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	<title>Défenseur·e·s des droits humains Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Défenseur·e·s des droits humains Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Le cessez-le-feu à Gaza n’existe que sur le papier, déclarent plus de 100 organisations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 10:02:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le cessez-le-feu à Gaza n’existe que sur le papier, déclarent plus de 100 organisations Un an après l’accord de cessez-le-feu, plus de 1 400 personnes ont été tuées par les forces israéliennes à Gaza, près de deux millions ont toujours besoin d’un abri, pas un seul hôpital n’est pleinement opérationnel, et 1,4 million de personnes [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Le cessez-le-feu à Gaza n’existe que sur le papier, déclarent plus de 100 organisations</h2>



<p><em>Un an après l’accord de cessez-le-feu, plus de 1 400 personnes ont été tuées par les forces israéliennes à Gaza, près de deux millions ont toujours besoin d’un abri, pas un seul hôpital n’est pleinement opérationnel, et 1,4 million de personnes sont confrontées à une crise alimentaire.</em></p>



<p><strong>GAZA, 9 octobre 2026</strong> &#8211; Un an après que l’accord relatif à un cessez-le-feu à Gaza a été conclu, plus de 100 organisations humanitaires, de défense des droits humains et de la société civile ont déclaré que ce cessez-le-feu n’existe que sur le papier, les forces israéliennes continuant à tuer et blesser des Palestinien·ne·s tous les jours, et à imposer des restrictions à l’acheminement de l’aide, d’équipements et de matériaux de reconstruction, empêchant les familles de se relever.</p>



<p>Les tueries et privations à Gaza ne doivent pas être normalisées sous le couvert d’un accord de cessez-le-feu, ont déclaré vendredi 9 octobre ces organisations travaillant sur la situation dans le Territoire palestinien occupé.</p>



<p><strong>Mohsen Abu Ramadan, membre du comité du Réseau des ONG palestiniennes, a déclaré :</strong></p>



<p>« Les organisations palestiniennes répondent à des besoins immenses sous l’occupation israélienne, tout en étant confrontées à la destruction de leurs locaux, au déplacement de leurs personnels et à des budgets réduits. Les organisations locales et nationales sont les premiers intervenants et resteront sur place, mais nous avons besoin de protection. Les gouvernements doivent agir afin de mettre un terme aux attaques d’Israël et aux restrictions à notre travail, et les donateurs doivent fournir des financements directs et flexibles afin de répondre aux besoins. » Au cours de l’année écoulée, les frappes, tirs et opérations militaires israéliens ont tué plus de 1 400 Palestinien·ne·s, parmi lesquels au moins 327 enfants. Les familles et les secouristes ont extrait des centaines de corps des décombres, souvent à mains nues, tandis que les autorités israéliennes restreignent l’entrée des engins requis pour récupérer les dépouilles. Beaucoup d’autres corps restent ensevelis et hors d’atteinte.</p>



<p>L’armée israélienne a également déplacé la « Ligne jaune » plus loin vers l’intérieur de Gaza, au-delà de la ligne de retrait fixée par l’accord, forçant les Palestinien·ne·s à se réfugier dans une zone de plus en plus petite et surpeuplée.</p>



<p><strong>Inger Ashing, PDG de Save the Children, a déclaré :</strong></p>



<p>« Un cessez-le-feu n’a aucun sens si des enfants continuent à être tués et si les familles ne sont toujours pas en mesure de reconstruire leur vie. Depuis que le cessez-le-feu a été annoncé, près d’un enfant a été tué chaque jour. Les familles restent enfermées dans un cycle dévastateur de deuil et de privation, ce qui les empêche de se relever. Les gouvernements ayant soutenu cet accord doivent user de leur influence pour faire cesser les tueries et garantir que les enfants aient accès à de la nourriture, des soins de santé, un abri et une éducation. Les enfants de Gaza ont droit à la sécurité et à un futur. Les gouvernements peuvent et doivent les aider à obtenir les deux. »</p>



<p>Des images satellite récentes montrent l’ampleur de la dévastation causée par les forces israéliennes &#8211; des quartiers en ruines, des logements anéantis et des terres agraires rasées. Plus de 80 % des structures à travers la bande de Gaza sont endommagées, et près de deux-tiers d’entre elles détruites.</p>



<p>Alors que l’hiver approche, des centaines de milliers de familles vivent toujours sous des tentes, dans des abris de fortune ou des logements abîmés, et risquent de connaître un quatrième hiver exposées au froid, au vent et aux inondations. Près d’un foyer sur quatre à Gaza compte désormais une femme à sa tête, et ces familles sont bien plus exposées au risque de vivre dans des abris où elles ne sont pas en sécurité ou qui sont inadéquats.</p>



<p>Pour beaucoup d’entre elles, aucun endroit n’est sûr. Des familles se réfugient dans des bâtiments ravagés par la guerre, qui risquent de s’effondrer. En septembre, 21 personnes, dont 12 mineur·e·s, ont été tués lorsqu’un immeuble endommagé s’est effondré dans la ville de Gaza.</p>



<p><strong>Jan Egeland, secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés, a déclaré : </strong></p>



<p>« Il est tout à fait choquant qu’au cours de l’année écoulée depuis la signature du cessez-le-feu, il y ait eu si peu d’améliorations pour les Palestinien·ne·s de Gaza. Des familles restent contraintes à faire des choix impossibles, entre s’abriter dans des immeubles endommagés et dangereux, ou vivre sous des tentes par des températures insupportables. Les restrictions israéliennes continuent à empêcher l’entrée des équipements et matériaux requis, qui sont les seuls moyens pour ces populations de commencer à reconstruire leurs vies. À l’approche de l’hiver, tous les gouvernements doivent prendre des mesures concrètes pour garantir que l’acheminement de l’aide humanitaire augmente sans entrave, de sorte que les Palestinien·ne·s puissent entamer leur rétablissement et leur reconstruction, une vaste tâche. »</p>



<p>Des services essentiels sont actuellement dévastés par ces mêmes restrictions. Pas un des 36 hôpitaux de Gaza n’est pleinement opérationnel, tandis que les médicaments, les équipements et le carburant restent terriblement insuffisants. Des nouveaux-nés dans des incubateurs, des patient·e·s ayant besoin d’oxygène ou de soins intensifs, des personnes âgées et des personnes en situation de handicap et présentant des blessures irrémédiables sont parmi les groupes exposés à des risques aigus, car les soins spécialisés, la rééducation et les services d’assistance restent très limités. </p>



<p>Plus de 18 500 patient·e·s, parmi lesquels au moins 4 000 mineur·e·s, continuent à avoir besoin d’une évaluation médicale, et plus de 1 000 sont morts alors qu’ils attendaient d’en bénéficier. Par ailleurs, 1,4 millions de personnes risquent de connaître une crise alimentaire, voire pire, d’ici la fin de l’année. Des eaux viciées et la dévastation des systèmes d’assainissement continuent en outre à favoriser la propagation de maladies évitables.</p>



<p>Un an plus tard, la constance de certains schémas est sans ambiguïté. Des familles continuent à être tuées. Des enfants continuent à mourir de maladies évitables. La bande de Gaza reste couverte de munitions non explosées. Des logements sont entourés de décombres qu’il est impossible de déblayer, et l’aide humanitaire ne peut atteindre les personnes en ayant désespérément besoin. Ce n’est pas ce qu’un cessez-le-feu est censé apporter. La situation se caractérise par les mêmes conditions qui ont par deux fois, en septembre 2025 et en juin 2026, amené la Commission d’enquête des Nations unies à conclure qu’Israël commet un génocide. Un accord sur le papier ne met pas fin à la responsabilité de la communauté internationale.</p>



<p><strong>Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, a déclaré :</strong></p>



<p>« L’obligation de rendre des comptes ne peut pas disparaître sous les décombres. Le rétablissement et le futur de Gaza sont indissociables de la mise en place d’un cadre fondé sur le droit international, la justice et les droits des victimes. La réticence persistante à amener Israël à rendre des comptes et à faire pression pour qu’Israël respecte les ordonnances contraignantes de la Cour internationale de justice continue à alimenter des atrocités à très grande échelle contre les Palestinien·ne·s. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">NOTES SUPPLÉMENTAIRES</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les victimes : Au moins 327 mineur·e·s ont été tués et 547 blessés depuis le début du cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé du Hamas ; on recense plus de 5 000 personnes blessées en tout (OMS &#8211; Groupe sectoriel pour la santé) ; plus de 630 corps ont été retrouvés dans les décombres ; de nombreux autres restent ensevelis ou hors d’atteinte, dans des zones sous le contrôle de l’armée israélienne (Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme &#8211; HCDH).</li>



<li>Ligne jaune : la zone sous le contrôle d’Israël est passée d’environ 53 % à environ 63 % de la bande de Gaza au cours de l’année écoulée depuis le début du cessez-le-feu (Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires &#8211; OCHA).</li>



<li>La destruction : 82 % des structures sont endommagées, plus de deux tiers de celles-ci totalement détruites (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient &#8211; UNRWA) ; il y aurait 61 millions de tonnes de décombres, environ 20 fois la quantité générée par toutes les guerres dans le monde ces 18 dernières années (The Guardian ; Programme des Nations unies pour le développement).</li>



<li>Les destructions ayant continué pendant le cessez-le-feu : Il est fait état d’une augmentation de 9 % des structures classifiées comme complètement détruites, entre 11 octobre 2025 et le 11 août 2026. (UNRWA ; Centre satellitaire des Nations Unies)</li>



<li>Des inquiétudes ont été exprimées concernant l’évacuation de décombres, qui risque de causer la destruction de preuves de la commission de crimes internationaux ; on estime que les dépouilles de plus de 10 000 personnes se trouvent sous les décombres (HCDH)</li>



<li>Santé : Les pénuries d’huile de moteur/de pièces détachées forcent les hôpitaux à rationner l’électricité ; véhicules humanitaires et ambulances sont à l’arrêt ; des personnes meurent de pathologies pouvant être évitées/soignées, notamment des suites de complications liées à la grossesse. (OCHA)</li>



<li>Foyers ayant à leur tête une femme : Près d’un sur quatre, environ le double d’avant la guerre. (ONU Femmes)</li>



<li>Financement : Au mois de juillet, moins de 40 % des interventions humanitaires pour 2026 étaient financées. (OCHA) · Insécurité de l’approvisionnement en eau : plus de neuf foyers sur 10. (OCHA)</li>
</ul>



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		<title>Yémen. Les Houthis poursuivent des personnes travaillant pour les Nations unies et la société civile, qui encourent la peine de mort après des accusations abusives d’espionnage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 11:07:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Yémen. Les Houthis poursuivent des personnes travaillant pour les Nations unies et la société civile, qui encourent la peine de mort après des accusations abusives d’espionnage Depuis le 18 août 2026, les autorités houthies de facto au Yémen ont traduit devant la justice pénale au moins huit personnes engagées dans la défense des droits humains [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Yémen. Les Houthis poursuivent des personnes travaillant pour les Nations unies et la société civile, qui encourent la peine de mort après des accusations abusives d’espionnage</h2>



<p>Depuis le 18 août 2026, les autorités houthies de facto au Yémen ont traduit devant la justice pénale au moins huit personnes engagées dans la défense des droits humains et l’action humanitaire, sur la base d’accusations liées à l’espionnage passibles de la peine de mort, ont déclaré Amnesty International et Human Rights Watch mardi 6 octobre. Parmi elles figurent deux employés et un consultant des Nations unies, et cinq personnes qui travaillaient avec des organisations internationales et locales de la société civile sur divers sujets, notamment la santé, les droits humains et l’aide humanitaire.</p>



<p>Les Houthis doivent immédiatement mettre fin à ces poursuites et libérer sans délai et sans condition ces huit personnes, toutes de nationalité yéménite, dont les dossiers ont été transmis au parquet, ainsi que des dizaines d’autres membres du personnel de l’ONU et acteurs de la société civile que les Houthis ont placés en détention arbitraire ces deux dernières années.</p>



<p>Ces poursuites constituent la dernière intensification en date de la répression menée par les autorités houthies contre la société civile dans la partie du Yémen qu’elles contrôlent, prenant la forme de vagues successives d’arrestations visant depuis le 31 mai 2024 des Yéménites appartenant au personnel de l’ONU et à la société civile. Les Houthis ont soumis à une arrestation arbitraire plus de 100 employés et militants de ce type, les maintenant en détention sans inculpation et leur refusant la possibilité de s’entretenir avec un avocat et leur famille. Un grand nombre de ces détentions ont débuté par des disparitions forcées. On parle de disparition forcée lorsqu’une personne est privée de liberté et que sa détention est niée ou que sa situation ou le lieu où elle se trouve sont dissimulés, la plaçant ainsi hors de la protection de la loi.</p>



<p>« Alors que les combats gagnent à nouveau en intensité au Yémen, les Houthis ont pris la décision malveillante de poursuivre au moins huit collaborateurs des Nations unies et de la société civile sur la base de chefs d’accusation qui, si ces personnes sont déclarées coupables, pourraient donner lieu à une condamnation à mort », a déclaré Diala Haidar, spécialiste du Yémen à Amnesty International.</p>



<p>« Exiger la libération immédiate de collaborateurs des Nations unies et de membres de la société civile au Yémen devrait être une priorité absolue pour les gouvernements, et non une considération secondaire. »</p>



<p>Human Rights Watch et Amnesty International ont parlé avec sept personnes ayant une connaissance directe de ces affaires, notamment des proches des détenus.</p>



<p>Transférés en vue de leur jugement, ceux-ci se trouvent toujours en détention et leur état de santé se détériore : au moins deux d’entre eux souffrent de diabète et n’ont pas pu bénéficier de soins médicaux adéquats, et un autre présente un risque de glaucome. L’un d’eux est atteint d’un cancer de l’estomac et suit une chimiothérapie depuis sa mise en détention.</p>



<p>Certains proches ont indiqué que les détenus leur avaient confié avoir été contraints à « avouer » des faits d’espionnage sous la torture ou sous la menace de la torture. Depuis 2015, Amnesty International a recensé des dizaines de cas dans lesquels les autorités houthies ont formulé des accusations d’espionnage pour s’en prendre à des opposants politiques et faire taire l’opposition pacifique. Human Rights Watch et Amnesty International ont signalé que les Houthis ont recouru à la torture pour obtenir des aveux.</p>



<p>« Il est scandaleux que des détenus encourent la peine de mort pour avoir simplement fourni une aide médicale et alimentaire ou s’être prononcés en faveur des droits humains, de la paix et du dialogue », a déclaré Niku Jafarnia, chercheuse pour le Yémen et Bahreïn à Human Rights Watch.</p>



<p>« Il est essentiel que les autres gouvernements intensifient leurs efforts diplomatiques pour obtenir la libération des dizaines de membres de la société civile yéménite et de membres du personnel des Nations unies détenus arbitrairement, surtout compte tenu des attaques dont les prisons ont été victimes dans le cadre du conflit. »</p>



<p>Le fait de prononcer la peine de mort à l’issue de procédures inéquitables rend son application arbitraire et contraire aux normes juridiques internationales, ont déclaré les organisations. De plus, en vertu du droit international relatif aux droits humains, seuls les « crimes les plus graves » peuvent légitimement donner lieu à la peine de mort, celle-ci étant interprétée comme se limitant à l’homicide volontaire. Aucune des personnes poursuivie n’a été accusée de tels actes. Amnesty International et Human Rights Watch s’opposent sans réserve à la peine de mort, dans tous les cas et en toutes circonstances.</p>



<p>Les huit personnes transférées au Parquet pénal spécialisé de Sanaa, la capitale du Yémen, sont poursuivies pour « espionnage » et « aide à l’ennemi » (articles 127 et 128 du Code pénal yéménite), deux chefs d’accusation passibles de la peine de mort. Le parquet pénal spécialisé a également formulé des accusations vagues et trop générales concernant le travail humanitaire et de défense des droits humains des détenus, alléguant qu’ils poursuivaient des « objectifs cachés et malveillants » dans le cadre d’un plan prémédité visant à « détruire les valeurs de la société ».</p>



<p>Le tribunal pénal spécial de Sanaa, créé en 1999, est compétent pour juger divers crimes et infractions liés à la sécurité et considérés comme préjudiciables à la sécurité de l’État et à l’intérêt public. Tandis que les Houthis renforçaient leur contrôle sur certains territoires, ils ont également consolidé leur contrôle sur la justice, et le tribunal a été utilisé comme outil de répression politique.</p>



<p>Les huit détenus se sont vu refuser un accès adéquat à leurs avocats.</p>



<p>Sami Kallabi, 41 ans, qui travaillait pour l’ONU au moment de son arrestation le 6 juin 2024, est atteint d’un cancer et suit une chimiothérapie dans un hôpital militaire. Malgré son état de santé critique, il s’est vu refuser les visites de sa famille et les autorités houthistes refusent de révéler où il est détenu.</p>



