Votre pays partage-t-il vos données avec les Etats-unis ?

 

À l’heure où certains gouvernements interceptent nos SMS, courriels et appels téléphoniques, découvrez si votre pays partage en secret vos données personnelles avec les États-Unis.

 

 

 

Votre pays partage-t-il vos données avec les États-Unis ?

 

Deux ans après qu’Edward Snowden a révélé l’ampleur de la surveillance de masse exercée par certains gouvernements, nous utilisons les documents qu’il a divulgués pour montrer comment certains pays partagent secrètement vos données personnelles.

 

Le 5 juin 2013, le lanceur d’alerte Edward Snowden révélait pour la première fois les méthodes qu’utilisent certains gouvernements pour s’immiscer dans nos vies privées.

 

Ancien analyste de l’agence nationale de sécurité américaine (NSA), il a révélé au monde la manière dont collaborent certains services de renseignement pour espionner nos courriels, nos recherches internet, nos appels, etc. Mais ce n’est pas tout.

 

Les documents qu’Edward Snowden a rendus publics ont également exposé au grand jour la façon dont certains gouvernements partagent, en toute connaissance de cause, nos données personnelles avec les États-Unis. Nous avons appris que la NSA a conclu des accords secrets de partage de renseignements avec au moins 41 pays.

 

Particulièrement opaques, ces accords portent atteinte à la vie privée de plusieurs centaines de millions de personnes. Consultez la carte ci-dessous pour savoir si votre gouvernement partage des données avec les États-Unis.

 

« Voulons-nous vivre dans une société où nous sommes mis à nu face à un gouvernement qui, lui, reste impénétrable ? »

 

Edward Snowden, juin 2015

 

 

 

Votre pays partage-t-il des données avec les États-Unis et ses alliés ?

L’alliance des « Five Eyes »


Depuis 70 ans, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, le Canada et l’Australie forment un réseau de surveillance mondial qui échange librement des communications interceptées.

 

Les « SIGINT Seniors » d’Europe


Depuis 33 ans, les « Five Eyes » coopèrent avec ce club européen : ils lui fournissent des technologies en échange d’un accès à ses réseaux et échangent des communications interceptées.

 

Les « SIGINT Seniors » de la région Asie-Pacifique


Dans cette région du monde, les « Five Eyes » fournissent des technologies et de l’aide à certains pays. Il est probable qu’ils échangent également des communications interceptées avec eux, mais les accords de ce type sont passés dans le plus grand secret.

 

Pays tiers


On sait peu de choses sur l’étendue et la nature des liens entre les « Five Eyes » et les autres pays tiers, mais l’existence de ces liens semble indiquer qu’ils coopèrent pour intercepter et échanger des communications.

 

Autres pays du monde


Il n’existe pas de lien connu entre les « Five Eyes » et ces pays.

 

 

 

Accords confidentiels et clubs secrets

 

Le champion incontesté de l’échange de renseignements et le club le plus secret en la matière est connu sous le nom de « Five Eyes », une alliance constituée du Royaume-Uni, des États-Unis, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie. La NSA a également passé des accords confidentiels avec d’autres pays en Europe, en Asie et ailleurs.

 

Pourquoi cela est-il gênant ? Parce que la plupart d’entre nous ne voulons pas que des gouvernements étrangers puissent nous espionner. Une enquête que nous avons récemment menée a montré que la surveillance de masse exercée par la NSA rencontrait une opposition mondiale.

 

« Ceci va devenir une des plus importantes problématiques des 30 prochaines années en termes d’impact sur les droits humains. »

 

Edward Snowden, lanceur d’alerte et ancien spécialiste de la sécurité

 

Ces accords douteux mettent en évidence le danger que représente la surveillance généralisée. Non seulement certains gouvernements interceptent des communications au sein de leurs frontières, mais ils les envoient également à d’autres gouvernements dans le monde. Les accords entre eux sont si secrets et leur portée si étendue que nous ne pouvons pas savoir où atterrissent nos données.

 

 

 

 

De plus, des gouvernements ont fait passer des lois pour pouvoir espionner plus facilement des personnes venant d’autres pays. Nous devons faire abroger ces lois discriminatoires et demander à ces gouvernements de protéger la vie privée des gens de manière équitable, qu’ils soient chez eux ou à l’étranger.

 

 

«  Si nous ne nous occupons pas de ces choses-là, nous allons devoir dire adieu aux sociétés libres et progressistes. »

Edward Snowden, lanceur d’alerte et ancien spécialiste de la sécurité

 

 

 

Les faits

 

Chaque jour, les services d’espionnage américains échangent environ 200 millions de SMS avec le Royaume-Uni.

La NSA a collecté les métadonnées de chaque appel et chaque SMS au Mexique, au Kenya et aux Philippines.

Le GCHQ et la NSA ont piraté le plus grand fabricant de cartes SIM du monde, ce qui leur a potentiellement permis de surveiller en secret des centaines de millions de téléphones.

 

 

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