et leurs filiales, et ont arrêté plus de 2 700 personnes accusées de s’être opposées à cette interdiction. La Haute-Cour de justice a jugé cette mesure illégale en février 2026. Le gouvernement a fait appel de cette décision.</p>



<p>Les autorités turques ont interpelé des centaines de manifestant·e·s pacifiques après l’arrestation d’Ekrem İmamoğlu, maire d’Istanbul et candidat à l’élection présidentielle, qui fait partie des quelque 400 personnes faisant l’objet de poursuites motivées par des considérations politiques pour corruption présumée.</p>



<p>Les autorités des États-Unis ont lancé une campagne de répression illégale contre les personnes migrantes, réfugiées et demandeuses d’asile, caractérisée par un recours à une force injustifiée et excessive, au profilage racial, à la détention arbitraire et à des pratiques s’apparentant à de la torture et des disparitions forcées. En Amérique latine, des pays comme l’Équateur, le Nicaragua, le Paraguay, le Pérou, le Salvador et le Venezuela ont adopté des cadres juridiques ou réformé les cadres existants en vue d’imposer des contrôles disproportionnés aux organisations de la société civile, ce qui a eu des répercussions directes sur leur capacité à fonctionner, à se procurer des financements, à aider les populations et à défendre les droits humains.</p>



<p>De nombreux États ont, avec l’appui d’entreprises, eu recours à des logiciels espions et à la censure numérique pour restreindre le droit à la liberté d’expression et le droit à l’information. Les autorités états-uniennes ont utilisé des outils de surveillance fondés sur l’intelligence artificielle pour arrêter et expulser des étudiant·e·s étrangers qui exprimaient leur solidarité avec la Palestine. Le gouvernement serbe a fait usage de logiciels espions et d’outils de criminalistique numérique contre des manifestant·e·s étudiants, des membres de la société civile et des journalistes. Les autorités kenyanes ont utilisé de manière systématique des méthodes de répression facilitées par la technologie (manœuvres d’intimidation, menaces, incitation à la haine et surveillance illégale en ligne) pour réprimer les manifestations organisées par des jeunes.</p>



<p>Les États-Unis, l’Allemagne, le Canada, la France et le Royaume-Uni, entre autres pays, ont annoncé ou mis en œuvre des coupes drastiques dans les budgets alloués à l’aide internationale, alors qu’ils savaient que ces coupes risquaient de provoquer des millions de morts pouvant être évitées. Dans plusieurs cas, ils se sont en parallèle engagés à augmenter fortement leurs dépenses militaires. Ces mesures ont eu des conséquences catastrophiques sur les efforts menés par les ONG pour faire progresser la liberté de la presse, la résilience climatique et la justice de genre, pour protéger les personnes réfugiées, migrantes ou demandeuses d’asile, et pour fournir des soins médicaux et mettre en œuvre les droits sexuels et reproductifs.</p>



<p>De nombreux États n’ont toujours rien fait pour juguler l’évasion fiscale agressive pratiquée par les milliardaires et les grandes entreprises, et ont en outre affaibli les mesures restreignant le pouvoir des entreprises. Aux États-Unis, des poursuites stratégiques contre la mobilisation publique (procès-bâillons) ont eu un effet dissuasif sur la société civile. Dans le cadre d’une de ces poursuites, un tribunal a condamné Greenpeace à verser 345 millions de dollars des États-Unis à une entreprise du secteur des énergies fossiles (contre 660 millions lors du premier procès).</p>



<p>Dans un contexte dominé par les discours du président des États-Unis qualifiant le changement climatique d’« arnaque », aucun gouvernement au monde n’a pris des mesures suffisantes pour remédier aux déplacements liés au climat, permettre l’abandon progressif et équitable des énergies fossiles ou accroître le financement de l’action climatique, alors même que le Programme des Nations unies pour l’environnement a averti que, au train où vont les choses, le réchauffement de la planète devrait atteindre 3 °C par rapport aux niveaux de l’ère préindustrielle d’ici à 2100.</p>



<p>« Quelle alternative les despotes et les prédateurs envisagent-ils pour remplacer l’expérience mondiale imparfaite qu’ils tiennent tant à détruire ? L’ordre mondial qu’ils proposent bafoue et renonce à la justice raciale, de genre et climatique, considère la société civile comme un ennemi, et rejette la solidarité internationale. Ses fondements consistent à réduire au silence la dissidence, manipuler la loi et déshumaniser toutes les personnes considérées comme “différentes”. Leur vision du monde ne s’appuie pas sur le respect de notre humanité commune, mais sur la force militaire, la domination commerciale et l’hégémonie technologique. Il s’agit, au bout du compte, d’une vision sans boussole morale », a déclaré Agnès Callamard.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="aimc-ignore wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="738" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-1024x738.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-36085" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-1024x738.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-300x216.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-768x554.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-1536x1107.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-2048x1476.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-833x600.jpg 833w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-734x529.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-100x72.jpg 100w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-200x144.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-60x43.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-120x86.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-400x288.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-260x187.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-520x375.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-325x234.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-650x468.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/314324-600x432.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"><span class="image-metadataItem image-copyright" aria-hidden="true">© Anonymous/Getty Images</span></div></div></figure>



<div style="height:498px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="aimc-ignore wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-1024x683.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-36086" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-1024x683.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-300x200.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-768x512.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-1536x1024.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-2048x1365.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-900x600.jpg 900w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-734x489.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-108x72.jpg 108w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-216x144.jpg 216w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-60x40.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-120x80.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-200x133.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-400x267.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-260x173.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-520x347.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-325x217.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-650x433.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315419-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"><span class="image-metadataItem image-copyright" aria-hidden="true">© PRABIN RANABHAT/AFP via Getty Images</span></div></div></figure>
</div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Les manifestant·e·s, la société civile et les organismes internationaux en première ligne des efforts visant à résister, à bousculer le statu quo et à transformer l’ordre établi</h4>



<div class="wp-block-columns are-vertically-aligned-center is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<p>Loin de se laisser décourager par l’adversité, des millions de personnes dans le monde résistent à l’injustice et aux pratiques autoritaires.</p>



