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		<title>Amnesty International Luxembourg</title>
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		<title>Le gouvernement slovaque doit mettre fin &#224; la s&#233;gr&#233;gation dont sont victimes les enfants roms</title>
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		<dc:creator>Yannick Genot</dc:creator>



		<description>Communiqu&#233; de presse &lt;br /&gt;Index AI : PRE01/299/2010 &lt;br /&gt;2 septembre 2010 &lt;br /&gt;Le gouvernement slovaque doit mettre fin &#224; la s&#233;gr&#233;gation dont sont victimes les enfants roms &lt;br /&gt;Amnesty International exhorte le gouvernement slovaque &#224; mettre imm&#233;diatement fin &#224; la s&#233;gr&#233;gation des enfants roms dans le syst&#232;me &#233;ducatif du pays. Cette pratique am&#232;ne des milliers d'&#233;l&#232;ves roms &#224; recevoir un enseignement au rabais dans des &#233;coles ou classes sp&#233;ciales destin&#233;es aux &#233;l&#232;ves pr&#233;sentant des &#171; handicaps mentaux l&#233;gers &#187; ou, au sein du (...)


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&lt;a href="http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?rubrique521" rel="directory"&gt;Communiqu&#233;s et publications d'Amnesty International &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Communiqu&#233; de presse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Index AI : PRE01/299/2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2 septembre 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le gouvernement slovaque doit mettre fin &#224; la s&#233;gr&#233;gation dont sont victimes les enfants roms&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International exhorte le gouvernement slovaque &#224; mettre imm&#233;diatement fin &#224; la s&#233;gr&#233;gation des enfants roms dans le syst&#232;me &#233;ducatif du pays. Cette pratique am&#232;ne des milliers d'&#233;l&#232;ves roms &#224; recevoir un enseignement au rabais dans des &#233;coles ou classes sp&#233;ciales destin&#233;es aux &#233;l&#232;ves pr&#233;sentant des &#171; handicaps mentaux l&#233;gers &#187; ou, au sein du syst&#232;me scolaire classique, dans des &#233;coles ou classes pratiquant une s&#233;gr&#233;gation ethnique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans une synth&#232;se adress&#233;e au gouvernement slovaque, Steps to end segregation in education, Amnesty International montre du doigt les graves lacunes dans l'application et le suivi des dispositions interdisant toute discrimination et s&#233;gr&#233;gation au sein du syst&#232;me &#233;ducatif en Slovaquie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; En Slovaquie, les enfants roms demeurent pris au pi&#232;ge d'un syst&#232;me scolaire qui manque &#224; ses obligations envers eux en raison d'une discrimination g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Les privant de l'&#233;galit&#233; des chances, il les condamne &#224; vivre dans la pauvret&#233; et la marginalisation, a expliqu&#233; David Diaz-Jogeix, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Le gouvernement slovaque a beaucoup &#224; faire afin d'&#233;liminer la s&#233;gr&#233;gation qui touche une part importante de la population du pays. La s&#233;gr&#233;gation dans l'enseignement est synonyme de stigmatisation pour les enfants dont les chances pour l'avenir sont impitoyablement amput&#233;es. Un tel syst&#232;me ne saurait perdurer dans l'Europe du 21e si&#232;cle et il convient de le faire dispara&#238;tre. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La s&#233;gr&#233;gation des enfants roms rev&#234;t diverses formes : des &#233;coles sp&#233;ciales ou des classes sp&#233;ciales au sein d'&#233;coles normales destin&#233;es aux &#233;l&#232;ves pr&#233;sentant des &#171; handicaps mentaux l&#233;gers &#187; ou, au sein du syst&#232;me scolaire classique, des &#233;tablissements ou classes r&#233;serv&#233;s aux Roms.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que les Roms repr&#233;sentent selon les estimations moins de 10 % de l'ensemble de la population slovaque, ils repr&#233;sentent 60 % des &#233;l&#232;ves dans les &#233;coles sp&#233;ciales, d'apr&#232;s une enqu&#234;te de 2009.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les r&#233;gions &#224; forte population rom, trois &#233;l&#232;ves sur quatre dans les &#233;coles sp&#233;ciales sont Roms. Au sein des &#233;coles classiques, dans les classes sp&#233;ciales, les Roms repr&#233;sentent 85 % des &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les causes de la s&#233;gr&#233;gation sont complexes : citons notamment un &#233;tat d'esprit hostile envers les Roms profond&#233;ment ancr&#233;, ainsi que les d&#233;ficiences des politiques &#233;ducatives, telles que l'&#233;valuation pr&#233;coce et inappropri&#233;e des enfants et le manque de soutien apport&#233; aux enfants roms au sein du syst&#232;me &#233;ducatif classique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le sentiment d'hostilit&#233; envers les Roms qui r&#232;gne dans le pays, exprim&#233; par les parents non roms et les professionnels de l'&#233;ducation, contribue &#233;galement &#224; la s&#233;gr&#233;gation des enfants roms, m&#234;me dans les &#233;coles et classes ordinaires. &#192; tel point que parfois, les enfants roms sont litt&#233;ralement enferm&#233;s dans des classes, des couloirs ou des b&#226;timents distincts pour &#233;viter qu'ils ne se m&#233;langent aux &#233;l&#232;ves non roms.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans son programme adopt&#233; en ao&#251;t 2010, le gouvernement de coalition a pris l&#180;engagement d'&#233;liminer la s&#233;gr&#233;gation dont sont victimes les Roms dans le milieu scolaire. Cependant, Amnesty International d&#233;plore que le chef du gouvernement n'ait pas appuy&#233; cette d&#233;cision en d&#233;clarant de mani&#232;re ferme et r&#233;solue que la discrimination ethnique et la s&#233;gr&#233;gation envers les Roms &#233;taient inacceptables et qu'elles seraient combattues en priorit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; L'id&#233;e qu'un enseignement s&#233;par&#233; pouvait &#234;tre &#233;galitaire est discr&#233;dit&#233;e. La Slovaquie ne peut continuer &#224; priver ses enfants roms de leur droit de b&#233;n&#233;ficier d'une &#233;ducation d&#233;nu&#233;e de discrimination, a fait valoir David Diaz-Jogeix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Les choix que fait le gouvernement aujourd'hui auront des r&#233;percussions sur la vie de milliers d'enfants roms. Il a un r&#244;le essentiel &#224; jouer pour permettre aux Roms en Slovaquie de participer pleinement &#224; la soci&#233;t&#233; slovaque et europ&#233;enne. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International appelle les autorit&#233;s slovaques &#224; : &#167; fournir aux services de l'inspection de l'&#201;ducation nationale les ressources n&#233;cessaires, notamment des lignes directrices et des proc&#233;dures pr&#233;cises et d&#233;taill&#233;es permettant d'identifier, d'observer et de combattre la s&#233;gr&#233;gation sur le terrain ; &#167; recueillir de fa&#231;on syst&#233;matique des donn&#233;es statistiques sur l'&#233;ducation, ventil&#233;es selon le genre et l'appartenance ethnique ; &#167; rendre clairement obligatoire pour toutes les &#233;coles la suppression de la s&#233;gr&#233;gation et leur apporter un soutien efficace ; &#167; adopter des mesures adapt&#233;es de soutien pour les enfants roms et non roms qui ont besoin d'une aide suppl&#233;mentaire, afin qu'ils puissent d&#233;velopper au mieux leurs capacit&#233;s dans les &#233;coles classiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Exemples de cas :
Jakub, 16 ans, vit avec sa famille dans une agglom&#233;ration rom, &#224; 20 kilom&#232;tres au nord-ouest de la capitale Bratislava. Il a d&#233;but&#233; sa scolarit&#233; dans une classe ordinaire et, en raison de ses r&#233;sultats excellents, il a obtenu une bourse. Alors qu'il &#233;tait en CM2, Jakub a &#233;t&#233; soumis &#224; une &#233;valuation de ses capacit&#233;s &#224; la suite d'un d&#233;saccord avec son instituteur. Lors m&#234;me que ses parents n'avaient pas &#233;t&#233; inform&#233;s de cette &#233;valuation, Jakub a &#233;t&#233; imm&#233;diatement transf&#233;r&#233; dans une classe sp&#233;ciale pour enfants pr&#233;sentant des &#171; handicaps mentaux l&#233;gers &#187;. L'un des anciens instituteurs de Jakub a racont&#233; &#224; Amnesty International : &#171; Certains enfants, &#224; mon avis, sont plac&#233;s &#224; tort. Par exemple [Jakub] avait &#233;t&#233; plac&#233; dans une classe pour enfants souffrant de handicaps mentaux [l&#233;gers] en raison de son hyperactivit&#233;. Cet enfant aurait d&#251; se trouver dans une classe normale. C'&#233;tait vraiment un excellent &#233;l&#232;ve. &#187; Ayant termin&#233; son cycle &#233;l&#233;mentaire, Jakub se sent clairement frustr&#233; par l'injustice qu'il a subie : &#171; Ce qu'ils m'ont fait &#233;tait odieux&#8230; Ils ont fait de moi un idiot. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Angelika, qui vit &#224; Pre&#353;ov, troisi&#232;me ville de Slovaquie, a plac&#233; son fils &#317;ubo&#353;, sept ans, dans l'une des meilleures &#233;coles du centre-ville. &#317;ubo&#353; est all&#233; s'inscrire &#224; l'&#233;cole avec son p&#232;re, un Slovaque qui n'est pas rom. Mais selon Angelika, les choses ont chang&#233; lorsqu'elle a commenc&#233; &#224; accompagner son fils &#224; l'&#233;cole. L'institutrice s'est mise &#224; avoir des probl&#232;mes avec &#317;ubo&#353; et a dit &#224; Angelika qu'il n'&#233;tait pas appropri&#233; pour son fils de poursuivre sa scolarit&#233; dans cette &#233;cole : &#171; Elle a dit que mon fils n'avait rien &#224; faire dans cette classe, parce qu'il est Rom, et que je devrais donc l'envoyer dans une &#233;cole pour Roms. &#187; Angelika a retir&#233; &#317;ubo&#353; de l'&#233;cole et il a perdu son ann&#233;e scolaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voir &#233;galement : Unlock their future : End the segregation of Romani children in Slovakia's schools Roma children still lose out : Segregation persists in Slovak schools despite new law A tale of two schools : Segregating Roma into special education in Slovakia Still separate, still unequal : Violations of the right to education of Romani children in Slovakia La Slovaquie pr&#233;voit d'enlever des enfants roms &#224; leur famille&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Note aux r&#233;dacteurs Ce travail s'inscrit dans le cadre de la campagne mondiale d'Amnesty International Exigeons la dignit&#233;, qui vise &#224; mettre fin aux atteintes aux droits humains qui font sombrer les gens dans la pauvret&#233; et les y maintiennent. Cette campagne encourage les gens dans le monde entier &#224; exiger que les gouvernements, les grandes entreprises et les autres d&#233;tenteurs du pouvoir &#233;coutent la voix de ceux qui vivent dans la pauvret&#233;, et reconnaissent leurs droits pour mieux les prot&#233;ger. Pour en savoir plus, consultez le site &lt;a href='http://www.amnesty.org/fr/demand-dignity' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.amnesty.org/fr/demand-dignity&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rwanda. Le gouvernement se sert de lois formul&#233;es en termes vagues pour &#233;riger toute critique en infraction </title>
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		<dc:creator>Yannick Genot</dc:creator>



