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	<title>Conflits armés Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Conflits armés Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 08:17:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable Les mesures prises par les autorités autrichiennes à l’encontre de personnes exprimant leur solidarité avec les Palestinien·ne·s pendant le génocide dont ils sont victimes à Gaza ont un effet dissuasif sur le droit à la liberté d’expression, écrit Amnesty International dans [&#8230;]</p>
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<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable</h2>



<p>Les mesures prises par les autorités autrichiennes à l’encontre de personnes exprimant leur solidarité avec les Palestinien·ne·s pendant le génocide dont ils sont victimes à Gaza ont un effet dissuasif sur le droit à la liberté d’expression, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport. En outre, ces dispositions se traduisent par des violations des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.</p>



<p>Intitulé <em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/amnesty-bericht_austria_freedom-of-expression-is-highly-selective.pdf">‘Freedom of expression is highly selective’: Austria limits expressions of solidarity with Palestinians,</a></em> ce rapport identifie de multiples facteurs &#8211; notamment des restrictions injustifiées de la liberté d’expression et la crainte suscitée par des accusations générales d’antisémitisme dans un contexte de racisme, y compris d’islamophobie – qui s’entremêlent pour entraver la liberté d’expression en Autriche en ce qui concerne la solidarité avec les Palestinien·ne·s, entre autres parmi les militant·e·s, les ONG et les institutions universitaires.</p>



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</div>



<p>« L’effet paralysant s’est installé et affecte grandement la capacité et la volonté des gens d’exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien ou de critiquer les actions du gouvernement israélien à Gaza, a déclaré Shoura Hashemi, directrice d’Amnesty International Autriche.</p>



<p>« En Autriche, comme dans d’autres régions d’Europe, il existe un risque que l’antisémitisme soit instrumentalisé et politisé. Assimiler la critique de l’État d’Israël à de l’antisémitisme peut entraîner des atteintes à la liberté d’expression et rétrécir l’espace dont dispose la société civile pour exprimer des critiques, tout en fragilisant la lutte contre le véritable antisémitisme. »</p>



<p>S’appuyant sur 19 entretiens avec des militant·e·s, des journalistes, des représentant·e·s d&rsquo;ONG et des universitaires, le rapport note que bon nombre de ces personnes et associations de la société civile risquent d&rsquo;être qualifiées d&rsquo;« antisémites » lorsqu&rsquo;elles critiquent les violations du droit international commises par Israël.</p>



<p>Si les préjugés anti-musulmans sont un sujet de préoccupation de longue date en Autriche, des sources gouvernementales et des organisations de la société civile rapportent que, depuis octobre 2023, les incidents racistes ont augmenté à travers le pays, en particulier le racisme anti-palestinien. Une personne austro-palestinienne a décrit cette bascule survenue après octobre 2023 en ces termes : « Il y a eu un énorme changement avec le 7 octobre [2023]… J&rsquo;ai toujours l&rsquo;impression de devoir me justifier quand quelqu&rsquo;un me parle. » Malgré les recommandations d’experts de l&rsquo;ONU, l&rsquo;Autriche n&rsquo;a pas mis en place de plan d&rsquo;action national pour lutter contre le racisme, y compris le racisme anti-musulman.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Répression des manifestations</h4>



<p>Depuis le début du génocide perpétré par Israël contre les Palestiniens à Gaza, ceux qui, en Autriche, ont manifesté pacifiquement contre ce génocide se sont heurtés à de multiples écueils et à de graves restrictions de leurs droits à la liberté d&rsquo;expression et de réunion pacifique.</p>



<p>Par exemple, ce type de restrictions illégales s’appliquent en raison du slogan largement répandu « Du fleuve jusqu’à la mer, la Palestine sera libre » ; les autorités policières ont interdit au moins sept rassemblements à Vienne au motif que ce slogan risquait d’y être scandé. De plus, il fait l’objet d’un décret non public émis par le ministère de la Justice : le simple fait de le scander justifie un soupçon initial d’« approbation d’infractions terroristes » et possiblement l’ouverture d’une enquête. Alors que diverses organisations utilisent ce slogan, qui revêt diverses significations, la Stratégie nationale de lutte contre l’antisémitisme l’assimile à un appel à nier l’existence de l’État d’Israël.</p>



<p>En vertu du droit international relatif aux droits humains, les restrictions du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique doivent respecter certains critères, notamment être prévues par une loi accessible au public et suffisamment claire et précise. Interdire certaines expressions ne peut se faire que si celles-ci atteignent un seuil élevé et constituent une incitation à la discrimination, à l&rsquo;hostilité ou à la violence contre un groupe donné.</p>



<p>Au cours des dernières années, le Conseil national autrichien, tout comme les conseils municipaux de Vienne et de Graz, a adopté plusieurs résolutions non contraignantes contre le mouvement  Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), certaines le qualifiant d&rsquo;antisémite. Cependant, selon la Cour européenne des droits de l&rsquo;homme, un appel au boycott est protégé au titre du droit à la liberté d&rsquo;expression.</p>



<p>Ces résolutions, qui ne sont pas juridiquement contraignantes, bénéficient toutefois du soutien de tous les partis politiques au Parlement et font office de lignes directrices faisant autorité. En qualifiant d’antisémite le mouvement  Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), elles portent atteinte au droit à la liberté d’expression ; en effet, des militants et des organisations de la société civile ont déclaré à Amnesty International craindre des poursuites judiciaires, des campagnes de dénigrement ou la perte de financements publics s’ils expriment leur soutien au BDS.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Instrumentalisation de la définition de travail de l’antisémitisme par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA)</h4>



<p>La définition de travail de l&rsquo;antisémitisme proposée par l&rsquo;Alliance internationale pour la mémoire de l&rsquo;Holocauste (IHRA) n&rsquo;est pas conforme au droit international relatif aux droits humains ; elle est usitée afin de restreindre les critiques légitimes à l&rsquo;égard des violations des droits des Palestiniens imputables au gouvernement israélien.</p>



<p>Des experts des Nations unies, des universitaires et des organisations de la société civile, dont Amnesty International, ont critiqué cette définition de travail, qui n’est pas compatible avec le droit international relatif aux droits humains. Principale préoccupation, elle assimile critique légitime d&rsquo;Israël et antisémitisme, ce qui risque d&rsquo;avoir un effet dissuasif et de restreindre la liberté d&rsquo;expression et de réunion pacifique. Autre danger, elle limite la politique et les initiatives de l&rsquo;Autriche en matière de lutte contre l&rsquo;antisémitisme sur son territoire.</p>



<p>Bien que cette définition ne soit pas juridiquement contraignante en Autriche, elle a une grande influence sur les politiques et les pratiques. Elle représente la conception de l&rsquo;antisémitisme retenue dans plusieurs documents gouvernementaux, notamment dans les politiques visant à lutter contre l&rsquo;antisémitisme dans le pays.</p>



<p>Parmi les personnes interrogées par Amnesty International, dont des militants juifs, sept ont explicitement pointé l’adoption par l’Autriche de la définition de travail de l&rsquo;antisémitisme proposée par l&rsquo;Alliance internationale pour la mémoire de l&rsquo;Holocauste (IHRA) comme l’une des raisons pour lesquelles les manifestations de solidarité envers les Palestiniens étaient limitées.</p>



<p>« La lutte contre l’antisémitisme est essentielle et doit s’inscrire dans le respect du droit international relatif aux droits humains. C’est le seul moyen de parvenir à une compréhension commune du problème et de ses causes, et à des mesures efficaces afin d’y remédier. Sinon, nous risquons de remplacer la discrimination contre un groupe par la discrimination contre un autre, et d’attiser la haine au lieu de la combattre », a déclaré Shoura Hashemi. </p>



<h4 class="wp-block-heading">Restriction de l’espace pour les expressions de solidarité avec les Palestinien·ne·s</h4>



<p>Ce rapport souligne que les organisations de la société civile et les universitaires disposent d’une marge de manœuvre de plus en plus restreinte pour exprimer leur solidarité avec les Palestinien·ne·s. Deux organisations ont déclaré craindre de perdre leur financement public si elles dénoncent les violations des droits humains commises par les autorités israéliennes à l’encontre des Palestiniens. Dans plusieurs cas, des responsables politiques ont publiquement remis en cause l’éligibilité d’ONG au financement public en raison de leurs prises de positions.</p>



<p>« Les autorités autrichiennes doivent adopter un plan d’action national contre le racisme et ne plus diffuser la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) par le biais de leurs politiques et pratiques. Elles doivent abroger le décret réglementant le slogan  » Du fleuve à la mer  » et aligner toute restriction du droit à la liberté d’expression sur le droit international relatif aux droits humains. Enfin, elles doivent respecter et protéger le droit de défendre le mouvement  Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en tant que forme légitime d’expression politique », a déclaré Shoura Hashemi.</p>



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<section id="section-4932b4f0" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information </h4>



<p>En avril 2023, Amnesty International comptait parmi plus de 100 organisations qui ont appelé les Nations unies à se garder d’approuver ou d’adopter la définition de travail de l’antisémitisme proposée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).</p>

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		<title>Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/ethiopie-les-autorites-doivent-enqueter-sur-les-violences-sexuelles-executions-sommaires-et-actes-de-torture-perpetres-par-des-combattants-de-larmee-de-liberation-oromo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 16:52:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
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		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo Avertissement : ce communiqué de presse contient des descriptions de violences sexuelles et d’actes de torture. Des membres de l’Armée de libération oromo, en Éthiopie, ont soumis des femmes et des [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</h2>



<p><strong><mark style="background-color:#000" class="has-inline-color has-white-color">Avertissement : ce communiqué de presse contient des descriptions de violences sexuelles et d’actes de torture.</mark></strong></p>



<p>Des membres de l’Armée de libération oromo, en Éthiopie, ont soumis des femmes et des filles à des violences sexuelles, se rendant coupables de viols, de viols en réunion, d’esclavage sexuel, d’exécutions sommaires et de destructions de biens civils, agissements susceptibles de constituer des crimes de guerre, dans le contexte du conflit ayant commencé dans la région Oromia en 2019, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique vendredi 6 mars.</p>



<p>Ce document, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/No-One-Came-to-My-Rescue_Formatted_FINAL_.pdf"><strong><em>No one came to my rescue: Gang rape, sexual slavery and mass displacement of women in Oromia, Ethiopia</em></strong></a>, fait état des atrocités commises contre des civil·e·s, en particulier des femmes et des filles, par le groupe armé de l’Armée de libération oromo dans les districts de Sayo et Anfillo de la zone de Kellem Wallaga, entre 2020 et 2024. « Cela fait sept ans que dans un climat de secret permis par le blocage des communications et des médias, des combattants causent d’immenses souffrances aux civil·e·s dans l’Oromia. Non seulement ces violations répétées sont épouvantables, mais il est en outre possible qu’elles constituent des crimes de guerre », a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International. « Les organismes de suivi des droits humains, à l’échelle internationale et africaine, continuent à détourner le regard. Ils doivent demander que les autorités éthiopiennes diligentent immédiatement des enquêtes impartiales et rigoureuses sur ces atrocités, dans le but d’amener tous les responsables à rendre des comptes, et de fournir aux victimes une possibilité d’obtenir justice et réparations. »</p>



<p>« L’Armée de libération oromo doit immédiatement adresser à tous ses combattants l’ordre de respecter le droit international humanitaire et le droit international relatif aux droits humains. Elle doit aussi désarmer et démobiliser les combattants et/ou unités s’étant rendus coupables de violences sexuelles, d’autres formes de torture, d’homicides, de déplacements forcés et d’autres crimes au regard du droit international. »</p>



<p>Des affrontements opposant l’Armée de libération oromo (OLA) &#8211; l’ancienne aile militaire du Front de libération oromo (FLO) -, les Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) et les forces régionales de sécurité de l’Oromia alliées, ont éclaté en 2019, et ce conflit continue à avoir de très lourdes répercussions sur la population civile.</p>



<p>Pour cette synthèse, Amnesty International a recueilli les propos de 10 victimes de viols en réunion, dont sept étaient mineures au moment des agressions. L’organisation a également reçu les témoignages de prestataires de santé, et ont examiné les dossiers médicaux des victimes.</p>



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</div>



<h4 class="wp-block-heading">« Ils nous violaient tous les jours, deux fois par jour »</h4>



<p>Sur les 10 victimes ayant parlé à Amnesty International, cinq ont également connu l’esclavage sexuel. Neuf ont été agressées par des combattants de l’Armée de libération oromo (OLA), tandis qu’une a subi des violences de la part de soldats des Forces de défense nationale éthiopiennes et de membres de l&rsquo;OLA.</p>



<p>Deux des victimes sont tombées enceintes des suites de ces viols.</p>



<p>Ces femmes ont décrit avec de nombreux détails déchirants des agressions brutales ayant duré des jours, voire des semaines.</p>



<p>Lalistu* et sa fille Sebontu*, alors âgée de 12 ans, ont été retenues captives pendant trois semaines dans une grotte avec les mains attachées à un arbre, et ont été violées par plusieurs membres de l’OLA.</p>



<p>« Ils nous violaient tous les jours, deux fois par jour. Vers 11 heures et 18 heures. Je commençais à avoir peur quand ces moments approchaient chaque jour. Ils me disaient : « Tu vas mourir. Tu ne rentreras jamais chez toi » », a déclaré Sebontu*, maintenant âgée de 17 ans.</p>



<p>« Pendant trois semaines, 15 hommes m’ont violée et ont violé mon enfant. Ils le faisaient à tour de rôle », a déclaré Lalistu à Amnesty International.</p>



<p>Une autre victime, Anisa*, qui était enceinte au moment de l’entretien (des suites de ces violences sexuelles), a en outre été réduite en esclavage sexuel par des combattants de l’OLA fin 2024. Elle a déclaré à Amnesty International que les combattants venaient régulièrement la chercher chez elle et l’amenaient dans la brousse, où ils lui faisaient subir des viols en réunion. C’est seulement après qu’elle a eu des problèmes de santé que les combattants ont cessé ces violations.</p>



<p>Plusieurs victimes ont déclaré à Amnesty International que des combattants de l’OLA les avaient violées à titre de représailles, car leur mari, frère ou père travaillait au sein des forces gouvernementales. Elles ont également dit à Amnesty qu’elles ont été forcées à quitter leur domicile après ces violences sexuelles ; lorsque certaines ont refusé de partir, leur maison a été incendiée.</p>



<p>Deux victimes ont déclaré que des combattants ont aussi tué des hommes de leur famille, notamment le mari de Lalistu, exécuté pour avoir essayé de la protéger, ainsi que leur fille de 12 ans.</p>



