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	<title>Changement climatique Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Changement climatique Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Israël et territoire palestinien occupé. La tragédie des inondations « complètement évitables » à Gaza doit générer une action mondiale pour mettre un terme au génocide commis par Israël</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 07:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La dévastation causée par les pluies torrentielles dans la bande de Gaza occupée, qui ont entraîné la récente inondation de milliers de tentes et d’abris de fortune et l’effondrement de bâtiments, a été aggravée par les restrictions qu’Israël continue d’imposer à l’acheminement des équipements nécessaires à la réparation des infrastructures vitales, a déclaré Amnesty International [&#8230;]</p>
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<p>La dévastation causée par les pluies torrentielles dans la bande de Gaza occupée, qui ont entraîné la récente inondation de milliers de tentes et d’abris de fortune et l’effondrement de bâtiments, a été aggravée par les restrictions qu’Israël continue d’imposer à l’acheminement des équipements nécessaires à la réparation des infrastructures vitales, a déclaré Amnesty International le 17 décembre 2025.</p>



<p>Plus de deux mois après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, et malgré les multiples décisions contraignantes de la Cour internationale de justice (CIJ) et son avis consultatif d’octobre 2025 sur les obligations d’Israël en tant que puissance occupante d’assurer l’accès à des produits de première nécessité et de faciliter le travail de l’UNRWA et d’autres agences de l’ONU, ainsi que la récente résolution de l’Assemblée générale des Nations unies réaffirmant cet avis consultatif et appelant Israël à respecter ses obligations juridiques en matière d’aide humanitaire à Gaza, Israël n’a permis l’acheminement que d’une quantité très limitée de produits vers une population qui a besoin de presque tout et vit dans des conditions de privation extrême et de complète destruction. Cela ne fait que confirmer que les autorités israéliennes continuent d’imposer délibérément aux Palestinien·ne·s à Gaza des conditions d’existence conçues pour entraîner leur destruction physique – ce qu’interdit la Convention sur le génocide.</p>



<p>« C’était totalement prévisible, cela n’a rien d’un accident, c’était une catastrophe totalement évitable. Les terribles images de tentes inondées et de bâtiments effondrés à Gaza qui sont apparues ces derniers jours ne peuvent être imputées uniquement aux “intempéries”. Ce sont les conséquences prévisibles du génocide dont se rend coupable Israël et de sa politique délibérée de blocage de l’acheminement de matériaux destinés aux abris et aux réparations pour les personnes déplacées », a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice générale de la Recherche, du Plaidoyer.</p>



<p>« Les tempêtes meurtrières de ces derniers jours ont infligé de nouvelles souffrances à une population déjà traumatisée et ont aggravé la détresse des Palestiniens et Palestiniennes peinant toujours à se relever après deux années de bombardements incessants et de déplacements forcés. Savoir que l’ampleur de cette catastrophe aurait pu être réduite si les autorités israéliennes avaient permis l’acheminement d’abris et d’autres équipements essentiels pour la réparation d’infrastructures vitales est profondément affligeant. Israël doit immédiatement lever le blocus cruel imposé à Gaza et garantir l’acheminement sans entrave des biens, des matériaux de réparation et de l’aide humanitaire. » Après les multiples déplacements, la destruction ou l’endommagement d’au moins 81 % des infrastructures et la désignation de près de 58 % de la surface totale de Gaza comme « zones interdites », la vaste majorité des Palestiniens et Palestiniennes vivent maintenant dans des tentes délabrées ou des abris endommagés où les eaux usées et les eaux de pluie débordent, exposés au froid et aux vents violents, sans soins médicaux adaptés ni équipements nécessaires pour supporter l’hiver.</p>



<p>Amnesty International s’est rendue sur les sites de trois bâtiments endommagés qui se sont effondrés après les tempêtes de la semaine dernière à Bir al Naaja (dans le camp pour personnes réfugiées de Jabalia), à Al Rimal (dans la ville de Gaza) et à Sheikh Radwan (dans la ville de Gaza également), et s’est entretenue avec des membres de familles de personnes mortes dans l’effondrement de bâtiments. Au total, neuf personnes ont péri écrasées dans l’effondrement de trois bâtiments le 12 décembre 2025. D’après le ministère de la Santé de Gaza, une dixième personne est également morte la veille dans l’effondrement d’un bâtiment dans le camp pour personnes réfugiées d’al Shati. L’organisation s’est également entretenue avec sept personnes déplacées vivant dans des camps de fortune dans la ville de Gaza, qui se préparent à une nouvelle semaine de tempêtes et d’inondations.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Entrave de l’acheminement d’aide humanitaire essentielle et d’équipements indispensables</h3>



<p>D’après une synthèse d’urgence publiée par une coalition d’organisations humanitaires menant des activités à Gaza, l’acheminement de l’équivalent de près de 50 millions de dollars des États-Unis d’aide humanitaire et d’autres produits essentiels vers Gaza a été empêché depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, et au moins 124 demandes d’acheminement d’aide humanitaire vers Gaza formulées par des ONG ont été rejetées.</p>



<p>D’après l’UNRWA, les autorités israéliennes continuent d’empêcher l’agence d’apporter des abris et d’autres biens essentiels pour les personnes déplacées à Gaza. Le 9 décembre 2025, l’UNRWA a indiqué qu’elle disposait de suffisamment de colis alimentaires pour nourrir 1,1 million de personnes et d’équipements pour des abris pour jusqu’à 1,3 million de personnes, mais que ces biens et produits étaient bloqués hors du territoire de Gaza, les autorités israéliennes refusant d’autoriser leur acheminement, en violation flagrante de leurs obligations en vertu du droit international. Ces biens sont d’autant plus nécessaires depuis les récentes inondations et le début de la saison des pluies.</p>



<p>Le mois dernier, Amnesty International a mis en lumière le fait que, malgré quelques progrès limités depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, les autorités israéliennes continuent de commettre un génocide contre les Palestinien·ne·s à Gaza, en continuant de soumettre délibérément ces personnes à des conditions de vie destinées à provoquer leur anéantissement physique. Elle a démontré que les autorités israéliennes continuent d’interdire l’entrée de matériaux nécessaires à la réparation d’infrastructures vitales, notamment des équipements essentiels au traitement des eaux usées et à la maintenance et la réparation d’infrastructures d’adduction d’eau et d’assainissement, et a fait part de préoccupations quant au risque d’une catastrophe liée à des débordements d’eaux usées pendant l’hiver.</p>



<p>Le refus persistant d’Israël de lever les restrictions imposées à l’acheminement de produits essentiels et de respecter tant les mesures conservatoires contraignantes prises par la CIJ sur l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire que l’avis consultatif de la CIJ sur l’obligation de faciliter le travail de l’ONU dans l’ensemble du TPO démontre une nouvelle fois que l’intention génocidaire d’Israël à Gaza reste inchangée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une catastrophe prévisible et évitable</h3>



<p>Un homme de 46 ans, père de quatre enfants, a expliqué que la tente dans laquelle il vivait avec sa famille à Tal al Hawa, dans la ville de Gaza, avait été complètement inondée la semaine dernière :</p>



<p>« Depuis que nous avions appris l’arrivée de la tempête, j’avais tout essayé pour protéger mes enfants de ses conséquences, notamment mon enfant de 12 ans en situation de handicap. J’avais renforcé ma tente avec du nylon, avec des poteaux de bois supplémentaires, mais elle a été complètement inondée. Nous n’avons nulle part où aller, des personnes généreuses nous ont donné une tente, mais une autre tempête arrive cette semaine et je ne sais pas quoi faire. Je suis totalement désespéré. Voir ses enfants frissonner dans le froid sans pouvoir faire quoi que ce soit pour eux est le pire pour un père. Je me sens complètement impuissant. »</p>



<p>Les restrictions imposées à l’entrée d’aide humanitaire ont également provoqué de graves pénuries d’équipement pour les abris, ce qui a permis aux quelques vendeurs approuvés par Israël étant autorisés à faire entrer des biens d’exploiter la crise en augmentant les prix des produits de première nécessité comme la nourriture et les tentes.</p>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec Mohammed Nassar, dont deux des enfants, Lina, 18 ans, et Ghazi, 15 ans, sont morts dans l’effondrement de leur logement gravement endommagé à Sheikh Radwan, le 12 décembre 2025, après les tempêtes. Il a déclaré que la famille avait fui vers le sud de Gaza à deux reprises pour échapper aux bombardements israéliens et protéger les enfants, mais était retournée à Sheikh Radwan après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Ils vivaient au rez-de-chaussée d’un bâtiment endommagé.</p>



<p>« Nous pensions qu’avoir un toit en dur au-dessus de nous nous apportait protection, vie privée et dignité, surtout étant donné que nous avions vécu dans des tentes… Je pensais que j’avais plus de chance que les autres. Pour anticiper la tempête, j’avais essayé de mettre des couvertures aux fenêtres, qui étaient cassées, et de faire quelques réparations », a-t-il déclaré.</p>



<p>Il a déclaré qu’après être sorti pour aller chercher de la nourriture dans la rue al Jalaa, il était retourné chez lui et avait trouvé son épouse hurlant après que leur bâtiment de cinq étages s’était complètement effondré. Deux de leurs enfants, Lina, 18 ans, et Ghazi, 15 ans, se trouvaient dans la même pièce lorsque les étages supérieurs du bâtiment se sont écroulés sur eux.</p>



<p>« Leur mère criait au secours pour les sauver des décombres, mais quand nous les avons sortis, leurs corps avaient été complètement écrasés. Lina venait de passer le Tawjihi [diplôme de fin d’études d’enseignement secondaire], et Ghazi espérait retourner à l’école, mais leurs rêves ont été anéantis. J’ai envoyé mes trois autres enfants chez leurs grands-parents pendant que je cherche un nouvel endroit pour nous abriter. Je n’arrive toujours pas à croire que nous ayons survécu aux bombardements seulement pour que mes enfants soient ensevelis à cause de la tempête », a-t-il déclaré.</p>



<p>Les deux frères de Shadi Hannouna, Khalil, 24 ans, et Khader, 18 ans, sont morts lorsqu’une maison s’est écroulée sur leur tente à Al Rimal, dans la ville de Gaza, le 12 décembre à l’aube. Sa famille avait installé trois tentes sur une parcelle de terre où se trouvait leur maison avant qu’elle ne soit détruite : une pour lui, son épouse et ses enfants, une pour ses deux frères et une pour ses parents.</p>



<p>« Comme nous savions que la tempête arrivait, nous avions essayé de sécuriser les tentes autant que possible, mais comment peut-on sécuriser une tente ? Nous craignions surtout l’inondation et la noyade, particulièrement pour mes parents qui sont âgés et ne supportent pas ce froid », a-t-il déclaré.</p>



<p>« Vers cinq heures du matin le vendredi, une maison voisine, déjà endommagée, s’est effondrée sur la tente [de mes frères]. Le pire pour nous est que nous ne savons plus où aller, il n’y a aucun avenir pour nous, rien à l’horizon… L’hiver ne fait que commencer et nous avons perdu mes deux frères comme cela. »</p>



<p>« La dévastation et les morts causées par la tempête à Gaza constituent un nouvel avertissement pour la communauté internationale, un avertissement qui a coûté la vie à des personnes qui avaient réussi à survivre à deux années de génocide perpétré par Israël. Les gouvernements du monde entier doivent de toute urgence donner à Gaza les moyens de se préparer pour les rudes conditions hivernales en poussant Israël à mettre un terme au blocus imposé à Gaza et à lever toutes les restrictions imposées à l’acheminement de produits vitaux, notamment les matériaux pour les abris, les aliments nutritifs et l’aide médicale », a déclaré Erika Guevara Rosas.</p>
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		<title>La campagne annuelle d’écriture de lettres d’Amnesty International montre que l’humanité peut triompher</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
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		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte de propagation des pratiques autoritaires, d’effondrement climatique et d’érosion du droit international, Amnesty International lance sa campagne annuelle Écrire pour les droits le 10 décembre, à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, pour soutenir les victimes d’atteintes aux droits humains et montrer que l’humanité peut triompher. La campagne de cette [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans un contexte de propagation des pratiques autoritaires, d’effondrement climatique et d’érosion du droit international, Amnesty International lance sa campagne annuelle Écrire pour les droits le 10 décembre, à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, pour soutenir les victimes d’atteintes aux droits humains et montrer que l’humanité peut triompher.</p>