		<description>Communiqu&#233; de presse &lt;br /&gt;31 ao&#251;t 2010 &lt;br /&gt;Le nouveau gouvernement du Rwanda doit de toute urgence r&#233;viser les lois relatives &#224; l'&#171; id&#233;ologie du g&#233;nocide &#187; et au &#171; sectarisme &#187;, r&#233;dig&#233;es en termes vagues, dont il se sert pour &#233;radiquer toute dissidence politique et museler la libert&#233; de parole, a d&#233;nonc&#233; Amnesty International dans le rapport qu'elle publie ce mardi 31 ao&#251;t 2010. &lt;br /&gt;Intitul&#233; Safer to Stay Silent : The Chilling Effect of Rwanda&#8216;s Laws on &#8216;Genocide Ideology' and &#8216;Sectarianism', ce document montre que ces (...)


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&lt;a href="http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?rubrique521" rel="directory"&gt;Communiqu&#233;s et publications d'Amnesty International &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Communiqu&#233; de presse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;31 ao&#251;t 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le nouveau gouvernement du Rwanda doit de toute urgence r&#233;viser les lois relatives &#224; l'&#171; id&#233;ologie du g&#233;nocide &#187; et au &#171; sectarisme &#187;, r&#233;dig&#233;es en termes vagues, dont il se sert pour &#233;radiquer toute dissidence politique et museler la libert&#233; de parole, a d&#233;nonc&#233; Amnesty International dans le rapport qu'elle publie ce mardi 31 ao&#251;t 2010.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Intitul&#233; Safer to Stay Silent : The Chilling Effect of Rwanda&#8216;s Laws on &#8216;Genocide Ideology' and &#8216;Sectarianism', ce document montre que ces textes de loi, formul&#233;s en termes vagues, sont d&#233;tourn&#233;s pour &#233;riger en infractions les critiques visant le gouvernement et la dissidence l&#233;gitime qu'exercent les politiciens de l'opposition, les d&#233;fenseurs des droits humains et les journalistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; En raison de l'ambigu&#239;t&#233; des lois sur l'&#171; id&#233;ologie du g&#233;nocide &#187; et le &#171; sectarisme &#187;, les Rwandais vivent dans la peur d'&#234;tre punis pour avoir dit ce qu'il ne fallait pas, a expliqu&#233; Erwin van der Borght, directeur du programme Afrique d'Amnesty International. La plupart choisissent la s&#233;curit&#233; et pr&#233;f&#232;rent se taire. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International a constat&#233; que de nombreux Rwandais, y compris des sp&#233;cialistes de la l&#233;gislation rwandaise, notamment des avocats et des d&#233;fenseurs des droits humains, se montraient incapables de d&#233;finir pr&#233;cis&#233;ment la notion d'&#171; id&#233;ologie du g&#233;nocide &#187;. M&#234;me les juges, professionnels charg&#233;s d'appliquer la loi, ont not&#233; le caract&#232;re vague et abstrait de ce texte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'approche de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle du 9 ao&#251;t, deux candidats de l'opposition ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s et inculp&#233;s, entre autres chefs, d'&#171; id&#233;ologie du g&#233;nocide &#187;. Le r&#233;dacteur en chef d'une publication a &#233;galement &#233;t&#233; interpell&#233; pour les m&#234;mes motifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En outre, le gouvernement a accus&#233; la BBC et Voice of America de diffuser l'&#171; id&#233;ologie du g&#233;nocide &#187;, ce qui a d&#233;bouch&#233; sur la suspension des &#233;missions de la BBC en langue kinyarwanda pendant deux mois &#224; compter d'avril 2009.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au niveau local, des personnes se seraient servies d'accusations d'&#171; id&#233;ologie du g&#233;nocide &#187; pour r&#233;gler des diff&#233;rends personnels. Aux termes de ces lois, il est possible de sanctionner p&#233;nalement des enfants &#226;g&#233;s de moins de 12 ans, ainsi que leurs parents, tuteurs ou enseignants si ceux-ci sont reconnus coupables de leur avoir &#171; inocul&#233; &#187; l'&#171; id&#233;ologie du g&#233;nocide &#187;. Ces adultes encourent des peines d'emprisonnement comprises entre 10 et 25 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les lois relatives &#224; l'&#171; id&#233;ologie du g&#233;nocide &#187; et au &#171; sectarisme &#187; ont &#233;t&#233; adopt&#233;es afin de faire barrage aux discours incitant &#224; la haine au cours de la d&#233;cennie qui a suivi le g&#233;nocide de 1994. Quelque 800 000 Rwandais ont p&#233;ri lors du g&#233;nocide, pour la plupart des Tutsis, mais aussi des Hutus oppos&#233;s &#224; ce massacre organis&#233;. Prohiber les discours de haine est un objectif l&#233;gitime, mais l'approche retenue par le gouvernement rwandais bafoue le droit international.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a annonc&#233; la r&#233;vision de la loi sur l'&#171; id&#233;ologie du g&#233;nocide &#187; en avril 2010. Il lui faut entreprendre de r&#233;viser la loi relative au &#171; sectarisme &#187; et adopter une nouvelle politique en mati&#232;re de libert&#233; d'expression, en vue de juguler les effets d&#233;vastateurs de ces textes de loi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il doit remanier ces lois, s'engager publiquement en faveur de la libert&#233; d'expression, r&#233;examiner les condamnations prononc&#233;es par le pass&#233; et former les policiers et les procureurs s'agissant des enqu&#234;tes men&#233;es sur ces accusations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Nous esp&#233;rons que la politique du gouvernement d&#233;bouchera sur une r&#233;elle modification des lois relatives &#224; l'&#171; id&#233;ologie du g&#233;nocide &#187; et au &#171; sectarisme &#187;, afin que la libert&#233; d'expression soit prot&#233;g&#233;e, sur le papier comme dans la r&#233;alit&#233; &#187;, a conclu Erwin van der Borght.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Zimbabwe. Des policiers arm&#233;s incendient les logements de 250 personnes &#224; Harare</title>
		<link>http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?article3818</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?article3818</guid>
		<dc:date>2010-08-27T13:14:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Genot</dc:creator>



