<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Changement climatique Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
	<atom:link href="https://www.amnesty.lu/category/communiques-de-presse/changement-climatique-communiques-de-presse/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.amnesty.lu/category/communiques-de-presse/changement-climatique-communiques-de-presse/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Tue, 06 Oct 2026 14:09:23 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2018/08/cropped-amnesty-international-logomark-e1724406730223-32x32.jpg</url>
	<title>Changement climatique Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
	<link>https://www.amnesty.lu/category/communiques-de-presse/changement-climatique-communiques-de-presse/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Réunions de préparation à la COP31. Finis les beaux discours, place aux actes : les leaders mondiaux doivent se montrer à la hauteur des enjeux du Pacifique</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/reunions-de-preparation-a-la-cop31-finis-les-beaux-discours-place-aux-actes-les-leaders-mondiaux-doivent-se-montrer-a-la-hauteur-des-enjeux-du-pacifique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 14:04:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=37117</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réunions de préparation à la COP31. Finis les beaux discours, place aux actes : les leaders mondiaux doivent se montrer à la hauteur des enjeux du Pacifique Alors que les dirigeant·e·s, les populations et la société civile du Pacifique se réunissent aux Fidji et aux Tuvalu à l&#8217;occasion des réunions pré-COP31 (31e Conférence des Nations [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/reunions-de-preparation-a-la-cop31-finis-les-beaux-discours-place-aux-actes-les-leaders-mondiaux-doivent-se-montrer-a-la-hauteur-des-enjeux-du-pacifique/">Réunions de préparation à la COP31. Finis les beaux discours, place aux actes : les leaders mondiaux doivent se montrer à la hauteur des enjeux du Pacifique</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Réunions de préparation à la COP31. Finis les beaux discours, place aux actes : les leaders mondiaux doivent se montrer à la hauteur des enjeux du Pacifique</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’Australie, qui se targue d&rsquo;assumer un rôle de premier plan en matière de climat dans le Pacifique, doit passer aux actions concrètes</li>



<li>Les gouvernements doivent mettre fin à l’ère des énergies fossiles et accroître le financement climatique sous forme de subventions</li>



<li>Amnesty International lance une campagne braquant les projecteurs sur des défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement</li>
</ul>



<p>Alors que les dirigeant·e·s, les populations et la société civile du Pacifique se réunissent aux Fidji et aux Tuvalu à l&rsquo;occasion des réunions pré-COP31 (31e Conférence des Nations unies sur le changement climatique), l’absence attendue de nombreux dirigeant·e·s mondiaux ne doit pas servir de nouveau prétexte à l’inaction climatique, a déclaré Amnesty International le 4 octobre 2026.</p>



<p>Ces rencontres interviennent après un été européen exceptionnellement chaud, le mois d’août 2026 s’étant classé au premier rang des mois les plus chauds jamais enregistrés. Face à la menace imminente d’un puissant El Niño, d’incendies, de sécheresses et d’inondations à grande échelle, la nouvelle mise en garde de l’ONU concernant le dépassement rapide des seuils de réchauffement au niveau mondial ne fait que confirmer l’urgence d’une action climatique décisive.</p>



<p>« Les dirigeant·e·s mondiaux évoquent depuis des années les menaces climatiques qui pèsent sur le Pacifique. Il est désormais temps qu’ils se rendent aux Fidji et aux Tuvalu, écoutent les populations locales et passent à l’action. L’élévation du niveau des océans grignote déjà les terres, les moyens de subsistance et les cultures des habitant·e·s. Se contenter d’exprimer sa préoccupation sans agir ne suffira pas à endiguer la marée, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Ceux qui ne se présentent pas en personne ne sauraient se soustraire à leurs responsabilités. Leur absence n’empêchera pas le niveau des océans de monter et n’effacera pas les obligations des pays responsables de fortes émissions envers les populations qui subissent les plus lourdes conséquences d’une crise qu’elles contribuent si peu à provoquer.</p>



<p>« Le pire des échecs n’est pas un siège vide, mais une promesse non tenue. La période précédant la COP31 doit permettre de transformer des années de discours en mesures et en engagements concrets, qui permettront de réaliser l’ambition climatique dont le monde a besoin lors de la COP31 en novembre. » La ministre de l’Environnement des Fidji a déclaré que le sommet organisé par les États du Pacifique aura lieu « avec ou sans » les dirigeants des grandes puissances mondiales.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le Pacifique tire la sonnette d’alarme</h4>



<p> Amnesty International a mis en évidence le fait que le changement climatique porte déjà atteinte aux droits humains des populations dans les îles Tuvalu et Kiribati, et dans d’autres États insulaires du Pacifique. L’élévation du niveau des océans, la chaleur extrême, les sécheresses et l’intrusion d’eau salée dans les terres menacent les droits à l’eau, à l’alimentation, à la santé, à un logement décent et à un avenir sûr. Les Tuvalu contribuent à moins de 0,003 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais subissent pourtant certaines des conséquences les plus graves de la crise climatique.</p>



<p>Lors de sa visite aux Tuvalu en 2025, Agnès Callamard a pu constater les efforts déployés par les populations et les autorités pour regagner des terres sur l’océan qui ne cesse de monter et permettre ainsi aux habitant·e·s de rester sur leur terre natale.</p>



<p>« Aux dirigeant·e·s qui hésitent à affronter la pire crise de notre époque, je dis ceci : venez aux Tuvalu. Parlez à ceux qui vivent la montée du niveau des mers et la chaleur extrême. Soyez témoins de leur lutte quotidienne pour s’adapter, protéger leurs droits et lutter contre les conséquences d’une crise climatique dont ils ne sont pas responsables. Les terres gagnées sur la mer aux Tuvalu ne sont pas un décor touristique ; elles incarnent un pays qui se bat pour sa survie », a déclaré Agnès Callamard. Des étudiant·e·s du Pacifique ont porté la lutte contre le changement climatique devant la plus haute juridiction internationale, ce qui a amené la Cour internationale de justice à rendre un avis consultatif historique en juillet 2025, précisant clairement que les gouvernement sont légalement tenus de protéger les droits fondamentaux contre les effets du changement climatique.</p>



<p>« Le Pacifique ne devrait pas avoir à implorer l’attention du monde. L’action pour le climat n’est plus seulement un choix politique, c’est un impératif légal et moral, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Les gouvernements doivent mettre fin à l’utilisation et à l’expansion des combustibles fossiles par le biais de transitions justes qui ne laissent personne de côté, taxer les grands pollueurs et accroître le financement climatique sous forme de subventions, en accordant des réparations climatiques et en veillant à ce que les populations en première ligne face à la crise climatique disposent des ressources et du pouvoir nécessaires pour façonner leur avenir. Le Pacifique tire la sonnette d’alarme. Si le monde n’agit pas ici, il échouera partout ailleurs. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">L’Australie doit passer du partenariat aux actes</h4>



<p>En tant que pays présidant les négociations de la COP31, il incombe tout particulièrement à l’Australie de se mobiliser aux côtés de ses voisins du Pacifique et de garantir un accord ambitieux, axé sur les droits humains. L’Australie ne peut se targuer de manière crédible de jouer un rôle phare dans la lutte contre le changement climatique tout en soutenant l’expansion des énergies fossiles, qui aggrave les préjudices subis par les populations du Pacifique. En s’appuyant sur les recommandations d&rsquo;Amnesty International en amont de la COP31, l’Australie et d’autres gouvernements doivent mettre à profit la période préparatoire à la COP31 pour faire avancer trois priorités :</p>


<section id="section-9a76f54e" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>1. Enrayer la crise climatique à la source en mettant fin à l&rsquo;expansion des énergies fossiles et en accélérant une transition complète, rapide, équitable, financée et respectueuse des droits humains vers l&rsquo;abandon des énergies fossiles, les États les plus responsables devant aller plus loin et plus vite. Les énergies renouvelables sont moins coûteuses que les énergies fossiles ; les gouvernements doivent cesser de soutenir leurs alliés de l&rsquo;industrie des énergies fossiles au moyen de subventions financées par les contribuables.</p>



<p>2. Aider les populations à prospérer en veillant à ce que le Mécanisme pour une transition juste soit opérationnel et responsable, et permette de fournir des financements et des aides aux populations touchées, notamment aux peuples autochtones.</p>



<p>3. Accroître les financements émanant des pays à revenus élevés et à fortes émissions là où les besoins sont les plus importants, en augmentant de manière significative les financements publics sous forme de subventions destinés à l&rsquo;atténuation, à l&rsquo;adaptation et aux pertes et préjudices, sans pousser les pays à faibles revenus à s’endetter davantage encore.</p>

</div></section>


<p>« Le rôle moteur du Pacifique est essentiel dans le combat mondial pour l’objectif fixé à 1,5° C, mais les populations du Pacifique ne peuvent pas porter seules ce fardeau climatique, a déclaré Agnès Callamard. L’Australie doit mettre à profit son rôle de présidente pour traduire les revendications du Pacifique en résultats concrets lors de la COP31, en commençant par endiguer la crise à la source grâce à une transition juste vers l’abandon des énergies fossiles. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pas de justice climatique sans défenseur·e·s des droits environnementaux</h4>



<p>Comment les gouvernements pourraient-ils garantir la justice climatique s’ils excluent les populations touchées ou font taire ceux qui s’opposent aux projets néfastes ? Partout dans le monde, les peuples autochtones, les défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement et les populations en première ligne face à la crise climatique résistent à l’expansion des énergies fossiles et se battent pour un avenir plus juste et plus durable. Pourtant, beaucoup sont victimes de harcèlement, de surveillance, de poursuites judiciaires, de violences et de restrictions imposées à leur droit de manifester pacifiquement.</p>



<p>La façon dont l’Australie traite les militant·e·s pacifiques pour le climat sera un test décisif pour son leadership en matière de lutte contre le changement climatique. En outre, des inquiétudes sont exprimées quant aux restrictions imposées à la liberté d&rsquo;expression, d&rsquo;association et de réunion pacifique aux Fidji.</p>



<p>À la veille de la COP31, Amnesty International lance une campagne mondiale, Protéger notre avenir. Les défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement contribuent à une transition juste. Elle met en lumière des défenseur·e·s et les alternatives pour lesquelles ils se battent à travers le monde. Parmi eux figurent les peuples des Premières Nations d’Australie, qui remettent en cause les projets d’exploration pétrolière et gazière offshore qui affectent la terre et l’eau.</p>



<p>Cette campagne montrera à quoi peuvent ressembler la résistance, la dignité et une transition juste portée par les citoyen·ne·s lorsqu’ils refusent de voir leurs terres, leurs eaux et leur avenir sacrifiés sur l’autel des profits de l’industrie fossile.</p>



<p>L’Australie et les Fidji doivent veiller à ce que la société civile, les peuples autochtones, les populations touchées et les défenseur·e·s de l&rsquo;environnement puissent participer, s&rsquo;exprimer et manifester pacifiquement, sans faire l&rsquo;objet de discrimination, d&rsquo;intimidation ni de représailles.</p>



<p>« Les défenseur·e·s des droits humains liés à l’environnement protègent notre futur commun. Les gouvernements doivent les écouter, les protéger et veiller à ce qu’ils puissent intervenir de manière significative dans les décisions relatives au climat, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« La COP31 doit aller au-delà des simples promesses. Si elle échoue, cela reviendra à trahir notre responsabilité commune de défendre les droits humains et de garantir la justice climatique. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Les réunions préparatoires à la COP31, organisées sous l’égide des États du Pacifique, se tiendront à Nadi, aux Fidji, et aux Tuvalu, du 5 au 8 octobre 2026. La COP31 se tiendra à Antalya, en Turquie, du 9 au 20 novembre 2026. </p>




<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/reunions-de-preparation-a-la-cop31-finis-les-beaux-discours-place-aux-actes-les-leaders-mondiaux-doivent-se-montrer-a-la-hauteur-des-enjeux-du-pacifique/">Réunions de préparation à la COP31. Finis les beaux discours, place aux actes : les leaders mondiaux doivent se montrer à la hauteur des enjeux du Pacifique</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Namibie. Des Angolais·e·s déplacés par la sécheresse sont victimes de violations des droits humains</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/namibie-des-angolais%c2%b7e%c2%b7s-deplaces-par-la-secheresse-sont-victimes-de-violations-des-droits-humains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 09:43:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=37000</guid>

					<description><![CDATA[<p>Namibie. Des Angolais·e·s déplacés par la sécheresse sont victimes de violations des droits humains Des femmes et des enfants angolais déplacés en Namibie par la sécheresse sont exposés à de graves violations des droits fondamentaux, découlant de l’absence de voies de migration légales pour les personnes contraintes à franchir les frontières par des catastrophes naturelles, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/namibie-des-angolais%c2%b7e%c2%b7s-deplaces-par-la-secheresse-sont-victimes-de-violations-des-droits-humains/">Namibie. Des Angolais·e·s déplacés par la sécheresse sont victimes de violations des droits humains</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Namibie. Des Angolais·e·s déplacés par la sécheresse sont victimes de violations des droits humains</h2>



<p>Des femmes et des enfants angolais déplacés en Namibie par la sécheresse sont exposés à de graves violations des droits fondamentaux, découlant de l’absence de voies de migration légales pour les personnes contraintes à franchir les frontières par des catastrophes naturelles, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport.</p>



<p>Ce document, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/AFR4213902026ENGLISH.pdf"><strong>The Drier it Gets, the Longer You Have to Walk: The Human Rights Impacts of Drought-Induced Displacement on Angolan Women and Children in Namibia</strong></a>, fait état des conséquences dévastatrices des sécheresses récurrentes dans le sud de l’Angola, et des impacts sur les droits fondamentaux des personnes déplacées en Namibie, notamment la crainte persistante d’être arrêtées, détenues et expulsées, ce qui influe sur leurs décisions quotidiennes concernant l’obtention de soins de santé ou d’autres services.</p>



<p>« Les autorités namibiennes doivent adopter une démarche fondée sur les droits face à la migration, afin de garantir que les personnes déplacées par la sécheresse et d’autres catastrophes naturelles puissent exercer leurs droits fondamentaux, notamment la possibilité de se faire enregistrer et d’obtenir des papiers », a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International.</p>



