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	<title>Défenseur·e·s des droits humains Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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	<title>Défenseur·e·s des droits humains Archives | Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Israël. L’attaque de missile lancée par l’Iran, qui a tué neuf civil·e·s « doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 07:41:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël. L’attaque de missile lancée par l’Iran, qui a tué neuf civil·e·s « doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre » Une frappe de missile menée par les autorités de la République islamique d’Iran contre la ville israélienne de Beit Shemesh, qui a tué neuf civil·e·s &#8211; notamment quatre adolescent·e·s -, doit [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Israël. L’attaque de missile lancée par l’Iran, qui a tué neuf civil·e·s « doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre »</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>La frappe contre le quartier de Ramat Lehi a détruit la synagogue de Tiferet Israel</li>



<li>Une nouvelle enquête montre qu’aucun objectif militaire ne se trouvait à proximité du lieu de la frappe</li>



<li>« L’arme employée dans cette frappe est terriblement imprécise » &#8211; Erika Guevara-Rosas</li>
</ul>



<p>Une frappe de missile menée par les autorités de la République islamique d’Iran contre la ville israélienne de Beit Shemesh, qui a tué neuf civil·e·s &#8211; notamment quatre adolescent·e·s -, doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre, a déclaré Amnesty International dans une nouvelle enquête.</p>



<p>La frappe, survenue juste avant 14 heures, heure locale, le 1er mars dans le quartier de Ramat Lehi, a détruit la synagogue Tiferet Israel et causé des dégâts de grande ampleur à l’abri anti-bombes situé en dessous. Quelque 46 personnes ont également été blessées.</p>



<p>Amnesty International a analysé des preuves numériques authentifiées, rendues publiques sur les réseaux sociaux, de même que des photos et des vidéos que l’organisation a recueillies sur le site de la frappe, et a déterminé qu’un missile balistique iranien a été utilisé dans cette attaque.</p>



<p>« L’arme employée dans le cadre de la frappe de l’Iran contre le quartier de Ramat Lehi en Israël est terriblement imprécise et transporte une énorme ogive, ce qui la rend totalement inadaptée à une utilisation dans des zones civiles densément peuplées », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice des recherches, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International.</p>



<p>Les recherches d’Amnesty International n’ont pas conclu à la présence de cibles militaires légitimes dans la proximité immédiate du lieu de l’attaque. L’objectif militaire le plus proche du site d’impact semble être une base militaire située près de la ville de Sdot Micha, qui se trouve à environ 3,5 kilomètres à l’ouest.</p>



<p>« Cette attaque a détruit une synagogue et un abri anti-bombes &#8211; deux sites qui auraient dû permettre aux civil·e·s de trouver refuge et de se mettre en sécurité. Neuf civil·e·s ont été tués, parmi lesquels quatre mineur·e·s. Cette frappe doit donner lieu à une enquête pour crime de guerre », a déclaré Erika Guevara-Rosas.</p>



<p>« L’utilisation par les autorités iraniennes d’un missile balistique dans cette frappe en fait une attaque sans discrimination et donc une violation du droit international humanitaire. Le fait de lancer une attaque sans discrimination qui blesse ou tue des civil·e·s ou endommage des biens de caractère civil est un crime de guerre. Une enquête indépendante et impartiale doit être diligentée, et toute personne dont la responsabilité pénale est attestée par suffisamment d’éléments de preuve doit être traduite en justice dans le cadre d’un procès équitable. »</p>



<p>Amnesty International a confirmé l’authenticité de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrant une munition tombant sur la ville de Beit Shemesh. La trajectoire de la munition et l’ampleur des dégâts sur la scène de la frappe correspondent à l’utilisation d’un missile balistique transportant une large ogive, plutôt qu’un missile de croisière ou une munition de plus petite taille transportée par un drone. Des images des effets de la frappe montrent la synagogue anéantie, ainsi que des dégâts de grande ampleur dans un rayon d’environ 500 mètres.</p>



<p>Les médias israéliens ont signalé que l’ogive utilisée pesait environ 500 kg. Amnesty International n’est pas en mesure de confirmer la charge de l’arme employée. Une analyse de 2024 sur la précision des missiles balistiques iraniens a déterminé que ceux-ci manquent régulièrement leur cible d’au moins un demi-kilomètre.</p>



<p>Entre les 16 et 19 mars, Amnesty International a recueilli les propos de quatre personnes ayant survécu à l’attaque, et d’un secouriste arrivé peu après la frappe. L’organisation a aussi analysé des images satellite du site avant et après l’attaque afin de confirmer l’ampleur de la destruction.</p>



<h4 class="wp-block-heading">« Nous sommes tous désespérés. Nous sommes brisés »</h4>



<p>Neuf civil·e·s ont été tués : trois membres d’une fratrie &#8211; Sara Biton, 13 ans, Avigail Biton, 15 ans, et Yaakov Biton, 17 ans ; Gabriel Revah, 16 ans ; Oren Katz, 46 ans ; Sara Elimelech, 67 ans, et sa fille, Ronit Elimelech, 45 ans ; et Bruria Cohen, 76 ans, et son fils, Yossi Cohen, 41 ans.</p>



<p>Le rabbin Yitzak Biton a perdu trois de ses enfants dans cette attaque. Le matin de l’attaque, il avait donné un cours à des personnes étudiant la Torah. Ses deux filles, Sara et Avigail, ont convaincu son fils Yaakov de se rendre à l’abri anti-bombes le plus proche avec elles, tandis que lui, son épouse Tamar, et Rachel, sa fille de quatre ans, sont restés à leur domicile à un pâté de maison de la synagogue.</p>



<p>Il a déclaré à Amnesty International : « Le plafond et le toit [de leur maison] se sont effondrés [&#8230;] J’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu la zone où se trouvait la synagogue. Elle était en feu, et de la fumée très noire s’élevait vers le ciel. J’avais peur d’y aller [&#8230;] Quand j&rsquo;ai trouvé le courage de le faire, j’ai vu que la synagogue était complètement détruite, et que l’abri [anti-bombes] était éventré. L’abri n’était pas sûr. Il n’a fourni aucune protection.</p>



<p>« J’ai perdu, non pas un, ni deux, mais trois enfants [&#8230;] En un jour, brutalement, la moitié de la famille a disparu. »</p>



<p>Sarah Fanny Amar, 53 ans, se trouvait dans l’abri quand le missile s’est abattu sur la synagogue. Elle a déclaré à Amnesty International : « Il y a eu un grand fracas [&#8230;] J’étais suspendue à du métal, et couverte par du métal. Avant l’explosion, j’étais assise, alors l’onde de choc m’a fait tomber. Autour de moi tout était sombre et poussiéreux [&#8230;] Le plafond s’est écroulé sur moi [&#8230;] J’ai commencé à marcher, mais je ne pouvais presque rien voir, et j’ai avancé à tâtons. Je marchais sur des décombres et des gens [&#8230;] Dehors, il y avait du feu [&#8230;] Des voitures brûlaient [&#8230;] Je suis arrivée sur l’herbe et c’est là que je me suis effondrée. J’ai ouvert les yeux dans une ambulance.</p>



<p>« Avec ces bombes, on n’a plus aucune envie de vivre, de dormir, de manger [&#8230;.] Je ne peux pas vivre comme cela [&#8230;] Même dans l’abri, on n’est pas en sécurité [&#8230;] Je connaissais toutes les personnes qui ont été tuées. »</p>



<p>Nissim Edery, 71 ans, était assis avec son voisin à une centaine de mètres du site de l’attaque. Il a déclaré à Amnesty International : « Au moment de l’explosion, l’onde de choc m’a projeté à quatre ou cinq mètres [&#8230;] J’ai compris qu’un missile s’était abattu sur notre quartier [&#8230;] J’ai marché vers l’explosion, et il y avait un énorme incendie et de la fumée [&#8230;] C’était incroyable de voir la destruction causée par ce missile.</p>



<p>« Je connais trois des victimes, un garçon et ses deux sœurs. Cela m&rsquo;a arraché le cœur [&#8230;] Nous sommes tous désespérés. Nous sommes brisés. »</p>



<p>Reuven Harow, 56 ans, est un secouriste chevronné travaillant pour le service médical d’urgence Magen David Adom. Il est arrivé sur place une dizaine de minutes après l’attaque. Il a déclaré à Amnesty International : « Des personnes sortaient couvertes de sang et d’hématomes [&#8230;] Personne ne savait où le missile était tombé &#8211; il y avait des dégâts partout [&#8230;]</p>



<p>« Des corps avaient explosé [&#8230;] Des restes humains sont restés par terre pendant des heures. On s’est concentrés sur le sauvetage des rescapé·e·s [&#8230;] Les personnes qui prodiguaient des soins sur place &#8211; elles soignaient des membres de leur famille et des amis de la famille qu’elles connaissaient depuis des années. Tout le monde connaît tout le monde ici [&#8230;] Je n’arrêtais pas de répéter « Ça ne peut pas être vrai » [&#8230;] J’avais l’impression de regarder un film. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe en Iran, et ont mené des milliers de frappes dans le pays depuis lors. Les autorités iraniennes ont lancé des attaques en représailles dans toute la région. Le conflit armé s’est rapidement étendu, engendrant des hostilités régionales dans tout le Moyen-Orient, faisant de nombreuses victimes civiles et détruisant des biens de caractère civil. Israël a en outre renforcé ses attaques contre le Liban en réponse aux attaques du Hezbollah.</p>



<p>Selon diverses informations parues dans les médias, les forces iraniennes ont utilisé des bombes à sous-munitions dans diverses attaques en Israël depuis le 28 février, notamment le 18 mars, dans une frappe près de Tel Aviv ayant tué deux personnes. Les armes à sous-munitions sont non discriminantes par nature, et leur usage est prohibé par le droit international humanitaire. L’an dernier, Amnesty International a constaté que le recours des forces iraniennes à des armes à sous-munitions lors de la « guerre des 12 jours » avec Israël a bafoué le droit international humanitaire.</p>



<p>Au 27 mars, selon certaines informations, les attaques israéliennes et étasuniennes avaient tué au moins 1 255 personnes, notamment au moins 100 enfants dans la ville de Minab, en Iran, et plus de 1 116 au Liban. Les attaques iraniennes ont jusqu’à présent causé la mort d’au moins 16 civil·e·s en Israël et quatre en Cisjordanie occupée ; et au moins 23 ont été tuées à travers d’autres pays du Conseil de coopération du Golfe dans la région.</p>
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		<title>Monde. La FIFA et les pays hôtes de la Coupe du monde doivent empêcher que le tournoi devienne une menace pour les fans et les populations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 14:09:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Monde. La FIFA et les pays hôtes de la Coupe du monde doivent empêcher que le tournoi devienne une menace pour les fans et les populations Des millions de fans de football qui assisteront à la Coupe du monde masculine de la FIFA 2026 au Canada, au Mexique et aux États-Unis risquent d’être confrontés à [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Monde. La FIFA et les pays hôtes de la Coupe du monde doivent empêcher que le tournoi devienne une menace pour les fans et les populations</h2>



<p>Des millions de fans de football qui assisteront à la Coupe du monde masculine de la FIFA 2026 au Canada, au Mexique et aux États-Unis risquent d’être confrontés à des attaques inquiétantes contre les droits humains, notamment du fait des politiques d’immigration abusives et meurtrières des États-Unis, a déclaré Amnesty International le 30 mars 2026. L’organisation de défense des droits humains a prévenu que les graves restrictions des droits à la liberté d’expression et à la liberté de manifestation pacifique menacent la perspective d’un tournoi « sûr, accueillant et inclusif » promis par la FIFA. </p>



<p>Dans son nouveau rapport intitulé <strong><em>L’humanité doit triompher. Défendre les droits et lutter contre la répression pendant la Coupe du monde de la FIFA 2026</em></strong>, Amnesty International présente les graves risques encourus par les fans, les joueurs, les journalistes, les travailleurs et travailleuses et les populations locales dans les trois pays hôtes, et les conséquences auxquelles ces personnes s’exposent. Sous le mandat du président Donald Trump, les États-Unis, où se tiendront les trois quarts des matchs de la Coupe du monde, sont le théâtre d’une crise des droits humains marquée par des politiques d’immigration discriminatoires, des détentions de masse et des arrestations arbitraires par des agents masqués et armés du Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE), du Service des douanes et de la protection des frontières et d’autres agences.</p>



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</div>



<p>« Le gouvernement des États-Unis a expulsé plus de 500 000 personnes du pays en 2025, soit plus de six fois le nombre de personnes qui assisteront à la finale de la Coupe du monde au stade Metlife », a déclaré Steve Cockburn, directeur du programme Justice économique et sociale d’Amnesty International.</p>



<p>« L’augmentation sans précédent des arrestations et expulsions illégales n’a été rendue possible que par l’érosion des garanties d’une procédure régulière, qui bafoue les droits à la liberté et à la sécurité de centaines de milliers de personnes migrantes et réfugiées. Ces politiques ont déchiré des populations et instauré un climat de peur partout aux États-Unis. Le pays traverse une période profondément préoccupante, qui affectera certainement les fans souhaitant prendre part aux festivités de la Coupe du monde. »</p>



<p>Les villes hôtes de la Coupe du monde ont subi les conséquences de la répression des droits imposée par le gouvernement des États-Unis. En juin 2025, le président Donald Trump a placé sous le commandement fédéral et déployé à Los Angeles 4 000 membres de la Garde nationale californienne, en réponse à des manifestations contre les opérations menées par les services de l’immigration. Les villes de Dallas, Houston et Miami, qui accueilleront des matchs, ont toutes signé des accords problématiques permettant aux agences locales d’application des lois de collaborer avec l’ICE, ce qui accroît le profilage racial et le ciblage de personnes immigrantes et sape la confiance entre les populations et les responsables locaux de l’application des lois, causant une fragilisation de la sécurité publique.</p>



<p>Le Mexique, également pays hôte de la compétition, a quant à lui mobilisé 100 000 membres du personnel de sécurité, dont des militaires, en réponse aux niveaux élevés de violence, ce qui accroît les risques pour les personnes prenant part à des manifestations. Parmi les personnes concernées figurent notamment des femmes militantes qui prévoient une manifestation pacifique pour le match d’ouverture au stade Azteca à Mexico, afin d’exiger vérité, justice et réparations pour la disparition de leurs proches. Au Canada, les conséquences des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver de 2010 et la crise du logement de plus en plus grave ont soulevé des craintes que des personnes sans abri soient de nouveau déplacées et repoussées encore plus en marge. Le 15 mars, les autorités de Toronto ont fermé un centre de réchauffement d’hiver offrant refuge à des personnes sans abri, car le bâtiment avait été réservé par la FIFA.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une belle compétition ternie par les restrictions de déplacement et les politiques abusives en matière d’immigration des États-Unis</h4>



<p>Pour la seule année 2025, le gouvernement des États-Unis a expulsé plus de 500 000 personnes, dont 230 000 personnes arrêtées dans le pays et 270 000 à la frontière, d’après l’analyse de données officielles du gouvernement effectuée par le New York Times. Nombre de ces personnes ont été expulsées en violation du principe de « non-refoulement », vers des pays tiers avec lesquels elles n’ont aucun lien, où elles ont été confrontées à une détention arbitraire et prolongée.</p>