<p>Labib Shayef, 57 ans, est un consultant arrêté à son bureau à Sanaa, également le 6 juin 2024. Depuis lors, il n’a été autorisé à recevoir qu’une seule visite de sa famille, en août 2025. Son état de santé s’est gravement détérioré en détention. Il souffre de diabète et a contracté l’hépatite B pendant sa détention, mais n’a pas bénéficié d’un accès adéquat aux soins de santé.</p>



<p>Le parquet l’a interrogé sur son travail au sein d’organisations locales et internationales, notamment dans le cadre de programmes liés à l’égalité des sexes et à la paix.</p>



<p>Au moment de son arrestation, Ali Al Mudhwahi était consultant pour le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et conseiller auprès du ministère de la Santé publique et de la Population des Houthis, a déclaré à Human Rights Watch son épouse, Safiah Mohammed. Celle-ci a ajouté qu’il lui avait dit au téléphone que les autorités l’ont soumis à « l’isolement cellulaire, à la torture et à de fortes pressions psychologiques » tout au long de sa détention.</p>



<p>Les Houthis &#8211; qui s’opposent à la vaccination &#8211; ont essayé de le forcer à dire que les vaccins ne sont « rien d’autres que des outils d’espionnage » et qu’il est « un espion recruté par l’Organisation mondiale de la santé », a conclu son épouse.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Dès le 31 mai 2024, les Houthis ont mené une série de raids dans des zones placées sous leur contrôle, arrêtant arbitrairement 13 employé·e·s de l’ONU et au moins 50 employé·e·s d’organisations yéménites et internationales de la société civile. Depuis lors, les Houthis ont soumis à des arrestations arbitraires des dizaines d’autres membres du personnel des Nations unies et de la société civile. En février 2026, au moins 73 membres du personnel des Nations unies et des dizaines de travailleurs humanitaires et de la société civile étaient toujours détenus par les Houthis ; tous étaient de nationalité yéménite.</p>



<p>Le 11 février 2025, un travailleur humanitaire du Programme alimentaire mondial (PAM) est  mort alors qu&rsquo;il était détenu par les Houthis. Sa mort fait craindre pour la sécurité et le bien-être de toutes les personnes maintenues en détention arbitraire dans des centres administrés par les Houthis, compte tenu de leur bilan en matière de torture et de mauvais traitements dans ces centres.</p>



<p>Un grande nombre de ces détenus ont été arrêtés sans qu’on leur présente de mandat d’arrêt et ont été victimes de disparitions forcées pendant des mois avant que leur détention ne soit reconnue et que l’on ne sache où ils se trouvaient. Si certains ont reçu des soins médicaux, beaucoup n’en ont pas bénéficié, y compris des personnes souffrant de graves problèmes de santé.  </p>




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		<title>Réunions de préparation à la COP31. Finis les beaux discours, place aux actes : les leaders mondiaux doivent se montrer à la hauteur des enjeux du Pacifique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 14:04:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réunions de préparation à la COP31. Finis les beaux discours, place aux actes : les leaders mondiaux doivent se montrer à la hauteur des enjeux du Pacifique Alors que les dirigeant·e·s, les populations et la société civile du Pacifique se réunissent aux Fidji et aux Tuvalu à l&#8217;occasion des réunions pré-COP31 (31e Conférence des Nations [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Réunions de préparation à la COP31. Finis les beaux discours, place aux actes : les leaders mondiaux doivent se montrer à la hauteur des enjeux du Pacifique</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’Australie, qui se targue d&rsquo;assumer un rôle de premier plan en matière de climat dans le Pacifique, doit passer aux actions concrètes</li>



<li>Les gouvernements doivent mettre fin à l’ère des énergies fossiles et accroître le financement climatique sous forme de subventions</li>



<li>Amnesty International lance une campagne braquant les projecteurs sur des défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement</li>
</ul>



<p>Alors que les dirigeant·e·s, les populations et la société civile du Pacifique se réunissent aux Fidji et aux Tuvalu à l&rsquo;occasion des réunions pré-COP31 (31e Conférence des Nations unies sur le changement climatique), l’absence attendue de nombreux dirigeant·e·s mondiaux ne doit pas servir de nouveau prétexte à l’inaction climatique, a déclaré Amnesty International le 4 octobre 2026.</p>



<p>Ces rencontres interviennent après un été européen exceptionnellement chaud, le mois d’août 2026 s’étant classé au premier rang des mois les plus chauds jamais enregistrés. Face à la menace imminente d’un puissant El Niño, d’incendies, de sécheresses et d’inondations à grande échelle, la nouvelle mise en garde de l’ONU concernant le dépassement rapide des seuils de réchauffement au niveau mondial ne fait que confirmer l’urgence d’une action climatique décisive.</p>



<p>« Les dirigeant·e·s mondiaux évoquent depuis des années les menaces climatiques qui pèsent sur le Pacifique. Il est désormais temps qu’ils se rendent aux Fidji et aux Tuvalu, écoutent les populations locales et passent à l’action. L’élévation du niveau des océans grignote déjà les terres, les moyens de subsistance et les cultures des habitant·e·s. Se contenter d’exprimer sa préoccupation sans agir ne suffira pas à endiguer la marée, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Ceux qui ne se présentent pas en personne ne sauraient se soustraire à leurs responsabilités. Leur absence n’empêchera pas le niveau des océans de monter et n’effacera pas les obligations des pays responsables de fortes émissions envers les populations qui subissent les plus lourdes conséquences d’une crise qu’elles contribuent si peu à provoquer.</p>



<p>« Le pire des échecs n’est pas un siège vide, mais une promesse non tenue. La période précédant la COP31 doit permettre de transformer des années de discours en mesures et en engagements concrets, qui permettront de réaliser l’ambition climatique dont le monde a besoin lors de la COP31 en novembre. » La ministre de l’Environnement des Fidji a déclaré que le sommet organisé par les États du Pacifique aura lieu « avec ou sans » les dirigeants des grandes puissances mondiales.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le Pacifique tire la sonnette d’alarme</h4>



<p> Amnesty International a mis en évidence le fait que le changement climatique porte déjà atteinte aux droits humains des populations dans les îles Tuvalu et Kiribati, et dans d’autres États insulaires du Pacifique. L’élévation du niveau des océans, la chaleur extrême, les sécheresses et l’intrusion d’eau salée dans les terres menacent les droits à l’eau, à l’alimentation, à la santé, à un logement décent et à un avenir sûr. Les Tuvalu contribuent à moins de 0,003 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais subissent pourtant certaines des conséquences les plus graves de la crise climatique.</p>



<p>Lors de sa visite aux Tuvalu en 2025, Agnès Callamard a pu constater les efforts déployés par les populations et les autorités pour regagner des terres sur l’océan qui ne cesse de monter et permettre ainsi aux habitant·e·s de rester sur leur terre natale.</p>



<p>« Aux dirigeant·e·s qui hésitent à affronter la pire crise de notre époque, je dis ceci : venez aux Tuvalu. Parlez à ceux qui vivent la montée du niveau des mers et la chaleur extrême. Soyez témoins de leur lutte quotidienne pour s’adapter, protéger leurs droits et lutter contre les conséquences d’une crise climatique dont ils ne sont pas responsables. Les terres gagnées sur la mer aux Tuvalu ne sont pas un décor touristique ; elles incarnent un pays qui se bat pour sa survie », a déclaré Agnès Callamard. Des étudiant·e·s du Pacifique ont porté la lutte contre le changement climatique devant la plus haute juridiction internationale, ce qui a amené la Cour internationale de justice à rendre un avis consultatif historique en juillet 2025, précisant clairement que les gouvernement sont légalement tenus de protéger les droits fondamentaux contre les effets du changement climatique.</p>



<p>« Le Pacifique ne devrait pas avoir à implorer l’attention du monde. L’action pour le climat n’est plus seulement un choix politique, c’est un impératif légal et moral, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Les gouvernements doivent mettre fin à l’utilisation et à l’expansion des combustibles fossiles par le biais de transitions justes qui ne laissent personne de côté, taxer les grands pollueurs et accroître le financement climatique sous forme de subventions, en accordant des réparations climatiques et en veillant à ce que les populations en première ligne face à la crise climatique disposent des ressources et du pouvoir nécessaires pour façonner leur avenir. Le Pacifique tire la sonnette d’alarme. Si le monde n’agit pas ici, il échouera partout ailleurs. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">L’Australie doit passer du partenariat aux actes</h4>



<p>En tant que pays présidant les négociations de la COP31, il incombe tout particulièrement à l’Australie de se mobiliser aux côtés de ses voisins du Pacifique et de garantir un accord ambitieux, axé sur les droits humains. L’Australie ne peut se targuer de manière crédible de jouer un rôle phare dans la lutte contre le changement climatique tout en soutenant l’expansion des énergies fossiles, qui aggrave les préjudices subis par les populations du Pacifique. En s’appuyant sur les recommandations d&rsquo;Amnesty International en amont de la COP31, l’Australie et d’autres gouvernements doivent mettre à profit la période préparatoire à la COP31 pour faire avancer trois priorités :</p>


<section id="section-d90cddfd" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>1. Enrayer la crise climatique à la source en mettant fin à l&rsquo;expansion des énergies fossiles et en accélérant une transition complète, rapide, équitable, financée et respectueuse des droits humains vers l&rsquo;abandon des énergies fossiles, les États les plus responsables devant aller plus loin et plus vite. Les énergies renouvelables sont moins coûteuses que les énergies fossiles ; les gouvernements doivent cesser de soutenir leurs alliés de l&rsquo;industrie des énergies fossiles au moyen de subventions financées par les contribuables.</p>



<p>2. Aider les populations à prospérer en veillant à ce que le Mécanisme pour une transition juste soit opérationnel et responsable, et permette de fournir des financements et des aides aux populations touchées, notamment aux peuples autochtones.</p>



<p>3. Accroître les financements émanant des pays à revenus élevés et à fortes émissions là où les besoins sont les plus importants, en augmentant de manière significative les financements publics sous forme de subventions destinés à l&rsquo;atténuation, à l&rsquo;adaptation et aux pertes et préjudices, sans pousser les pays à faibles revenus à s’endetter davantage encore.</p>

</div></section>


<p>« Le rôle moteur du Pacifique est essentiel dans le combat mondial pour l’objectif fixé à 1,5° C, mais les populations du Pacifique ne peuvent pas porter seules ce fardeau climatique, a déclaré Agnès Callamard. L’Australie doit mettre à profit son rôle de présidente pour traduire les revendications du Pacifique en résultats concrets lors de la COP31, en commençant par endiguer la crise à la source grâce à une transition juste vers l’abandon des énergies fossiles. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pas de justice climatique sans défenseur·e·s des droits environnementaux</h4>



<p>Comment les gouvernements pourraient-ils garantir la justice climatique s’ils excluent les populations touchées ou font taire ceux qui s’opposent aux projets néfastes ? Partout dans le monde, les peuples autochtones, les défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement et les populations en première ligne face à la crise climatique résistent à l’expansion des énergies fossiles et se battent pour un avenir plus juste et plus durable. Pourtant, beaucoup sont victimes de harcèlement, de surveillance, de poursuites judiciaires, de violences et de restrictions imposées à leur droit de manifester pacifiquement.</p>



<p>La façon dont l’Australie traite les militant·e·s pacifiques pour le climat sera un test décisif pour son leadership en matière de lutte contre le changement climatique. En outre, des inquiétudes sont exprimées quant aux restrictions imposées à la liberté d&rsquo;expression, d&rsquo;association et de réunion pacifique aux Fidji.</p>



<p>À la veille de la COP31, Amnesty International lance une campagne mondiale, Protéger notre avenir. Les défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement contribuent à une transition juste. Elle met en lumière des défenseur·e·s et les alternatives pour lesquelles ils se battent à travers le monde. Parmi eux figurent les peuples des Premières Nations d’Australie, qui remettent en cause les projets d’exploration pétrolière et gazière offshore qui affectent la terre et l’eau.</p>



<p>Cette campagne montrera à quoi peuvent ressembler la résistance, la dignité et une transition juste portée par les citoyen·ne·s lorsqu’ils refusent de voir leurs terres, leurs eaux et leur avenir sacrifiés sur l’autel des profits de l’industrie fossile.</p>



<p>L’Australie et les Fidji doivent veiller à ce que la société civile, les peuples autochtones, les populations touchées et les défenseur·e·s de l&rsquo;environnement puissent participer, s&rsquo;exprimer et manifester pacifiquement, sans faire l&rsquo;objet de discrimination, d&rsquo;intimidation ni de représailles.</p>



<p>« Les défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement protègent notre futur commun. Les gouvernements doivent les écouter, les protéger et veiller à ce qu’ils puissent intervenir de manière significative dans les décisions relatives au climat, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« La COP31 doit aller au-delà des simples promesses. Si elle échoue, cela reviendra à trahir notre responsabilité commune de défendre les droits humains et de garantir la justice climatique. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Les réunions préparatoires à la COP31, organisées sous l’égide des États du Pacifique, se tiendront à Nadi, aux Fidji, et aux Tuvalu, du 5 au 8 octobre 2026. La COP31 se tiendra à Antalya, en Turquie, du 9 au 20 novembre 2026. </p>




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		<title>Maroc. Un lanceur d’alerte révèle que les autorités ont utilisé un réseau de surveillance pour réduire au silence des journalistes et des militant·e·s</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 08:44:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
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		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Maroc. Un lanceur d’alerte révèle que les autorités ont utilisé un réseau de surveillance pour réduire au silence des journalistes et des militant·e·s Les autorités marocaines disposent d’un vaste appareil de surveillance combinant des outils numériques et analogiques leur permettant de suivre, surveiller et au bout du compte réduire au silence des journalistes, des militant·e·s [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Maroc. Un lanceur d’alerte révèle que les autorités ont utilisé un réseau de surveillance pour réduire au silence des journalistes et des militant·e·s</h2>


<section id="section-5b7080a8" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<ul class="wp-block-list">
<li>Le témoignage d’un ancien agent des services de sécurité offre un éclairage rare sur la manière dont le système de surveillance marocain fonctionne de l’intérieur.</li>



<li>Des cibles ont été enregistrées à leur insu en détention, dans des bureaux, des voitures et des aéroports.</li>



<li>Les services de renseignement ont travaillé en collusion avec des propriétaires de boutiques de téléphonie pour vendre des téléphones préinfectés par un logiciel espion.</li>
</ul>

</div></section>


<p>Les autorités marocaines disposent d’un vaste appareil de surveillance combinant des outils numériques et analogiques leur permettant de suivre, surveiller et au bout du compte réduire au silence des journalistes, des militant·e·s et d’autres voix critiques à l’égard du pouvoir, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport. </p>



<p>Intitulé « On commence par le verdict ». Au cœur de l’appareil de surveillance marocain, ce rapport montre que les autorités marocaines utilisent la surveillance illégale pour attaquer des défenseur·e·s des droits humains, des journalistes et d’autres voix dissidentes et les soumettre à des poursuites pénales, un harcèlement judiciaire et d’autres formes de répression, en violation de leurs droits à la liberté, au respect de la vie privée et à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique.</p>



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</div>



<p>« Le Maroc a pleinement adopté des pratiques techno-autoritaires, acquérant un vaste éventail de technologies de surveillance qui permettent la mise en place et le fonctionnement d’un système répressif spécifiquement conçu pour instiller la peur chez les militant·e·s des droits humains et les journalistes, les faire taire et entraver leur travail au Maroc comme à l’étranger », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International. Le Maroc a nié à maintes reprises utiliser des logiciels espions pour espionner ses citoyen·ne·s. Or, de nouveaux éléments recueillis par Amnesty International, dont le témoignage d’un lanceur d’alerte et des informations divulguées à la suite de fuites (données de surveillance, registres gouvernementaux de cibles de logiciels espions et archives d’entreprises vendant des outils de surveillance), prouvent le contraire. À partir de ces preuves, l’organisation est en mesure de détailler non seulement l’éventail d’outils et de techniques utilisés contre la dissidence, mais aussi le réseau de vendeurs internationaux qui les fournissent.</p>



<p>« Notre rapport présente le panorama le plus détaillé à ce jour des outils déployés par les autorités marocaines, tels que des logiciels espions de haute technologie, des systèmes d’écoute et des traceurs, pour espionner des journalistes et des défenseur·e·s des droits humains, entre autres. Le Maroc achète ses outils de surveillance à des entreprises basées en Israël, dans l’Union européenne et aux États-Unis, parmi lesquelles NSO Group, la compagnie italienne de logiciels espions Hacking Team (devenue depuis Memento Labs) et le réseau d’entreprises germano-britannique composé de Gamma Group et de FinFisher.</p>



<p>« C’est une nouvelle preuve de l’existence d’une économie mondiale de la techno-oppression, rendue possible par des entreprises et des États qui ne respectent pas leurs obligations aux termes du droit international.</p>