<p>« Ils lui ont tiré dessus [et l’ont abattu] lorsque nous avons atteint la forêt. Je ne me suis même pas retournée pour le regarder après qu’ils l’ont tué », a déclaré Lalistu*.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Réduites au silence</h4>



<p>Ces 10 victimes et l’enfant d’une personne rescapée, qui a subi des passages à tabac, ont dit continuer à souffrir des traumatismes physiques causés par les violences qui leur ont été infligées. Ces personnes redoutaient cependant de solliciter une aide médicale, par exemple pour une interruption de grossesse et un dépistage d’infections sexuellement transmissibles, par crainte de représailles de la part des combattants de l’OLA et des autorités, et de la réprobation sociale associée aux violences sexuelles.</p>



<p>Les victimes ont réclamé que ces violations prennent fin, que justice soit rendue et que l’obligation de rendre des comptes soit respectée. L’une d’elles a déclaré : « S’il est possible de les retrouver, j’espère que justice sera faite, afin que ce qui nous est arrivé, à moi et à d’autres, puisse cesser. »</p>



<p>Du fait des restrictions imposées par les gouvernements au niveau fédéral et régional en Éthiopie, il est presque impossible pour des acteurs nationaux ou internationaux de déterminer l’étendue véritable des violations commises contre les civil·e·s depuis que le conflit a éclaté en Oromia.</p>



<p>« Ces actes lâches ont été en partie permis par un blocage des communications, qui a dissimulé au reste du monde les atrocités persistantes commises contre les civil·e·s. Ce n’est pas la première fois que les autorités éthiopiennes recourent à la censure en temps de crise. Il est probable que le tableau complet de la situation soit encore plus affligeant », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



<p>« Les atrocités recensées par Amnesty International en Oromia ont été perpétrées dans un climat d’impunité, sans susciter la moindre réaction si ce n’est le silence des partenaires et voisins de l’Éthiopie. Cette synthèse devrait alerter sur le fait que le silence ne mène à rien d’autre que la souffrance des civil·e·s. Le cycle des violences contre les civil·e·s, en particulier les femmes et les filles, doit cesser. »</p>



<p class="has-text-align-right"><em>*Les noms ont été modifiés pour protéger l’identité des victimes.</em></p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/ethiopie-les-autorites-doivent-enqueter-sur-les-violences-sexuelles-executions-sommaires-et-actes-de-torture-perpetres-par-des-combattants-de-larmee-de-liberation-oromo/">Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>Israël et Territoire palestinien occupé. Une crise sanitaire négligée touche les personnes âgées à Gaza dans le contexte du blocus maintenu par Israël sur l’aide et les médicaments</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/israel-et-territoire-palestinien-occupe-une-crise-sanitaire-negligee-touche-les-personnes-agees-a-gaza-dans-le-contexte-du-blocus-maintenu-par-israel-sur-laide-et-les-medicaments/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=35365</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une enquête de HelpAge International révèle l’impact sur la santé physique et mentale des personnes âgées Une grave pénurie d’aliments nutritifs, de médicaments et d’hébergements contribue à des conditions de vie inhumaines « Les droits et les besoins des personnes âgées à Gaza ne doivent pas être ignorés » – Erika Guevara-Rosas À Gaza, les [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/israel-et-territoire-palestinien-occupe-une-crise-sanitaire-negligee-touche-les-personnes-agees-a-gaza-dans-le-contexte-du-blocus-maintenu-par-israel-sur-laide-et-les-medicaments/">Israël et Territoire palestinien occupé. Une crise sanitaire négligée touche les personnes âgées à Gaza dans le contexte du blocus maintenu par Israël sur l’aide et les médicaments</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list"><li><strong>Une enquête de HelpAge International révèle l’impact sur la santé physique et mentale des personnes âgées</strong></li><li><strong>Une grave pénurie d’aliments nutritifs, de médicaments et d’hébergements contribue à des conditions de vie inhumaines</strong></li><li><strong>« Les droits et les besoins des personnes âgées à Gaza ne doivent pas être ignorés » – Erika Guevara-Rosas</strong></li></ul>



<p>À Gaza, les personnes âgées subissent une crise négligée concernant leur santé physique et mentale dans le contexte du blocus maintenu par Israël sur l’aide et les médicaments essentiels et de la récente interdiction de certaines organisations humanitaires, révèlent les recherches de HelpAge International et d’Amnesty International.</p>



<p>Lors d<a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/02/Pushed-Beyond-Their-Limits-The-survival-of-older-people-in-Gaza.pdf">’une enquête</a> sur la santé menée par HelpAge International, des personnes âgées ont déclaré que la pénurie de nourriture les avait amenées à sauter des repas, notamment pour que d’autres membres de leur famille puissent manger, et d’autres ont indiqué devoir rationner leurs médicaments pour de graves problèmes médicaux car elles ne pouvaient pas s’en procurer suffisamment.</p>



<p>Des personnes âgées déplacées ont par ailleurs expliqué à Amnesty International que leurs difficultés d’accès à des aliments nutritifs, à un hébergement adapté et aux soins médicaux en raison du blocus maintenu par les autorités israéliennes avaient de très graves conséquences. Les personnes interrogées par l’organisation avaient été déplacées à de multiples reprises depuis octobre 2023.</p>



<p>« Pendant les conflits armés, les besoins des personnes âgées sont souvent négligés. À Gaza, elles subissent une dégradation sans précédent de leur état de santé physique et mentale directement liée aux conditions de vie qui leur sont délibérément imposées par Israël pour aboutir à la destruction physique de la population palestinienne sur ce territoire, a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International.</p>



<p>« L’enquête de HelpAge International révèle que les restrictions illégales, cruelles et inhumaines qu’Israël maintient à l’entrée de l’aide vitale ont un impact sur la capacité des personnes âgées à obtenir des soins et des médicaments essentiels pour elles et limitent leur accès à des aliments nutritifs et des hébergements adaptés.</p>



<p>« Les droits et les besoins des personnes âgées à Gaza ne doivent pas être ignorés. Beaucoup continuent d’endurer des conditions de vie dégradantes et une situation humanitaire dramatique à la suite de la destruction de leurs logements et des déplacements répétés. Les autorités israéliennes doivent lever leur blocus immédiatement et sans condition pour permettre d’acheminer librement des produits essentiels, y compris des médicaments et des matériaux pour construire des abris.</p>



<p>Durant les mois d’hiver, les Palestinien·ne·s de Gaza – qui vivent pour la plupart dans des tentes délabrées ou des abris de fortune – ont également subi des débordements d’eaux usées et d’eaux de pluie tout en étant exposés à des vents violents. Israël a en outre suspendu les autorisations de 37 ONG présentes à Gaza et en Cisjordanie à partir du 1er janvier, en leur ordonnant de cesser leurs activités sous 60 jours.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusions de l’enquête de HelpAge International</h3>



<p>HelpAge International a interrogé 416 personnes âgées à Gaza et publié ses conclusions le 5 février dans un nouveau rapport intitulé<em><span style="text-decoration: underline"><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/02/Pushed-Beyond-Their-Limits-The-survival-of-older-people-in-Gaza.pdf"> Pushed Beyond Their Limits: The survival of older people in Gaza</a></span></em>. Dans un contexte de grave privation alimentaire et d’effondrement des services essentiels, les personnes âgées sont confrontées à des risques spécifiques et souvent négligés. Leurs besoins demeurent majoritairement invisibles. Parmi les principales conclusions du rapport figurent les suivantes :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Les personnes âgées vivent dans des conditions extrêmes de privation de logement :</strong></li></ul>



<p>76 % de celles interrogées vivaient dans des tentes, qui étaient souvent gravement surpeuplées, et 84 % ont déclaré que leurs conditions de vie actuelles nuisaient à leur santé et à leur intimité.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Les déplacements sont incessants et déstabilisants :</strong></li></ul>



<p>79 % ont été déplacées plus de trois fois depuis octobre 2023, ce qui a perturbé le soutien apporté par leur famille et augmenté leur isolement.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Les problèmes de santé sont courants et majoritairement non pris en charge :</strong></li></ul>



<p>Malgré la prévalence élevée des douleurs et maladies chroniques, l’accès aux médicaments était extrêmement limité ; 42 % des personnes interrogées parvenaient à s’en procurer « parfois » et 18 % « rarement », tandis que 68 % avaient réduit ou arrêté leur traitement en raison du manque de stock. L’accès aux soins en général restait à un niveau très bas ; seulement 17 % des personnes ont fait état d’une pleine disponibilité des soins médicaux, et la prise en charge des maladies chroniques était le service qui manquait le plus souvent (dans 31 % des cas).</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>L’insécurité alimentaire est élevée et peut mettre leur vie en danger :</strong></li></ul>



<p>La moitié des personnes interrogées ont déclaré que l’accès à l’aide était plus facile depuis le cessez-le-feu, mais encore 11 % n’avaient pas mangé au cours des dernières 24 heures et 48 % avaient réduit leur ration pour que d’autres personnes puissent manger.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>La santé mentale est mise à rude épreuve et a des effets directs sur l’alimentation :</strong></li></ul>



<p>77 % des personnes ont déclaré que la tristesse, l’anxiété, la solitude ou les insomnies avaient diminué leur appétit et nui à leur bien-être.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« La vie est devenue encore plus difficile. »</h3>



<p>Ces conclusions ont été corroborées par les recherches d’Amnesty International, qui s’est entretenue avec 12 personnes âgées originaires de plusieurs régions de la bande de Gaza occupée vivant toujours dans des tentes au sein de camps pour personnes déplacées à proximité de la ville de Zawaida, où les conditions de vie sont extrêmement dures. Dans la plupart des cas, un membre de leur famille a facilité la communication avec la personne âgée, beaucoup d’entre elles ayant un handicap ou nécessitant une aide pour utiliser un smartphone.</p>



<p>Les personnes interrogées ont déclaré avoir été contraintes d’arrêter ou de rationner leurs médicaments pour des maladies chroniques, car soit ils étaient devenus indisponibles, soit leur prix avait triplé voire quadruplé. D’après l’Organisation mondiale de la santé, au mois d’octobre 2025, moins de 14 des 36 hôpitaux de Gaza fonctionnaient partiellement et moins d’un tiers des services de rééducation étaient ouverts, ce qui limitait fortement l’accès aux soins des personnes âgées.</p>



<p>Certaines personnes âgées avaient perdu beaucoup de poids et la plupart étaient dépendantes des cantines communautaires, qui ne fournissaient pas toujours des aliments adaptés à leurs besoins nutritionnels. Le terrain des camps pour personnes déplacées, souvent irrégulier et sablonneux, empêchait les personnes utilisant des fauteuils roulants ou des déambulateurs de se déplacer librement, ce qui les rendait totalement dépendantes de leurs proches.</p>



<p>Mohammed Bili, 61 ans, a été déplacé sept fois depuis octobre 2023. Il a besoin d’une dialyse trois fois par semaine. Cependant, la structure où il se rendait auparavant a été détruite et il ne reçoit plus que deux dialyses par semaine, qui durent moins longtemps. Il peine à circuler en fauteuil roulant dans le camp et a perdu près de 20 kilos.</p>



<p>Il a déclaré à Amnesty International : « Je souffre de raideur extrême dans les bras et de faiblesse musculaire en raison du fait que je ne peux pas accéder à la dialyse aussi fréquemment qu’il le faudrait. »</p>



<p>Samira Al Shawa, 88 ans, utilisait un déambulateur pour se déplacer de manière autonome. Elle vit aujourd’hui dans un camp pour personnes déplacées, où elle ne peut plus marcher du tout sur le terrain sablonneux. Elle passe la plupart du temps allongée sur un lit improvisé dans sa tente. Des cantines communautaires fournissent de la nourriture à sa famille, mais celle-ci est insuffisante et ne couvre pas ses besoins nutritionnels. Elle a perdu une vingtaine de kilos depuis octobre 2023.</p>



<p>Sadiqa Al Barrawi, environ 90 ans, a été déplacée trois fois depuis octobre 2023. Elle vit actuellement dans une tente au sein du camp pour personnes déplacées d’Al Salam avec son fils, sa belle-fille et leurs quatre enfants. En allant aux toilettes une nuit de janvier 2025, elle est tombée et s’est blessée. À présent, elle ne peut plus se tenir debout ni marcher. Elle a déclaré à Amnesty International : « La vie est devenue encore plus difficile depuis. »</p>



<p>Sadiqa souffre de diabète et d’hypertension. Elle a perdu environ 25 kilos et dépend des cantines communautaires pour se nourrir. Elle a ajouté : « Nous sommes des paysans. Dans notre village, nous avions des terres et les meilleurs aliments frais – et maintenant nous n’avons plus rien. »</p>



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</div>


<section id="section-cbdf24c0" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information</h3>



<p>Les personnes de plus de 60 ans représentent environ 5 % de la population de Gaza. Selon le ministère palestinien de la Santé, début décembre 2025, 4 813 personnes âgées avaient été tuées à Gaza depuis octobre 2023, mais ce chiffre ne comprend pas les décès indirects, par exemple liés à la destruction d’infrastructures médicales. D’après un rapport de l’UNWRA, de nombreuses personnes âgées ont perdu le contact avec les personnes qui s’occupaient d’elles en raison des hostilités ou lors des déplacements. Amnesty International a constaté que les personnes âgées sont exposées à des risques accrus dans les situations de conflit armé et que leurs besoins humanitaires sont systématiquement ignorés.</p>



<p>En décembre 2024, Amnesty International a conclu qu’Israël était en train de commettre un génocide à Gaza, après avoir établi que cet État avait perpétré des actes interdits par la Convention sur le génocide avec l’intention spécifique de détruire la population palestinienne de Gaza, en perpétrant des homicides et des atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale ainsi qu’en soumettant délibérément cette population à des conditions de vie destinées à entraîner sa destruction physique.</p>