<p>Des manifestations de la « génération Z » ont eu lieu dans une dizaine de pays en 2025, dont l’Indonésie, le Kenya, Madagascar, le Maroc, le Népal et le Pérou, et quelque 300 000 personnes ont bravé l’interdiction de la marche des fiertés de Budapest, en Hongrie, pour défendre les droits des personnes LGBTI. Tout au long des premiers mois de 2026, de Los Angeles à Minneapolis, des manifestant·e·s se sont organisés rue par rue et quartier par quartier contre les opérations violentes et fortement militarisées de la police de l’immigration des États-Unis.</p>



<p>Des manifestations massives contre le génocide israélien se sont déroulées partout dans le monde en 2025, et des travailleuses et travailleurs humanitaires de plus de 40 pays ont lancé des flottilles pour témoigner leur solidarité aux Palestinien·ne·s. Le militantisme contre les flux d’armes vers Israël s’est intensifié aux quatre coins du monde, des dockers ayant notamment mené des actions en Espagne, en France, en Grèce, en Italie, au Maroc et en Suède pour perturber l’acheminement d’armes vers Israël. Des actions militantes et des pressions juridiques ont aussi amené certains États à restreindre voire interdire les exportations d’armes à destination d’Israël.</p>



<p>Si beaucoup de gouvernements ont fait des concessions excessives face aux attaques contre la justice internationale, plusieurs États et organismes ont résisté à cette tendance en prouvant leur attachement au multilatéralisme et à l’état de droit. Ils ont été de plus en plus nombreux à reconnaître qu’Israël était en train de commettre un génocide et plusieurs pays ont rejoint le Groupe de La Haye, collectif déterminé à demander des comptes à Israël pour ses violations du droit international. Un certain nombre ont par ailleurs apporté leur contribution à la procédure engagée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ).</p>



<p>Les Philippines ont remis à la CPI l’ancien président Rodrigo Duterte, accusé du crime contre l’humanité de meurtre, et la Cour a délivré des mandats d’arrêt contre deux dirigeants talibans pour des persécutions liées au genre. Le Conseil de l’Europe et l’Ukraine se sont mis d’accord pour créer le Tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine et, en République centrafricaine, un tribunal hybride a déclaré six anciens membres d’un groupe armé coupables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.</p>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-pullquote" style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"><blockquote><p>Que 2026 soit l’année où nous affirmerons notre capacité d’action et démontrerons que l’histoire n’est pas seulement quelque chose que nous subissons, mais qu’il nous revient aussi de l’écrire. Et pour le bien de l’humanité, c’est aujourd’hui qu’il faut le faire.</p><cite>Agnès Callamard</cite></blockquote></figure>
</blockquote>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a créé un mécanisme d’enquête indépendant pour l’Afghanistan, ainsi qu’une mission d’établissement des faits et une commission d’enquête sur la situation dans l’est de la RDC. Il a également prolongé le mandat de sa mission d’établissement des faits sur l’Iran. Des progrès importants ont été accomplis en vue de l’élaboration d’une convention des Nations unies sur la coopération fiscale internationale ainsi que d’une convention sur les crimes contre l’humanité. Par ailleurs, la CIJ et la Cour interaméricaine des droits de l’homme ont rendu des avis consultatifs historiques dans lesquels elles insistaient sur les obligations des États de remédier aux dommages causés par le changement climatique.</p>



<p>En 2026, les États ont été plus nombreux à s’élever contre les pratiques autoritaires et les attaques contre l’ordre mondial fondé sur des règles. Le gouvernement espagnol a notamment pris des positions de principe, mais il faudrait que ce type d’appels soient suivis de mesures fermes et durables.</p>



<p>« Des rues des villes aux forums multilatéraux, l’année 2025 a été marquée par des manifestations puissantes de résistance et de solidarité de la part de manifestant·e·s, de diplomates, de responsables politiques et de nombreuses autres personnes à travers le monde. Nous devons suivre leur exemple et nous inspirer de leur courage pour bâtir des coalitions solides visant à réimaginer, reconstruire et recentrer l’ordre mondial autour des droits humains, de l’état de droit et des valeurs universelles, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Que 2026 soit l’année où nous affirmerons notre capacité d’action et démontrerons que l’histoire n’est pas seulement quelque chose que nous subissons, mais qu’il nous revient aussi de l’écrire. Et pour le bien de l’humanité, c’est aujourd’hui qu’il faut le faire. »</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="aimc-ignore wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-1024x683.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-36087" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-1024x683.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-300x200.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-768x512.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-1536x1024.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-2048x1366.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-900x600.jpg 900w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-734x489.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-108x72.jpg 108w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-216x144.jpg 216w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-60x40.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-120x80.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-200x133.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-400x267.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-260x173.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-520x347.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-325x217.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-650x433.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315359-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"><span class="image-metadataItem image-copyright" aria-hidden="true">© RIJASOLO/AFP via Getty Images</span></div></div></figure>



<div style="height:501px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="aimc-ignore wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-1024x683.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-36088" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-1024x683.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-300x200.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-768x512.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-1536x1024.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-2048x1365.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-900x600.jpg 900w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-734x489.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-108x72.jpg 108w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-216x144.jpg 216w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-60x40.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-120x80.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-200x133.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-400x267.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-260x173.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-520x347.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-325x217.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-650x433.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315473-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"><span class="image-metadataItem image-copyright" aria-hidden="true">© GIORGIO VIERA/AFP via Getty Images</span></div></div></figure>
</div>
</div>


<figure class="actionBlock"><div class="actionBlock-figure"><img decoding="async" width="350" height="230" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315571-350x230.jpg" class="actionBlock-image aiic-ignore" alt="" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315571-350x230.jpg 350w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315571-108x72.jpg 108w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315571-60x40.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/315571-120x80.jpg 120w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /><span class="actionBlock-label"></span></div><figcaption class="actionBlock-content"><p>EN SAVOIR PLUS SUR LA SITUATION DES DROITS HUMAINS DANS LE MONDE</p><a class="btn btn--fill btn--large" href=https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/04/15-April-final-French-2025-fr-screen.pdf>LIRE LE RAPPORT</a></figcaption></figure>



<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/amnesty-international-appelle-les-etats-a-empecher-quun-ordre-predateur-et-hostile-aux-droits-fondamentaux-simpose-en-ce-moment-crucial-pour-lhumanite/">Amnesty International appelle les États à empêcher qu’un ordre prédateur et hostile aux droits fondamentaux s’impose en ce moment crucial pour l’humanité</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Monde. La FIFA et les pays hôtes de la Coupe du monde doivent empêcher que le tournoi devienne une menace pour les fans et les populations</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/monde-la-fifa-et-les-pays-hotes-de-la-coupe-du-monde-doivent-empecher-que-le-tournoi-devienne-une-menace-pour-les-fans-et-les-populations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 14:09:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36003</guid>

