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	<title>Genre et sexualité Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Genre et sexualité Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Ukraine. La Cour suprême reconnaît un couple homosexuel comme une famille, une avancée importante pour les droits des personnes LGBTI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 14:22:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Victoires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ukraine. La Cour suprême reconnaît un couple homosexuel comme une famille, une avancée importante pour les droits des personnes LGBTI En réaction à la décision de la Cour suprême d&#8217;Ukraine, qui a confirmé le jugement rendu par une juridiction inférieure reconnaissant un couple homosexuel comme une famille de facto, Veronika Velch, directrice d&#8217;Amnesty International Ukraine, [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Ukraine. La Cour suprême reconnaît un couple homosexuel comme une famille, une avancée importante pour les droits des personnes LGBTI</h2>



<p>En réaction à la décision de la Cour suprême d&rsquo;Ukraine, qui a confirmé le jugement rendu par une juridiction inférieure reconnaissant un couple homosexuel comme une famille de facto, Veronika Velch, directrice d&rsquo;Amnesty International Ukraine, a déclaré :</p>



<p>« En refusant d’annuler ce jugement, la Cour suprême confirme la conclusion du tribunal de première instance selon laquelle les couples de même sexe ont le droit d&rsquo;être reconnus comme une famille.</p>



<p>« Il s&rsquo;agit d&rsquo;un précédent majeur. La Cour suprême établit clairement que les organisations tierces ne peuvent pas se servir des tribunaux pour s&rsquo;immiscer dans la vie privée des gens ou tenter d’annuler les décisions protégeant les personnes LGBTI en invoquant des arguments vagues et absurdes en lien avec la  » morale publique « .</p>



<p>« Cette décision renforce également un principe majeur : les tribunaux doivent protéger les droits à la vie privée et familiale et veiller à ce qu’ils ne puissent pas être bafoués par des acteurs cherchant à imposer des opinions discriminatoires par le biais du système judiciaire.</p>



<p>« Cette décision n&rsquo;introduit pas la reconnaissance juridique des partenariats entre personnes de même sexe en Ukraine, mais reconnaît la réalité des relations familiales ; c’est un grand pas en avant pour la protection des droits des personnes LGBTI. »</p>


<section id="section-3e44a027" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>L&rsquo;affaire concerne un diplomate ukrainien en poste en Israël et son compagnon, militant de la société civile.</p>



<p>En juin 2024, une fois nommé à son poste à l&rsquo;étranger, ce diplomate a souhaité que son compagnon l’accompagne en tant que membre de sa famille. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a refusé de lui accorder cette permission, invoquant la législation ukrainienne qui définit le mariage comme l&rsquo;union entre un homme et une femme.</p>



<p>Le couple a alors porté l&rsquo;affaire devant les tribunaux. En juin 2025, le tribunal du district de Desniansky à Kiev a établi que les deux hommes vivent ensemble en tant que famille.</p>



<p>Le mouvement civique « Vsі Razom ! » a ensuite déposé un recours en cassation auprès de la Cour suprême afin d&rsquo;annuler cette décision.</p>



<p>La Cour suprême a rejeté ce recours, estimant qu&rsquo;une organisation qui n&rsquo;était pas partie au litige et dont les droits ou obligations n&rsquo;étaient pas directement affectés par la décision n&rsquo;était pas habilitée à la contester. De ce fait, la décision du tribunal de première instance est toujours en vigueur.</p>

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		<title>Israël et territoire palestinien occupé. Le génocide perpétré par Israël à Gaza inflige des préjudices exacerbés aux femmes et aux filles.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 16:15:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël et territoire palestinien occupé. Le génocide perpétré par Israël à Gaza inflige des préjudices exacerbés aux femmes et aux filles. Au cours des 29 derniers mois, les conséquences dévastatrices et multiples du génocide perpétré par Israël ont poussé les femmes et les filles dans la bande de Gaza occupée au bord du précipice, a [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Israël et territoire palestinien occupé. Le génocide perpétré par Israël à Gaza inflige des préjudices exacerbés aux femmes et aux filles.</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les femmes et les filles sont les premières victimes de l’effondrement du système de santé et des déplacements de masse</strong></li>



<li><strong>Le personnel médical fait état d’une hausse exponentielle des pathologies maternelles et néonatales</strong></li>



<li><strong>Les traitements pour les femmes atteintes de cancers ou d’autres maladies mettant leur vie en danger sont interrompus ou inaccessibles</strong></li>



<li><strong>Les fermetures répétées du point de passage de Rafah restreignent encore davantage l’acheminement déjà limité de l’aide humanitaire et les évacuations médicales</strong></li>
</ul>



<p>Au cours des 29 derniers mois, les conséquences dévastatrices et multiples du génocide perpétré par Israël ont poussé les femmes et les filles dans la bande de Gaza occupée au bord du précipice, a déclaré Amnesty International le 10 mars 2026.</p>



<p>Alors qu’Israël impose délibérément des conditions de vie destinées à entraîner la destruction physique des Palestiniens et Palestiniennes à Gaza, les femmes palestiniennes subissent des conséquences aggravées et potentiellement mortelles, notamment des déplacements de masse, l’effondrement des soins de santé reproductive, maternelle et néonatale, des interruptions des traitements de maladies chroniques comme le cancer, une exposition accrue aux maladies et des conditions de vie dangereuses et indignes, ainsi que des préjudices physiques et psychologiques.</p>



<p>Ces préjudices sont exacerbés par les restrictions qu’Israël continue d’imposer à l’acheminement vers Gaza de produits indispensables à la survie de la population civile, notamment une nourriture suffisante, des médicaments, du matériel médical et des dispositifs d’assistance, des matériaux pour les abris et des équipements nécessaires à l’assainissement de l’eau et à l’évacuation des décombres, des munitions non explosées et des déchets. Israël maintient ces restrictions alors que les retards des évacuations médicales mettent des vies en danger et que des organisations humanitaires internationales fournissant des services essentiels à des femmes et des filles ont vu leur agrément suspendu.</p>



<p>Des femmes ont été contraintes d’accoucher sans soins médicaux adaptés, de passer leur grossesse et leur convalescence post-partum dans un contexte de déplacement dans des sites surpeuplés et insalubres, et d’affronter la faim, la maladie et le traumatisme dans un contexte d’intimité et de protection limitées et de restriction de l’accès à des services essentiels, souvent tout en s’occupant d’autres personnes.</p>



<p>« Alors que les tensions au Moyen-Orient s’intensifient gravement au lendemain des attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, nous ne devons pas oublier le génocide qui se poursuit à Gaza et le lourd tribut que paient les femmes et les filles. Pour les femmes enceintes et allaitantes, pour les mères de nourrissons et de jeunes enfants, pour les femmes souffrant de maladies chroniques, en situation de handicap ou se remettant de blessures irrémédiables, pour les veuves et les nombreuses femmes ayant perdu des proches, pour les femmes ayant été déplacées à plusieurs reprises, pour les femmes en période de règles, pour les femmes ayant perdu leur emploi et leur accès à l’éducation, la vie est devenue une lutte quotidienne pour survivre face à des catastrophes en cascade incessantes », a déclaré la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard.</p>



<p>« Les femmes à Gaza sont privées des conditions nécessaires pour vivre et donner la vie en toute sécurité. Cette érosion systématique de leurs droits à la santé, à la sécurité, à la dignité et à un avenir n’est pas une simple conséquence malencontreuse de la guerre : c’est un acte de guerre délibéré visant les femmes et les filles. C’est également la conséquence prévisible de l’imposition par Israël de politiques et pratiques délibérées de déplacements de masse à répétition, de restrictions intentionnelles de l’accès à des biens de première nécessité et de l’aide humanitaire, et de deux années de bombardements incessants qui ont dévasté le système de santé de Gaza et décimé des familles entières. »</p>



<p>Dans son rapport de mars 2025, la Commission chargée d’enquêter dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et en Israël concluait que les autorités israéliennes avaient systématiquement et délibérément détruit le système de santé sexuelle et reproductive à Gaza, ce qui s’apparente à deux types d’actes interdits par la Convention sur le génocide : l’imposition de conditions de vie destinées à entraîner la destruction physique des Palestiniens et Palestiniennes et l’imposition de mesures destinées à empêcher les naissances.</p>



<p>Entre le 5 et le 24 février 2026, Amnesty International s’est entretenue avec 41 femmes, toutes déplacées à l’intérieur du pays, dont huit femmes atteintes de cancers, quatre femmes enceintes et 14 femmes ayant accouché après le « cessez-le-feu ». L’organisation s’est également entretenue avec 26 professionnel·le·s de la santé de six établissements médicaux des municipalités de Gaza et Deir al Balah, ainsi qu’avec quatre membres du personnel d’organisations internationales.</p>



<p>La catastrophe dans la bande de Gaza a des conséquences multiples et est exacerbée par les cataclysmes incessants : les déplacements continus et les frappes aériennes constantes, le système de santé détruit et manquant de ressources et l’effondrement total de l’économie. Le ministère de la Santé de Gaza fait état de 630 mort·e·s palestiniens, dont 202 enfants, 89 femmes et 339 hommes, entre la signature du « cessez-le-feu » en octobre 2025 et fin février 2026, qui s’ajoutent aux plus de 72 000 personnes tuées depuis le 7 octobre 2023. Bien que la menace imminente de famine se soit éloignée, la faim reste critique et la malnutrition persiste, ce qui a des conséquences désastreuses à long terme. Les habitations ayant été pour la plupart détruites ou gravement endommagées, et compte tenu du fait que 60 % de la bande de Gaza se trouve à l&rsquo;est de la « ligne jaune », zone physiquement contrôlée par les autorités israéliennes et des milices locales soutenues par Israël, la majeure partie de la population palestinienne de Gaza reste déplacée et n’a plus accès aux zones agricoles de production alimentaire.</p>



<p>Le 27 février, la Cour suprême israélienne a temporairement suspendu la mise en œuvre d’une décision du gouvernement d’interrompre les activités de 37 organisations internationales d’aide humanitaire travaillant dans le territoire palestinien occupé et dont la licence n’a pas été renouvelée. Cependant, les restrictions et l’incertitude quant à l’acheminement de l’aide humanitaire persistent, ce qui a des conséquences dévastatrices pour la population palestinienne, particulièrement les femmes palestiniennes, à Gaza.</p>



<p>Le 28 février, après avoir lancé son attaque conjointe avec les États-Unis contre l’Iran, Israël a fermé les trois points de passage permettant d’accéder à la bande de Gaza. La fermeture a interrompu l’acheminement déjà limité d’aide humanitaire et de produits commerciaux, ainsi que les évacuations médicales hors de la bande de Gaza. Le 3 mars, Israël a rouvert le point de passage de Kerem Shalom/Karem Abu Salem, autorisant « l’entrée progressive d’aide humanitaire ». Le point de passage de Rafah, entre Gaza et l’Égypte, qui n’avait été que partiellement rouvert début février, reste fermé. Cela intervient alors que les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza, comme le pilonnage, les démolitions militarisées et les frappes aériennes, se sont poursuivies depuis l’accord de cessez-le-feu, infligeant de nouvelles souffrances humaines et endommageant davantage les infrastructures civiles.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Effondrement des services de santé maternelle et néonatale</h4>



<p>Tout au long du génocide, l’accès des femmes aux soins de santé sexuelle et reproductive a été gravement entravé du fait des bombardements, des déplacements, de la destruction des services de santé reproductive et maternelle et des restrictions de l’acheminement de colis vitaux d’aide humanitaire et de produits d’hygiène imposés par Israël, dans un contexte de destruction des systèmes d’eau et d’assainissement de Gaza.</p>



