53 années de combat d'Amnesty contre la torture

 

1961

Amnesty lance ses premières campagnes en faveur de prisonniers politiques. Nous ne tardons pas à constater que des États du monde entier recourent à la torture.

 

1967

Nous mettons au jour un recours massif à la torture en Grèce au lendemain d'un coup d'État militaire, notamment dans un grand centre d'interrogatoire créé à Athènes dans le but de "faire trembler toute la Grèce".

 

1968

"Des informations faisant état d'actes de torture nous parviennent quotidiennement du monde entier". Martin Ennals, secrétaire général d'Amnesty de 1968 à 1980.

 

1972

Nous lançons notre première campagne visant à "rendre la torture aussi impensable que l'esclavage".

 

 

Notre conférence mondiale pour l’abolition de la torture, prévue à Paris (France), manque d’être annulée lorsque l’UNESCO renonce soudainement à l’accueillir, au motif que notre rapport sur la torture enfreint sa réglementation qui interdit de critiquer ses États membres. Nous trouvons rapidement un autre local et y accueillons 250 délégués de 40 pays.

 

1973

"Si le monde n'est plus capable de s'indigner face à cette atteinte suprême, les derniers feux de la civilisation s'éteindront."

Paroles prononcées par le célèbre psychiatre Erich Fromm lors de notre conférence mondiale pour l'abolition de la torture.

Nous consacrons cette année-là au combat contre la torture.

Notre Réseau Actions urgentes lance son premier appel, en faveur d'un syndicaliste brésilien menacé de torture en détention, le professeur Luiz Rossi. Des centaines de militants envoient des messages aux autorités et il est libéré la même année.

Depuis la conférence de Paris, nous avons télégraphié aux Nations unies plus de 1 million de signatures, recueillies dans plus de 90 pays pour dénoncer la torture.

Cédant à la pression internationale, l'Assemblée générale de l'ONU adopte pour la première fois une résolution dénonçant la torture. 

 

1974

Membre fondatrice d'Amnesty, Helen Bamber participe à la création de la Fondation pour les soins aux victimes de torture, aujourd'hui Freedom from Torture.

 

1975

L'ONU adopte le 9 décembre la Déclaration contre la torture. Cette décision historique joue un rôle clé dans l'adoption d'un texte juridiquement contraignant, la Convention des Nations unies contre la torture.

 

1976

Nous nous mobilisons pour que le régime militaire uruguayen cesse de torturer les détenus.

 

Caricature néerlandaise : des dirigeants mondiaux manifestent contre l’attribution du prix Nobel de la paix 1977 à Amnesty, pour son action, notamment contre la torture.
« Ici, on torture ». Des religieuses, des prêtres et des fidèles manifestent contre la torture devant le 1470 Calle Borgono, à Santiago (Chili). Selon de nombreux témoignages, ce bâtiment était un centre de détention secret où la police secrète torturait des prisonniers politiques sous le régime militaire du général Augusto Pinochet (1973-1990).

 

1984

Amnesty se bat déjà depuis des années lorsque l'Assemblée générale des Nations unies adopte enfin la Convention contre la torture. Parmi les questions les plus épineuses figurent la compétence universelle à l'égard des tortionnaires présumés et les dispositifs nécessaires pour une mise en œuvre effective du traité.

 

1987

La Convention des Nations unies contre la torture entre en vigueur le 26 juin après avoir été ratifiée par 20 États. C'est un grand pas en avant vers l'éradication de la torture dans le monde.

 

1997

L'ONU proclame le 26 juin Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture. Nous révélons l'identité de 100 entreprises du monde entier qui fabriquent et vendent des instruments de torture.

 

1998

L'ancien président chilien Augusto Pinochet est arrêté à Londres après qu'Amnesty a rappelé aux États européens leur obligation de l'interpeller au titre de la Convention contre la torture. Cette initiative courageuse allait dans le sens de la justice internationale, même si Pinochet a été libéré en 2000 sur la base d'une expertise médicale controversée.

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda considère le viol comme une forme de torture, ce qui constitue un précédent fondamental.

 

1999

Affiche d'Amnesty États-Unis : L'ancien boxeur poids-lourd Mohamed Ali soutient notre campagne visant à interdire les ceintures incapacitantes dans les prisons américaines. Ces ceintures actionnées à distance administrent aux prisonniers une décharge électrique de 50 000 volts pendant huit secondes.

 

2000

Pour un monde sans torture : c'est notre première campagne en ligne. En l'espace d'un an, des dizaines de milliers de gens agissent au nom de 17 personnes et groupes menacés de torture.

 

2002

Nous combattons le recours à la torture dans la " guerre contre le terrorisme " menée par les États-Unis, en nous élevant notamment contre certaines techniques de torture comme le " waterboarding " (simulacre de noyade). Les Nations unies adoptent le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture, qui instaure un système d'inspection national et international des lieux de détention.

 

 

À Londres (Royaume-Uni), une impressionnante manifestation contre la torture de terroristes présumés a lieu dans Downing Street, devant la résidence du Premier ministre britannique Tony Blair.
Au Maroc, des manifestants organisent un sit-in devant le Parlement lors de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture le 26 juin. © Rachid Tniouni
Des militants d’Amnesty Danemark manifestent contre les vols de « restitution » secrets de terroristes présumés. Au cours des six années suivantes, Amnesty mettra au jour le rôle de plusieurs États européens dans les détentions secrètes de la CIA et la torture de terroristes présumés.

2008

"On ne transige pas avec la torture - fermez Guantánamo maintenant ": des militants manifestent près de l'ambassade des États-Unis à Manille (Philippines).

Le Comité des Nations unies contre la torture déclare que les États doivent prévenir et punir également des actes de torture commis par des acteurs non gouvernementaux. Il s'agit notamment du viol, de la violence domestique, des mutilations génitales féminines et de la traite des êtres humains.

 

2012

Une décision historique de la Cour européenne des droits de l'homme reconnaît la Macédoine responsable, de connivence avec les États-Unis, d'actes d'enlèvement et de torture commis contre des terroristes présumés. Nos recherches montrent que de nombreux États européens ont fait de même.

 

2014

Plus de 150 pays ont ratifié la Convention contre la torture. Mais on torture encore, et dans le monde entier. C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui notre nouvelle campagne, Stop Torture.

"Ensemble, nous allons intervenir chaque fois que des personnes seront torturées. Ensemble, nous obligerons les tortionnaires à rendre des comptes." Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty

 

Signez nos pétitions pour des victimes de torture du Mexique, du Nigéria et de l'Ouzbékistan. 

Affiche d’Amnesty Suisse : « Liberté pour les prisonniers politiques. Plus de droits humains pour plus d’êtres humains » © Amnesty International / Photographie Bill Guhl, maquette Beat Knoblauch

Soutenez les victimes de torture

Signez les pétitions réclamant justice pour Claudia (Mexique), Dilorom (Ouzbékistan) et Moses (Nigéria). AGISSEZ!

Pourquoi cette campagne?

30 ans après l'adoption de la Convention contre la torture par les Nations unies en 1984, 141 pays continuent à pratiquer la torture. En savoir plus

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Signez les pétitions d'Amnesty International pour aider les victimes des violations des droits humains.

 

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