<p>« La protection d’Angolais·e·s déjà marginalisés, obligés de se rendre en Namibie à la recherche de moyens de subsistance, n’est pas qu’une question humanitaire. Il s’agit d’une crise des droits humains exigeant une solidarité internationale, notamment une protection juridique contre le « refoulement » », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



<p>Entre mai 2024 et mai 2026, Amnesty International a recueilli les propos d’au moins 167 personnes, parmi lesquelles des personnes déplacées, des responsables communautaires, des représentant·e·s du gouvernement, des représentant·e·s d’organisations de la société civile, des universitaires et des membres de l’équipe pays des Nations unies.</p>



<p>Au moment de la publication de ce communiqué, le gouvernement namibien n’avait pas répondu aux demandes de commentaires d’Amnesty International.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/AFR4213902026ENGLISH.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">« Plus il fait sec, plus il faut marcher longtemps, plus il faut creuser profond »</h4>



<p>Le sud de l’Angola, en particulier les provinces de Cunene, Huíla et Namibe, est une des régions les plus durement touchées par des sécheresses à répétition, situation exacerbée par El Niño.</p>



<p>Ces conditions, associées à des défaillances structurelles de longue date, ont fragilisé les systèmes pastoraux et agricoles traditionnels, miné la résilience des personnes et contraint celles-ci à migrer vers la Namibie afin d’y chercher sécurité, nourriture, eau, travail et services essentiels.</p>



<p>Touchés de manière disproportionnée, femmes et enfants entreprennent souvent ces périples alors que ceux-ci sont très risqués.</p>



<p>Un jeune militant en faveur du climat a déclaré à Amnesty International que les déplacements induits par la sécheresse ne sont pas simplement l’histoire de personnes « fuyant la sécheresse », mais une réaction rationnelle face à des systèmes en plein effondrement. « Plus il fait sec, plus il faut marcher longtemps, plus il faut creuser profond », a-t-il dit.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La réaction namibienne face au déplacement d’Angolais·e·s</h4>



<p>Le rapport indique que les moyens dont disposent les Angolais·e·s déplacés par la sécheresse pour faire régulariser leur séjour en Namibie sont limités, car les lois en vigueur relatives à l’immigration et la protection ne reflètent pas les réalités des déplacements causés par le changement climatique. Cela a poussé de nombreuses personnes à passer la frontière de manière irrégulière à la recherche de nourriture, d’eau, de pâturages, de soins de santé, de soutien familial et de travail, à la suite de sécheresses qui anéantissent les cultures, le bétail et les moyens de subsistance.</p>



<p>En 2026, le programme de contrôle de la migration du ministère namibien de l’Intérieur a annoncé que plus de 1 000 ressortissant·e·s angolais avaient été renvoyés en Angola, après qu’il a été établi que leur présence dans le pays était irrégulière au regard de la législation relative à l’immigration.</p>



<p>Le 4 juin 2025, Amnesty International a vu les autorités namibiennes réunir une quarantaine d’Angolais·e·s, parmi lesquels des femmes et des enfants, dans un centre associatif d’Opuwo, et les conduire le jour même à la frontière, à Ruacana, à plus de 100 kilomètres &#8211; pour les remettre aux autorités angolaises, sans leur proposer d’évaluation individuelle, d’informations sur l’asile ou de possibilités de protection, ni avoir effectué d’évaluation des risques à leur retour. L’absence d’examen individuel soulève de graves inquiétudes, compte tenu de l’interdiction des expulsions collectives et du principe de « non-refoulement ».</p>



<p>Dans d’autres cas, des mineur·e·s angolais ont en outre été soumis à des retours forcés sous l’égide du gouvernement, sans que les informations disponibles ne permettent d’établir si les garanties requises ont été respectées.</p>



<p>Le rapport indique que le cadre juridique en vigueur en Namibie en matière d’immigration ne répond pas de manière adéquate aux besoins des personnes déplacées au-delà des frontières de leur pays par la sécheresse. Si les personnes détentrices d’un passeport angolais peuvent entrer sur le territoire namibien sans visa, en passant par des postes frontières officiels pour des durées limitées, cela ne prévoit pas le droit de travailler, un séjour plus long, ni une procédure dédiée pour l’obtention d’une protection.</p>



<p>De nombreuses personnes issues de communautés frontalières touchées par la sécheresse ne possèdent par ailleurs pas de passeport ni d’autres documents d’identité, et empruntent des points de passage informels. Une fois arrivées en Namibie sans statut régulier, les possibilités pour régulariser leur séjour sont limitées. Des milliers d’Angolais·e·s vivent ainsi dans la crainte d’être arrêtés, placés en détention et expulsés, une peur qui influe sur leurs décisions quotidiennes, notamment sur l’opportunité de chercher à obtenir soins de santé et autres services.</p>



<p>Amnesty International a constaté que pour les personnes vivant déjà dans le nord de la Namibie, les conditions de logement, d’accès à l’eau et d’assainissement étaient très insuffisantes au regard du droit international et des normes internationales. De nombreuses familles vivent dans des abris de fortune, construits à partir de branches, de plastique et de carton, dans des conditions de grande promiscuité ou, dans certains cas, sans aucun abri.</p>



<p>Le rapport explique en détail comment les Angolais·e·s sans papiers se voyaient facturer des frais plus élevés que les Namibien·ne·s à l’hôpital, ce qui les poussait à retarder leur prise en charge jusqu’à ce que la maladie s’aggrave, voire à éviter complètement les cliniques par crainte que les établissements de santé ne soient liés aux services de contrôle de l’immigration.</p>



<p>« Nous n’y allons que lorsque la douleur est insupportable ; sinon, nous restons allongés et nous attendons », a déclaré une femme.</p>



<p>Amnesty International exhorte les autorités namibiennes à respecter leurs obligations en vertu du droit international et régional, en veillant à ce que les Angolais·e·s déplacés puissent bénéficier de protections juridiques, notamment de l’enregistrement et de documents nécessaires pour faire valoir leurs droits. Les autorités publiques doivent procéder à des évaluations individuelles avant les expulsions, et prendre en compte les risques liés au retour pour la sécurité des personnes.</p>



<p>Les États à revenus élevés, historiquement grands émetteurs, ont des obligations accrues en matière d’action climatique, tandis que les États qui en ont la possibilité doivent apporter leur coopération et leur aide au niveau international, notamment par un financement climatique adéquat, en fonction de leurs capacités, afin de soutenir des pays tels que l’Angola et la Namibie dans leurs efforts d’adaptation, de préparation à la sécheresse, de renforcement de la résilience, et de gestion des pertes et préjudices.</p>



<p>« Cette réalité souligne la nécessité pour la communauté internationale de reconnaître l’injustice à laquelle ces communautés sont confrontées et d’y répondre par une coopération et un soutien solides. Cela ne peut pas attendre », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le manquement de l’Angola au devoir d’investir dans l’adaptation et la préparation</h4>



<p>Les investissements de l’Angola dans l’adaptation au changement climatique, la préparation à la sécheresse et la protection des moyens de subsistance sont restés inégaux en raison de financements limités, d’une faible capacité institutionnelle, d’infrastructures de surveillance climatique inadéquates et d’une dépendance persistante vis-à-vis des programmes d’urgence et de résilience soutenus par les donateurs.</p>



<p>Le rapport montre que les lacunes dans les systèmes d’alerte précoce, les infrastructures hydrauliques, le soutien vétérinaire et les mécanismes de protection sociale ont contribué à l’érosion progressive des systèmes pastoraux et d’agriculture de subsistance.</p>



<p>« La sécheresse et les risques croissants liés au changement climatique ne peuvent dispenser le gouvernement de son obligation légale de protéger les droits des personnes à la vie, à l’alimentation, à l’eau, à la santé, à un environnement sain et à un niveau de vie adéquat », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



<p>« Les autorités angolaises doivent prendre des mesures d’urgence afin d’honorer leurs obligations légales, en mettant en place des mesures de protection destinées aux personnes touchées par la sécheresse, grâce à des mécanismes de préparation à la sécheresse et d’adaptation au changement climatique, et pour protéger les communautés menacées de déplacement. »</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/09/AFR4213902026ENGLISH.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Contexte</h4>



<p>Entre janvier et juillet 2021, plus de 7 000 Angolais·e·s, principalement des femmes, notamment des femmes enceintes et allaitantes, ainsi que des enfants et des personnes âgées, ont franchi la frontière pour se rendre dans le nord de la Namibie, après plusieurs années consécutives de sécheresse et d’insécurité alimentaire graves dans le sud de l’Angola. La sécheresse et l’insécurité alimentaire ont continué à contribuer aux mouvements transfrontaliers au cours des années suivantes, notamment lors de nouvelles périodes de sécheresse grave en 2023 et 2024. L’ampleur réelle des déplacements liés à la sécheresse au cours de cette période reste toutefois inconnue, du fait de l’absence de systèmes complets d’accueil, d’enregistrement ou de collecte de données.</p>




<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/namibie-des-angolais%c2%b7e%c2%b7s-deplaces-par-la-secheresse-sont-victimes-de-violations-des-droits-humains/">Namibie. Des Angolais·e·s déplacés par la sécheresse sont victimes de violations des droits humains</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nigeria. Des documents de Shell révèlent l’existence d’un pipeline « en piteux état », des puits « introuvables » et des coûts de démantèlement s’élevant à 9,5 milliards d’euros, tandis que le scandale lié à la pollution prend de l’ampleur</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/nigeria-des-documents-de-shell-revelent-lexistence-dun-pipeline-en-piteux-etat-des-puits-introuvables-et-des-couts-de-demantelement-selevant-a/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 07:55:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36768</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nigeria. Des documents de Shell révèlent l’existence d’un pipeline « en piteux état », des puits « introuvables » et des coûts de démantèlement s’élevant à 9,5 milliards d’euros, tandis que le scandale lié à la pollution prend de l’ampleur Shell doit répondre de décennies de pollution dans le delta du Niger, après que des [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/nigeria-des-documents-de-shell-revelent-lexistence-dun-pipeline-en-piteux-etat-des-puits-introuvables-et-des-couts-de-demantelement-selevant-a/">Nigeria. Des documents de Shell révèlent l’existence d’un pipeline « en piteux état », des puits « introuvables » et des coûts de démantèlement s’élevant à 9,5 milliards d’euros, tandis que le scandale lié à la pollution prend de l’ampleur</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Nigeria. Des documents de Shell révèlent l’existence d’un pipeline « en piteux état », des puits « introuvables » et des coûts de démantèlement s’élevant à 9,5 milliards d’euros, tandis que le scandale lié à la pollution prend de l’ampleur</h2>



<p>Shell doit répondre de décennies de pollution dans le delta du Niger, après que des documents internes de l’entreprise ont révélé des règles bafouées, des infrastructures défaillantes et des coûts de dépollution non couverts qui risquent de faire porter le fardeau aux populations touchées, dénonce une coalition d’organisations de défense des droits humains et de l’environnement, dont Amnesty International, dans un nouveau rapport publié le 29 juillet 2026.</p>



<p>Ce rapport, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/NIGERIA-LIFTING-THE-LID-FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Nigeria: Lifting the Lid</strong></a>, analyse des documents internes de Shell – courriels, audits, présentations et compte-rendu confidentiels – divulgués dans le cadre d’une procédure judiciaire au Royaume-Uni, qui révèle un scandale plus vaste en termes de droits humains que précédemment dénoncé. Alors que d’après Shell, ses activités respectaient les normes internationales, ces documents mettent en évidence les préoccupations concernant une complicité présumée de l’armée nigériane dans les vols d’hydrocarbures, une collusion présumée entre personnel et sous-traitants, des dérogations aux normes de sécurité, une négligence chronique des risques identifiés concernant l’intégrité des oléoducs, des données manquantes sur les puits, l’absence de détection des fuites et des contrôles déficients des déversements.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/NIGERIA-LIFTING-THE-LID-FINAL.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<p>Shell connaissait les risques liés au vieillissement et aux fuites de ses infrastructures, notamment d’un vieil oléoduc qualifié en interne de « cas désespéré », mais les a maintenues en fonction. Elle a par la suite décidé de céder ses activités terrestres plutôt que de faire face aux coûts colossaux liés au nettoyage et au démantèlement, celui-ci ayant été estimé en interne à 9,5 milliards d’euros. D’après une autre présentation interne, la pollution a endommagé 375 km² de mangroves.</p>



<p>Amnesty International a adressé un courrier à Shell le 3 juillet 2026 pour lui faire part de ses conclusions en lien avec les documents divulgués. Shell a répondu au rapport d’Amnesty en ces termes : « Nous ne nous reconnaissons pas dans la description et le portrait que vous faites de Shell. L’entreprise s’engage à faire preuve d’honnêteté, d’intégrité et de respect envers les gens, et à mener ses activités de manière éthique et transparente ». Shell affirme que ces conclusions ne reflètent pas « le contexte opérationnel difficile qui prévalait à l’époque dans le delta du Niger ». Sa réponse complète figure dans le rapport.</p>



<p>« Shell a longtemps pointé du doigt les vols et les actes de sabotage comme cause majeure de la pollution du delta du Niger. Cependant, ces documents coupent court à des années de déni et soulèvent de graves questions : que savait Shell, qu’a-t-elle laissé faire, et a-t-elle par la suite cherché à se soustraire aux coûts liés à son héritage toxique, a déclaré Isa Sanusi, directeur d’Amnesty International Nigeria.</p>



<p>« Ce scandale ne se résume pas à des “détournements” illégaux ou des vols d’hydrocarbures. Le véritable scandale, c’est la quête de profits de Shell au détriment des droits des populations. Shell était prête à accepter</p>



