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	<title>Genre et sexualité Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>31 victoires pour les droits humains</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 10:36:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>31&#160;victoires pour les droits humains Janvier Monde Les organisations de défense des droits humains, les organisations de la société civile et les établissements universitaires pourront désormais participer aux négociations pour une future Convention sur les crimes contre l’humanité. Cette avancée fait suite à la décision du Comité préparatoire, qui pilote le processus, d’élargir la participation [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">31&nbsp;victoires pour les droits humains</h2>


<section id="section-f1089c97" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p><em>En dépit de l’état du monde qui est de plus en plus tendu, les pouvoirs publics et la société civile ont su se rassembler pour faire adopter des lois et des résolutions déterminantes pour lutter contre les atteintes aux droits humains, à la suite de manifestations et de pétitions portées par des militant·e·s et des responsables de campagnes.</em></p>



<p><em>Au cours des six derniers mois, des défenseur·e·s des droits humains visés par des poursuites sans fondement et emprisonnés ont obtenu justice à travers le monde. Parallèlement, des autorités réagissent positivement à notre travail de campagne sur les violences policières, l’obligation de rendre des comptes pour les violations commises et le droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique.</em></p>



<p><em>Voici un tour d’horizon de ce que nous pouvons obtenir lorsque nous agissons ensemble.</em></p>

</div></section>


<h4 class="wp-block-heading">Janvier</h4>



<p><strong>Monde</strong></p>



<p>Les organisations de défense des droits humains, les organisations de la société civile et les établissements universitaires pourront désormais participer aux négociations pour une future Convention sur les crimes contre l’humanité. Cette avancée fait suite à la décision du Comité préparatoire, qui pilote le processus, d’élargir la participation aux négociations sur le tout premier traité international consacré à ces crimes. Elle contribuera à garantir la représentation des voix et des expériences des victimes dans ce processus historique – conformément aux&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/ior40/0303/2025/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recommandations</a>&nbsp;qu’Amnesty International a émises dans une&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/IOR40/0608/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclaration conjointe</a>&nbsp;avec des partenaires et dans une&nbsp;<a href="https://legal.un.org/diplomaticconferences/cah/prepcom_1sess/statements/04_amnesty.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclaration orale</a>&nbsp;lors du débat d’ouverture.</p>



<p><strong>Grèce</strong></p>



<p>En janvier,&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/01/greece-sean-binder-acquitted-of-all-charges/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le défenseur des droits humains Sean Binder et 23&nbsp;autres personnes</a>&nbsp;liées à une ONG de recherche et de sauvetage ont été acquittés en Grèce après plusieurs années de procès. Amnesty International faisait campagne en faveur de Sean et de ses coaccusés depuis&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2018/12/smuggling-charges-against-humanitarian-workers-who-saved-refugees-in-greece-must-be-dropped/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2018</a>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter is-resized"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/314290-1024x768.jpg" alt="A man in a grey jumper warmly embraces an older woman outside an official looking building." class="aiic-ignore wp-image-240133" style="width:1024px;height:auto"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Après plus de sept longues années, Seán Binder et l’ensemble des 23 accusé<em>·</em>e<em>·</em>s ont été disculpés de toutes les charges retenues contre eux en Grèce pour leur travail de sauvetage humanitaire à Lesbos.</figcaption></figure>



<p><strong>Luxembourg</strong></p>



<p>Le ministre de l’Intérieur, Léon Gloden, a renoncé à un projet de loi qui visait à réglementer les manifestations au Luxembourg en imposant des inspections, des obligations d’autorisation et des peines potentielles pour les personnes organisatrices et les participant·e·s.</p>



<p>Amnesty International Luxembourg a mené une campagne de plusieurs mois et présenté plusieurs avis au Ministère de l&rsquo;Intérieur pendant le processus d’élaboration du texte pour tenter de pallier ses lacunes.</p>



<figure class="aimc-ignore wp-block-image aligncenter size-large"><div style="position:relative"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-1024x683.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-34783" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-1024x683.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-600x400.jpg 600w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-300x200.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-768x512.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-1536x1024.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-2048x1365.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-900x600.jpg 900w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-1468x979.jpg 1468w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-978x652.jpg 978w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-734x489.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-108x72.jpg 108w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-216x144.jpg 216w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-60x40.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-120x80.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-200x133.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-400x267.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-260x173.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-520x347.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-325x217.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4060-650x433.jpg 650w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"><span class="image-metadataItem image-copyright" aria-hidden="true">© Amnesty International Luxembourg</span></div></div><figcaption class="wp-element-caption">Le Ministre de l’Intérieur, Léon Gloden, a décidé de retirer un projet de loi visant à réglementer les manifestations au Luxembourg à la suite des appels lancés par Amnesty International Luxembourg.</figcaption></figure>



<p><strong>Turquie<br><br></strong>Onze membres du bureau exécutif du Barreau d’Istanbul ont été relaxés le 9&nbsp;janvier à l’issue de leur procès pour «&nbsp;diffusion de propagande terroriste&nbsp;» et «&nbsp;dissémination publique d’informations trompeuses&nbsp;».</p>



<p>Ils avaient été visés par cette procédure à la suite d’une déclaration publiée par le Barreau le 21&nbsp;décembre 2024 au sujet de l’homicide de deux journalistes dans le nord de la Syrie et de l’arrestation de journalistes et d’avocat·e·s lors d’une manifestation pacifique liée à cet événement organisée la veille à Istanbul.</p>



<p>Amnesty International et d’autres organisations juridiques et de défense des droits humains avaient publié des déclarations publiques et déposé auprès du tribunal un mémoire destiné à informer la Cour afin de soutenir la direction du Barreau.</p>



<p><strong>Venezuela</strong></p>



<p>Plusieurs&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/amr53/0685/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">défenseurs des droits humains</a>&nbsp;détenus arbitrairement au Venezuela ont été libérés entre janvier et mai 2026. Parmi eux figuraient Javier Tarazona, Rocío San Miguel, Kennedy Tejeda, Carlos Julio Rojas et Eduardo Torres, Darío Estrada, Rosa Chirinos et Yevhenii Trush.</p>



<p>Amnesty International s’est mobilisée pour obtenir leur libération et continuera de demander la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement – notamment pour des raisons politiques – au Venezuela.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Février</h4>



<p><strong>Brésil</strong></p>



<p>Huit ans après le meurtre de la défenseure des droits humains Marielle Franco et de son chauffeur Anderson Gomes à Rio de Janeiro, ainsi que de la tentative de meurtre de Fernanda Chaves, attachée de presse travaillant pour Marielle, les personnes ayant orchestré ces crimes ont&nbsp;<a href="https://anistia.org.br/informe/caso-marielle-franco-muitas-falhas-do-estado-uma-vitoria-da-justica-e-a-certeza-de-seguir-em-luta/#:~:text=O%20caso%20de%20Marielle%20Franco,justi%C3%A7a%20por%20Marielle%20e%20Anderson" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enfin été reconnues coupables</a>.</p>



<p>Cette condamnation a constitué un grand pas en avant dans la lutte contre la violence politique et l’impunité au Brésil. Elle témoigne aussi de la persévérance de la famille de Marielle, des mouvements sociaux et des organisations de la société civile, dont Amnesty International, qui ont demandé justice et vérité pendant toutes ces années.</p>



<p>Amnesty International Brésil continue d’appeler à des mesures plus larges pour prévenir la violence politique et protéger efficacement les défenseur·e·s des droits humains, en particulier les dirigeant·e·s noirs, les femmes et les personnes qui s’élèvent contre les systèmes d’inégalité et de discrimination bien ancrés dans la société.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/249844-1024x678.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-240134"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Au Brésil, les gens sont descendus dans la rue pour demander justice pour la défenseure des droits humains et conseillère municipale Marielle Franco et son chauffeur Anderson Gomes à Rio de Janeiro, au Brésil.</figcaption></figure>



<p><strong>République centrafricaine</strong></p>



<p>Le 11&nbsp;février, Amnesty International a&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/10/car-special-criminal-court/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">révélé</a>&nbsp;que la Cour pénale spéciale (CPS) de la République centrafricaine risquait une fermeture en raison d’un manque de financement, susceptible de priver les milliers de victimes et de survivant·e·s de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité de leur droit à la justice et à des réparations.</p>



<p>La CPS, une juridiction hybride soutenue par les Nations unies, est entièrement tributaire des contributions volontaires des États et des organisations internationales. Elle a subi d’importantes coupes budgétaires en 2025, notamment en raison de la suspension du financement apporté par les États-Unis.</p>



<p>Le 16&nbsp;février, le porte-parole du gouvernement centrafricain a réagi au communiqué de presse d’Amnesty International en assurant que les autorités s’efforçaient de mobiliser des fonds pour permettre à la CPS de poursuivre sa mission, et la mission de maintien de la paix des Nations Unies multiplie également les initiatives pour trouver des financements.</p>



<p><strong>Équateur</strong></p>



<p>À la suite de la publication d’un&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2025/09/AMR2802582025ENGLISH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport d’Amnesty International sur les disparitions forcées</a>&nbsp;en Équateur l’an dernier et d’un intense travail de campagne mené par l’organisation et ses partenaires, les familles des victimes ont enfin commencé à accéder à la vérité, à la justice et à des réparations grâce à trois décisions rendues successivement.</p>



<p>La plus haute juridiction du pays a notamment ordonné que des réparations soient accordées aux familles de quatre enfants noirs soumis à une disparition forcée à Guayaquil. Dans son jugement, cette juridiction a enjoint au ministre de la Défense de présenter des excuses publiques aux familles, et l’Assemblée nationale a accepté de réformer la législation relative aux disparitions forcées pour empêcher la reproduction de ces crimes.</p>



<p>Ronnie Medina, le père de l’un des enfants soumis à une disparition forcée, a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Unissons-nous pour que plus aucune autre famille en Équateur ne vive cela.&nbsp;»</p>



<p><strong>Europe</strong>&nbsp;</p>



<p>Soutenue par Amnesty International, en collaboration avec ses équipes dans toute l’Europe, l’Initiative citoyenne européenne «&nbsp;My Voice, My Choice&nbsp;» a recueilli plus de 1,2&nbsp;million de signatures pour appeler la Commission européenne à créer un nouveau mécanisme de financement afin d’améliorer l’accès à l’avortement en Europe. Cette demande a également été soutenue par la majorité des membres du Parlement européen en décembre 2025.</p>



<p>En février 2026, la Commission européenne a autorisé les États membres de l’Union européenne à puiser dans le Fonds social européen pour contribuer à l’accès aux soins d’avortement et aux déplacements en vue d’obtenir ces soins. Cela permettra aux personnes vivant dans des pays où l’avortement est interdit ou presque, ou dont les lois sur l’avortement sont très restrictives, d’accéder à cette prestation de santé essentielle à l’étranger.</p>



<p><strong>Nigeria</strong></p>



<p>Adamu Oseni (également connu sous le nom de Hussaini Oseni), avocat spécialisé dans la défense des droits fondamentaux, a été libéré le 18&nbsp;février 2026 après plusieurs années de mobilisation par Amnesty International Nigeria. Il avait été condamné à une peine de réclusion à perpétuité par la haute cour de l’État d’Ondo parce qu’il possédait un téléphone lié à un vol à main armée, malgré des éléments prouvant qu’il n’était pas impliqué dans ces faits.</p>



<p>Après qu’Amnesty International Nigeria a déposé une demande de grâce en sa faveur en 2024, sa peine a été réduite à 20&nbsp;ans, avant qu’il ne soit finalement remis en liberté.</p>



<p>Adamu Oseni a depuis exprimé sa profonde gratitude envers Amnesty International pour sa contribution à sa libération, en soulignant le rôle de l’intervention et du soutien de l’organisation.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317219.jpg" alt="Two men shake hands over a desk, piled high with papers." class="aiic-ignore wp-image-239984"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Amnesty International a rencontré le juge en chef de l’État d’Ondo, le juge Odusola, pour demander la libération d’Adamu Oseni.</figcaption></figure>







<h4 class="wp-block-heading">Mars</h4>



<p><strong>Finlande&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p>Une pétition soutenue par Amnesty International Finlande pour appeler à la mise en place d’une troisième mention de genre, non binaire, pour les démarches officielles dans le pays a recueilli 50&nbsp;000 signatures, ce qui signifie qu’elle peut maintenant être soumise au nouveau Parlement en 2027.</p>



<p>L’initiative&nbsp;<em>“Olemme olemassa”</em>&nbsp;(«&nbsp;Nous existons&nbsp;») vise à permettre aux personnes de définir elles-mêmes leur genre par un processus d’autodéclaration respectant l’autonomie personnelle. Si elle était adoptée par le Parlement, cette mesure donnerait le droit de vivre en dehors du modèle binaire masculin/féminin et apporterait une reconnaissance juridique et une protection égale devant la loi aux personnes non binaires.</p>



<p><strong>Luxembourg</strong></p>



<p>Le 3&nbsp;mars, une écrasante majorité des membres du Parlement ont voté pour l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution. Amnesty International Luxembourg a soumis une déclaration de soutien, qui a été citée plusieurs fois pendant les débats, et a participé à des rassemblements en faveur de cette proposition.</p>



<p>Le Luxembourg est désormais le deuxième pays au monde, après la France, à inscrire le droit à l’avortement dans sa Constitution.</p>



<p><strong>États-Unis</strong></p>



<p>Après plus d’un an de détention aux mains du Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE),&nbsp;<a href="https://www.amnestyusa.org/blog/after-one-year-in-ice-detention-leqaa-kordia-is-finally-free/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Leqaa Kordia</a>&nbsp;a été libérée le 16&nbsp;mars, à la suite d’un travail de plaidoyer continu d’Amnesty International États-Unis et de ses soutiens dans le pays et à travers le monde. Leqaa, qui s’apprêtait à obtenir un titre de séjour légal aux États-Unis, avait été arrêtée pour avoir manifesté pacifiquement en faveur des droits humains des Palestiniens et Palestiniennes. Les membres d’Amnesty International ont adressé plus de 60&nbsp;000&nbsp;courriers au département de la Sécurité intérieure pour demander sa libération.</p>



<p>Une fois libérée, elle a pu retourner chez elle dans le New Jersey et retrouver ses proches avant l’Aïd. Amnesty International continuera de suivre sa situation jusqu’à ce qu’elle obtienne justice comme il se doit. À présent, le département de la Sécurité intérieure doit abandonner les poursuites engagées contre elle au titre de la législation en matière d’immigration et lui permettre de demander la résidence permanente aux États-Unis. Son cas illustre la nécessité de démanteler le système de détention et d’expulsions à grande échelle mis en place aux États-Unis et de défendre le droit à la liberté d’expression et de réunion face à la montée des pratiques autoritaires dans le pays.</p>



