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	<title>Justice internationale Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Justice internationale Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Israël/TPO. L’adoption par la Knesset d’une loi sur la peine de mort nécessite une réaction urgente de la part de l’UE – Déclaration conjointe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 07:17:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Israël/TPO. L’adoption par la Knesset d’une loi sur la peine de mort nécessite une réaction urgente de la part de l’UE – Déclaration conjointe En tant qu’organisations humanitaires et de défense des droits humains œuvrant depuis des années en Israël et dans le Territoire palestinien occupé, nous sommes consternés par la décision de la Knesset [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Israël/TPO. L’adoption par la Knesset d’une loi sur la peine de mort nécessite une réaction urgente de la part de l’UE – Déclaration conjointe</h2>



<p>En tant qu’organisations humanitaires et de défense des droits humains œuvrant depuis des années en Israël et dans le Territoire palestinien occupé, nous sommes consternés par la décision de la Knesset (le Parlement israélien) approuvant une proposition de loi rendant de fait obligatoire la peine de mort en Cisjordanie et qui de facto ne s’appliquera qu’aux Palestinien·ne·s.</p>



<p>Le 30 mars, la Knesset a adopté une proposition loi, portée par le parti du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, élargissant le champ d’application de la peine de mort devant les tribunaux militaires et aussi civils. La législation israélienne prévoit de longue date la peine de mort pour les cas de génocide et d’espionnage en temps de guerre, mais Israël n’a procédé à aucune exécution ni prononcé aucune condamnation à mort depuis 1962. Cette nouvelle loi, qui marque un recul considérable, impose la peine capitale de facto pour des motifs liés à l’appartenance ethnique et à la nationalité et vide d’une bonne partie de leur substance des garanties juridiques pourtant fondamentales.</p>



<p>En Cisjordanie – à l’exclusion de Jérusalem-Est –, cette loi impose la peine de mort comme peine par défaut pour les personnes déclarées coupables d’homicide volontaire qualifié d’acte de terrorisme au titre de la législation israélienne, et elle autorise la réclusion à perpétuité – mais uniquement la réclusion à perpétuité – en cas de « circonstances particulières » qui ne sont pas précisées par la loi. Les tribunaux militaires peuvent prononcer la peine capitale à la majorité simple, même lorsque le ministère public ne l’a pas requise. Les peines ne peuvent ni être commuées ni faire l’objet d’une grâce, et elles doivent être appliquées dans un délai de 90 jours. Il faut souligner que les colons israéliens en Cisjordanie sont explicitement exclus du champ d’application de ces dispositions.</p>



<p>En Israël, les tribunaux civils peuvent prononcer la peine de mort ou la réclusion à perpétuité dans les affaires d’homicide volontaire, si cet acte a été commis dans l’intention de « nier l’existence de l’État d’Israël ».</p>



<p>Par conséquent, même si cette loi ne fait pas explicitement référence à l’origine ethnique ou à la nationalité, elle est de fait conçue pour viser exclusivement les Palestinien·ne·s. Elle instaure également un régime exceptionnel d’exécution par pendaison, caractérisé par le secret et un accès limité à l’assistance d’un·e avocat·e et à un contrôle extérieur.</p>



<p>L’Union européenne (UE) a toujours soutenu que la peine capitale est cruelle, inhumaine et incompatible avec la dignité humaine en toutes circonstances. Mais au-delà de cette position de principe, la nouvelle loi israélienne enfreint des garanties fondamentales reconnues par la communauté internationale qui visent à protéger les droits des personnes encourant la peine de mort. Son caractère discriminatoire et l’absence de garanties procédurales violent le droit à la vie et les protections consacrées par le droit international humanitaire et relatif aux droits humains, notamment par la Quatrième Convention de Genève, le Règlement de La Haye, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention contre la torture.</p>



<p>Les démarches diplomatiques entreprises par l’UE et par ses États membres pour exhorter Israël à faire marche arrière ont jusqu’à présent été infructueuses. Cette décision consternante intervient sur fond de catastrophe humanitaire d’origine humaine qui se poursuit à Gaza et qu’une commission d’enquête des Nations unies, ainsi que de nombreuses organisations palestiniennes, israéliennes et internationales, et des expert·e·s indépendants, ont qualifiée de génocide, et dans un contexte d’accélération de l’annexion de facto de la Cisjordanie, comme l’a reconnu la Cour internationale de justice dans son avis consultatif du 19 juillet 2024. L’adoption de la loi sur la peine de mort s’inscrit donc dans un ensemble de politiques et de pratiques discriminatoires visant les Palestinien·ne·s que la Cour internationale de justice a, dans ce même avis consultatif, jugées contraires à l’article 3 de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale qui interdit la ségrégation raciale et l’apartheid.</p>



<p>En appliquant ces politiques, Israël a déjà franchi les lignes rouges fixées par l’UE : poursuite de la construction de colonies dans la zone E1, qui rompt la continuité territoriale de la Cisjordanie, dans le but d’empêcher la création d’un futur État palestinien ; interdiction de l’UNRWA et attaques contre ses installations, notamment des écoles et des centres médicaux construits et gérés avec des contributions de l’UE ; expulsion d’ONG internationales avec des procédures d’enregistrement restrictives ; expulsions forcées de résident·e·s palestiniens à Jérusalem-Est ; déplacement forcé de dizaines de milliers de Palestinien·ne·s et démolitions massives de logements et d’infrastructures palestiniens en Cisjordanie, y compris de projets financés par l’UE ; impunité persistante pour les exactions commises par les forces de sécurité israéliennes et les violences commises par des colons avec l&rsquo;assentiment de l’État ; informations faisant état d’actes de torture et de mauvais traitements infligés de façon généralisée et systématique à des détenu·e·s palestiniens ; restrictions des libertés religieuses ; attaques contre des journalistes ; et refus d’accès aux représentant·e·s de l’UE.</p>



<p>Comme l’a également rappelé la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, dans sa déclaration du 31 mars, l’accord d’association UE-Israël fait du respect des principes démocratiques un élément essentiel des relations entre l’UE et Israël. Un examen mené par l’UE en juin 2025 sur la base de l’article 2 de l’accord a conclu qu’Israël avait manqué à ses obligations en matière de droits humains en raison de graves exactions commises contre des Palestinien·ne·s et de violations du droit de la guerre, tant à Gaza qu’en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est.</p>



<p>Neuf mois plus tard, il est plus que temps d’agir. L’UE doit respecter les principes qu’elle a énoncés et ses obligations juridiques en suspendant enfin, à titre de mesure immédiate minimale, le volet commercial de l’accord d’association UE-Israël et en adoptant d’autres mesures, comme l’a proposé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en septembre 2025.</p>


<section id="section-45e4b1d0" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h5 class="wp-block-heading">Signataires :</h5>



<ul class="wp-block-list">
<li>11.11.11.</li>



<li>ACT Alliance EU</li>



<li>Act Church of Sweden</li>



<li>ActionAid International</li>



<li>Amnesty International</li>



<li>American Friends Service Committee (AFSC)</li>



<li>Bystanders No More</li>



<li>Caritas Europe</li>



<li>Caritas MONA (Afrique du Nord et Moyen-Orient)</li>



<li>Child Rights International Network (CRIN)</li>



<li>Children Not Numbers</li>



<li>Christian Aid</li>



<li>CIDSE – Famille internationale d’organisations catholiques de justice sociale</li>



<li>CNCD-11.11.11</li>



<li>Cooperazione Internazionale Sud-Sud (CISS)</li>



<li>DanChurchAid</li>



<li>80:20 Educating and Acting for a Better World</li>



<li>EuroMed Rights</li>



<li>Finn Church Aid</li>



<li>Centre mondial pour la responsabilité de protéger (GCR2P)</li>



<li>Human Rights Watch</li>



<li>Insecurity Insight</li>



<li>Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)</li>



<li>Lebanese Center for Human Rights (CLDH)</li>



<li>Norwegian Church Aid</li>



<li>Oxfam</li>



<li>Pax Christi International</li>



<li>Comité public contre la torture en Israël</li>



<li>Trócaire</li>



<li>United Against Inhumanity</li>



<li>Centre d’aide juridique et de conseil pour les femmes (WCLAC)</li>



<li></li>
</ul>

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			</item>
		<item>
		<title>Iran. Le recrutement d’enfants soldats dès l’âge de 12 ans constitue un crime de guerre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 07:04:40 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Iran. Le recrutement d’enfants soldats dès l’âge de 12 ans constitue un crime de guerre Les autorités iraniennes piétinent les droits des enfants et commettent une grave violation du droit international humanitaire constituant un crime de guerre en recrutant et en mobilisant des enfants dès l’âge de 12 ans dans le cadre d’une campagne militaire [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Iran. Le recrutement d’enfants soldats dès l’âge de 12 ans constitue un crime de guerre</h2>



<p>Les autorités iraniennes piétinent les droits des enfants et commettent une grave violation du droit international humanitaire constituant un crime de guerre en recrutant et en mobilisant des enfants dès l’âge de 12 ans dans le cadre d’une campagne militaire menée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a déclaré Amnesty International le 2 avril 2026.</p>



<p>Le 26 mars 2026, Rahim Nadali, un responsable de la division opérationnelle Mohammad Rasoul Allah du CGRI du Grand Téhéran, a annoncé qu’une campagne de recrutement baptisée « Combattants pour la défense de la patrie en Iran » était « ouverte aux volontaires » âgés de 12 ans et plus, encourageant les candidats à s’inscrire dans les mosquées de Téhéran qui accueillent des bases du Bassidj afin de rejoindre les « combattants défendant la patrie ». Des témoignages et éléments de preuve audiovisuels vérifiés montrent des enfants soldats déployés à des postes de contrôle et au sein de patrouilles du CGRI, armés notamment de fusils de type AK47.</p>



<p>« Les autorités iraniennes encouragent sans vergogne les enfants dès l’âge de 12 ans à rejoindre une campagne militaire dirigée par le CGRI, les mettant en grand danger et bafouant le droit international, qui interdit le recrutement d’enfants dans l’armée. Le recrutement d’enfants de moins de 15 ans dans les forces armées constitue un crime de guerre », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes.</p>



<p>« Alors que les frappes des États-Unis et d’Israël ont touché des milliers d’installations du CGRI, dont des installations du Bassidj, dans tout le pays, notamment dans le cadre d’attaques de drones visant des patrouilles de sécurité et des postes de contrôle, le déploiement d’enfants soldats aux côtés du personnel du CGRI ou sur ses sites les expose à un risque de mort ou de blessure. Les autorités iraniennes doivent immédiatement mettre un terme à leur offensive criminelle contre les droits des enfants et interdire le recrutement de toute personne de moins de 18 ans par les forces armées. »</p>



<p>D’après des déclarations officielles, dans le cadre de la campagne annoncée, les recrues se voient assigner un vaste éventail de responsabilités liées aux activités « opérationnelles et de sécurité » du CGRI, contribuant notamment aux patrouilles, aux tâches liées aux postes de contrôle, à l’appui logistique, à la distribution d’équipement et de fournitures, et aux tâches liées à la nourriture, aux soins médicaux et aux secours.</p>



<p>Amnesty International a analysé 16 photos et vidéos publiées en ligne depuis le 21 mars 2026, montrant des enfants maniant des armes comme des fusils de type AK, ou se tenant aux côtés de membres du CGRI ou d’autres forces à des postes de contrôle, pendant des patrouilles et pendant des rassemblements militarisés organisés par l’État à Téhéran, Meched et Kermanchah.</p>



<p>Le 29 mars, Alireza Jafari, un garçon de 11 ans, a été tué alors qu’il se trouvait avec son père, bassidji du CGRI, à un poste de contrôle à Téhéran, ce qui a mis en lumière les conséquences dévastatrices de la présence d’enfants sur des lieux constituant des objectifs militaires. Les autorités ont confirmé que l’enfant avait été tué par une attaque de drone israélienne « alors qu’il était en fonction » à un poste de contrôle.</p>



<p>La mère du garçon a déclaré au journal Hamshahri que, la nuit des événements, son mari avait évoqué une « pénurie de personnel » aux postes de contrôle et avait emmené leurs fils, Alireza Jafari et son frère cadet de neuf ans, avec lui. Elle a déclaré que son mari avait dit qu’Alireza devait « se préparer pour les jours à venir » et qu’actuellement, des enfants de 15 et 16 ans prenaient régulièrement part aux activités des postes de contrôle.</p>



<p>Ghoncheh Habibiazad, rédactrice confirmée de BBC Persian Forensic, a partagé avec Amnesty International des captures d’écran de messages envoyés par quatre témoins se trouvant à Téhéran, Karaj et Rasht, indiquant avoir vu des enfants armés, notamment de fusils de type AK47, déployés à des postes de contrôle gérés par les bassidjis en mars 2026.</p>



<p>L’une de ces personnes, de Téhéran, a écrit :</p>



<p><strong>« [Le 25 mars], j’ai vu un enfant à un poste de contrôle près de chez moi… Je pense qu’il avait environ 15 ans. Il avait à peine le début d’une moustache. Il semblait avoir du mal à respirer à cause de l’effort qu’il lui fallait fournir pour lever l’arme. Il pointait l’arme vers les voitures. »</strong></p>



<p>Une autre personne de Karaj a écrit :</p>



<p><strong>« Aujourd’hui [le 27 mars], j’ai vu un enfant à un poste de contrôle. Je pense qu’il avait environ 16 ans. Sa barbe n’avait même pas encore poussé. Il portait un fusil kalachnikov. »</strong></p>



<p>Une personne de Rasht a écrit le 30 mars :</p>



<p><strong>« J’ai vu des enfants maniant des armes. Ils portaient des masques pour dissimuler leur visage, mais il est évident que ce sont des enfants. Ils n’ont même pas terminé leur croissance… Certains semblent avoir 13 ans tout au plus… J’ai vu [plusieurs] enfants se tenant devant des mosquées [accueillant des bases du Bassidj], devant les forces officielles. Je ne cesse de me dire que leur cerveau n’est pas aussi développé que celui des adultes et qu’ils pourraient tirer de manière aléatoire. J’ai peur d’eux tout en ayant de la peine pour eux. »</strong></p>



<p>Une vidéo publiée en ligne le 30 mars 2026 et filmée sur la place Shariati à Meched montre deux enfants, clairement identifiables à leur taille et stature, vêtus des uniformes de camouflage et cagoules du Bassidj et portant des fusils d’assaut de type AK, à bord d’un véhicule blanc pendant un rassemblement organisé par l’État. On voit clairement un enfant se glissant par la fenêtre latérale, alors que l’autre semble se tenir debout et dépasser de la fenêtre du toit du véhicule. Les images montrent les enfants positionnés au-dessus de la foule alors que le véhicule avance sur la place, des personnes autour d’eux les encourageant et agitant des drapeaux.</p>



<p>L’annonce du recrutement a été diffusée avec une affiche promotionnelle montrant un homme en uniforme appartenant aux bataillons bassidji du CGRI, une femme en robe civile et deux enfants, un garçon et une fille. L’affiche promotionnelle de la campagne déploie le slogan « Les bassidjis avec la population, pour la population », avec une citation du défunt Guide suprême et commandant en chef des forces armées Ali Khamenei déclarant que « Les bassidjis doivent rester au cœur des opérations pour que les principales vertus de la Révolution perdurent ».</p>



<p>Dans un entretien diffusé par les médias d’État, Rahim Nadali, un responsable de la division opérationnelle Mohammad Rasoul Allah du CGRI du Grand Téhéran, a évoqué le « grand enthousiasme » parmi les adolescents à l’idée de rejoindre les « patrouilles de surveillance et opérationnelles », déclarant :</p>



<p><strong>« Plusieurs adolescents et jeunes sont venus nous voir à maintes reprises pour nous dire qu’ils souhaitaient participer… Compte tenu de l’âge des personnes qui ont formulé ces demandes, nous avons fixé la limite d’âge minimum à 12 ans. Il y a désormais des enfants de 12-13 ans qui souhaitent être présents dans cet espace. »</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading">Un cadre législatif abusif permettant l’enrôlement d’enfants</h4>



<p>Le récent recrutement d’enfants est rendu possible par les Statuts et règlements du Corps des gardiens de la révolution islamique, qui divise le personnel du CGRI en deux catégories : les gardiens officiels et les bassidjis. L’article 13 divise les bassidjis en trois catégories : bassidjis ordinaires, bassidjis actifs et bassidjis spéciaux. Les bassidjis ordinaires sont décrits comme des personnes « de divers pans de la société qui croient en la Constitution de la République islamique d’Iran et aux objectifs de la Révolution islamique ». Après avoir achevé une formation générale, ils sont intégrés et organisés au sein d’une « armée de 20 millions de personnes », terme consacré par Rouhollah Khomeini, premier Guide suprême de l’Iran, peu après la révolution de 1979, et devenu une référence pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988) pour évoquer les efforts de l’État en vue de la mobilisation de masse d’enfants et de jeunes dans des campagnes militaires.</p>