<p>Partout aux États-Unis, des agents fédéraux, agissant à la manière d’une opération paramilitaire, ont pris pour cible à plusieurs reprises des personnes noires, latino-américaines, asiatiques et d’autres populations de couleur, arrêtant violemment et arbitrairement des personnes, dont des enfants, à proximité de leur domicile, de leur établissement scolaire ou de leur lieu de travail.</p>



<p>De nombreuses populations immigrées souhaiteront vraisemblablement se réunir aux États-Unis pour regarder la Coupe du monde et des millions de supporters viendront du monde entier : l’ICE et d’autres agences représentent donc une menace effrayante pour les personnes vivant dans le pays, pour celles qui se rendront dans le pays pour voir un match et pour les joueurs eux-mêmes.</p>



<p>En raison des interdictions de voyager imposées par le gouvernement de Donald Trump, les fans de Côte d’Ivoire, d’Haïti, d’Iran et du Sénégal ne pourront pas entrer sur le territoire pour soutenir leur équipe, sauf si ces personnes étaient titulaires d’un visa en cours de validité avant le 1er janvier 2026. D’autres supporters s’exposent à une surveillance intrusive, puisqu’il a été proposé que les personnes se rendant dans le pays mettent leurs réseaux sociaux à disposition à des fins de vérification et de recherche de contenus « anti-américains ».</p>



<p>« Malgré le nombre ahurissant d’arrestations et d’expulsions, ni la FIFA ni les autorités étasuniennes n’ont fourni de garanties que les fans et les populations locales seront protégés du profilage ethnique et racial, des descentes aveugles et des détentions et expulsions illégales », a déclaré Steve Cockburn.</p>



<p>« Seules quatre des 16 villes hôtes ont à ce jour publié leurs plans relatifs aux droits humains, et aucun des plans présentés ne fait état de protection contre l’application abusive des lois relatives à l’immigration. Cette Coupe du monde n’est plus le tournoi à “risque modéré” que la FIFA estimait qu’il serait : que ce soit pour protéger les personnes face à l’ICE, préserver le droit de manifester ou empêcher que des personnes se retrouvent sans abri, des mesures urgentes sont nécessaires en vue de veiller à ce que cette Coupe du monde soit à la hauteur de la promesse initiale. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le droit de manifester et la liberté d’expression menacés</h4>



<p>Les Coupes du monde entraînent souvent des manifestations et il existe des risques que celles-ci soient réprimées.</p>



<p>Partout aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les droits à la liberté d’expression et à la liberté de réunion pacifique ont fait l’objet de restrictions. Le gouvernement de Donald Trump a particulièrement pris pour cible des étudiant·e·s étrangers manifestant contre le génocide actuellement perpétré par le gouvernement d’Israël à Gaza, et des citoyen·ne·s étasuniens qui manifestaient ou surveillaient des opérations agressives d’application de la politique d’immigration ont été tués par des agents fédéraux.</p>



<p>Au Canada, une vague de manifestations contre le génocide à Gaza s’est élevée, et des manifestations pacifiques de grande ampleur et des campements de manifestant·e·s étudiants ont notamment été dispersés ou évacués de manière injustifiée par la police.</p>



<p>Au Mexique, des manifestations liées à la Coupe du monde ont également été organisées par des habitant·e·s des villes hôtes dénonçant les coupures d’eau, les obstacles à l’accès à la terre, l’augmentation des coûts et la gentrification causés par la construction d’infrastructures. La nature militarisée de la force de sécurité déployée au Mexique pour le tournoi entraîne des risques que les manifestations soient encore davantage réprimées.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les droits humains doivent rester au cœur du tournoi</h4>



<p>À seulement 10 semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde, l’engagement de la FIFA à organiser un tournoi dans lequel tout le monde « se sentira en sécurité, inclus et libre d’exercer ses droits » requiert une action urgente en vue d’éviter que cette belle compétition ne se solde par un résultat malheureux. Des membres de groupes LGBTQI+ au Royaume-Uni et en Europe ont déclaré qu’il était dangereux que leur présence soit visible pendant le tournoi.</p>



<p>« Alors que la FIFA génère des revenus records grâce à la Coupe du monde 2026, il est inacceptable que les fans, les populations, les joueurs, les journalistes et les travailleurs et travailleuses paient le prix fort. C’est à ces personnes, et non pas aux gouvernements, aux sponsors ou à la FIFA, qu’appartient le football, et leurs droits doivent être placés au cœur du tournoi », a déclaré Steve Cockburn.</p>



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</div>


<section id="section-511e3ad7" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information </h4>



<p>Amnesty International fait partie de la Sports &amp; Rights Alliance, un mouvement de supporters, d’athlètes, de travailleurs et travailleuses, de membres de populations locales et d’organisations de défense des droits humains appelant la FIFA à travailler avec les pays hôtes en vue de protéger les personnes et populations des villes où se tient la compétition.</p>

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			</item>
		<item>
		<title>Malte. Sept années d’injustice : il faut abandonner les charges pesant sur les « Trois de l’El Hiblu »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/malte-sept-annees-dinjustice-il-faut-abandonner-les-charges-pesant-sur-les-trois-de-lel-hiblu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 07:38:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Migrant·e·s et réfugié·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=36027</guid>

					<description><![CDATA[<p>Malte. Sept années d’injustice : il faut abandonner les charges pesant sur les « Trois de l’El Hiblu » Ce samedi 28 mars marque le septième anniversaire de l&#8217;arrestation à Malte d&#8217;Amara Krumak, d&#8217;Abdalla Bari et de Kone Tiemoko Abdul Kader – alias les « Trois de l’El Hiblu » – pour s&#8217;être opposés à [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Malte. Sept années d’injustice : il faut abandonner les charges pesant sur les « Trois de l’El Hiblu »</h2>



<p>Ce samedi 28 mars marque le septième anniversaire de l&rsquo;arrestation à Malte d&rsquo;Amara Krumak, d&rsquo;Abdalla Bari et de Kone Tiemoko Abdul Kader – alias les « Trois de l’El Hiblu » – pour s&rsquo;être opposés à leur renvoi forcé vers la Libye, où ils risquaient d&rsquo;être victimes de persécutions, de tortures et de violations graves des droits humains. Pour cet acte de résistance, les autorités maltaises les ont inculpés d’« actes de terrorisme » et d’autres infractions.</p>



<p>« Il est inconcevable que les  » Trois de l’El Hiblu « , qui ont survécu à des violences en Libye, à un naufrage et à une tentative de renvoi illégal, risquent aujourd’hui la réclusion à perpétuité simplement pour avoir fait valoir leurs droits et tenté d’esquiver de nouvelles violences », a déclaré Dinushika Dissanayake, directrice régionale adjointe pour l’Europe à Amnesty International.</p>



<p>En mars 2019, les trois adolescents (alors âgés de 15, 16 et 19 ans) ont fui la Libye à bord d’un canot pneumatique surchargé, en compagnie de 108 personnes. Lorsque le canot a commencé à se dégonfler, ils ont été secourus par le cargo El Hiblu, sollicité par l’opération navale de l’Union européenne (UE) en Méditerranée pour porter secours à l’embarcation en détresse.</p>



<p>Après le sauvetage, le capitaine du navire a tenté de ramener les personnes à bord en Libye, ce qui aurait constitué une violation du droit international, qui exige que les personnes secourues soient conduites en lieu sûr. Lorsque les passagers ont compris ce qui se passait, ils ont cédé à la panique. Ils ont supplié le capitaine de l’El Hiblu, certains affirmant qu’ils préféraient mourir plutôt que retourner en Libye ; le navire a alors fait demi-tour et mis le cap sur Malte.</p>



<p>À l’arrivée, les autorités maltaises ont affirmé que les trois jeunes avaient pris le contrôle du navire par la force. Ils ont été inculpés de crimes graves passibles de la réclusion à perpétuité en vertu de la législation maltaise relative au terrorisme, et sont encore enlisés dans des procédures judiciaires qui n’auraient jamais dû être engagées.</p>



<p>« La Libye n’est pas un pays sûr. En s’opposant à leur renvoi, ils ont contribué à empêcher une grave violation du droit international qui aurait très probablement entraîné d’atroces souffrances pour eux-mêmes et beaucoup d’autres. Nul ne doit être sanctionné pour avoir sollicité une protection. Amnesty International exprime sa solidarité avec Amara, Abdalla et Kone, qui endurent depuis sept ans une terrible injustice. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une longue liste de manquements</h4>



<p>Au cours des sept dernières années, les autorités maltaises ont constamment manqué à leurs obligations envers ces trois jeunes hommes, dont deux étaient encore mineurs lorsqu’ils ont été arrêtés. Elles n’ont pas pris en compte leur intérêt supérieur en tant que mineurs, les ont placés en détention dans une prison pour adultes de haute sécurité et les ont soumis à une procédure judiciaire applicable aux adultes.</p>



<p>Par ailleurs, Amnesty International déplore les problèmes de procédure et les lacunes de l&rsquo;enquête qui ont compromis l&rsquo;équité du procès : par exemple, des témoins clés n&rsquo;ont jamais été convoqués, notamment des passagers qui avaient été secourus. Malgré l&rsquo;absence de preuves de violences, les autorités ont maintenu des accusations liées au terrorisme qui sont sans fondement.</p>



<p>« Malte a engrangé toute une série de manquements dans la gestion de cette affaire. Ces jeunes hommes n’ont pas bénéficié d’un procès équitable et ont été traités comme des adultes, passant sept années de leur jeunesse dans un trou noir juridique – au lieu de consacrer ce temps à leurs études, à leur travail et, tout simplement, à grandir sans menaces de poursuites judiciaires », a déclaré Dinushika Dissanayake.</p>



<p>Kone Tiemoko Abdul Kader est actuellement détenu dans un centre pour migrants au Royaume-Uni et risque d&rsquo;être extradé vers Malte. Amnesty International s&rsquo;oppose à son extradition, car il serait alors renvoyé vers des procédures qui n&rsquo;auraient jamais dû être intentées.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une injustice de plus en plus admise</h4>



<p>Amnesty International salue les récentes déclarations de quatre expert·e·s indépendants des Nations unies qui, en janvier, ont vivement critiqué la manière dont Malte a géré cette affaire et ont demandé l’abandon des poursuites. Ils ont notamment fait part de leur inquiétude quant aux accusations de « terrorisme », qui « ne semblent pas reposer sur des actes criminels violents ou coercitifs », ainsi qu&rsquo;à la violation du droit à un procès équitable et au non-respect des droits de l&rsquo;enfant.</p>



<p>Ces experts ont également rappelé que l&rsquo;opération navale de l&rsquo;UE en Méditerranée avait donné l’ordre au navire El Hiblu, au nom des garde-côtes libyens, de ramener les personnes secourues en Libye, ordonnant ainsi un renvoi forcé illégal (pushback). Ce qui fait écho à la coopération persistante de l&rsquo;UE avec la Libye, où les droits des réfugié·e·s et des migrant·e·s sont bafoués de manière systématique et généralisée en toute impunité. Les informations selon lesquelles l&rsquo;Union européenne chercherait à étendre sa coopération en matière de migration et de contrôle des frontières avec les Forces armées arabes libyennes (FAAL), groupe armé qui fait autorité de facto dans l&rsquo;est et le sud de la Libye, sont très préoccupantes, compte tenu des antécédents des FAAL en matière de crimes de guerre et de violations du droit international.</p>



<p>« Comme l’a dit Amnesty International dès le début, cette affaire illustre parfaitement ce qui pose problème dans la politique migratoire de l’UE en Méditerranée centrale. Il est de plus en plus largement admis que ces accusations sont injustifiées et profondément iniques.</p>



<p>« Criminaliser des personnes pour avoir sollicité une protection ne fait que prolonger leur souffrance et aggraver leur traumatisme. Au bout de sept ans, ces jeunes hommes ont suffisamment subi. Malte doit abandonner les poursuites et classer l’affaire sans suite », a déclaré Dinushika Dissanayake.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information</h4>



<p>Le 22 janvier 2025, la Cour d’appel de La Valette a estimé que Malte était compétente pour juger l’affaire, qui doit donc continuer d’être entendue par le tribunal correctionnel de Malte. Les audiences préliminaires sont en cours.</p>
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		<title>Liban. Israël doit mettre fin aux attaques contre des professionnel·le·s de santé, des centres médicaux et des secouristes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 14:25:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Liban. Israël doit mettre fin aux attaques contre des professionnel·le·s de santé, des centres médicaux et des secouristes En réaction aux nombreux professionnel·le·s de santé et secouristes tués ou blessés au Liban depuis le 2 mars 2026, alors que l&#8217;armée israélienne multiplie les attaques et formule, sans apporter de preuves, des accusations selon lesquelles des [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Liban. Israël doit mettre fin aux attaques contre des professionnel·le·s de santé, des centres médicaux et des secouristes</h2>



<p>En réaction aux nombreux professionnel·le·s de santé et secouristes tués ou blessés au Liban depuis le 2 mars 2026, alors que l&rsquo;armée israélienne multiplie les attaques et formule, sans apporter de preuves, des accusations selon lesquelles des ambulances et des établissements de santé sont utilisés à des fins militaires et sont susceptibles d’être pris pour cibles, Kristine Beckerle, directrice adjointe du programme régional Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International, a déclaré :</p>



<p>« Israël emploie la même stratégie meurtrière qu’au Liban en 2024, tuant des dizaines de professionnel·le·s de santé et détruisant les services de soins. Dans des recherches précédentes, Amnesty International concluait que l’armée israélienne avait mené à plusieurs reprises des attaques illégales contre des centres et des professionnel·le·s de santé lors de l’escalade des violences de 2024, et demandait qu’elles fassent l’objet d’enquêtes en tant que crimes de guerre. En outre, l&rsquo;armée israélienne a attaqué à plusieurs reprises et de manière illégale des établissements de santé et des équipes médicales à Gaza, mettant ainsi en œuvre une pratique plus large de destruction des services essentiels. Aucune responsabilité n&rsquo;a encore été établie ni aucune réparation accordée pour ces violations, et nous assistons aujourd&rsquo;hui à de nouveaux cas de professionnels de santé tués ou blessés.</p>



<p>« Les professionnel·le·s de santé risquent leur vie pour sauver celle des autres, et les hôpitaux, les infrastructures médicales, ainsi que les ambulances, bénéficient d’une protection spécifique en vertu du droit international humanitaire. Lancer des accusations selon lesquelles des centres de santé et des ambulances sont utilisés à des fins militaires sans fournir la moindre preuve ne justifie pas de traiter les hôpitaux, les établissements médicaux ou les moyens de transport médical comme des champs de bataille, ni de considérer les médecins et les ambulanciers comme des cibles. En vertu du droit international humanitaire, les parties à un conflit doivent veiller à faire la distinction entre objectifs militaires et biens de caracère civil.</p>