<p>La campagne de cette année rassemble des personnes venues du monde entier dans une lutte pour la justice, la dignité et notre avenir commun, en soutenant celles et ceux qui payent un lourd tribut pour avoir défendu les droits humains et dit tout haut la vérité aux autorités. Une éleveuse de rennes autochtone qui se bat pour protéger les terres de sa communauté en Norvège, un photojournaliste emprisonné pour son travail sur un cyclone au Myanmar, un petit garçon mort après être tombé dans les latrines à fosse de sa garderie en Afrique du Sud&#8230; toutes les personnes mises en avant dans la campagne de cette année ont un point commun : leurs droits humains ont été bafoués.</p>



<p>« Malgré les défis brutaux auxquels l’humanité est confrontée, Amnesty voit chaque année d’innombrables personnes venues du monde entier se rassembler pour démontrer l’importance du militantisme et le pouvoir de la solidarité, qui peut changer des vies. Cette année, la campagne Écrire pour les droits met entre autres en avant des personnes en première ligne de la crise climatique, qui luttent pour protéger leur communauté des sécheresses, des torchères, des projets de développement et de la pollution, et qui ont urgemment besoin de notre soutien collectif », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Nous avons un choix à faire à ce moment crucial de l’histoire : laisser les pratiques autoritaires restreindre toujours plus nos libertés, ou résister ensemble pour défendre les droits humains. En prenant quelques minutes pour écrire une lettre, publier un message sur les réseaux sociaux ou signer une pétition, nous pouvons toutes et tous changer le monde et sauver une vie ! Ensemble, nous prouverons que, même dans les circonstances les plus défavorables, l’humanité peut, doit et va triompher. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soutenir les personnes en danger</h2>



<p>Cette année encore, la campagne Écrire pour les droits appelle des millions de personnes à se réunir autour d’un objectif commun : changer la vie d’individus du monde entier dont les droits ont été bafoués.</p>



<p>La campagne de cette année met notamment en avant :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/damisoa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Damisoa, à Madagascar, qui se bat pour les personnes déplacées pour des raisons climatiques dans son pays.</strong></a></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/unecebo-mboteni/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Unecebo Mboteni, un garçon de trois ans, décédé après être tombé dans les latrines à fosse de sa garderie en Afrique du Sud.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/juan-lopez/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Juan López, du Honduras, abattu après avoir défendu les rivières locales et un parc national contre des projets miniers et énergétiques.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/mother-nature-cambodia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Des membres du groupe Mother Nature Cambodia, emprisonné·e·s pour avoir défendu l’environnement du Cambodge contre l’exploitation.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/sai-zaw-thaike/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le photojournaliste Sai Zaw Thaike, arrêté et condamné à 20 ans de prison assortis de travaux forcés pour avoir travaillé sur les conséquences d’un cyclone au Myanmar.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/ellinor-guttorm-utsi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ellinor Guttorm Utsi, en Norvège, qui se bat pour que les voix des Sâmes soient entendues et leurs droits respectés.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/sonia-dahmani/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sonia Dahmani, une avocate tunisienne qui a dédié sa vie à défendre les droits humains et risque des années de prison pour s&rsquo;être exprimée.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/proteger-amazonie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les Guerreras por la Amazonía, qui protègent leurs communautés face au torchage du gaz, qui dégage des fumées toxiques et dégrade l’environnement en Amazonie équatorienne.</a></strong></li></ul>



<p>Ellinor Guttorm Utsi a affirmé que le soutien reçu dans le cadre d’Écrire pour les droits lui avait donné espoir. La terre et le mode de vie des éleveurs et éleveuses de rennes sont aujourd’hui menacés, car le gouvernement norvégien a prévu de construire plusieurs centaines d’éoliennes qui perturberaient les migrations des animaux.</p>



<p>Cette éleveuse autochtone de 60 ans appelle à mettre un terme à ce projet pour protéger sa terre et sa culture, mais elle peine à le faire seule.</p>



<p>« Je suis très contente qu’Amnesty International, une organisation de militants et militantes, soutienne ma campagne aujourd’hui. Je suis heureuse d’avoir le soutien de personnes qui font ce travail au quotidien », a-t-elle déclaré. « C’est notre vie. Je n’en connais pas d’autre. Nous devons nous battre pour notre terre, pour protéger les générations futures. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Changer des vies</h3>



<p>Depuis les débuts d’Écrire pour les droits en 2001, des millions de gens ont changé la vie de personnes dont les droits fondamentaux avaient été bafoués. Plus de 100 personnes dont la situation a été mise en avant par notre campagne ont constaté une amélioration de leur cas !</p>



<p>L’une des personnes mises à en avant dans l’édition 2023 d’Écrire pour les droits était Rocky Myers, un homme noir présentant une déficience intellectuelle. Rocky a passé plus de 30 ans dans le quartier des condamnés à mort en Alabama, pour meurtre. Il a été déclaré coupable sur la base de témoignages entachés d’incohérences et d’allégations de pression policière. Des centaines de milliers de sympathisant·e·s ont appelé à la libération de Rocky, écrivant à la gouverneure de l’Alabama pour lui demander de commuer sa sentence capitale. Une décision en ce sens a été rendue en février 2025.</p>



<p>Le combat de Rocky n’est pas terminé, notamment en ce qui concerne les violations constatées dans son affaire, mais il ne vit plus sous la menace d’une exécution.</p>



<p>« Non seulement cette campagne a sensibilisé le public à l’histoire de Rocky, mais elle l’a fait de sorte à lui rendre hommage en tant que personne, père et grand-père », a déclaré Miriam Bankston, membre de l’équipe juridique de Rocky Myers.</p>



<p>« Je sais que la vague de soutien a été extrêmement précieuse pour Rocky, et savoir qu’autant de personnes se sont senties prêtes à agir est très inspirant. »</p>



<p>Rejoignez la campagne de cette année et intégrez une communauté qui se bat pour un monde plus juste et bienveillant. Rejoignez Écrire pour les droits dès aujourd’hui.</p>
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		<title>COP30. Les droits sont bafoués, mais le pouvoir citoyen montre que l’humanité l’emportera</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 07:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les dirigeant·e·s qui se sont réunis à la COP30 au Brésil ne se sont pas accordés pour faire passer les personnes avant les profits, car le manque d’unité, de responsabilisation et de transparence a entravé l’adoption des mesures climatiques urgentes et efficaces qui s’imposaient. Cependant, des points positifs sont à noter, a déclaré Amnesty International [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les dirigeant·e·s qui se sont réunis à la COP30 au Brésil ne se sont pas accordés pour faire passer les personnes avant les profits, car le manque d’unité, de responsabilisation et de transparence a entravé l’adoption des mesures climatiques urgentes et efficaces qui s’imposaient. Cependant, des points positifs sont à noter, a déclaré Amnesty International le 22 novembre, à l’issue du sommet annuel des Nations unies sur le climat. Le texte phare de la COP30, le « Global Mutirão », visait à dégager un consensus mondial sur une série de mesures climatiques prioritaires lors de ce sommet présenté comme la « COP de la vérité ». Or, le document final a évité toute mention des combustibles fossiles en tant que principaux responsables du changement climatique, et n’a pas donné suite à l’engagement d’opérer « une transition » vers « une sortie » des combustibles fossiles pris lors de la COP28, ni réaffirmé cet engagement.</p>



<p>La clôture houleuse de la conférence n’a pas permis de dégager un consensus sur un ensemble de mesures fort nécessaires comprenant des plans concrets pour une sortie progressive des combustibles fossiles et la fin de la déforestation ainsi qu’un soutien accru basé sur des subventions pour les pays à faible revenu. La fourniture de fonds concernant le changement climatique est une obligation pour les pays à revenu élevé dont les pays à faible revenu demandent la mise en œuvre depuis des années, en particulier afin qu’un soutien beaucoup plus important leur soit fourni pour qu’ils puissent s’adapter aux effets dévastateurs actuels et futurs du changement climatique dont ils ne sont pas responsables, avec des besoins estimés à au moins 300 milliards de dollars des États-Unis par an.</p>



<p>« La présidence brésilienne de la COP30 s’était engagée à veiller à ce que personne ne soit laissé de côté et à ce que toutes les voix soient entendues, et elle a déployé des efforts considérables pour élargir la participation, ce qui devra être répété. Cependant, l’absence de négociations participatives, inclusives et transparentes a exclu de la véritable prise de décision la société civile et les peuples autochtones, qui avaient répondu en grand nombre à l’appel mondial au mutirão. Parallèlement, le nombre record de lobbyistes des énergies fossiles présents à la COP30 a montré qui avait réellement accès aux prises de décision, laissant l’humanité, en particulier les personnes déjà les plus marginalisées, subir les conséquences mortelles de leurs projets visant à poursuivre l’expansion des énergies fossiles et à avoir la primauté pour pomper le dernier baril de pétrole », a déclaré Ann Harrison, conseillère sur la justice climatique à Amnesty International.</p>



<p>« Mais le pouvoir citoyen, notamment le pouvoir des peuples autochtones – la conférence s’est déroulée sur les terres ancestrales de certains d’entre eux –, s’est manifesté avec force. Refusant de plier face aux revers, il a joué un rôle déterminant dans l’obtention d’un engagement visant à développer un mécanisme de transition juste qui rationalisera et coordonnera les efforts actuels et futurs visant à protéger les droits des travailleurs et travailleuses, des autres personnes et des communautés touchées par la sortie progressive des énergies fossiles. Nous saluons toutes les personnes dont la voix et l’action ont conduit à ce résultat positif et nous maintiendrons la pression en faveur du respect et de la protection des droits humains, y compris ceux des peuples autochtones, lors de l’élaboration de ce mécanisme. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Manque systémique d’inclusivité, de conformité et de reddition de comptes</h3>



<p>Suivant une tendance observée lors des récentes COP, une grande partie du processus dit mutirão de la COP30 s’est déroulée à huis clos, les délégations étatiques étant les seules à y participer. Ce huis clos a donc empêché la société civile d’observer les débats et de surveiller le processus. Ce manque de transparence, associé à un processus de consensus houleux et à l’influence incontrôlée du secteur des combustibles fossiles, continue de poser des problèmes fondamentaux et donne davantage de poids aux appels à une réforme du sommet et de son organe organisateur, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). </p>



<p>Comme l’a déclaré Leonela Moncayo, une jeune militante écologiste qui a accompagné Amnesty International à la COP30 : « Je ne suis pas venue à Belém pour demander des faveurs. Je suis venue pour rappeler à tous les États qu’ils doivent respecter les droits humains et que prendre soin de l’environnement, ce n’est pas une dépense, mais le meilleur investissement social et culturel qu’un gouvernement puisse réaliser. Permettre la pollution et des violations des droits humains ne constitue en rien une démonstration de force politique : il s’agit plutôt d’une preuve d’indifférence. »</p>