<p>L’article 93 autorise explicitement les enfants de moins de 15 ans à devenir des bassidjis ordinaires, ce qui, de fait, ne fixe aucune limite d’âge minimum.</p>



<p>Les bassidjis actifs sont des bassidjis ordinaires qui « se portent volontaires pour être mobilisés » et peuvent « collaborer avec le CGRI pour mener des missions désignées » après avoir achevé une formation. L’article 94 permet aux enfants âgés de 15 ans et plus de devenir bassidjis actifs.</p>



<p>Les bassidjis spéciaux, aussi décrits comme « gardiens honoraires », sont ceux qui « disposent des qualifications d’un gardien [officiel] et, après avoir achevé la formation prévue par la présente loi, sont mobilisés et engagés à se tenir à tout instant à la disposition du CGRI si besoin ». L’article 16 permet aux enfants à partir de 16 ans de devenir des bassidjis spéciaux.</p>



<p>Bien que les autorités qualifient souvent les bassidjis de « forces populaires » ou de « forces du peuple » du CGRI, ces unités ne sont en réalité pas volontaires. Les membres du Bassidj perçoivent une indemnisation financière. Plusieurs lois et politiques imposent par ailleurs au gouvernement d’octroyer aux bassidjis des avantages en ce qui concerne l’emploi, le logement et les emprunts bancaires, ainsi que pour l’admission dans les établissements d’enseignement supérieur ; des éléments qui renforcent le risque de recrutement d’enfants issus de populations pauvres, particulièrement dans un contexte de graves difficultés économiques.</p>



<p>Les autorités iraniennes doivent immédiatement publier des instructions explicites interdisant aux forces armées en Iran, y compris aux structures bassidji du CGRI, d’enrôler des enfants de moins de 18 ans et imposant de veiller à ce que les bassidjis et autres membres des forces armées déjà enrôlés qui ont moins de 18 ans soient immédiatement exonérés de leurs obligations militaires.</p>



<p>L’Iran est partie à la Convention relative aux droits de l’enfant, qui interdit le recrutement d’enfants de moins de 15 ans. Le Protocole facultatif à la Convention, que l’Iran a signé mais pas ratifié, interdit l’enrôlement obligatoire d’enfants de moins de 18 ans par les États, ainsi que la participation d’enfants de moins de 18 ans aux hostilités. Au titre du droit international humanitaire coutumier, contraignant pour l’Iran, la conscription ou l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans dans les forces ou les groupes armés, ou leur utilisation à des fins de participation active aux hostilités, constituent des crimes de guerre.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>D’après les autorités iraniennes, les frappes menées par Israël et les États-Unis ont tué plus de 1 900 personnes, dont 249 femmes et 216 enfants. Les États-Unis ont notamment mené une frappe choquante sur une école à Minab, qui a tué 168 personnes, dont plus de 100 enfants. L’enquête d’Amnesty International sur l’attaque a démontré que l’école avait été directement frappée par des munitions à guidage de précision et que les forces des États-Unis n’avaient pas fait tout ce qui était en leur pouvoir pour vérifier que la cible définie était un objectif militaire.</p>



<p>Les attaques menées par la République islamique d’Iran ont tué au moins 16 personnes en Israël, quatre en Cisjordanie et 23 dans des États du Conseil de coopération des États arabes du Golfe.</p>



<p>Ce n’est pas la première fois que les autorités iraniennes bafouent le droit international humanitaire en recrutant des enfants : pendant les années 1980, comme elles l’ont elles-mêmes admis, plus de 550 000 enfants avaient été recrutés comme enfants soldats et envoyés combattre pendant la guerre Iran-Irak, et au moins 36 000 d’entre eux avaient été tués.</p>
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		<item>
		<title>Israël. L’attaque de missile lancée par l’Iran, qui a tué neuf civil·e·s « doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/israel-lattaque-de-missile-lancee-par-liran-qui-a-tue-neuf-civil%c2%b7e%c2%b7s-doit-donner-lieu-a-une-enquete-pour-crime-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 07:41:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36029</guid>

					<description><![CDATA[<p>Israël. L’attaque de missile lancée par l’Iran, qui a tué neuf civil·e·s « doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre » Une frappe de missile menée par les autorités de la République islamique d’Iran contre la ville israélienne de Beit Shemesh, qui a tué neuf civil·e·s &#8211; notamment quatre adolescent·e·s -, doit [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Israël. L’attaque de missile lancée par l’Iran, qui a tué neuf civil·e·s « doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre »</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>La frappe contre le quartier de Ramat Lehi a détruit la synagogue de Tiferet Israel</li>



<li>Une nouvelle enquête montre qu’aucun objectif militaire ne se trouvait à proximité du lieu de la frappe</li>



<li>« L’arme employée dans cette frappe est terriblement imprécise » &#8211; Erika Guevara-Rosas</li>
</ul>



<p>Une frappe de missile menée par les autorités de la République islamique d’Iran contre la ville israélienne de Beit Shemesh, qui a tué neuf civil·e·s &#8211; notamment quatre adolescent·e·s -, doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre, a déclaré Amnesty International dans une nouvelle enquête.</p>



<p>La frappe, survenue juste avant 14 heures, heure locale, le 1er mars dans le quartier de Ramat Lehi, a détruit la synagogue Tiferet Israel et causé des dégâts de grande ampleur à l’abri anti-bombes situé en dessous. Quelque 46 personnes ont également été blessées.</p>



<p>Amnesty International a analysé des preuves numériques authentifiées, rendues publiques sur les réseaux sociaux, de même que des photos et des vidéos que l’organisation a recueillies sur le site de la frappe, et a déterminé qu’un missile balistique iranien a été utilisé dans cette attaque.</p>



<p>« L’arme employée dans le cadre de la frappe de l’Iran contre le quartier de Ramat Lehi en Israël est terriblement imprécise et transporte une énorme ogive, ce qui la rend totalement inadaptée à une utilisation dans des zones civiles densément peuplées », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice des recherches, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International.</p>



<p>Les recherches d’Amnesty International n’ont pas conclu à la présence de cibles militaires légitimes dans la proximité immédiate du lieu de l’attaque. L’objectif militaire le plus proche du site d’impact semble être une base militaire située près de la ville de Sdot Micha, qui se trouve à environ 3,5 kilomètres à l’ouest.</p>



<p>« Cette attaque a détruit une synagogue et un abri anti-bombes &#8211; deux sites qui auraient dû permettre aux civil·e·s de trouver refuge et de se mettre en sécurité. Neuf civil·e·s ont été tués, parmi lesquels quatre mineur·e·s. Cette frappe doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre », a déclaré Erika Guevara-Rosas.</p>



<p>« L’utilisation par les autorités iraniennes d’un missile balistique dans cette frappe en fait une attaque sans discrimination et donc une violation du droit international humanitaire. Le fait de lancer une attaque sans discrimination qui blesse ou tue des civil·e·s ou endommage des biens de caractère civil est un crime de guerre. Une enquête indépendante et impartiale doit être diligentée, et toute personne dont la responsabilité pénale est attestée par suffisamment d’éléments de preuve doit être traduite en justice dans le cadre d’un procès équitable. »</p>



<p>Amnesty International a confirmé l’authenticité de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrant une munition tombant sur la ville de Beit Shemesh. La trajectoire de la munition et l’ampleur des dégâts sur la scène de la frappe correspondent à l’utilisation d’un missile balistique transportant une large ogive, plutôt qu’un missile de croisière ou une munition de plus petite taille transportée par un drone. Des images des effets de la frappe montrent la synagogue anéantie, ainsi que des dégâts de grande ampleur dans un rayon d’environ 500 mètres.</p>



<p>Les médias israéliens ont signalé que l’ogive utilisée pesait environ 500 kg. Amnesty International n’est pas en mesure de confirmer la charge de l’arme employée. Une analyse de 2024 sur la précision des missiles balistiques iraniens a déterminé que ceux-ci manquent régulièrement leur cible d’au moins un demi-kilomètre.</p>



<p>Entre les 16 et 19 mars, Amnesty International a recueilli les propos de quatre personnes ayant survécu à l’attaque, et d’un secouriste arrivé peu après la frappe. L’organisation a aussi analysé des images satellite du site avant et après l’attaque afin de confirmer l’ampleur de la destruction.</p>



<h4 class="wp-block-heading">« Nous sommes tous désespérés. Nous sommes brisés »</h4>



<p>Neuf civil·e·s ont été tués : trois membres d’une fratrie &#8211; Sara Biton, 13 ans, Avigail Biton, 15 ans, et Yaakov Biton, 17 ans ; Gabriel Revah, 16 ans ; Oren Katz, 46 ans ; Sara Elimelech, 67 ans, et sa fille, Ronit Elimelech, 45 ans ; et Bruria Cohen, 76 ans, et son fils, Yossi Cohen, 41 ans.</p>



<p>Le rabbin Yitzak Biton a perdu trois de ses enfants dans cette attaque. Le matin de l’attaque, il avait donné un cours à des personnes étudiant la Torah. Ses deux filles, Sara et Avigail, ont convaincu son fils Yaakov de se rendre à l’abri anti-bombes le plus proche avec elles, tandis que lui, son épouse Tamar, et Rachel, sa fille de quatre ans, sont restés à leur domicile à un pâté de maison de la synagogue.</p>



<p>Il a déclaré à Amnesty International : « Le plafond et le toit [de leur maison] se sont effondrés [&#8230;] J’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu la zone où se trouvait la synagogue. Elle était en feu, et de la fumée très noire s’élevait vers le ciel. J’avais peur d’y aller [&#8230;] Quand j&rsquo;ai trouvé le courage de le faire, j’ai vu que la synagogue était complètement détruite, et que l’abri [anti-bombes] était éventré. L’abri n’était pas sûr. Il n’a fourni aucune protection.</p>



<p>« J’ai perdu, non pas un, ni deux, mais trois enfants [&#8230;] En un jour, brutalement, la moitié de la famille a disparu. »</p>



<p>Sarah Fanny Amar, 53 ans, se trouvait dans l’abri quand le missile s’est abattu sur la synagogue. Elle a déclaré à Amnesty International : « Il y a eu un grand fracas [&#8230;] J’étais suspendue à du métal, et couverte par du métal. Avant l’explosion, j’étais assise, alors l’onde de choc m’a fait tomber. Autour de moi tout était sombre et poussiéreux [&#8230;] Le plafond s’est écroulé sur moi [&#8230;] J’ai commencé à marcher, mais je ne pouvais presque rien voir, et j’ai avancé à tâtons. Je marchais sur des décombres et des gens [&#8230;] Dehors, il y avait du feu [&#8230;] Des voitures brûlaient [&#8230;] Je suis arrivée sur l’herbe et c’est là que je me suis effondrée. J’ai ouvert les yeux dans une ambulance.</p>



<p>« Avec ces bombes, on n’a plus aucune envie de vivre, de dormir, de manger [&#8230;.] Je ne peux pas vivre comme cela [&#8230;] Même dans l’abri, on n’est pas en sécurité [&#8230;] Je connaissais toutes les personnes qui ont été tuées. »</p>



<p>Nissim Edery, 71 ans, était assis avec son voisin à une centaine de mètres du site de l’attaque. Il a déclaré à Amnesty International : « Au moment de l’explosion, l’onde de choc m’a projeté à quatre ou cinq mètres [&#8230;] J’ai compris qu’un missile s’était abattu sur notre quartier [&#8230;] J’ai marché vers l’explosion, et il y avait un énorme incendie et de la fumée [&#8230;] C’était incroyable de voir la destruction causée par ce missile.</p>



<p>« Je connais trois des victimes, un garçon et ses deux sœurs. Cela m&rsquo;a arraché le cœur [&#8230;] Nous sommes tous désespérés. Nous sommes brisés. »</p>



<p>Reuven Harow, 56 ans, est un secouriste chevronné travaillant pour le service médical d’urgence Magen David Adom. Il est arrivé sur place une dizaine de minutes après l’attaque. Il a déclaré à Amnesty International : « Des personnes sortaient couvertes de sang et d’hématomes [&#8230;] Personne ne savait où le missile était tombé &#8211; il y avait des dégâts partout [&#8230;]</p>



<p>« Des corps avaient explosé [&#8230;] Des restes humains sont restés par terre pendant des heures. On s’est concentrés sur le sauvetage des rescapé·e·s [&#8230;] Les personnes qui prodiguaient des soins sur place &#8211; elles soignaient des membres de leur famille et des amis de la famille qu’elles connaissaient depuis des années. Tout le monde connaît tout le monde ici [&#8230;] Je n’arrêtais pas de répéter « Ça ne peut pas être vrai » [&#8230;] J’avais l’impression de regarder un film. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe en Iran, et ont mené des milliers de frappes dans le pays depuis lors. Les autorités iraniennes ont lancé des attaques en représailles dans toute la région. Le conflit armé s’est rapidement étendu, engendrant des hostilités régionales dans tout le Moyen-Orient, faisant de nombreuses victimes civiles et détruisant des biens de caractère civil. Israël a en outre renforcé ses attaques contre le Liban en réponse aux attaques du Hezbollah.</p>



<p>Selon diverses informations parues dans les médias, les forces iraniennes ont utilisé des bombes à sous-munitions dans diverses attaques en Israël depuis le 28 février, notamment le 18 mars, dans une frappe près de Tel Aviv ayant tué deux personnes. Les armes à sous-munitions sont non discriminantes par nature, et leur usage est prohibé par le droit international humanitaire. L’an dernier, Amnesty International a constaté que le recours des forces iraniennes à des armes à sous-munitions lors de la « guerre des 12 jours » avec Israël a bafoué le droit international humanitaire.</p>



<p>Au 27 mars, selon certaines informations, les attaques israéliennes et étasuniennes avaient tué au moins 1 255 personnes, notamment au moins 100 enfants dans la ville de Minab, en Iran, et plus de 1 116 au Liban. Les attaques iraniennes ont jusqu’à présent causé la mort d’au moins 16 civil·e·s en Israël et quatre en Cisjordanie occupée ; et au moins 23 ont été tuées à travers d’autres pays du Conseil de coopération du Golfe dans la région.</p>
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		<title>Malte. Sept années d’injustice : il faut abandonner les charges pesant sur les « Trois de l’El Hiblu »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 07:38:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malte. Sept années d’injustice : il faut abandonner les charges pesant sur les « Trois de l’El Hiblu » Ce samedi 28 mars marque le septième anniversaire de l&#8217;arrestation à Malte d&#8217;Amara Krumak, d&#8217;Abdalla Bari et de Kone Tiemoko Abdul Kader – alias les « Trois de l’El Hiblu » – pour s&#8217;être opposés à [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Malte. Sept années d’injustice : il faut abandonner les charges pesant sur les « Trois de l’El Hiblu »</h2>



<p>Ce samedi 28 mars marque le septième anniversaire de l&rsquo;arrestation à Malte d&rsquo;Amara Krumak, d&rsquo;Abdalla Bari et de Kone Tiemoko Abdul Kader – alias les « Trois de l’El Hiblu » – pour s&rsquo;être opposés à leur renvoi forcé vers la Libye, où ils risquaient d&rsquo;être victimes de persécutions, de tortures et de violations graves des droits humains. Pour cet acte de résistance, les autorités maltaises les ont inculpés d’« actes de terrorisme » et d’autres infractions.</p>



<p>« Il est inconcevable que les  » Trois de l’El Hiblu « , qui ont survécu à des violences en Libye, à un naufrage et à une tentative de renvoi illégal, risquent aujourd’hui la réclusion à perpétuité simplement pour avoir fait valoir leurs droits et tenté d’esquiver de nouvelles violences », a déclaré Dinushika Dissanayake, directrice régionale adjointe pour l’Europe à Amnesty International.</p>



<p>En mars 2019, les trois adolescents (alors âgés de 15, 16 et 19 ans) ont fui la Libye à bord d’un canot pneumatique surchargé, en compagnie de 108 personnes. Lorsque le canot a commencé à se dégonfler, ils ont été secourus par le cargo El Hiblu, sollicité par l’opération navale de l’Union européenne (UE) en Méditerranée pour porter secours à l’embarcation en détresse.</p>



<p>Après le sauvetage, le capitaine du navire a tenté de ramener les personnes à bord en Libye, ce qui aurait constitué une violation du droit international, qui exige que les personnes secourues soient conduites en lieu sûr. Lorsque les passagers ont compris ce qui se passait, ils ont cédé à la panique. Ils ont supplié le capitaine de l’El Hiblu, certains affirmant qu’ils préféraient mourir plutôt que retourner en Libye ; le navire a alors fait demi-tour et mis le cap sur Malte.</p>



<p>À l’arrivée, les autorités maltaises ont affirmé que les trois jeunes avaient pris le contrôle du navire par la force. Ils ont été inculpés de crimes graves passibles de la réclusion à perpétuité en vertu de la législation maltaise relative au terrorisme, et sont encore enlisés dans des procédures judiciaires qui n’auraient jamais dû être engagées.</p>