		<description>Communiqu&#233; de presse &lt;br /&gt;Index AI : PRE01/298/2010 &lt;br /&gt;27 ao&#251;t 2010 &lt;br /&gt;Amnesty International demande au gouvernement zimbabw&#233;en d'agir imm&#233;diatement afin de prot&#233;ger quelque 250 personnes qui ont &#233;t&#233; expuls&#233;es de force de chez elles avant que leurs logements et effets personnels ne soient incendi&#233;s, lors d'une descente nocturne effectu&#233;e par la police zimbabw&#233;enne. &lt;br /&gt;D'apr&#232;s les personnes expuls&#233;es, des membres de la police nationale ont fait irruption dans le camp informel du quartier de Gunhill, &#224; Harare, le 25 ao&#251;t (...)


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&lt;a href="http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?rubrique521" rel="directory"&gt;Communiqu&#233;s et publications d'Amnesty International &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Communiqu&#233; de presse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Index AI : PRE01/298/2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;27 ao&#251;t 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International demande au gouvernement zimbabw&#233;en d'agir imm&#233;diatement afin de prot&#233;ger quelque 250 personnes qui ont &#233;t&#233; expuls&#233;es de force de chez elles avant que leurs logements et effets personnels ne soient incendi&#233;s, lors d'une descente nocturne effectu&#233;e par la police zimbabw&#233;enne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'apr&#232;s les personnes expuls&#233;es, des membres de la police nationale ont fait irruption dans le camp informel du quartier de Gunhill, &#224; Harare, le 25 ao&#251;t vers 00 h 30. Certains de ces policiers &#233;taient arm&#233;s et accompagn&#233;s de chiens. Les r&#233;sidents n'ont re&#231;u aucun avis d'expulsion et ne se sont vu accorder que 10 minutes pour rassembler leurs affaires avant qu'on leur ordonne de monter &#224; bord d'un v&#233;hicule de police. La police n'a fourni aucune information sur les raisons motivant cette expulsion, ni pr&#233;cis&#233; de qui venait l'ordre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Contraindre des gens &#224; quitter leur domicile au milieu de la nuit n'est justifiable dans aucune circonstance, a d&#233;clar&#233; Michelle Kagari, directrice adjointe du programme Afrique d'Amnesty International. La brutalit&#233; qui a caract&#233;ris&#233; cette expulsion forc&#233;e est alarmante. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la suite de l'expulsion, 55 habitants, dont cinq enfants, ont &#233;t&#233; conduits au poste de police central de Harare et plac&#233;s en d&#233;tention sans pouvoir parler &#224; un avocat. Les avocats ayant essay&#233; d'assister leurs clients au poste de police n'ont obtenu aucune information concernant la raison de leur privation de libert&#233;. Les 55 d&#233;tenus ont tous &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s sans inculpation le jour-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;sidents du camp de Gunhill ont pr&#233;c&#233;demment &#233;t&#233; vis&#233;s par des raids policiers, lors desquels des habitants ont &#233;t&#233; soumis &#224; une arrestation arbitraire, incarc&#233;r&#233;s puis remis en libert&#233; sans inculpation, ce qui semble relever d'un harc&#232;lement policier syst&#233;matique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce groupe, qui compterait environ 250 personnes, a depuis lors pu retourner dans le quartier informel de Gunhill et ses membres vivent dehors, sans rien pour s'abriter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Amnesty International exhorte les autorit&#233;s zimbabw&#233;ennes &#224; fournir &#224; ces personnes d&#233;sormais &#224; la rue un abri d'urgence, a ajout&#233; Michelle Kagari. Elles doivent aussi veiller &#224; ce que les victimes b&#233;n&#233;ficient de r&#233;parations adapt&#233;es, en particulier de solutions de relogement satisfaisantes et d'une indemnisation. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Le gouvernement d'unit&#233; doit mettre fin &#224; la d&#233;plorable pratique que constituent les expulsions forc&#233;es et garantir &#224; la population de Gunhill qu'elle n'aura pas &#224; revivre cette terrible &#233;preuve &#187;, a poursuivi Michelle Kagari.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une grande partie des habitants de Gunhill sont d'anciennes victimes de l'op&#233;ration Murambatsvina (R&#233;tablir l'ordre), un programme d'expulsions forc&#233;es massives mis en place par les autorit&#233;s zimbabw&#233;ennes en 2005, dans le cadre duquel 700 000 personnes ont perdu leur logement. Ils s'&#233;taient install&#233;s au camp de Gunhill &#224; la suite de l'expulsion de 2005.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Le gouvernement a &#233;chou&#233; de mani&#232;re r&#233;p&#233;t&#233;e dans sa mission consistant &#224; indemniser ou reloger les victimes de l'op&#233;ration Murambatsvina. Des centaines de milliers de personnes continuent &#224; vivoter dans des conditions d&#233;plorables, et nombre d'entre elles continuent &#224; risquer d'&#234;tre de nouveau expuls&#233;es &#187;, a conclu Michelle Kagari.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LE KENYA REFUSE D'ARR&#202;TER LE PR&#201;SIDENT SOUDANAIS OMAR EL B&#201;CHIR</title>
		<link>http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?article3817</link>
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		<dc:date>2010-08-27T13:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Genot</dc:creator>



		<description>Communiqu&#233; de presse &lt;br /&gt;27 ao&#251;t 2010 &lt;br /&gt;Amnesty International a d&#233;plor&#233; que le gouvernement kenyan ne soit pas dispos&#233; &#224; arr&#234;ter le pr&#233;sident soudanais Omar Hassan Ahmad el B&#233;chir, qui s'est rendu au Kenya pour participer &#224; la c&#233;r&#233;monie de promulgation de la nouvelle Constitution ce vendredi 27 ao&#251;t 2010. Elle consid&#232;re le refus d'arr&#234;ter le pr&#233;sident comme une entrave &#224; la justice due aux victimes du Darfour. &lt;br /&gt;Le pr&#233;sident soudanais fait l'objet d'un mandat d'arr&#234;t &#233;mis par la Cour p&#233;nale internationale (CPI) pour (...)