<p>une dégradation de l’environnement au Nigeria qui n’aurait pas été tolérée ailleurs, et ses propres documents viennent aujourd’hui contredire des années de dénégations publiques. » Ce rapport est publié par Amnesty International, en collaboration avec The Corner House, Hawkmoth, HEDA Resource Centre, Kebetkache Women Development &amp; Resource Centre, Miideekor Environmental Development Initiative (MEDI), Recommon et Social Action. Pour les populations touchées, ces conclusions confirment ce que beaucoup clament depuis des décennies : la pollution pétrolière a causé des dégradations au niveau de l’eau, des terres agricoles, des aires de pêche, de la santé et des moyens de subsistance, tandis que les entreprises continuaient d’engranger des bénéfices et de nier toute responsabilité.</p>



<p>« On ne peut pas permettre à Shell d’extraire le pétrole, d’empocher les bénéfices et de laisser la pollution derrière elle. Les habitant·e·s du delta du Niger ont droit à la vérité, à la justice, à des opérations de nettoyage et à des réparations », a déclaré Olanrewaju Suraju, président du HEDA Resource Centre, une ONG nigériane spécialisée dans la gouvernance et la justice environnementale.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Inquiétudes quant à une implication dans les vols de pétrole, les infractions aux règles et les infrastructures défaillantes</h4>



<p>D’après les documents, alors que Shell imputait les vols de pétrole à des gangs criminels, ses responsables autorisaient le maintien de raccordements illégaux sur les oléoducs, car leur retrait aurait « entraîné un temps d’arrêt considérable du réseau », et donc la suspension temporaire de flux rentables de pétrole brut. Un cadre de Shell écrivait en 2013 que cela avait conduit les forces nigérianes chargées de la sécurité des oléoducs à accuser Shell d’être « complice » des vols de pétrole « car nous ne retirons pas les points de détournement ». Cette année-là, une présentation de Shell évoquant les répercussions de ces détournements illégaux, posait la question suivante : « Pouvons-nous continuer à produire en toute bonne conscience, sachant que cela entraînera inévitablement de nouveaux dommages environnementaux ? »</p>



<p>En outre, ce rapport révèle que Shell a exempté sa filiale nigériane, la Shell Petroleum Development Company (SPDC), de certains aspects clés de ses normes mondiales en matière de santé et de sécurité, afin que le pétrole puisse continuer de circuler dans des oléoducs endommagés, lors même qu’ils n’étaient pas jugés sûrs au regard des règles de sécurité de Shell. Cette approche, d’après un haut responsable de Shell, n’aurait pas été acceptée ailleurs. Des documents internes indiquent que les dirigeants soupçonnaient des membres du personnel et des sous-traitants d’être impliqués dans des vols d’hydrocarbures ; un courriel contenait d’ailleurs cet avertissement : « Nous devons partir du principe que les voleurs ont facilement accès aux données de planification de la SPDC. »</p>



<p>Des audits internes ont révélé de graves lacunes dans la gestion des pipelines de Shell, notamment un important retard dans les travaux de maintenance, des systèmes de surveillance défaillants et un suivi insuffisant des colliers de fixation que Shell avait autorisés en tant que réparations permanentes sur des pipelines présentant des fuites. Plus de 1 600 colliers ont été comptabilisés, y compris des vieux dont on ignorait l’emplacement.</p>



<p>Enfin, une étude technique réalisée en 2012 a révélé que les conduites de la Shell Petroleum Development Company (SPDC) étaient censées être remplacées tous les 15 ans, mais que cette consigne « n’était pas respectée » et que seules des « interventions de dépannage » étaient réalisées.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Puits de pétrole « introuvables », surveillance lacunaire et contrôles déficients des déversements</h4>



<p>En 2014, un rapport interne adressé au PDG de Shell de l’époque indiquait que « des centaines » de puits terrestres de la SPDC ne figuraient pas dans son système de suivi électronique des puits, ou que leur état n’avait pas pu être vérifié. Shell a par la suite lancé « une campagne de recherche de puits », qui a permis de recenser 750 interventions de maintenance en retard et contribué à une note d’audit « non satisfaisante ». Un rapport de 2013 a également conclu que les pipelines de la SPDC ne disposaient d’aucun système de surveillance en temps réel, alors que la détection précoce des déversements et la limitation de la contamination sont essentielles pour réduire la pollution. Sans cette surveillance, les fuites – hormis les ruptures majeures – peuvent passer sous les radars.</p>



<p>« Un géant des énergies fossiles incapable de vérifier l’emplacement et l’intégrité de centaines de puits et de colliers de fixation des pipelines, et qui ne se dote pas d’un système efficace de détection des fuites, perd toute crédibilité lorsqu’il affirme que la pollution est sous contrôle. Shell doit cesser de se soustraire à ses responsabilités », a déclaré Emem Okon, de l’association Kebetkache Women Development &amp; Resource Centre, basée au Nigeria, qui œuvre en faveur des droits des femmes et de la justice environnementale.</p>



<p>Shell martèle que la pollution est principalement due aux vols d’hydrocarbures, mais ses documents le contredisent et montrent que le personnel n’était pas dûment équipé pour déterminer si les déversements étaient dus à la corrosion ou à l’intervention de tiers. Ce qui a son importance : en effet, les entreprises sont tenues de nettoyer les déversements quelles qu’en soient les causes, mais la législation nigériane dispose que les populations touchées n’ont droit à une indemnisation que si les déversements sont classés comme découlant des activités et non d’un sabotage ou d’un vol.</p>



<p>« Pour les habitant·e·s qui réclament justice, les contrôles déficients des déversements réalisés par Shell peuvent faire la différence : être indemnisés ou abandonnés à leur sort », a déclaré Celestine Akpobari de MEDI, une ONG impliquée dans la lutte du peuple ogoni qui milite pour la restauration de l’environnement et la justice.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un pipeline « en piteux état » est resté rempli de pétrole brut</h4>



<p>Le rapport explique que Shell n’a pas dûment procédé à la mise hors service de l’ancien oléoduc principal de Nembe Creek après son remplacement en 2010. Selon un courriel interne datant de 2014, environ 80 km de l’ancien pipeline étaient encore remplis de pétrole brut stagnant, on recensait six fuites opérationnelles depuis 2010 et les contraintes budgétaires empêchaient son démantèlement. D’après ce courriel, le pipeline était « en piteux état » et, si des mesures n’étaient pas prises d’urgence, d’autres fuites se produiraient. La réponse semblait confirmer que l’absence de démantèlement était principalement due à des raisons financières, tout en reconnaissant la nécessité d’agir pour réduire l’impact environnemental et la responsabilité.</p>



<p>« Shell savait que ses infrastructures vieillissantes présentaient des fuites et devaient être mises hors service, mais les documents laissent à penser que les mesures ont été retardées pour des raisons financières. Les habitant·e·s n’auraient jamais dû être contraints de vivre dans la pollution simplement parce qu’une entreprise ne voulait pas payer pour nettoyer les dégâts qu’elle avait causés », a déclaré Simon Taylor, cofondateur de Hawkmoth, une ONG basée aux Pays-Bas qui milite pour une transition juste et responsable vers l’abandon des combustibles fossiles, en s’appuyant sur son expérience dans la lutte contre les violations commises par les industries pétrolières et gazières, notamment au Nigeria.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><div style="position:relative"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="800" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-1024x800.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-36772" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-1024x800.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-300x234.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-768x600.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-1536x1200.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-2048x1600.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-734x574.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-92x72.jpg 92w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-184x144.jpg 184w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-60x47.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-120x94.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-200x156.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-400x313.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-260x203.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-520x406.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-325x254.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-650x508.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/Map-of-Shells-pipeline-network-in-the-Niger-Delta-600x469.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></div></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Cession et coûts de démantèlement non couverts s’élevant à 9,5 milliards d’euros</h4>



<p>Un rapport interne adressé en 2014 au PDG de l’époque de Shell estimait que le démantèlement de l’ensemble des installations existantes de la Shell Petroleum Development Company (SPDC) pourrait prendre des</p>



<p>décennies et coûter 9,5 milliards d’euros, soit l’équivalent de 12 milliards d’euros aujourd’hui, visiblement sans compter les coûts de nettoyage. Une autre présentation interne sur les déversements d’hydrocarbures passés recensait 375 km² de mangroves touchées et se demandait si Shell avait « l’envie » de s’attaquer à ce « problème à durée indéterminée ». Shell a ensuite vendu la SPDC à Renaissance Africa Energy en 2025, malgré les inquiétudes quant aux capacités de la nouvelle société, le manque d’informations financières publiques et la nécessité de recourir à des prêts garantis de Shell à hauteur de 1 milliard d’euros pour financer l’acquisition.</p>



<p>« La cession opérée par Shell ne doit pas devenir une issue de secours pour l’entreprise. Après avoir tiré profit pendant des décennies du pétrole du delta du Niger, Shell ne doit pas transférer les risques liés au vieillissement des infrastructures et à la pollution historique aux populations ou à un acquéreur dont la capacité reste incertaine. Elle doit payer sa juste part, qu’elle ait ou non “l’envie” d’assumer ses responsabilités », a déclaré Isaac Osuoka, directeur de Social Action, une organisation qui milite en faveur de la justice environnementale, des droits des populations et de l’obligation de rendre des comptes dans le delta du Niger.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Dépollution, réparations et réforme</h4>



<p>Amnesty International et ses organisations partenaires engagent les autorités nigérianes à remanier en profondeur le système de contrôle de leur industrie pétrolière, à réclamer des audits accessibles de toutes les infrastructures en service et désaffectées, et à créer un fonds de réserve doté de ressources suffisantes pour dépolluer le delta du Niger.</p>



<p>« Shell compte parmi les plus grandes entreprises du monde appartenant à des investisseurs privés dans le secteur des énergies fossiles. Ses documents sont désormais publics. La question est de savoir si les gouvernements en prendront acte, a déclaré Isa Sanusi. Les Nigérian·e·s, outre cette pollution pétrolière inacceptable, sont confrontés à une chaleur extrême, à des inondations meurtrières et à des phénomènes météorologiques extrêmes liés au réchauffement climatique induit par l’utilisation du produit phare de Shell : les combustibles fossiles. Le Nigeria doit restructurer la surveillance de l’industrie pétrolière, tandis que les autorités britanniques et néerlandaises doivent enquêter afin de déterminer si Shell a induit en erreur ses actionnaires, les autorités de régulation et les populations touchées quant à la réalité de ses activités et de ses responsabilités. Shell doit cesser de se retrancher derrière la vente, révéler la vérité, financer les opérations de dépollution et les réparations, et veiller à ce que les habitant·e·s concernés obtiennent enfin justice. »</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/07/NIGERIA-LIFTING-THE-LID-FINAL.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>En 2015, les communautés Ogale et Bille ont intenté une action en justice au Royaume-Uni à l’encontre de Shell Plc et de la SPDC en raison de la grave pollution pétrolière. L’affaire de la communauté de Bille doit passer en jugement en mars 2027.</p>



<p>Le rapport intitulé Nigeria: Lifting the Lid analyse des documents de Shell, datant de 2008 à 2014, dont 27 documents expurgés rendus publics en avril 2026 après que les ONG Hawkmoth, Heda Resource Centre et Oil Change International – Royaume-Uni en aient fait la demande dans l’intérêt général, ainsi que d’autres informations issues d’une affaire judiciaire de mai 2026.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/nigeria-des-documents-de-shell-revelent-lexistence-dun-pipeline-en-piteux-etat-des-puits-introuvables-et-des-couts-de-demantelement-selevant-a/">Nigeria. Des documents de Shell révèlent l’existence d’un pipeline « en piteux état », des puits « introuvables » et des coûts de démantèlement s’élevant à 9,5 milliards d’euros, tandis que le scandale lié à la pollution prend de l’ampleur</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Monde. Les énormes pipelines de données qui alimentent les principaux systèmes d’IA générative reposent intrinsèquement sur des intrusions massives dans la vie privée</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/monde-les-enormes-pipelines-de-donnees-qui-alimentent-les-principaux-systemes-dia-generative-reposent-intrinsequement-sur-des-intrusions-massives-dans-la-vie-privee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 16:26:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36476</guid>

					<description><![CDATA[<p>Monde. Les énormes pipelines de données qui alimentent les principaux systèmes d’IA générative reposent intrinsèquement sur des intrusions massives dans la vie privée Des entreprises extraient des quantités astronomiques de précieuses données en ligne en moissonnant illégalement le web pour élaborer leurs produits d’intelligence artificielle (IA) générative, ce d’une manière qui permet des intrusions massives [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/monde-les-enormes-pipelines-de-donnees-qui-alimentent-les-principaux-systemes-dia-generative-reposent-intrinsequement-sur-des-intrusions-massives-dans-la-vie-privee/">Monde. Les énormes pipelines de données qui alimentent les principaux systèmes d’IA générative reposent intrinsèquement sur des intrusions massives dans la vie privée</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Monde. Les énormes pipelines de données qui alimentent les principaux systèmes d’IA générative reposent intrinsèquement sur des intrusions massives dans la vie privée</h2>



<p>Des entreprises extraient des quantités astronomiques de précieuses données en ligne en moissonnant illégalement le web pour élaborer leurs produits d’intelligence artificielle (IA) générative, ce d’une manière qui permet des intrusions massives dans la vie privée, rendant ces systèmes illégaux par leur conception même, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport ce jeudi 28 mai.</p>



<p>Ce rapport, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/POL-40_0996_2026-English.pdf"><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>Unlawful by Design: Exposing the Human Rights Costs of Generative AI</strong></em></span></a>, fait état des graves risques liés au moissonnage et au traitement de données à grande échelle qui servent à mettre au point et entraîner ces systèmes, notamment les atteintes au droit à la vie privée inhérentes à la conception des outils concernés et les conséquences négatives pour l’environnement et les populations marginalisées de longue date.</p>



<p>« Des entreprises du monde entier proposent des produits d’IA générative mais, derrière l’image d’efficacité et de modernité qui est mise en avant, ces systèmes perpétuent les intrusions massives dans la vie privée par le moissonnage illégal de données sur le web – processus automatisé qui consiste à extraire des données, y compris personnelles, à partir de sites Internet, notamment des images et des traces laissées par les activités sur les réseaux sociaux, pour entraîner les modèles d’IA, a déclaré Likhita Banerji, responsable de l’Algorithmic Accountability Lab (Laboratoire pour la reddition de comptes quant à l’utilisation des algorithmes).</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/POL-40_0996_2026-English.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<p>« Les pipelines de données d’extraction, les choix inhérents à la conception faits par les entreprises technologiques et les chaînes d’approvisionnement reposant sur l’exploitation qui servent à élaborer les systèmes d’IA générative ont permis la création d’un modèle de développement technologique qui s’accompagne d’un risque d’atteintes massives aux droits humains. »</p>