					<description><![CDATA[<p>Monde. La FIFA et les pays hôtes de la Coupe du monde doivent empêcher que le tournoi devienne une menace pour les fans et les populations Des millions de fans de football qui assisteront à la Coupe du monde masculine de la FIFA 2026 au Canada, au Mexique et aux États-Unis risquent d’être confrontés à [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/monde-la-fifa-et-les-pays-hotes-de-la-coupe-du-monde-doivent-empecher-que-le-tournoi-devienne-une-menace-pour-les-fans-et-les-populations/">Monde. La FIFA et les pays hôtes de la Coupe du monde doivent empêcher que le tournoi devienne une menace pour les fans et les populations</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Monde. La FIFA et les pays hôtes de la Coupe du monde doivent empêcher que le tournoi devienne une menace pour les fans et les populations</h2>



<p>Des millions de fans de football qui assisteront à la Coupe du monde masculine de la FIFA 2026 au Canada, au Mexique et aux États-Unis risquent d’être confrontés à des attaques inquiétantes contre les droits humains, notamment du fait des politiques d’immigration abusives et meurtrières des États-Unis, a déclaré Amnesty International le 30 mars 2026. L’organisation de défense des droits humains a prévenu que les graves restrictions des droits à la liberté d’expression et à la liberté de manifestation pacifique menacent la perspective d’un tournoi « sûr, accueillant et inclusif » promis par la FIFA. </p>



<p>Dans son nouveau rapport intitulé <strong><em>L’humanité doit triompher. Défendre les droits et lutter contre la répression pendant la Coupe du monde de la FIFA 2026</em></strong>, Amnesty International présente les graves risques encourus par les fans, les joueurs, les journalistes, les travailleurs et travailleuses et les populations locales dans les trois pays hôtes, et les conséquences auxquelles ces personnes s’exposent. Sous le mandat du président Donald Trump, les États-Unis, où se tiendront les trois quarts des matchs de la Coupe du monde, sont le théâtre d’une crise des droits humains marquée par des politiques d’immigration discriminatoires, des détentions de masse et des arrestations arbitraires par des agents masqués et armés du Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE), du Service des douanes et de la protection des frontières et d’autres agences.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/IOR1008372026_SYNTHESE_FR.pdf">lire la synthèse (fr)</a></div>



<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/IOR1008372026_REPORT_Final_Web.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<p>« Le gouvernement des États-Unis a expulsé plus de 500 000 personnes du pays en 2025, soit plus de six fois le nombre de personnes qui assisteront à la finale de la Coupe du monde au stade Metlife », a déclaré Steve Cockburn, directeur du programme Justice économique et sociale d’Amnesty International.</p>



<p>« L’augmentation sans précédent des arrestations et expulsions illégales n’a été rendue possible que par l’érosion des garanties d’une procédure régulière, qui bafoue les droits à la liberté et à la sécurité de centaines de milliers de personnes migrantes et réfugiées. Ces politiques ont déchiré des populations et instauré un climat de peur partout aux États-Unis. Le pays traverse une période profondément préoccupante, qui affectera certainement les fans souhaitant prendre part aux festivités de la Coupe du monde. »</p>



<p>Les villes hôtes de la Coupe du monde ont subi les conséquences de la répression des droits imposée par le gouvernement des États-Unis. En juin 2025, le président Donald Trump a placé sous le commandement fédéral et déployé à Los Angeles 4 000 membres de la Garde nationale californienne, en réponse à des manifestations contre les opérations menées par les services de l’immigration. Les villes de Dallas, Houston et Miami, qui accueilleront des matchs, ont toutes signé des accords problématiques permettant aux agences locales d’application des lois de collaborer avec l’ICE, ce qui accroît le profilage racial et le ciblage de personnes immigrantes et sape la confiance entre les populations et les responsables locaux de l’application des lois, causant une fragilisation de la sécurité publique.</p>



<p>Le Mexique, également pays hôte de la compétition, a quant à lui mobilisé 100 000 membres du personnel de sécurité, dont des militaires, en réponse aux niveaux élevés de violence, ce qui accroît les risques pour les personnes prenant part à des manifestations. Parmi les personnes concernées figurent notamment des femmes militantes qui prévoient une manifestation pacifique pour le match d’ouverture au stade Azteca à Mexico, afin d’exiger vérité, justice et réparations pour la disparition de leurs proches. Au Canada, les conséquences des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver de 2010 et la crise du logement de plus en plus grave ont soulevé des craintes que des personnes sans abri soient de nouveau déplacées et repoussées encore plus en marge. Le 15 mars, les autorités de Toronto ont fermé un centre de réchauffement d’hiver offrant refuge à des personnes sans abri, car le bâtiment avait été réservé par la FIFA.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une belle compétition ternie par les restrictions de déplacement et les politiques abusives en matière d’immigration des États-Unis</h4>



<p>Pour la seule année 2025, le gouvernement des États-Unis a expulsé plus de 500 000 personnes, dont 230 000 personnes arrêtées dans le pays et 270 000 à la frontière, d’après l’analyse de données officielles du gouvernement effectuée par le New York Times. Nombre de ces personnes ont été expulsées en violation du principe de « non-refoulement », vers des pays tiers avec lesquels elles n’ont aucun lien, où elles ont été confrontées à une détention arbitraire et prolongée.</p>



<p>Partout aux États-Unis, des agents fédéraux, agissant à la manière d’une opération paramilitaire, ont pris pour cible à plusieurs reprises des personnes noires, latino-américaines, asiatiques et d’autres populations de couleur, arrêtant violemment et arbitrairement des personnes, dont des enfants, à proximité de leur domicile, de leur établissement scolaire ou de leur lieu de travail.</p>



<p>De nombreuses populations immigrées souhaiteront vraisemblablement se réunir aux États-Unis pour regarder la Coupe du monde et des millions de supporters viendront du monde entier : l’ICE et d’autres agences représentent donc une menace effrayante pour les personnes vivant dans le pays, pour celles qui se rendront dans le pays pour voir un match et pour les joueurs eux-mêmes.</p>