<p>Lors de sa libération, le cousin de Leqaa, Hamzah Abushaban, a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Aujourd’hui nous célébrons la liberté. Demain, nous continueront de nous battre en faveur de la justice. Non seulement pour Leqaa, mais aussi pour toutes les personnes détenues injustement.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317223.jpg" alt="A woman in a white tracksuit and black headscarf gives the peace sign as she steps out of white car." class="aiic-ignore wp-image-239987"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Après un an de détention par ICE, Leqaa Kordia a été libérée le 16 mars, à la suite d’un plaidoyer sans relâche d’Amnesty International&nbsp;<strong>États-Unis</strong>&nbsp;et de ses sympathisant<em>·</em>e<em>·</em>s à l’échelle nationale et mondiale.</figcaption></figure>







<h4 class="wp-block-heading">Avril</h4>



<p><strong>Brésil</strong></p>



<p>À la suite d’une campagne soutenue menée par Amnesty International, la justice a enfin été rendue dans l’affaire concernant Maria Bernadete Pacífico, surnommée «&nbsp;Mãe Bernadete&nbsp;», responsable d’une communauté&nbsp;<em>quilombola</em>&nbsp;et défenseure des droits humains assassinée au Brésil en 2023.</p>



<p>En avril, un jury d’un tribunal de la ville de Salvador a déclaré Marílio dos Santos et Arielson da Conceição dos Santos coupables d’avoir planifié et perpétré ce crime.</p>



<p>Cette&nbsp;<a href="https://anistia.org.br/informe/justica-comeca-a-ser-feita-no-caso-mae-bernadete-e-precisa-ir-ate-o-fim/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">condamnation</a>&nbsp;représente une avancée notable dans la lutte contre l’impunité des attaques subies par les défenseur·e·s des droits humains dans le pays.</p>



<p><strong>Côte d’Ivoire</strong></p>



<p>En octobre 2025, des centaines de personnes ont été arrêtées, dont plusieurs femmes enceintes, lors de manifestations d’opposition qui se sont déroulées quelques jours avant l’élection présidentielle.</p>



<p>Amnesty International a publié un communiqué pour&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/03/cote-divoire-women-detained-without-cause/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dénoncer la détention des manifestant·e·s</a>, en mettant l’accent sur la situation de trois femmes enceintes détenues alors même qu’elles n’avaient pas participé aux manifestations.</p>



<p>Bien que le ministère de la Justice ait vivement critiqué ce communiqué dans les médias, la cour d’appel d’Abidjan a ordonné la libération provisoire de deux de ces femmes en avril. La troisième a été libérée provisoirement le 20&nbsp;mai. Amnesty International continuera à se mobiliser en faveur de la libération de toutes les personnes détenues arbitrairement en Côte d’Ivoire et pour que les poursuites engagées à leur encontre soient abandonnées.</p>



<p><strong>Éthiopie</strong></p>



<p>Million Beyene, journaliste et rédacteur en chef de l’<em>Addis Standard</em>, a été enlevé dans la salle de presse de ce média le 15&nbsp;avril par trois hommes en civil. Il semble avoir été pris pour cible en raison de son travail de journaliste. Amnesty International a lancé une <a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/afr25/0923/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Action urgente</a>&nbsp;en sa faveur le 27&nbsp;avril et il a été libéré et a retrouvé sa famille le 28&nbsp;avril.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Je vous suis très reconnaissant de tout le soutien et de tous les efforts déployés pour moi. Cela compte vraiment beaucoup pour moi.</p>
<cite>Million Beyene</cite></blockquote>


<p>Après sa libération, il a déclaré&nbsp;: «&nbsp;Je reçois actuellement des soins médicaux et fais de mon mieux pour me remettre sur pied.Cette expérience a été éprouvante et j’en subis encore les répercussions, mais je reste fort. Je vous suis très reconnaissant de tout le soutien et de tous les efforts déployés pour moi. Cela compte vraiment beaucoup pour moi.&nbsp;»</p>



<p> <strong>Finland</strong>e</p>



<p>Les autorités finlandaises ont abandonné un projet pilote qui visait à détecter avec l’aide d’algorithmes les fraudes aux prestations sociales et leur utilisation abusive, à la suite d’un dialogue constructif avec Amnesty International Finlande au sujet du recours à l’intelligence artificielle et des normes en matière de droits humains.</p>



<p>Amnesty International a enquêté sur des recours similaires aux algorithmes au Danemark, aux Pays-Bas, en Suède et en France. Ces recherches ont révélé que l’utilisation des outils d’intelligence artificielle dans ces pays n’était pas conforme aux normes relatives aux droits fondamentaux. Les algorithmes utilisés pour détecter les fraudes aux prestations sociales ciblent de façon disproportionnée les groupes marginalisés de la population pour la surveillance, ce qui alimente la discrimination et aggrave les inégalités.</p>



<p><strong>Haîti</strong></p>



<p>Le 30&nbsp;avril, le Parlement européen a adopté une résolution relative à la recrudescence de la traite et de l’exploitation des enfants par les gangs armés en Haïti. Cette résolution comportait plusieurs recommandations essentielles soumises par Amnesty International dans une synthèse adressée au Parlement avant un débat urgent sur cette question.</p>



<p>Le texte, qui reconnaît les enfants exploités comme des victimes, appelle à renforcer les programmes de protection et de réinsertion, à soutenir les survivant·e·s et les organisations haïtiennes, à faire progresser la justice, à cesser les expulsions vers Haïti et à freiner les flux financiers et d’armes illicites.</p>



<p><strong>Philippines</strong></p>



<p>La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé toutes les accusations de crimes contre l’humanité portées à l’encontre de l’ancien président Rodrigo Duterte, ouvrant ainsi la voie à un procès complet. Cette décision a marqué un tournant historique pour les victimes et la justice internationale, en envoyant un message clair&nbsp;: les auteurs présumés d’homicides généralisés et systématiques, constitutifs de crimes contre l’humanité, se retrouveront un jour sur le banc des accusés et devront répondre de leurs actes.</p>



<p>Une femme dont le mari a été tué lors de la prétendue «&nbsp;guerre contre la drogue&nbsp;» menée par Rodrigo Duterte a raconté à Amnesty International la joie qu’elle a ressentie lorsqu’elle a appris l’arrestation de l’ancien président en 2025. «&nbsp;Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai sauté de joie. Je criais dans la cuisine&nbsp;: “Oui, oui, oui&nbsp;!”&nbsp;», a-t-elle déclaré.</p>



<p>Une autre avancée a eu lieu en mai lorsque la CPI a émis un mandat d’arrêt contre l’ancien chef de la police des Philippines, Ronald «&nbsp;Bato&nbsp;» dela Rosa, l’un des principaux alliés de Rodrigo Duterte dans la «&nbsp;guerre contre la drogue&nbsp;». Les autorités des Philippines ont affirmé avoir l’intention de l’arrêter, mais il reste caché et en liberté pour le moment.</p>



<p><strong>Syrie</strong></p>



<p>Le 26&nbsp;avril, les autorités syriennes ont ouvert un procès visant Bachar al&nbsp;Assad et Maher al&nbsp;Assad, en leur absence, ainsi que l’ancien responsable de la sécurité Atif Najib, qui sera jugé en personne car il est détenu, pour les crimes commis contre le peuple syrien.</p>



<p>Cette procédure est une étape cruciale dans l’engagement du gouvernement à faire respecter l’obligation de rendre des comptes, mais elle est entachée par l’absence de Bachar al&nbsp;Assad et d’autres accusés ayant joué un rôle clé dans ces crimes. Amnesty International continuera de plaider pour que les accusés et les conséquences de leurs actions soient jugés en leur présence.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ma-i"><strong><u>Ma</u></strong>i</h3>



<p><strong>Argentine</strong></p>



<p>Le procès des auteurs présumés de l’<a href="https://amnistia.org.ar/noticias/a-dos-anos-del-crimen-de-barracas-comienza-el-juicio-oral-por-el-ataque-contra-dos-parejas-de-lesbianas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">agression mortelle</a>&nbsp;de deux couples de lesbiennes dans le quartier de Barracas à Buenos Aires en mai 2024 a débuté. Lors de cette attaque, Andrea Amarante, Pamela Cobbas et Roxana Figueroa ont été tuées tandis que Sofía Castro Riglos a survécu. Elle continue de demander justice et réparation.</p>



<p><a href="https://amnistia.org.ar/noticias/a-dos-anos-del-crimen-de-barracas-comienza-el-juicio-oral-por-el-ataque-contra-dos-parejas-de-lesbianas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amnesty International Argentine</a>, qui a soutenu les victimes et leurs familles tout au long de la procédure, a salué l’ouverture du procès comme une étape cruciale vers le respect de l’obligation de rendre des comptes. Cette affaire est devenue un symbole de la nécessité de lutter contre la violence motivée par les préjugés et la discrimination envers les personnes LGBTI+. Amnesty International a également soumis aux autorités des propositions juridiques soulignant les obligations qui incombent à l’État, en vertu des normes internationales relatives aux droits humains, d’enquêter sur tous les crimes de ce type et de poursuivre leurs auteurs présumés.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter is-resized"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317220.jpg" alt="Two people hold up colourful signs calling for justice for Pamela, Roxana, Andrea and Sofia." class="aiic-ignore wp-image-239985" style="width:800px;height:auto"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Des militant<em>·</em>e<em>·</em>s réclament justice après l’agression mortelle de deux couples de lesbiennes à Buenos Aires, en Argentine.</figcaption></figure>



<p><strong>Belgique</strong></p>



<p>En mai,&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/eur14/1040/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’État belge a été débouté de son pourvoi en cassation</a>&nbsp;contre un jugement historique rendu par la Cour d’appel de Bruxelles le 2&nbsp;décembre 2024, qui reconnaissait la responsabilité de la Belgique dans l’enlèvement et la ségrégation raciale systématique des enfants métis sous le régime colonial belge et qualifiait ces actes de crimes contre l’humanité.</p>



<p>Dans son arrêt, la Cour de Cassation a confirmé la responsabilité de l’État belge pour les crimes contre l’humanité commis à l’époque coloniale et le droit des victimes à des réparations.</p>



<p>Amnesty International continuera de faire campagne, aux côtés d’African Futures Lab et d’Amnesty International Belgique (section francophone), en faveur de la justice pour les personnes métisses afin qu’elles obtiennent les réparations qu’elles méritent.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/03/Jehosheba-Bennett-1024x768.jpeg" alt="A group of people stand facing to camera, in a beautiful courthouse, with high ceilings and marbled floors." class="aiic-ignore wp-image-236693"/></div><figcaption class="wp-element-caption">En 2024, un tribunal de Belgique a ordonné au gouvernement de verser des réparations à cinq femmes métisses, nées d’une mère africaine et d’un père européen, dans une décision historique</figcaption></figure>



<p><strong>Brésil</strong></p>



<p>En mai 2026,&nbsp;<a href="https://amnistia.org.ar/noticias/victoria-judicial-en-brasil-la-justicia-rechazo-los-recursos-de-darthes-y-reafirmo-la-condena-2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le Tribunal fédéral régional de la troisième région a rejeté les deux recours</a>&nbsp;formés par l’acteur Juan Darthés contre sa condamnation pour violence sexuelle sur l’actrice et militante Thelma Fardin. Cette décision représente une avancée décisive dans une affaire historique qui est devenue un symbole régional de la lutte contre l’impunité des violences fondées sur le genre.</p>



<p>«&nbsp;Après des années de lutte, cette décision est un grand pas vers un système judiciaire qui écoute et qui reconnaît les violences liées au genre, et elle adresse un message puissant à toutes les filles et les femmes d’Amérique latine&nbsp;», a déclaré Thelma Fardin.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317226.jpg" alt="A woman is wearing a blue shirt and red neckerchief. She smiles joyfully, as she walks through a packed room of cameras and smiling people." class="aiic-ignore wp-image-239990"/></div><figcaption class="wp-element-caption">En mai 2026, le tribunal régional fédéral du Brésil a rejeté les deux appels interjetés par l’acteur Juan Darthés contre sa condamnation pour violences sexuelles à l’encontre de l’actrice et militante Thelma Fardin.<br></figcaption></figure>



<p><strong>Monde</strong></p>



<p>L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, à une écrasante majorité, une résolution historique sur la&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/05/global-new-un-climate-accountability-resolution-an-important-step-in-advancing-climate-justice/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">responsabilité climatique</a>&nbsp;qui reconnaît l’obligation légale qu’ont les États de faire face à la crise des droits humains provoquée par le changement climatique, soulignée dans l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) en 2025.</p>



<p>Portée par la République de Vanuatu, pays insulaire, et soutenue par Amnesty International, cette&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/05/global-new-un-climate-accountability-resolution-an-important-step-in-advancing-climate-justice/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouvelle résolution</a>&nbsp;nous rappelle l’impact que peuvent avoir les personnes, notamment au sein de la société civile et des mouvements associatifs, lorsqu’elles œuvrent ensemble dans un but commun.</p>



<p><strong>Libye</strong></p>



<p>En mai, les années passées à dénoncer les violations des droits humains en Libye ont abouti à une lueur d’espoir pour le respect de l’obligation de rendre des comptes. Khaled El&nbsp;Hishri, membre dirigeant du Dispositif de dissuasion pour la lutte contre le terrorisme et le crime organisé (DACTO), célèbre milice également connue sous le nom d’Al&nbsp;Radaa, a comparu devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.</p>



<p>Amnesty International recueille de longue date des informations sur les terribles violations commises en toute impunité à la prison de Mitiga, à Tripoli, sous le contrôle du DACTO. Ces violations ont notamment pris la forme d’actes de torture et d’autres mauvais traitements, d’homicides illégaux, de disparitions forcées, et d’autres crimes de droit international et graves atteintes aux droits humains.</p>



<p><strong>Norvège</strong></p>



<p>Un tribunal norvégien a rejeté la demande d’extradition de la Grèce concernant Tommy Olsen, fondateur de l’ONG Aegean Boat Report, qui est visé par des poursuites pénales dans ce pays en raison de son travail de recensement des violations des droits humains des personnes réfugiées et migrantes aux frontières de l’Europe. À la suite de son arrestation en Norvège dans un premier temps,&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/eur36/0840/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amnesty International a lancé une Action urgente</a>&nbsp;appelant les autorités norvégiennes à refuser de l’extrader et soulignant que les accusations retenues contre lui ne reposaient sur aucune preuve et découlaient d’une interprétation abusive de la législation anti-passeurs.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Cette affaire ne m’a jamais concerné uniquement à titre personnel, il s’agissait de savoir si le fait de recenser des violations des droits humains et de manifester sa solidarité avec des personnes en déplacement peut être traité comme un délit en Europe.</p>
<cite>Tommy Olsen</cite></blockquote>


<p>«&nbsp;Cette affaire ne m’a jamais concerné uniquement à titre personnel, il s’agissait de savoir si le fait de recenser des violations des droits humains et de manifester sa solidarité avec des personnes en déplacement peut être traité comme un délit en Europe, a-t-il déclaré. Je suis très reconnaissant envers Amnesty International et toutes les personnes qui ont agi en ma faveur au cours de cette procédure.&nbsp;»</p>