<p>« Les hôpitaux et les véhicules médicaux ne perdent leur statut de protection que s’ils sont utilisés pour des actes considérés comme  » nuisibles à l’ennemi  » ; et même dans ce cas, ils ne peuvent être pris pour cibles que si un avertissement, laissant assez de temps pour évacuer les patient·e·s et le personnel, a été ignoré. Si le doute subsiste quant à l’utilisation d’une structure médicale en vue de contribuer à des activités militaires, il convient de présumer que ce n’est pas le cas. Toute attaque contre un établissement médical ayant perdu son statut protégé doit respecter les règles relatives aux précautions, à la distinction et à la proportionnalité, et tenir dûment compte des répercussions négatives qu’elle risque d’avoir sur les civil·e·s, les malades et les blessé·e·s.</p>



<p>« En vertu du droit international humanitaire, les civil·e·s, y compris les professionnel·le·s de santé, ne perdent pas leur statut de personnes protégées sur la seule base de leur affiliation. À ce titre, les</p>



<p>attaques directes contre le personnel médical et les agents de la défense civile, motivées par le seul fait qu’ils travaillent pour des institutions associées au Hezbollah, sont strictement interdites. Le fait de frapper délibérément des professionnel·le·s de santé dans l’exercice de leurs fonctions humanitaires constitue une grave violation du droit international humanitaire et potentiellement un crime de guerre.</p>



<p>« Toutes les parties doivent respecter à tout moment leur obligation légale de protéger les civil·e·s, le personnel médical, les patient·e·s et les infrastructures de santé. La protection des services de santé n&rsquo;est pas une option : c’est une règle de guerre contraignante. »</p>


<section id="section-709b2d2a" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information </h4>



<p>Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), entre le 2 et le 15 mars 2026, 28 attaques contre des services ou personnels de santé ont été recensées, faisant 30 morts et 35 blessés. Le ministère libanais de la Santé publique a indiqué qu&rsquo;au 16 mars 2026, 40 professionnel·le·s de santé avaient été tués et 96 blessés. Parmi eux figurent des membres du Comité sanitaire islamique, une institution civile affiliée au Hezbollah qui fournit des services médicaux et d&rsquo;urgence à travers le Liban en collaboration avec le ministère de la Santé, de l’Association des scouts islamiques Risala, ainsi qu&rsquo;un ambulancier de la Croix-Rouge libanaise. Le ministère a ajouté que cinq hôpitaux ont été contraints de fermer. Dans une récente déclaration, le porte-parole de l&rsquo;armée israélienne Avichay Adraee a affirmé que des ambulances et des établissements médicaux au Liban sont utilisés à des fins militaires. Le ministère libanais de la Santé a démenti ces allégations. L&rsquo;armée israélienne avait déjà formulé des accusations similaires en 2024. </p>



<p>Auparavant, Amnesty International avait enquêté sur quatre attaques israéliennes menées contre des établissements de santé et des véhicules médicaux, qui avaient fait 19 morts et 11 blessés parmi les professionnel·le·s de santé en une semaine, du 3 au 9 octobre 2024. N’ayant pas trouvé d’élément indiquant que les établissements ou le personnel visés avaient été utilisés à des fins militaires ou pour commettre des actes nuisibles à l’ennemi, elle avait demandé que ces attaques fassent l’objet d’une enquête en tant que crimes de guerre.</p>

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		<title>États-Unis/Iran. Les responsables de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école, qui a tué plus de 100 enfants, doivent être amenés à rendre des comptes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 10:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>États-Unis/Iran. Les responsables de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école, qui a tué plus de 100 enfants, doivent être amenés à rendre des comptes Les responsables de la planification et de l’exécution de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école dans la ville de [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">États-Unis/Iran. Les responsables de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école, qui a tué plus de 100 enfants, doivent être amenés à rendre des comptes</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Enquête approfondie</strong></li>



<li><strong>Les États-Unis ont enfreint le droit international humanitaire en ne prenant pas toutes les précautions possibles pour éviter les pertes civiles</strong></li>



<li><strong>Les États-Unis sont responsables de l’attaque meurtrière contre une école bondée d’enfants, qui a fait 168 mort·e·s</strong></li>



<li><strong>Les autorités américaines doivent veiller à ce que l’enquête soit transparente et exhaustive et à ce que les conclusions soient rendues publiques</strong></li>
</ul>



<p>Les responsables de la planification et de l’exécution de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école dans la ville de Minab, dans la province du Hormozgan, en Iran, qui a fait 168 mort·e·s, dont plus de 100 enfants, doivent être amenés à rendre des comptes, a déclaré Amnesty International le 16 mars 2026.</p>



<p>Les éléments de preuve recueillis par l’organisation démontrent que l’école a été directement frappée au moyen d’armes guidées, en même temps que 12 autres structures dans un complexe du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) adjacent. Cela indique que les forces américaines n’ont pas pris toutes les précautions possibles pour éviter les pertes civiles dans le cadre de l’attaque, ce qui constitue une grave violation du droit international humanitaire. Le fait que le bâtiment de l’école ait été directement ciblé et ait par le passé fait partie du complexe du CGRI laisse penser que les forces américaines se sont appuyées sur des renseignements obsolètes et ont manqué à leur obligation de faire tout leur possible pour vérifier que la cible visée était un objectif militaire.</p>



<p>« Cette terrible attaque contre une école, dont les classes étaient bondées d’élèves, est une illustration choquante du prix catastrophique, et pourtant totalement prévisible, que paient les civil·e·s dans le cadre de ce conflit armé. Les écoles doivent être des lieux de sécurité et d’apprentissage pour les enfants. Pourtant, à Minab, cette école est devenue un lieu de massacre. Les autorités des États-Unis auraient pu et auraient dû savoir que ce bâtiment était une école. Prendre pour cible un bien de caractère civil protégé, comme une école, est strictement interdit au titre du droit international humanitaire », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International</p>



<p>Les autorités américaines doivent faire en sorte que l’enquête qu’elles ont annoncée soit impartiale, indépendante et transparente. Les enquêtes sur la frappe doivent examiner la collecte et l’évaluation des renseignements, les décisions de ciblage et les précautions prises, ainsi que l’emploi éventuel de l’intelligence artificielle à chacune de ces étapes, en vue de déterminer comment ces décisions de ciblage ont été prises. Les conclusions de cette enquête doivent être rendues publiques.</p>



<p>Lorsque des éléments de preuve suffisants existent, les autorités compétentes doivent traduire en justice toute personne soupçonnée d’être pénalement responsable. Les victimes et leurs familles ont le droit à la vérité et à la justice et doivent obtenir des réparations complètes prévoyant restitution, réhabilitation et indemnisation pour les préjudices civils.</p>



<p>« S’il s’avère que les responsables de l’attaque n’ont pas identifié le bâtiment comme étant une école et ont néanmoins procédé à la frappe, cela révèlerait une négligence grave dans la planification de l’attaque et une défaillance honteuse des services de renseignement militaires des États-Unis, ainsi qu’une grave violation du droit international humanitaire. Si, en revanche, les États-Unis savaient l’école se trouvait à côté du complexe du CGRI et ont mené l’attaque sans prendre toutes les précautions possibles, comme procéder à la frappe pendant la nuit, lorsque l’école aurait été vide, ou prévenir à l’avance la population civile susceptible d’être touchée, alors il s’agirait d’une attaque aveugle et irresponsable, ayant tué et blessé des civil·e·s et devant faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre », a déclaré Erika Guevara Rosas.</p>



<p>« Les autorités iraniennes doivent, quant à elles, éloigner immédiatement, dans la mesure du possible, les civil·e·s se trouvant à proximité d’objectifs militaires et autoriser l’entrée d’observateurs·rices indépendants dans le pays. Elles doivent également rétablir l’accès à Internet afin que les 92 millions de personnes en Iran puissent obtenir des informations vitales et entrer en contact avec leurs proches. »</p>



<p>Des images vidéo et satellite et des entretiens avec trois sources indépendantes disposant d’informations de première main sur la situation à Minab indiquent qu’une frappe aérienne a touché l’école primaire Shajareh Tayyebeh le 28 février 2026 au matin, tuant et blessant des civil·e·s, notamment des enfants, des parents et des enseignant·e·s, et causant des dégâts et une destruction considérables. Des filles et des garçons étaient scolarisés dans l’école, à des étages différents.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><div style="position:relative"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="485" height="345" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35969" style="width:493px;height:auto" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7.jpg 485w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-300x213.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-101x72.jpg 101w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-202x144.jpg 202w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-60x43.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-120x85.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-200x142.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-400x285.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-260x185.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image7-325x231.jpg 325w" sizes="(max-width: 485px) 100vw, 485px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">Légende : Photo du site de la frappe sur l’école. L’effondrement distinctif du toit par couches témoigne d’une frappe du haut vers le bas ayant détruit la majeure partie du bâtiment de l’école. </figcaption></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>D’après l’analyse qu’Amnesty International a faite d’éléments de preuve audiovisuels des frappes de missiles sur le complexe adjacent du CGRI et des débris d’un missile publiés par les médias d’État iraniens, il est probable que l’attaque ait été menée au moyen d’un missile Tomahawk de fabrication américaine. Les missiles Tomahawk sont utilisés exclusivement par les forces américaines dans ce conflit et sont des missiles à guidage de précision.</p>



<p>L’école a été la cible d’une frappe individuelle dans le cadre d’une attaque ayant également visé 12 autres structures du complexe adjacent du CGRI, ce qui soulève de graves préoccupations quant au fait qu’elle ait pu être ciblée sur la base de renseignements obsolètes. Le New York Times a indiqué le 11 mars 2026 qu’une enquête préliminaire menée par l’armée américaine avait conclu que la frappe sur l’école était le résultat d’une utilisation de données obsolètes.</p>



<p>Toute utilisation actuelle ou future de l’intelligence artificielle accroît le risque de telles défaillances. En outre, le 11 mars 2026, Brad Cooper, commandant du Commandement central américain, a confirmé que les États-Unis utilisaient des outils d’intelligence artificielle avancés pour traiter de vastes quantités de données liées aux opérations.</p>



<p>L’utilisation manifeste de renseignements obsolètes par les États-Unis, qui n’ont pas identifié le caractère civil de longue date de l’école primaire Shajareh Tayyebeh, constituerait une violation grave du principe de précaution, et plus particulièrement de l’obligation de faire tout ce qui est possible pour vérifier qu’une cible visée est un objectif militaire. Au lendemain de l’attaque, des médias et d’autres organisations ont pu rapidement confirmer que le bâtiment de l’école était séparé du reste du complexe depuis au moins 2016. Cela démontre que les parties au conflit, qui disposent de capacités et de technologies de collecte de renseignements largement plus avancées, étaient indéniablement capables de recueillir et de vérifier ces mêmes informations, ce qui aurait dû conduire à une décision de ne pas frapper l’école.</p>



<p>Après l’attaque, les autorités iraniennes ont exploité à des fins de propagande la souffrance des familles des victimes et des enfants ayant survécu à la frappe.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Méthodologie</h4>



<p>Le Laboratoire de preuves du programme Réaction aux crises d’Amnesty International a analysé plus de 30 images satellite de l’école et du complexe adjacent du CGRI, notamment des images prises après la frappe et des images plus anciennes datant de plus de 10 ans. L’organisation a analysé 28 vidéos et 30 photos publiées en ligne, notamment des images montrant la frappe sur le complexe du CGRI, des photos de débris de munitions et des vidéos et images prises immédiatement après l’attaque, montrant les opérations de sauvetage et de récupération des corps sur le site. Une analyse supplémentaire a été réalisée par un médecin légiste indépendant.</p>



<p>L’organisation a également examiné des déclarations officielles des autorités iraniennes, israéliennes et américaines, ainsi que des informations de médias d’État et indépendants, et s’est entretenue avec trois personnes résidant à l’étranger et disposant d’informations sur la situation à Minab, l’école et l’attaque : une enseignante, un habitant de Minab et un défenseur des droits humains baloutche.</p>



<p>Amnesty International n’a pas pu s’entretenir directement avec des témoins et des familles de victimes du fait de la coupure délibérée d’Internet imposée par les autorités iraniennes depuis le 28 février 2026.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Des enfants et des enseignant·e·s tués et blessés par la frappe aérienne sur l’école</h4>



<p>Selon des responsables américains, les frappes aériennes menées par Israël et les États-Unis le 28 février 2026 ont été lancées en Iran à 9 h 45, heure locale. Dans un entretien accordé aux médias, le gouverneur de la province du Hormozgan, Mohammad Ashouri, a déclaré que l’école primaire Shajareh Tayyebeh avait été frappée une heure après le début de l’opération, à 10 h 45, heure locale.</p>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec Sohrad (son nom a été modifié pour des raisons de sécurité), un habitant de Minab, qui a déclaré qu’il avait été en contact avec quatre sources indépendantes disposant d’informations de première main sur l’attaque de l’école. Il a déclaré que le personnel de l’école avait commencé à contacter les parents vers 10 heures afin qu’ils viennent chercher leurs enfants. Cette décision semble avoir précédé une alerte nationale officielle émise (environ 15 minutes plus tard) par les autorités iraniennes annonçant la fermeture de tous les établissements scolaires du pays.</p>



<p>L’organisation s’est également entretenue avec Shiva Amelirad, représentante internationale du Conseil de coordination des associations professionnelles d’enseignants iraniens, qui réside à l’étranger et a relayé des informations de deux sources indépendantes disposant d’une connaissance directe de l’école et de l’attaque.</p>



<p>Shiva Amelirad et Sohrad ont indiqué que, lorsque de nombreuses familles sont arrivées à l’école pour venir chercher leurs enfants, celle-ci avait déjà été bombardée. Sohrad a déclaré à l’organisation :</p>



<p><strong>« Des personnes qui se trouvaient dans les rues alentour et qui avaient pu arriver à temps se sont précipitées pour essayer de récupérer des enfants dont les familles n’étaient pas encore arrivées. De nombreux élèves vivaient dans les villages alentour, et le trajet jusqu’à l’école prenait donc du temps. Ceux qui vivaient plus loin ont dû attendre longtemps qu’une voiture arrive du village. Cette attente a été fatale. La directrice et des enseignantes sont restées pour évacuer les enfants. La plupart ont été tuées. Les gens n’imaginaient pas qu’une école en pleine ville serait frappée. »</strong></p>



<p>D’après les autorités iraniennes, 168 personnes ont été tuées dans l’attaque. Le 3 mars 2026, l’agence de presse Mizan, aile médiatique du pouvoir judiciaire, a annoncé qu’au moins 110 élèves de l’école avaient été tués, dont 66 garçons et 54 filles, ainsi que 26 enseignant·e·s et quatre parents. Le 7 mars 2026, les autorités ont publié un montage d’images montrant les 119 enfants tués. En raison de la coupure persistante d’Internet et de l’impossibilité de se rendre dans le pays pour inspecter le site et s’entretenir avec des personnes touchées, Amnesty International n’est pas en mesure de corroborer de manière indépendante le nombre de personnes tuées.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