<p>Les futurs sommets sur le climat ne produiront des résultats efficaces que si chacun est non seulement en mesure de suivre ce qui se passe en temps réel, mais aussi libre de critiquer, de participer à des rassemblements et de manifester pacifiquement, et également de contribuer de manière significative à l’élaboration et aux résultats de politiques climatiques mondiales efficaces. De plus, les décisions doivent être prises sur la base d’une évaluation transparente des meilleures données scientifiques disponibles ; pourtant, la menace d’une réaction de contestation croissante à l’échelle mondiale a également touché la COP30, certains pays tentant de brouiller les pistes avec des positions dogmatiques sur la science et le genre, notamment en mettant en doute le rôle du GIEC en tant que source faisant autorité en matière de science climatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Lacunes dans le financement de la question climatique</h3>



<p>La COP30 n’a pas permis d’aboutir à des engagements fermes de la part des pays à revenu élevé en faveur d’un financement accru basé sur des subventions pour l’adaptation des pays à faible revenu, se contentant de les exhorter à « accroître la trajectoire de leur contribution collective », laissant ainsi des personnes et des communautés exposées à des risques toujours plus grands concernant les effets néfastes du changement climatique.</p>



<p>Les entreprises du secteur des énergies fossiles continuent de recevoir des milliards chaque année sous forme de subventions de la part des gouvernements et de générer d’énormes profits. Dans le cadre du processus en cours visant à élaborer une convention-cadre des Nations unies sur la coopération fiscale internationale, dont le dernier cycle de négociations s’est déroulé à Nairobi parallèlement à la COP, les gouvernements devraient créer une taxe pollueur-payeur appliquée aux profits mondiaux des entreprises du secteur des énergies fossiles.</p>



<p>« Cependant, les gouvernements n’ont pas besoin d’attendre que des règles fiscales internationales soient adoptées. Ils devraient immédiatement imposer des taxes sur les bénéfices des entreprises du secteur des combustibles fossiles et cesser de subventionner la production et l’utilisation des combustibles fossiles ; ces mesures contribueraient fortement à obtenir des ressources pour financer les mesures concernant le changement climatique sans créer de dette », a déclaré Ann Harrison.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelles perspectives pour 2026 ?</h3>



<p>Indépendamment de ce qui a été inclus dans les documents finaux de la COP, le récent avis consultatif de la Cour internationale de justice a confirmé que les États sont tenus par la loi de « faire des efforts de bonne foi » pour lutter contre la crise climatique, que la limitation du réchauffement à 1,5 degré constitue l’objectif principal et que les États sont tenus envers les générations actuelles et futures de fournir des solutions et des réparations pour les dommages liés au climat, notamment en amenant les grands pollueurs à rendre des comptes. Tous les regards sont maintenant tournés vers la COP31. La Turquie et l’Australie, qui en partagent la présidence, doivent montrer la voie à suivre en matière de climat en prenant des mesures décisives et transparentes pour lutter contre le changement climatique, conformément à leurs obligations internationales, et en facilitant pour la COP des résultats significatifs aboutissant à l’élimination totale, rapide, équitable et financée des combustibles fossiles, ainsi qu’à la mise en place d’un soutien pour l’adaptation.</p>



<p>Les deux pays doivent également garantir une COP inclusive et accessible, où les droits de toutes les personnes sont protégés et respectés avant, pendant et après la conférence. Les expériences vécues et les solutions proposées par les peuples autochtones, les communautés touchées, les femmes, les enfants et les jeunes, les personnes d’ascendance africaine, les personnes vivant avec un handicap et les travailleurs et travailleuses doivent être au cœur des initiatives visant à la justice climatique, à l’échelle et au rythme nécessaires. L’Australie doit respecter son engagement de travailler en étroite collaboration avec les nations du Pacifique, qui continuent d’être confrontées aux menaces les plus immédiates et les plus existentielles induites par la crise climatique, afin que leurs besoins et leurs priorités ne soient plus passés sous silence.</p>



<p>« Face au nivellement par le bas observé lors de la COP, qui découle de l’exigence procédurale d’un consensus, l’annonce d’initiatives adoptées en dehors du processus de la CCNUCC a constitué une lueur d’espoir. La Colombie a ainsi annoncé la première conférence internationale sur la sortie des combustibles fossiles et la transition juste, qui sera coorganisée avec les Pays-Bas en avril prochain. Elle réunira les États qui veulent se diriger vers la défossilisation de nos économies tout en protégeant les travailleurs et travailleuses, les communautés et les détenteurs et détentrices de droits au moyen d’une transition « rapide, équitable et entièrement financée ». Cela alimentera deux feuilles de route inclusives et fondées sur la science qui seront élaborées par la présidence brésilienne sur la sortie des combustibles fossiles et la fin de la déforestation », a déclaré Ann Harrison.</p>



<p>« Amnesty suivra de près ces deux séries d’initiatives afin de s’assurer que les obligations en matière de droits humains demeurent au cœur des discussions. »</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/cop30-les-droits-sont-bafoues-mais-le-pouvoir-citoyen-montre-que-lhumanite-lemportera/">COP30. Les droits sont bafoués, mais le pouvoir citoyen montre que l’humanité l’emportera</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>Tchad. Les autorités échouent à résoudre les affrontements meurtriers entre éleveurs et agriculteurs dans un contexte de crise climatique</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/tchad-les-autorites-echouent-a-resoudre-les-affrontements-meurtriers-entre-eleveurs-et-agriculteurs-dans-un-contexte-de-crise-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 12:05:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les autorités tchadiennes n’ont pas protégé les victimes des affrontements armés opposant les éleveurs et agriculteurs, ni leur droit à la vérité, à la justice et aux réparations, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport. « Vivre de la terre et mourir pour elle : violations des droits humains liées aux conflits entre éleveurs [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les autorités tchadiennes n’ont pas protégé les victimes des affrontements armés opposant les éleveurs et agriculteurs, ni leur droit à la vérité, à la justice et aux réparations, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport.</p>



<p><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/AFR-2002882025_FR-final_.pdf"><em><span style="text-decoration: underline">« Vivre de la terre et mourir pour elle : violations des droits humains liées aux conflits entre éleveurs et agriculteurs au Tchad »</span></em></a> documente sept épisodes de violence entre éleveurs et agriculteurs – provoqués notamment par les pressions liées au changement climatique – dans quatre provinces entre 2022 et 2024. Ils ont fait 98 morts, plus de 100 blessés et ont laissé des centaines de familles sans domicile ni source de revenus. Les victimes de ces affrontements ces dernières années se comptent par milliers, selon les données des Nations unies.</p>



<p>« Face aux violences récurrentes entre éleveurs et agriculteurs, les autorités échouent à protéger la population de manière adéquate. Les forces de sécurité réagissent souvent tardivement, et les personnes soupçonnées d’avoir commis des meurtres, des pillages et des destructions de biens sont rarement traduites en justice. Cela alimente un sentiment d’impunité et de marginalisation au sein des communautés », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Des violences meurtrières dans un contexte de changement climatique</h3>



<p>Le 26 août 2019, dans le village de Sandana, dans le Moyen-Chari, un conflit qui avait débuté par l’intrusion de bétail dans un champ a pris une tournure dramatique : sept personnes ont été tuées, huit blessées et plus de 140 têtes de bétail ont été volées. Le 9 février 2022, une autre attaque dans le même village a fait 13 morts.</p>



<p>Plusieurs attaques moins médiatisées sont documentées dans le rapport, notamment celle de Pala Koudja, dans le Logone Occidental. Le 30 août 2024, l’intrusion répétée d’un troupeau dans un champ a déclenché une violente altercation entre éleveurs et agriculteurs, faisant trois morts et sept blessés. Pendant la nuit, des individus non identifiés ont incendié 53 maisons.</p>



<p>Les tensions entre éleveurs et agriculteurs sont exacerbées par la pression démographique, les effets du changement climatique induit par les activités humaines, en particulier sur les déplacements des troupeaux, et la concurrence pour l’accès aux ressources naturelles. La hausse des températures dans le centre du pays a conduit de nombreux éleveurs à se déplacer plus au sud pour faire paître leurs troupeaux ou à s’installer dans les provinces méridionales, tandis que les agriculteurs cherchent à étendre et à diversifier leur production.</p>



<p>Les affrontements sont souvent déclenchés par des incidents tels que le piétinement des champs par le bétail ou des cultures qui bloquent les couloirs de transhumance, et peuvent affecter des communautés entières.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Nous avons déposé les corps sur la route pour protester »</h3>



<p>Les autorités peinent à réagir rapidement pour protéger la population, malgré les alertes des communautés lorsque les conflits s’enveniment, et l’augmentation du budget du ministère de la Sécurité publique depuis 2022. Le ministre en fonction en mai 2023 a confirmé qu’il y avait « des retards d’intervention lorsque des villages sont attaqués ».</p>



<p>Un leader communautaire d’un village du Logone Oriental a déclaré : « depuis 2014, nous avons un problème avec les éleveurs, et je l’ai signalé au chef de canton et au sous-préfet [représentants de l’administration locale], mais aucune réponse n’a été apportée. En 2023, nous avons été attaqués par un groupe d’hommes armés. Le bilan a été de 18 morts et 11 blessés. Nous étions en colère et nous avons déposé les corps sur la route pour protester. »</p>



<p>Malgré l’existence de mécanismes de prévention et de gestion des conflits mis en place par les autorités, leur manque de coordination et leur inefficacité structurelle limitent leur capacité à prévenir et à résoudre les conflits. De plus, des témoignages indiquent que certains administrateurs locaux possèdent du bétail et le confie à des éleveurs armés. Cet arrangement compromet la neutralité administrative et facilite les abus.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Un besoin urgent de réponses structurelles</h3>



<p>Bien que plusieurs cas de violences entre éleveurs et agriculteurs aient donné lieu à des poursuites judiciaires, l’impunité reste une caractéristique marquante de ces affaires. Sur les sept vagues d’affrontements documentées dans le rapport, seules trois ont abouti à des procès. Trente-sept personnes ont été condamnées à l’issue de ces procès.</p>



<p>« En vertu des lois et normes régionales et internationales relatives aux droits humains, l’État tchadien a l’obligation de garantir la sécurité de tous dans le pays, d’enquêter sur les crimes, d’en traduire les responsables en justice et de veiller à ce que les victimes de ces crimes aient effectivement accès aux tribunaux », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Les effets du changement climatique ne feront qu’accroître les affrontements entre éleveurs et agriculteurs. Il est donc d’autant plus urgent de trouver des solutions structurelles et durables fondées sur les droits humains. Cela nécessite de renforcer la présence des forces de l’ordre, de mettre en œuvre une politique proactive de désarmement, d’établir un cadre juridique cohérent pour la transhumance, de redynamiser les comités conjoints de prévention des conflits et de mettre en œuvre un plan national d’adaptation au changement climatique. »</p>


<section id="section-bb04f2b3" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Contexte</h3>



<p>Ce rapport s’appuie sur des recherches menées entre mars 2023 et septembre 2025 dans 14 villages de quatre provinces du sud du Tchad. Amnesty International a interrogé 110 personnes, dont 70 victimes et/ou témoins de conflits. Les conclusions du rapport ont été transmises aux autorités tchadiennes le 25 juin 2025. Au moment de la publication du rapport, Amnesty International n’avait reçu aucune réponse.</p>

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		<title>Arabie saoudite. Les migrants ayant travaillé sur le chantier du métro de Riyad ont été soumis à une décennie de violations dévastatrices</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/arabie-saoudite-les-migrants-ayant-travaille-sur-le-chantier-du-metro-de-riyad-ont-ete-soumis-a-une-decennie-de-violations-devastatrices/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34812</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des migrants s’étant rendus en Arabie saoudite pour travailler sur le chantier du métro de Riyad ont été forcés à payer des frais de recrutement exorbitants, ont travaillé par des températures dangereusement élevées et ont perçu des salaires pitoyables pendant une décennie caractérisée par les abus, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/arabie-saoudite-les-migrants-ayant-travaille-sur-le-chantier-du-metro-de-riyad-ont-ete-soumis-a-une-decennie-de-violations-devastatrices/">Arabie saoudite. Les migrants ayant travaillé sur le chantier du métro de Riyad ont été soumis à une décennie de violations dévastatrices</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Des migrants s’étant rendus en Arabie saoudite pour travailler sur le chantier du métro de Riyad ont été forcés à payer des frais de recrutement exorbitants, ont travaillé par des températures dangereusement élevées et ont perçu des salaires pitoyables pendant une décennie caractérisée par les abus, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mardi 18 novembre.</p>