<p>« La Libye n’est pas un pays sûr. En s’opposant à leur renvoi, ils ont contribué à empêcher une grave violation du droit international qui aurait très probablement entraîné d’atroces souffrances pour eux-mêmes et beaucoup d’autres. Nul ne doit être sanctionné pour avoir sollicité une protection. Amnesty International exprime sa solidarité avec Amara, Abdalla et Kone, qui endurent depuis sept ans une terrible injustice. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une longue liste de manquements</h4>



<p>Au cours des sept dernières années, les autorités maltaises ont constamment manqué à leurs obligations envers ces trois jeunes hommes, dont deux étaient encore mineurs lorsqu’ils ont été arrêtés. Elles n’ont pas pris en compte leur intérêt supérieur en tant que mineurs, les ont placés en détention dans une prison pour adultes de haute sécurité et les ont soumis à une procédure judiciaire applicable aux adultes.</p>



<p>Par ailleurs, Amnesty International déplore les problèmes de procédure et les lacunes de l&rsquo;enquête qui ont compromis l&rsquo;équité du procès : par exemple, des témoins clés n&rsquo;ont jamais été convoqués, notamment des passagers qui avaient été secourus. Malgré l&rsquo;absence de preuves de violences, les autorités ont maintenu des accusations liées au terrorisme qui sont sans fondement.</p>



<p>« Malte a engrangé toute une série de manquements dans la gestion de cette affaire. Ces jeunes hommes n’ont pas bénéficié d’un procès équitable et ont été traités comme des adultes, passant sept années de leur jeunesse dans un trou noir juridique – au lieu de consacrer ce temps à leurs études, à leur travail et, tout simplement, à grandir sans menaces de poursuites judiciaires », a déclaré Dinushika Dissanayake.</p>



<p>Kone Tiemoko Abdul Kader est actuellement détenu dans un centre pour migrants au Royaume-Uni et risque d&rsquo;être extradé vers Malte. Amnesty International s&rsquo;oppose à son extradition, car il serait alors renvoyé vers des procédures qui n&rsquo;auraient jamais dû être intentées.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une injustice de plus en plus admise</h4>



<p>Amnesty International salue les récentes déclarations de quatre expert·e·s indépendants des Nations unies qui, en janvier, ont vivement critiqué la manière dont Malte a géré cette affaire et ont demandé l’abandon des poursuites. Ils ont notamment fait part de leur inquiétude quant aux accusations de « terrorisme », qui « ne semblent pas reposer sur des actes criminels violents ou coercitifs », ainsi qu&rsquo;à la violation du droit à un procès équitable et au non-respect des droits de l&rsquo;enfant.</p>



<p>Ces experts ont également rappelé que l&rsquo;opération navale de l&rsquo;UE en Méditerranée avait donné l’ordre au navire El Hiblu, au nom des garde-côtes libyens, de ramener les personnes secourues en Libye, ordonnant ainsi un renvoi forcé illégal (pushback). Ce qui fait écho à la coopération persistante de l&rsquo;UE avec la Libye, où les droits des réfugié·e·s et des migrant·e·s sont bafoués de manière systématique et généralisée en toute impunité. Les informations selon lesquelles l&rsquo;Union européenne chercherait à étendre sa coopération en matière de migration et de contrôle des frontières avec les Forces armées arabes libyennes (FAAL), groupe armé qui fait autorité de facto dans l&rsquo;est et le sud de la Libye, sont très préoccupantes, compte tenu des antécédents des FAAL en matière de crimes de guerre et de violations du droit international.</p>



<p>« Comme l’a dit Amnesty International dès le début, cette affaire illustre parfaitement ce qui pose problème dans la politique migratoire de l’UE en Méditerranée centrale. Il est de plus en plus largement admis que ces accusations sont injustifiées et profondément iniques.</p>



<p>« Criminaliser des personnes pour avoir sollicité une protection ne fait que prolonger leur souffrance et aggraver leur traumatisme. Au bout de sept ans, ces jeunes hommes ont suffisamment subi. Malte doit abandonner les poursuites et classer l’affaire sans suite », a déclaré Dinushika Dissanayake.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 22 janvier 2025, la Cour d’appel de La Valette a estimé que Malte était compétente pour juger l’affaire, qui doit donc continuer d’être entendue par le tribunal correctionnel de Malte. Les audiences préliminaires sont en cours.</p>
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		<title>États-Unis/Iran. Les responsables de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école, qui a tué plus de 100 enfants, doivent être amenés à rendre des comptes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 10:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>États-Unis/Iran. Les responsables de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école, qui a tué plus de 100 enfants, doivent être amenés à rendre des comptes Les responsables de la planification et de l’exécution de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école dans la ville de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">États-Unis/Iran. Les responsables de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école, qui a tué plus de 100 enfants, doivent être amenés à rendre des comptes</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Enquête approfondie</strong></li>



<li><strong>Les États-Unis ont enfreint le droit international humanitaire en ne prenant pas toutes les précautions possibles pour éviter les pertes civiles</strong></li>



<li><strong>Les États-Unis sont responsables de l’attaque meurtrière contre une école bondée d’enfants, qui a fait 168 mort·e·s</strong></li>



<li><strong>Les autorités américaines doivent veiller à ce que l’enquête soit transparente et exhaustive et à ce que les conclusions soient rendues publiques</strong></li>
</ul>



<p>Les responsables de la planification et de l’exécution de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école dans la ville de Minab, dans la province du Hormozgan, en Iran, qui a fait 168 mort·e·s, dont plus de 100 enfants, doivent être amenés à rendre des comptes, a déclaré Amnesty International le 16 mars 2026.</p>



<p>Les éléments de preuve recueillis par l’organisation démontrent que l’école a été directement frappée au moyen d’armes guidées, en même temps que 12 autres structures dans un complexe du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) adjacent. Cela indique que les forces américaines n’ont pas pris toutes les précautions possibles pour éviter les pertes civiles dans le cadre de l’attaque, ce qui constitue une grave violation du droit international humanitaire. Le fait que le bâtiment de l’école ait été directement ciblé et ait par le passé fait partie du complexe du CGRI laisse penser que les forces américaines se sont appuyées sur des renseignements obsolètes et ont manqué à leur obligation de faire tout leur possible pour vérifier que la cible visée était un objectif militaire.</p>



<p>« Cette terrible attaque contre une école, dont les classes étaient bondées d’élèves, est une illustration choquante du prix catastrophique, et pourtant totalement prévisible, que paient les civil·e·s dans le cadre de ce conflit armé. Les écoles doivent être des lieux de sécurité et d’apprentissage pour les enfants. Pourtant, à Minab, cette école est devenue un lieu de massacre. Les autorités des États-Unis auraient pu et auraient dû savoir que ce bâtiment était une école. Prendre pour cible un bien de caractère civil protégé, comme une école, est strictement interdit au titre du droit international humanitaire », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International</p>



<p>Les autorités américaines doivent faire en sorte que l’enquête qu’elles ont annoncée soit impartiale, indépendante et transparente. Les enquêtes sur la frappe doivent examiner la collecte et l’évaluation des renseignements, les décisions de ciblage et les précautions prises, ainsi que l’emploi éventuel de l’intelligence artificielle à chacune de ces étapes, en vue de déterminer comment ces décisions de ciblage ont été prises. Les conclusions de cette enquête doivent être rendues publiques.</p>



<p>Lorsque des éléments de preuve suffisants existent, les autorités compétentes doivent traduire en justice toute personne soupçonnée d’être pénalement responsable. Les victimes et leurs familles ont le droit à la vérité et à la justice et doivent obtenir des réparations complètes prévoyant restitution, réhabilitation et indemnisation pour les préjudices civils.</p>



<p>« S’il s’avère que les responsables de l’attaque n’ont pas identifié le bâtiment comme étant une école et ont néanmoins procédé à la frappe, cela révèlerait une négligence grave dans la planification de l’attaque et une défaillance honteuse des services de renseignement militaires des États-Unis, ainsi qu’une grave violation du droit international humanitaire. Si, en revanche, les États-Unis savaient l’école se trouvait à côté du complexe du CGRI et ont mené l’attaque sans prendre toutes les précautions possibles, comme procéder à la frappe pendant la nuit, lorsque l’école aurait été vide, ou prévenir à l’avance la population civile susceptible d’être touchée, alors il s’agirait d’une attaque aveugle et irresponsable, ayant tué et blessé des civil·e·s et devant faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre », a déclaré Erika Guevara Rosas.</p>



<p>« Les autorités iraniennes doivent, quant à elles, éloigner immédiatement, dans la mesure du possible, les civil·e·s se trouvant à proximité d’objectifs militaires et autoriser l’entrée d’observateurs·rices indépendants dans le pays. Elles doivent également rétablir l’accès à Internet afin que les 92 millions de personnes en Iran puissent obtenir des informations vitales et entrer en contact avec leurs proches. »</p>



<p>Des images vidéo et satellite et des entretiens avec trois sources indépendantes disposant d’informations de première main sur la situation à Minab indiquent qu’une frappe aérienne a touché l’école primaire Shajareh Tayyebeh le 28 février 2026 au matin, tuant et blessant des civil·e·s, notamment des enfants, des parents et des enseignant·e·s, et causant des dégâts et une destruction considérables. Des filles et des garçons étaient scolarisés dans l’école, à des étages différents.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><div style="position:relative"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="485" height="345" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35969" style="width:493px;height:auto" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7.jpg 485w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-300x213.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-101x72.jpg 101w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-202x144.jpg 202w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-60x43.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-120x85.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-200x142.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-400x285.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-260x185.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-325x231.jpg 325w" sizes="(max-width: 485px) 100vw, 485px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">Légende : Photo du site de la frappe sur l’école. L’effondrement distinctif du toit par couches témoigne d’une frappe du haut vers le bas ayant détruit la majeure partie du bâtiment de l’école. </figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>D’après l’analyse qu’Amnesty International a faite d’éléments de preuve audiovisuels des frappes de missiles sur le complexe adjacent du CGRI et des débris d’un missile publiés par les médias d’État iraniens, il est probable que l’attaque ait été menée au moyen d’un missile Tomahawk de fabrication américaine. Les missiles Tomahawk sont utilisés exclusivement par les forces américaines dans ce conflit et sont des missiles à guidage de précision.</p>



<p>L’école a été la cible d’une frappe individuelle dans le cadre d’une attaque ayant également visé 12 autres structures du complexe adjacent du CGRI, ce qui soulève de graves préoccupations quant au fait qu’elle ait pu être ciblée sur la base de renseignements obsolètes. Le New York Times a indiqué le 11 mars 2026 qu’une enquête préliminaire menée par l’armée américaine avait conclu que la frappe sur l’école était le résultat d’une utilisation de données obsolètes.</p>



<p>Toute utilisation actuelle ou future de l’intelligence artificielle accroît le risque de telles défaillances. En outre, le 11 mars 2026, Brad Cooper, commandant du Commandement central américain, a confirmé que les États-Unis utilisaient des outils d’intelligence artificielle avancés pour traiter de vastes quantités de données liées aux opérations.</p>



<p>L’utilisation manifeste de renseignements obsolètes par les États-Unis, qui n’ont pas identifié le caractère civil de longue date de l’école primaire Shajareh Tayyebeh, constituerait une violation grave du principe de précaution, et plus particulièrement de l’obligation de faire tout ce qui est possible pour vérifier qu’une cible visée est un objectif militaire. Au lendemain de l’attaque, des médias et d’autres organisations ont pu rapidement confirmer que le bâtiment de l’école était séparé du reste du complexe depuis au moins 2016. Cela démontre que les parties au conflit, qui disposent de capacités et de technologies de collecte de renseignements largement plus avancées, étaient indéniablement capables de recueillir et de vérifier ces mêmes informations, ce qui aurait dû conduire à une décision de ne pas frapper l’école.</p>



<p>Après l’attaque, les autorités iraniennes ont exploité à des fins de propagande la souffrance des familles des victimes et des enfants ayant survécu à la frappe.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Méthodologie</h4>



<p>Le Laboratoire de preuves du programme Réaction aux crises d’Amnesty International a analysé plus de 30 images satellite de l’école et du complexe adjacent du CGRI, notamment des images prises après la frappe et des images plus anciennes datant de plus de 10 ans. L’organisation a analysé 28 vidéos et 30 photos publiées en ligne, notamment des images montrant la frappe sur le complexe du CGRI, des photos de débris de munitions et des vidéos et images prises immédiatement après l’attaque, montrant les opérations de sauvetage et de récupération des corps sur le site. Une analyse supplémentaire a été réalisée par un médecin légiste indépendant.</p>



<p>L’organisation a également examiné des déclarations officielles des autorités iraniennes, israéliennes et américaines, ainsi que des informations de médias d’État et indépendants, et s’est entretenue avec trois personnes résidant à l’étranger et disposant d’informations sur la situation à Minab, l’école et l’attaque : une enseignante, un habitant de Minab et un défenseur des droits humains baloutche.</p>



<p>Amnesty International n’a pas pu s’entretenir directement avec des témoins et des familles de victimes du fait de la coupure délibérée d’Internet imposée par les autorités iraniennes depuis le 28 février 2026.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Des enfants et des enseignant·e·s tués et blessés par la frappe aérienne sur l’école</h4>



<p>Selon des responsables américains, les frappes aériennes menées par Israël et les États-Unis le 28 février 2026 ont été lancées en Iran à 9 h 45, heure locale. Dans un entretien accordé aux médias, le gouverneur de la province du Hormozgan, Mohammad Ashouri, a déclaré que l’école primaire Shajareh Tayyebeh avait été frappée une heure après le début de l’opération, à 10 h 45, heure locale.</p>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec Sohrad (son nom a été modifié pour des raisons de sécurité), un habitant de Minab, qui a déclaré qu’il avait été en contact avec quatre sources indépendantes disposant d’informations de première main sur l’attaque de l’école. Il a déclaré que le personnel de l’école avait commencé à contacter les parents vers 10 heures afin qu’ils viennent chercher leurs enfants. Cette décision semble avoir précédé une alerte nationale officielle émise (environ 15 minutes plus tard) par les autorités iraniennes annonçant la fermeture de tous les établissements scolaires du pays.</p>



<p>L’organisation s’est également entretenue avec Shiva Amelirad, représentante internationale du Conseil de coordination des associations professionnelles d’enseignants iraniens, qui réside à l’étranger et a relayé des informations de deux sources indépendantes disposant d’une connaissance directe de l’école et de l’attaque.</p>



<p>Shiva Amelirad et Sohrad ont indiqué que, lorsque de nombreuses familles sont arrivées à l’école pour venir chercher leurs enfants, celle-ci avait déjà été bombardée. Sohrad a déclaré à l’organisation :</p>



<p><strong>« Des personnes qui se trouvaient dans les rues alentour et qui avaient pu arriver à temps se sont précipitées pour essayer de récupérer des enfants dont les familles n’étaient pas encore arrivées. De nombreux élèves vivaient dans les villages alentour, et le trajet jusqu’à l’école prenait donc du temps. Ceux qui vivaient plus loin ont dû attendre longtemps qu’une voiture arrive du village. Cette attente a été fatale. La directrice et des enseignantes sont restées pour évacuer les enfants. La plupart ont été tuées. Les gens n’imaginaient pas qu’une école en pleine ville serait frappée. »</strong></p>



<p>D’après les autorités iraniennes, 168 personnes ont été tuées dans l’attaque. Le 3 mars 2026, l’agence de presse Mizan, aile médiatique du pouvoir judiciaire, a annoncé qu’au moins 110 élèves de l’école avaient été tués, dont 66 garçons et 54 filles, ainsi que 26 enseignant·e·s et quatre parents. Le 7 mars 2026, les autorités ont publié un montage d’images montrant les 119 enfants tués. En raison de la coupure persistante d’Internet et de l’impossibilité de se rendre dans le pays pour inspecter le site et s’entretenir avec des personnes touchées, Amnesty International n’est pas en mesure de corroborer de manière indépendante le nombre de personnes tuées.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
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<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="613" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-1024x613.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35966" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-1024x613.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-300x180.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-768x460.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-1536x919.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-2048x1226.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-1002x600.jpg 1002w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-734x439.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-241x144.jpg 241w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-200x120.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-400x239.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-260x156.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-520x311.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-325x195.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-650x389.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-600x359.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">Légende : Image satellite du 20 octobre 2013 montrant le complexe du CGRI avec un mur d’enceinte, des postes de garde surélevés le long des murs (marqués par des carrés bleus) et une entrée contrôlée. </figcaption></figure>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="613" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-1024x613.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35967" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-1024x613.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-300x179.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-768x460.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-1536x919.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-2048x1225.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-1003x600.jpg 1003w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-734x439.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-241x144.jpg 241w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-200x120.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-400x239.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-260x156.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-520x311.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-325x194.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-650x389.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-600x359.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption"> Image du 28 octobre 2016 montrant que de nouveaux murs ont été érigés dans la partie nord-est, séparant deux bâtiments du reste du complexe, ainsi que trois nouvelles entrées sécurisées. Les deux postes de garde visibles sur les images de 2013 n’apparaissent plus.</figcaption></figure>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="687" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-1024x687.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35968" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-1024x687.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-300x201.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-768x515.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-1536x1031.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-2048x1374.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-894x600.jpg 894w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-734x493.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-107x72.jpg 107w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-215x144.jpg 215w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-60x40.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-120x81.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-200x134.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-400x268.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-260x174.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-520x349.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-325x218.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-650x436.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-600x403.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">Image satellite du 1er décembre 2025 montrant le complexe du CGRI et l’école, qui en est séparée par un mur, avant les frappes aériennes. Des personnes sont visibles devant le bâtiment de l’école, et les cours et les murs semblent avoir été repeints depuis septembre 2024. Dans le complexe du CGRI, des changements apparaissent, notamment un agrandissement des murs intérieurs et extérieurs (lignes pointillées orange), de nouvelles entrées avec des portails intérieurs et extérieurs (flèches rouges) et deux probables postes de garde (carrés bleus). Le poste de garde surélevé à l’angle sud-ouest du complexe a également été supprimé. © 2025 Vantor, Annotations by Amnesty International</figcaption></figure>
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<h4 class="wp-block-heading">L’école se trouvait à côté d’un complexe militaire</h4>