<p>En raison des interdictions de voyager imposées par le gouvernement de Donald Trump, les fans de Côte d’Ivoire, d’Haïti, d’Iran et du Sénégal ne pourront pas entrer sur le territoire pour soutenir leur équipe, sauf si ces personnes étaient titulaires d’un visa en cours de validité avant le 1er janvier 2026. D’autres supporters s’exposent à une surveillance intrusive, puisqu’il a été proposé que les personnes se rendant dans le pays mettent leurs réseaux sociaux à disposition à des fins de vérification et de recherche de contenus « anti-américains ».</p>



<p>« Malgré le nombre ahurissant d’arrestations et d’expulsions, ni la FIFA ni les autorités étasuniennes n’ont fourni de garanties que les fans et les populations locales seront protégés du profilage ethnique et racial, des descentes aveugles et des détentions et expulsions illégales », a déclaré Steve Cockburn.</p>



<p>« Seules quatre des 16 villes hôtes ont à ce jour publié leurs plans relatifs aux droits humains, et aucun des plans présentés ne fait état de protection contre l’application abusive des lois relatives à l’immigration. Cette Coupe du monde n’est plus le tournoi à “risque modéré” que la FIFA estimait qu’il serait : que ce soit pour protéger les personnes face à l’ICE, préserver le droit de manifester ou empêcher que des personnes se retrouvent sans abri, des mesures urgentes sont nécessaires en vue de veiller à ce que cette Coupe du monde soit à la hauteur de la promesse initiale. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le droit de manifester et la liberté d’expression menacés</h4>



<p>Les Coupes du monde entraînent souvent des manifestations et il existe des risques que celles-ci soient réprimées.</p>



<p>Partout aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les droits à la liberté d’expression et à la liberté de réunion pacifique ont fait l’objet de restrictions. Le gouvernement de Donald Trump a particulièrement pris pour cible des étudiant·e·s étrangers manifestant contre le génocide actuellement perpétré par le gouvernement d’Israël à Gaza, et des citoyen·ne·s étasuniens qui manifestaient ou surveillaient des opérations agressives d’application de la politique d’immigration ont été tués par des agents fédéraux.</p>



<p>Au Canada, une vague de manifestations contre le génocide à Gaza s’est élevée, et des manifestations pacifiques de grande ampleur et des campements de manifestant·e·s étudiants ont notamment été dispersés ou évacués de manière injustifiée par la police.</p>



<p>Au Mexique, des manifestations liées à la Coupe du monde ont également été organisées par des habitant·e·s des villes hôtes dénonçant les coupures d’eau, les obstacles à l’accès à la terre, l’augmentation des coûts et la gentrification causés par la construction d’infrastructures. La nature militarisée de la force de sécurité déployée au Mexique pour le tournoi entraîne des risques que les manifestations soient encore davantage réprimées.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les droits humains doivent rester au cœur du tournoi</h4>



<p>À seulement 10 semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde, l’engagement de la FIFA à organiser un tournoi dans lequel tout le monde « se sentira en sécurité, inclus et libre d’exercer ses droits » requiert une action urgente en vue d’éviter que cette belle compétition ne se solde par un résultat malheureux. Des membres de groupes LGBTQI+ au Royaume-Uni et en Europe ont déclaré qu’il était dangereux que leur présence soit visible pendant le tournoi.</p>



<p>« Alors que la FIFA génère des revenus records grâce à la Coupe du monde 2026, il est inacceptable que les fans, les populations, les joueurs, les journalistes et les travailleurs et travailleuses paient le prix fort. C’est à ces personnes, et non pas aux gouvernements, aux sponsors ou à la FIFA, qu’appartient le football, et leurs droits doivent être placés au cœur du tournoi », a déclaré Steve Cockburn.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/IOR1008372026_SYNTHESE_FR.pdf">lire la synthèse (fr)</a></div>



<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/IOR1008372026_REPORT_Final_Web.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>


<section id="section-4f8eaf75" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information </h4>



<p>Amnesty International fait partie de la Sports &amp; Rights Alliance, un mouvement de supporters, d’athlètes, de travailleurs et travailleuses, de membres de populations locales et d’organisations de défense des droits humains appelant la FIFA à travailler avec les pays hôtes en vue de protéger les personnes et populations des villes où se tient la compétition.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/monde-la-fifa-et-les-pays-hotes-de-la-coupe-du-monde-doivent-empecher-que-le-tournoi-devienne-une-menace-pour-les-fans-et-les-populations/">Monde. La FIFA et les pays hôtes de la Coupe du monde doivent empêcher que le tournoi devienne une menace pour les fans et les populations</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/autriche-la-repression-contre-la-solidarite-envers-les-palestinien%c2%b7ne%c2%b7s-a-un-effet-dissuasif-considerable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 08:17:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=35957</guid>

					<description><![CDATA[<p>Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable Les mesures prises par les autorités autrichiennes à l’encontre de personnes exprimant leur solidarité avec les Palestinien·ne·s pendant le génocide dont ils sont victimes à Gaza ont un effet dissuasif sur le droit à la liberté d’expression, écrit Amnesty International dans [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/autriche-la-repression-contre-la-solidarite-envers-les-palestinien%c2%b7ne%c2%b7s-a-un-effet-dissuasif-considerable/">Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable</h2>



<p>Les mesures prises par les autorités autrichiennes à l’encontre de personnes exprimant leur solidarité avec les Palestinien·ne·s pendant le génocide dont ils sont victimes à Gaza ont un effet dissuasif sur le droit à la liberté d’expression, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport. En outre, ces dispositions se traduisent par des violations des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.</p>



<p>Intitulé <em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/amnesty-bericht_austria_freedom-of-expression-is-highly-selective.pdf">‘Freedom of expression is highly selective’: Austria limits expressions of solidarity with Palestinians,</a></em> ce rapport identifie de multiples facteurs &#8211; notamment des restrictions injustifiées de la liberté d’expression et la crainte suscitée par des accusations générales d’antisémitisme dans un contexte de racisme, y compris d’islamophobie – qui s’entremêlent pour entraver la liberté d’expression en Autriche en ce qui concerne la solidarité avec les Palestinien·ne·s, entre autres parmi les militant·e·s, les ONG et les institutions universitaires.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/amnesty-bericht_austria_freedom-of-expression-is-highly-selective.pdf">lire le rapport</a></div>
</div>



<p>« L’effet paralysant s’est installé et affecte grandement la capacité et la volonté des gens d’exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien ou de critiquer les actions du gouvernement israélien à Gaza, a déclaré Shoura Hashemi, directrice d’Amnesty International Autriche.</p>