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&lt;a href="http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?rubrique521" rel="directory"&gt;Communiqu&#233;s et publications d'Amnesty International &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Communiqu&#233; de presse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;27 ao&#251;t 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International a d&#233;plor&#233; que le gouvernement kenyan ne soit pas dispos&#233; &#224; arr&#234;ter le pr&#233;sident soudanais Omar Hassan Ahmad el B&#233;chir, qui s'est rendu au Kenya pour participer &#224; la c&#233;r&#233;monie de promulgation de la nouvelle Constitution ce vendredi 27 ao&#251;t 2010. Elle consid&#232;re le refus d'arr&#234;ter le pr&#233;sident comme une entrave &#224; la justice due aux victimes du Darfour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le pr&#233;sident soudanais fait l'objet d'un mandat d'arr&#234;t &#233;mis par la Cour p&#233;nale internationale (CPI) pour g&#233;nocide, crimes contre l'humanit&#233; et crimes de guerre au Darfour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Le Kenya a malheureusement suivi l'exemple du Tchad, qui a bafou&#233; les obligations qui lui incombent au titre du droit international en offrant refuge au pr&#233;sident Omar el B&#233;chir durant sa visite au Tchad le mois dernier &#187;, a d&#233;clar&#233; Michelle Kagari, directrice adjointe du programme Afrique d'Amnesty International.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Kenya ayant ratifi&#233; le Statut de Rome de la Cour p&#233;nale internationale, les autorit&#233;s sont tenues de coop&#233;rer avec la CPI, notamment en arr&#234;tant les personnes qu'elle inculpe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International regrette que les &#201;tats africains &#8211; qui ont contribu&#233; par leurs efforts &#224; fonder la CPI &#8211; aient fragilis&#233; le mois dernier leur engagement envers la justice internationale en renouvelant la d&#233;cision de l'Union africaine (UA) de ne pas interpeller le pr&#233;sident soudanais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Nous invitons les 31 &#201;tats africains qui ont ratifi&#233; le Statut de Rome &#224; promouvoir la justice internationale et consolider leur d&#233;marche en faveur de la justice, notamment dans des pays comme le Soudan o&#249; les victimes n'ont aucune chance de saisir les tribunaux nationaux. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International demande &#224; tous les membres de la communaut&#233; internationale de veiller &#224; ce que les responsables pr&#233;sum&#233;s des crimes de droit international commis au Soudan r&#233;pondent pleinement de leurs actes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; L'absence de volont&#233; du Kenya d'arr&#234;ter le pr&#233;sident Omar el B&#233;chir donne malheureusement &#224; penser qu'il n'est pas dispos&#233; &#224; coop&#233;rer avec la Cour p&#233;nale internationale dans ses nouvelles investigations et les futures poursuites pour les crimes commis au Kenya au cours des violences post-&#233;lectorales en 2007 et 2008, a conclu Michelle Kagari.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Il est f&#226;cheux que le gouvernement kenyan c&#233;l&#232;bre une nouvelle Constitution &#8211; pierre angulaire au niveau national de l'&#233;tat de droit &#8211; tout en entravant le cours de la justice pour les victimes de tr&#232;s graves atteintes aux droits humains perp&#233;tr&#233;es dans un pays voisin. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alg&#233;rie, Maroc et Sahara occidental. La volont&#233; de combattre les disparitions forc&#233;es doit se traduire en actes</title>
		<link>http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?article3815</link>
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		<dc:date>2010-08-26T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Genot</dc:creator>



		<description>D&#233;claration publique &lt;br /&gt;Index AI : MDE 03/001/2010 &lt;br /&gt;27 ao&#251;t 2010 &lt;br /&gt;&#192; l'approche de la 27&#232;me Journ&#233;e internationale des personnes disparues le 30 ao&#251;t 2010, Amnesty International a adress&#233; aux autorit&#233;s alg&#233;riennes et marocaines un courrier leur demandant instamment de ratifier sans plus de d&#233;lai la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forc&#233;es. &lt;br /&gt;Dans ses lettres aux ministres des Affaires &#233;trang&#232;res alg&#233;rien et marocain, Mourad Medelci et Taib Fassi Fihri, (...)


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&lt;a href="http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?rubrique521" rel="directory"&gt;Communiqu&#233;s et publications d'Amnesty International &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;claration publique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Index AI : MDE 03/001/2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;27 ao&#251;t 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'approche de la 27&#232;me Journ&#233;e internationale des personnes disparues le 30 ao&#251;t 2010, Amnesty International a adress&#233; aux autorit&#233;s alg&#233;riennes et marocaines un courrier leur demandant instamment de ratifier sans plus de d&#233;lai la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forc&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ses lettres aux ministres des Affaires &#233;trang&#232;res alg&#233;rien et marocain, Mourad Medelci et Taib Fassi Fihri, Amnesty International leur demande instamment de se souvenir des victimes de disparitions forc&#233;es et d'honorer leur m&#233;moire en prenant des mesures concr&#232;tes afin que ne soient plus jamais tol&#233;r&#233;es les disparitions forc&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Alg&#233;rie, des milliers de personnes ont &#233;t&#233; victimes de disparition forc&#233;e aux mains des forces de s&#233;curit&#233; ou des milices arm&#233;es par l'&#201;tat au cours du conflit interne qu'a connu le pays dans les ann&#233;es 1990 et qui a &#233;t&#233; marqu&#233; par de graves atteintes aux droits humains perp&#233;tr&#233;es tant par les forces de s&#233;curit&#233; que par les groupes arm&#233;s. Si la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'homme (CNCPPDH) estime &#224; 7 000 le nombre des victimes, les familles de victimes, les associations les repr&#233;sentant, ainsi que plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) pensent qu'elles seraient en r&#233;alit&#233; plus de 8 000. Beaucoup de victimes &#233;taient soup&#231;onn&#233;es d'&#234;tre membres du Front islamique du salut (FIS), un parti interdit. Au lieu d'enqu&#234;ter sur ces disparitions et de traduire en justice les responsables pr&#233;sum&#233;s de tels actes, les autorit&#233;s alg&#233;riennes ont pris une s&#233;rie de mesures d'amnistie depuis 1999 qui ont institutionnalis&#233; un climat d'impunit&#233;, au nom &#171; de la paix et de la r&#233;conciliation nationale &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les forces de s&#233;curit&#233; marocaines sont &#233;galement responsables de centaines de disparitions forc&#233;es qui se sont produites entre le milieu des ann&#233;es 1960 et le d&#233;but des ann&#233;es 1990 &#8211; les &#171; ann&#233;es de plomb &#187;, caract&#233;ris&#233;es par des atteintes g&#233;n&#233;ralis&#233;es aux droits humains, notamment des disparitions forc&#233;es. Parmi les victimes marocaines de disparition forc&#233;e, on compte des militants de partis d'opposition, des syndicalistes et m&#234;me des paysans ayant organis&#233; des manifestations anti-gouvernementales. Les Sahraouis ont &#233;t&#233; frapp&#233;s de mani&#232;re disproportionn&#233;e par ce ph&#233;nom&#232;ne. Beaucoup ont &#233;t&#233; victimes de disparition forc&#233;e en raison de leur soutien r&#233;el ou suppos&#233; &#224; l'ind&#233;pendance du Sahara occidental, territoire annex&#233; par le Maroc en 1975. Les autorit&#233;s marocaines ont pris des mesures importantes pour mettre fin aux disparitions forc&#233;es, notamment en cr&#233;ant l'Instance &#201;quit&#233; et R&#233;conciliation (IER). Toutefois, &#224; ce jour, toute la lumi&#232;re n'a pas &#233;t&#233; faite sur les disparitions forc&#233;es et justice n'a pas &#233;t&#233; rendue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'absence de d&#233;termination des autorit&#233;s alg&#233;riennes et marocaines &#224; aborder la question du sombre h&#233;ritage des disparitions forc&#233;es laisse des milliers de familles dans l'incertitude en ce qui concerne le sort exact de leurs proches. Amnesty International soutient ces familles dans leur recherche de la v&#233;rit&#233;, de la justice et de r&#233;parations ad&#233;quates incluant des garanties de non-r&#233;p&#233;tition.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que les autorit&#233;s alg&#233;riennes et marocaines proclament qu'une nouvelle page a &#233;t&#233; tourn&#233;e, une mani&#232;re tr&#232;s concr&#232;te de combattre les disparitions forc&#233;es est de ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forc&#233;es que l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations unies a adopt&#233;e en 2006. Il ne manque aujourd'hui qu'une ratification pour que la Convention entre en vigueur. Elle deviendra alors un instrument efficace pour aider &#224; emp&#234;cher les disparitions forc&#233;es, &#233;tablir la v&#233;rit&#233; sur les crimes commis, sanctionner les auteurs de tels actes et fournir des r&#233;parations aux victimes et &#224; leurs familles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien que l'Alg&#233;rie et le Maroc aient sign&#233; la Convention il y a plus de trois ans, ils n'ont pris aucune mesure en vue de la ratifier. Amnesty International renouvelle son appel aux autorit&#233;s alg&#233;riennes et marocaines pour qu'elles fassent preuve de leur engagement r&#233;el &#224; combattre les disparitions forc&#233;es, en faisant en sorte que la Convention entre en vigueur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour plus d'informations concernant les disparitions en Alg&#233;rie, voir :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International, Alg&#233;rie. Un legs d'impunit&#233;. Une menace pour l'avenir de l'Alg&#233;rie (index AI : MDE 28/001/2009), avril 2009&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International, Alg&#233;rie. Un legs d'impunit&#233;. Une menace pour l'avenir de l'Alg&#233;rie (index AI : MDE 28/003/2009&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour plus d'informations concernant les disparitions au Maroc et au Sahara occidental, voir :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International, Maroc et Sahara occidental. Assez de demi-mesures. Faire face aux disparitions forc&#233;es au Maroc et au Sahara occidental (index AI : MDE 29/005/2009), ao&#251;t 2009&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International, Maroc et Sahara occidental. Des promesses non tenues. L'Instance &#233;quit&#233; et r&#233;conciliation et le suivi de ses travaux (index AI : MDE 29/001/2010), janvier 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo. Les viols en masse mettent en &#233;vidence le manque de protection des civils et les d&#233;faillances de la justice</title>
		<link>http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?article3819</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?article3819</guid>
		<dc:date>2010-08-26T13:16:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Genot</dc:creator>