<p>Tommy fait toujours l’objet de poursuites pénales en Grèce et d’un mandat d’arrêt européen. Amnesty International continuera de mener campagne contre la criminalisation de la solidarité avec les personnes réfugiées et migrantes.</p>



<p><strong>Afrique du Sud</strong></p>



<p>La manifestation silencieuse organisée par Amnesty International Afrique du Sud pour demander que les défenseur·e·s des droits humains soient protégés et que la police enquête sur les homicides et le harcèlement subis par certains d’entre eux a retenu l’attention des autorités.</p>



<p>Le ministre de la Police par intérim Firoz Cachalia, son vice-ministre Cassel Mathale et le vice-ministre de la Justice Andries Nel ont apporté publiquement leur soutien à la campagne d’Amnesty International. Andries Nel s’est engagé officiellement à rencontrer Amnesty International pour discuter de la nécessité d’une législation relative aux défenseur·e·s des droits humains.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317225.jpg" alt="A group of people stood on steps, hold an array of banners, reading Hands of HRDS." class="aiic-ignore wp-image-239989"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Amnesty International Afrique du Sud a organisé une manifestation silencieuse appelant à la protection des défenseur·e·s des droits humains.</figcaption></figure>



<p><strong>Nigeria</strong></p>



<p>Les recherches d’Amnesty International et son travail de campagne auprès du public ont contribué à attirer l’attention du pays sur les allégations de violations des droits humains commises par Tiger Base, une brigade policière de lutte contre les enlèvements et les vols à main armée dont le centre de détention est situé à Owerri, dans l’État d’Imo, au Nigeria. La&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org.ng/wp-content/uploads/2026/03/AFR4407192026ENGLISH.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">campagne #EndTigerBase</a>&nbsp;a abouti à un dialogue direct avec l’inspecteur général de la police et le commandement de la police de l’État d’Imo, ainsi qu’à une visite de ce centre de détention et des discussions de haut niveau sur l’obligation de rendre des comptes et les réformes.</p>



<p>Les autorités ont annoncé l’arrêt des activités sous l’identité Tiger Base, la création d’une nouvelle brigade et des mesures disciplinaires à l’encontre de certains agents accusés de violations. Amnesty International continuera de suivre la situation et de dénoncer les violences policières.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317217.jpg" alt="A group of people stand seriously in a dark office - some are wearing black t-shirts, while the other two wear a police uniform." class="aiic-ignore wp-image-239982"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Le personnel d’Amnesty International et le commissaire de police de l’État d’Imo, Audu Garba Bosso, en visite de campagne au centre de détention de la base Tiger dans l’État d’Imo.</figcaption></figure>



<p><strong>Turquie</strong></p>



<p>Defne Güzel, présidente de l’Association du 17&nbsp;mai et militante des droits des personnes LGBTI+, a été relaxée à l’issue d’une procédure pénale engagée contre elle pour des contenus publiés sur le site et les comptes de réseaux sociaux de cette organisation. Les autorités affirmaient que ces contenus sortaient du cadre des objectifs légitimes de l’association et enfreignaient certaines dispositions du Code pénal à la définition vague, en relation avec les mœurs et le développement social.</p>



<p>Amnesty International a lancé une&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/eur44/0946/2026/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Action urgente en faveur de Defne Güzel</a>, qui encourait une peine d’un à trois ans de prison ainsi qu’une amende en cas de condamnation.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><div style="position:relative"><img decoding="async" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2026/06/317222.jpg" alt="A person, wearing a red backpack and red headband, smiles happily to camera. They are stood by a beautiful canal, where people sit out on either side, drinking coffee." class="aiic-ignore wp-image-239986"/></div><figcaption class="wp-element-caption">Defne Güzel, présidente de l’Association du 17 mai et militante des droits des personnes LGBTI+ en Turquie, a été acquittée à la suite d’une procédure pénale engagée contre elle pour des contenus partagés sur le site Web et les comptes de réseaux sociaux de l’association.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Juin</h4>



<p><strong>Monde</strong></p>



<p>La rapporteuse spéciale de Nations unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants a publié ses&nbsp;<a href="https://www.ohchr.org/fr/special-procedures/sr-torture/resources-torture" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recommandations de traité contre le commerce des instruments de torture</a>, qui ont donné du poids à l’appel mondial en faveur d’un traité émanant de&nbsp;<a href="https://www.cvt.org/statements/joint-declaration-from-torture-survivors-in-support-of-a-torture-free-trade-treaty/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">personnes ayant survécu à la torture</a>&nbsp;et du&nbsp;<a href="https://omegaresearchfoundation.org/what-we-do/trade/the-shoreditch-declaration-for-a-torture-free-trade-treaty/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réseau sur le traité contre le commerce des instruments de torture</a>, une coalition d’organisations de la société civile dont Amnesty International est l’un des membres fondateurs.</p>



<p>En s’appuyant sur l’<a href="https://www.ohchr.org/fr/documents/thematic-reports/a78324-thematic-study-global-trade-weapons-equipment-and-devices-used" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude thématique sur le commerce mondial des armes, équipements et dispositifs utilisés par les forces de l’ordre</a>&nbsp;qu’elle avait publiée en 2023, à laquelle Amnesty International avait contribué, ces recommandations apportent l’éclairage d’expert·e·s de l’ONU sur ce que pourrait contenir un traité en pratique et les mesures qui doivent être prises pour en faire une réalité. Elles constitueront un précieux outil de plaidoyer pour cette&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/fr/petition/take-the-torture-out-of-the-protest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">campagne toujours en cours</a>.</p>



<p><strong>Monde</strong></p>



<p>Le 26&nbsp;juin, le Comité européen des droits sociaux du Conseil de l’Europe a publié sa&nbsp;<a href="https://www.coe.int/fr/web/european-social-charter/-/the-european-committee-of-social-rights-publishes-its-decision-on-the-collective-complaint-amnesty-international-and-m%C3%A9decins-du-monde-international-v.-sweden" target="_blank" rel="noreferrer noopener">décision unanime</a>&nbsp;à l’issue d’une réclamation collective déposée par Amnesty International et le réseau international de Médecins du Monde contre la Suède. Le Comité a estimé que la Suède avait violé la Charte sociale européenne en ne garantissant pas le droit de bénéficier de soins de santé sans discrimination et en ne respectant pas l’égalité d’accès aux soins pour les personnes migrantes vulnérables de l’Union européenne.</p>



<p>La réclamation recensait 129&nbsp;cas illustrant le fait que les autorités suédoises refusaient très fréquemment l’accès aux soins à ces personnes, dont beaucoup étaient d’origine rom, ou leur facturaient l’intégralité du coût des traitements. En conséquence, de nombreuses personnes dans ce cas évitaient de solliciter des soins médicaux pourtant nécessaires, ce qui les exposait à de graves risques pour leur vie et leur santé. Cette décision forte doit servir de principe directeur non seulement pour la Suède, mais aussi pour tous les pays de l’Union européenne afin de respecter leur obligation de garantir l’accès aux soins et traitements médicaux pour toutes les personnes, quelle que soit leur situation.</p>
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		<item>
		<title>RDC. Il faut que les autorités cessent de soutenir un groupe armé soupçonné de crimes de guerre</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/rdc-il-faut-que-les-autorites-cessent-de-soutenir-un-groupe-arme-soupconne-de-crimes-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 11:44:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36615</guid>

					<description><![CDATA[<p>RDC. Il faut que les autorités cessent de soutenir un groupe armé soupçonné de crimes de guerre Un groupe armé soutenu par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a tué et torturé des civil·e·s, pillé des biens et enlevé des femmes, les réduisant à l’état d’esclaves sexuelles dans le territoire de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">RDC. Il faut que les autorités cessent de soutenir un groupe armé soupçonné de crimes de guerre</h2>



<p>Un groupe armé soutenu par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a tué et torturé des civil·e·s, pillé des biens et enlevé des femmes, les réduisant à l’état d’esclaves sexuelles dans le territoire de Rutshuru, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a déclaré Amnesty International ce 25 juin.</p>



<p>Le Collectif des mouvements pour le changement-Forces de défense du peuple (CMC-FDP) fait partie des Wazalendo (« patriotes », en swahili), une coalition peu structurée de groupes armés que l’armée congolaise utilise comme forces supplétives dans son combat actuel contre le Mouvement du 23 mars (M23), soutenu par le Rwanda. Le CMC-FDP opère principalement dans le groupement de Bukombo (Rutshuru), contrôlé en ce moment par le M23.</p>



<p>Il conserve des bases isolées à Bukombo et prend pour cible des civil·e·s, souvent de nuit ou dans des zones où les combattants du M23 sont moins nombreux. Après des affrontements avec le M23, des combattants du CMC-FDP se sont vengés sur des personnes qui auraient des liens familiaux avec des membres du M23. Ces atteintes aux droits humains visant des civil·e·s bafouent le droit international humanitaire et pourraient constituer des crimes de guerre.</p>



<p>« Les civil·e·s qui vivent à Bukombo ou aux alentours sont pris au piège, entre la brutalité du M23 et celle du CMC-FDP. Ce qu’ils sont contraints à endurer au quotidien est terrible, en particulier dans les zones isolées où le CMC-FDP agit en toute impunité, a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International.</p>



<p>« Les autorités de la RDC condamnent souvent les violences du M23, comme il se doit, mais ignorent la violence et les atteintes aux droits humains du même ordre commises par les Wazalendo, y compris le CMC-FDP. En réalité, elles cautionnent ces crimes et s’exonèrent de leur obligation de protéger les civil·e·s et de traduire en justice les combattants wazalendo. La communauté internationale doit faire pression sur le gouvernement de la RDC pour qu’il cesse immédiatement de soutenir ces groupes armés. »</p>



<p>Entre mars et avril 2026, Amnesty International a mené des entretiens à distance, réalisés au moyen d’applications téléphoniques sécurisées, avec 16 victimes, survivantes de viols et agressions sexuelles, et membres de la famille de civil·e·s tués, violés, torturés, enlevés ou soumis à des mauvais traitements par des combattants du CMC-FDP entre juin et décembre 2025. Amnesty International a également reçu des informations crédibles de défenseurs des droits humains faisant état de violences similaires imputables à ce groupe dans la région, notamment d’exécutions sommaires et d’incendies d’habitations.</p>



<p>Le 8 juin 2026, Amnesty International a écrit au CMC-FDP pour faire part de ses constatations et demander des informations sur le comportement des commandants et combattants du groupe à l’égard des civil·e·s dans les régions qu’il contrôle. Le porte-parole du CMC-FDP, Héritier Donald Gashegu, a répondu par écrit le 16 juin 2026. Dans ce courrier, le CMC-FDP nie toute responsabilité concernant les atteintes aux droits humains recensées ici et affirme qu’il « demeure attaché au respect des Droits Humains et à la discipline de ses combattants ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">Viols et autres violences sexuelles contre les femmes</h4>



<p>Une femme âgée d’une petite vingtaine d’années a expliqué à Amnesty International que, après que son mari avait rejoint le M23 en mai 2025, des combattants du CMC-FDP l’avaient enlevée à son domicile et maintenue en captivité pendant trois mois. « Ils m’ont donné le choix : soit je partais avec eux, soit ils me tuaient », a-t-elle indiqué.</p>



<p>Elle a déclaré que des combattants du CMC-FDP l’avaient détenue dans une maison sur leur camp et lui avaient présenté un commandant qui allait devenir son « mari ». Chaque jour, les combattants lui donnaient à manger une tasse de taro et de maïs. Elle a ajouté qu’elle avait vu deux autres femmes détenues dans le camp, mais que les combattants avaient menacé de lui tirer dessus si elle leur parlait. Elle a précisé que le commandant l’avait violée à maintes reprises. « Je pensais qu’il me tuerait si je refusais. Il venait tous les soirs [pour avoir des relations sexuelles]. » Cette femme a fui lorsque le M23 a attaqué le camp du CMC-FDP.</p>



<p>Amnesty International s’est également entretenue avec une femme de 22 ans qui a déclaré que des combattants du CMC-FDP l’avaient enlevée en juin 2025, après que son mari avait rejoint le M23. Ils l’avaient emmenée sur leur base de Mudugudu, à Bukombo, où elle a été forcée à devenir la « femme » d’un commandant. « Il a dit : “Si tu ne couches pas avec moi, je te tue.” » Elle a déclaré qu’il y avait quatre autres femmes dans le camp, également forcées à être les « épouses » de combattants.</p>



<p>Elle a ajouté qu’elle avait aussi vu des civil·e·s détenus et maltraités dans le camp. « Ils prenaient des gens et les emmenaient sur la base. Si vous n’aviez rien de valeur, ils vous frappaient. Si vous aviez de la chance, ils vous laissaient tranquilles. Ils mettaient les gens dans des [cellules de détention souterraines]. Ils ont détenu des gens pour gagner de l’argent. » Ces actes s’apparentent au crime de guerre de prise d’otage.</p>



<p>Cette femme a fui en octobre 2025, après que le M23 a attaqué le camp.</p>



<p>Les deux victimes de violences sexuelles avec lesquelles Amnesty International s’est entretenue ont été détenues dans des conditions qui s’apparentent à de l’esclavage sexuel. Elles ont déclaré avoir contracté des infections sexuellement transmissibles à la suite des viols, ce qui leur a causé des douleurs et des souffrances. Ces deux femmes ont été traitées dans des centres de santé, mais de nombreuses victimes de violences sexuelles commises par des groupes armés wazalendo n’ont pas accès à des soins médicaux ou psychologiques adéquats.</p>



<p>L’esclavage sexuel et les autres formes de violences sexuelles perpétrés dans le cadre d’un conflit armé constituent de graves violations du droit international humanitaire qui s’apparentent à des crimes de guerre. Ils bafouent également plusieurs droits humains, notamment le droit à l’égalité et à la non-discrimination, le droit à l’intégrité physique et le droit de ne pas être victime de torture ni d’autres formes de mauvais traitements.</p>



<p>Le CMC-FDP a déclaré qu’il « rejette catégoriquement » les allégations selon lesquelles ses combattants auraient violé, réduit en esclavage sexuel ou forcé des femmes à « épouser » ses commandants. « Aucune plainte, aucun signalement officiel ni aucune saisine n’ont été portés à la connaissance de nos instances disciplinaires ou judiciaires internes concernant les faits évoqués. »</p>



<p>Les dirigeants du CMC-FDP auraient dû avoir connaissance des violences perpétrées par ses commandants. Ils pourraient en être considérés comme complices s’ils savaient que ces violences étaient perpétrées et n’agissaient pas pour les prévenir ou y mettre fin.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Mauvais traitements et autres violences faites aux femmes</h4>