<p>Ce rapport, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/EN-_-No-one-wants-to-work-in-these-situations-A-decade-of-abuse-on-the-Riyadh-Metro-project-1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Dix ans d’exploitation sur le chantier du métro de Riyad, recense des atteintes aux droits des travailleurs sur un des projets d’infrastructure phares en Arabie saoudite.</em></a> Présenté comme le « pilier » du système de transport public de Riyad, le métro récemment inauguré a été construit par des entreprises internationales et saoudiennes de renom sous l’égide du gouvernement, et son expansion est en projet. Un grand nombre des travailleurs dont Amnesty International a recueilli les propos se sont cependant vu facturer des frais illégaux afin de trouver du travail, puis ont dû endurer de longues heures de labeur dans des conditions parfois dangereuses pour un salaire minime et discriminatoire.</p>



<p>« Le métro de Riyad est considéré comme le pilier du système de transport de la capitale. Pourtant, son apparence élégante cache une décennie d’abus permis par un cadre de travail qui sacrifie les droits fondamentaux des travailleurs migrants. Croulant déjà sous des frais de recrutements exorbitants, ces travailleurs ont enduré de longues journées de labeur pour un maigre salaire », a déclaré Marta Schaaf, directrice du programme Climat, justice sociale et économique et responsabilité des entreprises à Amnesty International.</p>



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<p>« À ces épreuves vient s’ajouter l’exposition à une chaleur extrême dans un pays où les températures ne cessent d’augmenter en raison du changement climatique induit par les activités humaines. Le fait que ces abus aient persisté pendant des années à travers de multiples entreprises sur un chantier d’infrastructure phare souligne que le gouvernement a échoué de manière flagrante à faire respecter les garanties de protection et à démanteler un système exposant des travailleurs à un risque élevé d’exploitation. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Exploités avant même de quitter leur pays d’origine</h3>



<p>Amnesty International a parlé avec 38 hommes originaires du Bangladesh, d’Inde et du Népal, qui ont été employés par diverses entreprises étrangères et saoudiennes &#8211; notamment de grandes entreprises de construction, des sous-traitants et des sociétés extérieures de fourniture de main-d’œuvre &#8211; pour bâtir le système de métro de Riyad entre 2014 et 2025. Pour la quasi-totalité d’entre eux, les abus ont commencé avant même qu’ils n’arrivent à Riyad, lorsqu’il leur a été demandé de payer entre 700 et 3 500 dollars des États-Unis en frais de recrutement et coûts associés à des agents dans leur pays d’origine, obligeant nombre d’entre eux à s’endetter fortement et exacerbant le risque d’abus supplémentaires.</p>



<p>Souvent, ces montants étaient bien supérieurs aux limites imposées par leur gouvernement et étaient réclamés à ces hommes malgré l’interdiction, prévue dans la législation saoudienne, de demander aux travailleuses et travailleurs de verser des frais de recrutement.</p>



<p>Suman, originaire du Népal, a été forcé à vendre de l’or emprunté à la famille de sa femme, afin de pouvoir payer des frais excessifs en relation avec un emploi offrant un salaire de base d’un montant de 266 dollars mensuels.</p>



<p>« J’ai payé 100 000 roupies (700 dollars des États-Unis) à l’agent de recrutement. Mais pendant les préparatifs – voyage, visites médicales et autres formalités –, j’ai dépensé un total de 200 000 roupies (1 400 dollars). Je n’avais pas d’argent avec moi à ce moment-là [&#8230;]. J’ai emprunté de l’or aux parents de ma femme, je l’ai vendu et j’ai reçu de l’argent liquide [&#8230;]. Comme le prix de l’or a augmenté, j’ai dû rembourser presque le double de ce que j’ai obtenu. Il m’a fallu six mois pour rembourser les prêts. »</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Violations en tous genres en Arabie saoudite</h3>



<p>Une fois en Arabie saoudite, un grand nombre d’entre eux étaient payés moins de 2 dollars des États-Unis par heure, tandis que d’autres gagnaient à peine la moitié de cette somme en tant que manœuvres, agents d’entretien ou travailleurs auxiliaires sur le chantier du métro de Riyad. Presque tous travaillaient plus de 60 heures par semaine. Si la plupart des travailleurs ont déclaré ne pas avoir été directement forcés à faire des heures supplémentaires, leurs salaires de base étaient en réalité si faibles qu’ils avaient l’impression de ne pas avoir d’autre choix. Le fait que le gouvernement n’ait pas fixé de salaire décent universel consacre les salaires de misère pour les travailleurs migrants &#8211; dont la plupart sont racisés -, privant ainsi beaucoup d’entre eux d’un niveau de vie décent.</p>



<p>« En raison de l’inflation au Népal, ce salaire est trop faible pour couvrir les dépenses domestiques. Il part en fumée dès que je paye les frais pour l’éducation de mes enfants et d’autres dépenses. Mais qu’est-ce que je peux faire ? Je dois joindre les deux bouts », a déclaré Nabin à Amnesty International.</p>



<p>Souvent, la chaleur implacable rendait plus difficiles encore les longues journées de travail sur le chantier du métro de Riyad, certains comparant la situation à être « en enfer ». Étant donné que les températures s’élèvent à au moins 40 °C pendant plus de huit heures chaque jour durant les mois d’été, l’interdiction prononcée par le gouvernement sur le travail en extérieur en plein soleil de midi à 15 heures s’est avérée totalement inadaptée pour protéger les travailleurs. Et l’augmentation des températures devrait se poursuivre, l’Arabie saoudite étant confrontée à des chaleurs fréquentes et croissantes, une tendance appelée à s’aggraver, compte tenu du changement climatique planétaire causé par les activités humaines.</p>



<p>« Quand je travaille par une chaleur extrême, j’ai l’impression d’être en enfer. [&#8230;]. Je me demande comment je me suis retrouvé là. Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal pour que</p>



<p>Dieu me punisse ? », a déclaré Indra, du Népal. « Personne ne veut travailler dans de telles conditions par choix. Mais qu’est-ce que je peux faire ? Je n’avais pas de travail au Népal. Je suis venu ici pour soutenir ma famille. C’est pourquoi je dois être prêt à souffrir. »</p>



<p>Janak, venu d’Inde, a déclaré que des supérieurs hiérarchiques, au sein de l’entreprise de sous-traitance qui l’employait, avaient fait pression sur lui pour qu&rsquo;il travaille par des températures extrêmes.</p>



<p>« Les contremaîtres et les ingénieurs nous forçaient à faire des heures supplémentaires même quand il faisait très chaud. Nous leur disions : « On ne peut pas. Il fait extrêmement chaud. » Mais ils répondaient « Continuez à travailler » [&#8230;] Qu&rsquo;est-ce que nous pouvons faire, nous les pauvres ? Nous devons travailler. Nous devons faire un travail difficile. »</p>



<p>De nombreux employés ont également signalé avoir été victimes d’autres abus, tels que la confiscation de leur passeport, des hébergements surpeuplés et insalubres, de la nourriture de mauvaise qualité, et des traitements discriminatoires selon leur rang.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des réformes systématiques et une diligence accrue en matière de droits humains sont requises en urgence</h3>



<p>Les témoignages de ces hommes mettent en évidence non seulement les manquements du gouvernement saoudien, mais aussi l’environnement à haut-risque dans lequel les entreprises &#8211; y compris de grandes multinationales &#8211; opèrent lorsqu’elles décident d’œuvrer sur des projets de construction en Arabie saoudite, secteur tributaire d’un vaste réseau de sous-traitants.</p>



<p>En effet, en dépit de quelques réformes limitées, le système de parrainage (kafala) persiste en pratique. Associé à la faible mise en œuvre de dispositions de protection en faveur des travailleurs &#8211; notamment avec des inspections portant davantage sur le respect par les entreprises de l’effort de nationalisation (« saoudisation ») voulu par le gouvernement et sur la légalité du statut des travailleurs·euses migrants, plutôt que sur la protection de leurs droits &#8211; et à la récente réduction des sanctions pour certaines pratiques abusives au regard du droit du travail, cela crée un climat favorisant l’exploitation. Ce contexte requiert que les entreprises appliquent de manière proactive la diligence requise en matière de droits humains, afin de prévenir la moindre atteinte à ces droits. De telles initiatives sont très limitées en Arabie saoudite, où les droits humains sont systématiquement réprimés, et les libertés d’expression et d’association sont en pratique inexistantes. Si les entreprises ne disposent pas de la capacité ou de la volonté d’évaluer ou d’écarter les risques, elles doivent envisager de renoncer à l’activité concernée.</p>



<p>« Tandis que l’Arabie saoudite poursuit de gigantesques projets très médiatisés, comme la Coupe du monde de 2034, les autorités doivent complètement démanteler le système de kafala et appliquer rigoureusement le droit du travail, conformément aux normes internationales relatives aux droits humains. Renforcer les garanties et veiller à l’obligation de rendre des comptes pour les millions de travailleurs migrants qui rendent ces projets possibles est la seule manière d’assurer qu’ils ne soient plus traités comme si la main-d’œuvre était jetable », a déclaré Marta Schaaf.</p>



<p>« Pour les entreprises établies ou arrivant en Arabie saoudite, ces constats devraient servir de mise en garde claire : suivre une procédure exhaustive de diligence requise en matière de droits humains n’est pas facultatif. Faute de procédures solides en place dès le début et de plan adéquat pour répondre aux problèmes en matière de droits humains, les entreprises risquent d’être directement liées ou de contribuer à des violations systématiques des droits des travailleurs.</p>



<p>« Enfin, les pays d’origine, notamment le Bangladesh, l’Inde et le Népal, doivent assumer leurs responsabilités et protéger leurs ressortissant·e·s en effectuant un suivi de la conduite des agences de recrutement, en enquêtant et en sanctionnant les responsables le cas échéant. Si les responsabilités ne sont pas véritablement établies à travers les pays concernés, le cycle de la violence continuera. »</p>



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		<title>Monde. Les infrastructures liées aux combustibles fossiles mettent en péril les droits de deux milliards de personnes et des écosystèmes vitaux</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/monde-les-infrastructures-liees-aux-combustibles-fossiles-mettent-en-peril-les-droits-de-deux-milliards-de-personnes-et-des-ecosystemes-vitaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 15:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un travail de cartographie inédit, associé à des recherches qualitatives menées dans plusieurs pays, révèle la gravité et l’ampleur des potentiels préjudices causés par l’industrie. 520 millions d’enfants vivent dans un rayon de 5 km autour d’infrastructures liées aux énergies fossiles, notamment dans de potentielles « zones sacrifiées ». Pollution et pillage culturel au moyen [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list"><li><strong>Un travail de cartographie inédit, associé à des recherches qualitatives menées dans plusieurs pays, révèle la gravité et l’ampleur des potentiels préjudices causés par l’industrie.</strong></li><li><strong>520 millions d’enfants vivent dans un rayon de 5 km autour d’infrastructures liées aux énergies fossiles, notamment dans de potentielles « zones sacrifiées ».</strong></li><li><strong>Pollution et pillage culturel au moyen de la contrainte, l’intimidation et la délégitimation des défenseur·e·s des droits liés à la terre et à l’environnement.</strong></li></ul>



