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FAITS ET CHIFFRES
NON A LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES
Les chiffres suivants soulignent la gravité et l’ampleur
du problème de la violence contre les femmes à travers
le monde. Toutefois, ces chiffres ne montrent pas l’exacte
ampleur de cette violation grave des droits humains. Ils ne peuvent
être considérés comme exhaustifs et doivent
donc être interprétés avec précaution.
Il y a un manque grave de recherche systématique et de statistiques
sur la violence à l’égard des femmes (cf rapport
de l’ONU sur le Luxembourg, demandant à ce que des
statistiques plus complètes soient publiées). De nombreuses
femmes ne rapportent pas les violences dont elles ont été
victimes (elles ont honte, ont peur d’être accueillies
avec scepticisme ou incrédulité, et craignent parfois
d’avoir à subir de nouvelles violences).
Population mondiale –
49.7% des êtres humains sont des femmes
Violence dans la famille
La violence familiale prend différentes formes (agressions
physiques, comme les coups, les viols, ou abus psychologiques, comme
l’intimidation, l’humiliation constante, un contrôle
systématique de leur comportement, une restriction à
leur liberté de mouvement, à l’accès
à l’information, et à toute forme d’aide).
Quelques chiffres :
- au moins une femme sur trois a été battue ou
abusée sexuellement au cours de sa vie. Souvent, le responsable
est un membre de la famille proche ou une personne connue de la
victime. En Europe, on estime qu’une femme sur quatre est
victime de violence au cours de sa vie.
- 70% des femmes assassinées ont été
tuées par leur partenaire masculin (OMS, 2002)
- pas de statistiques officielles en la matière à
Luxembourg. Au moins trois cas recensés en 2003.
Violence sexuelle
Le viol est la forme de violence sexuelle la plus répandue.
Il est associé à des grossesses forcées et
à des maladies sexuellement transmissibles, comme le sida.
Le viol est très souvent passé sous silence, notamment
considérant la stigmatisation qu’il entraîne,
et rarement puni.
Quelques chiffres :
- une femme sur cinq est victime de viol ou de
tentative de viol au cours de sa vie (étude de l’OMS,
1997)
- en France, 25 000 femmes sont violées chaque année
(Lobby européen des femmes, 2001)
- Au Luxembourg, pas de statistiques
officielles en la matière
Les femmes confrontées à
la guerre
La violence à l’égard des femmes en cas de conflit
atteint des proportions épidémiques. Le viol de masse
est utilisé systématiquement comme arme de guerre.
S’y ajoute le fait qu’en temps de guerre, nombre de
femmes sont forcées à se prostituer, soit par la contrainte
physique, soit pour des raisons économiques, pour assurer
la survie de leur famille. La guerre a aussi d’autres impacts
sur la situation des femmes : elles représentent, avec les
enfants, la majorité des déplacéEs internes
ou des réfugiées.
Quelques chiffres :
- 80% des réfugiéEs sont des femmes et des enfants
(HCR 2001)
- le trafic de femmes et de jeunes filles a été
signalé dans 85% des zones de conflit
- au Rwanda, entre 250 000 et 500 000 femmes (soit 20% de la
population féminine) ont été violées
pendant le génocide de 1994 (Croix Rouge Internationale,
2002)
- dans certains villages du Kosovo, 30 à 50% des femmes
en âge de porter des enfants ont été violées
par des membres des forces serbes (AI, 1999)
Violence cachée
Pratiquement toutes les cultures du monde véhiculent des
violences invisibles, considérées comme « normales
» ou coutumières, à l’égard des
femmes.
Quelques chiffres :
- plus de 135 millions de femmes et de jeunes filles ont eu à
souffrir de mutilations génitales féminines. Chaque
année, 2 millions de jeunes filles sont à risque
d’être mutilées. (Nations Unies, 2002)
- 82 millions de jeunes filles, âgées de 10 à
17 ans sont mariées avant leur 18ème anniversaire
- en Iran, 45 femmes de moins de 20 ans ont été
tuées en 2 mois, soi-disant au « nom de l’honneur
» par des membres de leurs familles proches dans la province
à majorité arabe de Khuzestan, ( Middle East Times,
octobre 2003)
Un manque d’information
La violence à l’égard des femmes est souvent
sous-estimée parce que peu documentée. De nombreux
facteurs empêchent les femmes de dénoncer des actes
de violence ; la peur des représailles, le manque de moyens
économiques, une dépendance émotionnelle, l’inquiétude
concernant les enfants, et le manque de possibilités de «
remboursement ». Très peu de pays ont mis en place
des programmes de formation pour les membres de la police, du parquet
et du corps médical, qui ont à prendre en charge des
femmes ayant été violées.
Violence en toute impunité
La violence contre les femmes est souvent impunie. Nombre d’Etats
n’ont pas prévu, dans la loi, un châtiment pour
les responsables de tels crimes, d’autres ont des lois qui
pourraient punir certaines formes de violence, mais en oublier d’autres.
Même lorsqu’une législation appropriée
existe, de nombreux Etats ne parviennent pas à faire appliquer
la loi dans son intégralité.
Quelques chiffres :
- en 2003, au moins 54 pays avaient des lois discriminatoires
envers les femmes. (rapport du rapporteur spécial de l’ONU
sur les femmes)
- le viol marital est reconnu spécifiquement comme un crime
dans seulement 51 pays (en fonction des endroits où l’information
était disponible)
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