<p>Le 20 novembre 2025, huit personnes, dont une femme enceinte et son mari, se sont réfugiées dans une bananeraie à Mashango, un village de Bukombo, lors d’un échange de tirs entre le M23 et des groupes armés locaux, dont probablement le CMC-FDP.</p>



<p>Des combattants armés les ont retrouvées et leur ont demandé de l’huile de cuisson. « Nous leur avons dit que nous n’avions plus d’huile. Ils ont [alors] pillé tout ce qui se trouvait chez nous et ont brûlé nos maisons. L’un [des combattants] a eu pitié de moi. Il a dit : “Cette femme est enceinte et va bientôt accoucher, nous devons l’épargner.” »</p>



<p>Celle-ci a précisé qu’il s’agissait de combattants du CMC-FDP parce que le groupe disposait d’une base à Mashango, dans le groupement de Bukombo, une région qu’il contrôlait.</p>



<p>Les combattants ont emmené son mari et l’ont tué. « Ils l’ont découpé à la machette. Tout le monde a été tué à la machette. Je suis [ensuite] allée à la recherche des corps… quand nous avons retrouvé les corps, ils étaient déjà en décomposition. » Cette femme a donné naissance à un petit garçon, seule dans la forêt, à 17 h 30 ce jour-là.</p>



<p>Une autre femme victime a expliqué à Amnesty International que son mari avait rejoint le M23 en juin 2025 et que des combattants du CMC-FDP étaient venus chez elle le mois suivant. « Quatre d’entre eux [sont arrivés] à midi, a-t-elle indiqué. Deux avaient des pistolets, les deux autres des fouets. Je leur ai demandé d’avoir pitié de moi parce que j’étais enceinte. Ils ont répondu : “Ta grossesse, ce n’est pas notre problème ; on veut voir ton mari.” Ils m’ont rouée de coups. Ils m’ont frappée et blessée avec un couteau. Le lendemain, j’ai fait une fausse couche. »</p>



<p>Le CMC-FDP a nié l’allégation selon laquelle ils auraient pillé et incendié des maisons.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Homicides motivés par la vengeance et exécutions sommaires</h4>



<p>Neuf victimes et survivantes ont indiqué à Amnesty International que des combattants du CMC-FDP avaient tué leurs maris ou les avaient enlevées parce que leurs fils ou leurs maris avaient rejoint le M23.</p>



<p>Une femme de 35 ans a déclaré qu’un commandant et six combattants du CMC-FDP étaient venus chez elle à Kyahemba, un village du groupement de Bukombo, en novembre 2025. Elle a expliqué que le commandant était entré dans la maison et lui avait demandé : « As-tu laissé [le M23] recruter ton enfant ? » Cette femme a indiqué que son fils de 15 ans était parti sans prévenir au début du mois pour rejoindre le M23. « J’ai répondu que je ne savais pas comment il avait été recruté. À ce moment-là, il a commencé à tirer sur mon mari. » Elle a précisé que son mari avait reçu trois balles dans la poitrine sous les yeux de leurs enfants de huit et six ans. Elle a été informée par la suite que son fils était mort alors qu’il faisait partie du M23.</p>



<p>Selon quatre victimes et les informations communiquées par un défenseur des droits humains, un commandant du CMC-FDP basé à Kyahemba était impliqué dans la détention ou l’homicide de leurs proches.</p>



<p>Une autre femme, Elisabeth*, a déclaré que six combattants du CMC-FDP, dont quatre étaient d’anciens voisins, étaient venus chez elle en novembre 2025, à la recherche de son mari. « Ils nous ont dit de quitter la maison. Ils ont dit : “Vous collaborez avec le [M23]…” Ils se sont comportés comme si [mon mari] était de mèche avec le M23. Ils lui ont tiré à trois reprises dans la poitrine et dans les parties génitales. Après l’avoir abattu, ils ont pillé la maison. Ils sont repartis avec quatre chèvres, des vêtements et des marmites. »</p>



<p>Dans sa réponse à Amnesty International, le CMC-FDP n’a pas précisé les mesures qu’il a prises pour enquêter sur les allégations selon lesquelles ses combattants auraient tué des civils. Il a affirmé qu’il ne disposait pas de suffisamment d’informations pour mener des enquêtes.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Extorsion et menaces</h4>



<p>Avant l’arrivée du M23 dans la région, le CMC-FDP prélevait de l’argent auprès des habitant·e·s, une forme d’impôt appelée lala salama (« dormir paisiblement », en swahili). Ces « impôts » sont prétendument destinés à financer la protection des civil·e·s. Une victime a déclaré que son mari avait rejoint le M23 parce qu’il en avait assez de ces extorsions.</p>



<p>Innocent*, qui travaillait à Kyahemba, a indiqué que des combattants du CMC-FDP l’avaient approché à trois reprises depuis que son fils avait rejoint le M23 en août 2025 et lui avaient demandé de l’argent pour ce motif. Il leur a donné 300 dollars des États-Unis. « À chaque fois, ils me disaient de faire en sorte que mon fils rejoigne leur groupe. J’ai dit que ce n’était pas moi qui l’avais emmené là-bas. Comment j’allais le retrouver ? À chaque fois qu’ils venaient, ils me frappaient. Ils ont brûlé trois maisons, la mienne et deux autres. Ils ont dit qu’ils me tueraient si je ne leur donnais pas d’argent. »</p>



<p>Justine*, une femme de 20 ans, a déclaré que son mari avait fui en juillet ou août de l’année dernière, sans prévenir. En septembre, des combattants du CMC-FDP sont venus chez elle. « Je ressemble à une Tutsi. [Les combattants du CMC-FDP] ont forcé la porte, sont entrés et m’ont fouettée une fois dans le dos et une fois sur la poitrine. Ils m’ont attaché les mains. Ils m’ont dit : “Dis-nous où est ton mari.” » Lorsqu’elle a répondu qu’elle l’ignorait, ils lui ont expliqué qu’ils allaient la conduire à l’un des commandants militaires du CMC-FDP et ont laissé entendre que celui-ci l’obligerait à révéler où se trouvait son mari.</p>



<p>Sur le chemin, l’un des combattants l’a aidée à s’échapper. « Je portais un enfant et le combattant a eu pitié du bébé. Il a dit : “Si tu passes par ici, ils vont te tuer.” »</p>



<p>Justine pensait que la peur avait poussé son mari à rejoindre le M23. Elle a expliqué que, en juillet ou août, le M23 avait menacé son mari en ces termes : « [Tu] es un Tutsi du Rwanda, et tous les Tutsis qui ne rejoignent pas le M23 seront décapités. »</p>



<p>Le CMC-FDP a écrit qu’il n’avait « ni politique ni pratique consistant à exiger des rançons ou des paiements auprès des proches de ceux là ayant rejoint le M23 ou d’un quelconque autre mouvement ennemi. Si des cas isolés de comportements contraires à nos principes existaient, nous serions les premiers intéressés à en connaître les auteurs afin que les mesures appropriées soient prises conformément aux règles de discipline et aux exigences de la justice. »</p>



<p>Les dirigeants du CMC-FDP auraient dû savoir que des pratiques d’extorsion et de rançon se déroulaient, et avaient la responsabilité d’enquêter à leur sujet ainsi que d’amener les combattants impliqués à rendre des comptes. S’ils savaient que ces actions avaient lieu et n’ont pas fait le nécessaire pour y mettre fin, ils pourraient en être considérés comme complices.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Appui de l’armée congolaise au CMC-FDP </h4>



<p>En mai 2023, la RDC a adopté une loi portant création de la Réserve armée de la défense qui prévoyait l’intégration de certains groupes armés locaux, dont le CMC-FDP, dans l’armée congolaise, formant ainsi une force supplétive pour combattre le M23.</p>



<p>Les FARDC aident les groupes armés financièrement et en leur fournissant armes et munitions. En décembre 2025, le ministre des Finances de la RDC a indiqué à la Commission Défense et sécurité de l’Assemblée nationale que l’État versait aux groupes wazalendo 4 millions de dollars des États-Unis par mois. </p>



<p>Selon un document interne du gouvernement militaire du Nord-Kivu obtenu par Ebuteli, un groupe de recherche congolais, le CMC-FDP a reçu plus de 100 000 cartouches de munitions et plus de 100 roquettes de 40 millimètres de la part des FARDC fin 2023 et début 2024. </p>



<p>En juillet 2024, l’Union européenne a sanctionné le commandant en chef du CMC-FDP, Dominique « Domi » Kamanzi Ndaruhutse, pour avoir « commis des actes qui constituent de graves violations des droits humains et atteintes à ces droits ». Cet homme a combattu au sein de différents groupes nyatura (« frapper fort », en kinyarwanda) pendant plus de 10 ans et a, selon le Groupe d’experts des Nations unies sur la RDC, collaboré avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), en particulier dans le groupement de Bwito (territoire de Rutshuru). Les FDLR sont un groupe armé d’opposition opérant dans l’est de la RDC et composé de combattants rwandais et congolais. Elles comptent dans leurs rangs d’anciens membres des Interahamwe et d’anciens soldats rwandais responsables du génocide de 1994, ainsi que des combattants qui n’ont pas participé au génocide.</p>



<p>« Il est inacceptable que l’armée congolaise continue à soutenir les combattants du CMC-FDP en dépit des terribles atteintes aux droits humains qu’ils infligent aux civil·e·s, a déclaré Tigere Chagutah. Le groupe se livre à des violences effrénées depuis des années. Il faut que les autorités congolaises mettent fin immédiatement à la collaboration avec le CMC-FDP et les autres groupes wazalendo commettant des exactions, ainsi qu’à l’appui qu’elles leur prêtent, et qu’elles les amènent à rendre des comptes. »</p>



<p class="has-text-align-right has-x-small-font-size"><em>* Des pseudonymes sont utilisés afin de protéger l’identité des personnes interrogées, pour des raisons de sécurité et de confidentialité</em></p>
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		<title>Que peut-on faire pour endiguer les violences sexuelles liées aux conflits ?</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/que-peut-on-faire-pour-endiguer-les-violences-sexuelles-liees-aux-conflits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 12:04:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que peut-on faire pour endiguer les violences sexuelles liées aux conflits ? De la Syrie à Israël et au territoire palestinien occupé, de la République démocratique du Congo à l&#8217;Éthiopie et au Myanmar, les violences sexuelles liées aux conflits se produisent partout dans le monde avec une régularité dévastatrice. Elles sont perpétrées par des forces [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Que peut-on faire pour endiguer les violences sexuelles liées aux conflits ?</h2>


<section id="section-70aa535f" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<p><strong><em>Attention : cet article aborde des questions liées aux violences sexuelles qui peuvent réveiller des traumatismes. Il est publié dans le but de sensibiliser la population à ces crimes et à la nécessité de rendre justice.</em></strong></p>

</div></section>


<p>De la Syrie à Israël et au territoire palestinien occupé, de la République démocratique du Congo à l&rsquo;Éthiopie et au Myanmar, les violences sexuelles liées aux conflits se produisent partout dans le monde avec une régularité dévastatrice. Elles sont perpétrées par des forces gouvernementales et des groupes armés dans le but de terroriser et contrôler les populations, punir ceux qui sont considérés comme des opposants et déplacer de force des communautés. En outre, il s&rsquo;agit de crimes qui sont rarement dénoncés. Lauren Aarons, conseillère principale au sein du programme Genre, conflit et justice internationale d’Amnesty International, répond à des questions cruciales afin de comprendre l’ampleur de ce fléau, et de percevoir ce qui doit être fait afin d’y remédier et de soutenir les victimes.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Qu’entend-on par « violences sexuelles liées aux conflits » ?</h4>



<p>Lorsqu’on évoque les violences sexuelles liées aux conflits, on pense souvent en premier lieu au viol, mais ce phénomène va bien au-delà. Il englobe l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, la stérilisation forcée, la traite des personnes à des fins d’exploitation sexuelle, ainsi que les menaces de viol ou de sévices sexuels. La violence sexuelle ne se limite pas à une agression physique, mais comprend toute une série d’actes, physiques ou non, qui portent atteinte à l’autonomie et à l’intégrité sexuelles. Elle se caractérise souvent par l’humiliation, la domination et la destruction.</p>



<p>Récemment, j’ai discuté avec des femmes palestiniennes de Gaza qui ont déclaré avoir été soumises à des fouilles à nu invasives par des forces israéliennes pendant leur détention. Certaines ont affirmé l’avoir subi à plus de 10 reprises, y compris alors qu’elles avaient les yeux bandés ou étaient menottées, ou pendant qu’elles étaient la cible de moqueries et de railleries. Si les fouilles à nu sont légales dans des circonstances limitées, y recourir à des fins coercitives, punitives ou d’humiliation peut s’apparenter à une forme de violence sexuelle, un acte de torture ou un mauvais traitement au regard du droit international.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Qui sont les auteurs ?</h4>



<p>Parfois, les auteurs de violences sexuelles liées aux conflits sont des membres de groupes armés ; parfois, il s’agit de forces gouvernementales, de personnel pénitentiaire ou de milices agissant aux côtés des États. Le lien avec le conflit peut prendre de nombreuses formes loin du champ de bataille, notamment dans le contexte de la détention, des déplacements de population, de l’occupation ou de l’effondrement des institutions et des systèmes de protection. Les violences sexuelles liées aux conflits peuvent être opportunistes, tolérées par les commandants ou s’inscrire dans une stratégie globale. En vertu du droit international, elles sont interdites par le droit international humanitaire et relatif aux droits humains. En fonction des circonstances, elles peuvent constituer un acte de torture, un crime de guerre, un crime contre l&rsquo;humanité et/ou un acte de génocide.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les violences sexuelles liées aux conflits concernent-elles uniquement les femmes et les filles ?</h4>



<p>Les femmes et les filles sont touchées de manière disproportionnée par les violences sexuelles liées aux conflits en raison des inégalités de genre et de la discrimination bien ancrées. Cependant, des personnes de tous genres sont touchées. Les hommes, les garçons et les personnes LGBTQI sont également victimes de ces crimes, notamment dans les lieux de détention, aux postes de contrôle, lors des déplacements de population et dans des situations de traite ou d&rsquo;exploitation d’êtres humains.</p>



<p>Amnesty International a observé le recours à la violence sexuelle comme forme de torture à l&rsquo;encontre d&rsquo;hommes et de garçons en Syrie, ou ciblant des personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, réelles ou supposées, au Yémen, entre autres.</p>



<p>Les répercussions sont souvent spécifiques au genre. Les femmes et les filles peuvent être confrontées à des grossesses non désirées, à des complications gynécologiques, à l’exclusion sociale ou au mariage forcé. Les hommes et les garçons évoquent souvent une réprobation sociale très forte et une honte immense en lien avec les idées délétères sur la masculinité, ce qui les rend réticents à divulguer leur situation. Quant aux victimes LGBTQI, elles craignent d’être poursuivies en justice, de subir des représailles ou d’être exclues des services d’aide.</p>