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<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="613" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-1024x613.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35966" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-1024x613.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-300x180.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-768x460.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-1536x919.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-2048x1226.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-1002x600.jpg 1002w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-734x439.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-241x144.jpg 241w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-200x120.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-400x239.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-260x156.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-520x311.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-325x195.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-650x389.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image4-600x359.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">Légende : Image satellite du 20 octobre 2013 montrant le complexe du CGRI avec un mur d’enceinte, des postes de garde surélevés le long des murs (marqués par des carrés bleus) et une entrée contrôlée. </figcaption></figure>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="613" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-1024x613.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35967" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-1024x613.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-300x179.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-768x460.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-1536x919.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-2048x1225.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-1003x600.jpg 1003w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-734x439.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-241x144.jpg 241w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-200x120.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-400x239.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-260x156.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-520x311.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-325x194.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-650x389.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image5-600x359.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption"> Image du 28 octobre 2016 montrant que de nouveaux murs ont été érigés dans la partie nord-est, séparant deux bâtiments du reste du complexe, ainsi que trois nouvelles entrées sécurisées. Les deux postes de garde visibles sur les images de 2013 n’apparaissent plus.</figcaption></figure>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="687" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-1024x687.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35968" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-1024x687.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-300x201.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-768x515.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-1536x1031.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-2048x1374.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-894x600.jpg 894w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-734x493.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-107x72.jpg 107w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-215x144.jpg 215w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-60x40.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-120x81.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-200x134.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-400x268.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-260x174.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-520x349.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-325x218.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-650x436.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image6-600x403.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">Image satellite du 1er décembre 2025 montrant le complexe du CGRI et l’école, qui en est séparée par un mur, avant les frappes aériennes. Des personnes sont visibles devant le bâtiment de l’école, et les cours et les murs semblent avoir été repeints depuis septembre 2024. Dans le complexe du CGRI, des changements apparaissent, notamment un agrandissement des murs intérieurs et extérieurs (lignes pointillées orange), de nouvelles entrées avec des portails intérieurs et extérieurs (flèches rouges) et deux probables postes de garde (carrés bleus). Le poste de garde surélevé à l’angle sud-ouest du complexe a également été supprimé. © 2025 Vantor, Annotations by Amnesty International</figcaption></figure>
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<h4 class="wp-block-heading">L’école se trouvait à côté d’un complexe militaire</h4>



<p>D’après les recherches d’Amnesty International, l’école se trouvait dans le quartier de Shahrak-e Al Mahdi et était adjacente à un complexe appartenant à la brigade de missiles Seyyed al-Shohada Asif de la marine des gardiens de la révolution, responsable de la défense côtière du sud de l’Iran. Le complexe est une installation militaire du CGRI et est composé de plusieurs bâtiments. Il comprend également un établissement médical, la clinique spécialisée Shahid Absalann, géré par le service de santé de la marine du CGRI et entouré d’un mur au sein du complexe.</p>



<p>Shiva Amelirad et Sohrad ont déclaré à Amnesty International que l’école accueillait tant des enfants de membres du CGRI que des enfants de familles aux revenus modestes de la région, notamment des membres de la minorité ethnique baloutche opprimée en Iran.</p>



<p>L’analyse d’images satellite datant de 2013 menée par Amnesty International montre que le bâtiment de l’école se trouvait autrefois dans l’enceinte du complexe du CGRI, mais qu’il en a ensuite été séparé par un mur et que des entrées publiques séparées avaient été créées.</p>



<p>Des images satellite indiquent que, à partir de 2016, le bâtiment de l’école, situé ans la partie nord-est du complexe, a été physiquement séparé du complexe du CGRI par des murs d’enceinte et trois entrées sécurisées distinctes. Des images satellite de 2017 et 2018 montrent que les cours et les murs avaient été peints avec des dessins et des couleurs semblables aux autres écoles de la région. Deux images satellite prises pendant des jours d’école entre 2023 et 2025 montrent de nouvelles peintures dans les cours et des personnes présentes devant les entrées.</p>



<p>D’après Shiva Amelirad, le bâtiment de l’école avait auparavant servi de siège du commandement de ce complexe du CGRI, avant d’être transformé en école il y a plusieurs années. Amnesty International n’a pas été en mesure de déterminer la date à laquelle le bâtiment a été transformé en école.</p>



<p>Légende : Image satellite du 20 octobre 2013 montrant le complexe du CGRI avec un mur d’enceinte, des postes de garde surélevés le long des murs (marqués par des carrés bleus) et une entrée contrôlée.</p>



<p>Image du 28 octobre 2016 montrant que de nouveaux murs ont été érigés dans la partie nord-est, séparant deux bâtiments du reste du complexe, ainsi que trois nouvelles entrées sécurisées. Les deux postes de garde visibles sur les images de 2013 n’apparaissent plus.</p>



<p>Image satellite du 1er décembre 2025 montrant le complexe du CGRI et l’école, qui en est séparée par un mur, avant les frappes aériennes. Des personnes sont visibles devant le bâtiment de l’école, et les cours et les murs semblent avoir été repeints depuis septembre 2024. Dans le complexe du CGRI, des changements apparaissent, notamment un agrandissement des murs intérieurs et extérieurs (lignes pointillées orange), de nouvelles entrées avec des portails intérieurs et extérieurs (flèches rouges) et deux probables postes de garde (carrés bleus). Le poste de garde surélevé à l’angle sud-ouest du complexe a également été supprimé. © 2025 Vantor, Annotations by Amnesty International</p>



<h4 class="wp-block-heading">Analyse d’images satellite et vidéo des frappes sur l’école et le complexe du CGRI</h4>



<p>Des images satellite prises à 10 h 23, heure locale, le 28 février 2026 montrent que l’école et le complexe du CGRI étaient encore intacts à ce moment, ce qui indique que les frappes ont eu lieu peu après. Des représentants de l’État iraniens ont annoncé que l’attaque avait eu lieu à 10 h 45. Des vidéos publiées en ligne à 11 h 49 et à 12 h 00 montrent une épaisse fumée s’élevant de la zone du complexe.</p>



<p>L’analyse d’images satellite des 2 et 4 mars atteste des dégâts infligés au site sur lequel se trouvait l’école et au complexe. Une image satellite du 4 mars 2026 montre que la moitié ouest du bâtiment de l’école a été détruite et qu’un grand tas de décombres a été amassé, et que 12 structures au moins ont été endommagées ou détruites au sein du complexe adjacent du CGRI. Le bâtiment de l’école se trouve à environ 74 mètres de la structure ciblée la plus proche dans le complexe du CGRI.</p>



<p>Des vidéos de la scène montrent que le toit est effondré par couches, ce qui est caractéristique d’une frappe du haut vers le bas, et que la majeure partie du bâtiment de l’école a été touchée.</p>



<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



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<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="614" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-1024x614.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35964" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-1024x614.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-300x180.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-768x461.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-1536x921.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-2048x1228.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-1000x600.jpg 1000w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-734x440.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-240x144.jpg 240w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-200x120.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-400x240.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-260x156.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-520x312.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-325x195.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-650x390.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image2-600x360.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div></figure>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1024" height="615" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-1024x615.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35965" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-1024x615.jpg 1024w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-300x180.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-768x461.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-1536x922.jpg 1536w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-2048x1229.jpg 2048w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-1000x600.jpg 1000w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-734x441.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-240x144.jpg 240w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-200x120.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-400x240.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-260x156.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-520x312.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-325x195.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-650x390.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image3-600x360.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div><figcaption class="wp-element-caption">L’image satellite du 4 mars 2026 montre les bâtiments et structures gravement endommagés ou détruits dans le complexe du CGRI &#8211; matérialisés par des rectangles en pointillés blancs. Le bâtiment détruit de l’école est matérialisé par un rectangle jaune. Le proche infrarouge met en lumière les marques d’incendie en teintes noires. De nombreuses zones dans le complexe du CGRI semblent incendiées. </figcaption></figure>
</div>
</div>



<p>En plus des images satellite, de nombreuses vidéos publiées le 28 février 2026 montrent les instants immédiatement après la frappe sur l’école.</p>



<p>Une vidéo de l’école filmée après la frappe montre les murs peints de couleurs vives séparant l’école du complexe du CGRI et des marques de cour de récréation au sol. Du côté ouest de l’école, le bâtiment semble largement effondré, réduit à des décombres. Le côté est, bien que toujours debout, est cependant lourdement endommagé, et une fumée épaisse s’en dégage.</p>



<p>Des vidéos et images publiées en ligne montrent que la cour de l’école s’est rapidement remplie de dizaines d’hommes et de femmes après la frappe, dont certains aidant à dégager les décombres. D’autres vidéos montrent que des membres de la Société du Croissant-Rouge iranien et d’autres personnes, dont des hommes portant des uniformes de camouflage vert et marron semblables à ceux du CGRI et ses bataillons de bassidjis, contribuant aux tentatives de sauvetage, ainsi que plusieurs camions et engins de chantier.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><div style="position:relative"><img decoding="async" width="1015" height="608" src="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1.jpg" alt="" class="aiic-ignore wp-image-35963" srcset="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1.jpg 1015w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-300x180.jpg 300w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-768x460.jpg 768w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-334x200.jpg 334w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-1002x600.jpg 1002w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-734x440.jpg 734w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-120x72.jpg 120w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-240x144.jpg 240w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-60x36.jpg 60w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-200x120.jpg 200w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-400x240.jpg 400w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-260x156.jpg 260w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-520x311.jpg 520w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-325x195.jpg 325w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-650x389.jpg 650w, https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/Image1-600x359.jpg 600w" sizes="(max-width: 1015px) 100vw, 1015px" /><div class="image-metadata is-image"></div></div></figure>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Plusieurs vidéos montrent des dizaines de cartables poussiéreux d’enfants recueillis dans la zone, certains portant des traces semblant être du sang. Une vidéo montre des femmes assises près des cartables, pleurant, avec le bruit d’un engin de chantier en fond. Une autre vidéo montre plusieurs personnes se tenant autour de décombres sous lesquels apparaît une partie d’un corps. D’après un médecin légiste consulté par Amnesty International, l’avant-bras semble avoir été sectionné par une blessure traumatique. La taille de la main et de l’avant-bras, par rapport à ceux des hommes adultes apparaissant sur les images, indique qu’ils appartiennent sans doute à un enfant. Une vidéo filmée plus tard dans l’après-midi montre un homme se tenant dans les décombres et tenant une main et un avant-bras sectionnés. D’après le médecin légiste, la main et l’avant-bras sont couverts de poussière et de lacérations correspondant à des blessures traumatiques causées par une explosion et appartiennent très probablement au corps d’un enfant.</p>



<p>Une vidéo filmée à l’intérieur de l’une des classes montre les décombres couvrant les bureaux et les bancs. Les cadres des fenêtres, les bancs verts et les décorations murales visibles sur les images correspondent à ceux du reste de l’école, ce qui indique que la partie détruite était utilisée pour l’enseignement. </p>



<p>Une vidéo publiée le 8 mars 2026 par l’agence de presse étatique iranienne Mehret et vérifiée par Amnesty International montre l’impact d’un missile sur le complexe du CGRI. Une analyse plus en détail des images montre que le missile est très probablement un missile de croisière subsonique Tomahawk de fabrication américaine, identifiable par ses ailes distinctives et ses grands ailerons carrés. D’après ces images, ce missile en particulier n’a pas touché l’école. La vidéo montre également une colonne de fumée grise émanant de la partie nord-est du complexe, qui pourrait venir soit de l’école, soit des bâtiments adjacents dans le complexe du CGRI. </p>



<p>Le 9 mars 2026, la Radio-télévision de la République islamique d’Iran (IRIB) a publié des images de ce qui semble être des débris de missiles correspondant à un missile Tomahawk trouvé. L’IRIB a déclaré que les images montraient « les débris d’un missile américain ayant atterri sur les enfants de l’école de Minab ». Bien que ces débris contribuent à étayer l’hypothèse selon laquelle certaines parties du complexe ont été frappées par au moins un missile Tomahawk, Amnesty International n’est pas en mesure de confirmer de manière indépendante que l’école a été ciblée par des munitions similaires. Lors d’un point presse du Pentagone le 2 mars 2026, Dan Caine, chef d’état-major des armées des États-Unis, a confirmé que la marine américaine avait tiré des missiles Tomahawk sur le sud de l’Iran le 28 février 2026. </p>



<p>Lors d’un autre point presse le 4 mars 2026, Dan Caine a partagé une carte montrant les sites frappés par les forces américaines et israéliennes pendant les 100 premières heures de l’intervention militaire, parmi lesquels figure Minab. Interrogé sur la frappe sur l’école, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré que le Pentagone enquêtait sur les faits. </p>



<p>Pendant un point presse le 9 mars 2026, en réponse à une question d’un journaliste sur la possibilité qu’un missile Tomahawk ait frappé l’école, le président des États-Unis Donald Trump a affirmé que « l’Iran ou quelqu’un d’autre » était responsable de l’attaque. </p>



<p>Le 10 mars 2026, une porte-parole de la Maison Blanche a confirmé que des enquêtes sur l’attaque de l’école étaient en cours et que le ministère de la Défense américain publierait un rapport complet.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Droit international humanitaire</h4>



<p>Au titre du droit international humanitaire, l’ensemble des parties au conflit armé sont tenues de faire à tous moments la distinction entre objectifs militaires et combattant·e·s d’une part, et civil·e·s et biens de caractère civil d’autre part. Les attaques directes contre la population civile et les biens de caractère civil, comme les écoles, sont interdites. Seuls des combattant·e·s et des objectifs militaires peuvent faire l’objet d’attaques.</p>



<p>Les parties au conflit doivent également respecter le principe de précaution, qui impose que les opérations militaires soient conduites en veillant constamment à épargner les personnes civiles et les biens de caractère civil, notamment en prenant toutes les précautions pratiquement possibles en vue d’éviter et, en tout cas, de réduire au minimum les pertes en vies humaines dans la population civile, les blessures aux personnes civiles et les dommages aux biens de caractère civil qui pourraient être causés incidemment.</p>



<p>Cela signifie qu’elles doivent tout mettre en œuvre pour vérifier que les cibles sont des objectifs militaires, notamment en procédant à une collecte de renseignements rigoureuse et à jour et en menant un travail d’analyse et de vérification des informations concernant une cible. Elles doivent annuler ou suspendre une attaque si, à tout moment de sa planification ou de son exécution, il apparaît que la cible n’est pas un objectif militaire ou que l’attaque serait disproportionnée. Les parties au conflit doivent veiller à ce qu’un contrôle humain significatif soit assuré lorsqu’elles emploient l’intelligence artificielle dans le cadre de la planification et de l’exécution d’attaques.</p>



<p>Les parties au conflit sont tenues de prendre toutes les précautions possibles dans le choix des armes, tactiques et modalités d’une attaque, notamment en ce qui concerne le moment où elle sera menée, dans le but d’éviter et, en tout cas, de réduire au minimum les dommages causés aux civil·e·s et aux biens de caractère civil. Elles doivent en outre veiller, dans le cas d’attaques pouvant affecter la population civile, à ce qu’un avertissement soit donné en temps utile et par des moyens efficaces, à moins que les circonstances ne le permettent pas.</p>