		<description>D&#233;claration publique &lt;br /&gt;26 ao&#251;t 2010 &lt;br /&gt;Amnesty International est indign&#233;e par les r&#233;centes informations faisant &#233;tat de viols en masse et d'autres violences sexuelles commis dans la r&#233;gion de Walikale, dans le Nord-Kivu, entre le 30 juillet et le 2 ao&#251;t. &lt;br /&gt;Selon les Nations unies, plus de 150 civils issus de 13 villages ont &#233;t&#233; viol&#233;s par des membres de groupes arm&#233;s, notamment des Forces d&#233;mocratiques de lib&#233;ration du Rwanda (FDLR). Les informations recueillies indiquent que ces viols &#233;taient organis&#233;s et (...)


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&lt;a href="http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?rubrique521" rel="directory"&gt;Communiqu&#233;s et publications d'Amnesty International &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;claration publique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;26 ao&#251;t 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International est indign&#233;e par les r&#233;centes informations faisant &#233;tat de viols en masse et d'autres violences sexuelles commis dans la r&#233;gion de Walikale, dans le Nord-Kivu, entre le 30 juillet et le 2 ao&#251;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon les Nations unies, plus de 150 civils issus de 13 villages ont &#233;t&#233; viol&#233;s par des membres de groupes arm&#233;s, notamment des Forces d&#233;mocratiques de lib&#233;ration du Rwanda (FDLR). Les informations recueillies indiquent que ces viols &#233;taient organis&#233;s et syst&#233;matiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International appelle le gouvernement de la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (RDC) et les Nations unies &#224; faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que les victimes, les t&#233;moins et leur entourage puissent b&#233;n&#233;ficier imm&#233;diatement de soins m&#233;dicaux et d'une aide psychologique. Les &#233;l&#233;ments de preuve, y compris les t&#233;moignages, doivent &#234;tre rassembl&#233;s et conserv&#233;s afin que les auteurs pr&#233;sum&#233;s soient traduits en justice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les agressions en question se sont produites quelques semaines seulement apr&#232;s que le Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations unies a adopt&#233; un nouveau mandat relatif &#224; sa mission dans le pays afin d'aider le gouvernement &#224; prot&#233;ger les civils contre les violations du droit international humanitaire et les atteintes aux droits humains, y compris toutes les formes de violences sexuelles ou li&#233;es au genre, et a soulign&#233; que la protection des civils devait &#234;tre prioritaire sur les autres t&#226;ches d&#233;volues &#224; la mission.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les violences sexuelles et li&#233;es au genre, r&#233;pandues dans l'est de la RDC, sont perp&#233;tr&#233;es par toutes les parties au conflit, y compris les forces gouvernementales que les Nations unies appuient. Amnesty International pense qu'un examen des d&#233;faillances du gouvernement et des Nations unies quant &#224; la protection des civils doit &#234;tre entrepris imm&#233;diatement afin de mettre un terme aux atrocit&#233;s inflig&#233;es aux civils et d'emp&#234;cher qu'elles ne se reproduisent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International r&#233;clame &#233;galement justice au nom des victimes et demande que celles-ci obtiennent r&#233;paration. Compte tenu de la faiblesse du syst&#232;me judiciaire, des efforts urgents sont n&#233;cessaires pour renforcer les capacit&#233;s &#224; presque tous les niveaux. En particulier, il est n&#233;cessaire de former les autorit&#233;s nationales &#224; enqu&#234;ter efficacement sur les affaires de violences sexuelles, &#224; poursuivre les responsables pr&#233;sum&#233;s de ces infractions et &#224; supprimer les obstacles emp&#234;chant les victimes d'obtenir justice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le r&#233;tablissement de l'&#233;tat de droit doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un &#233;l&#233;ment essentiel de la protection des civils &#224; plus long terme dans le pays. En attendant, des solutions judiciaires nationales et internationales doivent &#234;tre trouv&#233;es afin de mettre un terme &#224; l'impunit&#233; qui permet &#224; des personnes de planifier et de commettre des crimes en sachant qu'elles ne seront pas inqui&#233;t&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Compl&#233;ment d'information&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 25 ao&#251;t, Margot Wallstr&#246;m, repr&#233;sentante sp&#233;ciale pour la violence sexuelle dans les conflits arm&#233;s, a &#233;t&#233; charg&#233;e de superviser la r&#233;action des Nations unies &#224; la suite des viols commis r&#233;cemment. La requ&#234;te du Conseil de s&#233;curit&#233;, toujours en souffrance, devrait figurer parmi les questions qui seront discut&#233;es avec le gouvernement de la RDC. En effet, dans sa r&#233;solution 1888 (2009), cette instance avait demand&#233; au Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des Nations unies de &#171; d&#233;p&#234;cher rapidement sur les th&#233;&#226;tres d'op&#233;rations particuli&#232;rement pr&#233;occupants sous le rapport de la violence sexuelle en p&#233;riode de conflit arm&#233;, [&#8230;] avec le consentement du pays h&#244;te, une &#233;quipe d'experts charg&#233;e d'aider les autorit&#233;s nationales &#224; renforcer l'&#233;tat de droit &#187;. Cependant, cette &#233;quipe d'experts n'a pas encore &#233;t&#233; envoy&#233;e sur place.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations unies devrait &#233;voquer en novembre 2010 les &#233;volutions en mati&#232;re de protection des civils, apr&#232;s le d&#233;bat du 10e anniversaire de sa r&#233;solution 1325 (2000) intitul&#233;e &#171; Les femmes, la paix et la s&#233;curit&#233; &#187; qui aura lieu fin octobre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En mai 2010, celui-ci a adopt&#233; la r&#233;solution 1925 (2009) autorisant le d&#233;ploiement de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (MONUSCO) jusqu'au 30 juin 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des militants d'Amnesty International arr&#234;t&#233;s avant un concert de U2 en Russie</title>
		<link>http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?article3814</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?article3814</guid>
		<dc:date>2010-08-25T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Genot</dc:creator>



		<description>D&#233;claration publique &lt;br /&gt;Index AI : EUR 46/029/2010 &lt;br /&gt;26 ao&#251;t 2010 &lt;br /&gt;Avant le concert donn&#233; par U2 mercredi 25 ao&#251;t &#224; Moscou, cinq militants d'Amnesty International ont &#233;t&#233; d&#233;tenus temporairement par la police, et le stand de l'organisation install&#233; sur place a &#233;t&#233; ferm&#233;. &lt;br /&gt;Les militants appr&#233;hend&#233;s tenaient des pancartes dans la salle de concert et recueillaient des signatures pour la campagne Exigeons la dignit&#233;, qui vise &#224; mettre fin aux atteintes aux droits humains qui alimentent et aggravent la pauvret&#233; dans le (...)


