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Campagne
d’Amnesty International Luxembourg
contre la violence conjugale :
« Ne soyez pas complice, parlez-en »
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Introduction
Afin de soutenir la lutte contre la violence
domestique menée par les services d’aide aux
victimes depuis longtemps, Amnesty International Luxembourg
lance une campagne contre la violence conjugale du 15 septembre
au 15 octobre 2006.
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Appelez
le:
113
police
112
service d'urgence
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Quel est le message d’Amnesty ?
Le slogan de notre campagne 2006 est : «
ne soyez pas complice, parlez-en ». Le message d’Amnesty
est qu’en taisant les actes de violence dont nous
avons connaissance, nous nous en rendons complices.
Cette campagne s’adresse directement
à l’entourage des victimes de violence conjugale
: l’affiche et le dépliant d’Amnesty
visent à sensibiliser les amis, le voisinage, la
famille et les témoins éventuels afin de les
inciter à agir. La campagne espère aussi toucher
indirectement les victimes elles-mêmes.
La violence contre les femmes n’est
jamais normale, légale ou acceptable et ne doit en
aucun cas être tolérée, excusée
ou acceptée comme faisant normalement partie du mariage
ou comme étant une «affaire de famille».
Chacun/e d’entre nous peut contribuer
à prévenir et à arrêter la violence
contre les femmes dans la famille. Les actes de violence
contre les femmes sont un phénomène universel,
mais pas inévitable. Ils cesseront lorsque chacun/e
de nous sera prêt/e à s’engager à
ne pas en commettre, à ne pas laisser autrui en commettre,
à ne pas les tolérer et à lutter sans
relâche jusqu’à leur éradication.
En quoi la violence conjugale relève-t-elle de la
mission d’Amnesty International ?
D’après ses statuts, Amnesty
International a pour mission de prévenir et de faire
cesser les atteintes graves aux droits à l’intégrité
physique et mentale, à la liberté d’opinion
et d’expression et au droit de ne pas être victime
de discrimination, dans le cadre de son action visant à
promouvoir tous les droits humains.
Amnesty considère que la violence conjugale
bafoue les droits fondamentaux des femmes et des jeunes
filles à l’intégrité mentale
et physique, à la liberté et à la sécurité
de la personne, à la liberté d’expression
et, dans certains cas, au droit de choisir son époux.
Par ailleurs, la violence peut conduire à
des actes s’apparentant à de la torture ou
à un traitement cruel, inhumain et dégradant.
Les types de violence et régimes de terreur qui sont
pratiqués derrière les portes fermées
de certaines demeures peuvent être aussi terrifiants
et destructeurs que n’importe quels actes de torture
ou de mauvais traitements pratiqués dans des prisons
tenues par des gouvernements répressifs.
Dans les cas extrêmes, la violence conjugale
viole le droit à la vie .
Lorsque la violence dans les relations intimes
repose sur l’inégalité des droits des
deux membres du couple et que l’un des partenaires,
toujours le même, tente d’imposer son contrôle
à l’autre, il s’agit d’une relation
de domination qui constitue en elle-même une atteinte
au droit à la non-discrimination. En outre, la violence
contre les femmes constitue également une forme de
discrimination lorsqu’elle compromet ou rend nulle
la jouissance des droits individuels et des libertés
fondamentales tels que le droit à la santé
et à l’emploi.
Pourquoi la campagne d’Amnesty est-elle centrée
sur les violences conjugales à l’égard
des femmes ?
La lutte contre la violence conjugale menée
par Amnesty International s’inscrit dans le cadre
de sa campagne mondiale « Halte à la violence
contre les femmes », lancée en mars 2004. C’est
la raison pour laquelle l’organisation axe son action
sur les femmes qui en sont victimes, tout en reconnaissant
que des hommes en souffrent aussi.
Comment définir la violence conjugale ?