<p>Amnesty International a mené des recherches sur les modèles qui alimentent certains des outils autonomes d’IA générative les plus prisés du grand public, dont GPT 3 (OpenAI), Gemini (Google), Llam (Meta), DeepSeek et les outils mis au point par Midjourney et Stable Diffusion.</p>



<p>Ces systèmes reposent sur l’extraction d’informations issues de milliards de messages et d’images publics en ligne, souvent sans le consentement explicite des personnes qui apparaissent dans ces contenus ou en sont à l’origine. Non seulement cela porte intrinsèquement atteinte au droit à la vie privée mais, à mesure que les ensembles de données alimentant les modèles d’IA se développent, les contenus haineux et discriminatoires qui figurent dans leurs résultats s’en trouvent également amplifiés, de même que les stéréotypes et les préjugés négatifs, en particulier ceux fondés sur la race ou le genre.</p>



<p>Les biais liés à la race, au genre et à la culture sont des caractéristiques récurrentes des systèmes d’IA générative ; ils découlent du fait que les données d’entraînement sont extraites en grande partie du web et sont par conséquent polluées par les préjugés réels que subissent les populations marginalisées de longue date. En outre, les systèmes d’IA générative comportent des risques pour le droit à la liberté de pensée car ils sont capables d’influencer les opinions des utilisateurs·trices et de façonner leurs convictions personnelles au moyen de suggestions prédictives. Cela est d’autant plus vrai pour les modèles de grande ampleur, qui reposent sur un énorme volume de données d’entraînement.</p>



<p>« Ces choix ne sont pas une fatalité. Nous devons remettre en cause les choix de conception faits par les entreprises qui élaborent des systèmes d’IA générative à partir de données d’entraînement, notamment de données personnelles, qui sont extraites sans le consentement des personnes intéressées et à grande échelle, a déclaré Likhita Banerji.</p>



<p>« Il s’agit de l’une des pratiques les plus scandaleuses des entreprises d’IA qui agissent au mépris des droits humains, et ce problème doit être pris à bras-le-corps sans tarder. Il est encore possible d’impulser une autre trajectoire au développement technologique si les autorités prennent de toute urgence des mesures correctives. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un coût environnemental élevé</h4>



<p>Le développement des entreprises d’IA générative s’amplifie et s’accélère, de même que les besoins en matière d’infrastructures et les coûts environnementaux qui en découlent.</p>



<p>Pour fonctionner, les modèles à grande échelle ont des besoins de traitement élevés qui nécessitent des puces à plus forte concentration d’énergie, des centres de données de plus grande envergure et, par conséquent, davantage d’énergie et d’eau. La production d’IA générative a souvent des conséquences néfastes pour les populations marginalisées de longue date étant donné que les terres et les ressources qui leur appartiennent sont exploitées pour construire des centres de données et satisfaire les besoins de traitement.</p>



<p>Le rapport sur la durabilité publié par l’entreprise Google elle-même en 2024 indiquait une hausse stupéfiante de 48 % de ses émissions de gaz à effet de serre depuis 2019, imputable aux centres de données et aux chaînes d’approvisionnement. De même, les émissions de Microsoft ont augmenté de 29 % entre 2020 et 2024 du fait des processus opérés par les centres de données à l’appui de l’IA.</p>



<p>L’utilisation intensive de ressources pour la production d’IA générative a amené plusieurs communautés, de Cerrillos (Chili) à Querétaro (Mexique), en passant par l’Arizona (États-Unis d’Amérique), à s’opposer à l’installation de centres de données dans des zones déjà gravement touchées par des sécheresses et des pénuries d’électricité.</p>



<p>Dans le cadre de son processus de recherche, Amnesty International a écrit à Google, OpenAI, Meta, Stability AI, Midjourney et DeepSeek pour que ces entreprises puissent exercer leur droit de réponse face aux conclusions du rapport de recherche, selon lequel leurs modèles reposent sur le moissonnage illégal de données en ligne, outre de nombreuses autres préoccupations quant aux droits humains.</p>



<p>Amnesty International a également écrit à Intel et VMware à propos des risques de discrimination et à Google, Microsoft et Amazon au sujet des préjudices environnementaux associés à leurs systèmes d’IA générative et aux infrastructures sur lesquelles ils s’appuient. Au moment de la publication du rapport, seuls Microsoft, Amazon, Intel, OpenAI et Meta avaient répondu à Amnesty International. Leurs réponses sont résumées dans le rapport.</p>



<p>Amnesty International appelle les États à interdire les systèmes autonomes d’IA générative dont la création repose sur le moissonnage illégal de données en ligne – activité qui consiste à collecter en bloc et à grande échelle des données d’entraînement sur Internet. Les entreprises doivent cesser sans délai de moissonner illégalement et sans le consentement des personnes concernées des données personnelles sur le web aux fins de l’entraînement de l’IA, et les États doivent amener les entreprises à répondre de leur participation à de quelconques atteintes aux droits humains liées à leurs choix de conception et leur modèle d’activité.</p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/POL-40_0996_2026-English.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le rapport fournit une analyse, sous l’angle des droits humains, des pipelines de données qui alimentent les produits d’IA générative, notamment les étapes de collecte, d’analyse et de traitement des données, qui sont cruciales pour le fonctionnement général de ces systèmes. Plus particulièrement, il décrit dans le détail les paramètres et les incidences des choix de conception liés aux données d’entraînement des modèles d’IA générative, en mettant l’accent sur les méthodes et les sources concernant la collecte et le traitement des données, la transposition du modèle à plus grande échelle et les résultats issus des données.</p>



<p>Amnesty International entend par outils autonomes d’IA générative les produits conçus, déployés et commercialisés exclusivement et spécifiquement dans l’optique de leurs capacités d’IA générative, comme les robots conversationnels, les générateurs d’image/de vidéo/d’audio/de texte, etc. Elle n’y inclut pas les suites de produits dans lesquelles l’IA générative n’est qu’une caractéristique ou une fonctionnalité additionnelle, telles que les logiciels de traitement de texte comprenant une option d’IA générative.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/monde-les-enormes-pipelines-de-donnees-qui-alimentent-les-principaux-systemes-dia-generative-reposent-intrinsequement-sur-des-intrusions-massives-dans-la-vie-privee/">Monde. Les énormes pipelines de données qui alimentent les principaux systèmes d’IA générative reposent intrinsèquement sur des intrusions massives dans la vie privée</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Israël et territoire palestinien occupé. La tragédie des inondations « complètement évitables » à Gaza doit générer une action mondiale pour mettre un terme au génocide commis par Israël</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/israel-et-territoire-palestinien-occupe-la-tragedie-des-inondations-completement-evitables-a-gaza-doit-generer-une-action-mondiale-pour-mettre-un-terme-au-genocide-commis-par-israel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 07:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=35198</guid>

					<description><![CDATA[<p>La dévastation causée par les pluies torrentielles dans la bande de Gaza occupée, qui ont entraîné la récente inondation de milliers de tentes et d’abris de fortune et l’effondrement de bâtiments, a été aggravée par les restrictions qu’Israël continue d’imposer à l’acheminement des équipements nécessaires à la réparation des infrastructures vitales, a déclaré Amnesty International [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/israel-et-territoire-palestinien-occupe-la-tragedie-des-inondations-completement-evitables-a-gaza-doit-generer-une-action-mondiale-pour-mettre-un-terme-au-genocide-commis-par-israel/">Israël et territoire palestinien occupé. La tragédie des inondations « complètement évitables » à Gaza doit générer une action mondiale pour mettre un terme au génocide commis par Israël</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La dévastation causée par les pluies torrentielles dans la bande de Gaza occupée, qui ont entraîné la récente inondation de milliers de tentes et d’abris de fortune et l’effondrement de bâtiments, a été aggravée par les restrictions qu’Israël continue d’imposer à l’acheminement des équipements nécessaires à la réparation des infrastructures vitales, a déclaré Amnesty International le 17 décembre 2025.</p>



<p>Plus de deux mois après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, et malgré les multiples décisions contraignantes de la Cour internationale de justice (CIJ) et son avis consultatif d’octobre 2025 sur les obligations d’Israël en tant que puissance occupante d’assurer l’accès à des produits de première nécessité et de faciliter le travail de l’UNRWA et d’autres agences de l’ONU, ainsi que la récente résolution de l’Assemblée générale des Nations unies réaffirmant cet avis consultatif et appelant Israël à respecter ses obligations juridiques en matière d’aide humanitaire à Gaza, Israël n’a permis l’acheminement que d’une quantité très limitée de produits vers une population qui a besoin de presque tout et vit dans des conditions de privation extrême et de complète destruction. Cela ne fait que confirmer que les autorités israéliennes continuent d’imposer délibérément aux Palestinien·ne·s à Gaza des conditions d’existence conçues pour entraîner leur destruction physique – ce qu’interdit la Convention sur le génocide.</p>



<p>« C’était totalement prévisible, cela n’a rien d’un accident, c’était une catastrophe totalement évitable. Les terribles images de tentes inondées et de bâtiments effondrés à Gaza qui sont apparues ces derniers jours ne peuvent être imputées uniquement aux “intempéries”. Ce sont les conséquences prévisibles du génocide dont se rend coupable Israël et de sa politique délibérée de blocage de l’acheminement de matériaux destinés aux abris et aux réparations pour les personnes déplacées », a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice générale de la Recherche, du Plaidoyer.</p>



<p>« Les tempêtes meurtrières de ces derniers jours ont infligé de nouvelles souffrances à une population déjà traumatisée et ont aggravé la détresse des Palestiniens et Palestiniennes peinant toujours à se relever après deux années de bombardements incessants et de déplacements forcés. Savoir que l’ampleur de cette catastrophe aurait pu être réduite si les autorités israéliennes avaient permis l’acheminement d’abris et d’autres équipements essentiels pour la réparation d’infrastructures vitales est profondément affligeant. Israël doit immédiatement lever le blocus cruel imposé à Gaza et garantir l’acheminement sans entrave des biens, des matériaux de réparation et de l’aide humanitaire. » Après les multiples déplacements, la destruction ou l’endommagement d’au moins 81 % des infrastructures et la désignation de près de 58 % de la surface totale de Gaza comme « zones interdites », la vaste majorité des Palestiniens et Palestiniennes vivent maintenant dans des tentes délabrées ou des abris endommagés où les eaux usées et les eaux de pluie débordent, exposés au froid et aux vents violents, sans soins médicaux adaptés ni équipements nécessaires pour supporter l’hiver.</p>



<p>Amnesty International s’est rendue sur les sites de trois bâtiments endommagés qui se sont effondrés après les tempêtes de la semaine dernière à Bir al Naaja (dans le camp pour personnes réfugiées de Jabalia), à Al Rimal (dans la ville de Gaza) et à Sheikh Radwan (dans la ville de Gaza également), et s’est entretenue avec des membres de familles de personnes mortes dans l’effondrement de bâtiments. Au total, neuf personnes ont péri écrasées dans l’effondrement de trois bâtiments le 12 décembre 2025. D’après le ministère de la Santé de Gaza, une dixième personne est également morte la veille dans l’effondrement d’un bâtiment dans le camp pour personnes réfugiées d’al Shati. L’organisation s’est également entretenue avec sept personnes déplacées vivant dans des camps de fortune dans la ville de Gaza, qui se préparent à une nouvelle semaine de tempêtes et d’inondations.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Entrave de l’acheminement d’aide humanitaire essentielle et d’équipements indispensables</h3>



<p>D’après une synthèse d’urgence publiée par une coalition d’organisations humanitaires menant des activités à Gaza, l’acheminement de l’équivalent de près de 50 millions de dollars des États-Unis d’aide humanitaire et d’autres produits essentiels vers Gaza a été empêché depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, et au moins 124 demandes d’acheminement d’aide humanitaire vers Gaza formulées par des ONG ont été rejetées.</p>



<p>D’après l’UNRWA, les autorités israéliennes continuent d’empêcher l’agence d’apporter des abris et d’autres biens essentiels pour les personnes déplacées à Gaza. Le 9 décembre 2025, l’UNRWA a indiqué qu’elle disposait de suffisamment de colis alimentaires pour nourrir 1,1 million de personnes et d’équipements pour des abris pour jusqu’à 1,3 million de personnes, mais que ces biens et produits étaient bloqués hors du territoire de Gaza, les autorités israéliennes refusant d’autoriser leur acheminement, en violation flagrante de leurs obligations en vertu du droit international. Ces biens sont d’autant plus nécessaires depuis les récentes inondations et le début de la saison des pluies.</p>



<p>Le mois dernier, Amnesty International a mis en lumière le fait que, malgré quelques progrès limités depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, les autorités israéliennes continuent de commettre un génocide contre les Palestinien·ne·s à Gaza, en continuant de soumettre délibérément ces personnes à des conditions de vie destinées à provoquer leur anéantissement physique. Elle a démontré que les autorités israéliennes continuent d’interdire l’entrée de matériaux nécessaires à la réparation d’infrastructures vitales, notamment des équipements essentiels au traitement des eaux usées et à la maintenance et la réparation d’infrastructures d’adduction d’eau et d’assainissement, et a fait part de préoccupations quant au risque d’une catastrophe liée à des débordements d’eaux usées pendant l’hiver.</p>



<p>Le refus persistant d’Israël de lever les restrictions imposées à l’acheminement de produits essentiels et de respecter tant les mesures conservatoires contraignantes prises par la CIJ sur l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire que l’avis consultatif de la CIJ sur l’obligation de faciliter le travail de l’ONU dans l’ensemble du TPO démontre une nouvelle fois que l’intention génocidaire d’Israël à Gaza reste inchangée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une catastrophe prévisible et évitable</h3>