<p>Les infrastructures liées aux combustibles fossiles constituent un risque pour la santé et les moyens de subsistance d’au moins deux milliards de personnes, soit environ un quart de la population mondiale, écrivent Amnesty International et Better Planet Laboratory dans un nouveau rapport sur les préjudices causés par l’industrie des énergies fossiles au climat, aux personnes et aux écosystèmes à travers le monde.</p>



<p>Ce rapport, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/POL3004382025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><span style="text-decoration: underline">Extraction Extinction. Pourquoi le cycle de vie des énergies fossiles menace la vie, la nature et les droits humains</span></a>, démontre que le cycle de vie complet des combustibles fossiles détruit des écosystèmes naturels irremplaçables et porte atteinte aux droits humains, en particulier à ceux des populations attenantes aux infrastructures de ce secteur. Il a été démontré que le fait de vivre à proximité d’infrastructures liées au charbon, au pétrole et au gaz augmente les risques de cancer, de maladies cardiovasculaires, de troubles de la reproduction et d’autres effets néfastes sur la santé. Amnesty International s’est associée au Better Planet Laboratory (BPL) de l’Université du Colorado, à Boulder, afin de réaliser une étude cartographique inédite visant à estimer l’ampleur potentielle des dommages causés à l’échelle mondiale par les sites actuels et futurs de production de combustibles fossiles.</p>



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<p>« L’industrie des combustibles fossiles, en constante expansion, met en danger des milliards de vies et transforme de manière irréversible le système climatique. Jusqu’à présent, il n’existait pas d’estimation à l’échelle mondiale du nombre de personnes habitant à proximité immédiate d’infrastructures liées à cette industrie. Le travail que nous avons réalisé avec Better Planet Laboratory (BPL) révèle l’ampleur considérable des risques que représentent les combustibles fossiles tout au long de leur cycle de vie. Les projets liés au charbon, au pétrole et au gaz accentuent le chaos climatique et portent préjudice aux humains et à la nature, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Ce rapport démontre une fois de plus que les États et le secteur privé doivent impérativement sortir l’économie mondiale des énergies fossiles afin d’atténuer les pires impacts de la crise climatique sur les droits humains. L’ère des combustibles fossiles doit prendre fin dès à présent. »</p>



<p>À la pointe de la recherche et des calculs à l’échelle mondiale, Better Planet Laboratory (BPL) a cartographié l’ampleur de l’exposition aux infrastructures liées aux combustibles fossiles, en superposant les données sur les emplacements connus des sites de ces infrastructures et des données démographiques maillées, des ensembles de données qui sont des indicateurs d’écosystèmes vitaux, des données sur les émissions quotidiennes mondiales maillées et des données sur la propriété foncière des peuples autochtones. Ses conclusions sont peut-être en deçà de l’ampleur réelle au niveau mondial en raison des disparités dans la documentation sur les projets liés aux combustibles fossiles et des données de recensement limitées dans divers pays.</p>



<p>Ce rapport s’appuie également sur une recherche qualitative approfondie menée avec le concours de la Smith Family Human Rights Clinic, rattachée à la Faculté de droit de l’Université de Columbia, qui se fonde sur plus de 90 interviews, notamment de personnes directement touchées issues des communautés de pêche artisanale au Brésil (baie de Guanabara), de défenseur·e·s des terres autochtones au Canada (territoire des Wet’suwet’en) et de populations côtières au Sénégal (delta du Saloum), mais aussi d’universitaires, de journalistes, d’organisations de la société civile et de représentants gouvernementaux. En outre, il utilise des données en accès libre et la télédétection afin de corroborer et de visualiser les résultats, qui ont été complétés par les résultats et conclusions de précédentes recherches d’Amnesty International et des campagnes en cours contre les géants du pétrole et du gaz en Équateur, en Colombie et au Nigeria.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Un nombre ahurissant de personnes exposées</h3>



<p>Au moins 2 milliards de personnes vivent à moins de 5 km de plus de 18 000 sites d’infrastructures exploitant des combustibles fossiles répartis dans 170 pays à travers le monde. Parmi eux, on estime que plus de 520 millions sont des enfants et qu’au moins 463 millions vivent à moins d’un kilomètre de ces sites, ce qui les expose à des risques environnementaux et sanitaires encore accrus.</p>



<p>Les peuples autochtones sont exposés de façon disproportionnée, plus de 16 % des infrastructures mondiales liées aux combustibles fossiles étant situées sur leurs territoires. Au moins 32 % des sites actuels que nous avons cartographiés se trouvaient à cheval sur un ou plusieurs « écosystèmes vitaux ».*</p>



<p>L’industrie des combustibles fossiles continue de se développer : plus de 3 500 sites sont à l’étude, en cours de conception ou en construction dans le monde. Les chiffres de BPL laissent entendre que cette expansion pourrait mettre en danger au moins 135 millions de personnes supplémentaires. Notons que le nombre de projets pétroliers et gaziers devrait augmenter sur tous les continents, tandis que le nombre de mines et de centrales à charbon croît principalement en Chine et en Inde.</p>



<p>« Les gouvernements se sont engagés à éliminer progressivement les combustibles fossiles, mais il est désormais clairement démontré que de nouveaux projets liés à ces énergies se développent à travers le monde, tout particulièrement dans nos écosystèmes les plus vitaux. Cela va directement à l’encontre des objectifs climatiques déclarés », a indiqué Ginni Braich, experte en données au BPL, qui a dirigé la rédaction de l’article sur lequel s’appuient les conclusions du rapport.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le coût humain de la production de combustibles fossiles</h3>



<p>« Nous souffrons d’une fatigue intergénérationnelle liée à ce combat… Physiquement, nous ne tiendrons pas le coup. Sans jamais en avoir été les instigateurs, nous subissons pourtant de plein fouet la violence », a déclaré Tsakë ze’ Sleydo’ (Molly Wickham), défenseure du territoire</p>



<p>Wet&rsquo;suwet&rsquo;en, au sujet de la construction imminente de nouvelles stations de compression destinées à accroître la rentabilité du gazoduc de Coastal GasLink (CGL) au Canada.</p>



<p>L’extraction, le traitement et le transport des combustibles fossiles portent atteinte aux droits fondamentaux des populations vivant aux alentours et entraînent de graves dégradations de l’environnement, des risques pour la santé, et des pertes de culture et de moyens de subsistance.</p>



<p>Certains des groupes interrogés voient l’extraction comme une forme de pillage économique ou culturel, perpétré par le secteur privé au moyen de l’intimidation et de la coercition. « Nous ne sommes pas intéressés par l’argent, nous voulons seulement ce qui nous appartient. Nous voulons simplement pêcher dans la baie de Guanabara, c’est notre droit. Et ils nous enlèvent nos droits », a déclaré Bruno Alves de Vega, pêcheur artisanal urbain de Rio de Janeiro, au Brésil.</p>



<p>Tous les défenseur·e·s des droits environnementaux et des terres autochtones interrogés par Amnesty International étaient confrontés à de graves risques pour leur sécurité, souvent liés à des conflits avec des entreprises dont les activités menacent les modes de vie traditionnels et l’intégrité des écosystèmes.</p>



<p>Au-delà des menaces physiques et en ligne, les États et les entreprises livrent une guerre juridique, recourant à des poursuites judiciaires abusives, y compris des procédures pénales, afin de réduire au silence, délégitimer et intimider les défenseur·e·s.</p>



<p>« Lorsque nous prenons la défense du Yin’tah (territoire des Wet&rsquo;suwet&rsquo;en), nous sommes criminalisés. Les injonctions civiles sont une arme légale coloniale, transformée en mécanisme visant à militariser notre communauté et à criminaliser notre peuple, et permettant aux entreprises de poursuivre leurs extractions destructrices sans le consentement des autochtones », ont déclaré d’autres défenseur·e·s des terres Wet&rsquo;suwet&rsquo;en.</p>



<p>Les populations attenantes aux infrastructures liées aux combustibles fossiles condamnent l’absence de véritable consultation directe et de transparence de la part des entreprises privées. Beaucoup ont expliqué ne pas pleinement comprendre l’étendue des activités des exploitants ni leurs projets d’expansion, et ont déclaré ne pas avoir consenti à des projets touchant leur territoire.</p>



<p>Les personnes interrogées par Amnesty International dans le delta du Saloum, au Sénégal, ont fait part de leurs préoccupations quant à la faible diffusion d’informations accessibles sur les potentiels impacts environnementaux et socio-économiques du projet Sangomar par les autorités et l’exploitant du projet, Woodside, grande entreprise australienne du secteur des énergies fossiles.</p>



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<p>« Ces études de cas ne sont que quelques exemples d’un problème planétaire. La plupart des groupes touchés ont dénoncé le déséquilibre des pouvoirs entre leurs communautés et les entreprises exploitantes, ainsi que l’absence de recours utiles. L’ère des combustibles fossiles touche inévitablement à sa fin et les États doivent cesser de criminaliser les défenseur·e·s des droits liés à l’environnement qui luttent pour protéger leurs communautés, a déclaré Candy Ofime, chercheuse et conseillère juridique sur la justice climatique pour Amnesty International.</p>



<p>« Les États doivent enquêter sur les menaces physiques et en ligne ciblant les défenseur·e·s et mettre en place des programmes de protection solides afin de permettre aux voix critiques qui plaident en faveur d’une transition énergétique urgente et équitable d’apporter en toute sécurité leur contribution essentielle à l’action climatique. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Destruction d’écosystèmes naturels irremplaçables</h3>



<p>La plupart des projets étudiés ont créé des étendues extrêmement polluées, faisant des populations locales et des écosystèmes vitaux des « zones sacrifiées »**. L’extraction, le traitement, le développement des sites, l’acheminement et le démantèlement des combustibles fossiles ont causé ou risqué de causer des préjudices aux humains et à la flore et la faune, entraîné une pollution grave et des émissions de gaz à effet de serre, et abîmé des zones clés pour la biodiversité ou des puits de carbone.</p>



<p>En dépit des engagements pris aux termes d’accords internationaux sur le climat et des nombreux appels des Nations unies à sortir sans délai des combustibles fossiles, l’action des États demeure complètement insuffisante. Ces énergies représentent toujours 80 % de l’approvisionnement mondial en énergie primaire, tandis que l’industrie redouble d’efforts pour exercer une influence injustifiée dans les forums sur la politique climatique dans le but d’empêcher leur élimination rapide.</p>



<p>« Les États doivent s’engager sans délai vers un abandon des énergies fossiles qui soit rapide, juste et doté des budgets nécessaires, et amorcer une transition juste vers des énergies renouvelables produites dans le respect des droits humains. Amnesty International lance un appel urgent à adopter et mettre en œuvre un traité de non-prolifération des combustibles fossiles, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« La crise climatique révèle et catalyse de profondes injustices. Ce rapport fait écho à la vision du Brésil, pays organisateur de la COP30 en 2025, qui veut que ce sommet international permette la participation réelle des peuples de la forêt, notamment les peuples autochtones et les communautés traditionnelles, ainsi que la société civile. Il expose l’ampleur des répercussions sur le climat et les droits humains de la production de combustibles fossiles à travers le monde, illustrant l’impact disparate de cette industrie sur les peuples autochtones et les communautés traditionnelles et soulignant la résistance qu’ils opposent.</p>