<p>D’après les recherches d’Amnesty International, l’école se trouvait dans le quartier de Shahrak-e Al Mahdi et était adjacente à un complexe appartenant à la brigade de missiles Seyyed al-Shohada Asif de la marine des gardiens de la révolution, responsable de la défense côtière du sud de l’Iran. Le complexe est une installation militaire du CGRI et est composé de plusieurs bâtiments. Il comprend également un établissement médical, la clinique spécialisée Shahid Absalann, géré par le service de santé de la marine du CGRI et entouré d’un mur au sein du complexe.</p>



<p>Shiva Amelirad et Sohrad ont déclaré à Amnesty International que l’école accueillait tant des enfants de membres du CGRI que des enfants de familles aux revenus modestes de la région, notamment des membres de la minorité ethnique baloutche opprimée en Iran.</p>



<p>L’analyse d’images satellite datant de 2013 menée par Amnesty International montre que le bâtiment de l’école se trouvait autrefois dans l’enceinte du complexe du CGRI, mais qu’il en a ensuite été séparé par un mur et que des entrées publiques séparées avaient été créées.</p>



<p>Des images satellite indiquent que, à partir de 2016, le bâtiment de l’école, situé ans la partie nord-est du complexe, a été physiquement séparé du complexe du CGRI par des murs d’enceinte et trois entrées sécurisées distinctes. Des images satellite de 2017 et 2018 montrent que les cours et les murs avaient été peints avec des dessins et des couleurs semblables aux autres écoles de la région. Deux images satellite prises pendant des jours d’école entre 2023 et 2025 montrent de nouvelles peintures dans les cours et des personnes présentes devant les entrées.</p>



<p>D’après Shiva Amelirad, le bâtiment de l’école avait auparavant servi de siège du commandement de ce complexe du CGRI, avant d’être transformé en école il y a plusieurs années. Amnesty International n’a pas été en mesure de déterminer la date à laquelle le bâtiment a été transformé en école.</p>



<p>Légende : Image satellite du 20 octobre 2013 montrant le complexe du CGRI avec un mur d’enceinte, des postes de garde surélevés le long des murs (marqués par des carrés bleus) et une entrée contrôlée.</p>



<p>Image du 28 octobre 2016 montrant que de nouveaux murs ont été érigés dans la partie nord-est, séparant deux bâtiments du reste du complexe, ainsi que trois nouvelles entrées sécurisées. Les deux postes de garde visibles sur les images de 2013 n’apparaissent plus.</p>



<p>Image satellite du 1er décembre 2025 montrant le complexe du CGRI et l’école, qui en est séparée par un mur, avant les frappes aériennes. Des personnes sont visibles devant le bâtiment de l’école, et les cours et les murs semblent avoir été repeints depuis septembre 2024. Dans le complexe du CGRI, des changements apparaissent, notamment un agrandissement des murs intérieurs et extérieurs (lignes pointillées orange), de nouvelles entrées avec des portails intérieurs et extérieurs (flèches rouges) et deux probables postes de garde (carrés bleus). Le poste de garde surélevé à l’angle sud-ouest du complexe a également été supprimé. © 2025 Vantor, Annotations by Amnesty International</p>



<h4 class="wp-block-heading">Analyse d’images satellite et vidéo des frappes sur l’école et le complexe du CGRI</h4>



<p>Des images satellite prises à 10 h 23, heure locale, le 28 février 2026 montrent que l’école et le complexe du CGRI étaient encore intacts à ce moment, ce qui indique que les frappes ont eu lieu peu après. Des représentants de l’État iraniens ont annoncé que l’attaque avait eu lieu à 10 h 45. Des vidéos publiées en ligne à 11 h 49 et à 12 h 00 montrent une épaisse fumée s’élevant de la zone du complexe.</p>



<p>L’analyse d’images satellite des 2 et 4 mars atteste des dégâts infligés au site sur lequel se trouvait l’école et au complexe. Une image satellite du 4 mars 2026 montre que la moitié ouest du bâtiment de l’école a été détruite et qu’un grand tas de décombres a été amassé, et que 12 structures au moins ont été endommagées ou détruites au sein du complexe adjacent du CGRI. Le bâtiment de l’école se trouve à environ 74 mètres de la structure ciblée la plus proche dans le complexe du CGRI.</p>



<p>Des vidéos de la scène montrent que le toit est effondré par couches, ce qui est caractéristique d’une frappe du haut vers le bas, et que la majeure partie du bâtiment de l’école a été touchée.</p>



<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



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<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="614" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-1024x614.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35964" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-1024x614.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-300x180.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-768x461.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-1536x921.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-2048x1228.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-1000x600.jpg 1000w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-734x440.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-240x144.jpg 240w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-200x120.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-400x240.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-260x156.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-520x312.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-325x195.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-650x390.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-600x360.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="615" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-1024x615.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35965" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-1024x615.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-300x180.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-768x461.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-1536x922.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-2048x1229.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-1000x600.jpg 1000w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-734x441.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-240x144.jpg 240w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-200x120.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-400x240.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-260x156.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-520x312.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-325x195.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-650x390.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-600x360.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">L’image satellite du 4 mars 2026 montre les bâtiments et structures gravement endommagés ou détruits dans le complexe du CGRI &#8211; matérialisés par des rectangles en pointillés blancs. Le bâtiment détruit de l’école est matérialisé par un rectangle jaune. Le proche infrarouge met en lumière les marques d’incendie en teintes noires. De nombreuses zones dans le complexe du CGRI semblent incendiées. </figcaption></figure>
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<p>En plus des images satellite, de nombreuses vidéos publiées le 28 février 2026 montrent les instants immédiatement après la frappe sur l’école.</p>



<p>Une vidéo de l’école filmée après la frappe montre les murs peints de couleurs vives séparant l’école du complexe du CGRI et des marques de cour de récréation au sol. Du côté ouest de l’école, le bâtiment semble largement effondré, réduit à des décombres. Le côté est, bien que toujours debout, est cependant lourdement endommagé, et une fumée épaisse s’en dégage.</p>



<p>Des vidéos et images publiées en ligne montrent que la cour de l’école s’est rapidement remplie de dizaines d’hommes et de femmes après la frappe, dont certains aidant à dégager les décombres. D’autres vidéos montrent que des membres de la Société du Croissant-Rouge iranien et d’autres personnes, dont des hommes portant des uniformes de camouflage vert et marron semblables à ceux du CGRI et ses bataillons de bassidjis, contribuant aux tentatives de sauvetage, ainsi que plusieurs camions et engins de chantier.</p>



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<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1015" height="608" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35963" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1.jpg 1015w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-300x180.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-768x460.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-1002x600.jpg 1002w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-734x440.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-240x144.jpg 240w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-200x120.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-400x240.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-260x156.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-520x311.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-325x195.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-650x389.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-600x359.jpg 600w" sizes="(max-width: 1015px) 100vw, 1015px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Plusieurs vidéos montrent des dizaines de cartables poussiéreux d’enfants recueillis dans la zone, certains portant des traces semblant être du sang. Une vidéo montre des femmes assises près des cartables, pleurant, avec le bruit d’un engin de chantier en fond. Une autre vidéo montre plusieurs personnes se tenant autour de décombres sous lesquels apparaît une partie d’un corps. D’après un médecin légiste consulté par Amnesty International, l’avant-bras semble avoir été sectionné par une blessure traumatique. La taille de la main et de l’avant-bras, par rapport à ceux des hommes adultes apparaissant sur les images, indique qu’ils appartiennent sans doute à un enfant. Une vidéo filmée plus tard dans l’après-midi montre un homme se tenant dans les décombres et tenant une main et un avant-bras sectionnés. D’après le médecin légiste, la main et l’avant-bras sont couverts de poussière et de lacérations correspondant à des blessures traumatiques causées par une explosion et appartiennent très probablement au corps d’un enfant.</p>



<p>Une vidéo filmée à l’intérieur de l’une des classes montre les décombres couvrant les bureaux et les bancs. Les cadres des fenêtres, les bancs verts et les décorations murales visibles sur les images correspondent à ceux du reste de l’école, ce qui indique que la partie détruite était utilisée pour l’enseignement. </p>



<p>Une vidéo publiée le 8 mars 2026 par l’agence de presse étatique iranienne Mehret et vérifiée par Amnesty International montre l’impact d’un missile sur le complexe du CGRI. Une analyse plus en détail des images montre que le missile est très probablement un missile de croisière subsonique Tomahawk de fabrication américaine, identifiable par ses ailes distinctives et ses grands ailerons carrés. D’après ces images, ce missile en particulier n’a pas touché l’école. La vidéo montre également une colonne de fumée grise émanant de la partie nord-est du complexe, qui pourrait venir soit de l’école, soit des bâtiments adjacents dans le complexe du CGRI. </p>



<p>Le 9 mars 2026, la Radio-télévision de la République islamique d’Iran (IRIB) a publié des images de ce qui semble être des débris de missiles correspondant à un missile Tomahawk trouvé. L’IRIB a déclaré que les images montraient « les débris d’un missile américain ayant atterri sur les enfants de l’école de Minab ». Bien que ces débris contribuent à étayer l’hypothèse selon laquelle certaines parties du complexe ont été frappées par au moins un missile Tomahawk, Amnesty International n’est pas en mesure de confirmer de manière indépendante que l’école a été ciblée par des munitions similaires. Lors d’un point presse du Pentagone le 2 mars 2026, Dan Caine, chef d’état-major des armées des États-Unis, a confirmé que la marine américaine avait tiré des missiles Tomahawk sur le sud de l’Iran le 28 février 2026. </p>



<p>Lors d’un autre point presse le 4 mars 2026, Dan Caine a partagé une carte montrant les sites frappés par les forces américaines et israéliennes pendant les 100 premières heures de l’intervention militaire, parmi lesquels figure Minab. Interrogé sur la frappe sur l’école, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré que le Pentagone enquêtait sur les faits. </p>



<p>Pendant un point presse le 9 mars 2026, en réponse à une question d’un journaliste sur la possibilité qu’un missile Tomahawk ait frappé l’école, le président des États-Unis Donald Trump a affirmé que « l’Iran ou quelqu’un d’autre » était responsable de l’attaque. </p>



<p>Le 10 mars 2026, une porte-parole de la Maison Blanche a confirmé que des enquêtes sur l’attaque de l’école étaient en cours et que le ministère de la Défense américain publierait un rapport complet.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Droit international humanitaire</h4>



<p>Au titre du droit international humanitaire, l’ensemble des parties au conflit armé sont tenues de faire à tous moments la distinction entre objectifs militaires et combattant·e·s d’une part, et civil·e·s et biens de caractère civil d’autre part. Les attaques directes contre la population civile et les biens de caractère civil, comme les écoles, sont interdites. Seuls des combattant·e·s et des objectifs militaires peuvent faire l’objet d’attaques.</p>



<p>Les parties au conflit doivent également respecter le principe de précaution, qui impose que les opérations militaires soient conduites en veillant constamment à épargner les personnes civiles et les biens de caractère civil, notamment en prenant toutes les précautions pratiquement possibles en vue d’éviter et, en tout cas, de réduire au minimum les pertes en vies humaines dans la population civile, les blessures aux personnes civiles et les dommages aux biens de caractère civil qui pourraient être causés incidemment.</p>



<p>Cela signifie qu’elles doivent tout mettre en œuvre pour vérifier que les cibles sont des objectifs militaires, notamment en procédant à une collecte de renseignements rigoureuse et à jour et en menant un travail d’analyse et de vérification des informations concernant une cible. Elles doivent annuler ou suspendre une attaque si, à tout moment de sa planification ou de son exécution, il apparaît que la cible n’est pas un objectif militaire ou que l’attaque serait disproportionnée. Les parties au conflit doivent veiller à ce qu’un contrôle humain significatif soit assuré lorsqu’elles emploient l’intelligence artificielle dans le cadre de la planification et de l’exécution d’attaques.</p>



<p>Les parties au conflit sont tenues de prendre toutes les précautions possibles dans le choix des armes, tactiques et modalités d’une attaque, notamment en ce qui concerne le moment où elle sera menée, dans le but d’éviter et, en tout cas, de réduire au minimum les dommages causés aux civil·e·s et aux biens de caractère civil. Elles doivent en outre veiller, dans le cas d’attaques pouvant affecter la population civile, à ce qu’un avertissement soit donné en temps utile et par des moyens efficaces, à moins que les circonstances ne le permettent pas.</p>



<p>En vertu du droit international humanitaire, les parties à un conflit sont par ailleurs tenues de prendre toutes les précautions possibles pour protéger les civil·e·s et les biens de caractère civil se trouvant sous leur contrôle contre les effets des attaques. Cela implique d’éloigner, dans la mesure du possible, les civil·e·s et les biens de caractère civil se trouvant à proximité d’objectifs militaires. Ainsi, les autorités iraniennes n’auraient pas dû installer une école dans un bâtiment adjacent au complexe du CGRI qui, dans le cadre d’un conflit armé, constitue un objectif militaire et qui était en effet une cible.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les autorités exploitent les enfants tués et exercent une pression sur les familles à des fins de propagande</h4>



<p>Les témoignages et éléments de preuve vidéo recueillis par Amnesty International révèlent également que les autorités iraniennes ont forcé certaines familles endeuillées par la mort d’enfants à participer à des cérémonies funéraires qui ne correspondaient pas à leurs traditions et se sont servies d’enfants traumatisés ayant survécu à l’attaque à des fins de propagande d’État.</p>



<p>Sohrad a déclaré à l’organisation que les autorités avaient informé les familles que les dépouilles de tous les enfants seraient placées dans des cercueils et inhumées dans le cadre d’une seule cérémonie funéraire collective organisée par l’État le 3 mars 2026, lors de laquelle des prières chiites seraient récitées. Or, certaines des victimes et leurs familles appartenaient à la minorité baloutche sunnite d’Iran, qui observe des rites religieux différents. Lorsque certaines familles ont fait part de leur volonté d’organiser des obsèques conformes à leurs traditions religieuses, les autorités ont indiqué que cela ne serait pas permis. D’après Sohrad, des représentants de l’État ont indiqué aux familles qu’elles ne se verraient remettre les dépouilles de leurs enfants qu’après la cérémonie collective.</p>



<p>Les autorités ont par ailleurs conduit des enfants ayant survécu à l’attaque sur les ruines de leur école et les ont filmés à des fins de propagande, en dépit de leurs blessures visibles et de leur traumatisme. Dans une vidéo publiée en ligne le 5 mars 2026, un journaliste s’entretient avec deux filles visiblement en détresse semblant avoir entre sept et 11 ans, et demande à plusieurs reprises à la plus jeune de nommer ses amies qui ont été tuées et celles qu’elle aimait le plus. La jeune fille nomme ses amies et dit qu’elle les aimait toutes, ajoutant que la mère de l’une d’elles, qui était enseignante, a également été tuée, avant de fondre en larmes. Dans une autre vidéo, une fille de 10 ans présentant une blessure visible au visage a été interrogée, pendant la cérémonie funéraire collective, à propos de la mort de son frère de 11 ans. L’entretien a ensuite été diffusé dans les médias d’État le 6 mars 2026.</p>



<p>Ces actes de coercition, d’intimidation et d’instrumentalisation des familles endeuillées et des enfants traumatisés ayant survécu à l’attaque causent une grave souffrance psychologique et peuvent constituer une violation de l’interdiction absolue de la torture et des autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le Congrès des États-Unis doit veiller à la poursuite des efforts déployés afin d’atténuer les dommages causés aux civils</h4>



<p>Les systèmes essentiels mis en place ces dernières années à partir de travaux entamés sous le premier mandat de Donald Trump en vue d’atténuer les dommages causés aux civil·e·s par les actions meurtrières des États-Unis à l’étranger et de mieux y répondre sont menacés par le gouvernement actuel. Selon certains organes de presse, les programmes du ministère de la Défense axés sur l’atténuation des dommages causés aux civil·e·s et sur la réponse à y apporter ont été vidés de leur substance et le président des États-Unis a supprimé les contraintes imposées aux commandements habilités à autoriser certains types de frappes aériennes et d’opérations spéciales. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a limogé les conseillers juridiques militaires chargés de veiller au respect du droit international humanitaire lors des opérations de l’armée.</p>