<p>« Face à cet écosystème répressif, il est difficile et dangereux au Maroc d’exercer ses droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique. Même après avoir été libérées de prison, les personnes visées continuent de vivre sous surveillance et font l’objet de campagnes de dénigrement fondées sur des informations d’ordre privé ne pouvant être obtenues que par la surveillance. Les autorités marocaines doivent mettre immédiatement un terme à la surveillance illégale des défenseur·e·s des droits humains et des journalistes », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>Les preuves numériques découvertes par Amnesty International montrent que les défenseur·e·s des droits humains ont été pris pour cible au moyen de diverses méthodes, dont l’infection physique des appareils ; les attaques « un clic », qui nécessitent généralement que la victime clique sur un lien malveillant ; les attaques « zéro clic », qui peuvent infecter une cible sans qu’il n’y ait besoin de cliquer sur un lien ni de faire une quelconque action ; et les attaques par injection réseau, menées par le biais du réseau de l’opérateur public Maroc Telecom.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un lanceur d’alerte au cœur du système de surveillance marocain </h4>



<p>Amnesty International avait déjà publié les toutes premières preuves numériques de l’infection par le logiciel espion Pegasus de téléphones mobiles appartenant à des défenseur·e·s des droits humains et des militant·e·s marocains.</p>



<p>Son nouveau rapport identifie la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) comme étant l’entité responsable du déploiement de Pegasus au Maroc et des utilisations abusives largement attestées de ce logiciel espion contre des militant·e·s et des journalistes entre 2017 et 2021, malgré les démentis des autorités marocaines.</p>



<p>Un ancien employé de la DGST, que nous appellerons Safir, a joué le rôle de lanceur d’alerte. Dans un certain nombre d’entretiens menés sur plusieurs années, il a décrit le fonctionnement interne de la DGST et détaillé le vaste éventail d’outils et de techniques de surveillance utilisés par cet organisme. Amnesty International a pu corroborer les principaux aspects de son témoignage à partir de sources indépendantes, de preuves techniques et d’entretiens avec des défenseur·e·s des droits humains.</p>



<p>En combinant les témoignages directs de cet ancien agent de la DGST avec des recherches de criminalistique numérique, des entretiens avec 10 cibles de surveillance et des données issues de fuites sur les opérations de surveillance au Maroc et sur divers fournisseurs de technologies de surveillance, Amnesty International est en mesure de rendre compte de la façon la plus détaillée et la plus révélatrice qui soit des opérations de surveillance menées par l’État marocain, tout en replaçant dans leur contexte les utilisations abusives de logiciels espions, qui ne sont qu’une tactique parmi d’autres au sein d’un vaste système de surveillance et de contrôle.</p>



<p>Le témoignage de Safir permet d’établir comment les appareils personnels sont infiltrés. Les personnes visées sont filmées et enregistrées à leur insu en détention, dans leur bureau, leur voiture ou des cafés, et même dans leur chambre à coucher. Leurs appels téléphoniques sont régulièrement interceptés. Leurs données de localisation sont suivies, révélant les déplacements quotidiens des militant·e·s et de leurs associé·e·s. Safir a aussi raconté que des boutiques de téléphonie avaient été choisies pour vendre des téléphones mobiles préinfectés par un logiciel espion par la DGST, et que des voisin·e·s de défenseur·e·s des droits humains étaient recrutés comme informateurs ou informatrices.</p>



<p>Ces tactiques touchent non seulement les militant·e·s visés, mais aussi leurs familles et leurs réseaux amicaux et professionnels. Les agent·e·s agissent sans contrôle judiciaire ni obligation de rendre des comptes et prennent pour cible les militant·e·s en secret et en toute impunité.</p>



<p>« L’éventail d’outils qu’ils déploient est vaste, mais leur objectif est clair : faire chanter, discréditer, humilier et, si nécessaire, emprisonner injustement celles et ceux qui font entendre leur voix pour défendre les droits humains au Maroc, a déclaré Rebecca White, chercheuse au Security Lab d’Amnesty International.</p>



<p>« Au bout du compte, les défenseur·e·s des droits humains marocains n’ont pratiquement nulle part où se cacher et aucun moyen d’échapper au réseau de surveillance tous azimuts de l’État, qui s’étend même au-delà des frontières du Maroc. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Comment la DGST s’en prend aux militant·e·s</h4>



<p>Les opérations de surveillance du Maroc sont principalement mises en œuvre par la DGST. Si beaucoup de techniques de surveillance hautement sophistiquées peuvent être appliquées à distance, le recours à l’infection physique des appareils fait partie des principales méthodes de surveillance utilisées par la DGST contre des journalistes et des militant·e·s.</p>



<p>Dans son témoignage, Safir a indiqué que les logiciels espions étaient couramment déployés lorsque les personnes visées étaient en transit dans des aéroports marocains, ainsi qu’au moyen de stratagèmes permettant de leur fournir subrepticement de « nouveaux » appareils par l’intermédiaire de boutiques de téléphones de seconde main. Ces téléphones semblent neufs et en parfait état mais, une fois activés, ils donnent aux autorités un accès total aux communications de la personne concernée.</p>



<p>« Nous avons infecté de nombreux cybercafés avec le logiciel espion Remote Control System (RCS). Les agents sur le terrain nous disaient dans quel cybercafé la cible se rendait, et nous pouvions voir ce qu’elle y faisait car nous avions au préalable infecté toutes les machines de l’établissement », a déclaré Safir.</p>



<p>Le logiciel espion RCS permet de suivre les appels, de lire les messages, d’accéder aux photos et d’enregistrer le son.</p>



<p>Une fois qu’une personne est désignée comme cible de surveillance, la DGST dispose de tout un éventail d’outils à sa disposition, notamment des technologies numériques sophistiquées de surveillance ciblée et de surveillance de masse. Outre la surveillance des téléphones, les autorités placent secrètement des micros et d’autres appareils enregistreurs dans des lieux privés pour écouter les conversations.</p>



<p>Le journaliste Omar Radi, qui a subi des années de harcèlement puis a été emprisonné pour son travail sur la corruption et les violations des droits humains, a été visé par cette méthode. Selon Safir, des petits micros sans fil transmettant des informations cryptées par ondes radio ont été installés dans les fixations des lampes de son appartement.</p>



<p>Les défenseur·e·s des droits humains font aussi l’objet de surveillance, de poursuites judiciaires et de campagnes de dénigrement fondées sur des informations qui, selon eux, ont été obtenues par la surveillance. Ces campagnes sont menées par le biais de médias proches du pouvoir, et visent souvent à délégitimer ou à stigmatiser les militant·e·s dans la société marocaine.</p>



<p>« Dès que je parle en public, dès que j’écris une publication sur Facebook, dès que je mets quelque chose sur Instagram, ils scrutent le moindre de mes mouvements, ils m’insultent. Ce ne sont pas des médias, ce sont des outils de terreur », a déclaré Omar Radi.</p>



<p>Les soupçons d’intrusion dans leur espace privé et leur domicile ont de profondes répercussions psychologiques sur les défenseur·e·s des droits humains.</p>



<p>En 2021, Fouad Abdelmoumni, militant des droits humains de longue date, a été filmé à son insu à l’intérieur de son domicile avec sa compagne, et la vidéo a été diffusée sur WhatsApp.</p>



<p>« Quand j’ai vu les images de moi et ma partenaire au lit, j’ai pu facilement déterminer d’où et sous quel angle l’enregistrement avait été effectué. Ça devait être la climatisation. Je suis allé voir mais je n’ai rien trouvé, donc j’en ai déduit qu’ils avaient été capables d’installer et d’enlever facilement le dispositif. La qualité de l’image et du son était très bonne, alors qu’il faisait nuit, donc il devait s’agir d’un équipement très sophistiqué », a-t-il déclaré.</p>



<p>Safir a confirmé le témoignage de Fouad Abdelmoumni, le qualifiant de « cas d’école » : une opération de surveillance de la DSGT suivie d’une opération de nettoyage pour ne laisser aucune trace. Cette enquête a été menée dans le cadre d’une collaboration avec 14 organisations du secteur des médias coordonnées par Forbidden Stories, et s’appuie sur le travail du journaliste d’investigation marocain Hicham Mansouri – lui-même victime de l’appareil de surveillance du Maroc et aujourd’hui exilé en France. En 2015, il avait été emprisonné sur la base d’accusations d’« adultère » et d’« exploitation sexuelle » forgées de toutes pièces, après un procès qui ne respectait pas les normes internationales. Il a raconté à Amnesty International comment la surveillance menait à l’autocensure.</p>



<p>« C’est très violent. Un ami m’a dit que, après avoir subi ça pendant des années, il avait ressenti une sorte de soulagement le jour où il avait été mis en prison », a déclaré Hicham Mansouri.</p>



<p>En octobre 2019, s’appuyant sur des analyses criminalistiques, Amnesty International a fait état des premières tentatives d’infection par Pegasus au Maroc. Celles-ci visaient Abdessadak El Bouchattaoui, avocat défenseur des droits humains ayant participé à la défense de manifestant·e·s du Hirak. Les dossiers du Pegasus Project montrent que son numéro de téléphone a été entré dans le système marocain de déploiement de Pegasus le 19 septembre 2017, puis sélectionné à plusieurs reprises comme cible du logiciel espion, notamment le 23 octobre 2017, peu avant qu’il reçoive d’un lien d’infection par SMS. Cela confirme que Pegasus était parfaitement opérationnel au Maroc dès octobre 2017.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L’évolution du logiciel espion Pegasus et son utilisation contre des défenseur·e·s des droits humains et des journalistes</h4>



<p>À partir de l’analyse de documents juridiques, de registres de surveillance divulgués à la suite de fuites, de renseignements obtenus à partir d’informations disponibles en libre accès et du témoignage de Safir, le rapport d’Amnesty International apporte de nouveaux éléments prouvant que, dès septembre 2017, la DGST a commencé à déployer et à utiliser Pegasus, des membres du personnel de NSO Group ayant procédé à des démonstrations ou à des essais du système lors de visites au Maroc. NSO Group est l’entreprise qui a mis au point le tristement célèbre et hautement intrusif logiciel espion Pegasus.</p>



<p>De nouvelles preuves, issues de documents internes inédits de NSO Group divulgués dans le cadre d’une longue procédure intentée au civil par WhatsApp et Meta aux États-Unis, indiquent que du personnel de NSO a mené des formations et fait des tests pour démontrer les nouvelles capacités de son logiciel espion au bénéfice des autorités marocaines, client désigné en interne par l’entreprise sous le nom de code Morgen.</p>



<p>Une analyse menée par Amnesty International de tous les numéros de téléphones cibles entrés dans le système marocain de déploiement de Pegasus entre septembre et décembre 2017 apporte de nouvelles preuves que les défenseur·e·s des droits humains et les journalistes indépendants étaient les cibles prioritaires de la DGST.</p>



<p>Amnesty International a pu identifier les propriétaires de 103 numéros de téléphones marocains figurant parmi les cibles potentielles de Pegasus. Soixante-cinq étaient des membres de la société civile (34 défenseur·e·s des droits humains, 22 journalistes et autres professionel·le·s des médias, cinq avocat·e·s et quatre universitaires), 25 étaient des représentant·e·s politiques ou des membres des autorités, et cinq étaient des diplomates ou des représentant·e·s d’organisations internationales. Les huit restant étaient notamment des hommes ou femmes d’affaires, des personnalités religieuses et d’autres personnes dont l’identité ou la catégorie d’appartenance restent floues.</p>



<p>« Ces registres montrent que les numéros de téléphone de défenseur·e·s des droits humains et de journalistes de premier plan ont été parmi les premiers à être enregistrés dans le système Pegasus, ce qui indique que la DGST a acquis ce logiciel espion hautement intrusif en priorité dans ce but, a déclaré Donncha Ó Cearbhaill, directeur du Security Lab d’Amnesty International.</p>



<p>« S’appuyant sur une analyse technique des attaques menées au moyen de Pegasus, le rapport prouve également l’existence de nombreux cas d’utilisations abusives de ce logiciel espion et présente des preuves numériques permettant de les attribuer à la DGST. Tous ces résultats apportent des preuves solides de la responsabilité du Maroc dans une vaste campagne de surveillance menée au moyen de Pegasus dans plusieurs pays contre des journalistes, des militant·e·s, des avocat·e·s et des responsables politiques critiques à l’égard du pouvoir. »</p>



<p>Quatre semaines avant la publication de son rapport, Amnesty International a écrit aux autorités marocaines, mais elle n’a reçu aucune réponse.</p>



<p>De même, avant la publication, l’organisation a écrit aux entreprises qui sont citées dans le rapport pour leur faire part de ses principales conclusions concernant leurs activités.</p>



<p>Verint a répondu qu’elle s’était « désengagée de ce secteur d’activité le 1er février 2021 », précisant : « Les demandes de renseignements des médias doivent être adressées à Cognyte Software Ltd. »</p>



<p>Memento Labs a déclaré : « Nous sommes en mesure de vous confirmer que nous n’avons aucun contrat en cours avec aucun organisme marocain », ajoutant que « ces dernières années, Memento Labs a changé radicalement sa manière de faire des affaires et a déjà mis en œuvre un programme interne de conformité afin de suivre attentivement la situation dans les pays. »</p>



<p>Amnesty International n’a pas reçu de réponse des autres entreprises.</p>



<p>Aux fins de ce rapport, Amnesty International considère comme illégale la surveillance exercée en violation de la législation et des procédures nationales régissant son usage. La surveillance peut également être illégale, même si elle est menée conformément aux procédures nationales, si elle contrevient au droit international relatif aux droits humains et aux normes afférentes.</p>



<p>Les pratiques de surveillance du Maroc et beaucoup des outils qu’il utilise sont contraires au droit international relatif aux droits humains et aux normes en la matière. Le Maroc doit cesser de toute urgence de surveiller les défenseur·e·s des droits humains et les journalistes qui exercent leurs droits humains en toute légalité. Les autorités judiciaires marocaines doivent diligenter une enquête indépendante et efficace sur tous les cas signalés de surveillance illégale par la DGST.</p>



<p>Les États doivent arrêter d’exporter au Maroc des logiciels espions, outils de criminalistique numérique et autres technologies portant atteinte à la vie privée tant qu’un système de garanties capable d’empêcher les atteintes aux droits humains dans la pratique ne sera pas en place.</p>



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</div>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>États-Unis. Amnesty appelle à la suppression de l&#8217;ICE</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-amnesty-appelle-a-la-suppression-de-lice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 08:22:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=37079</guid>

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										<content:encoded><![CDATA[<section id="section-e4037273" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<h1 class="wp-block-heading"><mark>États-Unis. Amnesty appelle à la suppression de l&rsquo;ICE</mark></h1>


<section id="section-1be58b8f" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<p><strong>Dans un nouveau rapport publié le 24 septembre 2026, Amnesty International révèle que l’ICE, le CBP et d’autres agences fédérales ont commis des violations généralisées des droits humains lors d’opérations anti-immigration militarisées menées à Chicago, Minneapolis-St. Paul, La Nouvelle-Orléans et Washington. Au vu de ces conclusions, l’organisation appelle au démantèlement de l’ICE.</strong></p>

</div></section>


<p>Ce rapport conclut que le gouvernement de Donald Trump met en place un système de détention et d&rsquo;expulsion massives visant les personnes migrantes, demandeuses d&rsquo;asile et réfugiées, dans le but de maximiser les expulsions et d&rsquo;instiller la peur au sein des populations immigrées. Les recherches documentent notamment des homicides illégaux, dont certains pourraient constituer des exécutions extrajudiciaires, des détentions arbitraires pouvant s&rsquo;apparenter à des disparitions forcées, ainsi qu&rsquo;une répression violente de manifestations pacifiques.</p>



<p>« Notre rapport met en lumière des violations des droits humains commises à travers les États-Unis contre les populations migrantes, demandeuses d&rsquo;asile et réfugiées. Le bilan de l&rsquo;ICE en matière de violations des droits n&rsquo;a rien de nouveau, mais nos recherches montrent que bon nombre de ces pratiques ont franchi un cap en termes de danger », déclare Nadia Daar, directrice d&rsquo;Amnesty International États-Unis.</p>


<section id="section-7b6d8613" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:20% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="607" height="858" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover.png" alt="" class="wp-image-37080 size-full" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover.png 607w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-212x300.png 212w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-424x600.png 424w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-51x72.png 51w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-102x144.png 102w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-42x60.png 42w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-85x120.png 85w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-141x200.png 141w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-283x400.png 283w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-184x260.png 184w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-368x520.png 368w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-230x325.png 230w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-460x650.png 460w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-600x848.png 600w" sizes="(max-width: 607px) 100vw, 607px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><mark>« NOUS AVIONS DES SIFFLETS, ILS AVAIENT DES ARMES »</mark></h2>



<p class="has-text-align-center">Vous pouvez télécharger le rapport de 139 pages publié par Amnesty International en anglais ou lire notre synthèse en français sur les violations des droits humains commises par les services d&rsquo;immigration étasuniens.<br><br></p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/IVE-Executive-Summary-French-formatted.pdf">lire la synthèse (fr)</a></div>