<p>D’après l’OMS et le Groupe sectoriel pour la santé, près de 60 % de tous les points de service de santé sont hors d’usage, ce qui impose une pression considérable aux rares qui restent fonctionnels et à ceux, encore plus rares, qui fournissent des soins obstétricaux d’urgence.</p>



<p>Même après le « cessez-le-feu » et l’amélioration des flux d’aide, environ 46 % des médicaments essentiels sont en rupture de stock, notamment des médicaments pour le déclenchement/la gestion des contractions, le travail et les hémorragies du post-partum, l’anesthésie et la gestion de la douleur, les infections et les problèmes respiratoires, d’après les dernières informations du ministère de la Santé. Depuis le « cessez-le-feu », le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) et ses partenaires ont livré des quantités considérables de médicaments et de fournitures pour la santé maternelle et reproductive. Cependant, les besoins restent immenses et ne sont que partiellement satisfaits. D’après les dernières projections du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, 37 000 femmes enceintes et allaitantes souffriront par ailleurs de malnutrition aiguë et auront besoin de traitements avant mi-octobre 2026.</p>



<p>Les professionnel·le·s de la santé avec qui Amnesty International s’est entretenue ont déclaré que même après le « cessez-le-feu », les femmes qui ont accouché ont été confrontées à de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de compléments nutritionnels pendant une grande partie de leur grossesse et de leur convalescence post-partum. Ils ont déclaré que la plupart des femmes qui venaient accoucher dans des hôpitaux souffraient d’anémie due à la malnutrition et de maladies transmises par l’eau, de vaginites et d’autres infections dues aux eaux polluées et à d’autres situations insalubres. Ils ne peuvent souvent pas mener les dépistages nécessaires pour les femmes en raison du manque d’équipements et ont parfois dû utiliser des médicaments anesthésiques périmés.</p>



<p>D’après des professionnel·le·s de la santé avec qui l’organisation s’est entretenue, le génocide perpétré par Israël a provoqué une augmentation exponentielle des problèmes de santé maternelle et néonatale au cours des 29 derniers mois. Parmi ces problèmes de santé figurent les accouchements prématurés, le faible poids à la naissance, la perte de poids et la malnutrition de femmes enceintes et allaitantes, le stress prénatal et la dépression post-partum, les problèmes respiratoires pendant la grossesse liés à l’exposition au froid et à une pollution accrue, les problèmes respiratoires chez les nouveau-nés liés, entre autres, à des accouchements avant terme, à un développement pulmonaire insuffisant, à des problèmes de santé de la mère pendant la grossesse et aux mauvaises conditions de vie après la naissance, particulièrement pendant les périodes de froid.</p>



<p>Nasser Bulbol, médecin spécialiste de néonatologie du service obstétrique d’al Helou, a déclaré que le nombre de grossesses à haut risque prises en charge par le service avait considérablement augmenté, car les systèmes immunitaires des mères ont été mis à mal par la malnutrition : « Les conditions de déplacement ont causé des maladies infectieuses et la plupart des femmes qui viennent ici sont en situation de stress, de traumatisme et d’incertitude, car elles ont été déplacées à plusieurs reprises, ont perdu des proches et ne parviennent pas à se procurer des aliments adaptés à leurs besoins nutritionnels. »</p>



<p>L’hôpital dispose de 12 couveuses, dont six destinées aux soins intensifs néonatals, mais aucune n’est équipée des moniteurs cardiorespiratoires nécessaires.</p>



<p>Partout à Gaza, les unités de soins néonatals sont confrontées à des difficultés similaires. Le responsable des soins infirmiers du service de soins intensifs et néonatologie de l’hôpital Shuhada Al Aqsa, à Deir al Balah, qui dispose de 24 couveuses en état de fonctionnement, a notamment déclaré à Amnesty qu’ils avaient dû réutiliser des fournitures médicales à usage unique, notamment des tubes ondulés pour les ventilateurs mécaniques.</p>



<p>D’après le FNUAP, dans l’ensemble de la bande de Gaza, les unités néonatales fonctionnent à 150-170 % de leurs capacités, avec des couveuses parfois partagées par trois nouveau-nés.</p>



<p>L’obstruction et la possible suspension des activités d’organisations humanitaires internationales auront des conséquences dévastatrices pour les soins de santé reproductive et néonatale. Médecins Sans Frontières, l’une des organisations humanitaires concernées, a par exemple fourni aux services de maternité et de néonatologie en milieu hospitalier un soutien et des services essentiels en matière de soins prénataux et post-partum ambulatoires dont ont bénéficié des dizaines de milliers de femmes et de nourrissons depuis le début du génocide, ainsi qu’une aide nutritionnelle à de nombreuses femmes souffrant de malnutrition, et des traitements et un soutien à des victimes de violences liées au genre. Medical Aid for Palestinians fournit des soins néonatals, des soins néonatals intensifs, des soins de santé reproductive et obstétriques et des soins de suivi dans deux hôpitaux de la ville de Gaza (al Sahaba et Patient Friends Benevolent Society) et à l’hôpital al Nasser, à Khan Younès. L’organisation offre également un service de soutien psychologique et d’aide aux victimes de violences fondées sur le genre. Il sera très difficile pour le système de santé déjà anéanti de prendre en charge les services essentiels fournis par des organisations humanitaires, ce qui aura des conséquences pour des dizaines de milliers de femmes qui risquent d’en souffrir et de voir la continuité et la qualité des soins qu’elles reçoivent se dégrader encore davantage.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les rêves de maternité sûre et digne anéantis</h4>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec des femmes enceintes et allaitantes vivant dans des sites pour personnes déplacées dans la ville de Gaza, à al Mawasi, dans la ville de Deir al Balah et dans le camp de Nuseirat. Si l’accès à la nourriture et aux produits d’hygiène personnelle, comme les serviettes hygiéniques, le shampoing et le savon, s’est amélioré dans une certaine mesure depuis janvier 2026, certaines femmes n’ont toujours pas les moyens de se procurer ces produits. Leur accès à de l’eau potable ou à l’eau courante est également très limité.</p>



<p>La plupart des jeunes mères avec lesquelles Amnesty International s’est entretenue ont déclaré qu’elles avaient activement cherché à obtenir des compléments nutritionnels pendant la grossesse, mais avaient eu du mal à se les procurer. Nombre d’entre elles avaient perdu beaucoup de poids, certaines ayant reçu un diagnostic de malnutrition et/ou d’anémie.</p>



<p>Hind*, 22 ans, qui vivait dans le camp pour personnes réfugiées de Jabalia, aujourd’hui presque entièrement détruit, et se trouve actuellement déplacée à al Mawasi, a donné naissance à un garçon le 19 janvier 2026. Elle a déclaré à l’organisation : « J’ai perdu beaucoup de poids. Je pesais seulement 43 kilos et à l’hôpital de campagne où j’ai accouché, ils m’ont dit que je souffrais de malnutrition. Mon bébé est né avec une double infection pulmonaire, il a passé plusieurs jours dans l’unité de soins intensifs et va maintenant un peu mieux, mais il ne peut toujours pas respirer correctement tout seul et est dans une couveuse. J’ai peur qu’il tombe encore plus malade parce que je vis dans une tente près de la mer et il a fait très froid et il n’y a pas de moyen de le garder au chaud. J’ai aussi un bébé de 18 mois qui a également été malade à cause du froid. »</p>



<p>Mariam*, une femme de 22 ans également déplacée à Deir al Balah, est une jeune mère en insuffisance pondérale souffrant de malnutrition et d’anémie, qui a accouché de son premier fils prématuré en décembre 2025. Elle ne produit pas suffisamment de lait pour allaiter et lutte maintenant pour pouvoir acheter du lait maternisé et garder son bébé au chaud dans une tente sans chauffage.</p>



<p>Toutes les femmes enceintes avec qui Amnesty International s’est entretenue ont déclaré qu’elles n’avaient reçu des soins prénataux que de manière sporadique et nombre d’entre elles n’avaient pas été en mesure de se protéger et de protéger leur nouveau-né du froid exceptionnellement rude et des pluies torrentielles de ces derniers mois d’hiver. La plupart des femmes ont également déclaré que, pendant leur grossesse, elles avaient été exposées à des niveaux élevés de pollution, et particulièrement à une fumée très polluante provenant de l’incinération de plastique et d’autres matériaux, car elles ne disposaient pas d’autres combustibles pour cuisiner ou faire chauffer de l’eau pour se laver. Pendant les derniers mois de leur grossesse et après leur accouchement, elles ont eu des difficultés à supporter les toilettes de fortune surpeuplées et insalubres des camps de personnes déplacées où elles s’abritent.</p>



<p>Une infirmière diplômée de 24 ans enceinte de huit mois a déclaré à Amnesty International que, bien qu’étant anémiée, elle n’avait pas pu obtenir l’infusion de fer dont elle avait besoin ou se procurer des aliments riches en fer ou d’autres vitamines pendant sa grossesse. Elle a déclaré que, mi-2024, elle avait perdu son bébé, mort d’une infection car il n’avait pas obtenu de traitement médical adapté, et que son mari avait été tué dans une attaque près de leur domicile juste avant qu’elle n’apprenne sa grossesse actuelle. Elle a décrit la souffrance de vivre sa grossesse dans une tente, d’être constamment malade à cause du froid et de lutter pour accéder aux toilettes. Elle craint de ne pas pouvoir protéger le bébé des virus dans sa tente pleine de sable et d’insectes et de ne pas avoir les moyens d’acheter des couches, des vêtements pour bébé et des serviettes hygiéniques pour elle-même après l’accouchement.</p>



<p>Maysoun Abu Bureik, une sage-femme expérimentée de l’hôpital al Awda, a également évoqué les conséquences psychologiques pour les jeunes mères :</p>



<p>« Le pire, c’est quand on doit aider une mère qui a perdu son mari ou sa famille. Rien que l’on puisse dire ou faire ne peut l’aider. Elle doit gérer son foyer, elle doit assurer le soutien émotionnel de son bébé alors qu’elle en a elle-même désespérément besoin, et elle n’a généralement pas de logement auquel retourner. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Interruptions des traitements contre le cancer et des évacuations médicales</h4>



<p>Les autorités israéliennes continuent de contrôler et de sévèrement entraver le processus d’évacuation médicale alors même que plus de 18 500 Palestiniens et Palestiniennes à Gaza ont besoin de traitements urgents qui n’y sont pas disponibles, en raison principalement de la destruction du système de santé par Israël. Les évacuations médicales vers la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, sont presque complètement interdites depuis le 7 octobre 2023.</p>



<p>Depuis la réouverture partielle du point de passage de Rafah le 2 février 2026, l’ONU et des partenaires avaient contribué à l’évacuation médicale de 289 Palestiniens et Palestiniennes, accompagnés de leur famille, par les points de passage de Rafah et de Kerem Shalom. Si une masse de facteurs bureaucratiques et procéduraux peuvent ralentir le processus d’évacuation médicale, les sévères restrictions et délais imposés par les autorités israéliennes en restent des causes majeures, notamment le processus d’approbation arbitraire, vague et long, qui a entraîné des morts évitables et causé des souffrances énormes. Ce processus est complètement arrêté depuis le début de l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.</p>