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<p>« Le secteur des énergies fossiles et ses partenaires étatiques font valoir depuis des décennies que le développement humain requiert ces énergies. Mais nous savons que sous couvert de croissance économique, ils servent plutôt la cupidité et le profit sans limites, tout en bafouant les droits dans une impunité quasi totale et en détruisant l’atmosphère, la biosphère et les océans. Face à ces pratiques acharnées, face à l’économie politique mondiale répressive des combustibles fossiles, nous devons résister collectivement et exiger que les dirigeants du monde respectent leurs obligations et leurs engagements. L’humanité doit triompher. »</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size">* Écosystemes vitaux : environnements naturels riches en biodiversité, essentiels au piégeage du carbone et/ou qui déclencheraient des effondrements écosystémiques en cascade si les dégradations ou les catastrophes environnementales s’y poursuivaient.</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size">** Zone sacrifiée : zone extrêmement contaminée dans laquelle les populations à bas revenu et marginalisées subissent beaucoup plus que les autres les conséquences de l’exposition à la pollution et aux substances toxiques.</p>
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		<title>COP30. Il faut placer les personnes, et non les profits et le pouvoir, au cœur des négociations du sommet des Nations unies sur le climat</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/cop30-il-faut-placer-les-personnes-et-non-les-profits-et-le-pouvoir-au-coeur-des-negociations-du-sommet-des-nations-unies-sur-le-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des défenseur·e·s du climat, originaires du Brésil, d’Équateur, du Paraguay et du Pérou &#8211; pays parmi les plus dangereux du monde lorsqu’il s’agit de défendre l’environnement et le climat &#8211; feront partie de la délégation d’Amnesty à la COP30 Amnesty International exhorte les gouvernements à ne pas se rallier au président américain Donald Trump, qui [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list"><li><strong>Des défenseur·e·s du climat, originaires du Brésil, d’Équateur, du Paraguay et du Pérou &#8211; pays parmi les plus dangereux du monde lorsqu’il s’agit de défendre l’environnement et le climat &#8211; feront partie de la délégation d’Amnesty à la COP30</strong></li><li><strong>Amnesty International exhorte les gouvernements à ne pas se rallier au président américain Donald Trump, qui nie l&rsquo;accélération de la crise climatique, et à faire preuve d&rsquo;un véritable leadership en matière de climat</strong></li></ul>



<p>Les dirigeant·e·s de la COP30 doivent placer les personnes, et non les profits ou le pouvoir, au cœur des négociations et s&rsquo;engager à protéger les militant·e·s et à répondre à leurs revendications en accélérant l’action climatique dont notre planète a tant besoin, en favorisant une élimination complète, rapide, équitable et financée des combustibles fossiles et une transition juste vers une énergie durable pour tous, dans tous les secteurs, a déclaré Amnesty International à l&rsquo;approche du sommet annuel des Nations unies sur le climat qui se tiendra au Brésil.</p>



<p>« La crise climatique mondiale est la principale menace qui pèse sur notre planète et elle exige une réponse digne de ce nom. Les conséquences du changement climatique sont de plus en plus prononcées partout dans le monde. Nous sommes confrontés à des tempêtes, des incendies, des sécheresses et des inondations de plus en plus fréquents et violents, ainsi qu&rsquo;à une élévation du niveau de la mer qui va rayer de la carte des petits États insulaires, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d&rsquo;Amnesty International, qui participera à la conférence.</p>



<p>« La COP30 au Brésil offre l&rsquo;occasion de résister collectivement face à ceux qui tentent de réduire à néant des années de promesses et d&rsquo;efforts pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C. Le fait que les niveaux de dioxyde de carbone dans l&rsquo;atmosphère aient atteint un niveau record l&rsquo;an dernier doit alerter les dirigeants mondiaux réunis lors de la COP30.</p>



<p>« Amnesty International demande aux États de ne pas se rallier au gouvernement de Donald Trump, qui nie l&rsquo;accélération de la crise climatique, et de faire preuve d&rsquo;un véritable leadership sur la question du climat. Face au rejet de la science du président américain et à l&rsquo;intensification du lobbying en faveur des combustibles fossiles, les dirigeants mondiaux doivent s’efforcer de prendre des mesures urgentes en faveur du climat, avec ou sans les États-Unis. Ils doivent faire barrage à toute tentative visant à réduire le financement des projets d&rsquo;énergie renouvelable et résister aux pressions exercées entre autres par les États-Unis pour affaiblir les politiques et les réglementations de lutte contre le changement climatique.</p>



<p>« L&rsquo;humanité peut gagner si les États s&rsquo;engagent lors de la COP30 à financer l’élimination complète, rapide et équitable des combustibles fossiles et à assurer une transition juste vers une énergie durable pour tous, dans tous les secteurs &#8211; ce qu’a récemment confirmé la Cour internationale de justice dans un avis consultatif. Ces engagements doivent s&rsquo;accompagner d&rsquo;une forte augmentation du financement de l’action climatique, sous forme de subventions et non de crédits, en faisant en sorte que les principaux États responsables des émissions de gaz à effet de serre contribuent le plus. Il est essentiel que des mesures soient prises en vue de protéger les militant·e·s pour le climat et les défenseur·e·s de l&rsquo;environnement. C&rsquo;est la seule façon de garantir la justice climatique et de protéger les droits fondamentaux de milliards de personnes. » </p>



<p>Le Brésil accueillera la 30e Conférence des Parties (COP30) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) à Belém, du 10 au 21 novembre. Plus de 190 parties à l&rsquo;Accord de Paris discuteront de questions telles que l&rsquo;augmentation du financement climatique, en particulier pour l&rsquo;adaptation, les objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les manières de « transitionner hors des combustibles fossiles » comme convenu lors de la COP28 et sur quelle période, et la façon de soutenir des mesures visant à réduire les répercussions du changement climatique et à remédier aux pertes et préjudices inévitables dans les États à faible revenu qui subissent le plus les effets néfastes du changement alors qu&rsquo;ils ont le moins contribué à les créer.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les personnes doivent être au cœur des processus de décision</h3>



<p>Amnesty International estime qu&rsquo;une transition rapide, équitable et juste doit placer les personnes les plus touchées par le changement climatique au cœur de tous les processus de décision en vue de faire de la justice climatique une réalité.</p>



<p>Cette année, elle s’associera à des militant·e·s écologistes qui risquent leur vie pour défendre les droits humains. Des défenseur·e·s du climat originaires du Brésil, d&rsquo;Équateur, du Paraguay et du Pérou – régions du monde pami les plus dangereuses lorsqu’il s’agit de défendre l&rsquo;environnement et le climat – accompagneront la délégation d&rsquo;Amnesty à la COP30. Parmi eux figurent des représentants du peuple Avá Guaraní Paranaense, des « combattantes pour l’Amazonie », du Mouvement pour les adolescents et les enfants travailleurs, enfants de travailleurs chrétiens (MANTHOC), de l&rsquo;Organisation nationale des femmes autochtones andines et amazoniennes du Pérou (ONAMIAP), du réseau Vozes Negras pelo Clima et de l&rsquo;Union des personnes affectées par les opérations pétrolières de Texaco (UDAPT) .</p>



<p>« Partout dans le monde, nous constatons des signes inquiétants de rétrécissement de l&rsquo;espace civique pour le militantisme climatique, qu’illustre le bâillonnement des défenseur·e·s au sein de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. De trop nombreux défenseur·e·s ne peuvent assister à la COP30 en raison des persécutions dont ils font l&rsquo;objet du fait de leurs actions. Nous attendons de la COP30 qu&rsquo;elle délivre un message fort sur le rôle des personnes en première ligne du militantisme climatique et sur la nécessité de les protéger », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Leadership lors de la COP30 Amnesty International demande aux délégués de la COP30 de :</h3>



<p>1. Aboutir à un plan et un calendrier clairs pour éliminer progressivement les combustibles fossiles, atteindre l’objectif très insuffisant de 300 milliards de dollars américains pour le financement climatique (convenu lors de la COP29) et accroître les financements publics fondés sur des subventions. Ce plan doit également veiller à ce que les investissements internationaux soient affectés à des projets réellement utiles pour lutter contre le changement climatique, et non des technologies hasardeuses et non éprouvées comme le captage du dioxyde de carbone dans l’air ou la géo-ingénierie solaire ou marine, susceptibles de porter atteinte aux droits humains et de retarder l&rsquo;élimination progressive des combustibles fossiles si nécessaire.</p>



<p>2. Encourager les pays riches à fortes émissions, en particulier ceux qui portent la plus grande responsabilité historique dans le changement climatique, à apporter de nouvelles contributions au Fonds de réponse aux pertes et préjudices afin de répondre à l&rsquo;ampleur des besoins. En outre, le conseil d&rsquo;administration du Fonds doit mener ses activités de manière transparente, inclusive et responsable, tout en garantissant un accès direct au financement pour les communautés touchées et en les protégeant de toute influence indue du secteur privé.</p>



<p>En tant que président de la COP30, le Brésil doit faire preuve de leadership en consolidant la reconnaissance, la protection et la réelle participation des défenseur·e·s du climat dans les espaces décisionnels multilatéraux et en soutenant des initiatives telles que le Réseau de leaders pour les militants et les défenseurs de l&rsquo;environnement (LEAD), qui sera officiellement lancé lors de la COP30. Il doit aussi prendre l&rsquo;initiative de lancer un nouveau Mécanisme d&rsquo;action de Belém (BAM) pour une transition juste à l&rsquo;échelle mondiale, proposé par plusieurs groupes d’observation. Au niveau national, il doit renoncer à poursuivre l’expansion de ses projets liés aux énergies fossiles et préciser quand et comment il compte en abandonner progressivement la production et l’utilisation.</p>



<p>« Contrairement à ce que le président Donald Trump voudrait vous faire croire, un avenir dépourvu d’énergies fossiles est essentiel à la survie de l&rsquo;humanité. Mais il ne doit plus y avoir d’occasions manquées : les parties à la COP30 doivent veiller à ce que leurs obligations en matière de droits humains guident toutes les décisions en lien avec le climat, à Belém comme ailleurs », a déclaré Agnès Callamard.</p>


<section id="section-4853732f" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

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			</item>
		<item>
		<title>Canada. La condamnation de défenseur·e·s des terres envoie « un message très inquiétant » à propos des droits des peuples autochtones</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/canada-la-condamnation-de-defenseur%c2%b7e%c2%b7s-des-terres-envoie-un-message-tres-inquietant-a-propos-des-droits-des-peuples-autochtones/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 10:56:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34455</guid>

					<description><![CDATA[<p>La condamnation de trois défenseur·e·s des terres poursuivis en justice par le Canada envoie un message très inquiétant quant aux menaces qui pèsent sur les individus et les Nations en première ligne de la lutte pour les droits des peuples autochtones et la justice environnementale. Le 17 octobre 2025, un juge de Colombie-Britannique a prononcé [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La condamnation de trois défenseur·e·s des terres poursuivis en justice par le Canada envoie un message très inquiétant quant aux menaces qui pèsent sur les individus et les Nations en première ligne de la lutte pour les droits des peuples autochtones et la justice environnementale.</p>



<p>Le 17 octobre 2025, un juge de Colombie-Britannique a prononcé des condamnations contre trois défenseur·e·s des terres autochtones arrêtés en novembre 2021 lors d&rsquo;une opération fortement militarisée de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sur le territoire ancestral jamais cédé de la Nation Wet’suwet’en. Sleydo’ (Molly Wickham), cheffe de la Maison du grizzly (Cas Yikh) du clan Gidimt’en de la Première Nation Wet’suwet’en, Shaylynn Sampson, femme gitxsan ayant des liens familiaux avec les Wet’suwet’en, et Corey « Jayohcee » Jocko, un Kanien’kehá:ka (Mohawk) d’Akwesasne, ont par la suite été inculpés et déclarés coupables d’avoir prétendument enfreint l’injonction d’un tribunal de Colombie-Britannique interdisant de mener des actions de défense des terres à proximité du chantier de construction du gazoduc de Coastal GasLink (CGL) qui transportera du gaz naturel liquéfié.</p>



<p>Chacune des peines prononcées à l’encontre de ces défenseur·e·s des droits à la terre comporte une période d’emprisonnement : 17 jours de prison pour Sleydo’, 12 pour Jocko, et neuf pour Sampson. Cependant, le juge a suspendu l’application de ces sentences et a remplacé leur séjour derrière les barreaux par 150 heures de travaux d’intérêt général. Lorsqu’il a expliqué sa décision de suspendre leurs peines d’emprisonnement, le juge a déclaré qu’il avait pris en compte le non-respect des droits et des intérêts de la Nation Wet’suwet’en par la province de Colombie-Britannique et le gouvernement du Canada.</p>