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</div>
</div></div>

</div></section>


<p>Les conclusions d&rsquo;Amnesty International montrent que les abus recensés ne sont pas des incidents isolés mais s&rsquo;inscrivent dans un schéma récurrent de violations ayant de lourdes conséquences pour les personnes migrantes et leurs communautés. L&rsquo;organisation se joint dès lors aux appels réclamant la suppression de l&rsquo;ICE.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>L&rsquo;ICE est défaillant par nature et ne peut être réformé.</p>
<cite>Nadia Daar, directrice d&#039;Amnesty International États-Unis</cite></blockquote>


<h2 class="wp-block-heading">Violations des droits humains</h2>



<p>Les quatre opérations examinées à Chicago, Minneapolis-St. Paul, La Nouvelle-Orléans et Washington ont donné lieu à de graves violations des droits humains visant les personnes migrantes, demandeuses d’asile et réfugiées, les personnes perçues comme immigrées, ainsi que celles qui leur sont venues en aide ou ont contesté les actions du gouvernement. Elles ont également instauré un climat de peur au sein de communautés entières.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Lors de ces quatre opérations, Amnesty International a constaté :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>des discriminations raciales et des détentions arbitraires lors des opérations de contrôle de l’immigration ;</li>



<li>du harcèlement, de l’intimidation, des traitements dégradants et un recours injustifié à la force par des agent·e·s fédéraux ;</li>



<li>un recours à la force meurtrière et des homicides illégaux susceptibles de constituer des exécutions extrajudiciaires ;</li>



<li>la répression de manifestations et l’usage d’armes à létalité réduite, notamment de gaz lacrymogène et de gaz poivre ;</li>



<li>une surveillance illégale et l’utilisation de technologies de reconnaissance faciale ;</li>



<li>des conditions de détention inhumaines et des atteintes aux garanties procédurales susceptibles de constituer des actes de torture ;</li>



<li>des détentions illégales au secret et de possibles disparitions forcées.</li>
</ul>



<p>Les recherches montrent que ces pratiques ne résultent pas d’incidents isolés, mais s’inscrivent dans un système encouragé au plus haut niveau de l’État. Les agent·e·s de l’ICE agissaient fréquemment sans signe d’identification, dans un contexte où les mécanismes de contrôle étaient affaiblis et où les violations des droits humains donnaient rarement lieu à des enquêtes ou à des poursuites.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Le bilan de l&rsquo;ICE en matière de violations des droits n&rsquo;a rien de nouveau, mais nos recherches montrent que bon nombre de ces pratiques ont franchi un cap en termes de danger.</p>
<cite>Nadia Daar, directrice d&#039;Amnesty International États-Unis</cite></blockquote>


<p>Parallèlement, le rapport met en lumière les réseaux citoyens qui se sont organisés pour documenter les abus, protéger les personnes visées et soutenir les communautés touchées. Il montre également que les personnes venues en aide aux populations migrantes ainsi que les manifestant·e·s opposé·e·s à ces opérations ont elles aussi été la cible de violences et de représailles. À Chicago, le révérend David Black, qui se rendait régulièrement au centre de détention de Broadview pour y exercer son ministère, a été touché au visage, aux bras et au torse par des cartouches explosives de gaz poivre alors qu&rsquo;il participait à un rassemblement pacifique. Son cas figure parmi les nombreux exemples documentés dans le rapport.</p>



<p>Le rapport rassemble 154 témoignages recueillis dans les quatre villes étudiées. Il conclut que les violations recensées reflètent des tendances nationales et non des dérives locales ponctuelles.</p>


<section id="section-1e39852d" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:20% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="607" height="858" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover.png" alt="" class="wp-image-37080 size-full" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover.png 607w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-212x300.png 212w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-424x600.png 424w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-51x72.png 51w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-102x144.png 102w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-42x60.png 42w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-85x120.png 85w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-141x200.png 141w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-283x400.png 283w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-184x260.png 184w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-368x520.png 368w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-230x325.png 230w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-460x650.png 460w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/ice-report-cover-600x848.png 600w" sizes="(max-width: 607px) 100vw, 607px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><mark>« NOUS AVIONS DES SIFFLETS, ILS AVAIENT DES ARMES »</mark></h2>



<p class="has-text-align-center">Vous pouvez télécharger le rapport de 139 pages publié par Amnesty International en anglais ou lire notre synthèse en français sur les violations des droits humains commises par les services d&rsquo;immigration étasuniens.<br><br></p>



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</div>
</div></div>

</div></section>


<h2 class="wp-block-heading">Complément d&rsquo;informations</h2>



<p>Le Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE) a été créé dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001. Depuis sa création en 2003, Amnesty International et d’autres organisations ont dénoncé des violations des droits humains ainsi qu’un manque persistant de contrôle et de reddition de comptes. Toutefois, les pratiques observées depuis janvier 2025, favorisées par des financements massifs supplémentaires et une impunité persistante, atteignent un niveau inédit par leur ampleur et leur gravité.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-amnesty-appelle-a-la-suppression-de-lice/">États-Unis. Amnesty appelle à la suppression de l&rsquo;ICE</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Iran. Les architectes de la répression sanglante du mouvement «Femme, Vie, Liberté» identifiés</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/communiques-de-presse/iran-les-architectes-de-la-repression/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 09:57:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=37031</guid>

					<description><![CDATA[<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/communiques-de-presse/iran-les-architectes-de-la-repression/">Iran. Les architectes de la répression sanglante du mouvement «Femme, Vie, Liberté» identifiés</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<section id="section-2f6dfda0" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<h2 class="wp-block-heading"><mark><strong>Iran. Les architectes de la répression sanglante du mouvement «Femme, Vie, Liberté» identifiés</strong>.</mark></h2>


<section id="section-99fcc98b" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<ul class="wp-block-list">
<li><strong><em>Un nouveau rapport conclut que les autorités iraniennes ont commis des crimes contre l’humanité durant leur répression sanglante du soulèvement Femme, Vie, Liberté de 2022.</em>&nbsp;</strong></li>



<li><strong><em>Une enquête approfondie dévoile la chaîne de commandement responsable de la mise en œuvre d’une politique d’État consistant à utiliser la force meurtrière pour écraser les manifestations, et identifie 87 représentants des autorités qui devraient faire l’objet d’enquêtes pour crimes contre l’humanité.</em>&nbsp;</strong></li>



<li><strong><em>La répression meurtrière menée par les autorités iraniennes a visé de façon disproportionnée les populations kurdes et baloutches, qui ont été soumises à des actes de persécution constituant un crime contre l’humanité.</em>&nbsp;</strong></li>



<li><strong><em>L’Assemblée générale des Nations unies doit créer un mécanisme international de justice pénale pour combattre l’impunité dont jouissent les responsables des homicides de masse répétés de manifestant·e·s, qui ont atteint leur paroxysme avec les massacres de janvier 2026.</em>&nbsp;</strong></li>



<li><em><strong>Ce rapport paraît alors que des hostilités armées sont en cours depuis les attaques illégales menées par les États-Unis et Israël, soulignant la nécessité d’instaurer un cessez-le-feu durable et de demander des comptes pour les violations de la Charte des Nations unies et du droit international humanitaire.</strong></em></li>
</ul>

</div></section>


<p>Dans un nouveau rapport majeur marquant le quatrième anniversaire du début du soulèvement Femme, Vie, Liberté, Amnesty International alerte sur le fait que les responsables des crimes contre l’humanité commis dans le cadre de la répression violente des manifestations en 2022 contrôlent toujours l’appareil de répression meurtrier de l’État iranien.</p>



<p>Ce rapport de plus de 1 000 pages, intitulé Architects of Atrocities: State Machinery Orchestrating Crimes Against Humanity in Iran’s 2022 Woman Life Freedom Uprising, dont une synthèse est disponible en français sous le titre Les architectes des atrocités. Des crimes contre l’humanité orchestrés par l’appareil d’État pendant le soulèvement Femme, Vie, Liberté de 2022 en Iran, montre que les autorités iraniennes ont commis différents crimes contre l’humanité (meurtres, torture, disparitions forcées, emprisonnements, viols et persécution) pour des motifs politiques, ethniques, religieux et liés au genre, afin d’écraser le soulèvement. Il détaille également les opérations meurtrières de répression des manifestations et les structures de commandement, identifiant 87 membres des autorités qui devraient faire l’objet d’enquêtes pénales pour crimes contre l’humanité.</p>



<p>Amnesty International demande qu’un mécanisme international de justice pénale soit mis en place de toute urgence par l’Assemblée générale des Nations unies afin de réclamer des comptes aux autorités iraniennes responsables de crimes contre l’humanité et de les dissuader de commettre de nouvelles atrocités, comme les massacres de grande ampleur des 8 et 9 janvier 2026.</p>



<p>Au regard des hostilités qui sont en cours à la suite des attaques illégales menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, Amnesty International réitère aussi son appel à instaurer un cessez-le-feu durable et à mener des enquêtes indépendantes sur les attaques commises pendant ce conflit. L’organisation demande à l’ONU de réclamer des comptes pour les violations de la Charte des Nations unies et du droit international humanitaire, parmi lesquelles de possibles crimes de guerre.</p>


<section id="section-c6b59762" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:20% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="552" height="786" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran.png" alt="" class="wp-image-37037 size-full" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran.png 552w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-211x300.png 211w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-421x600.png 421w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-51x72.png 51w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-101x144.png 101w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-42x60.png 42w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-84x120.png 84w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-140x200.png 140w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-281x400.png 281w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-183x260.png 183w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-365x520.png 365w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-228x325.png 228w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-456x650.png 456w" sizes="(max-width: 552px) 100vw, 552px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><mark>LES ARCHITECTES DES ATROCITÉS</mark></h2>



<p class="has-text-align-center">Vous trouverez ici une synthèse de 49 pages qui résume le rapport complet d&rsquo;Amnesty International sur la répression d&rsquo;État meurtrière menée en 2022 par les autorités iraniennes contre les manifestant·e·x·s du mouvement «Femme, Vie, Liberté».</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button has-custom-width wp-block-button__width-25 is-style-dark"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/RAPPORT-IRAN-FR.pdf">lire la synthèse fr</a></div>



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</div>
</div></div>

</div></section>


<p>« Les très nombreuses preuves recueillies et analysées dans notre rapport ne laissent aucun doute : les autorités iraniennes ont commis des crimes contre l’humanité pour écraser le soulèvement Femme, Vie, Liberté de 2022. Elles ont lancé une attaque généralisée et systématique dirigée contre une population civile qui réclamait la dignité, le respect des droits humains et un changement politique de fond, en application d’une politique d’État consistant à recourir à la force meurtrière pour réduire à néant toute dissidence, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Notre rapport révèle également que les crimes contre l’humanité en Iran sont entretenus par une architecture de l’impunité intégrée aux cadres constitutionnel, législatif, politique et judiciaire du pays. Il en a résulté des cycles effroyables de massacres de plus en plus graves pendant des manifestations, qui ont atteint un paroxysme avec ceux de dizaines de milliers de manifestant·e·s en seulement 48 heures les 8 et 9 janvier 2026. L’Assemblée générale des Nations unies doit mettre un terme à la normalisation inadmissible des homicides de masse de manifestant·e·s en Iran et créer un mécanisme international de justice pénale destiné à poursuivre les personnes portant la plus lourde responsabilité dans les crimes contre l’humanité.</p>



<p>« À l’heure où paraît ce rapport, la population iranienne est aussi confrontée aux conséquences dévastatrices des attaques illégales menées par les États-Unis et Israël. Amnesty International s’oppose sans équivoque aux violations du droit international commises par toutes les parties et rejette toute tentative d’instrumentalisation de la souffrance des victimes de violations des droits humains en Iran pour justifier des attaques illégales qui provoquent de nouveaux préjudices civils.</p>



<p>« Depuis des années, les Iraniens et Iraniennes sont confrontés à une violente répression et à des persécutions de la part de leurs propres autorités, qui agissent en toute impunité. Aujourd’hui, nombre d’entre eux subissent aussi le coût humain de l’action militaire illégale menée par les États-Unis et Israël. Pour apporter une réponse fondée sur des principes, il est indispensable de s’opposer à la fois à l’impunité pour les crimes contre l’humanité et au recours illégal à la force. La communauté internationale doit suivre des stratégies diplomatiques centrées sur la population, qui accordent une place centrale à la protection des civil·e·s, à la prévention des atrocités, à la justice et à l’obligation de rendre des comptes. Après plus de six mois de frappes aériennes qui ont tué et blessé des civil·e·s, porté atteinte à l’environnement et causé des dégâts importants aux infrastructures civiles, un cessez-le-feu durable est nécessaire de toute urgence, parallèlement à des enquêtes indépendantes et des mesures de l’Assemblée générale de l’ONU visant à demander des comptes pour les violations de la Charte des Nations unies et du droit international humanitaire et les possibles crimes de guerre commis par toutes les parties au conflit. »</p>



<p>Le rapport d’Amnesty International, qui paraît quatre ans après le début des manifestations déclenchées à l’échelle nationale par la mort en détention de Zhina Mahsa Amini aux mains de la police « des mœurs », montre comment les autorités iraniennes ont mobilisé des forces de sécurité équipées d’armes à feu de type militaire et de fusils à plombs et ont donné des ordres favorisant les homicides illégaux de centaines de manifestant·e·s et de passant·e·s, dont plusieurs dizaines d’enfants. Les crimes contre l’humanité ont aussi pris la forme d’arrestations arbitraires, de disparitions forcées, d’actes de torture ou d’autres mauvais traitements visant des hommes, des femmes et des enfants, ainsi que de manœuvres de persécution à l’encontre de proches endeuillés.</p>



<p>Outre ce rapport, Amnesty International publie également Lives Cut Brutally Short: Victims of Crimes Against Humanity During Iran’s 2022 Woman Life Freedom Uprising, un document qui établit une liste de 377 manifestant·e·s et passant·e·s ayant trouvé la mort, dont 56 mineur·e·s, en s’appuyant sur les informations et preuves recueillies par l’organisation dans le cadre de son enquête sur la pratique généralisée des homicides par les forces de sécurité dans tout le pays. Ce document contient des photos des victimes et de leur sépulture lorsqu’elles sont disponibles.</p>



<p>En plus d’appeler l’Assemblée générale des Nations unies à mettre en place un mécanisme international de justice pénale compte tenu de l’impasse politique au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, de la gravité et de l’ampleur des crimes commis, ainsi que du risque élevé qu’ils se reproduisent, Amnesty International demande également aux États d’engager le Conseil de sécurité à saisir le Bureau du procureur de la Cour pénale internationale de la situation en Iran.</p>



<p>Elle appelle en outre les parquets du monde entier à diligenter des enquêtes, au titre de la compétence universelle ou d’autres formes de compétence extraterritoriale, sur les représentants des autorités iraniennes présumés responsables de crimes contre l’humanité, notamment ceux cités dans son rapport, et à décerner des mandats d’arrêt à leur encontre lorsqu’il existe suffisamment de preuves.</p>



<p>Pendant ses années d’enquête pour ce rapport, Amnesty International s’est notamment entretenue avec 270 personnes, parmi lesquelles des manifestant·e·s, des personnes ayant été détenues, des proches de personnes tuées ou détenues, des témoins, des avocat·e·s, des défenseur·e·s des droits humains, des journalistes et des membres du corps médical. Elle a aussi analysé plus de 2 000 vidéos et un vaste corpus d’éléments de preuve, tels que des déclarations officielles, des documents officiels divulgués à la suite de fuites, des dossiers judiciaires, des verdicts de tribunaux et des rapports médicolégaux.</p>



<p>L’organisation a écrit au Guide suprême et à de hauts responsables iraniens pour leur faire part de ses conclusions et afin d’informer les 87 représentants des autorités désignés nommément dans son rapport. Au moment de la publication, elle n’avait reçu aucune réponse.</p>


<section id="section-4b79da7e" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:20% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="552" height="786" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran.png" alt="" class="wp-image-37037 size-full" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran.png 552w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-211x300.png 211w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-421x600.png 421w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-51x72.png 51w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-101x144.png 101w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-42x60.png 42w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-84x120.png 84w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-140x200.png 140w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-281x400.png 281w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-183x260.png 183w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-365x520.png 365w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-228x325.png 228w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/couverture-rapport-iran-456x650.png 456w" sizes="(max-width: 552px) 100vw, 552px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><mark>LES ARCHITECTES DES ATROCITÉS</mark></h2>



<p class="has-text-align-center">Vous trouverez ici une synthèse de 49 pages qui résume le rapport complet d&rsquo;Amnesty International sur la répression d&rsquo;État meurtrière menée en 2022 par les autorités iraniennes contre les manifestant·e·x·s du mouvement «Femme, Vie, Liberté».</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button has-custom-width wp-block-button__width-25 is-style-dark"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/RAPPORT-IRAN-FR.pdf">lire la synthèse fr</a></div>



<div class="wp-block-button has-custom-width wp-block-button__width-25 is-style-light"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="#">lire le rapport EN</a></div>
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</div></div>