<h4 class="wp-block-heading">À quelle fréquence ces crimes sont-ils signalés ?</h4>



<p>De très nombreuses victimes de violences sexuelles liées aux conflits ne se manifestent pas. La plupart de celles avec lesquelles nous nous sommes entretenus n’avaient jamais officiellement dénoncé ce qui leur était arrivé. Certaines craignaient qu’on ne les croit pas, d’autres redoutaient des représailles ou le rejet social. Dans de nombreuses situations, elles n’ont pas accès à des soins de santé confidentiels, à un accompagnement psychosocial ni à des mécanismes de signalement fiables qui permettraient de libérer la parole.</p>



<p>Enquêter sur ces crimes s’avère extrêmement difficile en période de conflit actif. Parfois, il est impossible de se rendre sur place, il n’y a pas de preuves médicolégales disponibles et les victimes ont été déplacées à l’étranger. Par exemple, tandis que les autorités israéliennes ont pris des mesures pour enquêter sur les crimes commis lors des attaques du 7 octobre 2023 par des groupes armés palestiniens dans un contexte compliqué, l’absence de recueil de preuves dans les premiers jours ayant suivi ces attaques a entraîné la perte d’éléments cruciaux, qui auraient notamment pu permettre de mieux comprendre la nature des violences sexuelles perpétrées.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Quelles sont les conséquences à long terme des violences sexuelles liées aux conflits ?</h4>



<p>Pour les victimes, les conséquences peuvent être dévastatrices et irrémédiables. Elles souffrent parfois de blessures physiques graves, d’infections sexuellement transmissibles, de grossesses non désirées, d’infertilité et de troubles de santé mentale à long terme, notamment de traumatismes, de dépression et de syndrome de stress post-traumatique.</p>



<p>Les membres de la famille sont eux aussi touchés directement. On les oblige parfois à assister à ces atrocités, ce qui constitue en soi une forme de mauvais traitement. D’autres sont confrontés à un traumatisme intergénérationnel. Certains enfants nés à la suite de violences sexuelles sont victimes de rejet et d’exclusion. Dans certains contextes, les conséquences se répercutent sur plusieurs générations et sur des groupes entiers.</p>



<h4 class="wp-block-heading">À quelle fréquence la justice est-elle rendue dans les affaires de violences sexuelles liées aux conflits ?</h4>



<p>Rarement. C’est un aspect très difficile dans ces affaires : l’impunité demeure la norme et les victimes obtiennent très rarement justice. Les auteurs de ces actes tirent souvent parti de la faiblesse des systèmes judiciaires, d’une protection politique, de l’insécurité ou du manque d’accès aux tribunaux. Lorsque des poursuites sont engagées, les violences sexuelles sont fréquemment ignorées ou reléguées au second plan. Par exemple, de nombreux membres du groupe armé État islamique (EI) et de Boko Haram sont poursuivis pour des infractions liées au terrorisme, sans qu’aucun chef d’accusation ne reflète spécifiquement les cas de violences sexuelles signalées par les victimes.</p>



<p>De même, les membres des forces armées nationales bénéficient souvent de l&rsquo;impunité. Amnesty International a recensé de nombreux cas de violences sexuelles commises par les forces de sécurité nigérianes à l&rsquo;encontre de femmes et de filles touchées par le conflit avec Boko Haram, mais très rares sont ceux qui ont eu à rendre des comptes.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Qu’est-ce qu’une « approche centrée sur les victimes » s’agissant de lutter contre les violences sexuelles liées aux conflits ?</h4>



<p>Une approche centrée sur les victimes consiste à placer au premier rang leurs droits, leur dignité, leur autonomie et leurs priorités. Ce concept est fortement mis en avant dans le cadre des travaux du Conseil de sécurité de l’ONU sur les violences sexuelles liées aux conflits, mais son principe est en réalité très simple : les victimes ne doivent pas subir de nouveau traumatisme, ni être instrumentalisées ou traitées comme de simples éléments de preuve dans des affaires pénales. Elles doivent bénéficier de soins de santé, d’un soutien psychosocial, d’une assistance juridique et d’une protection ; elles doivent pouvoir prendre des décisions éclairées sur le fait de porter plainte pour les violences subies et participer aux processus étatiques de décisions qui les concernent.</p>



<p>Les soins de santé doivent être complets et inclure un volet en matière de sexualité et de procréation. Les victimes de viol et d’autres formes de violences sexuelles peuvent avoir besoin d’un traitement contre les infections sexuellement transmissibles, d’un soutien psychosocial, de soins de santé maternelle, d’une contraception d’urgence ou de services d’avortement dans des conditions sûres. Leur refuser ces soins risque d’aggraver le traumatisme, de mettre en péril leur santé et leur vie, et de constituer une violation supplémentaire.</p>



<p>Ce que toutes les victimes nous disent, c’est que la justice revêt un sens différent selon chacune. Certaines souhaitent que des poursuites soient engagées et donnent lieu à un procès au tribunal. D’autres évoquent avant tout les soins de santé, l’aide financière, ou simplement que quelqu’un reconnaisse ce qui leur est arrivé. Beaucoup ont des proches portés disparus ou soumis à une disparition forcée, et leur priorité est donc de les retrouver. Une réponse réellement centrée sur les victimes suppose d’écouter ces priorités, au lieu de supposer que toutes souhaitent la même chose. Cela implique de reconnaître et de soutenir les efforts déployés par les victimes pour s’organiser, documenter les violations, se soutenir mutuellement et militer en faveur de la justice.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Qu’entend-on par « réparations » et pourquoi les peines de prison ne suffisent-elles pas ?</h4>



<p>Les réparations sont des mesures visant à reconnaître et réparer le préjudice subi par les victimes de violations des droits humains. Elles englobent l’indemnisation financière, les soins médicaux et psychologiques, l’éducation, l’aide aux moyens de subsistance, la commémoration, les excuses officielles, les réformes juridiques et les garanties de non-répétition. Les réparations ne se substituent pas à l’obligation pénale de rendre des comptes : les deux sont des pierres angulaires de la justice.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Que doivent faire les gouvernements pour stopper les violences sexuelles liées aux conflits ?</h4>



<p>Les gouvernements doivent agir afin de prévenir les violences sexuelles liées aux conflits, mener sans délai des enquêtes sur toutes les allégations et traduire les auteurs présumés en justice dans le cadre de procès équitables. Ils doivent veiller à ce que les victimes aient accès à des soins de santé, à un soutien psychosocial, à des réparations, et soient protégées contre tout nouveau préjudice, en tenant compte de leurs priorités et de leurs besoins.</p>



<p>Les violences sexuelles liées aux conflits ne viennent pas de nulle part. Elles sont étroitement liées aux inégalités de genre, à la discrimination, à la militarisation, à la pauvreté et aux systèmes généraux d’exclusion et d’impunité. L’action menée ne doit pas se limiter à de beaux discours, mais s’attaquer aux conditions qui favorisent leur multiplication.</p>



<p>Et il y a autre chose : trop souvent, les États font preuve d’une indignation sélective. Ils condamnent les violences sexuelles lorsqu’elles sont imputables à des adversaires politiques et ignorent les allégations visant leurs forces ou leurs alliés. Ou encore, ils clament leur soutien à certaines victimes, et le refusent à d’autres &#8211; notamment aux personnes migrantes, réfugiées ou accusées d’être associées à des groupes armés non étatiques. Pourtant, toutes les victimes méritent le même engagement en faveur de la justice.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Comment les gens peuvent-ils contribuer à endiguer ces crimes dans leurs pays ?</h4>



<p>Chacun·e peut contribuer à lutter contre les violences sexuelles liées aux conflits en demandant à son gouvernement de prendre des mesures concrètes : enquêtes crédibles, poursuites judiciaires, octroi de réparations et soutien réel aux victimes.</p>



<p>Chacun·e peut également apporter son soutien &#8211; financier, politique et public &#8211; aux organisations qui travaillent directement auprès des victimes, notamment les associations de victimes, les groupes locaux dirigés par des femmes, les organisations d’aide aux réfugié·e·s, les personnes chargées de fournir une aide juridique et les spécialistes des traumatismes.</p>



<p>Enfin, il est essentiel de s&rsquo;opposer systématiquement aux violences sexuelles, quelles que soient l&rsquo;identité des victimes ou celle des auteurs. La solidarité doit transcender les clivages ethniques, nationaux, religieux et les conflits, partout dans le monde.</p>
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		<title>« Cette Coupe du monde a privé les supporters LGBT+ de leurs droits comme aucune autre »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 06:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Cette Coupe du monde a privé les supporters LGBT+ de leurs droits comme aucune autre » Un membre de Three Lions Pride explique pourquoi son organisation n&#8217;assistera pas à la Coupe du monde cette année Robert*, 33 ans, fait partie de Three Lions Pride, l’association officielle de supporters LGBT+ de l’équipe nationale de football [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">« Cette Coupe du monde a privé les supporters LGBT+ de leurs droits comme aucune autre »</h2>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Un membre de Three Lions Pride explique pourquoi son organisation n&rsquo;assistera pas à la Coupe du monde cette année</strong></h5>



<p>Robert*, 33 ans, fait partie de Three Lions Pride, l’association officielle de supporters LGBT+ de l’équipe nationale de football d’Angleterre. Cette organisation a pour objectif de fournir un espace sûr, inclusif et très visible pour les supporters de football queer et leurs allié·e·s. Cependant, cette année, elle a décidé de ne pas assister à la Coupe du monde de la FIFA 2026 par crainte pour la sécurité de ses membres.</p>



<p>Mon premier souvenir de football est la défaite d’Arsenal contre Liverpool en finale de la Coupe d’Angleterre en 2001. J’étais désespéré. L’année suivante, l’Angleterre a perdu contre le Brésil lors de la Coupe du monde, et je me souviens encore de Ronaldinho faisant un lob au-dessus de David Seaman. Pour moi, le football était passionnant, les matchs étaient des montagnes russes émotionnelles.</p>



<p>Aller à des matchs avec mon père est devenu un rituel hebdomadaire. Il était un grand fan d’Arsenal, donc si je devais aimer le football, c’était Arsenal ou rien. L’ambiance était merveilleuse, électrique. J’étais prêt à aller voir n’importe quel match ; je voulais juste regarder du football, quel que soit le titre joué.</p>



<p>À l’adolescence, je savais que j’étais différent, mais je n’avais pas les outils pour le comprendre. Cependant, je commençais à saisir que tous les chants homophobes lors des matchs étaient dirigés contre des gens comme moi. Ils me donnaient l’impression que le football ne m’aimait pas. Et même si j’adorais le football, ce n’était pas un espace où je pouvais être moi-même – mes deux identités, grand fan de foot et personne queer, ne pourraient jamais fusionner.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>J’ai dû choisir entre moi-même et le football</strong></h5>



<p>Après cette prise de conscience, j’ai arrêté d’aller aux matchs et je les ai juste regardés à distance. Je pense que tous les supporters LGBT+ ont traversé une période où ils ont eu l’impression de devoir choisir entre être eux-mêmes et aller voir du football.</p>



<p>Avant la Coupe du monde en Russie, j’ai décidé de créer Three Lions Pride avec des amis. Il y avait des groupes LGBTQI+ pour certains clubs, mais pas pour nos équipes nationales.</p>



<p>Nous avons commencé à aller en groupe aux matchs de l’équipe d’Angleterre et c’est ainsi que Three Lions Pride est née. Sa création nous a permis de parler des problèmes auxquels nous serions confrontés lors des coupes du monde en Russie et au Qatar. Nous avons également pu assister à des matchs en groupe, pour veiller les uns sur les autres et assurer notre sécurité grâce au nombre.</p>



<p>En 2016, les supporters anglais n’avaient pas la meilleure des réputations, donc les gens étaient de toute façon prudents lorsqu’ils allaient voir des matchs, mais la présence de ce groupe a vraiment apporté quelque chose de puissant et a permis à des personnes qui pensaient qu’il n’y aurait jamais d’espace pour elles de comprendre que finalement, il y en avait un.</p>



<h5 class="wp-block-heading">On n’entend plus autant de slogans homophobes aujourd’hui</h5>



<p>La situation s’est nettement améliorée dans le football européen, en particulier au Royaume-Uni. On n’entend plus autant de slogans homophobes et, s’il y en a, d’autres supporters qui ne sont peut-être pas eux-mêmes LGBTQI+ interpellent leurs auteurs. Par exemple, je peux aller voir un match maquillé, en jupe, etc. Je suis allé en Allemagne pour l’Euro et c’était génial.</p>



<p>Les supporters anglais forment eux-mêmes un groupe qui se soutient mutuellement et veulent juste que tout le monde puisse encourager l’équipe d’Angleterre. Voir cela a vraiment redonné de la force à beaucoup de nos membres. Sans eux, les personnes LGBT+ n’auraient pas obtenu de telles améliorations sur le plan des droits humains.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Nous ne nous rendrons pas à la Coupe du monde cette année</h5>



<p>Pourtant, malgré tout notre travail, nous ne nous rendrons pas à la Coupe du monde cette année. Je suis allé en Russie, j’ai œuvré en faveur des droits humains au Qatar, mais c’est la première coupe du monde masculine à laquelle je ne prête pas vraiment attention.</p>



<p>Lorsque j’ai appris qu’elle se déroulerait au Canada, aux États-Unis et au Mexique, je me suis dit que ce serait la première fois que je pourrais vraiment en profiter et être moi-même.</p>



<p>Cette édition promettait d’être divertissante et agréable, mais maintenant je m’inquiète sur le plan humain. En tant que supporters LGBT+, nous ne pouvons pas nous concentrer uniquement sur le football, nous devons être constamment sur nos gardes : « Suis-je en sécurité ici ? Dois-je faire personnellement attention à ma sécurité ? »</p>



<p>En tant que personne queer, je ne serais pas en mesure d’être moi-même de manière visible dans un certain nombre de lieux de la Coupe du monde et cela dépend directement des décideurs politiques, des mesures d’application de la loi et de l’orientation prise aux États-Unis en particulier. On a le sentiment d’être trahis, car ce n’est pas cela qui a été vendu aux gens. Si vous regardez le processus d’appel d’offres et les discussions en amont, la réalité est totalement différente. Le manque d’engagement de la FIFA et des organisateurs est stupéfiant.</p>



<p>Cette Coupe du monde a privé les fans LGBT+ de leurs droits comme aucune autre parce qu’elle était porteuse d’énormément d’espoir. Nous savions que celle en Russie allait être difficile. Nous savions que celle au Qatar allait être quasiment impossible pour nous. Mais celle-ci était tellement prometteuse.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Nous regarderons depuis l’extérieur</h5>



<p>L’équipe d’Angleterre a été excellente ces dernières années et nous pourrions aller en finale, mais une fois de plus, les supporters LGTBQI+ la regarderont jouer depuis l’extérieur.</p>