<p>Malgré une réduction de l’ampleur des attaques depuis l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025, on ne constate aucun changement significatif dans les conditions infligées par Israël aux Palestinien·ne·s à Gaza et rien n’indique que l’intention israélienne de commettre un génocide ait changé.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/israel-et-territoire-palestinien-occupe-une-crise-sanitaire-negligee-touche-les-personnes-agees-a-gaza-dans-le-contexte-du-blocus-maintenu-par-israel-sur-laide-et-les-medicaments/">Israël et Territoire palestinien occupé. Une crise sanitaire négligée touche les personnes âgées à Gaza dans le contexte du blocus maintenu par Israël sur l’aide et les médicaments</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Soudan. L’attaque menée par les Forces d’appui rapide contre le camp de Zamzam doit donner lieu à une enquête pour « crimes de guerre »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/soudan-lattaque-menee-par-les-forces-dappui-rapide-contre-le-camp-de-zamzam-doit-donner-lieu-a-une-enquete-pour-crimes-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34936</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les Forces d’appui rapide (FAR) ont délibérément tué des civil·e·s, pris des otages, pillé et détruit des mosquées, des écoles, et des centres de santé dans le cadre d’une attaque de grande ampleur en avril contre Zamzam, le plus large camp de personnes déplacées de l’État du Darfour du Nord, écrit Amnesty International dans un [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/soudan-lattaque-menee-par-les-forces-dappui-rapide-contre-le-camp-de-zamzam-doit-donner-lieu-a-une-enquete-pour-crimes-de-guerre/">Soudan. L’attaque menée par les Forces d’appui rapide contre le camp de Zamzam doit donner lieu à une enquête pour « crimes de guerre »</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les Forces d’appui rapide (FAR) ont délibérément tué des civil·e·s, pris des otages, pillé et détruit des mosquées, des écoles, et des centres de santé dans le cadre d’une attaque de grande ampleur en avril contre Zamzam, le plus large camp de personnes déplacées de l’État du Darfour du Nord, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mercredi 3 décembre. Ces violations doivent donner lieu à une enquête pour crimes de guerre au regard du droit international.</p>



<p>Le rapport, intitulé <span style="text-decoration: underline"><em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/AFR-54-0509-2025_Sudan_A-refuge-destroyed_Zamzam_Report_Final.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">A refuge destroyed: RSF violations in Darfur&rsquo;s Zamzam camp for internally displaced persons</a></em></span>, décrit comment, entre les 11 et 13 avril 2025, les FAR ont attaqué le camp, déployant des armes explosives et ouvrant le feu sans discernement dans des zones résidentielles peuplées. Cet assaut impitoyable a poussé environ 400 000 personnes à fuir le camp les 13 et 14 avril, et s’inscrit dans la campagne militaire des FAR ayant commencé en mars 2024 afin de capturer El Fasher, la capitale de l’État du Darfour du Nord. Les FAR ont exécuté un très grand nombre d’hommes non armés et violé des dizaines de femmes et de filles lorsqu’ils se sont emparés de cette ville le 26 octobre.</p>



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</div>



<p>« L’attaque terrifiante et délibérée des FAR contre des civil·e·s désespérés et affamés du camp de Zamzam a mis en évidence une fois de plus leur mépris alarmant pour la vie humaine. Des civil·e·s ont été victimes d’agressions impitoyables, de meurtre, de vols d’articles essentiels à leur survie et à leurs moyens de subsistance, et se retrouvent privés d’accès à la justice, tout en devant faire le deuil de leurs proches. Ceci n’était pas une attaque isolée, mais s’inscrivait dans une campagne soutenue contre des villages et des camps pour personnes déplacées dans leur propre pays », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amenesty International. « Certains partenaires au niveau international, tels que les Émirats arabes unis, ont activement nourri le conflit armé en soutenant les FAR au moyen d’armes. »</p>



<p>« La seule manière de mettre fin à ces violations est de limiter l’afflux d’armes vers les parties au conflit, en étendant à l’ensemble du Soudan l’embargo sur les armes qui s’applique actuellement au Darfour. Les États membres de l’Union africaine, de l’Union européenne et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Russie et la Chine doivent appeler tous les pays, et en premier lieu les Émirats arabes unis, à s’abstenir de transférer des armes et des munitions aux FAR, aux Forces armées soudanaises et à d’autres acteurs. Par ailleurs, compte tenu du risque élevé que des armes soient redirigées vers les FAR, les États doivent immédiatement cesser l’ensemble des transferts d’armes vers les Émirats arabes unis. »</p>



<p>Pour ce rapport, Amnesty International a effectué des recherches entre juin et août 2025, et recueilli les propos de 29 personnes, pour la plupart des témoins, des victimes, des parents de victimes, des journalistes, des analystes des conflits et des professionnels de la santé ayant assisté les personnes blessées durant l&rsquo;attaque. L’organisation a également vérifié et analysé des dizaines de vidéos, photos et images satellite.</p>



<p>Les FAR n’ont pas répondu à la demande de commentaire formulée par Amnesty International.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Il y avait des bombardements partout »</h3>



<p>Des rescapé·e·s de l’attaque ont déclaré à Amnesty International que le vendredi 11 avril et le samedi 12 avril, des obus sont tombés dans des habitations, dans des rues et, dans un cas, près d’une mosquée durant un mariage &#8211; soit des zones densément peuplées -, tuant et blessant des civil·e·s et causant des incendies.</p>



<p>Des images satellite prises le 16 avril et analysées par Amnesty International montrent de nouveaux cratères, apportant ainsi des éléments attestant l’utilisation généralisée d’armes explosives dans des zones peuplées.</p>



<p>Les victimes ont livré des témoignages bouleversants, décrivant avoir fui des quartiers en proie aux flammes et s’être cachées tandis que d’intenses combats faisaient rage. Younis*, bénévole aux urgences, a déclaré : « C‘était vraiment affreux. On ne pouvait pas identifier d’où venaient les tirs d’obus. Ça tombait partout, de tous les côtés. »</p>



<p>Mamoun*, un homme d’une vingtaine d’années qui participait bénévolement à la distribution d’aide humanitaire, s’est souvenu : « Les combattants [des FAR] ne faisaient que crier et tirer dans tous les sens, c’est comme ça que de nombreuses personnes ont été tuées. »</p>



<p>Sadya*, bénévole dans des organisations non gouvernementales, a expliqué que des combattants des FAR ont traversé son quartier en voiture, non loin du marché principal de Zamzam, le 12 avril : « Un [combattant des FAR] se tient debout à travers le toit et fait feu dans tous les sens, tirant sur n’importe qui dans la rue. »</p>



<p>Ouvrir le feu de cette manière, sans cible militaire spécifique peut constituer une attaque menée sans discernement, une violation grave du droit international humanitaire.</p>



<p>Amnesty International a également recensé des cas dans lesquels des combattants des FAR ont délibérément tiré sur des civil·e·s et causé leur mort. Des témoins ont déclaré à Amnesty International qu’ils ont vu des combattants des FAR tuer par balle 47 civil·e·s qui s’étaient cachés à l’intérieur de maisons pour fuir la violence, se trouvaient à la clinique et s’étaient réfugiés dans une mosquée. Le fait de tuer délibérément des personnes ne participant pas ou plus directement aux hostilités représente une grave atteinte au droit international humanitaire, et constitue un crime de guerre.</p>



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</div>



<p>Des témoignages et des éléments vidéo montrent que les FAR ont pris des civil·e·s pour cible en raison de leur affiliation perçue aux forces conjointes &#8211; alliance d’anciens groupes armés rebelles du Darfour, combattant aux côtés des forces armées soudanaises (FAS) &#8211; et aux FAS. Des combattants des FAR ont également pillé et incendié des logements, des commerces, le marché et des structures situées dans l’enceinte de l’école Sheikh Farah et de la mosquée, détruisant ou endommageant gravement des infrastructures civiles essentielles. Les infrastructures religieuses, médicales et éducatives sont protégées par le droit international.</p>



<p>Les personnes déplacées interrogées par Amnesty International ont décrit des trajets ardus sans nourriture, eau ni services médicaux. Certaines d’entre elles ou leurs proches ont été victimes de viol, de meurtre et de pillage, actes susceptibles de constituer des crimes de guerre.</p>



<p>Sans nourriture, eau, services de santé, ni recours juridiques, les personnes ayant survécu aux attaques se sentent abandonnées par les acteurs internationaux. Elles ont dit à Amnesty International que leurs priorités sont l’aide humanitaire, la sécurité et la protection des civil·e·s. Elles ont également réclamé que l’obligation de rendre des comptes devant la justice pénale soit respectée et que des réparations pour les crimes commis durant et après l’attaque soient octroyées.</p>



<p>Elnor*, qui a vu une quinzaine d’hommes armés, vraisemblablement membres des FAR, envahir son terrain et tuer son frère âgé de 80 ans et son neveu de 30 ans, a déclaré : « Personne ne se préoccupe de notre situation. »</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size"><em>* Des pseudonymes sont utilisés afin de protéger l’identité des personnes interrogées, pour des raisons de sécurité et de confidentialité.</em></p>
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		<title>Tchad. Les autorités échouent à résoudre les affrontements meurtriers entre éleveurs et agriculteurs dans un contexte de crise climatique</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/tchad-les-autorites-echouent-a-resoudre-les-affrontements-meurtriers-entre-eleveurs-et-agriculteurs-dans-un-contexte-de-crise-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 12:05:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34832</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les autorités tchadiennes n’ont pas protégé les victimes des affrontements armés opposant les éleveurs et agriculteurs, ni leur droit à la vérité, à la justice et aux réparations, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport. « Vivre de la terre et mourir pour elle : violations des droits humains liées aux conflits entre éleveurs [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les autorités tchadiennes n’ont pas protégé les victimes des affrontements armés opposant les éleveurs et agriculteurs, ni leur droit à la vérité, à la justice et aux réparations, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport.</p>



<p><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/AFR-2002882025_FR-final_.pdf"><em><span style="text-decoration: underline">« Vivre de la terre et mourir pour elle : violations des droits humains liées aux conflits entre éleveurs et agriculteurs au Tchad »</span></em></a> documente sept épisodes de violence entre éleveurs et agriculteurs – provoqués notamment par les pressions liées au changement climatique – dans quatre provinces entre 2022 et 2024. Ils ont fait 98 morts, plus de 100 blessés et ont laissé des centaines de familles sans domicile ni source de revenus. Les victimes de ces affrontements ces dernières années se comptent par milliers, selon les données des Nations unies.</p>



<p>« Face aux violences récurrentes entre éleveurs et agriculteurs, les autorités échouent à protéger la population de manière adéquate. Les forces de sécurité réagissent souvent tardivement, et les personnes soupçonnées d’avoir commis des meurtres, des pillages et des destructions de biens sont rarement traduites en justice. Cela alimente un sentiment d’impunité et de marginalisation au sein des communautés », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



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</div>



<h3 class="wp-block-heading">Des violences meurtrières dans un contexte de changement climatique</h3>



<p>Le 26 août 2019, dans le village de Sandana, dans le Moyen-Chari, un conflit qui avait débuté par l’intrusion de bétail dans un champ a pris une tournure dramatique : sept personnes ont été tuées, huit blessées et plus de 140 têtes de bétail ont été volées. Le 9 février 2022, une autre attaque dans le même village a fait 13 morts.</p>



<p>Plusieurs attaques moins médiatisées sont documentées dans le rapport, notamment celle de Pala Koudja, dans le Logone Occidental. Le 30 août 2024, l’intrusion répétée d’un troupeau dans un champ a déclenché une violente altercation entre éleveurs et agriculteurs, faisant trois morts et sept blessés. Pendant la nuit, des individus non identifiés ont incendié 53 maisons.</p>



<p>Les tensions entre éleveurs et agriculteurs sont exacerbées par la pression démographique, les effets du changement climatique induit par les activités humaines, en particulier sur les déplacements des troupeaux, et la concurrence pour l’accès aux ressources naturelles. La hausse des températures dans le centre du pays a conduit de nombreux éleveurs à se déplacer plus au sud pour faire paître leurs troupeaux ou à s’installer dans les provinces méridionales, tandis que les agriculteurs cherchent à étendre et à diversifier leur production.</p>



<p>Les affrontements sont souvent déclenchés par des incidents tels que le piétinement des champs par le bétail ou des cultures qui bloquent les couloirs de transhumance, et peuvent affecter des communautés entières.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Nous avons déposé les corps sur la route pour protester »</h3>



<p>Les autorités peinent à réagir rapidement pour protéger la population, malgré les alertes des communautés lorsque les conflits s’enveniment, et l’augmentation du budget du ministère de la Sécurité publique depuis 2022. Le ministre en fonction en mai 2023 a confirmé qu’il y avait « des retards d’intervention lorsque des villages sont attaqués ».</p>



<p>Un leader communautaire d’un village du Logone Oriental a déclaré : « depuis 2014, nous avons un problème avec les éleveurs, et je l’ai signalé au chef de canton et au sous-préfet [représentants de l’administration locale], mais aucune réponse n’a été apportée. En 2023, nous avons été attaqués par un groupe d’hommes armés. Le bilan a été de 18 morts et 11 blessés. Nous étions en colère et nous avons déposé les corps sur la route pour protester. »</p>



<p>Malgré l’existence de mécanismes de prévention et de gestion des conflits mis en place par les autorités, leur manque de coordination et leur inefficacité structurelle limitent leur capacité à prévenir et à résoudre les conflits. De plus, des témoignages indiquent que certains administrateurs locaux possèdent du bétail et le confie à des éleveurs armés. Cet arrangement compromet la neutralité administrative et facilite les abus.</p>



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</div>



<h3 class="wp-block-heading">Un besoin urgent de réponses structurelles</h3>



<p>Bien que plusieurs cas de violences entre éleveurs et agriculteurs aient donné lieu à des poursuites judiciaires, l’impunité reste une caractéristique marquante de ces affaires. Sur les sept vagues d’affrontements documentées dans le rapport, seules trois ont abouti à des procès. Trente-sept personnes ont été condamnées à l’issue de ces procès.</p>



<p>« En vertu des lois et normes régionales et internationales relatives aux droits humains, l’État tchadien a l’obligation de garantir la sécurité de tous dans le pays, d’enquêter sur les crimes, d’en traduire les responsables en justice et de veiller à ce que les victimes de ces crimes aient effectivement accès aux tribunaux », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Les effets du changement climatique ne feront qu’accroître les affrontements entre éleveurs et agriculteurs. Il est donc d’autant plus urgent de trouver des solutions structurelles et durables fondées sur les droits humains. Cela nécessite de renforcer la présence des forces de l’ordre, de mettre en œuvre une politique proactive de désarmement, d’établir un cadre juridique cohérent pour la transhumance, de redynamiser les comités conjoints de prévention des conflits et de mettre en œuvre un plan national d’adaptation au changement climatique. »</p>


<section id="section-ec834771" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Contexte</h3>



<p>Ce rapport s’appuie sur des recherches menées entre mars 2023 et septembre 2025 dans 14 villages de quatre provinces du sud du Tchad. Amnesty International a interrogé 110 personnes, dont 70 victimes et/ou témoins de conflits. Les conclusions du rapport ont été transmises aux autorités tchadiennes le 25 juin 2025. Au moment de la publication du rapport, Amnesty International n’avait reçu aucune réponse.</p>