</div></section>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une attaque à l’échelle nationale menée en application d’une politique d’État</strong></h2>



<p>L’enquête d’Amnesty International sur les crimes contre l’humanité commis pour écraser le soulèvement Femme, Vie, Liberté de 2022 montre que deux principales forces de sécurité, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et la Police de la République islamique d’Iran (désignée par son acronyme en persan FARAJA), ont procédé aux dispersions mortelles des manifestations, en application d’une politique d’État élaborée par l’intermédiaire du Conseil suprême de sécurité nationale, du Conseil de sûreté de l’État et des conseils de sécurité provinciaux et départementaux.</p>



<p>Les agents de la FARAJA et du CGRI ont à maintes reprises tiré sur des foules au moyen de fusils d’assaut de type militaire, d’armes de poing et de fusils à plombs. En outre, ils ont poursuivi des manifestant·e·s et des passant·e·s qui s’enfuyaient, se rapprochant de victimes non armées qui ne constituaient une menace pour personne, y compris les membres des forces de sécurité, et les abattant à bout portant.</p>



<p>Parmi les branches de la FARAJA impliquées figuraient la Police de prévention, dont ses Unités d’assistance, ainsi que les Unités spéciales. Les branches du CGRI qui ont participé étaient notamment les divisions opérationnelles, les Unités de sécurité provinciales et plusieurs bataillons de la Force de mobilisation de la résistance (Bassidj), comme les bataillons Imam Ali et les bataillons Beit Al Moghaddas. Ces branches du CGRI ont agi sous la direction de leurs corps provinciaux respectifs, eux-mêmes supervisés par les quartiers généraux régionaux du CGRI.</p>



<p>Les déclarations officielles et les documents divulgués à la suite de fuites analysés dans le rapport révèlent une politique d’État, qui transparaît dans les réunions stratégiques, les ordres donnés, les plans de déploiement, l’allocation de moyens financiers et d’armes, et les instructions en faveur d’une réponse « ferme et sévère ». Une des instructions divulguées ordonnait aux forces de sécurité de « répondre sans pitié et aller jusqu’à donner la mort ».</p>



<p>Les témoins ont à maintes reprises décrit des rues qui ressemblaient à des champs de bataille en raison des tirs incessants des forces de sécurité. Mahshid, qui a manifesté à Mahabad, dans la province de l’Azerbaïdjan occidental, a déclaré à Amnesty International : « Je n’avais jamais vu de telles scènes […] C’était très effrayant, on aurait dit une zone de guerre. Les forces de sécurité n’arrêtaient pas de tirer. »</p>



<p>La plupart des 377 manifestant·e·s et passant·e·s figurant sur la liste des personnes décédées établie par Amnesty International ont été tués par les forces de sécurité lors d’opérations de dispersion des manifestations entre septembre et décembre 2022. Les autres sont morts en détention, après leur libération ou dans des circonstances suspectes laissant supposer une responsabilité de l’État.</p>



<p>Fidèles à leur posture habituelle consistant à nier et à couvrir les faits, les autorités n’ont reconnu que 202 décès et ont attribué de façon mensongère la plupart d’entre eux à des acteurs non gouvernementaux, des « émeutiers » ou des « terroristes armés », malgré la multitude d’éléments prouvant le contraire. Loin de prendre des mesures pour faire cesser les crimes à mesure que les preuves se multipliaient, les hauts responsables ont régulièrement félicité les forces de sécurité et ordonné la poursuite des opérations.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un total de 87 responsables identifiés comme devant faire l’objet d’une enquête pénale</strong></h2>



<p>À partir des informations détaillées recueillies sur les forces de sécurité impliquées et d’une analyse approfondie de leurs structures de commandement, Amnesty International a identifié 87 responsables iraniens qui devraient faire l’objet d’une enquête pénale pour crimes contre l’humanité.</p>



<p>Cette liste, bien que non exhaustive, s’étend du plus haut niveau de l’appareil de sécurité iranien à des niveaux plus locaux (provinces et départements).</p>



<p>Parmi les 87 personnes citées figurent 62 commandants des forces de sécurité (dont 33 commandants du CGRI et 27 commandants de la FARAJA) et 25 fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, dont des gouverneurs provinciaux et départementaux. Dix sont de hauts responsables nationaux et 77 de hauts responsables régionaux, provinciaux ou départementaux exerçant des responsabilités liées aux 17 départements des provinces du Kurdistan, de Kermanchah et de l’Azerbaïdjan occidental sur lesquels Amnesty International a mené des recherches approfondies.</p>



<p>Parmi les personnes identifiées figurent l’ancien Guide suprême et commandant en chef de toutes les forces armées, Ali Khamenei, et l’ancien chef d’état-major des forces armées, Mohammad Bagheri. Tous deux ont été tués en février 2026 dans des frappes aériennes menées pendant l’attaque militaire des États-Unis et d’Israël contre la République islamique d’Iran. Amnesty International cite également le ministre de l’Intérieur de l’époque, Ahmad Vahidi, qui est depuis devenu commandant général du CGRI, et Majid Mir Ahmadi, qui était à l’époque vice-ministre de l’Intérieur chargé de la police et de la sécurité.</p>



<p>« Cette enquête révèle les différents niveaux de commandement et la coordination qui ont été à la base de la répression meurtrière des manifestations par les autorités iraniennes. Les agents déployés dans les rues ont agi dans le cadre d’une chaîne de commandement hiérarchique et coordonnée les reliant à des responsables qui ont ordonné, permis, facilité et soutenu les crimes perpétrés à grande échelle, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Les représentants des autorités cités restent à l’abri de la justice en Iran. La plupart occupent toujours des postes depuis lesquels ils peuvent lancer une nouvelle répression meurtrière, et certains ont même monté dans la hiérarchie de la chaîne de commandement après les crimes contre l’humanité de 2022. Cette impunité persistante a des conséquences dévastatrices. Il est plus que temps de mettre en place un mécanisme international de justice pénale pour l’Iran avant que des manifestant·e·s ne soient de nouveau massacrés. »</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un terrible bilan pour les populations kurdes et baloutches</strong></h2>



<p>Les manifestant·e·s issus des populations baloutches et kurdes – des groupes persécutés en Iran – ont payé un lourd tribut à la répression meurtrière. Ils représentent 62 % du nombre total de victimes enregistrées, alors qu’ils ne constituent, respectivement, que 5 % et 10 à 15 % de la population du pays.</p>



<p>Amnesty International a recensé 106 manifestant·e·s et passant·e·s baloutches (dont 20 enfants) tués illégalement par les forces de sécurité de la province du Sistan-et-Baloutchistan (soit 33 % des victimes enregistrées par l’organisation). Durant la seule journée du 30 septembre 2022, 87 ont été victimes d’homicides illégaux lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu après les prières du vendredi à Zahedan (une répression connue sous le nom de « Vendredi sanglant »).</p>



<p>L’organisation a aussi recueilli des informations sur les circonstances entourant les homicides illégaux de 95 manifestant·e·s et passant·e·s kurdes, dont 13 mineur·e·s, tués lors de la dispersion de manifestations ou dans des zones où les forces de sécurité exerçaient une présence militarisée, à proximité de manifestations en cours ou récemment terminées, dans 17 départements des provinces du Kurdistan, de Kermanchah et de l’Azerbaïdjan occidental (29 % des victimes enregistrées par l’organisation). La plupart de ces personnes ont été tuées par balle ; d’autres ont été battues à mort, touchées par des grenades lacrymogènes ou écrasées délibérément par des véhicules des forces de sécurité.</p>



<p>Iman, témoin originaire de Sanandadj, dans la province du Kurdistan, a déclaré : « Les agents tiraient à vue, sans se soucier de savoir s’ils visaient des femmes, des enfants, des passants ou des manifestants. »</p>



<p>Amnesty International a constaté que, dans les provinces de Kermanchah, du Kurdistan et de l’Azerbaïdjan occidental, les forces de sécurité avaient systématiquement déployé des fusils de précision, des fusils d’assaut, des pistolets-mitrailleurs et des mitrailleuses lourdes montées sur des pick-ups.</p>



<p>L’organisation a conclu que des meurtres et des actes de torture avaient été commis contre des manifestant·e·s kurdes et baloutches avec une intention discriminatoire fondée sur des motifs politiques et ethniques, et que les critères constitutifs du crime contre l’humanité de persécution étaient remplis pour ces groupes pris pour cible.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une impunité intentionnelle</strong></h2>



<p>En Iran, l’impunité pour les crimes de droit international et les autres graves violations des droits humains est systémique et intentionnelle.&nbsp;</p>



<p>La Constitution iranienne place le système judiciaire sous le contrôle direct du Guide suprême, qui est non seulement le commandant en chef des forces de sécurité, mais aussi celui qui nomme le responsable du pouvoir judiciaire, qui à son tour nomme les principaux juges et procureurs. Les affaires concernant les graves violations des droits humains commises par des membres des forces de sécurité sont gérées par les parquets et tribunaux militaires, dont les juges et magistrats peuvent être eux-mêmes issus des forces de sécurité et s’appuient souvent sur les versions des faits fournies par les organes de sécurité – ceux-là mêmes qui sont impliqués dans les crimes.&nbsp;</p>



<p>La Loi iranienne sur le recours aux armes à feu par les forces armées en cas de force majeure autorise l’utilisation d’armes à feu pour disperser des manifestations, en violation flagrante du droit international, qui ne permet cette utilisation qu’en dernier recours face à une menace imminente de mort ou de blessure grave. Cette loi exempte aussi généralement les agents de l’État de toute responsabilité civile et pénale.&nbsp;</p>



<p>« Les victimes et leurs familles en Iran sont piégées dans un système où les institutions qui sont censées rendre justice sont contrôlées par les autorités qui ont du sang sur les mains. Les familles qui cherchent à obtenir vérité et justice sont persécutées, a déclaré Agnès Callamard.&nbsp;</p>



<p>« Il n’est pas réaliste d’adresser des appels au respect de l’obligation de rendre des comptes aux autorités judiciaires iraniennes, qui sont complices des crimes contre l’humanité. La communauté internationale doit proposer dès maintenant des voies internationales pour que justice soit faite. L’Assemblée générale des Nations unies doit combattre la crise de l’impunité qui expose la population iranienne à des massacres récurrents et de plus en plus graves de manifestant·e·s. »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="712" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-1024x712.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-37048" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-1024x712.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-300x209.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-768x534.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-1536x1068.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-863x600.jpg 863w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-734x510.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-104x72.jpg 104w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-207x144.jpg 207w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-60x42.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-120x83.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-200x139.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-400x278.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-260x181.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-520x362.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-325x226.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-650x452.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153-600x417.jpg 600w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/319153.jpg 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">TEHRAN, IRAN &#8211; SEPTEMBER 19: People gather during a protest for Mahsa Amini, who died after being arrested by morality police allegedly not complying with strict dress code in Tehran, Iran on September 19, 2022. (Photo by Stringer/Anadolu Agency via Getty Images)</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Complément d&rsquo;information</h2>



<p>Amnesty International publie ce rapport à un moment où la population iranienne est confrontée à un double risque de subir des crimes de droit international. D’un côté, elle est exposée à des violations du droit international humanitaire depuis que les États-Unis et Israël ont attaqué illégalement l’Iran en violation de la Charte des Nations unies, le 28 février 2026.</p>



<p>De l’autre, elle risque d’être victime de nouveaux crimes contre l’humanité dans le contexte de la répression de manifestations. Les autorités iraniennes ont invoqué la « situation de guerre » pour justifier une intensification de la répression intérieure, renforçant la militarisation des espaces publics, menaçant ouvertement de tuer massivement les manifestant·e·s et les dissident·e·s, et multipliant les exécutions arbitraires motivées par des considérations politiques.</p>



<p>Depuis décembre 2017, l’Iran est le théâtre de vagues successives de manifestations contre le régime. Des manifestant·e·s sont descendus dans la rue à plusieurs reprises pour réclamer le respect des droits humains, la dignité, la liberté, la fin du système de la République islamique et son remplacement par un nouveau système de gouvernance respectueux des droits. Les recherches approfondies d’Amnesty International sur la réponse des autorités à ces vagues successives de manifestations en décembre 2017-janvier 2018, novembre 2019, septembre-décembre 2022 et janvier 2026 révèlent une pratique récurrente des homicides illégaux de masse, de la torture, des disparitions forcées et d’autres crimes de droit international.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/communiques-de-presse/iran-les-architectes-de-la-repression/">Iran. Les architectes de la répression sanglante du mouvement «Femme, Vie, Liberté» identifiés</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Russie. Le recrutement d’étrangers pour combattre en Ukraine relève de la traite des êtres humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/russie-le-recrutement-detrangers-pour-combattre-en-ukraine-releve-de-la-traite-des-etres-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 14:54:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Russie. Le recrutement d’étrangers pour combattre en Ukraine relève de la traite des êtres humains La Russie a employé des pratiques trompeuses, coercitives et fondées sur l’exploitation, dans le but de recruter des étrangers pour qu’ils rejoignent ses forces armées, et de les envoyer combattre en Ukraine, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Russie. Le recrutement d’étrangers pour combattre en Ukraine relève de la traite des êtres humains</h2>



<p>La Russie a employé des pratiques trompeuses, coercitives et fondées sur l’exploitation, dans le but de recruter des étrangers pour qu’ils rejoignent ses forces armées, et de les envoyer combattre en Ukraine, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique jeudi 10 septembre. Dans de nombreux cas, cela constitue une violation des droits humains et relève de la traite des personnes, qui reste étendue en Russie et dont la communauté internationale doit se préoccuper en urgence.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/EUR4613612026ENGLISH.pdf">lire la synthèse (en)</a></div>
</div>



<p>Les recherches effectuées décrivent comment des recruteurs ont attiré sous des prétextes fallacieux au sein des forces armées russes des individus venant de l’étranger, et ont exploité la situation précaire de migrants et de réfugiés déjà présents en Russie. Les personnes prises pour cible sont majoritairement issues de pays à faible revenu du sud global.</p>



<p>« Les recherches effectuées par Amnesty montrent que l’armée russe renforce ses rangs avec des étrangers vulnérables sur le plan économique, et les utilise comme chair à canon dans la guerre d’agression contre l’Ukraine. Le niveau d’exploitation et de coercition que cela implique nous a amenés à conclure que dans de nombreux cas, cela relève de la traite des êtres humains, ainsi que la définit le Protocole de Palerme », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« S’appuyant sur des voies migratoires pré-existantes caractérisées par l’exploitation et des pratiques abusives à l’égard des migrant·e·s et des réfugié·e·s en Russie, des recruteurs ont établi un système de coercition, de fraude et de tromperie, notamment des promesses creuses faisant miroiter des emplois civils ou non-combattants, afin d’engager des étrangers dans l’armée. Une fois que les victimes ont signé les documents qu’on leur présente, souvent dans une langue qu’elles ne comprennent pas, des commandants militaires restreignent leurs mouvements, les déploient en première ligne avec une préparation minimale, et menacent ceux qui cherchent à s’en extraire. »</p>



<p>La synthèse s’appuie sur les témoignages de personnes originaires du Brésil, de Colombie, de Cuba, d’Égypte, de Sierra Leone, du Sri Lanka, de Somalie et d’Afrique du Sud, recueillis dans deux camps ukrainiens de prisonniers de guerre entre 2024 et 2026, et sur des conversations avec des étrangers servant actuellement au sein des forces russes, ainsi que des membres de leur famille, des avocat·e·s, des défenseur·e·s des droits humains et des journalistes.</p>



<p>Parmi leurs principaux outils pour recruter des étrangers, les autorités russes ont tiré parti de la situation irrégulière de personnes restées sur le territoire au-delà de la durée de leur visa de travail, ainsi que de la situation précaire d’étrangers accusés d’infractions pénales, leur présentant un engagement au sein de l’armée comme une solution préférable à une arrestation et une expulsion.</p>



<p>Amnesty International a recueilli les propos de deux Sri-Lankais recrutés après avoir dépassé la durée de leur visa de travail, ainsi que de personnes originaires de Cuba et d’Égypte, incarcérées pour détention présumée de stupéfiants, qui se sont vu proposer la possibilité de signer des contrats militaires au lieu de purger ou terminer leur peine de prison. L’organisation a également reçu le témoignage d’un réfugié originaire d’Afrique centrale qui a été placé en détention après l’expiration de son statut de protection temporaire, et qui a été menacé d’expulsion à moins qu’il ne s’engage au sein des forces armées de la Russie.</p>



<p>Passer sous silence ou présenter sous un faux jour les risques encourus et la nature spécifique du travail proposé est devenu un élément clé du recrutement de migrants par l’armée russe. Le service militaire est généralement présenté comme une fonction de soutien non-combattante, comme le fait de travailler dans une cantine militaire ou comme chauffeur loin de la première ligne des combats. Les deux Sri-Lankais interrogés ont déclaré qu’on leur avait fait croire qu’ils travailleraient comme cuisiniers, mais ont en fait été envoyés se battre en première ligne. Ils ont été capturés au bout de quelques semaines par les forces ukrainiennes. « L’ampleur des combats est inimaginable. On ne voit pas de soldats ukrainiens, seulement des drones. Des drones partout », a dit l’un d’eux. « Jamais je n’y retournerais. »</p>