<p>Les femmes atteintes de cancers sont parmi les plus gravement affectées par l’obstruction des évacuations médicales. Les huit femmes atteintes de cancers avec qui Amnesty International s’est entretenue ont déclaré que leur traitement avait été affecté par des pénuries de fournitures médicales, notamment de médicaments de chimiothérapie. Pendant les périodes de bombardements intenses, les hôpitaux ont par ailleurs dû traiter en priorité les lésions traumatiques urgentes.</p>



<p>Une infirmière a déclaré à Amnesty International : « Aucun hôpital de Gaza n’offre actuellement de radiothérapie. Nous subissons également de graves pénuries d’équipement de diagnostic. Il n’y a pas une seule machine d’IRM en état de marche sur le territoire de Gaza. En l’absence de diagnostic initial, nous sommes par ailleurs contraints de continuer de deviner, ce qui met en danger la vie des patients et réduit l’efficacité de nos traitements. »</p>



<p>Dans son analyse de la réponse humanitaire, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a confirmé que certains des équipements de laboratoire et produits nécessaires aux diagnostics et à l’imagerie avaient été considérés comme des biens « à double usage » et interdits par les autorités israéliennes.</p>



<p>Une personne travaillant pour l’une des 37 organisations internationales d’aide humanitaire ayant été radiées a déclaré à Amnesty International fin février 2026 que plus de 1 000 patient·e·s souffrant de maladies non contagieuses, comme des cancers, n’avaient pas pu être traités, car l’organisation n’avait pas été autorisée à faire entrer de fournitures médicales à Gaza depuis le début de l’année.</p>



<p>Iman*, une femme recevant un traitement contre le cancer à l’hôpital al Helou, dans la ville de Gaza, a déclaré que ses séances de chimiothérapie avaient été repoussées à deux reprises, car les médicaments nécessaires n’étaient pas disponibles : « Lorsque j’ai la chance de recevoir la chimiothérapie, je dors ici un ou deux jours pour me rétablir, mais après, je dois retourner dans ma tente, où je dois boire de l’eau qui n’est pas propre, me laver avec de l’eau qui n’est pas propre, mais surtout, où je ne peux ni dormir ni me reposer. J’ai appris l’année dernière que je souffrais d’un cancer du sein et depuis, j’ai été déplacée à quatre reprises. Je pouvais à peine bouger, mais je devais aussi porter mes enfants. Le déplacement associé à la maladie vous tue. Je suis inscrite sur la liste des personnes attendant une évacuation médicale, donc j’attends. »</p>



<p>Nisrine, 49 ans, mère de sept enfants souffrant d’une tumeur du lobe frontal, a expliqué à Amnesty International qu’en plus d’avoir reçu un diagnostic de cancer, elle avait perdu sa mère et ses frères, tués par une frappe aérienne israélienne, et que son logement à Shuja&rsquo;iya avait été détruit : « J’ai sombré dans une grave dépression. Les déplacements constants vous vident de toute vie, cela vous épuise. Le plus difficile est de recommencer à zéro à chaque fois. Pour nous, c’est encore pire, car nous sommes déjà physiquement vidés. »</p>



<p>Hani Ayyash, ancien directeur du service de consultations externes de l’Hôpital de l’amitié turco-palestinienne, dans la ville de Gaza, qui était le seul établissement de toute la bande de Gaza spécialisé dans le traitement du cancer, a été obligé de quitter son hôpital en octobre 2023 après des bombardements intenses. L’armée israélienne a ensuite utilisé cet hôpital comme base militaire et a fait exploser une partie de ses infrastructures en mars 2025.</p>



<p>« Perdre l’Hôpital de l’amitié turco-palestinienne a été très dur pour nous, car c’était de loin le centre de traitement du cancer le plus avancé de Gaza. Nous n’avons par ailleurs pu récupérer aucun des équipements de l’hôpital », a déclaré Hani Ayyash.</p>



<p>Les autorités israéliennes doivent lever les restrictions illégales et arbitraires qu’elles imposent à l’aide humanitaire, notamment aux médicaments et aux équipements médicaux, aux biens et aux services de première nécessité, et cesser leur obstruction des évacuations médicales. Elles doivent veiller à ce qu’une voie d’évacuation efficace et fiable vers d’autres parties du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et vers Israël soit en place. Le gouvernement israélien doit en outre lever les restrictions des évacuations médicales hors du TPO, le cas échéant, et garantir la possibilité pour les personnes évacuées de revenir après avoir terminé leur traitement si elles le souhaitent. Il doit également autoriser l’entrée immédiate de fournitures et équipements d’imagerie diagnostique et de laboratoire, particulièrement ceux nécessaires pour le dépistage précoce de cancers et d’autres maladies.</p>



<p>« Les femmes à Gaza maintiennent les familles et communautés à flot dans des conditions conçues pour les détruire. Elles sont les enseignantes fournissant une éducation aux enfants dans des tentes, les médecins et les infirmières travaillant dans des hôpitaux de campagne sans être payées, et les garde-malades luttant sans relâche pour garder espoir dans ce contexte de génocide. Leur courage impose un immense respect et est une source d’inspiration pour toute l’humanité », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Cette catastrophe d’origine humaine, que nous avons toutes et tous vue se dérouler sur nos écrans, a causé des souffrances énormes. Notre action et notre soutien n’ont que trop tardé ! Nous devons afficher une solidarité sans faille avec les femmes et les filles palestiniennes à Gaza et appeler de nouveau les États à prendre des mesures concrètes pour mettre fin au génocide perpétré par Israël et à l’occupation illégale imposée par le pays, notamment en veillant à ce que les femmes et les filles puissent bénéficier de leurs droits fondamentaux et en assurant un avenir dans lequel tous les Palestiniens et Palestiniennes peuvent vivre dans la dignité. »</p>



<p>Les États doivent prendre des mesures pratiques pour exercer une pression diplomatique et économique afin de pousser Israël à mettre un terme à ses attaques, à lever entièrement son blocus illégal et à autoriser les organisations humanitaires à mener leurs activités librement et en toute sécurité. Ils doivent assurer l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive essentiels et renforcer le soutien et les financements accordés aux services de protection des droits économiques et sociaux des femmes et aux organisations dirigées par des femmes à Gaza.<br></p>



<p class="has-text-align-right"><em>*Les noms de certaines des femmes ont été remplacés par des pseudonymes à leur demande</em></p>




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		<title>Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/ethiopie-les-autorites-doivent-enqueter-sur-les-violences-sexuelles-executions-sommaires-et-actes-de-torture-perpetres-par-des-combattants-de-larmee-de-liberation-oromo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 16:52:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo Avertissement : ce communiqué de presse contient des descriptions de violences sexuelles et d’actes de torture. Des membres de l’Armée de libération oromo, en Éthiopie, ont soumis des femmes et des [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</h2>



<p><strong><mark style="background-color:#000" class="has-inline-color has-white-color">Avertissement : ce communiqué de presse contient des descriptions de violences sexuelles et d’actes de torture.</mark></strong></p>



<p>Des membres de l’Armée de libération oromo, en Éthiopie, ont soumis des femmes et des filles à des violences sexuelles, se rendant coupables de viols, de viols en réunion, d’esclavage sexuel, d’exécutions sommaires et de destructions de biens civils, agissements susceptibles de constituer des crimes de guerre, dans le contexte du conflit ayant commencé dans la région Oromia en 2019, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique vendredi 6 mars.</p>



<p>Ce document, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/No-One-Came-to-My-Rescue_Formatted_FINAL_.pdf"><strong><em>No one came to my rescue: Gang rape, sexual slavery and mass displacement of women in Oromia, Ethiopia</em></strong></a>, fait état des atrocités commises contre des civil·e·s, en particulier des femmes et des filles, par le groupe armé de l’Armée de libération oromo dans les districts de Sayo et Anfillo de la zone de Kellem Wallaga, entre 2020 et 2024. « Cela fait sept ans que dans un climat de secret permis par le blocage des communications et des médias, des combattants causent d’immenses souffrances aux civil·e·s dans l’Oromia. Non seulement ces violations répétées sont épouvantables, mais il est en outre possible qu’elles constituent des crimes de guerre », a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International. « Les organismes de suivi des droits humains, à l’échelle internationale et africaine, continuent à détourner le regard. Ils doivent demander que les autorités éthiopiennes diligentent immédiatement des enquêtes impartiales et rigoureuses sur ces atrocités, dans le but d’amener tous les responsables à rendre des comptes, et de fournir aux victimes une possibilité d’obtenir justice et réparations. »</p>



<p>« L’Armée de libération oromo doit immédiatement adresser à tous ses combattants l’ordre de respecter le droit international humanitaire et le droit international relatif aux droits humains. Elle doit aussi désarmer et démobiliser les combattants et/ou unités s’étant rendus coupables de violences sexuelles, d’autres formes de torture, d’homicides, de déplacements forcés et d’autres crimes au regard du droit international. »</p>



<p>Des affrontements opposant l’Armée de libération oromo (OLA) &#8211; l’ancienne aile militaire du Front de libération oromo (FLO) -, les Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) et les forces régionales de sécurité de l’Oromia alliées, ont éclaté en 2019, et ce conflit continue à avoir de très lourdes répercussions sur la population civile.</p>



<p>Pour cette synthèse, Amnesty International a recueilli les propos de 10 victimes de viols en réunion, dont sept étaient mineures au moment des agressions. L’organisation a également reçu les témoignages de prestataires de santé, et ont examiné les dossiers médicaux des victimes.</p>



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</div>



<h4 class="wp-block-heading">« Ils nous violaient tous les jours, deux fois par jour »</h4>



<p>Sur les 10 victimes ayant parlé à Amnesty International, cinq ont également connu l’esclavage sexuel. Neuf ont été agressées par des combattants de l’Armée de libération oromo (OLA), tandis qu’une a subi des violences de la part de soldats des Forces de défense nationale éthiopiennes et de membres de l&rsquo;OLA.</p>



<p>Deux des victimes sont tombées enceintes des suites de ces viols.</p>



<p>Ces femmes ont décrit avec de nombreux détails déchirants des agressions brutales ayant duré des jours, voire des semaines.</p>



<p>Lalistu* et sa fille Sebontu*, alors âgée de 12 ans, ont été retenues captives pendant trois semaines dans une grotte avec les mains attachées à un arbre, et ont été violées par plusieurs membres de l’OLA.</p>



<p>« Ils nous violaient tous les jours, deux fois par jour. Vers 11 heures et 18 heures. Je commençais à avoir peur quand ces moments approchaient chaque jour. Ils me disaient : « Tu vas mourir. Tu ne rentreras jamais chez toi » », a déclaré Sebontu*, maintenant âgée de 17 ans.</p>



<p>« Pendant trois semaines, 15 hommes m’ont violée et ont violé mon enfant. Ils le faisaient à tour de rôle », a déclaré Lalistu à Amnesty International.</p>



<p>Une autre victime, Anisa*, qui était enceinte au moment de l’entretien (des suites de ces violences sexuelles), a en outre été réduite en esclavage sexuel par des combattants de l’OLA fin 2024. Elle a déclaré à Amnesty International que les combattants venaient régulièrement la chercher chez elle et l’amenaient dans la brousse, où ils lui faisaient subir des viols en réunion. C’est seulement après qu’elle a eu des problèmes de santé que les combattants ont cessé ces violations.</p>



<p>Plusieurs victimes ont déclaré à Amnesty International que des combattants de l’OLA les avaient violées à titre de représailles, car leur mari, frère ou père travaillait au sein des forces gouvernementales. Elles ont également dit à Amnesty qu’elles ont été forcées à quitter leur domicile après ces violences sexuelles ; lorsque certaines ont refusé de partir, leur maison a été incendiée.</p>