<p>Un homme de 46 ans, père de quatre enfants, a expliqué que la tente dans laquelle il vivait avec sa famille à Tal al Hawa, dans la ville de Gaza, avait été complètement inondée la semaine dernière :</p>



<p>« Depuis que nous avions appris l’arrivée de la tempête, j’avais tout essayé pour protéger mes enfants de ses conséquences, notamment mon enfant de 12 ans en situation de handicap. J’avais renforcé ma tente avec du nylon, avec des poteaux de bois supplémentaires, mais elle a été complètement inondée. Nous n’avons nulle part où aller, des personnes généreuses nous ont donné une tente, mais une autre tempête arrive cette semaine et je ne sais pas quoi faire. Je suis totalement désespéré. Voir ses enfants frissonner dans le froid sans pouvoir faire quoi que ce soit pour eux est le pire pour un père. Je me sens complètement impuissant. »</p>



<p>Les restrictions imposées à l’entrée d’aide humanitaire ont également provoqué de graves pénuries d’équipement pour les abris, ce qui a permis aux quelques vendeurs approuvés par Israël étant autorisés à faire entrer des biens d’exploiter la crise en augmentant les prix des produits de première nécessité comme la nourriture et les tentes.</p>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec Mohammed Nassar, dont deux des enfants, Lina, 18 ans, et Ghazi, 15 ans, sont morts dans l’effondrement de leur logement gravement endommagé à Sheikh Radwan, le 12 décembre 2025, après les tempêtes. Il a déclaré que la famille avait fui vers le sud de Gaza à deux reprises pour échapper aux bombardements israéliens et protéger les enfants, mais était retournée à Sheikh Radwan après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Ils vivaient au rez-de-chaussée d’un bâtiment endommagé.</p>



<p>« Nous pensions qu’avoir un toit en dur au-dessus de nous nous apportait protection, vie privée et dignité, surtout étant donné que nous avions vécu dans des tentes… Je pensais que j’avais plus de chance que les autres. Pour anticiper la tempête, j’avais essayé de mettre des couvertures aux fenêtres, qui étaient cassées, et de faire quelques réparations », a-t-il déclaré.</p>



<p>Il a déclaré qu’après être sorti pour aller chercher de la nourriture dans la rue al Jalaa, il était retourné chez lui et avait trouvé son épouse hurlant après que leur bâtiment de cinq étages s’était complètement effondré. Deux de leurs enfants, Lina, 18 ans, et Ghazi, 15 ans, se trouvaient dans la même pièce lorsque les étages supérieurs du bâtiment se sont écroulés sur eux.</p>



<p>« Leur mère criait au secours pour les sauver des décombres, mais quand nous les avons sortis, leurs corps avaient été complètement écrasés. Lina venait de passer le Tawjihi [diplôme de fin d’études d’enseignement secondaire], et Ghazi espérait retourner à l’école, mais leurs rêves ont été anéantis. J’ai envoyé mes trois autres enfants chez leurs grands-parents pendant que je cherche un nouvel endroit pour nous abriter. Je n’arrive toujours pas à croire que nous ayons survécu aux bombardements seulement pour que mes enfants soient ensevelis à cause de la tempête », a-t-il déclaré.</p>



<p>Les deux frères de Shadi Hannouna, Khalil, 24 ans, et Khader, 18 ans, sont morts lorsqu’une maison s’est écroulée sur leur tente à Al Rimal, dans la ville de Gaza, le 12 décembre à l’aube. Sa famille avait installé trois tentes sur une parcelle de terre où se trouvait leur maison avant qu’elle ne soit détruite : une pour lui, son épouse et ses enfants, une pour ses deux frères et une pour ses parents.</p>



<p>« Comme nous savions que la tempête arrivait, nous avions essayé de sécuriser les tentes autant que possible, mais comment peut-on sécuriser une tente ? Nous craignions surtout l’inondation et la noyade, particulièrement pour mes parents qui sont âgés et ne supportent pas ce froid », a-t-il déclaré.</p>



<p>« Vers cinq heures du matin le vendredi, une maison voisine, déjà endommagée, s’est effondrée sur la tente [de mes frères]. Le pire pour nous est que nous ne savons plus où aller, il n’y a aucun avenir pour nous, rien à l’horizon… L’hiver ne fait que commencer et nous avons perdu mes deux frères comme cela. »</p>



<p>« La dévastation et les morts causées par la tempête à Gaza constituent un nouvel avertissement pour la communauté internationale, un avertissement qui a coûté la vie à des personnes qui avaient réussi à survivre à deux années de génocide perpétré par Israël. Les gouvernements du monde entier doivent de toute urgence donner à Gaza les moyens de se préparer pour les rudes conditions hivernales en poussant Israël à mettre un terme au blocus imposé à Gaza et à lever toutes les restrictions imposées à l’acheminement de produits vitaux, notamment les matériaux pour les abris, les aliments nutritifs et l’aide médicale », a déclaré Erika Guevara Rosas.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/israel-et-territoire-palestinien-occupe-la-tragedie-des-inondations-completement-evitables-a-gaza-doit-generer-une-action-mondiale-pour-mettre-un-terme-au-genocide-commis-par-israel/">Israël et territoire palestinien occupé. La tragédie des inondations « complètement évitables » à Gaza doit générer une action mondiale pour mettre un terme au génocide commis par Israël</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La campagne annuelle d’écriture de lettres d’Amnesty International montre que l’humanité peut triompher</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/la-campagne-annuelle-decriture-de-lettres-damnesty-international-montre-que-lhumanite-peut-triompher/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=35028</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte de propagation des pratiques autoritaires, d’effondrement climatique et d’érosion du droit international, Amnesty International lance sa campagne annuelle Écrire pour les droits le 10 décembre, à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, pour soutenir les victimes d’atteintes aux droits humains et montrer que l’humanité peut triompher. La campagne de cette [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/la-campagne-annuelle-decriture-de-lettres-damnesty-international-montre-que-lhumanite-peut-triompher/">La campagne annuelle d’écriture de lettres d’Amnesty International montre que l’humanité peut triompher</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans un contexte de propagation des pratiques autoritaires, d’effondrement climatique et d’érosion du droit international, Amnesty International lance sa campagne annuelle Écrire pour les droits le 10 décembre, à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, pour soutenir les victimes d’atteintes aux droits humains et montrer que l’humanité peut triompher.</p>



<p>La campagne de cette année rassemble des personnes venues du monde entier dans une lutte pour la justice, la dignité et notre avenir commun, en soutenant celles et ceux qui payent un lourd tribut pour avoir défendu les droits humains et dit tout haut la vérité aux autorités. Une éleveuse de rennes autochtone qui se bat pour protéger les terres de sa communauté en Norvège, un photojournaliste emprisonné pour son travail sur un cyclone au Myanmar, un petit garçon mort après être tombé dans les latrines à fosse de sa garderie en Afrique du Sud&#8230; toutes les personnes mises en avant dans la campagne de cette année ont un point commun : leurs droits humains ont été bafoués.</p>



<p>« Malgré les défis brutaux auxquels l’humanité est confrontée, Amnesty voit chaque année d’innombrables personnes venues du monde entier se rassembler pour démontrer l’importance du militantisme et le pouvoir de la solidarité, qui peut changer des vies. Cette année, la campagne Écrire pour les droits met entre autres en avant des personnes en première ligne de la crise climatique, qui luttent pour protéger leur communauté des sécheresses, des torchères, des projets de développement et de la pollution, et qui ont urgemment besoin de notre soutien collectif », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Nous avons un choix à faire à ce moment crucial de l’histoire : laisser les pratiques autoritaires restreindre toujours plus nos libertés, ou résister ensemble pour défendre les droits humains. En prenant quelques minutes pour écrire une lettre, publier un message sur les réseaux sociaux ou signer une pétition, nous pouvons toutes et tous changer le monde et sauver une vie ! Ensemble, nous prouverons que, même dans les circonstances les plus défavorables, l’humanité peut, doit et va triompher. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soutenir les personnes en danger</h2>



<p>Cette année encore, la campagne Écrire pour les droits appelle des millions de personnes à se réunir autour d’un objectif commun : changer la vie d’individus du monde entier dont les droits ont été bafoués.</p>



<p>La campagne de cette année met notamment en avant :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/damisoa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Damisoa, à Madagascar, qui se bat pour les personnes déplacées pour des raisons climatiques dans son pays.</strong></a></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/unecebo-mboteni/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Unecebo Mboteni, un garçon de trois ans, décédé après être tombé dans les latrines à fosse de sa garderie en Afrique du Sud.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/juan-lopez/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Juan López, du Honduras, abattu après avoir défendu les rivières locales et un parc national contre des projets miniers et énergétiques.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/mother-nature-cambodia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Des membres du groupe Mother Nature Cambodia, emprisonné·e·s pour avoir défendu l’environnement du Cambodge contre l’exploitation.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/sai-zaw-thaike/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le photojournaliste Sai Zaw Thaike, arrêté et condamné à 20 ans de prison assortis de travaux forcés pour avoir travaillé sur les conséquences d’un cyclone au Myanmar.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/ellinor-guttorm-utsi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ellinor Guttorm Utsi, en Norvège, qui se bat pour que les voix des Sâmes soient entendues et leurs droits respectés.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/sonia-dahmani/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sonia Dahmani, une avocate tunisienne qui a dédié sa vie à défendre les droits humains et risque des années de prison pour s&rsquo;être exprimée.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/proteger-amazonie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les Guerreras por la Amazonía, qui protègent leurs communautés face au torchage du gaz, qui dégage des fumées toxiques et dégrade l’environnement en Amazonie équatorienne.</a></strong></li></ul>



<p>Ellinor Guttorm Utsi a affirmé que le soutien reçu dans le cadre d’Écrire pour les droits lui avait donné espoir. La terre et le mode de vie des éleveurs et éleveuses de rennes sont aujourd’hui menacés, car le gouvernement norvégien a prévu de construire plusieurs centaines d’éoliennes qui perturberaient les migrations des animaux.</p>



<p>Cette éleveuse autochtone de 60 ans appelle à mettre un terme à ce projet pour protéger sa terre et sa culture, mais elle peine à le faire seule.</p>



<p>« Je suis très contente qu’Amnesty International, une organisation de militants et militantes, soutienne ma campagne aujourd’hui. Je suis heureuse d’avoir le soutien de personnes qui font ce travail au quotidien », a-t-elle déclaré. « C’est notre vie. Je n’en connais pas d’autre. Nous devons nous battre pour notre terre, pour protéger les générations futures. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Changer des vies</h3>



<p>Depuis les débuts d’Écrire pour les droits en 2001, des millions de gens ont changé la vie de personnes dont les droits fondamentaux avaient été bafoués. Plus de 100 personnes dont la situation a été mise en avant par notre campagne ont constaté une amélioration de leur cas !</p>



<p>L’une des personnes mises à en avant dans l’édition 2023 d’Écrire pour les droits était Rocky Myers, un homme noir présentant une déficience intellectuelle. Rocky a passé plus de 30 ans dans le quartier des condamnés à mort en Alabama, pour meurtre. Il a été déclaré coupable sur la base de témoignages entachés d’incohérences et d’allégations de pression policière. Des centaines de milliers de sympathisant·e·s ont appelé à la libération de Rocky, écrivant à la gouverneure de l’Alabama pour lui demander de commuer sa sentence capitale. Une décision en ce sens a été rendue en février 2025.</p>



<p>Le combat de Rocky n’est pas terminé, notamment en ce qui concerne les violations constatées dans son affaire, mais il ne vit plus sous la menace d’une exécution.</p>



<p>« Non seulement cette campagne a sensibilisé le public à l’histoire de Rocky, mais elle l’a fait de sorte à lui rendre hommage en tant que personne, père et grand-père », a déclaré Miriam Bankston, membre de l’équipe juridique de Rocky Myers.</p>



<p>« Je sais que la vague de soutien a été extrêmement précieuse pour Rocky, et savoir qu’autant de personnes se sont senties prêtes à agir est très inspirant. »</p>



<p>Rejoignez la campagne de cette année et intégrez une communauté qui se bat pour un monde plus juste et bienveillant. Rejoignez Écrire pour les droits dès aujourd’hui.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/la-campagne-annuelle-decriture-de-lettres-damnesty-international-montre-que-lhumanite-peut-triompher/">La campagne annuelle d’écriture de lettres d’Amnesty International montre que l’humanité peut triompher</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>COP30. Les droits sont bafoués, mais le pouvoir citoyen montre que l’humanité l’emportera</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/cop30-les-droits-sont-bafoues-mais-le-pouvoir-citoyen-montre-que-lhumanite-lemportera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 07:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34850</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les dirigeant·e·s qui se sont réunis à la COP30 au Brésil ne se sont pas accordés pour faire passer les personnes avant les profits, car le manque d’unité, de responsabilisation et de transparence a entravé l’adoption des mesures climatiques urgentes et efficaces qui s’imposaient. Cependant, des points positifs sont à noter, a déclaré Amnesty International [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/cop30-les-droits-sont-bafoues-mais-le-pouvoir-citoyen-montre-que-lhumanite-lemportera/">COP30. Les droits sont bafoués, mais le pouvoir citoyen montre que l’humanité l’emportera</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les dirigeant·e·s qui se sont réunis à la COP30 au Brésil ne se sont pas accordés pour faire passer les personnes avant les profits, car le manque d’unité, de responsabilisation et de transparence a entravé l’adoption des mesures climatiques urgentes et efficaces qui s’imposaient. Cependant, des points positifs sont à noter, a déclaré Amnesty International le 22 novembre, à l’issue du sommet annuel des Nations unies sur le climat. Le texte phare de la COP30, le « Global Mutirão », visait à dégager un consensus mondial sur une série de mesures climatiques prioritaires lors de ce sommet présenté comme la « COP de la vérité ». Or, le document final a évité toute mention des combustibles fossiles en tant que principaux responsables du changement climatique, et n’a pas donné suite à l’engagement d’opérer « une transition » vers « une sortie » des combustibles fossiles pris lors de la COP28, ni réaffirmé cet engagement.</p>