Pour Amnesty International, il s’agit
de tout acte ou conduite d’un individu à qui
une femme considère être, ou avoir été,
intimement liée, quels que soient son sexe, sa situation
matrimoniale ou son lieu de résidence, qui entraîne
la mort de cette femme ou des blessures ou des souffrances
physiques, sexuelles ou psychologiques.
Cette définition englobe la personne
identifiée par une femme comme son « compagnon
» ou son ancien « compagnon » et elle
inclut aussi les couples homosexuels.
Amnesty emploie également les termes de « violence
contre les femmes dans les relations intimes ».
La violence dans les relations intimes peut
être:
-
physique : ce sont les coups et blessures:
coups de poing ou de pied, gifles, morsures, brûlures,
tentatives d’étranglement, blessures causées
avec un couteau ou une arme et toutes les autres atteintes
à l’intégrité physique. Le
plus souvent, la violence physique s’accompagne
d’autres formes de violence ;
-
sexuelle : viols, même au sein
du mariage, ou pratiques sexuelles forcées ou subies
sous la menace ;
-
psychologique : dévalorisation
systématique de la partenaire (insultes, humiliations,
moqueries répétées…) et menaces.
L’auteur de la violence veut contrôler chaque
aspect de la vie de sa partenaire, de sa façon
de s’habiller à ses fréquentations
(jalousie excessive) ;
-
économique : restriction de l’accès
de la victime à ses ressources propres ou à
celles du ménage
-
et tous les actes ou comportement qui
font régner la peur.
Un modèle est également employé
pour décrire le cycle de la violence :
Selon ce modèle, après une explosion
de violence, l’auteur s’excuse tout en rejetant
la responsabilité de la violence sur la partenaire,
ce qui est source de culpabilité et de confusion
pour elle.
Comment faire pour aider une victime de violence conjugale
?
Vous côtoyez peut-être sans le
savoir une victime de violence conjugale.
Les signaux
d’alarme
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Ecoutez-là
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Croyez-là
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Ne la culpabilisez-là
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Respectez ses
décisions
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Orientez-là
vers un service spécialisé
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Si vous êtes témoin de violence
dans un lieu public :
Si vous êtes témoin de violence
chez les voisins :
Attendez-vous à ce qu’elle n’accepte
pas tout de suite, les victimes de violence conjugale ressentent
souvent de la confusion, de la honte et de la culpabilité.
Faites-lui savoir que la porte est ouverte de votre côté.
Si la victime est quelqu’un de proche
:
DITES-LUI QUE VOUS AVEZ COMPRIS CE
QUI LUI ARRIVE et proposez-lui votre aide, mais
attendez-vous à ce qu’elle n’accepte
pas tout de suite.
Si elle vous parle, NE LUI DITES PAS
CE QU’ELLE DOIT FAIRE. Ne lui dites pas de
partir ou de rester, ne la critiquez pas. Ne minimisez pas
les faits mais ne dites pas de mal de son partenaire.
ECOUTEZ-LÀ ET CROYEZ-LÀ.
Laissez-là parler et ne posez pas de questions indiscrètes.
Abstenez-vous de raconter vos expériences personnelles
ou votre façon de voir les choses.
| Laissez-là parler
et ne posez pas de questions indiscrètes. Abstenez-vous
de raconter vos expériences personnelles ou votre
façon de voir les choses. |
Les discussions doivent avoir lieu en l’absence
de tous les membres de la famille, pour assurer sa sécurité.
NE LA LAISSEZ PAS TOMBER
même si vous ne comprenez pas ou n’approuvez
pas ses choix. Ne la jugez pas et respectez ses décisions.
Si elle y est ouverte, PROPOSEZ-LUI
UNE AIDE CONCRÈTE, par exemple en lui donnant
un dépliant avec des informations et des numéros
de téléphone utiles.
SI SA SECURITE VOUS SEMBLE MENACEE,
incitez-là à en parler à un service
spécialisé, qui l’informera de ses droits.
Vous-même, renseignez-vous sur le sujet et contactez
un service d’informations pour femmes.
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