<p>En vertu du droit international humanitaire, les parties à un conflit sont par ailleurs tenues de prendre toutes les précautions possibles pour protéger les civil·e·s et les biens de caractère civil se trouvant sous leur contrôle contre les effets des attaques. Cela implique d’éloigner, dans la mesure du possible, les civil·e·s et les biens de caractère civil se trouvant à proximité d’objectifs militaires. Ainsi, les autorités iraniennes n’auraient pas dû installer une école dans un bâtiment adjacent au complexe du CGRI qui, dans le cadre d’un conflit armé, constitue un objectif militaire et qui était en effet une cible.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les autorités exploitent les enfants tués et exercent une pression sur les familles à des fins de propagande</h4>



<p>Les témoignages et éléments de preuve vidéo recueillis par Amnesty International révèlent également que les autorités iraniennes ont forcé certaines familles endeuillées par la mort d’enfants à participer à des cérémonies funéraires qui ne correspondaient pas à leurs traditions et se sont servies d’enfants traumatisés ayant survécu à l’attaque à des fins de propagande d’État.</p>



<p>Sohrad a déclaré à l’organisation que les autorités avaient informé les familles que les dépouilles de tous les enfants seraient placées dans des cercueils et inhumées dans le cadre d’une seule cérémonie funéraire collective organisée par l’État le 3 mars 2026, lors de laquelle des prières chiites seraient récitées. Or, certaines des victimes et leurs familles appartenaient à la minorité baloutche sunnite d’Iran, qui observe des rites religieux différents. Lorsque certaines familles ont fait part de leur volonté d’organiser des obsèques conformes à leurs traditions religieuses, les autorités ont indiqué que cela ne serait pas permis. D’après Sohrad, des représentants de l’État ont indiqué aux familles qu’elles ne se verraient remettre les dépouilles de leurs enfants qu’après la cérémonie collective.</p>



<p>Les autorités ont par ailleurs conduit des enfants ayant survécu à l’attaque sur les ruines de leur école et les ont filmés à des fins de propagande, en dépit de leurs blessures visibles et de leur traumatisme. Dans une vidéo publiée en ligne le 5 mars 2026, un journaliste s’entretient avec deux filles visiblement en détresse semblant avoir entre sept et 11 ans, et demande à plusieurs reprises à la plus jeune de nommer ses amies qui ont été tuées et celles qu’elle aimait le plus. La jeune fille nomme ses amies et dit qu’elle les aimait toutes, ajoutant que la mère de l’une d’elles, qui était enseignante, a également été tuée, avant de fondre en larmes. Dans une autre vidéo, une fille de 10 ans présentant une blessure visible au visage a été interrogée, pendant la cérémonie funéraire collective, à propos de la mort de son frère de 11 ans. L’entretien a ensuite été diffusé dans les médias d’État le 6 mars 2026.</p>



<p>Ces actes de coercition, d’intimidation et d’instrumentalisation des familles endeuillées et des enfants traumatisés ayant survécu à l’attaque causent une grave souffrance psychologique et peuvent constituer une violation de l’interdiction absolue de la torture et des autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le Congrès des États-Unis doit veiller à la poursuite des efforts déployés afin d’atténuer les dommages causés aux civils</h4>



<p>Les systèmes essentiels mis en place ces dernières années à partir de travaux entamés sous le premier mandat de Donald Trump en vue d’atténuer les dommages causés aux civil·e·s par les actions meurtrières des États-Unis à l’étranger et de mieux y répondre sont menacés par le gouvernement actuel. Selon certains organes de presse, les programmes du ministère de la Défense axés sur l’atténuation des dommages causés aux civil·e·s et sur la réponse à y apporter ont été vidés de leur substance et le président des États-Unis a supprimé les contraintes imposées aux commandements habilités à autoriser certains types de frappes aériennes et d’opérations spéciales. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a limogé les conseillers juridiques militaires chargés de veiller au respect du droit international humanitaire lors des opérations de l’armée.</p>


<section id="section-469dccd3" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information </h4>



<p>Le 28 février 2026, Les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe en Iran, menant des milliers de frappes dans le pays depuis. Les autorités iraniennes ont lancé des attaques en représailles dans toute la région. Le conflit armé s’est rapidement étendu, engendrant des hostilités régionales dans tout le Moyen-Orient, faisant de nombreuses victimes civiles et détruisant des biens de caractère civil. Israël a en outre renforcé ses attaques contre le Liban en réponse aux attaques du Hezbollah.</p>



<p>À ce jour, d’après les informations disponibles, au moins 1 255 personnes ont été tuées en Iran, plus de 773 au Liban, au moins 12 en Israël et au moins 17 dans d’autres pays de la région. Le responsable du Centre d’information et des relations publiques du ministère de l’Éducation iranien a annoncé le 7 mars 2026 qu’au moins 66 écoles en Iran avaient été endommagées ou détruites et que des élèves avaient été tués dans plusieurs de ces établissements. Un élève a notamment été tué le 28 février 2026 dans la cour de récréation de l’école primaire Imam Reza, à Abyek, dans la province de Qazvin, lorsqu’une frappe menée à proximité a détruit des fenêtres et projeté des débris dans la cour. Les faits ont été enregistrés</p>

</div></section>



<p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-iran-les-responsables-de-la-frappe-meurtriere-et-illegale-menee-par-les-etats-unis-contre-une-ecole-qui-a-tue-plus-de-100-enfants-doivent-etre-amenes-a-rendre-des-comptes/">États-Unis/Iran. Les responsables de la frappe meurtrière et illégale menée par les États-Unis contre une école, qui a tué plus de 100 enfants, doivent être amenés à rendre des comptes</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/autriche-la-repression-contre-la-solidarite-envers-les-palestinien%c2%b7ne%c2%b7s-a-un-effet-dissuasif-considerable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 08:17:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable Les mesures prises par les autorités autrichiennes à l’encontre de personnes exprimant leur solidarité avec les Palestinien·ne·s pendant le génocide dont ils sont victimes à Gaza ont un effet dissuasif sur le droit à la liberté d’expression, écrit Amnesty International dans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable</h2>



<p>Les mesures prises par les autorités autrichiennes à l’encontre de personnes exprimant leur solidarité avec les Palestinien·ne·s pendant le génocide dont ils sont victimes à Gaza ont un effet dissuasif sur le droit à la liberté d’expression, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport. En outre, ces dispositions se traduisent par des violations des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.</p>



<p>Intitulé <em><a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/amnesty-bericht_austria_freedom-of-expression-is-highly-selective.pdf">‘Freedom of expression is highly selective’: Austria limits expressions of solidarity with Palestinians,</a></em> ce rapport identifie de multiples facteurs &#8211; notamment des restrictions injustifiées de la liberté d’expression et la crainte suscitée par des accusations générales d’antisémitisme dans un contexte de racisme, y compris d’islamophobie – qui s’entremêlent pour entraver la liberté d’expression en Autriche en ce qui concerne la solidarité avec les Palestinien·ne·s, entre autres parmi les militant·e·s, les ONG et les institutions universitaires.</p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/amnesty-bericht_austria_freedom-of-expression-is-highly-selective.pdf">lire le rapport</a></div>
</div>



<p>« L’effet paralysant s’est installé et affecte grandement la capacité et la volonté des gens d’exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien ou de critiquer les actions du gouvernement israélien à Gaza, a déclaré Shoura Hashemi, directrice d’Amnesty International Autriche.</p>



<p>« En Autriche, comme dans d’autres régions d’Europe, il existe un risque que l’antisémitisme soit instrumentalisé et politisé. Assimiler la critique de l’État d’Israël à de l’antisémitisme peut entraîner des atteintes à la liberté d’expression et rétrécir l’espace dont dispose la société civile pour exprimer des critiques, tout en fragilisant la lutte contre le véritable antisémitisme. »</p>



<p>S’appuyant sur 19 entretiens avec des militant·e·s, des journalistes, des représentant·e·s d&rsquo;ONG et des universitaires, le rapport note que bon nombre de ces personnes et associations de la société civile risquent d&rsquo;être qualifiées d&rsquo;« antisémites » lorsqu&rsquo;elles critiquent les violations du droit international commises par Israël.</p>



<p>Si les préjugés anti-musulmans sont un sujet de préoccupation de longue date en Autriche, des sources gouvernementales et des organisations de la société civile rapportent que, depuis octobre 2023, les incidents racistes ont augmenté à travers le pays, en particulier le racisme anti-palestinien. Une personne austro-palestinienne a décrit cette bascule survenue après octobre 2023 en ces termes : « Il y a eu un énorme changement avec le 7 octobre [2023]… J&rsquo;ai toujours l&rsquo;impression de devoir me justifier quand quelqu&rsquo;un me parle. » Malgré les recommandations d’experts de l&rsquo;ONU, l&rsquo;Autriche n&rsquo;a pas mis en place de plan d&rsquo;action national pour lutter contre le racisme, y compris le racisme anti-musulman.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Répression des manifestations</h4>



<p>Depuis le début du génocide perpétré par Israël contre les Palestiniens à Gaza, ceux qui, en Autriche, ont manifesté pacifiquement contre ce génocide se sont heurtés à de multiples écueils et à de graves restrictions de leurs droits à la liberté d&rsquo;expression et de réunion pacifique.</p>



<p>Par exemple, ce type de restrictions illégales s’appliquent en raison du slogan largement répandu « Du fleuve jusqu’à la mer, la Palestine sera libre » ; les autorités policières ont interdit au moins sept rassemblements à Vienne au motif que ce slogan risquait d’y être scandé. De plus, il fait l’objet d’un décret non public émis par le ministère de la Justice : le simple fait de le scander justifie un soupçon initial d’« approbation d’infractions terroristes » et possiblement l’ouverture d’une enquête. Alors que diverses organisations utilisent ce slogan, qui revêt diverses significations, la Stratégie nationale de lutte contre l’antisémitisme l’assimile à un appel à nier l’existence de l’État d’Israël.</p>



<p>En vertu du droit international relatif aux droits humains, les restrictions du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique doivent respecter certains critères, notamment être prévues par une loi accessible au public et suffisamment claire et précise. Interdire certaines expressions ne peut se faire que si celles-ci atteignent un seuil élevé et constituent une incitation à la discrimination, à l&rsquo;hostilité ou à la violence contre un groupe donné.</p>



<p>Au cours des dernières années, le Conseil national autrichien, tout comme les conseils municipaux de Vienne et de Graz, a adopté plusieurs résolutions non contraignantes contre le mouvement  Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), certaines le qualifiant d&rsquo;antisémite. Cependant, selon la Cour européenne des droits de l&rsquo;homme, un appel au boycott est protégé au titre du droit à la liberté d&rsquo;expression.</p>



<p>Ces résolutions, qui ne sont pas juridiquement contraignantes, bénéficient toutefois du soutien de tous les partis politiques au Parlement et font office de lignes directrices faisant autorité. En qualifiant d’antisémite le mouvement  Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), elles portent atteinte au droit à la liberté d’expression ; en effet, des militants et des organisations de la société civile ont déclaré à Amnesty International craindre des poursuites judiciaires, des campagnes de dénigrement ou la perte de financements publics s’ils expriment leur soutien au BDS.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Instrumentalisation de la définition de travail de l’antisémitisme par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA)</h4>



<p>La définition de travail de l&rsquo;antisémitisme proposée par l&rsquo;Alliance internationale pour la mémoire de l&rsquo;Holocauste (IHRA) n&rsquo;est pas conforme au droit international relatif aux droits humains ; elle est usitée afin de restreindre les critiques légitimes à l&rsquo;égard des violations des droits des Palestiniens imputables au gouvernement israélien.</p>



<p>Des experts des Nations unies, des universitaires et des organisations de la société civile, dont Amnesty International, ont critiqué cette définition de travail, qui n’est pas compatible avec le droit international relatif aux droits humains. Principale préoccupation, elle assimile critique légitime d&rsquo;Israël et antisémitisme, ce qui risque d&rsquo;avoir un effet dissuasif et de restreindre la liberté d&rsquo;expression et de réunion pacifique. Autre danger, elle limite la politique et les initiatives de l&rsquo;Autriche en matière de lutte contre l&rsquo;antisémitisme sur son territoire.</p>



<p>Bien que cette définition ne soit pas juridiquement contraignante en Autriche, elle a une grande influence sur les politiques et les pratiques. Elle représente la conception de l&rsquo;antisémitisme retenue dans plusieurs documents gouvernementaux, notamment dans les politiques visant à lutter contre l&rsquo;antisémitisme dans le pays.</p>



<p>Parmi les personnes interrogées par Amnesty International, dont des militants juifs, sept ont explicitement pointé l’adoption par l’Autriche de la définition de travail de l&rsquo;antisémitisme proposée par l&rsquo;Alliance internationale pour la mémoire de l&rsquo;Holocauste (IHRA) comme l’une des raisons pour lesquelles les manifestations de solidarité envers les Palestiniens étaient limitées.</p>



<p>« La lutte contre l’antisémitisme est essentielle et doit s’inscrire dans le respect du droit international relatif aux droits humains. C’est le seul moyen de parvenir à une compréhension commune du problème et de ses causes, et à des mesures efficaces afin d’y remédier. Sinon, nous risquons de remplacer la discrimination contre un groupe par la discrimination contre un autre, et d’attiser la haine au lieu de la combattre », a déclaré Shoura Hashemi. </p>



<h4 class="wp-block-heading">Restriction de l’espace pour les expressions de solidarité avec les Palestinien·ne·s</h4>



<p>Ce rapport souligne que les organisations de la société civile et les universitaires disposent d’une marge de manœuvre de plus en plus restreinte pour exprimer leur solidarité avec les Palestinien·ne·s. Deux organisations ont déclaré craindre de perdre leur financement public si elles dénoncent les violations des droits humains commises par les autorités israéliennes à l’encontre des Palestiniens. Dans plusieurs cas, des responsables politiques ont publiquement remis en cause l’éligibilité d’ONG au financement public en raison de leurs prises de positions.</p>



<p>« Les autorités autrichiennes doivent adopter un plan d’action national contre le racisme et ne plus diffuser la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) par le biais de leurs politiques et pratiques. Elles doivent abroger le décret réglementant le slogan  » Du fleuve à la mer  » et aligner toute restriction du droit à la liberté d’expression sur le droit international relatif aux droits humains. Enfin, elles doivent respecter et protéger le droit de défendre le mouvement  Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en tant que forme légitime d’expression politique », a déclaré Shoura Hashemi.</p>



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</div>


<section id="section-741a6eec" class="section wp-block-amnesty-core-section section--tinted section--textBlack" style=""><div class="container">

<h4 class="wp-block-heading">Complément d’information </h4>



<p>En avril 2023, Amnesty International comptait parmi plus de 100 organisations qui ont appelé les Nations unies à se garder d’approuver ou d’adopter la définition de travail de l’antisémitisme proposée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).</p>

</div></section><p>The post <a href="https://www.amnesty.lu/actualites/autriche-la-repression-contre-la-solidarite-envers-les-palestinien%c2%b7ne%c2%b7s-a-un-effet-dissuasif-considerable/">Autriche. La répression contre la solidarité envers les Palestinien·ne·s a un effet dissuasif considérable</a> appeared first on <a href="https://www.amnesty.lu">Amnesty International Luxembourg</a>.</p>
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		<title>Wesam Hamada : « Je veux continuer de faire entendre la voix de Hind, car c‘est la voix de tous les enfants de Gaza »</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/wesam-hamada-je-veux-continuer-de-faire-entendre-la-voix-de-hind-car-cest-la-voix-de-tous-les-enfants-de-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 16:10:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.amnesty.lu/?p=35921</guid>