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&lt;a href="http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?rubrique521" rel="directory"&gt;Communiqu&#233;s et publications d'Amnesty International &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;claration publique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Index AI : EUR 46/029/2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;26 ao&#251;t 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant le concert donn&#233; par U2 mercredi 25 ao&#251;t &#224; Moscou, cinq militants d'Amnesty International ont &#233;t&#233; d&#233;tenus temporairement par la police, et le stand de l'organisation install&#233; sur place a &#233;t&#233; ferm&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les militants appr&#233;hend&#233;s tenaient des pancartes dans la salle de concert et recueillaient des signatures pour la campagne Exigeons la dignit&#233;, qui vise &#224; mettre fin aux atteintes aux droits humains qui alimentent et aggravent la pauvret&#233; dans le monde. Ils tentaient de sensibiliser le public aux droits humains et faisaient signer une p&#233;tition.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les militants d'Amnesty International avaient &#233;t&#233; invit&#233;s par le groupe U2 &#224; se joindre aux &#233;tapes europ&#233;ennes de sa tourn&#233;e 360&#176;. Ignorant les protestations des militants qui leur disaient qu'ils avaient &#233;t&#233; invit&#233;s, les policiers les ont contraints &#224; fermer leurs stands.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien que personne n'ait r&#233;sist&#233; &#224; l'ordre donn&#233; par la police de fermer le stand d'Amnesty International, un membre du personnel du bureau de l'organisation &#224; Moscou et quatre b&#233;n&#233;voles ont &#233;t&#233; emmen&#233;s &#224; un poste de police de la ville. Ils ont d&#251; expliquer leurs actes par &#233;crit, ont re&#231;u un avertissement des autorit&#233;s pour avoir organis&#233; une action publique sans autorisation officielle, et ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s apr&#232;s plus d'une heure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malheureusement, cet &#233;v&#233;nement n'est pas un cas isol&#233; ; il est r&#233;v&#233;lateur du climat tendu que subissent aujourd'hui en Russie les personnes souhaitant exprimer une opinion sur des sujets que les autorit&#233;s jugent &#233;pineux, &#224; contre-courant ou confidentiels. Amnesty International est pr&#233;occup&#233;e par les restrictions de la libert&#233; de r&#233;union et d'expression qui touchent dans ce pays les membres de l'opposition politique et les d&#233;fenseurs des droits humains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'organisation d&#233;plore que les autorit&#233;s russes consid&#232;rent ces activit&#233;s comme non autoris&#233;es si elles n'ont pas lieu avec leur approbation explicite et r&#233;priment s&#233;v&#232;rement les &#171; contrevenants &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le gouvernement mexicain doit mettre fin imm&#233;diatement aux enl&#232;vements et aux homicides de migrants</title>
		<link>http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?article3813</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?article3813</guid>
		<dc:date>2010-08-25T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Genot</dc:creator>



		<description>D&#233;claration publique &lt;br /&gt;Index AI : AMR 41/062/2010 &lt;br /&gt;26 ao&#251;t 2010 &lt;br /&gt;Amnesty International est profond&#233;ment pr&#233;occup&#233;e par l'homicide collectif de 72 migrants en situation irr&#233;guli&#232;re pr&#232;s de la fronti&#232;re nord du Mexique, dans l'&#201;tat du Tamaulipas. Ce crime aurait &#233;t&#233; perp&#233;tr&#233; par des membres d'un gang se livrant au trafic de stup&#233;fiants, les Zetas. Selon les derni&#232;res informations obtenues, les victimes qui ont &#233;t&#233; enlev&#233;es par cette bande criminelle &#233;taient originaires du Salvador, du Honduras, d'&#201;quateur et du (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;claration publique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Index AI : AMR 41/062/2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;26 ao&#251;t 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International est profond&#233;ment pr&#233;occup&#233;e par l'homicide collectif de 72 migrants en situation irr&#233;guli&#232;re pr&#232;s de la fronti&#232;re nord du Mexique, dans l'&#201;tat du Tamaulipas. Ce crime aurait &#233;t&#233; perp&#233;tr&#233; par des membres d'un gang se livrant au trafic de stup&#233;fiants, les Zetas. Selon les derni&#232;res informations obtenues, les victimes qui ont &#233;t&#233; enlev&#233;es par cette bande criminelle &#233;taient originaires du Salvador, du Honduras, d'&#201;quateur et du Br&#233;sil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est essentiel de veiller &#224; ce que les responsables pr&#233;sum&#233;s de ces homicides soient identifi&#233;s et traduits en justice. Cependant, les autorit&#233;s doivent &#233;galement assurer la s&#233;curit&#233; des t&#233;moins et d&#233;terminer rapidement et de mani&#232;re fiable l'identit&#233; des victimes, afin que leurs familles puissent r&#233;cup&#233;rer les corps et faire leur deuil. Des ressources suffisantes doivent &#234;tre mobilis&#233;es pour que les corps puissent &#234;tre restitu&#233;s aux proches.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les meurtres de sang froid de migrants sans d&#233;fense qui tentent d'atteindre les &#201;tats-Unis pour am&#233;liorer leurs conditions de vie et celles de leur famille constituent pour l'instant l'&#233;l&#233;ment le plus tangible attestant l'ampleur et la gravit&#233; des attaques commises contre des migrants en situation irr&#233;guli&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au mois d'avril, Amnesty International a publi&#233; un rapport mettant en &#233;vidence le fait que les autorit&#233;s mexicaines, au niveau f&#233;d&#233;ral comme au niveau des &#201;tats, ne prenaient pas de mesures efficaces pour pr&#233;venir et sanctionner les milliers d'enl&#232;vements, d'homicides et de viols de migrants en situation irr&#233;guli&#232;re commis par des bandes criminelles, qui agissent souvent avec la complicit&#233; ou l'assentiment de fonctionnaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette affaire d&#233;montre une fois de plus les dangers extr&#234;mes auxquels sont confront&#233;s les migrants et l'incapacit&#233; apparente des autorit&#233;s f&#233;d&#233;rales et des &#201;tats de limiter ces attaques. La r&#233;action des autorit&#233;s constituera un test.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le gouvernement f&#233;d&#233;ral doit d&#233;sormais montrer clairement la voix en mettant en place des mesures qui visent &#224; r&#233;gler le probl&#232;me de la violence syst&#233;matique dont sont victimes les migrants. &#192; cet effet, il doit appliquer un plan d'action bien d&#233;fini, dans lequel toutes les instances cl&#233;s, comme le parquet g&#233;n&#233;ral, le minist&#232;re de la S&#233;curit&#233; publique du District f&#233;d&#233;ral, le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, les services nationaux charg&#233;s des migrations et les autorit&#233;s des &#201;tats, pourront agir de mani&#232;re coordonn&#233;e et efficace.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Compl&#233;ment d'information&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des dizaines de milliers de migrants en situation irr&#233;guli&#232;re qui se dirigent vers la fronti&#232;re am&#233;ricaine risquent constamment d'&#234;tre enlev&#233;s et attaqu&#233;s par des bandes criminelles, voire par les forces de s&#233;curit&#233;. Les responsables pr&#233;sum&#233;s de ces atteintes ne sont presque jamais traduits en justice et les migrants parviennent rarement &#224; obtenir justice. Par ailleurs, les nombreuses familles qui recherchent leurs proches disparus disposent d'informations limit&#233;es. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le document intitul&#233; Des victimes invisibles. Prot&#233;gez les migrants au Mexique, index AI : AMR 41/014/2010, avril 2010.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous pouvez aussi regarder la vid&#233;o d'Amnesty International sur le sujet &#224; l'adresse suivante : &lt;a href='http://www.youtube.com/user/AmnestyInternational#p/a/f/1/sMiVOsr5lyI' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.youtube.com/user/Amnesty...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous souhaitez passer &#224; l'action, veuillez consulter la page suivante : &lt;a href='http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/protect-undocumented-migrants-mexico' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.amnesty.org/fr/appeals-f...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La France doit mettre un terme &#224; la stigmatisation des Roms et des gens du voyage</title>
		<link>http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?article3812</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?article3812</guid>
		<dc:date>2010-08-25T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Genot</dc:creator>