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		<title>Yémen. Une frappe aérienne menée par les États-Unis contre un centre de détention pour migrants doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/yemen-une-frappe-aerienne-menee-par-les-etats-unis-contre-un-centre-de-detention-pour-migrants-doit-donner-lieu-a-une-enquete-pour-crime-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 08:04:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une nouvelle enquête approfondie effectuée par Amnesty International conclut qu’une frappe aérienne américaine lancée contre un centre de détention pour migrants à Saada, dans le nord-ouest du Yémen, le 28 avril 2025, qui a tué et blessé des dizaines de migrants africains, constituait une attaque menée sans discernement. Les autorités des États-Unis doivent enquêter dans [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Une nouvelle enquête approfondie effectuée par Amnesty International conclut qu’une frappe aérienne américaine lancée contre un centre de détention pour migrants à Saada, dans le nord-ouest du Yémen, le 28 avril 2025, qui a tué et blessé des dizaines de migrants africains, constituait une attaque menée sans discernement. Les autorités des États-Unis doivent enquêter dans les meilleurs délais et de manière transparente sur ce possible crime de guerre.</p>



<p>Cette attaque, menée par l’armée américaine durant l’opération « Rough Rider », a causé des pertes civiles catastrophiques parmi un groupe de migrants vulnérables, dont la plupart se trouvaient aux mains des autorités houthies de facto dans ce centre de détention au seul motif de leur situation irrégulière au regard de la législation relative à l’immigration.</p>



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<p>Ce document, intitulé ‘<a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/10/MDE-31_0367_2025-Yemen-It-is-a-miracle-we-survived.pdf">It is a miracle we survived’: US air strike on civilians held in Sa’ada detention centre</a>, s’appuie sur des entretiens réalisés auprès de 15 rescapés, qui étaient tous des migrants éthiopiens détenus à Saada, et sur l’analyse d’éléments numériques, notamment des images satellite, des photos et des vidéos. Ce rapport fournit des éléments de preuve convaincants attestant qu’en lançant cette attaque, les États-Unis n’ont pas respecté l’obligation de faire la distinction entre biens de caractère civil et objectifs militaires</p>



<p>La frappe a tué et blessé des dizaines de migrants qui se trouvaient dans ce centre de détention au moment de l’attaque. Les rescapés dont Amnesty International a recueilli les propos ont été capables de désigner, par nom et leur âge approximatif, 16 des migrants &#8211; des hommes éthiopiens, âgés d’une vingtaine d’années pour la plupart &#8211; ayant été tués.</p>



<p>« Les témoignages bouleversants des rescapés décrivent un bâtiment civil, rempli de détenus, bombardé sans discernement. Cet événement est un manquement meurtrier des États-Unis au devoir de respecter une de leurs principales obligations au titre du droit international humanitaire : mettre en œuvre toutes les mesures possibles afin de confirmer que la cible d’une attaque est bien un objectif militaire », a déclaré Kristine Beckerle, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique à Amnesty International.</p>



<p>« Les victimes et familles de victimes doivent recevoir des réparations complètes, notamment une indemnisation. Des civils ayant été tués et blessés, cette frappe aérienne doit donner lieu à une enquête en tant que possible crime de guerre. Si suffisamment d’éléments de preuve sont réunis, les autorités doivent poursuivre toute personne dont la responsabilité pénale est engagée, notamment en vertu de la doctrine de la responsabilité de la chaîne de commandement. »</p>



<p>Amnesty International a officiellement sollicité des renseignements auprès du commandement militaire américain (CENTCOM) et du commandement opérationnel conjoint spécial (JSOC) le 27 août 2025, expliquant ses conclusions et demandant des éclaircissements sur l’objectif militaire poursuivi et les précautions adoptées. Le CENTCOM n’a fourni qu’une brève réponse, le jour où la requête a été déposée, affirmant qu’il « continuait à évaluer tous les signalements de dommages aux civils », les prenait tous « au sérieux » et les examinait « avec rigueur ».</p>



<p>Amnesty International a également demandé des informations aux autorités houthies de facto le 11 septembre 2025, leur communiquant ses conclusions et sollicitant des éclaircissements sur l’utilisation du complexe pénitentiaire de Saada et du centre de détention pour migrants, le nombre de personnes détenues au moment de l’attaque, leurs conditions de détention et les mesures éventuellement prises par les autorités houthies pour enquêter sur le fait que les gardiens de prison n’aient pas permis aux détenus de se mettre en sécurité.</p>



<p>Le ministère houthi de la Justice et des Droits humains a fourni deux réponses détaillées les 24 septembre et 6 octobre 2025, notamment des informations sur le nombre de migrants détenus dans le centre, niant toute faute concernant les conditions de détention et communiquant une liste des victimes de la frappe aérienne américaine.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Une attaque contre une cible civile connue, et de nombreuses victimes</h3>



<p>L’enquête d’Amnesty International n’a trouvé aucun élément attestant que le centre de détention pour migrants était un objectif militaire. Les rescapés ont déclaré que le centre de détention pour migrants était un espace ouvert, et qu’ils pouvaient donc voir toutes les personnes présentes dans le bâtiment, qui étaient toutes des migrants privés de liberté.</p>



<p>Cette installation, qui fait partie du complexe pénitentiaire de Saada, était utilisée depuis des années par les Houthis pour y incarcérer des migrants, et son caractère civil était largement connu. Des organisations humanitaires s’y étaient rendues.</p>



<p>Quelques années plus tôt, le 21 janvier 2022, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite avait mené une frappe aérienne contre un autre centre de détention situé dans le même complexe pénitentiaire à Saada. L’attaque de 2022, sur laquelle Amnesty International a également enquêté, avait été menée à l’aide d&rsquo;une munition à guidage de précision de fabrication américaine, tuant plus de 90 détenus et en blessant des dizaines d’autres.</p>



<p>Compte tenu de ce contexte, les États-Unis auraient dû savoir que cette installation était un bien de caractère civil et que toute attaque aérienne risquait de faire de nombreux morts et blessés civils. En vertu du droit international humanitaire, les forces offensives sont tenues de faire tout leur possible pour déterminer si la cible visée est un objectif militaire et, en cas de doute à cet égard, de s’abstenir de lancer une attaque, de l’annuler ou de la suspendre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des rescapés gravement blessés, mutilés et traumatisés</h3>



<p>La quasi-totalité des 15 rescapés ayant parlé à Amnesty International ont déclaré qu’ils dormaient lorsqu’ils ont entendu une explosion à proximité, entre 4 heures et 4 h 30 du matin. Il s’agissait très probablement d’une frappe aérienne américaine contre un autre bâtiment du complexe pénitentiaire de Saada, qui avait eu lieu quelques minutes plus tôt.</p>



<p>Selon des images satellite, un autre bâtiment, situé à environ 180 mètres du lieu où les migrants étaient détenus, a été touché et détruit le même jour. Dans leur réponse à Amnesty International, les Houthis ont déclaré que cette structure était un bâtiment administratif de la prison.</p>



<p>Les rescapés ont déclaré s’être réveillés terrifiés et avoir couru vers le portail du centre de détention. Ils ont appelé à l’aide en hurlant et ont tambouriné à la porte, demandant aux gardiens de la prison de les laisser sortir afin qu’ils puissent se mettre en sécurité. Au lieu de cela, les gardiens ont tiré des coups de semonce pour que les détenus restent à l’intérieur. Quelques minutes plus tard, une deuxième frappe aérienne américaine s’est abattue sur le centre de détention pour migrants.</p>



<p>Dans leur réponse à Amnesty International, les autorités houthies de facto ont déclaré que 117 migrants africains se trouvaient en détention au moment de la frappe, dont 61 ont été tués et 56 blessés. Elles ont également affirmé n’avoir « enregistré aucun cas dans lequel des gardiens de prison ont empêché des détenus de fuir la zone visée ou de chercher un endroit sûr », mais n’ont pas répondu clairement à la question de savoir si elles avaient enquêté sur cet épisode spécifique.</p>



<p>La frappe aérienne a causé de graves préjudices à des civils, avec des conséquences dévastatrices et durables. Sur les 15 personnes interrogées par Amnesty International, 14 ont subi des blessures graves qui leur vaudront des séquelles à vie, notamment la perte de membres, de graves lésions nerveuses, ainsi que des traumatismes à la tête, à la colonne vertébrale et à la poitrine. Deux des 15 migrants ont eu les jambes amputées, un a été amputé d’une main et un autre a perdu un œil.</p>



<p>Hagos*, un rescapé de 20 ans ayant perdu une jambe, a repris connaissance à l’hôpital quelques jours après l’attaque, et a décrit sa douleur en ces termes : « On se dit qu’il aurait mieux valu mourir sur place [&#8230;] Je supplie mes amis de me donner de l’argent pour payer les soins et les médicaments. »</p>



<p>Un autre rescapé, Desta*, a été blessé à la tête et a perdu un œil. Il était tellement traumatisé qu’il a cessé de parler pendant 20 jours. Il a déclaré : « L’attaque a été vraiment terrible, elle a tué beaucoup de gens, elle a fait de nous des handicapés et a laissé d’autres personnes sous le choc et terrifiées. »</p>



<p>À l’époque de ces entretiens, près de deux mois après la frappe aérienne américaine, 10 rescapés ont déclaré qu’ils avaient encore besoin d’un traitement médical, notamment d&rsquo;opérations chirurgicales de suivi et de médicaments. Ils ont également indiqué que, malgré leur situation économique désespérée, ils payaient eux-mêmes ces soins ou bénéficiaient du soutien de leurs proches restés au pays, pourtant en difficulté financière.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Appel urgent en faveur de l’obligation de rendre des comptes et de l’octroi de réparations</h3>



<p>Outre leurs obligations en vertu du droit international humanitaire, les États-Unis ont consacré dans leur législation et leurs politiques nationales des protections fondamentales en matière de droits humains et des obligations au titre du droit international humanitaire. Le ministère américain de la Défense (DoD) a adopté des instructions sur l’atténuation des préjudices causés aux civils et les mesures à prendre à cet égard, qui précisent que l’atténuation des dommages causés aux civils ne se limite pas au respect du droit international humanitaire et encourage les commandants à « prendre des mesures de protection supplémentaires non requises par le droit de la guerre, selon ce qu’ils estiment approprié ».</p>



<p>Certains systèmes essentiels mis en place ces dernières années aux États-Unis pour réduire les préjudices causés aux civils par des actions militaires américaines à l’étranger, et mieux y répondre, sont menacés par l’administration Trump. Amnesty International exhorte le Congrès des États-Unis à veiller à ce que les mécanismes d’atténuation des préjudices aux populations civiles et de réaction à ceux-ci soient préservés et apportent une réponse solide à ces frappes et à d’autres événements récents.</p>



<p>« Les États-Unis doivent mener sans attendre une enquête approfondie, indépendante, impartiale et transparente sur la frappe aérienne menée contre le centre de détention pour migrants de Saada, et en rendre les conclusions publiques. Les rescapés de cette attaque méritent que justice leur soit pleinement rendue. Ils doivent bénéficier dans les meilleurs délais de réparations complètes dignes de ce nom, à savoir : restitution, indemnisation, réadaptation, satisfaction et garanties de non-répétition », a déclaré Kristine Beckerle.</p>



<p>Amnesty International exhorte également les autorités houthies de facto à mener une enquête transparente sur les manquements en matière d’évacuation et de mise à l’abri des migrants détenus. Elles devraient également mettre fin à la détention arbitraire de migrants sur la seule base de leur situation au regard de la législation relative à l’immigration et de leur nationalité, et accorder aux rescapés de la frappe aérienne américaine un statut de résident temporaire afin qu’ils puissent se rétablir, guérir et obtenir des soins médicaux essentiels sans craindre d’être à nouveau détenus.</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size"><em>* Les noms des victimes ont été modifiés pour des raisons de sécurité.</em></p>



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		<title>Israël et territoire palestinien occupé. L’économie politique mondiale qui permet le génocide, l’occupation et l’apartheid doit être remise en cause</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/israel-et-territoire-palestinien-occupe-leconomie-politique-mondiale-qui-permet-le-genocide-loccupation-et-lapartheid-doit-etre-remise-en-cause/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 03:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par leur complicité, leur soutien ou leur passivité délibérée, des États, des institutions publiques et des entreprises du monde entier permettent les violations du droit international commises par Israël ou en profitent, notamment son génocide en cours contre la population palestinienne dans la bande de Gaza occupée, son occupation illégale de l’ensemble du territoire palestinien [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Par leur complicité, leur soutien ou leur passivité délibérée, des États, des institutions publiques et des entreprises du monde entier permettent les violations du droit international commises par Israël ou en profitent, notamment son génocide en cours contre la population palestinienne dans la bande de Gaza occupée, son occupation illégale de l’ensemble du territoire palestinien occupé et son système cruel d’apartheid contre tous les Palestiniens et Palestiniennes dont il contrôle les droits, a déclaré Amnesty International dans un rapport publié jeudi 18 septembre 2025, qui adresse des appels urgents aux États et aux entreprises.</p>



<p>« Il est plus que temps que les États, les institutions publiques, les entreprises, les universités et les autres acteurs privés renoncent à leur addiction meurtrière aux gains économiques et au profit à tout prix. Le maintien par Israël d’une occupation illégale prolongée et d’un système d’apartheid pendant des décennie n’aurait pas pu se faire sans le soutien approfondi et durable dont il a bénéficié par le biais de ses relations économiques et commerciales. Pour pouvoir mener des bombardements incessants pendant 23 mois et commettre le génocide en cours, il a eu besoin d’un approvisionnement continu en armes et en équipements de surveillance, rendu possible par des relations commerciales privilégiées et des États et entreprises prêts à fermer les yeux sur l’indéfendable », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



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</div>



<p>« Tout cela doit cesser. La dignité humaine n’est pas une marchandise. Tandis que les mères palestiniennes de Gaza en sont réduites à regarder leurs enfants dépérir de faim dans le contexte du génocide israélien, des entreprises, notamment d’armement, continuent de récolter d’importants profits. Amnesty International appelle ses membres et sympathisant·e·s du monde entier à exiger l’arrêt immédiat de l’économie politique qui est à la base des crimes internationaux d’Israël.</p>



<p>« Le rapport du 18 septembre d’Amnesty International détaille les mesures que les États doivent prendre pour respecter leurs obligations – de la mise à l’index et l’interdiction des entreprises qui contribuent ou sont directement liées aux crimes israéliens à une législation et une réglementation efficaces, en passant par le désinvestissement et l’arrêt des achats ou des contrats. Il contient également une liste de mesures à prendre par les entreprises, comme la suspension des ventes ou des contrats et le désinvestissement.</p>