<p>Des agents locaux et des offres d’emploi trompeuses sur Internet ont joué un rôle central dans le système visant à duper des étrangers au sein même de leur pays. Des personnes originaires du Brésil, de Colombie, de Sierra Leone, de Somalie, d’Afrique du Sud et du Sri Lanka, recrutées hors de Russie, ont déclaré qu’on leur avait fait de fausses promesses d’emplois civils dans les secteurs de la sécurité, de la logistique, de la construction, de l’informatique, entre autres, souvent avec l’assurance qu’elles percevraient des salaires élevés et bénéficieraient d’une procédure accélérée d’obtention de la nationalité russe &#8211; pour se retrouver finalement engagées de manière frauduleuse dans les forces armées à leur arrivée.</p>



<p>Un Sud-Africain qui avait postulé en ligne pour un emploi de chauffeur en Pologne a reçu de la part d’un agent sur WhatsApp des instructions lui demandant de prendre un vol pour Moscou afin d’aller récupérer un camion qu’il devait ensuite conduire jusqu’en Pologne, a déclaré son épouse à Amnesty International. « À son arrivée à Moscou, on lui a tout pris [&#8230;] On lui a dit qu’il n’irait pas en Pologne et qu’il allait devenir soldat. »</p>



<p>De nombreuses recrues ont reçu des promesses de salaires lucratifs et de bonus d’embauche qui ne se sont pas concrétisées. Si certaines ont perçu des paiements partiels avant d’être capturées, beaucoup ont indiqué n’avoir rien reçu du tout. Au-delà de la rémunération, toutes les personnes interrogées ont dit avoir été particulièrement motivées par les promesses concernant les procédures d’obtention de la nationalité russe.</p>



<p>Toutes ont signalé que leur liberté de mouvement avait fait l’objet de lourdes restrictions après qu’elles ont signé les contrats militaires. Des recrues venues du Brésil et du Sri Lanka ont déclaré que leurs passeports et téléphones portables leur ont été confisqués durant leur entraînement ou avant leur déploiement en première ligne. D’autres ont signalé qu’elles ne pouvaient pas quitter les centres où elles ont été conduites après la signature des papiers, et que les divers trajets s’effectuaient dans le secret et de manière strictement contrôlée.</p>



<p>Pedro, un informaticien brésilien, recruté après avoir signé ce qu’il pensait être un contrat pour un emploi bien rémunéré dans le domaine de la technologie en Russie, a déclaré qu’il avait dit à son commandant qu’il voulait partir, mais que celui-ci lui avait répondu : « Si vous essayez de vous enfuir, soit vous irez en prison soit nous vous tuerons. »</p>



<p>Le manque d’expérience militaire semble ne constituer aucun obstacle au recrutement, et la plupart des engagés sont déployés dans des zones de combat actif au bout d’à peine deux semaines d’entraînement. Un grand nombre ont signalé un manque de préparation, des équipements insuffisants, et une communication limitée avec les commandants en raison de la barrière de la langue. Cela suggère que le recrutement d’étrangers est nourri par la volonté des troupes russes d’augmenter le nombre de soldats en première ligne, sans guère se soucier de leur aptitude au combat et en affichant un mépris manifeste pour la vie humaine.</p>



<p>Les pratiques recensées dans le cadre de ces recherches suscitent de graves inquiétudes, tant la Russie a bafoué ses obligations en vertu du droit international, notamment en se livrant semble-t-il à la traite des êtres humains, et en s’abstenant : de poursuivre et combattre cette traite ; de mener des enquêtes efficaces dans les meilleurs délais sur tous les signalements de crimes et de violations graves des droits humains ; d‘identifier et de protéger les victimes et les rescapés ; et d’obliger les personnes soupçonnées d’être responsables ou complices de telles pratiques à rendre des comptes.</p>



<p>Amnesty International demande à la Russie de mettre immédiatement fin à toutes les pratiques abusives impliquant le recrutement militaire d’étrangers, et au traitement qui leur est réservé dans des camps d’entraînement et en première ligne des combats. Cela inclut : le fait de les recruter en usant de moyens coercitifs, de déclarations trompeuses et de campagnes de désinformation ; l’exploitation de vulnérabilités &#8211; sur les plans économique, juridique ou autre &#8211; d’étrangers en Russie et de personnes issues de communautés défavorisées dans le reste du monde ; et la restriction de leurs mouvements une fois en Russie ou sur les territoires ukrainiens occupés par la Russie.</p>



<p>Les États dont des ressortissants sont en danger ou ont été affectés par ce genre de pratiques devraient prendre des mesures préventives de protection, notamment en diffusant publiquement des mises en garde claires et des consignes sur les risques relatifs à des programmes de recrutement trompeurs ou frauduleux pour des emplois en Russie ou dans un pays tiers. Ils doivent aussi prendre des mesures concrètes, au niveau national, régional et mondial pour éradiquer la traite des êtres humains, et exiger que les responsables présumés rendent des comptes, et que les personnes victimes de coercition, d’exploitation ou de violations bénéficient de recours utiles.</p>



<p>La synthèse contient aussi une série d’appels aux autorités ukrainiennes, notamment concernant les ressortissants de pays tiers détenus comme prisonniers de guerre.</p>



<p>« Les souffrances humaines causées par la traite d’étrangers à laquelle se livrent la Russie ou ceux qu’elle habilite ou encourage, ne sont pas limitées au combat en première ligne en Ukraine. Ces réseaux de recrutement ont une vaste portée, et s’étendent jusqu’à des communautés vulnérables à travers le monde, laissant dans leur sillage exploitation, deuils et souffrances, bien au-delà de l’Ukraine ravagée par la guerre », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Si la Russie refuse de mettre fin à la traite des personnes et continue à exploiter des populations vulnérables dans le monde, d’autres États doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire cesser ce crime. Les responsabilités de toutes les personnes directement impliquées et de tous les complices présumés doivent être pleinement établies, qu’il s’agisse de recruteurs ou d’intermédiaires, de fonctionnaires ou de commandants militaires. Lorsqu’un cas de traite est avéré, les victimes et les rescapés doivent être identifiés et pris en charge en temps que tels, et tous les éléments de preuve disponibles doivent être recueillis et préservés afin que les responsables présumés puissent être poursuivis. »</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Contexte</h4>



<p>En mai 2025, les autorités russes ont officiellement déclaré la présence d’Amnesty International illégale en Russie et criminalisé ses activités sur place, et lui ont refusé la possibilité de recueillir ouvertement des informations en Russie ou auprès de la Russie. Cela a empêché l’organisation d’enquêter librement sur les témoignages de personnes qui, selon les médias contrôlés par le gouvernement russe, ont affirmé que des recruteurs ukrainiens ont également essayé d’engager des étrangers par des moyens trompeurs ou cherchant à exploiter une situation vulnérable.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/russie-le-recrutement-detrangers-pour-combattre-en-ukraine-releve-de-la-traite-des-etres-humains/">Russie. Le recrutement d’étrangers pour combattre en Ukraine relève de la traite des êtres humains</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>Hongrie. Meta n’a pas fait barrage aux contenus anti-LGBTI sur Facebook</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/hongrie-meta-na-pas-fait-barrage-aux-contenus-anti-lgbti-sur-facebook/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 07:35:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hongrie. Meta n’a pas fait barrage aux contenus anti-LGBTI sur Facebook Ce Communiqué de presse contient des informations susceptibles de heurter la sensibilité de certains lectrices et lecteurs Meta n&#8217;a pas fait barrage aux propos préjudiciables tenus sur Facebook à l&#8217;encontre de la communauté LGBTI en Hongrie, du fait d&#8217;une application défaillante de ses propres [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Hongrie. Meta n’a pas fait barrage aux contenus anti-LGBTI sur Facebook</h2>



<p><strong><em>Ce Communiqué de presse contient des informations susceptibles de heurter la sensibilité de certains lectrices et lecteurs</em></strong></p>



<p>Meta n&rsquo;a pas fait barrage aux propos préjudiciables tenus sur Facebook à l&rsquo;encontre de la communauté LGBTI en Hongrie, du fait d&rsquo;une application défaillante de ses propres règles de modération, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse.</p>



<p>Dans ce document intitulé <strong><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/EUR2713792026ENGLISH.pdf">‘It erodes my soul’: Meta’s contribution to anti-LGBTI discourse in Hungary</a>,</strong> il apparaît clairement que les décisions de Meta en matière de politique, notamment l&rsquo;affaiblissement des garanties pour les groupes exposés à des risques en janvier 2025 et la nette baisse de la modération proactive des contenus, ont des effets néfastes sur la communauté LGBTI en Hongrie.</p>



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<p>« Meta a contribué à des répercussions négatives sur les droits des personnes LGBTI en Hongrie par le biais de ses décisions en matière de stratégie, et n’a pas pris les mesures adéquates afin de prévenir les préjudices qui en découlent. Les risques encourus par les personnes LGBTI en Hongrie étaient prévisibles et bien documentés, mais Meta n’a pas dûment réagi face à cette situation », a déclaré Daniela Schnidrig, responsable par intérim de la stratégie et du plaidoyer, équipe Responsabilité des géants technologiques à Amnesty International.</p>



<p>Entre autres défaillances, Meta n’a pas évalué correctement les risques que les changements apportés à ses politiques au niveau mondial faisaient peser sur la communauté LGBTI hongroise. Lors même qu&rsquo;elle avait connaissance du climat politique hostile, des restrictions légales imposées aux rassemblements en lien avec les personnes LGBTI, dont la marche des fiertés, ainsi que des discours anti-LGBTI, notamment de la part du gouvernement et d&rsquo;acteurs proches de celui-ci.</p>



<p>Facebook occupe une place particulièrement influente dans le paysage informatif hongrois, puisqu’il touche plus de la moitié de la population.</p>



<p>D’après les personnes LGBTI interrogées dans le cadre de cette recherche, l’exposition répétée à des contenus anti-LGBTI sur Facebook était source d’anxiété et de frustration, et nourrissait un sentiment d’impuissance, y compris dans les cas où elles ont signalé ces contenus préjudiciables.</p>



<p>« Facebook n’est qu’un élément de plus qui alimente mon anxiété… Pour eux (Meta), les utilisateurs·trices ne sont pas des personnes, ce ne sont que des chiffres », a déclaré l’une des personnes interrogées.</p>



<p>Certaines se sont temporairement retirées de la plateforme et ont cessé de participer aux débats publics afin de protéger leur santé mentale. D’autres ont pratiqué l’autocensure, craignant des réactions négatives si elles exprimaient ouvertement leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou leur soutien aux droits des personnes LGBTI sur la plateforme.</p>



<p>Face à ces situations, on ne peut que se demander si Facebook a manqué à son devoir de protéger les droits à la liberté d’expression et à la non-discrimination, en fragilisant la capacité des personnes LGBTI à participer à la vie publique et civique sur un pied d’égalité avec les autres.</p>



<p>« Depuis 10 ans, les membres de la communauté LGBTI hongroise sont en butte à de violentes campagnes de dénigrement et à des lois répressives mises en place par le gouvernement de Viktor Orbán. En outre, ils n’ont pas pu s’exprimer librement sur les plateformes de Meta, ce qui a fortement exacerbé leur désespoir », a déclaré Eszter Mihály, responsable des questions LGBTI à Amnesty International Hongrie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le rôle central de Facebook dans les débats</h4>



<p>Dans le cadre de cette recherche, Amnesty International a mené une étude de veille des débats publics sur les questions LGBTI sur diverses plateformes de réseaux sociaux.</p>



<p>Nous avons constaté que les discussions concernant les personnes LGBTI étaient émaillées de propos alarmistes, de désinformation et de discours dénigrants, Facebook servant de forum central à ces débats. Des représentants de Háttér Society, une organisation hongroise qui soutient et défend les droits des personnes LGBTI, ont communiqué à Amnesty International des exemples de contenus préjudiciables sur Facebook recensés entre janvier 2023 et décembre 2024. Il s’agissait notamment de commentaires appelant à la violence physique envers les personnes LGBTI, par exemple : « Battez-les à mort immédiatement », « Je tirerais sur ça », « Jetez-les du haut d’un pont » et « Mort à ces vermines extrêmes genderfluid ».</p>



<p>D&rsquo;autres commentaires employaient un langage déshumanisant, qualifiant les personnes LGBTI de « rats », « mutants », « vers de terre » ou « racaille », tandis que certains prônaient explicitement l&rsquo;éradication des personnes transgenres.</p>



<p>Plusieurs exemples relayaient des discours présentant les personnes LGBTI comme une menace pour les enfants, la morale publique ou l’ordre social.</p>



<p>Certains contenus préjudiciables sont restés accessibles pendant un certain temps après avoir été signalés, parfois encore visibles lors d’une vérification effectuée en mars 2026. Le fait que ces contenus demeurent accessibles témoigne de lacunes persistantes dans la cohérence et l&rsquo;efficacité des systèmes de modération de Meta.</p>



<p>Des personnes interrogées ont été confrontées à plusieurs reprises à des contenus hostiles aux LGBTI, alors qu’elles s’efforçaient activement de les éviter en bloquant des comptes, en les signalant et en faisant part de leur désintérêt à Facebook.</p>



<p>Ádám Kanicsár, militant LGBTI et journaliste, a déclaré : « Mon fil d’actualité est désormais vraiment malsain. Il ne s’agit pas seulement d’une ou deux vidéos : c’est toute une série de vidéos. Je ne vois plus que ça. Les contenus postés par mes ami·e·s se font rares. »</p>



<p>D’autres personnes interrogées ont ajouté qu’on leur présentait des contenus qui ne les intéressaient pas.</p>



<p>« Pris dans leur ensemble, ces résultats amènent à se demander si la conception de Facebook a pu accroître l’exposition des utilisateurs·trices à des contenus anti-LGBTI nocifs. Ces conclusions laissent à penser que les systèmes qui visent à maximiser le temps d’utilisation peuvent contribuer à une exposition répétée à des contenus préjudiciables et clivants », a déclaré Alia Al Ghussain, responsable de l’équipe Responsabilité des géants technologiques d’Amnesty International. En vertu de la législation sur les services numériques de l&rsquo;Union européenne, Meta est tenue d&rsquo;identifier et de prévenir les risques systémiques liés à la conception de sa plateforme afin que ses produits ne causent pas d’atteintes aux droits humains et n’y contribuent pas. L&rsquo;entreprise doit réévaluer les répercussions de ses changements de politique opérés en janvier 2025 dans différents contextes, et renforcer la modération des contenus ainsi que l&rsquo;application de ses règles. Pour ce faire, elle doit mettre en place un mécanisme de plainte efficace, améliorer la transparence au niveau de l’application et de l’efficacité de ses politiques, et proposer des recours utiles aux personnes ayant subi un préjudice quelconque. La Commission européenne doit appliquer avec rigueur la législation sur les services numériques et enquêter sur le respect par Meta de ses obligations.</p>



<p>Amnesty International a écrit à Meta le 28 juillet en exposant ses conclusions. Le 11 août, Meta répondait en indiquant que, compte tenu de l&rsquo;ampleur et du niveau de détail des conclusions présentées, elle ne serait pas en mesure de fournir une réponse dans les délais impartis.</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Contexte</h4>



<p>Cette recherche a été menée dans un contexte de détérioration de la situation des droits des personnes LGBTI en Hongrie. Sous l’ancien Premier ministre Viktor Orbán, le gouvernement a adopté des lois et des politiques discriminatoires, tandis que des acteurs et entités en accord avec ses idées présentaient les personnes LGBTI comme une menace pour les enfants, les familles et les valeurs hongroises. Cette tendance s’est durcie en 2025 et 2026, de nouvelles lois restreignant les rassemblements en lien avec les personnes LGBTI, notamment les marches des fiertés.</p>
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		<title>Namibie. Des Angolais·e·s déplacés par la sécheresse sont victimes de violations des droits humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/namibie-des-angolais%c2%b7e%c2%b7s-deplaces-par-la-secheresse-sont-victimes-de-violations-des-droits-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 09:43:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=37000</guid>

					<description><![CDATA[<p>Namibie. Des Angolais·e·s déplacés par la sécheresse sont victimes de violations des droits humains Des femmes et des enfants angolais déplacés en Namibie par la sécheresse sont exposés à de graves violations des droits fondamentaux, découlant de l’absence de voies de migration légales pour les personnes contraintes à franchir les frontières par des catastrophes naturelles, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Namibie. Des Angolais·e·s déplacés par la sécheresse sont victimes de violations des droits humains</h2>



<p>Des femmes et des enfants angolais déplacés en Namibie par la sécheresse sont exposés à de graves violations des droits fondamentaux, découlant de l’absence de voies de migration légales pour les personnes contraintes à franchir les frontières par des catastrophes naturelles, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport.</p>