<p>Deux victimes ont déclaré que des combattants ont aussi tué des hommes de leur famille, notamment le mari de Lalistu, exécuté pour avoir essayé de la protéger, ainsi que leur fille de 12 ans.</p>



<p>« Ils lui ont tiré dessus [et l’ont abattu] lorsque nous avons atteint la forêt. Je ne me suis même pas retournée pour le regarder après qu’ils l’ont tué », a déclaré Lalistu*.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Réduites au silence</h4>



<p>Ces 10 victimes et l’enfant d’une personne rescapée, qui a subi des passages à tabac, ont dit continuer à souffrir des traumatismes physiques causés par les violences qui leur ont été infligées. Ces personnes redoutaient cependant de solliciter une aide médicale, par exemple pour une interruption de grossesse et un dépistage d’infections sexuellement transmissibles, par crainte de représailles de la part des combattants de l’OLA et des autorités, et de la réprobation sociale associée aux violences sexuelles.</p>



<p>Les victimes ont réclamé que ces violations prennent fin, que justice soit rendue et que l’obligation de rendre des comptes soit respectée. L’une d’elles a déclaré : « S’il est possible de les retrouver, j’espère que justice sera faite, afin que ce qui nous est arrivé, à moi et à d’autres, puisse cesser. »</p>



<p>Du fait des restrictions imposées par les gouvernements au niveau fédéral et régional en Éthiopie, il est presque impossible pour des acteurs nationaux ou internationaux de déterminer l’étendue véritable des violations commises contre les civil·e·s depuis que le conflit a éclaté en Oromia.</p>



<p>« Ces actes lâches ont été en partie permis par un blocage des communications, qui a dissimulé au reste du monde les atrocités persistantes commises contre les civil·e·s. Ce n’est pas la première fois que les autorités éthiopiennes recourent à la censure en temps de crise. Il est probable que le tableau complet de la situation soit encore plus affligeant », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



<p>« Les atrocités recensées par Amnesty International en Oromia ont été perpétrées dans un climat d’impunité, sans susciter la moindre réaction si ce n’est le silence des partenaires et voisins de l’Éthiopie. Cette synthèse devrait alerter sur le fait que le silence ne mène à rien d’autre que la souffrance des civil·e·s. Le cycle des violences contre les civil·e·s, en particulier les femmes et les filles, doit cesser. »</p>



<p class="has-text-align-right"><em>*Les noms ont été modifiés pour protéger l’identité des victimes.</em></p>
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		<title>Afghanistan. De nouvelles règles pénales prennent les femmes et les minorités pour cible et prévoient des sanctions toujours plus lourdes</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/afghanistan-de-nouvelles-regles-penales-prennent-les-femmes-et-les-minorites-pour-cible-et-prevoient-des-sanctions-toujours-plus-lourdes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 16:28:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Afghanistan. De nouvelles règles pénales prennent les femmes et les minorités pour cible et prévoient des sanctions toujours plus lourdes La nouvelle réglementation pénale récemment promulguée par le chef des talibans consacrera encore davantage les violences et les discriminations contre les femmes, écrit Amnesty International dans une nouvelle analyse juridique faisant état de l’impact rétrograde [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Afghanistan. De nouvelles règles pénales prennent les femmes et les minorités pour cible et prévoient des sanctions toujours plus lourdes</h2>



<p>La nouvelle réglementation pénale récemment promulguée par le chef des talibans consacrera encore davantage les violences et les discriminations contre les femmes, écrit Amnesty International dans une nouvelle analyse juridique faisant état de l’impact rétrograde et de grande ampleur de ces règles sur le terrain des droits humains.</p>



<p>La « Réglementation de procédure pénale des tribunaux », qui dresse la liste des sanctions et des peines pour un ensemble d’infractions définies en termes vagues et d’une trop grande portée, criminalisent les violences domestiques uniquement dans les cas où une femme présente une fracture ou des blessures visibles. Ce décret prévoit aussi une condamnation à trois mois de prison pour toute femme rendant régulièrement visite à des membres de sa famille sans la permission de son mari et refusant d’obéir à une décision de justice lui ordonnant de rentrer chez elle.</p>



<p>Cette réglementation prévoit par ailleurs de lourds châtiments pour non-respect de la religion, ainsi que des sanctions plus graves pour les personnes de statut social inférieur, et reconnaît l’esclavage. D’autres dispositions autorisent la destruction de biens privés comme forme de châtiment, entérinent la torture et d’autres formes de mauvais traitements par le biais de châtiments corporels, et permettent l’application de la peine de mort pour un nombre accru d’infractions.</p>



<p>« La réglementation rend un système de justice déjà répressif encore plus draconien. Les femmes et les filles sont bien entendu parmi les plus affectées, le nouvel ensemble de règles normalisant la violence domestique et restreignant encore davantage leur capacité à se déplacer et leur autonomie », a déclaré Smriti Singh, directrice régionale pour l’Asie du Sud.</p>



<p>« Des dispositions relatives à des pratiques religieuses strictes et au renforcement des sanctions en fonction de la classe sociale consacreront les discriminations et prendront pour cible les personnes les plus marginalisées et désavantagées sur le plan économique. »</p>



<p>« Nous demandons aux talibans d’abroger ou de réviser immédiatement cette réglementation répressive, et de la mettre en conformité avec les normes internationales relatives aux droits humains. Nous encourageons aussi la communauté internationale à condamner sans équivoque cette réglementation, et à faire pression sur les talibans afin de les inciter à mettre fin à leurs violations persistantes, systématiques et étendues des droits humains.</p>



<p>L’analyse met l’accent sur certaines des principales dispositions draconiennes de la réglementation et les problèmes qu’elles posent, ainsi que sur la manière dont elles affecteront les droits humains dans au moins sept domaines. Ces domaines, et certains des problèmes centraux examinés, sont répertoriés ci-après :</p>



<p><strong>Droits des femmes</strong> : La suppression, par le biais des changements décrits ci-dessus, de mécanismes de sécurité essentiels pour les victimes de violations des droits humains.</p>



<p><strong>Liberté de religion, de conviction, de pensée et d’expression </strong>: L’impact sur les minorités religieuses de l’imposition de nouvelles sanctions lourdes contre les pratiques s’écartant des préceptes de l’école hanafite de l’islam sunnite, à laquelle les talibans affirment adhérer, et le fait de qualifier d’hérétiques les convictions contraires à la branche sunnite de l’islam.</p>



<p>T<strong>orture et autres mauvais traitements :</strong> La manière dont des dispositions de la réglementation prévoient l’application de la torture et d’autres formes de mauvais traitements, au moyen de la flagellation, pour un large éventail d’infractions.</p>



<p><strong>Peine de mort </strong>: L’application de la peine de mort pour de nombreuses infractions, parmi lesquelles la « pratique habituelle de la sodomie », sur la base d’un jugement prononcé de manière discrétionnaire par un imam, dans l’« intérêt du public ».</p>



<p><strong>Normes internationales d’équité des procès </strong>: Comment les définitions vagues de certaines infractions permettent aux autorités et aux juges talibans de les interpréter et de les appliquer de manière arbitraire, ce qui affaiblira le processus judiciaire.</p>



<p><strong>Égalité devant la loi : </strong>Répartition des accusés dans quatre catégories déterminant la sévérité des sanctions, en fonction de leur position sociale.</p>



<p><strong>Esclavage </strong>: La formulation de plusieurs dispositions semble reconnaître que certaines personnes sont la propriété d’autres, tandis que l’esclavage est explicitement reconnu.</p>


<section id="section-e860f496" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 5 janvier, le chef des talibans a promulgué cette réglementation et a ordonné sa publication au Journal Officiel, dans lequel paraissent lois et autres textes législatifs, ce qui garantit la possibilité pour le public d’en avoir connaissance et de les consulter. Le 8 janvier, le secrétariat de la Cour suprême des talibans (Dar al Insha) a transmis la réglementation aux membres de la Cour suprême, aux directions nationales et aux tribunaux, pour application. Si le texte n’a pas encore paru au Journal officiel, les talibans ont déclaré le 23 janvier que cela aurait lieu sous peu. Amnesty International a contacté les autorités talibanes de facto le 19 février, afin d’obtenir un exemplaire officiel de la réglementation et des documents susceptibles de l’accompagner, dans le but de les analyser et de déterminer si elle a déjà été mise en œuvre, mais l’organisation n’a reçu aucune réponse.</p>



<p>Le 15 février, un média a signalé que l’entrée en vigueur des nouvelles règles avait mené à l’inculpation d’une personne dans la province de Baghdis pour outrage au chef des talibans.</p>

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		<item>
		<title>Irak. Il faut garantir que les assassins de la militante des droits des femmes Yanar Mohammed soient traduits en justice</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/irak-il-faut-garantir-que-les-assassins-de-la-militante-des-droits-des-femmes-yanar-mohammed-soient-traduits-en-justice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 17:29:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Irak. Il faut garantir que les assassins de la militante des droits des femmes Yanar Mohammed soient traduits en justice En réaction à l’homicide de Yanar Mohammed, militante irakienne des droits des femmes, abattue par des hommes armés non identifiés circulant à moto devant son domicile dans le nord de Bagdad, Razaw Salihy, chercheuse sur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading">Irak. Il faut garantir que les assassins de la militante des droits des femmes Yanar Mohammed soient traduits en justice</h3>



<p>En réaction à l’homicide de Yanar Mohammed, militante irakienne des droits des femmes, abattue par des hommes armés non identifiés circulant à moto devant son domicile dans le nord de Bagdad, Razaw Salihy, chercheuse sur l&rsquo;Irak à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« Le meurtre brutal de Yanar Mohammed, qui a consacré sa vie à défendre les droits des femmes, est une attaque calculée visant à museler les défenseur·e·s des droits humains, en particulier celles et ceux qui se battent pour les droits des femmes. Les autorités irakiennes doivent mettre fin à ces attaques ciblées et prendre au sérieux les campagnes acharnées de dénigrement qui visent à discréditer et à mettre en danger les militant·e·s.</p>



<p>« L&rsquo;homicide de Yanar Mohammed s&rsquo;inscrit dans une longue série d&rsquo;assassinats et de tentatives d&rsquo;assassinat visant spécifiquement des militant·e·s, qu’Amnesty International a relevés pendant et après les manifestations du mouvement Tishreen depuis 2019. Les autorités irakiennes n’ont guère traduit en justice les auteurs d&rsquo;assassinats commis par le passé, ce qui renforce le climat d&rsquo;impunité, exposant les militant·e·s à des risques graves et mortels. En Irak, les défenseur·e·s des droits humains, notamment des droits des femmes, doivent être protégés, et non réduits au silence et assassinés.</p>



<p>« Les autorités irakiennes doivent veiller à ce que l&rsquo;enquête qu&rsquo;elles ont ordonnée soit rapide, efficace, approfondie, indépendante et impartiale, conformément aux normes internationales. Enfin, elles doivent traduire tous les responsables présumés devant les tribunaux, dans le cadre de procès équitables excluant la peine de mort. »</p>


<section id="section-7f46a9e9" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h5 class="wp-block-heading">Contexte</h5>



<p>Le 2 mars 2026, Yanar Mohammed, 66 ans, a été abattue devant son domicile, dans le nord de Bagdad. Elle a succombé à ses blessures à l&rsquo;hôpital. Le même jour, le Premier ministre Mohammed Shia al Sudani a ordonné l&rsquo;ouverture d&rsquo;une enquête sur ce meurtre.</p>