<p>« Ce rapport désigne aussi nommément 15 entreprises qu’Amnesty International a identifiées comme contribuant à l’occupation illégale, au génocide ou à d’autres crimes de droit international commis par Israël. Parmi elles figurent les multinationales américaines <strong>Boeing </strong>et <strong>Lockheed Martin</strong>, les compagnies israéliennes d’armement <strong>Elbit Systems, Rafael Advanced Defense Systems</strong> et <strong>Israel Aerospace Industries (IAI)</strong>, l’entreprise chinoise <strong>Hikvision</strong>, le constructeur ferroviaire espagnol <strong>Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF)</strong>, le conglomérat sud-coréen <strong>HD Hyundai</strong>, la société américaine de logiciels <strong>Palantir</strong> <strong>Technologies</strong>, la firme technologique israélienne <strong>Corsight</strong>, et la compagnie publique israélienne des eaux <strong>Mekorot</strong>.</p>



<p>« Mais ne nous méprenons pas : ces 15 entreprises ne représentent qu’un petit échantillon de toutes celles qui sont responsables d’apporter leur soutien à un gouvernement qui orchestre la famine et le massacre de civil·e·s et prive les Palestiniens et Palestiniennes de leurs droits fondamentaux depuis des décennies. Tous les secteurs économiques, la grande majorité des États et de nombreuses entités privées ont, en toute connaissance de cause, contribué au génocide commis par Israël à Gaza, à son occupation violente du territoire palestinien occupé et à l’apartheid imposé dans ce territoire, ou en ont tiré profit. »</p>



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<p>Amnesty International publie cette série d’appels urgents aux États et aux entreprises à l’occasion de l’anniversaire de l’adoption, le 18 septembre 2024, de la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies exigeant qu’Israël mette un terme à son occupation illégale du territoire palestinien dans les 12 mois. Cette résolution a été adoptée en application de l’avis consultatif de juillet 2024 de la Cour internationale de justice (CIJ), qui a déclaré que l’occupation du territoire palestinien par Israël était illégale aux termes du droit international, que ses lois et politiques discriminatoires à l’égard de la population palestinienne dans le territoire palestinien occupé violaient l’interdiction de la ségrégation raciale et de l’apartheid, et qu’il fallait mettre un terme rapidement à la présence israélienne sur ce territoire.</p>



<p>L’Assemblée générale de l’ONU a ensuite appelé les États membres à agir concrètement pour donner suite à la déclaration de la CIJ demandant qu’il soit mis fin à l’occupation israélienne du territoire palestinien occupé. Elle leur a notamment demandé de « prendre des mesures pour que leurs nationaux et les sociétés et entités relevant de leur juridiction […] s’abstiennent de tout acte […] qui constituerait une aide ou une assistance au maintien [de l’occupation israélienne] ; prendre des mesures pour mettre fin à l’importation de tout produit provenant des colonies de peuplement israéliennes, ainsi qu’à la fourniture ou au transfert d’armes, de munitions et de matériel connexe à Israël […] dans tous les cas où il y aurait des motifs raisonnables de soupçonner qu’ils pourraient être utilisés dans le Territoire palestinien occupé » et « prendre des sanctions, notamment des mesures d’interdiction de voyager et de gel des avoirs, contre les personnes physiques ou morales qui participent au maintien de la présence illicite d’Israël dans le Territoire palestinien occupé ».</p>



<p>« Le délai de 12 mois donné par l’Assemblée générale des Nations unies à Israël pour se retirer du territoire palestinien occupé expire le 18 septembre, mais Israël continue d’affamer et de massacrer quotidiennement des Palestinien·ne·s. La plupart des États membres n’ont pratiquement rien fait pour pousser le gouvernement israélien à respecter cette résolution. Ils doivent mettre fin à leur passivité délibérée, qui est indéfendable, et suspendre immédiatement toutes les activités qui contribuent aux violations du droit international commises par Israël, sous peine de risquer de devenir complices des crimes contre l’humanité d’apartheid et de génocide, entre autres crimes de droit international », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>Amnesty International appelle les États à interdire totalement, avec effet immédiat, la fourniture à Israël d’armes et d’équipements et services militaires et de sécurité, ainsi que d’équipements de surveillance, de dispositifs d’intelligence artificielle et d’infrastructures de type cloud utilisés pour soutenir des activités de surveillance, de sécurité et militaires. Cette interdiction doit aussi s’appliquer au transit et au transbordement d’armes, d’équipements militaires et de sécurité et de pièces détachées et composants connexes transférés à Israël via leur territoire, par leurs ports, aéroports ou espaces aérien et terrestre.</p>



<p>L’organisation demande également l’arrêt du commerce avec les entreprises, où qu’elles soient établies dans le monde, qui contribuent au génocide, à l’apartheid ou à l’occupation illégale imputables à Israël, ainsi que des investissements dans ces entreprises. Il s’agit au grand minimum des entreprises citées dans le rapport du rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, ainsi que de celles figurant dans la base de données des entreprises contribuant aux colonies illégales établie par les Nations unies. Les États doivent veiller à ce que les entreprises présentes sur leur territoire se conforment à ces interdictions.</p>



<p><strong>Entreprises contribuant à l’occupation illégale et/ou aux crimes de droit international dont Israël est responsable</strong></p>



<p>Amnesty International a recueilli des informations sur les atteintes aux droits humains commises par plusieurs de ces entreprises depuis des années et a écrit à toutes les entreprises citées dans son rapport pour les interroger sur leurs activités en Israël et dans le territoire palestinien occupé, ainsi que pour leur exprimer sa préoccupation quant aux violations des droits humains décrites dans ce document. Seules cinq d’entre elles ont répondu en 2025 ; leurs réponses sont prises en compte dans le rapport.</p>



<p>Amnesty International a recueilli des éléments faisant état de l’utilisation de bombes et de dispositifs de guidage fournis par <strong>Boeing </strong>dans des frappes aériennes illégales visant la bande de Gaza occupée. En particulier, il est probable que l’armée israélienne ait utilisé des armes fabriquées par Boeing, dont des bombes munies d’un système de guidage de type JDAM (Joint Direct Attack Munitions) et des bombes de petit diamètre de modèle GBU-39, dans une série de frappes aériennes meurtrières qui ont tué des dizaines de civil·e·s palestiniens à Gaza, dont de nombreux enfants.</p>



<p><strong>Lockheed Martin</strong> fournit et entretient des avions de combat F-16 et la flotte grandissante de F-35 d’Israël, équipements clés de l’armée de l’air israélienne qui ont été très largement utilisés pendant les bombardements de Gaza.</p>



<p>Les trois plus grandes compagnies d’armement israéliennes – <strong>Elbit Systems</strong> et les entreprises publiques <strong>Rafael Advanced Defense Systems et IAI</strong> – fournissent chaque année pour des milliards de dollars de biens et de services militaires et de sécurité à l’armée israélienne, parmi lesquels des drones de surveillance et des drones armés, des munitions rôdeuses et des système de sécurité aux frontières qu’Israël n’a cessé d’utiliser dans le cadre de son offensive militaire à Gaza et dans le reste du territoire palestinien occupé. Elbit Systems (la seule compagnie d’armement à avoir répondu aux demandes d’informations d’Amnesty International) a rejeté les inquiétudes de l’organisation et affirmé qu’elle agissait en toute légalité, approvisionnant « un État souverain, non soumis à des sanctions, reconnu par la communauté internationale ».</p>



<p>Israël utilise aussi actuellement, dans le cadre de son système d’apartheid visant la population palestinienne, des produits et services de surveillance fournis par Hikvision, tandis que Corsight est spécialisée dans le développement et la vente de logiciels de reconnaissance faciale utilisés par l’armée israélienne dans son offensive à Gaza.</p>



<p><strong>Palantir Technologies</strong>, société d’intelligence artificielle basée aux États-Unis, fournit des produits et services d’intelligence artificielle à l’armée et aux services de renseignement israéliens, en lien avec les activités militaires d’Israël à Gaza.</p>



<p>Mekorot contribue à l’occupation illégale du territoire palestinien par Israël en gérant les infrastructures et le réseau d’eau en Cisjordanie d’une façon qui est discriminatoire à l’égard des Palestinien·ne·s et favorise les colonies israéliennes illégales. <strong>CAF </strong>soutient le projet de métro léger de Jérusalem, qui facilite l’expansion des colonies israéliennes, et <strong>HD Hyundai </strong>assure la fabrication, la maintenance et l’entretien d’engins de chantier utilisés dans des démolitions illégales dans le territoire palestinien occupé.</p>



<p>En 2019, Amnesty International a aussi montré comment les compagnies de tourisme en ligne de premier plan <strong>Airbnb, Booking.com, Expedia et TripAdvisor</strong> avaient contribué au maintien, au renforcement et à l’expansion des colonies israéliennes illégales dans le territoire palestinien occupé. Bien que l’organisation ait appelé ces sociétés à faire preuve de responsabilité en se désengageant de toute activité commerciale dans les colonies israéliennes, elles continuent d’y proposer des offres.</p>



<p>« Ces entreprises doivent assumer leurs responsabilités en matière de droits humains sous peine de devoir subir les conséquences de leurs actes. Elles doivent veiller à ne pas être impliquées dans l’occupation illégale et les crimes de droit international d’Israël sous quelque forme que ce soit. Sinon, elles et leurs employé·e·s et membres du conseil d’administration risquent de voir leur responsabilité civile engagée, voire dans certains cas leur responsabilité pénale pour complicité dans les crimes commis par Israël », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>Amnesty International appelle ces compagnies à suspendre immédiatement toutes les ventes et livraisons à Israël d’armes et d’autres équipements militaires, de sécurité et de surveillance, ou encore d’engins de chantier, de pièces détachées ou de biens et services contribuant ou directement liés aux violations des droits humains dans le territoire palestinien occupé. Les États, les institutions publiques et les autres entreprises doivent se servir du levier de leurs investissements dans ces sociétés – en allant jusqu’à faire preuve de responsabilité en retirant leurs investissements et en arrêtant d’acheter leurs produits – afin de faire cesser ces ventes.</p>



<p>Les États doivent aussi interdire à ces sociétés de participer à des salons commerciaux, des réunions gouvernementales, des contrats, des subventions de recherche et des activités avec des organismes publics en lien avec les types de produits vendus en Israël. Toutes ces mesures doivent rester en place jusqu’à ce que les entreprises en question puissent démontrer qu’elles ne contribuent pas à l’occupation illégale ou aux crimes de droit international d’Israël.</p>



<p>« Amnesty International appelle les gens partout dans le monde à mener des actions pacifiques. La société civile et le grand public dans son ensemble doivent se mobiliser et faire campagne pour que tous les États respectent leurs obligations et demandent des comptes aux entreprises qui contribuent ou sont directement liées aux crimes israéliens. Il est inacceptable que des États et des entreprises qui savent qu’ils tirent leurs revenus de la mort, de la destruction et de l’immense souffrance de la population palestinienne décident malgré tout de détourner le regard, de maintenir leur modèles économiques sans se préoccuper du coût humain, et de se complaire dans leur richesse. Nous ne pouvons pas permettre que l’on ferme les yeux une minute de plus sur l’immense souffrance du peuple palestinien, qui dépasse l’entendement », a déclaré Agnès Callamard.</p>



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<section id="section-ce68804f" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information</h3>



<p>En janvier 2024, la CIJ a conclu qu’il existait un risque réel et imminent de préjudice irréparable aux droits des Palestinien·ne·s de Gaza en vertu de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide et a ordonné à Israël de prendre toutes les mesures en son pouvoir pour empêcher les actes génocidaires. Elle a aussi affirmé que tous les États avaient l’obligation de prévenir, de réprimer et de sanctionner le génocide. Elle a réitéré ses demandes à Israël dans deux nouvelles ordonnances prises en mars et en mai 2024. Toutes sont restées lettre morte.</p>



<p>En décembre 2024, Amnesty International a conclu qu’Israël était en train de commettre un génocide contre la population palestinienne de Gaza et, depuis, l’idée qu’un génocide est en cours fait de plus en plus consensus parmi les expert·e·s de la communauté internationale.</p>



<p>En septembre 2024, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution donnant à Israël un délai de 12 mois pour se retirer du territoire palestinien occupé. En décembre 2024, elle a adopté une autre résolution appelant à ce « qu’Israël se retire du territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est » et « que les droits inaliénables du peuple palestinien […] soient réalisés », et demandant aux États « de ne pas prêter aide ou assistance à des activités d’implantation illégales, notamment de ne fournir à Israël aucune assistance qui serait utilisée spécifiquement pour les colonies de peuplement » dans le territoire palestinien occupé.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/israel-et-territoire-palestinien-occupe-leconomie-politique-mondiale-qui-permet-le-genocide-loccupation-et-lapartheid-doit-etre-remise-en-cause/">Israël et territoire palestinien occupé. L’économie politique mondiale qui permet le génocide, l’occupation et l’apartheid doit être remise en cause</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Liban. La destruction délibérée de terres et de biens civils par l’armée israélienne « doit faire l’objet d’une enquête pour crimes de guerre »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/liban-la-destruction-deliberee-de-terres-et-de-biens-civils-par-larmee-israelienne-doit-faire-lobjet-dune-enquete-pour-crimes-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34091</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des maisons et des bâtiments détruits par des explosifs et des bulldozers Plus de 10 000 structures gravement endommagées ou détruites, même après la déclaration du cessez-le-feu « Les forces israéliennes ont délibérément laissé derrière elles une traînée de dévastation lorsqu’elles ont traversé la région » – Erika Guevara Rosas La destruction massive et délibérée par l’armée [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/liban-la-destruction-deliberee-de-terres-et-de-biens-civils-par-larmee-israelienne-doit-faire-lobjet-dune-enquete-pour-crimes-de-guerre/">Liban. La destruction délibérée de terres et de biens civils par l’armée israélienne « doit faire l’objet d’une enquête pour crimes de guerre »</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list"><li>D<em>es maisons et des bâtiments détruits par des explosifs et des bulldozers</em></li><li><em>Plus de 10 000 structures gravement endommagées ou détruites, même après la déclaration du cessez-le-feu</em></li><li><em>« Les forces israéliennes ont délibérément laissé derrière elles une traînée de dévastation lorsqu’elles ont traversé la région » – Erika Guevara Rosas</em></li></ul>