		<description>D&#233;claration publique &lt;br /&gt;26 ao&#251;t 2010 &lt;br /&gt;Amnesty International a fait part ce jeudi 26 ao&#251;t 2010 de ses vives pr&#233;occupations concernant les r&#233;centes d&#233;clarations et mesures prises par les autorit&#233;s fran&#231;aises qui semblent cibler les Roms et les gens du voyage. L'organisation s'inqui&#232;te de ce que certains Roms sont renvoy&#233;s dans leurs pays d'origine sur fond de d&#233;clarations du gouvernement fran&#231;ais laissant &#224; penser qu'il existe un lien entre les Roms et la criminalit&#233;. &lt;br /&gt;Le 19 ao&#251;t, 86 Roms ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; renvoy&#233;s (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;claration publique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;26 ao&#251;t 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International a fait part ce jeudi 26 ao&#251;t 2010 de ses vives pr&#233;occupations concernant les r&#233;centes d&#233;clarations et mesures prises par les autorit&#233;s fran&#231;aises qui semblent cibler les Roms et les gens du voyage. L'organisation s'inqui&#232;te de ce que certains Roms sont renvoy&#233;s dans leurs pays d'origine sur fond de d&#233;clarations du gouvernement fran&#231;ais laissant &#224; penser qu'il existe un lien entre les Roms et la criminalit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 19 ao&#251;t, 86 Roms ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; renvoy&#233;s en Roumanie et en Bulgarie, et environ 130 le lendemain. Le ministre fran&#231;ais de l'Immigration &#201;ric Besson a annonc&#233; que quelque 250 Roms seraient renvoy&#233;s ce jeudi 26 ao&#251;t 2010 et environ 800 d'ici la fin du mois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces mesures ont fait suite &#224; l'annonce par le gouvernement fran&#231;ais du d&#233;mant&#232;lement dans les trois mois de quelque 300 camps ill&#233;gaux de Roms et de gens du voyage, au lendemain d'une r&#233;union interminist&#233;rielle organis&#233;e le 28 juillet pour d&#233;battre des &#171; probl&#232;mes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms &#187;. Au cours de cette r&#233;union, le pr&#233;sident fran&#231;ais Nicolas Sarkozy aurait qualifi&#233; les camps ill&#233;gaux de Roms de &#171; sources &#187; de criminalit&#233;, notamment d'exploitation des enfants et de prostitution. Amnesty International redoute vivement que ces propos, &#233;manant du pr&#233;sident de la R&#233;publique fran&#231;aise, ne viennent renforcer les st&#233;r&#233;otypes n&#233;gatifs qui nourrissent stigmatisation et discrimination &#224; l'&#233;gard des Roms et des gens du voyage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les hauts responsables fran&#231;ais doivent s'attacher &#224; lutter contre la discrimination, plut&#244;t que de faire des d&#233;clarations provocatrices &#233;tablissant un lien entre un groupe entier de la soci&#233;t&#233; et une criminalit&#233; pr&#233;sum&#233;e. Ces discours risquent d'exacerber la discrimination &#224; l'&#233;gard des Roms et des gens du voyage. Personne ne doit &#234;tre confront&#233; &#224; un renvoi ou &#224; une expulsion simplement parce qu'il est Rom.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International se f&#233;licite des propos tenus le 25 ao&#251;t sur la situation des Roms en Europe par Viviane Reding, commissaire europ&#233;enne &#224; la Justice, aux Droits fondamentaux et &#224; la Citoyennet&#233;. Elle a d&#233;plor&#233; que &#171; la rh&#233;torique employ&#233;e dans certains &#201;tats membres les semaines pass&#233;es ait &#233;t&#233; ouvertement discriminatoire et en partie provocante &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les communaut&#233;s de gens du voyage qui vivent en France, dont la majorit&#233; sont des citoyens fran&#231;ais, ont &#233;galement &#233;t&#233; vis&#233;es par l'annonce du d&#233;mant&#232;lement de 300 campements en situation irr&#233;guli&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au titre de la loi fran&#231;aise, toutes les communes de plus de 5 000 habitants sont tenues d'am&#233;nager des aires d'accueil pour les gens du voyage. Toutefois, en avril 2009, le gouvernement a &#233;t&#233; &#233;pingl&#233; par la Haute autorit&#233; de lutte contre les discriminations et pour l'&#233;galit&#233; (HALDE), seules 25 % des communes concern&#233;es s'&#233;tant acquitt&#233;es de cette obligation. La HALDE a soulign&#233; que, l'&#201;tat n'ayant pas r&#233;pondu &#224; cette obligation, on a constat&#233; un accroissement du nombre de gens du voyage s&#233;journant sur des aires d'accueil non autoris&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amnesty International invite les autorit&#233;s fran&#231;aises &#224; s'attacher &#224; faire appliquer leur propre l&#233;gislation, &#224; fournir des aires d'accueil appropri&#233;es et &#224; assurer la protection des droits au logement de tous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En outre, l'organisation rappelle aux autorit&#233;s fran&#231;aises les obligations qui leur incombent au titre du droit international relatif aux droits humains de garantir les droits de tous, y compris des Roms et des gens du voyage, &#224; un logement convenable. Les autorit&#233;s fran&#231;aises ne doivent proc&#233;der &#224; aucune expulsion, m&#234;me s'il s'agit d'un campement illicite, tant que toutes les autres possibilit&#233;s n'ont pas &#233;t&#233; &#233;puis&#233;es, apr&#232;s consultation de l'ensemble des occupants concern&#233;s. Elles ne peuvent proc&#233;der &#224; des expulsions que lorsque des garanties de proc&#233;dure adapt&#233;es sont mises en place, des solutions de relogement convenable sont propos&#233;es et les habitants relog&#233;s re&#231;oivent une indemnisation pour tous les pr&#233;judices subis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, Amnesty International exhorte la France &#224; supprimer de ses textes de loi toutes les dispositions discriminatoires envers les gens du voyage, notamment l'obligation d'&#234;tre munis d'un titre de circulation et la restriction de leur droit de vote.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Y&#233;men abandonne les droits humains au nom de la lutte antiterroriste</title>
		<link>http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?article3791</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?article3791</guid>
		<dc:date>2010-08-25T11:16:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoniya Argirova</dc:creator>



		<description>25 ao&#251;t 2010 &lt;br /&gt;Les autorit&#233;s y&#233;m&#233;nites doivent cesser de sacrifier les droits humains au nom de la s&#233;curit&#233; face aux menaces d'Al Qa&#239;da, aux rebelles chiites za&#239;dites dans le nord et aux demandes croissantes de s&#233;cession dans le sud, a d&#233;clar&#233; Amnesty International ce mercredi 25 ao&#251;t dans un nouveau rapport. &lt;br /&gt;Intitul&#233; Yemen : Cracking Down Under Pressure, ce document rend compte de nombreuses atteintes aux droits humains, notamment des homicides ill&#233;gaux de personnes accus&#233;es de liens avec al Qa&#239;da et de (...)