<p>Yanar Mohammed avait cofondé et dirigeait l&rsquo;Organisation pour la liberté des femmes en Irak (OWFI), l&rsquo;une des principales organisations de défense des droits des femmes du pays. Ces dernières années, les militantes des droits des femmes en Irak sont de plus en plus confrontées à des réactions négatives, notamment à des campagnes de diffamation, en particulier à la suite des manifestations contre les modifications apportées à la Loi relative au statut personnel, qui sont finalement entrées en vigueur en février 2025. </p>



<p>Amnesty International a recensé de nombreux assassinats et tentatives d&rsquo;assassinat de militant·e·s, et constaté que les enquêtes et les procès ne permettent pas de rendre justice.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/irak-il-faut-garantir-que-les-assassins-de-la-militante-des-droits-des-femmes-yanar-mohammed-soient-traduits-en-justice/">Irak. Il faut garantir que les assassins de la militante des droits des femmes Yanar Mohammed soient traduits en justice</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>08 mars : brunch &#038; protest</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/08-mars-brunch-protest/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 12:48:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le dimanche 8 mars à l&#8217;occasion de la Journée Internationale des Droits des femmes et en marge de la Marche féministe, rejoignez le groupe Amnesty pour créer votre propre pancarte ! Rendez-vous dans les locaux d&#8217;Amnesty International Luxembourg pour créer votre pancarte féministe. Il s&#8217;agira d&#8217;un moment créatif et convivial avant de rejoindre le cortège [&#8230;]</p>
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<p>Le dimanche 8 mars à l&rsquo;occasion de la Journée Internationale des Droits des femmes et en marge de la Marche féministe, rejoignez le groupe Amnesty pour créer votre propre pancarte !</p>



<p>Rendez-vous dans les locaux d&rsquo;Amnesty International Luxembourg pour créer votre pancarte féministe. Il s&rsquo;agira d&rsquo;un moment créatif et convivial avant de rejoindre le cortège de la JIF, Place de Paris. Ce sera également l&rsquo;occasion de rencontrer le staff et les activistes de la section luxembourgeoise. </p>



<p>Dans l&rsquo;esprit d&rsquo;un brunch, nous demandons à chaque personne participante de ramener un encas à partager. <br>Matériel créatif fourni <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f3a8.png" alt="🎨" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f58d.png" alt="🖍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><br>Pas d&rsquo;inscription nécessaire. </p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f4c5.png" alt="📅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> 08 mars <br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/231a.png" alt="⌚" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> 11h30 <br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f4cd.png" alt="📍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> 23 Rue des États-Unis (L-1477 Luxembourg)</p>



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<p>Le 08 mars est chaque année le rendez-vous pour revendiquer l&rsquo;égalité, lutter contre les violences sexistes et pour les droits des femmes. Amnesty International Luxembourg soutient la plateforme JIF. <a href="https://fraestreik.lu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>En savoir plus. </strong></a></p>
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		<title>Afghanistan. Les renvois forcés vers le régime taliban doivent cesser, alors que les derniers chiffres révèlent plusieurs millions d’expulsions illégales en 2025</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/afghanistan-les-renvois-forces-vers-le-regime-taliban-doivent-cesser-alors-que-les-derniers-chifres-revelent-plusieurs-millions-dexpulsions-illegales-en-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 14:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tous les renvois forcés de réfugié·e·s et demandeur·euses d’asile vers l&#8217;Afghanistan doivent cesser sur-le-champ, a déclaré Amnesty International, alors que les derniers chiffres de l&#8217;ONU révèlent que l&#8217;Iran et le Pakistan, à eux seuls, ont expulsé illégalement plus de 2,6 millions de personnes vers le pays cette année. Environ 60 % d’entre elles étaient des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Tous les renvois forcés de réfugié·e·s et demandeur·euses d’asile vers l&rsquo;Afghanistan doivent cesser sur-le-champ, a déclaré Amnesty International, alors que les derniers chiffres de l&rsquo;ONU révèlent que l&rsquo;Iran et le Pakistan, à eux seuls, ont expulsé illégalement plus de 2,6 millions de personnes vers le pays cette année. Environ 60 % d’entre elles étaient des femmes et des enfants. Des milliers d’autres ont été expulsées depuis la Turquie et le Tadjikistan.</p>



<p>Ces chiffres émergent alors que les talibans intensifient leurs attaques contre les droits humains, ce qui a des répercussions terribles, en particulier pour les femmes et les filles, et que le pays s’enlise dans une crise humanitaire, à laquelle s’ajoute la récente série de catastrophes naturelles. L&rsquo;aggravation de cette crise humanitaire en Afghanistan accroît le risque réel de préjudices graves pour les personnes renvoyées et met en lumière l&rsquo;obligation de non-refoulement qui incombe aux États en vertu du droit international coutumier, lequel interdit le renvoi forcé de toute personne vers un pays où elle court un risque réel de subir de graves violations des droits humains.</p>



<p>Cette année, les États européens ont eux aussi redoublé d’efforts pour renvoyer de force des Afghan·e·s. Les médias ont rapporté que l&rsquo;Allemagne, l&rsquo;Autriche et l&rsquo;Union européenne mènent des négociations avec les autorités talibanes de facto en vue de faciliter ces renvois forcés.</p>



<p>« Malgré la répression largement avérée des droits humains qu’exercent les talibans, de nombreux États, dont l&rsquo;Iran, le Pakistan, la Turquie, le Tadjikistan, l&rsquo;Allemagne et l’Autriche, réclament de renvoyer des Afghans dans un pays où les violations, en particulier contre les femmes, les filles et les voix dissidentes, sont généralisées et systématiques. Sans parler de la crise humanitaire qui s&rsquo;aggrave, plus de 22 millions de personnes – soit près de la moitié de la population du pays – ayant besoin d&rsquo;aide, a déclaré Smriti Singh, directrice régionale pour l&rsquo;Asie du Sud à Amnesty International .</p>



<p>« Cet empressement à renvoyer de force des personnes en Afghanistan ne prend pas en compte les motifs qui les ont poussées à partir initialement, ni les graves dangers auxquels elles s&rsquo;exposent en cas de retour. Il témoigne d&rsquo;un mépris flagrant vis-à-vis des obligations internationales qui incombent à tous les États et viole le principe contraignant de non-refoulement. »</p>



<p>Sous le régime taliban, les femmes et les filles sont systématiquement effacées de la vie publique. Elles se voient interdire d’accéder à l&rsquo;éducation après l&rsquo;âge de 12 ans, leur droit de circuler librement et leur liberté d&rsquo;expression sont piétinées, et il leur est interdit de travailler pour l&rsquo;ONU et les ONG ou de participer aux affaires de l&rsquo;État – sauf dans des cas exceptionnels tels que la sécurité aéroportuaire, l&rsquo;enseignement primaire et les soins de santé. Ceux qui ont travaillé pour l&rsquo;ancien gouvernement – notamment les membres des Forces nationales afghanes de défense et de sécurité (ANDSF) – ou ceux qui critiquent la politique répressive des talibans, dont les défenseur·e·s des droits humains et les journalistes, subissent de violentes représailles.</p>



<p>Amnesty International a mené 11 entretiens à distance : avec sept personnes contraintes de retourner en Afghanistan depuis l’Iran et le Pakistan, et quatre réfugié·e·s et demandeurs·euses d’asile menacés d’expulsion immédiate depuis ces deux pays, entre juillet et novembre 2025. L’une des quatre personnes interrogées, craignant d’être arrêtée par les talibans, a réussi à retourner dans le pays d’où elle avait été expulsée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des attaques contre d’anciens employé·e·s du gouvernement</h3>



<p>Dans le sillage des récents affrontements transfrontaliers avec les talibans, le Pakistan a multiplié les mesures visant à expulser les réfugié·e·s afghans. En Iran, au moins 2,6 millions d&rsquo;Afghans ont été enregistrés en 2022 afin de bénéficier d&rsquo;une protection temporaire et d’accéder aux services essentiels &#8211; éducation publique, permis de travail et soins de santé publics notamment &#8211; grâce à un document de « recensement ». Cependant, le 12 mars 2025, le Centre iranien pour les étrangers et les affaires d’immigration, qui relève du ministère de l&rsquo;Intérieur, a annoncé que les documents de « recensement » des Afghan·e·s expireraient automatiquement à compter du début de l&rsquo;année 1404 du calendrier iranien (soit le 21 mars 2025) et que leur accès aux services socio-économiques serait supprimé.</p>



<p>Les expulsions massives orchestrées par les autorités iraniennes se sont intensifiées au lendemain de l’escalade des hostilités entre Israël et l’Iran en juin 2025 ; entre juillet et octobre 2025, plus de 900 000 Afghan·e·s ont été expulsés illégalement d’Iran, sur 1,6 million entre janvier et octobre 2025.</p>



<p>Shukufa* travaillait pour l&rsquo;ancien gouvernement afghan et au sein d&rsquo;une organisation internationale avant que les talibans ne s’emparent du pouvoir en août 2021. Elle a fui en Iran début 2022, mais a été renvoyée de force quelques mois plus tard, son visa ayant expiré. Tout de suite après son retour, elle s&rsquo;est enfuie au Pakistan où elle a réussi à obtenir l&rsquo;asile auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Toutefois, en juin 2025, la police a perquisitionné son domicile et elle a été expulsée vers l&rsquo;Afghanistan avec sa famille.</p>



<p>Elle a décrit la situation sous le régime taliban : « Nous ne pouvons pas quitter librement notre maison… Il n’y a pas de travail. Les écoles de filles sont fermées. Il n’y a aucune perspective d’emploi. Nous [en tant qu’employés de l’ancien gouvernement et militants] ne pouvons pas nous rendre directement dans les bureaux gérés par les talibans par crainte d’être reconnus. »</p>



<p>Plusieurs anciens représentant·e·s du gouvernement, membres des anciennes forces de sécurité et militant·e·s interrogés par Amnesty International ont déclaré vivre dans la peur et ne pas pouvoir rentrer dans leurs provinces ou leurs maisons, du fait de leur travail et de leur militantisme passés. Malgré l’annonce d’une amnistie générale pour les personnes ayant travaillé pour l’ancien gouvernement, les talibans ne cessent de s’en prendre aux anciens représentant·e·s du gouvernement et membres des forces de sécurité et de défense, se livrant à des arrestations arbitraires, des actes de torture, des détentions illégales et des exécutions extrajudiciaires. Ces violations se poursuivent, notamment sous forme d’arrestations arbitraires, d’actes de torture et de mauvais traitements, ainsi que l&rsquo;assassinat de 14 anciens membres des forces de sécurité et de défense entre juillet et septembre 2025. Le 21 novembre, un média afghan basé à l&rsquo;étranger a rapporté que les talibans avaient interpellé cinq anciens membres des forces de sécurité expulsés d&rsquo;Iran qui étaient en route pour leur province d&rsquo;origine, le Panjshir.</p>



<p>Shukufa*, qui travaillait pour le précédent gouvernement, a déclaré : « Je ne peux plus retourner à mon ancien domicile. La maison est occupée. Nous avons loué une maison ailleurs… Mon mari travaillait pour les services de sécurité. Lui aussi craint pour sa vie. »</p>