<p>La destruction massive et délibérée par l’armée israélienne de terres agricoles et de biens civils dans le sud du Liban doit faire l’objet d’une enquête pour crimes de guerre, déclare Amnesty International <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/MDE1895522025EN.pdf">dans un nouveau rapport</a>. </p>



<p>Ce rapport, intitulé<em> <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/MDE1895522025EN.pdf">Nowhere To Return: Israel’</a>s Extensive Destruction of Southern Lebanon</em> (Nulle part où retourner : destruction massive du sud du Liban par Israël) présente des informations montrant que les forces israéliennes ont utilisé des explosifs posés manuellement et des bulldozers pour détruire des structures civiles, notamment des maisons, des mosquées, des cimetières, des routes, des parcs et des terrains de football, dans 24 agglomérations. </p>



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<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/MDE1895522025EN.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<p>Le rapport porte sur la période allant du début de l’invasion terrestre du Liban par Israël, le 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre 2024, jusqu’au 26&nbsp;janvier 2025, et révèle que plus de 10&nbsp;000&nbsp;structures ont été fortement endommagées ou détruites durant cette période. La plupart des destructions ont eu lieu après le 27&nbsp;novembre 2024, date de l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.</p>



<p>Les destructions ont été commises par l’armée israélienne après qu’elle eut pris le contrôle des zones concernées, c’est-à-dire en dehors du cadre des combats. Dans un tel contexte, le droit international humanitaire interdit la destruction de biens civils, sauf en cas de nécessité militaire impérieuse. L’enquête d’Amnesty International a révélé que, dans de nombreux cas, les destructions massives de structures civiles ont été commises par l’armée israélienne en l’absence manifeste de nécessité militaire impérieuse et en violation du droit international humanitaire.</p>



<p>«&nbsp;La destruction par l’armée israélienne de terres, de maisons et d’autres biens civils dans le sud du Liban a rendu des zones entières inhabitables et a ruiné d’innombrables vies&nbsp;», a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International.</p>



<p>«&nbsp;Les preuves que nous avons analysées montrent clairement que les forces israéliennes ont délibérément laissé derrière elles une traînée de dévastation lorsqu’elles ont traversé la région. Leur mépris flagrant pour les localités qu’elles ont détruites est odieux.</p>



<p>« Ces actes de destruction, quand ils ont été commis intentionnellement ou de manière inconsidérée, doivent faire l’objet d’une enquête pour crimes de guerre. »</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><div style="position:relative"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="630" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-1024x630.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-34094" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-1024x630.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-600x369.jpg 600w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-300x185.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-768x472.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-975x600.jpg 975w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-978x602.jpg 978w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-734x452.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-117x72.jpg 117w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-234x144.jpg 234w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-60x37.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-120x74.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-200x123.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-400x246.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-260x160.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-520x320.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-325x200.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-650x400.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-98x60.jpg 98w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1-146x90.jpg 146w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/1.jpg 1216w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></div><figcaption><em>La carte ci-dessus montre le pourcentage de bâtiments fortement endommagés ou détruits dans chaque agglomération libanaise située le long de la frontière israélienne, sur la base des informations recensées entre le 26 septembre 2024 et le 30 janvier 2025. </em> ©Private</figcaption></figure></div>



<p>Le Laboratoire de preuves du programme Réaction aux crises d’Amnesty International a utilisé de nombreuses preuves visuelles –&nbsp;notamment 77&nbsp;vidéos et photographies vérifiées, ainsi que des images satellite&nbsp;– pour enquêter sur les dégâts et quantifier les bâtiments fortement endommagés ou détruits. Parmi ces preuves figurent des vidéos montrant des soldats israéliens posant manuellement des explosifs dans des maisons, détruisant des routes et des terrains de football, et rasant des parcs et des sites religieux au moyen de bulldozers. Dans certaines vidéos, des soldats se sont filmés en train de célébrer les destructions en chantant et en s’en réjouissant.</p>



<p>Le Laboratoire de preuves du programme Réaction aux crises a également recueilli les déclarations publiées par l’armée israélienne et le Hezbollah sur leurs canaux officiels, et a analysé des reportages et des données réunies par d’autres organisations afin d’établir une chronologie et de mener une analyse contextuelle. Amnesty International a aussi interrogé 11&nbsp;habitant·e·s de villages frontaliers du sud du Liban.</p>



<p>L’armée israélienne a déclaré que certaines destructions de structures civiles visaient à&nbsp;<a href="https://eur02.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%253A%252F%252Fx.com%252FIDF%252Fstatus%252F1838081162129940615&amp;data=05%7C02%7Cmarielaure.jouret@amnesty.org%7Cd8e8bbf781534d2d418308dddefc604c%7Cc2dbf829378d44c1b47a1c043924ddf3%7C0%7C0%7C638911898029613953%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%253D%253D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=9gTt%252BqtG%252BlnMtGXELCCsMQnegglsT0j3GxfccoKzVFE%253D&amp;reserved=0">empêcher de futures attaques</a>&nbsp;et que certaines de ces structures avaient auparavant été utilisées par des combattants du Hezbollah, ou qu’elles servaient à stocker des armes ou se trouvaient au-dessus de tunnels. Cependant, selon Amnesty International, la destruction massive de biens civils dans le but d’empêcher une partie adverse de lancer des attaques à l’avenir ne répond pas au critère de nécessité militaire impérative prévue par le droit international humanitaire. Le fait qu’un bâtiment civil ait été utilisé auparavant par une partie au conflit ne fait pas automatiquement de lui un objectif militaire.&nbsp;</p>



<p>Amnesty International a envoyé des questions concernant ces destructions aux autorités israéliennes le 27 juin 2025. Au moment de la publication du présent document, nous n’avions toujours pas reçu de réponse.</p>



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</div>



<p><strong>«&nbsp;Des raids localisés, limités et ciblés&nbsp;»</strong></p>



<p>Lorsque l’armée israélienne a lancé son invasion terrestre au Liban le 1<sup>er </sup>octobre 2024, elle a <a href="https://eur02.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%253A%252F%252Fx.com%252FIDF%252Fstatus%252F1840890054819864776&amp;data=05%7C02%7Cmarielaure.jouret@amnesty.org%7Cd8e8bbf781534d2d418308dddefc604c%7Cc2dbf829378d44c1b47a1c043924ddf3%7C0%7C0%7C638911898029631826%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%253D%253D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=CGLnma6Jx%252FFIZyiT9OJgDCvGxTt31hLjxLkWS5Lr8s0%253D&amp;reserved=0">déclaré</a> qu’elle « menait des raids localisés, limités et ciblés, basés sur des renseignements précis, contre des cibles et des infrastructures terroristes du Hezbollah ». Pourtant, l’analyse d’Amnesty International révèle des destructions massives sur presque toute la longueur de la frontière sud avec Israël, longue de 120 kilomètres. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="630" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-1024x630.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-34096" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-1024x630.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-600x369.jpg 600w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-300x185.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-768x472.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-975x600.jpg 975w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-978x602.jpg 978w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-734x452.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-117x72.jpg 117w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-234x144.jpg 234w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-60x37.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-120x74.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-200x123.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-400x246.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-260x160.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-520x320.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-325x200.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-650x400.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-98x60.jpg 98w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2-146x90.jpg 146w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/2.jpg 1216w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></div><figcaption><em>Carte montrant une évaluation, en rouge, des dommages subis par des bâtiments avec des structures fortement endommagées ou détruites entre fin septembre 2024 et fin janvier 2025.Les hachures jaunes indiquent les zones d’avancée israélienne sur le terrain jusqu’à fin janvier 2025.</em> ©Private</figcaption></figure></div>



<p>Les images satellite montrent que les agglomérations de Yarin, Dhayra et Boustane, dans le district de Tyr, ont été les plus touchées, avec plus de 70 % de leurs bâtiments détruits au cours de la période examinée. Sept autres agglomérations ont vu plus de la moitié de leurs structures détruites. </p>



<p>Bien qu’Amnesty International ne soit pas en mesure d’évaluer si chacune des plus de 10&nbsp;000&nbsp;structures concernées a été endommagée ou détruite illégalement, l’organisation a procédé à une analyse détaillée des dommages et des destructions infligés par les forces israéliennes dans cinq villages&nbsp;: Kfar Kila, Maroun el Ras, Odeisseh, Aita Ash Shaab et Dhayra.</p>



<p><strong>Kfar Kila</strong></p>



<p>Infographie avec image avant/après&nbsp;:&nbsp;<a href="https://eur02.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%253A%252F%252Fpublic.flourish.studio%252Fvisualisation%252F24289196%252F&amp;data=05%7C02%7Cmarielaure.jouret@amnesty.org%7Cd8e8bbf781534d2d418308dddefc604c%7Cc2dbf829378d44c1b47a1c043924ddf3%7C0%7C0%7C638911898029645924%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%253D%253D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=DtUrUQBoorifRiikmGgSSsdXncvq%252F5iDXc%252FWuizJVFM%253D&amp;reserved=0">https://public.flourish.studio/visualisation/24289196/</a></p>



<p>Plus de 1&nbsp;300&nbsp;structures et de 53 hectares de vergers ont été fortement endommagés ou détruits à Kfar Kila entre le 26&nbsp;septembre 2024 et le 27 janvier 2025, selon des images satellite. La plupart des structures situées à moins de 500 mètres de la frontière ont été fortement endommagées ou détruites.&nbsp;</p>



<p>Le 28&nbsp;octobre, l’armée israélienne a publié une compilation de vidéos filmées dans l’agglomération, montrant notamment des démolitions effectuées au moyen d’explosifs posés manuellement, où l’on voit des soldats détendus et apparemment maîtres de la situation dans le secteur. Cette compilation a été suivie, le 14&nbsp;novembre, d’une vidéo montrant des preuves de tunnels et d’armes qui auraient été trouvés, accompagnée d’une infographie de la ville «&nbsp;illustrant l’emplacement d’infrastructures terroristes du Hezbollah&nbsp;».</p>



<p>L’analyse visuelle de l’infographie et la comparaison avec des images prises au sol et des images satellite montrent clairement que la destruction de structures civiles a largement outrepassé les bâtiments qui auraient abrité des infrastructures du Hezbollah. L’analyse d’Amnesty International montre que l’armée israélienne contrôlait au moins partiellement la zone dès le 28 octobre, comme en ont témoigné les journalistes qui se sont rendus dans la ville. Les destructions se sont poursuivies même après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 27 novembre 2024.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="564" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-1024x564.png" alt="" class="aiic-ignore wp-image-34098" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-1024x564.png 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-600x330.png 600w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-300x165.png 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-768x423.png 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-1090x600.png 1090w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-978x538.png 978w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-734x404.png 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-131x72.png 131w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-262x144.png 262w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-60x33.png 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-120x66.png 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-200x110.png 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-400x220.png 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-260x143.png 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-520x286.png 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-325x179.png 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-650x358.png 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-109x60.png 109w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1-164x90.png 164w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/3-1.png 1210w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></div></figure></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="617" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-1024x617.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-34099" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-1024x617.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-600x362.jpg 600w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-300x181.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-768x463.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-995x600.jpg 995w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-978x590.jpg 978w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-734x442.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-119x72.jpg 119w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-239x144.jpg 239w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-200x121.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-400x241.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-260x157.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-520x313.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-325x196.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-650x392.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-100x60.jpg 100w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4-149x90.jpg 149w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/4.jpg 1216w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></div><figcaption><em>Infographie de l’« infrastructure terroriste » présumée située à Kfar Kila publiée par l’armée israélienne (en haut) et images satellite montrant les bâtiments fortement endommagés ou détruits en rouge (en bas). Source : FDI via YouTube et Google Earth </em> </figcaption></figure>



<p><em>Amnesty International a également réuni des informations sur la destruction d’un terrain de football début novembre 2024.</em>&nbsp;<em>Alors qu’elle détruisait le terrain au moyen d’un engin excavateur, l’armée israélienne a également gravé une étoile de David, symbole associé au judaïsme, dans un parking, ce qui constitue une preuve supplémentaire du caractère inutile de cette destruction.</em></p>



<p><em>Zineb*, qui a quitté Kfar Kila fin 2023 à la suite des frappes aériennes israéliennes, y est retournée en novembre 2024 pour la première fois depuis qu’elle avait fui.</em>&nbsp;Elle a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Je ne peux pas décrire l’ampleur des destructions, une dévastation totale [&#8230;] Je n’ai pas pu retrouver ma maison, ni aucune autre maison. Je n’ai trouvé que des décombres, des destructions et des gravats par terre.&nbsp;»</p>



<p><strong>Maroun el Ras</strong></p>



<p>Infographie avec image avant/après&nbsp;:&nbsp;<a href="https://eur02.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%253A%252F%252Fpublic.flourish.studio%252Fvisualisation%252F24289309%252F&amp;data=05%7C02%7Cmarielaure.jouret@amnesty.org%7Cd8e8bbf781534d2d418308dddefc604c%7Cc2dbf829378d44c1b47a1c043924ddf3%7C0%7C0%7C638911898029659081%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%253D%253D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=OlV43qKXAk3N2HG00GPJmg3WwzqaE9tSBVVJDaaLo14%253D&amp;reserved=0">https://public.flourish.studio/visualisation/24289309/</a></p>



<p>Au total, 700&nbsp;structures ont été détruites ou fortement endommagées à Maroun el Ras entre le 29&nbsp;septembre 2024 et le 30&nbsp;janvier 2025. L’armée israélienne a continué de détruire des parties de Maroun el Ras jusqu’à fin janvier 2025, deux mois après l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu.</p>



<p>Parmi les structures illégalement détruites figure le «&nbsp;Jardin iranien&nbsp;», qui comprenait un terrain de football et une aire de jeux. Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux le 8&nbsp;octobre 2024 montre des soldats hissant le drapeau israélien sur les ruines de ce parc. Des vidéos publiées les jours suivants montrent un bulldozer en train d’écraser la végétation et les lampadaires du parc, ainsi qu’un engin excavateur en train de détruire une statue.</p>



<div class="wp-block-columns are-vertically-aligned-center is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
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<figure class="wp-block-image size-full"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="372" height="660" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/5.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-34100" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/5.jpg 372w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/5-169x300.jpg 169w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/5-338x600.jpg 338w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/5-41x72.jpg 41w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/5-81x144.jpg 81w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/5-34x60.jpg 34w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/5-68x120.jpg 68w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/5-113x200.jpg 113w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/5-225x400.jpg 225w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/5-147x260.jpg 147w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/5-293x520.jpg 293w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/5-183x325.jpg 183w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/5-366x650.jpg 366w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/5-51x90.jpg 51w" sizes="(max-width: 372px) 100vw, 372px" /></div></figure>
</div>