<section id="section-eb754702" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information </h4>



<p>Le 28 février 2026, Les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe en Iran, menant des milliers de frappes dans le pays depuis. Les autorités iraniennes ont lancé des attaques en représailles dans toute la région. Le conflit armé s’est rapidement étendu, engendrant des hostilités régionales dans tout le Moyen-Orient, faisant de nombreuses victimes civiles et détruisant des biens de caractère civil. Israël a en outre renforcé ses attaques contre le Liban en réponse aux attaques du Hezbollah.</p>



<p>À ce jour, d’après les informations disponibles, au moins 1 255 personnes ont été tuées en Iran, plus de 773 au Liban, au moins 12 en Israël et au moins 17 dans d’autres pays de la région. Le responsable du Centre d’information et des relations publiques du ministère de l’Éducation iranien a annoncé le 7 mars 2026 qu’au moins 66 écoles en Iran avaient été endommagées ou détruites et que des élèves avaient été tués dans plusieurs de ces établissements. Un élève a notamment été tué le 28 février 2026 dans la cour de récréation de l’école primaire Imam Reza, à Abyek, dans la province de Qazvin, lorsqu’une frappe menée à proximité a détruit des fenêtres et projeté des débris dans la cour. Les faits ont été enregistrés</p>

</div></section>



<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-iran-les-responsables-de-la-frappe-meurtriere-et-illegale-menee-par-les-etats-unis-contre-une-ecole-qui-a-tue-plus-de-100-enfants-doivent-etre-amenes-a-rendre-des-comptes/">États-Unis/Iran. Les responsables de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école, qui a tué plus de 100 enfants, doivent être amenés à rendre des comptes</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>Liban. Les frappes aériennes israéliennes contre l’institution financière Al Qard al Hassan doivent faire l’objet d’enquêtes en tant que crimes de guerre</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/liban-les-frappes-aeriennes-israeliennes-contre-linstitution-financiere-al-qard-al-hassan-doivent-faire-lobjet-denquetes-en-tant-que-crimes-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 09:28:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Liban. Les frappes aériennes israéliennes contre l’institution financière Al Qard al Hassan doivent faire l’objet d’enquêtes en tant que crimes de guerre Les frappes aériennes israéliennes contre des sites liés à Al Qard al Hassan, une institution financière à but non lucratif associée au Hezbollah, doivent faire l&#8217;objet d’enquêtes en tant que crimes de guerre, [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Liban. Les frappes aériennes israéliennes contre l’institution financière Al Qard al Hassan doivent faire l’objet d’enquêtes en tant que crimes de guerre</h2>



<p>Les frappes aériennes israéliennes contre des sites liés à Al Qard al Hassan, une institution financière à but non lucratif associée au Hezbollah, doivent faire l&rsquo;objet d’enquêtes en tant que crimes de guerre, car ils ne constituent pas des cibles militaires légitimes au regard du droit international humanitaire, a déclaré Amnesty International le 12 mars 2026.</p>



<p>Depuis le 2 mars, l’armée israélienne a annoncé qu’elle ciblerait toutes les agences d’Al Qard al Hassan au Liban et, le 10 mars, a déclaré avoir frappé « environ 30 succursales » au cours de la semaine précédente. De nombreux bureaux d’al Qard al Hassan se trouvent dans des immeubles résidentiels ou dans des quartiers densément peuplés. Les attaques menées dans la banlieue sud de Beyrouth, dans le sud du Liban et dans la plaine de la Békaa, ont détruit des installations qui permettaient à des dizaines de milliers de civils d’accéder à des services financiers, notamment des prêts destinés à payer les frais de scolarité, les dépenses de santé et les véhicules pour se rendre chaque jour au travail.</p>



<p>« À nouveau, l’armée israélienne semble supposer que le fait de désigner quelque chose comme étant affilié au Hezbollah, qu’il s’agisse de professionnel·le·s de santé, de maisons dans des villages frontaliers ou d’institutions financières, en fait une cible. C’est faux, a déclaré Heba Morayef, directrice du programme régional Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.</p>



<p>« Les allégations de liens financiers ne suffisent pas en soi à transformer un civil ou un bâtiment civil en objectif militaire. La distinction entre objectifs militaires et biens à caractère civil est une pierre angulaire du droit international humanitaire. Le Hezbollah est à la fois un acteur militaire et politique, qui gère également des institutions de services et des associations caritatives employant des civil·e·s.</p>



<p>« Les civil·e·s et les biens à caractère civil ne deviennent pas des cibles légitimes en raison d&rsquo;une affiliation ou d&rsquo;un lien présumé. Pourtant, une fois encore, Israël détruit les succursales d&rsquo;une institution financière qui est une bouée de sauvetage pour des milliers de personnes dans le besoin. Ces attaques sont illégales et doivent faire l&rsquo;objet d’enquêtes en tant que crimes de guerre. »</p>



<p>Amnesty International a examiné les déclarations de l&rsquo;armée israélienne au sujet de ces attaques, analysé les vidéos concernant quatre sites pris pour cible les 2 et 9 mars, et interrogé 12 personnes issues de divers horizons qui avaient eu recours aux services financiers d’Al Qard al Hassan. Leurs noms ont été remplacés afin de protéger leur vie privée et leur sécurité.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Frapper des infrastructures civiles pour des accusations vagues de « terrorisme »</h4>



<p>L’association Al Qard al Hassan est depuis longtemps l’un des principaux fournisseurs de microcrédits du pays. Le gouvernement libanais lui a délivré une licence d&rsquo;ONG en 1987. Elle ne dispose pas d&rsquo;une licence de la Banque centrale du Liban pour exercer en tant qu&rsquo;institution financière. Depuis 2007, elle fait l&rsquo;objet de sanctions états-uniennes en raison de ses liens avec le Hezbollah. En juillet 2025, la Banque centrale a ordonné aux institutions financières agréées de suspendre toutes les transactions avec les sociétés non agréées par la Banque et soumises à des sanctions étrangères, y compris Al Qard al Hassan.</p>



<p>En vertu du droit international humanitaire, les biens civils, qui englobent les institutions financières, sont protégés. Seuls les objectifs militaires peuvent être pris pour cibles de manière légale ; ils sont strictement limités aux biens qui apportent une contribution effective à l’action militaire et dont la destruction, la capture ou la neutralisation offre, dans les circonstances prévalant à ce moment, un avantage militaire précis.</p>



<p>Amnesty International n&rsquo;a eu connaissance d’aucune preuve fournie par les autorités israéliennes démontrant que les succursales de cette institution financière répondaient à ces critères.</p>



<p>Dans ses communications annonçant les attaques, l&rsquo;armée israélienne n&rsquo;a pas affirmé que les bureaux servaient actuellement à contribuer directement à l’action militaire. Le 2 mars, le porte-parole arabophone de l&rsquo;armée israélienne a écrit sur X qu&rsquo;Al Qard al Hassan « utilise les dépôts des civils pour fournir des services financiers au Hezbollah et à ses agents à des fins terroristes ». Le 9 mars, il l’a qualifiée d’« infrastructure terroriste » et d’« élément central du financement des activités terroristes du Hezbollah [qui] nuit à l&rsquo;économie libanaise au service des intérêts iraniens ».</p>



<p>Même si les allégations des autorités israéliennes sont vraies et que le Hezbollah utilise Al Qard al Hassan pour des services financiers, cela ne prive pas ces bâtiments de leur statut protégé en vertu du droit international humanitaire.</p>



<p>« Les États doivent l’affirmer clairement : il est illégal de mener des attaques contre des institutions financières. Le soutien financier ou l&rsquo;affiliation ne constituent pas des motifs suffisants pour les justifier. D’autant que ces attaques ont de graves répercussions sur les infrastructures civiles et les moyens de subsistance », a déclaré Heba Morayef.</p>



<p>Il s&rsquo;agit de la troisième vague de frappes de l’armée israélienne contre Al Qard al Hassan. Lors de l&rsquo;escalade des tensions en 2024, le 21 octobre, l&rsquo;armée israélienne a assuré avoir ciblé « près de 30 » de ses sites à Beyrouth et dans sa banlieue sud, dans le sud du Liban et dans la plaine de la Békaa. À l&rsquo;époque, Amnesty International avait demandé que ces attaques fassent l&rsquo;objet d&rsquo;une enquête en tant que crimes de guerre.</p>



<p>En décembre 2024, après l’instauration d&rsquo;un cessez-le-feu, Al Qard al Hassan a annoncé la réouverture de 16 succursales à travers le Liban. Après la dernière vague d&rsquo;attaques, certains bâtiments étaient debout mais n&rsquo;étaient plus opérationnels.</p>



<p>« Depuis plus de deux ans, l&rsquo;armée israélienne commet en toute impunité des actes illégaux flagrants au Liban, notamment des séries d&rsquo;attaques contre des biens à caractère civil. Les États ayant de l’influence sur Israël doivent agir afin que les responsables rendent des comptes, en vue d’en finir avec ce cycle dévastateur de violations des droits humains », a déclaré Heba Morayef.</p>



<h4 class="wp-block-heading">De multiples attaques, avec ou sans avertissement</h4>



<p>Israël a mené deux vagues de frappes contre les succursales d’Al Qard al Hassan les 2 et 9 mars 2026. Le 2 mars, vers 13h55, un porte-parole de l’armée israélienne a annoncé le lancement d’« attaques contre les infrastructures appartenant à Al Qard al Hassan, du Hezbollah » et a ordonné aux habitants dans un rayon de 300 mètres autour de 18 sites identifiés d&rsquo;évacuer immédiatement les lieux. Entre 13h55 et 14h30, il a publié une série de cartes identifiant chacun des sites ciblés à travers le Liban, ainsi qu’une image regroupant les 18 sites. Des ordres d&rsquo;évacuation individuels ont été diffusés à destination des habitants de Borj al Barajneh, dans la banlieue sud de Beyrouth, de trois localités à Labweh, Ain Bourday et Housh al Ghanam dans la région de Baalbeck, ainsi que pour d&rsquo;autres localités à Bednayel et Hermel. D&rsquo;autres messages ont suivi, émettant des alertes pour des sites à Tyr/Sour, Mashghara, Deir Qanun al Nahr, puis pour des sites à Bint Jbeil, Qana, Maaroub, Nabatieh al Tahta, et enfin pour des sites à Deir al Zahrani, al Sultaniya, Toul et Habboush.</p>



<p>Quelques minutes avant 16 heures ce jour-là, les forces israéliennes ont commencé à frapper ces cibles. À 19h38, le porte-parole a annoncé la fin de l&rsquo;opération et déclaré qu’elle avait été menée en raison des activités financières d&rsquo;Al Qard al Hassan en faveur du Hezbollah.</p>



<p>Sur des images vérifiées par le Laboratoire de preuves du programme Réaction aux crises d&rsquo;Amnesty International, on peut voir le moment où une munition larguée par avion tombe sur un immeuble de trois étages dans un quartier résidentiel et commercial de Tyr/Sour, le 2 mars. Sur des vidéos prises ensuite, on peut voir l&rsquo;immeuble détruit, qui se situait en face d&rsquo;un centre commercial où plusieurs commerces ont subi des dégâts importants, notamment un grand magasin, des restaurants et une pharmacie.</p>



<p>À moins de deux kilomètres de là, un immeuble de 11 étages abritant une autre succursale d’Al Qard al Hassan a également été détruit. Sur des images vérifiées par Amnesty International, on peut voir un tas de décombres et des dégâts causés aux immeubles voisins. Le bâtiment détruit se trouvait en face d&rsquo;une école primaire. Depuis qu&rsquo;elles ont diffusé l&rsquo;ordre d&rsquo;évacuer en masse quatre grands quartiers de la banlieue sud de Beyrouth le 5 mars – ordre réitéré à plusieurs reprises, notamment le jour même et le 7 mars –, les forces israéliennes ont frappé à plusieurs reprises, jour et nuit, plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, sans donner d&rsquo;avertissement précis. Une semaine plus tard, le 9 mars à 8h49, un porte-parole de l’armée israélienne a annoncé de nouvelles frappes contre des succursales d’Al Qard al Hassan, précisant cette fois-ci qu’elles auraient lieu dans la banlieue sud de Beyrouth. Contrairement aux ordres détaillés d’évacuation du 2 mars, le message du 9 mars ne faisait référence qu&rsquo;à « l&rsquo;infrastructure terroriste de l&rsquo;association Al Qard al Hassan » dans la banlieue sud de Beyrouth, sans identifier les sites individuels ni fournir de carte.</p>



<p>Deux heures après cette alerte générale, à 10h50, les forces israéliennes ont lancé une nouvelle vague de frappes aériennes sur la banlieue sud, ciblant plus d&rsquo;une dizaine de bâtiments, dont ceux qui abritaient Al Qard al Hassan.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un appui financier essentiel pour une population diverse</h4>



<p>Au Liban, nombreux sont ceux qui recourent à des institutions extérieures au système bancaire officiel, notamment Al Qard al Hassan, pour tout un éventail de services financiers. À la suite de l&rsquo;effondrement financier et économique de 2019, les banques libanaises ont souvent refusé aux gens la possibilité de retirer librement leurs économies, ou ont tout simplement fermé leurs portes.</p>



<p>« Umm Ali », 55 ans, a déclaré à Amnesty International qu&rsquo;elle dépend d’Al Qard al Hassan depuis plus de 27 ans : « J&rsquo;ai contracté des emprunts pour payer les frais de scolarité de mes enfants et je remboursais environ 44 euros par mois. En cas de nouvelles dépenses, je remboursais un emprunt et j&rsquo;en contractais un autre, comme de nombreuses familles ayant besoin d’assurer les frais de scolarité de leurs enfants. »</p>



<p>« Mayyada », âgée d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;années, utilise les services d’Al Qard al Hassan depuis plus de huit ans. Sa fille a déclaré : « Mon frère a également déposé l&rsquo;or de sa femme en garantie auprès d’Al Qard al Hassan. Il y a beaucoup de mauvaises rumeurs à leur sujet en ce moment en raison de la situation politique, mais nous n&rsquo;avons jamais rien perdu avec eux, contrairement aux banques. »</p>



<p>« Nouhad », 61 ans, a emprunté un collier à sa cousine et l&rsquo;a mis en gage chez Al Qard al Hassan en 2023 afin d&rsquo;acheter un moteur pour sa machine à coudre, qui était l’unique source de revenus de son foyer : « Sans cet argent, je n&rsquo;aurais pas pu gagner ma vie, car je n&rsquo;aurais jamais pu m&rsquo;offrir le moteur qui coûtait 220 euros. Dans ma région, il n&rsquo;y a quasiment pas de possibilité de travail, surtout pour les personnes âgées. »</p>



<p>Des personnes extérieures à la communauté chiite font également appel aux services d&rsquo;Al Qard al Hassan. « Maria », 29 ans, originaire d&rsquo;un quartier chrétien de classe moyenne, l’a fait pour la première fois en 2023. Elle y a déposé trois chaînes en or cassées et a contracté un petit emprunt : « Nous pensions que nous ne pouvions pas bénéficier de leurs services. Je n&rsquo;ai réalisé que plus tard que cette option était ouverte à tout le monde. »</p>



<p>De même, un homme de 61 ans originaire de Saïdon/Saïda n’a « découvert que récemment » qu&rsquo;il pouvait bénéficier des services d&rsquo;Al Qard al Hassan, « bien qu&rsquo;il soit sunnite ». Il a ajouté qu&rsquo;il préférait y recourir car ses prêts sont sans intérêt (l&rsquo;islam interdit les intérêts).</p>


<section id="section-e99e7bb4" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le Hezbollah continue de tirer quotidiennement des roquettes sur Israël. En 2024, Amnesty International dénonçait le fait que le Hezbollah avait utilisé à maintes reprises des armes imprécises par nature dans ses attaques contre Israël.</p>



<p>Le 2 mars 2026, le Hezbollah a lancé une série d&rsquo;attaques contre Israël en réaction à l&rsquo;assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei dans le cadre de l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l&rsquo;Iran. L’armée israélienne a alors annoncé sur X que ses forces frappaient des cibles du Hezbollah au Liban dans le cadre de l’opération « Rugissement du lion ». Dans les jours qui ont suivi, Israël a mené des centaines de frappes à travers le pays et diffusé des ordres d&rsquo;évacuation massive.</p>



<p>Depuis le 28 février 2026, d’après le suivi des médias israéliens et des chaînes Telegram effectué par Amnesty International, au moins 12 victimes civiles ont été signalées en Israël à la suite d&rsquo;attaques menées par l&rsquo;Iran. Au 11 mars, l&rsquo;Unité de gestion des catastrophes du Liban faisait état de 634 morts, dont des enfants, et de 816 700 personnes déplacées.</p>

