Levons les obstacles au Burkina Faso, elles ont le droit de décider

Soutenez les femmes du Burkina Faso pour qu’elles puissent prendre les décisions qui concernent leur corps et leur vie.

 

Si vous êtes une fille au Burkina Faso, vous avez de grandes chances de ne pas profiter longtemps de votre enfance. Le mariage précoce et forcé y est monnaie courante. Les grossesses précoces également.

 

Si vous êtes une femme, vous risquez de vous voir refuser la contraception, pour la simple raison que vous n’avez pas l’autorisation de votre époux. Et même si vous parvenez à obtenir un contraceptif,vous serez peut-être contrainte de l’utiliser en secret, par crainte d’être accusée d’adultère par votre partenaire ou votre belle-famille.

 

Si vous êtes tombée enceinte à la suite d’un viol, les frais d’intervention médicale d’urgence sont à votre charge – des frais qui sont trop élevés pour la plupart des victimes.

 

Cette situation ne peut plus durer. Les jeunes filles du Burkina Faso veulent pouvoir profiter de leur enfance. Leurs mères, tantes et sœurs en ont assez d’être mises à l’écart lorsqu’il s’agit de prendre des décisions qui affectent leur propre vie. Soutenez-les dès aujourd’hui.

 

« C’est nous et nous seules qui menons une grossesse à terme. Et c’est à nous de décider si nous voulons être enceintes ou pas. »

Bibata Ouédraogo, militante des droits des femmes

Quelques chiffres

17% : c’est le taux d’utilisation de la contraception féminine au Burkina Faso, l’un des plus faibles au monde.
6,4 km : c’est la distance moyenne que les femmes doivent parcourir pour se procurer la pilule ou l’implant contraceptif.
11,5 % : c’est le taux de femmes qui tombent enceintes pendant leur adolescence.

« Je ne savais pas qu’on pouvait tomber enceinte après une relation sexuelle. » Mariama, 24 ans

Un traitement inégal qui prive les femmes de leur liberté de décider

Au Burkina Faso, que vous soyez une femme ou une fille, vous êtes privée de la possibilité de prendre des décisions importantes qui n’appartiennent pourtant qu’à vous. Vous n’êtes pas libre, par exemple, de décider si vous voulez vous marier, avec qui et à quel moment, ou si vous voulez avoir des enfants et à quel moment.

 

Ces obstacles à la liberté de décider sont aggravés par l’attitude de la société, qui accorde plus d’importance aux hommes et aux garçons qu’aux femmes et aux filles.

 

Du fait de cette discrimination, les femmes et les filles voient leurs droits les plus fondamentaux, dont le droit à la vie, à l’éducation, à des soins de qualité, en particulier à des soins de santé sexuelle et reproductive, bafoués.

« À l’âge de 12 ans, mon père m’a mariée à un homme de 25 ans. J’ai refusé. »

Rose, 46 ans

 

Mais surtout, cette discrimination prive les femmes et les filles de leurs droits sexuels et reproductifs, droits qui les autorisent à prendre librement des décisions concernant leur corps et leur vie, à l’abri de toute violence. Ces droits incluent le droit à une information satisfaisante et à des services adaptés dans le domaine de la santé sexuelle, du planning familial et de la sexualité.

 

Les conséquences de ces atteintes aux droits fondamentaux sont manifestes dès lors qu’on s’intéresse aux chiffres. Seules 64,2 % des filles ont accès à l’éducation, mais elles sont nombreuses à être contraintes d’interrompre leur scolarité pour se marier ou effectuer des travaux domestiques. À l’âge de 19 ans, la majorité des filles sont mariées et presque la moitié d’entre elles ont déjà un enfant au moins.

Céline : « Je vais adopter une méthode contraceptive en cachette. »

« J’aurais aimé adopter une méthode contraceptive pour espacer les naissances. Mais mon mari refuse. Je refuse donc d’avoir des rapports sexuels avec mon mari pendant ma période de fécondité. Mon mari se fâche et me bat, mais je résiste.

 

« Quand on espace les naissances, les enfants grandissent en bonne santé.

 

« Mes amies parlent du prix de la contraception. Si j’ai de l’argent, je vais adopter une méthode contraceptive en cachette. »

 

Céline a 26 ans et elle a quatre enfants.

Amnesty International

Mon corps, mes droits au Burkina Faso

Pour les filles dont les familles les obligent à se marier, pour les femmes qui ont besoin de l’aval de leur époux ou de leur belle-famille pour utiliser un contraceptif, pour les filles tombées enceintes à la suite d’un viol et qui n’ont d’autre choix que de mener leur grossesse à terme, Amnesty International lance sa campagne Mon corps, mes droits au Burkina Faso.

 

Nous nous joignons aux nombreuses femmes et filles qui continuent de se battre en faveur de leurs droits au Burkina Faso pour demander au gouvernement burkinabè de lever les obstacles à leur liberté de décider.

« Parfois, il n’y a pas de moyens pour acheter la contraception et c’est ainsi que je me suis retrouvée avec huit enfants. »

Korotimi, 43 ans

Arrêtons les mariages forcés et précoces au Burkina Faso

Agissez dès aujourd'hui.

 

Irlande. La loi sur l'avortement en quelques chiffres

Campagne contre la violence liée au genre

Agissez en ligne

Signez les pétitions d'Amnesty International pour aider les victimes des violations des droits humains.

 

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