<p>« En Autriche, comme dans d’autres régions d’Europe, il existe un risque que l’antisémitisme soit instrumentalisé et politisé. Assimiler la critique de l’État d’Israël à de l’antisémitisme peut entraîner des atteintes à la liberté d’expression et rétrécir l’espace dont dispose la société civile pour exprimer des critiques, tout en fragilisant la lutte contre le véritable antisémitisme. »</p>



<p>S’appuyant sur 19 entretiens avec des militant·e·s, des journalistes, des représentant·e·s d&rsquo;ONG et des universitaires, le rapport note que bon nombre de ces personnes et associations de la société civile risquent d&rsquo;être qualifiées d&rsquo;« antisémites » lorsqu&rsquo;elles critiquent les violations du droit international commises par Israël.</p>



<p>Si les préjugés anti-musulmans sont un sujet de préoccupation de longue date en Autriche, des sources gouvernementales et des organisations de la société civile rapportent que, depuis octobre 2023, les incidents racistes ont augmenté à travers le pays, en particulier le racisme anti-palestinien. Une personne austro-palestinienne a décrit cette bascule survenue après octobre 2023 en ces termes : « Il y a eu un énorme changement avec le 7 octobre [2023]… J&rsquo;ai toujours l&rsquo;impression de devoir me justifier quand quelqu&rsquo;un me parle. » Malgré les recommandations d’experts de l&rsquo;ONU, l&rsquo;Autriche n&rsquo;a pas mis en place de plan d&rsquo;action national pour lutter contre le racisme, y compris le racisme anti-musulman.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Répression des manifestations</h4>



<p>Depuis le début du génocide perpétré par Israël contre les Palestiniens à Gaza, ceux qui, en Autriche, ont manifesté pacifiquement contre ce génocide se sont heurtés à de multiples écueils et à de graves restrictions de leurs droits à la liberté d&rsquo;expression et de réunion pacifique.</p>



<p>Par exemple, ce type de restrictions illégales s’appliquent en raison du slogan largement répandu « Du fleuve jusqu’à la mer, la Palestine sera libre » ; les autorités policières ont interdit au moins sept rassemblements à Vienne au motif que ce slogan risquait d’y être scandé. De plus, il fait l’objet d’un décret non public émis par le ministère de la Justice : le simple fait de le scander justifie un soupçon initial d’« approbation d’infractions terroristes » et possiblement l’ouverture d’une enquête. Alors que diverses organisations utilisent ce slogan, qui revêt diverses significations, la Stratégie nationale de lutte contre l’antisémitisme l’assimile à un appel à nier l’existence de l’État d’Israël.</p>



<p>En vertu du droit international relatif aux droits humains, les restrictions du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique doivent respecter certains critères, notamment être prévues par une loi accessible au public et suffisamment claire et précise. Interdire certaines expressions ne peut se faire que si celles-ci atteignent un seuil élevé et constituent une incitation à la discrimination, à l&rsquo;hostilité ou à la violence contre un groupe donné.</p>



<p>Au cours des dernières années, le Conseil national autrichien, tout comme les conseils municipaux de Vienne et de Graz, a adopté plusieurs résolutions non contraignantes contre le mouvement  Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), certaines le qualifiant d&rsquo;antisémite. Cependant, selon la Cour européenne des droits de l&rsquo;homme, un appel au boycott est protégé au titre du droit à la liberté d&rsquo;expression.</p>



<p>Ces résolutions, qui ne sont pas juridiquement contraignantes, bénéficient toutefois du soutien de tous les partis politiques au Parlement et font office de lignes directrices faisant autorité. En qualifiant d’antisémite le mouvement  Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), elles portent atteinte au droit à la liberté d’expression ; en effet, des militants et des organisations de la société civile ont déclaré à Amnesty International craindre des poursuites judiciaires, des campagnes de dénigrement ou la perte de financements publics s’ils expriment leur soutien au BDS.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Instrumentalisation de la définition de travail de l’antisémitisme par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA)</h4>



<p>La définition de travail de l&rsquo;antisémitisme proposée par l&rsquo;Alliance internationale pour la mémoire de l&rsquo;Holocauste (IHRA) n&rsquo;est pas conforme au droit international relatif aux droits humains ; elle est usitée afin de restreindre les critiques légitimes à l&rsquo;égard des violations des droits des Palestiniens imputables au gouvernement israélien.</p>



<p>Des experts des Nations unies, des universitaires et des organisations de la société civile, dont Amnesty International, ont critiqué cette définition de travail, qui n’est pas compatible avec le droit international relatif aux droits humains. Principale préoccupation, elle assimile critique légitime d&rsquo;Israël et antisémitisme, ce qui risque d&rsquo;avoir un effet dissuasif et de restreindre la liberté d&rsquo;expression et de réunion pacifique. Autre danger, elle limite la politique et les initiatives de l&rsquo;Autriche en matière de lutte contre l&rsquo;antisémitisme sur son territoire.</p>



<p>Bien que cette définition ne soit pas juridiquement contraignante en Autriche, elle a une grande influence sur les politiques et les pratiques. Elle représente la conception de l&rsquo;antisémitisme retenue dans plusieurs documents gouvernementaux, notamment dans les politiques visant à lutter contre l&rsquo;antisémitisme dans le pays.</p>



<p>Parmi les personnes interrogées par Amnesty International, dont des militants juifs, sept ont explicitement pointé l’adoption par l’Autriche de la définition de travail de l&rsquo;antisémitisme proposée par l&rsquo;Alliance internationale pour la mémoire de l&rsquo;Holocauste (IHRA) comme l’une des raisons pour lesquelles les manifestations de solidarité envers les Palestiniens étaient limitées.</p>



<p>« La lutte contre l’antisémitisme est essentielle et doit s’inscrire dans le respect du droit international relatif aux droits humains. C’est le seul moyen de parvenir à une compréhension commune du problème et de ses causes, et à des mesures efficaces afin d’y remédier. Sinon, nous risquons de remplacer la discrimination contre un groupe par la discrimination contre un autre, et d’attiser la haine au lieu de la combattre », a déclaré Shoura Hashemi. </p>



<h4 class="wp-block-heading">Restriction de l’espace pour les expressions de solidarité avec les Palestinien·ne·s</h4>