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<figure class="wp-block-image size-full"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="372" height="660" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/6.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-34101" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/6.jpg 372w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/6-169x300.jpg 169w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/6-338x600.jpg 338w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/6-41x72.jpg 41w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/6-81x144.jpg 81w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/6-34x60.jpg 34w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/6-68x120.jpg 68w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/6-113x200.jpg 113w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/6-225x400.jpg 225w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/6-147x260.jpg 147w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/6-293x520.jpg 293w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/6-183x325.jpg 183w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/6-366x650.jpg 366w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/6-51x90.jpg 51w" sizes="(max-width: 372px) 100vw, 372px" /></div></figure>
</div>



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<figure class="wp-block-image size-full"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="372" height="660" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/7.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-34102" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/7.jpg 372w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/7-169x300.jpg 169w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/7-338x600.jpg 338w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/7-41x72.jpg 41w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/7-81x144.jpg 81w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/7-34x60.jpg 34w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/7-68x120.jpg 68w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/7-113x200.jpg 113w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/7-225x400.jpg 225w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/7-147x260.jpg 147w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/7-293x520.jpg 293w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/7-183x325.jpg 183w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/7-366x650.jpg 366w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/7-51x90.jpg 51w" sizes="(max-width: 372px) 100vw, 372px" /></div></figure>
</div>
</div>



<p><br><em>Des images tirées de vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des soldats israéliens qui hissent le drapeau israélien et détruisent la végétation, les infrastructures et une statue dans le Jardin iranien, à Maroun el Ras. </em></p>



<p><strong>Odeisseh</strong></p>



<p>Infographie avec image avant/après&nbsp;:&nbsp;<a href="https://eur02.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%253A%252F%252Fpublic.flourish.studio%252Fvisualisation%252F24289258%252F&amp;data=05%7C02%7Cmarielaure.jouret@amnesty.org%7Cd8e8bbf781534d2d418308dddefc604c%7Cc2dbf829378d44c1b47a1c043924ddf3%7C0%7C0%7C638911898029672106%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%253D%253D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=Og8cudeCVYGBNhYSMO1cy6TSKkheAovc4wB5GjPMrE4%253D&amp;reserved=0">https://public.flourish.studio/visualisation/24289258/</a></p>



<p>Plus de 580&nbsp;structures ont été fortement endommagées ou détruites entre le 26&nbsp;septembre 2024 et le 27&nbsp;janvier 2025, dont une mosquée et un cimetière. L’armée israélienne a continué de détruire des parties d’Odeisseh jusqu’à la mi-janvier 2025, alors qu’elle contrôlait totalement la zone.</p>



<p>Huit vidéos ont été publiées sur les réseaux sociaux le 27&nbsp;novembre, montrant la démolition de plusieurs dizaines de bâtiments au moyen d’explosifs posés manuellement, dont la maison de la famille Baalbaki. Des images satellite montrent que la maison a été détruite entre le 21 et le 23&nbsp;octobre, de même qu’une dizaine d’autres structures et plus de deux hectares de vergers environnants.&nbsp;</p>



<p><strong>Aita Ash Shaab</strong></p>



<p>Infographie avec image avant/après&nbsp;:&nbsp;<a href="https://eur02.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%253A%252F%252Fpublic.flourish.studio%252Fvisualisation%252F24272053%252F&amp;data=05%7C02%7Cmarielaure.jouret@amnesty.org%7Cd8e8bbf781534d2d418308dddefc604c%7Cc2dbf829378d44c1b47a1c043924ddf3%7C0%7C0%7C638911898029684953%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%253D%253D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=4GN6WoHlRgQOhJkuwD6xnHbQGwtr5fyvEtbL%252F6CAec4%253D&amp;reserved=0">https://public.flourish.studio/visualisation/24272053/</a></p>



<p>L’armée israélienne a détruit un millier de&nbsp;bâtiments entre le 26&nbsp;septembre 2024 et le 30&nbsp;janvier 2025, dans de nombreux cas au moyen d’explosifs posés manuellement et de bulldozers.</p>



<p>De vastes zones du village ont apparemment été rasées entre le 13 et le 25 octobre, notamment quatre mosquées. Une vidéo, publiée le 23 octobre 2024 sur le compte privé d’un soldat sur les réseaux sociaux, montre des soldats en train de sauter et de chanter « puisse ton village brûler » en hébreu tandis que des engins excavateurs démolissent des bâtiments. </p>



<div class="wp-block-columns are-vertically-aligned-center is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-full"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="363" height="455" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/8.png" alt="" class="aiic-ignore wp-image-34103" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/8.png 363w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/8-239x300.png 239w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/8-57x72.png 57w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/8-115x144.png 115w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/8-48x60.png 48w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/8-96x120.png 96w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/8-160x200.png 160w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/8-319x400.png 319w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/8-207x260.png 207w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/8-259x325.png 259w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/8-72x90.png 72w" sizes="(max-width: 363px) 100vw, 363px" /></div></figure>
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<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<figure class="wp-block-image size-full"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="809" height="455" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-34104" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9.jpg 809w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9-600x337.jpg 600w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9-300x169.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9-768x432.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9-734x413.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9-128x72.jpg 128w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9-256x144.jpg 256w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9-60x34.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9-120x67.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9-200x112.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9-400x225.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9-260x146.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9-520x292.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9-325x183.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/9-650x366.jpg 650w" sizes="(max-width: 809px) 100vw, 809px" /></div></figure>
</div>
</div>



<p><br><em>Des images de vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des engins excavateurs en train de détruire des bâtiments, et le drapeau israélien hissé sur un réservoir d’eau à Aita Ash Shaab.</em> </p>



<p>Le 29&nbsp;octobre, l’armée israélienne a publié une carte d’Aita Ash Shaab sur laquelle figuraient plusieurs sites qualifiés de «&nbsp;lieux terroristes&nbsp;» et marqués par des points rouges, sans préciser la signification de chaque point. Les destructions se sont étendues bien au-delà des points rouges marqués sur la carte. Les démolitions se sont poursuivies par vagues, la dernière ayant eu lieu entre le 14 et le 18&nbsp;janvier 2025, pendant la période de cessez-le-feu convenue.</p>



<p>Hajj Muhammad Srour, maire d’Aita Ash Shaab, a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Les destructions d’aujourd’hui sont indescriptibles et sans précédent [&#8230;] On a l’impression qu’elles n’ont d’autre but que de causer d’énormes dégâts, comme si quelqu’un cherchait à semer le chaos [&#8230;] Nous avons perdu tous les biens civils, [c’est-à-dire] les maisons, les terres agricoles, les moyens de subsistance, les magasins, les restaurants [&#8230;] &nbsp;Les places publiques, les lieux où les gens se retrouvaient devant les magasins dans chaque quartier, le terrain de football pour les enfants et les jeunes [&#8230;] Tout a disparu.&nbsp;»</p>



<p><strong>Dhayra</strong></p>



<p>Infographie avec image avant/après&nbsp;:&nbsp;<a href="https://eur02.safelinks.protection.outlook.com/?url=https%253A%252F%252Fpublic.flourish.studio%252Fvisualisation%252F24289449%252F&amp;data=05%7C02%7Cmarielaure.jouret@amnesty.org%7Cd8e8bbf781534d2d418308dddefc604c%7Cc2dbf829378d44c1b47a1c043924ddf3%7C0%7C0%7C638911898029697812%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJFbXB0eU1hcGkiOnRydWUsIlYiOiIwLjAuMDAwMCIsIlAiOiJXaW4zMiIsIkFOIjoiTWFpbCIsIldUIjoyfQ%253D%253D%7C0%7C%7C%7C&amp;sdata=2AazejYsSlRAM9XpNsj7cu9TwV%252BE%252B1x6gkpU9Jpb%252BS8%253D&amp;reserved=0">https://public.flourish.studio/visualisation/24289449/</a></p>



<p>Entre le 4&nbsp;octobre 2024 et le 30&nbsp;janvier 2025, 264&nbsp;bâtiments, soit 71&nbsp;% de toutes les structures de la commune, ont été détruits. Près de 18&nbsp;hectares de terres agricoles ont également été rasés. Les forces israéliennes ont continué à détruire des secteurs de Dhayra jusqu’à la mi-janvier 2025.</p>



<p>Le 13&nbsp;octobre 2024, un journaliste israélien a publié une vidéo montrant l’utilisation d’explosifs posés manuellement pour détruire la mosquée Ahel El Quran, située à la périphérie de la commune. Des images satellite ont confirmé que la mosquée et plusieurs structures voisines ont été détruites entre le 11 et le 13&nbsp;octobre.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="579" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-1024x579.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-34105" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-1024x579.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-600x339.jpg 600w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-300x170.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-768x434.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-1061x600.jpg 1061w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-978x553.jpg 978w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-734x415.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-127x72.jpg 127w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-255x144.jpg 255w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-60x34.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-120x68.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-200x113.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-400x226.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-260x147.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-520x294.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-325x184.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-650x367.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-106x60.jpg 106w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10-159x90.jpg 159w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/10.jpg 1210w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></div><figcaption><em>Une image tirée d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montre des soldats israéliens en train d’observer la destruction d’une grande partie de Dhayra, dans le sud du Liban, effectuée au moyen d’explosifs posés manuellement.Une image tirée d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montre des soldats israéliens en train d’observer la destruction d’une grande partie de Dhayra, dans le sud du Liban, effectuée au moyen d’explosifs posés manuellement.</em> ©Private</figcaption></figure>



<p>Les maisons d’Adiba Finsh, 66 ans, et de ses six fils ont été détruites. Elle a déclaré à Amnesty International : « Israël a tout fait sauter. Tout. Et ils ont filmé l’explosion. Même les maisons [&#8230;] ils ont fait une vidéo où ils se sont filmés en train de compter de cinq à un, et quand l’explosion a eu lieu, ils ont crié : “Waouh ! Ouais !”. Je regarde cette vidéo tous les jours. Et à chaque fois, je dis à l’homme qui crie “Ouais !” : “Oui, en effet, quelle réussite !” »</p>



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<p><strong>Recommandations</strong></p>



<p><a></a>«&nbsp;Compte tenu de l’ampleur des destructions causées par l’armée israélienne, de nombreux habitant·e·s du sud du Liban ont tout perdu, a déclaré Erika Guevara Rosas.</p>



<p>«&nbsp;Les autorités israéliennes doivent accorder des réparations rapides, complètes et adéquates à toutes les victimes de violations du droit international humanitaire et de crimes de guerre, qu’il s’agisse d’individus ou de communautés entières. Ces réparations doivent s’étendre aux familles des personnes lésées par les agissements illégaux d’Israël.&nbsp;»&nbsp;</p>



<p><a></a>Le gouvernement libanais devrait immédiatement examiner toutes les voies juridiques possibles, notamment la mise en place d’un mécanisme national de réparation et la demande de réparations auprès des parties au conflit. Le gouvernement devrait également reconsidérer la possibilité de conférer à la Cour pénale internationale la compétence pour enquêter sur les crimes relevant du Statut de Rome commis sur le territoire libanais et pour engager des poursuites.</p>



<p>Tous les États devraient immédiatement suspendre tous les transferts d’armes et autres formes d’assistance militaire à Israël en raison du risque important que ces armes soient utilisées pour commettre ou faciliter des violations graves du droit international.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/liban-la-destruction-deliberee-de-terres-et-de-biens-civils-par-larmee-israelienne-doit-faire-lobjet-dune-enquete-pour-crimes-de-guerre/">Liban. La destruction délibérée de terres et de biens civils par l’armée israélienne « doit faire l’objet d’une enquête pour crimes de guerre »</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>RDC. Dans l’est du pays, des factions belligérantes commettent des atrocités, notamment des viols collectifs, des exécutions sommaires et des enlèvements</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/rdc-dans-lest-du-pays-des-factions-belligerantes-commettent-des-atrocites-notamment-des-viols-collectifs-des-executions-sommaires-et-des-enlevements/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le Mouvement du 23 mars (M23), soutenu par le Rwanda, et les Wazalendo, une coalition flottante de groupes armés bénéficiant de l’appui de l’armée congolaise, ont infligé des viols collectifs à des femmes et fait subir à des civil·e·s des atteintes aux droits humains généralisées qui [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le Mouvement du 23 mars (M23), soutenu par le Rwanda, et les Wazalendo, une coalition flottante de groupes armés bénéficiant de l’appui de l’armée congolaise, ont infligé des viols collectifs à des femmes et fait subir à des civil·e·s des atteintes aux droits humains généralisées qui bafouent le droit international humanitaire et pourraient s’apparenter à des crimes de guerre, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport.</p>



<p>Ce rapport, intitulé RDC. <strong><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/08/JUL25-AFR13_AFR_62_0145_2025_DRCongo-briefing_FR_FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Ils nous ont dit qu’on allait mourir » – Les exactions du M23 et des Wazalendo dans l’est de la RDC</a></strong>, montre que des combattants du M23 se sont livrés à des exécutions sommaires de civil·e·s congolais, ont attaqué des hôpitaux et enlevé des patient·e·s, et ont torturé et fait disparaître de force des membres de la société civile. Par ailleurs, il décrit dans le détail la militarisation croissante dans l’est de la RDC, le M23 ayant pris le contrôle de vastes zones de la région et les Wazalendo ayant reçu de grandes quantités de munitions et d’armes fournies par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).</p>



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<p>« La brutalité des parties belligérantes ne connaît aucune limite. Ces atrocités visent à punir, intimider et humilier les civil·e·s, alors que chaque côté tente d’asseoir son contrôle, a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe.</p>



<p>« Le Rwanda et la RDC ne peuvent continuer à fuir leurs responsabilités, ils doivent amener tous les auteurs présumés à répondre de leurs actes, ajouté Tigere Chagutah. Il est temps que le président de la RDC, Félix Tshisekedi, honore son engagement à l’égard de la justice et de l’obligation de rendre des comptes et fasse en sorte que les combattants wazalendo qui commettent des crimes soient traduits en justice et que les autres soient démobilisés et réintégrés dans la vie civile. En tant que partie au conflit, le Rwanda doit faire en sorte que tous les membres des Forces rwandaises de défense présents en RDC respectent le droit international humanitaire. »</p>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec plus de 53 victimes et témoins, notamment des survivantes de viols collectifs, des victimes d’autres violences, des proches de personnes tuées ou placées en détention en toute illégalité ou victimes de disparitions forcées, des professionnel·le·s de la santé, des membres de la société civile, des défenseur·e·s des droits humains, des avocats, des humanitaires et des journalistes. L’organisation s’est également penchée sur les déclarations officielles du M23, sur des éléments audiovisuels et sur des informations diffusées par la presse locale et internationale ou par d’autres organisations de défense des droits fondamentaux.</p>