<p>La clôture houleuse de la conférence n’a pas permis de dégager un consensus sur un ensemble de mesures fort nécessaires comprenant des plans concrets pour une sortie progressive des combustibles fossiles et la fin de la déforestation ainsi qu’un soutien accru basé sur des subventions pour les pays à faible revenu. La fourniture de fonds concernant le changement climatique est une obligation pour les pays à revenu élevé dont les pays à faible revenu demandent la mise en œuvre depuis des années, en particulier afin qu’un soutien beaucoup plus important leur soit fourni pour qu’ils puissent s’adapter aux effets dévastateurs actuels et futurs du changement climatique dont ils ne sont pas responsables, avec des besoins estimés à au moins 300 milliards de dollars des États-Unis par an.</p>



<p>« La présidence brésilienne de la COP30 s’était engagée à veiller à ce que personne ne soit laissé de côté et à ce que toutes les voix soient entendues, et elle a déployé des efforts considérables pour élargir la participation, ce qui devra être répété. Cependant, l’absence de négociations participatives, inclusives et transparentes a exclu de la véritable prise de décision la société civile et les peuples autochtones, qui avaient répondu en grand nombre à l’appel mondial au mutirão. Parallèlement, le nombre record de lobbyistes des énergies fossiles présents à la COP30 a montré qui avait réellement accès aux prises de décision, laissant l’humanité, en particulier les personnes déjà les plus marginalisées, subir les conséquences mortelles de leurs projets visant à poursuivre l’expansion des énergies fossiles et à avoir la primauté pour pomper le dernier baril de pétrole », a déclaré Ann Harrison, conseillère sur la justice climatique à Amnesty International.</p>



<p>« Mais le pouvoir citoyen, notamment le pouvoir des peuples autochtones – la conférence s’est déroulée sur les terres ancestrales de certains d’entre eux –, s’est manifesté avec force. Refusant de plier face aux revers, il a joué un rôle déterminant dans l’obtention d’un engagement visant à développer un mécanisme de transition juste qui rationalisera et coordonnera les efforts actuels et futurs visant à protéger les droits des travailleurs et travailleuses, des autres personnes et des communautés touchées par la sortie progressive des énergies fossiles. Nous saluons toutes les personnes dont la voix et l’action ont conduit à ce résultat positif et nous maintiendrons la pression en faveur du respect et de la protection des droits humains, y compris ceux des peuples autochtones, lors de l’élaboration de ce mécanisme. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Manque systémique d’inclusivité, de conformité et de reddition de comptes</h3>



<p>Suivant une tendance observée lors des récentes COP, une grande partie du processus dit mutirão de la COP30 s’est déroulée à huis clos, les délégations étatiques étant les seules à y participer. Ce huis clos a donc empêché la société civile d’observer les débats et de surveiller le processus. Ce manque de transparence, associé à un processus de consensus houleux et à l’influence incontrôlée du secteur des combustibles fossiles, continue de poser des problèmes fondamentaux et donne davantage de poids aux appels à une réforme du sommet et de son organe organisateur, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). </p>



<p>Comme l’a déclaré Leonela Moncayo, une jeune militante écologiste qui a accompagné Amnesty International à la COP30 : « Je ne suis pas venue à Belém pour demander des faveurs. Je suis venue pour rappeler à tous les États qu’ils doivent respecter les droits humains et que prendre soin de l’environnement, ce n’est pas une dépense, mais le meilleur investissement social et culturel qu’un gouvernement puisse réaliser. Permettre la pollution et des violations des droits humains ne constitue en rien une démonstration de force politique : il s’agit plutôt d’une preuve d’indifférence. »</p>



<p>Les futurs sommets sur le climat ne produiront des résultats efficaces que si chacun est non seulement en mesure de suivre ce qui se passe en temps réel, mais aussi libre de critiquer, de participer à des rassemblements et de manifester pacifiquement, et également de contribuer de manière significative à l’élaboration et aux résultats de politiques climatiques mondiales efficaces. De plus, les décisions doivent être prises sur la base d’une évaluation transparente des meilleures données scientifiques disponibles ; pourtant, la menace d’une réaction de contestation croissante à l’échelle mondiale a également touché la COP30, certains pays tentant de brouiller les pistes avec des positions dogmatiques sur la science et le genre, notamment en mettant en doute le rôle du GIEC en tant que source faisant autorité en matière de science climatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Lacunes dans le financement de la question climatique</h3>



<p>La COP30 n’a pas permis d’aboutir à des engagements fermes de la part des pays à revenu élevé en faveur d’un financement accru basé sur des subventions pour l’adaptation des pays à faible revenu, se contentant de les exhorter à « accroître la trajectoire de leur contribution collective », laissant ainsi des personnes et des communautés exposées à des risques toujours plus grands concernant les effets néfastes du changement climatique.</p>



<p>Les entreprises du secteur des énergies fossiles continuent de recevoir des milliards chaque année sous forme de subventions de la part des gouvernements et de générer d’énormes profits. Dans le cadre du processus en cours visant à élaborer une convention-cadre des Nations unies sur la coopération fiscale internationale, dont le dernier cycle de négociations s’est déroulé à Nairobi parallèlement à la COP, les gouvernements devraient créer une taxe pollueur-payeur appliquée aux profits mondiaux des entreprises du secteur des énergies fossiles.</p>



<p>« Cependant, les gouvernements n’ont pas besoin d’attendre que des règles fiscales internationales soient adoptées. Ils devraient immédiatement imposer des taxes sur les bénéfices des entreprises du secteur des combustibles fossiles et cesser de subventionner la production et l’utilisation des combustibles fossiles ; ces mesures contribueraient fortement à obtenir des ressources pour financer les mesures concernant le changement climatique sans créer de dette », a déclaré Ann Harrison.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelles perspectives pour 2026 ?</h3>



<p>Indépendamment de ce qui a été inclus dans les documents finaux de la COP, le récent avis consultatif de la Cour internationale de justice a confirmé que les États sont tenus par la loi de « faire des efforts de bonne foi » pour lutter contre la crise climatique, que la limitation du réchauffement à 1,5 degré constitue l’objectif principal et que les États sont tenus envers les générations actuelles et futures de fournir des solutions et des réparations pour les dommages liés au climat, notamment en amenant les grands pollueurs à rendre des comptes. Tous les regards sont maintenant tournés vers la COP31. La Turquie et l’Australie, qui en partagent la présidence, doivent montrer la voie à suivre en matière de climat en prenant des mesures décisives et transparentes pour lutter contre le changement climatique, conformément à leurs obligations internationales, et en facilitant pour la COP des résultats significatifs aboutissant à l’élimination totale, rapide, équitable et financée des combustibles fossiles, ainsi qu’à la mise en place d’un soutien pour l’adaptation.</p>



<p>Les deux pays doivent également garantir une COP inclusive et accessible, où les droits de toutes les personnes sont protégés et respectés avant, pendant et après la conférence. Les expériences vécues et les solutions proposées par les peuples autochtones, les communautés touchées, les femmes, les enfants et les jeunes, les personnes d’ascendance africaine, les personnes vivant avec un handicap et les travailleurs et travailleuses doivent être au cœur des initiatives visant à la justice climatique, à l’échelle et au rythme nécessaires. L’Australie doit respecter son engagement de travailler en étroite collaboration avec les nations du Pacifique, qui continuent d’être confrontées aux menaces les plus immédiates et les plus existentielles induites par la crise climatique, afin que leurs besoins et leurs priorités ne soient plus passés sous silence.</p>



<p>« Face au nivellement par le bas observé lors de la COP, qui découle de l’exigence procédurale d’un consensus, l’annonce d’initiatives adoptées en dehors du processus de la CCNUCC a constitué une lueur d’espoir. La Colombie a ainsi annoncé la première conférence internationale sur la sortie des combustibles fossiles et la transition juste, qui sera coorganisée avec les Pays-Bas en avril prochain. Elle réunira les États qui veulent se diriger vers la défossilisation de nos économies tout en protégeant les travailleurs et travailleuses, les communautés et les détenteurs et détentrices de droits au moyen d’une transition « rapide, équitable et entièrement financée ». Cela alimentera deux feuilles de route inclusives et fondées sur la science qui seront élaborées par la présidence brésilienne sur la sortie des combustibles fossiles et la fin de la déforestation », a déclaré Ann Harrison.</p>



<p>« Amnesty suivra de près ces deux séries d’initiatives afin de s’assurer que les obligations en matière de droits humains demeurent au cœur des discussions. »</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/cop30-les-droits-sont-bafoues-mais-le-pouvoir-citoyen-montre-que-lhumanite-lemportera/">COP30. Les droits sont bafoués, mais le pouvoir citoyen montre que l’humanité l’emportera</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tchad. Les autorités échouent à résoudre les affrontements meurtriers entre éleveurs et agriculteurs dans un contexte de crise climatique</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/tchad-les-autorites-echouent-a-resoudre-les-affrontements-meurtriers-entre-eleveurs-et-agriculteurs-dans-un-contexte-de-crise-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 12:05:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34832</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les autorités tchadiennes n’ont pas protégé les victimes des affrontements armés opposant les éleveurs et agriculteurs, ni leur droit à la vérité, à la justice et aux réparations, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport. « Vivre de la terre et mourir pour elle : violations des droits humains liées aux conflits entre éleveurs [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/tchad-les-autorites-echouent-a-resoudre-les-affrontements-meurtriers-entre-eleveurs-et-agriculteurs-dans-un-contexte-de-crise-climatique/">Tchad. Les autorités échouent à résoudre les affrontements meurtriers entre éleveurs et agriculteurs dans un contexte de crise climatique</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les autorités tchadiennes n’ont pas protégé les victimes des affrontements armés opposant les éleveurs et agriculteurs, ni leur droit à la vérité, à la justice et aux réparations, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport.</p>



<p><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/AFR-2002882025_FR-final_.pdf"><em><span style="text-decoration: underline">« Vivre de la terre et mourir pour elle : violations des droits humains liées aux conflits entre éleveurs et agriculteurs au Tchad »</span></em></a> documente sept épisodes de violence entre éleveurs et agriculteurs – provoqués notamment par les pressions liées au changement climatique – dans quatre provinces entre 2022 et 2024. Ils ont fait 98 morts, plus de 100 blessés et ont laissé des centaines de familles sans domicile ni source de revenus. Les victimes de ces affrontements ces dernières années se comptent par milliers, selon les données des Nations unies.</p>



<p>« Face aux violences récurrentes entre éleveurs et agriculteurs, les autorités échouent à protéger la population de manière adéquate. Les forces de sécurité réagissent souvent tardivement, et les personnes soupçonnées d’avoir commis des meurtres, des pillages et des destructions de biens sont rarement traduites en justice. Cela alimente un sentiment d’impunité et de marginalisation au sein des communautés », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/AFR-2002882025_FR-final_.pdf">lire le rapport (fr)</a></div>
</div>



<h3 class="wp-block-heading">Des violences meurtrières dans un contexte de changement climatique</h3>



<p>Le 26 août 2019, dans le village de Sandana, dans le Moyen-Chari, un conflit qui avait débuté par l’intrusion de bétail dans un champ a pris une tournure dramatique : sept personnes ont été tuées, huit blessées et plus de 140 têtes de bétail ont été volées. Le 9 février 2022, une autre attaque dans le même village a fait 13 morts.</p>



<p>Plusieurs attaques moins médiatisées sont documentées dans le rapport, notamment celle de Pala Koudja, dans le Logone Occidental. Le 30 août 2024, l’intrusion répétée d’un troupeau dans un champ a déclenché une violente altercation entre éleveurs et agriculteurs, faisant trois morts et sept blessés. Pendant la nuit, des individus non identifiés ont incendié 53 maisons.</p>



<p>Les tensions entre éleveurs et agriculteurs sont exacerbées par la pression démographique, les effets du changement climatique induit par les activités humaines, en particulier sur les déplacements des troupeaux, et la concurrence pour l’accès aux ressources naturelles. La hausse des températures dans le centre du pays a conduit de nombreux éleveurs à se déplacer plus au sud pour faire paître leurs troupeaux ou à s’installer dans les provinces méridionales, tandis que les agriculteurs cherchent à étendre et à diversifier leur production.</p>



<p>Les affrontements sont souvent déclenchés par des incidents tels que le piétinement des champs par le bétail ou des cultures qui bloquent les couloirs de transhumance, et peuvent affecter des communautés entières.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Nous avons déposé les corps sur la route pour protester »</h3>



<p>Les autorités peinent à réagir rapidement pour protéger la population, malgré les alertes des communautés lorsque les conflits s’enveniment, et l’augmentation du budget du ministère de la Sécurité publique depuis 2022. Le ministre en fonction en mai 2023 a confirmé qu’il y avait « des retards d’intervention lorsque des villages sont attaqués ».</p>



<p>Un leader communautaire d’un village du Logone Oriental a déclaré : « depuis 2014, nous avons un problème avec les éleveurs, et je l’ai signalé au chef de canton et au sous-préfet [représentants de l’administration locale], mais aucune réponse n’a été apportée. En 2023, nous avons été attaqués par un groupe d’hommes armés. Le bilan a été de 18 morts et 11 blessés. Nous étions en colère et nous avons déposé les corps sur la route pour protester. »</p>



<p>Malgré l’existence de mécanismes de prévention et de gestion des conflits mis en place par les autorités, leur manque de coordination et leur inefficacité structurelle limitent leur capacité à prévenir et à résoudre les conflits. De plus, des témoignages indiquent que certains administrateurs locaux possèdent du bétail et le confie à des éleveurs armés. Cet arrangement compromet la neutralité administrative et facilite les abus.</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link">lire le rapport (fr)</a></div>
</div>



<h3 class="wp-block-heading">Un besoin urgent de réponses structurelles</h3>



<p>Bien que plusieurs cas de violences entre éleveurs et agriculteurs aient donné lieu à des poursuites judiciaires, l’impunité reste une caractéristique marquante de ces affaires. Sur les sept vagues d’affrontements documentées dans le rapport, seules trois ont abouti à des procès. Trente-sept personnes ont été condamnées à l’issue de ces procès.</p>