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		<title>États-Unis. Amnesty International condamne le nouvel homicide extrajudiciaire de six personnes dans les eaux internationales</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-amnesty-international-condamne-le-nouvel-homicide-extrajudiciaire-de-six-personnes-dans-les-eaux-internationales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 10:04:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>États-Unis. Amnesty International condamne le nouvel homicide extrajudiciaire de six personnes dans les eaux internationales Au lendemain de l’attaque menée le 10 mars 2026 par le gouvernement des États-Unis ciblant un navire dans l&#8217;est de l’océan Pacifique, Amnesty International condamne fermement ces actes et réaffirme qu&#8217;ils constituent des homicides extrajudiciaires, une forme de meurtre que [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">États-Unis. Amnesty International condamne le nouvel homicide extrajudiciaire de six personnes dans les eaux internationales</h2>



<p>Au lendemain de l’attaque menée le 10 mars 2026 par le gouvernement des États-Unis ciblant un navire dans l&rsquo;est de l’océan Pacifique, Amnesty International condamne fermement ces actes et réaffirme qu&rsquo;ils constituent des homicides extrajudiciaires, une forme de meurtre que prohibe le droit international, et portent gravement atteinte aux principes les plus fondamentaux d&rsquo;humanité et de légalité. Aucune circonstance ne saurait justifier la privation arbitraire de la vie.</p>



<p>D’après le Commandement militaire américain pour l&rsquo;Amérique latine et les Caraïbes (SouthCom), cette attaque, qui s&rsquo;ajoute aux plus de 40 attaques perpétrées de manière unilatérale par les forces armées états-uniennes depuis septembre 2025, a fait six morts, portant à au moins 157 le nombre total de décès enregistrés à ce jour dans ce type d’opérations.</p>



<p>Dans un message publié sur le réseau social X, le Commandement militaire américain pour l&rsquo;Amérique latine et les Caraïbes a indiqué que cette attaque avait été menée sous la direction du commandant Donovan, au motif que le navire était exploité par des organisations désignées comme terroristes par les États-Unis. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;une des frappes les plus meurtrières depuis qu’elles ont débuté le 2 septembre 2025.</p>



<p>« Les États-Unis ne peuvent pas revendiquer le droit de faire exploser des bateaux avec des personnes à bord sur la seule base de soupçons de narcotrafic ou d’activités soi-disant illicites. La communauté internationale ne peut pas normaliser ces exécutions extrajudiciaires, dans lesquelles l&rsquo;armée américaine est à la fois juge et bourreau », a déclaré Ana Piquer, directrice du programme Amériques d’Amnesty International.</p>



<p>Elle évoque également la responsabilité hiérarchique dans ce type de graves violations des droits humains et demande une enquête approfondie et indépendante qui remonte jusqu&rsquo;aux plus hauts niveaux du gouvernement états-unien, afin que ceux qui ont donné les ordres rendent des comptes devant la justice.</p>



<p>« La vie humaine ne peut pas être laissée à la merci des coups de tête d’un président. Aucun président ni aucune armée n&rsquo;a le droit d’ôter la vie de façon arbitraire. Le niveau de déshumanisation et de cynisme dont témoignent ces actes est très inquiétant et le monde entier doit s’en préoccuper. Il est urgent de mettre en œuvre l’obligation de rendre des comptes et de mettre un terme à ce type d&rsquo;attaques. Puisque le bureau du procureur général donne son aval, le Congrès doit intervenir en usant de son pouvoir de surveillance et mener une enquête », a ajouté Ana Piquer.</p>



<p>Amnesty International déplore le manque de fermeté et de leadership de la plupart des gouvernements et de l&rsquo;Organisation des États américains (OEA). Elle demande à la communauté internationale de dénoncer fortement ces actes, qui menacent les droits humains et le respect du droit international, instaurés précisément pour que la dignité humaine l’emporte sur toute autre forme de pouvoir.</p>



<p>Les gouvernements doivent suspendre immédiatement le partage de renseignements susceptibles de contribuer à ces opérations, ainsi que les licences d&rsquo;exportation de tout matériel de défense pouvant servir à perpétrer ces homicides.</p>
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		<title>Moyen-Orient. Les parties au conflit doivent toutes s’abstenir de lancer des attaques illégales contre des infrastructures énergétiques</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/moyen-orient-les-parties-au-conflit-doivent-toutes-sabstenir-de-lancer-des-attaques-illegales-contre-des-infrastructures-energetiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 10:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Moyen-Orient. Les parties au conflit doivent toutes s’abstenir de lancer des attaques illégales contre des infrastructures énergétiques Israël, les États-Unis et la République islamique d’Iran doivent immédiatement cesser &#8211; ou s’abstenir &#8211; de mener des attaques illégales contre des infrastructures énergétiques, notamment des installations fournissant des services essentiels tels que l’électricité, le chauffage et l’eau [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Moyen-Orient. Les parties au conflit doivent toutes s’abstenir de lancer des attaques illégales contre des infrastructures énergétiques</h2>



<p>Israël, les États-Unis et la République islamique d’Iran doivent immédiatement cesser &#8211; ou s’abstenir &#8211; de mener des attaques illégales contre des infrastructures énergétiques, notamment des installations fournissant des services essentiels tels que l’électricité, le chauffage et l’eau courante, a déclaré Amnesty International mercredi 11 mars, mettant l’accent sur les risques de dommages dévastateurs pour les populations civiles et l’impact sur l’environnement de telles attaques.</p>



<p>Ces derniers jours, les frappes menées par Israël et les États-Unis ont pris pour cible plusieurs centres de stockage et de distribution de carburant en Iran, et l’armée de la République islamique d’Iran a lancé des attaques ayant touché des dépôts de carburant et des infrastructures pétrolières et gazières dans divers pays du Golfe.</p>



<p>« La possibilité que surviennent des dommages civils de grande ampleur, prévisibles et dévastateurs résultant de frappes visant des infrastructures énergétiques, notamment des incendies meurtriers incontrôlés, de fortes perturbations dans la prestation de services essentiels, des dégâts environnementaux et de graves risques de santé à long terme pour des millions de personnes, signifie qu’il existe un danger considérable que de telles attaques portent atteinte au droit international humanitaire et constituent dans certains cas des crimes de guerre », a déclaré Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.</p>



<p>« Qu’un objectif militaire soit cité ou non afin de justifier le fait de prendre pour cible des infrastructures énergétiques, les différentes parties sont clairement tenues, en vertu du droit international humanitaire, de prendre toutes les précautions possibles pour limiter les préjudices civils et de s’abstenir de mener des attaques causant un nombre disproportionné de morts et de blessés parmi des populations civiles ou des dégâts excessifs à des biens de caractère civil. Cela inclut toute répercussion négative indirecte et prévisible sur la vie et la santé de civil·e·s, par exemple l’exposition à des substances toxiques. »</p>



<p>En vertu du droit international humanitaire, une raffinerie de pétrole peut uniquement être visée s’il s’agit d’un objectif militaire, c’est-à-dire si elle est utilisée afin de contribuer dans les faits à une action militaire &#8211; par exemple en produisant du carburant pour les forces armées menant l’attaque &#8211; et si l’endommager confèrerait un avantage militaire précis dans les circonstances prévalant à ce moment-là. Même si ces deux conditions préalables sont réunies, la partie qui attaque doit prendre toutes les précautions envisageables pour prévenir ou réduire le plus possibles les dommages collatéraux aux civil·e·s, notamment la propagation de substances toxiques et, avant la frappe, déterminer si ce type de dommage est excessif par rapport à l’avantage militaire concret et direct escompté.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Attaques contre des dépôts de pétrole en Iran</h4>



<p>En Iran, de terribles séquences vidéo des effets des attaques israéliennes et étasuniennes contre plusieurs dépôts de carburant, notamment dans les quartiers de Shahran, Sohanak et Kouhak à Téhéran, dans la ville de Shahr e Rey, dans la province de Téhéran, et à Fardis, dans la province d’Alborz, le 7 mars, montrent de gigantesques flammes et nuages de fumée noire et épaisse s’élevant vers le ciel, ainsi que des incendies étendus et incontrôlés ravageant des zones civiles. Des témoins ont également décrit à Amnesty International des scènes glaçantes de pluie mêlée de pétrole.</p>



<p>Après ces bombardements, l’agence environnementale iranienne et le Croissant-Rouge iranien ont conseillé aux résident·e·s de Téhéran de rester chez eux, les avertissant des risques posés par la propagation de substances toxiques susceptibles de causer des pluies acides après ces frappes aériennes.</p>



<p>L’armée israélienne a publié une déclaration confirmant avoir mené des attaques contre « un certain nombre de lieux de stockage de carburant à Téhéran », affirmant que ceux-ci étaient utilisés par l’armée iranienne pour « faire fonctionner l’infrastructure militaire ».</p>



<p>« Nous sommes extrêmement préoccupés par l’impact potentiel de ces attaques sur la population civile. Des mises en garde sanitaires ont expliqué que les matières dangereuses et les substances toxiques se répandant dans l’air exposaient des millions de personnes à Téhéran à un risque de graves complications de santé, notamment des cancers, des maladies pulmonaires et respiratoires, et des brûlures cutanées. Les États sont tenus de respecter les droits économiques et sociaux en temps de paix comme en temps de conflit armé », a déclaré Heba Morayef.</p>



<p>Une source informée à Téhéran a indiqué à Amnesty International que des immeubles résidentiels situés aux alentours des dépôts de pétrole de Shahran ont été endommagés, ce qui a laissé certaines personnes sans abri.</p>



<p>Un témoin a dit à Amnesty International : « Le ciel au-dessus de Téhéran était noir aujourd’hui [le 8 mars]. Et puis une pluie noire s’est mise à tomber. Le sol est devenu tout noir, comme si une fine couche de ciment avait été versée dessus. »</p>



<p>Un autre témoin a déclaré, le 8 mars : « Ce matin, on était dans le noir complet. C’est le jour, mais il fait sombre comme pendant la nuit. La ville est pleine de suie. Je suis sorti. Il pleuvait un peu, et mes mains sont tout de suite devenues noires. De la suie tombait du ciel. C’est terrifiant. »</p>



<p>Le 8 mars, Ghodratollah Seif, gouverneur adjoint de la province d’Alborz, a annoncé que la frappe ayant touché le dépôt de pétrole de Fardis a tué au moins six personnes et en a blessé 21 autres, notamment des personnes résidant à proximité. Le 9 mars, le président de l’université des sciences médicales d’Alborz a déclaré qu’un centre de dialyse proche du dépôt de pétrole à Fardis a été détruit dans l’incendie qui a suivi.</p>



<p>Les attaques visant l’infrastructure énergétique en Iran risquent d’accentuer les souffrances d’une population traumatisée par les massacres commis par les autorités de la République islamique, et qui a déjà enduré des années marquées par l’amenuisement de l’accès à l’électricité, à l’eau, à un air propre et à un environnement sain en raison d’une mauvaise gestion chronique de la part de l’État et de violations systémiques du droit fondamental des personnes de prendre part aux affaires publiques. Ces griefs, ainsi qu’une lourde répression politique, ont été au cœur de manifestations nationales successives, le plus récemment en janvier 2026, réclamant le respect des droits humains et de la dignité, et la chute du système de la République islamique.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Attaques contre les infrastructures pétrolières de pays du Golfe</h4>



<p>Depuis le 28 février, de multiples attaques affectant l’infrastructure énergétique ont été signalées dans des pays du Conseil de coopération du Golfe. Abbas Araghchi, le ministre iranien des Affaires étrangères, a déclaré que les forces iraniennes « attaquent des bases des États-Unis, des installations des États-Unis, des ressources des États-Unis » qui étaient « malheureusement » situées dans des pays voisins dans le Golfe, tandis que le président du Parlement, Mohammad Bagher Balifar, a affirmé que « tant que des bases des États-Unis existeront dans la région, ces pays ne connaîtront pas la tranquillité ».</p>



<p>Des représentants des autorités en Arabie saoudite, au Qatar, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït ont dit que des drones et missiles iraniens ont directement pris pour cible des installations pétrolières et gazières dans des pays du Golfe, et que dans d’autres cas, les débris de missiles interceptés ont affecté des équipements. Les gouvernements du Golfe restreignent fortement l’expression et l’accès à l’information, ce qui empêche de rendre compte des effets directs des attaques.</p>



<p>Au Qatar, le 2 mars, le ministre qatarien de la Défense a affirmé que des drones iraniens avaient pris pour cible des installations énergétiques dans la ville industrielle de Ras Laffan, principale plateforme qatarienne d’exportation de gaz naturel liquéfié, mais qu’aucune victime n’a été signalée. Après cette attaque, Qatar Energy a suspendu la production de gaz naturel liquéfié et a invoqué la force majeure, selon des sources informées citées par Reuters et Bloomberg News.</p>



<p>Le 7 mars, le ministère saoudien de la Défense a annoncé que 21 drones se dirigeant par vagues vers le gisement d’Aramco, à Shaybah, l’une des principales exploitations pétrolières du royaume, qui comprend des installations produisant du gaz naturel liquéfié utilisé dans l’industrie pétrochimique, ont été interceptés et détruits dans le désert de Rub al Khali.</p>



<p>Au Koweït, le 7 mars, un porte-parole du ministère koweïtien de la Défense a déclaré que des drones ont pris pour cibles des réservoirs de carburant à l’aéroport international de Koweït.</p>



<p>En Oman, le 1er mars, des médias d’État ont indiqué que deux drones ont visé le port commercial de Duqm, sur la côte Est, blessant un membre d’équipage étranger. Le 2 mars, des médias d’État ont déclaré qu’une attaque de drone avait visé un navire pétrolier au large de la côte de Mascate, tuant un membre d’équipage indien.</p>



<p>Des incendies se sont déclarés sur plusieurs sites, ce que des représentants des autorités ayant parlé aux médias ont attribué à des attaques de missile ou à des débris de drones interceptés. Dans certains cas, des entreprises d’État exploitant les énergies fossiles ont signalé avoir suspendu la production ou l’expédition de cargaisons après les attaques.</p>



<p>À Bahreïn, un incendie a été provoqué le 5 mars dans l’une des unités de raffinerie de Bapco Energies, une entreprise d’État, par une attaque de missile lancée par l’Iran, selon Bahrain News Agency. Cette entreprise a invoqué la force majeure concernant ses cargaisons pétrolières.</p>



<p>En Arabie saoudite, le 2 mars, le ministère de la Défense a indiqué que deux drones tentant de prendre pour cible la raffinerie de pétrole Ras Tanura de la compagnie saoudienne Aramco, dans la province de l&rsquo;Est, ont été interceptés et que les débris, en tombant, ont causé un incendie à l’intérieur du site.</p>



<p>Aux Émirats arabes unis, le 10 mars, un incendie s’est déclaré au complexe industriel de Ruwais à Abou Dhabi à la suite d’une attaque de drone, selon Reuters. Des incendies ont également été déclenchés au terminal pétrolier de Musaffah le 2 mars après qu’il a été pris pour cible par un drone, ainsi que dans une zone industrielle pétrolière à Fujairah le 3 mars, quand des débris provenant d’une interception de drone ont enflammé les lieux.</p>



<p>Le 9 mars, la Kuwait News Agency, organe officiel, a signalé que des débris de drone ont fait flamber un réservoir de pétrole à la centrale électrique d’Al Subiya.</p>



<p>Outre les attaques contre ces États du Golfe, le transport commercial par le détroit d’Ormuz est presque complètement à l’arrêt. Le 10 mars, le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a souligné que la chute du transport commercial commençait déjà à avoir un grave impact sur l’accès « à l’électricité, à la nourriture et aux engrais pour les personnes de la région et au-delà », et qu’une forte augmentation du prix du pétrole aurait des répercussions économiques et sociales. Il a une nouvelle fois recommandé d’investir dans les énergies renouvelables.</p>



<p>« Les attaques contre les réseaux d’approvisionnement et de distribution du carburant, ou les affectant fortement, sont susceptibles de provoquer une insécurité alimentaire, car ces systèmes jouent un rôle critique dans le transport, la chaîne d’approvisionnement des marchandises et l’activité industrielle. Toutes les parties doivent veiller à s’abstenir de mener des attaques illégales, et à placer la protection des civil·e·s au premier plan dans toutes les décisions militaires », a déclaré Heba Morayef.</p>


<section id="section-d4b704c2" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Selon des responsables iraniens, au moins 1 255 personnes ont été tuées en Iran depuis le 28 février, lorsque les attaques menées par les États-Unis et Israël ont commencé. Au moins 17 personnes ont été tuées dans le Golfe depuis que l’Iran a lancé ses attaques contre des pays du Golfe (deux à Bahreïn ; six au Koweït ; une en Oman ; deux en Arabie saoudite ; et six aux Émirats arabes unis). Sur ces 17 personnes, 11 sont des étrangers originaires d’Inde, d’Iran, d’Indonésie et du Bangladesh, entre autres, qui résidaient dans les Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, au Koweït, en Oman et à Bahreïn, selon des médias d’État. Au moins 570 personnes ont été tuées lors d’attaques israéliennes au Liban, d’après les autorités. Au moins 12 personnes ont été tuées par des attaques en Israël, selon les médias.</p>