					<description><![CDATA[<p>Wesam Hamada : « Je veux continuer de faire entendre la voix de Hind, car c‘est la voix de tous les enfants de Gaza » Le 29 janvier 2024, Hind Rajab, une fillette de cinq ans, a été tuée avec ses quatre cousins, son oncle et sa tante par l&#8217;armée israélienne alors qu&#8217;ils tentaient de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:41px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading">Wesam Hamada : « Je veux continuer de faire entendre la voix de Hind, car c‘est la voix de tous les enfants de Gaza »</h3>



<p>Le 29 janvier 2024, Hind Rajab, une fillette de cinq ans, a été tuée avec ses quatre cousins, son oncle et sa tante par l&rsquo;armée israélienne alors qu&rsquo;ils tentaient de fuir un quartier de la ville de Gaza. Les deux secouristes du Croissant-Rouge palestinien venus la secourir ont également été tués par l&rsquo;armée israélienne.</p>



<p>La mère de Hind, Wesam Hamada, était avec elle au téléphone tandis que la fillette s’était cachée, des soldats israéliens se trouvant à proximité, et implorait d&rsquo;être secourue. L&rsquo;enregistrement de cet appel de détresse avec les bénévoles du Croissant-Rouge palestinien a inspiré le film La Voix de Hind Rajab, nominé aux Oscars.</p>



<p>Lors d&rsquo;une conférence internationale organisée par le Réseau palestinien européen à Copenhague, au Danemark, Wesam Hamada confiait à Amnesty International les derniers mots de sa fille, les raisons qui la poussent à faire vivre la mémoire de Hind et ce qu’elle souhaite pour les enfants de Gaza. Voici la version longue de la vidéo : </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Exclusive Interview with Mother of Five-Year-Old Hind Rajab Who Was Killed by The Israeli Military." width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/b1dAoqC56-s?start=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<div style="height:39px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quels sont les derniers mots que Hind vous a adressés, et pensez-vous que le monde est responsable de sa mort tragique ?</strong></h4>



<p>« J’ai peur… viens me chercher. »</p>



<p>Hind a prononcé une phrase qui m’a brisé le cœur : « Maman, ils mentent. Reste avec moi ! » À cet instant, j’ai compris la trahison. Ils ont envoyé une ambulance la chercher, mais elle n’est pas arrivée à destination. Elle a été bombardée. Ce qui signifie qu’on ne lui a pas permis de sauver une vie.</p>



<p>Je ne blâme pas la population du monde, mais je pointe du doigt le silence. Ce silence qui rend le crime possible et facilite sa répétition.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’histoire de Hind est déchirante et bouleversante. Où trouvez-vous la force de continuer ?</strong></h4>



<p>C&rsquo;est de Hind que je tire ma force. Elle s’est montrée si courageuse lorsqu&rsquo;elle est restée coincée dans la voiture pendant des heures. Elle a continué de parler au téléphone malgré ses blessures, le froid et la faim. Elle parlait pour rester en vie. Elle essayait de me rassurer alors qu&rsquo;elle savait qu&rsquo;elle était entourée de soldats israéliens, qu&rsquo;il y avait des tirs et que la situation était très dangereuse. Hind est bien plus forte que moi.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Que souhaitez-vous dire au monde à propos de votre fille, Hind ?</strong></h4>



<p>Hind était une fillette très forte et intelligente. Elle rêvait de devenir médecin pour soigner les enfants ; pas seulement à Gaza, mais partout dans le monde. Si Hind était encore en vie et voyait toutes les choses terribles que subissent les enfants à Gaza, elle ne le supporterait pas.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Malgré le cessez-le-feu annoncé fin 2025, les souffrances à Gaza perdurent. Comment vivent les Palestinien·ne·s à Gaza aujourd’hui ?</strong></h4>



<p>La première preuve que le génocide se poursuit chaque jour, c&rsquo;est le grand nombre de victimes. Ma famille et mes amis me disent qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas accès au minimum nécessaire. Pas d’accès à l’eau, pas d’électricité, de nourriture, ni de médicaments. Le système de santé s&rsquo;est effondré et les enfants n&rsquo;ont pas accès à l&rsquo;éducation.</p>



<p>Le génocide perdure et la vie normale n&rsquo;est pas revenue à Gaza.</p>



<p>Chaque femme, chaque enfant, chaque personne demeure une cible à Gaza.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>En quoi est-ce important pour vous de participer à des événements publics et de parler de Hind et de son histoire ?</strong></h4>



<p>En tant que mère de Hind et Iyad, j&rsquo;ai une grande responsabilité. Je veux que sa voix continue de résonner, car ce n&rsquo;est pas seulement la sienne, mais celle de tous les enfants de Gaza.</p>



<p>Cela donne de l&rsquo;espoir aux enfants de Gaza lorsqu&rsquo;ils voient qu’on les soutient. Pas seulement par des slogans, mais par des vrais changements. Lorsque l&rsquo;aide d&rsquo;urgence leur parvient et que les hôpitaux et les écoles rouvrent.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’histoire de votre fille est racontée dans le film La Voix de Hind Rajab, nominé aux Oscars. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?</strong></h4>



<p>Ce film raconte l’histoire de Hind, mais aussi celle de milliers d’enfants à Gaza. Plus de 20 000 enfants y ont péri. Le film parle de ce crime. Et les générations futures pourront voir ce témoignage.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous pris la mesure de la force et de la résilience des enfants à Gaza ?</strong></h4>



<p>Nous étions cachés dans une cave avec 75 membres de notre famille. L’armée israélienne était tout près. Les enfants avaient très faim, ils n’avaient rien mangé depuis neuf heures. Pour les faire taire et éviter que les soldats nous trouvent, je leur ai promis de leur préparer un très bon repas si nous survivions. La nuit tombée, l’armée israélienne s’est retirée. Mais je n’ai pas pu tenir ma promesse, car il n’y avait plus rien à manger. Je me suis excusée auprès des enfants,plusieurs fois. Ils m’ont simplement répondu que c’était ok et que tout irait bien.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quel est votre souhait pour les enfants de Gaza ?</strong></h4>



<p>Je ne demande pas l’impossible, mais une chose très simple : que la vie d’un enfant palestinien soit protégée comme s’il s’agissait de la vie de votre enfant.</p>



<p>Si le droit ne peut sauver un enfant, alors il doit être tenu pour responsable. Et si le monde agit uniquement lorsque la victime ressemble à ses propres enfants, alors il a besoin d’une nouvelle conscience.</p>



<p>Hind n’est plus là, mais son histoire impose une responsabilité. Et une responsabilité ne s’assume pas par des mots, mais par des actes.</p>



<p>Je vous demande d’imaginer, ne serait-ce que quelques instants, l’immensité de la douleur des mères à Gaza qui perdent leur enfant. Imaginez la violence de cette douleur, lorsque vous n’avez pas pu sauver votre enfant, le rejoindre, ni savoir quels furent ses derniers instants. Cette douleur habite les mères chaque jour, à chaque respiration.</p>
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		<title>États-Unis. Amnesty International condamne le nouvel homicide extrajudiciaire de six personnes dans les eaux internationales</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/etats-unis-amnesty-international-condamne-le-nouvel-homicide-extrajudiciaire-de-six-personnes-dans-les-eaux-internationales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 10:04:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>États-Unis. Amnesty International condamne le nouvel homicide extrajudiciaire de six personnes dans les eaux internationales Au lendemain de l’attaque menée le 10 mars 2026 par le gouvernement des États-Unis ciblant un navire dans l&#8217;est de l’océan Pacifique, Amnesty International condamne fermement ces actes et réaffirme qu&#8217;ils constituent des homicides extrajudiciaires, une forme de meurtre que [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">États-Unis. Amnesty International condamne le nouvel homicide extrajudiciaire de six personnes dans les eaux internationales</h2>



<p>Au lendemain de l’attaque menée le 10 mars 2026 par le gouvernement des États-Unis ciblant un navire dans l&rsquo;est de l’océan Pacifique, Amnesty International condamne fermement ces actes et réaffirme qu&rsquo;ils constituent des homicides extrajudiciaires, une forme de meurtre que prohibe le droit international, et portent gravement atteinte aux principes les plus fondamentaux d&rsquo;humanité et de légalité. Aucune circonstance ne saurait justifier la privation arbitraire de la vie.</p>



<p>D’après le Commandement militaire américain pour l&rsquo;Amérique latine et les Caraïbes (SouthCom), cette attaque, qui s&rsquo;ajoute aux plus de 40 attaques perpétrées de manière unilatérale par les forces armées états-uniennes depuis septembre 2025, a fait six morts, portant à au moins 157 le nombre total de décès enregistrés à ce jour dans ce type d’opérations.</p>



<p>Dans un message publié sur le réseau social X, le Commandement militaire américain pour l&rsquo;Amérique latine et les Caraïbes a indiqué que cette attaque avait été menée sous la direction du commandant Donovan, au motif que le navire était exploité par des organisations désignées comme terroristes par les États-Unis. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;une des frappes les plus meurtrières depuis qu’elles ont débuté le 2 septembre 2025.</p>



<p>« Les États-Unis ne peuvent pas revendiquer le droit de faire exploser des bateaux avec des personnes à bord sur la seule base de soupçons de narcotrafic ou d’activités soi-disant illicites. La communauté internationale ne peut pas normaliser ces exécutions extrajudiciaires, dans lesquelles l&rsquo;armée américaine est à la fois juge et bourreau », a déclaré Ana Piquer, directrice du programme Amériques d’Amnesty International.</p>



<p>Elle évoque également la responsabilité hiérarchique dans ce type de graves violations des droits humains et demande une enquête approfondie et indépendante qui remonte jusqu&rsquo;aux plus hauts niveaux du gouvernement états-unien, afin que ceux qui ont donné les ordres rendent des comptes devant la justice.</p>



<p>« La vie humaine ne peut pas être laissée à la merci des coups de tête d’un président. Aucun président ni aucune armée n&rsquo;a le droit d’ôter la vie de façon arbitraire. Le niveau de déshumanisation et de cynisme dont témoignent ces actes est très inquiétant et le monde entier doit s’en préoccuper. Il est urgent de mettre en œuvre l’obligation de rendre des comptes et de mettre un terme à ce type d&rsquo;attaques. Puisque le bureau du procureur général donne son aval, le Congrès doit intervenir en usant de son pouvoir de surveillance et mener une enquête », a ajouté Ana Piquer.</p>



<p>Amnesty International déplore le manque de fermeté et de leadership de la plupart des gouvernements et de l&rsquo;Organisation des États américains (OEA). Elle demande à la communauté internationale de dénoncer fortement ces actes, qui menacent les droits humains et le respect du droit international, instaurés précisément pour que la dignité humaine l’emporte sur toute autre forme de pouvoir.</p>



<p>Les gouvernements doivent suspendre immédiatement le partage de renseignements susceptibles de contribuer à ces opérations, ainsi que les licences d&rsquo;exportation de tout matériel de défense pouvant servir à perpétrer ces homicides.</p>
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		<title>Israël et territoire palestinien occupé. Le génocide perpétré par Israël à Gaza inflige des préjudices exacerbés aux femmes et aux filles.</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/israel-et-territoire-palestinien-occupe-le-genocide-perpetre-par-israel-a-gaza-inflige-des-prejudices-exacerbes-aux-femmes-et-aux-filles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 16:15:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté et droits humains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël et territoire palestinien occupé. Le génocide perpétré par Israël à Gaza inflige des préjudices exacerbés aux femmes et aux filles. Au cours des 29 derniers mois, les conséquences dévastatrices et multiples du génocide perpétré par Israël ont poussé les femmes et les filles dans la bande de Gaza occupée au bord du précipice, a [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<h2 class="wp-block-heading">Israël et territoire palestinien occupé. Le génocide perpétré par Israël à Gaza inflige des préjudices exacerbés aux femmes et aux filles.</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les femmes et les filles sont les premières victimes de l’effondrement du système de santé et des déplacements de masse</strong></li>



<li><strong>Le personnel médical fait état d’une hausse exponentielle des pathologies maternelles et néonatales</strong></li>



<li><strong>Les traitements pour les femmes atteintes de cancers ou d’autres maladies mettant leur vie en danger sont interrompus ou inaccessibles</strong></li>



<li><strong>Les fermetures répétées du point de passage de Rafah restreignent encore davantage l’acheminement déjà limité de l’aide humanitaire et les évacuations médicales</strong></li>
</ul>



<p>Au cours des 29 derniers mois, les conséquences dévastatrices et multiples du génocide perpétré par Israël ont poussé les femmes et les filles dans la bande de Gaza occupée au bord du précipice, a déclaré Amnesty International le 10 mars 2026.</p>



<p>Alors qu’Israël impose délibérément des conditions de vie destinées à entraîner la destruction physique des Palestiniens et Palestiniennes à Gaza, les femmes palestiniennes subissent des conséquences aggravées et potentiellement mortelles, notamment des déplacements de masse, l’effondrement des soins de santé reproductive, maternelle et néonatale, des interruptions des traitements de maladies chroniques comme le cancer, une exposition accrue aux maladies et des conditions de vie dangereuses et indignes, ainsi que des préjudices physiques et psychologiques.</p>



<p>Ces préjudices sont exacerbés par les restrictions qu’Israël continue d’imposer à l’acheminement vers Gaza de produits indispensables à la survie de la population civile, notamment une nourriture suffisante, des médicaments, du matériel médical et des dispositifs d’assistance, des matériaux pour les abris et des équipements nécessaires à l’assainissement de l’eau et à l’évacuation des décombres, des munitions non explosées et des déchets. Israël maintient ces restrictions alors que les retards des évacuations médicales mettent des vies en danger et que des organisations humanitaires internationales fournissant des services essentiels à des femmes et des filles ont vu leur agrément suspendu.</p>



<p>Des femmes ont été contraintes d’accoucher sans soins médicaux adaptés, de passer leur grossesse et leur convalescence post-partum dans un contexte de déplacement dans des sites surpeuplés et insalubres, et d’affronter la faim, la maladie et le traumatisme dans un contexte d’intimité et de protection limitées et de restriction de l’accès à des services essentiels, souvent tout en s’occupant d’autres personnes.</p>



<p>« Alors que les tensions au Moyen-Orient s’intensifient gravement au lendemain des attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, nous ne devons pas oublier le génocide qui se poursuit à Gaza et le lourd tribut que paient les femmes et les filles. Pour les femmes enceintes et allaitantes, pour les mères de nourrissons et de jeunes enfants, pour les femmes souffrant de maladies chroniques, en situation de handicap ou se remettant de blessures irrémédiables, pour les veuves et les nombreuses femmes ayant perdu des proches, pour les femmes ayant été déplacées à plusieurs reprises, pour les femmes en période de règles, pour les femmes ayant perdu leur emploi et leur accès à l’éducation, la vie est devenue une lutte quotidienne pour survivre face à des catastrophes en cascade incessantes », a déclaré la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard.</p>