<p>Ce rapport souligne que les organisations de la société civile et les universitaires disposent d’une marge de manœuvre de plus en plus restreinte pour exprimer leur solidarité avec les Palestinien·ne·s. Deux organisations ont déclaré craindre de perdre leur financement public si elles dénoncent les violations des droits humains commises par les autorités israéliennes à l’encontre des Palestiniens. Dans plusieurs cas, des responsables politiques ont publiquement remis en cause l’éligibilité d’ONG au financement public en raison de leurs prises de positions.</p>



<p>« Les autorités autrichiennes doivent adopter un plan d’action national contre le racisme et ne plus diffuser la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) par le biais de leurs politiques et pratiques. Elles doivent abroger le décret réglementant le slogan  » Du fleuve à la mer  » et aligner toute restriction du droit à la liberté d’expression sur le droit international relatif aux droits humains. Enfin, elles doivent respecter et protéger le droit de défendre le mouvement  Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en tant que forme légitime d’expression politique », a déclaré Shoura Hashemi.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/amnesty-bericht_austria_freedom-of-expression-is-highly-selective.pdf">lire le rapport</a></div>
</div>


<section id="section-300fd663" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information </h4>



<p>En avril 2023, Amnesty International comptait parmi plus de 100 organisations qui ont appelé les Nations unies à se garder d’approuver ou d’adopter la définition de travail de l’antisémitisme proposée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/autriche-la-repression-contre-la-solidarite-envers-les-palestinien%c2%b7ne%c2%b7s-a-un-effet-dissuasif-considerable/">Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/ethiopie-les-autorites-doivent-enqueter-sur-les-violences-sexuelles-executions-sommaires-et-actes-de-torture-perpetres-par-des-combattants-de-larmee-de-liberation-oromo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 16:52:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=35936</guid>

					<description><![CDATA[<p>Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo Avertissement : ce communiqué de presse contient des descriptions de violences sexuelles et d’actes de torture. Des membres de l’Armée de libération oromo, en Éthiopie, ont soumis des femmes et des [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/ethiopie-les-autorites-doivent-enqueter-sur-les-violences-sexuelles-executions-sommaires-et-actes-de-torture-perpetres-par-des-combattants-de-larmee-de-liberation-oromo/">Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:44px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</h2>



<p><strong><mark style="background-color:#000" class="has-inline-color has-white-color">Avertissement : ce communiqué de presse contient des descriptions de violences sexuelles et d’actes de torture.</mark></strong></p>



<p>Des membres de l’Armée de libération oromo, en Éthiopie, ont soumis des femmes et des filles à des violences sexuelles, se rendant coupables de viols, de viols en réunion, d’esclavage sexuel, d’exécutions sommaires et de destructions de biens civils, agissements susceptibles de constituer des crimes de guerre, dans le contexte du conflit ayant commencé dans la région Oromia en 2019, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique vendredi 6 mars.</p>



<p>Ce document, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/No-One-Came-to-My-Rescue_Formatted_FINAL_.pdf"><strong><em>No one came to my rescue: Gang rape, sexual slavery and mass displacement of women in Oromia, Ethiopia</em></strong></a>, fait état des atrocités commises contre des civil·e·s, en particulier des femmes et des filles, par le groupe armé de l’Armée de libération oromo dans les districts de Sayo et Anfillo de la zone de Kellem Wallaga, entre 2020 et 2024. « Cela fait sept ans que dans un climat de secret permis par le blocage des communications et des médias, des combattants causent d’immenses souffrances aux civil·e·s dans l’Oromia. Non seulement ces violations répétées sont épouvantables, mais il est en outre possible qu’elles constituent des crimes de guerre », a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International. « Les organismes de suivi des droits humains, à l’échelle internationale et africaine, continuent à détourner le regard. Ils doivent demander que les autorités éthiopiennes diligentent immédiatement des enquêtes impartiales et rigoureuses sur ces atrocités, dans le but d’amener tous les responsables à rendre des comptes, et de fournir aux victimes une possibilité d’obtenir justice et réparations. »</p>



<p>« L’Armée de libération oromo doit immédiatement adresser à tous ses combattants l’ordre de respecter le droit international humanitaire et le droit international relatif aux droits humains. Elle doit aussi désarmer et démobiliser les combattants et/ou unités s’étant rendus coupables de violences sexuelles, d’autres formes de torture, d’homicides, de déplacements forcés et d’autres crimes au regard du droit international. »</p>



<p>Des affrontements opposant l’Armée de libération oromo (OLA) &#8211; l’ancienne aile militaire du Front de libération oromo (FLO) -, les Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) et les forces régionales de sécurité de l’Oromia alliées, ont éclaté en 2019, et ce conflit continue à avoir de très lourdes répercussions sur la population civile.</p>



<p>Pour cette synthèse, Amnesty International a recueilli les propos de 10 victimes de viols en réunion, dont sept étaient mineures au moment des agressions. L’organisation a également reçu les témoignages de prestataires de santé, et ont examiné les dossiers médicaux des victimes.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/No-One-Came-to-My-Rescue_Formatted_FINAL_.pdf">Lire le rapport</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">« Ils nous violaient tous les jours, deux fois par jour »</h4>



<p>Sur les 10 victimes ayant parlé à Amnesty International, cinq ont également connu l’esclavage sexuel. Neuf ont été agressées par des combattants de l’Armée de libération oromo (OLA), tandis qu’une a subi des violences de la part de soldats des Forces de défense nationale éthiopiennes et de membres de l&rsquo;OLA.</p>



<p>Deux des victimes sont tombées enceintes des suites de ces viols.</p>



<p>Ces femmes ont décrit avec de nombreux détails déchirants des agressions brutales ayant duré des jours, voire des semaines.</p>



<p>Lalistu* et sa fille Sebontu*, alors âgée de 12 ans, ont été retenues captives pendant trois semaines dans une grotte avec les mains attachées à un arbre, et ont été violées par plusieurs membres de l’OLA.</p>



<p>« Ils nous violaient tous les jours, deux fois par jour. Vers 11 heures et 18 heures. Je commençais à avoir peur quand ces moments approchaient chaque jour. Ils me disaient : « Tu vas mourir. Tu ne rentreras jamais chez toi » », a déclaré Sebontu*, maintenant âgée de 17 ans.</p>



<p>« Pendant trois semaines, 15 hommes m’ont violée et ont violé mon enfant. Ils le faisaient à tour de rôle », a déclaré Lalistu à Amnesty International.</p>