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		<title>Israël et territoire palestinien occupé. Le génocide perpétré par Israël à Gaza inflige des préjudices exacerbés aux femmes et aux filles.</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/israel-et-territoire-palestinien-occupe-le-genocide-perpetre-par-israel-a-gaza-inflige-des-prejudices-exacerbes-aux-femmes-et-aux-filles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 16:15:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=35931</guid>

					<description><![CDATA[<p>Israël et territoire palestinien occupé. Le génocide perpétré par Israël à Gaza inflige des préjudices exacerbés aux femmes et aux filles. Au cours des 29 derniers mois, les conséquences dévastatrices et multiples du génocide perpétré par Israël ont poussé les femmes et les filles dans la bande de Gaza occupée au bord du précipice, a [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/israel-et-territoire-palestinien-occupe-le-genocide-perpetre-par-israel-a-gaza-inflige-des-prejudices-exacerbes-aux-femmes-et-aux-filles/">Israël et territoire palestinien occupé. Le génocide perpétré par Israël à Gaza inflige des préjudices exacerbés aux femmes et aux filles.</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<h2 class="wp-block-heading">Israël et territoire palestinien occupé. Le génocide perpétré par Israël à Gaza inflige des préjudices exacerbés aux femmes et aux filles.</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les femmes et les filles sont les premières victimes de l’effondrement du système de santé et des déplacements de masse</strong></li>



<li><strong>Le personnel médical fait état d’une hausse exponentielle des pathologies maternelles et néonatales</strong></li>



<li><strong>Les traitements pour les femmes atteintes de cancers ou d’autres maladies mettant leur vie en danger sont interrompus ou inaccessibles</strong></li>



<li><strong>Les fermetures répétées du point de passage de Rafah restreignent encore davantage l’acheminement déjà limité de l’aide humanitaire et les évacuations médicales</strong></li>
</ul>



<p>Au cours des 29 derniers mois, les conséquences dévastatrices et multiples du génocide perpétré par Israël ont poussé les femmes et les filles dans la bande de Gaza occupée au bord du précipice, a déclaré Amnesty International le 10 mars 2026.</p>



<p>Alors qu’Israël impose délibérément des conditions de vie destinées à entraîner la destruction physique des Palestiniens et Palestiniennes à Gaza, les femmes palestiniennes subissent des conséquences aggravées et potentiellement mortelles, notamment des déplacements de masse, l’effondrement des soins de santé reproductive, maternelle et néonatale, des interruptions des traitements de maladies chroniques comme le cancer, une exposition accrue aux maladies et des conditions de vie dangereuses et indignes, ainsi que des préjudices physiques et psychologiques.</p>



<p>Ces préjudices sont exacerbés par les restrictions qu’Israël continue d’imposer à l’acheminement vers Gaza de produits indispensables à la survie de la population civile, notamment une nourriture suffisante, des médicaments, du matériel médical et des dispositifs d’assistance, des matériaux pour les abris et des équipements nécessaires à l’assainissement de l’eau et à l’évacuation des décombres, des munitions non explosées et des déchets. Israël maintient ces restrictions alors que les retards des évacuations médicales mettent des vies en danger et que des organisations humanitaires internationales fournissant des services essentiels à des femmes et des filles ont vu leur agrément suspendu.</p>



<p>Des femmes ont été contraintes d’accoucher sans soins médicaux adaptés, de passer leur grossesse et leur convalescence post-partum dans un contexte de déplacement dans des sites surpeuplés et insalubres, et d’affronter la faim, la maladie et le traumatisme dans un contexte d’intimité et de protection limitées et de restriction de l’accès à des services essentiels, souvent tout en s’occupant d’autres personnes.</p>



<p>« Alors que les tensions au Moyen-Orient s’intensifient gravement au lendemain des attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, nous ne devons pas oublier le génocide qui se poursuit à Gaza et le lourd tribut que paient les femmes et les filles. Pour les femmes enceintes et allaitantes, pour les mères de nourrissons et de jeunes enfants, pour les femmes souffrant de maladies chroniques, en situation de handicap ou se remettant de blessures irrémédiables, pour les veuves et les nombreuses femmes ayant perdu des proches, pour les femmes ayant été déplacées à plusieurs reprises, pour les femmes en période de règles, pour les femmes ayant perdu leur emploi et leur accès à l’éducation, la vie est devenue une lutte quotidienne pour survivre face à des catastrophes en cascade incessantes », a déclaré la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard.</p>



<p>« Les femmes à Gaza sont privées des conditions nécessaires pour vivre et donner la vie en toute sécurité. Cette érosion systématique de leurs droits à la santé, à la sécurité, à la dignité et à un avenir n’est pas une simple conséquence malencontreuse de la guerre : c’est un acte de guerre délibéré visant les femmes et les filles. C’est également la conséquence prévisible de l’imposition par Israël de politiques et pratiques délibérées de déplacements de masse à répétition, de restrictions intentionnelles de l’accès à des biens de première nécessité et de l’aide humanitaire, et de deux années de bombardements incessants qui ont dévasté le système de santé de Gaza et décimé des familles entières. »</p>



<p>Dans son rapport de mars 2025, la Commission chargée d’enquêter dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et en Israël concluait que les autorités israéliennes avaient systématiquement et délibérément détruit le système de santé sexuelle et reproductive à Gaza, ce qui s’apparente à deux types d’actes interdits par la Convention sur le génocide : l’imposition de conditions de vie destinées à entraîner la destruction physique des Palestiniens et Palestiniennes et l’imposition de mesures destinées à empêcher les naissances.</p>



<p>Entre le 5 et le 24 février 2026, Amnesty International s’est entretenue avec 41 femmes, toutes déplacées à l’intérieur du pays, dont huit femmes atteintes de cancers, quatre femmes enceintes et 14 femmes ayant accouché après le « cessez-le-feu ». L’organisation s’est également entretenue avec 26 professionnel·le·s de la santé de six établissements médicaux des municipalités de Gaza et Deir al Balah, ainsi qu’avec quatre membres du personnel d’organisations internationales.</p>



<p>La catastrophe dans la bande de Gaza a des conséquences multiples et est exacerbée par les cataclysmes incessants : les déplacements continus et les frappes aériennes constantes, le système de santé détruit et manquant de ressources et l’effondrement total de l’économie. Le ministère de la Santé de Gaza fait état de 630 mort·e·s palestiniens, dont 202 enfants, 89 femmes et 339 hommes, entre la signature du « cessez-le-feu » en octobre 2025 et fin février 2026, qui s’ajoutent aux plus de 72 000 personnes tuées depuis le 7 octobre 2023. Bien que la menace imminente de famine se soit éloignée, la faim reste critique et la malnutrition persiste, ce qui a des conséquences désastreuses à long terme. Les habitations ayant été pour la plupart détruites ou gravement endommagées, et compte tenu du fait que 60 % de la bande de Gaza se trouve à l&rsquo;est de la « ligne jaune », zone physiquement contrôlée par les autorités israéliennes et des milices locales soutenues par Israël, la majeure partie de la population palestinienne de Gaza reste déplacée et n’a plus accès aux zones agricoles de production alimentaire.</p>



<p>Le 27 février, la Cour suprême israélienne a temporairement suspendu la mise en œuvre d’une décision du gouvernement d’interrompre les activités de 37 organisations internationales d’aide humanitaire travaillant dans le territoire palestinien occupé et dont la licence n’a pas été renouvelée. Cependant, les restrictions et l’incertitude quant à l’acheminement de l’aide humanitaire persistent, ce qui a des conséquences dévastatrices pour la population palestinienne, particulièrement les femmes palestiniennes, à Gaza.</p>



<p>Le 28 février, après avoir lancé son attaque conjointe avec les États-Unis contre l’Iran, Israël a fermé les trois points de passage permettant d’accéder à la bande de Gaza. La fermeture a interrompu l’acheminement déjà limité d’aide humanitaire et de produits commerciaux, ainsi que les évacuations médicales hors de la bande de Gaza. Le 3 mars, Israël a rouvert le point de passage de Kerem Shalom/Karem Abu Salem, autorisant « l’entrée progressive d’aide humanitaire ». Le point de passage de Rafah, entre Gaza et l’Égypte, qui n’avait été que partiellement rouvert début février, reste fermé. Cela intervient alors que les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza, comme le pilonnage, les démolitions militarisées et les frappes aériennes, se sont poursuivies depuis l’accord de cessez-le-feu, infligeant de nouvelles souffrances humaines et endommageant davantage les infrastructures civiles.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Effondrement des services de santé maternelle et néonatale</h4>



<p>Tout au long du génocide, l’accès des femmes aux soins de santé sexuelle et reproductive a été gravement entravé du fait des bombardements, des déplacements, de la destruction des services de santé reproductive et maternelle et des restrictions de l’acheminement de colis vitaux d’aide humanitaire et de produits d’hygiène imposés par Israël, dans un contexte de destruction des systèmes d’eau et d’assainissement de Gaza.</p>



<p>D’après l’OMS et le Groupe sectoriel pour la santé, près de 60 % de tous les points de service de santé sont hors d’usage, ce qui impose une pression considérable aux rares qui restent fonctionnels et à ceux, encore plus rares, qui fournissent des soins obstétricaux d’urgence.</p>



<p>Même après le « cessez-le-feu » et l’amélioration des flux d’aide, environ 46 % des médicaments essentiels sont en rupture de stock, notamment des médicaments pour le déclenchement/la gestion des contractions, le travail et les hémorragies du post-partum, l’anesthésie et la gestion de la douleur, les infections et les problèmes respiratoires, d’après les dernières informations du ministère de la Santé. Depuis le « cessez-le-feu », le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) et ses partenaires ont livré des quantités considérables de médicaments et de fournitures pour la santé maternelle et reproductive. Cependant, les besoins restent immenses et ne sont que partiellement satisfaits. D’après les dernières projections du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, 37 000 femmes enceintes et allaitantes souffriront par ailleurs de malnutrition aiguë et auront besoin de traitements avant mi-octobre 2026.</p>



<p>Les professionnel·le·s de la santé avec qui Amnesty International s’est entretenue ont déclaré que même après le « cessez-le-feu », les femmes qui ont accouché ont été confrontées à de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de compléments nutritionnels pendant une grande partie de leur grossesse et de leur convalescence post-partum. Ils ont déclaré que la plupart des femmes qui venaient accoucher dans des hôpitaux souffraient d’anémie due à la malnutrition et de maladies transmises par l’eau, de vaginites et d’autres infections dues aux eaux polluées et à d’autres situations insalubres. Ils ne peuvent souvent pas mener les dépistages nécessaires pour les femmes en raison du manque d’équipements et ont parfois dû utiliser des médicaments anesthésiques périmés.</p>



<p>D’après des professionnel·le·s de la santé avec qui l’organisation s’est entretenue, le génocide perpétré par Israël a provoqué une augmentation exponentielle des problèmes de santé maternelle et néonatale au cours des 29 derniers mois. Parmi ces problèmes de santé figurent les accouchements prématurés, le faible poids à la naissance, la perte de poids et la malnutrition de femmes enceintes et allaitantes, le stress prénatal et la dépression post-partum, les problèmes respiratoires pendant la grossesse liés à l’exposition au froid et à une pollution accrue, les problèmes respiratoires chez les nouveau-nés liés, entre autres, à des accouchements avant terme, à un développement pulmonaire insuffisant, à des problèmes de santé de la mère pendant la grossesse et aux mauvaises conditions de vie après la naissance, particulièrement pendant les périodes de froid.</p>



<p>Nasser Bulbol, médecin spécialiste de néonatologie du service obstétrique d’al Helou, a déclaré que le nombre de grossesses à haut risque prises en charge par le service avait considérablement augmenté, car les systèmes immunitaires des mères ont été mis à mal par la malnutrition : « Les conditions de déplacement ont causé des maladies infectieuses et la plupart des femmes qui viennent ici sont en situation de stress, de traumatisme et d’incertitude, car elles ont été déplacées à plusieurs reprises, ont perdu des proches et ne parviennent pas à se procurer des aliments adaptés à leurs besoins nutritionnels. »</p>



<p>L’hôpital dispose de 12 couveuses, dont six destinées aux soins intensifs néonatals, mais aucune n’est équipée des moniteurs cardiorespiratoires nécessaires.</p>



<p>Partout à Gaza, les unités de soins néonatals sont confrontées à des difficultés similaires. Le responsable des soins infirmiers du service de soins intensifs et néonatologie de l’hôpital Shuhada Al Aqsa, à Deir al Balah, qui dispose de 24 couveuses en état de fonctionnement, a notamment déclaré à Amnesty qu’ils avaient dû réutiliser des fournitures médicales à usage unique, notamment des tubes ondulés pour les ventilateurs mécaniques.</p>



<p>D’après le FNUAP, dans l’ensemble de la bande de Gaza, les unités néonatales fonctionnent à 150-170 % de leurs capacités, avec des couveuses parfois partagées par trois nouveau-nés.</p>



<p>L’obstruction et la possible suspension des activités d’organisations humanitaires internationales auront des conséquences dévastatrices pour les soins de santé reproductive et néonatale. Médecins Sans Frontières, l’une des organisations humanitaires concernées, a par exemple fourni aux services de maternité et de néonatologie en milieu hospitalier un soutien et des services essentiels en matière de soins prénataux et post-partum ambulatoires dont ont bénéficié des dizaines de milliers de femmes et de nourrissons depuis le début du génocide, ainsi qu’une aide nutritionnelle à de nombreuses femmes souffrant de malnutrition, et des traitements et un soutien à des victimes de violences liées au genre. Medical Aid for Palestinians fournit des soins néonatals, des soins néonatals intensifs, des soins de santé reproductive et obstétriques et des soins de suivi dans deux hôpitaux de la ville de Gaza (al Sahaba et Patient Friends Benevolent Society) et à l’hôpital al Nasser, à Khan Younès. L’organisation offre également un service de soutien psychologique et d’aide aux victimes de violences fondées sur le genre. Il sera très difficile pour le système de santé déjà anéanti de prendre en charge les services essentiels fournis par des organisations humanitaires, ce qui aura des conséquences pour des dizaines de milliers de femmes qui risquent d’en souffrir et de voir la continuité et la qualité des soins qu’elles reçoivent se dégrader encore davantage.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les rêves de maternité sûre et digne anéantis</h4>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec des femmes enceintes et allaitantes vivant dans des sites pour personnes déplacées dans la ville de Gaza, à al Mawasi, dans la ville de Deir al Balah et dans le camp de Nuseirat. Si l’accès à la nourriture et aux produits d’hygiène personnelle, comme les serviettes hygiéniques, le shampoing et le savon, s’est amélioré dans une certaine mesure depuis janvier 2026, certaines femmes n’ont toujours pas les moyens de se procurer ces produits. Leur accès à de l’eau potable ou à l’eau courante est également très limité.</p>



<p>La plupart des jeunes mères avec lesquelles Amnesty International s’est entretenue ont déclaré qu’elles avaient activement cherché à obtenir des compléments nutritionnels pendant la grossesse, mais avaient eu du mal à se les procurer. Nombre d’entre elles avaient perdu beaucoup de poids, certaines ayant reçu un diagnostic de malnutrition et/ou d’anémie.</p>



<p>Hind*, 22 ans, qui vivait dans le camp pour personnes réfugiées de Jabalia, aujourd’hui presque entièrement détruit, et se trouve actuellement déplacée à al Mawasi, a donné naissance à un garçon le 19 janvier 2026. Elle a déclaré à l’organisation : « J’ai perdu beaucoup de poids. Je pesais seulement 43 kilos et à l’hôpital de campagne où j’ai accouché, ils m’ont dit que je souffrais de malnutrition. Mon bébé est né avec une double infection pulmonaire, il a passé plusieurs jours dans l’unité de soins intensifs et va maintenant un peu mieux, mais il ne peut toujours pas respirer correctement tout seul et est dans une couveuse. J’ai peur qu’il tombe encore plus malade parce que je vis dans une tente près de la mer et il a fait très froid et il n’y a pas de moyen de le garder au chaud. J’ai aussi un bébé de 18 mois qui a également été malade à cause du froid. »</p>



<p>Mariam*, une femme de 22 ans également déplacée à Deir al Balah, est une jeune mère en insuffisance pondérale souffrant de malnutrition et d’anémie, qui a accouché de son premier fils prématuré en décembre 2025. Elle ne produit pas suffisamment de lait pour allaiter et lutte maintenant pour pouvoir acheter du lait maternisé et garder son bébé au chaud dans une tente sans chauffage.</p>



<p>Toutes les femmes enceintes avec qui Amnesty International s’est entretenue ont déclaré qu’elles n’avaient reçu des soins prénataux que de manière sporadique et nombre d’entre elles n’avaient pas été en mesure de se protéger et de protéger leur nouveau-né du froid exceptionnellement rude et des pluies torrentielles de ces derniers mois d’hiver. La plupart des femmes ont également déclaré que, pendant leur grossesse, elles avaient été exposées à des niveaux élevés de pollution, et particulièrement à une fumée très polluante provenant de l’incinération de plastique et d’autres matériaux, car elles ne disposaient pas d’autres combustibles pour cuisiner ou faire chauffer de l’eau pour se laver. Pendant les derniers mois de leur grossesse et après leur accouchement, elles ont eu des difficultés à supporter les toilettes de fortune surpeuplées et insalubres des camps de personnes déplacées où elles s’abritent.</p>