<p>« Les femmes à Gaza sont privées des conditions nécessaires pour vivre et donner la vie en toute sécurité. Cette érosion systématique de leurs droits à la santé, à la sécurité, à la dignité et à un avenir n’est pas une simple conséquence malencontreuse de la guerre : c’est un acte de guerre délibéré visant les femmes et les filles. C’est également la conséquence prévisible de l’imposition par Israël de politiques et pratiques délibérées de déplacements de masse à répétition, de restrictions intentionnelles de l’accès à des biens de première nécessité et de l’aide humanitaire, et de deux années de bombardements incessants qui ont dévasté le système de santé de Gaza et décimé des familles entières. »</p>



<p>Dans son rapport de mars 2025, la Commission chargée d’enquêter dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et en Israël concluait que les autorités israéliennes avaient systématiquement et délibérément détruit le système de santé sexuelle et reproductive à Gaza, ce qui s’apparente à deux types d’actes interdits par la Convention sur le génocide : l’imposition de conditions de vie destinées à entraîner la destruction physique des Palestiniens et Palestiniennes et l’imposition de mesures destinées à empêcher les naissances.</p>



<p>Entre le 5 et le 24 février 2026, Amnesty International s’est entretenue avec 41 femmes, toutes déplacées à l’intérieur du pays, dont huit femmes atteintes de cancers, quatre femmes enceintes et 14 femmes ayant accouché après le « cessez-le-feu ». L’organisation s’est également entretenue avec 26 professionnel·le·s de la santé de six établissements médicaux des municipalités de Gaza et Deir al Balah, ainsi qu’avec quatre membres du personnel d’organisations internationales.</p>



<p>La catastrophe dans la bande de Gaza a des conséquences multiples et est exacerbée par les cataclysmes incessants : les déplacements continus et les frappes aériennes constantes, le système de santé détruit et manquant de ressources et l’effondrement total de l’économie. Le ministère de la Santé de Gaza fait état de 630 mort·e·s palestiniens, dont 202 enfants, 89 femmes et 339 hommes, entre la signature du « cessez-le-feu » en octobre 2025 et fin février 2026, qui s’ajoutent aux plus de 72 000 personnes tuées depuis le 7 octobre 2023. Bien que la menace imminente de famine se soit éloignée, la faim reste critique et la malnutrition persiste, ce qui a des conséquences désastreuses à long terme. Les habitations ayant été pour la plupart détruites ou gravement endommagées, et compte tenu du fait que 60 % de la bande de Gaza se trouve à l&rsquo;est de la « ligne jaune », zone physiquement contrôlée par les autorités israéliennes et des milices locales soutenues par Israël, la majeure partie de la population palestinienne de Gaza reste déplacée et n’a plus accès aux zones agricoles de production alimentaire.</p>



<p>Le 27 février, la Cour suprême israélienne a temporairement suspendu la mise en œuvre d’une décision du gouvernement d’interrompre les activités de 37 organisations internationales d’aide humanitaire travaillant dans le territoire palestinien occupé et dont la licence n’a pas été renouvelée. Cependant, les restrictions et l’incertitude quant à l’acheminement de l’aide humanitaire persistent, ce qui a des conséquences dévastatrices pour la population palestinienne, particulièrement les femmes palestiniennes, à Gaza.</p>



<p>Le 28 février, après avoir lancé son attaque conjointe avec les États-Unis contre l’Iran, Israël a fermé les trois points de passage permettant d’accéder à la bande de Gaza. La fermeture a interrompu l’acheminement déjà limité d’aide humanitaire et de produits commerciaux, ainsi que les évacuations médicales hors de la bande de Gaza. Le 3 mars, Israël a rouvert le point de passage de Kerem Shalom/Karem Abu Salem, autorisant « l’entrée progressive d’aide humanitaire ». Le point de passage de Rafah, entre Gaza et l’Égypte, qui n’avait été que partiellement rouvert début février, reste fermé. Cela intervient alors que les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza, comme le pilonnage, les démolitions militarisées et les frappes aériennes, se sont poursuivies depuis l’accord de cessez-le-feu, infligeant de nouvelles souffrances humaines et endommageant davantage les infrastructures civiles.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Effondrement des services de santé maternelle et néonatale</h4>



<p>Tout au long du génocide, l’accès des femmes aux soins de santé sexuelle et reproductive a été gravement entravé du fait des bombardements, des déplacements, de la destruction des services de santé reproductive et maternelle et des restrictions de l’acheminement de colis vitaux d’aide humanitaire et de produits d’hygiène imposés par Israël, dans un contexte de destruction des systèmes d’eau et d’assainissement de Gaza.</p>



<p>D’après l’OMS et le Groupe sectoriel pour la santé, près de 60 % de tous les points de service de santé sont hors d’usage, ce qui impose une pression considérable aux rares qui restent fonctionnels et à ceux, encore plus rares, qui fournissent des soins obstétricaux d’urgence.</p>



<p>Même après le « cessez-le-feu » et l’amélioration des flux d’aide, environ 46 % des médicaments essentiels sont en rupture de stock, notamment des médicaments pour le déclenchement/la gestion des contractions, le travail et les hémorragies du post-partum, l’anesthésie et la gestion de la douleur, les infections et les problèmes respiratoires, d’après les dernières informations du ministère de la Santé. Depuis le « cessez-le-feu », le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) et ses partenaires ont livré des quantités considérables de médicaments et de fournitures pour la santé maternelle et reproductive. Cependant, les besoins restent immenses et ne sont que partiellement satisfaits. D’après les dernières projections du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, 37 000 femmes enceintes et allaitantes souffriront par ailleurs de malnutrition aiguë et auront besoin de traitements avant mi-octobre 2026.</p>



<p>Les professionnel·le·s de la santé avec qui Amnesty International s’est entretenue ont déclaré que même après le « cessez-le-feu », les femmes qui ont accouché ont été confrontées à de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de compléments nutritionnels pendant une grande partie de leur grossesse et de leur convalescence post-partum. Ils ont déclaré que la plupart des femmes qui venaient accoucher dans des hôpitaux souffraient d’anémie due à la malnutrition et de maladies transmises par l’eau, de vaginites et d’autres infections dues aux eaux polluées et à d’autres situations insalubres. Ils ne peuvent souvent pas mener les dépistages nécessaires pour les femmes en raison du manque d’équipements et ont parfois dû utiliser des médicaments anesthésiques périmés.</p>



<p>D’après des professionnel·le·s de la santé avec qui l’organisation s’est entretenue, le génocide perpétré par Israël a provoqué une augmentation exponentielle des problèmes de santé maternelle et néonatale au cours des 29 derniers mois. Parmi ces problèmes de santé figurent les accouchements prématurés, le faible poids à la naissance, la perte de poids et la malnutrition de femmes enceintes et allaitantes, le stress prénatal et la dépression post-partum, les problèmes respiratoires pendant la grossesse liés à l’exposition au froid et à une pollution accrue, les problèmes respiratoires chez les nouveau-nés liés, entre autres, à des accouchements avant terme, à un développement pulmonaire insuffisant, à des problèmes de santé de la mère pendant la grossesse et aux mauvaises conditions de vie après la naissance, particulièrement pendant les périodes de froid.</p>



<p>Nasser Bulbol, médecin spécialiste de néonatologie du service obstétrique d’al Helou, a déclaré que le nombre de grossesses à haut risque prises en charge par le service avait considérablement augmenté, car les systèmes immunitaires des mères ont été mis à mal par la malnutrition : « Les conditions de déplacement ont causé des maladies infectieuses et la plupart des femmes qui viennent ici sont en situation de stress, de traumatisme et d’incertitude, car elles ont été déplacées à plusieurs reprises, ont perdu des proches et ne parviennent pas à se procurer des aliments adaptés à leurs besoins nutritionnels. »</p>



<p>L’hôpital dispose de 12 couveuses, dont six destinées aux soins intensifs néonatals, mais aucune n’est équipée des moniteurs cardiorespiratoires nécessaires.</p>



<p>Partout à Gaza, les unités de soins néonatals sont confrontées à des difficultés similaires. Le responsable des soins infirmiers du service de soins intensifs et néonatologie de l’hôpital Shuhada Al Aqsa, à Deir al Balah, qui dispose de 24 couveuses en état de fonctionnement, a notamment déclaré à Amnesty qu’ils avaient dû réutiliser des fournitures médicales à usage unique, notamment des tubes ondulés pour les ventilateurs mécaniques.</p>



<p>D’après le FNUAP, dans l’ensemble de la bande de Gaza, les unités néonatales fonctionnent à 150-170 % de leurs capacités, avec des couveuses parfois partagées par trois nouveau-nés.</p>



<p>L’obstruction et la possible suspension des activités d’organisations humanitaires internationales auront des conséquences dévastatrices pour les soins de santé reproductive et néonatale. Médecins Sans Frontières, l’une des organisations humanitaires concernées, a par exemple fourni aux services de maternité et de néonatologie en milieu hospitalier un soutien et des services essentiels en matière de soins prénataux et post-partum ambulatoires dont ont bénéficié des dizaines de milliers de femmes et de nourrissons depuis le début du génocide, ainsi qu’une aide nutritionnelle à de nombreuses femmes souffrant de malnutrition, et des traitements et un soutien à des victimes de violences liées au genre. Medical Aid for Palestinians fournit des soins néonatals, des soins néonatals intensifs, des soins de santé reproductive et obstétriques et des soins de suivi dans deux hôpitaux de la ville de Gaza (al Sahaba et Patient Friends Benevolent Society) et à l’hôpital al Nasser, à Khan Younès. L’organisation offre également un service de soutien psychologique et d’aide aux victimes de violences fondées sur le genre. Il sera très difficile pour le système de santé déjà anéanti de prendre en charge les services essentiels fournis par des organisations humanitaires, ce qui aura des conséquences pour des dizaines de milliers de femmes qui risquent d’en souffrir et de voir la continuité et la qualité des soins qu’elles reçoivent se dégrader encore davantage.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les rêves de maternité sûre et digne anéantis</h4>



<p>Amnesty International s’est entretenue avec des femmes enceintes et allaitantes vivant dans des sites pour personnes déplacées dans la ville de Gaza, à al Mawasi, dans la ville de Deir al Balah et dans le camp de Nuseirat. Si l’accès à la nourriture et aux produits d’hygiène personnelle, comme les serviettes hygiéniques, le shampoing et le savon, s’est amélioré dans une certaine mesure depuis janvier 2026, certaines femmes n’ont toujours pas les moyens de se procurer ces produits. Leur accès à de l’eau potable ou à l’eau courante est également très limité.</p>



<p>La plupart des jeunes mères avec lesquelles Amnesty International s’est entretenue ont déclaré qu’elles avaient activement cherché à obtenir des compléments nutritionnels pendant la grossesse, mais avaient eu du mal à se les procurer. Nombre d’entre elles avaient perdu beaucoup de poids, certaines ayant reçu un diagnostic de malnutrition et/ou d’anémie.</p>



<p>Hind*, 22 ans, qui vivait dans le camp pour personnes réfugiées de Jabalia, aujourd’hui presque entièrement détruit, et se trouve actuellement déplacée à al Mawasi, a donné naissance à un garçon le 19 janvier 2026. Elle a déclaré à l’organisation : « J’ai perdu beaucoup de poids. Je pesais seulement 43 kilos et à l’hôpital de campagne où j’ai accouché, ils m’ont dit que je souffrais de malnutrition. Mon bébé est né avec une double infection pulmonaire, il a passé plusieurs jours dans l’unité de soins intensifs et va maintenant un peu mieux, mais il ne peut toujours pas respirer correctement tout seul et est dans une couveuse. J’ai peur qu’il tombe encore plus malade parce que je vis dans une tente près de la mer et il a fait très froid et il n’y a pas de moyen de le garder au chaud. J’ai aussi un bébé de 18 mois qui a également été malade à cause du froid. »</p>



<p>Mariam*, une femme de 22 ans également déplacée à Deir al Balah, est une jeune mère en insuffisance pondérale souffrant de malnutrition et d’anémie, qui a accouché de son premier fils prématuré en décembre 2025. Elle ne produit pas suffisamment de lait pour allaiter et lutte maintenant pour pouvoir acheter du lait maternisé et garder son bébé au chaud dans une tente sans chauffage.</p>



<p>Toutes les femmes enceintes avec qui Amnesty International s’est entretenue ont déclaré qu’elles n’avaient reçu des soins prénataux que de manière sporadique et nombre d’entre elles n’avaient pas été en mesure de se protéger et de protéger leur nouveau-né du froid exceptionnellement rude et des pluies torrentielles de ces derniers mois d’hiver. La plupart des femmes ont également déclaré que, pendant leur grossesse, elles avaient été exposées à des niveaux élevés de pollution, et particulièrement à une fumée très polluante provenant de l’incinération de plastique et d’autres matériaux, car elles ne disposaient pas d’autres combustibles pour cuisiner ou faire chauffer de l’eau pour se laver. Pendant les derniers mois de leur grossesse et après leur accouchement, elles ont eu des difficultés à supporter les toilettes de fortune surpeuplées et insalubres des camps de personnes déplacées où elles s’abritent.</p>



<p>Une infirmière diplômée de 24 ans enceinte de huit mois a déclaré à Amnesty International que, bien qu’étant anémiée, elle n’avait pas pu obtenir l’infusion de fer dont elle avait besoin ou se procurer des aliments riches en fer ou d’autres vitamines pendant sa grossesse. Elle a déclaré que, mi-2024, elle avait perdu son bébé, mort d’une infection car il n’avait pas obtenu de traitement médical adapté, et que son mari avait été tué dans une attaque près de leur domicile juste avant qu’elle n’apprenne sa grossesse actuelle. Elle a décrit la souffrance de vivre sa grossesse dans une tente, d’être constamment malade à cause du froid et de lutter pour accéder aux toilettes. Elle craint de ne pas pouvoir protéger le bébé des virus dans sa tente pleine de sable et d’insectes et de ne pas avoir les moyens d’acheter des couches, des vêtements pour bébé et des serviettes hygiéniques pour elle-même après l’accouchement.</p>



<p>Maysoun Abu Bureik, une sage-femme expérimentée de l’hôpital al Awda, a également évoqué les conséquences psychologiques pour les jeunes mères :</p>



<p>« Le pire, c’est quand on doit aider une mère qui a perdu son mari ou sa famille. Rien que l’on puisse dire ou faire ne peut l’aider. Elle doit gérer son foyer, elle doit assurer le soutien émotionnel de son bébé alors qu’elle en a elle-même désespérément besoin, et elle n’a généralement pas de logement auquel retourner. »</p>



<h4 class="wp-block-heading">Interruptions des traitements contre le cancer et des évacuations médicales</h4>



<p>Les autorités israéliennes continuent de contrôler et de sévèrement entraver le processus d’évacuation médicale alors même que plus de 18 500 Palestiniens et Palestiniennes à Gaza ont besoin de traitements urgents qui n’y sont pas disponibles, en raison principalement de la destruction du système de santé par Israël. Les évacuations médicales vers la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, sont presque complètement interdites depuis le 7 octobre 2023.</p>