<p>« Si nous sommes soulagés que Sleydo’, Shaylynn et Corey aient pu repartir libres, l’application de peines d’emprisonnement – avec ou sans sursis – envoie un message effrayant aux défenseur·e·s des terres qui agissent en vue de protéger les droits et les territoires autochtones face à des mégaprojets destructeurs, a déclaré Ana Piquer, directrice pour les Amériques à Amnesty International. Ces défenseur·e·s courageux n’auraient jamais dû être arrêtés pour avoir exercé leurs droits et défendu l’environnement naturel dont nous dépendons tous. Il faut que le Canada cesse de criminaliser les Wet’suwet’en et les défenseur·e·s autochtones en cette période d&rsquo;urgence climatique mondiale. »</p>



<p>Amnesty International a recensé les violations des droits humains subies par les défenseur·e·s du territoire des Wet’suwet’en et leurs alliés, notamment Sleydo&rsquo;, Sampson et Jocko, depuis 2020. Ses recherches ont établi que l’injonction ayant conduit à leur arrestation restreignait de manière excessive les droits fondamentaux des défenseur·e·s des terres et les droits de la Nation autochtone Wet’suwet’en. L’arrestation de ces défenseur·e·s, les poursuites engagées à leur encontre et les condamnations prononcées portent gravement atteinte à leurs droits.</p>



<p>En février 2025, la Cour suprême de la Colombie-Britannique a statué que les droits de Sleydo’, Sampson et Jocko ont été bafoués pendant leur interpellation. En réponse à une requête pour abus de procédure déposée par leurs avocat·e·s, la Cour a conclu que le comportement de certains membres de la Gendarmerie royale du Canada lors de l’opération de novembre 2021, notamment leurs propos racistes à l’égard des autochtones, était contraire à la Charte canadienne des droits et libertés. Cependant, le juge a refusé de lever toutes les charges pesant sur les défenseur·e·s.</p>



<p>« En vertu de notre loi, les défenseur·e·s des terres qui ont été jugés auraient été récompensés pour leur action, mais en vertu de la loi canadienne, ils encourent des sanctions, a déclaré le Chef héréditaire de la Nation wet’suwet’en Na-Moks. Les défenseur·e·s des terres ont fait exactement ce qu’ils étaient censés faire conformément à l’Anuc niwh’it’en [la loi wet’suwet’en]. Ils ont suivi notre loi et notre mode de vie. Notre loi défend  » la terre, l’air et l’eau « . Leur loi prône la sanction. Nous les amenons peu à peu à reconnaître notre processus, et même s’il nous a fallu des années pour en arriver là, c&rsquo;est un grand pas en avant. Suis-je favorable à leur loi ? Absolument pas. Mais nous amenons le changement. »</p>



<p>« Sleydo’, Shaylynn et Corey sont condamnés pour avoir protégé pacifiquement le territoire des Wet’suwet’en contre la construction du gazoduc de Coastal GasLink – un acte pour lequel ils n’auraient jamais dû être poursuivis en justice, a déclaré Ketty Nivyabandi, secrétaire générale d’Amnesty International Canada (section anglophone). La Cour a reconnu qu’ils avaient subi des traitements racistes et violents lors de leur arrestation, mais les trois défenseur·e·s sont tout de même sanctionnés. Malheureusement, le racisme systémique qui a conduit à leur arrestation n’a pas été pris en compte. Les gouvernements de la Colombie-Britannique et du Canada privent les Wet’suwet’en de leur droit à un consentement libre, préalable et éclairé, entravent leur liberté de mouvement sur leurs terres ancestrales et menacent leur mode de vie traditionnel. Ces injustices rappellent douloureusement l’héritage de la violence coloniale exercée par le Canada envers les peuples autochtones. »</p>



<p>Si Sleydo’, Sampson et Jocko avaient été condamnés à une peine de prison ou d’assignation à résidence, Amnesty International les aurait considérés comme des prisonnières et prisonniers d’opinion. Elle aurait alors, pour la deuxième fois seulement, appliqué cette désignation à une personne ou un groupe détenu par le Canada.</p>



<p>En juillet 2024, elle a adopté comme prisonnier d’opinion Chef Dsta&rsquo;hyl, chef du clan Likhts’amisyu, lui aussi défenseur des terres Wet&rsquo;suwet&rsquo;en, condamné à 60 jours d&rsquo;assignation à résidence par la Cour suprême de la Colombie-Britannique. Comme Sleydo&rsquo;, Sampson et Jocko, Chef Dsta&rsquo;hyl a été accusé, puis condamné, pour avoir prétendument violé les termes de l&rsquo;injonction d&rsquo;un tribunal de la Colombie-Britannique interdisant toute action de défense des terres à proximité du gazoduc de Coastal GasLink Pipleine Ltd. (CGL), y compris dans certaines zones du territoire de la Nation Wet&rsquo;suwet&rsquo;en.</p>



<p>« Les peuples autochtones sont en première ligne des changements climatiques et subiront des préjudices disproportionnés si l&rsquo;humanité échoue à se passer des combustibles fossiles, a déclaré France-Isabelle Langlois, directrice d’Amnesty International Canada francophone. Les États doivent soutenir, et non enfermer, les défenseur·e·s des terres autochtones comme Sleydo&rsquo;, Shaylynn et Corey, et suivre leur exemple afin de cheminer vers un avenir plus sain et plus durable pour tous. La Colombie-Britannique et le Canada doivent prendre des mesures immédiates en vue de cesser de criminaliser les défenseur·e·s des terres autochtones. Nul ne devrait être intimidé, harcelé ni arrêté, et encore moins condamné dans le cadre d’une affaire pénale, pour avoir exercé ses droits constitutionnels et défendu l&rsquo;environnement naturel que nous partageons tous. »</p>



<p>La Nation Wet’suwet’en continue de se battre contre le gazoduc de CGL, tandis que le Canada, la Colombie-Britannique et le consortium international qui est derrière ce gazoduc s’engagent dans la phase II du projet. Visant à doubler la capacité de production de l’unité d’exportation de gaz naturel liquéfié de Kitimat, en Colombie-Britannique, la phase II verrait la construction de sept nouvelles stations de compression le long du gazoduc de CGL, dont deux sur le territoire wet’suwet’en – encore une fois sans le consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause des chef·fe·s héréditaires wet’suwet’en.</p>


<section id="section-78560472" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information</h3>



<p>Le rapport publié en 2023 par Amnesty International sous le titre Canada. « Chassé·e·s de nos terres pour les avoir défendues ». Criminalisation, intimidation et harcèlement des défenseur·e·s du droit à la terre wet’suwet’en relate en détail les violations des droits humains infligées aux membres de la Nation Wet’suwet’en par les autorités du Canada et de la Colombie-Britannique, Coastal GasLink Pipeline Ltd., TC Energy et Forsythe Security. Plus de 75 personnes ont été arrêtées arbitrairement par la Gendarmerie royale du Canada lors de quatre opérations de descente de grande ampleur menées sur le territoire wet’suwet’en.</p>



<p>En juin et juillet 2022, le Service des poursuites de Colombie-Britannique a décidé de poursuivre 20 défenseur·e·s des terres wet’suwet’en pour outrage criminel, au motif qu’ils auraient violé l’injonction de se tenir à l’écart des chantiers de construction du gazoduc. Plusieurs d’entre eux ont été jugés en 2023 et 2024. En novembre 2023, la défenseure des terres Sabina Dennis a été déclarée non coupable d’outrage criminel. En février 2024, le Chef héréditaire Dtsa’hyl du clan Likhts’asmisyu a été déclaré coupable d’outrage criminel pour avoir enfreint les dispositions de l’ordonnance d’injonction et condamné à 60 jours d’assignation à résidence, qu’il a purgés en juillet et août 2024.</p>



<p>Amnesty International demande au gouvernement de Colombie-Britannique de cesser de criminaliser les Wet’suwet’en et tous les défenseur·e·s des terres autochtones, et s’oppose à l’expansion de tous les oléoducs ou gazoducs et infrastructures connexes.</p>

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		<title>Bangladesh. La crise climatique amplifie la discrimination à l’égard des agent·e·s « invisibles » du secteur de l’assainissement</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/bangladesh-la-crise-climatique-amplifie-la-discrimination-a-legard-des-agent%c2%b7e%c2%b7s-invisibles-du-secteur-de-lassainissement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Oct 2025 12:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34430</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les autorités bangladaises doivent remédier de toute urgence à leur incapacité à défendre les droits des agent·e·s du secteur de l’assainissement, qui sont confrontés à une marginalisation économique et à une discrimination profondément enracinée fondée sur le genre et la caste, ces vulnérabilités qui ne faisant que s’aggraver dans le contexte d’une crise climatique mondiale [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les autorités bangladaises doivent remédier de toute urgence à leur incapacité à défendre les droits des agent·e·s du secteur de l’assainissement, qui sont confrontés à une marginalisation économique et à une discrimination profondément enracinée fondée sur le genre et la caste, ces vulnérabilités qui ne faisant que s’aggraver dans le contexte d’une crise climatique mondiale largement due à la combustion de combustibles fossiles, déclare Amnesty International dans un nouveau rapport.</p>



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<p>Intitulé <strong><em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/10/Left-Behind-in-The-Storm-BD-Dalit-Sanitation.pdf">Abandonnées dans la tourmente : le combat pour l’eau et la dignité des femmes dalits travaillant dans le secteur de l’assainissement</a></em></strong>, ce rapport présente des informations sur les obstacles considérables auxquels sont confrontées les femmes dalits travaillant dans le secteur de l’assainissement dans les districts de Khulna et Satkhira, sur la côte sud-ouest du Bangladesh, pour accéder à l’eau potable et à des installations sanitaires adéquates, ainsi que sur leur vulnérabilité et leur exclusion des programmes d’aide liés au changement climatique. Il montre également que ces travailleuses sont largement invisibles dans les politiques gouvernementales sur le changement climatique, l’eau et l’assainissement en raison de leur caste, de leur genre et de leur profession, alors qu’elles comptent parmi les personnes les plus concernées par ces politiques.</p>



<p>« Étant donné qu’il compte parmi les pays les plus exposés au changement climatique à l’échelle mondiale, le Bangladesh doit s’attaquer aux inégalités de caste profondément enracinées qui ont conduit les communautés dalits côtières, économiquement exclues et marginalisées, à supporter de manière disproportionnée le poids de l’urgence climatique, a déclaré Isabelle Lassée, directrice adjointe de la recherche pour l’Asie du Sud à Amnesty International.</p>



<p>« Un avenir résilient face au changement climatique pour le Bangladesh ne pourra advenir qu’en invitant les voix exclues à participer aux discussions sur l’élaboration des politiques et en garantissant leur protection et leur égalité dans le cadre des mesures de gestion des catastrophes. Le Bangladesh ne peut pas instaurer une résilience efficace face à des sécheresses, des cyclones, des inondations et des chaleurs extrêmes de plus en plus intenses s’il laisse de côté les populations les plus négligées. »</p>



<p>Le rapport s’appuie sur des entretiens menés avec 20 femmes et deux hommes travaillant dans le secteur de l’assainissement et issus des communautés dalits de Khulna et Satkhira, situées dans des zones à basse altitude et inondables, fortement exposées aux effets du changement climatique tels que l’élévation du niveau de la mer, les cyclones, les sécheresses et les inondations. De plus, des responsables du Département de gestion des catastrophes et du Département d’ingénierie de la santé publique, ainsi que des membres des comités locaux WASH et de gestion des catastrophes de ces deux districts ont également été interrogés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Les personnes de caste inférieure sont laissées de côté »</h3>