<p>Gull Agha*, qui travaillait pour les services de sécurité et de défense avant août 2021, n’a eu d’autre choix que de quitter l&rsquo;Iran en avril 2025 car son document de « recensement » avait expiré. D’après son témoignage, les autorités iraniennes lui avaient dit, ainsi qu’à d&rsquo;autres ressortissants afghans, qu’ils pourraient revenir en Iran en demandant des visas de travail auprès du consulat et de l&rsquo;ambassade d&rsquo;Iran en Afghanistan, sans tenir compte des graves risques auxquels Gull Agha et d&rsquo;autres seraient exposés une fois de retour en Afghanistan.</p>



<p>Il a expliqué : « On nous avait dit qu&rsquo;en Afghanistan, on pourrait s’adresser au consulat iranien pour obtenir un visa de travail ; mais je suis un ancien membre des forces de sécurité et il m’est impossible d’aller demander un passeport [afghan] au service des passeports. Ils ont toutes mes données biométriques. »</p>



<p>Il a ajouté que ceux qui s&rsquo;étaient rendus au consulat iranien s&rsquo;étaient vu répondre que ce programme de « visas de travail » n&rsquo;existait pas. En août 2025, une enquête du HCR révélait que 82 % des personnes renvoyées étaient endettées en raison de leur déplacement forcé, de l’absence d&#8217;emplois et des prêts contractés pour subvenir à leurs besoins essentiels à leur arrivée en Afghanistan.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Persécution des femmes et des filles</h3>



<p>Malgré des discriminations liées au genre parmi les pires au monde – qui s’apparentent au crime contre l’humanité de persécution fondée sur le genre –, de nombreuses femmes et filles sont expulsées vers l’Afghanistan. Selon les estimations de l’ONU, la moitié des personnes expulsées du Pakistan étaient des femmes et des filles, tandis qu’elles représentaient 30 % des personnes expulsées d’Iran jusqu’en juin 2025.</p>



<p>Sakina*, défenseure des droits des femmes, a fui au Pakistan après l’arrivée au pouvoir des talibans en 2021, mais a été renvoyée de force en septembre 2025, alors qu’elle était enregistrée auprès du HCR et inscrite à un programme américain de réinstallation à titre humanitaire.</p>



<p>Les talibans ont arrêté et battu à deux reprises des membres de la famille de Sakina pour obtenir des informations sur l’endroit où elle se trouvait. À son retour en Afghanistan, elle s’est installée dans une autre province avant de fuir à nouveau le pays.</p>



<p>« Je ne suis pas sortie de chez moi pendant que je me trouvais en Afghanistan. Les femmes ont peur des talibans. J’avais le sentiment que les gens avaient perdu [tout espoir] à cause de cette terreur. J’avais peur que les talibans me reconnaissent, mais aussi qu’ils m’arrêtent parce que je ne portais pas le hijab », a confié Sakina à Amnesty International.</p>



<p>« Tous les États doivent immédiatement mettre fin aux renvois forcés et respecter le principe de non-refoulement, une obligation qui découle du droit international. Ne pas le faire revient à ignorer les graves dangers auxquels les Afghan·e·s sont confrontés et à se soustraire à leurs responsabilités juridiques et morales. En outre, ils doivent étendre et accélérer les mesures de réinstallation et reconnaître d’emblée les défenseur·e·s des droits humains, les femmes et les filles, les anciens représentant·e·s du gouvernement, les journalistes et les personnes exposées à des risques accrus, comme des réfugié·e·s », a déclaré Smriti Singh.</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size"><em>*Les noms ont été modifiés afin de protéger l’identité des personnes citées.</em></p>
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		<title>La campagne annuelle d’écriture de lettres d’Amnesty International montre que l’humanité peut triompher</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/la-campagne-annuelle-decriture-de-lettres-damnesty-international-montre-que-lhumanite-peut-triompher/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte de propagation des pratiques autoritaires, d’effondrement climatique et d’érosion du droit international, Amnesty International lance sa campagne annuelle Écrire pour les droits le 10 décembre, à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, pour soutenir les victimes d’atteintes aux droits humains et montrer que l’humanité peut triompher. La campagne de cette [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans un contexte de propagation des pratiques autoritaires, d’effondrement climatique et d’érosion du droit international, Amnesty International lance sa campagne annuelle Écrire pour les droits le 10 décembre, à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, pour soutenir les victimes d’atteintes aux droits humains et montrer que l’humanité peut triompher.</p>



<p>La campagne de cette année rassemble des personnes venues du monde entier dans une lutte pour la justice, la dignité et notre avenir commun, en soutenant celles et ceux qui payent un lourd tribut pour avoir défendu les droits humains et dit tout haut la vérité aux autorités. Une éleveuse de rennes autochtone qui se bat pour protéger les terres de sa communauté en Norvège, un photojournaliste emprisonné pour son travail sur un cyclone au Myanmar, un petit garçon mort après être tombé dans les latrines à fosse de sa garderie en Afrique du Sud&#8230; toutes les personnes mises en avant dans la campagne de cette année ont un point commun : leurs droits humains ont été bafoués.</p>



<p>« Malgré les défis brutaux auxquels l’humanité est confrontée, Amnesty voit chaque année d’innombrables personnes venues du monde entier se rassembler pour démontrer l’importance du militantisme et le pouvoir de la solidarité, qui peut changer des vies. Cette année, la campagne Écrire pour les droits met entre autres en avant des personnes en première ligne de la crise climatique, qui luttent pour protéger leur communauté des sécheresses, des torchères, des projets de développement et de la pollution, et qui ont urgemment besoin de notre soutien collectif », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>



<p>« Nous avons un choix à faire à ce moment crucial de l’histoire : laisser les pratiques autoritaires restreindre toujours plus nos libertés, ou résister ensemble pour défendre les droits humains. En prenant quelques minutes pour écrire une lettre, publier un message sur les réseaux sociaux ou signer une pétition, nous pouvons toutes et tous changer le monde et sauver une vie ! Ensemble, nous prouverons que, même dans les circonstances les plus défavorables, l’humanité peut, doit et va triompher. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soutenir les personnes en danger</h2>



<p>Cette année encore, la campagne Écrire pour les droits appelle des millions de personnes à se réunir autour d’un objectif commun : changer la vie d’individus du monde entier dont les droits ont été bafoués.</p>



<p>La campagne de cette année met notamment en avant :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/damisoa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Damisoa, à Madagascar, qui se bat pour les personnes déplacées pour des raisons climatiques dans son pays.</strong></a></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/unecebo-mboteni/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Unecebo Mboteni, un garçon de trois ans, décédé après être tombé dans les latrines à fosse de sa garderie en Afrique du Sud.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/juan-lopez/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Juan López, du Honduras, abattu après avoir défendu les rivières locales et un parc national contre des projets miniers et énergétiques.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/mother-nature-cambodia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Des membres du groupe Mother Nature Cambodia, emprisonné·e·s pour avoir défendu l’environnement du Cambodge contre l’exploitation.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/sai-zaw-thaike/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le photojournaliste Sai Zaw Thaike, arrêté et condamné à 20 ans de prison assortis de travaux forcés pour avoir travaillé sur les conséquences d’un cyclone au Myanmar.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/ellinor-guttorm-utsi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ellinor Guttorm Utsi, en Norvège, qui se bat pour que les voix des Sâmes soient entendues et leurs droits respectés.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/sonia-dahmani/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sonia Dahmani, une avocate tunisienne qui a dédié sa vie à défendre les droits humains et risque des années de prison pour s&rsquo;être exprimée.</a></strong></li><li><strong><a href="https://www.amnesty.lu/agir/nos-petitions/proteger-amazonie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les Guerreras por la Amazonía, qui protègent leurs communautés face au torchage du gaz, qui dégage des fumées toxiques et dégrade l’environnement en Amazonie équatorienne.</a></strong></li></ul>



<p>Ellinor Guttorm Utsi a affirmé que le soutien reçu dans le cadre d’Écrire pour les droits lui avait donné espoir. La terre et le mode de vie des éleveurs et éleveuses de rennes sont aujourd’hui menacés, car le gouvernement norvégien a prévu de construire plusieurs centaines d’éoliennes qui perturberaient les migrations des animaux.</p>



<p>Cette éleveuse autochtone de 60 ans appelle à mettre un terme à ce projet pour protéger sa terre et sa culture, mais elle peine à le faire seule.</p>



<p>« Je suis très contente qu’Amnesty International, une organisation de militants et militantes, soutienne ma campagne aujourd’hui. Je suis heureuse d’avoir le soutien de personnes qui font ce travail au quotidien », a-t-elle déclaré. « C’est notre vie. Je n’en connais pas d’autre. Nous devons nous battre pour notre terre, pour protéger les générations futures. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Changer des vies</h3>



<p>Depuis les débuts d’Écrire pour les droits en 2001, des millions de gens ont changé la vie de personnes dont les droits fondamentaux avaient été bafoués. Plus de 100 personnes dont la situation a été mise en avant par notre campagne ont constaté une amélioration de leur cas !</p>



<p>L’une des personnes mises à en avant dans l’édition 2023 d’Écrire pour les droits était Rocky Myers, un homme noir présentant une déficience intellectuelle. Rocky a passé plus de 30 ans dans le quartier des condamnés à mort en Alabama, pour meurtre. Il a été déclaré coupable sur la base de témoignages entachés d’incohérences et d’allégations de pression policière. Des centaines de milliers de sympathisant·e·s ont appelé à la libération de Rocky, écrivant à la gouverneure de l’Alabama pour lui demander de commuer sa sentence capitale. Une décision en ce sens a été rendue en février 2025.</p>



<p>Le combat de Rocky n’est pas terminé, notamment en ce qui concerne les violations constatées dans son affaire, mais il ne vit plus sous la menace d’une exécution.</p>



<p>« Non seulement cette campagne a sensibilisé le public à l’histoire de Rocky, mais elle l’a fait de sorte à lui rendre hommage en tant que personne, père et grand-père », a déclaré Miriam Bankston, membre de l’équipe juridique de Rocky Myers.</p>



<p>« Je sais que la vague de soutien a été extrêmement précieuse pour Rocky, et savoir qu’autant de personnes se sont senties prêtes à agir est très inspirant. »</p>



<p>Rejoignez la campagne de cette année et intégrez une communauté qui se bat pour un monde plus juste et bienveillant. Rejoignez Écrire pour les droits dès aujourd’hui.</p>
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		<title>Soudan. L’attaque menée par les Forces d’appui rapide contre le camp de Zamzam doit donner lieu à une enquête pour « crimes de guerre »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/soudan-lattaque-menee-par-les-forces-dappui-rapide-contre-le-camp-de-zamzam-doit-donner-lieu-a-une-enquete-pour-crimes-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Forces d’appui rapide (FAR) ont délibérément tué des civil·e·s, pris des otages, pillé et détruit des mosquées, des écoles, et des centres de santé dans le cadre d’une attaque de grande ampleur en avril contre Zamzam, le plus large camp de personnes déplacées de l’État du Darfour du Nord, écrit Amnesty International dans un [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les Forces d’appui rapide (FAR) ont délibérément tué des civil·e·s, pris des otages, pillé et détruit des mosquées, des écoles, et des centres de santé dans le cadre d’une attaque de grande ampleur en avril contre Zamzam, le plus large camp de personnes déplacées de l’État du Darfour du Nord, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mercredi 3 décembre. Ces violations doivent donner lieu à une enquête pour crimes de guerre au regard du droit international.</p>