<p>Depuis la réouverture partielle du point de passage de Rafah le 2 février 2026, l’ONU et des partenaires avaient contribué à l’évacuation médicale de 289 Palestiniens et Palestiniennes, accompagnés de leur famille, par les points de passage de Rafah et de Kerem Shalom. Si une masse de facteurs bureaucratiques et procéduraux peuvent ralentir le processus d’évacuation médicale, les sévères restrictions et délais imposés par les autorités israéliennes en restent des causes majeures, notamment le processus d’approbation arbitraire, vague et long, qui a entraîné des morts évitables et causé des souffrances énormes. Ce processus est complètement arrêté depuis le début de l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.</p>



<p>Les femmes atteintes de cancers sont parmi les plus gravement affectées par l’obstruction des évacuations médicales. Les huit femmes atteintes de cancers avec qui Amnesty International s’est entretenue ont déclaré que leur traitement avait été affecté par des pénuries de fournitures médicales, notamment de médicaments de chimiothérapie. Pendant les périodes de bombardements intenses, les hôpitaux ont par ailleurs dû traiter en priorité les lésions traumatiques urgentes.</p>



<p>Une infirmière a déclaré à Amnesty International : « Aucun hôpital de Gaza n’offre actuellement de radiothérapie. Nous subissons également de graves pénuries d’équipement de diagnostic. Il n’y a pas une seule machine d’IRM en état de marche sur le territoire de Gaza. En l’absence de diagnostic initial, nous sommes par ailleurs contraints de continuer de deviner, ce qui met en danger la vie des patients et réduit l’efficacité de nos traitements. »</p>



<p>Dans son analyse de la réponse humanitaire, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a confirmé que certains des équipements de laboratoire et produits nécessaires aux diagnostics et à l’imagerie avaient été considérés comme des biens « à double usage » et interdits par les autorités israéliennes.</p>



<p>Une personne travaillant pour l’une des 37 organisations internationales d’aide humanitaire ayant été radiées a déclaré à Amnesty International fin février 2026 que plus de 1 000 patient·e·s souffrant de maladies non contagieuses, comme des cancers, n’avaient pas pu être traités, car l’organisation n’avait pas été autorisée à faire entrer de fournitures médicales à Gaza depuis le début de l’année.</p>



<p>Iman*, une femme recevant un traitement contre le cancer à l’hôpital al Helou, dans la ville de Gaza, a déclaré que ses séances de chimiothérapie avaient été repoussées à deux reprises, car les médicaments nécessaires n’étaient pas disponibles : « Lorsque j’ai la chance de recevoir la chimiothérapie, je dors ici un ou deux jours pour me rétablir, mais après, je dois retourner dans ma tente, où je dois boire de l’eau qui n’est pas propre, me laver avec de l’eau qui n’est pas propre, mais surtout, où je ne peux ni dormir ni me reposer. J’ai appris l’année dernière que je souffrais d’un cancer du sein et depuis, j’ai été déplacée à quatre reprises. Je pouvais à peine bouger, mais je devais aussi porter mes enfants. Le déplacement associé à la maladie vous tue. Je suis inscrite sur la liste des personnes attendant une évacuation médicale, donc j’attends. »</p>



<p>Nisrine, 49 ans, mère de sept enfants souffrant d’une tumeur du lobe frontal, a expliqué à Amnesty International qu’en plus d’avoir reçu un diagnostic de cancer, elle avait perdu sa mère et ses frères, tués par une frappe aérienne israélienne, et que son logement à Shuja&rsquo;iya avait été détruit : « J’ai sombré dans une grave dépression. Les déplacements constants vous vident de toute vie, cela vous épuise. Le plus difficile est de recommencer à zéro à chaque fois. Pour nous, c’est encore pire, car nous sommes déjà physiquement vidés. »</p>



<p>Hani Ayyash, ancien directeur du service de consultations externes de l’Hôpital de l’amitié turco-palestinienne, dans la ville de Gaza, qui était le seul établissement de toute la bande de Gaza spécialisé dans le traitement du cancer, a été obligé de quitter son hôpital en octobre 2023 après des bombardements intenses. L’armée israélienne a ensuite utilisé cet hôpital comme base militaire et a fait exploser une partie de ses infrastructures en mars 2025.</p>



<p>« Perdre l’Hôpital de l’amitié turco-palestinienne a été très dur pour nous, car c’était de loin le centre de traitement du cancer le plus avancé de Gaza. Nous n’avons par ailleurs pu récupérer aucun des équipements de l’hôpital », a déclaré Hani Ayyash.</p>



<p>Les autorités israéliennes doivent lever les restrictions illégales et arbitraires qu’elles imposent à l’aide humanitaire, notamment aux médicaments et aux équipements médicaux, aux biens et aux services de première nécessité, et cesser leur obstruction des évacuations médicales. Elles doivent veiller à ce qu’une voie d’évacuation efficace et fiable vers d’autres parties du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et vers Israël soit en place. Le gouvernement israélien doit en outre lever les restrictions des évacuations médicales hors du TPO, le cas échéant, et garantir la possibilité pour les personnes évacuées de revenir après avoir terminé leur traitement si elles le souhaitent. Il doit également autoriser l’entrée immédiate de fournitures et équipements d’imagerie diagnostique et de laboratoire, particulièrement ceux nécessaires pour le dépistage précoce de cancers et d’autres maladies.</p>



<p>« Les femmes à Gaza maintiennent les familles et communautés à flot dans des conditions conçues pour les détruire. Elles sont les enseignantes fournissant une éducation aux enfants dans des tentes, les médecins et les infirmières travaillant dans des hôpitaux de campagne sans être payées, et les garde-malades luttant sans relâche pour garder espoir dans ce contexte de génocide. Leur courage impose un immense respect et est une source d’inspiration pour toute l’humanité », a déclaré Agnès Callamard.</p>



<p>« Cette catastrophe d’origine humaine, que nous avons toutes et tous vue se dérouler sur nos écrans, a causé des souffrances énormes. Notre action et notre soutien n’ont que trop tardé ! Nous devons afficher une solidarité sans faille avec les femmes et les filles palestiniennes à Gaza et appeler de nouveau les États à prendre des mesures concrètes pour mettre fin au génocide perpétré par Israël et à l’occupation illégale imposée par le pays, notamment en veillant à ce que les femmes et les filles puissent bénéficier de leurs droits fondamentaux et en assurant un avenir dans lequel tous les Palestiniens et Palestiniennes peuvent vivre dans la dignité. »</p>



<p>Les États doivent prendre des mesures pratiques pour exercer une pression diplomatique et économique afin de pousser Israël à mettre un terme à ses attaques, à lever entièrement son blocus illégal et à autoriser les organisations humanitaires à mener leurs activités librement et en toute sécurité. Ils doivent assurer l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive essentiels et renforcer le soutien et les financements accordés aux services de protection des droits économiques et sociaux des femmes et aux organisations dirigées par des femmes à Gaza.<br></p>



<p class="has-text-align-right"><em>*Les noms de certaines des femmes ont été remplacés par des pseudonymes à leur demande</em></p>




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		<title>Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</title>
		<link>https://www.amnesty.lu/actualites/ethiopie-les-autorites-doivent-enqueter-sur-les-violences-sexuelles-executions-sommaires-et-actes-de-torture-perpetres-par-des-combattants-de-larmee-de-liberation-oromo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mgury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 16:52:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits armés]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseur·e·s des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Genre et sexualite]]></category>
		<category><![CDATA[Justice internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo Avertissement : ce communiqué de presse contient des descriptions de violences sexuelles et d’actes de torture. Des membres de l’Armée de libération oromo, en Éthiopie, ont soumis des femmes et des [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Éthiopie. Les autorités doivent enquêter sur les violences sexuelles, exécutions sommaires et actes de torture perpétrés par des combattants de l’Armée de libération oromo</h2>



<p><strong><mark style="background-color:#000" class="has-inline-color has-white-color">Avertissement : ce communiqué de presse contient des descriptions de violences sexuelles et d’actes de torture.</mark></strong></p>



<p>Des membres de l’Armée de libération oromo, en Éthiopie, ont soumis des femmes et des filles à des violences sexuelles, se rendant coupables de viols, de viols en réunion, d’esclavage sexuel, d’exécutions sommaires et de destructions de biens civils, agissements susceptibles de constituer des crimes de guerre, dans le contexte du conflit ayant commencé dans la région Oromia en 2019, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique vendredi 6 mars.</p>



<p>Ce document, intitulé <a href="https://www.amnesty.lu/wp-content/uploads/2026/03/No-One-Came-to-My-Rescue_Formatted_FINAL_.pdf"><strong><em>No one came to my rescue: Gang rape, sexual slavery and mass displacement of women in Oromia, Ethiopia</em></strong></a>, fait état des atrocités commises contre des civil·e·s, en particulier des femmes et des filles, par le groupe armé de l’Armée de libération oromo dans les districts de Sayo et Anfillo de la zone de Kellem Wallaga, entre 2020 et 2024. « Cela fait sept ans que dans un climat de secret permis par le blocage des communications et des médias, des combattants causent d’immenses souffrances aux civil·e·s dans l’Oromia. Non seulement ces violations répétées sont épouvantables, mais il est en outre possible qu’elles constituent des crimes de guerre », a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International. « Les organismes de suivi des droits humains, à l’échelle internationale et africaine, continuent à détourner le regard. Ils doivent demander que les autorités éthiopiennes diligentent immédiatement des enquêtes impartiales et rigoureuses sur ces atrocités, dans le but d’amener tous les responsables à rendre des comptes, et de fournir aux victimes une possibilité d’obtenir justice et réparations. »</p>



<p>« L’Armée de libération oromo doit immédiatement adresser à tous ses combattants l’ordre de respecter le droit international humanitaire et le droit international relatif aux droits humains. Elle doit aussi désarmer et démobiliser les combattants et/ou unités s’étant rendus coupables de violences sexuelles, d’autres formes de torture, d’homicides, de déplacements forcés et d’autres crimes au regard du droit international. »</p>



<p>Des affrontements opposant l’Armée de libération oromo (OLA) &#8211; l’ancienne aile militaire du Front de libération oromo (FLO) -, les Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) et les forces régionales de sécurité de l’Oromia alliées, ont éclaté en 2019, et ce conflit continue à avoir de très lourdes répercussions sur la population civile.</p>



<p>Pour cette synthèse, Amnesty International a recueilli les propos de 10 victimes de viols en réunion, dont sept étaient mineures au moment des agressions. L’organisation a également reçu les témoignages de prestataires de santé, et ont examiné les dossiers médicaux des victimes.</p>



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<h4 class="wp-block-heading">« Ils nous violaient tous les jours, deux fois par jour »</h4>



<p>Sur les 10 victimes ayant parlé à Amnesty International, cinq ont également connu l’esclavage sexuel. Neuf ont été agressées par des combattants de l’Armée de libération oromo (OLA), tandis qu’une a subi des violences de la part de soldats des Forces de défense nationale éthiopiennes et de membres de l&rsquo;OLA.</p>



<p>Deux des victimes sont tombées enceintes des suites de ces viols.</p>



<p>Ces femmes ont décrit avec de nombreux détails déchirants des agressions brutales ayant duré des jours, voire des semaines.</p>



<p>Lalistu* et sa fille Sebontu*, alors âgée de 12 ans, ont été retenues captives pendant trois semaines dans une grotte avec les mains attachées à un arbre, et ont été violées par plusieurs membres de l’OLA.</p>



<p>« Ils nous violaient tous les jours, deux fois par jour. Vers 11 heures et 18 heures. Je commençais à avoir peur quand ces moments approchaient chaque jour. Ils me disaient : « Tu vas mourir. Tu ne rentreras jamais chez toi » », a déclaré Sebontu*, maintenant âgée de 17 ans.</p>



<p>« Pendant trois semaines, 15 hommes m’ont violée et ont violé mon enfant. Ils le faisaient à tour de rôle », a déclaré Lalistu à Amnesty International.</p>



<p>Une autre victime, Anisa*, qui était enceinte au moment de l’entretien (des suites de ces violences sexuelles), a en outre été réduite en esclavage sexuel par des combattants de l’OLA fin 2024. Elle a déclaré à Amnesty International que les combattants venaient régulièrement la chercher chez elle et l’amenaient dans la brousse, où ils lui faisaient subir des viols en réunion. C’est seulement après qu’elle a eu des problèmes de santé que les combattants ont cessé ces violations.</p>



<p>Plusieurs victimes ont déclaré à Amnesty International que des combattants de l’OLA les avaient violées à titre de représailles, car leur mari, frère ou père travaillait au sein des forces gouvernementales. Elles ont également dit à Amnesty qu’elles ont été forcées à quitter leur domicile après ces violences sexuelles ; lorsque certaines ont refusé de partir, leur maison a été incendiée.</p>



<p>Deux victimes ont déclaré que des combattants ont aussi tué des hommes de leur famille, notamment le mari de Lalistu, exécuté pour avoir essayé de la protéger, ainsi que leur fille de 12 ans.</p>



<p>« Ils lui ont tiré dessus [et l’ont abattu] lorsque nous avons atteint la forêt. Je ne me suis même pas retournée pour le regarder après qu’ils l’ont tué », a déclaré Lalistu*.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Réduites au silence</h4>



<p>Ces 10 victimes et l’enfant d’une personne rescapée, qui a subi des passages à tabac, ont dit continuer à souffrir des traumatismes physiques causés par les violences qui leur ont été infligées. Ces personnes redoutaient cependant de solliciter une aide médicale, par exemple pour une interruption de grossesse et un dépistage d’infections sexuellement transmissibles, par crainte de représailles de la part des combattants de l’OLA et des autorités, et de la réprobation sociale associée aux violences sexuelles.</p>



<p>Les victimes ont réclamé que ces violations prennent fin, que justice soit rendue et que l’obligation de rendre des comptes soit respectée. L’une d’elles a déclaré : « S’il est possible de les retrouver, j’espère que justice sera faite, afin que ce qui nous est arrivé, à moi et à d’autres, puisse cesser. »</p>



<p>Du fait des restrictions imposées par les gouvernements au niveau fédéral et régional en Éthiopie, il est presque impossible pour des acteurs nationaux ou internationaux de déterminer l’étendue véritable des violations commises contre les civil·e·s depuis que le conflit a éclaté en Oromia.</p>



<p>« Ces actes lâches ont été en partie permis par un blocage des communications, qui a dissimulé au reste du monde les atrocités persistantes commises contre les civil·e·s. Ce n’est pas la première fois que les autorités éthiopiennes recourent à la censure en temps de crise. Il est probable que le tableau complet de la situation soit encore plus affligeant », a déclaré Tigere Chagutah.</p>



<p>« Les atrocités recensées par Amnesty International en Oromia ont été perpétrées dans un climat d’impunité, sans susciter la moindre réaction si ce n’est le silence des partenaires et voisins de l’Éthiopie. Cette synthèse devrait alerter sur le fait que le silence ne mène à rien d’autre que la souffrance des civil·e·s. Le cycle des violences contre les civil·e·s, en particulier les femmes et les filles, doit cesser. »</p>



<p class="has-text-align-right"><em>*Les noms ont été modifiés pour protéger l’identité des victimes.</em></p>
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