<p>Des agent·e·s d’assainissement de Khulna et Satkhira ont déclaré ne pas disposer chez eux de raccordement au réseau de distribution d’eau pour boire, se laver, cuisiner et nettoyer. En conséquence, beaucoup sont contraints soit d’acheter et de transporter de l’eau provenant de centres de traitement éloignés, soit de collecter l’eau de pluie ou d’utiliser l’eau des puits publics ou des étangs, cette eau viciée entraînant toute une série de problèmes de santé. Le coût d’achat d’une eau potable sûre constitue un autre obstacle, en particulier pour les familles gagnant entre 3 000 et 8 000 takas (25 à 65 dollars des États-Unis) par mois.</p>



<p>« Notre quartier n’a jamais bénéficié d’infrastructures pour l’eau ni reçu de camions-citernes ou de machines, alors que nous travaillons tous pour le gouvernement [&#8230;] Je pense que nous, les personnes de caste inférieure, sommes laissées de côté », a déclaré un agent d’assainissement à Amnesty International.</p>



<p>Outre la discrimination fondée sur la caste, les femmes agentes d’assainissement de Khulna et Satkhira sont également confrontées à des difficultés spécifiquement liées à leur genre. En tant que femmes, elles assument la charge de la collecte de l’eau, une tâche non rémunérée et difficile, qui restreint leurs possibilités économiques.</p>



<p>Les toilettes que les agent·e·s d’assainissement ont les moyens de construire n’offrent aucune intimité, sont difficiles d’accès et ne résistent pas aux aléas climatiques. De nombreuses femmes agentes d’assainissement retardent leur utilisation des toilettes en raison du manque de sécurité et d’intimité, ce qui entraîne des maladies infectieuses. D’autres ont des difficultés à gérer leur hygiène menstruelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vulnérabilité au changement climatique </h3>



<p>Après le passage du cyclone Remal, l’accès à l’eau potable est devenu encore plus précaire. Piu, un agent d’assainissement, a déclaré : « Je n’arrivais pas trouver de l’eau potable pour boire [&#8230;] Il n’y avait jamais assez d’eau. »</p>



<p>Le rapport montre que les phénomènes météorologiques extrêmes, plus fréquents et violents avec le changement climatique, amplifient davantage encore les inégalités existantes, prenant au piège dans un cycle de vulnérabilité les agent·e·s d’assainissement des régions côtières. Avec 18 cyclones en 17 ans, des villages entiers ont été pris dans un cycle sans fin de reconstructions qu’ils ne peuvent pas supporter financièrement. Des latrines rudimentaires, qui coûtent jusqu’à 3 000 takas (25 dollars des États-Unis), représentent une dépense considérable pour de nombreuses familles, sans compter l’aménagement permettant de les rendre résistantes aux inondations.</p>



<p>Faute d’interventions urgentes permettant de renforcer les politiques de résilience climatique et les efforts visant à lutter contre les pertes et préjudices du point de vue de la caste et du genre, les plans d’adaptation du Bangladesh continueront de renforcer les inégalités et l’exclusion systémiques au lieu de les démanteler et de faire progresser l’égalité.</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Négligés par les programmes d’aide et exclus des processus décisionnels</h3>



<p>Les agent·e·s dalits d’assainissement à Khulna et Satkhira jouent un rôle essentiel dans la préservation de la santé publique et des infrastructures sanitaires, ainsi que dans les initiatives de reconstruction après une catastrophe. Pourtant, ils sont rarement amenés à participer aux processus décisionnels liés à ces domaines.</p>



<p>Kishori, une agente d’assainissement, a déclaré : « Les gens s’attendent à ce que je vive dans la saleté et le silence, et chaque fois que j’ai élevé la voix, je n’ai pas été entendue. » Ces femmes dont le travail est essentiel au fonctionnement des systèmes d’assainissement du Bangladesh se voient refuser l’accès aux services mêmes qu’elles contribuent à entretenir.</p>



<p>Après le cyclone Remal, les programmes d’aide gouvernementaux à Khulna et Sathkira n’ont pas donné la priorité aux dalits et ni tenu compte des obstacles à leur inclusion, qui vont de la discrimination systémique profondément enracinée fondée sur la caste et des barrières économiques à l’absence de documents attestant de la propriété foncière et à l’emplacement des quartiers dans des zones sujettes aux inondations. En conséquence, les travailleurs et travailleuses de première ligne restent souvent sans protection et ne sont pas pris en considération.</p>



<p>Le Bangladesh est tenu, au titre du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (ONU), de garantir le droit des populations marginalisées à l’eau et à l’assainissement, et, aux termes de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (ONU), d’adopter des mesures préventives pour éliminer la discrimination structurelle et garantir l’égalité d’accès à tous les droits humains.</p>



<p>Dès lors, conformément à ces obligations contraignantes, les autorités doivent collecter et surveiller des données ventilées par caste, établir un plan d’action national visant à éliminer la discrimination fondée sur la caste et garantir une égalité réelle, ainsi que la participation active, libre et significative des dalits (en particulier des femmes dalits) aux processus décisionnels, à tous les niveaux du gouvernement, notamment en matière de planification pour l’eau et l’assainissement et aussi pour la planification et les interventions concernant les catastrophes.</p>



<p>De plus, et ceci est primordial, le gouvernement bangladais doit adopter une loi exhaustive contre la discrimination incluant la discrimination fondée sur la caste et l’ascendance, s’appliquant aux secteurs public et privé, reconnaissant la discrimination directe et indirecte et prévoyant des mécanismes de plainte accessibles et indépendants ainsi que des recours juridiques utiles.</p>



<p>Amnesty International demande également à tout État ou organisme fournissant un financement au Bangladesh pour l’adaptation et pour faire face aux pertes et dommages de veiller à ce que tous les projets soient conçus avec la contribution pleine et entière, effective et significative des membres de la communauté dalit, mis en œuvre dans le respect des principes d’égalité et de non-discrimination et sur la base de normes mesurables d’inclusion et d’équité, et que les rapports sur les progrès et la mise en œuvre comprennent des données ventilées par caste.</p>



<p>« La discrimination fondée sur la caste et le genre, le manque d’infrastructures inclusives, la marginalisation économique et la vulnérabilité climatique ont convergé pour renforcer les cycles d’exclusion et d’indignité, a déclaré Isabelle Lassée.</p>



<p>« Les conclusions d’Amnesty International reflètent une profonde incapacité du pays à défendre les droits des travailleurs et travailleuses dalits du secteur de l’assainissement. L’absence de données ventilées par caste, de financement ciblé et d’élaboration de politiques inclusives continue de laisser sur le bord du chemin les communautés dalits. »</p>



<p>« Nous appelons également tous les États ou organismes qui fournissent des financements au Bangladesh pour l’adaptation et pour faire face aux pertes et dommages à veiller à ce que tous les projets soient conçus avec la contribution pleine et entière, effective et significative des membres de la communauté dalit, mis en œuvre dans le respect des principes d’égalité et de non-discrimination et sur la base de normes mesurables d’inclusion et d’équité, et à ce que les rapports sur les progrès et la mise en œuvre comprennent des données ventilées par caste. »</p>



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		<title>Monde. La publication de l’accord sur le pays hôte de la COP30 avec le Brésil est une avancée pour la transparence</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/monde-la-publication-de-laccord-sur-le-pays-hote-de-la-cop30-avec-le-bresil-est-une-avancee-pour-la-transparence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 12:56:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34434</guid>

					<description><![CDATA[<p>Amnesty International et 34 autres organisations ont publié une lettre ouverte saluant la publication de l’accord entre le gouvernement brésilien et le secrétariat de la Convention-cadre sur les changements climatiques (CCNUCC) pour la 30e conférence des parties sur le climat (COP30) qui se tiendra à Belém, au Brésil, du 10 au 21 novembre 2025. « [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/monde-la-publication-de-laccord-sur-le-pays-hote-de-la-cop30-avec-le-bresil-est-une-avancee-pour-la-transparence/">Monde. La publication de l’accord sur le pays hôte de la COP30 avec le Brésil est une avancée pour la transparence</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Amnesty International et 34 autres organisations ont publié une lettre ouverte saluant la publication de l’accord entre le gouvernement brésilien et le secrétariat de la Convention-cadre sur les changements climatiques (CCNUCC) pour la 30e conférence des parties sur le climat (COP30) qui se tiendra à Belém, au Brésil, du 10 au 21 novembre 2025.</p>



<p>« Les efforts de la société civile en vue de garantir la transparence dans les accords avec les pays hôtes qui sont signés avant la principale conférence de l’ONU sur le climat ont porté leurs fruits avec la publication de l’accord pour la COP30 sur le site Internet de la CCNUCC. Nous nous réjouissons de constater que plusieurs recommandations émises par la société civile les années précédentes ont été suivies, et nous appelons le secrétariat de la CCNUCC à veiller à ce qu’elles le soient également dans les prochains accords avec les pays hôtes, a déclaré Ann Harrison, conseillère politique sur la justice climatique à Amnesty International.</p>



<p>« Il est appréciable que l’accord avec le pays hôte de la COP30 comporte un engagement à faire respecter les droits humains de tous les participant·e·s et à veiller à ce que tous les aspects des réunions soient planifiés et organisés de manière inclusive et non discriminatoire.</p>



<p>« Cependant, il ne comprend aucune garantie explicite du Brésil pour le respect, la protection et l’exercice du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique en dehors de la zone bleue pour les personnes, qu’elles soient de nationalité brésilienne ou non, qui souhaiteraient exprimer leurs opinions, y compris sur la COP30. »</p>



<p>Amnesty International regrette par ailleurs que les dispositions sur les sponsors semblent avoir été affaiblies, ce qui pourrait permettre aux entreprises dont les activités vont à l’encontre des objectifs de la CCNUCC et de l’Accord de Paris, notamment celles du secteur des énergies fossiles, d’exercer une influence abusive sur la présidence. Tous les sponsors et les partenariats de la COP30 doivent être rendus publics immédiatement.</p>



<p>Le secrétariat de la CCNUCC doit établir dans les meilleurs délais un cadre d’obligation de rendre des comptes, notamment une politique en matière de conflits d’intérêt, qui sera intégré dans les prochains accords avec les pays hôtes.</p>



<p>Amnesty International demande en outre aux autorités d’agir sur les prix de l’hébergement à Belém, qui restent inaccessibles pour de nombreux représentant·e·s de la société civile, d’organisations observatrices et de peuples autochtones et mettent à mal leur participation, malgré la clause d’accessibilité (article 7) de l’accord avec le pays hôte de la COP30.</p>


<section id="section-32fdbdbf" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Complément d’information</h3>



<p>L’accord avec le pays hôte est un texte juridique conclu entre le secrétariat de la CCNUCC et les autorités du pays où se déroule la COP qui fixe les conditions de son organisation, notamment les immunités et les privilèges applicables au-delà de la législation nationale. Il est normalement finalisé plusieurs mois avant l’événement. La société civile demande depuis longtemps de pouvoir commenter le projet d’accord avant sa signature et que le texte final soit rendu public immédiatement après celle-ci afin qu’il puisse être examiné pour évaluer dans quelle mesure l’espace civique sera protégé lors de la COP. Amnesty International a précédemment dénoncé le manque de transparence des accords avec les pays hôtes et les lacunes dans la protection des droits fondamentaux. L’accord avec le pays hôte de la COP29 n’a jamais été rendu officiellement public. La lettre ouverte sur l’accord pour la COP30 a été signée par 35 organisations.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/monde-la-publication-de-laccord-sur-le-pays-hote-de-la-cop30-avec-le-bresil-est-une-avancee-pour-la-transparence/">Monde. La publication de l’accord sur le pays hôte de la COP30 avec le Brésil est une avancée pour la transparence</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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	</channel>
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