<p>Le rapport, intitulé <span style="text-decoration: underline"><em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/AFR-54-0509-2025_Sudan_A-refuge-destroyed_Zamzam_Report_Final.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">A refuge destroyed: RSF violations in Darfur&rsquo;s Zamzam camp for internally displaced persons</a></em></span>, décrit comment, entre les 11 et 13 avril 2025, les FAR ont attaqué le camp, déployant des armes explosives et ouvrant le feu sans discernement dans des zones résidentielles peuplées. Cet assaut impitoyable a poussé environ 400 000 personnes à fuir le camp les 13 et 14 avril, et s’inscrit dans la campagne militaire des FAR ayant commencé en mars 2024 afin de capturer El Fasher, la capitale de l’État du Darfour du Nord. Les FAR ont exécuté un très grand nombre d’hommes non armés et violé des dizaines de femmes et de filles lorsqu’ils se sont emparés de cette ville le 26 octobre.</p>



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</div>



<p>« L’attaque terrifiante et délibérée des FAR contre des civil·e·s désespérés et affamés du camp de Zamzam a mis en évidence une fois de plus leur mépris alarmant pour la vie humaine. Des civil·e·s ont été victimes d’agressions impitoyables, de meurtre, de vols d’articles essentiels à leur survie et à leurs moyens de subsistance, et se retrouvent privés d’accès à la justice, tout en devant faire le deuil de leurs proches. Ceci n’était pas une attaque isolée, mais s’inscrivait dans une campagne soutenue contre des villages et des camps pour personnes déplacées dans leur propre pays », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amenesty International. « Certains partenaires au niveau international, tels que les Émirats arabes unis, ont activement nourri le conflit armé en soutenant les FAR au moyen d’armes. »</p>



<p>« La seule manière de mettre fin à ces violations est de limiter l’afflux d’armes vers les parties au conflit, en étendant à l’ensemble du Soudan l’embargo sur les armes qui s’applique actuellement au Darfour. Les États membres de l’Union africaine, de l’Union européenne et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Russie et la Chine doivent appeler tous les pays, et en premier lieu les Émirats arabes unis, à s’abstenir de transférer des armes et des munitions aux FAR, aux Forces armées soudanaises et à d’autres acteurs. Par ailleurs, compte tenu du risque élevé que des armes soient redirigées vers les FAR, les États doivent immédiatement cesser l’ensemble des transferts d’armes vers les Émirats arabes unis. »</p>



<p>Pour ce rapport, Amnesty International a effectué des recherches entre juin et août 2025, et recueilli les propos de 29 personnes, pour la plupart des témoins, des victimes, des parents de victimes, des journalistes, des analystes des conflits et des professionnels de la santé ayant assisté les personnes blessées durant l&rsquo;attaque. L’organisation a également vérifié et analysé des dizaines de vidéos, photos et images satellite.</p>



<p>Les FAR n’ont pas répondu à la demande de commentaire formulée par Amnesty International.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Il y avait des bombardements partout »</h3>



<p>Des rescapé·e·s de l’attaque ont déclaré à Amnesty International que le vendredi 11 avril et le samedi 12 avril, des obus sont tombés dans des habitations, dans des rues et, dans un cas, près d’une mosquée durant un mariage &#8211; soit des zones densément peuplées -, tuant et blessant des civil·e·s et causant des incendies.</p>



<p>Des images satellite prises le 16 avril et analysées par Amnesty International montrent de nouveaux cratères, apportant ainsi des éléments attestant l’utilisation généralisée d’armes explosives dans des zones peuplées.</p>



<p>Les victimes ont livré des témoignages bouleversants, décrivant avoir fui des quartiers en proie aux flammes et s’être cachées tandis que d’intenses combats faisaient rage. Younis*, bénévole aux urgences, a déclaré : « C‘était vraiment affreux. On ne pouvait pas identifier d’où venaient les tirs d’obus. Ça tombait partout, de tous les côtés. »</p>



<p>Mamoun*, un homme d’une vingtaine d’années qui participait bénévolement à la distribution d’aide humanitaire, s’est souvenu : « Les combattants [des FAR] ne faisaient que crier et tirer dans tous les sens, c’est comme ça que de nombreuses personnes ont été tuées. »</p>



<p>Sadya*, bénévole dans des organisations non gouvernementales, a expliqué que des combattants des FAR ont traversé son quartier en voiture, non loin du marché principal de Zamzam, le 12 avril : « Un [combattant des FAR] se tient debout à travers le toit et fait feu dans tous les sens, tirant sur n’importe qui dans la rue. »</p>



<p>Ouvrir le feu de cette manière, sans cible militaire spécifique peut constituer une attaque menée sans discernement, une violation grave du droit international humanitaire.</p>



<p>Amnesty International a également recensé des cas dans lesquels des combattants des FAR ont délibérément tiré sur des civil·e·s et causé leur mort. Des témoins ont déclaré à Amnesty International qu’ils ont vu des combattants des FAR tuer par balle 47 civil·e·s qui s’étaient cachés à l’intérieur de maisons pour fuir la violence, se trouvaient à la clinique et s’étaient réfugiés dans une mosquée. Le fait de tuer délibérément des personnes ne participant pas ou plus directement aux hostilités représente une grave atteinte au droit international humanitaire, et constitue un crime de guerre.</p>



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<p>Des témoignages et des éléments vidéo montrent que les FAR ont pris des civil·e·s pour cible en raison de leur affiliation perçue aux forces conjointes &#8211; alliance d’anciens groupes armés rebelles du Darfour, combattant aux côtés des forces armées soudanaises (FAS) &#8211; et aux FAS. Des combattants des FAR ont également pillé et incendié des logements, des commerces, le marché et des structures situées dans l’enceinte de l’école Sheikh Farah et de la mosquée, détruisant ou endommageant gravement des infrastructures civiles essentielles. Les infrastructures religieuses, médicales et éducatives sont protégées par le droit international.</p>



<p>Les personnes déplacées interrogées par Amnesty International ont décrit des trajets ardus sans nourriture, eau ni services médicaux. Certaines d’entre elles ou leurs proches ont été victimes de viol, de meurtre et de pillage, actes susceptibles de constituer des crimes de guerre.</p>



<p>Sans nourriture, eau, services de santé, ni recours juridiques, les personnes ayant survécu aux attaques se sentent abandonnées par les acteurs internationaux. Elles ont dit à Amnesty International que leurs priorités sont l’aide humanitaire, la sécurité et la protection des civil·e·s. Elles ont également réclamé que l’obligation de rendre des comptes devant la justice pénale soit respectée et que des réparations pour les crimes commis durant et après l’attaque soient octroyées.</p>



<p>Elnor*, qui a vu une quinzaine d’hommes armés, vraisemblablement membres des FAR, envahir son terrain et tuer son frère âgé de 80 ans et son neveu de 30 ans, a déclaré : « Personne ne se préoccupe de notre situation. »</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size"><em>* Des pseudonymes sont utilisés afin de protéger l’identité des personnes interrogées, pour des raisons de sécurité et de confidentialité.</em></p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/soudan-lattaque-menee-par-les-forces-dappui-rapide-contre-le-camp-de-zamzam-doit-donner-lieu-a-une-enquete-pour-crimes-de-guerre/">Soudan. L’attaque menée par les Forces d’appui rapide contre le camp de Zamzam doit donner lieu à une enquête pour « crimes de guerre »</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>L’industrie mondiale de l’habillement tire profit du déni du droit de se syndiquer dans les principaux pays de production</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/lindustrie-mondiale-de-lhabillement-tire-profit-du-deni-du-droit-de-se-syndiquer-dans-les-principaux-pays-de-production/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 03:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité des entreprises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=34864</guid>

					<description><![CDATA[<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/lindustrie-mondiale-de-lhabillement-tire-profit-du-deni-du-droit-de-se-syndiquer-dans-les-principaux-pays-de-production/">L’industrie mondiale de l’habillement tire profit du déni du droit de se syndiquer dans les principaux pays de production</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<section class="wp-block-amnesty-core-hero aimc-ignore has-dark-background" style="aiic:ignore;background-image:url('https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/304464-1444x710.jpg')"><div class="container"><div class="hero-contentWrapper"><h1 class="hero-title"><span>L’industrie mondiale de l’habillement <br>tire profit du déni du droit de <br>se syndiquer dans les principaux <br>pays de production</span></h1><p class="hero-content">Deux nouveaux rapports révèlent que de grandes enseignes de la mode prospèrent sur le dos d’une main-d’œuvre sous-payée, majoritairement féminine, réduite au silence par la contrainte.</p></div></div><div class="image-metadata is-image"><span class="image-metadataItem image-copyright" aria-hidden="true">© Allison Joyce/Getty Images</span></div></section>

<section id="section-44f351b2" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>Des gouvernements, des usines et des marques mondiales de mode tirent profit de la répression constante des ouvrières et ouvriers de la confection et des violations de leurs droits du travail au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka, écrit Amnesty International dans deux rapports complémentaires publiés le 27 novembre 2025.</p>



<p>Ces deux rapports, intitulés <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Stitched-Up_FINAL-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em></a> et <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Abandoned-by-Fashion_FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em></a>, font état de violations généralisées portant atteinte à la liberté syndicale dans l’industrie de l’habillement, qui se manifestent par des atteintes aux droits des travailleurs·euses et par des actes de harcèlement et de violence de la part des employeurs.</p>



<p>« L’alliance détestable entre des marques de mode, des propriétaires d’usines et les gouvernements du Bangladesh, de l’Inde, du Pakistan et du Sri Lanka soutient une industrie connue pour ses violations endémiques des droits humains. En ne respectant pas le droit des ouvrières et ouvriers de la confection à constituer des syndicats et à négocier collectivement, ce secteur prospère depuis des décennies grâce à l’exploitation d’une main-d’œuvre largement sous-payée, surchargée de travail et essentiellement féminine, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.</p>


<section id="section-9f0b51d6" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Stitched-Up_FINAL-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em></a> » en anglais.</strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Abandoned-by-Fashion_FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em></a> » en anglais </strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire la synthèse du rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8929_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em> » en français</a></strong></li>
</ul>



<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire la synthèse du rapport <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8930_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em> » en français</a></strong></li>
</ul>

</div></section>


<p>« Il s’agit d’une mise en accusation de l’ensemble du modèle économique de l’industrie de l’habillement, qui sacrifie les droits des travailleurs·euses au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka sur l’autel de sa quête incessante de profits pour les actionnaires d’entreprises de la mode majoritairement occidentales. »</p>



<p>Ces deux rapports s’appuient sur des recherches menées par Amnesty International entre septembre 2023 et août 2024, notamment sur 88 entretiens couvrant 20 usines dans les quatre pays. Parmi eux, 64 travailleurs·euses, 12 dirigeant·e·s syndicaux et défenseurs·euses des droits du travail, dont plus de deux tiers de femmes. En novembre 2023, Amnesty International a également envoyé à 21 grandes marques et détaillants basés dans neuf pays, dont l’Allemagne, le Danemark, le Japon, l’Espagne, la Suède, le Royaume-Uni, les États-Unis et la Chine, un questionnaire leur demandant des informations sur leurs politiques en matière de droits humains, le suivi et les actions concrètes liées à la liberté syndicale, à l’égalité des genres et aux pratiques d’achat. Adidas, ASOS, Fast Retailing, Inditex, le Groupe Otto et Primark ont fourni des réponses complètes ; beaucoup ont renvoyé des informations partielles, notamment M&amp;S et Walmart, tandis que d’autres n’ont pas répondu, dont Boohoo, H&amp;M, Desigual, Next et Gap.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Les managers nous crient dessus en nous disant que si nous rejoignons le syndicat, nous serons aussi renvoyés »</h3>



