Violence liée au genre

Campagne contre la violence liée au genre

Le 8 mars 2014, Amnesty International lance la campagne mondiale Mon corps, mes droits appelant les gouvernements et les agences des Nations Unies à protéger les droits sexuels et reproductifs de toutes les personnes et en particulier ceux des jeunes femmes et des adolescentes.

 

Dans le cadre de cette campagne, au Luxembourg nous nous mobiliserons sur le thème de la violence liée au genre. Ainsi, dans les deux années à venir, nous travaillerions sur des sujets variés tels que le mariage forcé, les mutilations génitales féminines, la violence domestique, la violence sexuelle, le viol comme arme de guerre, la discrimination à l’égard des femmes, la mortalité maternelle et la violence liée à l’orientation sexuelle.

Vongai V. Chikwanda, Harare (Zimbabwe)

Tant que les femmes et les filles ne pourront pas prendre les décisions qui concernent la procréation et leur corps et ne jouiront pas pleinement de leurs droits, je militerai en faveur des droits sexuels et reproductifs pour tous.

Qui dispose de votre corps ?

 
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1. Les relations sexuelles librement consenties ne constituent jamais un crime

- quels que soient le sexe, la sexualité, l'identité de genre ou la situation maritale des partenaires.

7. Lorsque nos droits sexuels et reproductifs sont bafoués, nous avons le droit de dénoncer cette situation, d'exiger qu'une enquête soit menée et d'avoir la garantie que justice nous sera rendue.

6. Nous avons le droit d'avoir notre mot à dire dans les lois, les politiques et les programmes qui concernent nos corps et nos existences.

5. Nous avons toutes et tous le droit de vivre à l'abri de toute forme de violence, y compris le viol.

4. L'éducation et l'information sur les relations humaines et sexuelles doivent être fondées sur des éléments scientifiques et être accessibles à tous et à toutes.

3. L'accès à des services de santé de qualité, confidentiels et d'un prix abordable, y compris à la contraception, n'est pas un luxe

 – c'est un droit fondamental.

2. Le fait de solliciter une interruption de grossesse – ou d'aider quelqu'un à en subir une

– ne fait PAS de nous des criminels.

Briser le silence

Lorsqu’il est question de notre corps et de nos relations amoureuses, c’est généralement dans notre tête qu'ont lieu nos discussions les plus libres. Nous gardons souvent ces pensées secrètes. Pourquoi ?

 

Peut-être parce que c’est la société dans laquelle nous vivons qui détermine ce que nous jugeons pouvoir dire ouvertement.

 

Ces normes sociales sont définies par nos gouvernements, notre entourage, ou nos familles. Lorsque nous les contestons, nous nous sentons coupables et même gênés. Nous craignons d’être mis à l’écart, voire jetés en prison. C’est pourquoi nous nous taisons.

 

À travers la campagne Mon corps, mes droits, nous voulons rompre ce silence. Parce que beaucoup de gens ne savent même pas qu’ils ont des droits à l’heure actuelle, et encore moins comment les faire valoir.

En pleine forme

1/10

Jeunes filles de moins de 18 ans a été contrainte à des rapports ou des actes sexuels. Ce chiffre est sans doute en deçà de la réalité.

 

40%

Des femmes en âge de procréer vivent dans des pays où l'avortement est interdit, limité ou inaccessible.

 

215M

De femmes n'utilisent pas de contraceptifs alors qu'elles souhaitent retarder leurs grossesses ou ne plus avoir d'enfants.

Contrôle par des tiers

Des décisions qui relèvent de notre droit – décider ou non d’avoir des enfants et à quel moment, par exemple – sont désormais contrôlées par les gouvernements.

 

Dans certains pays, les autorités permettent à d’autres personnes (médecins, responsables religieux, parents) de choisir à notre place. Et les gouvernements manquent parfois à l’obligation de fournir les informations et les services auxquels leurs citoyens ont droit.

 

''Imaginez-vous mariée à votre violeur, forcée de passer votre vie avec cette personne – ce doit être épouvantable.'' Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International

 

Au Burkina Faso, des femmes peuvent se voir refuser des moyens de contraception dans les dispensaires si elles ne sont pas accompagnées de leur époux. En Algérie, au Maroc et en Tunisie, la loi ne protège pas les victimes de violences sexuelles.

 

Certains violeurs peuvent échapper aux poursuites en épousant leur victime, souvent adolescente. Entre 1980 et 2012, environ 12 Irlandaises par jour sont allées avorter au Royaume-Uni parce que l’avortement est illégal en Irlande, sauf si la femme concernée est en danger de mort. Et, dans de nombreux pays, aimer quelqu’un du même sexe – ou simplement porter des vêtements qui ne respectent pas la norme sociale – peut suffire à vous envoyer en prison.

Femme anonyme de Ouagadougou (Burkina Faso) s'adressant à Amnesty

''Après sept grossesses et cinq enfants vivants, j’ai dit à mon mari que je voulais utiliser une méthode de contraception, mais il a refusé.''

Multiplication des offensives

La persistance de ces restrictions montre qu’il y a beaucoup à faire. Une offensive se prépare contre les droits sexuels et reproductifs – orchestrée par des groupes de pression qui ont des moyens et sont organisés. Au plus haut niveau, certains gouvernements tentent de faire régresser ces droits, mettant en doute l’idée de « droits reproductifs » et d’« égalité des genres » ou qualifiant d’occidental le principe des « droits humains pour tous ». Nous assistons clairement à une remise en cause de nos droits à exprimer notre sexualité et à prendre les décisions qui concernent notre propre corps.

 

À partir de 2014-2015, la campagne Mon corps, mes droits d’Amnesty tentera d’enrayer cette tendance, notamment en Algérie, au Burkina Faso, en Irlande, au Maroc et au Sahara occidental, au Népal, en Tunisie et au Salvador. Par son intermédiaire, nous nous efforcerons d’établir le contact avec des personnes du monde entier, les encourageant à briser le silence qui plane sur ces questions, première étape vers la réalisation de leurs droits.

 

Si nous brisons le silence, les gouvernements devront prendre des mesures pour protéger le droit des personnes à décider de ce qui concerne leur corps et leur vie.

 

D’ici là, nous dénoncerons les pays qui violent ces droits et réclamerons le changement. Parce que les droits sexuels et reproductifs sont des droits humains. Ils nous appartiennent à tous.

 

''Ils ne doivent pas oublier que nous sommes des êtres humains.''

Une femme anonyme décrivant la manière dont, selon elle, les responsables politiques et les législateurs irlandais traitent les femmes qui ont besoin d'avorter.

Votre travail de Campagne

 
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My Body My Rights Seminar at the Uni.lu

My Body My Right Workshop at the City Hotel

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Luxembourg : Operation Mothers Day

Against homophobia

 

Les femmes et les filles du Burkina Faso ont le droit de décider

Irlande. La loi sur l'avortement en quelques chiffres

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