<p>Bien que l’objectif de Three Lions Pride soit la visibilité, notre travail consiste également à soutenir nos supporters queer en leur apportant des conseils et de l’aide pour voyager. Et nous ne pouvons pas dire en conscience que les gens pourront assister à la Coupe du monde de cette année en toute sécurité s’ils se présentent comme des supporters ouvertement LGBT+, donc nous n’aurons aucune visibilité sur place et c’est un choix que nous avons fait en connaissance de cause.</p>



<p>Aux États-Unis en particulier, où les lois varient d’un État à l’autre, nous constatons un recul dangereux des droits humains, notamment pour les personnes transgenres. Si des personnes transgenres participaient, elles seraient confrontées à un risque énorme de violence et de discrimination. Nous devrions recommander à nos membres d’essayer de paraître cisgenres et hétérosexuels.</p>



<p>Si nous participions, nous exposerions les personnes LGBT+ à des risques de violences, d’altercations physiques et de problèmes avec la police. Et en cas de problèmes avec la police, vous risquez également d’être expulsé et confronté à l’ICE. Il est arrivé que des personnes LGBT+ soient détenues par l’ICE pendant une certaine durée dans des conditions horribles.</p>



<h5 class="wp-block-heading">L’irresponsabilité préjudiciable de la FIFA</h5>



<p>Le football, c’est une communauté mondiale qui se rassemble pour profiter de ce magnifique sport, mais la FIFA le ternit à la fois par ses actions et par son inaction.</p>



<p>Elle doit dialoguer réellement et efficacement avec les supporters afin de ne pas décevoir l’espoir et l’optimisme que le football peut susciter. À l’heure actuelle, elle semble plus soucieuse de se plier à des régimes qui ne respectent pas les normes auxquelles ils devraient se conformer. Ce n’est pas ça, le football.</p>



<p>Nous ne pouvons pas dire que ce sera une coupe du monde d’espoir, de tolérance et d’acceptation de la diversité. Néanmoins, nous continuerons à travailler avec des organisations telles qu’Amnesty International pour transmettre un message unifié, extrêmement fort et puissant de respect de toutes le personnes en tant qu’êtres humains égaux et pour demander à terme des comptes à la FIFA.</p>



<p>Il est temps que la FIFA change de cap. Et si elle ne le fait pas, elle court le risque de détruire un sport merveilleux.</p>



<p class="has-text-align-right has-x-small-font-size"><em>*Le nom a été changé à des fins de protection</em></p>


<section id="section-12c14db9" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">
<figure class="actionBlock actionBlock--wide"><div class="actionBlock-figure"><img decoding="async" width="480" height="230" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/05/315635-480x230.jpg" class="actionBlock-image aiic-ignore" alt="" /><span class="actionBlock-label">appel à l&#039;action</span></div><figcaption class="actionBlock-content"><p>INTERPELLEZ LA FIFA ET LES PAYS HÔTES : POUR UNE COUPE DU MONDE SANS PEUR, SANS RÉPRESSION, SANS EXCUSES.</p><a class="btn btn--fill btn--large" href=https://www.amnesty.lu/nos-petitions/interpellez-la-fifa-et-les-pays-hotes-pour-une-coupe-du-monde-sans-peur-sans-repression-sans-excuses/>signez notre pétition</a></figcaption></figure>
</div></section>



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		<title>Afghanistan. Le nouveau code autorisant le mariage des enfants aggrave la situation déjà désastreuse des droits des femmes et des filles</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/afghanistan-le-nouveau-code-autorisant-le-mariage-des-enfants-aggrave-la-situation-deja-desastreuse-des-droits-des-femmes-et-des-filles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 14:28:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Afghanistan. Le nouveau code autorisant le mariage des enfants aggrave la situation déjà désastreuse des droits des femmes et des filles Le nouveau décret des talibans autorisant le mariage des enfants constitue la dernière salve en date de l’offensive menée contre les droits des femmes et des filles en Afghanistan, écrit Amnesty International dans sa [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Afghanistan. Le nouveau code autorisant le mariage des enfants aggrave la situation déjà désastreuse des droits des femmes et des filles</h2>



<p>Le nouveau décret des talibans autorisant le mariage des enfants constitue la dernière salve en date de l’offensive menée contre les droits des femmes et des filles en Afghanistan, écrit Amnesty International dans sa nouvelle analyse juridique.</p>



<p>Publié au Journal officiel par les talibans le 14 mai 2026, le décret n° 18 intitulé « Code sur la séparation judiciaire des époux » définit les conditions dans lesquelles les femmes et les filles peuvent demander la dissolution d’un mariage. Il comprend des dispositions qui entérinent les mariages arrangés pendant l’enfance et restreignent la capacité des femmes et des filles à contester ce type d’unions ou à y mettre un terme.</p>



<p>« Ce code aggrave encore la situation déjà désastreuse des droits des femmes et des filles en Afghanistan. Il les prive de toute autonomie en supprimant toute notion de consentement, en accordant aux hommes de la famille le contrôle sur les arrangements matrimoniaux et en offrant très peu de recours pour contester les mariages forcés. Ses dispositions, prises dans leur globalité, institutionnalisent et normalisent le mariage des enfants », a déclaré Isabelle Lassee, directrice régionale adjointe pour l’Asie du Sud à Amnesty International.</p>



<p>Avant la publication de ce code, il n&rsquo;existait pas de loi talibane codifiée régissant spécifiquement la séparation des époux. Les conflits conjugaux et les séparations étaient traités par le biais d&rsquo;une combinaison de décrets religieux talibans, d&rsquo;interprétations de la jurisprudence hanafite (issue de la charia) et de pratiques judiciaires informelles ou très discrétionnaires, sous le contrôle des juges talibans.</p>



<p>Ce code instaure des critères très problématiques en matière de consentement au mariage : par exemple, le silence d’une fille ayant atteint l’âge de la puberté est interprété comme un consentement. De tels critères augmentent le risque de contrainte et d’intimidation, ce qui conduit à des mariages forcés. Les pouvoirs étendus accordés aux pères et aux grands-pères pour arranger les mariages de mineures favorisent le mariage des enfants, et les mariages arrangés par des parents plus éloignés sont également reconnus comme juridiquement valides sous certaines conditions.</p>



<p>« Ce code renforce un système de tutelle masculine qui centralise l’autorité sur la vie personnelle des femmes, en violation de leur statut de détentrices de droits à part entière », a déclaré Isabelle Lassee.</p>



<p>Ce décret n&rsquo;est pas conforme au droit international relatif aux droits humains, qui garantit la protection contre les mariages d’enfants et les mariages forcés, l’égalité dans le mariage et exige un consentement clair, libre et mutuel.</p>



<p>Par ailleurs, les filles qui souhaitent contester leur mariage se heurtent à d&rsquo;importants obstacles juridiques et procéduraux, puisqu’il leur faut obtenir l&rsquo;accord d’un tribunal et ce uniquement lorsqu’elles ont atteint l’âge de la puberté. Ce décret reflète une discrimination flagrante liée au genre, car les hommes ne sont pas soumis à de tels écueils lorsqu&rsquo;ils souhaitent dissoudre leur mariage. Ils peuvent généralement divorcer de manière unilatérale sans avoir besoin de témoins, de confirmation judiciaire ni de démarches complexes.</p>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec cinq spécialistes du droit afghan au sujet de ce code.</p>



<p>Najla Rahil, vice-présidente du Barreau indépendant d’Afghanistan (AIBA) en exil et fondatrice de l’Organisation pour l’identité des femmes, a déclaré : « Il s’agit d’une loi ouvertement misogyne qui porte gravement atteinte aux droits fondamentaux des femmes, en particulier celles qui sont confrontées à des difficultés familiales […] Ces dispositions restreignent la liberté des femmes de choisir leur conjoint, confient aux hommes le pouvoir de décider de l’adéquation du mariage et créent des obstacles insurmontables lorsque le mari est absent ou porté disparu. »</p>



<p>Un avocat de la défense basé en Afghanistan, qui a souhaité conserver l&rsquo;anonymat, a déclaré : « Les talibans démontrent une nouvelle fois qu’ils fondent leur approche envers les femmes et les enfants sur le fait de restreindre les libertés, de rogner les droits fondamentaux et de renforcer les structures patriarcales traditionnelles. Ces réglementations reflètent une volonté de normaliser et de légitimer des pratiques qui limitent l&rsquo;indépendance, l&rsquo;autonomie et la dignité humaine des femmes et des filles. »</p>



<p>Amnesty International engage la communauté internationale à prendre des mesures immédiates, par le biais de pressions diplomatiques et d’un engagement fondé sur des principes avec les autorités talibanes de facto, afin d’exiger qu’elles abrogent les lois et décrets restrictifs, rétablissent un système judiciaire officiel, restaurent l’état de droit et protègent les droits humains en Afghanistan.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Avant août 2021, le Code civil afghan fixait l&rsquo;âge légal du mariage pour les filles à 16 ans, tandis que les mariages impliquant des filles de moins de 15 ans étaient érigés en infraction pénale en vertu de la loi de 2009 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes. L&rsquo;Afghanistan disposait également de mécanismes juridiques et institutionnels visant à lutter contre la violence et la discrimination à l&rsquo;égard des femmes et des filles, notamment des tribunaux aux affaires familiales, des unités spécialisées au sein du bureau du procureur général et du ministère de l&rsquo;Intérieur, ainsi qu’une commission de haut niveau chargée de traiter les violences faites aux femmes, les mariages d’enfants et les questions de séparation des familles.</p>



<p>Ces mesures de protection étaient souvent appliquées de manière chaotique et des problèmes majeurs subsistaient ; elles offraient néanmoins aux femmes et aux filles des recours juridiques pour se protéger et avoir accès à la justice. Aujourd’hui, les talibans ont démantelé ces lois et ces structures institutionnelles au profit de systèmes profondément discriminatoires et répressifs qui aggravent encore les inégalités de genre et restreignent les droits et l’autonomie des femmes.</p>



<p>Ces dispositions s&rsquo;inscrivent dans un contexte général marqué par la multiplication des restrictions des droits des femmes et des filles, notamment en matière d&rsquo;accès à l&rsquo;éducation, d’emploi et de participation à la vie publique.</p>



<p>En Afghanistan, le système judiciaire officiel s&rsquo;est effondré après le retour au pouvoir des talibans et, en novembre 2022, le chef suprême des talibans a donné l&rsquo;ordre de mettre pleinement la charia en œuvre dans le pays. Selon des informations relayées par les médias et s&rsquo;appuyant sur des rapports de l&rsquo;ONU, depuis leur retour au pouvoir en août 2021, les talibans ont publié plus de 470 décrets, directives et ordonnances, dont 79 visaient spécifiquement les femmes et les filles.</p>
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		<title>Russie. Les écoles sont devenues des « fabriques de la docilité », par le biais de l’endoctrinement et de la surveillance des enfants par l&#8217;État</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/russie-les-ecoles-sont-devenues-des-fabriques-de-la-docilite-par-le-biais-de-lendoctrinement-et-de-la-surveillance-des-enfants-par-letat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 16:25:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Russie. Les écoles sont devenues des « fabriques de la docilité », par le biais de l’endoctrinement et de la surveillance des enfants par l&#8217;État Les autorités russes privent les enfants du droit à une éducation de qualité, en utilisant des manuels et des cours saturés de propagande, dans le but d’endoctriner les élèves et [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Russie. Les écoles sont devenues des « fabriques de la docilité », par le biais de l’endoctrinement et de la surveillance des enfants par l&rsquo;État</h2>



<p>Les autorités russes privent les enfants du droit à une éducation de qualité, en utilisant des manuels et des cours saturés de propagande, dans le but d’endoctriner les élèves et de justifier la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, tout en réprimant la liberté d’expression, la réflexion indépendante et l’accès à l’information, a déclaré Amnesty International lundi 1er juin.</p>



<p>Une nouvelle synthèse, intitulée <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/06/EUR4609562026ENGLISH.pdf"><em><strong>“Only Official Sources”: Indoctrination in the Russian Educational System</strong></em></a>, décrit comment des enfants, à travers la Russie et les zones occupées par la Russie en Ukraine, sont soumis à une idéologie oppressive d’État au moyen d’un programme scolaire contrôlé de manière centralisée. Elle explique aussi que les enseignant·e·s sont chargés d’effectuer un suivi de leurs élèves en ligne, de compiler des fichiers contenant des informations sur leurs opinions, et de signaler aux autorités les points de vue dissidents sur des questions politiques et sociales.</p>



<p>« Jadis temples du savoir, les écoles russes sont en passe d’être converties en fabriques de la docilité. C’est l’État russe lui-même qui définit ce que les enfants doivent apprendre au sujet de la Russie, des pays voisins et du reste du monde. Si l’utilisation de l’école à des fins de propagande politique n’est pas spécifique à la Russie, l’intensité et l’ampleur des efforts déployés par le Kremlin afin de placer l’endoctrinement au cœur du système éducatif sont systémiques », a déclaré Marie Struthers, directrice pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale à Amnesty International.</p>



<p>« Les manuels scolaires russes présentent une vision univoque de l’histoire, qui justifie toutes les décisions de Moscou d’employer la force contre les nations voisines. Ils présentent les agressions russes contre l’Ukraine comme une nécessité historique et une question de survie nationale, tandis que toute opinion s’écartant de cette perspective est qualifiée d’ »hostile » ou de « destructrice » ».</p>



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<h4 class="wp-block-heading">Une vision du monde, un enseignement uniforme</h4>



<p>Depuis 2023, le ministère russe de l&rsquo;Éducation a introduit une série unique de manuels d’histoire et de supports éducatifs obligatoires comparant la Russie à une « forteresse assiégée », niant ou minimisant l’identité et la souveraineté ukrainiennes, et présentant toutes les interventions militaires soviétiques et russes comme nécessaires ou légitimes.</p>



<p>L’éducation ne peut respecter le droit relatif aux droits humains et normes associées lorsqu&rsquo;elle est conçue pour priver les enfants de la possibilité de se forger une opinion propre et d’apprendre à réfléchir de manière indépendante et critique durant leurs années de formation. La démarche de la Russie est contraire à ses obligations en vertu d’un certain nombre de traités internationaux relatifs aux droits humains, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant, qui prévoit que l’éducation a pour objectif d’« [i]nculquer à l’enfant le respect des droits de l&rsquo;homme et des libertés fondamentales » et prépare les enfants à assumer les responsabilités de la vie au sein d’une société libre, dans un esprit « de compréhension, de paix, de tolérance, d&rsquo;égalité entre les sexes et d&rsquo;amitié entre tous les peuples ».</p>



<p>Les tentatives de la Russie de préparer une population étudiante à une obéissance inconditionnelle sont renforcées au moyen de la coercition, du suivi et du profilage.</p>