<p>L’industrie mondiale de l’habillement fait depuis longtemps l’objet d’un examen pour les atteintes aux droits humains signalées dans ses chaînes d’approvisionnement et son modèle commercial. En Asie du Sud, les travailleurs·euses, en particulier les femmes, sont systématiquement privés de leurs droits en raison de contrats informels et précaires, de salaires de misère, de discriminations et de conditions de travail précaires.</p>



<p>Dans les quatre pays étudiés, les ouvrières et ouvriers du textile ont déclaré qu’ils n’adhèrent pas à des syndicats par crainte de répercussions de la part des employeurs. Tou·te·s les syndicalistes interrogés par Amnesty International ont décrit un climat de peur dans lequel les contremaîtres et les directeurs d’usine harcèlent, licencient et menacent fréquemment les ouvrières et ouvriers au motif qu’ils fondent un syndicat ou en font partie, en violation flagrante de leur droit à la liberté d’association.</p>



<p>« Lorsque les travailleurs·euses essaient de faire entendre leurs voix, ils sont ignorés. Lorsqu’ils tentent de s’organiser, ils sont menacés et licenciés. Enfin, lorsqu’ils protestent, ils sont battus, on leur tire dessus et on les arrête », a déclaré Taufiq*, employé d’une ONG qui défend les droits du travail au Bangladesh.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Les violations des droits humains sont quotidiennes, dans quasiment chaque usine »</h3>



<p>Les autorités des quatre pays se servent de nombreux moyens pour dissuader les travailleurs·euses de s’organiser ou les priver de leurs droits du travail par des pratiques antisyndicales, en entravant le droit de grève, comme les obstacles spécifiques à l’organisation syndicale dans les zones économiques spéciales (ZES), et en remplaçant les syndicats indépendants par des organes alliés de la direction.</p>



<p>Au Bangladesh, des restrictions juridiques privent les travailleurs et travailleuses du droit à la liberté syndicale dans les nombreuses zones économiques spéciales (ZES) où la majeure partie des vêtements sont confectionnés. Les ouvrières et ouvriers sont encouragés à constituer des associations ou des comités d’aide sociale, dont les moyens d’organisation et de représentation sont limités. Les autorités répriment avec violence les manifestations des travailleurs de l’habillement et instrumentalisent la loi pour sanctionner celles et ceux qui participent à des manifestations largement pacifiques.</p>



<p>En Inde, un grand nombre d’ouvrières à domicile dans l’industrie de l’habillement, qui travaillent en dehors de l’usine à la broderie ou à la finition des vêtements, ne sont pas reconnues comme employées par le droit du travail du pays et ne peuvent donc pas bénéficier d’une retraite, d’allocations de protection sociale liées à l’emploi ou d’une affiliation à un syndicat.</p>



<p>Au Pakistan, les ouvrières et ouvriers de l’industrie textile luttent au quotidien pour obtenir un salaire minimum et des contrats de travail. Le sous-paiement des salaires en raison de l’absence de contrôles et de contrats en bonne et due forme, est endémique. En outre, la décentralisation de l’administration du droit du travail, ainsi que la répression antisyndicale généralisée imputable au gouvernement, ont conduit à un déni effectif du droit à la liberté syndicale pour les travailleurs et travailleuses des zones économiques spéciales (ZES).</p>



<p>Au Sri Lanka, les ouvrières et ouvriers des zones franches d’exportation (ZFE) se voient privés de leur droit à la liberté syndicale par des mesures administratives trop complexes qui dressent des obstacles souvent insurmontables à la formation d’un syndicat. Ceux qui parviennent à se syndiquer subissent harcèlement et intimidation, et sont souvent licenciés, car les autorités de l’État ne les protègent pas contre les représailles des propriétaires d’usines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les grandes enseignes mondiales de la mode – un allié précieux des gouvernements répressifs</h3>



<p>Les entreprises de la mode contribuent à la vulnérabilité des ouvrières et ouvriers, car elles n’assument pas leurs responsabilités en matière de droits humains, transformant la diligence requise et les codes de conduite en QCM. Elles permettent le développement de chaînes d’approvisionnement opaques et se montrent disposées à se fournir en main-d’œuvre auprès de gouvernements et de partenaires commerciaux qui ne contrôlent pas les mauvaises pratiques au travail et n’y remédient pas, ou répriment activement la liberté syndicale. Du fait de l’absence de législation sur le devoir de diligence dans de nombreux pays, les marques ne sont pas tenues de rendre des comptes sur leurs chaînes d’approvisionnement, ce qui favorise une industrie d’extraction et d’exploitation. Lorsque ces lois existent, leur mise en œuvre et leur portée sont encore en projet.</p>



<p>Aux termes du droit international et des normes internationales, notamment des Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et des Principes directeurs à l’intention des entreprises multinationales de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les entreprises de la mode sont tenues d’identifier et de traiter tous les risques et les répercussions de leurs activités sur les droits humains en faisant preuve de la diligence requise à toutes les étapes de leur chaîne d’approvisionnement. Cependant, dans la plupart des États producteurs de vêtements, du fait de l’absence de législation contraignante, les atteintes aux droits des ouvrières et ouvriers s’enracinent dans les chaînes d’approvisionnement, sans que des mesures réelles ne soient prises en vue d’y remédier. En outre, les gouvernements des pays où ces marques mondiales ont leur siège n’ont pas pris de mesures afin d’empêcher les atteintes commises à l’étranger par des entreprises relevant de leur juridiction.</p>



<p>En raison du manque de transparence des chaînes d’approvisionnement mondiales, peu d’éléments permettent de déterminer si les politiques en matière de droits humains sont ou non mises en œuvre au niveau des usines. Les 21 enseignes de mode et détaillants interrogés ont tous des codes de conduite pour les fournisseurs, ou des politiques ou principes liés aux droits humains, qui affirment que l’entreprise s’engage à protéger le droit à la liberté syndicale des ouvrières et ouvriers. Malgré ce soi-disant engagement de la part des marques, Amnesty International a constaté que très peu de syndicats indépendants sont actifs au niveau des chaînes d’approvisionnement des entreprises de mode dans les quatre pays. Ce déni de la liberté syndicale et de négociation collective entrave les initiatives visant à prévenir, atténuer et réparer les violations des droits humains émaillant les chaînes d’approvisionnement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« L’accès à la justice est généralement très limité pour toutes les femmes… et c’est encore plus vrai pour les femmes dalits »</h3>



<p>En Asie du Sud, la majorité de la main-d’œuvre de l’industrie textile est constituée de femmes, qui sont souvent des migrantes rurales ou des membres de castes marginalisées. Malgré leur nombre, elles sont sous-représentées dans la direction des usines, ce qui reproduit fréquemment le système patriarcal qui règne à l’extérieur, ainsi que les discriminations existantes fondées sur la classe, l’ethnie, la religion et la caste.</p>



<p>Les ouvrières du secteur de l’habillement déclarent subir régulièrement des actes de harcèlement, des agressions et des sévices physiques ou sexuels sur leur lieu de travail. Pourtant, elles obtiennent rarement justice. En raison de l’absence de mécanismes efficaces et indépendants pour recevoir leurs plaintes dans les usines dirigées par des hommes, des restrictions cautionnées par l’État en matière d’organisation et des menaces des employeurs vis-à-vis de celles qui se syndiquent, leurs souffrances perdurent.</p>



<p>« J’ai subi des attouchements physiques et des violences verbales. Aucun membre de la direction n’a voulu prêter attention à ma situation, alors j’ai demandé à d’autres femmes de s’organiser. J’ai été menacée de licenciement à de nombreuses reprises », a expliqué Sumaayaa*, une syndicaliste de Lahore, au Pakistan.</p>


<section id="section-877c001a" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack section--has-bg-image" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<ul style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.087), 15px);" class="wp-block-list">
<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Stitched-Up_FINAL-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em></a> » en anglais.</strong></li>
</ul>



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<li><strong>Lire le rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/Abandoned-by-Fashion_FINAL.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em></a> » en anglais </strong></li>
</ul>



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<li><strong>Lire la synthèse du rapport « <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8929_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Des patrons inflexibles : les ouvrières et ouvriers de l’industrie de l’habillement privés de liberté syndicale au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka</em> » en français</a></strong></li>
</ul>



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<li><strong>Lire la synthèse du rapport <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/ASA_04_8930_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>Les oublié·e·s de la mode : les marques doivent d’urgence défendre les droits des ouvrières et des ouvriers</em> » en français</a></strong></li>
</ul>

</div></section>


<h3 class="wp-block-heading">« La liberté d’association est la clé qui ouvre la porte au changement dans l’industrie »</h3>



<p>Comme l’a résumé le Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit de réunion pacifique et la liberté d’association dans un rapport de 2016, « [L]es travailleurs privés de leurs droits de réunion et de libre association ont peu de moyens d’action pour faire évoluer des situations qui accentuent la pauvreté, creusent les inégalités… » Le Comité du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) indique clairement que « les droits syndicaux, la liberté syndicale et le droit de grève sont déterminants pour l’instauration, la préservation et la défense de conditions de travail justes et favorables ».</p>



<p>Amnesty International demande aux États de veiller à ce que toutes les ouvrières et tous les ouvriers puissent exercer leur droit à la liberté syndicale et à la négociation collective, notamment en ayant la possibilité de constituer des syndicats et d’y adhérer au niveau des usines. Les États doivent aussi enquêter sur toutes les violations éventuelles de la législation relative au travail et d’autres lois pertinentes. En cas d’infraction avérée, ils doivent dûment sanctionner les employeurs, y compris par le biais de poursuites en justice, et accorder des réparations adéquates et en temps voulu aux personnes lésées.</p>



<p>Les entreprises doivent de toute urgence prendre des mesures concrètes afin de protéger les droits des travailleurs·euses dans leurs chaînes d’approvisionnement et de favoriser l’autonomisation des ouvrières. Il importe de mettre en place un système de diligence raisonnable obligatoire afin de garantir que les marques demandent des comptes aux usines sur l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement mondiale et, surtout, qu’elles garantissent des voies de recours aux victimes de violations des droits humains et permettent de prévenir toute violation future.</p>



<p>« L’heure est venue d’élaborer une stratégie d’approvisionnement respectueuse des droits humains pour l’industrie mondiale de l’habillement. Une stratégie qui garantisse une véritable liberté syndicale, sanctionne les entraves à son exercice, interdise les représailles contre les syndicats et réexamine l’approvisionnement auprès de tout site qui priverait les travailleurs et travailleuses du droit à la liberté syndicale et à la négociation collective, a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« La réussite économique de l’industrie de l’habillement doit aller de pair avec la réalisation des droits des travailleuses et travailleurs. La liberté syndicale est essentielle pour lutter contre les violations de leurs droits. Elle doit être protégée, promue et défendue. »</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size">:<em>* Les noms ont été modifiés pour protéger l’identité des personnes interrogées.</em></p>

</div></section>

<section id="section-f4329e53" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">
<div class="callToAction" role="note" aria-label="agissez dès maintenant !">
				<h2 class="callToAction-preHeading">Appelez les gouvernements du Bangladesh, de l’Inde, du Pakistan et du Sri Lanka à garantir les droits des travailleuses et travailleurs du secteur textile à un travail décent et à la liberté d’association.</h2>
				<h2 class="callToAction-heading">agissez dès maintenant !</h2>
				<p class="callToAction-content"></p>
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