<p>Ce document, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/AFR4213902026ENGLISH.pdf"><strong>The Drier it Gets, the Longer You Have to Walk: The Human Rights Impacts of Drought-Induced Displacement on Angolan Women and Children in Namibia</strong></a>, fait état des conséquences dévastatrices des sécheresses récurrentes dans le sud de l’Angola, et des impacts sur les droits fondamentaux des personnes déplacées en Namibie, notamment la crainte persistante d’être arrêtées, détenues et expulsées, ce qui influe sur leurs décisions quotidiennes concernant l’obtention de soins de santé ou d’autres services.</p>



<p>« Les autorités namibiennes doivent adopter une démarche fondée sur les droits face à la migration, afin de garantir que les personnes déplacées par la sécheresse et d’autres catastrophes naturelles puissent exercer leurs droits fondamentaux, notamment la possibilité de se faire enregistrer et d’obtenir des papiers », a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International.</p>



<p>« La protection d’Angolais·e·s déjà marginalisés, obligés de se rendre en Namibie à la recherche de moyens de subsistance, n’est pas qu’une question humanitaire. Il s’agit d’une crise des droits humains exigeant une solidarité internationale, notamment une protection juridique contre le « refoulement » », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



<p>Entre mai 2024 et mai 2026, Amnesty International a recueilli les propos d’au moins 167 personnes, parmi lesquelles des personnes déplacées, des responsables communautaires, des représentant·e·s du gouvernement, des représentant·e·s d’organisations de la société civile, des universitaires et des membres de l’équipe pays des Nations unies.</p>



<p>Au moment de la publication de ce communiqué, le gouvernement namibien n’avait pas répondu aux demandes de commentaires d’Amnesty International.</p>



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<h4 class="wp-block-heading">« Plus il fait sec, plus il faut marcher longtemps, plus il faut creuser profond »</h4>



<p>Le sud de l’Angola, en particulier les provinces de Cunene, Huíla et Namibe, est une des régions les plus durement touchées par des sécheresses à répétition, situation exacerbée par El Niño.</p>



<p>Ces conditions, associées à des défaillances structurelles de longue date, ont fragilisé les systèmes pastoraux et agricoles traditionnels, miné la résilience des personnes et contraint celles-ci à migrer vers la Namibie afin d’y chercher sécurité, nourriture, eau, travail et services essentiels.</p>



<p>Touchés de manière disproportionnée, femmes et enfants entreprennent souvent ces périples alors que ceux-ci sont très risqués.</p>



<p>Un jeune militant en faveur du climat a déclaré à Amnesty International que les déplacements induits par la sécheresse ne sont pas simplement l’histoire de personnes « fuyant la sécheresse », mais une réaction rationnelle face à des systèmes en plein effondrement. « Plus il fait sec, plus il faut marcher longtemps, plus il faut creuser profond », a-t-il dit.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La réaction namibienne face au déplacement d’Angolais·e·s</h4>



<p>Le rapport indique que les moyens dont disposent les Angolais·e·s déplacés par la sécheresse pour faire régulariser leur séjour en Namibie sont limités, car les lois en vigueur relatives à l’immigration et la protection ne reflètent pas les réalités des déplacements causés par le changement climatique. Cela a poussé de nombreuses personnes à passer la frontière de manière irrégulière à la recherche de nourriture, d’eau, de pâturages, de soins de santé, de soutien familial et de travail, à la suite de sécheresses qui anéantissent les cultures, le bétail et les moyens de subsistance.</p>



<p>En 2026, le programme de contrôle de la migration du ministère namibien de l’Intérieur a annoncé que plus de 1 000 ressortissant·e·s angolais avaient été renvoyés en Angola, après qu’il a été établi que leur présence dans le pays était irrégulière au regard de la législation relative à l’immigration.</p>



<p>Le 4 juin 2025, Amnesty International a vu les autorités namibiennes réunir une quarantaine d’Angolais·e·s, parmi lesquels des femmes et des enfants, dans un centre associatif d’Opuwo, et les conduire le jour même à la frontière, à Ruacana, à plus de 100 kilomètres &#8211; pour les remettre aux autorités angolaises, sans leur proposer d’évaluation individuelle, d’informations sur l’asile ou de possibilités de protection, ni avoir effectué d’évaluation des risques à leur retour. L’absence d’examen individuel soulève de graves inquiétudes, compte tenu de l’interdiction des expulsions collectives et du principe de « non-refoulement ».</p>



<p>Dans d’autres cas, des mineur·e·s angolais ont en outre été soumis à des retours forcés sous l’égide du gouvernement, sans que les informations disponibles ne permettent d’établir si les garanties requises ont été respectées.</p>



<p>Le rapport indique que le cadre juridique en vigueur en Namibie en matière d’immigration ne répond pas de manière adéquate aux besoins des personnes déplacées au-delà des frontières de leur pays par la sécheresse. Si les personnes détentrices d’un passeport angolais peuvent entrer sur le territoire namibien sans visa, en passant par des postes frontières officiels pour des durées limitées, cela ne prévoit pas le droit de travailler, un séjour plus long, ni une procédure dédiée pour l’obtention d’une protection.</p>



<p>De nombreuses personnes issues de communautés frontalières touchées par la sécheresse ne possèdent par ailleurs pas de passeport ni d’autres documents d’identité, et empruntent des points de passage informels. Une fois arrivées en Namibie sans statut régulier, les possibilités pour régulariser leur séjour sont limitées. Des milliers d’Angolais·e·s vivent ainsi dans la crainte d’être arrêtés, placés en détention et expulsés, une peur qui influe sur leurs décisions quotidiennes, notamment sur l’opportunité de chercher à obtenir soins de santé et autres services.</p>



<p>Amnesty International a constaté que pour les personnes vivant déjà dans le nord de la Namibie, les conditions de logement, d’accès à l’eau et d’assainissement étaient très insuffisantes au regard du droit international et des normes internationales. De nombreuses familles vivent dans des abris de fortune, construits à partir de branches, de plastique et de carton, dans des conditions de grande promiscuité ou, dans certains cas, sans aucun abri.</p>



<p>Le rapport explique en détail comment les Angolais·e·s sans papiers se voyaient facturer des frais plus élevés que les Namibien·ne·s à l’hôpital, ce qui les poussait à retarder leur prise en charge jusqu’à ce que la maladie s’aggrave, voire à éviter complètement les cliniques par crainte que les établissements de santé ne soient liés aux services de contrôle de l’immigration.</p>



<p>« Nous n’y allons que lorsque la douleur est insupportable ; sinon, nous restons allongés et nous attendons », a déclaré une femme.</p>



<p>Amnesty International exhorte les autorités namibiennes à respecter leurs obligations en vertu du droit international et régional, en veillant à ce que les Angolais·e·s déplacés puissent bénéficier de protections juridiques, notamment de l’enregistrement et de documents nécessaires pour faire valoir leurs droits. Les autorités publiques doivent procéder à des évaluations individuelles avant les expulsions, et prendre en compte les risques liés au retour pour la sécurité des personnes.</p>



<p>Les États à revenus élevés, historiquement grands émetteurs, ont des obligations accrues en matière d’action climatique, tandis que les États qui en ont la possibilité doivent apporter leur coopération et leur aide au niveau international, notamment par un financement climatique adéquat, en fonction de leurs capacités, afin de soutenir des pays tels que l’Angola et la Namibie dans leurs efforts d’adaptation, de préparation à la sécheresse, de renforcement de la résilience, et de gestion des pertes et préjudices.</p>



<p>« Cette réalité souligne la nécessité pour la communauté internationale de reconnaître l’injustice à laquelle ces communautés sont confrontées et d’y répondre par une coopération et un soutien solides. Cela ne peut pas attendre », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le manquement de l’Angola au devoir d’investir dans l’adaptation et la préparation</h4>



<p>Les investissements de l’Angola dans l’adaptation au changement climatique, la préparation à la sécheresse et la protection des moyens de subsistance sont restés inégaux en raison de financements limités, d’une faible capacité institutionnelle, d’infrastructures de surveillance climatique inadéquates et d’une dépendance persistante vis-à-vis des programmes d’urgence et de résilience soutenus par les donateurs.</p>



<p>Le rapport montre que les lacunes dans les systèmes d’alerte précoce, les infrastructures hydrauliques, le soutien vétérinaire et les mécanismes de protection sociale ont contribué à l’érosion progressive des systèmes pastoraux et d’agriculture de subsistance.</p>



<p>« La sécheresse et les risques croissants liés au changement climatique ne peuvent dispenser le gouvernement de son obligation légale de protéger les droits des personnes à la vie, à l’alimentation, à l’eau, à la santé, à un environnement sain et à un niveau de vie adéquat », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



<p>« Les autorités angolaises doivent prendre des mesures d’urgence afin d’honorer leurs obligations légales, en mettant en place des mesures de protection destinées aux personnes touchées par la sécheresse, grâce à des mécanismes de préparation à la sécheresse et d’adaptation au changement climatique, et pour protéger les communautés menacées de déplacement. »</p>



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</div>



<h4 class="wp-block-heading">Contexte</h4>



<p>Entre janvier et juillet 2021, plus de 7 000 Angolais·e·s, principalement des femmes, notamment des femmes enceintes et allaitantes, ainsi que des enfants et des personnes âgées, ont franchi la frontière pour se rendre dans le nord de la Namibie, après plusieurs années consécutives de sécheresse et d’insécurité alimentaire graves dans le sud de l’Angola. La sécheresse et l’insécurité alimentaire ont continué à contribuer aux mouvements transfrontaliers au cours des années suivantes, notamment lors de nouvelles périodes de sécheresse grave en 2023 et 2024. L’ampleur réelle des déplacements liés à la sécheresse au cours de cette période reste toutefois inconnue, du fait de l’absence de systèmes complets d’accueil, d’enregistrement ou de collecte de données.</p>




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		<item>
		<title>Palestine. Le Hamas doit mettre fin aux exécutions extrajudiciaires et garantir la justice pour les victimes</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/palestine-le-hamas-doit-mettre-fin-aux-executions-extrajudiciaires-et-garantir-la-justice-pour-les-victimes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 07:24:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Palestine. Le Hamas doit mettre fin aux exécutions extrajudiciaires et garantir la justice pour les victimes Les autorités du Hamas et les forces qui lui sont affiliées dans la bande de Gaza occupée doivent mettre fin aux exécutions extrajudiciaires de personnes soupçonnées de collaborer avec Israël, qui sont perpétrées en l’absence de toute procédure judiciaire, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Palestine. Le Hamas doit mettre fin aux exécutions extrajudiciaires et garantir la justice pour les victimes</h2>



<p>Les autorités du Hamas et les forces qui lui sont affiliées dans la bande de Gaza occupée doivent mettre fin aux exécutions extrajudiciaires de personnes soupçonnées de collaborer avec Israël, qui sont perpétrées en l’absence de toute procédure judiciaire, a déclaré Amnesty International le 21&nbsp;août. Le mois dernier, des responsables de la sécurité au sein de la branche militaire du Hamas, les Brigades al&nbsp;Qassam, ont annoncé publiquement l’exécution sommaire d’un homme accusé&nbsp;de collaboration avec&nbsp;Israël, et leur intention d’exécuter un autre «&nbsp;informateur&nbsp;» les jours suivants, dans le cadre de ce qu’ils ont qualifié de campagne de sécurité à grande échelle.</p>



<p>Un rapport de l’ONU datant de juin 2026 a recensé 249&nbsp;cas d’exécutions extrajudiciaires et de violences physiques graves commises à Gaza entre août 2024 et début 2026, les&nbsp;<a href="https://news.un.org/en/story/2026/06/1167682"></a><a></a>forces&nbsp;affiliées au Hamas étant impliquées dans au moins 60 de ces cas.&nbsp;Amnesty International a enquêté et réuni des informations sur neuf exécutions extrajudiciaires et homicides illégaux perpétrés par des forces affiliées au Hamas immédiatement après l’annonce du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, en octobre 2025.</p>



<p>Bien que les responsables du Hamas aient déclaré avoir ouvert des enquêtes internes préliminaires sur ces faits, à la connaissance d’Amnesty International, aucun des responsables de ces homicides n’a jusqu’à présent eu à rendre de comptes.&nbsp;Ces dernières semaines, l’effondrement de l’ordre et de l’état de droit à Gaza, ainsi que le dénuement extrême provoqué par le génocide qu’Israël continue de commettre, ont alimenté des tensions sociales, y compris des luttes internes parmi certaines familles.</p>



<p>«&nbsp;Près de trois ans se sont écoulés depuis le début du&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/11/israels-genocide-against-palestinians-in-gaza-continues-unabated-despite-ceasefire/"></a><a></a>génocide toujours en coursauquel se livre Israël contre les&nbsp;Palestinien·ne·s&nbsp;dans la bande de Gaza occupée. La population civile, qui est traumatisée et qui a déjà enduré des souffrances inimaginables, n’a pas à subir de nouveaux homicides et de nouveaux actes de cruauté. Les autorités du Hamas doivent immédiatement mettre fin à tous les homicides illégaux, aux actes de justice privée et aux arrestations arbitraires. Le rétablissement de l’ordre public ne doit en aucun cas servir de prétexte pour commettre des violations graves des&nbsp;droits humains, mener des représailles ou punir collectivement des familles entières, a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice&nbsp;générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International.</p>



<p>«&nbsp;Les individus qui ont ordonné et perpétré des exécutions extrajudiciaires ainsi que des arrestations arbitraires, des actes de torture et d’autres mauvais traitements doivent être amenés à rendre des comptes. Malgré l’annonce de la dissolution du comité du Hamas administrant la bande de Gaza, le Hamas demeure pleinement responsable de la prévention des violations graves commises par ses agences et les individus sous son contrôle, notamment les Brigades al&nbsp;Qassam et le&nbsp;“Système de sécurité de la résistance”. La nouvelle direction du bureau politique du Hamas doit mettre fin à l’impunité de longue date pour les violences commises par ses forces et ses affiliés, et prendre des mesures concrètes et urgentes afin que la vérité soit révélée et que justice soit rendue pour les victimes et leurs familles.&nbsp;»</p>



<p>Un membre haut placé non identifié du «&nbsp;Système de sécurité de la résistance&nbsp;», un groupe secret de sécurité et de renseignement opérant sous l’égide des branches militaires du Hamas et d’autres groupes armés palestiniens, a également annoncé sur la plateforme officielle du groupe sur Telegram, Al&nbsp;Hares, que l’exécution extrajudiciaire du 1<sup>er&nbsp;</sup>juillet marquait le début d’une «&nbsp;campagne de sécurité à grande échelle&nbsp;» et que «&nbsp;les prochains jours verraient l’exécution d’autres personnes impliquées dans des faits de collaboration avec l’occupant&nbsp;».</p>



<p>Depuis le début du génocide, des organisations palestiniennes de défense des droits humains, notamment&nbsp;<a href="https://www.mezan.org/en/post/46788/Al-Mezan-Condemns-the-Extrajudicial-Execution-of-Palestinians-in-Gaza-and-Calls-for-Respect-for-the-Rule-of-Law"></a><a></a>Al&nbsp;Mezan&nbsp;et la&nbsp;<a href="https://www.ichr.ps/public/page/125166"></a><a></a>Commission indépendante pour les droits humains, ont condamné à plusieurs reprises les exécutions extrajudiciaires et les autres homicides illégaux commis à Gaza, notamment ceux perpétrés par des groupes armés non identifiés, et ont appelé les autorités à enquêter sur les responsables et à garantir la reddition de comptes.</p>



<p>Un&nbsp;<a href="https://www.un.org/unispal/document/report-commission-of-inquiry-opt-israel-a-hrc-62-22/"></a><a></a>rapport&nbsp;récent de la Commission internationale indépendante des Nations unies chargée d’enquêter dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et en Israël, a recensé 249&nbsp;cas d’exécutions extrajudiciaires et de violences physiques graves commises à Gaza entre août 2024 et janvier 2026 qui ont entraîné au moins 108&nbsp;décès. Au moins 60 de ces cas impliquaient des forces affiliées au Hamas. Certaines de ces exécutions ont été menées en public, filmées et diffusées sur des pages affiliées au Hamas, principalement sur des chaînes Telegram.</p>



<p>Par exemple, le 21&nbsp;septembre 2025, au plus fort de la campagne israélienne de déplacements forcés massifs dans la ville de Gaza, un groupe se présentant comme la «&nbsp;Salle d’opérations conjointes de la résistance&nbsp;»&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/business/media-telecom/hamas-led-authorities-execute-alleged-collaborators-gaza-official-says-2025-09-22/"></a><a></a>a revendiqué&nbsp;l’exécution publique, dans une rue de la ville, de trois hommes accusés d’avoir collaboré avec Israël.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans le cadre de son enquête, Amnesty International a recensé neuf exécutions extrajudiciaires et un homicide illégal qui ont tous, sauf dans un cas, eu lieu immédiatement après le prétendu cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, en octobre 2025. Les éléments de preuve réunis montrent qu’en octobre 2025, le Hamas et les forces qui lui sont affiliées ont procédé à l’exécution sommaire et publique de huit&nbsp;membres de la famille Dughmush du quartier de Sabra, à Gaza, après les avoir accusés de collaboration avec Israël. Des informations ont également été réunies faisant état d’une autre exécution qui a eu lieu le 1<sup>er&nbsp;</sup>juillet 2026.</p>