<p>« Les autorités russes introduisent des mesures dites de profilaktika, qui impliquent à la fois de répandre leur propagande et de soumettre les élèves à une surveillance clandestine constante, à l’école et en dehors, notamment en ligne. Si cela est accompli dans le but affiché de prévenir l’ »extrémisme », le « terrorisme » et les « idéologies destructrices », ces consignes encouragent dans les faits le passage au crible des opinions politiques, religieuses et personnelles de mineur·e·s », a déclaré Marie Struthers.</p>



<h4 class="wp-block-heading">De la protection à la surveillance</h4>



<p>Les écoles sont encouragées à identifier les élèves et les membres du personnel dont les opinions, l’activité en ligne et les associations illustrent leur déloyauté ou leur vulnérabilité face à des influences « destructrices » &#8211; dont la définition est si vague qu’elles incluent les groupes d’opposition pacifique et de la société civile. Figurent parmi elles la Fondation anticorruption d’Alexeï Navalny, mort en détention, le mouvement de protestation de jeunesse Vesna et le « mouvement international LGBT » &#8211; qui n’existe pas, puisqu’il s’agit d’une invention judiciaire employée pour criminaliser le militantisme en faveur des droits des personnes LGBTI -, qui ont tous été visés par des poursuites pour s’être seulement exprimés en faveur des droits humains.</p>



<p>Même afficher des formes d’opposition qui ne sont pas officiellement interdites en Russie, telles que le fait d’évoquer l’impact négatif sur le niveau de vie de la guerre en Ukraine, pourrait être perçu comme un signal d’alarme, à la suite duquel les élèves concernés sont considérés comme « à risque », leurs opinions sur la guerre, les « valeurs traditionnelles » et la politique gouvernementale étant alors enregistrées et transmises à l’administration scolaire, à la police ou aux services de sécurité.</p>



<p>« Les autorités russes ont montré qu’elles ne reculeront devant rien pour imposer leur discours profondément politisé et idéologique à la prochaine génération, et garantir que celles et ceux qui ne se plient pas à ces règles soient détectés et sanctionnés. Cela porte atteinte aux droits des enfants à la vie privée et à la liberté d’expression et d’association, sape la confiance à l’intérieur des établissements scolaires et prive les enfants de leur individualité », a déclaré Marie Struthers.</p>



<p>« L’esprit d’un enfant n’appartient pas à l’État. Il semble pourtant que les autorités russes traitent les classes comme un terreau que l’on doit inspecter afin de pouvoir détecter les jeunes pousses de l’opposition civique, et les arracher avant qu’elles ne se développent. »</p>



<p>Amnesty International demande aux autorités russes de veiller à ce que le programme scolaire, les manuels et les autres supports éducatifs n’étouffent pas, ni ne préviennent, la libre expression et le libre échange d’opinions, ne contiennent pas de désinformation, et ne compromettent pas le respect des droits humains. Les élèves et enseignant·e·s doivent se voir accorder l’accès à un large éventail de sources et être en mesure de parler librement d’histoire et de l’actualité sans craintes de représailles.</p>



<p>Les autorités doivent : abroger les lois et règlements qui punissent l’expression pacifique ou excluent les voix dissidentes de l’éducation ; faire cesser immédiatement la surveillance et le profilage illégaux d’élèves et d’enseignant·e·s ; détruire les données obtenues illégalement ; proposer des recours utiles et des réparations aux personnes affectées, et amener les responsables présumés de violations à rendre des comptes.</p>



<p>Amnesty International demande également à la communauté internationale : de soulever ces questions avec les autorités russes dans toutes les instances ; de soutenir le travail indépendant effectué par la société civile afin de combattre la propagande et la persécution dans l’enseignement ; d’aider les personnes victimes de telles persécutions, notamment en leur accordant des visas lorsque cela est nécessaire ; et de garantir que l’aide au développement ne soit pas utilisée pour perpétuer ces violations.</p>



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		<title>Canada. Un nouveau rapport d&#8217;Amnesty International dénonce des propos xénophobes et racistes qui sont le moteur d&#8217;une haine en ligne contre les femmes et les personnes LGBTQI+ racisées.</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/canada-un-nouveau-rapport-damnesty-international-denonce-des-propos-xenophobes-et-racistes-qui-sont-le-moteur-dune-haine-en-ligne-contre-les-femmes-et-les-personnes-lgbtqi-racisees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 07:13:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36171</guid>

					<description><![CDATA[<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/canada-un-nouveau-rapport-damnesty-international-denonce-des-propos-xenophobes-et-racistes-qui-sont-le-moteur-dune-haine-en-ligne-contre-les-femmes-et-les-personnes-lgbtqi-racisees/">Canada. Un nouveau rapport d&rsquo;Amnesty International dénonce des propos xénophobes et racistes qui sont le moteur d&rsquo;une haine en ligne contre les femmes et les personnes LGBTQI+ racisées.</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<section id="geo" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack section--has-bg-image" style="background-image:url(https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2023/03/fond-jaune-1920x710.jpg);height:auto;"><div class="container">

<p style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--80);padding-left:var(--wp--preset--spacing--80)"><strong>Canada. Amnesty International dénonce dans un nouveau rapport l&rsquo;augmentation des violences numériques intersectionnelles. L&rsquo;organisation documente une vague de haine xénophobe, raciste et misogyne ciblant les femmes et les personnes LGBTQI+ racisées.</strong></p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
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</div>

</div></section>

<section id="section-b5f3f908" class="section wp-block-amnesty-core-section section--textBlack" style=""><div class="container">

<p>Un nouveau rapport de recherche innovant d’Amnesty International détaille le «&nbsp;cocktail virulent&nbsp;» de haine xénophobe, raciste et misogyne dont sont la cible les femmes et les personnes LGBTQI+ racisées au Canada.</p>



<p>Intitulé <strong><em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/05/Hate_is_intersectional_EN_4.pdf">La haine est intersectionnelle. Violences en ligne liées au genre et xénophobes contre les femmes et les personnes 2ELGBTI+ racisées au Canada</a></em></strong>, ce rapport dénonce tout un éventail de propos et de tactiques toxiques qui se diffusent sur les réseaux sociaux tandis que les discours anti-migrant·e·s se multiplient en ligne et hors ligne. En accompagnement de ce rapport sont publiées de nouvelles vidéos et images pour les réseaux sociaux, dans le cadre de la campagne mondiale d’Amnesty International <em>Demandons plus de sécurité en ligne</em>, afin de contrer la haine sur Internet par des messages essentiels de résistance, d’inclusion et d’espoir.</p>



<p>«&nbsp;Nous sommes au cœur d’une épidémie d’incitation numérique à la haine, visant à intimider, déshumaniser et attaquer les femmes et les personnes LGBTQI+ migrantes racisées, a déclaré Shreshtha Das, chercheur·euse et conseiller·ère d’Amnesty International sur les questions de genre.</p>



<p>«&nbsp;Ces attaques exposent les femmes et les personnes LGBTQI+ racisées à un cocktail virulent de haine misogyne, xénophobe et raciste ancré dans les idées du suprémacisme blanc. En dénonçant ces discours de haine fallacieux et la manière dont ils se répandent, nous espérons attirer l’attention sur leurs conséquences néfastes, aider les victimes à obtenir l’aide dont elles ont besoin et contribuer au travail des militant·e·s qui les combattent.&nbsp;»</p>



<p>Pour parvenir à leurs conclusions, les chercheurs et chercheuses d’Amnesty International se sont appuyés sur l’analyse assistée par ordinateur de milliers de publications et de commentaires parus sur les réseaux sociaux, ainsi que sur des entretiens avec des femmes noires ou autochtones et d’autres personnes racisées de sexe féminin ou LGBTQI+ qui avaient subi des violences liées au genre facilitées par la technologie. (Le sigle LGBTQI+ désigne les personnes qui s’identifient comme lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queers ou intersexes, et peut inclure d’autres groupes minoritaires victimes de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.)</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Nous sommes au cœur d’une épidémie d’incitation numérique à la haine, visant à intimider, déshumaniser et attaquer les femmes migrantes et les personnes LGBTQI+ racisées</p>
<cite>Shreshtha Das, chercheur·euse et conseiller·ère d’Amnesty International sur les questions de genre</cite></blockquote>


<p>L’analyse d’Amnesty International a révélé que les migrant·e·s racisés et les autres personnes perçues comme telles (en particulier les femmes et les personnes LGBTQI+) faisaient régulièrement l’objet d’attaques racistes, homophobes et misogynes, prenant notamment la forme d’insultes misogynes, de propos racistes déshumanisants les assimilant à des animaux ou à des maladies, et de discours les qualifiant de «&nbsp;fardeaux&nbsp;» économiques et les désignant comme des cibles d’exclusion, d’expulsion et de violence.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les effets néfastes sur la santé physique et mentale</strong></h2>



<p>Sans surprise, ces attaques ont des effets délétères sur les personnes visées. Les femmes et les personnes LGBTQI+ racisées interrogées pour le rapport ont fait état de graves préjudices en matière de santé mentale et physique, qui ont à leur tour eu des conséquences sur leur vie de famille et leur carrière. La journaliste Erica Ifill, victime d’une attaque haineuse organisée en 2022, a déclaré à Amnesty International qu’elle avait sombré dans une profonde dépression quand la campagne de haine en ligne avait commencé. «&nbsp;C’était extrêmement difficile. C’était déprimant. J’étais sous le choc […] J’aime qualifier ça de lynchage numérique. J’ai été lynchée en ligne.&nbsp;»</p>



<p>Or, les victimes interrogées pour le rapport ont indiqué n’avoir trouvé que peu voire pas de tout de recours auprès de la justice par les voies officielles. En l’absence de protections structurelles adéquates, certaines ont recouru à une forme d’autocensure, par exemple en rendant privés leurs comptes sur les réseaux sociaux, en quittant certaines plateformes ou en étant plus sélectives dans leurs publications.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Les changements politiques ne suffisent pas »</strong></h3>



<p>Face à ce constat, Amnesty International conclut son rapport par une série de recommandations politiques visant à battre en brèche les discours de haine, à réduire la violence et le harcèlement en ligne et à garantir un soutien global aux victimes de violences liées au genre facilitées par la technologie.</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Les responsables politiques de tous bords ont la responsabilité de dénoncer les discours haineux lorsqu’ils y sont confrontés. Et nous ne devons pas les laisser cautionner – et encore moins se permettre de tenir – des propos déshumanisants qui menacent la sécurité des gens, en ligne et dans la rue</p>
<cite>Ketty Nivyabandi, secrétaire générale d’Amnesty International Canada (section anglophone)</cite></blockquote>


<p>«&nbsp;Les décideurs et décideuses canadiens doivent prendre de toute urgence des mesures pour empêcher la circulation des discours xénophobes, racistes et misogynes sur Internet et remédier au problème de façon globale, a déclaré Ketty Nivyabandi, secrétaire générale d’Amnesty International Canada (section anglophone). Ils doivent aussi avoir conscience que les changements politiques ne suffisent pas. Les responsables politiques de tous bords ont la responsabilité de dénoncer les discours haineux lorsqu’ils y sont confrontés. Et nous ne devons pas les laisser cautionner –&nbsp;et encore moins se permettre de tenir&nbsp;– des propos déshumanisants qui menacent la sécurité des gens, en ligne et dans la rue.&nbsp;»</p>


<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Pour combattre ce phénomène, il faut mettre en place une résistance et une solidarité collectives afin de faire taire la haine, de bâtir un pouvoir commun et d’œuvrer ensemble à transformer notre monde</p>
<cite>Elaheh Sajadi, chargée de campagne sur les droits liés au genre au sein de la section anglophone d’Amnesty International Canada</cite></blockquote>


<p>Parallèlement à la publication de ce rapport, Amnesty International a lancé une campagne sur les réseaux sociaux ciblée sur le Canada afin de contrer les discours de rejet de l’«&nbsp;autre&nbsp;» qui divisent les populations, font des migrant·e·s des boucs émissaires et alimentent les violences liées au genre facilitées par la technologie dans l’objectif de réduire au silence les femmes, ainsi que les militant·e·s LGBTQI+ et les journalistes qui combattent ces discours. Les sympathisant·e·s de l’organisation sont invités à partager la vidéo de cette campagne, à dénoncer ces discours partout où ils apparaissent et à résister à leur diffusion en amplifiant les messages de solidarité –&nbsp;en affirmant haut et fort que nous sommes mieux tous ensemble.</p>



<p>« Ce à quoi nous assistons, ce n’est pas seulement à la tenue de propos préjudiciables, mais à un effort coordonné visant à exclure certaines voix du paysage, a déclaré Elaheh Sajadi, chargée de campagne sur les droits liés au genre au sein de la section anglophone d’Amnesty International Canada. Pour combattre ce phénomène, il faut mettre en place une résistance et une solidarité collectives afin de faire taire la haine, de bâtir un pouvoir commun et d’œuvrer ensemble à transformer notre monde. »</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/canada-un-nouveau-rapport-damnesty-international-denonce-des-propos-xenophobes-et-racistes-qui-sont-le-moteur-dune-haine-en-ligne-contre-les-femmes-et-les-personnes-lgbtqi-racisees/">Canada. Un nouveau rapport d&rsquo;Amnesty International dénonce des propos xénophobes et racistes qui sont le moteur d&rsquo;une haine en ligne contre les femmes et les personnes LGBTQI+ racisées.</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>UE. Appel urgent lancé en faveur d&#8217;une loi européenne sur le viol fondée sur le principe « Oui, c’est oui » à la suite du vote du Parlement européen</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/ue-appel-urgent-lance-en-faveur-dune-loi-europeenne-sur-le-viol-fondee-sur-le-principe-oui-cest-oui-a-la-suite-du-vote-du-parlement-europeen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 13:49:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En réaction au vote du Parlement européen sur un rapport réclamant une nouvelle fois une définition du viol fondée sur le consentement au niveau de l&#8217;Union européenne, Dinushika Dissanayake, directrice régionale ajointe pour l’Europe à Amnesty International, a déclaré : « Amnesty International salue le rapport du Parlement européen qui lance un nouvel appel sans [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En réaction au vote du Parlement européen sur un rapport réclamant une nouvelle fois une définition du viol fondée sur le consentement au niveau de l&rsquo;Union européenne, Dinushika Dissanayake, directrice régionale ajointe pour l’Europe à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« Amnesty International salue le rapport du Parlement européen qui lance un nouvel appel sans équivoque en faveur d’une définition du viol fondée sur le consentement à l’échelle de l&rsquo;Union européenne.</p>



<p>« À l&rsquo;heure où les gros titres font état d&rsquo;académies du viol en ligne et de réseaux organisés d&rsquo;exploitation sexuelle d&rsquo;enfants, et où des victimes comme Gisèle Pelicot déploient des efforts considérables pour raconter leur histoire afin de sensibiliser les citoyennes et citoyens aux violences, cet appel devrait résonner avec force dans l&rsquo;esprit des décideuses et décideurs européens.</p>



