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21 juillet 2010
Index AI : PRE01/241/2010
Après avoir appris l’arrivée au Tchad, mercredi 21 juillet, d’Omar el Béchir – venu assister à une réunion de dirigeants de la région –, Amnesty International a exhorté les autorités tchadiennes à arrêter le chef d’État, qui est recherché par la justice internationale, et à le livrer à la Cour pénale internationale (CPI).
« Le Tchad ne doit pas protéger le président el Béchir de la justice internationale, a déclaré Christopher Hall, conseiller d’Amnesty International pour les questions relatives à la justice. Son séjour au Tchad est l’occasion d’exécuter le mandat d’arrêt émis contre lui et d’envoyer le message que la justice triomphera. »
Le président soudanais fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
Si le Tchad se refusait à l’arrêter, il violerait alors ses obligations aux termes du Statut de Rome de la CPI, qu’il a ratifié en novembre 2006.
Le président el Béchir se trouve au Tchad afin de prendre part à un sommet rassemblant dirigeants et chefs d’État de pays membres de la Communauté des États sahélo-sahariens, qui s’ouvre à N’Djamena jeudi 22 juillet 2010.
Amnesty International demande à tous les membres de la communauté internationale de veiller à ce que les responsables présumés des crimes de droit international commis au Soudan répondent pleinement de leurs actes.