<p>L’organisation a en outre rassemblé des informations au sujet de l’homicide illégal d’un homme qui a eu lieu en octobre 2025 lors d’une apparente opération d’arrestation menée dans le camp de personnes réfugiées d’Al&nbsp;Bureij, près de la rue Salaheddine, par des hommes armés et masqués.</p>



<p>Amnesty International a vérifié des photos et des vidéos, recueilli les témoignages de 11&nbsp;proches de personnes tuées et de deux membres du personnel médical, et analysé les déclarations des autorités du Hamas ainsi que les comptes Telegram de sa branche militaire et des groupes armés qui lui sont affiliés.</p>



<p>Amnesty International a transmis un résumé de ses conclusions à la direction du Hamas en novembre 2025 et a envoyé une demande d’informations complémentaires en juillet de cette année. Dans leur réponse de novembre 2025, les autorités du Hamas ont déclaré avoir ouvert des enquêtes sur ces faits, sans donner plus de précisions. Aucune réponse n’avait été reçue au moment de la publication du document cette année.</p>



<p>Depuis le 7&nbsp;octobre 2023, les forces et les autorités du Hamas à Gaza ont mis en place des forces parallèles agissant presque totalement en dehors de tout cadre juridique, appliquant régulièrement et de façon sommaire des châtiments –&nbsp;souvent filmées&nbsp;– contre des&nbsp;Palestinien·ne·s, y compris de présumés pillards, interrogeant des dissidents et des personnes soupçonnées d’infractions dans des lieux civils, effectuant des descentes dans des&nbsp;<a></a><a></a><a></a><a></a><a></a><a></a><a></a><a></a>logements&nbsp;civils et menaçant les proches de leurs opposants. Les éléments de preuve recueillis par Amnesty International concordent avec les conclusions du rapport de la Commission d’enquête des Nations unies.</p>



<p>Le Hamas justifie ce qu’il qualifie de «&nbsp;mesures exceptionnelles&nbsp;» en invoquant le «&nbsp;principe de l’état de nécessité&nbsp;», arguant de la destruction des institutions judiciaires et de sécurité par les forces israéliennes et de la nécessité de faire face au chaos et aux «&nbsp;bandes criminelles&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;Les homicides illégaux ne peuvent en aucun cas être justifiés. Les droits à la vie, de ne pas être soumis à la torture, à un procès équitable et à une procédure régulière doivent être respectés en toutes circonstances, y compris dans les situations d’urgence et même lorsque le système judiciaire s’est effondré à la suite d’hostilités militaires actives. Toute personne soupçonnée d’une infraction pénale, y compris de faits de trahison ou de collaboration, doit se voir accorder le plein respect des droits humains, notamment des droits à la vie, à la sécurité de la personne et à un procès équitable, sans recours à la peine de mort&nbsp;», a souligné Erika Guevara-Rosas.</p>



<p><strong>Les exécutions sommaires de juillet 2026</strong></p>



<p>Le 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet, la «&nbsp;Sécurité de la résistance&nbsp;»&nbsp;<a></a>a<a href="https://www.aljazeera.net/news/2026/7/1/%D8%A3%D9%85%D9%86-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%82%D8%A7%D9%88%D9%85%D8%A9-%D8%A8%D8%BA%D8%B2%D8%A9-%D9%8A%D8%B9%D9%84%D9%86-%D8%A5%D8%B9%D8%AF%D8%A7%D9%85-%D8%B9%D9%85%D9%8A%D9%84-%D8%AA%D8%B3%D8%A8%D8%A8">&nbsp;annoncé</a>&nbsp;l’exécution publique, dans la ville de Gaza, d’un homme désigné par ses initiales qu’elle&nbsp;accusait&nbsp;de collaboration avec&nbsp;Israël. Après son exécution, le nom complet et les données personnelles de cet homme ont été diffusés sur les réseaux sociaux (cette pratique consistant à divulguer les données personnelles étant appelée «&nbsp;doxxing&nbsp;»), dans un premier temps par des comptes affiliés au Hamas, ce qui a gravement mis en danger sa famille, y compris ses enfants.</p>



<p>L’homme était accusé d’avoir révélé aux forces israéliennes le lieu où se trouvaient de hauts responsables des Brigades al&nbsp;Qassam, notamment leur commandant militaire,&nbsp;Ezziddine&nbsp;al Haddad. Le groupe l’a accusé d’avoir transmis aux autorités israéliennes des informations ayant conduit aux homicides commis par Israël d’Ezziddine&nbsp;al Haddad et de nombreux&nbsp;civil·e·s&nbsp;palestiniens. Il a affirmé avoir procédé à cette exécution après avoir épuisé ce qu’il a qualifié de «&nbsp;procédures révolutionnaires&nbsp;» et mené des enquêtes internes.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Quelques jours plus tard, des chaînes Telegram associées aux Brigades al&nbsp;Qassam ont annoncé que la «&nbsp;Sécurité de la résistance&nbsp;» avait arrêté et interrogé un autre informateur présumé, sans donner plus de détails, et qu’elle avait l’intention de l’exécuter «&nbsp;sous quelques jours&nbsp;».</p>



<p>Cette déclaration a été faite après qu’un responsable de la «&nbsp;Sécurité de la résistance&nbsp;» eut déclaré que l’exécution du 1<sup>er&nbsp;</sup>juillet n’était qu’un début, ce qui fait craindre que d’autres exécutions sommaires ne suivent.</p>



<p><strong>Exécution extrajudiciaire de huit membres de la famille Dughmush</strong></p>



<p>En octobre 2025, des affrontements entre le Hamas et des membres de la famille Dughmush ont éclaté aux alentours du 10&nbsp;octobre 2025, juste après l’annonce du cessez-le-feu avec Israël. Ils ont commencé lorsque des forces affiliées au Hamas ont tenté de chasser des membres de cette famille d’un hôpital de campagne non loin d’Al Sabra, dans la ville de Gaza, où ils s’étaient réfugiés pour échapper aux frappes israéliennes, les accusant d’avoir pillé l’hôpital et de l’utiliser pour stocker des armes et des explosifs.</p>



<p>Au cours des affrontements avec des membres armés de la famille Dughmush, les forces du Hamas ont encerclé le quartier de la famille à Al Sabra pendant une semaine, et au moins quatre membres de la famille Dughmush et au moins un membre du Hamas ont été tués. Pendant le siège du quartier de Sabra, les forces du Hamas et leurs alliés ont également pillé, incendié et vandalisé des habitations dans ce quartier. Amnesty International a reçu des séquences vidéo montrant les conséquences des déprédations dans deux habitations du quartier.</p>



<p>Parallèlement à ces affrontements, le 13&nbsp;octobre 2025, huit membres non armés de la famille Dughmush ont été exécutés de façon extrajudiciaire et en public en raison d’accusations de faits de collaboration avec Israël.</p>



<p>Une vidéo diffusée sur des comptes de réseaux sociaux affiliés au Hamas et vérifiée par Amnesty International montre huit hommes aux yeux bandés et entravés, dont certains n’étaient que partiellement vêtus et semblaient présenter des traces de blessures antérieures, traînés par des hommes armés et masqués vers un espace ouvert de la rue Al&nbsp;Thalathini, une artère principale de la ville de Gaza. Les huit hommes ont été abattus à bout portant.</p>



<p>Parmi ces huit hommes exécutés de façon extrajudiciaire figuraient des proches d’une Palestinienne qui s’est entretenue avec Amnesty International et dont le nom n’est pas divulgué pour des raisons de sécurité.</p>



<p>«&nbsp;Les huit hommes s’étaient rendus parce qu’on leur avait promis un procès équitable, mais ils ont été exécutés en public deux heures plus tard&nbsp;», a-t-elle déclaré.</p>



<p>Son témoignage concorde avec les informations fournies à Amnesty International par deux autres habitants interrogés séparément, qui ont indiqué que la décision de livrer ces huit hommes avait été prise pour mettre fin aux combats, et parce qu’on les avait assurés qu’il ne leur serait fait aucun mal.</p>



<p>L’épouse de l’une des victimes a dit que son mari l’avait appelée la veille de son exécution pour lui demander de veiller sur leurs filles. Elle a déclaré&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;Mon mari et mon fils ont tous&nbsp;les deux été&nbsp;exécutés. Mon fils a été torturé avant son exécution, on lui a cassé les ongles […] Mon mari était un homme bon et honorable qui a toujours résisté à l’occupation israélienne […] Je veux que tout le monde sache qu’il n’y a pas de collaborateurs dans notre famille, et ceux qui ont ordonné leur assassinat doivent être traduits en justice.&nbsp;»</p>



<p>Des membres de la famille qui ont assisté à l’enterrement des huit victimes ont déclaré à Amnesty International que les corps portaient des traces visibles de torture.</p>



<p>Certains proches ont par la suite dit avoir reçu des appels de responsables du Hamas qui leur ont présenté des excuses et qui ont laissé entendre que certaines personnes avaient été tuées par erreur.</p>



<p>Dans sa réponse à Amnesty International, le chef du Département des relations internationales du Hamas, Mousa Abu Marzouk, a déclaré qu’une enquête préliminaire interne avait été ouverte sur les faits concernant la famille Dughmush, affirmant que les forces de sécurité avaient «&nbsp;réagi sur le coup, sans en référer aux autorités supérieures&nbsp;».</p>



<p>À la connaissance de l’organisation, aucune des personnes impliquées dans ces homicides et dans les autres exécutions extrajudiciaires commises au cours des trois dernières années n’a fait l’objet d’une enquête et aucune n’a&nbsp;<em>a fortiori&nbsp;</em>été amenée à&nbsp;rendre des comptes. Cela englobe les homicides de&nbsp;civil·e·s&nbsp;commis par des hommes armés affiliés au Hamas à la suite d’une «&nbsp;erreur sur l’identité&nbsp;».</p>



<p>Cas notable, l’homicide d’Islam Hijazi, une travailleuse humanitaire palestinienne dont la voiture a été touchée par 90&nbsp;balles, à Khan Younès, en septembre 2024. La famille a par la suite appris que cette femme avait été tuée en raison d’une erreur d’identification, mais à la connaissance de l’organisation, aucune enquête n’a été menée au sujet des individus qui ont tiré les coups de feu et ordonné l’embuscade.</p>



<p><strong>Homicide illégal d’Hisham al&nbsp;</strong><strong>Saftawi</strong></p>



<p>Amnesty International a également rassemblé des informations sur l’homicide illégal d’Hisham al&nbsp;Saftawi, alors âgé de 57&nbsp;ans, survenu le 17&nbsp;octobre 2025 dans le camp de personnes réfugiées d’Al&nbsp;Bureij. Son épouse, Najah, a vu faire irruption chez eux, peu après la prière de l’aube, une trentaine d’hommes armés et masqués, qui se sont présentés comme appartenant aux Brigades al&nbsp;Qassam. Comme Hisham al Saftawi a refusé de se laisser arrêter, l’un des hommes lui a tiré dans le dos.</p>



<p>Son épouse a entendu un homme qui semblait être le commandant du groupe demander à celui qui avait tiré&nbsp;: «&nbsp;Qui t’a ordonné de tirer&nbsp;?&nbsp;» Hisham al Saftawi est mort des suites de ses blessures le lendemain, à l’hôpital.</p>



<p>Son frère, Saïd al Saftawi, a expliqué que la famille n’a guère confiance dans l’enquête menée par le Hamas&nbsp;: «&nbsp;On ne peut pas se fier au bourreau pour enquêter sur lui-même. Nous demandons une enquête indépendante, et ceux qui ont tiré sur mon frère ainsi que ceux qui ont ordonné son arrestation doivent rendre des comptes.&nbsp;»</p>



<p>Dans sa réponse à Amnesty International, le Hamas a confirmé l’ouverture d’une enquête officielle sur l’homicide d’Hisham al&nbsp;Saftawi, affirmant qu’il avait été «&nbsp;abattu accidentellement&nbsp;» alors qu’il tentait de s’enfuir et qu’il était recherché pour des infractions pénales. À la connaissance de l’organisation, les autorités du Hamas n’ont pas informé la famille des résultats de cette enquête présumée, et aucun des individus impliqués dans l’homicide d’Hisham al&nbsp;Saftawi&nbsp;n’a eu à rendre de comptes. Les autorités du Hamas n’ont pas précisé si elles avaient l’intention d’accorder des réparations pour cet homicide.</p>



<p>«&nbsp;Des enquêtes indépendantes et impartiales doivent être menées sur tous les homicides survenus dans le cadre des affrontements armés entre le Hamas et la famille Dughmush, y compris ceux qui semblent avoir été commis en dehors de tout échange de tirs, ainsi que sur l’exécution en public des huit membres de la famille Dughmush. La famille d’Hisham al&nbsp;Saftawi&nbsp;doit également obtenir justice pour l’homicide illégal de cet homme&nbsp;», a déclaré Erika Guevara-Rosas.</p>



<p><strong>Complément d’information</strong></p>



<p>Depuis le 7&nbsp;octobre 2023, Israël soumet les&nbsp;Palestinien·ne·s&nbsp;dans la bande de Gaza à des conditions de vie qui ont contribué à l’effondrement de l’ordre public, à la destruction du tissu social à Gaza et à la montée du chaos et de l’anarchie. Les forces&nbsp;israéliennes&nbsp;ont pris pour cible les structures traditionnelles chargées de l’application des lois et du système judiciaire et manifestement aussi des membres de la police et des forces de sécurité –&nbsp;tout en&nbsp;<a href="https://www.i24news.tv/en/news/israel-at-war/artc-israel-is-supporting-new-militias-in-gaza-fighting-against-hamas-report"></a><a></a>armant et en soutenant&nbsp;des milices locales opposées au Hamas, qui opèrent dans des secteurs où les forces israéliennes sont pleinement déployées. Ces milices se sont également livrées à des atteintes aux droits humains et à des violations du droit international, notamment des homicides, commis en public et s’apparentant à des exécutions, de membres présumés du Hamas.</p>



<p>Depuis leur prise de contrôle de la bande de Gaza en 2007, les autorités du Hamas n’ont pas mené d’enquêtes indépendantes sur les violations et les exactions présumées commises par leurs membres et leurs forces. Les tribunaux de Gaza placés sous l’autorité du Hamas ont, jusqu’au début du génocide perpétré par Israël, prononcé et appliqué des peines de mort pour des crimes tels que des homicides et des faits de collaboration et de trahison, souvent à l’issue de procès entachés de graves irrégularités.</p>



<p>Au cours des précédentes offensives israéliennes contre la bande de Gaza occupée et à la suite de ces offensives, des forces affiliées au Hamas se sont également livrées à plusieurs reprises à des exécutions sommaires et publiques de personnes soupçonnées de faits de collaboration, en dehors de tout cadre judiciaire et en toute impunité, notamment dans des&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/mde21/1643/2015/fr/"></a><a></a>cas&nbsp;sur lesquels Amnesty International a réuni des informations lors de l’offensive de 2014.</p>



<p>Amnesty International réunit des informations depuis de nombreuses années sur les violations commises par le Hamas et ses affiliés, notamment sur l’<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/05/gaza-palestinians-tortured-summarily-killed-by-hamas-forces-during-2014-conflict/"></a><a></a>exécution extrajudiciaire&nbsp;de personnes soupçonnées de faits de collaboration, sur des châtiments sommaires,&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/05/palestine-hamas-security-services-must-stop-targeting-protesters-in-reprisal-and-respect-freedom-of-peaceful-assembly-in-gaza/"></a><a></a>des restrictions de la liberté d’expression&nbsp;et la répression de la dissidence pacifique, notamment au moyen de menaces, du doxxing, de&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2019/03/gaza-hamas-must-end-brutal-crackdown-against-protesters-and-rights-defenders-2/"></a><a></a>manœuvres d’intimidation&nbsp;et de la torture et d’autres formes de mauvais traitements.</p>



<p>Amnesty International, qui continue de recueillir des informations sur ces violations, réitère les appels qu’elle a lancés à Israël pour qu’il mette fin au génocide, à l’apartheid et à l’occupation illégale du Territoire palestinien et pour qu’il respecte les obligations qui lui incombent en tant que puissance occupante, notamment en veillant à ce que l’aide et les biens et services essentiels puissent parvenir dans toutes les parties de la bande de Gaza et en permettant aux&nbsp;Palestinien·ne·s&nbsp;déplacés de regagner leurs foyers en toute sécurité.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/palestine-le-hamas-doit-mettre-fin-aux-executions-extrajudiciaires-et-garantir-la-justice-pour-les-victimes/">Palestine. Le Hamas doit mettre fin aux exécutions extrajudiciaires et garantir la justice pour les victimes</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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