<p>Une autre victime, Anisa*, qui était enceinte au moment de l’entretien (des suites de ces violences sexuelles), a en outre été réduite en esclavage sexuel par des combattants de l’OLA fin 2024. Elle a déclaré à Amnesty International que les combattants venaient régulièrement la chercher chez elle et l’amenaient dans la brousse, où ils lui faisaient subir des viols en réunion. C’est seulement après qu’elle a eu des problèmes de santé que les combattants ont cessé ces violations.</p>



<p>Plusieurs victimes ont déclaré à Amnesty International que des combattants de l’OLA les avaient violées à titre de représailles, car leur mari, frère ou père travaillait au sein des forces gouvernementales. Elles ont également dit à Amnesty qu’elles ont été forcées à quitter leur domicile après ces violences sexuelles ; lorsque certaines ont refusé de partir, leur maison a été incendiée.</p>



<p>Deux victimes ont déclaré que des combattants ont aussi tué des hommes de leur famille, notamment le mari de Lalistu, exécuté pour avoir essayé de la protéger, ainsi que leur fille de 12 ans.</p>



<p>« Ils lui ont tiré dessus [et l’ont abattu] lorsque nous avons atteint la forêt. Je ne me suis même pas retournée pour le regarder après qu’ils l’ont tué », a déclaré Lalistu*.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Réduites au silence</h4>



<p>Ces 10 victimes et l’enfant d’une personne rescapée, qui a subi des passages à tabac, ont dit continuer à souffrir des traumatismes physiques causés par les violences qui leur ont été infligées. Ces personnes redoutaient cependant de solliciter une aide médicale, par exemple pour une interruption de grossesse et un dépistage d’infections sexuellement transmissibles, par crainte de représailles de la part des combattants de l’OLA et des autorités, et de la réprobation sociale associée aux violences sexuelles.</p>



<p>Les victimes ont réclamé que ces violations prennent fin, que justice soit rendue et que l’obligation de rendre des comptes soit respectée. L’une d’elles a déclaré : « S’il est possible de les retrouver, j’espère que justice sera faite, afin que ce qui nous est arrivé, à moi et à d’autres, puisse cesser. »</p>



<p>Du fait des restrictions imposées par les gouvernements au niveau fédéral et régional en Éthiopie, il est presque impossible pour des acteurs nationaux ou internationaux de déterminer l’étendue véritable des violations commises contre les civil·e·s depuis que le conflit a éclaté en Oromia.</p>



<p>« Ces actes lâches ont été en partie permis par un blocage des communications, qui a dissimulé au reste du monde les atrocités persistantes commises contre les civil·e·s. Ce n’est pas la première fois que les autorités éthiopiennes recourent à la censure en temps de crise. Il est probable que le tableau complet de la situation soit encore plus affligeant », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



<p>« Les atrocités recensées par Amnesty International en Oromia ont été perpétrées dans un climat d’impunité, sans susciter la moindre réaction si ce n’est le silence des partenaires et voisins de l’Éthiopie. Cette synthèse devrait alerter sur le fait que le silence ne mène à rien d’autre que la souffrance des civil·e·s. Le cycle des violences contre les civil·e·s, en particulier les femmes et les filles, doit cesser. »</p>



<p class="has-text-align-right"><em>*Les noms ont été modifiés pour protéger l’identité des victimes.</em></p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/ethiopie-les-autorites-doivent-enqueter-sur-les-violences-sexuelles-executions-sommaires-et-actes-de-torture-perpetres-par-des-combattants-de-larmee-de-liberation-oromo/">Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Angola. Le logiciel espion Predator a permis de prendre pour cible un journaliste de renom</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/angola-le-logiciel-espion-predator-a-permis-de-prendre-pour-cible-un-journaliste-de-renom/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 08:40:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=35817</guid>

					<description><![CDATA[<p>Angola. Le logiciel espion Predator a permis de prendre pour cible un journaliste de renom Une nouvelle enquête menée par Amnesty International a établi que le logiciel espion Predator a été utilisé en 2024 contre Teixeira Cândido, journaliste angolais de renom, militant en faveur de la liberté de la presse, juriste et ancien secrétaire général [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/angola-le-logiciel-espion-predator-a-permis-de-prendre-pour-cible-un-journaliste-de-renom/">Angola. Le logiciel espion Predator a permis de prendre pour cible un journaliste de renom</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>







<h3 class="wp-block-heading">Angola. Le logiciel espion Predator a permis de prendre pour cible un journaliste de renom</h3>



<p>Une <a href="https://securitylab.amnesty.org/latest/2026/02/journalism-under-attack-predator-spyware-in-angola/">nouvelle enquête menée par Amnesty International</a> a établi que le logiciel espion Predator a été utilisé en 2024 contre Teixeira Cândido, journaliste angolais de renom, militant en faveur de la liberté de la presse, juriste et ancien secrétaire général du Syndicat des journalistes angolais (SJA).</p>



<p>Predator est un logiciel espion hautement intrusif infectant les téléphones portables, développé et vendu par Intellexa &#8211; une entreprise à la logique mercenaire, spécialisée dans les logiciels espions -, destiné à être utilisé par des gouvernements dans le cadre d’opérations de surveillance. Il s’agit de la première confirmation, s’appuyant sur des indices techniques, de son utilisation en Angola.</p>



<p>« Quand je pense que j’ai été la cible d’une intrusion dans ma vie privée, je me sens nu. Je ne sais pas de quelles informations ils disposent sur ma vie. [&#8230;] Désormais, je ne fais et ne dis que ce qui est essentiel. Je ne fais pas confiance à mes appareils. J’échange de la correspondance, mais je n’évoque pas de questions personnelles sur mes appareils. Je me sens très limité », a déclaré Teixeira Cândido.</p>



<p>Le cas de Teixeira Cândido a été révélé par une enquête plus large sur les menaces relatives à la surveillance en Angola, initialement menée tout au long de l’année 2025 par Friends of Angola et Front Line Defenders.</p>



<p>Cette attaque au logiciel espion perpétrée en 2024 en Angola est l’un des derniers cas en date confirmant l’utilisation de Predator, avec l’attaque de 2025 contre un avocat défenseur des droits humains dans la province pakistanaise du Baloutchistan, fournissant de nouvelles informations selon lesquelles Intellexa et son système de logiciel espion sont restés opérationnels jusqu’en 2025 et dans des pays qui n’avaient pas été identifiés jusqu’à présent. Si ces recherches ont établi de manière incontestable que le logiciel espion Predator a été utilisé, Amnesty International ne peut attribuer ces attaques à des gouvernements spécifiques.</p>