<p>Le 18 juillet, Amnesty International a demandé des informations aux FARDC au sujet du comportement de leurs soldats, ainsi qu’à des représentants du M23 à propos d’allégations précises d’atteintes aux droits humains. Au moment de la publication, l’organisation n’avait pas reçu de réponse des FARDC ni du M23.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">« Si tu veux pas, on te tue. »</h3>



<p>Sur les 14 survivantes de violences sexuelles du Nord-Kivu et du Sud-Kivu avec lesquelles Amnesty International s’est entretenue, huit ont affirmé avoir été violées en réunion par des combattants du M23, cinq par des Wazalendo et une par des soldats des FARDC.</p>



<p>Toutes les victimes de viols collectifs commis par des combattants du M23 ont expliqué que les auteurs des agressions portaient des uniformes ressemblant à ceux du M23 et s’exprimaient en kinyarwanda, langue parlée par certains combattants du M23. Les viols collectifs perpétrés par des combattants du M23 se sont déroulés entre mars et mai 2025, période durant laquelle le M23 contrôlait Goma et Bukavu, dans l’est de la RDC. Cinq victimes ont déclaré avoir subi ces viols par des combattants du M23 sur des sites militaires du M23.</p>



<p>À Bukavu, cinq combattants du M23 ont infligé un viol collectif à Béatrice* dans un camp militaire du M23. « Quand je vois quelqu’un en tenue militaire, je suis traumatisée. Depuis ce jour-là, je ne sors plus. Quand je les vois, ça me fait mal au cœur. J’ai comme des palpitations », a-t-elle déclaré.</p>



<p>Dans les territoires de Rutshuru et de Masisi (province du Nord-Kivu), ainsi que dans le territoire de Kalehe (province du Sud-Kivu), des groupes de Wazalendo ont violé des femmes et des filles. Une femme a été soumise à un viol collectif fin mars 2025. Dans le territoire de Masisi, quatre autres femmes ont été violées par des combattants wazalendo, deux en janvier 2024 et deux en février et avril 2025. Par ailleurs, Amnesty International a recueilli des informations fiables selon lesquelles une jeune femme avait été violée en réunion par des combattants wazalendo à Rutshuru au mois de mars 2025.</p>



<p>Une autre femme était attachée entre deux arbres pendant que six Wazalendo la violaient. « Qu’ils soient punis pour qu’ils ne puissent pas faire la même chose à quelqu’un d’autre », a-t-elle déclaré.</p>



<p>Une autre encore a expliqué avoir été accusée de soutenir le M23 par ses violeurs, des hommes parlant kinyarwanda, vraisemblablement des combattants wazalendo du groupe armé Nyatura, essentiellement composé de Hutu. Ses agresseurs lui auraient dit : « Toutes les femmes qui viennent dans le champ, nous les violerons toujours. »</p>



<p>Une femme a indiqué qu’elle était enceinte lorsque deux soldats des FARDC l’avaient violée à Bukavu en février 2025, avant la chute de la ville, au moment où les FARDC fuyaient. Pendant le viol, sa fille de 14 ans, qui se trouvait dans une chambre, s’est mise à crier. Le soldat a dit : « Si elle ne retourne pas dans la chambre, je vais la tuer. »</p>



<p>Tigere Chagutah a déclaré : « Dans l’est de la RDC, les femmes ne sont en sécurité nulle part : elles sont violées chez elles, dans des champs ou dans les camps où elles cherchent refuge. Il faut que le monde dise “stop”. Toutes les parties belligérantes doivent accorder la priorité à la protection des civil·e·s, notamment des femmes et des filles, qui continuent de payer le plus lourd tribut à ce conflit. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Atteintes aux droits humains commises par le M23</h3>



<p>Des combattants du M23 se sont également livrés à des atteintes aux droits humains contre des membres de la société civile, des journalistes et des avocats. Amnesty International a pu s’entretenir avec 12 acteurs et actrices de la société civile, défenseur·e·s des droits humains et journalistes, qui ont témoigné des actes de torture, des disparitions forcées, des arrestations arbitraires et des menaces dont ils avaient fait l’objet de la part de M23.</p>



<p>Un acteur de la société civile arrêté en mars 2025 a déclaré qu’un combattant du M23 lui avait posé des questions précises au sujet des thèmes qu’il avait abordés par le passé. « C’était comme s’ils savaient tout de nous », a-t-il déclaré. Les combattants du M23 l’ont fouetté les deux nuits de sa détention. « Ils m’ont vraiment roué de coups. Ils avaient des fouets. Ils m’ont frappé aux fesses. Ils m’ont giflé sur les oreilles, ce qui m’a fait saigner du nez. »</p>



<p>En mai, Aloys Bigirumwami, un membre du mouvement de jeunes Lutte pour le changement (LUCHA), et cinq autres personnes ont été emmenés à bord d’un véhicule, et cet homme n’a pas été revu depuis.</p>



<p>Amnesty International dispose d’éléments montrant que le M23 s’est rendu coupable de cinq exécutions sommaires : celles de trois hommes à Goma et celles d’un père et son fils dans le Sud-Kivu. Tous ces hommes ont été abattus ou ont eu la gorge tranchée par des combattants du M23 entre février et mai 2025. Des combattants du M23 ont aussi attaqué des hôpitaux de Goma à six reprises pendant la même période ; ils ont enlevé ou arrêté des patient·e·s et des garde-malades, y compris des soldats des FARDC qui avaient été blessés ou avaient toujours besoin de soins, ou encore qui se cachaient dans l’hôpital.</p>



<p>Le 19 juillet 2025, des représentant·e·s de la RDC et du M23 ont signé à Doha, au Qatar, avec l’aide de cet État, une « déclaration de principes » dans laquelle les deux parties s’engageaient à négocier un accord de paix final devant se situer dans la droite ligne de l’accord de paix conclu à Washington entre la RDC et le Rwanda le 27 juin 2025.</p>



<p>« Alors que les efforts diplomatiques se poursuivent, Amnesty International appelle le Qatar à faire pression sur le M23 pour qu’il cesse de se livrer à des enlèvements et des disparitions forcées. En outre, les États-Unis doivent exhorter l’État congolais à mettre en application un mécanisme de contrôle permettant d’identifier tout combattant de groupe armé et tout membre des forces de sécurité susceptible d’être impliqué dans des violations des droits humains ou atteintes à ces droits », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



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		<title>Soudan. Le recours atroce et généralisé aux violences sexuelles par les Forces d’appui rapide détruit des vies</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/soudan-le-recours-atroce-et-generalise-aux-violences-sexuelles-par-les-forces-dappui-rapide-detruit-des-vies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 07:39:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
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		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout au long des deux années de guerre civile au Soudan, les Forces d’appui rapide ont soumis des femmes et des filles à des violences sexuelles généralisées, dans le but d’humilier, d’asseoir leur contrôle et de déplacer des populations dans l’ensemble du pays. Les atrocités commises par les Forces d’appui rapide, qui comprennent des viols, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Tout au long des deux années de guerre civile au Soudan, les Forces d’appui rapide ont soumis des femmes et des filles à des violences sexuelles généralisées, dans le but d’humilier, d’asseoir leur contrôle et de déplacer des populations dans l’ensemble du pays. Les atrocités commises par les Forces d’appui rapide, qui comprennent des viols, des viols en réunion et de l’esclavage sexuel, constituent des crimes de guerre et de possibles crimes contre l’humanité, déclare Amnesty International dans un nouveau rapport publié le 10 avril 2025.</p>



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<p>Intitulé “They raped all of us”: Sexual violence against women and girls in Sudan, le rapport dénonce le viol ou le viol en réunion de 36 femmes et filles, dont certaines n’avaient que 15 ans, ainsi que d’autres violences sexuelles dont se sont rendus responsables des soldats des Forces d’appui rapide dans quatre États du Soudan, entre avril 2023 et octobre 2024. Parmi ces violences figurent le viol d’une mère à qui les soldats avaient arraché son bébé pendant qu’elle l’allaitait et l’esclavage sexuel imposé à une femme à Khartoum pendant 30 jours, ainsi que de graves violences physiques, des actes de torture infligés au moyen de liquide brûlant ou de lames aiguisées, et des homicides.</p>



<p>« Les attaques des Forces d’appui rapide contre des femmes et des filles sont répugnantes, honteuses et destinées à infliger une humiliation maximale. Les Forces d’appui rapide ont pris pour cible les civil·e·s, plus particulièrement les femmes et les filles, leur infligeant une cruauté inimaginable pendant cette guerre », a déclaré Deprose Muchena, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International. « Le monde doit prendre des mesures pour mettre un terme aux atrocités des Forces d’appui rapide, en faisant cesser l’afflux d’armes vers le Soudan, en faisant pression sur les responsables du pays pour qu’ils mettent fin aux violences sexuelles et en amenant les responsables d’exactions, y compris les plus hauts responsables, à rendre des comptes. »</p>



<p>La guerre civile opposant les Forces d’appui rapide aux Forces armées soudanaises a éclaté en avril 2023 au Soudan et a fait des dizaines de milliers de morts et entraîné le déplacement de 11 millions de personnes à ce jour. Les deux parties au conflit ont commis de graves violations du droit international humanitaire, dont certaines constituant des crimes de guerre, notamment des violences sexuelles contre des femmes et des filles.</p>



<p>Pour le rapport, Amnesty s’est entretenue avec 30 personnes, principalement des victimes ou des proches de victimes dans des camps de personnes réfugiées en Ouganda. Les victimes et les témoins ont tous attribué la responsabilité des exactions à des combattants des Forces d’appui rapide. Le recours des Forces d’appui rapide aux violences sexuelles depuis le début du conflit et dans l’ensemble du Soudan, associé au fait que de nombreuses attaques ont eu lieu en présence d’autres soldats, victimes et civil·e·s, indique que les responsables n’ont pas ressenti le besoin de dissimuler leurs crimes et ne craignaient aucune répercussion.</p>



<p>Les Forces d’appui rapide n’ont pas répondu aux demandes de commentaire d’Amnesty.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Le jour le plus horrible de ma vie »</h3>



<p>Toutes les victimes de violences sexuelles avec qui Amnesty s’est entretenue ont déclaré que l’attaque qu’elles avaient subie avait causé de graves préjudices physiques et psychologiques et avait eu des conséquences dévastatrices pour leur famille. Toutes ont fui après.</p>



<p>À Nyala, dans le sud du Darfour, des soldats des Forces d’appui rapide ont attaché une femme à un arbre, puis l’un d’eux l’a violée pendant que les autres regardaient. « Ce fut le jour le plus horrible de ma vie », a-t-elle a déclaré.</p>



<p>À Wad Madani, dans l’État d’Al Djazirah, trois combattants des Forces d’appui rapide ont violé en réunion une femme devant sa fille de 12 ans et sa belle-sœur. « C’était tellement humiliant », a déclaré la femme. « Je me sens détruite. »</p>



<p>De nombreuses victimes ont déclaré que des soldats des Forces d’appui rapide les avaient violées car ils les soupçonnaient d’être liées aux Forces armées soudanaises. Des professionnelles médicales ont déclaré que des troupes des Forces d’appui rapide les violaient si elles ne parvenaient pas à sauver les soldats blessés. Une infirmière a ainsi déclaré que 13 soldats l’avaient enlevée à Khartoum-Nord et l’avaient forcée à traiter des hommes gravement blessés, avant de la violer en réunion, la laissant ensuite inconsciente.</p>



<p>Amnesty a recensé deux cas d’esclavage sexuel à Khartoum, notamment celui d’une femme ayant déclaré que des troupes des Forces d’appui rapide l’avaient retenue en captivité dans une maison pendant un mois, la violant presque quotidiennement.</p>



<p>Certaines victimes ont déclaré que les personnes qui s’opposaient aux viols risquaient d’être frappées, torturées ou soumises à d’autres mauvais traitements, voire tuées. Ainsi, un garçon de 11 ans qui avait essayé d’aider sa mère a été frappé à mort par un soldat des Forces d’appui rapide.</p>



<p>« L’horreur des violences sexuelles infligées par les Forces d’appui rapide est accablante, et pourtant, les cas recensés parmi les personnes réfugiées ne représentent qu’une petite proportion des atteintes aux droits humains dont se sont vraisemblablement rendues responsables les Forces d’appui rapide », a déclaré Deprose Muchena. « Les attaques des Forces d’appui rapide contre les civil·e·s sont honteuses et lâches, et tout pays soutenant les Forces d’appui rapide, notamment en leur fournissant des armes, partage cette honte. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une réponse « inadmissible »</h3>



<p>La réponse du monde a été tout aussi honteuse, les victimes étant privées de soins de santé et de justice.</p>



<p>Aucune des victimes n’a bénéficié de soins après les viols, ni n’a pu signaler les attaques aux autorités soudanaises, à cause des affrontements en cours ou par peur de la stigmatisation ou des représailles. Certaines souffrent de douleurs rénales, de règles irrégulières, de difficultés à se déplacer ou de traumatismes psychologiques durables. Les enfants ayant été témoins du viol de personnes de leur famille font des cauchemars.</p>



<p>Toutes les victimes réfugiées ont déclaré que leur priorité était d’obtenir des traitements médicaux pour les blessures et maladies dont elles souffrent à cause des attaques des Forces d’appui rapide ou pour les problèmes de santé provoqués par leur captivité. Cependant, le gel des programmes financés par l’USAID a réduit les possibilités d’accès à des soins de santé sexuelle complets.</p>



<p>Les victimes demandent également justice et obligation de rendre des comptes. Une femme qui a été violée à Omdurman a déclaré : « Les femmes ne dirigent pas cette guerre et n’y participent pas, pourtant, ce sont elles qui en souffrent le plus. Je veux que le monde entier soit au courant des souffrances des femmes et des filles soudanaises et fasse en sorte que les hommes qui nous ont violées soient punis. »</p>



<p>« La réaction de la communauté internationale aux souffrances des femmes et des filles soudanaises a été inadmissible », a déclaré Deprose Muchena. « Le monde n’a pas protégé les civil·e·s, n’a pas fourni une aide humanitaire suffisante et n’a pas amené les responsables de ces crimes à rendre des comptes. Il est temps que les gens et les gouvernements du monde entier établissent la vérité sur ce qui s’est produit au Soudan, traduisent les responsables présumés en justice et fournissent des réparations et des services de santé sexuelle et reproductive complets aux victimes. »</p>



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