<p>« En vertu des lois et normes régionales et internationales relatives aux droits humains, l’État tchadien a l’obligation de garantir la sécurité de tous dans le pays, d’enquêter sur les crimes, d’en traduire les responsables en justice et de veiller à ce que les victimes de ces crimes aient effectivement accès aux tribunaux », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Les effets du changement climatique ne feront qu’accroître les affrontements entre éleveurs et agriculteurs. Il est donc d’autant plus urgent de trouver des solutions structurelles et durables fondées sur les droits humains. Cela nécessite de renforcer la présence des forces de l’ordre, de mettre en œuvre une politique proactive de désarmement, d’établir un cadre juridique cohérent pour la transhumance, de redynamiser les comités conjoints de prévention des conflits et de mettre en œuvre un plan national d’adaptation au changement climatique. »</p>


<section id="section-393326eb" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--small" style=""><div class="container">

<h3 class="wp-block-heading">Contexte</h3>



<p>Ce rapport s’appuie sur des recherches menées entre mars 2023 et septembre 2025 dans 14 villages de quatre provinces du sud du Tchad. Amnesty International a interrogé 110 personnes, dont 70 victimes et/ou témoins de conflits. Les conclusions du rapport ont été transmises aux autorités tchadiennes le 25 juin 2025. Au moment de la publication du rapport, Amnesty International n’avait reçu aucune réponse.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/tchad-les-autorites-echouent-a-resoudre-les-affrontements-meurtriers-entre-eleveurs-et-agriculteurs-dans-un-contexte-de-crise-climatique/">Tchad. Les autorités échouent à résoudre les affrontements meurtriers entre éleveurs et agriculteurs dans un contexte de crise climatique</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Arabie saoudite. Les migrants ayant travaillé sur le chantier du métro de Riyad ont été soumis à une décennie de violations dévastatrices</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/arabie-saoudite-les-migrants-ayant-travaille-sur-le-chantier-du-metro-de-riyad-ont-ete-soumis-a-une-decennie-de-violations-devastatrices/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34812</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des migrants s’étant rendus en Arabie saoudite pour travailler sur le chantier du métro de Riyad ont été forcés à payer des frais de recrutement exorbitants, ont travaillé par des températures dangereusement élevées et ont perçu des salaires pitoyables pendant une décennie caractérisée par les abus, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/arabie-saoudite-les-migrants-ayant-travaille-sur-le-chantier-du-metro-de-riyad-ont-ete-soumis-a-une-decennie-de-violations-devastatrices/">Arabie saoudite. Les migrants ayant travaillé sur le chantier du métro de Riyad ont été soumis à une décennie de violations dévastatrices</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Des migrants s’étant rendus en Arabie saoudite pour travailler sur le chantier du métro de Riyad ont été forcés à payer des frais de recrutement exorbitants, ont travaillé par des températures dangereusement élevées et ont perçu des salaires pitoyables pendant une décennie caractérisée par les abus, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mardi 18 novembre.</p>



<p>Ce rapport, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/EN-_-No-one-wants-to-work-in-these-situations-A-decade-of-abuse-on-the-Riyadh-Metro-project-1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Dix ans d’exploitation sur le chantier du métro de Riyad, recense des atteintes aux droits des travailleurs sur un des projets d’infrastructure phares en Arabie saoudite.</em></a> Présenté comme le « pilier » du système de transport public de Riyad, le métro récemment inauguré a été construit par des entreprises internationales et saoudiennes de renom sous l’égide du gouvernement, et son expansion est en projet. Un grand nombre des travailleurs dont Amnesty International a recueilli les propos se sont cependant vu facturer des frais illégaux afin de trouver du travail, puis ont dû endurer de longues heures de labeur dans des conditions parfois dangereuses pour un salaire minime et discriminatoire.</p>



<p>« Le métro de Riyad est considéré comme le pilier du système de transport de la capitale. Pourtant, son apparence élégante cache une décennie d’abus permis par un cadre de travail qui sacrifie les droits fondamentaux des travailleurs migrants. Croulant déjà sous des frais de recrutements exorbitants, ces travailleurs ont enduré de longues journées de labeur pour un maigre salaire », a déclaré Marta Schaaf, directrice du programme Climat, justice sociale et économique et responsabilité des entreprises à Amnesty International.</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/EN-_-No-one-wants-to-work-in-these-situations-A-decade-of-abuse-on-the-Riyadh-Metro-project-1.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<p>« À ces épreuves vient s’ajouter l’exposition à une chaleur extrême dans un pays où les températures ne cessent d’augmenter en raison du changement climatique induit par les activités humaines. Le fait que ces abus aient persisté pendant des années à travers de multiples entreprises sur un chantier d’infrastructure phare souligne que le gouvernement a échoué de manière flagrante à faire respecter les garanties de protection et à démanteler un système exposant des travailleurs à un risque élevé d’exploitation. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Exploités avant même de quitter leur pays d’origine</h3>



<p>Amnesty International a parlé avec 38 hommes originaires du Bangladesh, d’Inde et du Népal, qui ont été employés par diverses entreprises étrangères et saoudiennes &#8211; notamment de grandes entreprises de construction, des sous-traitants et des sociétés extérieures de fourniture de main-d’œuvre &#8211; pour bâtir le système de métro de Riyad entre 2014 et 2025. Pour la quasi-totalité d’entre eux, les abus ont commencé avant même qu’ils n’arrivent à Riyad, lorsqu’il leur a été demandé de payer entre 700 et 3 500 dollars des États-Unis en frais de recrutement et coûts associés à des agents dans leur pays d’origine, obligeant nombre d’entre eux à s’endetter fortement et exacerbant le risque d’abus supplémentaires.</p>



<p>Souvent, ces montants étaient bien supérieurs aux limites imposées par leur gouvernement et étaient réclamés à ces hommes malgré l’interdiction, prévue dans la législation saoudienne, de demander aux travailleuses et travailleurs de verser des frais de recrutement.</p>



<p>Suman, originaire du Népal, a été forcé à vendre de l’or emprunté à la famille de sa femme, afin de pouvoir payer des frais excessifs en relation avec un emploi offrant un salaire de base d’un montant de 266 dollars mensuels.</p>



<p>« J’ai payé 100 000 roupies (700 dollars des États-Unis) à l’agent de recrutement. Mais pendant les préparatifs – voyage, visites médicales et autres formalités –, j’ai dépensé un total de 200 000 roupies (1 400 dollars). Je n’avais pas d’argent avec moi à ce moment-là [&#8230;]. J’ai emprunté de l’or aux parents de ma femme, je l’ai vendu et j’ai reçu de l’argent liquide [&#8230;]. Comme le prix de l’or a augmenté, j’ai dû rembourser presque le double de ce que j’ai obtenu. Il m’a fallu six mois pour rembourser les prêts. »</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/EN-_-No-one-wants-to-work-in-these-situations-A-decade-of-abuse-on-the-Riyadh-Metro-project-1.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>



<h3 class="wp-block-heading">Violations en tous genres en Arabie saoudite</h3>



<p>Une fois en Arabie saoudite, un grand nombre d’entre eux étaient payés moins de 2 dollars des États-Unis par heure, tandis que d’autres gagnaient à peine la moitié de cette somme en tant que manœuvres, agents d’entretien ou travailleurs auxiliaires sur le chantier du métro de Riyad. Presque tous travaillaient plus de 60 heures par semaine. Si la plupart des travailleurs ont déclaré ne pas avoir été directement forcés à faire des heures supplémentaires, leurs salaires de base étaient en réalité si faibles qu’ils avaient l’impression de ne pas avoir d’autre choix. Le fait que le gouvernement n’ait pas fixé de salaire décent universel consacre les salaires de misère pour les travailleurs migrants &#8211; dont la plupart sont racisés -, privant ainsi beaucoup d’entre eux d’un niveau de vie décent.</p>



<p>« En raison de l’inflation au Népal, ce salaire est trop faible pour couvrir les dépenses domestiques. Il part en fumée dès que je paye les frais pour l’éducation de mes enfants et d’autres dépenses. Mais qu’est-ce que je peux faire ? Je dois joindre les deux bouts », a déclaré Nabin à Amnesty International.</p>



<p>Souvent, la chaleur implacable rendait plus difficiles encore les longues journées de travail sur le chantier du métro de Riyad, certains comparant la situation à être « en enfer ». Étant donné que les températures s’élèvent à au moins 40 °C pendant plus de huit heures chaque jour durant les mois d’été, l’interdiction prononcée par le gouvernement sur le travail en extérieur en plein soleil de midi à 15 heures s’est avérée totalement inadaptée pour protéger les travailleurs. Et l’augmentation des températures devrait se poursuivre, l’Arabie saoudite étant confrontée à des chaleurs fréquentes et croissantes, une tendance appelée à s’aggraver, compte tenu du changement climatique planétaire causé par les activités humaines.</p>



<p>« Quand je travaille par une chaleur extrême, j’ai l’impression d’être en enfer. [&#8230;]. Je me demande comment je me suis retrouvé là. Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal pour que</p>



<p>Dieu me punisse ? », a déclaré Indra, du Népal. « Personne ne veut travailler dans de telles conditions par choix. Mais qu’est-ce que je peux faire ? Je n’avais pas de travail au Népal. Je suis venu ici pour soutenir ma famille. C’est pourquoi je dois être prêt à souffrir. »</p>



<p>Janak, venu d’Inde, a déclaré que des supérieurs hiérarchiques, au sein de l’entreprise de sous-traitance qui l’employait, avaient fait pression sur lui pour qu&rsquo;il travaille par des températures extrêmes.</p>



<p>« Les contremaîtres et les ingénieurs nous forçaient à faire des heures supplémentaires même quand il faisait très chaud. Nous leur disions : « On ne peut pas. Il fait extrêmement chaud. » Mais ils répondaient « Continuez à travailler » [&#8230;] Qu&rsquo;est-ce que nous pouvons faire, nous les pauvres ? Nous devons travailler. Nous devons faire un travail difficile. »</p>



<p>De nombreux employés ont également signalé avoir été victimes d’autres abus, tels que la confiscation de leur passeport, des hébergements surpeuplés et insalubres, de la nourriture de mauvaise qualité, et des traitements discriminatoires selon leur rang.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des réformes systématiques et une diligence accrue en matière de droits humains sont requises en urgence</h3>



<p>Les témoignages de ces hommes mettent en évidence non seulement les manquements du gouvernement saoudien, mais aussi l’environnement à haut-risque dans lequel les entreprises &#8211; y compris de grandes multinationales &#8211; opèrent lorsqu’elles décident d’œuvrer sur des projets de construction en Arabie saoudite, secteur tributaire d’un vaste réseau de sous-traitants.</p>



<p>En effet, en dépit de quelques réformes limitées, le système de parrainage (kafala) persiste en pratique. Associé à la faible mise en œuvre de dispositions de protection en faveur des travailleurs &#8211; notamment avec des inspections portant davantage sur le respect par les entreprises de l’effort de nationalisation (« saoudisation ») voulu par le gouvernement et sur la légalité du statut des travailleurs·euses migrants, plutôt que sur la protection de leurs droits &#8211; et à la récente réduction des sanctions pour certaines pratiques abusives au regard du droit du travail, cela crée un climat favorisant l’exploitation. Ce contexte requiert que les entreprises appliquent de manière proactive la diligence requise en matière de droits humains, afin de prévenir la moindre atteinte à ces droits. De telles initiatives sont très limitées en Arabie saoudite, où les droits humains sont systématiquement réprimés, et les libertés d’expression et d’association sont en pratique inexistantes. Si les entreprises ne disposent pas de la capacité ou de la volonté d’évaluer ou d’écarter les risques, elles doivent envisager de renoncer à l’activité concernée.</p>



<p>« Tandis que l’Arabie saoudite poursuit de gigantesques projets très médiatisés, comme la Coupe du monde de 2034, les autorités doivent complètement démanteler le système de kafala et appliquer rigoureusement le droit du travail, conformément aux normes internationales relatives aux droits humains. Renforcer les garanties et veiller à l’obligation de rendre des comptes pour les millions de travailleurs migrants qui rendent ces projets possibles est la seule manière d’assurer qu’ils ne soient plus traités comme si la main-d’œuvre était jetable », a déclaré Marta Schaaf.</p>



<p>« Pour les entreprises établies ou arrivant en Arabie saoudite, ces constats devraient servir de mise en garde claire : suivre une procédure exhaustive de diligence requise en matière de droits humains n’est pas facultatif. Faute de procédures solides en place dès le début et de plan adéquat pour répondre aux problèmes en matière de droits humains, les entreprises risquent d’être directement liées ou de contribuer à des violations systématiques des droits des travailleurs.</p>



<p>« Enfin, les pays d’origine, notamment le Bangladesh, l’Inde et le Népal, doivent assumer leurs responsabilités et protéger leurs ressortissant·e·s en effectuant un suivi de la conduite des agences de recrutement, en enquêtant et en sanctionnant les responsables le cas échéant. Si les responsabilités ne sont pas véritablement établies à travers les pays concernés, le cycle de la violence continuera. »</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/EN-_-No-one-wants-to-work-in-these-situations-A-decade-of-abuse-on-the-Riyadh-Metro-project-1.pdf">lire le rapport (en)</a></div>
</div>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/arabie-saoudite-les-migrants-ayant-travaille-sur-le-chantier-du-metro-de-riyad-ont-ete-soumis-a-une-decennie-de-violations-devastatrices/">Arabie saoudite. Les migrants ayant travaillé sur le chantier du métro de Riyad ont été soumis à une décennie de violations dévastatrices</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Monde. Les infrastructures liées aux combustibles fossiles mettent en péril les droits de deux milliards de personnes et des écosystèmes vitaux</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/monde-les-infrastructures-liees-aux-combustibles-fossiles-mettent-en-peril-les-droits-de-deux-milliards-de-personnes-et-des-ecosystemes-vitaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 15:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34808</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un travail de cartographie inédit, associé à des recherches qualitatives menées dans plusieurs pays, révèle la gravité et l’ampleur des potentiels préjudices causés par l’industrie. 520 millions d’enfants vivent dans un rayon de 5 km autour d’infrastructures liées aux énergies fossiles, notamment dans de potentielles « zones sacrifiées ». Pollution et pillage culturel au moyen [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/monde-les-infrastructures-liees-aux-combustibles-fossiles-mettent-en-peril-les-droits-de-deux-milliards-de-personnes-et-des-ecosystemes-vitaux/">Monde. Les infrastructures liées aux combustibles fossiles mettent en péril les droits de deux milliards de personnes et des écosystèmes vitaux</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list"><li><strong>Un travail de cartographie inédit, associé à des recherches qualitatives menées dans plusieurs pays, révèle la gravité et l’ampleur des potentiels préjudices causés par l’industrie.</strong></li><li><strong>520 millions d’enfants vivent dans un rayon de 5 km autour d’infrastructures liées aux énergies fossiles, notamment dans de potentielles « zones sacrifiées ».</strong></li><li><strong>Pollution et pillage culturel au moyen de la contrainte, l’intimidation et la délégitimation des défenseur·e·s des droits liés à la terre et à l’environnement.</strong></li></ul>