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&lt;a href="http://www.amnesty.lu/spip/spip.php?rubrique521" rel="directory"&gt;Communiqu&#233;s et publications d'Amnesty International &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;25 ao&#251;t 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les autorit&#233;s y&#233;m&#233;nites doivent cesser de sacrifier les droits humains au nom de la s&#233;curit&#233; face aux menaces d'Al Qa&#239;da, aux rebelles chiites za&#239;dites dans le nord et aux demandes croissantes de s&#233;cession dans le sud, a d&#233;clar&#233; Amnesty International ce mercredi 25 ao&#251;t dans un nouveau rapport.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Intitul&#233; Yemen : Cracking Down Under Pressure, ce document rend compte de nombreuses atteintes aux droits humains, notamment des homicides ill&#233;gaux de personnes accus&#233;es de liens avec al Qa&#239;da et de militants du Mouvement du sud, des arrestations arbitraires, des actes de torture et des proc&#232;s iniques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Y&#233;m&#233;nites accus&#233;s de soutenir les Huthis, rebelles arm&#233;s membres de la minorit&#233; chiite za&#239;dite dans la r&#233;gion de Saada (nord du pays), ou le Mouvement du sud font &#233;galement l'objet de d&#233;tentions arbitraires, de proc&#232;s iniques se d&#233;roulant devant des tribunaux sp&#233;cialis&#233;s et de passages &#224; tabac, de m&#234;me que les journalistes, les dissidents, les d&#233;fenseurs des droits humains et les d&#233;tracteurs du gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains ont &#233;t&#233; soumis &#224; une disparition forc&#233;e pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois par des organes de s&#233;curit&#233;, dispens&#233;s de rendre compte de leurs actes pour la plupart, qui sont plac&#233;s sous l'autorit&#233; directe du pr&#233;sident du Y&#233;men, Ali Abdullah Saleh.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Une tendance extr&#234;mement pr&#233;occupante se d&#233;veloppe : les autorit&#233;s y&#233;m&#233;nites, sous la pression des &#201;tats-Unis et d'autres pour combattre al Qa&#239;da, et de l'Arabie saoudite pour faire face aux Huthis, prennent la s&#233;curit&#233; nationale comme pr&#233;texte pour s'attaquer &#224; l'opposition et &#233;touffer toute critique, a soulign&#233; Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Toutes les mesures prises au nom de la lutte antiterroriste ou d'autres enjeux de s&#233;curit&#233; au Y&#233;men doivent accorder une place centrale &#224; la protection des droits humains. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le nombre de condamnations &#224; mort prononc&#233;es contre des personnes accus&#233;es de liens avec al Qa&#239;da ou avec les Huthis a sensiblement augment&#233;. En 2009, au moins 34 personnes accus&#233;es d'&#234;tre en relation avec des groupes arm&#233;s de Huthis ont &#233;t&#233; condamn&#233;es &#224; la peine capitale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis l'an dernier, les forces de s&#233;curit&#233; ont tu&#233; au moins 113 personnes lors d'op&#233;rations visant, selon les autorit&#233;s, des &#171; terroristes &#187;. Ces attaques sont devenues plus fr&#233;quentes depuis d&#233;cembre 2009 et les forces de s&#233;curit&#233;, dans certains cas, n'essaient m&#234;me pas d'arr&#234;ter les suspects avant de les tuer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 17 d&#233;cembre 2009, au moins 41 personnes ont trouv&#233; la mort, dont 21 enfants et 14 femmes, lorsque leur campement de la r&#233;gion d'al Maajala, dans le gouvernorat d'Abyan (sud du Y&#233;men), a &#233;t&#233; touch&#233; par des missiles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Les autorit&#233;s y&#233;m&#233;nites ont le devoir de garantir la s&#233;curit&#233; publique et de d&#233;f&#233;rer &#224; la justice les personnes participant &#224; des attaques visant d&#233;lib&#233;r&#233;ment des membres de la population, mais elles doivent ce faisant respecter le droit international, a ajout&#233; Malcolm Smart. Les disparitions forc&#233;es, les actes de torture et autres mauvais traitements et les ex&#233;cutions extrajudiciaires ne sont jamais acceptables, et les autorit&#233;s y&#233;m&#233;nites doivent imm&#233;diatement mettre fin &#224; ces violations des droits humains. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Il est particuli&#232;rement inqui&#233;tant de constater que des pays comme l'Arabie saoudite et les &#201;tats-Unis aident le gouvernement du Y&#233;men, de fa&#231;on directe ou indirecte, &#224; s'engager dans un engrenage qui l'&#233;loigne des avanc&#233;es pr&#233;c&#233;demment accomplies en mati&#232;re de droits humains. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Mouvement du sud est une coalition informelle d'individus, de groupes politiques et d'autres organisations qui r&#233;clament davantage de droits pour les habitants du sud. Ses origines remontent &#224; la guerre civile de 1994 entre le nord et le sud du Y&#233;men. De nombreuses factions de ce mouvement appellent aujourd'hui &#224; la s&#233;cession du sud vis-&#224;-vis du reste du Y&#233;men.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Huthis, partisans de Hussain Badr al Din al Huthi, combattent les forces gouvernementales dans la r&#233;gion de Saada depuis 2004. Ce qui &#233;tait au d&#233;part un mouvement de protestation contre l'invasion de l'Irak conduite par les &#201;tats-Unis s'est transform&#233; peu &#224; peu en conflit arm&#233;, particuli&#232;rement apr&#232;s qu'Hussain Badr al Din al Huthi a &#233;t&#233; tu&#233; par les autorit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Tribunal p&#233;nal sp&#233;cial a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; dans le cadre de la &#171; lutte contre le terrorisme &#187; en 1999, sa comp&#233;tence a &#233;t&#233; &#233;tendue en 2004, et trois autres instances de ce type ont &#233;t&#233; mises en place en 2009. Ces juridictions sont utilis&#233;es pour condamner des personnes, comme les journalistes, qui traitent du conflit &#224; Saada ou des revendications du Mouvement du sud.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs centaines de personnes ont &#233;t&#233; jug&#233;es par le Tribunal p&#233;nal sp&#233;cial depuis sa cr&#233;ation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les autorit&#233;s y&#233;m&#233;nites ont d&#233;sormais recours &#224; ce type d'instance pour poursuivre un vaste &#233;ventail de personnes dont les activit&#233;s ou les r&#233;v&#233;lations sont consid&#233;r&#233;es comme hostiles ou dommageables au gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qassem Askar Jubran, ancien diplomate, et Fadi Baoom, militant politique, ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s en avril 2009 et jug&#233;s pour avoir &#171; port&#233; atteinte &#224; l'ind&#233;pendance de la R&#233;publique &#187; et &#224; &#171; l'unit&#233; du Y&#233;men &#187; et organis&#233; des manifestations en faveur du Mouvement du sud. Tous deux ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; cinq ans d'emprisonnement en mars 2010, mais ils ont depuis &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Tout ce que les autorit&#233;s ont contre lui est l'implication dans le Mouvement du sud, la publication d'articles dans le journal Al Ayam et la participation &#224; des rassemblements &#187;, a indiqu&#233; Salah Askar Jubran, le fr&#232;re de Qassem, &#224; Amnesty International en mars.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La cr&#233;ation du Tribunal sp&#233;cialis&#233; dans la presse et les publications en mai 2009 a &#233;t&#233; vue par beaucoup comme une tentative du gouvernement visant &#224; r&#233;primer l'opposition non violente et l'expression d'opinions critiques dans les m&#233;dias.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Anissa Uthman, journaliste travaillant pour le journal Al Wasat, figure parmi plusieurs journalistes et r&#233;dacteurs en chef jug&#233;s par cette juridiction. Elle a &#233;t&#233; condamn&#233;e par contumace &#224; trois mois de prison en janvier 2010 pour diffamation envers le pr&#233;sident Saleh. D'apr&#232;s certaines sources, elle &#233;tait poursuivie pour avoir d&#233;nonc&#233;, dans certains de ses articles, l'arrestation et l'emprisonnement de d&#233;fenseurs des droits humains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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