<p>Une infirmière diplômée de 24 ans enceinte de huit mois a déclaré à Amnesty International que, bien qu’étant anémiée, elle n’avait pas pu obtenir l’infusion de fer dont elle avait besoin ou se procurer des aliments riches en fer ou d’autres vitamines pendant sa grossesse. Elle a déclaré que, mi-2024, elle avait perdu son bébé, mort d’une infection car il n’avait pas obtenu de traitement médical adapté, et que son mari avait été tué dans une attaque près de leur domicile juste avant qu’elle n’apprenne sa grossesse actuelle. Elle a décrit la souffrance de vivre sa grossesse dans une tente, d’être constamment malade à cause du froid et de lutter pour accéder aux toilettes. Elle craint de ne pas pouvoir protéger le bébé des virus dans sa tente pleine de sable et d’insectes et de ne pas avoir les moyens d’acheter des couches, des vêtements pour bébé et des serviettes hygiéniques pour elle-même après l’accouchement.</p>



<p>Maysoun Abu Bureik, une sage-femme expérimentée de l’hôpital al Awda, a également évoqué les conséquences psychologiques pour les jeunes mères :</p>



<p>« Le pire, c’est quand on doit aider une mère qui a perdu son mari ou sa famille. Rien que l’on puisse dire ou faire ne peut l’aider. Elle doit gérer son foyer, elle doit assurer le soutien émotionnel de son bébé alors qu’elle en a elle-même désespérément besoin, et elle n’a généralement pas de logement auquel retourner. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Interruptions des traitements contre le cancer et des évacuations médicales</h4>



<p>Les autorités israéliennes continuent de contrôler et de sévèrement entraver le processus d’évacuation médicale alors même que plus de 18 500 Palestiniens et Palestiniennes à Gaza ont besoin de traitements urgents qui n’y sont pas disponibles, en raison principalement de la destruction du système de santé par Israël. Les évacuations médicales vers la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, sont presque complètement interdites depuis le 7 octobre 2023.</p>



<p>Depuis la réouverture partielle du point de passage de Rafah le 2 février 2026, l’ONU et des partenaires avaient contribué à l’évacuation médicale de 289 Palestiniens et Palestiniennes, accompagnés de leur famille, par les points de passage de Rafah et de Kerem Shalom. Si une masse de facteurs bureaucratiques et procéduraux peuvent ralentir le processus d’évacuation médicale, les sévères restrictions et délais imposés par les autorités israéliennes en restent des causes majeures, notamment le processus d’approbation arbitraire, vague et long, qui a entraîné des morts évitables et causé des souffrances énormes. Ce processus est complètement arrêté depuis le début de l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.</p>



<p>Les femmes atteintes de cancers sont parmi les plus gravement affectées par l’obstruction des évacuations médicales. Les huit femmes atteintes de cancers avec qui Amnesty International s’est entretenue ont déclaré que leur traitement avait été affecté par des pénuries de fournitures médicales, notamment de médicaments de chimiothérapie. Pendant les périodes de bombardements intenses, les hôpitaux ont par ailleurs dû traiter en priorité les lésions traumatiques urgentes.</p>



<p>Une infirmière a déclaré à Amnesty International : « Aucun hôpital de Gaza n’offre actuellement de radiothérapie. Nous subissons également de graves pénuries d’équipement de diagnostic. Il n’y a pas une seule machine d’IRM en état de marche sur le territoire de Gaza. En l’absence de diagnostic initial, nous sommes par ailleurs contraints de continuer de deviner, ce qui met en danger la vie des patients et réduit l’efficacité de nos traitements. »</p>



<p>Dans son analyse de la réponse humanitaire, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a confirmé que certains des équipements de laboratoire et produits nécessaires aux diagnostics et à l’imagerie avaient été considérés comme des biens « à double usage » et interdits par les autorités israéliennes.</p>



<p>Une personne travaillant pour l’une des 37 organisations internationales d’aide humanitaire ayant été radiées a déclaré à Amnesty International fin février 2026 que plus de 1 000 patient·e·s souffrant de maladies non contagieuses, comme des cancers, n’avaient pas pu être traités, car l’organisation n’avait pas été autorisée à faire entrer de fournitures médicales à Gaza depuis le début de l’année.</p>



<p>Iman*, une femme recevant un traitement contre le cancer à l’hôpital al Helou, dans la ville de Gaza, a déclaré que ses séances de chimiothérapie avaient été repoussées à deux reprises, car les médicaments nécessaires n’étaient pas disponibles : « Lorsque j’ai la chance de recevoir la chimiothérapie, je dors ici un ou deux jours pour me rétablir, mais après, je dois retourner dans ma tente, où je dois boire de l’eau qui n’est pas propre, me laver avec de l’eau qui n’est pas propre, mais surtout, où je ne peux ni dormir ni me reposer. J’ai appris l’année dernière que je souffrais d’un cancer du sein et depuis, j’ai été déplacée à quatre reprises. Je pouvais à peine bouger, mais je devais aussi porter mes enfants. Le déplacement associé à la maladie vous tue. Je suis inscrite sur la liste des personnes attendant une évacuation médicale, donc j’attends. »</p>



<p>Nisrine, 49 ans, mère de sept enfants souffrant d’une tumeur du lobe frontal, a expliqué à Amnesty International qu’en plus d’avoir reçu un diagnostic de cancer, elle avait perdu sa mère et ses frères, tués par une frappe aérienne israélienne, et que son logement à Shuja&rsquo;iya avait été détruit : « J’ai sombré dans une grave dépression. Les déplacements constants vous vident de toute vie, cela vous épuise. Le plus difficile est de recommencer à zéro à chaque fois. Pour nous, c’est encore pire, car nous sommes déjà physiquement vidés. »</p>



<p>Hani Ayyash, ancien directeur du service de consultations externes de l’Hôpital de l’amitié turco-palestinienne, dans la ville de Gaza, qui était le seul établissement de toute la bande de Gaza spécialisé dans le traitement du cancer, a été obligé de quitter son hôpital en octobre 2023 après des bombardements intenses. L’armée israélienne a ensuite utilisé cet hôpital comme base militaire et a fait exploser une partie de ses infrastructures en mars 2025.</p>



<p>« Perdre l’Hôpital de l’amitié turco-palestinienne a été très dur pour nous, car c’était de loin le centre de traitement du cancer le plus avancé de Gaza. Nous n’avons par ailleurs pu récupérer aucun des équipements de l’hôpital », a déclaré Hani Ayyash.</p>



<p>Les autorités israéliennes doivent lever les restrictions illégales et arbitraires qu’elles imposent à l’aide humanitaire, notamment aux médicaments et aux équipements médicaux, aux biens et aux services de première nécessité, et cesser leur obstruction des évacuations médicales. Elles doivent veiller à ce qu’une voie d’évacuation efficace et fiable vers d’autres parties du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et vers Israël soit en place. Le gouvernement israélien doit en outre lever les restrictions des évacuations médicales hors du TPO, le cas échéant, et garantir la possibilité pour les personnes évacuées de revenir après avoir terminé leur traitement si elles le souhaitent. Il doit également autoriser l’entrée immédiate de fournitures et équipements d’imagerie diagnostique et de laboratoire, particulièrement ceux nécessaires pour le dépistage précoce de cancers et d’autres maladies.</p>



<p>« Les femmes à Gaza maintiennent les familles et communautés à flot dans des conditions conçues pour les détruire. Elles sont les enseignantes fournissant une éducation aux enfants dans des tentes, les médecins et les infirmières travaillant dans des hôpitaux de campagne sans être payées, et les garde-malades luttant sans relâche pour garder espoir dans ce contexte de génocide. Leur courage impose un immense respect et est une source d’inspiration pour toute l’humanité », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Cette catastrophe d’origine humaine, que nous avons toutes et tous vue se dérouler sur nos écrans, a causé des souffrances énormes. Notre action et notre soutien n’ont que trop tardé ! Nous devons afficher une solidarité sans faille avec les femmes et les filles palestiniennes à Gaza et appeler de nouveau les États à prendre des mesures concrètes pour mettre fin au génocide perpétré par Israël et à l’occupation illégale imposée par le pays, notamment en veillant à ce que les femmes et les filles puissent bénéficier de leurs droits fondamentaux et en assurant un avenir dans lequel tous les Palestiniens et Palestiniennes peuvent vivre dans la dignité. »</p>



<p>Les États doivent prendre des mesures pratiques pour exercer une pression diplomatique et économique afin de pousser Israël à mettre un terme à ses attaques, à lever entièrement son blocus illégal et à autoriser les organisations humanitaires à mener leurs activités librement et en toute sécurité. Ils doivent assurer l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive essentiels et renforcer le soutien et les financements accordés aux services de protection des droits économiques et sociaux des femmes et aux organisations dirigées par des femmes à Gaza.<br></p>



<p class="has-text-align-right"><em>*Les noms de certaines des femmes ont été remplacés par des pseudonymes à leur demande</em></p>




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		<title>Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/ethiopie-les-autorites-doivent-enqueter-sur-les-violences-sexuelles-executions-sommaires-et-actes-de-torture-perpetres-par-des-combattants-de-larmee-de-liberation-oromo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 16:52:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo Avertissement : ce communiqué de presse contient des descriptions de violences sexuelles et d’actes de torture. Des membres de l’Armée de libération oromo, en Éthiopie, ont soumis des femmes et des [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</h2>



<p><strong><mark style="background-color:#000" class="has-inline-color has-white-color">Avertissement : ce communiqué de presse contient des descriptions de violences sexuelles et d’actes de torture.</mark></strong></p>



<p>Des membres de l’Armée de libération oromo, en Éthiopie, ont soumis des femmes et des filles à des violences sexuelles, se rendant coupables de viols, de viols en réunion, d’esclavage sexuel, d’exécutions sommaires et de destructions de biens civils, agissements susceptibles de constituer des crimes de guerre, dans le contexte du conflit ayant commencé dans la région Oromia en 2019, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique vendredi 6 mars.</p>



<p>Ce document, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/No-One-Came-to-My-Rescue_Formatted_FINAL_.pdf"><strong><em>No one came to my rescue: Gang rape, sexual slavery and mass displacement of women in Oromia, Ethiopia</em></strong></a>, fait état des atrocités commises contre des civil·e·s, en particulier des femmes et des filles, par le groupe armé de l’Armée de libération oromo dans les districts de Sayo et Anfillo de la zone de Kellem Wallaga, entre 2020 et 2024. « Cela fait sept ans que dans un climat de secret permis par le blocage des communications et des médias, des combattants causent d’immenses souffrances aux civil·e·s dans l’Oromia. Non seulement ces violations répétées sont épouvantables, mais il est en outre possible qu’elles constituent des crimes de guerre », a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International. « Les organismes de suivi des droits humains, à l’échelle internationale et africaine, continuent à détourner le regard. Ils doivent demander que les autorités éthiopiennes diligentent immédiatement des enquêtes impartiales et rigoureuses sur ces atrocités, dans le but d’amener tous les responsables à rendre des comptes, et de fournir aux victimes une possibilité d’obtenir justice et réparations. »</p>



<p>« L’Armée de libération oromo doit immédiatement adresser à tous ses combattants l’ordre de respecter le droit international humanitaire et le droit international relatif aux droits humains. Elle doit aussi désarmer et démobiliser les combattants et/ou unités s’étant rendus coupables de violences sexuelles, d’autres formes de torture, d’homicides, de déplacements forcés et d’autres crimes au regard du droit international. »</p>



<p>Des affrontements opposant l’Armée de libération oromo (OLA) &#8211; l’ancienne aile militaire du Front de libération oromo (FLO) -, les Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) et les forces régionales de sécurité de l’Oromia alliées, ont éclaté en 2019, et ce conflit continue à avoir de très lourdes répercussions sur la population civile.</p>



<p>Pour cette synthèse, Amnesty International a recueilli les propos de 10 victimes de viols en réunion, dont sept étaient mineures au moment des agressions. L’organisation a également reçu les témoignages de prestataires de santé, et ont examiné les dossiers médicaux des victimes.</p>



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</div>



<h4 class="wp-block-heading">« Ils nous violaient tous les jours, deux fois par jour »</h4>



<p>Sur les 10 victimes ayant parlé à Amnesty International, cinq ont également connu l’esclavage sexuel. Neuf ont été agressées par des combattants de l’Armée de libération oromo (OLA), tandis qu’une a subi des violences de la part de soldats des Forces de défense nationale éthiopiennes et de membres de l&rsquo;OLA.</p>



<p>Deux des victimes sont tombées enceintes des suites de ces viols.</p>



<p>Ces femmes ont décrit avec de nombreux détails déchirants des agressions brutales ayant duré des jours, voire des semaines.</p>



<p>Lalistu* et sa fille Sebontu*, alors âgée de 12 ans, ont été retenues captives pendant trois semaines dans une grotte avec les mains attachées à un arbre, et ont été violées par plusieurs membres de l’OLA.</p>



<p>« Ils nous violaient tous les jours, deux fois par jour. Vers 11 heures et 18 heures. Je commençais à avoir peur quand ces moments approchaient chaque jour. Ils me disaient : « Tu vas mourir. Tu ne rentreras jamais chez toi » », a déclaré Sebontu*, maintenant âgée de 17 ans.</p>



<p>« Pendant trois semaines, 15 hommes m’ont violée et ont violé mon enfant. Ils le faisaient à tour de rôle », a déclaré Lalistu à Amnesty International.</p>



<p>Une autre victime, Anisa*, qui était enceinte au moment de l’entretien (des suites de ces violences sexuelles), a en outre été réduite en esclavage sexuel par des combattants de l’OLA fin 2024. Elle a déclaré à Amnesty International que les combattants venaient régulièrement la chercher chez elle et l’amenaient dans la brousse, où ils lui faisaient subir des viols en réunion. C’est seulement après qu’elle a eu des problèmes de santé que les combattants ont cessé ces violations.</p>



<p>Plusieurs victimes ont déclaré à Amnesty International que des combattants de l’OLA les avaient violées à titre de représailles, car leur mari, frère ou père travaillait au sein des forces gouvernementales. Elles ont également dit à Amnesty qu’elles ont été forcées à quitter leur domicile après ces violences sexuelles ; lorsque certaines ont refusé de partir, leur maison a été incendiée.</p>



<p>Deux victimes ont déclaré que des combattants ont aussi tué des hommes de leur famille, notamment le mari de Lalistu, exécuté pour avoir essayé de la protéger, ainsi que leur fille de 12 ans.</p>



<p>« Ils lui ont tiré dessus [et l’ont abattu] lorsque nous avons atteint la forêt. Je ne me suis même pas retournée pour le regarder après qu’ils l’ont tué », a déclaré Lalistu*.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Réduites au silence</h4>



<p>Ces 10 victimes et l’enfant d’une personne rescapée, qui a subi des passages à tabac, ont dit continuer à souffrir des traumatismes physiques causés par les violences qui leur ont été infligées. Ces personnes redoutaient cependant de solliciter une aide médicale, par exemple pour une interruption de grossesse et un dépistage d’infections sexuellement transmissibles, par crainte de représailles de la part des combattants de l’OLA et des autorités, et de la réprobation sociale associée aux violences sexuelles.</p>



<p>Les victimes ont réclamé que ces violations prennent fin, que justice soit rendue et que l’obligation de rendre des comptes soit respectée. L’une d’elles a déclaré : « S’il est possible de les retrouver, j’espère que justice sera faite, afin que ce qui nous est arrivé, à moi et à d’autres, puisse cesser. »</p>



<p>Du fait des restrictions imposées par les gouvernements au niveau fédéral et régional en Éthiopie, il est presque impossible pour des acteurs nationaux ou internationaux de déterminer l’étendue véritable des violations commises contre les civil·e·s depuis que le conflit a éclaté en Oromia.</p>



<p>« Ces actes lâches ont été en partie permis par un blocage des communications, qui a dissimulé au reste du monde les atrocités persistantes commises contre les civil·e·s. Ce n’est pas la première fois que les autorités éthiopiennes recourent à la censure en temps de crise. Il est probable que le tableau complet de la situation soit encore plus affligeant », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



<p>« Les atrocités recensées par Amnesty International en Oromia ont été perpétrées dans un climat d’impunité, sans susciter la moindre réaction si ce n’est le silence des partenaires et voisins de l’Éthiopie. Cette synthèse devrait alerter sur le fait que le silence ne mène à rien d’autre que la souffrance des civil·e·s. Le cycle des violences contre les civil·e·s, en particulier les femmes et les filles, doit cesser. »</p>



<p class="has-text-align-right"><em>*Les noms ont été modifiés pour protéger l’identité des victimes.</em></p>
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