<p>Les infrastructures liées aux combustibles fossiles constituent un risque pour la santé et les moyens de subsistance d’au moins deux milliards de personnes, soit environ un quart de la population mondiale, écrivent Amnesty International et Better Planet Laboratory dans un nouveau rapport sur les préjudices causés par l’industrie des énergies fossiles au climat, aux personnes et aux écosystèmes à travers le monde.</p>



<p>Ce rapport, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/POL3004382025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><span style="text-decoration: underline">Extraction Extinction. Pourquoi le cycle de vie des énergies fossiles menace la vie, la nature et les droits humains</span></a>, démontre que le cycle de vie complet des combustibles fossiles détruit des écosystèmes naturels irremplaçables et porte atteinte aux droits humains, en particulier à ceux des populations attenantes aux infrastructures de ce secteur. Il a été démontré que le fait de vivre à proximité d’infrastructures liées au charbon, au pétrole et au gaz augmente les risques de cancer, de maladies cardiovasculaires, de troubles de la reproduction et d’autres effets néfastes sur la santé. Amnesty International s’est associée au Better Planet Laboratory (BPL) de l’Université du Colorado, à Boulder, afin de réaliser une étude cartographique inédite visant à estimer l’ampleur potentielle des dommages causés à l’échelle mondiale par les sites actuels et futurs de production de combustibles fossiles.</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/POL3004382025_FR.pdf">lire le rapport (fr)</a></div>
</div>



<p>« L’industrie des combustibles fossiles, en constante expansion, met en danger des milliards de vies et transforme de manière irréversible le système climatique. Jusqu’à présent, il n’existait pas d’estimation à l’échelle mondiale du nombre de personnes habitant à proximité immédiate d’infrastructures liées à cette industrie. Le travail que nous avons réalisé avec Better Planet Laboratory (BPL) révèle l’ampleur considérable des risques que représentent les combustibles fossiles tout au long de leur cycle de vie. Les projets liés au charbon, au pétrole et au gaz accentuent le chaos climatique et portent préjudice aux humains et à la nature, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Ce rapport démontre une fois de plus que les États et le secteur privé doivent impérativement sortir l’économie mondiale des énergies fossiles afin d’atténuer les pires impacts de la crise climatique sur les droits humains. L’ère des combustibles fossiles doit prendre fin dès à présent. »</p>



<p>À la pointe de la recherche et des calculs à l’échelle mondiale, Better Planet Laboratory (BPL) a cartographié l’ampleur de l’exposition aux infrastructures liées aux combustibles fossiles, en superposant les données sur les emplacements connus des sites de ces infrastructures et des données démographiques maillées, des ensembles de données qui sont des indicateurs d’écosystèmes vitaux, des données sur les émissions quotidiennes mondiales maillées et des données sur la propriété foncière des peuples autochtones. Ses conclusions sont peut-être en deçà de l’ampleur réelle au niveau mondial en raison des disparités dans la documentation sur les projets liés aux combustibles fossiles et des données de recensement limitées dans divers pays.</p>



<p>Ce rapport s’appuie également sur une recherche qualitative approfondie menée avec le concours de la Smith Family Human Rights Clinic, rattachée à la Faculté de droit de l’Université de Columbia, qui se fonde sur plus de 90 interviews, notamment de personnes directement touchées issues des communautés de pêche artisanale au Brésil (baie de Guanabara), de défenseur·e·s des terres autochtones au Canada (territoire des Wet’suwet’en) et de populations côtières au Sénégal (delta du Saloum), mais aussi d’universitaires, de journalistes, d’organisations de la société civile et de représentants gouvernementaux. En outre, il utilise des données en accès libre et la télédétection afin de corroborer et de visualiser les résultats, qui ont été complétés par les résultats et conclusions de précédentes recherches d’Amnesty International et des campagnes en cours contre les géants du pétrole et du gaz en Équateur, en Colombie et au Nigeria.</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/POL3004382025_FR.pdf">lire le rapport</a></div>
</div>



<h3 class="wp-block-heading">Un nombre ahurissant de personnes exposées</h3>



<p>Au moins 2 milliards de personnes vivent à moins de 5 km de plus de 18 000 sites d’infrastructures exploitant des combustibles fossiles répartis dans 170 pays à travers le monde. Parmi eux, on estime que plus de 520 millions sont des enfants et qu’au moins 463 millions vivent à moins d’un kilomètre de ces sites, ce qui les expose à des risques environnementaux et sanitaires encore accrus.</p>



<p>Les peuples autochtones sont exposés de façon disproportionnée, plus de 16 % des infrastructures mondiales liées aux combustibles fossiles étant situées sur leurs territoires. Au moins 32 % des sites actuels que nous avons cartographiés se trouvaient à cheval sur un ou plusieurs « écosystèmes vitaux ».*</p>



<p>L’industrie des combustibles fossiles continue de se développer : plus de 3 500 sites sont à l’étude, en cours de conception ou en construction dans le monde. Les chiffres de BPL laissent entendre que cette expansion pourrait mettre en danger au moins 135 millions de personnes supplémentaires. Notons que le nombre de projets pétroliers et gaziers devrait augmenter sur tous les continents, tandis que le nombre de mines et de centrales à charbon croît principalement en Chine et en Inde.</p>



<p>« Les gouvernements se sont engagés à éliminer progressivement les combustibles fossiles, mais il est désormais clairement démontré que de nouveaux projets liés à ces énergies se développent à travers le monde, tout particulièrement dans nos écosystèmes les plus vitaux. Cela va directement à l’encontre des objectifs climatiques déclarés », a indiqué Ginni Braich, experte en données au BPL, qui a dirigé la rédaction de l’article sur lequel s’appuient les conclusions du rapport.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le coût humain de la production de combustibles fossiles</h3>



<p>« Nous souffrons d’une fatigue intergénérationnelle liée à ce combat… Physiquement, nous ne tiendrons pas le coup. Sans jamais en avoir été les instigateurs, nous subissons pourtant de plein fouet la violence », a déclaré Tsakë ze’ Sleydo’ (Molly Wickham), défenseure du territoire</p>



<p>Wet&rsquo;suwet&rsquo;en, au sujet de la construction imminente de nouvelles stations de compression destinées à accroître la rentabilité du gazoduc de Coastal GasLink (CGL) au Canada.</p>



<p>L’extraction, le traitement et le transport des combustibles fossiles portent atteinte aux droits fondamentaux des populations vivant aux alentours et entraînent de graves dégradations de l’environnement, des risques pour la santé, et des pertes de culture et de moyens de subsistance.</p>



<p>Certains des groupes interrogés voient l’extraction comme une forme de pillage économique ou culturel, perpétré par le secteur privé au moyen de l’intimidation et de la coercition. « Nous ne sommes pas intéressés par l’argent, nous voulons seulement ce qui nous appartient. Nous voulons simplement pêcher dans la baie de Guanabara, c’est notre droit. Et ils nous enlèvent nos droits », a déclaré Bruno Alves de Vega, pêcheur artisanal urbain de Rio de Janeiro, au Brésil.</p>



<p>Tous les défenseur·e·s des droits environnementaux et des terres autochtones interrogés par Amnesty International étaient confrontés à de graves risques pour leur sécurité, souvent liés à des conflits avec des entreprises dont les activités menacent les modes de vie traditionnels et l’intégrité des écosystèmes.</p>



<p>Au-delà des menaces physiques et en ligne, les États et les entreprises livrent une guerre juridique, recourant à des poursuites judiciaires abusives, y compris des procédures pénales, afin de réduire au silence, délégitimer et intimider les défenseur·e·s.</p>



<p>« Lorsque nous prenons la défense du Yin’tah (territoire des Wet&rsquo;suwet&rsquo;en), nous sommes criminalisés. Les injonctions civiles sont une arme légale coloniale, transformée en mécanisme visant à militariser notre communauté et à criminaliser notre peuple, et permettant aux entreprises de poursuivre leurs extractions destructrices sans le consentement des autochtones », ont déclaré d’autres défenseur·e·s des terres Wet&rsquo;suwet&rsquo;en.</p>



<p>Les populations attenantes aux infrastructures liées aux combustibles fossiles condamnent l’absence de véritable consultation directe et de transparence de la part des entreprises privées. Beaucoup ont expliqué ne pas pleinement comprendre l’étendue des activités des exploitants ni leurs projets d’expansion, et ont déclaré ne pas avoir consenti à des projets touchant leur territoire.</p>



<p>Les personnes interrogées par Amnesty International dans le delta du Saloum, au Sénégal, ont fait part de leurs préoccupations quant à la faible diffusion d’informations accessibles sur les potentiels impacts environnementaux et socio-économiques du projet Sangomar par les autorités et l’exploitant du projet, Woodside, grande entreprise australienne du secteur des énergies fossiles.</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/POL3004382025_FR.pdf">lire le rapport</a></div>
</div>



<p>« Ces études de cas ne sont que quelques exemples d’un problème planétaire. La plupart des groupes touchés ont dénoncé le déséquilibre des pouvoirs entre leurs communautés et les entreprises exploitantes, ainsi que l’absence de recours utiles. L’ère des combustibles fossiles touche inévitablement à sa fin et les États doivent cesser de criminaliser les défenseur·e·s des droits liés à l’environnement qui luttent pour protéger leurs communautés, a déclaré Candy Ofime, chercheuse et conseillère juridique sur la justice climatique pour Amnesty International.</p>



<p>« Les États doivent enquêter sur les menaces physiques et en ligne ciblant les défenseur·e·s et mettre en place des programmes de protection solides afin de permettre aux voix critiques qui plaident en faveur d’une transition énergétique urgente et équitable d’apporter en toute sécurité leur contribution essentielle à l’action climatique. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Destruction d’écosystèmes naturels irremplaçables</h3>



<p>La plupart des projets étudiés ont créé des étendues extrêmement polluées, faisant des populations locales et des écosystèmes vitaux des « zones sacrifiées »**. L’extraction, le traitement, le développement des sites, l’acheminement et le démantèlement des combustibles fossiles ont causé ou risqué de causer des préjudices aux humains et à la flore et la faune, entraîné une pollution grave et des émissions de gaz à effet de serre, et abîmé des zones clés pour la biodiversité ou des puits de carbone.</p>



<p>En dépit des engagements pris aux termes d’accords internationaux sur le climat et des nombreux appels des Nations unies à sortir sans délai des combustibles fossiles, l’action des États demeure complètement insuffisante. Ces énergies représentent toujours 80 % de l’approvisionnement mondial en énergie primaire, tandis que l’industrie redouble d’efforts pour exercer une influence injustifiée dans les forums sur la politique climatique dans le but d’empêcher leur élimination rapide.</p>



<p>« Les États doivent s’engager sans délai vers un abandon des énergies fossiles qui soit rapide, juste et doté des budgets nécessaires, et amorcer une transition juste vers des énergies renouvelables produites dans le respect des droits humains. Amnesty International lance un appel urgent à adopter et mettre en œuvre un traité de non-prolifération des combustibles fossiles, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« La crise climatique révèle et catalyse de profondes injustices. Ce rapport fait écho à la vision du Brésil, pays organisateur de la COP30 en 2025, qui veut que ce sommet international permette la participation réelle des peuples de la forêt, notamment les peuples autochtones et les communautés traditionnelles, ainsi que la société civile. Il expose l’ampleur des répercussions sur le climat et les droits humains de la production de combustibles fossiles à travers le monde, illustrant l’impact disparate de cette industrie sur les peuples autochtones et les communautés traditionnelles et soulignant la résistance qu’ils opposent.</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-dark"><a class="wp-block-button__link" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/POL3004382025_FR.pdf">lire le rapport</a></div>
</div>



<p>« Le secteur des énergies fossiles et ses partenaires étatiques font valoir depuis des décennies que le développement humain requiert ces énergies. Mais nous savons que sous couvert de croissance économique, ils servent plutôt la cupidité et le profit sans limites, tout en bafouant les droits dans une impunité quasi totale et en détruisant l’atmosphère, la biosphère et les océans. Face à ces pratiques acharnées, face à l’économie politique mondiale répressive des combustibles fossiles, nous devons résister collectivement et exiger que les dirigeants du monde respectent leurs obligations et leurs engagements. L’humanité doit triompher. »</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size">* Écosystemes vitaux : environnements naturels riches en biodiversité, essentiels au piégeage du carbone et/ou qui déclencheraient des effondrements écosystémiques en cascade si les dégradations ou les catastrophes environnementales s’y poursuivaient.</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size">** Zone sacrifiée : zone extrêmement contaminée dans laquelle les populations à bas revenu et marginalisées subissent beaucoup plus que les autres les conséquences de l’exposition à la pollution et aux substances toxiques.</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/monde-les-infrastructures-liees-aux-combustibles-fossiles-mettent-en-peril-les-droits-de-deux-milliards-de-personnes-et-des-ecosystemes-vitaux/">Monde. Les infrastructures liées aux combustibles fossiles mettent en péril les droits de deux milliards de personnes et des écosystèmes vitaux</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