<p>Predator, le logiciel espion d’Intellexa, continue à contribuer à une surveillance illégale malgré des révélations publiques répétées, des enquêtes criminelles en cours, et des sanctions visant cette entreprise et ses dirigeants.</p>



<p>Outre le fait qu’il ait été visé par un logiciel espion, Teixeira Cândido a été la victime de plusieurs attaques et actes d’intimidation depuis 2022, notamment des entrées par effraction inexpliquées à son bureau.</p>



<p>D’avril à juin 2024, au cours de ses derniers mois en tant que secrétaire général du SJA, Teixeira Cândido a reçu une série de messages Whatsapp depuis un numéro angolais inconnu sur son iPhone. L’expéditeur utilisait un nom angolais commun pour son compte Whatsapp et affirmait appartenir à un groupe d’étudiants intéressés par les affaires sociales et économiques du pays. Après une période initiale visant à établir une relation, l’agresseur a envoyé un lien malveillant de Predator le 3 mai à 16 h 18 heure locale, destiné à infecter le téléphone du journaliste. Cela a continué pendant des mois, l’agresseur envoyant d’autres liens malveillants, chacun semblant mener à des articles de presse et des sites Internet paraissant authentiques. Des messages additionnels l’encourageaient à cliquer sur ces liens.</p>



<p>Le 4 mai 2024, Teixeira Cândido semble avoir ouvert un lien malveillant, ce qui aurait permis d’infecter son téléphone avec le logiciel espion Predator. Une fois le logiciel installé, l’agresseur a été en mesure d’obtenir un accès sans restriction à l’iPhone de Teixeira Cândido.</p>



<p>Le Security Lab d’Amnesty International a analysé le téléphone de Teixeira Cândido et a relevé des indices techniques de communications entre réseaux, effectués par le logiciel espion le 4 mai, confirmant que Predator était installé et fonctionnait sur le téléphone du journaliste ce jour-là. Ces traces, ainsi que des domaines connus pour avoir été utilisés par Predator dans les liens ayant rendu l’infection possible, permettent d’attribuer cette attaque à Predator et Intellexa.</p>



<p>L’infection sur le téléphone de Teixeira Cândido semble avoir été supprimée lorsque le téléphone a été redémarré le soir du 4 mai. Entre le 4 mai et le 16 juin 2024, l’agresseur a envoyé 11 autres liens de Predator, qui ont semble-t-il tous échoué, peut-être parce qu&rsquo;ils n’ont pas été ouverts.</p>



<p>Des informations détaillées sur l’attaque se trouvent dans la synthèse technique intitulée <a href="https://securitylab.amnesty.org/latest/2026/02/journalism-under-attack-predator-spyware-in-angola/">Journalism under attack: Predator spyware in Angola</a>.</p>



<p>Le logiciel espion Predator a été utilisé depuis au moins le début de l’année 2023 afin de prendre activement pour cible des personnes se trouvant en Angola. Des chercheurs d’Amnesty International estiment que la décision de viser Teixeira Cândido s’est certainement inscrite dans une campagne plus large d’attaques utilisant des logiciels espions dans le pays.</p>



<p>« L’analyse technique effectuée par le Security Lab d’Amnesty International a permis de déterminer avec un degré élevé de certitude que ces liens malveillants sont associés au logiciel espion Predator d’Intellexa, et ont causé au moins une infection avérée sur le téléphone de Teixeira Cândido », a déclaré Carolina Rocha da Silva, responsable des opérations au sein du Security Lab d’Amnesty International.</p>



<p>L’attaque au logiciel espion menée contre Teixeira Cândido est une grave violation de ses droits au respect de la vie privée et à la liberté d’expression, qui ont eux-mêmes des répercussions sur d’autres droits tels que la liberté d’association et de réunion pacifique, ainsi qu’Amnesty International l’a signalé. Des attaques de ce type ont un effet paralysant sur la capacité des journalistes à effectuer leur travail.</p>



<p>Si cette enquête établit de manière incontestable que le logiciel espion Predator a été utilisé, Amnesty International ne peut attribuer cette attaque à un gouvernement spécifique.</p>



<p>Dans une enquête précédente, Amnesty International a révélé qu’une fois installé, le logiciel espion Predator pouvait obtenir un accès total aux données stockées sur l’appareil d’une cible ou transmises par celui-ci, notamment les applications de messagerie chiffrées, les enregistrements audio, les courriels, la géolocalisation de l’appareil, les captures d’écran, les photos, les mots de passe enregistrés, les contacts et le relevé d’appels. Il peut aussi activer le microphone. Ce logiciel est conçu pour ne laisser aucune trace sur l’appareil infecté, ce qui rend difficile toute forme de vérification indépendante d’un usage potentiellement abusif. Ce type de logiciel espion hautement intrusif est fondamentalement incompatible avec les droits humains.</p>



<p>Cette attaque est survenue avec en toile de fond un environnement de plus en plus autoritaire en Angola, sous l’égide du président João Lourenço, marqué par la répression de manifestations pacifiques et la banalisation du recours à une force excessive ou injustifiée, des arrestations et détentions arbitraires, ainsi que des violations des droits humains en détention, et des disparitions forcées.</p>



<p>Cette affaire souligne également que la commercialisation et l’utilisation de technologies de surveillance sans garanties adéquates continuent à rendre des violations des droits humains possibles dans le monde.</p>



<p>Dans une lettre adressée le 27 janvier 2026 à Intellexa, Amnesty International a décrit les conclusions de l’enquête et demandé des renseignements sur les procédures de cette société concernant son obligation de vigilance. Aucune réponse n’avait été reçue au moment de la publication de ce document.</p>


<section id="section-02bc1e84" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information </h3>



<p>En décembre 2025, Amnesty International, Inside Story, Haaretz et WAV Research Collective, ont publié les Intellexa Leaks, qui ont révélé de nouveaux éléments sur les opérations internes d’Intellexa, et ont fait état d’autres violations liées à Predator.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/angola-le-logiciel-espion-predator-a-permis-de-prendre-pour-cible-un-journaliste-de-renom/">Angola. Le logiciel espion Predator a permis de prendre pour cible un journaliste de renom</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
