Le conflit qui ravage le
Burundi depuis dix ans a donné
lieu a des attaques systématiques visant les femmes
et les enfants. © AI |
Amnesty International Luxembourg
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Communiqué de presse
« Le plus grand scandale de notre temps
»
Campagne d’Amnesty International pour mettre fin à
la violence contre les femmes
5 mars 2004. En Asie et au Moyen Orient, des femmes
sont tuées « au nom de l’honneur ». En
Afrique, des jeunes filles subissent des mutilations génitales
au nom de la tradition, d’autres sont violées parce
que leurs agresseurs sont convaincus que des relations sexuelles
avec une femme vierge peuvent les guérir du sida. Dans nos
pays, dits les plus développés, des femmes sont battues
à mort par leurs compagnons. En France, 400 femmes décèdent
chaque année aux mains de leurs partenaires, au Luxembourg,
quelque 300 femmes cherchent chaque année refuge dans des
foyers pour se protéger de leurs compagnons violents.
En temps de paix comme en temps de guerre, les
femmes se voient infliger des atrocités au motif même
qu’elles sont des femmes. Cette violence est une terrible
atteinte aux droits humains inscrits dans la Déclaration
Universelle de 1948. Ces droits ne constituent pas seulement un
ensemble de lois et d’obligations, ils sont aussi porteurs
d’un message, celui de l’égalité des droits
pour tous. La violence contre les femmes transforme en gouffre le
fossé existant entre ces droits et ce qu’en font les
gouvernements, les autorités locales, les personnalités
du monde des affaires, les responsables religieux et autres personnes
influentes.
Le rapport d’AI, « mettre fin à la violence
contre les femmes, un combat pour aujourd’hui »,
révèle les causes multiples de cette violence, qui
se manifeste aussi bien dans les conflits armés que dans
les familles et prend aussi la forme de pratiques traditionnelles
nocives, destinées à contrôler la sexualité
des femmes. Lors des conflits, de multiples formes de violence menacent
les femmes. Il faut citer les fillettes enrôlées de
force dans l’armée, couramment violées par les
autres soldats, les civiles de tout âge mutilées, violées
et tuées par les troupes de l’autre camp pour qui ces
actes constituent une arme de guerre, sans oublier l’aggravation
des violences domestiques lorsque les soldats rentrent à
la maison ; bref, les conflits armés ont des répercussions
désastreuses sur les femmes, bien au-delà de la violence
inhérente à la guerre.
AI met également l’accent sur le problème mondial
des violences commises au foyer et dans le milieu social ; il n’est
pas un pays au monde qui soit réellement parvenu à
protéger les femmes dans les murs de leur maison «
derrière des portes closes, en secret, les femmes subissent
des violences qui leur sont infligées par leurs compagnons
et leurs parents les plus proches. La honte et la peur les empêchent
de parler, et, lorsqu’elles osent le faire, on ne les prend
pas au sérieux ». Même dans les pays où
des lois sont censées prévenir et punir ce type de
violence, il est fréquent que les autorités ne les
appliquent pas. Le Luxembourg n’est malheureusement pas en
reste et les quelques chiffres dont nous disposons laissent penser
qu’il est fondamental de nous unir pour mettre fin à
la violence contre les femmes.
A quelques jours de la Journée des Femmes le 8 mars 2004,
AI rend hommage aux organisations féminines du monde entier,
qui ont obtenu des résultats remarquables dans l’action
contre la violence, pour la justice et pour l’égalité.
A leurs côtés, tous les membres d’AI espèrent
agir en faveur du changement au moment où l’association
s’engage dans une longue campagne d’action et de sensibilisation
sur la violence contre les femmes.
Amnesty International Luxembourg participe aux manifestations
organisées par la Ville de Esch sur Alzette pendant tout
le mois de mars 2004, et tiendra un stand aux côtés
des associations de défense des droits des femmes le samedi
6 mars de 14 heures à 18 heures dans la Rue de l’Alzette.
Soyez nombreux à nous rendre visite !
Faits
et chiffres>>>
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