<p>« La  » culture du viol « , qui repose sur des préjugés et des stéréotypes de genre délétères et les perpétue, cherche à banaliser, voire à justifier les violences sexuelles dans nos sociétés. Dans l’Union européenne, une femme sur six est victime de violences sexuelles à l’âge adulte, et une sur 10 sera violée au cours de sa vie.</p>



<p>« Au-delà d&rsquo;une définition du viol fondée sur le consentement, la promotion d&rsquo;une culture du consentement dans toute l&rsquo;Union européenne reposera sur une approche intersectionnelle et centrée sur les victimes, sur une éducation complète à la sexualité et sur des campagnes de sensibilisation de la population et des programmes de prévention.</p>



<p>« La Commission européenne doit désormais proposer une législation en vue d’établir une définition du viol fondée sur le consentement à l’échelle de l’Union européenne. Enfin, les États membres de l’UE qui ne l’ont pas encore fait doivent rapidement aligner leur définition du viol sur celle inscrite dans la Convention d’Istanbul . »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Depuis des années, Amnesty International fait campagne en faveur de l’adoption d’une définition du viol fondée sur le consentement dans les législations et les politiques nationales. Des victoires ont été remportées dans de nombreux pays grâce aux victimes et aux militant·e·s qui se sont mobilisés pour faire évoluer la législation et les attitudes sociales, en s&rsquo;appuyant sur une vérité simple : tout rapport sexuel sans consentement est un viol.</p>



<p>En 2018, alors qu’Amnesty International menait ses premières recherches sur les législations relatives au viol en Europe, seuls huit pays disposaient de définitions du viol fondées sur le consentement. Depuis, 13 autres en ont adopté : la Croatie, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, Malte, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, la République tchèque, la Slovénie et la Suisse. Dans certains pays, comme la Suède et l’Espagne, la loi inclut l’approche « Oui, c’est oui » : le consentement consiste à exprimer activement et de diverses manières, verbales ou non, le désir d’avoir un rapport sexuel.</p>
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		<title>Russie. Le Réseau LGBT russe est qualifié d’« extrémiste » tandis que la répression se durcit contre les droits des personnes LGBTI</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/russie-le-reseau-lgbt-russe-est-qualifie-d-extremiste-tandis-que-la-repression-se-durcit-contre-les-droits-des-personnes-lgbti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 13:51:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un tribunal de la deuxième plus grande ville de Russie a décidé de qualifier l’ONG Réseau LGBT russe d’« organisation extrémiste » et d’interdire ses activités sur tout le territoire national, ce qui ne fera qu’accentuer la marginalisation des personnes LGBTI et de leurs droits fondamentaux, a déclaré Amnesty International le 27 avril 2026. Le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Un tribunal de la deuxième plus grande ville de Russie a décidé de qualifier l’ONG Réseau LGBT russe d’« organisation extrémiste » et d’interdire ses activités sur tout le territoire national, ce qui ne fera qu’accentuer la marginalisation des personnes LGBTI et de leurs droits fondamentaux, a déclaré Amnesty International le 27 avril 2026.</p>



<p>Le tribunal municipal de Saint-Pétersbourg a prononcé son jugement à l&rsquo;issue d&rsquo;audiences à huis clos, ce qu’avait demandé le ministère de la Justice, dans les deux mois qui ont suivi des décisions similaires qualifiant d&rsquo;« organisations extrémistes » quatre autres groupes LGBTI : Vykhod (« Coming out ») à Saint-Pétersbourg, le Centre de ressources LGBT d&rsquo;Ekaterinbourg, le Centre communautaire de Moscou pour les initiatives LGBT+, l’association LGBTI Irida à Samara et Parni+, un projet médiatique orienté sur les thèmes LGBTI.</p>



<p>« Lorsqu’en novembre 2023, la Cour suprême a interdit le “ mouvement LGBT international “ – qui n’existe pas – en le qualifiant d’“ extrémiste ”, il était évident que les autorités ne s’arrêteraient pas là. La désignation du Réseau LGBT russe et d’autres organisations comme “ extrémistes ” est un maillon de la chaîne de persécutions et d’injustices qu’infligent les autorités russes aux personnes LGBTI, a déclaré Marie Struthers, directrice du programme Europe de l’Est et Asie centrale à Amnesty International.</p>



<p>« Depuis près de 20 ans, le Réseau LGBT russe rassemble des militant·e·s de tout le pays, apporte une aide d&rsquo;urgence et mène des recherches essentielles sur la discrimination et la violence à l&rsquo;encontre des personnes LGBTI. L’interdire est un coup dur prémédité porté aux personnes LGBTI et à leurs alliés. »</p>



<p>Les défenseur·e·s des droits, les militant·e·s et les bénévoles de la communauté LGBTI jouent un rôle essentiel en proposant un soutien juridique, psychologique et social, en recensant les violations et en évacuant les personnes en danger. Malgré leur action légitime en faveur des droits humains, un nombre croissant d’organisations sont arbitrairement désignées comme « extrémistes ».</p>



<p>« Les autorités russes doivent cesser de détourner la législation de lutte contre l’extrémisme pour réprimer la communauté LGBTI, mettre fin aux politiques homophobes et garantir aux personnes LGBTI les droits à la liberté d’expression, à la liberté d’association et à la non-discrimination, conformément au droit international relatif aux droits humains. Il faut abroger complètement les lois discriminatoires visant et criminalisant les personnes LGBTI et annuler les décisions judiciaires qualifiant le “ mouvement LGBT international ” et certaines associations d’“ extrémistes ” », a déclaré Marie Struthers.</p>



<h4 class="wp-block-heading">De nouvelles représailles et mesures pour faire taire les personnes LGBTI</h4>



<p>Depuis fin 2025, les autorités ont durci la répression à l&rsquo;encontre des droits des personnes LGBTI par le biais de poursuites pénales, d&rsquo;arrestations et d&rsquo;amendes visant des individus, des rassemblements privés et des plateformes médiatiques.</p>



<p>Le 8 décembre 2025, un tribunal de Tcherkessk a condamné un habitant de la République de Karatchaïevo-Tcherkessie à deux ans et demi de prison pour avoir rejoint un groupe de discussion et publié des commentaires qui, selon les autorités, promeuvent des « relations sexuelles non traditionnelles ». Le 4 décembre 2025, un tribunal d&rsquo;Oulianovsk a assigné à résidence trois habitants accusés d&rsquo;« avoir organisé et participé aux activités d&rsquo;une organisation extrémiste » au motif qu’ils étaient à l’initative de soirées privées sur le thème LGBTI et de spectacles de drag queens, entre janvier 2024 et décembre 2025.</p>



<p>En janvier 2026, l&rsquo;artiste drag Alexandre Kniagine a fui la Russie après avoir été inscrit sur une liste fédérale de personnes recherchées à la suite d&rsquo;une descente de police effectuée le 1er novembre 2025 dans un lieu accueillant un événement LGBTI à Kirov.</p>



<p>Le 18 décembre 2025, Sasha (Alexandra) Kazantseva, intervenante en éducation sexuelle et militante LGBTI, a été condamnée par contumace à neuf ans d’emprisonnement pour, entre autres, diffusion de « fausses informations » sur les forces armées russes et participation présumée à un « mouvement LGBT extrémiste ». À la fin de l’année 2025, au moins 23 procédures pénales avaient été engagées pour « extrémisme » en lien avec des activités LGBTI. Le 23 mars, un tribunal de Tchita, en Sibérie orientale, a condamné Tatiana Zorina, une entrepreneuse de 23 ans, à quatre ans de colonie pénitentiaire pour avoir « organisé des activités d’une organisation extrémiste » dans une discothèque dont elle était copropriétaire.</p>



<p>Les autorités ont également recours à de lourdes amendes pour réprimer le soutien aux droits des personnes LGBT. Le 2 février, trois plaintes pour « propagande LGBT » présumée ont été déposées contre Evgueni Pisemski, fondateur du projet médiatique interdit Parni+ et de l’ONG Phoenix Plus, auparavant qualifiée d’« agent de l’étranger » qui avait ensuite choisi de se dissoudre. Ce même mois, le journaliste Vadim Vaganov a été condamné à une amende de 100 000 roubles (1 135 euros) pour « propagande LGBT » – sa troisième amende de ce type – et a rapidement fait l&rsquo;objet d&rsquo;une quatrième procédure administrative. Les 18 et 25 février, le journaliste Iaroslav Raspoutine a écopé de deux amendes distinctes de 200 000 roubles (2 270 euros) pour des publications sur les réseaux sociaux.</p>



<p>Le 16 avril, un tribunal de Saratov a condamné l&rsquo;agence de presse Saratov Business Consulting à une amende de 500 000 roubles (5 680 euros) pour avoir publié une critique de la série télévisée Heated Rivalry qui, selon les autorités, fait de la « propagande LGBT ».</p>



<p>« Outre les poursuites pénales et les amendes administratives, nous assistons à une exclusion systématique des personnes LGBTI de la vie publique, notamment par le biais de la censure et de mesures visant les institutions culturelles, les éditeurs, les librairies, les plateformes de streaming et les espaces en ligne », a déclaré Marie Struthers.</p>



<p>Le 2 février 2026, un tribunal de Moscou a condamné un haut responsable du service de streaming Wink à une amende de 200 000 roubles (2 270 euros) pour avoir permis l’accès à des films traitant de thèmes LGBTI. Le 11 février, de grandes plateformes – Kinopoisk, Ivi et Wink – ont été condamnées à des amendes comprises entre 3 et 3,5 millions de roubles (34 000 à 39 800 euros) pour la même « infraction ». Le 20 avril, un tribunal a condamné la plateforme de jeux vidéos Roblox à une amende de 8 millions de roubles (90 000 euros).</p>



<p>Le 30 janvier 2026, la maison d&rsquo;édition féministe No Kidding Press, qui avait cessé ses activités, a été condamnée à une amende de 800 000 roubles (90 800 euros) pour avoir publié et distribué la bande dessinéee L&rsquo;Origine du monde, de l&rsquo;auteure suédoise Liv Strömquist. Le même mois, des poursuites ont été engagées contre la chaîne de librairies Chitai-gorod – Bukvoed pour avoir commercialisé différents ouvrages, dont le roman de science-fiction d’Ursula Le Guin, La Main gauche de la nuit. Auparavant, le 26 novembre 2025, le roman de Stephen King Ça avait été retiré de la vente à la suite de plaintes invoquant une « propagande LGBT ».</p>



<p>Le 21 avril 2026, les forces de l&rsquo;ordre ont interpellé le directeur de la maison d&rsquo;édition Eksmo, Evgueni Kapiev, ainsi que plusieurs employé·e·s, dans le cadre d&rsquo;une plainte pour « extrémisme » visant Popcorn Books, une maison d’édition spécialisée dans la littérature sur la thématique LGBTI. Ils ont ensuite été remis en liberté après avoir été interrogés en tant que témoins dans le cadre de cette affaire pénale.</p>
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		<title>Ukraine. La Cour suprême reconnaît un couple homosexuel comme une famille, une avancée importante pour les droits des personnes LGBTI</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/ukraine-la-cour-supreme-reconnait-un-couple-homosexuel-comme-une-famille-une-avancee-importante-pour-les-droits-des-personnes-lgbti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 14:22:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Victoires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ukraine. La Cour suprême reconnaît un couple homosexuel comme une famille, une avancée importante pour les droits des personnes LGBTI En réaction à la décision de la Cour suprême d&#8217;Ukraine, qui a confirmé le jugement rendu par une juridiction inférieure reconnaissant un couple homosexuel comme une famille de facto, Veronika Velch, directrice d&#8217;Amnesty International Ukraine, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/ukraine-la-cour-supreme-reconnait-un-couple-homosexuel-comme-une-famille-une-avancee-importante-pour-les-droits-des-personnes-lgbti/">Ukraine. La Cour suprême reconnaît un couple homosexuel comme une famille, une avancée importante pour les droits des personnes LGBTI</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:39px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Ukraine. La Cour suprême reconnaît un couple homosexuel comme une famille, une avancée importante pour les droits des personnes LGBTI</h2>



<p>En réaction à la décision de la Cour suprême d&rsquo;Ukraine, qui a confirmé le jugement rendu par une juridiction inférieure reconnaissant un couple homosexuel comme une famille de facto, Veronika Velch, directrice d&rsquo;Amnesty International Ukraine, a déclaré :</p>



<p>« En refusant d’annuler ce jugement, la Cour suprême confirme la conclusion du tribunal de première instance selon laquelle les couples de même sexe ont le droit d&rsquo;être reconnus comme une famille.</p>



<p>« Il s&rsquo;agit d&rsquo;un précédent majeur. La Cour suprême établit clairement que les organisations tierces ne peuvent pas se servir des tribunaux pour s&rsquo;immiscer dans la vie privée des gens ou tenter d’annuler les décisions protégeant les personnes LGBTI en invoquant des arguments vagues et absurdes en lien avec la  » morale publique « .</p>



<p>« Cette décision renforce également un principe majeur : les tribunaux doivent protéger les droits à la vie privée et familiale et veiller à ce qu’ils ne puissent pas être bafoués par des acteurs cherchant à imposer des opinions discriminatoires par le biais du système judiciaire.</p>



<p>« Cette décision n&rsquo;introduit pas la reconnaissance juridique des partenariats entre personnes de même sexe en Ukraine, mais reconnaît la réalité des relations familiales ; c’est un grand pas en avant pour la protection des droits des personnes LGBTI. »</p>


<section id="section-b74d1dbe" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>L&rsquo;affaire concerne un diplomate ukrainien en poste en Israël et son compagnon, militant de la société civile.</p>



<p>En juin 2024, une fois nommé à son poste à l&rsquo;étranger, ce diplomate a souhaité que son compagnon l’accompagne en tant que membre de sa famille. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a refusé de lui accorder cette permission, invoquant la législation ukrainienne qui définit le mariage comme l&rsquo;union entre un homme et une femme.</p>



<p>Le couple a alors porté l&rsquo;affaire devant les tribunaux. En juin 2025, le tribunal du district de Desniansky à Kiev a établi que les deux hommes vivent ensemble en tant que famille.</p>



<p>Le mouvement civique « Vsі Razom ! » a ensuite déposé un recours en cassation auprès de la Cour suprême afin d&rsquo;annuler cette décision.</p>



<p>La Cour suprême a rejeté ce recours, estimant qu&rsquo;une organisation qui n&rsquo;était pas partie au litige et dont les droits ou obligations n&rsquo;étaient pas directement affectés par la décision n&rsquo;était pas habilitée à la contester. De ce fait, la décision du tribunal de première instance est toujours en vigueur.</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/ukraine-la-cour-supreme-reconnait-un-couple-homosexuel-comme-une-famille-une-avancee-importante-pour-les-droits-des-personnes-lgbti/">Ukraine. La Cour suprême reconnaît un couple homosexuel comme une famille, une avancée importante pour les droits des personnes LGBTI</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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